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 Just A Party Like The Others (1967) [PV Jim][TERMINE]

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Daniele Ricci


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MessageSujet: Just A Party Like The Others (1967) [PV Jim][TERMINE]   Ven 6 Jan - 18:38



Just A Party Like The Others
ft. Jimmy Reed


C’est dingue comme cette gomina ne tiens pas – pensais-je devant mon miroir.

-Monsieur, vous devriez très sérieusement rester ici au lieu d’aller au gala de Monsieur Reed, dit la voix d’Erik qui provenait de l’extérieur de la salle de bain.

Il en avait une bonne idée lui. Rater un gala organisé par mon meilleur ami ? Quelle idée saugrenue.

-Tu rigole, j’espère ? Et en quel honneur je ferais ça ?, dis-je en sachant très bien la raison qu’allait me sortir Erik.

Mon majordome avait ouvert la porte de la salle de bain – pour pouvoir me parle en face. Toutefois, si lui me regardait – moi – je n’avais pas décroché mon regard de mon très magnifique reflet.

-En l’honneur de votre père. Vous rappelez-vous qu’il a téléphoné ce matin pour dire qu’il sera présent en ville et qu’il viendra vous dire bonjour ici même avec votre belle-mère
, dit-il sur un ton qui devait servir à m’amener à être conciliant.

Antonio avait décidé – je ne sais pas pourquoi – de venir aujourd’hui chez moi me voir. Dois-je souligner le fait que je n’ai plus vu Antonio depuis environs 4 ans – et ce malgré les nombreuses invitations que je lui avais envoyé pour les Nouvel An et mes anniversaires ? Ce n’est pas parce qu’Antonio a décidé – sur un coup de tête – de venir un jour comme ça me voir que je devais être là… J’avais une vie – et je n’allais pas arrêter de la vivre pour lui. Il ne le fait pas pour moi, alors je ne vois pas pourquoi je le ferais pour lui.

-Et bien tu boiras un verre avec lui. Vous discuterez du bon vieux temps pendant que moi j’irais boire avec mon pote Jim, dis-je très sûr de moi. Puis, de toute façon, je ne sais même pas qui est ma belle-mère… C’est la même que l’an dernier ?

Oui, parce qu’à défaut de voir mon père, j’avais des nouvelles de lui à travers ses – rares – coups de fils ou – mieux – à travers le presse people italienne.

-A vrai dire, non, c’est une autre, dit-il en soupirant – et en se rendant compte que je ne changerais pas d’avis.

J’avais ajusté le col de ma chemise – et j’avais abandonné la gomina et ébouriffé mes cheveux. C’était de la merde cette gomina de toute façon.

-Tu m’en diras tant… Bon, je vais chez Reed. Remets mon bonjour à Antonio de ma part, dis-je avant de quitter la pièce sans qu’Erik n’objecte à nouveau.

J’avais pris ma voiture pour partir vers Malibu – où résidait depuis longtemps mon ami Jim. Avec lui j’allais être certain de m’amuser toute la nuit. A mon arrivée – tardive à cause de la gomina qui tient pas – le gala battait déjà son plein. J’étais entré sans difficulté – parce que j’étais Daniele Ricci – et j’avais trouvé, en chemin, la charmante Jessica Hill – étoile montante d’Hollywood.

-Jessica mia !, dis-je en souriant. T’aurais pas vu Jim ?

Elle était jolie, Jessica – et elle me semblait toute désignée pour finir avec moi tout à l’heure.

-Daniele ! Tu es en retard, dit-elle avec un sourire espiègle. Jim est là-bas, rajouta-t-elle en pointant mon meilleur ami du doigt.

Jim – fidèle à lui-même – se pavanait au milieu des invités passant d’une conversation à une autre – et d’une femme à une autre.

-Merci, Jessy
, dis-je en lui faisant un clin d’œil. On se voit tantôt.

Le rendez-vous était pris. Je m’étais avancé vers Jim – avec la prestance d’un roi.

-Amico mio ! Come va ? Tu m’avais pas dit que t’invitais Jessica ! Si tu me l’avais dit, je serais venu plus vite,
dis-je en prenant un verre à la volée sur un plateau.

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Jimmy Reed


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MessageSujet: Re: Just A Party Like The Others (1967) [PV Jim][TERMINE]   Sam 7 Jan - 20:27



Just A Party Like The Others
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Tout était parfait, organisé au millimètre et avec goût, comme d'habitude. Parce que nous étions chez moi, dans ma villa et que c'était une de mes fêtes, bien évidemment. Et ce, même si c'était Frances qui avait tout fait pendant que, durant la journée, j'étais allé au sauna, chez le coiffeur, chez le tailleur... Enfin bref, j'avais eu une journée extrêmement chargée alors il fallait bien que je délègue deux ou trois petites choses à Frances.

Ma secrétaire se tenait à côté de moi, légèrement en retrait, moulée dans une magnifique robe rouge qui mettait en valeur ses formes délicieuses, pendant que je faisais, un verre de whisky à la main, le tour de mes invités.

C'était une soirée bien plus relax que les galas d'affaire que j'organisais d'habitude. Ce soir n'étaient présents que des amis, des personnes que j'avais envie de voir et la moyenne d'âge n'atteignait donc probablement pas trente ans. Cela ressemblait déjà beaucoup plus à une soirée estudiantine qu'à autre chose : certains n'avaient pas perdu de temps et se bécotaient dans les alcôves de la salle de réception, d'autres montaient les escaliers en quête de l'intimité d'une des nombreuses chambres de l'étage, que ce soit en couple ou à plusieurs, et enfin il y avaient ceux qui dansaient, qui faisaient des jeux à boire ou autres joyeusetés de ce genre.

Pour faire court, cela commençait très bien.

Jessica Hill était venue me saluer, m'embrassant chaleureusement sur les lèvres comme elle le ferait avec tous ses amants qu'elle rencontrerait ce soir. Quand notre baiser avait pris fin, je m'étais tourné vers Frances en souriant juste pour profiter de son expression jalouse maintenue en laisse par les convenances.

Ce n'était qu'une secrétaire, après tout. Alors que Jessica faisait partie de la jet set de L.A. en tant que jeune actrice en vue, la coqueluche des réalisateurs.

Et Dieu savait, de même que tous les cadreurs de Hollywood, qu'elle n'avait pas son pareil pour mettre en valeur à l'écran le magnifique postérieur qui était le sien.

Ce n'était évidemment qu'une fois tous les invités arrivés depuis une bonne demi-heure que j'aperçus mon meilleur ami à l'accent prononcé passer la porte d'entrée de la salle de réception. Toujours suivi de près par Frances, j'allai l'accueillir, écartant les bras pour le saluer comme seuls peuvent le faire deux véritables amis. Et surtout, pour que tout le monde le voit.

-Dany ! Je vais bien, mon ami.

Je ne lui retournai pas la question. S'il était mourant, j'imaginais qu'il me préviendrait sans que je lui pose la question.

Il avait, apparemment, rencontré lui aussi Jessica et prétexta que s'il avait su, il serait venu plus vite.

-Mais Jessica est toujours là et tu le sais. Tu n'as pas d'excuse.

Je rigolai et le pris par les épaules, envoyant Frances voir ailleurs si j'y étais d'un signe de la main et celle-ci nous laissa donc seuls entourés des invités qui faisaient partie du décor.

Mon regard se redressa jusqu'à la touffe de cheveux bruns qui lui servait de coiffure.

-Dis-moi, Daniele, aurais-tu essayé de te coiffer tout seul ?

J'éclatai de rire avant de retrouver un semblant de sérieux.

-Sérieusement... Tu devrais laisser faire Erik, la prochaine fois.

Le pire, c'était qu'il risquait de lancer une nouvelle mode.

De la main qui tenait mon verre, je désignai la salle et les invités d'un geste circulaire.

-Voilà le terrain de jeu pour ce soir, mon ami. As-tu déjà choisi ta cible?

Car tout ça n'était qu'un prétexte pour que Dany et moi puissions nous amuser un peu. Peut-être même, si nous tombions d'accord sur ladite cible, se jouerait ici même une compétition acharnée pour l'atteindre... Compétition que j'allais gagner.

Parce que j'étais le meilleur.

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MessageSujet: Re: Just A Party Like The Others (1967) [PV Jim][TERMINE]   Lun 9 Jan - 11:46



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Ça faisait vraiment plaisir de voir Jim – et le plaisir était partagé, bien sûr, j’étais Daniele Ricci. Il allait bien – tant mieux – et moi aussi – ce que je n’avais pas besoin de lui préciser.

Ça y est, les deux rois de la fête étaient enfin réuni – les invités en seront éblouis. J’avais dit à Jim que je serais venu plus vite s’il m’avait dit que Jessica venait. Rendons à César ce qui était à César, Jim avait de la réplique. Je n’avais pas d’excuse – dommage…

-Ok, j’avoue… Les stars se font juste attendre et j’en suis une, dis-je avec ma modestie légendaire.

Jim m’avait pris par les épaules. Ce qu’on faisait toujours pour montrer notre amitié sincère – mais surtout, profitable – était solide. Je n’avais vu que ça dans ma vie, des amitiés sincères mais – surtout – profitables.

Jim avait envoyé paitre sa secrétaire - pour qu’on puisse profiter d’un petit moment entre ami-businessman. J’avais bu un peu de whisky – alors que Jim critiquait ma coupe de cheveux.

-Je me coiffe toujours tout seul, amico mio,
dis-je faussement outré. Non, le problème, c’est la gomina… Je ferais bien de changer de marque.

Mon ami riait – quoi, j’étais si mal coiffé que ça ? Apparemment oui… Jim avait dit que je devrais laisser faire Erik à l’avenir – j’ai l’air si assisté que ça ? J’aurais tout fait pour avoir un miroir à disposition pour voir si c’était si désastreux que ça… Etant Daniele Ricci, j’étais toujours parfait – mais bon…

-Non, je vais plutôt lancer une nouvelle mode. Ça s’appellera la coupe Ricci, dis-je en souriant.

Je n’allais pas dire à mon meilleur ami que j’étais parti en quatrième vitesse pour ne plus entendre Erik et pour éviter habilement mon père – qui, si ça tombe, n’allait de toute façon pas venir…

Jim m’avait montré – d’un geste du bras – les invités qui profitaient des festivités de ce soir. Putain, ça allait être une bonne soirée. Je le savais rien qu’en regardant les jolies fesses de Jessica Hill – qui était en train de parler avec d’autres filles de la jet-set.  Ça annonçait une bonne soirée en perspective. Jimmy avait hâte de commencer – parce qu’il me demandait déjà quelle serait ma cible.

-Jessica, bien sûr
, dis-je en portant mon verre à mes lèvres pour boire un coup. La dernière fois, je l’avais ciblé aussi mais je n’ai pas eu le temps de conclure. J’étais trop occupé avec deux magnifiques italiennes.

Contrairement à mon ami Jim, je ne m’étais encore jamais fait Jessica Hill – par manque de temps. J’allais sûrement régler ça ce soir.

-Sauf s’il y a mieux. J’aime bien changer mes plans en cours de route ou avoir plusieurs cibles, dis-je avec un petit sourire en coin. Et toi, amico mio, tu as une cible en particulier ?

Je pourrais – par pur esprit de compétition – prendre exactement la même cible que lui. Ça ne rendra la soirée que plus intéressante. Il faut dire que du choix – ce soir – il y en avait. Certaines filles nous faisaient déjà des clins d’œil sachant très bien qu’on était les stars de la soirée. Ma popularité était montante – j’étais littéralement l’étoile montante du management.

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Dernière édition par Daniele Ricci le Jeu 12 Jan - 20:23, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Just A Party Like The Others (1967) [PV Jim][TERMINE]   Mer 11 Jan - 12:44



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Daniele avait le don de me faire rire. Et c'était probablement ce que j'appréciais le plus chez lui, après son ambition et ses talents de visionnaire en matière de management qui, je le sentais, allaient rapporter gros, à lui, mais surtout à moi.

Il avait commencé à me faire marrer... dès son arrivée. Ses cheveux laissant clairement à désirer, à croire qu'il venait de se lever et était parti de chez lui à la bourre. Quant à la justification de son retard ou plutôt à ce que j'aurais du lui dire pour qu'il arrive à l'heure... C'était pure connerie... Jessica Hill faisait désormais partie des meubles... Un de mes meubles préférés, soit dit en passant.

Bras dessus bras dessous, nous avions commencé à parcourir la salle de réception et j'en profitai pour en rajouter une petite couche sur ses cheveux. Je repris un air un rien plus sérieux quand il accusa la gomina d'être à l'origine de l'Apocalypse qui se déroulait sur son crâne. Je hochai brièvement la tête car ça, c'était un vrai problème.

-Fais-moi penser avant de repartir... Je te donnerai un pot de la mienne... Quand tu auras essayé cette marque, tu n'en changeras plus...

Il était donc temps de passer aux choses sérieuses, aux véritables raisons de l'organisation de cette soirée qui n'était jamais qu'une grande pleine de jeux, juste pour moi et mon meilleur ami. De même qu'un magnifique prétexte à la compétition.

Après avoir demandé à l'Italien quelle serait sa cible pour ce soir, j'avais sorti une boîte métallique de ma poche de poitrine tout en écoutant sa réponse, lui proposant ensuite un cigare. Je rigolai de plus belle quand il m'annonça que son but, c'était de coucher avec Jessica.

-Quel manque d'ambition, mon ami...

Je haussai les épaules, rangeai ma boîte dans ma poche de poitrine et allumai mon cigare avant de faire de même avec celui de Daniele. Puis, je l'emmenai vers l'escalier menant à une mezzanine qui allait nous permettre de voir tout le monde de bien plus haut.

-Tu veux coucher avec Jessica ?

Je la désignai de la main alors qu'elle discutait et riait un peu plus loin avec deux amies.

-Vas jusque-là bas, glisse-lui l'idée à l'oreille et le tour est joué. Jessica ne dit jamais non.

Elle était toujours prompte à faire la fête et jamais contre une partie de jambe en l'air sans lendemain. J'aimais beaucoup Jessica.

Mais mieux, il y avait mieux. Pas que Jessica était mauvaise au lit, au contraire. C'était juste qu'il n'y aurait, avec elle, aucun suspens et aucun effort d'imagination à faire. Je soufflai longuement la fumée épaisse de mon cigare avant de reprendre la parole, baissant les yeux sur l'assemblée avant d'avoir un sourire espiègle.

-Amanda Rogers...

Mon regard se porta sur mon meilleur ami et j'eus un sourire jusqu'aux oreilles. J'avais croisé Amanda dans les couloirs de BSC une fois que je m'y étais perdu (je ne savais déjà plus trop ce que j'étais aller foutre là-bas, mais je devais vraiment m'ennuyer)... Amanda avait tout juste 20 ans, de longs cheveux blonds et des relations actuellement assez houleuses avec son père, Daryll.

Je l'avais donc invitée chez moi et évidemment, ne serait-ce que pour emmerder son père, elle avait accepté et était donc présente ce soir.

Restait à voir jusqu'où elle était prête à aller, la petite Sainte Nitouche. Car si sa présence ici devait déjà donner de l'urticaire à son vieux, qu'est-ce que ce serait si elle couchait avec moi ou Dany ?

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MessageSujet: Re: Just A Party Like The Others (1967) [PV Jim][TERMINE]   Jeu 12 Jan - 20:23



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La gomina avait été mon problème – j’en avais fait part à mon ami. D’habitude mes cheveux étaient – très soigneusement ! – plaqués en arrière montrant tout mon charme italien. Aujourd’hui cette saleté de gomina en avait voulu autrement – méchante ! Jim prenait la chose très au sérieux – normal, le style est une chose à prendre au sérieux ! – et avait la gentillesse de me donner un de ses pots à lui.

-Merci, amico mio !, dis-je en lui souriant.

Malgré ce petit souci capillaire, j’étais tout de même le plus beau – sans contestation possible. Jim avait sorti de sa poche un boite de cigares et nous en avait donné un chacun – putain, que j’adorais fumer un bon cigare ! J’avais toute mes chances de faire fureur ce soir – comme en toutes circonstances – et à moi de dire à Jim qui serait ma cible de la soirée – la ravissante Jessica Hill. Jim trouvait dans ce choix un clair manque d’ambition – moi, manquer d’ambition ? Ça le faisait rire.

-Ce n’est pas une question d’ambition… C’est une question de tableau de chasse, dis-je en faisant une moue d’enfant.

Jim avait allumé nos cigares et nous étions montées jusqu’à la mezzanine qui nous permettait de voir tous les invités de haut – transformant le sens figuré au sens propre. J’avais tiré sur mon cigare et j’avais soufflé la fumée qui s’élevait dans la pièce qui serait – très bientôt – plus un fumoir qu’une pièce à vivre.

Mon ami avait posé une bonne question – qui n’avait pas besoin de réponse. Tout le monde voulait coucher avec Jessica Hill – et tout le monde le faisait -, c’est juste que je n’avais pas encore eu le temps de faire comme tout le monde – Daniele Ricci a un emploi du temps bien chargé ! Jim m’avait – tout de même – donné le monde d’emploi pour obtenir dans mon lit la ravissante actrice.

-Je n’ai pas besoin de mode l’emploi
, dis-je avec le sourire tout de même. Je sais que c’est une femme facile. Si elle l’est pour les autres, elle le sera cinq fois plus pour moi, rajoutais-je sûr de moi.

Comme je l’ai mainte fois dit, ce n’était pas pour le challenge que j’avais envie de Jessy – c’était juste comme s’il me manquait une pièce dans un puzzle…

Il trouvait ma cible facile – et il avait sans doute raison – mais c’était à mon tour de juger la sienne. Il m’avait sorti le nom d’Amanda Rogers

-Amanda Rogers ?, dis-je en levant un sourcil – comme si ce nom était tout à fait incompatible avec le contexte.

Ouais parce que – en réalité – il l’était, incompatible. Amanda Rogers était la fille de Daryll et j’avais de gros doutes que son coincé de père la laisse s’éclater à ce genre de fête. Devant le sourire et le regard de mon ami, j’avais posé mes yeux sur l’assemblée.

-Amanda Rogers !,
dis-je alors que j’avais repéré la jolie blonde en bas. Alors là tu m’épates, amico mio ! Tu sais vraiment comment faire pour que tes fêtes aient un intérêt ! Je me demande quels arguments tu as mis en avant pour l’attirer ici.

Exit Jessica Hill, bonjour Amanda Rogers. La brune venait de prendre tout intérêt quand le nom – et le visage – de la blonde étaient venus embellir le paysage. Amanda Rogers était un vrai challenge ! Je n’osais pas imaginer la tronche de son père s’il apprend que moi ou Jim on aura couché avec sa fille – oui, parce que je tenais déjà la chose comme acquise. Il aura – enfin ! – une raison de me détester – au-delà de son racisme à peine caché.

-Challenge accepté, amico mio !, dis-je en envoyant un sourire espiègle à Jim. Ce soir, Amanda Rogers sera mienne. Pour une soirée tout du moins.

J’avais soufflé la fumée – comme le faisaient les grands businessmen – et j’avais tourné mon regard sur Jim. Je n’avais pas besoin de me concerter poliment avec mon ami pour mettre en place une compétition – on aimait bien trop ça, donc on le faisait d’instinct.

-Je te laisse la main. Tu peux lancer le premier round, dis-je avec un grand sourire sur les lèvres.

Daryll va regretter longtemps d’avoir laissé s’échapper sa fille de sa prison dorée.

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MessageSujet: Re: Just A Party Like The Others (1967) [PV Jim][TERMINE]   Ven 13 Jan - 16:33



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Selon mon ami italien, Jessica Hill n'était pas une question d'ambition, mais de tableau de chasse. C'était une vision des choses qui se tenait et que je pouvais aisément comprendre. Dany et moi étions des collectionneurs et même la pièce la moins rare et difficile à avoir faisait tout de même partie intégrante de cette collection. Elle agrandirait non pas la valeur de celle-ci, mais bien le nombre impressionnant de pièces que nous avions déjà.

Mais Jessica Hill pouvait bien attendre. Dans 20 ans, Jessica Hill serait toujours là bien que probablement plus fripée et moins attirante. J'en étais convaincu. Ce fut ce dont je fis part à mon ami en soulignant combien il était facile d'avoir Jessica Hill : il suffisait de demander. Dany était très au courant de la chose et disait ne pas avoir besoin de mode d'emploi. Je ne me retins pas d'éclater de rire après sa remarque comme quoi si c'était facile pour les autres, ça le serait encore plus pour lui.

-Justement, mon ami... Justement. Où est l'amusement là-dedans alors?

Mais apparemment, il n'avait pas encore repéré la perle rare que j'avais réussi à obtenir pour l'occasion.

Que serait le salon de l'auto sans une exclusivité ? Et bien que serait une fête à la villa Reed sans une exclusivité en matière de femmes ? J'avais ici réuni bien des classiques du style de Jessica ou encore des petites nouveautés pour les amateurs de découvertes... Il y avait aussi des plus originales pour ceux qui aimaient prendre des risques ou encore d'autres, plus encombrantes et plus bruyantes, le genre qui ont des « idées », que je laissais volontiers à mes invités plus branchés égalité des sexes.

Mais mon exclusivité à moi, celle que je réservais à l'élite que moi et Daniele formions, c'était Amanda Rogers. Et ce fut avec plaisir que je regardai le sourcil de mon ami se lever avant que mon regard ne se verrouille sur ma cible en contre bas.

-La seule, l'unique.

Ce n'était pas tant la fille en elle-même qui m'intéressait. Ce n'était qu'une petite fille à son papa avide de montrer à ce dernier qu'elle était maintenant une femme. Et je comptais bien l'aider à atteindre son but. Pas pour elle, mais pour montrer à Daryll que tout ce que je voulais, je finissais par l'obtenir et il n'y avait rien qu'il pouvait faire contre ça.

L'Italien suivit mon regard et il ne me fit qu'encore plus plaisir quand il s'exclama en la voyant. Je l'épatais ? Ce n'était pas une surprise. J'étais le meilleur, quoi qu'il en pense.

-Je n'ai pas d'arguments à mettre en avant. Je suis un argument.

Et Daniele d'accepter le challenge. Je savais que ça le tenterait parce que lui, tout comme moi, avait un tas de raison d'emmerder Daryll Rogers. Et quoi de mieux que de s'attaquer à ce qu'il avait de plus précieux ? Quoi de mieux que de corrompre sa fille, et avec tout le consentement et la complicité de celle-ci ?

Daniele me laissait la main. Je souris et passai à nouveau mon bras autour de ses épaules.

-Les invités d'abord, mon ami. Je n'en oublie pas les bonnes manières...

Tout en parlant, je l'avais invité à nous remettre en mouvement pour redescendre le grand escalier et aller de nouveau flirter avec la faune des invités.

-Et puis... Je ne voudrais pas te griller la politesse dès le premier round. Ce serait dommage.

A peine au pied des escaliers qu'un serveur venait à nous avec deux nouveaux verres de whisky, je procédai à l'échange, verre vide contre verre plein, lâchant Daniele. Boire d'une main, fumer de l'autre, c'était tout un art qui, mal exécuté, vous donnait un air maladroit mais si on savait y faire, cela incarnait la classe pure.

Et inutile de préciser que je savais y faire.

Une fois rechargés en whisky, je glissai à Daniele.

-Allons nous présenter, tu veux?

Puis, sans attendre sa réponse, j'avais entrepris de m'avancer, on ne pouvait plus sûr de moi, vers la fameuse Amanda qui, timide, un verre de champagne dans sa main gracieuse, observait les invités depuis un coin de la salle.

Son visage s'illumina d'un sourire quand elle m'aperçut. J'étais son sauveur dans cet environnement qu'elle ne connaissait que très peu, surprotégée qu'elle avait été jusque-là par ce bon vieux Daryll.

-Amanda ! Quel plaisir de voir que vous avez répondu à mon invitation ! Je n'ai cessé d'y penser depuis notre rencontre chez BSC ! Vous êtes magnifique ! Regardez-moi ça. Daniele!

Je me tournai brièvement vers mon ami avant de reporter mon attention sur la jeune femme.

-Amanda, je vous présente Daniele Ricci dont vous devez certainement avoir entendu parler.

Elle hocha la tête, l'air un peu désolée pour lui.

J'étais souriant, cordial, toute mon attention était à elle. J'étais un excellent acteur lorsque je désirais quelque chose.

Parce que je ne pensais qu'à une seule chose :

Qui, de Daniele ou moi, fera la une des tabloïds demain ?

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MessageSujet: Re: Just A Party Like The Others (1967) [PV Jim][TERMINE]   Dim 15 Jan - 20:09



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Je n’avais pas besoin du mode d’emploi de Jim pour obtenir – avec succès – Jessica Hill dans mon lit. Tout ça était d’une facilité déconcertant – pour les autres et donc surtout pour moi ! Jim en riait se demandant – du coup – où était l’amusement là-dedans.

-Il n’y en a pas… Mais je sens comme un manque…, dis-je en faisant référence au fait que je n’avais encore jamais eu le temps de passer une nuit torride avec l’actrice.

Cette histoire de tableau de chasse, de manque et de Jessica avaient été oubliés en un clin d’œil quand le nom d’Amanda Rogers avait atteint mes oreilles – et que son joli visage avait apparu dans mon champ de vision. La seule, l’unique – c’était le mot de Jim – était à notre merci là en bas. Je m’étais exclamé au moment où je l’avais vu – et je cherchais à savoir quels arguments Jim avait donné à la blonde pour qu’elle se retrouve ici. Il avait dit être l’argument.

-Avoue que tu lui as parlé de moi, dis-je en souriant – trouvant ça plus plausible.

En tout cas, j’étais prêt à mettre tout en œuvre pour avoir Amanda Rogers dans mon lit – et coiffer mon meilleur ami sur le poteau. Fumant mon cigare – avec un classe sans pareille – j’avais laissé la main à Jim. Le laisser commencer était un choix stratégique – mais c’était sans compter sur Jim qui m’avait renvoyé la politesse. Nous descendions les escaliers quand il appuya quelques arguments pour que je sois le premier à me mouiller auprès de la fille de Daryll. J’étais Daniele Ricci – j’acceptais toutes les difficultés.

-C’est trop aimable, amico mio, dis-je avec un sourire en coin qui montrait qu’il venait – déjà – de détruire une partie de ma stratégie.

On avait eu le droit à un petit ravitaillement en whisky arrivé en bas – au milieu des convives. On était la classe incarné, personne ne pouvait nous voler la vedette – surtout à moi.

Jim avait lancé le match – on allait aller se présenter. Pas qu’on en avait forcément besoin – Amanda devait avoir entendu parler de nous – mais pour la forme. On était arrivé à hauteur de la jeune blonde. Elle était tout timide et toute discrète dans son coin – novice de ce genre de réception qu’elle était. Elle était mignonne – le portrait craché de sa mère. Elle avait l’air content d’entendre Jim s’adresser à elle. Mon meilleur ami y était allé à coup de politesses banales – mais pas futiles. Jim était doué – c’était un adversaire de taille. Il m’avait présenté – comme les conventions le voulaient. Au visage désolé d’Amanda, je savais que Daryll avait dû peindre de moi un portrait des plus charmants – voyez toute l’ironie de cette phrase…

-En mal, j’espère, dis-je avec un petit sourire. Ainsi, je pourrais vous montrer tous les bons côtés puisque que vous connaissez déjà les mauvais.

Elle avait affiché un petit sourire timide – mais là quand même. Mes expressions – et mes gestes – l’invitait à parler.

-Mon père peut parfois être cruel…,
dit-elle ce qui avait confirmé que Daryll n’avait pas eu que des mots gentils pour moi.

-Ce n’est rien. Oublions Daryll. On est ici pour s’amuser, dis-je en portant un regard entendu sur son verre de champagne – et à mes dires, elle s’était mise à boire un coup. En tant que fille d’un manager comme Daryll, vous devez avoir de bons goûts musicaux, je me trompe ?, dis-je avec un sourire charmeur – qui avait eu le don de la faire rougir.

La question dont la réponse me donnera une indication sur le taux de rebellitude de la jolie Amanda.

-Et bien…, dis-t-elle un peu timide. The Army est mon groupe favori, rajouta-t-elle en plantant son regard dans le mien.

A la bonne heure ! Elle aimait mon groupe. Était-ce vrai ou était une façon de me faire passer un message ? Était-ce la façon d’Amanda de dire un gros « fuck you » à son père ? Dans tous les cas c’était une bonne chose.

-The Army ! Très bon choix. Vous avez de bon goût. C’est le meilleur groupe de Los Angeles… Et du monde, dis-je avec toute la modestie qu’il faut – et en envoyant un regard plus qu’entendu à Jim. Tu entends, ça, amico mio ? Amanda aime ce que je fais !, rajoutais-je avec un grand sourire.

0-1, amico mio – oui, je ne suis pas à domicile…


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MessageSujet: Re: Just A Party Like The Others (1967) [PV Jim][TERMINE]   Mar 17 Jan - 20:28



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Si j'étais décidé à faire honneur aux convenances en laissant la main à mon meilleur ami, ce n'était pas pour autant que je comptais lui faciliter la tâche avec cette fameuse Amanda. Et le laisser commencer le ferait justement partir avec un désavantage. Aussi rôdé que moi à ce genre de jeu, l'Italien n'était pas dupe, comme le signalait son petit sourire en coin et ses remerciements qui signifiaient que je venais déjà de gagner un point avant même d'avoir commencé. Sourire auquel je répondis par une expression joyeuse.

-De rien, mon ami.

L'heure était donc venue d'aller tourner autour du « cadeau de noël » que je m'offrais à moi-même et avant l'heure. A moins que l'Italien ne lui mette le grappin dessus, ce dont je doutais fort. Nous descendîmes donc les escaliers, nous ravitaillâmes en whisky et nous parâmes de nos expressions les plus conviviales.

En tant qu'hôte, il me revenait de la saluer en premier et de lui présenter Daniele dont elle devait entendre parler, à peu près aussi souvent que de moi, chez elle à l'heure du souper, quand son père rentrait de chez BSC et martyrisait ses petits pois à coups de fourchettes en rêvant que c'était nous.

Mais malgré, ou grâce, aux discours haineux de son paternel, elle se retrouvait ce soir en notre compagnie.

J'avais ensuite laissé la parole à l'Italien puisque Amanda avait hoché la tête pour signaler qu'elle le connaissait bel et bien... Et pas en bien.

Et c'est sur cette vague que Dany choisit de surfer, retournant la chose à son avantage dans une phrase très bien tournée qui ne niait pas que tout ce qu'avait pu dire le père de la jeune femme était réel, mais cachait une face plus attrayante encore. Je passai ma langue sur mes lèvres, satisfait de le voir aussi en forme et faire très bien le poids face à moi.

Sirotant tranquillement mon whisky, je le regardais faire, amusé alors que Amanda s'excusait déjà pour Daryll. Ce fut également alors très bien joué de la part de mon ami de faire comme s'il admirait Daryll puisqu'il associait le métier de ce dernier aux goûts musicaux potentiels de la jeune femme.

Timide, celle-ci avait avoué que son groupe préféré était The Army. Sans blague. Le groupe de Daniele avait touché un public qui allait des anciens combattants aux militaires actuellement stationnés au Vietnam et à leurs proches en passant par toutes les minettes complètement dingues des yeux du frontman du groupe (à défaut de pouvoir comprendre ce qu'il racontait dans ses chansons, sans doute).

Je ricanai quand Daniele explosa de satisfaction à cet aveu de la jeune femme. Son tort ? Me l'envoyer directement en pleine tronche en cherchant une approbation, probablement. Mais tu oublies que cette fois, je suis ton adversaire et non ton allié, mon ami.

-Elle aime ce que Sniper, Sherman, Nuts et Captain font, mon ami.

Puis, m'adressant à Amanda avec mon plus beau sourire.

-Il pense qu'il est The Army à lui tout seul... Et pourtant, Dieu sait qu'il ne sait pas aligner deux notes.

J'eus un bref regard pour mon ami.

-C'est un excellent manager, cela dit. Mais niveau artistique, ce n'est pas trop ça.

Je tirai sur mon cigare, laissant planer un peu la situation.

-Ce n'est pas le cas de tout le monde ici. Certains d'entre nous ont des talents bien cachés.

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MessageSujet: Re: Just A Party Like The Others (1967) [PV Jim][TERMINE]   Jeu 19 Jan - 18:07



Just A Party Like The Others
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Amanda était d’une timidité sans borne – impressionnée par ce genre de festivité dont elle n’avait pas coutume de participer. Ce n’était rien, j’allais être là pour la mettre à l’aise – pour dire ça d’une façon politiquement correcte.

Première chose : la drague ! Sous fond de concours contre mon ami – ce qui rendait la chose deux fois plus excitante même si le joli minois d’Amanda suffisait à ça. J’avais entamé le concours – vu que Jim m’avait laissé la main, l’enfoiré – avec toute la classe qui me caractérisait. Je jouais des défauts dont Daryll devait m’avoir tagué et qui était la seule chose dont savait Amanda de moi – en lui disant qu’elle allait, ainsi, pouvoir découvrir toutes mes nombreuses et insoupçonnables qualités. Mon regard était tout à Amanda – je regarderais Jim plus tard quand je trouverais le moment opportun.

J’avais eu – après question de ma part – le plaisir d’entendre que The Army était le groupe préférée de la rejetonne de Daryll. Ce n’était pas une surprise en soi – tout le monde aimait The Army qui était un produit Ricci. Je n’avais pas vraiment prêté attention aux ricanements de Jim devant ma satisfaction exprimé d’entendre que The Army – et donc mon travail – plaisait à la fille de Daryll. Je voyais déjà l’affaire dans le sac à l’avance – Jim n’avait aucune chance ce soir, contre moi. C’est pour ça que – pris d’un excès de confiance pas caché – j’avais demandé à Jim s’il avait bien entendu ce que je venais d’entendre – sous estimant, par là même, les compétences de mon ami à revenir dans la partie.

Je n’aurais pas dû – oh non, pas du tout… J’aurais dû garder la main et enfoncer le clou – et marquer un autre but pour faire envoler tout espoir de revenir dans la partie à Jim. Sauf que je ne l’avais pas fait – et que le retour de flamme avait été plus violent que Jim ne pourrait le croire.

Il avait commencé par préciser que ce qu’Amanda aimait dans The Army, c’était ses membres. J’avais vu – pour mon plus grand malheur – Amanda imperceptiblement approuver Jim. Sans moi, The Army ne serait rien !!! Je tiens à le préciser au cas où vous ne l’auriez pas remarqué… Mon attitude joueuse s’était un peu calmé quand Jim avait enchainé – il devait sûrement penser que c’était son tour… Je n’étais pas au bout de mes peines – oh que non…

J’avais commencé à boire mon whisky – et j’avais bien failli m’étrangler en entendant la suite ! Moi ?!!! Ne pas savoir aligner deux notes ?!!! J’étais un chanteur ! J’étais un pianiste !!! J’étais Italien – la musique c’est inné chez moi !! Ok… Personne ne le sait – que je suis chanteur, pas que je suis Italien… C’était frustrant d’entendre ça… J’avais envie de dire : « Mais si, amico mio, je suis un très bon chanteur et je sais même jouer du piano… », mais je ne pouvais pas tuer une carte aussi importante que celle-là pour un plan drague… La frustration devait se lire sur mon visage – bien malgré moi.

-Quoi ?! Ok, je ne sais peut-être pas faire de la musique, dis-je même si j’avais vraiment beaucoup de mal à m’abaisser à dire ça. Mais sans mon management parfait, Amanda n’aurait pas eu le plaisir d’entendre The Army !, dis-je pour essayer de mettre en avant mon talent connu de tous – même si j’en avais des milliards d’autres connus et inconnus.

J’avais bu tout mon whisky – de frustration – et Jim avait insinué que certains d’entre nous avaient des talents cachés… Ok, tu veux jouer à ça – amico moi ? Jouons !

-Ah oui ? Qui donc a un talent artistique ici ?, dis-je en faisant mine de regarder autour de nous pour chercher l’individu qui aurait un quelconque talent artistique ici.

Je savais que si Jim avait lancé cette phrase ce n’était pas anodin – c’est bien de lui qu’il parlait. J’avais arrêté mon petit manège un moment en portant mon regard sur Jim.

-Oooooh, c’est de toi que tu parles en fait, amico mio !, dis-je en faisant mine d’être à la fois surpris et confus de ma méprise. Montre-nous donc ça !, dis-je avec un sourire en coin – que Jim pourrait aisément interpréter comme du foutage de gueule.

Si Jim avait un talent artistique – moi, j’étais un pauvre de l’Eastside. Je ris intérieurement de le voir se planter en beauté.

-Vous voulez m’accompagner pour voir ça ?
, dis-je en souriant à Jessica et en lui tendant mon bras.

Elle avait ri et s’était accrochée à mon bras.

-Volontiers, dit-elle alors que je lui souriais.

La balle est dans ton camp, amico mio.



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MessageSujet: Re: Just A Party Like The Others (1967) [PV Jim][TERMINE]   Ven 20 Jan - 16:45



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Daniele était plus que confiant et y allait en pensant avoir bien plus de cartes en main que moi. Mais tout ne pouvait pas se miser sur les seuls prérequis de sa nationalité qui lui valait un pedigree de Casanova de père en fils. Être Italien n'allait pas toujours suffire, même si ce simple fait plaisait beaucoup aux femmes (Allez savoir pourquoi... Les femmes étaient naturellement dépourvues de logique) et j'allais m'amuser, ce soir, à le lui rappeler.

Soit. Il avait sauté les deux pieds joints dans l'aveu de la jeune femme concernant son groupe favori qui n'était autre que le groupe phare de notre manager national. Je n'avais alors pas pu m'empêcher de ramener mon meilleur ami sur terre en affirmant que ce n'était pas tant lui qu'elle admirait, mais les membres du groupe et probablement pas plus profondément que leur apparence physique. Comment une jeune femme comme Amanda aurait-elle pu, de toute façon, admirer le travail de Daniele lui-même ? Qu'est-ce qu'elle pouvait y connaître en management ? Être la fille de Daryll et posséder quelques gènes de l'ami de mon père n'allait pas suffire à lui faire pousser des neurones, après tout...

Daniele me sous-estimait. Il voulait m'enterrer et gagner en ne jouant qu'un seul coup. Et comme tous ceux qui m'avaient sous-estimé jusque-là, en commençant par feu Ricardo, roi de Los Diablos, Daniele allait sentir à qui il avait à faire.

Parce que Daniele n'avait aucun talent si ce n'était celui d'homme d'affaire alors que moi, je cachais une belle carte dans ma manche. Je commençais par mettre en avant l'absence de talent artistique de l'Italien et c'était avec délice que j'avais vu son visage blêmir avant de se décomposer. Et oui, je venais de tuer tout le charme prometteur de ses origines méditerranéennes.

Puis, j'avais insinué que contrairement à lui, d'autres dans cette salle en avaient, du talent. Et j'étais loin de faire référence aux chanteurs, musiciens ou acteurs qui se trouvaient ici en ce moment même à parler, boire et faire la fête. Non, je parlais de moi, Jimmy Reed.

Pendant ce temps-là, mon meilleur ami essayait péniblement de rattraper le coup en sortant la seule carte qu'il avait pour l'instant à jouer en sa faveur : The Army. Mais il savait aussi bien que moi qu'il venait de se faire devancer de quelques tours, que j'avais bien creusé l'écart. Et il siffla son verre de whisky d'un coup.

Moi, j'en pris une gorgée, satisfait.

Et c'était lui, que je regardais, pas Amanda qui n'était jamais que le prix du vainqueur.

Frustré, l'Italien avait alors joué sur un humour sarcastique et je l'avais laissé faire sans ciller, prêtant alors seulement à ce moment-là attention à la jeune femme.

-C'est fou ce que la jalousie peut rendre mesquin, vous ne trouvez pas?

Et je l'avais gratifiée d'un clin d’œil et d'un magnifique sourire complice non moins dénué de charme.

Et Daniele de m'enjoindre à leur montrer cela.

-Mais avec plaisir, mon ami.

Je le laissai tendre le bras à Amanda et tournai les talons pour me diriger vers le magnifique piano au milieu de la salle de réception. Certains avaient déjà joué dessus pour leur bon plaisir. Mais c'était à mon tour maintenant.
Arrivé à hauteur de l'instrument, je m'étais retourné vers mon ami et Amanda et avait tendu la main à la jeune femme, laissant celle-ci la prendre, sans refermer la mienne, tel un gentleman, je l'invitai à prendre place sur le piano même, l'arrachant aux griffes de Daniele.

Je souris à la fille de Daryll avant d'ajuster le micro branché lui aussi pour l'occasion et de me mettre à jouer.

Je ne connaissais et ne savais jouer et chanter que cette unique chanson que j'avais apprise par cœur pour ce genre de plan. Les chansons, les musiciens, tout ça, c'était une valeur sûre avec les femmes. Et cette fois, c'était moi qui était en plein excès de confiance.

Alors que je jouais et chantais, mon regard se posait sur la jeune femme, sourcils froncés... Plein d'amour... Mais surtout de concentration...



Une fois la chanson terminée, j'avais tendu la main vers Amanda et celle-ci l'avait prise, avec un sourire timide.  

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MessageSujet: Re: Just A Party Like The Others (1967) [PV Jim][TERMINE]   Dim 22 Jan - 14:18



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Jim avait joué son coup à la perfection – je devais bien l’avouer. Mon excès de confiance m’avait tué au point que j’étais désormais rempli de frustration. Il avait déclaré que je n’avais aucun talent artistique – ce qui était faux ! Seulement, je ne pouvais pas tous les surprendre en montrant que – si ! – Daniele Ricci savait très bien chanter et faire du piano. Pas pour Amanda – pas pour un coup d’un soir.

A l’attaque de Jim, je ne pouvais rien faire – hormis constater les dégâts et utiliser le sarcasme. Oui, car mon ami ici présent prétendait – lui - avoir un talent artistique. Laissez-moi rire… Jim – même si c’était mon ami – n’avait comme seul talent de savoir gérer sa fortune, son influence et son image. Il était un bon héritier – mais c’est tout. Il n’avait rien construit par lui-même – c’est son père qui a tout fait – ce qui n’en fait qu’un bon gestionnaire. Alors m’avait-il caché qu’il était capable d’autre chose ? C’était à voir. Jim avait pris ma frustration pour de la jalousie… Daniele Ricci n’était jamais jaloux – je tiens à le dire ! Je n’ai rien n’à envier à personne !

-C’est n’importe quoi, amico mio !
, dis-je en faisant la moue.

Comme pour garder la mainmise sur Amanda – car il ne fallait pas que je perde de vue le concours – je lui avais proposé mon bras. J’avais enjoint Jim de nous montrer ça – parce que c’était bien de prétendre, mais il fallait encore prouver ce qu’il disait. Ce qu’il avait accepté.

Nous l’avions suivi – moi et Amanda – jusqu’à un piano. L’instrument était très beau – mais pas autant que celui que j’avais chez moi. Jim m’avait volé Amanda – et on appelle ça un ami… - en l’amenant s’assoir sur le piano. Il cherchait à rendre ça romantique – il faisait beaucoup d’effort pour gagner notre concours. J’avais fait une moue de gamin quand la fille de Daryll m’avait été arrachée. Chanter au piano pour une fille – c’était le plan drague facile qui, automatiquement, permettait de conclure avec une fille. C’est cette carte-là que Jim était – malheureusement - en train de jouer devant mon regard dépité.

Il avait commencé sa chanson – et en bon manager j’avais eu le réflexe d’écouter la qualité de la chose. Je devais avouer que Jim s’en sortait bien – mais ça restait du travail d’amateur. Je chante vingt fois mieux que lui – c’était indéniable ! Les sourcils froncés de Jim était la seule chose qui me faisait sourire – waw, que d’amour dans tes yeux, amico mio ! Il avait plus l’air de souffrir qu’autre chose – ou alors, il voulait tuer Amanda, je ne sais pas.

Bon, regarder Jim chanter c’était bien – mais rendons ma défaite plus agréable. J’avais repéré – pas très loin de là – la charmante Victoria Hunter – jeune chanteuse qui a signé chez BSC il y a un an. Physique agréable, blonde, charmante – que demander de plus pour une danse ?

-Vicky ! Tu veux danser ?, dis-je alors qu’elle regardait avec de grands yeux Jim montrer son « talent » à ses invités – et à moi surtout !

Elle était toute heureuse que je le lui demande – je sais, je suis Daniele Ricci, tout le monde veut danser avec moi ! On s’était mis à danser – sous le son du piano de Jim.

-Je ne savais pas que Jimmy savait chanter,
dit-elle impressionnée.

Moi non plus – aurais-je dû répondre. Cependant, j’avais déjà bien digéré l’idée qu’il savait chanter – enfin, plus ou moins.

-Il a eu le temps d’apprendre… Il ne fait rien de ses journées, dis-je en rigolant – pour faire croire que je disais ça par humour alors que je le pensais vraiment. Mais il a encore besoin d’entrainement… Tu chantes bien mieux que lui, rajoutais-je charmeur.

Son regard avait pétillé – elle devait être heureuse d’obtenir un compliment du grand Daniele Ricci.

Quand Jim avait eu fini de faire son petit numéro – c’était pas trop tôt. J’avais pris congé de Victoria – en lui volant un baiser au passage, pour bien faire. J’étais revenu près de mon ami et Amanda.

-Et bien, amico mio… Je ne te savais pas chanteur, dis-je avec un regard qui montrait que c’était pas du jeu d’avoir joué cette carte si tôt dans notre concours. Mais, je ne pense pas te faire signer… J’ai trouvé mieux comme chanteur au Dizzy Warhol la semaine dernière, dis-je sarcastique.

Je m’étais tourné vers Amanda.

-J’espère que tu n’as pas eu peur, au moins. Parce que vu son regard on aurait dit qu’il voulait te tuer, le Jim, rajoutais-je faussement sérieux.

C’était une façon comme un autre de faire passer ma frustration. Victoria était venue me rejoindre en s’accrochant à mon bras – ce n’était pas le moment, j’ai un concours à gagner.

-Amanda, je suppose que tu connais Victoria ?, dis-je en souriant.

Vu le regard – noir - que les deux jeunes femmes se lançaient, elles se connaissaient. Aurais-je raté un épisode ?


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MessageSujet: Re: Just A Party Like The Others (1967) [PV Jim][TERMINE]   Mar 24 Jan - 20:27



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Je ne m'étais même pas encore installé au piano que la salle embaumait déjà de la douce odeur de frustration qui émanait de mon meilleur ami. C'était quelque chose que seuls les initiés pouvaient sentir et c'était surtout tout un art de la provoquer. Daniele venait d'apprendre à ses dépends que c'était un art dans lequel j'excellais.

Il pouvait bien user de sa renommée acquise aux côtés de The Army, ses armes résidaient dans ses mots seuls, beau parleur qu'il était. C'était une stratégie à laquelle j'étais moi-même plus que rodé puisque en dehors de mon physique avantageux et de ma fortune, la seule chose pour laquelle j'avais du mérite me conduirait droit en prison si cela s'apprenait (quoique...).

Mais surtout, contrairement à Daniele, je ne sousestimais pas mon adversaire et cela m'amena à agir, jouant une carte pour laquelle, quoi qu'on puisse en dire, j'avais travaillé dur. Pas facile en effet d'apprendre à jouer du piano et à chanter en même temps quand on a, en réalité, aucun talent. Et oui, moi aussi, je sais mentir, mon vieux Dany.

Je n'avais cependant pas imaginé voir une telle expression de dépit sur le visage de l'Italien alors même que je n'avais pas encore prouvé la véracité de mes propos. Peut-être était-ce du fait, simplement, d'entendre quelqu'un dire qu'il n'avait aucun talent artistique. Et c'était vrai, sinon, ce serait Daniele lui-même qui monterait sur scène et pas The Army, le connaissant...

Mais certaines vérités, même si elle sont évidentes, sonnent parfois mal aux oreilles de certains, semble-t-il.

Mais au vu du sourire timide et un peu mal à l'aise de Amanda, la chanson que j'avais apprise par coeur faisait son petit effet. Daniele, lui, s'était éloigné un peu et il sortit de mon champ de vision, plutôt fixe, soit sur le piano, soit sur les yeux de Amanda. Tout ça pour lui donner l'impression qu'il n'y avait plus qu'elle qui comptait dans la salle alors que la chanson était plutôt là pour faire enrager Daniele qu'autre chose.

Il était bien dommage, d'ailleurs, que je ne puisse pas voir le petit manège de l'Italien dans mon dos. Et plus dommage encore que je sois aussi attirant que pour qu'Amanda ne me quitte pas des yeux pour le voir aussi. Rien que le baiser bref que mon meilleur ami échangea avec Victoria Hunter aurait pu me faire gagner pratiquement par forfait. En effet, le sang chaud de Daniele avait tendance à l'amener à manquer de stratégie. Pas de chance. Comme quoi, cette magnifique carte que j'avais joué comportait également des inconvénients.

Une fois ma représentation terminée, des applaudissements avaient retenti dans la salle de réception et un sourire fier plus que charmeur était apparu sur mon visage alors que mes yeux s'attardaient toujours sur Amanda. Je tendis la main à cette dernière pour l'inviter à en descendre. Quand elle en glissa, les pans de sa robe courte remontèrent un peu, dévoilant brièvement ses cuisses que j'imaginais déjà s'enroulant autour de ma taille pour m'inviter plus profondément en elle.

Mais mes fantasmes éclatèrent comme des bulles de savon lorsque Daniele réapparut pour une remarque sarcastique. Je pris un ton hautain et eus un sourire mauvais à son attention.

-Sont-ce là les cris d'agonie d'un animal blessé, mon ami?

Puis, l'Italien s'adressa à la fille de Daryll. Mais sa remarque ne me décontenança pas. Déjà, j'étais habitué à ce que ma mère me fasse remarquer ce regard particulier que je pouvais avoir, j'étais donc parfaitement au courant que je l'avais. Deuxio... Pourquoi ne pas tourner cela à mon avantage? Je m'adressai alors moi aussi à Amanda mais comme celles de Dany, ce n'était pas réellement la jeune femme que mes paroles devaient atteindre, mais l'ego de mon adversaire d'un soir.

-Pardonnez le manque de culture de mon ami manager... Il ne doit pas savoir qu'en poésie, l'amour et la mort son souvent proches voire associées l'un à l'autre. Ce qu'il a vu dans mon regard ne saurait être autre chose que l'intensité de mon intérêt pour vous.

Je rigolai, mais passai amicalement mon bras autour des épaules de mon ami comme pour signifier que tout cela n'était que chamailleries entre deux complices.

Alors que c'était une véritable guerre amicalement mortelle.

-Je devrais un jour lui apprendre que faire la coure ne se résume pas à parler très fort en roulant les "r" et en faisant de grands gestes avec les mains.

Venais-je d'avouer que nous la draguions ouvertement? Oui. Je n'avais pas de scrupule, à le faire étant donné que je savais d'expérience que les femmes adoraient ça, derrière leurs airs de saintes.

En fait, je savais beaucoup de choses sur les femmes malgré mon jeune âge, peut-être même trop pour mon propre bien. Du coup, je m'en méfiais comme de la peste.

Et en parlant de femmes, voilà que nous en avions maintenant deux pour le prix d'une, sans compter que toutes les autres presentes dans cette salle m'appartenaient aussi, si je le voulais. Mes hormones déjà bien échauffées savaient très bien que quelque soit l'issue de ce concours, elles seraient rassasiées avant demain matin.

Daniele, pendant que je reprennais un verre sur un plateau qui passait, de même que je reprennais possession de mon cigare que j'avais temporairement abandonné dans le cendrier posé sur le piano, présenta les jeunes femmes l'une à l'autre. Et, en bon observateur formé par la vie mondaine, je ne manquai pas de remarquer le regard noir qu'échangèrent les filles.
Je souris alors à Daniele d'un air entendu. S'il avait dans l'idée de mener les deux femmes à la bagarre, il aurait du me prévenir avant, j'aurais fait remplir la piscine de boue et on aurait lancé les paris!

Je rangeai l'idée dans un coin de ma tête pour une prochaine fois tout en prenant une gorgée de whisky. Je décidai de mettre à profit la proximité de Vicky avec Dany, en parlant à Amanda.

-Vicky n'est qu'une des nombreuses conquêtes de Dany, quiconque veut passer la soirée avec lui devra lui passer sur le corps...

Je ricanai.

A bon entendeur, salut.

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MessageSujet: Re: Just A Party Like The Others (1967) [PV Jim][TERMINE]   Mer 25 Jan - 17:58



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Oh pourquoi tant de suffisance et de regards mauvais, amico mio ? C’est la question que je pouvais me poser après avoir – je vous l’accorde – été un peu sarcastique à l’égard de Jim. Il devait bien savourer son petit coup – le bougre – surtout que ça semblait avoir eu l’effet escompté sur Amanda – qui tenait le bras de mon ami assez fermement comme s’ils étaient en couple. Il avait bien vu que mes paroles n’étaient que la matérialisation de ma frustration – qui était grande !

-Cris d’agonie ? Bien sûr que non. Il s’agit d’un fait, dis-je avec un sourire en coin.

J’avais fait une remarque sur le – très magnifique – regard que Jim avait envoyé à Amanda tout le long de sa chanson. Ce n’était pas une première de voir Jim froncer autant les yeux – aurait-il besoin de lunette et le cacherait-il ? Bref, amico mio, avait un argument à toutes choses - mais je ne m’attendais quand même pas à un parallèle poétique entre l’amour et la mort qui serait le résultat de ce regard mauvais. Pour mieux faire passer la chose, il avait rigolé et avait fait passer ça pour des petites chamailleries gentilles – tu es doué, amico mio.

-Dans la poésie du 19ème siècle, peut-être, amico mio… Mais nous sommes dans les années 80, désormais, dis-je sur le même ton joueur que lui – alors que c’était une vraie et belle pique là pour montrer que Jim était rétrograde et que son argument n’était qu’une manière de justifier un regard mauvais qui ne montrait aucun amour à Amanda.

Parce que – voyons les choses en face – Amanda n’était qu’un trophée de concours. L’amour n’avait rien à faire là-dedans.

Pique contre pique – il m’avait renvoyé la pareille. Ce n’est pas la première fois que Jim me fait remarquer que mes origines ne seraient pas toujours suffisantes pour emballer une fille – et pourtant, jusqu’ici, ça l’avait toujours été.

-Jalouserais-tu mes atouts innés ?,
dis-je avec un sourire en coin.

Amanda – après tout ça – devait savoir que nous la draguions tous les deux. Elle se doutait sûrement beaucoup moins qu’elle ne serait qu’un prix – et que demain elle sera jetée comme un mouchoir en papier et ceci peu importe le vainqueur.

Victoria nous avait rejoints – et j’avais fait les présentations. Jim avait repris son cigare – pendant que j’avais opté pour une cigarette tout doit sortie de ma poche intérieur de costard. C’est, alors que j’avais soufflé la première bouffée, que j’avais remarqué – parce que ça se voyait comme le nez au milieu de la figure – que les deux filles se regardaient comme si leurs yeux avaient été remplacés par des Beretta. Il n’y avait pas que Jim et moi qui nous faisions la guerre, apparemment – même si celle entre les deux filles semblait moins amicale que la nôtre. Jim avait capté la chose – et nos regards en avaient dit long. Je ne savais pas ce qu’il s’était passé entre elle – ça pouvait être n’importe quoi – mais elles ne s’aimaient clairement pas. Ça n’en sera que plus excitant !

C’est alors que Jim avait repris la parole. A ses mots mon regard s’était illuminé – de joie et de surprise. Amico mio ! Que t’arrive-t-il ? Ne viens-tu pas à l’instant de me donner Amanda Rogers sur un plateau – garnitures comprises ? Voir ainsi mon ami se tirer une balle dans la tête et se sortir – tout seul comme un grand – de notre concours, c’était beau ! Du grand art ! Je ne pouvais pas espérer mieux.

-Ho vinto, déclarais-je dans ma langue maternelle et toisant d’un regard sûr et fier Jim –pendant que les filles étaient trop concentrées à se fusiller du regard que pour prêter attention au petit jeu entre moi et Jim.

Oui, j’avais gagné – grâce au manque de stratégie total de Jim. Dire à Amanda que – pour m’avoir – il faudra passer sur le corps de celle qui – à première vue – semblait être sa pire ennemie, c’était lui donner une façon de bien emmerder cette dernière. Grazie mille, amico mio. J’aurais dû parier de l’argent !

-Exactement, Dany est à moi !, déclara Vicky en me serrant un peu plus contre elle – alors que je regardais encore Jim avec un sourire triomphal.

Amanda – dont la timidité venait d’un seul coup de disparaitre – m’avait regardé. Que me vaut ce regard déterminé, ma belle ?

-Tu veux danser avec moi, Daniele ?,
demanda-t-elle avec plus d’assurance qu’elle n’en avait montré face à Jim.

Quand j’avais dit que j’avais gagné !

-Bien sûr, Amanda. Avec grand plaisir !, dis-je en me délivrant de l’étreinte de Vicky pour prendre le bras d’Amanda.

Vicky s’en remettra – je me ferais pardonner un autre jour. Quoi que, là, elle semblait furieuse – je vais me le faire dire c’est certain. En attendant, j’allais savourer ma victoire.

-Sans rancune, amico mio
, dis-je avec un grand sourire et en allant sur la piste de danse avec Amanda.

Oh Daryll, quand tu sauras ça ! Ta gentille et jolie petite fille entre les bras du sale petit rital – je cite ses propres mots. Je sais qu’il le saura – et je sais que ça va égratigner son honneur de patron d’entreprise coincé du cul.



@ Billy Lighter


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Jimmy Reed


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MessageSujet: Re: Just A Party Like The Others (1967) [PV Jim][TERMINE]   Sam 28 Jan - 18:15



Just A Party Like The Others
ft. Daniele Ricci


Amanda était désormais accrochée fermement à mon bras. J'avais gagné et je le savais. Le savoir me rendais encore plus joueur, me poussant à prendre des risques et à répondre aux attaques de mon ami du tac au tac. Cela revenait à frapper un homme à terre. Et j'adorais ça.

Il essayait de m'atteindre sur tous les fronts, dans des tentatives désespérées de rattraper le coup alors qu'il était déjà mort. Ce serait dans mon lit que la fille de Daryll passerait le reste de la nuit. Ce serait peut-être même moi qui aurait l'honneur de la dépuceler si ce n'était déjà fait.

Daniele avait tenté de me faire passer du statut de poète à rétrograde. Et j'allais le faire passer de celui de progressiste à inculte.

-Si tu t'y connaissais vraiment, mon ami, tu saurais que dans les plus beaux romans du 19ème siècle, les gens allaient jusqu'à mourir d'amour. Un symbole, bien sûr...

Je regardai amoureusement Amanda pendue à mon bras comme une groupie.

-Mais n'est-ce pas ce que l'on a l'impression de ressentir, cette impression de mourir, quand l'on aime désespérément quelqu'un?

C'était aussi les romans les plus chiants de l'histoire de la littérature, de mon point de vue. J'en avais rajouté une couche en mettant l'accent sur ses habitudes maniérées d'Italien. Ce à quoi il avait répondu par une question.

-Encore faudrait-il que ce soit des talents, mon ami.

La compétition s'accélérait et même si je savais pertinemment que c'était la partie la plus dangereuse, je fonçais. Je fonçais parce que je me croyais gagnant d'avance.

Mais Daniele avait bien joué son coup. Et il m'avait mené à l'erreur.

Je m'étais tué tout seul et je l'avais vu dans le regard de Dany avant de m'en rendre compte moi-même. Je m'étais emballé et m'étais comme trébuché dans les lacets de mes baskets, s'il fallait employer une image pour décrire que je m'étais magnifiquement planté.

Mon regard se fit alors à nouveau froncé, mauvais et ma mâchoire s'était serrée brusquement. Daniele affirma qu'il avait gagné, dans sa langue maternelle probablement incomprise par les deux jeunes femmes. Mais elles n'existaient plus, désormais. Il n'y avait plus que Daniele, moi et ma défaite.

Mais je savais reconnaître quand j'avais perdu.

Et quand Amanda demanda à Daniele s'il voulait danser avec elle, ce n'était même plus la peine de me fatiguer à me battre. Ce serait lui qui aurait la grande joie de rendre Daryll Rogers fou de rage, car bien plus que la fille en elle-même, c'était bel et bien la colère de Rogers le véritable prix de ce concours.

Malgré le venin que cracha Vicky, Daniele n'eut aucun scrupule à l'abandonner pour laisser Amanda passer de mon bras au sien. Et ce en ponctuant la chose d'un regard triomphal à mon adresse.

Prenant sur moi, je finis par rendre un grand sourire à Daniele. Sourire qui fut tout de même extrêmement mauvais. Puis, je laissai aller le vainqueur de ce soir profiter de son prix sur la piste de danse. Je me retrouvais donc « seul » au milieu de la foule des invités, face à Vicky Hunter dont la frustration ne devait pas être loin d'égaler la mienne.

Je vidai finalement mon verre avant de m'adresser à la jeune femme qui grommelait en regardant fixement dans le vide.

-Allons nous venger dans ma chambre, ma belle.

Et c'est comme ça que, à défaut d'Amanda Rogers, de passai une nuit plus que torride avec Victoria Hunter.

@ Billy Lighter


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Just A Party Like The Others (1967) [PV Jim][TERMINE]

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