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 Houston, We Have A Problem... [PV Dany]

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Jimmy Reed



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MessageSujet: Houston, We Have A Problem... [PV Dany]   Mer 8 Fév - 18:46



Houston, We Have A Problem...
ft. Daniele Ricci


Le calme. J'adorais ça. Pas un seul bruit dans la villa, pas de coups de téléphone parce que je l'avais débranché, tout le personnel parti puisque j'avais déjà soupé et n'avait donc plus qu'à passer ma soirée tranquillement.

Au programme ? Un bon bain d'abord, puis un énorme cigare cubain et un bon livre que je lirai peut-être jusqu'au bout de la nuit... Quoi que... Il me tardait déjà de me glisser dans les couvertures et dormir, tout simplement. Et ouais, ça m'arrivait de temps à autre. Passer son temps à faire la fête et lustrer son image, c'est plus fatigant que ça en a l'air. Et puis dormir était l'un des plaisir de la vie que je ne me refusais pas.

Soit, une fois lavé, les cheveux encore légèrement humides et un peignoir hors de prix sur les épaules pour seul vêtement, je m'étais dirigé vers la bibliothèque. Je m'étais servi un bon verre de whisky et avait préparé un cigare avant de me diriger, le verre dans une main et le cigare calé entre les dents, vers les étagères où étaient soigneusement classés les livres.

Je parcourus un long moment les titres des yeux. Il y avait de tout, du Seigneur des Anneaux à 1984 en  passant par des classiques tels que La guerre des mondes... Mais c'est sur une littérature plus populaire que je jetai mon dévolu : Shining, l'enfant lumière allait être mon passe-temps pour la soirée.

Je pris le bouquin dans l'étagère et, dans le mouvement, des documents tombèrent. Une enveloppe ouverte qui vomit son contenu sur le parquet chaud sous mes pieds. Des photos.

-Merde...

Il allait falloir que je me baisse. Bien joué, Jim ! D'autant que j'avais congédié Frances depuis au moins deux heures. Comment j'allais faire, hein, avec une main prise par ma boisson, et l'autre par mon livre ? Grommelant, je finis par déposer le livre sur l'étagère à nouveau et me pencher pour ramasser l'enveloppe et son contenu.

Et évidemment, je ne pus m'empêcher de jeter un œil aux photos. Je savais très bien d'où elles venaient. C'était moi qui les avait planquées là... Il n'y en avait pas beaucoup... Et elles m'étaient parvenues chacune dans des enveloppes séparées et à différents moments et je n'en avais gardé qu'une où j'avais glissé toutes les photos que je recevais au compte goutte. Une enveloppe blanche, toute simple, sur laquelle une écriture féminine furieuse (pléonasme?) indiquait : « N'ouvrir que si vous êtes Jimmy « Bastardo-Gringo » Reed ». Frances avait toujours cru à une conquête d'un soir très collante... Moi, je savais de quoi il en retournait.

Je ricanai en lisant pour la première fois depuis bien longtemps cette écriture et ce surnom. Sacrée Maritza... On avait passé quoi ? Une nuit ensemble ? Et maintenant, je me retrouvais condamné à payer une pension alimentaire secrète afin qu'elle ferme sa grande et pulpeuse, délicieuse, bouche de latina furax.

Et elle respectait le deal... Mais n'avait pu s'empêcher de m'envoyer quelques photos du spermatozoïde que j'avais malencontreusement égaré en elle... D'ailleurs, en parlant de trucs que j'avais égaré, elle m'avait même pas renvoyé ma veste en jeans par la poste. Ça aurait pourtant été la moindre des choses...

Je sortis les photos de l'enveloppe après avoir posé mon verre à côté de mon livre, toujours debout devant la bibliothèque...

Photo numéro un (1966) : Spermina vient de pointer son nez hors du ventre de sa mère. Mouais. Un bébé tout fripé affublé d'un bonnet de laine rose. Dégueulasse plus que mignon tout ça... Au dos de la photo, pas de nom, juste la date. J'imagine que c'est la date de naissance. J'ai pas eu une lettre avec l'explicatif, juste la photo et la date au dos. Si la gosse n'avait pas eu un bonnet rose, j'aurais même pas pu deviner que c'était une fille.

Photo numéro deux (1969) : Spermina a trois ans et là, elle ressemble déjà beaucoup plus à quelque chose. Et je me dis que la génétique fait bien les choses. Le petit monstre est blond aux yeux bleus. Dommage que ce soit une fille née hors mariage...

Photo numéro trois (1976) : Spermina a 10 ans... Et c'est un putain de miroir.

Du bout de mon index, j'effleurai, un peu rêveur, les cheveux d'or de la petite fille sur la photo. Elle fronce légèrement les sourcils, comme si elle était contrariée... Je me voyais en elle. J'avais créé ça et sa mère n'avait pas droit de citer dans l'apparence de la gamine. Je suis définitivement le meilleur. Même les lois de la génétique ne peuvent rien contre moi.

Mais mon affection pour Spermina s'arrête là.

Je remis les photos en place, précautionneusement. Je ne savais pas pourquoi je les gardais... Peut-être pour me rassurer quand il sera temps de procréer officiellement, pour me dire que mon gosse ne pourra être qu'à mon image ? J'en savais rien.

Et vaut mieux que je m'en foute.

Mais je n'avais plus vraiment envie de lire maintenant. Fallait que je me change les idées, que je chasse loin de moi l'angoisse de voir un jour Spermina débarquer et réclamer des années d'amour et d'affection que je serais incapable de lui donner.

Fallait que j'aille boire le whisky de Daniele, chez Daniele.

Je m'habillai donc, mais décontracté, avant de prendre la voiture direction Beverly Hills.

Arrivé là, ce fut Erik qui vint m'ouvrir. Je le saluai avec un grand sourire, les mains dans les poches, et entrai comme si j'étais chez moi, avant même qu'il m'ait invité à le faire. Et je traçai mon chemin jusqu'au salon de mon ami.

-Dany!

Je pris mon ami dans mes bras et l'embrassai sur la joue. Une drôle de façon de faire que j'avais acquise malgré moi avec les latinos de l'Eastside...

-Comment vas-tu, mon ami ?

Je me dirigeai vers le bar et me servis un whisky. J'en bus une gorgée avant de reprendre.

-Oh... Dis-moi, Maria est là ? Elle peut aller faire un tour, si elle ne veut pas me voir. On en a que pour la soirée, de toute façon...

Je rigolai. C'était de l'humour... Bien sûr...

@ Billy Lighter











Jimmy
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Daniele Ricci



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MessageSujet: Re: Houston, We Have A Problem... [PV Dany]   Jeu 9 Fév - 16:50



   
Houston, We Have A Problem
   ft. Jimmy Reed


   
Les jours passaient – et ils passaient trop vite. Ces derniers jours, j’étais plus occupé à préparer ma prochaine fête d’anniversaire plutôt que de travailler tout court – pourtant cette fête ne m’enchantait guère. Sans compter que je profitais un maximum de Maria – surtout depuis notre retour du Texas.

-Vous voulez quoi comme gâteau pour votre anniversaire, Monsieur ?, demanda Erik alors que j’étais occupé à lire un magazine people italien – je les faisais arriver par la poste tout droit d’Italie.

Le gâteau – je m’en foutais du gâteau… D’habitude, j’avais hâte de ce genre de fête. J’étais pressé de me célébrer moi-même – sauf que cette fois j’allais passer un palier et que c’était ça qui ne m’allait pas. Du coup, le gâteau – quel qu’il soit – n’aura aucune saveur.

-Parait que mon père a eu une aventure avec Stefania Sandrelli
, dis-je contrarié en montrant à Erik le magazine que j’étais en train de lire.

Il n’y avait que moi qui pouvait voir le rapport avec la question d’Erik – car vu la tête de ce dernier, il n’avait pas compris le rapport.

-Votre père est dans ce genre de magazine toutes les semaines, Monsieur… Ce n’est pas étonnant. Pourquoi tant de contrariété ?, demanda-t-il concerné.

Le problème était simple.

-Stefania Sandrelli a 4 ans de moins que moi, dis-je en faisant la moue. Tu sais Erik… Je crois que je vais annuler mon anniversaire et profiter d’une soirée en tête à tête avec Maria, rajoutais-je en lançant le magazine sur la table devant moi.

Une petite soirée tranquille… Qu’est-ce que tu racontes, Ricci ? Deviendrais-tu vieux ?

-Ça ne plaira pas à vos invités si vous annuler maintenant,
déclara mon majordome pour me ramener à la raison.

Il avait raison, Erik – ce n’était pas une bonne idée. On avait été coupé par la sonnette de la villa – j’espère que c’est Maria ! Erik était déjà parti ouvrir – aussi rapide que l’éclaire ce majordome. J’avais tendu l’oreille – sans bougé de mon divan – pour essayer de deviner qui était à la porte. Personne n’avait parlé – donc impossible de savoir qui c’est. Je m’étais levé de mon divan au moment même où Jim était entré dans la pièce – oh c’est pas Maria…

Il m’avait salué.

-Amico mio !, dis-je avec un grand sourire et en le prenant dans mes bras.

Il m’avait embrassé sur la joue – ce qui ne m’avait pas vraiment dérange parce que ça faisait partie de mes coutumes. Je me plaisais à croire que c’était mon influence qui donnait à Jim certaines coutumes méditerranéenne.

-Je vais bien ! Et toi, amico mio ?,
dis-je toujours très souriant.

Le bar était à notre merci – enfin, surtout ce qu’il contenait. Passer ma soirée avec Jim me changera les idées.

Enfin quoi que… Quand il avait commencé à parler de Maria, je n’étais plus si sûr de me détendre – pourquoi fallait-il qu’ils se détestent. Je m’étais servi un whisky à la suite de Jim – ça passera mieux.

-Non Maria n’est pas là, dis-je en faisant la moue d’avance. Elle bosse, je pense…

Maria bossait souvent – après les vacances qu’elle avait prise c’était normal. J’avais dit à cette dernière que j’allais parler à Jim – pour faire tout mon possible pour qu’amico mio lâche la grappe à Maria.

-Au fait, Jim… Quand je dis « garde-ça pour toi », ça ne veut pas dire « vas le dire à Jessica Hill » !, dis-je en lui offrant un sourire un peu mauvais. Tu aurais sincèrement pu éviter de le dire à qui que ce soit…

C’était une façon d’embrayer sur le problème entre Jim et Maria. Je sens que la conversation n’allait pas être drôle – et que ça allait vite devenir une joute verbale – et je n’avais pas vraiment envie de le faire. Sauf que je n’avais pas vraiment le choix – c’est Jim qui avait commencé.

-Tu sais… Concernant Maria… Je voulais te dire que…, commençais-je à dire mais la sonnette avait retentie à nouveau. C’est quoi ça ?

Si c’était Maria, là ce n’était pas cool – je ne voulais pas les deux dans la même pièce. Il valait mieux que ce soit moi qui y aille – pour prévenir à l’avance Maria de la présence de Jim… Puis ça me permettra de choisir comment dire clairement à Jim d’arrêter de foutre des bâtons dans les roues de mon couple. Putain, tu parles d’une soirée tranquille.

-Erik ! Bouges pas j’y vais !, criais-je à mon majordome. J’en ai pour deux secondes amico mio, dis-je en souriant à mon ami avant de descendre tout mon whisky d’un coup.

Je m’étais dirigé vers la porte d’entrée et je l’avais ouverte – sauf qu’il n’y avait personne derrière. Ben… C’était quoi ce bordel ? J’allais refermer la porte quand j’avais entendu des petits gazouillements à mes pieds. Ça… C’est… Mauvais… Signe…

Ne baisse pas les yeux, Ricci…

Comme un ado qui ne peut s’empêcher de regarder un film d’horreur, j’avais baissé les yeux… Mon cœur avait raté un battement – non deux… voir même trois… Ce qui gazouillait n’était pas un petit oiseau – hélas… - mais un petit bébé bien calé dans son petit panier et emmitouflé dans une couverture.

-Mio Dio…, lâchais-je dans un souffle alors que j’avais sacrément pâli.

Un morpion… Un morpion… Tout blond… Tout blond !

-Euh… Amico mio ? Je crois que quelqu’un sait que tu es ici… Viens un peu voir ça…, dis-je vraiment pas sûr de moi – mais assez fort pour que Jim m’entende du salon.

Quelqu’un avait dû voir rentrer Jim – et il avait posé le bébé qui lui était destiné là. Sur la couverture de ce petit truc reposait une enveloppe – que je n’avais aucunement envie de touche tout comme le reste. Il ne pleurait pas – il se contentait de frotter ses yeux. Ce n’est que quand il les avait ouvert que mon cœur avait frôlé l’arrêt total. Ses yeux… Bruns… Ils étaient bruns…

J’entendais déjà Erik dire : « je vous l’avais bien dit que ça arriverait un jour… »

Putain…

   
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Jimmy Reed



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MessageSujet: Re: Houston, We Have A Problem... [PV Dany]   Lun 13 Fév - 14:07



Houston, We Have A Problem...
ft. Daniele Ricci


A peine arrivé dans le salon, j'avais investi le bar de mon ami. J'étais venu pour ça, après tout. Rien de tel que de bons alcools forts pour se changer les idées. Et après avoir retrouvé par mégarde les photos de Spermina, c'était tout à fait ce dont j'avais besoin. Et si cette visite me permettait encore une fois de montrer à Maria où était la place de chacun, ça ferait d'une pierre deux coups.

Nous nous étions donné l'accolade, l'Italien et moi, avant d'aller nous servir sans nous concerter l'un l'autre. Nous jouions à ce jeu depuis bien trop longtemps pour que les mots soient encore nécessaires. Mais une seule donnée avait changé dans cette équation bien rodée : Watson. Il y avait encore peu de temps d'ici, elle aurait été en train de courir autour de nous, l'agenda à la main, à nous interrompre à tout bout de champ, même à cette heure tardive, pour savoir si tel ou tel jour convenait à Dany pour tel ou tel rendez-vous tandis que j'en aurais profité pour lécher du regard ses courbes généreuses. Bref, elle était encore à sa place.

Mais ce soir, elle n'était pas là. Elle travaillait, disait Dany. Et j'eus un sourire mauvais.

-Ça à l'air de te désoler, mon pauvre ami. Moi aussi, je préférais quand elle travaillait ici.

Daniele ne pouvait s'en vouloir qu'à lui-même. C'était lui qui avait donné à la jeune blonde la clé pour devenir manager et se défaire de son boulot de secrétaire. Moi, j'avais tout fait pour qu'elle y reste. Tout ça parce que Mademoiselle était trop bien pour être la secrétaire qui se faisait son patron. Autant en profiter pour non seulement s'envoyer en l'air et en plus profiter de l'argent et de la renommée d'un manager déjà bien en place pour se faire un nom, pas vrai ?...

Je pris une gorgée de whisky et laissai la parole à mon ami qui imita mon sourire mauvais en me faisant une remontrance concernant Jessica Hill et le fait qu'il m'avait dit de garder ça pour moi... J'avalai le liquide ambré que j'avais en bouche.

-Dany... Je l'aurais fait s'il s'était agi d'un choix à toi... Mais les relations cachées, ce n'est pas le genre de The Best. Pourquoi elle veut garder ça secret ? Parce que j'ai raison mais qu'elle ne veut pas que son statut d'arriviste pistonnée se voit de trop ? Tu sais très bien qu'elle aura ce statut de toute façon, mon ami, alors pourquoi la laisser se bercer d'illusions?

Je parlais très calmement, sur un ton qui signifiait que je tentais de ramener mon ami à la raison. D'autant que, question statut, si je voulais qu'elle ait celui-ci, elle l'aurait. Maintenant que Jessica Hill était au courant, la nouvelle devait se répandre comme une traînée de poudre. Je comptais sur la jalousie de Hill pour ça. En ce moment même elle devait certainement être en train de parler de Watson à quelques amies, et certainement pas en bien. Et de là, la réputation de Watson allait devenir pandémique.

Et là, Daniele tenta une approche, sur un ton tellement peu sûr de lui, tellement loin de ce qu'il était, qu'inconsciemment, je lui offris le regard si particulier, fixe, froid, que j'avais lorsque je m'apprêtais à écraser quelqu'un.

Mais heureusement pour Daniele, pour moi, pour notre amitié, la sonnette retentit. Peut-être la principale concernée, auquel cas, c'était elle que j'allais écraser. En tout cas, Dany s'empressa d'en profiter pour se dérober à mon regard et filer vers la porte d'entrée pour ouvrir à quelqu'un peut-être pour la première fois de sa vie.

Je le regardai disparaître de ma vue en fronçant les sourcils et en portant mon verre à mes lèvres, cogitant déjà sur la façon dont j'allais faire un vrai carnage avec style.

Je tendis l'oreille mais n'entendis pas la voix de la jolie Maria que je connaissais si bien... Maria qui avait frissonné sous mes doigts et mes lèvres pendant notre slow... Dégoût ou désir malgré elle ? Ma mère avait tendance à penser que l'amour et la haine sont des sentiments extrêmement proches, dans un sens. Théorie bizarre au premier abord... Mais la haine comme l'amour nous fait nous sentir vivant, fait palpiter plus fort notre cœur, fait frissonner... Et la personne haïe est toujours omniprésente à l'esprit, comme la personne aimée... Donc, ouais, Maman a peut-être raison... Bien que je remplacerais « amour » par « attirance »... Ça me semble plus correct.

Pas de voix, donc, mais un juron murmuré, presque chantonné qui mit fin à mes réflexions sur Watson. Quelque chose en moi n'aima pas le son de la voix étouffée de mon ami que la distance rendait encore plus basse, et se retourna quand Dany m'appela. Je vidai alors mon verre d'un coup, à l'instar de Daniele un peu plus tôt.

Les mains dans les poches, je me dirigeai vers l'entrée et regardai par dessus l'épaule de mon ami. Dehors, il faisait déjà noir mais quelque chose gazouillait encore. Quelque chose qui n'avait rien d'un oiseau. Je baissai les yeux, suivant le regard de l'Italien, pour tomber nez à nez avec une créature du mal tendant ses horribles petits doigts potelés vers nous. Un bébé d'une blondeur qui me coupa le souffle.

-Oh... Non...

Une fois, pas deux ! Je faisais plus ou moins gaffe, en plus, depuis que j'avais appris pour Spermina ! Mais plus ou moins ne suffisait pas, apparemment...

J'avais arrêté de respirer, calculant déjà à quand remontait ma petite aventure avec la guitariste de The Burning Fire... Non... Pas possible. C'était trop récent...

Je ne m'autorisai à respirer que lorsque le morpion ouvrit les yeux. Des yeux bruns et une expression qui, malgré ses cheveux clairs, ne tromperait personne. Sauvé.

Mais pas Daniele.

Je tapai amicalement et avec une véritable compassion sur l'épaule de mon ami. Heureusement, Maritza n'avait pas été jusqu'à me faire ce genre de coup, se contentant d'une lettre pour m'annoncer qu'elle était enceinte et acceptant ensuite l'argent pour le dérangement...

Mais la mère de cette créature-là était une vraie sadique...

Je m'adressai à Daniele.

-Prends ça à l'intérieur avant que quelqu'un ne le voit.

Puis, m'adressant à l'intérieur de la maison.

-Erik ! Soyez gentil voulez-vous, préparez-moi une chambre, je pense que je vais rester ici cette nuit. Merci d'avance!

Puis, murmurant à Daniele.

-Allez, la voie est libre.

Parce que si Erik voyait ça, je le connaissais assez pour savoir que Daniele était cuit. Alors que si le majordome ne le voyait pas, y avait encore moyen de s'en débarrasser ni vu ni connu.

Laissant à Daniele le soin de prendre la créature pour l'amener à l'intérieur, je revins au salon et mis un disque, histoire de camoufler et notre conversation à venir et les gazouillis du gnome aux oreilles du majordome.



Quand Daniele apparut dans le salon, le panier dans les bras, je nous resservis un whisky à chacun.

-Pose ça là.

J'avais désigné le divan avant de poser le verre destiné à Daniele sur la table basse afin qu'il puisse le prendre.

J'eus un sourire mauvais, maintenant que j'étais rassuré sur la provenance de ce spermatozoïde-là.

-Moi qui croyais que le clonage était pure science fiction...

Je savais très bien que non, j'en avais été l'inventeur quand j'avais égaré Spermina dans un utérus fertile...

@ Billy Lighter











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MessageSujet: Re: Houston, We Have A Problem... [PV Dany]   Lun 13 Fév - 20:05



 
Houston, We Have A Problem
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Nous n’avions pas attendu – et c’est bien dommage – avant de parler de Maria. Tout de suite, Jim avait demandé si elle était là. Je devais déplorer son absence – et déplorer qu’on ne parle de ça d’entrée. Devant ma déception perceptible par rapport à cette absence, Jim s’était permis un petit commentaire.

-Bien sûr que ça me désole, dis-je en haussant les épaules. Mais elle adore son job et c’est tout ce qui compte…

Enfin, ça me désolait moins de savoir qu’elle n’était pas ici alors que Jim était là aussi – je n’avais pas envie d’être pris au beau milieu d’un ouragan.

Je ne pourrais pas passer à côté de tout ce que je devais dire à Jim concernant Maria – je l’avais promis à la principale concernée. La conversation me déplaisait d’avance – pour ne pas dire que ça allait gâcher ma soirée. Heureusement, j’aurais mon fidèle whisky pour m’accompagner dans cette douloureuse quête – brave whisky.

La porte Jessica Hill était celle que j’avais trouvée pour accabler Jim – pour un ami, il n’avait pas été très sympa de révéler ce que je ne voulais pas révéler. Maintenant que l’actrice avait l’information, on ne pouvait plus rien faire pour que celle-ci ne se répande – et tout ça à cause de Jim. Seulement, amico mio n’était pas un imbécile – parfois, je voudrais qu’il le soit, l’espace de quelques minutes, comme lors de cette belle soirée de 1967 quand j’avais obtenu Amanda Rogers pour une nuit. Il avait dit que garder cette relation cachée n’était pas mon envie mais celle de Maria. Il s’était même permis de la traiter d’arriviste pistonnée – c’était dur, ça, amico mio.

-Parce que je respecte son choix. Après l’incendie, je ne pouvais pas lui refuser quelques instants de tranquillité loin des paparazzis…, dis-je en perçant Jim de mon regard. Et ceux qui penseront qu’elle est une arriviste pistonnée ne sont que des ignares, amico mio, dis-je en le visant personnellement sans aucun scrupule.

Il fallait que je parle plus avant de Maria – enfin, surtout de Maria et Jim. Je ne voulais pas commencer à défendre l’un ou l’autre à chaque fois que je suis en face d’eux – ça allait devenir fatiguant à la longue. Mettre les points sur les « i » c’est ça que je devais faire au plus vite.

J’avais commencé à parler de ça – pas sûr de moi et cherchant un peu mes mots. Je ne me reconnaissais pas moi-même – c’est vous dire... Le regard froid et fixe que j’avais vu chez Jim m’avait fait me figer. Ce regard je l’avais vu de nombreuses fois – des milliards de fois -, et jamais il ne m’avait été un jour destiné. C’était celui qui était réservé à ceux que Jim allait faire passer sur le gril – et ça ne ratait jamais. Est-ce que je paraissais si peu sûr de moi ? Est-ce à cause de la quarantaine ? C’était en tout cas un vrai coup de poignard lancé à mon ego – le pauvre…

La sonnette de la porte d’entrée avait été une bouffée d’oxygène – elle arrivait à pic ! Je m’étais arrêté dans mes phrases – qui allaient me conduire à ma perte – pour prévenir Erik que j’allais aller ouvrir. C’était la première fois dans toute ma vie que j’avais autant eu envie d’ouvrir une porte d’entrée – c’est pas peu dire.

Je n’avais pas trop attendu avant de disparaitre du salon – il allait falloir que je me reprenne pour ne pas me faire bouffer par Jim et arriver à mes fins quand même. Mon cerveau bouillait… Jusqu’à ce que j’ouvre la porte…

Jim… Maria… Leurs disputes incessantes… Leur haine réciproque… La conversation que j’allais avoir… Jessica Hill… Toutes ces pensées s’étaient envolées brutalement à la vue de l’horrible petit blondinet gazouillant qui gesticulait dans son panier sur le pas de ma porte. Mon cœur s’était arrêté – littéralement ! – avant de battre à nouveau en même temps que j’avais appelé Jim – à l’aide ? – pour lui dire que quelqu’un savait qu’il était là.

Je voulais croire – oui, je le voulais ! – que ce monstre, cette vile créature de l’Enfer était du fait de mon ami. Ce dernier m’avait rejoint et s’était figé, lui aussi, devant cette vision d’horreur. Je ne sais pas ce que la scène donnait de l’extérieur – mais nos pires ennemis se seraient amusés de nous voir.

L’horrible petite chose gazouillante avait ouvert les yeux devant nous. Deux petites billes brunes éclatantes qui m’avaient fait violemment ravaler ma salive. Mon cœur – surmené – tentait de continuer difficilement à me tenir en vie devant une telle désastreuse nouvelle. Ses ratés m’avaient fait porter ma main à ma poitrine alors que le petit truc souriait dans son couffin de fortune d’une façon trop familière à mon goût.

Mama mia… Qu’est-ce que j’allais faire ?

Les tapes amicales et la compassion non jouée de mon ami n’avait pas réussi à me rassurer. Au contraire, elles voulaient signifier qu’il n’y avait pas de doute sur le géniteur du môme – il ne croyait plus que c’était le sien comme il aurait pu le croire au départ. T’es sûr amico mio ? Il est blond pourtant… Rassures-moi vraiment et dit que c’est à toi !

Je n’avais rien dit – plus rien ne sortais de ma bouche. Je m’étais contenté de suivre les injonctions de Jim. Je l’avais regardé avec beaucoup de détresse dans les yeux – comme je n’en avais jamais eu de ma vie. Le rentrer ? Était-ce vraiment une bonne idée ? Je ne sais pas. Tout ce que je pouvais constater c’était que Jim ne perdait pas son sang-froid – la preuve étant qu’il avait trouvé le moyen d’éloigner Erik de ce qui se tramait devant nous. Erik n’aurait pas attendu une seule seconde avant de me dire : « je vous l’avais bien dit » - et il aurait adopté le bébé sans attendre mon propre avis. Or, je n’avais pas envie de cette vile créature dans ma maison !

-Bien joué…, dis-je d’une voix tremblante – mon cœur battant la chamade – à l’encontre de Jim.

La voie était libre – d’après Jim qui s’était dirigé vers le salon. J’avais regardé le panier avec le monstre qui gazouillait toujours – putain, la situation est grave, bastardo, ne gazouille pas !! J’avais hésité avant de prendre le panier sous le bras. J’avais suivi la musique jusqu’au salon. J’écoutais toujours les injonctions de Jim – ouais, j’étais vraiment choqué, putain !!!! J’avais – donc – posé le panier qui contenait la créature de l’Enfer sur le divan. J’avais pris la lettre – puis, le whisky que j’avais bu d’une traite.

Le sourire était revenu sur le visage de Jim – putain, mais c’est pas drôle !!! Mal venue la phrase sur le clonage. J’avais regardé le sale môme qui regardait ses propres doigts - c’est con un bébé…

-Clonage ???
, dis-je en sortant de mon quasi mutisme. Il est blond ! Il ne me ressemble pas le moins du monde ! Si ça tombe, il n’est pas à moi !, dis-je avec toujours cet infime espoir que ça ne soit pas mon œuvre.

La photo qui trônait sur un meuble à quelques mètres de nous témoignait du total contraire de ce que j’avançais. Une photo de moi à 4 ans que je n’avais pu m’empêcher – là, tout de suite – de regarder avec une infinie détresse dans le regard.

-Oh… Putain… Pourquoi moi ?, dis-je en reposant mon regard sur Jim. Qu’ai-je fait pour mériter une punition pareille ?

Le nombre de mes pêchés était énorme – je crois que Dieu a voulu bien me les faire payer…

De mes doigts tremblant, j’avais ouvert la lettre. J’en avais eu le courage juste parce que j’avais envie que cette lettre me dise que tout ça était une méprise – et que le môme ne m’était pas destiné. Ou bien – au moins – un nom pour renvoyer le colis à sa dégénérée  de mère.

Citation :
Daniele,

Voici ton fils. Je n’ai pas eu d’autre choix que de l’abandonner ici devant la porte de ta villa d’où tu m’as jeté il y a plus d’un an.

Chaque fois que je l’entendais pleurer, je me rappelais le matin où tu m’as renvoyée de chez toi sans cérémonie. Chaque fois que je le voyais sourire, je voyais tout ce que je serais dans l’incapacité de lui offrir à tous les niveaux. Chaque fois que je croisais son regard, je te voyais… Pendant neuf mois j’ai espéré qu’il me ressemble… Que j’allais pouvoir l’aimer... Mais dès qu’il est né c’est toi que j’ai vu. Et je me voyais donc incapable de lui donner l’amour qu’il mérite tellement ma haine pour toi est sans borne… Pourtant j’ai essayé de l’aimer. J’ai essayé de toutes mes forces.

Tu ne te rappelle surement pas de moi. Et tu sais quoi ? C’est tant mieux ! Il est né le 9 février 1982. Je n’ai jamais eu la force de le déclarer…

Sache seulement que ce fardeau est maintenant le tien !

X

Putain…

Ma lecture terminée, j’étais encore plus blanc. Aucun nom… Rien… Je m’étais approché de Jim.

-Elle est dur…
, dis-je complètement décontenancé – et en donnant la lettre à Jim pour qu’il puisse la lire…

J’avais continué ma marche jusqu’au bar où j’avais pris une bouteille entière de whisky – j’en avais plus que besoin. J’avais laissé Jim lire du début à la fin – et je m’étais tourné vers lui.

-Qu’est-ce qu’on va faire ? Je ne peux pas garder ce truc ! Je ne veux pas garder ce truc !, dis-je presque affolé et après avoir bu plus d’un bon quart de la bouteille.

Putain… C’était la fin du monde…

 
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MessageSujet: Re: Houston, We Have A Problem... [PV Dany]   Mar 14 Fév - 18:58



Houston, We Have A Problem...
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Mais le monde était plein d'ignares et c'était ce que mon ami oubliait, aveuglé qu'il était par ses propres hormones. J'avais bien compris qu'il avait essayé de me toucher personnellement, soit, de me traiter, moi, d'ignare. Mais j'étais bien trop sûr de moi pour me formaliser de cette petite pique qui n'était que sensé faire diversion quant au véritable problème. Je n'étais pas un ignare et Daniele le savait et en ce moment même, ça devait d'ailleurs être ça qui l'emmerdait le plus. Parce qu'il savait, lui, très bien que j'avais raison. Mais il voulait protéger les douces illusions de son amante.

Bonne merde à lui.

Il m'avait suffit d'un regard, même pas conscient, pour que Dany s'immobilise en plein milieu de sa phrase une micro seconde avant que la sonnette de la villa ne retentisse. Sauvé par le gong. Ce type avait une chance de cocu... Et d'y penser me fit sourire... Parce que quelque part, c'était peut-être vrai. Et si ça ne l'était pas, ça risquait bien de lui arriver un jour.

Mais le visiteur de ce soir avait tout balayé d'un seul coup.

Maria semblait être une poussière d'étoile au milieu du cosmos entier, comme problème, comparer à l'astéroïde qui venait de s'abattre sur la célèbre villa Ricci.

Fallait qu'on cache ça, et vite, le temps de trouver une solution. J'avais envoyé Erik s'occuper d'une chambre à l'étage et avait enjoins Daniele de ramener la créature de l'Enfer à l'intérieur, ce qu'il avait fait, lentement, mais sûrement. Entre temps, j'avais eu le temps de mettre de la musique et de nous resservir à boire. On allait en avoir besoin.

Daniele me regardait, complètement blême au point que je m'attendais à le voir s'écrouler d'une seconde à l'autre. Jamais je n'avais vu autant de détresse dans les yeux de mon ami. Heureusement que j'étais là pour l'aider. Et j'étais un pro pour faire disparaître les problèmes... Toute sorte de problèmes...

Le môme dans son panier posé sur le divan, je posai sur lui un regard méprisant, la tête légèrement relevée. Puis, un sourire mauvais aux lèvres, j'avais fait une petite réflexion sur le clonage, ma propre invention, mais que je n'avais jamais ô grand jamais fait breveter.

Daniele avait essayé de se défendre, mais mon sourire n'avait fait que s'agrandir lorsqu'il s'était trahi lui-même d'un regard jeté à une photo de lui enfant, petit blond aux yeux bruns. Pas de doute.

J'avais secoué la tête, dépité pour lui. Mais amusé quand même un peu.

Daniele se demandait pourquoi lui... J'avais haussé les épaules et écarté les bras en signe d'impuissance. Ouais, je m'étais posé cette question-là aussi, un jour... Pendant au moins une seconde. Puis j'avais agi... Et j'avais fait disparaître le problème... Je devrais même penser à faire de cette capacité un véritable business... Sûr que ça rapporterait. Tout le monde veut cacher des trucs... Maria voulait même cacher sa relation avec Daniele, c'était dire...

Je m'étais approché tout près de Dany quand il avait ouvert la lettre qui accompagnait l'immonde colis gazouillant qui dégageait une drôle d'odeur inquiétante... Je lus en même temps que lui, par dessus son épaule et plus j'avançais dans la lecture, mon whisky à la main, plus je pinçais mes lèvres... Mmm... Pas d'indice sur la mère du gosse. Juste une date. Impossible à calculer, c'était même pas la peine de poser la question... Pas au rythme où Dany et moi, on enchaînait les conquêtes, pas au rythme de plusieurs par jour...

-5 mois... Cette... chose... a 5 mois...

Ça nous faisait une belle jambe...  X voulait quoi ? Qu'on puisse fêter son anniversaire ? Rien à foutre...

Daniele disait que la génitrice de la chose était dure...

-Elle est inconsciente, oui!

Daniele s'était remis en mouvement et je l'avais regardé se diriger vers le bar pour troquer son verre pour une bouteille entière. Pendant ce temps-là, je pris calmement une clope dans ma poche de poitrine que j'allumais. Pendant que lui paniquait, j'en étais déjà à chercher des solutions. Je soufflai ma première bouffée de nicotine en direction de la créature de l'Enfer qui protesta.

Ah, merde, mauvaise idée. Faut pas qu'il chiale... Je mis mon index en travers de mes lèvres à son intention.

-Fermes-là, veux-tu?

Puis, à Daniele.

-Bien sûr que tu ne peux pas garder ce truc.

Alors quoi ? On pouvait toujours l'abandonner le long de l'autoroute, on pouvait aussi le mettre dans une boîte à chaussure et l'envoyer dans un pays quelconque... On pouvait aussi appeler ce type qui se faisait payer pour faire disparaître les corps un peu encombrant et qui traînait dans l'Eastside. En fait, j'avais toute une putain de liste de gars qui pourraient régler ce petit problème s'ils étaient payés assez pour...

Mais je ne choisis aucune de ces options. A la place, je pris mes clés de voiture dans ma poche et les  lançai en l'air pour les rattraper.

-Allons confesser nos péchés, mon vieux, ça nous soulagera d'un poids...

Sans attendre l'avis de Daniele, je me pointai dans le couloir et écoutai un peu si Erik était bien occupé. Je l'entendais voyager dans le couloir à l'étage.

Puis, me tournant vers Daniele et chuchotant.

-Embarque ça dans ma voiture. On en a pas pour longtemps. Aller-retour jusqu'à l'église la plus proche, Erik y verra que du feu.

Hors de question que je touche à ça !

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MessageSujet: Re: Houston, We Have A Problem... [PV Dany]   Mer 15 Fév - 20:09



Houston, We Have A Problem
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Ce n’était pas drôle, amico mio !!!! Me voir blême, désemparé, perdu, affligé, et tout autre mot dans le même style le faisait sourire – aucune compassion !!! Il a souri alors que je m’étais trahi moi-même en regardant une photo de moi jeune – qui démontrait par A+B que la créature de l’Enfer, qui gazouillait d’une manière de plus en plus énervante dans son panier, était bien de mon fait. Ce n’est que là qu’il avait paru un peu plus dépité – qui cachait derrière tout l’amusement que Jim se faisait de cette situation pourtant apocalyptique.

Les seules questions qui me traversèrent l’esprit – et elles étaient légitimes – c’était : « pourquoi moi ? » et « qu’avais-je donc fait pour mériter une punition d’une pareille ampleur ? ». A ça Jim ne savais rien y répondre – je me demande même si cet enfoiré de Dieu avait une bonne raison d’emmerder ainsi sa plus belle création.

J’avais eu le courage – oui, c’était du courage ! – d’ouvrir la lettre qu’avait laissée la génitrice de cette vile créature de l’Enfer – qui devait être tout aussi vile quand on y pense. Les mots écrits sur le papier étaient durs – pour ne pas dire violents. C’est tout fébrile que j’avais abandonné la lettre – qui ne contenait aucune adresse pour réexpédier cet infâme coli – pour entendre Jim constater – avec dégoût – que le petit morpion tout blond avait 5 mois. Ce qui ne me donnait absolument aucune indication sur la génitrice – le calcul me paraissait aussi fastidieux qu’impossible à faire. 9 février 1982 moins 9 mois ça faisait mai 1981 – dans ces environs là… Je faisais quoi en mai 81 ? Je n’en sais plus foutre rien, putain !!! Je ne sais même plus ce que j’ai mangé hier soir – et je ne blague même pas…

-Putain !, dis-je dépité avant de constater que la mère était dure.

Amico mio avait un tout autre terme – et c’était inconsciente. Oui, c’était le mot juste – folle aussi était un autre bon mot pour déterminé cette sal… Enfin vous voyez quoi.

Le whisky était mon plus grand réconfort en ce moment – et je crois que j’allais m’enfiler plus d’une bouteille ce soir. Jim s’était rabattu sur une cigarette – on encaissait la nouvelle avec ce qu’on pouvait. Mon liquide ambré favori n’était pourtant pas suffisant – pour le moment – à calmer mon angoisse face à la situation.

Jim fumait en direction du sale petit rejeton qui gazouillait toujours. Il l’enfumait sans que je ne sourcille – je m’en foutais du môme, je voulais une solution !! Je n’y avais prêté attention que quand le sale gamin avait protesté et que Jim l’avait intimé de la fermer.

-Oui surtout ne pleure pas, bastardo !
, dis-je en faisant des gestes avec mes mains – putain, il ne fallait pas qu’il pleure !

Je ne pouvais pas le garder – et Jim était du même avis. Je ne savais pas quoi faire… Fallait-il l’enterrer vivant dans le jardin ? Le filer à un orphelinat en douce ? Le foutre devant la porte du voisin ? Le jeter à la mer ? Toutes ces solutions étaient bonnes – mais c’est Jim qui s’était décidé à m’en dire une.

L’église – mais oui ! Rendons à Dieu ce qu’il a voulu me filer sans me demander mon avis !

Jim avait vérifié qu’Erik était toujours bien occupé – ce que j’espérais que c’était le cas. La voie étant libre – ouf ! – Jim m’avait incité à embarquer la vile créature de l’Enfer dans sa bagnole. J’avais regardé le panier qui contenait l’immonde créature. Je l’avais repris sous mon bras – alors qu’il avait commencé à pleurer.

-Stai zitto !!, dis-je en lui envoyant un regard très noir et en sortant de la maison le plus vite possible – pourvu qu’Erik n’ait rien entendu…

J’avais balancé le panier sur la banquette arrière de la voiture de Jim – sans aucune autre cérémonie. En deux temps trois mouvements on avait démarré – direction l’église la plus proche.

-Il y a une église à deux kilomètres par-là, dis-je à Jim en lui montrant le chemin par la fenêtre.

Le sale monstre pleurait toujours – et de plus en plus fort.

-Putain, ça pleurs ces trucs-là, dis-je très tendu. Où est le bouton off ??!

C’était désagréable – sa petite voix perçante me vrillait les oreilles – et je ne vous parle même pas de l’odeur immonde qui commençait à se dégager du petit corps de la vile créature.

-Putain et ça pue en plus, dis-je à nouveau désemparé. Roules plus vite, amico mio ! Il faut absolument s’en débarrasser au plus vite !

Il pleurait – et il pleurait, et il pleurait. Dans l’espoir de couvrir ces immondes pleurnicheries, j’avais allumé la radio de Jim que j’avais mis à fond.


The Army – mon ancien groupe, tiens… Allez ! Chante, Evan, chante et couvre moi les sales cris de ce monstre !

-Roules plus vite !, dis-je encore une fois à Jim.

Affolé le Ricci – oui, putain ! Le môme – par contre – s’était arrêté de pleurer subitement – ô miracle. Je m’étais retourné vers lui.

-Oh ça y est ! Il la ferme, amico mio, dis-je comme si un miracle s’était produit. J’ai jamais entendu un monstre pleurer autant de ma vie !

Je n’avais pas vraiment fréquenté de môme dans ma vie – je les évite comme la peste ces bêtes-là.

On était – enfin ! – arrivé à l’église. J’avais éteint la radio – coupant la chique à Evan – pour éviter d’attirer les regards par ici.

-Euh… Vas-y, amico mio… Ce truc pue trop pour moi… Et c’est ton idée après tout…, dis-je en regardant mon ami – avec la ferme intention de ne pas bouger.

Hors de question que je touche à nouveau ce truc puant !

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MessageSujet: Re: Houston, We Have A Problem... [PV Dany]   Sam 18 Fév - 13:43



Houston, We Have A Problem...
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Ouais... je devais l'avouer : je ne savais pas si cette situation m'amusait au plus haut point ou si ça me faisait flipper presque autant que mon meilleur ami. J'étais en proie à un mélange des deux qui faisait que même si je devais paraître extrêmement sadique aux yeux de l'Italien, je cogitais quand même pour arriver à le sortir de là. Parce que dans les tréfonds de mon être, je compatissais à son malheur. Parce que j'avais toutes les raisons de compatir. Même si lui-même n'était pas au courant.

Après tout, je payais assez pour que personne ne soit au courant.

On avait lu la lettre de la mère de la créature qui ne nous avait appris que la date d'anniversaire dudit monstre qu'elle disait n'avoir jamais réussi à aimer. Et bien... Moi qui croyais que tout le monde aimait Daniele Ricci, comme lui-même se plaisait à le dire, il semblerait que ce ne soit qu'une légende urbaine...

J'avais allumé une cigarette tout en réfléchissant pendant que mon ami paniquait. Rien ne servait de paniquer. Et c'était pour ça que j'étais et serais toujours meilleur que Ricci : je n'étais jamais aussi dangereux qu'au pied du mur. C'était le moment où mon cerveau se plaisait à ralentir la cadence pour devenir d'une froideur calculatrice à toute épreuve.

Au lieu de se poser et de penser de façon cohérente, Daniele préférait reprendre une bonne dose de whisky. Qu'est-ce qu'il ferait sans moi, hein ? Je souris à cette idée, surtout en repensant à Watson qui pensait que Daniele pouvait être totalement indépendant de moi. Niveau business, ouais, peut-être. Mais pour le reste, il était beaucoup trop isolé. Qui dans son entourage actuel aurait pu l'aider mieux que moi avec ce petit problème qu'il fallait faire disparaître ? Personne. Parce que les autres étaient beaucoup trop emprunts d'une morale dont je ne m'étais jamais encombré.

J'avais intimé au môme, qui protestait dans son panier parce que j'étais en train de lui filer le cancer, de la boucler le temps de trouver l'idée de génie qu'il fallait à mon ami. Et ce dernier de renchérir en trouvant un surnom adéquat à la vile créature de l'Enfer, bien que c'était plus classique et moins poétique que « Spermina ». Preuve que Daniele perdait les pédales : ses tics d'Italien revenaient. Il se remettait à parler avec les mains et à rouler les « r » alors que ça faisait des années qu'il avait appris à masquer ces caractéristiques.

La solution m'était alors venue naturellement. On allait renvoyer le colis à l'envoyeur, soit ce bon vieux Dieu. Il verrait ainsi qu'on ne nous la fait pas.

J'avais partagé mon idée avec mon ami qui avait eu vite compris où je voulais en venir. Il était d'accord, il était temps d'embarquer avant qu'Erik ne se rende compte de ce qui se tramait ici. J'étais allé directement à ma voiture, laissant le soin à l'Italien de ramener le panier dans la bagnole.

J'avais eu le temps de démarrer le moteur et de m'installer confortablement à la place du conducteur, clope au bec, quand mon ami avait balancé le paquet sur la banquette arrière et m'avait rejoint à l'avant. Alors, j'avais démarré en trombe. Pas de temps à perdre.

D'autant que le monstre chialait. Et il chialait fort au point que je fronçais les sourcils et serrait les dents tellement il me défonçait les oreilles. Sans compter l'odeur qui commençait à envahir la voiture à tel point que je moulinai pour ouvrir la fenêtre.

-Éteins-moi ce truc, Dany!

Mais Dany ne trouvait pas le bouton « off »... Alors à la place, il tourna le bouton de la radio sur « on ». Comme si nous étions dans un huis clos plutôt glauque, ce fut la voix d'Evan Kurtz que Daniele avait fait renaître de ses cendres quelques jours auparavant seulement qui ampli l'habitacle...

Et le monstre s'arrêta de pleurer. D'un coup d’œil dans mon rétroviseur central, je vis que la vile créature de l'Enfer était soudain très calme, comme concentrée sur la musique. Et Daniele de s'exclamer, soulagé... Je me tournai vers lui et le fusillai du regard tout en jetant mon mégot par la fenêtre.

-Shh... Shhh ! Dany. Ne couvre pas la musique.

Si Daniele avait repéré The Army dans les années 60, ce môme ne semblait pas non plus insensible à la voix de Sniper accompagné par les instruments de ses défunts amis. Une preuve de plus que le spermatozoïde à quatre membres dans le panier était bien un de ceux produits par Daniele.

Je roulais tellement vite qu'on fut devant l'église avant que la chanson n'ait eu le temps de finir. Je voulu arrêter Daniele dans son geste lorsqu'il tendit la main vers la radio, mais il alla trop vite et fit taire son ancien poulain.

A peine la musique éteinte que le monstre manifesta son mécontentement. Il ne pleurait cependant pas, mais je sentais qu'il n'allait pas tarder à recommencer.

Je coupai le moteur et éteignis mes phares, histoire de ne pas être trop visible bien que ça ne changeait pas grand chose étant donné qu'ici, à L.A., il y avait de l'éclairage public partout. En plus, on était toujours à Beverly Hills et ma bagnole ainsi que ma plaque d'immatriculation était plus que connues, même si je n'avais celle-ci que depuis que feu ma Buick Regal avait été incendiée par Howard Stone à qui je n'avais pas fini d'en faire voir.

Mais Dany ne bougeait pas. Je tournai un regard interrogateur vers lui. Et c'est là qu'il me dit que c'était à moi d'y aller. Je ricanai, avant de m'arrêter brutalement pour le fusiller encore une fois du regard.

-Hors de question !

J'avais du parler un peu fort et le môme lâcha deux trois sanglots incertains ce qui me fit directement baisser d'un ton.

-C'est peut-être mon idée...

Je me désignai du pouce avant de montrer Daniele de l'index.

-... Mais c'est ton têtard!

Je piochai nerveusement dans ma poche et sorti un grand mouchoir bien propre que je tins à deux mains devant Dany.

-Tu vois ? Tout propre.

Puis, j'ouvris d'un geste la boîte à gants et en sorti un flacon de parfum hors de prix et en étalai un peu sur le mouchoir avant de le poser sur le tableau de bord devant Dany pour qu'il puisse le prendre.

-Plaque ça devant ta bouche et ton nez, ça masquera l'odeur. Mais sors-moi ce truc de la bagnole avant que je ne sois obligé de la faire décontaminer.

Je me tournai brièvement vers la vile créature de l'Enfer qui recommençait à criailler à l'arrière avant de reposer mon regard sur Dany.

-Et grouille. Tout le monde connaît ma voiture dans le coin!

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MessageSujet: Re: Houston, We Have A Problem... [PV Dany]   Sam 18 Fév - 18:20



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Eteindre ce truc ? Plus facile à dire qu’à faire, amico mio !! Le bouton off était introuvable – pour notre plus grand malheur ! Sans parler de l’odeur de ce vil monstre qui devenait – au fur et à mesure des minutes – de plus en plus insupportables. Même l’air frais de dehors – qui venait de par nos fenêtres ouvertes – ne permettait pas de faire évacuer cette horrible puanteur.

Mon seul échappatoire – et la seule et unique idée – que j’avais trouvé était de mettre la radio à fond. La voix d’Evan Kurtz – ô coïncidence pleine de symboles – avait tôt fait de faire la fermer à la vile créature de l’Enfer. J’étais soulagé et je l’avais fait s’avoir – m’attirant le méchant regard et les réprimandes de Jim.

La magie de la musique avait fait taire ce petit monstre – qui, aussi vil qu’il soit avait du goût quand même. Ne me parlez pas de génétique – je ne veux pas en entendre parler !!!!

Ça avait été suffisant pour qu’il la ferme pendant tout le temps du – petit – voyage. J’avais coupé la chique à Evan – pour ne pas que les gens qui allaient passer dans le coin s’attardent sur nous – et Bastardo avait tout de suite fait part de ses protestations – putain de sale môme exigent ! Jim avait coupé le moteur et éteint les phares – digne d’un film d’espionnage. Il ne nous restait plus qu’à déposer le sale colis puant devant la maison de Dieu – il ne méritait que ça cet enfoiré ! Sauf que je n’avais plus du tout envie de toucher ce truc – c’était bien trop écœurant ! – alors je n’avais pas bougé d’un poil et j’avais dit à Jim de le faire pour moi parce que c’était son idée à lui !

Il ne voulait pas.

-Oh… Amico mio…, dis-je tout triste alors qu’il avait dit que c’était hors de question.

Jim avait crié trop fort – au point de presque relancer la vile créature de l’Enfer. Oh non, s’il vous plait – pas encore des horribles pleurs… En tout cas – si je ne voulais pas sortir – Jim non plus. Il ne voulait pas s’occuper – je cite – de mon têtard.

-Mais...,
dis-je toujours tout triste – avec l’infime espoir que Jim prenne pitié et bouge son cul jusqu’à l’église.

Ce qu’il n’avait pas fait… Il avait – plutôt – sortit un mouchoir qu’il avait généreusement imbibé de parfum et m’avait contraint de sortir poser le sale paquet devant l’église – oui, l’amitié n’est vraiment plus ce qu’elle était… Il avait peur que sa voiture ne garde l’odeur et – pire pour lui – que les gens ne se rende compte qu’il était ici. La vile créature avait – quant à elle – recommencer à gueuler comme si sa vie en dépendant.

Malheur.

-Je te ravauderais ça, amico mio…,
dis-je ironiquement et en faisant une moue contrariée en prenant le mouchoir.

Désespéré, j’étais sorti de la voiture et j’avais ouvert la portière arrière pour en extirpé cette sale créature – qui était déterminé à me tuer les oreilles. Le sale môme sous le bras, j’avais posé le mouchoir sur mon nez – en le tenant très fermement ! J’avais couru jusqu’à l’entrée de l’église où j’avais déposé la vile créature. Je l’avais regardé – une dernière fois – alors que ses pleurs s’étaient atténués. Il me regardait aves sa petite bouche toute tremblante et ses yeux embués de grosses larmes – putain de sale môme.

-Putain tu me culpabilises en plus…, dis-je outré. J’ai pas le choix, Bastardo !, rajoutais-je en le larguant là.

J’avais couru dans l’autre sens – vers la voiture de Jim. Les pleurs de la créature s’élevant à nouveau. J’étais entré dans la voiture de mon ami.

-C’est fait ! Démarre !, dis-je du tac au tac.

Jim ne s’était pas fait prié – et on était repartis vers ma villa. Pendant tous le – très court – voyage, j’avais fait part de mon énorme soulagement.

-Putain, j’ai cru qu’on allait jamais s’en sortir,
dis-je cruel de sincérité.

Arrivé chez moi, j’avais repris ma bouteille de whisky – que j’avais bu d’une longue traite – et je m’étais affalé de tout mon long dans le fauteuil.

-Amico mio…, dis-je très soulagé. Heureusement que tu étais là. Enfin, sauf sur la fin…. Sur la fin tu as été inutile, dis-je avec un sourire en coin en repensant au passage du mouchoir et de l’église.

J’avais laissé Jim faire comme chez lui – ce qu’il faisait très bien.

-Tu sais qu’il essayait de me culpabiliser, en plus !, rajoutais-je choqué. C’est vraiment un monstre ! Sa mère aussi d’ailleurs, rajoutais-je en regardant vers la lettre que j’avais posée sur…

Le bar… Sauf qu’elle n’était plus sur le bar.

-Euh… C’est toi qui a déplacé la lettre, amico mio ?, demandais-je soudain avec un peu d’inquiétude dans la voix.


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MessageSujet: Re: Houston, We Have A Problem... [PV Dany]   Dim 19 Fév - 17:02



Houston, We Have A Problem...
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Daniele pouvait bien me faire ses petits yeux de merlan fris, je n'en avais rien à faire. Il était hors de question que j'approche cette créature de l'Enfer plus près que je ne l'avais déjà fait. Je trouvais que j'avais déjà pas mal joué mon rôle d'ami en lui trouvant une solution et en daignant utiliser ma propre voiture pour poster le colis puant au risque de devoir la décontaminer. On savait jamais avec ces trucs-là ! Ça pouvait déborder sans crier gare!

Alors ses petites mimiques, à Dany, ça ne marchait pas sur moi. Il devait assumer les conséquences de ses actes. Mon compte en banque en savait quelque chose, niveau responsabilités !

Du coup, il m'avait fait parler un peu trop fort et la créature sur la banquette arrière avait recommencé à râler. Il fallait qu'il m'en débarrasse parce qu'on avait quand même pas que ça à foutre et qu'en plus, quelqu'un allait finir par reconnaître ma bagnole. Je lui avais donc fourni tout le matériel nécessaire pour survivre à l'odieuse puanteur qui se dégageait du petit corps ignoble de sa progéniture indésirable et l'avait envoyé au front sans ménagement.

Le môme avait recommencé à hurler et Daniele m'avait promis qu'il me revaudrait ça. J'attendais de voir. Il était énervé, là tout de suite, paniqué, même, qu'il était. Mais dès que le mioche serait hors d'état de nuire, il allait reconnaître qu'il ne s'en serait jamais aussi bien sorti sans moi.

En quelque secondes, le problème fut réglé, juste le temps que j'allume une nouvelle cigarette tout en regardant mon ami déposer le panier sur le parvis de l'église. J'avais quand même toussoté, entre la surprise et le rire, quand la vile créature de l'Enfer avait fait à son géniteur le même regard que celui que le manager m'avait servi seulement quelques secondes plus tôt.

Même sur Daniele lui-même, ça marchait alors qu'il devait avoir l'impression de se regarder dans un miroir (ce qu'il devait détester, pour une fois, au vu des circonstances). Au point qu'il adressa même la parole au petit être cruel qu'il avait engendré par mégarde. Et je maintiens... « Bastardo » n'a rien d'original.

Soit. Daniele embarqua et je démarrai en trombe sans un regard ni un remord pour le démon en couche-culotte pleine de matière fécale.

-Tu vois que tu peux me faire confiance. Maria ou Erik, eux, ils t'auraient forcé à le garder. Inimaginable.

En moins de temps qu'il n'en fallut pour le dire, on fut de retour à la villa Ricci. Tellement soulagés tous les deux que je ne remarquai pas plus que mon ami l'absence de la petite voiture d'Erik. Ce ne fut qu'une fois affalé de tout son long dans le fauteuil, une bouteille de whisky à la main, que Daniele reconnu mon talent pour arranger les pires petites merdes de l'existence de la vie d'un homme. Enfin... Plus ou moins. Assis en face de lui, beaucoup plus relax et jambe croisées, je fis tomber la cendre de ma cigarette dans un cendrier à disposition.

-Inutile sur la fin ? J'ai conduit pour revenir, mon ami. Tu en aurais été incapable tellement tu étais paniqué.

Je rigolai quand il revint sur le moment où le monstre avait essayé de le faire culpabiliser de ses grands yeux bruns et humides. Aucun doute que cette soirée allait rester dans les anales !

-J'ai vu. Tu as essayé avec moi au moins une seconde avant.

Je fus un peu moins relax, cependant, quand je remarquai en même temps que mon ami que la lettre de la garce qui avait mis le monstre au monde avait disparu.

Oh oh... Ça puait, ça...

J'entendis alors la porte d'entrée de la villa claquer et un pas sûr se diriger vers nous. Et j'eus l'impression de blêmir comme un grosse prit la main dans le sac. Alors je vous raconte pas la tronche du principal concerné.

Les pas s'arrêtèrent à quelques mètres derrière moi et, sourire feint aux lèvres, je me retournai, appuyant mon bras nonchalamment sur le dossier du fauteuil pour découvrir Erik, le visage fermé comme pour cacher qu'il était furieux, le vile panier gazouillant dans les bras.

-Je savais qu'on aurait du choisir de le dissoudre dans de l'acide...

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MessageSujet: Re: Houston, We Have A Problem... [PV Dany]   Lun 20 Fév - 18:26



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La vile créature de l’Enfer et son visage de poupon qui se voulait mignon était – enfin ! – en train de disparaitre à l’horizon à mesure que la voiture de Jim s’éloignait de l’église. L’odeur qui empestait – il y a deux secondes – l’habitacle, s’évaporait par les fenêtres grandes ouvertes.

Jim avait dit – en toute modestie comme à son habitude… - que j’avais eu raison de lui faire confiance. Que Maria et Erik – eux – m’auraient contraint et forcé à garder le monstre.

-Oui, tu es venu au bon moment, amico mio
, dis-je encore sous le choc de tous les évènements.

Voir ma villa avait été un réconfort – voir le whisky à l’intérieur de la villa, encore plus. Il était mon seul soutien en ces temps difficiles – enfin, il y avait aussi Jim, mais ce n’était pas pareil comme relation. J’en avais bu une – très très – grosse partie en attribuant – quand même – une partie du mérite à Jim. Bon, j’avais – quand même – ajouté qu’il avait été inutile sur la fin. Ce qu’il avait réfuté – arguments à l’appui.

-Pas du tout !
, dis-je en faisant la moue. J’aurais très bien pu conduire ! Et tu aurais pu avoir l’amabilité d’aller déposer Bastardo sur le parvis…

En tout cas, Bastardo – lui – avait essayé vainement de me faire faire marche arrière. Sauf que j’étais Daniele Ricci – et que Daniele Ricci ne faisait jamais marche arrière ! L’ignoble Jim – oui, il est ignoble parfois ! – avait souligné la ressemblance de comportement entre le mien et Bastardo.

-Ce n’est pas vrai, dis-je en gardant ma moue.

Moue qui n’était pas prête de disparaitre – pas avec la lettre qui était portée disparue. Mais où était-elle ? Jim ne semblait pas pouvoir répondre – malheur… Une seule personne – hormis Jim – aurait pu bouger cette lettre. C’était Erik… J’avais blêmi – j’étais presque aussi pâle que Jim – quand la porte d’entrée s’était faite entendre.

-Mama mia, murmurais-je.

Erik était entré dans la pièce – il était furieux vu ses expressions – mais ce n’était pas vraiment lui que je regardais…

C’était le panier…

La vile créature de l’Enfer était revenue – oh, putain, le cauchemar.

J’étais tétanisé devant le colis gazouillant revenu de l’Enfer – ou du Paradis vu qu’on l’avait déposé devant une église… Erik… Pourquoi es-tu allé le rechercher ? La question ne se posait pas vraiment – Erik était Erik…

Jim s’était retourné vers mon majordome – qui ne nous offrait pas son plus beau sourire – et avait déclaré tout haut qu’on aurait dû choisir de le dissoudre dans l’acide.

Ou le jeter à la mer, pensais-je… Mauvaise idée de déclarer ça tout haut – ou même d’approuver Jim. Erik ayant fusillé du regard le grand patron de BSC.

-Monsieur… Je ne sais pas ce qu’il vous est passé par la tête à vous et Monsieur Reed, mais abandonner un enfant devant une église n’est pas la meilleure de vos idées
, dit Erik froidement en posant son regard sur moi. Cet enfant vient de se faire abandonner par sa mère d’une façon cruelle et tout ce que vous trouvez à faire c’est de l’abandonner une seconde fois. Il n’était pas question que je laisse ça se faire dans mon dos.

J’avais l’impression de me faire engueuler – en fait, c’est bien ce qu’il se passait… Erik ne m’avait plus parlé comme ça depuis que j’avais 17 ans – et que j’enchainais les conneries comme j’enchainais les conquêtes.

-Erik…, dis-je pour me défendre.

-Non ! Ne dites rien ! Cet enfant restera ici. Je vais essayer de trouver un maximum de fournitures avant demain pour qu’il soit bien. Je vais commencer par le changer vu que, vous et Monsieur Reed, n’avez pas eu la présence d’esprit de le faire, rajouta-t-il sur ce même ton froid. Je vous conseille, en attendant, de lui trouver un prénom digne de la famille dont il fait désormais partie. Que cela vous plaise ou non !

Erik avait tourné les talons et s’en était allé – en emportant la vile créature de l’Enfer avec lui.

-Oh, putain… Je suis maudit, dis-je en regardant Jim avec une infinie détresse dans le regard. Pourquoi, fallait-il qu’Erik se rendre compte de tout?, rajoutais-je en me couchant de tout mon long – dépité – sur le divan.

-Un prénom en plus… Putain… Je ne le veux même pas ce gosse,
dis-je toujours en totale détresse.

Je n’avais pas le choix – Erik ne changera pas d’avis.

-Amico mio… Tu serais vraiment le meilleur des amis si tu l’adoptais pour moi. Tu veux bien ?, dis-je sur le ton de l’homme qui n’as plus que ça comme dernier espoir pour s’en sortir.


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MessageSujet: Re: Houston, We Have A Problem... [PV Dany]   Mer 22 Fév - 18:27



Houston, We Have A Problem...
ft. Daniele Ricci


Bastardo était pour moi une affaire réglée maintenant que nous étions bien installés dans la villa Ricci et ce comme s'il ne s'était rien passé, ce que laissait croire mes expressions détendues et satisfaites. Mon ami, par contre, avait un peu du mal à s'en remettre, mais aucun doute que Miss Whisky allait vite régler ça et ce, je n'en doutais pas, bien mieux que n'auraient pu le faire les formes opulentes, aguicheuses et délicieuses de Watson. Parce qu'il fallait voir les choses en face : après ça, Daniele allait y réfléchir à deux fois avant de mettre son zigouigoui n'importe où.

Moi, il m'avait fallut au moins quatre heures après le lettre de Maritza, à l'époque.

N'empêche que mon expérience, et les scénarios que ma propre erreur m'avait fait élaborer au cours des années au cas où ça se reproduirait, avait payé et que Daniele le reconnaissait. Bien sûr, son propre ego l'empêchait de reconnaître ma nette supériorité pour ce qui était de ce genre de petit business, mais bon... C'était Daniele et je savais que, dans le fond, il m'étais extrêmement reconnaissant. Il ne faisait que se retenir de s'agenouiller devant moi, comme il était là.

Et pour se faire, il protestait, affirmant qu'il aurait pu conduire et qu'en plus, j'aurais pu déposer Bastardo sur le parvis.

Je soufflai lentement la fumée de ma cigarette, la vie ayant reprit son cours normal.

-La prochaine fois, peut-être, mon ami... Mais si l'échantillon de mon talent ce soir était gratuit, car tu es mon ami, il n'en ira pas de même la prochaine fois. Alors fait attention où tu mets tes têtards, à l'avenir.

Si je pouvais gagner un peu d'argent en faisant disparaître des bâtards, pourquoi pas ? Tout était bon pour arrondir mes fins de mois.

Sauf que mon hypothétique entreprise avorta lorsque le majordome de mon ami débarqua avec le colis puant et l'air extrêmement furieux. J'étais surpris au point qu'en me retournant dans mon fauteuil, je n'avais pu retenir de dire tout haut ce que jusque-là, j'avais pensé tout bas.

Et ce ne fut pas pour arranger l'humeur de ce cher Erik, d'habitude si discret.

Mais il fallait se rendre à l'évidence : ce bâtard était un foutu coriace ! Sa mère devait être une véritable harpie. Daniele avait aussi, peut-être, vendu son âme en échange de sa fortune et sa notoriété et l'heure du payement était arrivé.

Alors qu'Erik élevait peut-être la voix pour la première fois de sa vie, nous réprimandant comme si nous étions à peine plus âgés que Bastardo, je m'étais retourné, tournant le dos au majordome pour faire face à mon ami alors que j'écrasais ma clope. Daniele était parti pour une leçon de moralité qui allait probablement durer toute la nuit, il allait être temps de s'éclipser.

J'avais juste fait une moue contrariée quand Erik avait dit, je cite : « Abandonner un enfant devant une église n’est pas la meilleure de vos idées. »

J'aurais voulu répliquer que si Erik savait ne fusse que reconnaître une idée de génie, il ne serait pas majordome. Mais je gardai cette réflexion pour moi. Après tout, le problème de Daniele lui était revenu en pleine poire et si ça avait été le cas, ce n'était pas parce que j'avais merder, mais parce que Dany ne savait pas s'entourer. Si nous avions échangé les rôles et que ça avait été mon môme, dans ma villa et que nous avions fait exactement la même chose, mon propre majordome, John, n'aurait jamais ne fusse que bouger un seul cil pour empêcher tout cela de se faire.

Dany essaya de se défendre, mais Erik ne le laissa même pas en placer une. Daniele devait avoir oublié de lui rappeler de temps à autre où était sa place...

Mais heureusement, il y avait plus urgent pour Erik que d'engueuler mon meilleur ami. Il fallait, selon lui, trouver un maximum de fourniture pour que la vile créature de l'Enfer soit bien... Mais d'abord, il fallait la changer... Parce que nous n'avions pas eu la présence d'esprit de le faire ? Non. On avait juste eu AUCUNE envie de toucher à ça !

Et il fallait lui trouver un nom en plus ? C'en était trop, je n'avais plus rien à faire ici.

J'attendis cependant qu'Erik et ses foudres, ainsi que la vile créature odorante, aient quitté la pièce pour bouger. Je me levai alors, et m'approchai du fauteuil de Dany pour lui taper amicalement l'épaule en signe d'encouragement.

Il allait en avoir besoin. A ses questions, je répondis avec un sourire qui hésitait entre être compatissant ou être mauvais.

-Oui, non seulement, tu es maudit, mais en plus, tu es très mal entouré, mon pauvre vieux. Suis-je donc le seul qui se soucie de ton bien-être ? Sans compter ta réputation...

Daniele s'allongea alors complètement sur le divan, en proie à l'angoisse et la dépression. Mon dieu... Je m'en vais, je ne le dis plus. Je haussai les épaules.

-Tu lui as déjà trouvé un prénom...

« Bastardo », c'était bon, non ?

Je vérifiai si les clés de ma voiture était bien dans la poche de ma veste. Oui. Très bien. Juste au moment où Dany, avec un regard implorant, me demanda d'adopter Bastardo pour lui, je fis tournoyer mes clés dans ma main tout en ricanant.

-Tu oublies une des règles premières de mon business, mon ami : TON problème ne doit pas devenir MON problème.

Je me penchai et tapai encore une fois amicalement sur l'épaule de mon ami.

-Et remets mes amitiés à Maria.

Sans plus un regard en arrière, je me dirigeai vers la sortie de la villa... Enfin, non, tout compte fait, je me retournai dans l'encadrement de la porte. J'avais encore un conseil qui pourrait peut-être lui servir... Et qui prouverait encore une fois que même s'il était très malin, je l'étais plus que lui.

-Tu devrais mettre ta nouvelle secrétaire sur le coup.

Daniele saurait en tirer les conclusions nécessaire. Je le connaissais.

Puis, je m'enfuis en vitesse, avant qu'Erik ne débarque avec la créature, plus propre, mais toujours aussi vile.

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MessageSujet: Re: Houston, We Have A Problem... [PV Dany]   Hier à 16:43



Houston, We Have A Problem
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Je reprochais à Jim de ne pas avoir eu l’amabilité de déposer Bastardo sur le parvis – il aurait tout de même pu faire ça pour moi ! La prochaine fois peut-être – la prochaine fois ?! Cette prochaine fois – qui n’arrivera jamais ! – sera payante. L’amitié – gratuite - a toujours ses limites avec Jim Reed.

-Il n’y aura pas de prochaine fois !,
jurais-je brusquement.

Tout était rentré dans l’ordre – Bastardo n’étant plus qu’un très mauvais souvenir. J’allais pouvoir me détendre, boire mon whisky et – surtout ! – oublier cette effroyable mésaventure.

Sauf que le destin en voulu tout autrement – enfoiré ! L’infâme Bastardo Di Merda était revenu ! Erik avait été le rechercher aux portes de l’église – et il était furieux… La leçon avait commencé sur un ton froid et rude. Erik m’en voulait – nous en voulait – d’avoir osé essayer de se débarrasser de la vile créature de l’Enfer alors que sa mère – indigne ! – avait fait de même quelques minutes auparavant. Jim était contrarié – moi, j’étais déprimé.

Les dernières paroles de mon majordome avaient scellé mon sort pour le reste de ma vie. Bastardo resterait ici – ô malheur ! – que cela me plaise ou non. Nul besoin de dire que ça ne me plaisait pas du tout ! Erik était – ensuite – parti changer le coli puant nous laissant – moi et Jim – constater l’échec de notre entreprise.

Les réconforts gestuels de Jim avaient été – encore une fois – très peu utiles. J’étais maudit – qu’avais-je donc fait pour mériter ça ? Ce qu’avait confirmé amico mio – qui en avait même profité pour s’envoyer des fleurs à lui-même. Il avait taclé Erik – au passage. Erik était le meilleur des majordomes – mais là, il venait de faire la seule erreur de sa carrière…

-Malheur…,
dis-je sans confirmer ou infirmer les dires de Jim – l’heure n’étant pas du tout au débat.

Je devais lui trouver un nom – à Bastardo – en plus d’encaisser tout ça. C’était trop pour un seul homme – et je m’étais affalé sur le divan complètement déprimé. Jim ne s’était pas attardé sur le nom – je l’avais déjà…

-Je doute que ça plaise à Erik…,
dis-je déprimé.

Je n’avais pas envie – encore une fois – d’éveiller ses foudres. Il me faudra trouver un nom. Sauf qu’avant, j’avais tenté de le filer à Jim – le Bastardo. Au nom de notre amitié, il pouvait bien faire ça ? Et bien non… Jim m’avait sorti son mantra favori - et m’avait fait savoir par ses gestes qu’il allait partir…

-Mais… Tu pars, amico mio ?, dis-je presque choqué de ce départ subit.

On appelait ça un ami – et ben… Ses tapes amicales – qui ne l’avaient que de nom – était une façon de conclure et de préparer sa fuite prématurée. Les amitiés que je me devais de remettre à Maria n’avait fait que me rendre encore plus dépité. Elle allait penser quoi – Maria – de Bastardo ?

Malheur…

-C’est ça, amico mio…, dis-je en faisant une moue boudeuse. Pars, lâche !

C’est ce qu’il comptait faire – et ce qu’il était en train de faire. Il ne s’était arrêté que pour ajouter que je devrais mettre ma nouvelle secrétaire sur le coup. Comment savait-il que j’avais une nouvelle secrétaire, lui ?

-Et mais ! Comment tu sais ça, toi ?
, dis-je bien trop tard parce que Jim avait déjà pris la poudre d’escampette.

Moriarty… Je parie sur Moriarty. Quoi qu’il en soit, j’avais un bien plus gros problème que les savoirs de Jim sur ma propre vie - et il me fallait, maintenant, trouver un nom qui plaira à Erik au problème en question…


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