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 Help, I Need Somebody [PV Sonne][TERMINE]

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Daniele Ricci
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MessageSujet: Help, I Need Somebody [PV Sonne][TERMINE]   Dim 26 Fév - 16:38



Help, I Need Somebody
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Bosser… J’avais rien trouvé d’autre pour oublier Bastardo – qui me faisait passer des nuits blanches ! A ajouter à ce tableau dramatique, ce que m’avait révélé Maria – et qui n’arrangeait rien à mes nuits blanches. Mon humeur n’était pas au beau fixe – avec tout ça…

J’étais allé – très tôt le matin – à mon bureau. Je crois que j’étais le premier manager sur place – je n’avais pas croisé grand monde avant d’arriver à mon bureau. Il était 7h du matin – c’était peut-être pour ça… – et même Sonne n’était pas encore arrivée vu qu’elle commençait à 8h30.

Mon bureau était le plus grand de tout l’immeuble – j’étais The Best, après tout ! J’avais sorti – en tout premier lieu – une bouteille de whisky et j’avais rempli un verre du liquide ambré que j’appréciais tant. J’avais oublié d’y ajouter les glaçons – avec ces nuits blanches, j’étais complètement déphasé.  J’avais ouvert la porte vitrée qui menait au vaste balcon qui faisait que mon bureau était le plus beau – j’étais le seul à disposer d’un tel balcon ! Je m’étais couché sur le transat qu’il y avait sur le balcon – il fallait que je profite du soleil qui illuminait Downtown. Je pensais à Maria – je ne pensais presque qu’à ça…

Mon verre de whisky se vidait – presque trop lentement à mon goût. La fatigue commençait à me faire perdre le court de ma réflexion. Je devais réfléchir à mes groupes – à ce que j’allais faire avec eux… Ça faisait depuis l’évènement Bastardo que je n’arrivais plus à réfléchir convenablement – la vile créature de l’Enfer venait de bousiller littéralement le court de ma vie. Pourtant, ce n’était pas comme si je m’en occupais beaucoup – Erik était tout le temps avec lui… La seule présence de la vile créature de l’Enfer était de trop c’est tout – je ne l’avais pas demandé, ce môme !

J’avais commencé à somnoler – sans m’en rendre compte. Mes yeux s’étaient fermées – la fatigue commençait à me vaincre. Loin des cris de Bastardo, c’était plus facile de dormir – putain, je devrais venir plus souvent ici !

Seulement, Dieu ne voulait vraiment pas que je dorme – il m’en voulait ces derniers temps. Presque complètement endormi, j’avais lâché mon verre de whisky qui s’était brisé sur le sol du balcon. Le bruit sourd m’avait fait sursauté – putain… J’avais juré dans ma langue maternelle – et, tant qu’à faire, je m’étais levé.

J’avais laissé les débris sur le sol – j’appellerais la femme de ménage tantôt… J’avais fermé la porte vitrée de la terrasse – et je m’étais assis sur le siège devant mon bureau. Il était 8h30 – Sonne n’allait pas tarder à entrer dans mon bureau pour venir me parler des rendez-vous de la semaine.

Sonne… Jim ne m’avait-il pas conseillé de lui parler de Bastardo ? Je devrais – peut-être – suivre ses conseils…

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MessageSujet: Re: Help, I Need Somebody [PV Sonne][TERMINE]   Dim 26 Fév - 23:11


Help, I Need Somebody

ft. Daniele Ricci




Je n’avais jamais été une personne du matin. En général,  six heures du matin était l’heure à laquelle j’allais au lit et non l’heure à laquelle j’en sortais. C’était même presque une punition quand mon cadran sonnait avant midi.  


En devenant maman, j’avais dû m’acclimater à certaine matinée plus hâtive que d’autres, au manque de sommeil et surtout, aux horaires perturbés.
Mais maintenant  je ne travaillais plus au Golden Nipples Club et j’avais dû prendre le rythme du commun des mortels en changeant mon horloge interne pour la calquer sur celle d’une secrétaire du neuf à cinq.


Mais Los Angeles et sa circulation citadine oblige, c’est donc a six heures que je réglais mon cadran. Le temps d’une douche qui me réveillerait bien comme il faut, d’un boire un bon café noir, et enfin, de finir de me préparer.


Je n’avais pas la prétention d’arriver à la cheville de la précédente secrétaire de Daniele Ricci, de toute façon mon but n’était pas d’être une seconde «  elle » mais une première « moi »; j’avais tout de même  le souci du détail et ça commençait par la ponctualité.


Si  seulement toutes ces voitures qui  faisaient la file indienne devant moi sur la route avaient pu partir plus tôt elles aussi…ou plus tard, mais pas en même temps que moi bordel de merde !! Patiente –pas le choix- je levais le son de la radio qui tournait, dieu merci, les hits de l’heure et je fumais ma cigarette tranquille, attendant que le courant passe et que la circulation redevienne fluide.


C’est donc à  huit heures trente deux précisément que j’entrais dans les bureaux  de la Brown Sugar Corp et que je me dirigeais vers le bureau de mon employeur. Le plus grand, le plus somptueux à mon avis.


Je fronçais les sourcils en constatant que la porte n’était plus verrouillée et que la lumière filtrait sous la porte de Ricci. Pourtant j’étais certaine d’avoir fermé les rideaux  des portes vitrés du balcon.


Je déposais mon trousseau de clé sur mon bureau, ainsi que ma mallette et, prenant un parapluie qui était accroché au porte manteau – comme si un parapluie pouvait ficher la trouille à qui que ce soit- j’ouvris précautionneusement la porte du bureau de mon patron et j’entrais quasi sur la pointe des pieds… pour y trouver Daniele, sagement assis à son fauteuil.


Heureusement pour moi que le ridicule ne tue pas. Je tentais de dissimuler subtilement le parapluie avant de saluer mon patron, soulignant ma surprise de le voir si matinal, bien que je ne connaisse pas encore ses habitudes. Peut-être qu’il lui arrivait parfois d’être  le coq de la bâtisse mais selon Axel, il était plutôt du genre « Roi de la nuit ».


- Oh ! Bon matin, Monsieur Ricci... Je vous apporte un café avant de commencer le résumer de votre agenda du jour ?


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MessageSujet: Re: Help, I Need Somebody [PV Sonne][TERMINE]   Lun 27 Fév - 17:42



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ft. Sonne Ferguson


Les idées noires étaient en train de me ronger – putain de merde… Je n’arrivais pas à penser à autre chose qu’à ce qui arrivait à Maria. Comment pourrais-je, après tout ?

Le whisky me faisait – encore – de l’œil. Je crois que je n’allais pas tarder à siffler toute la bouteille – et en siffler d’autres dans la foulée. Je n’avais plus que lui pour me faire oublier – un tant soit peu – tout ce qui m’étais tombé sur la tête ces derniers jours.

J’allais me noyer dans l’alcool quand Sonne était entrée dans mon bureau – elle était ponctuelle, ma nouvelle secrétaire. Cette entrée avait arrêté mon geste vers la bouteille. Je devais – justement – lui parler. J’avais plein de choses à lui dire – et je n’en avais guère le choix. Elle m’avait salué – comme tous les matins de travail – et m’avait proposé un café avant de parler de l’agenda… Cet agenda qui n’avait pas raté de me faire penser à Maria – une pensée douce-amère.

-Euh… Non, oublions le café… J’ai déjà démarré au whisky de toute façon, dis-je d’une voix fatiguée en montrant la bouteille qui trônait sur mon bureau. D’ailleurs, oublions l’agenda du jour aussi…, dis-je en passant ma main sur ma figure.

Mes traits devaient être tirés par les nuits blanches – malgré tous mes efforts pour cacher le massacre.

-Asseyez-vous… Je dois vous parler, dis-je en montrant le siège en face de mon bureau – et, par extension, en face de moi.

Je m’apprêtais à suivre les conseils de Jim – il ne faut pas demander à quel point je suis au fond du trou… Sonne était ma secrétaire, il lui arrivera de devoir venir chez moi – et donc, elle ne pourra pas passer à côté de Bastardo. En plus, il n’y avait pas que ça. Je m’étais servi un whisky – ça pouvait toujours aider. Sonne assis, j’étais prêt à tout déballer.

-J’ai eu un gros… Comment dire…,
dis-je complètement à la masse. Un gros problème.

Je m’étais arrêté pour boire la moitié de mon verre.

-Je… Ne le dites surtout à personne. Pas même à votre petit-ami. Il faut vraiment que vous gardiez ce qui va suivre pour vous,
dis-je en regardant Sonne droit dans les yeux. Il y a quelques jours, une femme est venue déposer un môme devant chez moi… Mon môme, apparemment… Je n’ai pas eu d’autre choix que de le garder. Je ne sais pas qui est sa mère. Je ne l’ai pas vue. Elle a abandonné le gamin devant chez moi, rajoutais-je fatigué de raconter cette histoire – mais toujours pris par l’angoisse quand j’en parlais.

J’avais achevé mon whisky dans la foulée – il n’y avait que ça qui me permettait de tenir.

-J’ai besoin de votre aide, Sonne…,
dis-je en fixant ma secrétaire du regard – un regard rempli de détresse.

Sonne avait un gosse – elle ne me l’avait pas caché. Erik s’occupait de Bastardo – mais il ne pouvait pas être tout le temps avec le môme à cause de son propre travaille. Maria ne pouvait pas – elle non plus – s’occuper du monstre. Ce n’était pas du tout le moment pour elle.

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MessageSujet: Re: Help, I Need Somebody [PV Sonne][TERMINE]   Mar 28 Fév - 3:47


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ft. Daniele Ricci





Le soulagement de voir mon patron, plutôt qu’un inconnu, assit à son bureau. Je laissais le parapluie subtilement, du moins je l’espérais,  adosser contre le mur puis j’entrais dans le bureau, m’approchant de Ricci dont les traits plus que tirés trahissaient un profond malaise.


Je lui proposais un café qu’il refusa en  me montrant la bouteille de whisky plus vide que pleine. L’agenda aussi fut rayé des projets immédiats et, à la place, Daniele me demanda de m’asseoir car il devait me parler.


Et là, mon cœur s’emballa et mes pensées partirent en tous sens. J’étais arrivé deux minutes plus tard aujourd’hui,  hier, j’avais mal transféré un appel et donc, coupé la ligne a un important client et, encore le jour d’avant, j’avais confondu mon interlocuteur au téléphone l’appelant Madame alors qu’il s’agissait d’un Monsieur…


Il voulait me virer, je n’avais aucun doute. Et je ne pouvais pas le nier ni même lui en vouloir. Je pris place sur la chaise devant le bureau de mon patron et je lissais les plus de ma jupe avant de poser mes mains sur les bras de la chaise, attendant  le discours probablement déjà tout prêt d’avance dans la tête de Ricci.


- J’ai eu un gros… Comment dire… Un gros problème.


« Oui, je sais, je suis incompétente et vous devez mettre fin à mon embauche… Je comprends tout à fait… » Voulais-je lui dire mais à voir comment il  enfila la moitié de son verre, je commençais à douter des réelles intentions de l’Italien.  Je ne travaillais pas pour lui depuis très longtemps mais j’aurais pu jurer, main sur la bible, que son attitude en ce jour n’avait rien à voir avec sa vraie nature.


- Je…Ne le dite à personne. Pas même à votre petit-ami. Il faut vraiment que vous gardiez ce qui va suivre pour vous. Il y a quelques jours, une femme est venue déposer un môme devant chez moi… Mon môme, apparemment… Je n’ai pas eu d’autre choix de le garder. Je ne sais pas qui est sa mère. Je ne l’ai pas vue. Elle a abandonné le gamin devant chez moi.


J’écoutais attentivement le plaidoyer de Danielle, restant muette, par respect, mais surtout parce que je me demandais pourquoi il se confiait d’un tel secret à moi ? Il vida son verre dans son laïus et je ne trouvais rien de mieux à faire que de le lui remplir de nouveau tout en acquiesçant.


-  J’ai besoin de votre aide, Sonne…


- Je… Écoutez…
Je soupirais un  coup, cherchant à bien peser mes mots et trouver par où commencer dans tout cela. Premièrement, sachez que pour moi, depuis le début, c'est-à-dire depuis que vous m’avez reçue en entrevue chez moi, il était plus que clair que ce qui ce passait au boulot restait au bureau. J’ai bien conscience  que pour certain, il pourrait être facile de voir un «  conflit d’intérêt ». Axel ne me questionne pas, et je ne lui raconte pas.  Ceci étant dit,  si je peux vous aider, je vais le faire.


Le téléphone sonna alors je me levais, prenant la bouteille de whisky avec moi – ne m’avait-il pas demandé de l’aide - ça commençait pas la sobriété et j’allais répondre, prenant le message, jugeant le moment mal choisit pour Daniele de prendre l’appel puis je retournais auprès de mon patron afin de clarifier sa demande.


On avait donc déposé un bébé devant sa porte, le sien d’après ce qu’il m’en avait dit et, ne sachant pas qui est la mère, il paniquait à l’idée de voir ses prochaines années voués aux changements de couches et à l’organisation de fêtes pour gamin. Je pouvais aisément le comprendre.


- Vous attendez quoi de moi exactement ? Que je vous trouve le nom d’une crèche et que, ni vu ni connu vous le donniez en adoption ? Que je vous trouve une nounou digne de ce nom? Que je vous aide en allant acheter des couches, des pyjamas et que je vous montre comment stériliser des biberons ?


Je me levais et contournais le bureau pour  poser ma main sur l’épaule de mon  patron, essayant de lui démontrer autant que possible, le support indéfectible que j’allais lui apporter. Par ce geste, je lui signifiais, que peu importe en quel sens il dirigerait ses demandes, je serais là pour l’épauler.


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MessageSujet: Re: Help, I Need Somebody [PV Sonne][TERMINE]   Mar 28 Fév - 19:49



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J’étais tellement dépassé – et c’était peu dire – que j’avais à peine remarqué le parapluie qu’avais amené Sonne. Il faisait pourtant beau en ce – terrible ! – mois de juillet… Autrefois j’aurais bien blagué sur la chose – mais aujourd’hui, je n’y arrivais pas vraiment.

Sonne s’était installée en face de moi – comme je l’y avais invité. Elle était ma seule source possible d’aide – je ne voyais personne d’autre… Etant ma secrétaire, elle allait savoir pour Bastardo – et pour potentiellement plein d’autres choses – alors autant jouer franc jeu et en tirer bénéfice. Sortir l’histoire avait été fatiguant – parler de Bastardo est toujours fatiguant. Je lui avais tout dit en sachant bien qu’elle était la petite-amie de Moriarty. Je me sentais un peu mal pris avec le journaliste tournant autour de ma secrétaire – mais c’était trop tard pour reculer… Il faut aussi dire que je n’avais pas le force – avec tout ce qui arrive – de cacher Bastardo à Sonne. C’était bien trop complexe…

Le whisky aidant – comme toujours – j’avais tout raconté. Sonne avait eu la bonté de me remplir mon verre une fois ce dernier vide. Elle tenait son rôle à la perfection – et ce depuis le début de son embauche. Je m’en étais tout de suite emparé – du verre – et j’en avais bu une partie de son contenu.

Ma nouvelle secrétaire avait simplement répondu – avant toute chose – qu’elle ne dirait rien à Moriarty. Que tout ce qui était ici restait ici – en grande professionnelle qu’elle semblait être. Je n’avais pas d’autre chose que de lui faire aveuglément confiance – et de la croire sur parole.

-Merci, dis-je simplement en soupirant.

Nous avions été coupés par la sonnerie du téléphone. Dans son rôle, Sonne s’était déplacée pour prendre l’appel – emportant le whisky avec elle. Dépouiller de ma bouteille – alors que j’étais en train de vider complètement mon verre – j’avais fait la moue. J’avais commencé à jouer avec mon verre attendant que Sonne revienne – attendant impatiemment.

Elle était revenue – pour m’aider avec cette histoire de monstre. Elle voulait avoir plus de précisions sur comment elle pourrait m’aider. Elle m’avait cité quelques exemples – apprendre à m’occuper d’un bébé me sera inutile… C’est de tout autre chose que j’ai besoin.

-Pas tout à fait…, dis-je alors que Sonne s’était placé près de moi en posant sa main sur mon épaule en signe de soutien. Je ne peux pas le mettre à l’adoption, mon majordome ne me le pardonnerait jamais, rajoutais-je en tournant mon regard vers Sonne.

Sinon je l’aurais mis – sans aucune hésitation. Seulement – entre temps – plein de paramètres imprévus s’étaient ajoutés. Le donner à l’adoption n’était plus du tout une option.

-Non, j’ai besoin que vous veniez de temps en temps le garder…, dis-je en soupirant. Ça sera compté dans vos heures, bien sûr. J’augmenterais votre salaire de mille dollars pour la cause…

Erik ne pouvait pas s’en occuper 24h/24… Son travail de majordome le forçait à devoir faire des courses et entretenir la maison. Comme je refusais catégoriquement que Bastardo ne sorte de la villa – pour ne pas que tout le monde comprenne d’où il venait – il me fallait de temps en temps quelqu’un pour le garder le temps qu’Erik sortait. Maria – elle – devait se reposer et ne pouvait pas s’occuper du môme.

-Vous avez un enfant. Je sais que vous saurez vous en occuper… Mon majordome ne peut pas remplir ce rôle 24h/24… Surtout que c’est le premier môme en bas âge dont il s’occupe
, rajoutais-je en soupirant. Je me vois mal engager une nounou… Je ne peux faire confiance à personne et je ne veux pas que ça s’ébruite pour le moment…

Ce n’était pas le moment que tout le monde le sache – pas du tout ! J’avais réussi – je crois – à éviter que sa photo de Bastardo ne se retrouve dans L.A.People. Il fallait que ça continue.

-Vous voulez bien faire ça pour moi ?, demandais-je vraiment dépassé et en suppliant Sonne de regard.


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MessageSujet: Re: Help, I Need Somebody [PV Sonne][TERMINE]   Mar 28 Fév - 21:05


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La demande de mon patron avait de quoi surprendre d’autant plus qu’il était le dernier que j’aurais imaginé au prise avec un tel «  problème », puisque pour lui ça en était un.  Je l’écoutais attentivement, la main toujours sur son épaule jusqu’à ce que je m’en rende compte et que je la retire, gênée d’avoir prolongé une marquer amical plus que nécessaire.


Mais pourtant il me semblait si désabusé en ce moment même que j’aurais eu envie de le prendre dans mes bras et de lui faire comprendre qu’il ne serait pas laissé à lui-même. Cela aurait été déplacé vu le lien professionnel qui nous unissait, mais totalement digne de ma personnalité – je m’abstenu tout de même.


D’un autre côté,  m’occuper de son enfant, à sa place, ne m’enchantais guère.  Je faisais déjà de bonnes heures au bureau, sans compter les extras à gérer et, dans un avenir non pas si lointain, des voyager pour des tournées, si je devais en plus faire du babysitting, c’est ma propre famille que j’allais négliger et qui allait en souffrir.


Il n’était même pas question d’argent. Je n’en voulais pas de ce supplément-bébé.  Si j’acceptais de rendre service à Daniele, ce serait de bon cœur, certainement pas pour lui charger des honoraires en surplus.  Seulement, je devais imposer mes limites et faire en sorte qu’une fois ne devienne pas routine.


- Monsieur Ricci… Je veux bien vous aidez, mais… Il ne faudrait pas que ce soit au détriment de ma propre famille, vous comprenez ? , je lui parlais de ma voix la plus douce et compatissante possible, il faut savoir, si vous voulez que je travail de chez vous et qu’en même temps  je gère votre agenda et prend soin de votre…euh… bébé… Je vais le faire, je peux le faire. Ou alors… Pourquoi ne pas mentir ?


Une idée, saugrenue certes mais pas nécessairement à ce point folle pour ne pas être prise en considération.  Je cessais de parler quelques instants pour réfléchir, question de bien tout mettre en place avant d’en faire part à mon patron.  Je pris le verre des mains de Ricci et le terminais cul sec – pour le peu qu’il en restait – et le redéposais devant lui. Réfléchir va toujours mieux avec un petit boost .


-  Votre sœur est morte en couche. N’ayant personne mandaté pour  s’occuper du bébé, c’est à vous, son frère unique qu’on a confié le bébé. Vous n’avez pas de sœur ?  Qu’importe ! Votre arbre généalogique  est un saule pleureur et sa branche était  tirée vers le bas.  C’est une option, Daniele, mais elle vous permettrait d’éviter  de cacher l’existence du bébé vous privant de vivre votre vie et vous offre le loisir d’éviter de répondre aux questions prétextant la douleur du décès prématuré de votre sœur.


Je ne savais pas si  cette idée lui plairait mais elle faisait son bonhomme de chemin dans mon esprit. Puis,  cela faciliterait de beaucoup  la gestion  de l’éducation de l’enfant. Un jour, il devrait aller à l’école, alors valait mieux lui inventer un passé à ce mioche.


Et puisque j’avais vidé le verre de mon patron,  je me dirigeais vers le cabinet à liqueur et en ouvrit une nouvelle bouteille, du même breuvage ambré - tout  ceci méritait d’être bien pensé et dosé -  et je versais cette fois deux verres.


- Quoi qu’il en soit, si vous le voulez, je vais au moins mettre en suspends les trucs importants d’aujourd’hui afin d’éviter un casse-tête inutile et je me rendrai chez vous pour voir avec votre Majordome le besoin actuel. J’imagine qu’il n’a pas été livré chez vous avez un manuel d’instruction et la panoplie du bébé-tout-compris en prime ?



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MessageSujet: Re: Help, I Need Somebody [PV Sonne][TERMINE]   Mer 1 Mar - 18:50



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Ma demande était simple – et je ne voyais personne d’autre que Sonne pour faire ce job. Elle avait un gosse – et elle m’avait fait bonne impression depuis le début de son embauche. Mieux, j’avais – réellement – la ferme impression qu’elle ne dira rien à son journaliste de petit-ami. J’avais besoin de Sonne pour faire souffler Erik – et me faire souffler surtout ! – sans oublier Maria qui vivait maintenant chez moi.

Elle avait retiré sa main de mon épaule – pour mon plus grand désarroi – et avait accepté de m’aider. Il ne fallait – toutefois – pas que ça l’empêche d’être avec sa famille à elle.

-Oui… On fera les horaires pour que vous puissiez être avec votre famille. Ce n’est que quelques après-midi que vous ne passerez pas ici mais chez moi… C’est juste pour garder un œil sur B… Sur le gamin pendant que mon majordome est de sortie, dis-je en regardant Sonne dont la voix m’apaisait.

Sonne n’était pas en manque d’idée – un peu comme son petit-ami – et elle m’avait proposé de mentir.

-Mentir ? Que voulez-vous dire ?, dis-je vraiment intéressé.

Je m’étais attelé à finir mon verre – mais s’était sans compter sur Sonne qui me l’avait pris des mains pour l’achever. Aïe – pensais-je. Ce verre était – maintenant – inutilisable. Daniele Ricci ne buvait jamais dans un verre qui avait été utilisé par un autre – d’où la moue que j’affichais maintenant.

Tant pis pour le whisky… J’avais – plutôt – écouté le mensonge de Sonne. L’idée était – très loin – d’être mauvaise. Le commun des mortels aurait facilement pu utiliser cet alibi pour légitimer la présence d’un môme dans une maison qui n’était pas censé en contenir – et croyez-moi que ma villa n’était pas censée contenir une vile créature de l’Enfer.

Sauf que Daniele Ricci n’était pas le commun des mortels…

-Cette idée est bien pratique… Ingénieuse même,
dis-je avec un petit sourire triste. Mais, hélas, il y a un hic monumental. Si je suis connu dans le monde de la musique… Mon père, lui, l’est dans le monde des affaires et du people. Il possède l’une de plus grandes fortunes européennes et, si on apprend que j’ai une sœur - ce qui n’est pas le cas, parce que je suis fils unique -, les questions vont vite lui tomber dessus. Et il se fera un malin plaisir de démentir la chose… Et de dire clairement que cet enfant est le mien, point à la ligne. Juste pour faire taire les rumeurs qui planeraient sur lui comme quoi il aurait non pas un, mais deux enfants, dis-je en soupirant.

Mon père était – bien souvent – un fardeau. Pas qu’il ne m’aimait pas – Erik n’avait de cesse de dire qu’il m’adorait – mais il ne pourrait pas se permettre d’accepter de subir le contrecoup de mon mensonge juste pour mon bien à moi – il ne m’aimait peut-être pas assez pour ça.

-En plus, Erik serait contre…,
dis-je en soupirant encore. Il ne cesse de dire que la vérité éclatera. Que je devais m’y préparer. Et que le plus tôt sera le mieux…

Il n’aurait pas voulu qu’on mente à Bastardo – ou que Bastardo doive mentir. Il ne pensait plus qu’au bien de la vile créature – oubliant le mien.

Quand je vous disais que j’étais dépassé – ce n’était pas un mensonge.

Pendant que j’avais parlé, Sonne était allé chercher une autre bouteille de whisky et nous avais versé deux verres. J’en avais tellement besoin – de ce whisky – que j’étais passé au-dessus du fait que Sonne avait posé ses lèvres sur mon verre.

Sonne était prête à laisser tomber le travail d’aujourd’hui pour aller voir ce qu’il y avait besoin pour Bastardo.

-Non pas de manuel, dis-je en faisant une petite moue. Erik a déjà été cherché pas mal de choses pour lui. C’est juste que… On a aucune idée de comment faire pour que le sale môme dorme la nuit, dis-je en passant ma main sur ma figure. C’est un putain d’insomniaque… Il n’y a que le jour qu’il décide de fermer les yeux.

Je ne voulais pas d’un bébé criard dans ma villa alors que Maria avait – avant tout – besoin de calme et de repos.

-Mais d’accord, va pour l’abandon du boulot aujourd’hui, dis-je avant de boire le whisky d’un coup. De toute façon, je ne crois pas pouvoir faire quoi que ce soit de constructif… Vous voulez que je vous y conduise ? Je ne crois pas rester ici, de toute façon…

Ce n’était pas tant ça… C’était juste au cas où Maria serait à la villa – et que donc je doive aussi expliquer tout ça…


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MessageSujet: Re: Help, I Need Somebody [PV Sonne][TERMINE]   Jeu 2 Mar - 2:40


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Je cru un instant avoir trouvé la solution idéal afin de sortir mon patron de cette fâcheuse situation quand il esquissa un léger sourire.  Mais il en fut tout autre, pour diverses raisons.  J’eu envie de lui répliquer que la sœur pouvait être remplacé par une amie d’enfance, une ancienne collègue.


Les gens ne verraient que le geste on ne peut plus noble de compassion infinie envers la chère disparue mais là encore, le Majordome  s’y opposerait.  Mais en quoi, si je peux me permettre, cela le regardait-il ?  Et puis, il aurait peut-être cassé sa pipe quand le petit serait en âge de comprendre la vérité sur son existence.


Il restait toujours la carte de la franchise.  Les gens finiraient un jour ou l’autre par apprendre la vérité sur l’existence de l’enfant et ce jour là, ce ne sera plus amusant que d’annoncer  les vraies couleurs.  Quitte à dire qu’il a eu une courte liaison avec une femme qui lui a mentit en racontant être infertile et, oh, surprise, neuf mois plus tard, elle lui ramène  la défectuosité de son plan.  Les gens n’auraient pas de pitié et condamneraient rapidement une mère à ce point sans cœur qu’elle a abandonné son  enfant sur le seuil d’une porte.


Mais là encore, je décidais de garder ma réflexion. Je tenterais de lui en parler de nouveau plus tard.


- Puis-je tout de même vous suggérer de faire un test de paternité ? C’est quelque chose de nouveau et d’anonyme. Il suffit de vérifier des échantillons sanguins.


Laissant échapper un léger rire, peut-être nerveux j’expliquais à mon patron  mon intérêt pour la science.


- Je n’en ai pas l’air comme ça, je l’admets, mais les avancés médicales m’intéresse hautement et je me documente beaucoup.  La comparaison d’ADN est quelque chose de très intéressant et je sais qu’en Allemagne, ils l’utilisent  beaucoup pour déterminer l’affiliation paternel….


Je stoppais là mon envolé scientifique étant bien consciente  que ce devait être du chinois pour Daniele, non par manque d’intelligence, mais  tout simplement par manque d’intérêt dû à sa détresse actuelle.


Je tendis le nouveau verre de whisky à Daniele et me versais à boire dans celui que je lui avais enlevé.  Y ayant laissé ma trace de rouge à lèvre sans y penser, je jugeais plus polie de lui en tendre un tout propre.


Enfin, il m’expliquait maintenant  que le problème le plus urgent était les pleurs incessants du bébé, la nuit.  Et j’éclatais de rire pensant alors qu’il se foutait de ma gueule. Un bébé, ça pleure, ça fait caca puis ça tête un biberon. Et ça recommence.  Et lui, il pensait que j’aurais la solution miracle ?


- Mais…. Daniele… – j’avais laissé tomber le «  Monsieur Ricci », du moins le temps ou nous parlions de son problème personnel- un bébé, ça pleure la nuit ! Je ne sais pas il a quel âge le votre mais, croyez moi, la première année, ça se réveille la nuit a raison de deux à trois, voir quatre fois par nuit.  Je suis désolée de vous l’apprendre.


Je soupirais, jouant à faire rouler mon verre entre mes mains.  Mon Dieu ! Était-il à ce point désemparé qu’il n’avait pas songé que le seul moyen pour un bébé de s’exprimer était par les pleurs ?


- Un bébé… c’est comme une femme… Il faut du temps, de la patience, le cajoler en lui donnant de la sécurité et du réconfort et, au lieu des derniers bijoux de chez Channel, un biberon  toutes les trois ou quatre heures feront l’affaire. Pour qu’il dorme la nuit, il fau que ses besoins primaires soient comblés. Qu’il ait donc une couche propre, prit un bain, qu’il soit dans un pyjama confortable et surtout, qu’il ait le ventre plein.


Je sais que tout cela devait lui paraitre comme une montagne à gravir mais il devrait apprendre, s’investir et  surtout se donner le temps.  J’espérais sincèrement qu’il prendrait en considération mes propos  faute de meilleurs arguments.


Il accepta  que l’on ferme boutique pour la journée et à mon tour j’acceptais qu’il me conduise à sa villa afin que je fasse connaissance avec son rejeton.  


J’enregistrais un message  pour la boîte vocal annonçant que Monsieur Ricci ne serait pas disponible pour la journée mais que les activités reprendraient  normalement dès le lendemain puis je verrouillais derrière nous le suivant jusqu’à sa voiture.  Avant qu’il ne démarre, je me tournais vers lui, posant ma main sur la sienne afin  qu’il n’embraille pas immédiatement.


- J’aimerais  juste vous dire une chose.  Ne rendez pas responsable cet enfant pour les bourdes d’adultes. Il n’a pas demandé d’être abandonné devant votre porte, encore moins d’être conçue ! Voilà… je ne voulais que… vous dire cela… Désolée si je vous choque.


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MessageSujet: Re: Help, I Need Somebody [PV Sonne][TERMINE]   Ven 3 Mar - 17:56



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L’idée de mensonge de Sonne n’était pas mauvaise – mais Erik n’aurait pas approuvé. Sans oublier mon père qui aurait vite faire de rétablir la vérité – pour son propre confort à lui. Je n’osais même pas penser à ce que dirait Maria de ça.

Pourtant, j’aurais tellement voulu que ce gosse soit à quelqu’un d’autre – quitte à mentir à lui et aux autres pour qu’il le soit.

Sonne m’avait – quand même – parlé du teste de paternité. Elle s’y connaissait – par intérêt pour la science, apparemment. S’était-elle renseignée à cause de son enfant à elle ? Rien n’était moins sûr. En tout cas, Sonne cherchait réellement à m’aider – et je lui en étais reconnaissant.

-J’y ai pensé…, dis-je en regardant Sonne. J’ai rêvé en passer un et qu’on me dise qu’il n’est pas le mien. Que c’était une erreur, rajoutais-je en soupirant. Mais, vous verriez le môme… Il n’y a pas photo…

Il avait mes yeux, il avait mon nez – il avait tout de moi. Ses cheveux blonds étaient la seule chose qui pourrait tromper les gens – mais je savais que, petit, j’étais moi-même un blondinet.

Le whisky avait cette capacité de me remonter le moral – même si, ces temps-ci, il n’était plus suffisant à mon bien-être. Sonne l’avait bien compris et nous en avais servi. Elle avait eu l’amabilité de prendre mon verre usé et de m’en donner un autre – elle apprenait vite.

Je lui avais parlé des problèmes liés à Bastardo – dont ses insomnies qui entrainaient les miennes. Ce petit monstre était un braillard sans nom – et sans bouton off. Sonne – qui était passé à un langage plus familier – m’avait dit que c’était normal… Que la première année, c’était comme ça. Attendez… On rembobine… La première année ?????

-Oh malheur…, dis-je en soupirant de désespoir. Il n’a que 5 mois… S’il chiale comme ça encore une semaine, je vais crever de fatigue… J’en peux plus…

Ce n’est même pas que je me levais pour aller voir – ça, c’était Erik qui s’en chargeait. C’était juste qu’il chialait – et que ça résonnait dans toute la villa.

-Moi aussi j’ai des besoins primaires, putain, dis-je toujours désespéré.

Pour l’instant, Erik s’occupait bien plus des besoins primaires de Bastardo que des miens. Sans oublier que je faisais mon maximum pour Maria – entre deux nuits blanches. Du coup, je n’avais pas le temps pour Bastardo – je suis un putain d’homme occupé. En tout cas, s’il fallait comparer les créatures de l’Enfer telles que Bastardo à une femme, je n’étais pas prêt d’être sauvé – connaissant les femmes… Même s’il était toujours plus facile pour moi de combler les besoins d’une femme – plus simple d’acheter des bijoux que de donner un biberon…

Nous avions décidé de laisser tomber le boulot pour aujourd’hui – c’était mieux. Il fallait que Sonne se familiarise avec la villa et avec Bastardo. J’avais laissé ma secrétaire s’occuper de la boîte vocale alors que j’étais en train de finir le whisky.

Cela fait, on était allé prendre ma voiture au parking. Nous étions entré dans ma belle voiture de sport – la meilleure de tout le parking – et quand j’allais démarrer, Sonne m’avait arrêté pour me dire de ne pas en vouloir au gosse pour tout ce qui était arrivé.

-Ne vous inquiétez pas, dis-je en soupirant. Je n’ai le pas le temps ni de le blâmer, ni de la haïr. J’ai d’autres choses à me préoccuper pour avoir le temps pour ça, rajoutais-je sincèrement.

Je n’avais pas le temps de penser à Bastardo – c’est lui qui faisait tout pour que l’attention soit sur lui.

J’avais démarré et – quelques minutes plus tard – nous étions arrivé à ma villa de Beverly Hills. Au fond, je priais pour que Maria soit absente car j’avais pas envie d’une confrontation entre mon ex-secrétaire et ma nouvelle secrétaire – imaginez, le truc…

J’étais entré et c’est Erik qui nous avait accueillis comme à son habitude.

-Bonjour Mademoiselle Ferguson,
dit-il en souriant à ma secrétaire avant de se tourner vers moi. Vous rentrez déjà ? N’est-il pas un peu tôt pour quitter votre travail ?

Il se demandait sincèrement ce qu’on foutait là – en somme…

-Oui, Sonne viendra de temps en temps s’occuper de B…,
commençais-je à dire avant qu’Erik ne fronce les sourcils. D’Anthony pendant que tu feras les courses et tes après-midi de congé, rajoutais-je en esquissant un petit sourire pour paraitre moins dépassé.

Alors que j’expliquais tout ça à Erik, on pouvait entendre – très distinctement – les gazouillis de l’ignoble Bastardo qui émanaient du salon.

-Bien, je suis heureux qui vous ayez trouvé quelqu’un pour ça, dit-il avant de se retourner vers Sonne. Je vous remercie d’avoir accepté Mademoiselle Ferguson, rajouta-t-il en souriant. L’enfant se trouve dans la pièce à côté.

J’avais fait signe à Sonne de me suivre dans la pièce – à première vue, Maria était de sortie. Tant mieux. On était arrivé devant Bastardo qui souriait tout seul – comme un con – dans son couffin. Ses petits yeux bruns nous toisant sans scrupule.

-Voilà le monstre, dis-je en soupirant.



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MessageSujet: Re: Help, I Need Somebody [PV Sonne][TERMINE]   Sam 4 Mar - 1:57


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D’apprendre que la première année était la plus difficile sembla un choc difficile a encaisser pour Daniele, presque plus que l’existence  de l’enfant lui-même. Malheureusement,  le remède miracle pour pallier à cet inconvénient, disons le ainsi,  n’existe pas.  Certains bébés sont plus « faciles » que d’autres. Alan, par exemple, dormait de longues heures d’affilées la nuit  et je n’avais en général besoin de me lever qu’une seule fois par nuit. Oui j’avais vraiment de la chance.


Le pauvre homme n’était visiblement pas au bout de ses peines et réalisa probablement que d’élever un enfant représentait plus de tracas que de gérer un artiste, même le plus capricieux d’entre eux.


Je compatissais sincèrement à son –presque- malheur mais  je ne pourrais pas grand-chose pour lui à ce niveau – hors de question que je découche pour jouer à la maman de substitution – sauf pour les quelques conseils qu’il chassa en s’exclama que, lui aussi, en avait des besoins.


Une fois dans la voiture, alors qu’il s’apprêtait  à démarrer, je ne pu m’empêcher de le stopper de nouveau, laissant parler la mère en moi. Celle qui avait vécue semblable situation en mettant au monde un enfant dont je ne voulais pas.  C’est lorsque je le vis pour la première fois, qu’on le déposa dans mes bras que je décidais de faire volte face quant à ma décision de le donner en adoption et de donner une chance à la vie; notre vie.


Sa réponse me rassura plus ou moins. Visiblement, mon patron avait plus d’un squelette dans son placard et cet enfant n’était pas le plus pointu d’entre eux.  J’hochais simplement de la tête, et me laissais conduire chez lui sans ajouter un mot du trajet. Heureusement,  pas très long !


Erik, le majordome, nous accueillit non sans surprise  surtout vis-à-vis de Daniele. J’imaginais qu’il n’avait pas l’habitude de rentrer  si tôt à la maison. Je gardais bien de dire que, avec un enfant, il fallait s’attendre à ce que certaines habitudes changent.


Je saluais le majordome me contentant d’un signe de tête quand il me gratifia pour mon coup de main.  Daniele me guida ensuite dans l’autre pièce où mini-Ricci gazouillait à qui mieux-mieux au son de son hochet. Il était tout simplement craquant, avec ses joues potelées et ses cheveux blonds d’angelot. Impossible de ne pas s’attacher devant un tel minois.


Je me penchais pour le prendre, comme s’il avait été  miens et je caressais son visage,  souriant en l’entendant gazouiller plus fort. Un amour de bébé.

- Voilà le monstre


- Il est loin d’être un monstre. Un adorable casse-couille mais qui ne l’aurait pas été si vous n’aviez pas usé des vôtres il y a plus ou moins quatorze moi de cela…




Je m’en mordis l’intérieur de la joue d’avoir osé lui balancer le fond de ma pensée  ainsi, sans filtre, mais  j’étais  en total admiration devant le bébé que les mots m’avaient simplement échappés.


- Je viendrai, ne vous en faites pas. Mais…  je veux deux choses en échange.


Je regardais mon patron  le plus sérieusement possible.  Je ne voulais pas d’argent en plus, ni quelconque  avancement ou privilège relié à mon emploi.  Mes demandes étaient toutes simple et il était libre de refuser ou d’accepter. Seulement,  l’une n’allant pas sans l’autre, s’il refusait,  je me contenterais de mon job de secrétaire et ma définition de tâche s’arrêterait là.



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MessageSujet: Re: Help, I Need Somebody [PV Sonne][TERMINE]   Dim 5 Mar - 18:23



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Le gamin n’était pas ma première priorité – j’avais bien d’autres ennuis à régler. Je n’avais pas le temps de le blâmer pour tout – loin de là. C’est ce que j’avais dit sur le trajet à Sonne – qui semblait s’inquiéter de l’avenir de Bastardo. C’était surtout le mien – d’avenir – qui m’inquiétait pour l’instant et, surtout, celui de Maria.

Nous étions arrivés à ma villa – quelques minutes plus tard. C’est Erik – mon majordome – qui nous avait accueillis avec chaleur. Il était heureux de voir que je lui amenais une femme capable de s’occuper de Bastardo et de tenir ce rôle pendant qu’il s’occuperait des courses ou qu’il se reposerait – et que Maria se reposait aussi. Il était – maintenant – temps pour Sonne de faire la connaissance d’Anthony Ricci – de son nom officiel et complet. Il gazouillait – comme à sa sale habitude – dans le salon de ma villa.

Nous y étions allés – ma secrétaire et moi – et je lui avais présenté la vile créature de l’Enfer qui faisait du bruit autant avec sa voix qu’avec son hochet qu’il secouait avec beaucoup d’enthousiasme. C’était Erik qui lui avait offert ce jouet il y a peu – et il me cassait les couilles avec depuis… Sonne n’avait pas pris de temps avant de prendre Bastardo dans ses bras – comme s’il avait été son propre môme. Ça plaisait à l’infâme créature qui gazouillait plus fort. Je commençais à comprendre – à force – son obscure mode de communication. Sonne ne le considérait pas comme un monstre – mais comme un « adorable casse-couille ». Elle ne s’était pas retenue de m’envoyer une pique – bien visé et en plein dans le mille…

-Mouais… Je vous l’accorde, dis-je en soupirant. Je pensais que ça ne me tomberais jamais dessus. J’étais quelqu’un de chanceux, dans le temps, rajoutais-je en faisant la moue.

Je ne l’étais plus – il fallait croire. Sonne avait ça de bon qu’elle était franche – j’aimais la franchise et je vous expliquerais en temps voulu pourquoi. Elle n’avait que d’yeux pour le môme – depuis quelques minutes. Il n’était qu’une machine à merde bruyante – pour moi. Il ne parlait que par syllabes qui ne voulaient rien dire – en plus… Sonne m’avait dit qu’elle viendrait – mais elle voulait deux choses en échanges. N’oublie pas Ricci… N’oublie pas que c’est la petite-amie de Moriarty.

-Allez-y,
dis-je en m’asseyant dans le fauteuil. Qu’est-ce que vous désirez en échange ? Si c’est une question d’argent, sachez que ça ne m’ennuie pas du tout. Demandez-moi votre prix, rajoutais-je certain que c’était de l’argent qu’elle voulait.

L’argent n’était pas un problème. Sonne n’avait qu’à me demander la montant de son augmentation.



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MessageSujet: Re: Help, I Need Somebody [PV Sonne][TERMINE]   Dim 5 Mar - 19:12


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L’enfant gazouillait joyeusement,  bavant allégrement sur mon chemisier de soie.  Ses petits doigts laissèrent tomber le hochet qui heurta le sol avant de rouler un peu plus loin.  Le petit regarda sa main vide puis se l’enfourna dans la bouche, tétant ses doigts goulument, comme tous bons bébés savent le faire.


Son  petit manège me détendit, alors que je m’en voulais  d’avoir oser balancer à mon patron, l’un de ses vérités sans prendre de gants blancs. Qui étais-je pour juger les autres ? Une ancienne danseuse sans éducation qui s’était retrouver «  au bon endroit, au bon moment » rien de plus.


- Mouais… Je vous l’accorde. Je  pensais  que ça ne me tomberais jamais dessus. J’étais quelqu’un de chanceux, dans le temps


- C’est tout de même ironique, vous avouerez. Il y a tant de gens qui veulent des enfants et qui n’y arriveront jamais…  Alors que d’autres, comme vous, en avez un alors que vous  n’en avez jamais voulu…



Je pris place dans le fauteuil  derrière moi, berçant le petit qui cherchait maintenant à mettre mes doigts dans sa bouche.  Alors soit il n’avait pas bu à sa faim, soit il allait bientôt réclamer son dû mais  vu comment il se débattait pour y arriver, je n’avais aucun doute là-dessus.


Il était temps de passer aux choses sérieuses. Parler de prix.  Dans mon esprit, tout était très clair. J’allais m’occuper de l’enfant sur mes heures de travail.  Demander un dédommagement pour du temps déjà rémunéré, je trouvais cela exagéré. Je n’étais pas  non plus, assoiffé d’argent.  


Je lui assurais mon aide mais, sans trop y réfléchir, je lui confiais avoir cependant eux demandes auxquelles il devrait accéder en échange.  


- Allez-y. Qu’est-ce que vous désirez en échange ? Si c’est une question d’argent, sachez que ça ne m’ennuie pas du tout. Demandez-moi votre prix.


- L’argent ne m’intéresse aucunement, Daniele. J’ai plutôt en tête deux demandes toutes simples  et qui ne sont pas exorbitante, selon moi.  C’est même un marché raisonnable.



Je me relevais pour replacer le bébé dans son couffin puis je repris place dans le fauteuil, croisant  mes jambes comme une Dame du grand monde, lissant bien ma jupe pour couvrir mes genoux.


- Premièrement, je veux que vous preniez partit intégrante dans l’éducation de votre fils.  C’est vous, son père c’est avec vous que je veux avoir à faire.  Et tant que vous  n’aurez pas un lien père-fils digne de ce nom, jamais vous ne résoudrez vos «  problèmes » de sommeil. Ça doit quand même peser sur la conscience…


Je lui laissais le temps de peser ma première demande. Je voulais qu’il comprenne bien que ce que j’attendais de lui, était qu’il apprenne à connaître le petit, qu’il le change et l’endorme, lui donne son bain, et, éventuellement, qu’il l’aime.  Je savais bien cependant que tout ceci ne serait pas chose aisé et j’étais prête à lui laisser le temps nécessaire de bâtir ce rôle de père. Je serais là tant qu’il en aurait de besoin et maintenant… le coup de grâce…


- Je ne vous ai jamais mentis quand je vous ai dit que jamais Axel ne tirait de moi quoi que ce soit… mais, disons que, pour le temps mon second mandat,  vous lui offrirez les  scoops et primeur qui pourraient l’intéresser en sa qualité de journaliste.  Disons qu’un petit quarante-huit heures  avant tout le monde… Nous avons une entente, Daniele, ou non ?



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MessageSujet: Re: Help, I Need Somebody [PV Sonne][TERMINE]   Lun 6 Mar - 20:57



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Bastardo venait de lâcher son hochet tout baveux par terre – putain… Déjà qu’il était en train de saloper tout le chemiser de ma secrétaire il fallait en plus qu’il salisse le sol – je marche sur ce sol, Bastardo, tu sais ça ?!! J’en avais grimacé de dégoût. Bref, Sonne avait dit tout haut que – disons le sans pincette – si je m’étais retenu de semer partout, Bastardo ne serait pas arrivé. Vrai – indéniablement vrai. J’avais pris ça comme de la malchance – chose ironique pour ma secrétaire. Bien des gens regrettaient de ne pas avoir de viles créatures de l’Enfer dans leur vie. Ça m’avait fait penser à Maria – et m’avait fait un pincement au cœur.

-Vous avez raison, dis-je en soupirant. Le monde est mal foutu. Je ne veux pas de gosses et j’en ai un alors que certains en veulent et n’en auront jamais.

Dans mon cas ça réglait une question qui aurait pu me poser problème plus tard – ma non envie de gosse confrontée en l’envie de gosse de Maria. Bastardo avait réglé largement la question. Il était là et on devait faire avec – c’était l’indéniable réalité.

Sonne voulait deux choses en échanges de ses heures de babysitting. Je n'avais aucune objection à la payer largement plus – l’argent servait à être dépenser et j’en avais largement pour mon compte. Seulement, c’était bien autre chose que de l’argent qui l’intéressait. Plutôt un marché soi-disant raisonnable – j’attendais de voir quand même…

-Je vous écoute, dis-je en me redressant dans mon fauteuil alors que Sonne avait replacé Bastardo dans son couffin tout neuf.

Elle avait pris une posture plus professionnelle – et plus classe malgré son chemisier mouillé par l’ignoble bave de Bastardo. Sa première demande m’avait fait froncer les sourcils. Que je fasse partie intégrante de la vie de Bastardo ? On vivait dans la même villa – ce n’était pas assez ? Elle avait dit que ça réglera pas mal de problèmes. Je m’étais mis à réfléchir trouvant la demande intrusive. Je ne savais pas comment m’y prendre avec ce môme – il n’était qu’un gosse et je n’avais jamais aimé les gosses. J’avais regardé vers le couffin une moue affichée sur mon visage d’Italien.

-Balancez la seconde,
marmonnais-je.

La seconde était une demande « Moriartique ». Elle voulait des scoops en primeur pour son journaliste de petit-ami. Maria avait raison – putain, elle avait raison. Sonne venait de m’envoyait deux demandes « raisonnable » - mouais. Je l’avais regardé – trèèèèèès longtemps – avant de me mettre à répondre.

-Vous ne perdez pas le Nord, dis-je avec un sourire jaune. Vous aurez vos scoops en primeur. 48h, c’est faisable. Vous aurez tout ce que je peux vous donner au vue de ma position de manager, dis-je en soutenant le regard de ma secrétaire. Je ferais de mon mieux.

Ma position était bien placé sur l’échiquier de L.A. – tu as de la chance, Moriarty…

-Quant à votre première demande… Je pense que cela nous regarde moi et ma petite-amie, dis-je avec toujours le regard ancré dans celui de ma secrétaire. Je fais de mon mieux pour ramener l’argent dans cette baraque. J’ai un majordome à payer. Majordome qui fait beaucoup pour ce gosse. Je ne peux pas être tout le temps-là…

Je m’étais surpris moi-même – rien qu’en parlant. Cette phrase qui était sortie de ma bouche m’avait presque fait sursauter. Je l’avais dit comme mon père – avec le même ton de voix et tout. Lui qui m’avait tant de fois dit « je ne serais pas là Dany, je ne peux pas être tout le temps là. Il n’avait jamais été là… Sonne avait dû remarqué ce petit moment de flottement – où je m’étais fait flipper moi-même.

-Je… Mais je ferais de mon mieux si cela peut vous satisfaire et nous permettre de nous entendre, dis-je sans pour autant promettre des résultats probants.

Je ne pouvais pas faire mieux – et je trouvais que j’avais été largement franc.

-On signe ?, demandais-je en tendant la main vers ma secrétaire pour conclure le marché.




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MessageSujet: Re: Help, I Need Somebody [PV Sonne][TERMINE]   Mar 7 Mar - 16:59


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Jamais mon patron n’aurait pu dire que je n’avais pas été sincère du début à la fin. J’annonçais toujours mes couleurs et ne laissait rien au hasard.


Si je tenais à ce qu’il s’implique dans l’éducation de son fils, c’était afin qu’ils bâtissent ensemble un lien. Car en confiant son fils aux soins de quelqu’un d’autre, c’est avec cette autre personne que le petit créerait un sentiment d’appartenance  et, un jour, pour une raison ou une autre, cette personne quitterait la vie de l’enfant et tout serait à refaire.


Je ne demandais pas qu’il s’absente du boulot, qu’il n’néglige des engagements ou qu’il change son mode de vie afin de répondre aux exigences du père de l’année. Non, loin de là. Déjà en me demandant de m’occuper du petit démontrait qu’il cherchait à ce que l’enfant ne manque de rien. Mais qu’il démontre une certaine implication était à la base, selon moi.


Je ne connaissais pas la vie privée de Daniele Ricci, pourtant j’étais prête à parier qu’il avait souffert plus que quiconque d’un désintéressement parentale. Sa mère…son père… les deux ?  Et je n’aurais pas eu peur non plus de prétendre que c’est son majordome qui lui avait servit de modèle.  Mais bon, cela n’était que mon impression personnelle.


Il semblait un peu dérouté et très peu enthousiasmé par ma première requête alors quand il me demanda de lui soumettre ma seconde, j’avais perdu un peu de ma confiance. Et je ne savais pas trop comment j’avais pu songer à la seconde mais, elle m’avait paru raisonnable et intéressante. Non pas pour moi mais pour Axel  qui trouverait son compte – finalement – dans cette embauche.  Je me sentais redevable auprès de lui,  et jamais je n’aurais laissé filtrer quoi que ce soit du bureau. Cette demande venait donc  - en mon sens – donner un certain avantage à Axel sans que j’y suis pour quoi que ce soit.


S’il sembla accéder facilement à ma seconde demande, celle que je redoutais le plus, la première, cependant, lui  fit me débiter un discours moralisateur sur la gestion de sa vie privée et obligations familiales.


Je fronçais les sourcils, je sachant trop où il s’en allait avec ça. Je ne lui demandais pas la lune,  ni même de cesser d’exister au profit de son fils. Mais de s’impliquer aux meilleurs de ses capacités. Et,  étrangement, pourquoi  me demander de l’aide si  au final, ça ne regarde que lui et sa petite amie ?  Et elle ?  N’a-t-elle pas  envie de s’en occuper ? Ça serait tout de même plus logique que de payer sa secrétaire.  Peut-être avait-il  simplement peur qu’elle lui fasse faux bon… Après tout ou était-elle au  moment ou  il avait réellement besoin de support ?


- Je…Mais je ferais de mon mieux si cela peut vous satisfaire et nous permettre de nous entendre.


- Tout ce que je vous demande,  c’est d’être là quand ça compte.  Le reste, ça ne me regarde pas.



Je me levais en prenant mon sac et, voyant qu’il me tendait la main, je signais notre accord et lui rendant la politesse, non sans maintenant douter  de l’opinion qu’il pouvait avoir de moi.  Finalement, je n’étais qu’une fourniture de bureau qu’il déplaçait à sa guise et, en échange, j’avais obtenu un accord qui sembla égratigner sa fierté.


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MessageSujet: Re: Help, I Need Somebody [PV Sonne][TERMINE]   Jeu 9 Mar - 20:27



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Sonne m’avait proposé un marché – et quel marché… Elle ne perdait pas le nord – pas étonnant que Moriarty avait jeté son dévolu sur elle. Ils allaient bien ensemble – ou bien c’était lui qui avait déteint sur elle. En tout cas, j’étais coincé avec ce marché. J’étais contraint de lui donner – en primeur – des informations pour son journaliste de petit-ami. Je n’en avais pas le choix. Sonne savait l’existence de Bastardo – refuser m’exposait à pire que ça.

Donner des informations était une chose – que j’acceptais largement – mais me dire d’être présent pour Bastardo en était une autre. J’étais un homme occupé qui n’avait pas voulu du tel fardeau – car ce n’était pas entièrement ma faute si ce gosse avait vu le jour. J’avais montré à Sonne que je n’étais pas tout à fait d’accord qu’elle s’occupe de mes affaires – aimeriez-vous que votre employé vous dise comme agir avec vôtre môme ? C’est pour ce genre de situation que j’avais toujours préféré traiter avec des gens cupides – et non ceux qui voient la richesse ailleurs que dans l’argent. J’avais vu que mes réticences ne plaisait pas à ma secrétaire – ni ma façon de les présenter. J’avais joué la franchise – pour la cause – et je ne le regrettais pas vraiment.

J’avais – quand même – laissé entendre que j’allais faire de mon mieux avec la vile créature de l’Enfer. Ça avait semblé la satisfaire – pour le moment.

Elle s’était levé et avait repris son sac – en marquant notre accord d’un serrage de main. Nous n’avions pas encore – moi et Sonne – pu bâtir une complicité. Ça s’en était ressenti aujourd’hui au moment de ce deal qui nous liait.

-Je vous remercie Mademoiselle Ferguson, dis-je sincèrement.

Je n’avais qu’elle pour ce petit boulot – je me voyais mal mettre une personne supplémentaire dans la confidence. Même si Erik n’avait de cesse de me répéter que – tôt ou tard – tout ça se saura. Je voulais que le Daniele Ricci que tout le monde connait au dehors reste encore tel quel encore quelques mois – si c’était possible…

-Je vous laisse voir les différentes choses avec Erik, dis-je en mettant mes mains dans mes poches – maintenant debout face à Sonne. Quand vous aurez fini, je vous raccompagnerai chez BSC pour que vous puissiez reprendre votre voiture.

Nous étions venu à bord de la même voiture – je lui devais bien le chemin inverse.



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MessageSujet: Re: Help, I Need Somebody [PV Sonne][TERMINE]   Ven 10 Mar - 17:31


Help, I Need Somebody

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L’attitude de Ricci à mon égard c’était légèrement refroidi. Je pouvais comprendre qu’il n’avait pas apprécié mes remarques mais il n’en demeurait pas moins que, si on ne veut pas entendre l’opinion des autres, on ne demande pas leur aide !


Je scellais notre marché en lui serrant la main jaugeant la force de l’échange. Je ne savais jamais comment serrer une main. Il y a des hommes qui nous l’effleurent à peine,  comme si nous les femmes allions nous briser un ongle pendant l’échange. Alors que d’autres, y mettaient tant d’enthousiasme qu’ils nous en broyaient quasiment les os. Daniele, lui, dosait bien. Comme dans tout, j’imagine.


- Je vous remercie Mademoiselle Ferguson

- Je ferai de mon mieux afin que tout « ça » prenne la meilleure des tournures possibles pour vous et l’enfant.



Cela étant dit, mon patron me libéra momentanément afin que je puisse voir avec le Majordome, les besoins exact et ce pourquoi on m’avait mis dans le secret. En clair,  je tiendrais le rôle de baby-sitter pendant qu’Erik vaquerait à ses occupations routinières et s’octroierait quelques heures de répits, loin de la maison.


Tout à fait louable et compréhensible.  L’homme n’était plus très jeune, encore de belles années devant lui, mais plus assez en forme pour songer à élever un rejeton, celui de son patron qui plus est. La logique de Daniele avait jugé que j’étais le pion idéal à déplace sur le grand échiquier  Riccidien.


Soit.  Secrétaire particulière dirons nous. Cela me fit sourire et je me disais que, si certaines devaient acheter deux bouquets de fleurs pour la St-Valentin, un pour l’épouse, l’autre pour la maîtresse, moi je devais  jouer la nounou. Je préférais nettement passer du temps avec le gamin et qui sait,  je pourrais peut-être m’arranger par moment pour qu’Alan soit avec moi pendant ce temps là.  Un ou deux gamins, quand  on avait Ricci comme patron et Moriarty dans son lit,  je n’étais plus à un bébé près… !


Je discutais un long moment avec Erik et je l’aidais à établir une liste de fournitures nécessaires auxquelles il n’avait pas songé.  Je lui proposais de l’accompagner et ma proposition sembla l’emballer, mais se ravisa, songeant alors que l’enfant serait laisser seul avec son –presque- père.
Très triste que tout cela.


Je rejoignis  Daniele quand à son tour Erik me donna congé. Mine de rien, la journée avait passé à vive allure et je n’avais pas pris le temps de dîner.  Mon estomac gronda et je me sentis gênée, espérant que personne n’avait entendu.


- Je suis prête quand vous l’êtes, Monsieur Ricci.



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MessageSujet: Re: Help, I Need Somebody [PV Sonne][TERMINE]   Sam 11 Mar - 18:16



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Sonne était prête à tout pour que tout se passe bien – c’était déjà une bonne chose ! Son marché était digne de son petit-ami – mais pouvais-je vraiment lui en vouloir de profiter de ma situation ? N’aurais-je pas fait la même chose à sa place ? L’entrepreneur en moi aurait fait de même – voir pire.

-Je n’en doute pas, dis-je en soupirant tout de même un peu – dépassé que j’étais par toute cette situation.

Sonne m’avait laissé – ensuite – pour s’entretenir avec Erik. Je les entendais – très vaguement – discuter bébé et fournitures pour bébés. Pendant ce temps-là, je m’étais couché dans le fauteuil pour regarder la télé – et couvrir, en même temps, les interminables et ignobles gazouillis de Bastardo. J’avais tourné son couffin – du pied - vers l’écran de la télévision qui diffusait les informations du matin.

-Tiens, instruis-toi et tais-toi, dis-je en soupirant un peu.

Il s’était tu – ah ben voilà ! Il était complètement hypnotisé par les images sur la télé. Putain, je crois qu’on devrait simplement lui mettre une télé dans sa chambre et l’y laisser – n’étais-ce pas une bonne idée ? Je suis prêt à dépenser des thunes pour une télé supplémentaire – si c’était pour que Bastardo reste calme.

J’avais passé une bonne partie du temps où Sonne était resté à la villa à boire et regarder la télévision. Je n’avais pas touché à Bastardo. Ah si – une seule fois – quand le bougre avait rampé un petit peu trop près de moi et qu’il était à deux doigts de baver sur mes chaussures. Je l’avais porté – du bout des bras – au bout de la pièce. Comme ça il allait prendre du temps à ramper – à nouveau – jusqu’à moi.

Sonne – après avoir été libérée par Erik – était prête à partir. Elle crevait de faim – je l’avais entendu.

-Attendez deux secondes, dis-je en souriant.

J’avais été dans la cuisine chercher un paquet de biscuits – c’était mieux que rien – et j’étais revenu près de Sonne.

-Je suis prêt, dis-je toujours avec le sourire. Prenez ça au passage, rajoutais-je en lui tendant le paquet.

Nous avions rejoint ma voiture – et j’avais raccompagné Sonne chez BSC. On n’avait pas parlé du trajet – j’avais allumé la radio au lieu de discuter. Je crois que ça faisait déjà beaucoup pour une journée – autant pour elle que pour moi. Je m’étais arrêté dans le parking.

-Voilà, on y est… Je vous remercie encore, Mademoiselle Ferguson. Je suis sûr que vous ferez du beau travail avec le gosse, dis-je sincèrement.

Je l’avais laissé vaquer à ses occupations – et profiter de son petit-ami, aussi, je présume.


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