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 We find ourselves in reality Ft Gaïana

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Frank Harrison


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MessageSujet: We find ourselves in reality Ft Gaïana   Mar 14 Mar - 18:56



We find ourselves in reality
ft. Gaïana Dugopoliac


Il y a des moments où, même si tout va bien, un manque se fait ressentir au creux du ventre. Il s'accompagne d'une baisse du régime cérébral et provoque des troubles de l'humeur aussi affreux que ceux des filles. Bref, il me manque un truc, et je sais c'est quoi. Je n'en parle à personne, même pas à Eddy. Mon rendez-vous est pour bientôt, heureusement personne n'est à la maison. Je suis tranquille pour un certain temps, et c'est tant mieux. Car les prochaines heures qui vont suivre, je ne serais plus le même.

Habillé de noir, j'entre dans la pièce illuminée par les néons, comme une ombre dans la nuit. Je fais en sorte qu'on ne me remarque pas, aussi discret qu'à mon habitude, pour ne pas être reconnu. Je m'approche du bar et commande une vodka, feignant venir ici pour boire. Mais une fois le barman retourné et occupé, je m'éloigne pour me diriger vers le fond de la pièce, dans une alcôve sombre et aussi fumante que la cigarette du mec qui y est assit. Je m'assoie à côté de lui, comme si l'on se connaissait, mais pas un mot ne sortit de ma bouche. En revanche, sous la table, je récupérais un sachet de poudre blanche que je glissais aussi rapidement dans ma poche qu'elle n'est apparue. Je me relevais, les mains à plat sur la table, laissant dans mon sillage un billet.

Voila, une bonne chose de faite, le barman n'a même pas dû remarquer mon petit manège. Ou alors si, mais c'est pas lui qui dira quelque chose. Je récupère la vodka qu'il me sert et en prend une première gorgée, sentant le feu soviétique me brûler la gorge. Il y a du monde, mais pourtant les bruits se font discrets, la musique surpassant les voix éraillées et tremblantes des plus atteints. Les conversations se font aussi basse que possible et les gens fricotent de préférence avec les ombres que les faibles lumières pâles provenant du plafond.

J'observe. La plupart des personnes présentes sont bourrées ou complètement stone, allongées à même le sol ou sur les tables. Il y en a un en train de baver, ou vomir, selon le point de vue, accoudé au bar, le front contre le comptoir. Il n'a pas l'air dans son assiette, bientôt il va tomber de sa chaise. Tant pis pour lui, mais tant mieux pour moi. Je me déplace, mon verre en main, passant derrière lui. Cela n'a duré que quelques secondes, mais une fois installé sur une autre chaise, je comptabilise un nouveau porte-feuille dans ma poche. Il ne le remarquera que trop tard, je serais déjà parti. Le temps de terminer mon verre assez vite pour ne pas traîner, et relativement lentement pour ne pas paraître suspect. Un art qui se travaille et s'acquière avec le temps.

Personnellement, je suis né avec.

Ici, tout le monde regarde tout le monde. Chaque personne semble louche, même aux yeux d'un mec louche. Les seules personne qui ne perdent pas leurs temps à sonder chaque âme se perdant ici, sont les femmes libertines qui tiennent compagnie aux hommes. Et du coup, elles redirigent leurs regards hagard vers autre chose que moi, par exemple. Je ne regarde pas les femmes d'ici. Elles sont trop fades, aussi grises que les rues de L.A. Une créature hors norme seulement pourrait capter mon regard sous la fausse lumière.

Mais ce genre de créature n'existe pas. Ou alors, je ne la vois que dans mes trips, flottant plus haut que les nuages orageux.

Ma vodka avalée, mon verre vide, je dépose quelques pièces sur la table, prêt à partir. J'attends que le prochain client entre pour me faufiler en dehors du bar, pour retourner au dessus du sol et retrouver le niveau des vivants.

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Gaïana Dugopoliac


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MessageSujet: Re: We find ourselves in reality Ft Gaïana   Lun 24 Avr - 17:47



We find ourselves in reality
ft. Frank « Clepto » Harrisson


J’étais contente que le gala des Sherman soit derrière moi, il avait été d’une importance capitale et signait pour moi et Evan, colocataires que nous étions, un nouveau départ. Pleins de choses avaient évoluées ces dernières semaines, il y a eu pas mal de bouleversements, de renversements de situation mais nous étions là. Prêts à affronter l’avenir. Evan avec ses nouveaux appareils auditifs et moi, avec mon nouveau contrat. J’avais enfin un travail sérieux et digne de ce nom, même s’il ne m’occupait pas beaucoup d’heures dans la semaine, ça allait venir et Babs me promettait une grande possibilité d’évolution.

Et quoi de mieux que de fêter ça en restant chez Cash ? J’adorais passer mon temps chez lui, à dormir, se prélasser, faire l’amour, manger, se droguer, redormir… Mais au bout de deux jours, j’avais besoin de sortir, faire la fête, me dégourdir. Ce que Cash préférait faire dans son désert imaginaire mais j’avais eu ma dose de bac à sable. Me fallait plus, me fallait autre chose, me fallait de nouvelles aventures.

J’étais passée rapidement chez Evan pour me changer, il n’était même pas là. Mais je ressortais aussitôt, direction le Dizzy Warhol. Cash m’avait dit qu’il avait un très bon dealeur là-bas. Delf. Fallait que je le trouve. Pour le moment j’avais encore un peu de speed qui devait parcourir mes veines, c’était le peu qu’il m’était resté à l’appartement que j’avais pris avant de partir.

J’avais descendu les marches qui menaient au bar, quelqu’un devant moi rentrait tout juste. Le temps que j’arrive à la porte à mon tour pour rentrer, je rentrais en collision avec une autre personne qui, elle, sortait. Juchée sur mes hauts talons, je me tordais la cheville et tombait lamentablement, le cul par terre. Je fronçais des sourcils, regardant l’état de mes mains légèrement égratignés. À côté de moi, un portefeuille. Je le ramassais puis levais la tête.

« Vous… » Je me tus en regardant le jeune homme qui venait de me bousculer, sans doute par inadvertence.

Il avait de longs cheveux noirs qui encadraient son visage, une silhouette plutôt fine mais musclée. Avec son look du genre moitié grunge et rockeur, il avait une classe monumentale.

« Vous avez laissé tomber votre portefeuille. » disais-je en levant la main qui contenait le portefeuille en question, qui n’était en réalité même pas le sien.

Il m’aida à me hisser sur mes pieds, en prenant mon autre main que je lui avais donné presque avec plaisir. Il pouvait me bousculer plus souvent, pas de problème pour moi, s’il m’aidait à chaque fois à me relever, ainsi tout près de lui une fois sur pied. Peut-être un peu plus proche que de raison mais je lui souris presque malicieusement en lui tendant le portefeuille. Mais je ne comptais pas le lui lâcher comme ça… Pas sans recevoir un verre en dédommagement. Puis en plus, sa tête ne m’était pas inconnue… Il me fallait bien en savoir plus, non ? Surtout s’il était plaisant…

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MessageSujet: Re: We find ourselves in reality Ft Gaïana   Ven 9 Juin - 15:09



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ft. Gaïana Dugopoliac


Un homme entrait dans le bar, et ne prêtait pas la moindre attention à moi alors que je me glissais derrière lui par la porte pour sortir. Simple comme bonjour, mais je n'avais pas prévu qu'une fille se trouve de l'autre côté, et nous entrâmes en collision frontale assez brutale étant donné qu'elle avait fini par terre. Elle était pas contente, et se regardait les mains qui semblaient légèrement meurtries par la chute.

Moi, je ne savais pas quoi faire, j'avais pas prévu de tomber sur une belle fille, et le porte-feuille que j'ai volé, il était près de ses fesses, au sol. Je la regardais, un peu perdu, admirant ses tatouages, ses formes, son visage hors du commun. Je crois que je suis tombé sur une créature du diable.

Elle s’empara de mon butin, et me le tendit. En me voyant, elle perdit la parole. M'aurait-elle démasquée? Mais non, elle me prévenait que j'avais laissé tomber mon porte-feuille. Je ne le pris pas tout de suite, mais l'aidais d'abord à se relever, ne la lâchant pas des yeux. Je suis pas très clean, mais ça tête me dit quelque chose, et ses tatouages... ils semblent venir d'un autre monde, comme des signes qui montre le chemin.

" Excuse moi. Il fait sombre, je ne t'ai pas vu."

La merveilleuse créature, une fois debout, était tellement proche de moi que certaines de mes mèches rebelles lui caressaient la peau du visage. Je n'avais toujours pas lâché sa main, celle que j'avais prise pour l'aider à se relever. De l'autre main, je posais mes doigts sur le porte-feuille, impatient de le récupérer, mais elle ne lâchait pas prise, me regardant avec un regard malicieux.

Elle sait que j'ai commis un crime, elle va me punir avec ses pouvoirs démoniaques, et je vais la laisser faire. Je baissais le regard vers le porte-feuille tiraillé entre nos deux mains, il était bien rempli de billets verts, comme s'il savait que j'aurais besoin de lui pour inviter cette jeune femme à continuer notre petite discussion.

" Un verre? Ou même plusieurs? C'est moi qui offre. Mais pas ici."

Au même moment, j'entendis vaguement de l'autre côté un homme crier sur le barman comme quoi il avait perdu son porte-feuille. Je joue contre le temps. Je lâchais le petit morceau de cuir et entraînais derrière moi la tatouée, serrant sa main pour pas qu'elle proteste ou me retienne. Et je veux qu'elle vienne avec moi. Je remontais les escaliers avec elle, et une fois dehors, c'est sans hésitation que je tournais à droite. La direction de mon appart.

De ma main libre, je vérifiais que mon sachet de cam était encore sagement la, en poche. Ces derniers temps, Eddy et Zoey sont non stop à l'appart, donc je ne pouvait pas prendre ma dose tranquillement. Mais pour quelques jours ils sont partis je ne sais où, c'est l'occasion parfaite pour planer un peu. Mais j'attendrais encore volontiers le temps de boire un verre ou plus avec la jeune femme recouverte d'encre.

" Je m'appelle Frank, mais tu peux m’appeler Clepto. Et toi?"

Je lâchais sa main après m'être rendu compte que je l'a tenais encore. Avant de venir au bar pour récupérer ma poudre blanche, je m'étais enfiler ce qu'il me restait d'avant. Ce n'était pas suffisant pour planer, mais assez pour que mon cerveau ne traite qu'une info à la fois, et le plus important jusqu'à présent était de sortir du bar. Maintenant, je pouvais me concentrer sur la fille.

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MessageSujet: Re: We find ourselves in reality Ft Gaïana   Lun 12 Juin - 16:22



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ft. Frank « Clepto » Harrisson


Je me levais sveltement, avec son aide. De nouveau juchée sur mes talons, il s'excusa, sans lâcher ma main. Assez proche, je me mordais la lèvre et lui jetais un sourire et un regard qui transpirait la suspicion, mais suspicion amusée. Excuse facile ça... je lui tendais le portefeuille de l'autre main et il tenta de le reprendre mais je ne le lâchais pas. Pas tout de suite.

Je lui lançais un regard malicieux tandis qu'une mèche rebelle de sa longue chevelure me chatouillait la joue. Je le sentais un peu pris de court. Néanmoins, il me proposait d'aller boire un verre. Ou plusieurs. Il rajouta encore rapidement "Mais pas ici". Je fronçais des sourcils à ses dernières paroles mais entendais au moment même un grand vacarme. Froncement de sourcils et yeux qui s'agrandissent. Bref regard sur le portefeuille alors que je commence à comprendre. Et sans m'y attendre, le voilà qu'il me tire pour remonter les escaliers. Je le suis en courant comme je pouvais avec mes talons qui claquaient sur le sol.

Une fois sur la rue, on tournait à droite. Je ne savais pas trop ce qu'il avait en tête. On marchait d'un pas rapide, histoire de ne pas traîner mais de ne pas trop éveiller les soupçons non plus... Bien que franchement, je vois quelqu'un marcher aussi rapidement, je me pose d'office quelques questions... Mais passons. Je jette un rapide coup d'oeil derrière moi, mais rien à part un homme qui marche dans le même sens que nous, plus loin.

« Je m'appelle Frank, mais tu peux m’appeler Clepto. Et toi? » Il jeta un regard vers moi en me disant ça, puis... me lâcha la main.

Clepto? Tiens, c'est marrant comme surnom. À cette pensée ma main serrait le porte-feuille que je tenais toujours, cachée désormais dans la poche de ma veste en cuir, et je souris avant de lui répondre, amusée.

« Clepto? C'est bizarre comme surnom... Moi c'est Gaïana... Mais Déesse c'est bon aussi... » je gloussais en regardant le sol. Moi, prendre la grosse tête? Jamais! Mais ça avait été tellement tentant de le dire, je n'avais pas pu m'empêcher

« Je rigole, appelles-moi Gaïa c'est bon aussi. »

J'affichais un grand sourire. Notre marche commençait tout doucement à ralentir, puisque visiblement, nous n'étions pas suivis. Je sortais le portefeuille et le triturait avec un malin-plaisir pendant qu'on marchait l'un à côté de l'autre.

« Il a pas l'air un peu trop chic ce portefeuille pour vraiment être à toi...? C'est de la marque quoi! (...) Enfin, juste que ça colle pas trop à ton look disons. » disais-je encore pour me justifier tandis que je levais mes yeux sur le rockeur, taquine.

Mes talons claquaient toujours contre le sol, de manière régulière, tel un métronome en marche, et résonnait dans le quartier de l'Eastside, que je connaissais bien... Quand soudain, je m'arrêtais en regardant autour de moi, en pleine réflexion, forçant Clepto à faire de même s'il voulait rester en ma compagnie... Ou même s'il voulait récupérer le portefeuille volé. Petite princesse que suis... Princesse diabolique, sûrement oui, mais princesse quand même.

« Tu m'emmènes où en fait?» Demandais-je sans tourner autour du pot, les yeux plissé de malice, sourire mutin aux lèvres.

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MessageSujet: Re: We find ourselves in reality Ft Gaïana   Ven 14 Juil - 17:00



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ft. Gaïana Dugopoliac


« Clepto? C'est bizarre comme surnom... Moi c'est Gaïana... Mais Déesse c'est bon aussi... »

Je levais un sourcil, le visage tourné quelques secondes vers cette auto-proclamée déesse. Au moins, elle ne perd pas le nord et sait ce qu'elle veut. A moins qu'elle ne se soit cognée trop fort et qu'elle n'ait perdu un fusible ou deux dans l'impacte. Mais je ne tiquais pas plus que ça, après tout je suis également affublé d'un surnom peu commun, et absolument pas discret.

« Je rigole, appelles-moi Gaïa c'est bon aussi. »

"Enchanté"


On avait dépassé le bar d'une rue, et rien à l'horizon. Je ne me tourne jamais en arrière pour vérifier, je tends l'oreille et attends. Et il n'y avait aucun hurlement ni bruit venant de derrière, alors je me permis de ralentir la marche, voyant bien que Gaia peinait à me suivre avec ses talons vertigineux. Du coin de l’œil, j'observais ses formes et ses couleurs. Elle avait des jambes à mettre des hommes par terre, un décolleté à mettre des hommes par terre, et un visage tout aussi "je mets les hommes par terre". Quand à ses tatouages, ils sont clairement là pour attirer l'attention sur elle, criant haut et fort que Madame est dans la pièce. Ou dans la rue, ça marche aussi.

Entre ses doigts aux ongles peinturlurés, mon butin se trémoussait, la panse bien remplie de billets verts. Gaia le regardait, le jugeait, le sous-pesait. Elle avait deviné qu'il n'était pas à moi, qu'il ne collait pas à mon style. Je ne cherchais absolument pas à lui faire croire le contraire, mais j'étais curieux de savoir quel type de porte-feuille elle voyait coller à mon style.

" Et mon style ne convient pas à de la marque? C'est peut-être un cadeau. Il m'aurait fallu avoir un porte-feuille noir avec des chaines et des cornes de démon pour te convaincre que ce porte-feuille est bien le mien?"

Je la regardais dans les yeux, un demi-sourire sur les lèvres. Aucun de nous deux n'est dupe, mais autant s'amuser jusqu'au bout. Elle voulait être une déesse? Moi je veux être un type avec un porte-feuille chic. Mais je perdis le sourire quand elle arrêta sa course. Le silence s'installa, la musique régulière de ses pas s'est arrêtée. Je m'approchais d'elle et me postais devant elle, laissant une petite distance entre nous. Je gardais mes mains en poche. Pour l'instant.

Elle va retirer ses talons et partir en courant avec mon trésor? Elle va se mettre à hurler? Ou elle va me demander l'Olympe et un cheval volant?
Rien de tout ça, elle s'inquiétait de savoir où j'étais en train de l'emmener. Je rigolais doucement, m'approchant d'un pas encore vers elle.

" Tu ne m'as pas répondu. Je ne sais pas si tu as envie de prendre un verre ou plusieurs avec moi. Donc, je marche simplement vers chez moi. C'est toi qui me suis, la. Je pourrais hurler en pleine rue qu'une fille me poursuit avec un porte-feuille diabolique en main."

Je m'approchais encore, cette fois il n'y avait plus qu'un pas entre nous. Encore un et sa poitrine sera collée contre moi. Encore un et son visage serait encore plus près qu'à la sortie du bar. Un dernier pas, et le porte-feuille serait à porté de main. Je ne doute pas qu'elle doit être redoutable en sport de lit, mais en course de rue, et avec des talons, je pense gagner facilement.

Mon regard déviait entre ses seins, le morceau de cuir rutilant entre ses doigts, et son visage. Je ne sais pas encore avec lequel je vais commencer. Je passais ma langue entre mes lèvres, touchant la chaîne qui me frôlait la joue. Je réfléchis.

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MessageSujet: Re: We find ourselves in reality Ft Gaïana   Ven 28 Juil - 2:07



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Bon, bon, c'est vrai, je l'avoue! Quelle idée avais-je eu de m'affûbler moi-même d'un surnom pareil? De toute façon, il n'y avait que Cash pour m'appeler ainsi. Pour lui, tout était forcément divin. Surtout ses rails de coke, ses serpents et sa musique. Puis moi aussi, bien évidemment.

N'empêche, je ne pus retenir un sourire lorsque Frank, sans doute étonné de ma présentation, ne finisse par répondre qu'un "enchanté" basique. Mais son esprit semblait encore ailleurs. Toujours à l'affût du moindre mouvement derrière nous. Il se remit alors à marcher et moi à le suivre. Sa cadence s'était ralentie, comme pour me permettre de marcher dans ses pas plus aisément.

Je décidais de taper discut' avec le jeune homme en question, enfin, je dirais même que je commençais à le taquiner pendant que l'on marchait. Le porte-feuille toujours en main, doutant bien qu'il n'était pas à Clepto.

« Et mon style ne convient pas à de la marque? »

Je lui lançais un regard entendu mais le laissait poursuivre, mon sourire en coin toujours sur mes lèvres.

« C'est peut-être un cadeau. Il m'aurait fallu avoir un porte-feuille noir avec des chaines et des cornes de démon pour te convaincre que ce porte-feuille est bien le mien? »

Mes lèvres s'entrouvrirent sur mes dents blanches, affichant un grand sourire enfantin.

« Ha ouais, ça, j'avoue, ça t'irait carrément trop bien. J'aurai plus aucun doute là. »

Fais gaffe mec, je serais capable... De t'en offrir un... Barbara fait des miracles avec toute sortes de tissus, je suis sûr qu'elle serait capable de lui faire un porte-feuille digne de ce nom... Chaînes et cornes de démons incluses.

Puis, je m'arrêtais, presque par effronterie, par envie de voir quelle serait la réaction du bad boy à mes côtés. Et j'étais contente de voir qu'il fasse de même et qu'il riait de ma question qui ne se voulait effectivement pas plus sérieuse que cela. Il se posta face à moi, me surplombant de toute sa hauteur. Je ne me laissais cependant pas impressionnée, ni même quand il fit un pas supplémentaire vers moi.

Je ne lui avais pas répondu? Ha oups, je n'avais pas dû faire attention sur le moment même. Ça arrive à tout le monde d'être distrait, surtout avec un mec qui avait une chaîne pendue au nez. Je n'avais qu'une envie en le regardant ainsi, c'était prendre cette chaine entre les dents et tirer. Ouais, je devais peut-être avoir des penchants tyranniques et sadiques. À tester. Mais d'abord, répondre à ce qu'il venait de dire.

« D'abord, c'est un porte-feuille de marque! Pas un porte-feuille diabolique... Même si visiblement, tu aurais bien voulu, vu comme tu fais une fixette là-dessus. Faudra mieux choisir la prochaine fois. »

J'avais dit le tout d'une voix presque enfantine, j'avais levé ma main pour montrer le cuir lisse de l'objet de marque, hochant systématiquement de la tête comme pour m'accorder plus de crédit. Je croisais alors les bras pour arborer une mine pseudo-boudeuse.

« Puis je suis pas une fille comme ça.» Il aurait peut-être fallu que je précise ce que je voulais dire par "comme ça" mais j'enchaînais de suite sur un autre sujet parce que j'aurai été incapable de le faire. Je parlais sans même savoir ce que je voulais dire exactement.

« C'est toi qui m'a pris la main et qui m'a tiré quand on était devant le Dizzy... Je n'ai même pas dit que je voulais boire un verre avec toi d'ailleurs... »

Je faisais la fille sûre d'elle, mes bras toujours croisés, mon porte-feuille bien en main, s'il me voulait, il allait devoir savoir jouer comme moi j'aime jouer... Mon expression hautaine se volatilisa alors soudainement pour mon regard de défi. Je me mordais la lèvre inférieure de manière presque démonstrative, en attendant presque un geste fou de sa part. Oserait-il seulement? Je reculais contre un mur -porte-feuille dans le dos-, m'attendant à ce qu'il s'avance vers moi, cette lueur taquine dans les yeux. Ce jeu de regards, de défis m'échauffaient tous les sens, comme à l'approche d'un danger sauf qu'ici, il s'agissait plutôt d'un fort désir...
J'avais dit une chose mais mon corps tout entier exprimait le contraire. Je faisais la désintéressée mais j'attendais seulement qu'il vienne me toucher, je voyais son regard parfois se perdre dans mon décolleté et cela me faisait sourire et mordre plus fort encore mes lèvres, en attendant de pouvoir goûter les siennes.

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MessageSujet: Re: We find ourselves in reality Ft Gaïana   Dim 6 Aoû - 22:45



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« Ha ouais, ça, j'avoue, ça t'irait carrément trop bien. J'aurai plus aucun doute là. »

Je regardais devant moi, marchant au même rythme, mais elle avait étiré un sourire amusé sur mon visage. Elle avait réagit comme je le voulais. En même temps, si j'avais dis "un porte-feuille blanc, avec des ailes et une corne de licorne", j'aurais tout de suite fait moins bonne impression. Il ne m'avait pas fallu longtemps pour comprendre que cette créature sublime aimait autant que moi les flammes de l'enfer rugissant dans nos veines. Tout comme ce petit jeu qui s'était installé entre nous.

" Alors si je me laisse pousser les cornes et que je sors mes chaînes, tu me trouveras carrément trop irrésistible?"

Et je serais cap... de l'enchaîner à moi. Pour lui faire vivre mille et un plaisirs aussi érotiques que planants. Pour l'emmener dans mon antre aux vapeurs et aux poudres démoniaques... Mais je me perds dans mes divagations. Elle tient encore et toujours mon dû. Entre ses griffes. Elle s'était arrêtée, et comme relié par des chaînes invisibles, je me retournais vers elle, réduisant chaque seconde l'espace qui se trouvait entre nous. Elle semblait satisfaite de me voir bouger en accord avec elle, comme si elle contrôlait un pantin. Dominatrice, visiblement. Qu'elle en profite, ça ne va pas durer...

" Et qui te dis que je n'ai pas fais justement le bon choix, en choisissant ce porte-feuille de marque plutôt qu'un autre? J'ai bon goût, malgré ce que tu penses. Après tout, c'est toi que j'ai entraîner à ma suite, et non pas un vulgaire modèle contrefait."

J'ai toujours bien choisis mes trophées. Et me retrouver en compagnie de la Déesse sulfureuse me le confirme. Bien que ce trophée ne m'est pas encore acquis... Gaïa me sermonnait presque, comme une enfant qui joue les grandes filles. Je me contentais de la regarder, de l'admirer, de lui tendre un demi-sourire conquis. Elle n'est décidément pas comme toutes les autres. Son air renfrogné ne gâchait en rien son teint pâle et crémeux.

« C'est toi qui m'a pris la main et qui m'a tiré quand on était devant le Dizzy... Je n'ai même pas dit que je voulais boire un verre avec toi d'ailleurs... »

"Dans le premier cas, j'ai fais preuve de génie. Dans le deuxième cas, je peux t'offrir bien plus qu'un verre."


Je répondis du tac au tac, sans vraiment réfléchir. J'aurais du dire les choses autrement, ne pas dévoiler une infime partie des pensées qui me traversent l'esprit en voyant tout ses tatouages me crier de venir les toucher, les étudier de près... de découvrir jusqu'où ils s'étendent sur son corps parfait. J'envie l'artiste qui à su poser son empreinte sur sa peau, visitant des zones qui me sont fermées. Pas éternellement, j'espère...

Elle s'adossa au mur, cachant à ma vue ce morceau de cuir plus aussi intéressant que le tableau magnifique que sa poitrine encrée offre à mes yeux. Je me forçais à relever le regard, croisant le sien, moins certain. Ou plutôt, dans l'expectative de quelque chose. Sa posture m'incitait à venir plus près encore, mais je résistais, tant bien que mal.

" Je crois... que tu as quelque chose qui m’appartiens. Tu veux quoi, en échange?"

En dictant mes mots, lentement, je parcourais de mon index le haut de sa poitrine, passant par dessus sa robe entre ses seins, glissant sur ses côtes pour rejoindre ses mains jointes dans son dos. De ce fait, je m'étais retrouvé collé à elle, sentant son souffle rapide sur mes lèvres. Ma main était maintenant posée sur ses reins, effleurant les siennes. Je ne cherchais même plus à récupérer le porte-feuille...

Mais je dois lui faire croire le contraire...

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