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 Hi ! Can You Help Me ? [TeRmInÉ !]

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Olivia Cortez


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MessageSujet: Hi ! Can You Help Me ? [TeRmInÉ !]   Sam 18 Mar - 19:43



Hi ! Can You Help Me ?
ft. Sonne Ferguson, Daniele Ricci




Je fixe mon cadran ne cillant presque pas. Dans quelques secondes il sera huit heures du matin et je n’aurai pas une seule minute à perdre. J’ai un plan bien simple en tête et je compte bien tout faire pour qu’il fonctionne.

Déjà, la veille, j’ai téléphoné au bureau de Ricci mais  ce fut la boîte vocale qui m’avait répondu.  Je n’ai peut-être pas une connaissance à toute épreuve dans le domaine, mais il me semble que le plus grand Manager de Los Angeles devrait voir sa secrétaire répondre au téléphone durant les heures de bureau ?  Je l’imagine très bien se limer les ongles plutôt que de répondre.

Mais je n’ai pas dit mon dernier mot.

Huit heures ! Je saute hors du lit et mon pyjama se ramasse sur le sol. J’enfile un short en jeans et le premier t-shirt qui traîne. Il ne sent pas  mauvais, alors ça va. Il devait appartenir à la pile des vêtements propres mais vu le fouillis, je ne suis plus certaine de ce qui doit être lavé, et ce qui doit être rangé.

Je sors de ma chambre et je saute sur le divan, prenant le téléphone sur mes genoux.  M’sieur Ricci, je vais vous bombarder d’appels ! Obtenir une réponse au bureau du manager relève d’un défi digne des Dieux !  J’ai tellement composé le numéro que la roulette du téléphone doit en être étourdie.  Il est presque onze heures quand j’obtiens enfin la ligne.

Seulement, rien ne ce passe comme prévue.  Je demande à la dame, la secrétaire, j’imagine, s’il y a une possibilité de rencontrer son patron dans la journée. Non seulement elle me dit qu’il n’est pas disponible aujourd’hui, mais en plus, que je ne pourrai vraisemblablement pas le voir avant deux semaines.

- Je ne prendrai pas longtemps de son précieux temps, Madame ! Je n’en ai que pour quelques minutes tout au plus !

Mais encore là, rien n’y fait. Je me  souviens alors que Jack m’a suggéré de mentionner que je venais de sa part.  De nouveau, je me bute au refus de la femme.  Je prends une grande inspiration, je cherche à me calmer.

La conversation se termine ainsi mais je n’ai pas dit mon dernier mot.  Je file dans ma chambre et j’attrape la veste de jeans et mon étui a guitare.  Elle est mon assurance tout risque : c'est-à-dire que je ne sors jamais sans elle. Et j’ai eu de la chance, j’ai pu attraper le bus qui conduit dans le secteur de la BSC Tower.

L’ascenseur me fait grimper tous les étages et enfin les portent s’ouvrent devant moi sur l’étage des managers.  Je me  dirige tout au fond, directement au bureau de Daniele Ricci. Je pousse la porte et j’y vois une femme, assise derrière un bureau, une tonne de paperasse devant elle et un téléphone posé sur son épaule.

Bon ok, elle ne se lime pas les ongles.

Je m’approche et j’attends qu’elle daigne m’accorder une seconde de son attention.  Ce qu’elle consent à faire qu’une fois son appel terminer. Et je constate que je ne suis pas la seule à qui on refuse l’accès au Manager.

- Bonjour…  Je vous ai appelez un peu plus tôt pour obtenir une rencontre avec Ricci, enfin, Monsieur Ricci.  Ce serait vraiment très très sympa de votre part si vous pourriez faire une toute petite entorse à votre agenda et que vous me laissiez entrer. Je vous promets qu’il  sera très intéressé par ma présence.  

J’ai été polie.  Pourtant elle me regarde comme si je venais de lui chanter l’alphabet au ukulélé ! Mais j’insiste. Je lui refais ma demande et j’obtiens la même réponse. Merde !

Non, je ne me décourage pas. Au lieu de ça,  je tente une tout autre avenue.

-  Oh ! Il est vraiment très beau votre vernis ! Et je paris qu’il s’agence à vos chaussures ?

Bingo ! Elle recule un peu sa chaise et se penche pour regarder ses chaussure et moi, je contourne son bureau et je fonce droit  vers la porte close derrière elle. Mais la p’tite Dame est quand même rapide. Elle tente de me barrer le chemin mais je ne m’arrête pas et je parviens à ouvrir la porte  et je fais irruption  malgré les efforts de la rouquine à talons.


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Dernière édition par Olivia Cortez le Ven 24 Mar - 19:50, édité 1 fois
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Sonne Ferguson


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MessageSujet: Re: Hi ! Can You Help Me ? [TeRmInÉ !]   Sam 18 Mar - 19:45



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ft. Sonne Ferguson Daniele Ricci




Je savais avant même qu’elle ne commence que cette journée serait longue et pénible. Malgré que ma conversation de la veille avec Axel, concernant mon deal secret avec Daniele avait connu un dénouement beaucoup plus intéressant que ce qu’il avait laissé présagé au début, j’avais très mal dormis.

Alors, arrivée au bureau, voyant tous les voyants du téléphone qui clignotaient, je savais que j’aurais fort à faire pour récupérer le petit congé improvisé.  Et c’est ce qui m’attendrait chaque fois que je m’absenterais pour  me rendre chez mon patron, plutôt que de travailler ici. Je serais submergé de travail le jour d’après. Au final, malgré que j’eu négocié un certains avantage pour mon petit ami,  je n’y gagnais strictement rien.

Je commençais donc ma journée par prendre tous les messages – et il y en avait tellement que la boîte vocal n’avait pu tous les archiver.  Je pouvais facilement prétendre que j’allais recevoir  des appels de clients furieux.

Je jonglais entre les appels emmagasiner sur la machine et ceux qui entraient déjà. Je ne savais plus où donner de la tête mais, je parvins tout de même a retrouver un certains contrôle.

Ça, c’était avant que cette gamine n’entre dans  mon bureau.  Je n’eu pas le temps de la regarder immédiatement, j’étais au téléphone avec un important  promoteur et je tentais, tant bien que mal, de lui trouver une place selon ses disponibilités, et, bien en tendu, celle de mon patron.

Elle se tenait devant mon bureau et je sentais ses yeux me fixer.  Sa seule présence me dérangeait mais je restais zen et je pris tout le temps nécessaire de boucler le rendez-vous avant de raccrocher et d’enfin, lever les yeux vers elle.

- Oui ?

-       Bonjour…  Je vous ai appelez un peu plus tôt pour obtenir une rencontre avec Ricci, enfin, Monsieur Ricci.  Ce serait vraiment très très sympa de votre part si vous pourriez faire une toute petite entorse à votre agenda et que vous me laissiez entrer. Je vous promets qu’il  sera très intéressé par ma présence.  

- Et comme je vous ai dit, mademoiselle, malheureusement il sera impossible  pour vous de le rencontrer aujourd’hui. Mais je peux essayer de vous placer quelque part dans le milieu de la semaine prochaine…


Visiblement, cela ne faisait pas son bonheur.  Mais je n’y pouvais rien ! Ma tête me faisait horriblement mal avec tout ce cafouillage d’agenda et les interminables retours d’appels. Je ne vis donc pas venir la suite quand elle me complimenta sur mon vernis.

La sale gosse en profita pour me déjouer et entra dans le bureau de mon patron. J’étais furieuse et honteuse. Comment avais-je pu  baisser ma garde et la laisser me devancer.

- Monsieur Ricci,dis-je, je suis navrée elle a été plus vite que moi… j’appel la sécurité !


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Daniele Ricci


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MessageSujet: Re: Hi ! Can You Help Me ? [TeRmInÉ !]   Dim 19 Mar - 18:02



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-Je pourrais tout simplement chanter moi-même…, dis-je tout haut et pour moi-même – alors que personne d’autre n’était dans la pièce.

Nous n’étions pas très loin de la tournée d’Atticus – je crois… J’ai tellement de dates en tête que je ne sais plus quoi est quoi. Avec la maladie de Maria et Bastardo, je commence à sérieusement perdre la notion des jours – et pas que ça… Je cherchais un moyen d’alléger cette putain de tournée pour éviter à Maria de devoir faire trop d’efforts – et c’était un putain de casse-tête.

J’avais – quand même – trouvé un bon moyen pour nous alléger le travail. A la place d’envoyer Winter Wolves ou Roadtramp faire une première partie – et risquer de blesser leurs egos – j’allais me produire moi-même. J’allais blesser le mien – mais je survivrais, je pense. Ça évitera de devoir gérer les potentiels conflits entre Atticus et un de mes groupes – on ne sait jamais - et donc nous éviter ce stress supplémentaire. Je pourrais me concentrer sur mes shows – et m’occuper moi-même de moi-même au nom de Maria – pendant qu’elle n’aura qu’à se concentrer sur Atticus Fetch. Je serais sur la tournée pour la soutenir – et, en même temps, m’assurer ma propre pub et celle de Maria. J’aurais plus de travail – mais c’était pour la bonne cause.

Restera à savoir ce qu’on allait faire de Bastardo – mais ça c’était un autre casse-tête que je n’avais pas envie de résoudre aujourd’hui.

Un problème à la fois – et j’étais déjà content d’en avoir résolu une partie. Pour me récompenser quoi de mieux qu’une bouteille de whisky ? J’avais été m’en chercher une dans mon armoire qui était remplie de tout un tas d’alcool – les meilleurs, comme Daniele Ricci. Je m’étais mis à l’aise dans mon siège – j’avais placé mes pieds sur mon bureau. C’était l’heure de la pause – que j’allais passer seul ici ! J’avais fermé les yeux réfléchissant – malgré moi – à une idée pour partir en tournée sans que l’ignoble Bastardo ne soit découvert. Je n’avais pas envie de l’y emmener – mais s’il restait avec Erik, il allait devoir le sortir de la villa de temps en temps.

Putain d’impasse…

La bouteille se vidait doucement au rythme de mes réflexions – qui ne menaient pas à grand-chose.

C’est alors que la porte de mon bureau s’était ouverte dans un grand fracas – putain mais qu’est-ce qui se passe ? Une tornade blonde était en train de s’abattre sur mon bureau. Elle n’avait même pas frappé – elle était juste entrée, comme ça, en mode « je fais ce que je veux ».

-Mais… Qu’est-ce que c’est que ce bordel ?, dis-je sans bouger d’un poil – toujours assis les pieds sur mon bureau et la bouteille de whisky en main – et surpris de ce qu’il se passait.

Ma secrétaire était sur les talons de la blonde – toute désolée du comportement de cette invitée surprise. Elle était prête à appeler la sécurité. La surprise passée – elle avait passé assez vite – j’avais toisé la jeune blonde. Une telle détermination ça ne s’inventait pas – et j’appréciais, dans un sens.

-Ça ne sera pas nécessaire, Mademoiselle Ferguson, dis-je simplement à ma secrétaire. Je vais entendre ce que cette fille a de si important à me dire que pour défoncer ma porte. Vous pouvez reprendre votre travail en paix, rajoutais-je en souriant à ma secrétaire.

Ma secrétaire rassurée – et partie – j’avais bu une gorgée de mon bon whisky en regardant la gamine. Son regard m’était – très très très étrangement – très très familier.

-Alors ? Qui es-tu ? Qu’est-ce que tu veux au meilleur manager de tout Los Angeles pour l’ennuyer pendant sa pause ? Si c’est pour un contrat, il faudra que tu sois à la hauteur et, crois-moi, il y a un certain niveau à atteindre, dis-je avec un sourire en coin.

Si c’était pour un contrat, elle avait du culot – mais, si j’appréciais grandement le culot, je ne pouvais pas me contenter de ça.

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Olivia Cortez


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MessageSujet: Re: Hi ! Can You Help Me ? [TeRmInÉ !]   Dim 19 Mar - 22:50



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L’air du Chef Boyardee quand j’entre dans son bureau comme une furie, ne vaut pas celle de sa secrétaire qui ne comprend pas encore comment j’ai pu lui passer entre les pattes.  Je n’ose plus bouger, même pas un cil quand elle propose d’appeler la sécurité.  Non mais !  J’ai l’air d’une terroriste ?  

Mais Ricci est plus souple que Miss vernis à ongle et  accepte d’écouter ce que j’ai à lui dire.  Je me retiens tant bien que mal de répliquer quand l’homme vautré dans son fauteuil hors de prix retourne  la femme à son poste.  Je ne pousserai pas d’avantage ma chance.

- Alors ? Qui es-tu ? Qu’est-ce que tu veux au meilleur manager de tout Los Angeles pour l’ennuyer pendant sa pause ? Si c’est pour un contrat, il faudra que tu sois à la hauteur et, crois-moi, il y a un certain niveau à atteindre…

- Un contrat, j’n’ai d’jà un avec le prochain meilleur manager de Los Angeles, Jack Perry si tu connais ceux qui côtoies ton étage… C’est lui qui m’envoie d’ailleurs.  


Bon, je me calme un peu. Je ne ferai pas honte à Jack mais  j’ai besoin  que le Rigatoni entende ce que j’ai à lui dire qu’importe le moyen que je prends pour y arriver.  Je dépose mon étui à guitare sur le plancher et je m’avance près du bureau – ou des pieds – du manager tout en dépliant ma veste en jeans  que je tiens devant moi.

- Mon nom est Olivia Cortez, j’ai seize ans et cette veste a, parait-il, appartenu à mon père.  Si turegarde dans la poche intérieure de la veste, tu y trouveras une photo. Mon père y est potentiellement, ou alors il faisait partie de l’entourage des gens qui y sont immortalisé.  Ma demande est simple : J’veux que tu m’dises si tu sais qui est mon  père !

Je dépose ma veste sur le bureau  puis je me recule un peu.  Il a l’air quand même un peu sévère et je n’ai pas envie qu’il me sorte de son bureau à coup de pied au cul ou pire, traînée de force par la sécurité.

Mais puisqu’il se trouve lui-même sur la dite photo, il est le mieux placé pour  faire des liens et ça, ça n’a pas de prix pour moi.

- J’ai vraiment b’soin de retrouver mon père. Qu’il soit mort ou vivant. Je dois savoir d’où je viens.  Mais t’en fais pas, selon Jack, t’es pas candidat puisque ma mère est Mexicaine – tu vois bien que je n’ai rien de Mexicain en moi – sauf le nom !

Je me taies. Je le regarde. J’attends.  Si ça se trouve, il n’a aucun souvenir du moment  et contexte entourant cette photo et je ne serai pas plus avancer.  Me restera à trouver l’adresse de l’autre potentiel candidat et d’aller sonner à sa porte mais comme Jack  ne me le recommande pas, je suis  à la merci de ce que voudra bien me dire l’homme assit devant moi.


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Daniele Ricci


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MessageSujet: Re: Hi ! Can You Help Me ? [TeRmInÉ !]   Lun 20 Mar - 20:33



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Nous avions une nouvelle pensionnaire chez BSC – parce que la petite blondinette avait déjà un contrat. Avec – je cite les mots de la petite culottée – le « prochain meilleur manager de Los Angeles. Jack Perry avait engagé cette gamine – et il me l’envoyait. Pourquoi ? C’était la question à 100 000  dollars.

-Perry sera peut-être le meilleur, dis-je avec un sourire en coin – pas tout à fait sûr de ça quand même. Mais ça ne sera pas avant ma retraite, rajoutais-je sûr de moi.

Jack avait de la suite dans les idées – c’était un bon manager -, mais j’étais Daniele Ricci. Il n’y avait pas de comparaison à faire entre lui et moi.

La petite avait – avec elle – sa guitare emballée dans son étui. Elle s’en était libérée pour s’approcher de moi. Elle s’était présentée – sa veste en jeans dans ses bras qu’elle m’avait présenté aussi. Olivia Cortez – ouais, Cortez, un nom bien latino contrairement à la bouille de la môme. J’avais les oreilles grandes ouvertes – et j’entendais bien tout cette histoire de père et de photo.

-Quoi ? Moi ? Te dire qui est ton père ?, dis-je soudain très étonné de sa demande. Mais ? Pourquoi moi ?!

Oh non ! Pas encore !! Mon cœur s’était mis à battre plus vite – putain, non ! J’avais regardé la veste avec les yeux ronds – pensant soudain à l’ignoble Bastardo qui, à cette heure-ci, devait dormir comme une souche pour se rattraper des heures de sommeils qu’il avait perdues pendant la nuit.

Mon cœur s’était arrêté de s’emballer – inutilement - quand j’étais arrivé à une conclusion rassurante : ce n’était pas ma veste. Or, la gamine avait dit que la veste appartenait à son père. D’autres indices venaient me rassurer : elle s’appelait Cortez et j’étais Italien – et elle était blonde donc le calcul était vite fait.

Je m’étais assis comme il faut sur ma chaise – au moment où elle avait déposé la veste. Je m’étais saisi du vêtement – putain, je crois que je connais cette veste… Elle s’était remise à parler – quand j’avais été cherché la photo dans la poche intérieure. Elle avait terminé de me rassurer – enfin, c’était plutôt les conclusions de Jack qui étaient rassurantes.

-C’est déjà ça !, dis-je sincèrement rassuré en levant un moment mon regard sur la môme. Et, c’est vrai, tu n’as vraiment rien d’une mexicaine, rajoutais-je avec un petit sourire.

La gamine voulait savoir ses origines – normal, vous me direz. J’avais trouvé la photo et je l’avais regardée.

Oh… Putain…

The Army – au complet et bien vivant -, Jim et moi… C’était ce qu’il y avait sur la photo. Nous étions jeunes – la photo date de 65, peut-être 66… Mon cerveau était en train de rassembler les morceaux de mon passé – lentement mais sûrement -, jusqu’à arriver à la date exacte : 24 juillet 1965 ! Je me rappelle de la chemise que je portais ce jour-là – et c’était celle que je portais sur la photo. Je m’étais arrêté de penser jusqu’à regarder la veste qui m’avait parue si familière – tout comme le regard de la fille.

Oh… Putain ! C’est la fille de Jim !!!

J’en étais certain. Sans que je puisse m’en empêcher, j’avais souris – un grand et magnifique sourire. Amico mio, tu vas en baver – et tu le mérites ! Tu vas regretter – très amèrement – d’avoir fui prématurément le jour où j’ai hérité de Bastardo !

J’avais déposé la photo sur la veste – me retenant très difficilement d’éclater de rire.

-Félicitation !, dis-je en regardant la gamine avec un très grand sourire. Ton père est vivant !, rajoutais-je en sortant de ma poche mon paquet de cigarette – j’avais abandonné ma bouteille de whisky sur le bureau quelques secondes plus tôt.

Elle devait savoir que les membres blonds de The Army étaient morts – excepté Evan. Il y avait déjà deux possibilités en moins – sur de nombreuses possibilités étant donné que la fille croyait qu’il était possible que son père ne figure même pas sur la photo.

J’étais en train de bien apprécier le moment – contrairement au jour où j’avais reçu Bastardo. J’avais allumé ma cigarette et avait lancé le paquet sur mon bureau – ainsi que mon briquet.

-Tu peux te servir, si tu veux, dis-je en montrant mon paquet de cigarettes. Ça te détendra.

Ce n’était pas bien de servir des cigarettes sur un plateau à une fille de 16 ans – la fille de mon meilleur ami en plus – mais Jim avait envoyé sa fumée de cigarette en pleine figure de Bastardo le malheureux jour où j’en ai hérité – un instinct venant de je ne sais pas où m’avait dit de rendre la pareil au rejeton de Jim.

J’avais tenu le suspense – et j’allais continuer.

-Cette photo date du 24 juillet 1965. C’était lors de l’anniversaire de mes 23 ans. Ton père en avait 19, dis-je en soufflant ma fumée – et en prenant bien soin de ne pas divulguer l’identité du géniteur de la gamine. Tu lui ressemble beaucoup même si je ne connaissais pas ses goûts prononcés pour les mexicaines. Quoi qu'en y réfléchissant, ça ne m'étonne pas de lui, rajoutais-je en souriant toujours – et en faisant mariner la gamine. J’étais déjà le meilleur à l’époque.

Elle devait sincèrement prendre une cigarette – avant que le suspense ne la tue.  


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Dernière édition par Daniele Ricci le Mar 21 Mar - 17:56, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Hi ! Can You Help Me ? [TeRmInÉ !]   Mar 21 Mar - 1:05



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Je suis soulagé qu’ils ne me mettent pas la sécurité au cul et que le Whisky Man accepte de m’écouter. Il reste – nonchalamment – installé à son bureau, les pieds dessus, la bouteille à la main, un stéréotype à lui seul.

- Perry sera peut-être le meilleur, mais ça ne sera pas avant ma retraite.

- Oh ! Ça ne serait tardé donc ?


Je m’en mords la langue mais je ne m’arrête pas pour autant.  Selon Jack, Daniele Ricci peut m’éclairer sur l’identité de mon père et je ne compte pas quitter son bureau avant  de savoir le fond de l’histoire.

Ironiquement, quand je lui dis vouloir retrouver mon père, son visage devient livide. On dirait que je viens de lui annoncer la fin du monde.  Je dépose ma veste en jeans sur le bureau du manager, lui mentionne l’existence de la photo dans la poche intérieur de la veste et je le regarde alors qu’il la sort et qu’il la regarde.  Je trace un léger sourire moqueur quand il confirme ma non ressemblance à la communauté. Mexicaine.  Même un aveugle s’en rendrait compte !

C’est alors que les choses prennent une tournure inespérée.  Si, quelques instants plus tôt le manager avait semblé paniqué par ma requête, allez savoir pourquoi – qui ne voudrait pas d’une fille absolument adorable tel que moi ! – maintenant, il semblait amusé, plus que de raison.

- Félicitation ! Ton père est vivant !

Voilà, on vient de me clouer sur place. Pour la première fois de ma vie je suis incapable de prononcer un seul mot.  Mon père est vivant !

Je m’avance, lentement, puis  je viens poser mes mains sur le bureau de Ricci et je le regarde, les yeux remplis d’espoir. Il va tout de même pas me laisser comme ça ?

Mais au lieu de me répondre, il me lance son paquet de cigarette, le briquet en prime.  C’est une blague, right ?

- Tu peux te servir, si tu veux. Ça te détendra.

- Non… sans façon. Je préfère me faire un rail de coke quand je veux vraiment me détendre ! J’ai seize ans M’sieur le Manager !  Tu penses vraiment que je vais m’encrasser les poumons  en grillant une clope ?


Je suis à deux doigts de péter les plombs. Lui il est tout calme, assit dans son fauteuil hors de prix, sa cigarette au bec et mon secret bien libre en tête et  au lieu de me donner un nom, il me propose une cigarette ? Et puis quoi encore ?

Me viens l’idée de le secouer bien comme il faut. Peut-être qu’en lui brassant la tête, il me dira le nom de mon père ?

- Cette photo date du 24 juillet 1965. C’était lors de l’anniversaire de mes 24 ans. Ton père en avait 20. Tu lui ressemble beaucoup même si je ne connaissais pas ses goûts prononcés pour les mexicaines. Quoi qu’en y réfléchissant, ça ne m’étonne pas de lui,. J’étais déjà le meilleur à l’époque.

- Mais… C’est une très belle histoire,
dis-je en insistant sur le « è », mais si tu en venais au fait ?  Et puis j’sais mais visiblement mon père a un goût prononcé pour la diversité culturel si toi tu es son pot et qu’il a couché avec une Mexicaine. Mais moi ? Ça fait seize ans que je veux le trouver, au risque de me répéter.

J’ai de plus en plus envie de le secouer. Je me questionne même à savoir si j’arriverais à le sortir du bureau en le poussant sur sa chaise.  Je ne demande pas la lune, juste un prénom. Ah et un nom de famille… Parce que ouais,  «  Cortez » ça ne fait pas vendeur selon moi dans le show business américain.

- Monsieur Ricci, tu peux me raconter tous tes souvenirs tant que ça concerne mon père et que tu l’appel par son nom.  Pis si tu veux, je peux te chanter ce que tu veux, tu verras que Jack a du flair !

Je marchande. Ça vaut rien comme proposition mais  j’en peux plus ! Et puis,  je ne sais pas moi quand Madame vernis à ongle va venir nous interrompre sous prétexte que le manager à un rendez-vous plus important que ma petite personne. N’a-t-elle pas dit justement qu’il avait un agenda booké mur à mur ?  

- Le temps presse…  j’t’en supplie… aide moi !



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MessageSujet: Re: Hi ! Can You Help Me ? [TeRmInÉ !]   Mar 21 Mar - 11:25



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Mon bureau au dernier étage de la tour BSC ressemblait plus à un appartement de luxe qu'à un véritable bureau. Il prennait l'espace d'un étage entier de la tour et contenait une chambre, une salle de bain, un grand salon, un grand bureau, une magnifique terrasse en plein air dominant L.A. Et c'était là que j'avais décidé de passer la journée aujourd'hui. Pourquoi ? Parce que je savais qu'avec Bastardo dans sa villa, ces derniers temps, Daniele passait plus de temps à la tour que dans sa villa.

Et puis aussi parce que Frances m'avait rappelé qu'il fallait de temps en temps que je me montre aux managers et artistes qui travaillaient pour moi. A 8:00, soit beaucoup trop tôt, on avait décollé de ma villa de Malibu, moi au volant de ma voiture et Frances sur le siège passager à passer en revue des documents. Une fois arrivé à la tour, nous avions pris l'ascenseur, direction le dernier étage.

Là, Frances s'était installée dans le bureau et moi dans le salon où j'avais achevé ma nuit allongé dans le divan...

Il était près de midi quand j'émergeai d'un sommeil profond. Je me relevai, m'étirant sous le regard bienveillant de Frances qui souriait et que je pouvais voir à travers la porte ouverte du bureau. Me regarder dormir l'aidait à se concentrer, apparemment... Je me levai et me dirigeai vers la douche en disant à l'attention de ma secrétaire :

-Wouah... J'ai besoin d'une pause. Je prends une douche et je sors. Si on me demande, je n'existe pas.

Je pris une douche, traversai ensuite l'appartement complètement nu pour aller dans la chambre chercher de nouveaux vêtements (l'agencement de l'appartement avec la chambre loin de la salle de bain était un fait exprès, pour le plus grand plaisir de Frances et autres). Puis, une fois habillé, je repris l'ascenseur, laissant ma secrétaire à son travail.

Je m'arrêtai à l'étage de mon meilleur ami, marchai tranquillement jusqu'à la porte qui donnait au bureau de la secrétaire de Ricci qui ensuite donnait sur le bureau du manager italien.

J'entrai et saluai la nouvelle secrétaire d'un grand sourire.

-Bonjour, mademoiselle Ferguson.

Mais sans m'arrêter, ouvrant ensuite sans frapper la porte donnant sur le bureau de Ricci. J'y pénétrai tout en m'exclamant et sans faire aucunement attention à la jeune fille qui était debout, les main appuyées sur le bureau de mon ami comme si elle essayait de lui faire avouer son dernier crime qui était d'avoir lâchement essayé d'abandonner Bastardo.

-Dany ! Comment vas-tu mon ami ? Assez travaillé pour ce matin, vire-moi tout ce beau monde. Je connais un merveilleux petit restaurant mexicain qui vient d'ouvrir au coin de la 4th et Grand Avenue. Je meurs d'envie d'ess...

Alors que, tout en parlant, je m'étais placé aux côtés de Ricci, j'avais posé les yeux sur la veste en jeans posée sur le bureau... Cette même veste que j'avais oubliée chez Maritza et qu'elle n'avait jamais trouvé bon de me renvoyer. Sur la veste, une vieille photo. Celle-là, par contre, m'était complètement sortie de l'esprit.

Et voilà que maintenant, cette veste réapparaissait sur le bureau de mon meilleur ami. Et ce ne fut que là que je levai les yeux pour croiser ceux de Spermina. Et... merde...

Les dernières photos que j'avais dataient de quand elle avait une dizaine d'année et désormais, c'était une véritable adolescente. Mais sa mère n'avait pas trouvé utile de me dire comment la petite se nommait. J'eus l'impression qu'on resta bloqué, les yeux dans les yeux, longtemps alors qu'en réalité, il ne se passa qu'une seconde. Brusquement, je pris le paquet de cigarettes lui aussi posé sur le bureau, de même que le briquet.

J'allumai la cigarette que j'avais planté dans ma bouche en quatrième vitesse et repris la parole à l'attention de Daniele, rompant le contact visuel avec la jeune fille en face de nous.

-Tu sais quoi ? Je vois que tu es occupé et mes plans viennent brusquement de changer. J'ai à faire ailleurs.

Je tapai amicalement sur l'épaule de mon meilleur ami avant de me diriger vers la sortie, fermant la porte derrière moi au plus vite. Je saluai à nouveau Sonne Ferguson en passant et en marchant vite.

-Mes amitiés à Moriarty.

Puis, je filai vers l'ascenseur. A mon grand soulagement, à l'intérieur se trouvait Frances, un tas de documents entre les bras qui me regarda les yeux écarquillés. Fallait croire que je ne devais pas avoir forcément l'air bien. D'une voix calme et profonde, mais tirant nerveusement sur ma cigarette, je me mis à parler sans discontinuer.

-Je ne me sens pas bien, je rentre à la villa. Dès que Daniele en aura fini avec l'invitée surprise dans son bureau, je veux que vous vous renseigniez auprès de Ferguson pour avoir le nom et le prénom de cette fille. Une fois que vous l'avez, téléphonez à la villa Reed, j'attendrai ce coup de fil.

Elle hocha la tête, avant d'ajouter :

-Jimmy, vous devriez aller directement voir un médecin, ça n'a vraiment pas l'air d'aller.

Je serrai les dents, j'avais le cœur qui ne savait plus où donner de la tête et l'impression que j'allais faire une crise cardiaque...

La sonnette de l'ascenseur retentit, annonçant qu'on était arrivés au rez-de-chaussée. Je me tournai une dernière fois vers Frances.

-Téléphonez à la villa dans 30 minutes. Je veux son nom.

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Sonne Ferguson


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MessageSujet: Re: Hi ! Can You Help Me ? [TeRmInÉ !]   Mar 21 Mar - 15:44



Hi ! Can You Help Me ?
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Mon patron ne sembla pas être perturbé outre mesure par l’entrée fracassante de la jeune impolie dans son bureau. Pourtant moi j’aurais bien voulu fondre et entré sous le parquet.

Daniele me réexpédia à mon poste de travail targuant il écouterait ce que la gamine avait à lui dire. Si nous avions été dans un dessin animé, les deux bras me seraient tombés du corps. J’acquiesçais à la requête de mon patron, non sans un certain désappointement et je me remis au travail.

La liste des appels à retourner et des clients à rassurer diminuaient et la porte du bureau de Ricci demeurait close. J’hésitais grandement et passais tout prêt d’appuyer sur le bouton de l’interphone et d’espionner ce qui ce passait derrière cette fichu porte.  

Jamais encore je n’avais osé m’adonner à ce vilain défaut qu’est la curiosité mal placé mais il en allait peut-être de la sécurité de mon patron après tout !  Et les adolescents de nos jours ne sont plus de gentils petits agneaux innocents. Nous ne savons plus à qui faire confiance et la prudence est de mise dans ce monde de fou.

J’allais céder à la tentation d’espionner quand un homme dont la prestance n’avait d’égal que la réputation fit son entrée sur l’étage.  D’aucune fuyaient en général son regard alors que d’autres, changeaient carrément de direction afin d’éviter de le rencontrer.

Le tout puissant patron venait de faire son entrée dans la classe social d’en dessous de la sienne et  c’est avec une gêne mal assumée que je lui retournais sa salutation quand il passe à côté de moi  en me saluant sans même arrêter son mouvement.

Il entra dans le bureau de Ricci et la porte se referma derrière lui me laissant pantoise et avide de savoir. Mais si je me faisais surprendre à espionner mon patron alors que son propre patron le visitait, j’étais plus que mal et Axel ne pourrait rien pour me sortir de là.

Je restais donc sagement derrière mon bureau à terminer de rattraper le retard de la veille et à mettre en place le programme de la journée. Le prochain rendez-vous de Daniele allait bientôt arriver et je n’entendais rien émanant du bureau.

Puis, de nouveau, la porte s’ouvrit laissant passer un Monsieur Reed plus blanc que blanc qui me siffla au passe un très cordial «  Mes amitié à Moriarty » avant  de s’engouffrer dans l’ascenseur qui ouvrit ses portes tout justes comme il arriva devant. À croire que même elle lui obéissait au doigt et à l’œil, anticipant ses faits et gestes.

Daniele se trouvait toujours avec la gamine à l’intérieur de son bureau. Alors dans un mouvement d’impatience, je pris ma lime à ongle et attendit avec curiosité, le prochain acte de la saga.



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Daniele Ricci


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MessageSujet: Re: Hi ! Can You Help Me ? [TeRmInÉ !]   Mar 21 Mar - 18:34



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Oh la vilaine !!! Elle insinuait quoi ? Que le grand – et unique ! – Daniele Ricci était vieux ?! Quelle petite garce ! Je m’étais retenu – avec toute la force de mon être – de ne pas la virer de mon bureau sur le champ.

-Je crois que tu rêves un peu
, dis-je avec un sourire jaune. Je suis le meilleur, pas le plus vieux !

La gamine était ici pour retrouver son père – imaginez ma tête quand j’ai appris ça ! Elle avait une veste lui appartenant et une photo pour m’aider à mettre un nom sur son géniteur. Tout s’était éclairé quand j’avais eu en main la fameuse photographie – qui représentait The Army à ses débuts ainsi que moi et mon meilleur ami.

J’en étais arrivé à l’amusante – et facile – conclusion que cette gamine était le rejeton de Jim ! Oui, amico mio avait – lui aussi – semer sa graine là où il ne fallait pas. Vous n’imaginez pas à quel point mon visage s’était illuminé au moment où j’étais arrivé à cette conclusion. Bien fait pour toi, amico mio. Je n’étais plus seul dans mon malheur.

Je n’étais plus livide – j’avais retrouvé tout mon bronzage ! – et j’étais maintenant en train de jouer au jeu du suspense avec la môme de Jim. Elle avait ses yeux – et son petit air supérieur – ainsi que la même blondeur. Le clonage, il disait ? Oui, il disait ça, le Jim ! Il devait en être l’inventeur – Bastardo était, après tout, né bien après le spécimen que j’avais devant moi.

J’avais rassuré la gamine – et j’avais dit que son père était bien vivant. Il ne s’agissait ni de Captain, ni de Sherman. Ce n’était pas Sniper non plus – mais je m’étais bien gardé de lui dire. La môme blonde en était – tout d’un coup – remplie d’espoir au point de poser ses petites mains d’adolescente en pleine croissance sur mon bureau.

Au lieu de mette fin à sa quête, je m’étais sorti une cigarette – et je lui avais laissé le loisir d’en prendre une. Petite vengeance personnelle – Jim enfume mon bâtard, j’enfume le sien, c’est normal. La sage fille de Jim avait refusé le petit présent que je lui faisais. Elle avait fait une réflexion sur la coke – qui prouvait qu’elle n’y avait jamais touché non plus…

-A ton âge, je m’encrassais déjà les poumons depuis 2 ans. Pourtant, je vais parfaitement bien. J’ai même un album à mon actif sorti il y a quelques semaines, dis-je en haussant les épaules. Mais bon, c’est comme tu veux.

Moi je fumais – soufflant la fumée vers elle. Je lui raconte l’histoire de la photo – sans lui donner le nom de son père. Oh que j’aimais ça jouer avec les nerfs de la petite garce qui m’avait rappelé que je n’étais plus si jeune, il y a quelques minutes à peine. Elle voulait savoir – elle m’avait demandé à savoir ! Elle voulait bien entendre toutes les histoires sur son père si je lui donnais son nom – elle était prêt à chanter même ! Le temps pressait – oh oui, ma pauvre petite, le temps presse, quelle dommage… – et j’avais continué à la regarder en fumant et en souriant. Que c’était beau de voir le spermatozoïde de Jim me supplier ainsi quelque chose – putain, pourquoi personne ne filme ça ?

-Oh tu me supplies ? Comment pourrais-je te refuser son nom si tu me supplies ?, dis-je en envoyant bien la fumée vers la blondinette de Jim.

Allez, fin du suspense – après tout, elle est prête à se mettre à genou pour avoir l’identité de son père.

-Ton père c’est…, commençais-je à dire quand quelqu’un était entré – sans frapper – dans mon bureau.

Oh ! Tiens donc ! Quand on parle du loup !

-Amico mio !, m’exclamais-je en détournant mon regard du bâtard de Jim pour le poser sur Jim.

Que c’est beau ! Au moment où j’allais révéler le nom de Jim à sa bâtarde, voilà qu’il entrait dans mon bureau. Il doit être muni d’un espèce d’instinct mal foutu qui l’avait amené ici pour retarder l’échéance du moment où j’allais révéler à Olivia Cortez que son nom de famille était autant Cortez que Reed – et qu’elle était donc la riche héritière par défaut d’un empire. Rien d’intimidant, bien sûr.

Jim voulait qu’on se prenne une pause – puis, Jim avait remarqué Olivia. Vous devriez voir mon sourire à ce moment-ci – c’était tout simplement mémorable. Aurait-il compris ? Savait-il déjà ? Beaucoup de questions étaient encore sans réponse – mais je m’en foutais un peu des réponses, je profitais de l’instant et de la tête de Jim.

- Je finis ce rendez-vous là et je suis à toi, amico mio, dis-je alors que Jim – tout d’un coup décontenancé – s’était allumé une cigarette qu’il avait pris, sans demander, dans mon paquet.

Tout d’un coup les plan de Jim avaient changé – oh tiens, donc. Il avait à faire ailleurs – sans blague. Courage fuyons – le mantra préféré de Jim depuis l’évènement Bastardo.

-C’est vrai ? Quel dommage…,
dis-je faussement étonné et déçu. A plus tard, amico mio, rajoutais-je sur un ton très sarcastique.

Jim n’avait pas demandé son reste – et il était parti aussi vite qu’il était venu. Que c’était beau – j’ai apprécié !

La môme était toujours là – Jim n’étais même pas resté 30 secondes avant de prendre la fuite.

-Apparemment, ton père à beaucoup à faire comme tu peux le constater…, dis-je en regardant la gamine avec un grand sourire.  

Le temps qu’elle emmagasine l’information – je m’étais saisi du cornet de téléphone.

-Et, je te déconseille de courir après ! Sinon, cette fois, je serais contraint d’appeler la sécurité, rajoutais-je en montrant le cornet de téléphone avec un sourire en coin.

Je n’allais pas courir moi-même après la gamine – c’était physiquement impossible pour moi.

-Ton père, que tu viens de voir, est Jimmy Reed, grand parton de BSC, dis-je toujours souriant. La proposition de cigarette est toujours d’actualité, si tu veux, rajoutais-je en montrant le paquet.

Elle venait de le voir en chair et en os – mais je n’avais pas trouvé intéressant de le lui dire quand Jim était dans la pièce. Je préférais largement laisser mon ami encaisser la nouvelle – et stresser un peu dans son coin – et ennuyer un peu la gamine en ne lui permettant pas de parler tout de suite avec son géniteur. Il ne fallait pas insinuer que je suis vieux – gamine -, ça t’apprendra !
 


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MessageSujet: Re: Hi ! Can You Help Me ? [TeRmInÉ !]   Mar 21 Mar - 20:43



Hi ! Can You Help Me ?
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Je suis polie. Je lui ai dis «  s’il-te-plaît! » Non je ne lui ai pas dit en fait… mais ça revenait au même !  Pourtant il étire, il  tourne autour du pot, il se joue de moi et ça l’amuse.  Si le destin d’une gamine inconnu lui donne l’impression d’une main mise sur un pouvoir qui lui échappe, je le plains.

Je ne dis rien, mais je n’en pense pas moins. Pourtant je sens qu’il va parler. Qu’il est sur le point de lâcher le morceau. Oui, il va le faire, je suis a une demie seconde de voir lever le voile sur l’identité de mon père.

Derrière moi, la porte s’ouvre et nous ne sommes plus seuls. Un homme entre comme s’il était le roi du monde.  Je sens mon espoir s’étouffer dans ma gorge et je fusille le grand blond du regard alors qu’il est maintenant aux côtés de Daniele Ricci.

Lui-même pose son regard sur le miens et ce que je ressens alors est sans équivoque et vient brutalement me glacé le sang.  Dans ses yeux, je vois mes propres yeux. Dans ses traits, je reconnais les miens.

Il s’empara du paquet de cigarette de Daniele, celui là même qu’il m’avait proposé quelques instants à peine plus tôt et  s’en alluma une avant de déclarer avoir mieux à faire ailleurs. Et il quitta tout comme il était arrivé, c'est-à-dire, sans crier gare.

Et moi je suis toujours là, devant le bureau de Ricci, les mains à plat sur la surface et je tremble de la tête aux pieds comme une véritable conne.  J’attends que le vieux au Costard hors de pric me révèle ce que je viens deviner.

- Apparemment, ton père à beaucoup à faire comme tu peux le constater…

- Ça ou… il a vu la réalité lui éclater en pleine face, tout comme moi…


J’ai la nausée et la tête qui tourne maintenant. C’est comme si doucement, je commence à léviter du sol.

- Et, je te déconseille de courir après ! Sinon, cette fois, je serais contraint d’appeler la sécurité.

- Pourquoi ? Parce que je suis la fille de ton ami ? Parce que je suis entré de force dans ton bureau ou parce que j’ai bousculé Miss vernis à ongle ?


Non. Ça va pas trop bien là. Et il me menace d’appeler la sécurité ? Mais qu’il l’appel et je me mettrai à pleurer en disant qu’il m’a forcé à m’initier à la culture Italienne. Il a bien plus à perdre que moi question réputation…

- Ton père, que tu viens de voir, est Jimmy Reed, grand patron de BSC.

- Et je suis supposé faire quoi, maintenant ?  Attendre de le croiser ici par hasard ? Tu vas lui dire pour moi ou… me foutre à la porte flanqué de la sécurité ?


Je ne suis plus certaine de rien. Et il maintient sa proposition de cigarette. Je prend le paquet qu’à laissé tomber mon père et j’en sors une clope. Il est peut-être temps que je m’y mette tout compte fait !


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MessageSujet: Re: Hi ! Can You Help Me ? [TeRmInÉ !]   Mer 22 Mar - 18:52



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Jim s’en était allé – comme un fuyard qu’il était – me laissant avec sa progéniture toute tremblante. Il avait capté que je n’étais plus le seul à avoir hérité d’un affreux bâtard – et, étant donné sa fuite rapide, ça ne m’étonnerait pas qu’il soit au courant depuis plus longtemps que maintenant. Jim, il allait falloir qu’on parle de ça – un jour, autour d’un bon whisky !

Avant tout ça, je m’amusais à voir la gamine trembloter – avant de lui révéler l’identité de son père qu’on venait de voir passer en flash. La môme avait – toujours – de la réplique malgré l’émotion qui était en train de l’envahir. Elle était crispée – dans la même position depuis quelques minutes. Elle avait compris – et elle se doutait que son cher père avait aussi compris.

-Moui, ou ça…, dis-je d’un ton faussement détaché.

Je m’étais saisi du cornet de téléphone pour la dissuader de courir après Jim dans les couloirs de la tour BSC – ça ne le ferait pas. Jim devrait me remercier – je pense à son image ! C’est sûr que je prends un malin plaisir à voir sa progéniture dans un tel état. Elle s’offusquait en demandant pourquoi je la menaçais d’appeler la sécurité – et m’énuméra les raisons pour lesquelles je pourrais le faire. Toutes ces raisons étaient valables pour que je convainque les hommes de la sécurité de me virer cette gamine – le simple fait que j’étais Daniele Ricci et que je demandais qu’on la vire suffisait.

-Hmm…. Pour les trois. Même si être la fille de Jim n’est pas un crime en soit, dis-je en souriant. Enfin, bien que… Peut-être que si en fait, rajoutais-je faussement pensif.

La sécurité ne servira – pour finir – à rien parce que la môme ne comptait pas courir après Jim. J’avais reposé le cornet de téléphone – pour présenter un peu mieux son géniteur. La petite se pose plein de question – dont « qu’est-ce que je fais maintenant ? ».

Très bonne question – je réfléchis… J’avais bien ri – mais maintenant, je ne savais pas vraiment quoi faire de la gosse. C’était la vile créature de l’Enfer de Jim – pas la mienne. Il m’avait laissé dans la merde avec Bastardo – j’allais le laisser dans la merde avec la petite latina.

Elle s’était emparée de la cigarette que je lui avais proposée – et voilà, juste retour des choses ! Je n’avais pas su réprimer mon sourire – impossible, c’était trop satisfaisant à mon goût. Je m’étais levé pour prendre le briquet et la lui allumer - sans rancune, amico mio – et lui ouvrir la porte à une possible addiction.

-Je ne sais pas, dis-je en haussant les épaules avec un sourire en coin et en reprenant ma position que j’avais quand la furie blonde était entrée dans mon bureau. Je pourrais lui dire pour toi mais je n’en ai pas la moindre envie.

Comment m’était venu Bastardo, déjà ? Devant ma porte - aussi simple que ça. Je regardais la vile créature de l’Enfer de Jim s’enfumer ses tous jeunes poumons.

-Tu pourrais simplement aller lui rendre une visite chez lui, à sa villa de Malibu, dis-je avec un petit sourire en coin.

Devant la porte – comme Bastardo. J’avais commencé à griffonner de ma belle écriture l’adresse de Jim au dos d’une de mes cartes de visite.

-Tiens, c’est son adresse, dis-je tendant la carte à la gosse. Mais, fait attention, en te voyant il risque de te larguer devant le parvis d’une église pour ne plus jamais entendre parler de toi, rajoutais-je à moitié sérieux et à moitié sur le ton de la blague. Je doute qu’il soit ravi de voir un bâtard lui revenir en plein figure. Surtout une fille.

Soyons réaliste – Jim était un misogyne fini.

-Oh, tu peux bien sûr dire que tu viens de ma part. Du moins, s’il décide de t’ouvrir, dis-je en haussant les épaules avec un sourire aux lèvres. S’il ne t’ouvre pas. Passe-moi un coup de fil. Je trouverais un moyen de vous faire vous rencontrer, rajoutais-je en mimant le cornet de téléphone avec mes doigts. Tu as aussi mon numéro sur la carte.

Désolé, amico mio – je ne peux pas m’en empêcher…



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MessageSujet: Re: Hi ! Can You Help Me ? [TeRmInÉ !]   Jeu 23 Mar - 13:22



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Je regarde la cigarette lentement se consumer puis je la porte à mes lèvres et j’aspire sans jamais en inhaler la fumée.  Je la  souffle aussitôt hors de ma bouche puis je l’écrase dans le cendrier qui trône au centre du bureau.

Le goût qui s’empare de ma bouche est absolument dégueulasse, j’ai l’impression d’avoir léché l’asphalte fraîchement  goudronnée.  Je me retiens bien de cracher, quoi que la poubelle non loin recueillerait bien mon cracha.

- Voilà ! J’ai fumé le calumet de paix. Je suis sincèrement navrée d’avoir bousculé ta secrétaire et d’être entrée comme une folle dingue dans ton bureau. Mais, sois honnête avec moi Monsieur Ricci. Si je t’avais eu au bout du fil, que je t’avais dit «  Hello,  je cherche mon père, il parait que tu peux m’aider ! » Tu m’aurais accordé de ton temps ? Je n’avais pas de meilleures options…  

Je suis  réellement entrain de m’excuser et de plaider ma cause.  Je considérais – et considère toujours -  que l’identité de mon père valait bien une incartade et que mes intentions étaient parfaitement louables.

Et lui, il a quitté la pièce il n’y a pas 5 minutes sans même m’adresser la parole. Pourtant, il m’a totalement bouleversée et réduis à néant toutes les images de lui que j’avais bâtis au cours des ans.

J’ai le sang glacé, à preuve, mes mains sont si froides que je changerais en glace l’eau de la fontaine du corridor.

- Vous pensez qu’il sait ? J’veux dire… qu’il sait qui je suis ? Quand il m’a regardé, j’ai eu l’impression qu’il m’avait scruté jusqu’au fond de mon âme, en une seule seconde.  Je comprends ce que ça fait maintenant… Mon beau-père râlait souvent en disant que je faisais peur aux gens en les fixant…

Quoi qu’il en soit,  je suis toujours autant perdue, cette fois, à savoir qu’elle action entreprendre pour contacter mon « père ».  Daniele n’a aucunement envie de le mettre au parfum. Ça, je peux le comprendre.  Puis, il m’inscrit l’adresse de la Villa Reed à l’endos de sa propre carte d’affaire.

- Oh, tu peux bien sûr dire que tu viens de ma part. Du moins, s’il décide de t’ouvrir. S’il ne t’ouvre pas. Passe-moi un coup de fil. Je trouverais un moyen de vous faire vous rencontrer. Tu as aussi mon numéro sur la carte.

- J’sais franchement pas quoi faire.  Toi, tu semble trouver ça bien amusant. Lui il en a rien à foutre de moi.  Tu crois que c’est facile pour moi de faire un flip fifty-fifty sur la réaction de mon père à mon égard ?  Un père, dans la vie d’une ado comme moi, c’est la base de l’identitaire. C’est mon point de repère. Un père dans la vie d’une fille c’est son premier amour, son chevalier servant.  Là,  je fais face à une débâcle totale et toi  ça t’amuse de me laisser ça entre les mains.


Je m’assois, la tête bien renversée vers l’arrière et je fixe le plafond. J’ai envie de pleurer, j’ai envie d’hurler, j’ai envie de rire, bref la confusion totale  s’installe dans ma tête, comme si ce n’était déjà pas assez le bordel là-dedans !

- T’as pas d’enfants toi, ça paraît…

Je me redresse et je le fixe, tout comme mon pseudo père me l’a fait. Maintenant que je sais que je tiens ça de lui, ça me fait comme un petit velours au fond du cœur.

- Désolée de t’avoir fait perdre ton temps. Et… tu peux garder la veste et la photo… J’pense qu’il en a plus besoin que moi …

Et je prends ma guitare, mon sac et je le salut en balayant l’air de ma main.

Dehors, malgré les chauds rayons, je grelotte. J’ai un poids en moins sur les épaules mais une roche dans le cœur et ça fait très mal.  Je voulais savoir qui était mon père. Là, je le sais.  Maintenant,  est-ce que je veux  rencontrer mon père… ça… c’est une autre question !


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MessageSujet: Re: Hi ! Can You Help Me ? [TeRmInÉ !]   Ven 24 Mar - 17:21



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La petite blonde crapotait sa cigarette comme la pire des petites fumeuses débutantes – un spectacle drôle à voir. Elle n’avait pas fumé très longtemps avant d’écraser la cigarette dans le cendrier – putain, quel gâchis ! Jim – s’il décidait de prendre en charge cette gamine – devra lui apprendre les choses de la vie et vite.

Elle s’était excusée de la manière dont elle était entrée ici – en malmenant ma secrétaire – mais elle avait dit n’avoir pas d’autres options.

-C’est vrai,
dis-je en haussant les épaules. Tu as sûrement utilisé le meilleur moyen pour avoir les réponses à tes questions.

Je n’aimais pas m’excuser – mais j’aimais qu’on s’excuse. La petite venait de le faire – et j’en étais satisfait. Elle était toujours emplie de tout plein de questions – sur son père encore et toujours. Elle se demandait si Jim – mon pauvre, amico mio – savait qui elle était.

-J’en n’en ai aucune idée… En tout cas, s’il ne savait pas avant, je crois que c’est le cas, désormais, dis-je très sûr de moi. Jim est très doué pour avoir les informations qu’il veut en moins de temps qu’il ne faut pour le dire.

Jim allait se renseigner – j’en étais plus que certain. Le regard qu’ils avaient en commun avec sa bâtarde ne pouvait tromper personne – un peu comme celui de Bastardo…

Je ne savais plus trop quoi faire avec la petite blonde de Jim – je m’étais assez amusé avec ses nerfs. J’avais décidé – comme juste retour des choses – de lui donner l’adresse de la villa de Jim pour qu’elle puisse s’y rendre. Une nouvelle petite vengeance du cas Bastardo – chacun son bâtard, chacun devant sa porte.

La gamine me sort alors tout un speech sur sa vision du père – et sur la base identitaire de celui-ci. Jim l’avait – c’était sûr – déçu au premier regard. Elle n’avait pas encore terminé de s’en plaindre - croyez-moi. Jim n’avait aucunement envie d’être père – et ça, je le savais. Rien qu’à voir comment il m’avait aidé à me débarrasser – en vain – de Bastardo, c’était déjà un signe de ça. Elle vivait une débâcle totale – c’était ses mots. Pauvre petite ado sans défense qui vient de se rendre compte que sa base identitaire n’en a – c’était plus que probable – rien à foutre d’elle.

-Que veux-tu, personne ne choisis son père,
dis-je d’un ton détaché. Faut pas en faire toute une histoire.

Je savais de quoi je parlais – et je le vivais très bien. J’avais réussi – mieux que certains qui avait des pères admirables. De toute façon, je n’étais pas ici pour faire le psy de la bâtarde de Jim.

Elle avait fait le constat que je n’avais pas d’enfants. Raté - gamine.

-Exact… C’est si flagrant que ça ?, dis-je avec un petit sourire.

Elle m’avait regardé – avec son regard made in Jimmy Reed – et s’était excusée du dérangement. Elle m’avait laissé les affaires de Jim – qu’elle ne voulait plus – et elle s’en était allé de mon bureau. Au revoir bâtarde de Jim – content de t’avoir rencontré.

J’avais pris la veste et l’avait regardée un moment. Je n’allais quand même pas la garder pour moi – je crois qu’un petit tour chez Jim s’impose !


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