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 Jimmy's protocols [Solo]

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Jimmy Reed


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Date d'inscription : 12/08/2016
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MessageSujet: Jimmy's protocols [Solo]   Sam 22 Avr - 13:21



Jimmy's Protocols
Protocol 24112


Daniele me remercia, je hochai la tête, et ce fut tout.

Le reste se passait de mots.

A partir de maintenant, tout n'était plus qu'une question de timing.

Je fermai la porte de la villa. Il faudrait un peu plus d'une heure à Daniele pour redescendre jusque Beverly Hills, si tout allait bien. Et encore une demi-heure à peu près pour aller de Beverly Hills à l’hôpital de Downtown où j'étais prêt à parier que Maria allait l'envoyer. Daniele n'irait pas de lui-même, c'était certain.

Mais qu'il y aille ou pas, rien n'empêchait de prendre les devants au cas où.

J'avais deux heures devant moi. Et j'avais faim... Autant joindre l'utile à l'agréable.

Je m'accordai une demi-heure pour me changer. Restait une heure et demi.

Il me fallut 20 minutes pour me rendre dans la Santa Monica Mountains National Recreation Area, une zone touristique et récréative de Malibu, le long de la plage truffée de petits restaurants. J'entrai dans l'un d'eux, le Paradise Cove Café, et m'installai. Je commandai un cocktail et une assiette de fruits de mer, calmement. Ma commande prise, je me levai pour me diriger dans le fond de la salle.

Les restaurants où j'allais, où que ce soit à Los Angeles, devaient répondre à deux critères : la nourriture devait être excellente et la salle devait disposer d'un téléphone à pièces. Le Pacific Cove faisait partie de ceux-là.

J'insérai les pièces dans la machine après avoir décroché le combiné et composai un numéro de mémoire. La tonalité retenti une seule fois avant qu'une voix de femme, avenante, ne se fasse entendre. Je souris et m'appuyai contre le mur du fond de la salle du restaurant, totalement détendu. Pas de musique d'attente pour moi, car j'étais le seul avec Frances, ma secrétaire, et John, mon majordome, à avoir connaissance de ce numéro.

-Dignity Health-California Hospital Medical Center, Janet à l'écoute, quelle est votre urgence ?

Une entrée en matière standard, comme si j'avais appelé sur la ligne normale. Mon sourire s'allongea et je pris un ton aussi avenant que le sien.

-Bonsoir, Janet. Quelle voix agréable vous avez ! J'en regretterais presque d'être en excellente santé.

Rire flatté à l'autre bout du fil.

-Oh, Monsieur Reed, me voilà rassurée. Que puis-je faire pour vous?

Je n'avais jamais vu Janet et elle ne devait m'avoir vu que sur le papier glacé de L.A.People. Et ce ne serait pas encore ce soir qu'elle aurait l'honneur de me rencontrer en chair et en os.

-Activez le protocole 24112 au cas où Daniele Ricci pointerait son nez dans vos services. Le docteur Richard Hart, si vous voulez bien, ma chère.

Richard Hart était un cardiologue réputé de L.A. Un ton plus sérieux à l'autre bout du fil, maintenant.

-Ce sera fait, Monsieur Reed. Je vous souhaite une excellente soirée.

-Moi de même.

Je raccrochai, repris place à ma table et mon cocktail fut servi.

Le protocole 24112 était, en apparence, un caprice d'homme riche comme bien des hommes riches en ont. C'était probablement ce que pensaient les médecins spécialistes, chirurgiens et autres infirmières qui recevaient de ma part une double prime « contactable-rappelable » ainsi que la promesse d'un beau pactole en cas d'activation ET de réussite du protocole en question.

En apparence, donc, c'était le caprice d'un homme riche qui souhaitait bénéficier, en cas de problème de santé, urgent ou non, des meilleurs soins, d'une tranquillité et intimité hors du commun. En effet, une fois le protocole activé, un couloir de l’hôpital m'était réservé avec une chambre spacieuse, luxueuse, mais surtout, selon la description donnée par Frances ou John (qui seraient les premières personnes au courant en cas de problème) de la pathologie, le meilleur spécialiste en la matière de L.A. était rappelé en urgence, de même qu'un staff était reconstitué (infirmières et autres). Le tout était fait pour qu'aucune information à ce sujet ne sorte de cette partie de l’hôpital qui, aux yeux du public, allait être placé sous quarantaine, prétextant une contamination virale. Et ce serait la seule information que la presse obtiendrait.

Mais c'était bien plus qu'un caprice. J'étais le chef d'un gang, d'un cartel de stupéfiant. Et j'étais extrêmement conscient des risques que cela pouvait engendrer, que je pouvais, si des informations allaient là où elles ne devaient pas aller, devenir une cible.

J'avais donc, avec du temps, l'argent et de l'influence, mis en place le protocole 24112.

La crise cardiaque de Daniele allait me permettre de tester celui-ci, car personnellement, jusque-là, je n'en avais jamais eu besoin.

Mon plat de fruits de mer me fut servi et c'est dans l'expectative que j'entamai mon repas, essayant d'imaginer la tête de Daniele et celle de Maria quand ils allaient de rendre compte qu'ils allaient être traités comme des VIP sans que jamais mon nom ne leur soit cité.

@ Billy Lighter


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Jimmy Reed


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MessageSujet: Re: Jimmy's protocols [Solo]   Dim 23 Avr - 13:39



Jimmy's Protocols
Lie Down, You're Dead


Je serrai brusquement les dents et attrapai violemment le poignet de Frances qui était en train de barbouiller mon visage de crème solaire alors que nous nous trouvions en plein soleil sur la terrasse de la villa.

J'avais entre les mains le tout dernier numéro de L.A.People. Considéré par beaucoup d’hypocrites lecteurs comme le pire torchon de Los Angeles, il était pour moi une source d'informations, vraies comme fausses, incontournable. Le tout n'était pas de savoir ce qui était vrai et ce qui était faux. Le tout était de savoir comment se servir de ces informations.

J'étais dans les meilleurs pour ce qui était de rendre certains mensonges du magazine réels... Aussi sûrement que je blanchissais l'argent du cartel Los Diablos en finançant les albums et les tournées des groupes de BSC.

Mais si les mots écrits dans les articles de L.A.People pouvaient mentir, il y avait une chose qui ne pouvait pas le faire : les photos.

D'accord, certains comme Sørensen avaient l'art de trouver les photos qu'il fallait pour appuyer ce qu'ils disaient ensuite dans la rubrique. Mais là, la base, c'était la photo, pas l'inverse.

Et sur la photo, je n'eus aucun mal à reconnaître Olivia Cortez, couchée sur l'une des magnifiques plages de L.A.... Avec Howard Stone en train de lui grimper dessus.

Mon sang n'avait fait qu'un tour et j'avais attrapé la première chose que j'avais eu sous la main pour serrer comme s'il s'était agit du cou du batteur de The Burning Fire. Et Frances ne bronchait pas, même si son visage se déformait dans une grimace douloureuse.  Elle ne comprenait probablement pas pourquoi j'étais en train de lui faire mal. Pourquoi, d'un coup, le sang me battait aux tempes.

J'avais très rarement des réactions à chaud, mais là, je ne pouvais rien faire contre.

Elle finit par murmurer dans un souffle étranglé :

-Jimmy...

Et je la lâchai instantanément, me rendant compte seulement à ce moment-là de ce que je faisais. Mes yeux restaient rivés sur la photo alors que Frances, perplexe mais s'abstenant de faire un quelconque commentaire, massait son poignet en me regardant.

J'avais besoin d'un téléphone. Je n'avais jamais eu autant besoin d'un téléphone.

Je refermai le magazine, me levai du transat' et frottai mon visage à deux mains pour faire disparaître les traces de crème solaire que Frances n'avait pas encore eu le temps d'étaler.

-Je vais faire un tour.

Elle hocha la tête et n'en demanda pas plus. Quant à moi, je traversai la villa, les mâchoires bloquées, les mains enfoncées dans les poches. Je pris au passage, sur un meuble, mes clés de voiture et mon paquet de cigarette et démarrai ensuite la bagnole en trombe, envoyant des projections de graviers dans tous les sens.

Filant sur les routes sinueuses de Malibu, la colère me faisant déraper au moins deux fois dans des tournants, m'envoyant des doses d'adrénaline en plus du reste, je fumais clope sur clope, me débarrassant des mégots par la fenêtre.

Mais j'avais beau rouler, impossible de me calmer, de retrouver mon sang froid. Et pourtant, je savais que ce genre de colère était dangereuse, que je risquais de faire de bêtes erreurs, dans cet état-là.

Je ne me rappelais plus la dernière fois que je m'étais mis en rogne à ce point-là... Et la réponse à cette question était loin de me plaire, parce que je pensais bien que c'était : « Jamais ».

Ce qui impliquait une autre question à laquelle je n'avais aucune envie de répondre : « Pourquoi ? ».

Il fallut du temps. Je roulais depuis deux heures quand la nicotine, l'adrénaline et la colère elle-même, eurent raison de mon énervement et l'aiguille du compteur de vitesse commença à redescendre. Mon cerveau se remit normalement en route, comme si un engrenage était parti en roue libre pendant deux heures et que, soudain, quelque chose s'était de nouveau imbriqué dedans pour le freiner et le faire à nouveau tourner convenablement.

Je recommençais à réfléchir, devenant moins dangereux pour moi-même.

Et beaucoup plus pour les autres.

Arrivant dans une zone habitée, avec quelques magasins de proximités et autres, je parquai ma voiture tout près de la première cabine téléphonique que je trouvai. Je ne pouvais pas appeler de chez moi, pour ce genre d'affaire et je ne le faisais jamais. Tout comme je n'avais pas lancé le protocole 24112 au profit de Daniele depuis la villa.

Je décrochai le combiné, une nouvelle cigarette entre les lèvres, insérai de la monnaie et tapai un numéro, encore une fois de mémoire. Quelques tonalités, puis un déclic au bout du fil.

-Allô?

-Alonso... J'espère que tu n'es pas un fan de The Burning Fire.

@ Billy Lighter


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MessageSujet: Re: Jimmy's protocols [Solo]   Mar 20 Juin - 17:26



Jimmy's Protocols
Mission Accomplished


C'était par L.A.People que j'avais appris que Howard Stone avait mis le grappin sur Olivia Cortez.

Aujourd'hui, c'était par L.A.People que j'apprenais que mon dernier protocole activé avait été mené à bien. Alonso avait accompli sa mission avec brio, comme à chaque fois.

Mais ce n'était pas la seule bonne nouvelle : le numéro précédent du magazine avait annoncé la mort d'Atticus Fetch, preuve que je surfais toujours sur une vague de chance inouïe que j'espérais ne pas payer trop cher. C'était d'ailleurs dans cette optique-là que, loin de compter uniquement sur cette chance, je réfléchissais deux fois plus avant d'agir. C'était peut-être un peu superstitieux, mais ça ne coûtait rien de rester prudent.

Et j'aimais à penser que c'était pour cette raison que j'hésitais autant à rendre officielle cette idée de fête à ma villa alors que, pourtant, Holly Bones avait de sacrés arguments !

En réalité, j'attendais quelque chose, sans savoir consciemment quoi. Mais je savais que j'étais dans l'attente du déclic qui me déciderait pour de bon.

J'avais à faire, en attendant. Deux protocoles lancés pouvaient désormais être clôturés.

Howard Stone avait eu sa dose au point que le numéro de L.A.People que j'avais en main mentionnait que « les jours de Howard Stone ne sont officiellement plus en danger ». Aucun indice, par contre, ne filtrait pour ce qui était des agresseurs du batteur. Alonso avait fait du beau boulot.

Quant à Delfino, l'une de ses missions pouvait désormais être annulée puisque Atticus Fetch avait fait les choses tout seul comme le grand garçon qu'il était. La chose ne m'étonnait qu'à moitié : un dépressif accro à l'alcool et à la drogue ne pouvait pas faire long feu dans le coin.

Et tout ça laissait flotter un sourire satisfait sur mon visage alors que le magazine était posé sur mes jambes croisées...

-Vous avez choisi, Monsieur?

Je relevai le regard sur une latina d'une trentaine d'années, qui aurait été vraiment jolie si elle avait su s'arranger un peu. Je n'avais même pas ouvert la carte du restaurant. Je la connaissais par cœur. Je souris à la serveuse qui m'avait, un peu plus tôt, conduit sans poser de questions et sans que je ne lui demande, à ma table préférée : dans un coin de la salle, avec un mur dans le dos et vue sur la porte d'entrée.  

Cette même table où Maritza était venue me servir un nombre incalculable de fois.

-Oui. Je prendrai des enchilladas de bœuf. Et un supplément de guacamole et aussi ces merveilleuses frites mexicaines, j'adore ça, s'il vous plaît.

Elle sourit à son tour.

-Je vous apporte ça tout de suite!

Je rigolai.

-Ne vous pressez pas, Dolores... J'ai quelques coups de fils à passer.

Elle s'en alla d'un pas léger et j'emportai avec moi mon mojito jusqu'au poste téléphonique mis à disposition des clients.

Une fois le premier numéro encodé, je m'appuyai contre le mur. Une seule sonnerie, puis la voix et l'accent hispanique prononcé d'Alonso.

-Ouais?

Je souris et pris ma plus belle voix comblée.

-Alonso... Je te téléphone pour te témoigner toute ma sympathie et ma reconnaissance. Je crois savoir que tes filles ont besoin de soins dentaires, ne t'en fais pas pour ça. Va voir, avec elles, le docteur Gardner sur Downtown. Et remercie aussi les autres de ma part. Quelques bouteilles d'un merveilleux cépage mexicain sont réservées à ton nom chez Huston Wine.

Souffle à l'autre bout du fil. Alonso est en train de fumer. Derrière lui, sa marmaille criaille.

-Merci, M'sieur.

Fin de la communication.

D'un deuxième coup de fil, j'annonçai à Deflino que, par la force des choses, il pouvait se débarrasser de la mauvaise dose qu'il devait porter sur lui comme un boulet au pied... Puis, se passa un blanc de quelques secondes...

Où j'hésitai à demander comment allait Olivia... Ce qu'elle faisait... Ce qu'elle pensait de Stone.

Mais je finis par raccrocher..

Ce que je devais savoir, je le savais. Le reste relevait de sentiments que je n'étais pas prêt à gérer.

@ Billy Lighter


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