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 Thinking By The Sunset [LIBRE]

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T. James Goldstein
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MessageSujet: Thinking By The Sunset [LIBRE]   Ven 12 Mai - 19:36

James Goldstein avait mal à la tête à force de réfléchir - cela lui arrivait souvent, en particulier lorsqu’il n’arrivait pas à focaliser ses pensées sur quelque chose de précis. Lorsque trop d’idées lui venaient en tête et qu’elles commençaient à s’encombrer, à se percuter l’une l’autre et à trop faire songer le jeune homme qui n’en sollicitait pas autant. Souvent ces instants survenaient lorsqu’il n’y pensait pas ; qu’il était occupé à faire autre chose, qu’il voulait que tout le monde y compris son propre esprit le laisse en paix. Le photographe soupira longuement, d’une exaspération mêlée de frustration ; Malgré toutes les idées qui lui venaient à l’esprit, il n’arrivait à rien - et c’était devenu malheureusement bien trop souvent une habitude pour James qui se sentait frustré à l’idée de ne pas savoir quoi faire.

Il s’ennuyait. C’était pour lui la plus terrible des émotions - la plus inévitable, surtout, songea-t-il en laissant son regard vif divaguer sur le petit appartement encombré de l’Eastside qui lui servait, comme il le disait souvent en riant, de repaire et d’atelier d’artiste, en attendant que le jeune homme ait le temps et surtout les moyens de se procurer quelque chose de plus spacieux, avec plus de place pour ranger ses vieux poèmes d’adolescent, les photographies qu’il préférait ; pour profiter de la vie. T.J avait toujours voulu vivre dans une maison sur la côte - près de la mer. Pas une villa, ni un manoir ; juste quelque chose à son image, moderne sans être tape à l’œil. Avec un grand jardin. Oui, ce serait bien alors.

Le photographe émergea de l’état de demi-sommeil dans lequel il s’était plongé affaissé sur son canapé et saisit son appareil photo sur la table basse. Vieille habitude de toujours s’apprêter à capturer quelque chose au vol, une sorte de déformation professionnelle. Sans importance. Il vit au-dehors le ciel lentement se colorer de nuances de feu et d’écarlate et il eut un sourire ; dans une heure il ferait nuit. C’était le moment, son moment. James aimait sortir la nuit, pour prendre de bonnes photos mais aussi se laisser emporter par la fièvre grisante de Los Angeles qui ne dormait jamais. Ou bien à l’inverse se vider la tête de ses pensées noires, pousser un grand cri de soulagement et profiter de l’obscurité de la nuit pour réfléchir, seul, dans le noir, à ce qui le préoccupait. T.J se sentait de bonne humeur quand la nuit venait – ce qu’il restait de son enfance sans aucun doute, quand il passait une bonne partie de ses soirées à l’extérieur guettant la moindre occasion de prendre une bonne photo, d’être inspiré pour écrire quelques vers, de simplement profiter de la quiétude nocturne et cela même si le quartier où il avait passé sa jeunesse était toujours en pleine activité.

T.J se leva avec entrain de son canapé usé et rangea son Polaroid dans la sacoche qu’il prenait toujours avec lui et qui contenait tous ses effets personnels, mais aussi beaucoup de souvenirs. Ce sac, il avait vu beaucoup de choses ! pensait James tout en enfilant des vêtements appropriés avant de sortir – une chemise à manches courtes blanche, légère, un short de bain, une simple paire de sandales. Il avait l’intention de se rendre à la plage, là où il avait l’habitude de se ressourcer, de s’asseoir afin de réfléchir. Là où il lui arrivait de trouver l’inspiration quand elle ne lui venait pas. Le photographe saisit sa besace, prit les clés de sa voiture restées dans la poche de sa veste en cuir accrochée à la patère au-dessus de son lit (et à laquelle il n’avait pas arrêté de se cogner la tête les premiers temps où il avait fait l’acquisition de son petit appartement), puis il sortit.

Dehors, il faisait un vent à en soulever les jupes. Hé, jolie expression, se félicita intérieurement le jeune homme avant de se rendre compte qu’il devrait peut-être en rester là avec les sous-entendus. Bon sang, il était en manque de quelque chose ou quoi ? Il était vrai qu’il était à nouveau célibataire depuis quelques mois déjà et que sans doute les relations charnelles et la promiscuité avec une personne charmante et taquine lui manquait, mais il n’y pensait pas autant d’habitude ; sans compter qu’il venait, il y a quelques jours de cela à peine, de se réveiller aux côtés d’une magnifique p… péripatéticienne. Certes, il ne se souvenait d’aucun moment de cette nuit-là, à son plus grand regret (quoique, s’il n’avait aucun souvenir c’était peut-être qu’il n’avait pas été très brillant), mais cela était déjà quelque chose. Alors pourquoi diable le paparazzi se sentait-il si fripon ?

Sa voiture était garée non loin et T.J la rejoignit en quelques secondes. La plage était un loin de chez lui, et il n’avait aucune envie de prendre le métro ou le bus. Et il pouvait y aller à son rythme, profiter des premiers instants de l’ « heure dorée », comme l’appelait les photographes. Cet instant de félicité, inspirant, peu avant le crépuscule. C’était toujours une bonne période pour prendre des photos, même si tout le monde avait la même idée. Enfin, surtout ceux qui connaissaient le concept et qui prenaient l’art de la photographie au sérieux, mais qui n’essayaient pas forcément d’être originaux. James Goldstein, lui, préférait les photos de nuit qui constituaient selon lui un défi technique bien plus intéressant. Le jeune homme abaissa le pare-soleil alors que l’astre rougeoyant du jour avait surgi au détour d’une petite rue et qu’il s’engageait sur une grande avenue.

***


James se sentait beaucoup mieux alors qu’il marchait le long de la jetée, la lanière de son appareil photo autour de son cou. Tant pis s’il avait l’air un touriste. Là, il pouvait enfin respirer, se libérer du poids de son esprit et de ses idées noires. Il marchait contre le vent mais il se sentait bien, anticipant même le fait qu’il pourrait immortaliser les grosses vagues qui ne manqueraient pas de se former.

Le jeune homme passa devant un vieux clochard qui jouait de la guitare en chantant de sa très belle voix qui n’allait pas avec son visage creusé et fatigué ; il s’arrêta un instant pour l’écouter. Il jugea qu’il avait du talent, même s’il n’y connaissait rien en musique, ce qu’il regrettait un peu car il avait beaucoup d’amis musiciens et que lorsqu’ils lui demandaient son avis sur ce qu’ils avaient composé ou venaient de chanter, il ne savait jamais rien d’autre que « bien ». Et ce même s’il était sorti avec une guitariste, douée, et connue en plus. Même sans cet intérêt commun, ils s’étaient bien entendus.

T.J fouilla quelques secondes dans sa poche et en sortit un billet de cinq dollars qu’il posa délicatement au fond du chapeau que le clochard avait posé non loin de lui. James ne roulait pas sur l’or, ni même sur l’argent, mais cet homme en avait encore plus besoin que lui.

- Dieu te bénisse mon fils, remercia le clochard sans s’arrêter de jouer alors que James avait repris son chemin.

Il haussa les épaules. Ils n’avaient sans doute pas le même dieu, songea-t-il. Et puis il ne croyait pas en ses bêtises, tout superstitieux qu’il était, sans compter que sa famille non plus n’avait jamais vraiment montré le moindre signe d’inclination religieuse. Et c’était très bien comme ça.

Il y avait toujours beaucoup de vent, et le ciel se parait encore plus de couleurs cuivrées, mais James aimait bien cette ambiance. Il se dirigea vers la plage en prenant quelques instantanés, ses pieds s’enfonçant légèrement dans le sable mouillé. Il entendait des rires, des chants, il se sentait bien ; il se trouva un petit coin de sable et s’y installa après avoir enlevé ses chaussures pour laisser l’eau tiède lui lécher les pieds. En plus de son Polaroid, James avait pris avec lui de quoi noter et dessiner, comme dans son adolescence lorsqu’il écrivait des poèmes qui l’aidaient à se sentir mieux, ou qu’il dessinait pour exprimer ses angoisses. Se sentant très seul depuis un certain temps, il soupira et commença à écrire quelque chose sans réfléchir, laissant l’atmosphère l’inspirer. Le vent était toujours puissant mais cela contribuait à vider lentement la plage des touristes et de ceux qui n’avaient pas le courage de rester là et de tenir debout. James aurait volontiers laissé ses cheveux au vent s’il les avait eus plus longs.

James entendait toujours les mêmes rires, les mêmes chants alors que le temps était passé lentement et que quelques guitares s’étaient jointes au bruit dont le jeune homme n’était pas parvenu à en localiser la provenance. Cela pouvait venir de très loin comme de derrière une dune à côté de lui, à cause de ce vent qui faisait des siennes et qui à présent battait violemment sur le côté du jeune homme, lui faisant faire quelques ratures et s’envoler quelques feuilles de son carnet. Ce n’était pas une grande perte, se disait T.J. Il n’avait jamais été un grand poète ; mais il craignait surtout que la pluie n’entre en jeu et ne l’oblige à rentrer chez lui – c’était déprimant, la mer sous un ciel gris.

Le photographe continua comme si de rien n’était tout en n’oubliant pas de s’arrêter de temps à autre afin de prendre en photo ce qui lui semblait être intéressant. Il ne faisait pas vraiment attention à ce qu’il se passait autour de lui, mais il trouvait qu’il faisait de plus en plus chaud et qu’il n’avait plus du tout d’idées noires. Bousculé par une brise, T.J fit une nouvelle rature et décida qu’il était temps d’en arrêter là avec les élucubrations. Et puis une nouvelle idée lui venait en tête.

Il osa chantonner quelques notes au son des guitares qu’il entendait toujours non loin de lui. Sans y avoir pensé, sans même savoir ce qu’il chantait – sans prendre le temps de s’écouter non plus. T.J n’était vraiment pas un grand chanteur, bien au contraire. Son vieil ami Nathan lui avait même, alors que T.J avait osé lui faire entendre un peu de sa voix, dit qu’il pensait sincèrement que son ami avait été remplacé l’espace d’une minute par un extraterrestre. Bon sang, chantait-il vraiment aussi mal que cela ? Ou bien était-ce simplement que Jerry The Kid était si talentueux qu’il entendait toutes les personnes moins douées que lui de la même façon. Tout était possible avec lui, pensa le paparazzi avec affection

T.J chantait de plus en plus fort et commençait seulement à rougir de honte. Cela lui était difficile de faire cela en public, même si la plage était presque déserte – cela lui donnait un fichu grain rauque dans ce qui lui servait de voix et qui n’était déjà pas excellente à la base. Pour la toute première fois depuis qu’il était arrivé ici, le jeune homme espéra qu’il était tout seul et que personne n’entendait son moment d’égarement ; mais il y avait du mouvement auprès de lui, des bruits de pas légers. Il s’arrêta aussitôt mais déjà sentit ses joues rosir d’embarras. Bon sang, la plage n’était-elle pas suffisamment grande ?! Pourquoi est-ce que quelqu’un devait forcément venir à côté de lui et le déranger, maudit-t-il en marmonnant dans sa barbe. Il tenta comme il le pouvait de rattraper la situation en demandant chaleureusement à l’individu non loin de lui (et ce sans même le voir) :

- Ah, euh, bonsoir ! Belle soirée n’est-ce pas ? Très, euh … inspirante.

Puis il pivota sur le côté pour voir le visage de l’individu et avec un sourire un peu crispé lança :

- Désolé si ma sale voix vous a dérangé ! en riant, il poursuivit : j’étais un peu trop dans mes pensées je crois.
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Duncan Keller
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MessageSujet: Re: Thinking By The Sunset [LIBRE]   Mar 23 Mai - 15:12



Thinking By Sunset
ft. T. James Goldstein


Mes doigts voyageaient sur les cordes de ma guitare livrant une mélodie connue. Le petit groupe de musicien qu’on formait était ponctuel mais il existait. J’avais rejoint une fille et deux gars qui jouaient de la guitare sur la plage et j’avais sorti la mienne. On ne se connaissait même pas il y a une heure et, maintenant, on faisait de la musique ensemble. C’était ça la magie de la musique. La capacité de se faire des amis à travers l’art.

On se complétait tous les quatre dans cette reprise d’Hey Jude des Beatles. La même que j’avais faite au parc et qui m’avait fait rencontrer Eileen, la petite-amie de mon manager actuel. Et je chantais pour accompagner le son des guitares sous le soleil qui déclinait au loin prêt à faire place à la nuit douce de L.A. On n’était pas le seul petit groupe à faire de la musique. Il y en avait d’autres sur la plage.

La seule chose qui m’avait surpris et qui me surprenait depuis le gala des Sherman, c’était que certaines personnes me reconnaissaient dans la rue à cause de mon passage à la télévision. Je devenais connu… Et pas que par les habitués du Dizzy Warhol, le bar qui nous avait donné notre chance avant que Timmy ne nous engage. Mais ça ne me posait pas problème. Ça m’arrachait même parfois des sourires.

Mais ma célébrité naissante, n’avait pas entaché ma soirée sur la plage. Et c’était ça qui était bien. Quand la chanson pris fin sous le soleil couchant et le vent, nos guitares cessèrent d’émettre… Et j’entendis, un peu plus loin de nous, un homme chanter. Il chantait faux sur le rythme d’autres guitares qui résonnaient plus loin. Il était seul. Et ça attira mon regard. Je souris. Et je me levai pour m’adresser avec mes amis de quelques heures qui s’étaient levé en même temps que moi.

-Merci pour ce moment. A bientôt, les gars.

On se quitta là sous les compliments et les rires. Et je me dirigeai vers l’homme qui chantait. Je me tenais un peu derrière de lui déposant ma guitare remise dans son étui à mes côtés. Je regardai vers la mer qui se déchainait eu rythme du vent. Son chant qui sonnait faux me faisait sourire. Il n’avait pas de technique. Mais ce qu’il faisait avait une âme.

J’étais un type très sociable et m’installer à côté de gens que je ne connaissais pas pour faire la conversation. J’étais loin d’être timide et j’aimais les gens. Je croyais beaucoup aux gens. Et, alors que j’étais à aller depuis un peu moins de 2 ans, je connaissais déjà beaucoup de personne en ville. Et pas qu’à cause de mon groupe.

Il s’arrêta de chanter et marmonna quelque chose que je ne pouvais pas comprendre. Il finit par prendre la parole avant que je ne le fasse. Il déclara que la soirée était belle.

-Bonsoir ! Oui c’est une très belle soirée ! Le ciel est magnifique.

Je souriais d’un grand sourire heureux. La journée avait été belle. Et la soirée avait très bien commencé. Il trouvait la soirée inspirant. Et il avait raison. J’approuvai vivement de la tête toujours très joyeux.

Il se retourna un peu et je vis son sourire crispé. Il s’excusa pour son chant. Je souriais et vins m’installer à côté de lui assis dans le sable encore chaud.

-Ça ne m’a pas dérange du tout. Au contraire. Tout le monde à le droit de chanter. Et puis, bon chant ou pas, la musique est toujours belle quand elle vient des tripes. Il ne faut pas forcément être chanteur pour pouvoir chanter ou musicien pour s’exprimer par la musique.

La musique n’était pas une exclusivité réservé à certain. Et on était dans un lieu public, tout le monde a le droit d’y chanter s’il le veut. Moi, j’aimais voir des gens chanter. Je souris tendant la main à l’homme.

-Je m’appelle Duncan.

Mon sourire ne s’effaça pas.

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MessageSujet: Re: Thinking By The Sunset [LIBRE]   Jeu 25 Mai - 0:23

James n’arrivait pas à expliquer pourquoi il éprouvait ce tel sentiment de liberté ni même pourquoi cela lui paraissait si agréable, tout à coup. Ce n’était pas comme si le jeune homme était habituellement soumis à une quelconque forme de pression autre que celle qu’il s’imposait à lui-même dans le but de toujours se montrer à la hauteur de ses propres attentes qu’il savait bien parfois trop élevées. Alors parfois, il faisait bon d’en attendre un peu moins de soi-même, de se laisser un peu plus vivre et de simplement prendre de temps de profiter du moment ; en fait, T.J se prenait trop au sérieux. Il essayait, pourtant ! de prendre la vie avec un peu de légèreté, de laisser plus souvent son esprit vagabonder ou ses pas le guider là où ils le souhaitaient. C’était même ce qu’un artiste comme lui devrait faire … laisser la vie décider de ce qu’il devait faire, du genre de personne qu’il allait devenir, au lieu de chercher de manière tenace l’inspiration à s’en mettre des œillères.

Le jeune homme avait besoin de plus de moments comme cela … d’instants où il n’avait plus à se préoccuper de ses soucis ; d’instants où il pouvait oublier et s’oublier. Alors il s’était oublié, avait oublié ses appréhensions et c’était mis à chanter, pour la seule raison qu’il se sentait bien et qu’il estimait que c’était alors la meilleure la meilleure chose à faire sur l’instant et ce dont il avait le plus envie. Et tant pis pour ceux qui l’entendraient … de toute façon, il était seul ; ou du moins en était-il persuadé. Alors il oublia ses inhibitions, ses vieux souvenirs embarrassants d’adolescence et sa voix commença à s’élever.

T.J s’estima heureux de ne pas pouvoir se rendre lui-même sourd ; car il trouvait déjà horrible le peu qu’il arrivait à percevoir à cause des rafales de vent qui, au moins, aidaient à dissiper les horribles fausses notes – avec un peu de chance, personne ne l’entendrait. Ou bien sa voix serait portée sur plusieurs centaines de mètres et ferait se réveiller les bébés en pleurant, hurler les chiens à la mort et sonner les alarmes des voitures ; bon, peut-être pas à ce point-là – le chant de James Goldstein n’était pas des plus agréables mais lorsqu’il lui prenait l’envie de le faire, le jeune homme avait souvent une bonne excuse pour justifier son manque flagrant de justesse, de talent et de respect pour l’appareil auditif d’autrui. Généralement, l’alcool était une réponse satisfaisante dans ce cas de figure. Quoi que certaines personnes lorsqu’elles étaient ivres chantaient très bien …

James n’avait aucune idée de ce qu’il chantait mais ce n’était sans doute pas digne des plus grands auteurs de sa génération. Bon, c’était l’intention qui comptait n’est-ce pas ? Et ici, l’intention était de satisfaire ce besoin qu’il avait eu quitte à maltraiter les tympans des autres – quoiqu’il y avait forcément encore pire que lui, non ? Alors le photographe n’y pensa plus et continua, jusqu’à ce qu’il s’interrompe en entendant des bruits de pas derrière lui. Ah. Evidemment, pensa-t-il, que quelqu’un était venu voir d’où pouvait bien provenir de bruit strident de chiot qu’on égorgeait. Un peu embarrassé, avec un faux sourire pour se donner une contenance, il salua l’inconnu en s’excusant de la qualité médiocre de sa prestation, sans même le regarder. Puis lorsqu’il l’entendit lui répondre avec un enthousiasme sincère dans la voix, James regarda dans sa direction, un peu surpris.
La qualité de la voix de T.J n’avait pas eu l’air d’avoir tant dérangé que ça le jeune homme aux cheveux blonds ébouriffés qui s’était assis à côté de lui avec un sourire. James le détailla une seconde puis son regard se porta comme naturellement vers son étui à guitare. Bien sûr ; c’était peut-être un de ceux qui grattait sur la plage plus tôt, songea-t-il. James gratta machinalement sa barbe négligée alors que le nouveau venu avait pris la parole et déclaré avec un ton très optimiste :
- Ça ne m’a pas dérange du tout. Au contraire. Tout le monde à le droit de chanter. Et puis, bon chant ou pas, la musique est toujours belle quand elle vient des tripes. Il ne faut pas forcément être chanteur pour pouvoir chanter ou musicien pour s’exprimer par la musique.

T.J se surprit à être d’accord avec lui. Maintenant qu’il y pensait, c’est vrai que sa réaction avait été un peu ridicule. S’il était venu directement sous sa fenêtre s’époumoner sans raison, cette fois-ci sa crainte aurait été légitime. James sentit que son cœur avait arrêté de s’emballer et il se fendit d’un sourire en répliquant :
- En tant qu’artiste je ne peux qu’approuver votre vision des choses !

Puis son interlocuteur se présenta. Duncan. Oui, très classique comme nom, commun, se dit T.J qui s’attendait à ce que quelqu’un qui ne lui jette pas ses chaussures au visage pour le faire taire aurait un prénom plus original. Comme une sorte d’espère rare, au final ; James s’imaginait parfois des choses qui n’avaient pas beaucoup de sens. En tout cas ce type était bien amical, songea-t-il avec satisfaction en repensant à tous les gens qu’il saluait dans la rue juste parce que cela lui faisait plaisir, sans jamais recevoir de réponses. Et à l’inverse il existait des gens que le jeune homme voyait régulièrement et envers lesquels il regrettait de pas oser aller plus loin – comme la jolie réceptionniste du L.A People par exemple, qui lui faisait à chacun de ses passages un sourire qu’il ressentait comme bien plus que strictement poli et professionnel ; il ne se trompait que rarement sur ce genre de choses. Tout comme il essayait de ne jamais se tromper dans son travail.

- James, photographe, se présenta T.J en serrant la main de Duncan.

Comme par réflexe, il avait peu serré son Polaroid contre lui. James étendit ensuite un peu plus ses jambes sur la couche de sable encore tiède et, tout en désignant l’étui à guitare non loin du dénommé Duncan, il demanda avec un petit rire :

- Musicien, hein ? Jamais réussi à tirer quelque chose d’audible d’une guitare moi …

En vérité, c’était plutôt que le jeune homme n’avait jamais vraiment essayé. Il n’avait jamais eu la musique en centre d’intérêt – ou plutôt sa pratique. Il en écoutait beaucoup, évidemment, mais n’avait jamais cherché à approfondir. Pour lui, la musique était moins une fin en soi, un objectif, qu’un moyen comme un autre de trouver l’inspiration ; c’était un travail difficile que de fixer une voix, un son, un motif sur une photographie, puisqu’elle n’était par définition pas sonore, et pourtant il devait parfois faire ressentir une ambiance particulière, capter, capturer l’énergie d’un groupe sur scène, d’une fête, d’un bon moment. Il se dégageait une impression complètement différente d’une photographie d’un concert si l’artiste parvenait à faire s’imaginer la musique aux oreilles de l’observateur. En attendant, T.J n’était pas en train de travailler et il comptait bien en profiter ; évidemment, s’il tombait sur un couple de stars en train de s’envoyer en l’air dans l’eau (ce qui, paraissait-il, pouvait être dangereux) ou une rockstar mondialement connue en train de fumer un énorme joint de la taille d’un microphone, il interromprait sa petite parenthèse quasi-onirique pour se concentrer sur ce qui était plus important, son gagne-pain. Mais pour l’instant, il était libre de penser à ce qu’il souhaitait.

James s’était remis à fixer l’horizon rougeâtre du Pacifique. Le vent s’était un peu calmé, au loin des bateaux passaient doucement. Le jeune homme soupira, plus par soulagement que par dépit, comme s’il s’était ôté d’un poids. Il se sentait merveilleusement bien ; mais il avait aussi une étrange sensation de manque. Comme s’il n’était pas pleinement satisfait – se languissant sans doute de ses amis avec qui il aurait aimé partagé cet instant. Non ; il se sentait à vrai dire plutôt mélancolique. Une vague tristesse heureuse, comme il décrivait lui-même ce sentiment. Il essaya de ne plus y penser.
- Je sais que ça sonne cliché, dit-il, mais j’aime venir dans des endroits comme ceux-ci lorsque j’ai du mal à avancer. Dans mes projets, ou dans la vie. Vous voyez ce que je veux dire ? Cette quiétude, ce calme éphémère, parfois cette sensation d’être en-dehors du monde …

T.J se trouva très lyrique. Sans doute un peu trop ; il s’affranchit aussitôt de son air rêveur et après avoir éclaté de rire poursuivit :
- Pardon, je vous embête avec ma poésie de lycée, ha ha ! Je me dis parfois que c’est une vocation ratée !

Cette dernière phrase n’était pas vraiment sérieuse, même s’il était arrivé à T.J de se la poser.
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MessageSujet: Re: Thinking By The Sunset [LIBRE]   Ven 26 Mai - 15:04



Thinking By Sunset
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Je crois avoir surpris l’homme avec ma spontanéité. Mais c’est son petit air chanté sans complexe qui m’avait donné envie de venir près de lui et de lui parler. Il s’excusa du dérangement. Mais je lui retoquai que chacun avait le droit de chanter quand il voulait. Je trouvais ça beau de s’exprimer par la musique même si sa voix sonnait faux. C’était un droit pour tous. Si on ne devait chanter que quand on chantait juste, peu de gens chanteraient. A un concert, il n’y aurait que le chanteur et quelques fans qui chanteraient. Alors que d’entendre tout un public chanter à la cantonade les musiques d’un groupe, c’était beau. Et ça même si les gens chantaient faux. Ce qui compte c’est les émotions. Pas la qualité ou la justesse de la voix.

Et c’est ce que je disais à l’homme en souriant. Et il me sourit en retour en m’approuvant. C’était un artiste aussi ce qui ne fit qu’agrandir mon sourire. Et je me demandai bien quel art il exerçait. Moi, c’était la musique. Mais il existait plein d’autres arts tout aussi bien.

Avant de poser plus de question, je me présentai. Et il fit de même en me serrant la main. Il était photographe !

-Génial !

Il avait, en effet, un appareil photo avec lui. Je connaissais une autre photographe, Eileen, la petite-amie de mon manager. Mais en dehors d’elle, je ne connaissais pas de vrai photographe. C’était un art à part entière que j’aimais beaucoup. Même si je n’étais pas un très bon photographe moi-même.

Il déclara que j’étais musicien. Et j’approuvai de la tête. Il disait n’avoir jamais su sortir quelque chose de bon à la guitare et je rigolai un peu. Il était bien sympathique, James.

-Quand j’ai touché pour la première fois une guitare, j’ai carrément cassé une corde. Il m’a fallu le temps et l’entrainement avant de bien maitriser l’instrument.

Le vent baissa d’intensité, ce qui n’était pas déplaisant. Et le jeune homme avait qui je faisais la conversation soupira un peu de soulagement. Je souris. Un paysage aussi beau devait pas mal inspiré mon interlocuteur. Après tout c’était un artiste. Il déclara, d’ailleurs, que des endroits comme cette plage étaient parfaits pour lui pour se poser quand il avait du mal à avancer. Il aimait la quiétude de l’endroit. J’eus un sourire paisible sur le visage. Puis, James s’excusa tout de suite en éclatant de rire. Je rigolai à mon tour.

-Non, ne t’en fais pas. C’est vrai ce que tu dis. Moi aussi j’ai des endroits, comme ça, où j’aime me retrouver pour faire le point et me poser. Quand j’étais jeune, je vivais dans une petite ferme un peu de dehors de la ville. Et, aux alentours, il y avait des petits coins où j’aimais me retrouver aussi pour réfléchir. C’est dans ce genre d’endroits que j’ai écrit mes premières chansons. Toi c’est la mer de L.A., moi c’est le petit coin verdoyant de Carson City.

Je regardais vers la mer en repensant à tout ça. L.A., ce n’était pas la même ambiance que ma petite ville du Nevada. Mais c’était tout aussi bien.

-Tu fais quoi comme genre de photographie ? Juste des paysages ou bien des gens aussi ?

Je souris à mon nouvel ami. J’aimais apprendre à connaitre les gens. Et le meilleur moyen de connaitre le meilleur d’eux, c’était de les entendre parler de leur passion.


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MessageSujet: Re: Thinking By The Sunset [LIBRE]   Lun 29 Mai - 19:58

T.J commençait à transpirer à cause de la chaleur, mais la présence de ce Duncan lui permettait de se concentrer sur autre chose. Le jeune homme n'exprimait que des ondes positives et le photographe y était sensible – c'était une partie de son travail, après tout, et malgré l'homme rationnel qu'il était à l'accoutumée, il croyait aux auras, aux énergies positives, négatives. Pour lui, c'était même ce qui faisait parfois fluctuer une première impression, un premier regard, d'un côté ou d'un autre – rien qu'au ressenti. James avait un talent pour ressentir ce qu'était réellement une personne, ou du moins ce qu'elle laissait transparaître ; il était facile de mentir, même inconsciemment, et le jeune photographe n'avait jamais eu le don de déceler facilement le vrai du faux. Du moins il en allait ainsi chez les individus qu'il connaissait à peine, comme ce Duncan dont l’enthousiasme et le bonheur paraissait heureusement sincère.

Cette franche bonhomie faisait sourire James, lui qui était plutôt d'un tempérament sérieux et calme d'habitude ; parfois mélancolique même, et pourtant le jeune homme n'était pas le genre de personne à s'apitoyer sur son sort. Au contraire, il avait plutôt comme philosophie d’aller de l’avant, d’apprendre de ses erreurs et de faire en sorte de ne jamais les refaire, ni les oublier – à quoi cela servait-il d’avoir des regrets ? Dans la douleur et l’amertume, James Goldstein avait appris à ne rien regretter et à ne pas se laisser dévorer par la vie, qui était impitoyable si on ne se montrait pas assez fort, pas assez déterminé ; James était déterminé à faire partie de ceux qui affrontaient la vie au lieu de la subir, à trouver leur place dans le monde. Parfois, cette place était à portée – d’autres, il fallait lutter pour y arriver. Alors James luttait, et il jugeait que Duncan luttait sans doute aussi ; il y avait beaucoup de musiciens à Los Angeles, et tout le monde ne pouvait pas être une rockstar. Certains des amis de James y étaient arrivés cependant, avec beaucoup de talent, de patience et un peu de chance. Et le jeune homme comprenait qu’une telle vie pouvait faire rêver – être connu, reconnu, jouer les meilleures chansons sur les scènes les plus prestigieuses du pays, voire du monde … son rêve à lui n’était si différent. James se prenait à parfois de rêver d’être exposé partout en Europe comme l’artiste qu’il voulait être et qui le méritait. Le Louvre de Paris, Le LACMA de Los Angeles, des musées en Italie, en Angleterre … tout le monde connaîtrait alors son œuvre et son nom.

Mais James s’était promit de ne pas trop rêver, pour ne pas risquer d’être déçu. Les tentations de se croire plus grand qu’on ne l’était vraiment étaient nombreuses et il ne fallait pas céder au narcissisme ; même si le paysage dans lequel se mouvait le jeune photographe laissait aller à la rêverie, à la paresse de l’esprit et aux divagation de l’âme – et à la poésie, aussi, pensa avec amusement le jeune homme alors qu’il parlait avec le jeune Duncan des sentiments que lui procurait la vue du soleil couchant sur la ligne d’horizon, tout en faisant couler du sable fin entre ses doigts. Le toucher, la vue de cette matière le rassurait. Il ne savait pas pourquoi ; sans doute de vieux souvenirs liés à sa jeunesse, particulièrement son adolescence qui n’était pas si lointaine, lorsqu’il venait le long de la mer réfléchir lorsqu’il se sentait mal ou avait besoin de respirer.

Et là, il ressentit à nouveau cette certaine mélancolie, un sentiment de manque, de vide ; comme si, à l’instant présent, il lui manquait quelque chose. Une présence féminine à ses côtés peut-être ? En tout honneur, purement platonique – il n’avait envie de rien de plus, juste une autre âme divagante à côté de lui pour parler du présent, du passé, de l’avenir et de ses promesses. Le jeune homme avait l’impression d’être très seul depuis très longtemps ; alors qu’il ne manquait de rien ou presque pour être heureux. Etait-ce juste … la beauté du paysage qui lui faisait ressasser ses pensées enfouies, ou bien s’agissait-il d’autre chose, de quelque chose de dissimulé, de secret ? Le jeune homme ressentait parfois un sentiment semblable à celui qu’il éprouvait à cet instant ; en même temps que la sensation subtile et parfois insensée d’avoir quelqu’un, ou quelque chose, qui veillait sur lui sans jamais oser se montrer. Il ne savait pas quoi en penser.

- … des endroits, comme ça, où j’aime me retrouver pour faire le point et me poser. Quand j’étais jeune, je vivais dans une petite ferme un peu de dehors de la ville. Et, aux alentours, il y avait des petits coins où j’aimais me retrouver aussi pour réfléchir. C’est dans ce genre d’endroits que j’ai écrit mes premières chansons. Toi c’est la mer de L.A., moi c’est le petit coin verdoyant de Carson City, disait Duncan.

T.J, plongé dans ses pensées en était presque venu à en oublier le jeune homme. James espéra qu’il n’avait pas perçu son instant d’égarement alors qu’il frottait avec nonchalance les paupières en-dessous de ses yeux pour s’empêcher de pleurer ; ne pas laisser ses larmes couler, ne pas se montrer vulnérable, se répétait-il en se forçant à sourire à nouveau et à paraître détendu en écoutant le bruit du vent, des quelques baigneurs qui bravaient les vagues et la nuit qui tombait. Pourquoi se sentait-il ainsi ? Le crépuscule était propice à la réflexion, certes, mais James Goldstein ne se permettait pas de telles lamentations. Ce n’était pas le moment, pas le lieu ; il fallait qu’il se montre moins sensible et sa voix se fit plus forte alors qu’il répondait à Duncan en regardant ses pieds chatouillés par le sable :

- J’imagine qu’on a tous besoin d’une sorte de refuge, de … d’endroit où se poser, contempler et créer.

Avec un sourire il regarda à nouveau l’inconnu dont la joie n’avait jamais quitté le visage – lui ne s’encombrait sans doute pas de pensées vaines et de sentiments futiles à cet instant présent, songea le paparazzi. Il se contentait simplement d’être là, de profiter du paysage, du moment, de la nuit qui tombait ; il fallait que James fasse la même chose. Il fallait qu’il se contente de poser son regard sur la ligne d’horizon écarlate de trouver que cela était magnifique et d’apprendre à connaître ce Duncan qui deviendrait sans doute un ami. T.J avait presque oublié la raison de sa présence ici – peut-être n’en avait-il pas finalement, que ce n’avait été qu’un prétexte pour venir ici de libérer de ses propres pensées ? Il ne savait plus, et ne cherchait pas à le savoir. Duncan avait repris la parole et demandé en souriant à son camarade :

- Tu fais quoi comme genre de photographie ? Juste des paysages ou bien des gens aussi ?

T.J se sentait un peu mieux. Sa passion, c’était son sujet de conversation préféré ! et un prétexte pour ne penser à rien d’autre. C’était mieux ainsi. Il était un artiste, et travaillait beaucoup. Il ne devait pas ; il ne fallait pas qu’il détourne trop son esprit et ses pensées de ses buts et de son objectif. T.J avait brandit son instantané devant lui comme s’il montrait un trophée, et répondit avec enthousiasme :

- De tout ! Un photographe se doit d’être exhaustif. Le reflet de la lune sur un lac, l’étincelle de joie dans les yeux d’une femme, la majesté d’un oiseau en plein vol … ou plus trivialement et lucratif, les photos de famille, de mariage, d’animaux de compagnie, d’enterrement aussi (son cœur se serra un peu à cette dernière réplique). Une fois on m’a même demandé de prendre des photos pour un livre sur les positions du kamasutra illustrées, ajouta le jeune homme en riant.

L’anecdote était véridique mais il ne mentionna pas que ses photos furent finalement refusées car jugées trop « artistiques ». Quel ironie. On lui avait demandé de rendre tout ça romantique, presque poétique et on l’avait recalé sans doute pour l’unique raison qu’on ne voyait pas assez bien les poitrines … mais James n’y pensait guère plus et en riait à présent. La vie est faite d’échecs et de temps, et les échecs s’oublient avec le temps.

James n’avait bien sûr pas mentionné qu’il était aussi (et surtout) paparazzi – cela le desservirait car ce métier avait une mauvaises réputation, sans doute justifiée même si le jeune homme n’était pas animé des mêmes raisons et des mêmes vices que ses confrères – mais qui aurait bien pu croire quelque chose comme cela ? Peu de gens étaient prêts à passer outre leurs préjugés et officiellement, de toute manière, c’était Theodore Golden, l’alter-ego de James, qui était paparazzi. Là était toute la nuance mais le jeune homme avait préféré resté prudent. Il fit le choix de détourner la conversation, pour éviter que Duncan ne se doute de quelque chose. Il désigna à nouveau l’étui à guitare du jeune homme et déclara :

- Je suis persuadé que maintenant, si je prenais un peu de temps pour ça, j’arriverais à faire quelque chose de potable avec une gratte.

Il se gratta le nez et poursuivit avec quelques s sous-entendus :

- Le pire c’est je suis sorti avec une guitariste. Quelqu’un d’un peu connu, en plus. Faut croire que j’appréciais chez elle d’autres choses que son simple talent, hein ?

T.J avait eu l’impression de légèrement parler comme son père – avec trente ans de plus et un certain désabusement donc, mais il espéra que sa tirade avait suffi à détourner l’attention de Duncan.
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MessageSujet: Re: Thinking By The Sunset [LIBRE]   Dim 4 Juin - 11:41



Thinking By Sunset
ft. T. James Goldstein


James semblait plongé dans ses pensées. Il y avait comme de la mélancolie dans les yeux. Mais pas que ça. C’était plutôt un mélange de sentiments. Je souriais, moi, en lui disant que moi aussi j’avais des endroits où venir méditer quand j’étais jeune. Des lieux où je pouvais être seul et réfléchir. C’était très important d’avoir des moments et des endroits pour pouvoir se recentrer sur soi. Et James était d’accord. On en avait tous besoin. J’approuvai de la tête.

La plage était propice à la réflexion. Mais elle l’était aussi à la conversation. Et c’est ce que je faisais. Je faisais la conversation avec cet homme qui m’était très sympathique. J’avais envie d’en savoir plus sur son art, la photographie. Parce que je savais que chacun parlait plus facilement de sa passion que d’autre chose. Moi, je pouvais parler des heures de musique. Et le visage de James s’illumina. Comme le mien en voyant ça. Il me raconta qu’il prenait tout en photo. Des paysages magnifiques, des gens et mes des photos plus banales. Je rigolai quand il me parla brièvement de son anecdote sur les photos du Kamasutra.

-En effet, c’est vraiment de tout. C’est bien de trouver du beau en toute chose et de le prendre en photo. Je trouve ça magnifique.

Je souriais toujours. James parlait de photo avec une telle passion que je buvais ses paroles. J’avais l’impression qu’il avait fait de son art un métier. Et, si c’était le cas, j’étais très heureux pour lui. Moi aussi j’avais, maintenant, cette chance de pouvoir vivre de ma musique. On a bossé dur pour y arriver. Mais la chance a fini par nous sourire.

James montra mon étui et déclara qu’il pourrait, s’il prenait un peu de temps, pouvoir faire quelque chose de potable avec une guitare. Je rigolai. Je savais qu’avec de l’entrainement, on pouvait tout faire.

-J’en suis certain ! Tout le monde arrive à quelque chose avec de l’entrainement et de la volonté. Je pourrais t’apprendre si tu veux !

Je souris, prêt à l’aider à apprendre à sortir quelque chose avec une guitare. Et j’appris, dans la foulée, qu’il était déjà sorti avec une guitariste connue. Mes yeux s’écarquillèrent et je souriais. Il était sorti avec une guitariste. Mais ne savait rien faire avec une guitare. Ses sous-entendus me firent rigoler.

-Oui, il faut croire ! Il y a beaucoup à apprécier chez une femme.

Je rigolai toujours avant de reprendre un semblant de sérieux.

-Mais, qui c’était ? Tu as dit qu’elle était connue. C’est une artiste de L.A. ?

Mon plus grand défaut était sûrement ma curiosité. Je posais parfois trop de questions. Mais ça faisait partie de mon côté extraverti.


@ Billy Lighter


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