AccueilFAQRechercherMembresGroupesS'enregistrerConnexion

Partagez | .
 

 Go To Jail, Don't Claim $200 Bitch ![1980] [PV Jordan Keller]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Bailey Raphaël
avatar


Messages : 128
Date d'inscription : 11/06/2017
Age du personnage : 24
Localisation : Eastside



MessageSujet: Go To Jail, Don't Claim $200 Bitch ![1980] [PV Jordan Keller]   Jeu 13 Juil - 2:01



Go To Jail, Don’t Claim  $200, Bitch !
ft. Jordan Keller




Depuis ma folle nuit avec Hank North, j’tourne en rond dans l’Eastside.  J’m’en veux c’est horrible comme sentiment. Je n’avais jamais connu ça, auparavant. Parait que ça s’appel des remords.

J’m’en veux, pas pour l’argent. Pas pour les médocs. J’m’en veux pas non plus d’être partie en le laissant seul là, sachant très bien qu’il allait probablement être confus a son réveil. Non. J’m’en veux parce que, quand j’lui ai fait les poches, je lui ai prit quelque chose que je n’aurais pas dû.

J’le savais pas. C’était plié entre les billets et j’ai tout pris sans me soucier qu’il pouvait y avoir une photo.

Et j’suis complètement hypnotisé par cette photo. J’passe mon temps à la regarder. Parce que l’homme que j’y vois n’a rien à voir avec celui dont j’ai fait la rencontre ce fameux soir là au Dizzy.

Spoiler:
 

Ça vient me chercher jusque dans les tripes. J’aime pas coucher avec les hommes mariés même s’ils représentent la majeure partie de ma clientèle. J’ai pas envie d’être « l’autre femme » même pour l’espace d’une nuit. Et de les voir tous les deux, amoureux, entrelacés sur la photo c’est me ramener le nez dans ma réalité.

J’ai merdé ! Et je l’ai entraîné là dedans.

Y’a longtemps que j’ai  troqué ses billets contre de la came.  Et ses cartes… bien qu’il doit les avoir fait annuler, je les garde précieusement dans un endroit sûr. J’rigole ! J’l’ai ai filé à un p’tit con contre quelques joins. Elles n’avaient pas tant de valeur sans ses codes.

Bref ! J’suis complètement paumé et je déambule dans les rues de l’Eastside à la recherche d’un bon coup. J’ai besoin d’argent vite fait. Si je pouvais tomber sur  l’anniversaire d’un fraîchement majeur en compagnie de ses copains, un Bachelor party, ou l’équipe victorieuse de basket ball du lycée du coin, j’serais trop contente !

Mais y’a pas plus mort que ce soin de la ville, ce soir.

C’est triste.

J’fini donc au Dizzy. Au mieux Delfino y sera. Même si j’veux pas de son argent. Ce serait tellement bien de pouvoir finir la soirée avec lui… au pire, j’trouverai bien un ou deux poissons en manque qui ne demande pas mieux que ma compagnie pour les soulager…

Même le bar est pratiquement vide.  Putain c’est pas mon soir ! Et pire, Delfino est en congé. Alors pas de chance de discuter, bien accoté au bar en le regardant dans les yeux en espérant qu’il lorgne dans mon décolleté.

J’me commande à boire et j’passe la majeure partie de ma soirée à bavarder avec  Luis. J’l’intéresse pas. Il est fidèle et bien qu’il rigole de mes blagues, j’suis loin d’être le genre de personne qu’il fréquente.

L’horloge frappe la première heure de la nuit et j’m’installe à même le comptoir du bar pour me faire quelques lignes de coke. On s’en fou y’a pratiquement personne et qui ça va choquer, honnêtement ?

Bah, peut-être un des flics qui vient d’entrer pour une descente.

- BORDEL DE MERDE !!!

Non, ce n’est vraiment pas mon soir !


@ Billy Lighter



Pis demain matin tu m’prendras dans tes bras
On va faire comme si le malaise était pas là
J’vais m’en aller de mon bord, toi du tiens
Peut-être qu’on se recroisera en chemin.
Revenir en haut Aller en bas
Jordan Keller
avatar


Messages : 258
Date d'inscription : 20/10/2013
Age du personnage : 35
Localisation : Los Angeles


Who am I?
Je suis: flic
Relations:
Song: Brothers In Arms - Dire Straits


MessageSujet: Re: Go To Jail, Don't Claim $200 Bitch ![1980] [PV Jordan Keller]   Dim 16 Juil - 12:20



Go To Jail, Don't Claim $200, Bitch !
ft. Bailey Raphaël


Il faisait plutôt calme, ce soir, dans l'Eastside, et c'était pas Conrad et moi qui allions nous plaindre. Ça arrivait tellement rarement une nuit pareille qu'il fallait en profiter. Toutes vitres de la Ford de patrouille baissées, notre clope pendant chacun de notre côté du véhicule, L.A.Rocks poussé assez fort pour qu'on soit les seuls à faire du tapage nocturne, c'était le genre de service qu'on pouvait appeler un bon service. Le but du jeu, c'était d'être le premier à donner l'artiste et le titre de la chanson qui passait à la radio.

On avait parqué la bagnole à proximité du Dizzy. Assez près pour être dissuasifs, mais pas assez que pour être oppressants et provoquer de la merde là où y en avait pas. Après tout, c'était l'endroit stratégique par excellence, ce soir, apparemment, parce que y avait l'air d'y avoir de la vie qu'ici. Le reste de l'Eastside semblait mort. On était en pleine semaine et il était une heure du matin, presque, en même temps... Et même dans l'Eastside, y a des gens qui bossent.

Perdu dans mes réflexions, je sursautai quand Conrad tapa sur le tableau de bord.

- « Easy » ! The Lightening!

Je soupirai.

-Et merde... J'étais pas concentré ! Ça compte pas!

Conrad ricana.

-T'as qu'à rester sur Terre, mec.

La radio du véhicule crachota. Pas la radio FM, la radio de service, nous gâchant la chanson... C'était L.A.NORTH540. Nous, on était la 541. On patrouillait sur le même secteur pour la nuit. Et 540 appelait le dispatch, L.A.NORTH. On avait déjà entendu un peu plus tôt qu'ils étaient en contrôle de ce qui avait l'air d'être un petit dealer, probablement une nouvelle recrue des Los Diablos. Rien de bien grave, mais 540, a.k.a l'inspecteur Kurowski, avait l'air plus que frustré... et essoufflé.

-L.A.NORTH pour 540 ! Dealer en fuite en direction du Dizzy Warhol ! Je répète, dealer en fuite en direction du Dizzy Warhol et il court vite, le môme!

Avant que le dispatch ait eu le temps de répondre quoi que ce soit, j'avais dégainé la radio et avait parlé sur un ton amusé.

-540, ici 541. Laisse courir, on est au Dizzy, on l'attend. Mais je ne te l'attraperai qu'à une condition : tu t'occupes du PV.

Je m'étais promis à moi-même que ni moi, ni Conrad, dans la mesure du possible, ne poserions nos doigts sur les touches de cette machine de l'Enfer qu'était la machine à écrire. Sauf gros problème insolvable, on allait régler les choses avec de bonnes vieilles méthodes. 540 ne se fit pas prier pour répondre.

-Ok, reçu, 541. Mais chope-le ! Je vais le charger à mort, ce petit merdeux.

-Promis, on te le livrera sur un plateau. Description?

-Latino, 17 ans, 1m60 plus ou moins, bandana rouge dans les cheveux noirs qui lui arrivent aux épaules. Un putain de rejeton des Los Diablos.

Conrad tendit le doigt droit devant.

-Un peu comme lui qui coure là-bas quoi.

Je souris et appuyai sur le PTT (Press To Talk) de la radio.

-Dirige-toi tranquille vers le Dizzy, 540. Place toi à l'arrière.

-Roger. Merci 541.

On se sourit mutuellement, Conrad et moi. C'était une intervention comme on les aimait. Pas besoin de courir, pas besoin de taper à la machine à écrire. Tout le fun, sans les inconvénients.

Le môme entra dans le Dizzy sans se faire contrôler par le sorteur qui avait même pas remarqué la voiture de patrouille. Et c'était tant mieux... Plus qu'à aller le cueillir.

On sortit donc tranquillement de notre véhicule que je verrouillai en tournant la clé dans la serrure.

A peine avais-je descendu, Conrad sur mes talons, l'escalier qui menait à la salle du Dizzy qui n'était autre qu'une ancienne station de métro désaffectée remplie de néons clignotant à vous en donner la migraine, le genre de truc qui ne devait être supportable que sous LSD, la première chose que j'entendis fut une voix familière clamant « Bordel de merde ».

Scrutant la salle, j'avais déjà bien identifié qui était à l'origine de ce juron.

-Surveille ton langage, Bailey.

Bailey Raphaël, prostituée, cause perdue, une pauvre fille que j'avais contrôlé suffisamment de fois pour pouvoir lui offrir un cadeau à la date exacte de son anniversaire parce que j'avais fini par la savoir par cœur. On avait tout essayé avec elle, les conseils, la répression, les nuits en cellule, la rediriger vers des associations ou autres qui pourraient l'aider... Rien n'y faisait.

En réalité, elle avait l'air d'aimer ce qu'elle faisait alors qu'est-ce que vous voulez ? On faisait pas dans le miracle non plus...

Alors entre elle et nous s'était installé cette relation étrange mais courante entre flic et marginaux... Difficile à décrire. Pas du copinage, pas de l'amour haine non plus... Une relation où on essayait juste de limiter les dégâts que les autres pouvaient lui infliger ou qu'elle pouvait s'infliger à elle-même.

Mais j'allais y revenir, parce que je l'avais vue du coin de l’œil dissimuler en vitesse sa came. Mais une chose à la fois et la priorité, c'était bébé Los Diablos que je venais de repérer, assis tout tremblant à une table en espérant passer ni vu, ni connu.

Mais hey ! On en avait vu d'autres avant lui...

Je le regardai, sans bouger, sans faire un geste et sans rien dire, les bras croisés. Juste quelque chose comme trois secondes. Même pas le temps de me demander s'il allait tenir comme un grand à faire l'innocent ou s'il allait détaler qu'il se leva pour prendre ses jambes à son cou et courir vers la porte de derrière.

Je secouai la tête en souriant et Conrad y alla de son petit commentaire.

-Bah... Prévisible...

La porte en question resta ouverte sur ses gonds suffisamment longtemps pour que je vois notre jeune target atterrir dans les bras de l'inspecteur Kurowski, un énorme rouquin qui, de sa seule main droite, aurait pu écraser le crâne du petit dealer.

Un point pour nous, mais on était encore bien loin de pouvoir rattraper le score des Los Diablos dans cette guerre contre les stup'... Une guerre perdue d'avance. On sera tous morts et enterrés que des dealers, y en aura encore.

Mais en attendant : mission accomplie. Et sans courir. C'était pas beau, ça ?

Maintenant, Kurowski allait certainement le ramener au commissariat et il aurait même pas fini de taper le PV que le môme serait de nouveau dehors à vendre sa saloperie : il était mineur et, à l'heure qu'il était, il devait plus avoir grand chose comme marchandise sur lui. Très peu pour moi. Mais si ça faisait plaisir à Kurowski et que ça faisait une leçon au gamin, tant mieux ! Après tout, qui sait, Kurowski allait peut-être nous créer un deuxième « cas Alvarez », même si ses chances frôlaient les zéros et que c'était surtout le décès de la mère de Delfino qui l'avait fait arrêter de dealer plutôt que toutes les fois où on lui avait fait des emmerdes.

Je m'adressai à Conrad.

-Va dehors avec eux voir un peu ce qu'il en est. Moi, je vais voir Bailey.

J'avais pas besoin de lui dire pourquoi, il avait certainement vu la poudre aussi bien que moi.

Conrad sortit donc par la porte de derrière et moi, je me dirigeai vers le comptoir.

-Allez Bailey, viens avec moi...

Je l'emmenai dehors à son tour, la faisant sortir aussi par la porte de derrière. On était donc quatre flics : Kurowski qui engueulait le môme latino sous les yeux amusés de son binôme et de Conrad, et puis moi, qui emmenai Bailey un peu plus loin, dos au mur du club, parce que les affaires du petit Los Diablos ne la regardait pas, mais en restant toujours en vue de Conrad.

Je soupirai en m'adressant à la prostituée.

-Allez. Vide tes poches et ton sac.

@ Billy Lighter











JORDAN
Revenir en haut Aller en bas
Bailey Raphaël
avatar


Messages : 128
Date d'inscription : 11/06/2017
Age du personnage : 24
Localisation : Eastside



MessageSujet: Re: Go To Jail, Don't Claim $200 Bitch ![1980] [PV Jordan Keller]   Jeu 20 Juil - 0:38



Go To Jail, Don’t Claim  $200, Bitch !
ft. Jordan Keller




J’ai à peine le temps de terminer ma seconde ligne de coke que quelqu’un quelque part dans le bar crie pour prévenir de l’arrivé de policier.  Je lâche un juron en fourguant ma poudre dans mon sac et en prenant une position que je voulais détendu mais le tabouret tangue pour enfin tourner sur lui-même et je me retrouve face à  Jordan Keller et son coéquipier, probablement ce qu’il y a de plus sexy comme policier dans le tout Los Angeles.

Je m’en mords la lèvre, sachant très bien qu’il est trop tard pour sortir en douce. J’ai pas eu le temps de tout comprendre, pourquoi les policiers viennent troubler la paix du Warhol en ce soir de semaine plutôt tranquille, mais la fuite d’un jeune latino vers la porte arrière me laisse deviner que je n’ai pas affaire à l’escouade des mœurs.

J’vais peut-être éviter la cellule, cette nuit !

Mon espoir est de courte durée.

Jordan s’avance vers moi alors que son coéquipier part de son côté.  Je descends de mon perchoir mais Jordan arrive au même moment m’enjoignant de le suivre.

- Pourquoi ? Qu’est-ce que j’ai fait de mal Jo ?

J’aurai beau me lamenter, argumenter, supplier, je n’ai pas le choix de suivre Keller à l’extérieur. Et dehors, la fête est bien lancée ! D’autres policiers sont entrain de coffrer le jeune latino que j’ai vu prendre la fuite un peu plus tôt.  

- Wow ! Vous sortez le gros arsenal pour un gamin ? J’aurai droit aussi à la fouille au corps, chéri ?

J’ai bien le droit de rêver ?

Hélas, je dois moi-même revirer mes poches et vider mon sac.  J’étale donc sur le bord d’une fenêtre condamnée le contenu de mes poches. Je n’ai pas grande chose en fait. Un billet de 10 dollars, papier sur lequel j’ai noté les coordonnées d’un mec qui m’a draguée dans la matinée et un paquet d’allumettes.

C’est le contenu de mon sac qui  m’embête.  Je l’ouvre puis le penche à la vue de Jordan pour qu’il voit le contenu puis je sors un article à la fois. Un peigne, un tube de rouge à lèvre, mon trousseau de clés – assez  drôle quand on songe que je n’ai pas réellement de domicile fixe ni même de voiture -  et tout plein d’articles que toute femme qui se respect se doit d’avoir dans son sac.

Et là, je prends un air gêné avant d’éclater de rire. Pas tellement parce que la situation m’amuse mais parce qu’il vaut mieux en rire que d’en pleurer.  Je sors une pire à hash que je lui montre puis un sachet d’herbe et un de coke.

- Bon,  ok ! Je sais ! La dernière fois je t’ai promis que tu ne trouverais plus rien dans mes poches. Mais, théoriquement j’ai tenue ma promesse. C’était dans mon sac… pas dans mes poches… non ?

Jordan ne rira très certainement pas. Mais au point où j’en suis, je ne perds rien à essayer l’humour.  Je le regarde prenant un petit air repentant espérant un peu de clémence.

- Ric m’oblige à en traîner sur moi, tu sais, le business… je rapporte moins si  j’suis pas un peu « high » et tout, et tout ça… Tu vas pas me coffrer pour si peu… et en plus, vous venez d’attraper un bébé dealer. C’est déjà une belle prise, non ?

Mon sort ce soir dépend de son humeur. Un autre, je lui proposerais un p’tit tour dans les toilettes et il fermerait les yeux sur ma petite incartade, mais Jordan n’est pas comme ça.  Me reste plus qu’à espérer qu’il est dans une bonne condition.


@ Billy Lighter



Pis demain matin tu m’prendras dans tes bras
On va faire comme si le malaise était pas là
J’vais m’en aller de mon bord, toi du tiens
Peut-être qu’on se recroisera en chemin.
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé






MessageSujet: Re: Go To Jail, Don't Claim $200 Bitch ![1980] [PV Jordan Keller]   

Revenir en haut Aller en bas
 

Go To Jail, Don't Claim $200 Bitch ![1980] [PV Jordan Keller]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» 28 novembre 1980, debut de la fin des Duvalier
» Un second mandat de 3 ans pour Mario Andresol
» PLAN AMERICAIN POUR HAITI,TRES ACTUEL
» LUCAS a menti au sujet de fevry.
» Bal de Noël : Le (délicieux) Buffet.

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
 :: L.A Rocks :: Flashbacks-