AccueilFAQRechercherMembresGroupesS'enregistrerConnexion

Partagez | .
 

 Back To Our Regrets (1980) [PV Bailey]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Hank North
avatar


Messages : 61
Date d'inscription : 05/06/2017
Age du personnage : 38
Localisation : Los Angeles



MessageSujet: Back To Our Regrets (1980) [PV Bailey]   Lun 17 Juil - 17:03



Back To Our Regrets
ft. Bailey Raphaël


J'étais dans une bonne période. Une excellente période même ! Le clip de The Burning Fire You're The Truth Not I venait de sortir et était passé pour la première fois sur la chaîne musicale extrêmement prisée par les jeunes aujourd'hui. Mieux encore, il était plus que bien accueilli par les critiques musicaux comme de cinéma au point que certains en oubliaient même de préciser que j'avais été honteusement pistonné par mon ami Howard Stone et qu'on m'avait choisi contre l'accord de la majorité du groupe.

Bref, c'était un pied de nez à la critique, un pied de nez à ceux qui affirmaient que je ne jouais que dans les films de mon frère, et un pied de nez à Kayden James & co qui me croyaient non seulement ingérable mais incompétent si Christopher n'était pas là.

Alors, avant qu'ils ne retombent tous sur Terre, ou avant que je ne pète à nouveau une durite qui serait affichée dans L.A.People, je comptais bien fêter ça ! Même si le fait même de fêter pouvait m'amener à ramener tout ce beau petit monde à la réalité.

Mais on en était pas encore là.

The Burning Fire avait organisé une fête à l'occasion de la sortie officielle du clip et que Howard m'avait invité (j'étais invité d'office, de toute façon, puisque j'étais l'acteur principal du clip), je m'y étais rendu sans rechigner. C'est pas tous les jours que je remportais ce genre de victoire !

Et comme, en plus de tout ça, j'étais aussi (miracle!) en bons termes avec mon épouse (en partie parce que j'avais suivi les conseils d'une petite prostituées de l'Eastside, en partie parce que la culpabilité suite à cet événement, un mois plus tôt, me faisait plier au moindre de ses désirs), Kate était venue avec moi.

Timmy Evans faisait pas les choses à moitié et avait choisi pour lieu de réception le Grauman's Chinese Theatre. Mais, en dehors des stars officielles comme le groupe, moi ou tout ceux qui touchaient de près ou de loin The Burning Fire, les festivités étaient semi-ouvertes au plus grand nombre avec un tapis rouge d'où les fans pouvaient nous voir et des bars en plein air tout autour. Il n'y avait que pour entrer dans le bâtiment pour la projection du clip sur grand écran qu'il fallait être réellement invité mais tout le monde pouvait aussi le voir sur les télévisions disposées à l'extérieur. Il y avait aussi de quoi faire à l'intérieur, si on voulait être moins dans la foule et plus avec des gens qui faisaient partie de la jet set.  

Ce fut donc avec une Kate Julian radieuse et faisant la belle à mon bras que je parcourus, lentement et en même temps que The Burning Fire, notamment à proximité de Howard Stone, le tapis rouge. On s'amusait à poser pour les fans et la presse, tous ensemble, séparément ou en couple. Et ça me rappela que ma photo préférée de Kate et moi, Bailey me l'avait piquée avec tout le reste... Mais ce souvenir ne fit que m'effleurer. Je voulais chasser le souvenir de cette nuit-là aussi loin que possible, d'autant qu'après un mois d'accalmie, j'avais presque plus de marques sur le torse et les bras.

Pourvu que ça dure.

Après tout ce qui avait l'air vraiment codifié et officiel, après avoir vu ma tronche sur grand écran pour la 120 000ième fois, tout ce cérémonial laissa place à plus de liberté et de fun. Et comme il y avait l'air d'y avoir plus de fun dehors que dedans, je décidai d'emmener Kate danser à l'extérieur, avec la presse et les fans et les Angelenos...

Et ça valait vachement le coup !

On s'amusa comme au premier jour de notre relation... Jusqu'à ce que j'aperçoive un visage familier dans la foule... Bailey...

J'étais sûr que c'était Bailey...

Mon premier réflexe fut de me plaquer contre Kate qui manifesta son contentement. Mais ce que j'essayais de faire, c'était me planquer pour ne pas que Bailey me voit...

Ahah... North... T'es la star, ce soir... Tous les yeux sont sur toi et tu crois vraiment que tu vas y échapper ?

Bah... Ça me coûtait rien de fermer les yeux, le visage enfoui dans le cou de Kate alors qu'un slow commençait et de croiser les doigts pour que, quand je les rouvrirais, Bailey ait disparu.

Mais quand la chanson se termina, Kate, avec un sourire espiègle aux lèvres, me planta là en disant d'un voix sensuelle qu'elle allait chercher à boire tout en laissant glisser sa main le long de mon torse avant de s'éloigner.

Et Bailey était toujours là, au même endroit et les yeux toujours fixés sur moi. Comme une psychopathe. Et j'étais tiraillé entre rester là et espérer qu'elle s'en aille ou aller la trouver pour lui enjoindre de ne pas m'approcher.

@ Billy Lighter


Don't look so frightened this is just a passing phase
one of my bad days © Pink Floyd
Revenir en haut Aller en bas
Bailey Raphaël
avatar


Messages : 128
Date d'inscription : 11/06/2017
Age du personnage : 24
Localisation : Eastside



MessageSujet: Re: Back To Our Regrets (1980) [PV Bailey]   Jeu 20 Juil - 0:44



Back To Our Regrets  ft.  Hank North




Chaque petite fille rêve un jour où l’autre d’être amener au bal. Avoir droit à la belle robe, à la belle coiffure et d’être paré de beaux bijoux. Pour certaines, c’est déjà tracé d’avance qu’elles vivront leur compte de fée. La vie de mondanité est monnaie courante à Los Angeles quand on est du bon côté de la population.

Et pour les autres, la meilleure façon d’être près de la gloire réside encore à se coller le nez contre l’écran du téléviseur.  Pour autant qu’ils en possèdent un.

La première du vidéoclip   You’re The Truth Not I de The Burning Fire était l’un de ses évènements dont les gens ne faisant par parti des proches du groupe s’arrachaient les billets V.I.P. dans l’espoir de pouvoir les côtoyer le temps d’une soirée.

Parfois, j’dois avouer avoir de la chance. Parce que c’est Howard Stone lui-même qui, un soir, est venu me trouver au Dizzy et invité à prendre part à la fête. Howard et moi, c’est une histoire vieille comme le monde et même si nous sommes des semaines sans se voir, jamais nous nous oublions.
J’ai dû piger dans mes maigres réserves mais j’ai quand même pu m’acheté une  - première – robe neuve et tout ce qu’il faut pour aller avec.  Ça fait tout drôle de voir mon reflet dans la glace et d’avoir l’air d’une   vraie femme et non pas de… qui je suis.

Je préfère laisse mes cheveux tombés sur mes épaules nues plutôt que de me coiffer. Je ne suis pas habile en général de toute manière avec les mises en plies.  Toutes mes tentatives se terminent généralement par des cheveux  en batailles ou remonter sur ma tête avec un élastique qui va finir par les arracher quand je le retirerai.  Alors à quoi bon ?

Ce soir, je me gâte. Je me donne le droit de vivre le moment présent et de profiter de la soirée. J’vais peut-être pouvoir voler quelques minutes à Howard, mais sinon, j’ai  juste l’envie de m’imprégner de l’atmosphère et  d’être heureuse pour mon ami et son groupe.

Et parlant d’atmosphère, l’ambiance est complètement dingue au Grauman’s Chinese Theatre.  Tout le gratin de Los Angeles – ou presque – se trouve ici pour  le visionnement du vidéoclip. J’suis tellement heureuse – et fan – que je jubile.  Et de ne connaître personne est presque plus merveilleux. J’peux être qui je veux ce soir, personne n’en saura jamais rien.

Personne. Sauf Howard, bien sûr mais mon ami irait jamais me présenter à qui que ce soit comme une pute de l’Eastside.  Il a encore assez de tact et de respect pour trouver à m’inventer une identité pour un soir. Et puis y’a Hank.

Il  se pavane comme un paon au bras de sa femme, l’air heureux, ce qui contraste avec le soir de notre rencontre.  Ce soir là, jamais je n’aurais cru que cet homme savait sourire. J’peux pas faire autrement que de le fixer. Non pas de le dévisager mais simplement  l’observer.  Tout comme j’avais passé des nuits à regarder la photo en compagnie de sa femme.  Ils sont le parfait reflet du bonheur.
Mais, tout ça n’est qu’une façade, pas vrai Hank ?  

En fait, je crois que je suis obsédé par cette photo uniquement pour ce qu’elle est vraiment. De la poudre aux yeux. Tout comme ce soir où les apparences sont misent au premier rang. N’est-ce pas ironique alors qu’il me confiait craindre l’infidélité de sa femme avec un photographe ?

J’savais, pour avoir discuté avec Stone, que Hank était au premier plan dans la vidéo et, à moins d’être complètement taré, j’avais compris que les chances de le croiser étaient  plus que probables.
De notre nuit passé ensemble, je garde plusieurs souvenirs. J’aurais aimé en avoir des bons.

Nos regards se croisent et l’évidence de son mécontentement à mon égard ne fait aucuns doutes.  N’empêche que je lui dois des excuses. J’ai beau être une pute, menteuse et voleuse, j’ai quand même une conscience. Et parfois, il m’arrive de l’écouter.

Je vide d’un trait le verre que j’ai à la main et sans réfléchir plus longtemps, je traverse la distance qui nous sépare. J’ai aucune idée de ce que je vais lui dire. Mais essentiellement, je veux lui présenter des excuses, chose plus facile à dire qu’à faire. Mais peut-être qu’il sera heureux de savoir que j’ai sa photo avec moi.

- Le clip est sensationnel. , lui dis-je.

Bon.  Comme entrée en matière, il y a mieux, je vous l’accorde. Mais n’est-ce pas tout de même un peu mieux que « Vous savez quoi ? Je dis pas ça contre vous mais, putain… Faut avouer que toutes les femmes sont des salopes… » ?

- Je dois être probablement la dernière personne avec qui tu as envie de discuter en ce moment. Je le comprends. Mais, j’aimerais tout de même que tu m’accordes quelques instants si… nous pouvions simplement s’éloigner une minute ou deux.

Bon, j’ai ouvert la porte et je m’attends à ce qu’il me la claque au nez.  J’peux pas le forcer non plus et se serait mal vue avec tous les gens qui papillonnent autour de nous.  J’aurais pu lui remettre discrètement et immédiatement ce qui lui appartient mais mon geste de rédemption ne sera pas complet tant qu’il n’écoutera pas mes excuses. Ensuite, qu’il les accepte ou non j’aurai au moins la satisfaction d’avoir, pour une fois dans ma vie, fait LE truc que je devais faire.  


@ Billy Lighter



Pis demain matin tu m’prendras dans tes bras
On va faire comme si le malaise était pas là
J’vais m’en aller de mon bord, toi du tiens
Peut-être qu’on se recroisera en chemin.
Revenir en haut Aller en bas
 

Back To Our Regrets (1980) [PV Bailey]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» R.M.S TITANIC IS BACK!
» Flash-Back with Hitsu [PV: Zelles Hitsugaya]
» Signature de contrat - Josh Bailey
» Gloglo is back avec un diplome en poche !!!!
» Made in Flash Back

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
 :: L.A Rocks :: Flashbacks-