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 Shall We Believe ? (1981) [PV Delfino Alvarez][TeRmInÉ]

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Bailey Raphaël


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MessageSujet: Shall We Believe ? (1981) [PV Delfino Alvarez][TeRmInÉ]   Lun 24 Juil - 16:20

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Shall We Believe ?
ft. Delfino Alvarez




- Bailey ! Reviens sur terre, tu as 4 plats sur le passe-plat, active tes fesses !

Je secoue la tête, renvoyant mes boucles brunes vers l’arrière. Je cesse d’essuyer le comptoir que je frotte depuis un bon moment et je balance le torchon près de l’évier, là où nous empilons les verres sales quand nous nettoyons les tables.

Je me dirige vers la cuisine et je prends un plateau sur lequel je dépose mes 4 assiettes avant d’aller les porter à la table numéro 5, sous l’œil  mauvais de mon patron.  Les assiettes sont très chaude et je passe près d’en échapper une sur la tête d’un client, ce qui aurait été un motif de plus pour me foutre à la porte.

Je ne suis pas très douée pour être serveuse de restaurant, même dans ce petit casse-croute bas de gamme. J’oublie de faire payer où je ne rends pas la monnaie exact, toujours au profit du client. Je renverse des pichets d’eau où je casse de la vaisselle. Mais je tiens bon. Et sobre qui plus est.

Quand je reviens derrière le comptoir pour remplir de nouveaux pichets, Norman ne manque pas de me faire sa liste de reproche du jour. Je n’ai pas remplis les boîtes à serviettes de papiers sur les tables avant l’ouverture et j’oublie de proposer le menu du jour quand de nouveaux clients s’installent aux tables.

- Je suis désolée, M’sieur Franklin.  J’vous promets (!) que je fais des efforts…

J’fais pas tant d’effort en réalité mais comme le manque de personnel est un véritable fléau pour ce petit commerce de l’Eastside, je sais qu’il va endurer encore beaucoup de mes frasques avant de me virer. Et je dois avouer aussi qu’il est un fan inconditionnel de The Burning Fire et qu’il en bave de jalousie quand Howard vient me chercher.

N’empêche que je ne fais pas exprès de merder autant.  Depuis que je sais que je suis enceinte, je suis toujours perdue dans mes pensées. J’calcul à l’infinie tout ce que je dois prévoir. J’voulais me trouver un job – dossier réglé sur ma liste – pour me trouver un appartement mais le fait est que tout ce que je devrai  acheter, même si je décide de ne pas le garder, dépasse largement mon maigre budget.

Alors je squatte encore et toujours chez Howard.  Je ne vais pas me plaindre. On se débrouille plutôt bien tous les deux.  D’un commun accord, nous avons décidé de mettre un terme définitif aux bénéfices de notre amitié. Parce que de toute façon mon corps qui change me répugne, et j’crois qu’Howard aussi est un peu dégoûté par les changements qui opères en moi, et parce que je suis tellement heureuse de ne plus faire le trottoir que l’idée de faire l’amour me donne la nausée.

J’suis une nouvelle Bailey.

Je sers encore quelques tables, remplis des salières et poivrières, apporte de nouveaux ustensiles à la table d’une petite famille car la fillette à décidé de tout jeter sur le sol, nettoie le comptoir, fait payer des clients bref, ma journée va assez rondement.

La clochette de la porte retentit et, sans même prendre la peine de regarder, je sors un menu de sous la caisse et je me dirige vers la table ou le nouveau client vient de prendre place. Une banquette pouvant contenir plus de 4 personnes pour une seule paire de fesses est exactement le truc que mon patron déteste. Mais comme  l’heure d’achalandage est passée, je me dit que cela ne devrait pas être trop grave.

- Bonjour ! Puis-je vous proposer le…

Je cesse de parler alors que je lève les yeux de mon calepin de commande pour regarder mon nouveau client. J’sens mes jambes devenir faible soudainement et mon cœur s’emballer. Je savais que ce moment pouvait arriver. C’était presque même une certitude. Pourtant, j’sais pas pourquoi, là, tout de suite, je réalise avec difficulté qu’il se trouve bel et bien assit à la table, ma table, du restaurant  où je travail depuis quelques semaines.

- Delfino…  Tu… Je… J’vais te laisser le menu pour que tu puisses faire ton choix… !

J’laisse tomber le menu sur la table devant lui avant de tourner les talons et de m’enfuir dans la cuisine faisant battre les portes sous mon passage.  J’hésite entre danser de joie et pleurer.  J’ai travaillé si fort pour l’oublier mais ce fut tout simplement impossible. Je l’ai dans la peau  ce mec et chaque fois que je le vois, ou que je pense à lui, c’est plus fort que moi, j’deviens  complètement gaga.

Mon patron passe la tête au travers de la porte et m’offre un regard qui veut tout dire.

- Oui, oui ! J’y vais !

J’peux pas lui dire que je suis trop gênée pour aller servir la table numéro 3 sous prétexte qu’il s’agit d’un ancien client dont je suis tombé amoureuse… Je me penche devant le plan de travail et regarde mon reflet déformé dans le grille pain en inox, question de me replacer un peu les cheveux.  Josh, le cuisinier, avec qui je m’entends très bien, rigole en me voyant faire.

- Y’a rien à faire avec ta tronche Bailey, t’es moche, tu dois t’y faire

J’lui offre mon doigt du milieu tout en rigolant avant de repasser côté salle à manger, de prendre un pichet d’eau froide ainsi qu’un verre propre et de retourner à la table de Delfino.

- Pardon, d’être partie comme ça… Voilà ton verre d’eau… Je suis heureuse de te revoir, tu es beau ! J’veux dire, tu as l’air bien…En pleine forme.


@ Billy Lighter



Pis demain matin tu m’prendras dans tes bras
On va faire comme si le malaise était pas là
J’vais m’en aller de mon bord, toi du tiens
Peut-être qu’on se recroisera en chemin.


Dernière édition par Bailey Raphaël le Jeu 7 Sep - 20:47, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Shall We Believe ? (1981) [PV Delfino Alvarez][TeRmInÉ]   Jeu 27 Juil - 16:52



Shall we believe?
ft. Bailey Raphaël


Ma vie de bon citoyen honnête et respecté était terminée. Elle n’avait duré que trois ans. Pendant ces années, j’avais été la fierté de ma défunte mère mais je devais me rendre à l’évidence que je ne pouvais pas quitter un gang aussi facilement. Les Los Diablos m’avaient retapé dans le rang par la force.

Je dealais mais uniquement aux personnes aisées et relativement connue. C’était le deal que j’avais avec les membres de mon gang. J’avais les moyens et les liens pour en approcher certains. Du reste, j’allais devoir compter sur mes anciens trucs et astuces. La seule chose que je ne voulais pas c’était me retrouver dans une cellule même pour une seule nuit. J’aurais trop honte si cela arrivait.

Ma nouvelle situation ne me plaisait pas. Je ne me sentais pas en phase avec l’homme que j’avais aspiré à être. Le seul point positif c’était que je pouvais sortir dans l’Eastside sans avoir peur de passer un sale quart d’heure avec les membres de mon gang. Je pouvais aller et venir plus sereinement. C’était tout ce que j’avais gagné à reprendre mes mauvaises habitudes.

Aujourd’hui, pour décompresser un peu, j’avais décidé de m’offrir un petit restaurant. J’en avais bien le droit, je gagnais plus avec ma double casquette de dealer et de barman. Le restaurant à deux pâtés de maisons de ma demeure faisait de très bons plats, j’avais décidé d’y aller.

La bonne odeur des plats était venue réveiller mes papilles dès mon entrée dans le petit restaurant. Je m’étais assis à une table où on s’installait toujours avec ma mère quand on venait manger ici. C’est alors que Bailey était entrée en scène dans le rôle de la serveuse. Le bond que venais de faire mon cœur dans ma poitrine devait être aussi impressionnant que la surprise lisible sur mon visage.

Je n’aurais jamais pensé, dans mes rêves les plus fous, la voir travailler ici. C’était la meilleure nouvelle depuis quelques semaines. Je n’arrivais pas à articuler un mot tant j’étais surpris. Bailey avait des difficultés aussi au point qu’elle m’avait laissé avec le menu avant de s’enfuir.

-Bailey, je…

J’avais tant de choses à lui dire et à lui demander. Elle travaillait et elle avait l’air en forme. J’osais espérer qu’elle s’en était sortie comme moi avant de devoir replonger de force. Elle le méritait plus que quiconque.

J’avais ouvert le menu mais je n’en lisais pas une seule ligne. Bailey était ma seule préoccupation. Je ne pouvais pas ne pas penser à la dernière fois que l’on s’était vu.

Bailey était revenu avec un verre d’eau et des excuses.

-Merci bien. Je suis… Je ne sais quoi dire. Je suis vraiment heureux de te voir aussi.

Je ne savais pas par où commencer. Je voulais m’excuser pour ce qu’on s’était dit la dernière fois mais je voulais aussi parler d’elle et de ce qu’elle devenait.

-Je vais bien oui, mais toi… Tu es serveuse maintenant ? C’est vraiment génial ! Je suis vraiment heureux que tu te sois trouvé un travail comme celui-ci. Je…

Je venais de remarquer, en la regardant, son ventre rebondi et j’avais assez l’œil pour savoir que ce n’était pas parce qu’elle avait mangé trop de chocolats. Tout avait changé dans la vie de Bailey et je venais de le voir en quelques coups d’œil.

-Tu… Mais tu es enceinte ! Fé… Félicitation !

Il s’en était passé de nombreuses choses... J’étais abasourdi. Bailey avait un emploi et un bébé en route. Avait-elle trouvé l’homme qui la méritait ?

@ Billy Lighter


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MessageSujet: Re: Shall We Believe ? (1981) [PV Delfino Alvarez][TeRmInÉ]   Jeu 27 Juil - 22:04



Shall We Believe ?
ft. Delfino Alvarez




Je ne travaille ici que depuis quelques semaines et je peux vous dire que j’en ai vu de toutes les sortes des clients, dépendamment de mon quart de travail. Des lèves-tôt pressés qui ne viennent que prendre leur café, un sucre un lait, pour emporter, aux fêtards invétérés qui ferment les clubs et qui ont envie d’un gros cheeseburger à 4h du matin.

Je ne suis pas douée avec le service à la clientèle, du moins, dans l’uniforme d’une serveuse mais je fais de mon mieux pour les servir adéquatement même si j’oublie parfois – souvent – de rapporter du pain, de remplir les verres d’eau ou même, quelques fois, carrément de les faire payer !

Mais ce matin, même si je savais la chose possible, je ne m’attendais pas de voir Delfino, MON Delfino venir prendre place à l’une de mes tables. J’ai pourtant souvent répété dans ma tête, différents scénarios  à ce sujet et chaque fois, bien entendu, je lui répondais avec une assurance déconcertante.

C’est bien évidement tout le contraire qui se produit lorsque je lève les yeux sur lui. Immédiatement ma gorge se noue et mes mains tremblent au point où je laisse tomber le menu devant lui sur la table avant de m’enfuir dans la cuisine.

Je me sens tellement stupide. Et divisé entre la joie de le revoir et la douleur de notre dernière nuit ensemble qui se rappel à moi. Je m’étais efforcée  de placer mes sentiments pour lui dans un coin de ma tête et de ne plus y repenser.

Après un coup d’œil rapide dans le grille-pain, je saisi la cruche d’eau et un verre et je retourne dans la salle à manger le lui apporté. Je ne trouve rien de mieux que de lui bredouiller des excuses et le complimenter maladroitement.

Si je lutte entre l’envie de fuir de nouveau de et fondre sur lui pour l’embrasser à en perdre le souffle, Delfino ne semble pas plus à l’aise, me bredouillant qu’il est heureux de me voir entre quelques hésitations.

Le malaise est palpable mais nous devrons passer par-dessus. N’est-ce pas ce que les gens responsables font ?

Mon nouveau statut l’étonne, visiblement. Il est vrai que je pouvais paraître comme une cause perdue. Finalement, il y avait de l’espoir. Même Jordan Keller à dû allé allumer un lampion à l’Église quand il a apprit la nouvelle !

Et ce qui retient son attention aussi, c’est la courbe que prend mon ventre. Bien que dissimulé sous mon tablier, il n’est pas passé sous l’attention de mon ancien amant-client.

J’aperçois mon patron sortir et je me souviens qu’il devait passer chez notre fournisseur de fruits et légumes et de le savoir partit me réjouis car, le restaurant étant pratiquement vide, je peux me permettre de m’assoir à la table de Delfino. Le chemin qu’emprunte la conversation nécessite que je m’asseye, de toute façon, mes jambes ne me supporteront plus très longtemps.

- Ouais…  si quelqu’un connait mon corps s’est bien toi. Ce n’était pas planifié, parce que, j’dois être honnête, y’a mieux comme situation que de se retrouver enceinte d’ont sait pas qui…

J’ose même pas le regarder dans les yeux tellement je suis pas fière de ma situation. Même si je me suis bien reprise, je ne sais pas de quoi sera fait demain et si ce n’avait pas été d’Howard Stone qui m’a sauvé le cul en acceptant de me prendre sous son toit… bref vaut mieux pas y penser.

- Donc, ouais, pour répondre à ta question, je suis serveuse ici depuis un petit bout de temps. C’est pas trop compliqué et ça me permets d’en mettre de côté. Parce qu’en ce moment je squatte chez Howard, mais ça ne pourra pas durer encore longtemps. Il a besoin de son espace, même s’il dit que tout va bien…  

C’est tellement étrange de me trouver en face de lui, et d’être incapable de lui dire ce que j’ai réellement envie de lui dire alors que dans ma tête, les phrases apparaissent de façon claire et précise.

- Et toi ? Il t’arrive quoi de bien ? Y’a un bail qu’on ne s’est pas vu… J’suis retournée quelques fois au Dizzy mais, j’dois avouer que j’ai fais en sorte de… bah… t’sais… de pas aller sur tes soirs de service… J’crois pas que ça aurait été une bonne idée, à ce moment là de se revoir.

Et d’enfoncer encore plus la dague dans ma plaie.


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MessageSujet: Re: Shall We Believe ? (1981) [PV Delfino Alvarez][TeRmInÉ]   Lun 31 Juil - 14:10



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J’avais imaginé plusieurs fois des retrouvailles avec Bailey mais jamais, dans mes rêves les plus fous, je nous aurais imaginés nous revoir ici dans ces rôles-ci avec une toute nouvelle situation pour Bailey. C’était positif de la voir pratiquer un job honorable et avec un bébé à venir. Je me retrouvais comme l’homme que j’étais il y a plus de 3 ans et, elle, avait pris ma place sur le chemin de la rédemption. La vie était ainsi mal faite qu’on ne pouvait pas être sur la bonne voie tous les deux en même temps.

L’homme qui l’avait mis enceinte était un inconnu ce qui me semblait être le seul point noir dans le tableau. Bailey avait quand même gardé ce petit être qui grandissait dans son ventre et était disposée, avec cet emploi de serveuse, à l’élevée en tant que mère célibataire. Il fallait une volonté de fer pour ça.

-Avoir un enfant, Bailey, c’est quelque chose de magnifique. Ma mère m’a élevé seule et je n’ai jamais manqué de rien avec elle. Je suis sûr que tu feras une mère extraordinaire.

Bailey n’était pas fière. Elle devait pourtant l’être, elle était en passe de donner la vie.

Elle m’avait fait un résumé de sa situation toute changée. Elle vivait chez Howard Stone, le célèbre batteur de The Burning Fire et ancien résidant de l’Eastside. De Stone, je savais qu’il était un mauvais payeur. Les dealers de Los Diablos s’en plaignaient souvent.

-Tu vis chez une rockstar ? Quelle surprise ! Au moins tu as un toit, c’est important pour ta nouvelle situation.

Bailey avait un toit mais n’était pas sûr de l’avoir encore pour longtemps. Stone ne pouvait quand même pas mettre une femme enceinte à la rue ?

C’était à mon tour de m’expliquer sur ma situation peu glorieuse mais, avant, j’avais appris que Bailey avait fréquenté le Dizzy les soirées où je n’étais pas de service. Je ne pouvais pas lui en vouloir.

-Je regrette vraiment comment a tourné notre dernière rencontre… J’ai manqué de tact.

Les regrets ne pourraient être effacés en un coup de baguette magique. Je savais que ça ne fonctionnait pas comme ça.

-Il ne m’arrive rien de bien.

J’avais baissé d’un ton pour n’être entendu que par Bailey.

-Les Los Diablos m’ont rattrapé. J’ai dû me ranger dans le rang. Je deal a des clients fortunés… J’ai réussi à tenir 3 ans mais, je dois me rendre à l’évidence qu’on n’échappe pas aussi facilement aux Los Diablos.

C’était à moi de baisser les yeux parce que je n’étais pas fier mais Bailey avait le droit de savoir où j’en étais. Le silence était passé et le moment de gêne que j’avais de lui avouer ça aussi.

Je n’avais pas envie de n’être qu’un dealer aux yeux de Bailey. Elle était enceinte et j’avais envie de l’aider à être ce qu’elle aspirait à être.

-Si Stone te mets à la porte, j’aimerais beaucoup que tu emménages chez moi, Bailey. Il te faudra un toit pour toi et l’enfant. Je ne voudrais pas que tu vives ça seule et à la rue. Vous pourrez rester autant de temps que tu voudras.

J’avais envie de renouer des liens avec la nouvelle Bailey. J’avais de l’admiration pour ce qu’elle mettait en place pour avoir une meilleure vie.


@ Billy Lighter


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MessageSujet: Re: Shall We Believe ? (1981) [PV Delfino Alvarez][TeRmInÉ]   Lun 31 Juil - 21:35



Shall We Believe ?
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Je me sens comme une idiote, assise devant Delfino, à jouer nerveusement avec un napperon en papier affichant diverses promotions des commerces du quartier. J’ai toujours trouvés ça inutile, en fait, d’afficher sur un napperon, parce qu’en général, les gens ne regardent pas, ils les tournent sur le côté blanc pour laisser le p’tit dernier de la famille dessiner dessus, ils le déchirent pour prendre une note ou pour calculé qu’on n’a pas fait d’erreur sur leur facture.

Et de me retrouvé assise en face de lui ne fait que me mettre le nez dans l’évidence de mes sentiments encore bien là pour lui. J’ai réussis un bon moment à les camoufler et passer à autre chose. Mais là c’est difficile de ne pas les sentir refaire surface vitesse grand « V ».

Ma – nouvelle -  vie passe brièvement à l’inspection. Il a le droit, tout de même de savoir puisque l’évidence de ma grossesse, bien qu’à son début, de lui passe pas sous le nez. Si, cette nouvelle semble le réjouir et qu’il est convaincu que je serai une bonne mère, c’est  ma cohabitation avec Howard Stone qui l’étonne.

- Je le connais depuis mon débarquement à Los Angeles. Ça remonte à très loin tu sais. Il est le seul à ne m’avoir jamais lâché. Je pense qu’il mettrait la terre sans dessus dessous pour moi, et je n’hésiterais pas non plus à faire pareil.

Ça ne se veut pas un reproche envers lui, je sais qu’il a toujours cru bien faire en me payant après nos moment ensemble. Delf a toujours agit dans le meilleur de mes intérêts, j’en ai conscience aujourd’hui, même si cette nuit là…

- Je regrette vraiment comment a tourné notre dernière rencontre… J’ai manqué de tact.

Mes yeux s’embrument et ma lèvre inférieure tremble doucement. Je viens appuyer sur le coin externe de mes yeux pour éviter aux larmes de couler  et avoir l’air d’un affreux racoon – merci mascara - avant de lui répondre qu’il n’a pas manqué de tact.  Il n’a été que lui-même et je ne pouvais forcer son amour.

- J’étais amoureuse toi et c’était a sens unique. Cherche pas à te justifier. On a été con tous les deux ce soir là.

Je préfère nettement éviter de parler de cette nuit là. Ça fait trop mal…  Je fais dévier la conversation sur lui, sur sa vie, sur ce qu’il fait de bon. Son visage se rembruni, visiblement, ça va pas comme il le veut.

Je suis surprise d’apprendre qu’il a réintégré les rangs des Los Diablos; il a tellement lutté pour rester « droit » que je le pensais partie pour la gloire. Faut croire que personne n’est infaillible, même mon beau Prince de l’Eastside.  

- C’est entre toi et ta conscience que ça ce passe, t’sais.  Et ce n’est certainement pas moi qui irais te juger… pas une ex pute-toxicomane-alcoolique-psychotique, t’en penses quoi ?

Tant qu’il ne se fait pas buter dans une ruelle…  De toute façon, j’crèverai avant lui.

J’me rends compte que je n’ai pas remplis son verre d’eau et ça me permet en fait d’un peu balayer ce dernier passage sous les affreux napperons en papier dont jamais personne ne paie attention.

J’crois qu’il apprécie aussi cette diversion, sauf que ça lui permet une drôle de réflexion que je n’ai pas vu venir. J’en passe près d’échapper mon pichet d’eau.

- De une, Stone ne me met pas à la porte. C’est moi qui veux partir.  J’veux pas lui imposer un braillard et je vois bien que ça le met mal. Il fait tout pour que je manque de rien, j’t’assure. Mais bébé et Stone c’est fondamentalement incompatible.

J’ai un peu haussé le ton. Je ne sais pas pourquoi ça me froisse qu’il ait interprété mon éventuel départ de chez Howard comme un abandon de la part de mon ami. Il a le dos bien large Howie mais il ne me mettrait jamais dans les emmerdes. Du moins, pas volontairement.

Et puis, aller vivre avec Delfino ? N’avons-nous pas assez souffert comme ça sans remettre ça pour un tour ?  J’comprends pas son raisonnement et ça m’irrite.

- J’crois pas que ce serait une bonne idée de vivre ensemble. Enfin, merde ! Delf ! Tu joues à quoi ? J’suis pas assez bien pour être ta petite amie mais je serais assez bien pour aller torcher ta piaule, en clair ça ressemble à ça ? Parce que, si ma mémoire est bonne, tu ne m’aimes pas. J’irai pas vivre avec toi et me marcher sur le cœur à chaque fois parce que j’espère qu’un jour  tu aies l’étincelle qui te feras flasher sur moi.

Y’a rien au monde qui me ferais plus plaisir que d’aller vivre avec lui… si il m’aimait ! Mais ce n’est pas le cas. Ou alors j’ai rien compris de la dernière nuit que nous avons passé ensemble.

J’ai beau venir appuyer sur les coins de mes yeux, mes larmes n’en font qu’à leur tête. Bonjour, hormones de femmes enceintes ? Nous avons une lacune ici !

- Si t’es entrain en fait de me dire que tu as plus peur d’avoir peur, t’es pas drôle ! J’t’aime moi ! T’as pas le droit de débarquer dans ma vie, dans mon resto pour venir jouer au yoyo avec mon cœur, ok ? T’as pas le droit…

J’deviens une véritable bombe a retardement.  J’comprends pas les intentions de Delfino derrière sa proposition.  Essai t-il maladroitement de me faire comprendre qu’il est prêt à passer outre ses craintes et s’accorder le droit à l’amour, avec moi, encore mieux ! Ou essai t-il maladroitement de soulager sa conscience pour réparer la dernière nuit que nous avions vécu ensemble, en me proposant de cohabiter avec lui ?


@ Billy Lighter



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MessageSujet: Re: Shall We Believe ? (1981) [PV Delfino Alvarez][TeRmInÉ]   Mer 2 Aoû - 15:11



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La vie de Bailey avait changée du tout au tout. Elle vivait, désormais, avec Howard Stone. Sa rencontre avec Stone datait d’il y a longtemps. Elle avait dû le connaitre avant qu’il ne soit ce qu’il était, aujourd’hui. C’était sympathique de la part de Stone d’héberger une femme enceinte. Bailey lui faisait confiance. J’en étais heureux pour elle.

Je me rendais compte que je n’avais pas été à la hauteur avec Bailey. Je savais qu’elle me faisait confiance, à moi aussi, avant ce fameux soir où nous nous étions séparé. C’était avec lâcheté que j’avais repoussé ses sentiments pour moi. Mes regrets étaient réels et je les pensais. Je n’avais que des excuses pour Bailey. Je n’osais pas la regarder en lui parlant de cette erreur que j’avais commise. L’amour à sens unique lui avait fait mal.

-Oui, on a été cons… Mais je m’en veux quand même.

Car j’avais des sentiments pour Bailey, je n’avais juste pas voulu les faire mûrir. La frontière entre l’amour et l’amitié était parfois si ténue qu’il était difficile pour moi d’en différencier les signes…

Maintenant que la vie de Bailey était sur de bons rails. J’avais honte de la tournure que prenait la mienne. Bailey ne m’avait pas jugé, elle ne se sentait pas bien placée pour le faire. Ce n’était pas nécessaire car je me jugeais bien moi-même. J’aurais été moins lâche, je n’aurais pas céder aux Los Diablos. Je serais peut-être mort mais ça aurait été un acte courageux, au moins…

-Ma conscience me dit que j’aurais mieux fait de ne pas céder.

Bailey me permet un temps de pause qu’elle avait utilisé pour remplir mon verre d’eau. Ma nouvelle vie de dealer n’avait rien d’intéressant, ce n’était qu’une honte sans nom. La vie de Bailey avait plus d’importance. D’où ma proposition de l’héberger chez moi si Stone la mettait dehors. J’étais maladroit au possible en voulant faire bien. C’était toujours la même chose. Je voulais le mieux pour Bailey et je faisais, chaque fois, tout de travers.

Elle l’avait mal prit. Le choix de partir viendrait d’elle, pas de Stone. Ma proposition avait fait l’effet d’une tempête qui s’était abattue entre nous. Je l’avais fait pleurer et s’énerver. Elle m’accusait de jouer avec son cœur et ses sentiments. C’est par maladresse que je le faisais. Je ne le voulais pas. Je n’arrivais pas à mettre des mots sur mes sentiments pour elle. J’avais toujours interprété ça pour de l’amitié mais je ne pouvais pas prétendre, moi, un enfant qui a grandi dans un gang, ce que c’est une vraie amitié, tout comme je ne sais pas ce qu’est le véritable amour. Je savais que mon affection pour Bailey était réelle et que la faire pleurer était la dernière chose que je voulais.

-Bailey, je t’aime ! Je ne sais pas si c’est d’un vrai amour, celui d’un couple, mais tu comptes vraiment pour moi !

Mon ton s’était haussé aussi. J’étais maladroit, oui, mais je ne pensais pas à mal.

-J’ai beaucoup pensé à toi depuis notre dernière rencontre. Je ne sais pas ce que ça signifie mais…

Je voulais, peut-être, me laisser la chance de savoir si je l’aimais comme elle m’aimait. Je ne sais pas. Ce qui était sûr c’est que je voulais l’aider et la soutenir dans ce qu’elle mettait en place dans sa vie.

-Je voulais juste te proposer un hébergement au cas où tu voudrais partir de chez Stone. Je ne voulais pas le juger… Je voulais peut-être nous donner une chance mais, surtout, pouvoir t’aider dans ta nouvelle vie. Je ne voulais pas te faire mal encore une fois. Je n’aurais pas dû proposer ça...

J’étais prêt à me lever pour partir. Je ne voulais pas la faire souffrir plus longtemps.



@ Billy Lighter


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MessageSujet: Re: Shall We Believe ? (1981) [PV Delfino Alvarez][TeRmInÉ]   Mer 2 Aoû - 19:45



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Ma réaction à la proposition de Delfino est disproportionnée par la contradiction des sentiments que je ressens.  Vivre avec lui est au-delà de mes espérances cependant, je ne veux plus avoir mal à cause de lui. Parce que c’est inhumain que d’espérer jour après jour quelque chose qui ne viendra probablement jamais.

Mais voilà qu’il l’avoue. Peut-être pas comme je l’ai jadis rêvé mais Delfino fini par le dire. Il m’aime. Pas comme un couple mais ça semble être plus que de l’amitié. Nous donner une chance…

Je me calme, parc que je ne suis pas certaine d’avoir tout bien suivis. Et je m’en veux terriblement de m’être emporté. Je le sens sur le point de quitter et je pose ma main sur la sienne pour le retenir.

- Non, j’t’en prie… ne pars pas !

Je m’essuie les yeux  espérant ne pas avoir de longue coulisse de maquillage sur les joues mais en me regardant les mains, je n’y vois que mes larmes.  Je lève  mon index pour Delfino lui demandant par ce geste de m’attendre quelques instants.

Un couple qui était attablé un peu plus loin attendait depuis un petit moment de payer pour partir. Je vais donc les rejoindre, procéder à la transaction et je débarrasse la table avant de passer en cuisine demander à mon collègue de bien vouloir me couvrir quelques temps.

Comme c’est tranquille en cette fin d’après-midi, il accepte. Le patron absent, les souris dansent  allègrement.

Je retourne à la table de Delfino mais au lieu de prendre place sur la banquette devant lui, de m’assoie à ses côtés, croisant les bras sur ma poitrine.

-  Tu es sérieux quand tu dis ça ? Quand tu parles de nous donner une chance, c’est bien d’amour que tu parles ? Pas par pitié parce que je suis enceinte, rassure moi ?

J’ai quand même une certaine fierté. J’ai pas envie d’accourir chez lui les bras et le cœur grands ouverts si c’est pour me casser la gueule, encore.

J’viens prendre sa main de la mienne et je la place sur son ventre, tout juste sous son nombril en lui demandant de fermer les yeux. Je sais pas pour les gens qui sont amoureux, mais moi, quand je pense à celui que j’aime c’est à cet endroit précis de mon corps que je ressens les battements d’ailes des papillons.  Ensuite ça devient tout chaud, ça grimpe jusqu’à mon cœur et puis encore, jusque dans ma tête et ça vient redescendre le long de mon dos pour me faire frissonner.

C’est une douce torture qui prends possession de tout mon corps, de mon âme, de tout  mon être quand je pense à lui.

- Est-ce que tu ressens ça ? Quand tu penses à moi. Est-ce que ça vient te chavirer en commençant juste ici, dans ton ventre ?

Je l’observe, presque nerveusement.  

Je ne sais pas s’il cherche à décoder ses sentiments, si pour les garçons ça fait la même chose que nous les filles. Et encore, à savoir si je suis la seule dans mon genre qui ressent tout ce maelstrom pratiquement indéchiffrable.

J’en sais rien. Sauf que je l’aime.  Oh ! Ça, je le sais !

Et je viens l’embrasser alors qu’il a toujours les yeux fermés.  


@ Billy Lighter



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MessageSujet: Re: Shall We Believe ? (1981) [PV Delfino Alvarez][TeRmInÉ]   Lun 7 Aoû - 15:42



Shall we believe?
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J’avais été trop loin et extrêmement maladroit quand j’avais proposé un hébergement à Bailey. Je n’aurais pas imaginé que sa réaction serait celle-là. Je pensais faire bien. Je m’étais trompé.

J’étais sur le point de partir car je ne voulais pas faire plus de mal à Bailey. Ma maladresse était responsable de ses larmes et je m’en voulais terriblement.

Elle ne voulait pas de mon départ. J’avais arrêté tout geste qui m’aurait permis de m’en aller du restaurant avant d’avoir commandé. Je voulais sans cesse protéger Bailey et, en partant, j’avais voulu la protéger du chagrin mais Bailey, contrairement à moi, était une femme courageuse. Elle ne voulait pas me voir partir d’ici.

Je restais muet pour la laisser essuyer ses larmes et faire son travail. Des clients attendaient Bailey pour pouvoir payer. Mon verre d’eau était la seule chose que j’avais en face de moi et je l’avais bu pour passer le temps et réfléchir à cette conversation qui nous avait, déjà, menée aux larmes.

Bailey était revenu me rejoindre sur la banquette. Elle ne voulait pas de pitié, elle voulait que tout ce que je venais de lui dire soit sincère. Je ressentais quelque chose pour elle. Je ne devais pas me leurrer et continuer à faire l’aveugle.

-Je ne fais pas ça pas pitié. Je parle d’une vraie chance pour nous deux et pour l’enfant à venir. Je veux savoir si ce que je ressens est de l’amour ou non.

Je devais lever le voile sur mes sentiments et les accepter. Le danger était plus lointain. Bailey ne faisait plus partie des South Panthers depuis qu’elle ne se prostituait plus. On devait se donner une chance pour savoir si tout ça avait un sens et si on était fait pour vivre tous les deux. Je ne croyais pas au coup de foudre, je croyais à l’évolution des sentiments qui mène à l’Amour.

Bailey avait posé ma main sur son ventre. Lieu où grandissait un petit être qui viendra bouleverser sa vie. J’avais fermé les yeux à sa demande. Je croyais que s’était pour sentir le bébé bouger qu’elle avait mis ma main là mais c’était pour me demander ce que je ressentais quand je pensais à elle. Quand je pensais à elle, je sentais quelque chose de spécial. J’affectionnais beaucoup Bailey et elle faisait partie des personnes qui m’étaient le plus chère. Il était difficile d’expliquer ce que penser à elle me faisait.

J’avais senti ses lèvres entrer en contact avec les miennes. Nous en avions eu des baisers mais pas comme celui-là. Ça avait remis mes idées brumeuses en place.

J’avais cessé le baiser. Il y avait quelques clients du restaurant qui nous regardaient avec un sourire en voyant cette scène romantique.

-Ce que je ressens, je n’arrive pas à le décrire. Je ne suis pas doué en sentiment pour expliquer ça. Je ne sais pas si c’est de l’Amour ou de l’amitié ou quelque chose entre les deux. Tout ce que je sais, c’est que je veux nous donner cette chance. On peut peut-être arriver à vivre comme un couple.

Avoir une famille était un but en soi et Bailey et moi on avait beaucoup d’affection l’un pour l’autre. Il fallait essayer de nous donner cette chance de se soutenir dans la vie de tous les jours comme le ferait un couple.



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MessageSujet: Re: Shall We Believe ? (1981) [PV Delfino Alvarez][TeRmInÉ]   Lun 7 Aoû - 21:00



Shall We Believe ?
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Un mois.  C’est le temps que ça m’a pris pour  annoncer à Howard que je quittais sa Villa pour emménager avec Delfino.  Non pas que je craignais sa réaction mais  j’ai eu besoin de prendre le temps pour réfléchir à cette chance que Delfino et moi avions décidé de s’accorder.

J’en ai passé des nuits à discuter avec mon meilleur ami, pesant les pour et les contres de cette décision que je ne voulais pas prendre à la légère. J’sais bien qu’en dernier, Howard en avait plus que marre de m’entendre tergiverser entre  le oui et le non et qu’il était près à me livrer, valises y compris, sur le  seuil de la maison de Delfino.

Bon, c’est quand même lui qui m’a aidé à déménager le peu que je puisse posséder, mon ourson, entre autre chose, mon bien le plus précieux, sous le bras.  

Delfino a pensé à tout quand même. Me dégageant de la place dans ses placards. J’peux y ranger mon bazar. C’st mieux que de vivre dans les valises.

J’Me sens tout de même vachement bizarre maintenant que le grand saut à été fait. C’est plus pareil entre Delfino et moi. On dirait qu’il n’y a plus aucune spontanéité.  Je sais qu’il veut prendre le temps pour développer ses sentiments alors que les miens explosent par tous les pores de ma peau dès qu’il se trouve tout près de moi.

On marche tous les deux sur des œufs gérant de notre mieux  le couple qu’on tente de former.
Et puis y’a la question bébé que je n’ai pas eu le courage d’aborder avec lui. Clairement qu’il l’a intégré à l’équation.  C’est d’une famille dont il a envie alors que moi, c’était déjà claire dans ma tête qu’aussitôt expulsé, le p’tit (ou p’tite) se retrouvera sous la tutelle d’une crèche.

J’ose pas lui dire.  J’sais pas comment lui dire. Pire encore quand il me dit qu’il compte vider son ancienne chambre de gamin pour commencer à la préparer à l’arrivé du bébé.

- Ça presse pas tu sais , c’est tout ce que je réussis à lui dire.

J’en suis à un peu plus de 25 semaines et y’a plus de doute possible, c’est pas un melon que j’ai avalé de travers. Mon patron, contre toute attente, accepte de réduire mes heures pour me permettre de me reposer.

Je n’ai pas eu beaucoup de symptômes en début de grossesse mais là que j’ai franchi le cap de la moitié, mes pieds enflent et je n’arrive plus à faire autant de déplacement dans le restaurant. Mon ventre, bien que pas encore outrageusement énorme,  ne m’accommode pas non plus dans mes tâches.  

Ce soir,  je suis assise sur le canapé avec Delfino et nous regardons sans grand intérêt la télévision. J’ai les jambes bien allongées et mes pieds reposent sur ses cuisses.  En fait j’ai la tête perdue dans mes pensées.

- Delf… pourquoi c’est important pour toi d’élever le bébé avec moi ?

J’comprends pas en fait l’importance qu’il attache à mon gamin. Pourquoi il veut l’élever comme s’il en était le père ?  Tant qu’il n’est pas né, j’peux pas être certaine mais disons que je pourrais bien mettre au monde un p’tit bébé tout noir. Ce serait quand même assez drôle. La famille napolitaine, quoi !

- T’en es où dans tes réflexions sur l’amour ?

Ça aussi, je comprends plus où nous en sommes. Ça déborde de tendreté notre histoire. On dort ensemble, on ne baise pas, nous faisons l’amour.  Il pense à me rapporter des trucs pour me faire plaisir, on se chatouille, on joue, on argumente. On s’embrasse tout le temps. Mais jamais,  il ne me dit qu’il m’aime.

- J’crois que si tu sais pas maintenant, tu sauras jamais…

Et ça me tuerais, d’essuyer ce soir encore une réponse remplie d’incertitude.


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MessageSujet: Re: Shall We Believe ? (1981) [PV Delfino Alvarez][TeRmInÉ]   Dim 13 Aoû - 14:56



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J’avais été très heureux quand Bailey s’était décidée à emménager chez moi. Il avait fallu un mois avant qu’elle ne quitte la villa d’Howard. Je pouvais le comprendre. Howard me paraissait être très proche d’elle et il vivait dans une villa. C’est mieux que mes sentiments incertains et la vieille maison de ma mère qui trônait au milieu de l’Eastside.

J’avais préparé son arrivée avec minutie. Je lui avais fait le plus de place possible et j’avais aménagé la maison pour deux personnes. Ce rangement m’avait pris du temps mais c’était pour une cause qui valait l’effort.

Vivre une vie de couple et faire mûrir mes sentiments n’étaient pas aussi dur que ça. Il y avait de la complicité entre Bailey et moi et j’aimais cette vie à deux malgré les aléas de la vie et ma position de dealer. Je me sentais utile et je voulais que tout soit en ordre pour la naissance de l’enfant. Il ou elle aura la droit d’avoir une chambre digne de ce nom. Je voulais, pour cela, réaménager mon ancienne chambre. Un petit lit et quelques commodités sont dans mon budget de barman/dealer, je pouvais payer ça pour l’enfant de Bailey qui, elle, me ramenait sur terre pour me rappeler que le petit n’était pas encore prêt de naitre.

C’était bête mais, depuis que Bailey faisait partie de ma vie, je me prenais à partager les sentiments qu’elle avait pour moi. Je ne disais jamais « je t’aime » mais je le lui montrais pas des petits actes au quotidien. Je lui préparais des petits plats quand elle rentrait du travail et quand j’avais congé, je faisais sa lessive et bien d’autres petites choses.

Bailey et l’enfant qu’elle portait était devenu mon bonheur au quotidien. Comme ce soir où on se reposait dans le canapé en regardant la télévision. L’émission que l’on regardait n’était pas très intéressante mais j’aimais passer du temps avec Bailey. C’était, toujours, l’occasion de discuter et de rire. Ce soir, c’est Bailey qui avait engagé la discussion sur le bébé.

-Parce qu’un enfant c’est quelque chose de beau. Ça change une vie. Ça peut rendre la nôtre plus belle et je veux vraiment partager ça avec toi.

C’était un cadeau de Dieu qu’on devait accueillir. Je savais que cet enfant n’était pas à moi et que je n’avais aucun droit sur lui mais je voulais gagner l’amour que me portait déjà Bailey pour lui prouver que je ferais un bon père pour lui. Je voulais être à la hauteur dans notre couple, dans notre famille.

Je ne m’attendais pas à ce que Bailey me parle d’amour. Mes réflexions étaient terminées depuis un moment mais je ne lui en avais rien dit car je pensais que mes actes montraient tout. Je me trompais.

-Je pensais que tu avais compris que mes réflexions étaient terminées et que je t’aime comme on s’aime dans un couple. J’essayais de te le montrer par des petites choses.

J’avais encore été maladroit et peu clair. J’en étais désolé.

-J’essaye de rendre ta vie le plus confortable possible… Une vie normale, c’est ça qui sera bien pour nous. C’est ce que tu veux, n’est-ce pas ?

J’avais des doutes d’être sur la bonne voie tout d’un coup.




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MessageSujet: Re: Shall We Believe ? (1981) [PV Delfino Alvarez][TeRmInÉ]   Dim 13 Aoû - 20:54



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J’ai longtemps hésité. Je voulais croire en la chance que Delfino nous proposait de vivre mais je ne voulais pas non plus laisser mon ami. J’étais bien avec Howard et notre amitié mieux définie m’offrait une sécurité que je n’avais jamais connue avant.

Le fait est que j’étais sobre et pas lui. Et que j’avais du mal à résister. Je ne me sentais pas capable de le restreindre dans sa consommation et bien qu’il faisait des efforts – si, si ! Je parle bien d’Howard Stone – j’voulais qu’il puisse se sentir chez lui dans sa propre Villa.

Alors la proposition de Delfino tombait plus qu’à point. J’voulais  simplement être prudente.

Notre vie commune s’est installée d’elle-même, même si parfois nous semblons ne pas savoir ce que nous faisons. Les moments passés ensemble me comble au plus au point et je finis par y croire et me prendre au jeu.

Mais j’suis une fille et, fondamentalement, nous sommes faites pour nous questionner perpétuellement.  J’crois que c’est légitime quand même de lui demander pourquoi s’est important pour lui d’élever cet enfant avec moi et sa réponse m’aurait comblé si je n’avais pas déjà décidé de donner le bébé en adoption.

Mais ça, j’lui ai toujours pas dis…

Et tant qu’à être dans les grandes questions, j’veux savoir il en est où  dans ses réflexions au sujet de ses sentiments envers moi. Tout est différent entre nous. C’est magnifique et je flotte mais tant qu’il ne me le dira pas, je redoute le moment où mon petit nuage s’évaporera.

Je sais à quel point la chute fait mal.

- Je pensais que tu avais compris que mes réflexions étaient terminées et que je t’aime comme on s’aime dans un couple. J’essayais de te le montrer par des petites choses.

- Je les ai vues, ces choses, t’sais. Et je les apprécie.  Je suis bien avec toi, mais j’avais besoin de te poser la question.  Y’a 3 p’tits mots que je rêve d’entendre…  J’me disais que ça te viendrais spontanément. J’veux pas que tu me les dises parce que tu sais que j’ai envies de les entendre… mais parce que tu as envies de me les dires, tu vois ?  


J’retire mes jambes des siennes pour venir y prendre place, face à face et passer mes bras autour de son cou.

J’aimerais pourvoir trouver les bons mots pour exprimer mes demandes mais il n’existe aucun manuel  sur le sujet. Si j’savais écrire correctement, y’a longtemps que je l’aurais fait !  Les hommes et les femmes, ne sont pas faits pour se comprendre. Pour se compléter et rien de plus.

- J’essaye de rendre ta vie le plus confortable possible… Une vie normal, c’est ça qui sera bien pour nous. C’est ce que tu veux, n’est-ce pas ?

- Tout ce que je veux, c’est la chaleur de tes bras autour de moi, la douceur de tes baisers sur ma peau et ton souffle réconfortant au creux de mon cou.


J’viens lui embrasser le bout du nez avant de me blottir tout contre lui, mon nez au creux de son cou.
C’est la première fois dans ma vie où  je me sens parfaitement bien et en contrôle de mon corps. La vie me sourit et je me permets d’y croire. Avec Delfino, on va se bâtir un présent et rêver d’un avenir.

J’suis presque sur le point de m’endormir quand j’sens une étrange sensation dans mon ventre.  Je relève la tête les yeux grands ouvert et je regarde Delfino, surprise.  Et encore, je ressens cette pression qui n’est ni douloureuse, ni forcément agréable.

- Je le sens bouger !  Juste là, tiens… tu le sens ? dis-je en lui plaçant la main sur mon ventre, c’est la première fois que je le sens vraiment !

C’est un premier contact avec le petit être qui grandit en moi. Autre que les problèmes  qu’engendre une grossesse, je veux dire. C’est la première fois qu’il ( elle ) se manifeste et si je n’étais pas autant certaine de mes intentions, j’crois que j’y aurais vu un signe.


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MessageSujet: Re: Shall We Believe ? (1981) [PV Delfino Alvarez][TeRmInÉ]   Dim 20 Aoû - 17:53



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J’avais des sentiments de plus en plus forts pour Bailey. Ils grandissaient chaque jour qui se faisait. Je montrais l’évolution de mes sentiments dans des petits gestes du quotidien qui étaient destinés à Bailey. Je ne pensais pas que d’agir comme ça était maladroit au point que Bailey n’avait pas vu que je l’aimais de tout mon cœur. Je m’en venais mal, maintenant qu’elle en parlait, d’avoir fait les choses de cette manière alors qu’un « je t’aime » l’aurait comblé plus que n’importe quel geste de ma part.

Elle ne m’en voulait pas mais ces quelques mots lui aurait fait plaisir.

-Je ne savais pas que ces mots te feraient tant plaisir.

Je n’avais pas était élevé dans un couple car ma mère m’avait élevée seule. J’avais, aussi, peu de référence dans ma vie à moi à ce niveau. C’est pour ça que les mots « je t’aime » sortaient tout droit d’un film pour moi et n’avait rien de bien réel. Pourtant, j’aimais vraiment Bailey mais ces mots me semblaient ne pas être assez forts pour montrer ce que je ressentais.

Je cherchais à rendre Bailey heureuse mais je doutais de m’y prendre bien malgré toutes les certitudes que j’avais eues jusqu’ici. Bailey savait comment semer le doute en moi. Elle me réconfortait et ne demandait rien d’autre, pour son bonheur, qu’une proximité entre nous. Je l’avais embrassée après ses gestes sur mon nez et autour de ma nuque.

-Il te faut des « je t’aime » et des caresses ? Je crois pouvoir te procurer ça.

J’étais rassuré. Je devais montrer un peu plus, par des mots, à Bailey ce que je ressentais pour elle. Elle s’était blottie pendant que l’émission continuait. Elle se détendait de plus en plus. J’aimais cette sensation de la sentir se détendre. C’était très agréable.

Bailey m’avait tiré de mes pensées qui allaient toutes à elle plus qu’à l’émission qu’on regardait. Elle sentait le bébé dans son ventre.

-C’est vrai ?

Elle avait placé ma main sur son ventre. Le bébé donnait des petits coups. C’était merveilleux. L’émotion que me procurait ce moment se voyait.

-Il ou elle est déjà bien vif. Ça sera un très beau bébé, j’en suis sûr. Il te montre qu’il est heureux d’être là.

Je le voyais aussi beau que Bailey. Un petit être tout souriant qui viendra s’ajouter à notre couple. C’était comme un rêve dans le cauchemar que je vivais avec Los Diablos pour le moment.

-Tu as déjà des idées de prénoms ? Pour une fille et pour un garçon ?

Le choix du nom revenait à Bailey. C’était son enfant. Je ne voulais rien choisir à sa place en ce qui concernait le bébé.





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MessageSujet: Re: Shall We Believe ? (1981) [PV Delfino Alvarez][TeRmInÉ]   Lun 21 Aoû - 3:10



Shall We Believe ?
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Blottis contre Delfino, je me laisse imprégner par la chaleur de son corps et bercer par les battements de son cœur. Je me laisse porter par la vie depuis que j’ai emménagé avec lui, je vis un rêve éveillé et pour que ce soit encore plus parfait, j’ai besoin de l’entendre me dire qu’il m’aime.

Non pas parce que je le lui demande, mais parce qu’il ressent le besoin de me le dire.

- Oui, il me faut  entendre ces mots, c’est important pour moi, et je sais que si tu dis que tu vas le faire, et bien tu le feras. Mais j’aimerais que tu en ressentes le besoin, que ça devienne naturel, tu comprends ?

Je le regarde avec tendresse puis je reviens me blottir tout contre lui, profitant de ce moment agréable entre nous. J’aime cette petite bulle dans laquelle nous parvenons à nous plonger le soir venu quand tous les deux rentrons du boulot…quand il n’y a que nous deux et que rien ni personne ne peut venir perturber cela.

Enfin, personne sauf  l’intrus qui pousse dans mon ventre qui choisis précisément se moment pour m’offrir ses premiers coups de pieds significatif. Ça n’a rien à voir avec les faibles effleurements des dernières semaines quand il commençait à peine à bouger.

Il donne quelque bons coups, avec vigueur au point où je me redresse, surprise et j’interroge Delfino en lui plaçant la main sur mon ventre. La joie se traduisait sur son visage par un sourire béant et des étoiles pleins les yeux.

- Soit il… ou elle est heureux de se trouver là où alors il est pas content de tes fajitas épicé du diner !

J’rigole bien parce que je me suis vraiment goinfré de soir, mais c’était si bon qu’il était impossible d’arrêter de manger… même si je sais très bien que cette nuit j’aurai d’horrible brûlement d’estomac, merci symptômes de grossesse !  

Mais mon plaisir prend fin quand Delf me demande si j’ai déjà réfléchis à des prénoms pour l’enfant.  Immédiatement, ce qu’il me vient en tête c’est de lui avouer que non car je n’ai pas l’intention de le garder mais je sais bien que de lui dire viendra souffler notre château de carte et je ne suis pas prête – je ne le serai jamais – à affronter ça.

La solution de la facilité me parait la meilleure des option et je me contente donc de lui répondre que j’attends de savoir si ce sera une fille ou bien un garçon et qu’en voyant son visage, je saurai quel prénom lui va le mieux.

C’est lâche, et je l’assume.

Je mets un terme à la conversation bébé en forçant un bâillement puis je me lève, prenant la main de Delfino pour l’inciter à en faire autant. Il est assez tard pour  mon p’tit corps et puisque demain  je suis au service pour le petit déjeuner, une bonne nuit de sommeil ne fera pas de tord.

Comme anticipé, le passe ma nuit à tourner sur moi-même dans le lit, ne trouvant rien pour soulager le volcan provoqué par le reflux gastrique, me faisant maudire mon addiction à la bouffe.

Je dois bien me lever 6 fois pour faire pipi, autant de fois pour boire un verre d’eau ou un verre de lait, et 6 autres fois encore pour ouvrir puis fermer la fenêtre de la chambre parce qu’un instant j’ai  chaud et l’instant suivant j’ai froid.

Puis je me relève une ultime fois quand mon cadran me réveille à 5h tapante. Qui est-ce qui veut vraiment prendre le p’tit dej aussitôt si ce n’est les fêtards qui n’ont pas encore trouvés le sommeil ?  Y’a pas si longtemps, je faisais partis de cette catégorie.

J’embrasse Delfino sur la joue avant de sortir du lit en enfilant mes pantoufles, je m’étire paresseusement puis je me dirige vers la cuisine qui n’est même pas encore éclairé par la lumière du jour. Même le soleil n’est pas encore prêt à nous dire bonjour !

Je sors du réfrigérateur le pichet de jus d’orange et, en me retournant,  je pousse un hurlement d’effroi en voyant une silhouette sortir par la porte de côté, j’en échappe le pichet qui vient se fracasser sur le sol.

- DEEELFINOOOO !!!!!  UN VOLEUR !!

J’suis paralysé devant le réfrigérateur donc  j’empêche la porte de se refermer, les deux pieds en plein milieu d’une marre de jus d’orange.


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MessageSujet: Re: Shall We Believe ? (1981) [PV Delfino Alvarez][TeRmInÉ]   Sam 26 Aoû - 16:06



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Je comprenais les envies de Bailey. Elle désirait que je lui montre par des mots mon amour mais que je le fasse spontanément. Elle ne voulait pas des mots vides de sens. Ces mots viendraient donc, c’est certains car je ressentais un véritable amour pour Bailey.

Je comprenais et je l’avais fait comprendre à Bailey par un regard. Notre amour de couple allait, bientôt, devoir s’élargir à une troisième personne. L’enfant que portait Bailey. Il nous avait montré qu’il ou elle était bien là par des petits coups dans le ventre de ma petite amie. C’était magique mais Bailey arrivais toujours à me faire garder les pieds sur terre avec une pointe d’humour cette fois.

-Il n’aime pas les fajitas ? Il devra s’habituer, pourtant. C’est le plat que je réussi le mieux. Une vieille recette de ma mère.

C’était sa mère à elle qui lui avait transmise. J’avais été élevée que par des femmes et je ne m’en portais pas plus mal. C’est pour ça que je sentais Bailey capable d’élever un enfant. Pour moi, ce n’était pas concevable qu’une femme déteste son enfant. Je savais que Bailey l’aimerait inconditionnellement.

Bailey n’avait pas encore de prénoms pour l’enfant. Elle voulait attendre de le voir pour lui donner un nom. Personnellement, j’avais plein d’idées mais toutes à consonance hispanique et je ne voulais pas choisir pour Bailey. J’allais la laisser décider au moment qui lui conviendra.

La fatigue avait eu raison de Bailey. On s’était déplacé du salon à la chambre pour dormir ensemble comme on le faisait tous les jours. Comme le couple qu’on était maintenant.

Pendant la nuit, je l’avais entendu se relever plusieurs fois. Je ne me réveillais, chaque fois, qu’à moitié. Les nuits de Bailey étaient souvent mouvementées à cause de sa grossesse. Elle vivra mieux quand le bébé sera né.

A 5h du matin, quand Bailey s’était levé définitivement, je dormais encore à moitié. Je me sens assez éveiller pour recevoir le baiser de Bailey qui me rendort paisiblement.

Je ne sais pas combien de temps j’avais dormi avant d’être réveillé par le cri de Bailey. J’étais sorti de mon lit, effrayé. Elle criait au voleur. J’avais quitté le lit pour prendre ma batte de baseball et rejoindre prudemment Bailey à la cuisine. Je m’étais mis devant elle pour la protéger et j’avais brandi ma batte pour découvrir une silhouette. Je me devais, en tant qu’homme, de protéger la femme que j’aimais quitte à prendre les coups pour elle.

-Reste bien derrière moi.

L’homme avança un peu pour se retrouver dans la lumière que donnait le frigo dans la pièce. Je ne l’avais pas reconnu tout de suite mais c’était, en fait, un de mes clients. Un homme d’une trentaine d’années au teint blafard malgré ses origines latines. C’était un de mes anciens clients qui devait avoir entendu dire que j’avais repris le business.

-Qu’est-ce que tu fais dans ma maison Carlos ?!

Je ne riais pas et prenait la chose très au sérieux. Ma batte était brandie prête à frapper cet individu qui était entré chez moi par effraction.

-Il me faut une dose, Delfino ! Je vais crever si tu ne m’en donne pas une !

Il était mal en point et ne voulais que sa dose. Je savais que Carlos était un mauvais payeur et que, s’il était ici, c’était qu’il n’avait plus un sous. Autrefois, avant 1978, je lui donnais, parfois des doses gratuites pour l’avancer.

-Tu aurais pu appeler et ne pas entrer chez moi ! Je ne vends plus aux petits consommateurs, j’ai d’autres clients. Sors de chez moi !

J’étais un écran protecteur pour Bailey et je me devais de continuer à l’être. Carlos n’était pas content et avait sorti de sa poche un révolver.




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MessageSujet: Re: Shall We Believe ? (1981) [PV Delfino Alvarez][TeRmInÉ]   Sam 26 Aoû - 23:43



Shall We Believe ?
ft. Delfino Alvarez




Mes deux pieds pataugent dans une marre de jus d’orange alors que la porte du réfrigérateur vient cogner contre ma cuisse.  Je ne parviens à rien faire d’autre que de hurler à Delfino qu’un intrus est entré dans notre maison.

Il s’en allait par la porte de côté mais je crois lui avoir fait peur en hurlant et que, au lieu de fuir, jambes à con cou, il est resté, lui aussi, figé sur place.

Delfino, armé de sa batte, l’oreiller encore imprimé sur le visage, arrive dans la cuisine puis vient se placer devant moi après avoir regarder dans la direction que je pointais d’une main tremblante.

- Là ! Il est là ! hoquetais-je d’une voix apeurée.

J’viens attraper la taille de Delfino, tirant sur sa camisole de corps tellement j’ai peur. Pourquoi entré chez les gens, des gens de l’Eastside qui plus est ! On a rien de plus qu’eux, moins si ça se trouve ! Pourquoi ne pas entré chez les  richards de Beverly Hills ou d’Hollywood ?

Ma réflexion prend un tout autre sens quand j’entends Delfino interpelé l’individu par son prénom et qu’il s’agir en fait d’une histoire de drogue. Il m’est difficile de dire si c’est à cause du manque que je combats quotidiennement ou  parce que je suis réellement choquée de la situation mais j’hésite une seconde à attraper la batte des mains de Delfino et j’aller dégommer le Carlos moi-même.

Cachée derrière mon aimé, la situation devient dramatique quand Carlos sort un révolver.

- Delf !, m’exclamais-je horrifiée.

On va pas se faire tuer pour un gramme de coke ! J’refuse d’y croire !

Pourtant le mec ne rigole pas une seconde, réitérant sa demande sur un ton qui n’entend pas à rire.

- Donne lui Delf…  Ça vaut pas « ça »! Merde !

- Ouais, c’est ça, écoute ta gonzesse et donne moi c’que j’te d’mande ! Et y’aura pas de sang !

En fait, j’veux pas vraiment que Delfino cède à ce connard, mais  j’me dis qu’on pourra toujours bouger de la marre de jus d’orange s’il fait semblant d’aller chercher sa dose.

Le Carlos cependant n’a pas la patience dans le sang  et que sans crier gare, s’élance sur nous. Tout va très vite et je n’ai pas le temps de comprendre ce qui ce passe mais une détonation se fait entendre et je me retrouve par terre, le bras complètement engourdie.

La porte du réfrigérateur s’est refermée quand j’ai chuté et tout ce que je vois devant moi, c’est deux hommes allongés par terre sans savoir qui est qui.

Je hurle d’effroi. Une fois, deux fois, compressant mon bras de mon autre main. J’crois pas être vraiment blessée, la balle n’a fait que m’effleurer mais je sais que ça saigne tout de même pas mal.

Delfino se relève enfin, lentement.  J’crois que je vais crevé tant que je ne saurai pas qu’il est indemne.


@ Billy Lighter



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MessageSujet: Re: Shall We Believe ? (1981) [PV Delfino Alvarez][TeRmInÉ]   Ven 1 Sep - 18:00



Shall we believe?
ft. Bailey Raphaël


Bailey se tenait à moi. Elle avait peur et je ne pouvais que comprendre ça. Que cela soit en rapport avec mon passé m’écœure et remet en question que ma maison est l’endroit idéal pour élever un enfant avec Bailey. Avec mes activités de dealer, elle était en danger ainsi que l’enfant qui allait naitre. L’intrusion de Carlos en était la preuve.

Il voulait de la drogue car il était en manque et n’avait plus l’argent pour payer. Je ne voulais pas la lui céder, j’avais juste assez de dose pour satisfaire mes riches clients. Je pensais tenir le cap mais tout avait été remis en question quand Carlos avait sorti un révolver. Bailey était horrifiée. Je m’étais figé sur place. Carlos allait tout faire pour avoir ce qu’il désirait. La drogue et ce que penserait les Los Diablos d’une petite perte d’argent ne valait pas la vie de mon aimée. Je n’avais pas besoin des mots de Bailey pour arriver à cette conclusion. J’allais donner la drogue à Carlos et il nous laissera tranquille.

J’avais pris trop de temps à répondre car l’intrus nous avait foncé dessus.

-Attention !!!

J’avais brandi ma batte par réflexe et l’avais fait virevolter vers Carlos. Une détonation s’était fait entendre en même temps que ma batte avait atteint son but. Carlos avait osé tirer vers l’endroit où on se trouvait et j’avais trébuché après avoir touché ma cible. J’étais tombé à terre en craignant pour la vie de Bailey. Si la balle l’avait touchée, je ne me le pardonnerais jamais. Mes pensées étaient pour elles et pour l’enfant. Je savais que les chocs de ce genre pouvaient être néfastes pour un bébé. J’étais mort d’inquiétude et c’est cet instinct qui m’avait fait me relever très vite. Je n’avais rien. Pas une seule égratignure et mon premier réflexe avait été de foncer vers Bailey.

-Bailey ! Ça va ? Tu n’as rien ?

Je m’étais accroupi pour l’aider à se redresser. Elle se tenait le bras, du sang coulait à travers ses doigts.

-Mon Dieu ! Tu es blessée ! Laisse-moi regarder.

J’avais déplacé ses doigts et j’avait vite remarqué que la blessure était superficielle mais que ça saignait. C’était un soulagement.

-Ne bouge pas.

J’avais arraché un bout de mon t-shirt pour envelopper sa blessure. C’était un bandage de fortune mais je devais m’assurer qu’on était hors de danger avant de lui procurer de meilleurs soins.

J’avais tourné ma tête vers Carlos qui était inconscient au sol. Je ne savais pas s’il était mort. Du sang coulait de sa tête.

-Je vais appeler Alonso… Il saura quoi faire pour nous débarrasser de lui.

J’avais posé mes mains sur les joues de Bailey. Je ne pouvais pas la laisser seul et me débarrasser moi-même de Carlos. La laisser seul était dangereux, je l’avais remarqué ce soir.

-Je vais aller l’attacher. Est-ce que ça ira ? Tu veux aller à l’hôpital ?

Je m’inquiétais plus pour elle que pour Carlos. Ce n’était qu’une junkie violent, Bailey valait plus que sa vie.




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MessageSujet: Re: Shall We Believe ? (1981) [PV Delfino Alvarez][TeRmInÉ]   Ven 1 Sep - 21:38



Shall We Believe ?
ft. Delfino Alvarez




Tout est allé si vite que je ne saurais dire si j’ai chuté en glissant dans le jus d’orange sur le sol ou si c’est en voulant évité d’être au cœur de l’échauffourée quand Carlos  s’est précipité sur nous et que Delfino à brandit sa batte.

Mais sur le sol de la cuisine. Le bras engourdie, j’ai reculé jusqu’à ce que mon dos rencontre les portes d’armoire, tenant mon bras, les yeux rivé devant moi en tremblant de peur.  

Je n’ai  pas vu si Delfino l’a atteint d’un coup de batte ou si c’est Carlos qui l’a eu le premier. La balle nous aurait donc touché tous les deux ? Je n’en sais rien. Tout ce que je sais c’est que le temps me parait une éternité  et que je saurai bouger tant que je ne verrai pas Delfino se relever.

Et enfin, le voilà qui se relève et qui se précipite vers moi, ma respiration  qui s’était évanouie sous le suspense insoutenable, reprend de plus belle, rapidement. Trop rapidement. Au point où je n’arrive plus à me calmer, que je balbutie des choses incompréhensible.  Je cède à la panique, je tremble de la tête aux pieds, je pleure aussi.

Delfino déchire un bout de son vêtement et viens le nouer autour de mon bras alors que je reste le regard horrifié, fixé sur le corps de Carlos allongé par terre.

Je finis pas  prononcer quelques mots, victime que je suis d’un bégaiement nerveux dû à la terreur que je viens de vivre.

- Il…est…mort… ?

Tout me semble surréaliste. Comment avons-nous pu passer de petit couple tranquille à  un mauvais film de série B. Un mort, chez un dealer et sa petite amie prostituée, même s’il était entré par infraction et qu’il nous avait menacés en premier de son arme à feu, aurait tout de la victime parfaite aux yeux de la police. Pourtant, quand Delfino annonça qu’il appellerait Alonso pour nous en débarrasser, m on cœur ne fit qu’un tour et je ne pu que m’objecter.

- Non ! On peut pas faire ça ! S’il n’est pas mort, on le condamne à crever sous les mains d’Alonso.  Je peux pas… et lui, il saura que je suis ici. Tu crois que ça va lui plaire de savoir qu’une ex pute des South Panters vie avec son meilleur dealer ? Bonjour le conflit d’intérêt !

En même temps, je ne sais pas quoi faire d’autres que ce que propose Delf.  Nous ne pouvais pas garder Carlos ici, qu’il soit mort ou vivant.  Levant un bras pour prendre appuie sur le comptoir, je me lève péniblement en grimaçant et, une fois debout,  je reste là, aux côtés de Delfino, fixant le corps sur le sol.

Et tout ce qui me vient en tête c’est «  J’suis salement en retard au boulot… je n’ai probablement plus de boulot en fait ».

- Nous… devrions… vérifier s’il respire encore, non ?

Parce que, avant de l’enrouler dans un tapis et de faire couler son corps dans le fond de l’océan, ce serait bien de préalablement  s’assurer du décès.

Je m’avance lentement, sans attendre l’accord de mon petit ami puis je m’accroupie et je presse m on index et mon majeur au creux du cou de Carlos.  Je pousse un soupir de soulagement en sentant le pouls sous mes doigts.

- Il est vivant. T’as du… solidement l’étourdir ou j’en sais rien mais…

Je cesse de parler. Parce qu’il a bougé et que j’en suis resté surprise.  Me relevant, je recule jusqu’à Delf.

- Pendant qu’il est encore dans les vapes… tu devrais l’attacher oui, et profite qu’il fasse encore sombre dehors pour l’amener faire un petit tour, loin, très loin d’ici. Chez Alonso si tu en as envie… mais sors-le de chez nous !

C’est ce qui me semble le mieux. Si c’est bel et bien le cas, je n’en sais rien mais je ne voulais pas qu’Alonso se pointe ici, non plus que je veuille garder Carlos caché dans le coffre de la voiture, ou dans un placard, bâillonné.

Et pendant que Delfino sera partit conduire notre copain ailleurs, très, très loin ailleurs, je prendrai un taxi et j’irai à l’hôpital.  Maintenant que le premier choc est passé,  j’ai conscience d’une sensation désagréable, voir douloureuse au bas de mon ventre et plus mon corps redevient réactive,  moins je me sens capable de dissimuler cette douleur à Delfino.


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MessageSujet: Re: Shall We Believe ? (1981) [PV Delfino Alvarez][TeRmInÉ]   Jeu 7 Sep - 18:01



Shall we believe?
ft. Bailey Raphaël


Je ne pouvais pas répondre à la question de Bailey car je ne savais pas si Carlos était encore en vie. Je ne voulais pas l’alarmer. Tout ce que je voulais c’était qu’elle ne cède pas à la panique. Son bien-être devait passer avant la vie de Carlos.

Je m’étais occupé de sa blessure en premier lieu. Elle était encore un peu sous le choc mais j’étais rassuré qu’elle parle, respire et réagisse encore bien. Ma seconde préoccupation venait de Carlos. Nous devions nous en débarrasser au plus vite avant qu’il ne se réveille. J’avais Alonso comme solution. Il m’était difficile de passer par une solution légale avec le casier judiciaire que j’avais et la drogue qu’il y avait dans ma maison. Bailey n’était pas d’accord avec ma solution et avait des arguments de chocs.

-C’est vrai…

Je n’avais pas d’autres solutions, cependant. Alonso était fiable et même avec les ressentiments qu’il avait contre moi, il ne me lâcherait pas sur ce coup. La présence de Bailey, par contre, ne tombera pas dans l’oreille d’un sourd. Alonso aura vite fait de me conseiller de la congédier pour toujours.

Bailey voulait vérifier si l’intrus était en vie ou non. Il saignait mais cela ne signifiait pas qu’il était mort. Je m’étais approché du corps de Carlos pour protéger Bailey si jamais il se relevait. Le verdict était positif, Carlos vivait toujours. Ce n’est pas aujourd’hui que l’un des pires drogués de l’Eastside mourra.

-J’ai frappé assez fort. Je voulais être sûr qu’il ne puisse pas tirer à nouveau.

Carlos avait un peu bougé. Je m’étais avancé pour faire reculer Bailey qui avait, de toute façon, fait quelques pas en arrière.

-Il vaut mieux que tu recules.

Bailey, tout comme moi, voulait se débarrasser de Carlos et, comme la solution Alonso était la seule, on devait utiliser cette carte. J’avais été cherché des serres câbles qui trainaient dans un des tiroirs de la cuisine et j’avais commencé à attacher Carlos. Je n’étais pas entièrement d’accord sur la suite des évènements. Bailey voulait que je la laisse seule pendant que je me débarrassais de Carlos et je refusais de la laisser ici seule après ce qu’il s’était passé.

-J’irais porter Carlos chez Alonso, mais, avant, je tiens à te conduire à l’hôpital. Il faut soigner ta blessure même si elle est superficielle et s’assurer que tout va bien pour le bébé.

Je venais d’attacher Carlos qui avait beaucoup de mal à reprendre conscience après le coup que je lui avais donné.  

-Je ne veux pas te laisser seule après ce qu’il vient de se passer. Je préfère que tu sois en compagnie de quelqu’un pendant que je me débarrasse de Carlos.

Je voulais qu’elle me suive dans mon idée. Je devais la mettre en sécurité.

-Je te rejoindrais une fois Carlos déposé chez Alonso.

Les autres alternatives nous étaient fermées de toute façon.

Bailey n’avait pas tergiversé. Elle avait accepté que je la dépose à l’hôpital. J’en étais soulagé.

Nous avons embarqué Carlos dans le coffre de ma voiture et nous sommes parti, ensemble, vers l’hôpital.




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Shall We Believe ? (1981) [PV Delfino Alvarez][TeRmInÉ]

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