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 On The Road - A Tijuana's Story [PV Jack Perry & Mamita !][TERMINE]

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Olivia Hughes


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MessageSujet: On The Road - A Tijuana's Story [PV Jack Perry & Mamita !][TERMINE]   Mer 26 Juil - 0:06



On The Road – A Tijuana’s Story
ft. Jack Perry




Depuis mon arrivé à L.A., je n’ai qu’observé deux seuls objectifs soit de percer en tant que compositrice/interprète et de retrouver mon père.  Deux choses bien différentes mais qui ont constitués une seule et même quête : celle de m’affranchir en tant qu’individu.

J’ai donc installé mes pénates chez les Winter Wolves et me suis lié d’amitié avec un tas de gens plus fabuleux les uns que les autres. J’ai réellement un parcours incroyable quand on y songe parsemé presque uniquement  de bonnes choses.

À quelques détails près, car l’épisode Howard Stone continue de me ronger de culpabilité même si à la base, ni lui ni moi avions anticipés le dénouement. C’est arriver, point barre.

J’ai eu de la chance, donc, malgré tout puisque le meilleur agent au  monde – si, si je le jure ! – m’a prise sous son ail dans le but de me forger et modeler une carrière digne des superstars. Jack Perry est devenu plus que mon manager, même si les barrières de notre relation sont encore difficilement définissables mais je retrouve en lui toutes les qualités du père parfait dont j’ai rêvé toute ma vie.

Il veille de près à mes intérêts, un peu trop dirons de mauvaises langues, mais je m’en fou. Je ne voudrais pas que ce soit autrement.  Mon éducation était aussi sur sa liste de priorité, je dirais même que c’était inscrit sur sa liste juste au dessus de ma carrière.

J’suis donc inscrite à la Fairfax High School, que je fréquente assidûment depuis la rentrée des classes. Je m’y suis faite quelques copines, c’est chouette aussi de fréquenter des filles de mon âge. Et contrairement à mon ancien lycée de Tijuana, je m’y fonds dans le moule.

Et donc, profitant d’un congé de plus de 4 jours, Jack et moi faisons route vers mon patelin natale, musique pleins les oreilles, chantant les succès de l’heure. La relation manager / artiste n’a plus lieu d’être au moment présent. On dirait plus un frère et une sœur ou, comme je le voudrais, un père et sa fille faisant route pour un petit week end de vacances.

Bien que de rendre visite à ma mère était mon idée, j’appréhende grandement mon retour à la maison. J’L’ai quand même quitté sans crier gare, en pleine nuit, ne laissant qu’une simple note sur la table de la cuisine. Ou était-ce sur mon oreille ? Je ne me souviens plus… Depuis mon départ, je n’ai que très peu de contacts avec ma mère.

Et pour ajouter une couche, j’ai la ferme intention de confronter ma mère au sujet de mon père. La confrontation n’est peut-être pas la meilleure des idées mais j’estime, maintenant que je suis qui il est, et que même, nous nous sommes brièvement – très très très brièvement – rencontrés, avoir droit à certaines réponses.

J’veux savoir ce qu’il s’est passé. Pourquoi ils se sont quittés. Pourquoi elle n’a jamais voulu me parler de lui, allant jusqu’à complètement aseptiser mon enfance de toute trace de mon père. Je n’en ai bien sûr pas parlé à Jack avant notre départ, lui laissant entendre que ma mère apprécierait probablement de rencontrer l’homme qui prend soin de sa fille.

Plus nous nous approchons de Tijuana, plus je deviens anxieuse et silencieuse. Je ne parle presque plus, tournant le regard vers la fenêtre côté passager, me perdant dans mes pensées et l’immensité du paysage.

Jusqu’à ce que l’immense pancarte souhaitant la bienvenue dans la ville nous accueille.

- Sur ta droite, au prochain arrête… pour au moins une dizaine de minutes. Après il y en aura plus pour très longtemps…

Je déteste le fait que ma voix tremble en ce moment et que je donne l’impression d’un petit chaton fragile.  Je n’ai rien à craindre à me retrouver ici. J’ai Jack avec moi et je sais qu’il ne me laissera pas tomber. Quoi qu’il arrive.

J’espère.


@ Billy Lighter


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Dernière édition par Olivia Cortez le Sam 5 Aoû - 23:02, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: On The Road - A Tijuana's Story [PV Jack Perry & Mamita !][TERMINE]   Ven 28 Juil - 13:40



On The Road – A Tijuana's Story
ft. Olivia Cortez


Je n'avais jamais réellement pensé à quitter L.A., c'était donc la première fois de ma vie que je pensais que c'était la meilleure idée au monde. En effet, avec les derniers événements, nous ressourcer un peu, loin de l'effervescence de cette ville, nous ferait du bien. Après tout, il y avait quelques jours à peine, en pleine nuit, j'étais allé rechercher Livia en plein cœur de l'Eastside, et elle n'était pas seulement bourrée.

Merci Howard Stone ! S'il n'était pas en convalescence suite à une agression, je me serais chargé de l'y mettre.

Je déresponsabilisais peut-être un peu trop Livia. Et peut-être que ce n'était pas la chose à faire. Mais je ne pouvais pas faire autrement. Elle n'avait que 16 ans, Stone avait la trentaine ! Si quelqu'un était responsable dans cette histoire, c'était bien lui. Mais surtout, je chargeais Howard parce que ce n'était pas la première fois qu'il faisait du mal à une de mes proches.

Bref, c'était sans aucune rancune ou colère que j'avais embarqué Livia pour ce voyage vers ses origines... A moins que ses véritables origines ne soient L.A., je n'en savais trop rien... Et Livia elle-même me donnait l'impression qu'elle ne savait pas très bien d'où elle venait. Même si elle était bel et bien officiellement née à Tijuana.

Le trajet se passa bien, entre les chansons qu'elle chantait à tue-tête avec la radio poussée bien fort en m'incitant à faire de même, ce que j'avais fini par faire, les deux arrêts sanitaires et boissons sur l'autoroute et quelques fou rire tellement je chantais comme une casserole...

C'était plutôt agréable, jusque-là...

Et Olivia, merci mon dieu, n'avait jamais manifesté d'état de manque suit à sa première prise de cocaïne avec Howard Stone.

Les presque quatre heures de route passèrent extrêmement vite et on eu à peine passé la frontière que Livia me donnait les premières instructions exactes pour arriver jusque chez elle.

Cette maison qu'elle avait quittée en douce pour partir à la recherche de son père était petite, modeste, mais avait l'air confortable. Le genre de maison qu'on les gens qui ont suffisamment réussi pour vivre une vie tranquille... Tout du moins, en apparence, parce que la fugue de Livia avait du tout de suite la rendre moins tranquille.

Plus on se rapprochait, plus je sentais que Livia était nerveuse. Mais je savais que nous étions attendus, parce que, par acquis de conscience, j'avais téléphoné à Maritza Cortez (de son nom de jeune fille) pour signaler que Livia avait le désir de rentrer pour quelques jours, et m'avait invité à l'accompagner... Au cas où elle n'aurait pas prévenu sa maman...

Et j'avais bien fait... Parce qu'effectivement, Livia n'avait prévenu personne de sa venue chez elle. C'était d'une voix émue que Maritza m'avait remercié, plusieurs fois, même si j'avais insisté pour dire que je n'étais pour rien dans la décision de sa fille, que c'était cette dernière qui avait émis ce désir.

Aucun doute, cette femme aimait sa fille et y tenait comme à la prunelle de ses yeux, la protégeant comme une dragone. Mais j'étais bien placé pour savoir qu'avec Livia, ce n'était pas chose évidente.

Je me parquai et regardai Livia dans les yeux. Elle m'avait l'air tendue comme pas possible.

-Hey... Ça va ? Ta mère va être heureuse de te revoir, n'ait aucun doute là-dessus. Elle t'adore.

Je haussai les épaules.

-La colère et la peur qu'elle a pu ressentir quand tu as fugué sera certainement submergée par le bonheur de te retrouver pour quelques jours, ne t'en fais pas... Puis... Je suis là, au pire, non?

Je l'embrassai sur le front puis sortis de la voiture parce que j'avais l'impression que si je ne bougeais pas le premier elle n'allait jamais le faire.

Mais je lui laissai le soin d'appuyer sur la sonnette quand elle serait prête... Et à peine l'avait-elle fait que la porte s'ouvrit en grand pour laisser sortir une femme, une très belle femme, qui sauta sur Olivia pour la prendre dans ses bras en débitant des mots, incompréhensibles pour moi car en espagnol, à une vitesse hallucinante... Je compris assez vite qu'elle pleurait de joie en serrant son enfant dans ses bras...

Mon cœur se serra, malgré moi...

@ Billy Lighter


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MessageSujet: Re: On The Road - A Tijuana's Story [PV Jack Perry & Mamita !][TERMINE]   Sam 29 Juil - 22:50



On The Road – A Tijuana’s Story
ft. Jack Perry




Ma bonne humeur s’envola au moment même où Jack franchi les limites des États-Unis pour entrer au Mexique, laissant place à l’angoisse des retrouvailles avec ma mère. Bien que je l’avais eu quelques – rares – fois au téléphone depuis ma fugue,  jamais je n’avais ressentis autant de stress à l’idée de la retrouver.

En fait, pas elle comme d’autres. Un autre.

Et puis il y a tout le scénario que j’ai échafaudé dans ma tête visant à régler une bonne fois pour toute la question de mon père. J’estime, maintenant que je connais son identité, qu’il est temps pour ma mère de lever le voile sur certains passages ayant mené à ma conception et leur séparation.

C’est en la présence de Jack, je crois, que je trouve le courage d’aller au bout de ma démarche.
Je prends le temps de marcher, avant de courir.

Il stationne donc sa voiture dans la cours de ma maison, prenant le temps de me rassurer. Avec le temps, même si c’est encore récent, Jack a apprit à me décoder mieux que quiconque.  Il comprend donc aisément que je ne me sens pas tout à fait à l’aise avec mon retour au bercail.

- Je sais… N’empêche que je me demande si c’était vraiment une bonne idée. Merci d’être venu avec moi.  J’aurais rebroussé chemin, si tu étais pas là !

J’appuie donc, non sans hésitation sur la sonnette et c’est immédiatement que ma mère ouvre la porte pour venir me serrer dans ses bras, m’étouffant presque d’une surcharge d’amour. C’est fou quand même car à son contact,  je ne ressens plus du tout l’angoisse qui me rongeait quelques secondes auparavant.

Tout ce qu’elle me débite me fais sourire, mais trop fière pour verser une larme, contrairement à ma mère qui devient de plus en plus émotive avec l’âge.

- Mamita, je te présente Jack Perry c’est mon manager, comme tu le sais.

Je me dégage de son étreinte pour les  laisser se saluer comme il se doit.  Mamita nous fait ensuite entrer dans la maison car «  Il ne faudrait pas offrir un spectacle aux voisins trop curieux », comprendre entre les lignes que la fille prodige est de retour avec un homme blanc beaucoup plus vieux qu’elle, qui plus est.

La maison n’a pas changée. Pas d’un cadre, pas d’un tapis. De rien du tout. Elle est pareil que le jour où je l’ai laissé à croire que tout s’est figé dans le temps ici. Et c’est étrange que je n’ose pas bouger sans qu’on ne m’y autorise.

Mamita nous invite à la suivre à la cuisine pour nous offrir du iced thea. J’accepte pour nous deux ne sachant pas si Jack en boit.

- Tu n’as quand même pas oublié où sont les verres Olivia, me demande ma mère avec un large sourire.

Non, bien sur que non je n’ai pas oublié, aussi, je me dirige vers l’armoire où sont rangés les verres puis vers le réfrigérateur pour nous servir, laissant le champ libre à ma mère pour bombarder Jack de questions me concernant de près où de loin. Depuis mes cours jusqu’à ma carrière en passant par mon alimentation et mes fréquentations tout y passes.

Je passe près d’échapper nos verres sur le carrelage quand elle demande si elle devait s’inquiéter d’une certaine photo apparu dans un magazine américain, vendu allégrement même de ce côté-ci de la frontière.

C’est typiquement Cortez que de tout mettre en vrac. Ça étourdie l’interlocuteur et ça permet d’obtenir plus souvent qu’autrement des réponses plus spontanées.

Je regarde Jack alors que je lui dépose son verre devant lui l’air de lui dire «  Bienvenue chez moi ! » .

- Tu sais, maman, la route à quand même été longue; j’crois pas que Jack ait très envie de répondre comme ça à une série de questions…euh… toutes très pertinentes mais, euh…

J’suis un peu à court d’idée pour éviter l’incontournable interrogatoire. Ouais, même à moi ça arrive !

- Au fait, ils sont où tous les autres ? , tentais-je pour faire diversion.

- Tes frères et sœurs sont partis à la plage avec Enrique puis ils iront faire quelques emplettes. Abuelo viendra souper ce soir…

Mon grand-père très très anti-américain. Chouette !


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MessageSujet: Re: On The Road - A Tijuana's Story [PV Jack Perry & Mamita !][TERMINE]   Mer 2 Aoû - 14:42



On The Road – A Tijuana's Story
ft. Olivia Cortez


Olivia n'était pas rassurée. On aurait dit Natacha quand je la ramenais à la maison après qu'elle ait fait une connerie... Dans ces cas-là, j'étais tellement attendri par ma petite sœur que même si j'étais moi-même en colère contre elle, j'essayais toujours de minimiser les choses auprès de mes parents, souvent avec succès, car ils me faisaient confiance... Ce qui était un peu une forme de trahison, mais bon... Pas facile de choisir un camp quand on est pris entre ses parents et sa sœur...

J'avais donc rassuré Olivia. Quoi que sa mère me demanderait ou me poserait comme question, je savais d'avance que j'allais faire en sorte de donner une bonne image de ma protégée. Parce que j'en avais une bonne image ! Pour moi, elle n'avait fait que tomber dans des pièges tendus par sa nouvelle vie à L.A.

Le spectacle de la réunion entre une mère et sa fille fugueuse était l'un des plus beaux qu'il m'ait été donné de voir jusqu'ici. Loin d'accabler la jeune fille, Maritza Cortez l'avait prise dans ses bras et, si je n'avais rien compris à ce qu'elle avait dit à son enfant, j'étais sûr qu'il s'agissait d'exprimer l'inquiétude qui avait du la ronger depuis son départ.

Mais Olivia, elle, sans être froide, sembla ne pas être ébranlée le moins du monde par ces retrouvailles. Pourtant, c'était bien elle qui avait demandé à venir ici... Et si c'était parce que sa mère lui avait manqué, elle n'en manifestait pas le moindre signe maintenant.

Se dégageant de l'étreinte de Maritza, Olivia me présenta sur un ton formel, comme une petite femme d'affaire. J'avais tendu la main à sa mère qui l'avait serrée de ses deux mains, avec plus de reconnaissance dans les yeux que je n'en avais jamais vu chez quelqu'un.

Et de l'espagnol, elle était passée à l'anglais, puisque c'était également dans ma langue que la jeune fille m'avait présenté.

-Je suis heureuse de vous rencontrer. Je vous l'ai déjà dit plusieurs fois au téléphone, mais votre tout premier coup de fil a été un véritable soulagement.

Son accent hispanique donnait quelque chose de plus à son charme naturel et, pour toute réponse, je lui souris en hochant la tête.

Elle nous invita à entrer et j'appris instantanément d'où venait la tendance d'Olivia à bombarder les gens de questions sans liens les unes avec les autres et à une vitesse folle. Bien que là, il y avait tout de même un lien : Olivia.

Je lui parlai des Winter Wolves chez qui Olivia vivait, ajoutant qu'il s'agissait d'un groupe de BSC également et que Dom Holder faisait largement office de protecteur lorsque je n'étais pas là et que, même si elle vivait avec une bande de garçons, ils ne représentaient aucun danger pour elle (même si, au point où on en était, le « danger » redouté par Maritza n'était plus vraiment d'actualité) et qu'avec eux, elle avait du mal d'échapper aux corvées vaisselle et lessive.

Je lui parlai de Fairfax High School où Olivia était désormais scolarisée, lui fournissant d'ailleurs les premiers carnets de notes de sa fille. Elle avait des notes typiques des paresseux : pas le maximum, mais bien assez que pour ne pas avoir à recommencer deux fois la même année. Je savais qu'elle aurait pu faire beaucoup plus, voire le maximum dans certaines matières.

Mais non...

Mais vu l'exclamation de joie et de fierté de Maritza, fallait croire que c'était toujours vachement mieux que toutes les notes que ma protégée avait pu avoir jusqu'ici.

Olivia avait apporté des verres et de l'Iced Tea en disant à sa mère que je n'avais peut-être pas envie de répondre à une série de questions. Je fis un clin d’œil à Livia qui s'installa à côté de moi.

-Mais non, t'inquiète. Je suis un peu là pour ça, non ?

Pas que, puisque j'étais là pour rassurer Olivia, mais je me faisais aussi une mission d'en faire de même avec sa génitrice.

Livia demanda à sa mère où étaient les autres et sa mère lui répondit... Je souris, un peu gêné de mon ignorance.

-Heu... Pardonnez-moi ma méconnaissance de l'espagnol, mais c'est quoi, un « abuelo » ? Je sais que c'est un membre de la famille, mais j'ignore lequel.

Puis, je fouillai dans ma poche tout en demandant à Maritza.

-Est-ce que vous auriez un lecteur de cassettes ?

Je sortis de ma poche l'enregistrement finalisé du single d'Olivia. J'avais gardé ça pour moi jusque-là, bien décidé à garder la surprise à la fois pour la jeune fille et pour sa mère. Je tendis la cassette à Olivia. Il n'y avait rien dessus... Ça aurait pu être une cassette vierge. Impossible pour Livia de savoir ce que c'était, bien qu'elle pouvait s'en douter un peu...

-Tu nous fais écouter ça, Livia, s'il te plaît?

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MessageSujet: Re: On The Road - A Tijuana's Story [PV Jack Perry & Mamita !][TERMINE]   Mer 2 Aoû - 23:04



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C’est assez difficile pour moi de me ranger du côté d’une émotion en particulier parmi toutes celles que je ressens.  Je suis réellement heureuse de revoir ma mère après tout ce temps mais l’anxiété que j’ai ressentie au moment d’entrer officiellement au Mexique m’a épuisée et je n’arrive pas à me laisser totalement aller.

Nous suivons Mamita à l’intérieur  et celle-ci me propose de servir à boire, profitant de l’occasion pour bombarder Jack de toutes les questions qui lui traversent l’esprit à l’instant même ou qu’elle a dû réfléchir en attendant notre arrivé.

Ça me mets mal pour Jack mais il  se dit disposé à répondre aux questions de ma mère, ce qu’il fit avec brio, je dois le souligner car il a su mettre en avantage ce qui aurait pu faire sourciller et inquiéter ma mère. À commencer par ma cohabitation avec les Winter Wolves. Mais dans la bouche de Jack, ça sonne comme l’idée du siècle alors je ne sens pas le besoin d’intervenir outre mesure et j’suis même soulagé que Jack n’ait pas mentionné d'avantage mes écarts de conduites.

Mon manager est un As pour attirer l’attention des gens là où c’est vraiment nécessaire.

Après coup, je me demande où sont tout le monde, trouvant la maison inhabituellement tranquille. Ma mère me rassure en me disant qu’ils seront bientôt de retour et que même, nous aurions Abuelo à notre table pour le diner de ce soir.

- C’est «  grand-père ». Abuelo est le père de ma mère et c’est un anti américain… J’aime mieux te prévenir, dis-je à Jack

- Il n’est pas «  anti-américain » chica !Il a simplement sa patrie a cœur , rectifia ma mère.

Quoi qu’il en soit, ça risque de promettre ce soir quand toute la famille sera là ! Je me tourne vers ma mère, et bien que ce fut probablement un peu impoli vis-à-vis de Jack, je lui demande en Espagnol si c’était vraiment nécessaire de faire un souper de famille ce soir sachant très bien que mon grand-père n’apprécie pas  tout ce qui se trouve de l’autre côté de la frontière et, à ma plus grand surprise, elle m’avoua que mon grand-père était venu s’installer à la maison un peu après mon départ.

Je fronce des sourcils  puis je prends une gorgée de mon breuvage alors que Jack me tends une cassette.  Je devine aisément qu’il s’agit de mon single !Il n’a certainement pas envie de mettre une trame sonore à notre discussion sinon pourquoi sortir une cassette. J’écarquille des yeux  en regardant Jack, sachant que ce n’est probablement une bonne idée de le faire entendre à ma mère immédiatement.  En fait, je redoute qu’elle comprenne que mes chansons sont en fait des messages pour mon père et je crains sa réaction.  

J’aurais apprécié aborder la question de mon père avant de le faire entendre à ma mère.

Mais ma mère jubile et prend la cassette des mains de Jack avant que j’ai pu le faire et la place dans le lecteur de la cuisine. Et ma voix se fait entendre.  J’adore tout ce qu’a fait Jack pour rendre mes chansons à leur version final. Elles sont magnifiques, bien entendues se sont les miennes, je vais les défendre mais les arrangements font toute la différence.

La seconde chanson terminé, le silence s’installe et j’attends le verdict. J’hésite à glisser ma main dans celle de Jack.

- Ta voix est magnifique, chérie. Les gens vont aimé tes chansons, ça ne fait aucun doute !

Trancha ma mère avant de se lever et de se diriger vers le réfrigérateur en sortir ce qui va composer notre repas de ce soir.

- Tu… as compris le sens, n’est-ce pas ? , j’ose le demander.

- Oui… Je me doutais bien, chica que tu n’allais pas là-bas uniquement pour chanter.  Tu compte le trouver ?

« Le » étant ici mon père, et parce que la porte est ouverte, je décide d’aller crever l’abcès immédiatement.  Et puis tant pis si ça tourne au vinaigre. Je n’aurai peut-être pas une autre occasion de lui en parler et Jack est là, il va savoir temporiser si jamais ça… dérape. Du moins j’espère.

- C’est fait. Je l’ai rencontré. Pas parlé mais, vue, oui. C’est le patron de Jack.  Jimmy Reed. C’est ça son nom, pas vrai ?

- Il y a des années… que je n’ai pas entendu prononcer son nom… Pourtant je l’ai en tête tous les jours que le Bon Dieu apporte.  Tu lui ressemble tellement, Olivia.

- C’est ce que les gens disent, en effet. Parait que j’ai son regard, son caractère aussi.


Ma mère se tourna vers Jack, son air officiel étampé sur le visage. Cet air qu’elle prend quand les choses sont sérieuses et qu’elle n’a pas l’intention de nous laisser rigoler plus longtemps. Du coup, je suis presque mal pour lui, ignorant ce que lui vaut l’honneur de ce regard.

- C’est à vous à veiller à ce qu’il ne la blesse pas à son tour. Sinon, c’est moi qui s’en mêlerai. Et cette fois, je ne me ferais pas déporter sans me battre !

J’ose rien ajouter. J’comprends pas trop ce qu’elle vient de dire mais cette fois, je n’hésite pas et je glisse ma main dans celle de Jack.  Parce qu’on fera front commun, quoi qu’il advienne. Je sais que le peux compter sur lui.

- Mamita… J’ai besoin de savoir…  Vous vous aimiez ? Il s’est passé quoi ? Pourquoi tu ne m’as jamais parlé de lui… ?  Je…

Elle lève la main pour m’arrêter de parler quand nous entendons la porte d’entrer ouvrir et la fratrie Cortez-Lopez entre en trombe dans la maison.

Je délaisse Jack pour aller serrer Enrique puis mes frères et sœurs.  J’ai l’impression que je suis partie depuis des siècles tant ils ont grandit et changés !  Mon beau-père vient serrer la main de Jack et, plus à l’affût peut-être de ses goûts, lui offre une bière en retirant le verre d’iced thea de devant lui.  J’crois qu’ils vont bien s’entendre ces deux là même si Enrique parle l’anglais avec un fort accent qui massacre parfois les mots.

J’ai pas toutes mes réponses mais au moins je sens que pour la première fois en 16 ans, ma mère est ouverte à la discussion.

- Au fait, il va dormir où, Jack ? , demandais-je curieuse.

- Dans le lit sous le mien Livia !, s’exclame Maximo, mon petit frère

J’en connais un qui va jouer aux p’tites figurines de Stars Wars de bonne heure demain matin !


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MessageSujet: Re: On The Road - A Tijuana's Story [PV Jack Perry & Mamita !][TERMINE]   Sam 5 Aoû - 17:58



On The Road – A Tijuana's Story
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J'avais terminé de répondre à la série de questions de la « mamita » de Livia en la rassurant quant à la photo que l'on pouvait voir dans L.A.People. Je ne savais même pas qu'on trouvait ce foutu torchon au-delà de la frontière. Mais ce n'était pas chose facile parce que non seulement, Maritza Cortez avait longtemps vécu à L.A. et connaissait donc L.A.People, et que Howard Stone, sur la photo, était connu à travers le monde... Mexique y compris...

Comment je m'en suis tiré ? En faisant passer la photo pour un coup médiatique... Juste avant de lui refiler les carnets de notes d'Olivia... Si la vie de la jeune fille n'allait réellement pas bien, comment pourrait-elle faire de tels résultats à l'école ?

En réalité, je me posais sincèrement la question... Et j'étais d'autant plus fier d'elle que Howard Stone n'avait pas réussi à faire baisser ses notes.

L'Iced Tea était excellent et je ne manquai pas d'en faire le compliment à Maritza. Cette femme était vraiment magnifique et ça ne m'étonnait pas que Jimmy Reed, alors même qu'elle n'était personne, soit tombé sous son charme... En imaginant qu'il y ait eu un tant soit peu d'amour dans tout ça...

Après avoir répondu à toutes les questions, Livia avait profité que sa mère reprenait son souffle pour demander où était le reste de sa famille. Sa mère lui répondit et affirma que quelqu'un serait aussi de la partie ce soir. Ignorant de qui il s'agissait, j'avais posé la question et appris qu'il s'agissait du grand-père de ma protégée qui, apparemment, ne portait pas les Américains dans son cœur.

-C'est pas grave, Livia... Ne t'inquiète pas...

Je disais ça, mais au fond, j'espérais quand même ne pas en prendre plein la tronche. Mais bon, on verrait bien à l'autopsie...

S'en suivit un échange entre la mère et la fille en espagnol. Ça me faisait vraiment bizarre de voir Livia parler dans une autre langue, surtout que celle-ci ne collait pas du tout avec son physique. Mais de ce que je pus comprendre aux regards et autres, Olivia n'était pas forcément contente de quelque chose... Probablement de la venue de son grand-père, j'en savais rien.

Je profitai d'une pause entre les deux filles pour brandir le single d'Olivia, histoire de calmer le jeu... C'était quitte ou double parce que les paroles des chansons pouvaient tout aussi bien allumer un véritable brasier...

Ce fut Maritza qui prit finalement la cassette pour la jouer et la voix d'Olivia emplit bientôt la pièce.

Je n'avais pas eu à ajouter grand chose et, surtout, je n'avais rien modifié aux bandes sur lesquelles on avait enregistré la voix de la jeune fille. J'avais juste multiplié celle-ci et ajouté des lignes instrumentales enregistrées par des musiciens de sessions de chez BSC.

Quand la deuxième chanson se termina, ce fut une explosion d'enthousiasme et non de colère, de la part de la mère d'Olivia, à laquelle on eut droit. Du coup, je me détendis et souris. Livia, elle, flippait à mort alors que sa mère sortait tranquillement de la nourriture du frigo. Tout un tas de choses qui me donnent déjà l'eau à la bouche.

Un dialogue naquit entre la mère et la fille... Sur un sujet qu'elles n'avaient probablement jamais abordé ou, tout du moins, pas aussi sereinement qu'aujourd'hui... J'aimais à penser que ma présence y était pour quelque chose... Ou que le single avait débloqué quelque chose entre elles. Si c'était ça, même si le single n'attirait pas l'attention de Reed sur sa fille, ce serait déjà une victoire.

Et évidemment, si Olivia, dans toute la naïveté de sa jeunesse, avait pu encore s'imaginer que sa mère ne se doutait pas qu'elle était partie à L.A. pour retrouver son père, Maritza n'avait jamais été dupe... Et j'avais eu l'impression, toutes les fois où je l'avais eue au téléphone jusque-là, que c'était justement ça qui lui faisait le plus peur.

Le nom du géniteur d'Olivia avait été prononcé, le point de non retour atteint. J'avais ma confirmation, si j'avais j'avais eu encore des doutes sur le lien de parenté entre ma protégée et mon patron... Et si les yeux de la mère d'Olivia s'étaient un peu perdus dans le vide, quand elle parla, je fus incapable de mettre un nom sur son émotion à ce moment-là... Impossible de savoir si c'était de la haine, de la nostalgie, de la peur, de l'amour... ou tout ça à la fois.

Maritza trouvait que Livia ressemblait à Reed. Et c'était ce que je pensais aussi. Comme le confirma Livia... Elle avait tout de Jimmy Reed, même s'il me semblait qu'elle était bien moins prétentieuse avec moi maintenant que lors de notre première rencontre. Ce qui, entre nous, n'était pas plus mal.

Mais quand les yeux bruns de Maritza se posèrent sur moi, ils auraient tout aussi bien pu être de glace... Je ne savais pas si elle aussi avait pu hériter ce regard de Reed. Mais ce fut l'effet que ça me fit au point que je me figeai sur mon siège.

Pour toute réponse, je hochai la tête... J'avais un million de questions à poser, maintenant. Qu'est-ce qu'elle entendait par « se faire déporter » ? Qu'est-ce que Reed lui avait fait ? Quels étaient les risques pour Olivia ? A quoi devais-je faire attention ?

Mais j'étais trop pétrifié et fasciné par son regard. Au point que je serrai la main de Livia, qu'elle avait glissée dans la mienne.

Ce fut Livia qui posa des questions à ma place. Mais on ne reçut aucune réponse et Livia se tut instantanément quand sa mère leva la main. Quelqu'un arrivait et apparemment, si Maritza était décidée à parler, elle voulait que cela reste entre nous. En tout cas, j'espérais que Livia aurait enfin les réponses qu'elle attendait lors de ce séjour.

Le reste de la famille d'Olivia déboula. Et c'était une famille nombreuse ! A se demander comment la mère d'Olivia pouvait encore avoir une ligne pareille... Je me demandais si Jimmy Reed avait conscience de ce qu'il avait raté...

Les frères et sœurs d'Olivia n'avait rien  à voir avec leur aînée et j'en fus pris d'encore plus d'affection pour Olivia en repensant qu'à un certain âge, j'avais moi-même eu des doutes sur mes origines, étant le seul blond de la famille Perry... Bien que me concernant, c'était juste que j'avais chopé un gène qui avait sauté une ou deux générations et non pas une histoire aussi étrange que celle de ma protégée.

Je me levai pour serrer la main du beau-père de Livia qui se présenta dans un anglais approximatif, mais suffisant pour que je puisse le comprendre. J'aurais su parler espagnol aussi bien qu'Enrique parlait anglais que j'aurais déjà été vachement content.

Il me proposa une bière et j'acceptai puisque, de toute façon, il m'avait retiré mon verre d'Iced Tea... On entrechoqua nos bouteilles et je goûtai... Y avait pas que de la bière là-dedans, mais aussi de la tequila et quand je fis la grimace, de surprise, à la première gorgée, Enrique rigola et je me pris à rire avec lui.

-C'est excellent, merci. Je m'y attendais juste pas.

Maritza, elle, embrassait ses enfants et rigolait avec eux. Une famille tout à fait normale... Où Livia semblait faire office, physiquement, de vilain petit canard...

Livia demanda où j'allais dormir et un tout petit môme tout brun était venu s'accrocher à ma jambe en disant, en anglais dans le texte, que j'allais dormir dans le lit en dessous du sien. J'ébouriffai les cheveux du petit en lui disant.

-T'as déjà tout prévu, toi!

Puis, regardant alternativement Maritza et Enrique.

-Je ne voudrais vraiment pas déranger. Où vous le décidez, ce sera bon pour moi. Le canapé me suffira, s'il faut.

Maritza m'invita alors à la suivre, disant qu'elle allait me montrer où dormait Maximo et que ce serait effectivement dans la chambre du petit que j'allais dormir. Aucun problème ! On pouvait dire que j'étais bien accueilli dans leur famille, malgré que je représente un peu L.A. et BSC, pour le coup...

En profitant qu'on était que tous les deux quelques instants, je glissai...

-S'il vous plaît, Maritza... Si c'est possible, accordez-nous, à Livia et moi, quelques minutes avec vous pour répondre à ses questions...

Je soupirai, un peu mal à l'aise à l'idée de la faire exploser.

-Vous me demandez de la protéger de Reed... Je ne peux pas le faire si je n'ai pas toutes les cartes en main... Pas plus que Livia ne peut continuer à évoluer à l'aveugle au milieu de Los Angeles. Des gens savent déjà... Reed sait déjà, Livia est persuadée qu'il l'a reconnue.

Il y avait Ricci... De ça, j'étais sûr... Et qui pouvait savoir ce que Livia, sous l'effet de la coke et/ou de l'alcool, avait pu dire à Stone ?

-Je ne sais pas comment était le Jimmy Reed que vous avez connu. Mais celui que je connais, en tout cas, à un gros avantage : c'est un gestionnaire d'informations qui voit les choses avec trois coups d'avance.

Elle acquiesça, acceptant silencieusement ma requête, bien que je voyais que ça lui ferait mal d'aborder le sujet.  Après quoi, on revint dans la cuisine, parmi la petite famille.

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Maritza Cortez


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MessageSujet: Re: On The Road - A Tijuana's Story [PV Jack Perry & Mamita !][TERMINE]   Sam 5 Aoû - 22:25



On The Road - A Tijuana's Story ft. Olivia & Jack




Il n’y a pas plus grande joie pour moi que de voir ma fille rentrer à la maison, même si ce n’est que pour l’espace de quelques jours. Dès que j’ouvre la porte pour l’accueillir, je ressens déjà les changements qu’a opérés Los Angeles sur ma chica Olivia.  Je ne pouvais malheureusement pas m’attendre à ce qu’elle s’y installe sans que cela n’arrive.

Le seul réconfort me vient de cet homme, son manager qui  s’occupe d’elle depuis peu. Je ne suis pas totalement rassurée, qu’elle mère le serait sans voir de visu le quotidien de sa progéniture ? Mais il me semble avoir une bonne tête sur les épaules et tenir mordicus à ce que ma fille reçoive une excellente éducation et ne manque de rien.

J’ai pu donc consentir, non sans une certaine hésitation, à lui signer une procuration faisant de lui ma voix officielle en ce qui concerne toutes décisions au sujet d’Olivia. De son éducation jusqu’à sa carrière. Il est mes yeux sur le terrain.

Toute la famille est donc en liesse quand j’annonce qu’Olivia s’en vient nous rendre visite. À commencer par Maximo qui demande tous les jours sans arrêt quand sa sœur reviendra. Le petit trésor à eu le cœur complètement crevé quand elle est partie. Puis Enrique, bien sur, qui a toujours été prit entre le rôle de beau-père dans lequel Olivia l’enfermait inconsciemment et celui de père dans lequel moi je voulais le voir.

Ce dernier a été plus que compréhensif en acceptant de me laisser seule à la maison pour l’arrivée de l’enfant prodigue. J’avais en tête que ma progéniture aurait probablement des questions auxquelles je m’étais refusé de répondre pendant trop longtemps.

Et c’est bien ce qu’elle fit quand, après une accueille ou je bombardais Jack Perry de questions en vrac et l’écoute du premier single d’Olivia, elle me demande si j’ai bien compris le sens « caché » de ses chansons. À moins d’avoir été victime d’un lavage de cerveau complet, il m’aurait été impossible de ne pas entendre les messages qu’elle lance à son père dans les paroles de ses chansons.

Je suis brutalement ramené en arrière de presque 17ans quand non seulement elle me confirme l’avoir rencontré, mais qu’elle prononce le nom de son père.  J’ai mal. Très, très mal mais je garde la tête froide et je sers plutôt un avertissement à Jack avant de mettre un terme à la conversation alors que le reste de ma fratrie entre dans la maison.

Ils ont tous bien hâte de revoir Olivia et je ne peux que les comprendre.

Jack sympathise tout de suite avec mon mari et Maximo est emballé de lui offrir le lit sous le sien.  Il est hors de question que je le fasse dormir sur le canapé ! Il est tout défoncé par trop de petits pieds qui ont sautés dessus et je paris qu’il doit y avoir l’équivalent d’une boîte de céréales caché entre les coussins. J’ai beau passer l’aspirateur aussi souvent que possible, mon canapé est officiellement devenu un distributeur de céréales !

Je me dirige vers la porte et je prends la valise de Jack et je l’invitais à me suivre pour qu’il voit la pièce où il dormirait.

La chambre de mon benjamin était une mine d’or de petites figurines en tout genre, spécialement celles de Stars Wars. Nous avions acheté un lit sur deux niveaux pour  y installer mon père mais, avec le départ de Sylvio pour le Honduras, nous avions pu offrir à mon père sa propre chambre.

- Voilà. Le lit sera confortable une fois que je l’aurai débarrassé de tous les jouets.
Je me retourne pour observer Jack, voir si l’endroit lui convient mais le manager de ma fille a plutôt besoin de ce petit moment où nous sommes seuls pour s’assurer que je puisse fournir à ma fille les réponses aux questions qui la tracassent.

- Vous me demandez de la protéger de Reed... Je ne peux pas le faire si je n'ai pas toutes les cartes en main... Pas plus que Livia ne peut continuer à évoluer à l'aveugle au milieu de Los Angeles. Des gens savent déjà... Reed sait déjà, Livia est persuadée qu'il l'a reconnue.  

Il n’y a pas à dire. Jack Perry à bien les intérêts de ma fille à cœur. Un peu trop ?  Mais sa requête est louable et je ne compte pas le décevoir. Mais il est si bien partie dans son réquisitoire que je ne me vois pas l’interrompre avant qu’il est fini.

- Je ne sais pas comment était le Jimmy Reed que vous avez connu. Mais celui que je connais, en tout cas, à un gros avantage : c'est un gestionnaire d'informations qui voit les choses avec trois coups d'avance.

Je reste silencieuse quelques secondes, en hochant de la tête.  Je ne contrôle plus rien de la vie de ma fille depuis la nuit où elle a quitté la maison. Je me dois donc de changer de tactique en lui donnant toutes les informations nécessaires.  Ainsi elle saura. Et se fera elle-même un portrait de l’homme qui pourrait prétendre au titre de père.

- Nous parlons bien du même homme, Jack.  Il a toujours été ainsi et le sera jusqu’à la toute fin. Si un jour il décidait de mettre le grappin sur Olivia et de revendiquer ses «  droits de père », vous verrez. Il lui fera miroiter l’impossible. Elle ne verra que lui m’est d’avis qu’il trouvera à vous éclipser totalement de sa vie bien que vous soyez à son emploi, si ce que Livia a dit est bien vrai. Olivia a beaucoup d’affection pour vous, ça se voit  qu’à la façon dont elle a glisser sa main dans la votre.  Il ne tolèrera pas d’être second dans la vie de Livia.

Des éclats de rires nous parviennent depuis le salon et je comprends que mon père vient lui aussi de rejoindre le clan Cortez – Lopez.  Je prends la main de Jack dans la mienne et je le fixe droit dans les yeux. Oh, jamais comme le ferait ma fille mais je sais que le contact se fait et que j’ai toute son attention malgré Maximo qui arrive en rigolant puis en s’accrochant de nouveau à la jambe de Jack. Mais mon fils ne parle pas anglais, alors j’ai encore quelques secondes pour vider ma pensée.

- Je compte sur vous pour lui tenir les deux pieds biens sur terre.  Je sais l’effet qu’il fait aux gens. Imaginez maintenant cet effet sur Olivia. Il en fera son petit chien savant et quand elle n’aura plus d’intérêt à ses yeux, il la brisera pour mieux la remplacer.  Vous verrez !

Enrique vient me trouve pour me prévenir que mon repas est sur le point de cramer si je ne vais pas au plus vite à la cuisine remuer les casseroles.  Je laisse donc Jack aux bons soins de mon époux et  de Maximo qui déjà, lui place dans les mains  de ses précieuses figurines.


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Olivia Hughes


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MessageSujet: Re: On The Road - A Tijuana's Story [PV Jack Perry & Mamita !][TERMINE]   Dim 6 Aoû - 1:48



On The Road – A Tijuana’s Story
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Depuis que je suis en âge de comprendre que je me questionne au sujet de mon père et jamais je n’ai obtenue la m oindre parcelle d’information à chacune de mes tentatives. Ce fut toujours de cuisant échec provocant la colère de ma mère.

Jamais je n’ai rêvé d’autant de franchise et d’ouverture de la part de ma mamita  que j’en ai eu aujourd’hui.  Elle me confirme ce que Monsieur Ricci m’avait affirmé quelques semaines plus tôt alors que je débarquais comme un chien dans un jeu de quille dans son bureau.

Jimmy Reed est bel et bien mon père.

J’en ai le cœur qui bat à toute vitesse au point ou je veux en savoir d’avantage mais ma mère met un terme à la conversation d’un geste de la main alors que le reste de la famille débarque dans l’euphorie la plus total et je comprends vite que j’en suis la raison.

Je ne m’étais jamais vraiment senti chez moi ici à Tijuana mais aujourd’hui, il m’apparaît évident que j’avais tord. Ils sont ma famille et tout ce que je n’ai jamais vraiment eu à moi. Il faut malheureusement s’éloigner pour le comprendre.

Maxim adopte immédiatement mon manager, ne le lâchant pour ainsi dire plus d’une semelle. Je m’assois par terre avec mes frères et sœurs partageant plusieurs étreintes et mon p’tit frère  caresse mes cheveux en pointant Jack.

Mouais, il a compris lui ! Jack et moi nous avons bien plus en commun que ce que Maximo, Rosalynn, Dayenara et moi pouvons avoir de ressemblance.  Mais là, tout de suite, je n’en ai rien à faire. Je suis simplement heureuse de les revoir.

La question de l’endroit où dormira Jack  me traverse l’esprit. Sachant qu’Abuelo demeure maintenant ici, j’imagine mal Mamita installer mon manager avec moi dans ma chambre et c’est alors que, répétant à mon frère ma question en espagnol pour qu’il me comprenne – il ne semble pas apprécier m’entendre parler une autre langue – il s’exclame joyeusement que c’est dans sa chambre que Jack dormira.

Ce que confirma ma mère en guidant Jack vers la chambre.  Je suis heureuse au moins qu’il ne soit pas forcé d’aller à l’hôtel. J’y serais allé si tel avait été le cas. Mais Jack semble emballé par l’idée, presque qu’autant que mon petit frère qui s’est trouvé quelqu’un pour jouer avec ses petites figurines. Pauvre Jack !

Ils mettent un temps à revenir de la chambre. Probablement qu’elle est sans dessus dessous et que Mamita se sent obliger de la ranger, s’excusant un millier de fois pour le désordre. Quand l’odeur alléchante du repas se faire plus présente, Enrique va les prévenir au même moment où Abuelo rentre du salon de bowling. C’est qu’il profite bien de sa retraite malgré sa santé fragile mon p’tit grand-père !

Je vais l’enlacer, heureuse de le revoir. Il prend le temps de bien me regarder et m’exprime son soulagement de ne pas me retrouver complètement métamorphosée en petite « puta americana »…

Son regard se tourne ensuite sur Jack et c’est précisément là que je retiens mon souffle. Abuelo le pointe du doigt en déballant son habituel speech anti américain dans un espagnol si rapide que moi-même j’en perds des bouts. En gros, il l’accuse d’être un capitaliste manipulateur, un adorateur de la gauche extrémiste et un mosca de mierda*.

- Traducir !, m’ordonne t-il

- Ben… En fait, Jack, mon grand-père… veut que je te dise que…  en gros, ce qu’il a dit c’est que…  tu as pas la bonne nationalité… ça pourrait se résumer à ça…

Si je pense me sortir d’un gros malaise,  Enrique lui est écroulé de rire et passe son bras autour des épaules de Jack pour l’amener à la cuisine ou mamita nous appel pour passer à table.  Et fidèle à elle-même, ma mère  nous a préparé un repas digne de ses origines !

Elle nous a fait son célèbre Tinga de pollo ainsi que des gordita. Il y en a pour nourrir  un régiment et nous mangeons avec appétit.  Et ça ne serait pas un vrai souper de Cortez- Lopez sans la célèbre blague de mamita qui veut que quand un invité termine son assiette, elle la lui remplisse de nouveau en disant «  Bah dites-le si vous n’aimez pas ma cuisine ! J’aurais appelé le traiteur au lieu de me tuer aux fourneaux ! » J’ai l’impression que je peux entendre l’estomac de Jack  se préparer au cataclysme mais quand nous éclatons tous de rire, même Abuelo, Jack semble comprendre qu’il est victime de sa trop grande gentillesse.

Après le repas, j’aide mamita à faire la vaisselle alors qu’Enrique part avec Jack à l’extérieur. J’imagine bien qu’il doit aller lui montrer son bébé. SA voiture de collection qu’il chéri plus que tout au monde.

Je profite du fait que je sois seule avec ma mère non pas pour relancer le sujet Reed mais pour demander ce qu’il advient de Sylvio que je n’ai pas vu, pour mon plus grand soulagement.  Étrangement, j’ai l’impression que ce sujet dérange plus  ma mère que celui de mon père.  Elle fini par m’avouer qu’elle s’en veut terriblement de ne pas avoir voulu me croire à l’époque, croyant que je ne cherchais qu’à  provoquer un éclatement familial.  Elle évite les détails mais je comprends qu’il a plié bagage et qu’il se trouve quelque part au Honduras et que mon beau-père lui a fortement conseillé de ne jamais tenter de revenir ici.

La vaisselle rangée, les gamins bordés, Jack rentré, je tombe de sommeil et je vais me coucher sans plus de cérémonie. Ça me fait tout drôle de me retrouver dans ma chambre.  Elle m’a manquée mine de rien !

J’ai dormi comme une vraie marmotte. Le lendemain matin, je me réveille  et je saute du lit, pressée de retrouver Jack.  J’veux aller dehors et lui faire visiter le coin. Et quelle ne fut pas ma surprise de le trouver assit à table, Maximo sur les genoux, entrain de « barvarder » avec… Abuelo ?  Il n’y a pas à dire, mon manager sait gagner les causes désespérées.

- Bon matin… t’as bien dormis ? , que je lui demande en me préparant un bol de céréale. Tu comprends vraiment ce qu’il te dit où bien tu fais que hoché de la tête de temps en temps à tout ce qu’il te dit ?

Ma question se veut sérieuse bien que je la lui demande en rigolant.
Ma famille bien qu’imparfaite m’a manquée. Beaucoup plus que je ne l’avais imaginé. Et c’est Jack qui m’a permis de m’en  rendre compte.

*
Citation :
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MessageSujet: Re: On The Road - A Tijuana's Story [PV Jack Perry & Mamita !][TERMINE]   Lun 7 Aoû - 15:59



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Une fois seuls dans la chambre du petit Maximo alors que les voix et les rires de Livia et ses frères et sœurs arrivaient jusqu'à nous, j'osai demander franchement à Maritza Cortez une entrevue, rien qu'à nous trois, durant notre séjour. J'argumentai ma demande par mes propres craintes à savoir que, sans savoir comment toute cette foutue histoire avait commencé, je ne pouvais pas aider Olivia. Pas plus qu'Olivia ne pourrait s'aider elle-même.

Je connaissais suffisamment Jimmy Reed que pour savoir qu'à l'heure où on parlait, mon patron avait déjà plus d'une longueur d'avance, quoi qu'il ait l'intention de faire au sujet de sa fille, si toutefois, il avait réellement envie de faire quelque chose. La seule avance que nous, nous avions, c'était le single qu'on venait de faire entendre en avant-première à Maritza, single qui sortirait officiellement à L.A. dès notre retour.

Mais même là, restait une inconnue : comment Reed allait-il réagir ? Allait-il seulement réagir ?

Je m'attendais à être interrompu par Maritza, à me faire clouer le bec ou à me faire insulter pour me préoccuper d'un passé qui ne me regardait pas. Mais non. Non seulement, la mère de Livia ne m'interrompit pas, mais en plus elle me laissa aller jusqu'au bout avant de prendre calmement la parole. Calmement, mais sur le ton de l'instinct maternel latino.

Si elle avait aimé Reed, dans ce discours-là, cela ne se ressentait pas. Elle ne le voyait que comme une menace pour sa fille, et même pour moi, par extension. Elle allait jusqu'à penser que Reed, si jamais il voulait un jour officialiser son lien génétique avec Livia, irait jusqu'à m'évincer tout simplement de la vie de la jeune fille pour avoir l'exclusivité.

Je savais Reed impitoyable en affaire... Mais je ne me doutais pas qu'il pouvait étendre ces caractéristiques à sa propre famille et agir avec eux comme avec des artistes appartenant à BSC...

Mais n'avait-il justement pas, à travers moi, fait de Livia une artiste de BSC ?

Je me mordis la lèvre inférieure malgré moi à cette pensée, mal à l'aise à l'idée que nous avions peut-être déjà un pied dans les sables mouvants.

Heureusement, je n'eus rien à répondre, car le tout petit Maximo s'accrochait à ma jambe en baragouinant des mots qui m'étaient incompréhensibles, et son père appelait Maritza pour un autre truc tout aussi incompréhensible, mais qui mit fin à la discussion...

Et je me retrouvais là, sans certitude qu'il y aurait une discussion ultérieure sur le sujet « Jimmy Reed ».

Ce fut un peu perplexe, donc, que je m'agenouillai au niveau de Maximo pour accueillir dans mes mains ces petits personnages qu'il semblait tant adorer. Une chance pour moi, à Tijuana, les personnages de Star Wars avaient les mêmes noms qu'à L.A. Le petit avait un don, par contre : celui de me changer complètement les idées...

C'était donc détendu que j'étais descendu avec Maximo me tenant par la main qu'il semblait ne plus vouloir lâcher.

Dans le salon, je fis alors la rencontre du grand-père de Livia... Le père de Maritza ou Enrique, impossible pour moi de savoir. En tout cas, une chose était sûre, s'il avait eu des flingues à la place des yeux, je serais mort dès qu'il avait eu posé les yeux sur moi.

Il déballa tout un discours en espagnol et pas besoin d'avoir la traduction pour savoir que ça devait pas être super gentil... Et ce fut la pauvre Livia qui fut tout de même obligée de traduire, ce qu'elle fit avec une diplomatie que je ne lui connaissais pas. Pour toute réponse, je lui servis un maigre sourire, plus mal à l'aise pour elle que pour moi...

Puis, j'avais soutenu le regard du grand-père, lui répondant dans ma propre langue (j'avais pas trop le choix, de toute façon).

-C'est pas comme si on pouvait choisir...

Ce fut Enrique qui sauva l'ambiance en se mettant à rire en me passant un bras autour des épaules. J'échangeai un regard perplexe avec Olivia, mais finis finalement par rire avec son beau-père.

On s'installa à table et, durant le dîner, j'évitai d'adresser ne fut-ce qu'une parole à Abuelo... Par contre, quand je parlais anglais avec Maritza, lui expliquant entre autres, quelles seraient les prochaines étapes concernant le single ou parlant un peu plus avant de Fairfax High School où Livia était scolarisée, je jetais de temps en temps un œil vers le grand-père... Et en quelques minutes seulement, je fus convaincu que l'enfoiré comprenait tout ce que je disais. Mais je ne fis aucun commentaire...

Après ma troisième assiette pleine de toutes les bonnes choses qu'avait préparées Maritza, je crus que mon estomac allait exploser. Mais ça n'empêcha pas la mère de ma protégée de me servir une nouvelle fois... Pas le choix, je fis honneur à cette dernière assiette avant d'implorer sa pitié...

Me mettant en main un verre d'un excellent pousse-café alors que je proposais mon aide à Maritza et Livia pour la vaisselle, Enrique affirma sur un ton semi-humoristique que c'était une tâche pour les femmes de la famille avant de m'inviter à venir voir une magnifique bagnole de collection à l'extérieur... On resta bien deux heures là à discuter bagnole comme on pouvait, comblant chacun nos lacunes dans la langue de l'autre par des gestes.

De temps en temps, je jetai un œil vers la fenêtre qui donnait sur la cuisine où je pouvais voir Livia et sa mère qui avaient l'air d'avoir une discussion sérieuse, peut-être sur Jimmy Reed...

Quand on rentra dans la maison alors qu'il faisait encore très agréable dehors, Olivia affirma tomber de fatigue et prit congé, embrassant chacun de nous avant de disparaître à l'étage... Je fis de même juste après... L'air de rien, tout ça n'avait pas été de tout repos, même si ça s'était extrêmement bien passé, tout bien considéré...

J'entrai doucement dans la chambre de Maximo, pensant l'enfant endormi... Ah ouais ? Tu rêves, mon vieux Jack ! Maximo était là, fin prêt ! Avec tout un décor monté afin d'affronter l’Étoile Noire ! Il tapa le sol pour m'inviter à m'asseoir à cette place là, en face de lui, ce que je fis. Il avait eu vite compris que s'il voulait que je fasse ce qu'il voulait, mieux valait communiquer par gestes et non avec des mots.

Il me glissa dans la main la figurine de Luke Skywalker... Et me montra bien que lui avait pris celle de Han Solo... Le tout en prenant entre ses petits doigts potelés une mèche de ses cheveux. Ah ouais... Pigé...

-T'es pas bête, toi hein... Ouais... Je suis blond comme Luke et t'es brun comme Solo... Juste.

J'avais dit ça en désignant mes propres cheveux et en hochant la tête pour signaler que j'avais bien compris. Puis, il me désigna en disant :

-Livia!

Je rigolai...

-Ouais... Comme Livia.

Livia n'avait-elle pas un instant cru elle-même que j'étais son père biologique ?

Jusque deux heures du matin, je combattis l’Étoile Noire en compagnie de Maximo, rigolant doucement et lui faisant « shht » de temps en temps quand il s'amusait tellement bien qu'il rigolait ou criait trop fort... J'avais aucune envie de me faire engueuler par Abuelo parce qu'on faisait du boucan...

Finalement, le petit qui devait avoir quelque chose comme trois ans à tout cassé, ou alors il était vraiment petit, s'endormit dans mes bras le pouce dans sa bouche... Et je mis pas longtemps à faire de même... Enfin, le pouce en bouche en moins...

Le lendemain, je fus réveillé par un Maximo de nouveau motivé pour un raid dans l'espace... On pris quelques figurines, dont Han Solo et Luke Skywalker, et on descendit à la recherche de céréales pour lui et de café pour moi (je n'avais toujours pas faim avec tout ce que j'avais englouti la veille)...

Une fois dans la cuisine, je fus accueilli par les insultes d'un Abuelo, assis à table, qui se fit rappeler à l'ordre par un petit Maximo aux sourcils froncés et à l'index furieux pointé sur son grand-père.

-¡Es mi amigo, Abuelo!

Interloqué, le grand-père la boucla le temps que je m'asseye. Maximo tendit alors directement les bras pour que je l'installe sur mes genoux. Surveillant son grand-père d'un œil, il se mit à jouer avec ses figurines devant lui.

A mon tour maintenant.

-Je sais que vous me comprenez, Abuelo.

Mon regard soutenait le sien qui était surpris.

-J'imagine que vous devez être le père de Maritza et, si c'est le cas, je crois savoir pourquoi vous haïssez les Américains.

Je secouai la tête et me désignai avant d'appuyer ces mots :

-Mais je ne suis pas Jimmy Reed.

L'homme soupira, sembla honteux de lui-même... Puis se mit à parler, en anglais dans le texte... Avec un fort accent, mais dans un anglais bien meilleur que celui d'Enrique, ce qui trahissait qu'il avait passé une partie de sa vie à Los Angeles...

Il me raconta alors dans quel état Maritza était revenue après que Jimmy Reed lui ait fait miroiter un avenir avec lui, une famille avec lui, un véritable amour... Désespérée, humiliée et enceinte...

A un moment donné, il s'était arrêté net, comme s'il ne voulait pas qu'on l'entende parler anglais.

Je sursautai quand Livia apparut derrière moi, à fond que j'étais dans l'histoire racontée par Abuelo.

-Salut Livia!

Maximo s'exclama de joie en voyant sa sœur :

-¡Jack es mi amigo, Livia!

Moi, je répondis aux questions de ma protégée, mais respectai le secret d'Abuelo.

-Ouais... J'ai bien dormi, après être venu à bout de l’Étoile Noire à 2 heures du mat'... Hein, Max... ? Et... on fait connaissance, ton Abuelo et moi... Dis-moi Livia ? Où est-ce que je peux trouver du café, s'il te plaît ?

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MessageSujet: Re: On The Road - A Tijuana's Story [PV Jack Perry & Mamita !][TERMINE]   Mar 8 Aoû - 14:24



On The Road – A Tijuana’s Story
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J’ai dormis comme un bébé cette nuit. J’ai cette sensation de légèreté dans le cœur suite à ma soirée retrouvaille mais aussi à cause de cette petite conversation que j’ai eu avec ma mamita au sujet de mon père. Je le savais, quand qu’elle ne l’admette que c’était bien Jimmy Reed.  Daniele Ricci me l’a dit mais la réaction de mon père avait confirmé mes doutes.

Étrangement, cependant, plus le temps passe, plus  je ne vois plus mon père, ou la potentielle relation que je pourrais avoir avec lui de la même manière.  Il me semble inaccessible et les nombreux commentaires peu élogieux sur lui ne font pas en sorte de m’aider.

Et y’a Jack qui comble très bien toutes les attentes que j’aurais pu avoir envers Jimmy. Et en plus,  je lui ressemble au point qu’à chaque fois que nous sortons quelque part, soit je passe pour sa fille, soit on lui dit que c’est mignon de trimballer sa petite sœur avec lui.

J’suis peut-être plus une Perry – de cœur – qu’une Reed – de sang – finalement…

Je me lève donc en m’étirant paresseusement puis je m’habille avant d’aller à la cuisine où je découvre Jack en compagnie de Maximo – pourquoi je suis pas surprise ?  - et de… Abuelo ?  Ce qui  ne manque pas de me surprendre, surtout qu’ils avaient l’air d’être en grande conversation tous les deux.

Je vais me servir un bol de céréales parce que je suis affamée – et en pleine croissance -  alors que Maximo, déjà débordant d’énergie m’annonce que Jack et lui sont devenus les meilleurs copains du monde.  

- 2 heures du matin ? Pas étonnant que tu veuilles du café

Je me tourne vers les armoires et j’en ouvre deux avant de trouvé un pot de café instantané à diluer avec de l’eau bouillante. J’suis pas fan de l’odeur du café en pot comme ça. Je trouve que ça sent trop fort alors que celui fait en cafetière, dans de vrai coffeeshop à de quoi éveiller les papilles surtout qu’ils le déclinent en tellement de saveur qu’au final, c’est plus tellement du café.

- Les tasses sont  juste là et je sais pas si tu y ajoutes du sucre ou du lait mais, le sucre, il doit déjà trainer sur la table et le lait, y’a que du lait d’amande parce que mamita est intolérante au lait.

C’est fou tout de même le nombre d’information inutile qu’on peut déblatérer en une journée. Celle là entre probablement dans le top 5 de toutes celles que je sortirai aujourd’hui.  Je sors donc le lait – pas de vache -  d’amande du frigo et  je le pose sur la table devant Jack et je mets de l’eau à bouillir.

- C’est fou parce que, l’espace d’une seconde, j’ai eu l’impression que vous parliez vraiment toi et mon grand-père.  Mais avant qu’il ne parle anglais, c’te vieil obstiné, il va pleuvoir des poules !

Abuelo à le regard fixé vers la fenêtre, probablement perdue dans ses pensées à réfléchir à de nouvelles insultes pour Jack.  La maison est tout de même tranquille. Probablement que mes parents sont partis au boulot et que c’est mon grand-père qui est chargé de jouer à la baby-sitter.

Qu’importe, j’engloutis mes céréales et une fois mon bol rincé dans l’évier,  je souris à Jack, prête à partir à l’aventure !  J’veux tout lui montrer et ça ne peut plus attendre. J’embrasse mon grand-père sur la joue et j’affronte le regard boudeur de mon petit frère à qui je vole son nouveau copain. Il s’en remettra !

Une fois dehors, nous remontons ma rue puis tournons le coin pour nous diriger vers le premier endroit que je veux faire découvrir à Jack. Il s’agit d’un petit parc, sans grand attrait  différent d’un autre mais c’est là que, la plus part du temps, j’allais écrire mes chansons accompagné de ma guitare.

Presque personne ne vient ici parce qu’il est désuet avec ses bancs vandalisés et des deux ou trois arbres dégarnis. Mais moi j’aimais bien m’y rendre parce que ce n’était pas loin de la maison et qu’en m’installant sur le banc  plus à l’ombre, je me trouvais à faire face aux États-Unis. À partir de là, mon imagination  s’emballait et je composais tout pleins de chansons.

- J’en ai noircis des pages ! Je jouais mes compositions, puis après, j’allais bruler mes notes dans la poubelle, là-bas.  J’crois même que c’est de ma faute si elle est dans cet état maintenant.
Je gardais jamais mes chansons.  Parce que je ne voulais pas que ma mère les trouve.

Nous continuons notre promenade jusqu’au garage d’Enrique et c’est là que j’ai ma seconde plus grande surprise, de tout mon cours séjour à la maison. Il y a une pancarte « Se Vende » devant et les vitrines sont placardées.

- J’comprends pas… C’est… le garage de mon beau-père.  Comment ça se fait qu’il est à vendre ?

Je délaisse Jack pour m’avancer sur le terrain, passant par-dessous la barrière et j’vais me coller le nez aux vitres pour voir à l’intérieur. C’est complètement vide. Y’a plus rien ! C’était la fierté de mon beau-père et il me semble que ça roulait plutôt bien les affaires.  Une note collée à l’intérieur de la porte vitrée attire mon attention et j’en comprends après lecture que le garage fait l’objet d’une vente après saisi.

- C’est la banque qui a fermé le commerce !

J’suis sans voix. Comment ça se fait que mamita n’a rien dit hier. Ils vivent comment maintenant ? Ma mère était réceptionniste ici et mon beau-père réparait et vendait les voitures… Ils sont où en ce moment ?  J’comprends plus rien !


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MessageSujet: Re: On The Road - A Tijuana's Story [PV Jack Perry & Mamita !][TERMINE]   Ven 11 Aoû - 19:47



On The Road – A Tijuana's Story
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Je n'avais rien à voir avec Jimmy Reed... Et si l'abuelo d'Olivia avait pu y croire jusque-là, il ne lui en fallut pas beaucoup pour le comprendre. Bon dieu, mais qu'avait fait mon patron à cette famille ? J'en appris un peu plus sur le chagrin profond de Maritza à travers les mots à l'accent chantant de son père, ce qui donnait un charme mystique à cette histoire qui n'avait pourtant rien de charmant.

Mais  si j'eus droit au récit des effets de cette rupture apparemment brutale entre la jeune latina et l'ambitieux entrepreneur, l'homme en face de moi ne semblait pas en connaître les causes. A l'entendre, c'était à croire que tout s'était fait du jour au lendemain, sans dégradation dans leur couple... Mais la réaction de Maritza, cette longue déprime dont il parlait, n'avait rien de celle d'une fille qui a passé une seule nuit de rêve avec un amant de passage... Non, c'était beaucoup trop profond, profond au point de toucher le cœur de son propre père et que les conséquences, encore aujourd'hui, ma protégée en payait les frais.

Je ne pus en savoir plus avant que Livia n'apparaisse et que sa seule présence cloue instantanément le bec de son grand-père... Probablement qu'il voulait garder cette image d'anti-américain qu'il se donnait... Ou que personne ici ne voulait laisser penser à Livia que la relation entre sa mère et son père biologique avait eu une telle importance dans la vie de chacun...

Sauf que ça, la jeune fille avait probablement commencé à le découvrir par elle-même, parce que sinon, elle n'aurait jamais fugué pour atterrir à L.A.

J'avais cependant respecté cet espèce de « secret » qui planait dans toute la baraque. Je ne comptais pas sur Abuelo pour lever le voile sur toute l'histoire, de toute façon, mais bien sur Maritza.

J'avais donc souri à ma protégée, vêtu seulement d'un short et d'un t-shirt que j'avais mis pour dormir, en lui affirmant que j'avais bien dormi après avoir combattu bravement en compagnie de son petite frère et que son grand-père et moi faisions connaissance, avant de lui poser une question des plus importantes : où était donc le café ?

-Ouais... 2 heures du mat'.

Je secouai un peu Maximo sur mes genoux qui se mit à rire.

-Et j'attends la mission suivante, hein, Maximo.

Le tout petit latino avait levé Luke Skywalker vers Livia, triomphant.

-Jack!

Olivia me servit tout ce qu'il fallait pour me donner un coup de boost afin de démarrer la journée, sauf la tasse que je pris moi-même, au grand dam de Maximo qui crut quelques secondes que j'allais l'abandonner là... Et j'eus bien vite fait de le reprendre sur mes genoux. Son grand-père, lui, semblait perdu dans ses pensées, les yeux rivés sur le jardin, par la fenêtre. Je comprenais mieux la haine que cet homme vouait à tout ceux qui pouvaient me ressembler de près ou de loin, ou plutôt, ressembler à Jimmy Reed... Et ce même si je ne saisissais toujours pas le fond de l'histoire.

Olivia souligna qu'elle avait vraiment eu l'impression qu'on avait une conversation, son grand-père et moi... Ouais... C'était parce qu'on en avait effectivement une... Et l'instinct de Livia ne la trompait pas.

Je bus mon café, Olivia mangea ses céréales, tout comme son petit frère à qui j'en préparai un bol bien qu'il joua avec ses figurines plus qu'il ne mangea. La jeune fille, elle, avait déjà tout prévu de notre parcours pour la journée et j'eus à peine fini mon café qu'elle me secouai limite déjà pour qu'on parte... Maximo, lui, voulait continuer notre aventure d'hier... Ils allaient finir par m'écarteler.

-Dans tous les cas, faut que j'aille me changer. Je vais sûrement pas sortir comme ça, sans avoir pris une douche, les petits gars...

Ce fut donc ce que je fis, en quatrième vitesse, après avoir passé le petit Maximo à son grand-père qui sembla emballé de pouvoir jouer avec son petit-fils.

Et finalement, Olivia et moi, on partit faire un tour. J'eus droit aux anecdotes liées aux premiers événements de la vie de la jeune fille. Tout ce qui avait fait d'elle qui elle était était ici, dans ce petit quartier relativement tranquille à deux pas du Géant Américain. Et j'avais bien l'impression qu'elle s'en rendait compte pour la première fois, maintenant qu'elle avait été voir si l'herbe était plus verte et plus intéressante ailleurs, et qu'elle avait constaté par elle-même que c'était loin d'être le cas.

Je l'écoutais plus que je ne parlais moi-même. Elle avait un certain style pour raconter les histoires. Elle partait parfois d'un détail parfaitement anodin qui par la suite prenait toute son importance. J'avais déjà vu cette façon de faire avant... Jimmy Reed le faisait. Des détours qui semblaient n'avoir ni queue ni tête, avant qu'il ne tourne le récit de façon à ce que l'importance de ce détour vous frappe en pleine poire.

C'était le petit parc qu'elle semblait apprécier le plus. Et pour cause : c'était là qu'elle avait composé ses premières chansons. Ce n'était pas rien, quand on savait où elle en était aujourd'hui, alors qu'elle était encore si jeune. Je la regardai, perplexe, quand elle me montra une poubelle noircie par les flammes...

-Pourquoi les brûler?

Ouais, c'était bizarre non ? Les garder sous clé ou quelque chose comme ça, ok, mais détruire son propre travail, c'était quand même extrême...

Du parc, on se dirigea vers le garage de son beau-père, Enrique, avec qui j'avais pas mal sympathisé la veille. Mais on était pas au bout de nos surprises, car on ne trouva que des portes closes. Et pour cause, la petite entreprise était à vendre. Je fronçai les sourcils, faisant le tour du bâtiment avec Livia avant qu'on ne trouve un avis... Auquel, fatalement, je ne comprenais rien puisqu'il était rédigé en espagnol.

Ma protégée s'exclama alors que c'était la banque qui avait saisi le garage et l'avait mis en vente, ce qui signifiait qu'il y avait eu faillite et ou dette, voire les deux... Mais ni Enrique, tout euphorique la veille, ni Maritza, pas même le vieil Abuelo, n'avaient laissé paraître quoi que ce soit lors du dîner...

Je regardais le papier sur la vitre, alors même que je n'y pigeai pas un seul mot qui y était inscrit. Je fis la moue...

-Je crois que tu vas avoir deux fois plus de questions à poser à ta mère...

Je soupirai, regardant ma protégée dans les yeux.

-Je pense qu'elle voudra bien te parler de ton père, Liv... Mais...

Je repensai à ce que le vieil abuelo m'avait dit plus tôt, ce qu'il m'avait raconté.

-Mais prend en compte que ça a peut-être été difficile pour elle... Que tes questions vont peut-être rouvrir une blessure qu'elle a mis du temps à essayer de guérir, ok ?... Et que son silence à ce propos vient peut-être de là. Même si c'est ton droit légitime de savoir... Pour ton père...

Je regardai autour de nous, le garage vide...

-Et pour ça aussi...

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MessageSujet: Re: On The Road - A Tijuana's Story [PV Jack Perry & Mamita !][TERMINE]   Ven 11 Aoû - 21:15



On The Road – A Tijuana’s Story
ft. Jack  and Mamita




Le parc me rappel de bons et moins bons souvenirs.  Je m’y étais réfugier à maintes reprises quand ça n’allait pas à la maison et c’est aussi ici que j’ai commencé à écrire mes premières chansons. Œuvres que j’ai préféré brûler plutôt que de garder.

- Parce que les garder, pour certaines, rendaient plus vrai ce qui m’avais poussé à les écrire. Tu sais, parfois on en dit des choses, sous l’effet de la colère… Et puis y’en a qui étaient vraiment pas bonnes, j’aurais pas voulu qu’on les trouve le jour où je serai célèbre !

En fait,  au tout début, plusieurs de mes chansons portaient sur mes interrogations à savoir si j’avais été adoptée avant que je comprenne qu’il en était tout autre et que j’avais bel et bien un père quelque part, mort ou vivant et que ma mère était  Maritza.  Beaucoup de mots empreint de colères avaient été couchés sur mes feuilles et je ne voulais pas non plus blesser ma mère, ni même mon beau-père et j’avais jugé préférable à l’époque de tout brûler. Par la suite, c’était devenu un exutoire.
Je sais que cela peut paraître étrange à comprendre mais moi, à l’époque, ça m’avait fait du bien.

Nous continuons notre exploration urbaine en dirigeant nos pas vers le prochain arrêt le plus proche, c'est-à-dire le garage de mon beau-père.  Enrique l’avait en fierté, plus que sa propre famille. Il y réparait des voitures de particuliers, en vendaient aussi mais surtout exposait  quelques rare petits bolides de collections.  C’était la prunelle de ses yeux et il y passait de longues heures à les astiquer.

Je peux donc vous confirmer que j’en ai eu les jambes sciées quand, arrivé devant la bâtisse, je constate qu’elle est à vendre.  Je n’attends pas Jack pour passer sous la barrière et d’aller me coller le nez à la vitrine.

Tout est vide et un papier coller de l’intérieur  mentionne une reprise de saisi.

Jack m’a rejoins et je lui pointe le papier sans penser qu’il ne saisirait pas un seul mot.  Je repense à ma mère hier, puis à Enrique.  L’Un comme l’autre respiraient la joie et rien n’aurait laissé supposé que le garage de mon beau-père ait eu des ennuis financiers.

- Oui… c’est le voyage des questions !

Ça me cause bien du chagrin. Parce qu’en plus d’essuyer un revers financier, mes parents s’inquiétaient pour moi. Ça dû être une horrible période  dont je ne me suis jamais douté. Je m’en veux maintenant  d’être partie.

Jack me parle doucement, m’expliquant que j’aurai surement les réponses à mes questions mais que je devais comprendre que tout ceci était difficile pour ma mère et que d’ouvrir une vieille blessure pour elle lui demanderait beaucoup d’effort.

J’hoche de la tête en me distançant du garage sans pour autant le lâcher des yeux.

- Ça va prendre combien de temps à ton avis avant que je puisse toucher de l’argent provenant de mon single ?

Peut-être que je pourrais… racheter le garage ?

Je soupire en prenant la main de Jack, et nous retournons à la maison. Le reste de l’exploration, ça ira à plus tard. Je n’ai plus tellement le goût de toute façon, ayant en tête que l’écriteau dans la fenêtre du garage.

Nous repassons de nouveau devant le petit parc  que nous retraversons et je vois, se dirigeant vers nous Juanita Gonzales et je ne peux m’empêcher de serrer plus fort la main de Jack. Faut dire que je n’y suis pas allé de main morte avec l’adolescente, lui ayant cogné la tête contre des casiers de mon ancien lycée.

En m’apercevant, j’vois un sourire plus ou moins sympathique se dessiner sur ses lèvres alors qu’elle n’est maintenant qu’à quelques pas.

- Et merde… manquait plus qu’elle !, dis-je surtout plus pour moi que pour Jack.

- Blanco Nieve ! Cómo estás ? Su tu novio ?*

- Estaba bien antes de verte. Si el es… Jack ! **


Je me retourne vers mon manager, plus que fière qu’il ne comprenne pas l’espagnol et surtout heureuse de voir la tronche de l’autre qui n’en revient pas mais ma main dans celle de Jack  lui prouve mes dires.

Je lui retourne son sourire hypocrite et je me garde bien de lui faire un doigt d’honneur avant de reprendre mon chemin avec Jack, et, une fois assez loin d’elle,  je pouffe de rire.  

- Elle a cru que tu étais mon p’tit ami !  Oh mon dieu ! Elle est toujours aussi con…stupide !

Ça m’a fait oublier quelques instants l’inévitable réalité qui nous attend. De voir la voiture déjà rentré alors que nous sommes en plein cœur de l’avant-midi est contraire aux habitudes de mes parents.
Je prends une grande inspiration.  

Je sens, je sais que ça ne sera pas facile.

Mamita est assise au salon avec Enrique et se dernier regarde le journal. Je les embrasse tous les deux avant de m’assoir sur le repose bien placé devant et le canapé et le grand fauteuil de sorte que je puisse les regarder tous les deux.

- [b] Je suis allé me promener avec Jack, question de lui montrer un peu le coin et, je pensais vous voir au garage…  Pourquoi ne m’avoir rien dit ?




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Maritza Cortez


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MessageSujet: Re: On The Road - A Tijuana's Story [PV Jack Perry & Mamita !][TERMINE]   Sam 12 Aoû - 3:30



On The Road - A Tijuana's Story ft. Olivia & Jack




Enrique et moi accueillons Jack comme un membre de la famille, ni plus ni moins. Je lui suis reconnaissante d’avoir prit ma fille sous son aile et de la guider au travers L.A. et ses nombreux pièges. Je sais combien la « grande ville » peut sembler attrayante vu au travers des yeux d’une adolescente. Mais la réalité en est tout autre quand on  s’y attarde d’assez près.  

Je parle par expérience bien entendu.

Jack profite du moment où nous sommes seul dans la chambre de Maximo pour m’offrir un touchant et solide plaidoyer concernant le questionnement  plus que légitime d’Olivia et je ne peux faire autrement que de me ranger de son avis.

Je dois ouvrir cette boîte de pandore et répondre aux questions de ma fille. Même si je sais que de le faire ne fera que mettre le compte à rebours en marche. Ce n’est qu’une question de temps avant que le Bastardo Gringo n’entre officiellement dans sa vie.

Et ce qu’il en fera ne dépend que de son humeur du moment.

Olivia sera blessée, ou promu au rang de princesse.  Mais l’un comme l’autre, elle ne sera plus jamais la même.  Elle sera Olivia Reed.

Nous sommes interrompus par Enrique et Maximo qui voit en Jack un nouveau modèle auquel s’identifier. Il le suivra comme une ombre jusqu’à la fin de son séjour ici. Je ne suis pas devin, mais c’est inscrit dans les astres !

Le repas est parfait en tout point.  J’excelle au fourneau, tant mieux ! Et tout le monde s’amuse bien en taquinant Jack et les assiettes que je lui apporte. Il est tout maigre, je me dois de le remplumer, le pauvre !

Et puis, vient le moment ou Livia nous embrasse avant d’aller au lit. Je reçois son baiser comme un don du ciel. Je ne pensais plus jamais revivre un tel moment. Je regrette les maladresses du passée… J’aimerais tant réparer et lui faire comprendre que tout ce temps, il n’était pas question d’elle… mais de lui.

Au petit matin, Enrique et moi quittons très tôt la maison. Plusieurs dossiers épineux nous attendent et c’est Abuelo qui est en charge de la maisonnée. J’espère de tout cœur qu’il ne mènera pas la vie dur à Jack !

Mais à notre retour, Je trouve mon père tranquillement attablé avec les enfants devant des livres et des craies d’aquarelles. Ils s’amusent en dessinant et, bien évidement, Maximo à représenté Jack en super héro !  Je crois que ce dessin sera affiché dans un bureau de L.A. !

Olivia et Jack sont sortit, qu’il me dit. Bien ! Elle doit en avoir profité pour lui faire visiter le coin. Enrique me regarde du coin de l’œil, l’air de vouloir me dire «  Elle va l’avoir vu ! » Oui, je m’en doute bien. Nous traverserons la rivière une fois les pieds dans l’eau !

Avec Enrique, nous nous installons donc au salon, épluchant les journaux à la recherche d’emplois. J’ai de la chance d’avoir pu me relocaliser assez rapidement dans un cabinet d’avocat. Mes études ne m’ayant pas permis de me rendre jusqu’à la cours, je peux néanmoins bosser comme secrétaire juridique et j’adore mon travail.

Mais Enrique piétine et s’impatiente devant le téléphone qui ne sonne pas.

- Va a encontrar un trabajo!*

La porte s’ouvre et je peux déjà prédire le sens que prendra la conversation. Non, je ne suis pas devin, je vous l’ai dit ! Appelez ça… l’instinct maternel…

Le garage. La faillite. Je soupire.

- Parce que ça ne te concernais pas, chica !  Nous avions des dettes et nous n’arrivions plus à rembourser les emprunts, surtout depuis l’agrandissement et toutes les rénovations.  Ce sont des choses qui arrivent.

En fait, Enrique à vu trop grand. Et, insolvable, il avait fait affaire avec des prêteurs usuraires puisqu’il ne pouvait plus aller à la banque.  Je ne pouvais pas dire à ma fille que l’argent du Bastardo Gringo à servit, un temps à tenir le navire à flot.

Je lève les yeux vers Jack. Un peu honteuse. Comment faire comprendre ça à ma fille. Cet argent était le sien, et je m’en veux. Mais en même temps, il a servit à assurer un certain confort à sa famille ainsi qu’à elle-même.

- Enrique se cherche un emploi, il en trouvera un et tout va rentrer dans l’ordre.

- Va a estar bien cariño**
, ajoute mon époux. [/b]

Enrique, je me dois de le préciser, a toujours été pris entre deux chaises en ce qui concerne Olivia. Dès sa naissance, il l’a aimé comme sa propre fille. Il n’a jamais fait de différence entre elle et ses frères et sœurs. Jamais.  Mais le combat interne que je mène chaque jour contre mon histoire de jeune fille l’a toujours involontairement un peu exclu. Enrique voulait depuis toujours que je parle a Olivia, que je lui explique, que je sois franche. Il n’a jamais accepté mes motifs mais les a toujours respectés.

Pour son plus grand malheur, il a toujours endossé le rôle du deuxième homme dans ma vie. Parce que depuis toujours, il partage mon cœur avec un fantôme. Et quand il a su qu’Olivia revenait à la maison, pour la première fois en 16 ans, il a osé  me confronter et me faire dire que nous en étions rendus à ce chapitre.

Ce n’est donc pas sans surprise que je le vois se lever, en me caressant doucement l’épaule puis, se diriger dans la cuisine, rassembler le reste de la troupe pour une sortie extérieur d’une durée indéterminé.

- Je…  Il n’y a pas de bonnes ou de mauvaises façons d’aborder un sujet qu’on aurait préféré taire à jamais.  Je voudrais seulement, Olivia, et Jack, parce que vous êtes là aussi,  enfin, je voudrais seulement te dire chica que je répondrai à tes questions. Mais qu’ensuite, ce que tu décideras de faire sera hors de mon contrôle. Et je ne souhaite en aucun cas que mes paroles t’influences. Je ne sais pas comment il réagira quand il te verra mais, fut une époque ou pour lui, ta naissance aurait été le plus beau jour de sa vie. Je ne saurais pas te dire, cependant, pourquoi ça a changé du jour au lendemain. Lui seul saura te le dire. Mais le geste qu’il a posé après ta naissance, celui d’envoyer mensuellement de l’argent pour subvenir à tes besoins m’ont prouvé qu’il n’avait pas mis un terme à notre relation pour les raisons qu’il voulait bien me faire croire.

Je l’ai connu, assez bien pour pouvoir prétendre ce genre de choses.  «  xx J.R. »ne renonce jamais.  Il n’abandonne jamais. Pourtant il m’a éjectée de sa vie comme on tire la chasse d’eau.  Et c’est bien la raison pourquoi je n’ai jamais fait mon deuil. Bien que je l’ai détesté à en être malade, jamais je ne l’ai oublié.


@ Billy Lighter


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MessageSujet: Re: On The Road - A Tijuana's Story [PV Jack Perry & Mamita !][TERMINE]   Lun 14 Aoû - 10:09



On The Road – A Tijuana's Story
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Pour Livia, écrire ses chansons avait rendu certaines choses plus vraies. Et je saisissais donc mieux la manœuvre de brûler ses textes. Elle crachait son venin puis faisait partir sa colère en fumée. Une bonne façon de ne pas exploser, en somme.

La visite n’était pas terminée et Livia, qui m’avait probablement vu fortement intéressé par la voiture de collection de son beau-père la veille, m’avait proposé d’aller voir le garage de ses parents. Pourquoi pas ? Sauf qu’on risquait pas de voir beaucoup de voitures étant donné qu’on put constater que le garage avait été saisi puis mis en vente par la banque, comme me l’annonça une Olivia atterrée par la nouvelle.

Les Cortez-Lopez géraient les secrets, apparemment, parce que rien, la veille, n’avait laissé entendre qu’aucun des deux parents de ma protégée n’avaient de travail.

Livia avait définitivement besoins de réponses à ses questions dont la liste ne faisait que s’allonger. Alors on décida de retourner chez elle. Et j’espérais qu’on allait tomber sur Enrique et Maritza parce que je voyais bien que la situation inquiétait l’adolescente au plus haut point, à raison.

Mais avant, je lui demandai d’être indulgente avec sa mère, tout du moins pour ce qui concernait son passé. Abuelo m’avait fait la description de l’état dans lequel Maritza était revenue à Tijuana, 16 ans plus tôt. Inutile de la brusquer, même si Livia avait plus que droit à ces réponses.

Ce fut main dans la main que nous retournâmes sur nos pas. Olivia me demanda alors quand elle toucherait l’argent de son single qui, entre nous, n’était même pas encore sorti officiellement. Je lui répondis sans détour, saisissant bien pourquoi soudain, ça avait une importance pour elle.

-Une fois le single sorti, je m’arrangerai pour que le mois suivant, tu perçoives ta part.

Je la regardai tout en continuant à avancer.

-Mais ne rêves pas trop, Livia. Ce que tu gagneras sera à peine de l’argent de poche. Je ne vais pas te mentir, ma belle : tu es encore une inconnue, à L.A. et on ne pourra compter que sur la presse et les diffusions radio pour te faire connaître dans un premier temps. Et cette promotion coûtera, dans un premier temps, probablement plus cher que ce que le single va rapporter.

Je ne lui avais jamais caché ce fait. Je le lui avais expliqué dès qu’elle m’avait affirmé que Dom Holder disait percevoir 75% du chiffre d’affaire de ses albums. Je ne savais pas ce que Daniele avait fait miroiter à ce môme, mais si c’était le cas, BSC serait en faillite depuis longtemps.

-Je suis désolé… Je sais que tu voudrais aider tes parents… Un jour, peut-être, mais ce ne sera pas pour tout de suite.

Alors qu’on traversait à nouveau le petit parc, on croisa une jeune fille et je sentis la main d’Olivia se serrer sur la mienne. Aucun doute que c’est pas le grand amour entre ces deux-là et pourtant, elles se saluèrent et échangèrent quelques mots. C’était un truc que je n’avais jamais compris chez les filles : elles s’aiment pas et, plutôt que de s’éviter, elles se confrontent… Faudra un jour qu’on m’explique.

Je ne compris pas un mot de ce qu’elles se racontèrent, sauf mon prénom… Et j’avais aucune idée de comment on disait « manager » en espagnol…

Quand l’autre jeune fille se tourna vers moi avec les yeux écarquillés, je ne pus que lui sourire… A défaut de pouvoir dire ou comprendre quelque chose…

Ce n’est qu’une fois qu’on se fut éloigné un peu que Livia se mit à pouffer de rire en m’expliquant qu’elle avait fait croire à la jeune fille que j’étais son petit ami… Je fis la grimace et secouai la tête, désapprobateur… Si elle continuait comme ça, j’allais être aussi bien vu qu’Howard Stone…

-T’es incorrigible, Liv… T’as vraiment envie que je me retrouve en taule ?

Parce que c’était ce qui risquerait de m’arriver si quelqu’un se mettait à croire aux dires d’Olivia. Parce que c’était ce qui pendait au nez de Stone si jamais je décidais d’en parler aux flics.

Parce que si, aux yeux des filles de son âge, Livia pouvait passer pour hyper classe de sortir avec un homme adulte et non un autre adolescent boutonneux, vu dans l’autre sens, c’était juste malsain.

Je soupirai…

-Je préférais largement quand tu me faisais passer pour ton père…

On arriva finalement à la maison de Maritza et Enrique et trouvâmes les parents de Livia plongés dans les journaux, à la recherche d’un travail. Livia embrassa chacun d’eux… Avant de s’asseoir face à eux dans un fauteuil. Je clignai des yeux, choqué par les flashes qu’elle me faisait avoir parfois… Parce que cette posture, d’où elle pouvait voir tout le monde, ce regard décidé… J’avais déjà vu ça.

Et elle n’y alla pas par quatre chemins… Heureusement que je lui avais dit d’y aller mollo.

Comme si c’était naturel, je me tenais debout, à côté d’elle, légèrement en retrait, sans me rendre compte que si elle avait une posture à la Reed, je prenais par instinct celui d’un garde du corps… ou d’un majordome…

C’est Maritza qui répondit aux premières interrogations de sa fille. Une histoire plutôt classique, de la mauvaise gestion… Je connaissais ça, ayant essayé moi-même de monter une boîte de production avec des amis une fois mes études de marketing terminées. Monter une entreprise, c’est plutôt facile et amusant, la gérer, c’est une autre question… D’où l’intérêt de travailler pour BSC : j’avais tous les avantages sans avoir les inconvénients.

C’était donc un regard très compréhensif que je posais sur Maritza Cortez.

Enrique, lui, après avoir partagé un geste d’affection avec son épouse, s’en alla à la cuisine pour rassembler le reste de la famille et sortir. Mon cœur accéléra le rythme… ça y était… Nous étions seuls avec Maritza et ma protégée allait enfin obtenir les réponses qu’elle voulait. Même si je ne voyais pas très bien le rapport entre le garage, la faillite et mon patron.

La mère de Livia se mit à parler et j’avais l’impression de pouvoir l’entendre se déchirer de l’intérieur. Son introduction était sans équivoque : une fois Livia en possession de ces informations, Maritza n’aurait plus aucun contrôle sur ce que sa fille en ferait.

Je me rendis compte assez vite que Maritza elle-même avait plus de questions que de réponses concernant son histoire avec Reed. J’étais même bouche bée en l’entendant dire qu’elle n’avait aucune idée de pourquoi tout s’était terminé entre eux, du jour au lendemain.

… ou peut-être pas… Reed avait gardé contact. Il avait envoyé une sorte de pension alimentaire pour Livia…

Je secouai la tête, comme si ça pouvait remettre les choses en place… Parce que ça n’avait ni queue ni tête, cette histoire !

Je posai la première question qui me vint à l’esprit…

-Et qu’est-ce qu’il vous a fait croire ?

Ouais… Quelles étaient les raisons qu’il avait données pour mettre un terme à leur relation ?

@ Billy Lighter


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Olivia Hughes


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MessageSujet: Re: On The Road - A Tijuana's Story [PV Jack Perry & Mamita !][TERMINE]   Lun 14 Aoû - 19:47



On The Road – A Tijuana’s Story
ft. Jack  and Mamita




Mon single est remarquable ! Mon manager le dit et même ma mère, qui en a saisit le véritable sens, l’affirme. Je suis certaine que ce n’est qu’une question de temps avant de voir l’argent rentrer et ainsi, je pourrai racheter le garage de mon beau-père. C’est simple comme bonjour dans la tête.

Seulement, Jack à tôt fait de me ramener les pieds sur terre. Bien que  je veuille utiliser cet argent pour aider ma famille et que l’acte en lui-même se veut parfaitement louable, je ne toucherai pas de quoi  me payer quelques fringues. Tout au plus un paire de chaussure.

Un jour, j’en aurai les moyens. Mais pas maintenant.

Et c’est pas l’approche de Juanita qui va m’enlever de ma morosité. Quoi que  la façon dont je la retourne m’enchante et je jubile presque de la voir s’en aller, piochant dans le gravier.  Ma satisfaction est cependant de courte durée car une fois que j’explique à Jack la raison de ma soudaine jubilation, de nouveau, il me fait revenir assez rapidement sur le plancher des vaches.

- Je te demande pardon… J’ai pas pensé à ça. Elle l’a supposé d’elle-même et je n’ai pas vu l’utilité de la contredire sur le moment.  Mais je suis presque certaine qu’elle ira le raconter à personne ! Elle doit crever de jalousie et voudrait pas paraître moins intéressante, surtout pour m’avantager moi… Mais tu as raison, c’était pas ma meilleure idée… j’te demande pardon.

J’ai pas que besoin d’apprendre à marcher, il semble. J’dois aussi apprendre à réfléchir au-delà de ma satisfaction personnelle.  C’est pas gagné d’avance !

À la maison, la voiture de mes parents dans l’allée me laisse deviner que, non seulement ils ont perdu le garage, mais n’ont  carrément plus de job ! Et cette dernière hypothèse est encore pire que tout le reste.

Il faut vraiment que je trouve une façon de gagner du pognon et en quatrième vitesse !

Je les trouve installés au salon, journaux sur les genoux, puis, leur regards passent sur moi et, c’est immanquable, ma mère sait lire en moi comme un livre ouvert. J’entre dans le vif du sujet et je les sens, lui comme elle, sur la défensive. En somme, des histoires de grandes personnes. J’imagine que je n’ai pas le choix d’avaler la pilule et de les laisser gérer ça.

Enrique replis le journal qu’il tient à la main puis se lève et sort avec le reste de la famille.

Ça y’est. C’est « le » moment que j’attendais et que maintenant, je redoute.

Mamita a un tout autre ton de voix. Je la sens fragile comme jamais avant. J’en déglutis avec difficulté, me sentant moi-même sur le point de craquer. De ce que je comprends, mon père et ma mère ont vécu une histoire, courte ou longue je n’en sais rien, et qu’ils voulaient des enfants, on du moins qu’ils en ont rêvés mais que, du jour au lendemain, il a changé d’avis et je déduis que ça implique que sa relation avec ma mère à prit fin à ce moment là.

Tout ça n’est pas clair. Quand je suis née il aurait commencé à verser de l’argent pour moi dans un compte.  Je savais que ma mère et Enrique formaient un couple au moment de ma naissance, donc que mes parents, la version  Maritza-Jimmy, s’étaient  laissés durant la grossesse de ma mère. Je ne savais seulement pas à quel moment.

- Quand lui as-tu dit que tu étais enceinte, mamita ?

Ouais parce que s’il l’a largué en apprenant ma venue, ça ferait de lui une ordure première catégorie.
- Il a cherché à savoir ? Il t’en avait parlé de l’argent ? Et quand je suis née ? Il a demandé à me voir ?

Ça tourne dans ma tête. Ma mère me donne des informations sans pour autant m’en donner. C’est des moitiés de réponses. Des demi-espoirs. Et Jack, debout à mes côtés, poursuis mon propre questionnement en enchaînant exactement là où je voulais en venir.

Qu’à donc fait croire mon père à ma mère pour mettre un terme à leur relation ?


@ Billy Lighter


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MessageSujet: Re: On The Road - A Tijuana's Story [PV Jack Perry & Mamita !][TERMINE]   Lun 14 Aoû - 19:49



On The Road - A Tijuana's Story ft. Olivia & Jack




Avec Enrique, nous avions quitté la maison assez tôt ce matin. Bien que j’ai prit quelques jours de congés au cabinet d’avocat pour lequel je travail,  je devais m’y rendre pour faire des photocopies du curriculum d’Enrique.

Si j’ai pu me retrouver rapidement du travail, il n’en va pas de même pour mon mari qui essuie refus après refus.  Son moral comment à s’en ressentir.  Heureusement que la visite d’Olivia lui change les idées. Tous les moyens sont bons pour changer le mal de place !

J’avais espéré cependant que la visite extérieure de Jack et Olivia soit un peu plus longue et surtout, qu’ils ne passent pas par le garage. Question d’évite des tracas additionnels. Mais ça aurait été mal connaître ma fille. Nous le savions avant même qu’elle ne soit arrivée à Tijuana qu’elle se rendrait au garage.

Quand elle se place devant son [beau] père et moi, des points d’interrogations dans les yeux, je lui explique sans détour que des problèmes financiers découlant de projets trop ambitieux nous avaient conduis devant l’inévitable. Les «  Tijuanenses » n’ont pas les moyens de faire réparer leur bagnoles, encore moins de s’en acheter une de collection. Et je n’allais certainement pas confier à Olivia que l’argent du Bastardo Gringo servait à tenir le commerce à flot.

Argent qui, maintenant, était versé à Jack pour subvenir aux besoins d’Olivia.  L’argent partait donc de Los Angeles, des poches de Jimmy,  pour venir dans le compte ouvert pour Livia par ce dernier il y a 16 ans de cela, pour retourner à Los Angeles par mes bons soins, dans un autre compte pour Olivia, géré par Jack ! De l’argent tout propre !

Quoi qu’il en soit, je ne compte pas m’étaler sur les problèmes financiers puisque, malgré se difficile revers,  nous vivons bien avec les revenus de mon nouvel emploi et que je suis persuadée qu’Enrique trouvera également un emploi.

Et, profitant que nous soyons seuls tous les 3, et que de toute façon je n’ai aucun doute qu’Olivia allait diriger la conversation  sur ce sujet, je décide de la devancer et de parler de son père.

Que je le veuille ou non, Olivia a toujours eu plus de Reed dans le sang que de Cortez. Tout, tant dans sa façon d’aborder les choses que dans son regard, en passant par ses réflexions ou même sa posture, trahi ses gênes paternel. Et qu’il le veuille ou non, Jimmy Reed lui-même ne pourra jamais la renier. Si on connait le père, il n’y a qu’à regarder la fille pour deviner. Ils sont identiques en tout point.

Inévitablement, de voir ma fille assise devant moi, Jack à ses côtés, ne me facilite en rien la tâche. Je me sens revenue 16 ans en arrière alors que Jimmy se dressait devant moi, me sommant de ramasser mes affaires et de quitter la ville.

16 ans et je n’en suis toujours pas remise. Se remet-on vraiment, en même temps, de l’effet Reed ?

Et des questions, ma fille, elle en a !

Je ne sais pas par où commencer. Ni ce que je peux ou devrais lui dire. Alors j’y vais comme je le sens.  Je m’étais su souvent pratiquer à éviter ou refuser ses questions, si bien que jamais je n’avais envisagé la possibilité de lui répondre.

C’est maladroit et ça ne fait qu’engendrer encore plus de questionnement.

- Je lui ai dit pour toi quand je l’ai appris. À ce moment là, c’était déjà fini entre nous et j’étais revenu ici, à Tijuana. Je suis désolée de te le dire mais non, il n’a jamais demandé à te voir ni demandé de tes nouvelles. Je lui ai écrit pour lui annoncer ma grossesse. Ma lettre n’a pas obtenu de réponse. Ni celle où j’ai joint une photo de toi à ta naissance. Non plus les  deux ou  trois autres. Pour celles-là, je dois dire que je me suis contenté de lui envoyer une photo de toi. J’avais espacé les envois de plusieurs années.

J’en ai le cœur qui se déchire à chacune de mes paroles. Je ne trouve rien de mieux à faire que de torturer le bas de mon chemisier que je roule et déroule entre mes mains alors je fuis le regarde de ma fille.

Ce ne doit pas être évident pour elle non plus se savoir que l’homme qu’elle a idéalisé toute sa vie n’a jamais  chercher à la connaître.

- L’argent est venu immédiatement après la lettre avec ta photo au moment de ta naissance. À partir de là, il a versé mensuellement sans jamais oublier un seul mois de l’argent pour subvenir à tes besoins. C’est ce qui m’a fait toujours douter de ses réelles intentions vis-à-vis de notre rupture et, bien sûr, à ton sujet. Il aurait pu simplement ne rien faire.

Il me semble que c’était encore hier que je me réveillais dans les bras de celui qui resteras à jamais – et bien malgré moi - l’amour de ma vie et que notre bonheur si parfait basculait. Je peux entendre encore chacune de ses paroles.

« Comme je l'ai dit, on a passé du bon temps. Je me suis bien amusé. Mais maintenant, j'ai un empire à construire et je ne peux pas m'encombrer d'une femme dont la simple provenance entachera mon image.[…] Tu es une latina, ce qui n'arrange rien. Tu n'as pas les capacités pour y arriver. C'est impossible. »

Je peux l’entendre encore me hurler de faire mon sac.  La brutalité avec laquelle il m’a empoigné pour me forcer à rassembler mes affaires. Je ressens encore le trou qui s’est formé à ce mo ment là dans mon  estomac. La mollesse de mes jambes quand il me fit grimper à l’intérieur de la voiture.  Et le dernier souvenir que j’ai de son visage. J’aurais juré, l’espace d’une toute petite seconde qu’l avait hésité à ouvrir la portière et me dire que tout ceci n’était qu’une mauvaise blague.

Mais il ne fit rien.  Il n’en a jamais eu l’intention.

- Et qu’est-ce qu’il vous a fait croire ?

J’en ai presque oublié la présence de Jack dont la voix me ramène à l’instant présent.  Je secoue la tête et me racle la gorge en toussotant pour m’éclaircir les idées.

- Qu’il ne m’aimait pas. Que je n’avais été qu’un passe temps pour lui et que le moment était venu de construire son empire.  Une femme de ma classe sociale était une épine pour ses ambitieux projets.  Sur le coup, j’ai été trop bouleversée pour  le secouer et lui faire lâcher le morceau.  Mais encore aujourd’hui, je demeure persuadée qu’il y avait une toute autre raison.  Laquelle ? Je n’en ai aucune idée. Je le sens, c’est tout.  

J’ai soif. J’ai besoin de boire quelque chose et surtout,  reprendre le dessus sur mes émotions. Je me lève donc pour me rendre à la cuisine et je prends tout mon temps pour préparer de quoi boire pour nous trois. Je reviens au salon, posant un plateau sur lequel j’ai placé un sprite pour Livia, une bière pour Jack et un grand verre d’eau glacé pour moi.

- Notre relation à durée un peu moins d’un an. Elle fut intense et riche en rebondissement. Ton père avait le don de me maintenir sous son charme, Livia. C’était un bonheur sans nuage. Pas le moindre petit accro.

Je les regarde tous les deux sans vraiment les voir. Le visage de Jimmy s’impose dans la tête et je ne vois que lui.


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MessageSujet: Re: On The Road - A Tijuana's Story [PV Jack Perry & Mamita !][TERMINE]   Mar 15 Aoû - 17:20



On The Road – A Tijuana's Story
ft. Olivia Cortez


Fut un temps pas si lointain que ça où Olivia Cortez aurait balayé d’un revers arrogant de la main et ma remarque concernant le fait que ce n’était pas une excellente idée de faire croire aux gens que j’étais son petit-ami, et le fait qu’elle ne gagnerait pas aussi rapidement de l’argent qu’elle ne le pensait. Et bien ce temps-là était révolu.

Je m’en venais un peu mal de lui dire que ce ne serait pas si simple de tirer ses parents d’affaire qu’elle ne le pensait en ayant un seul single à son actif… Sans compter que ce n’était pas vraiment à elle de s’occuper des problèmes financiers de ses parents. Pas encore. Pas si jeune. Elle avait avant tout sa vie à construire et aussi frustrant que ça pouvait être, avant d’aider les autres, elle devait s’aider elle-même. Et pour ça, alors qu’elle avait choisi de vivre à L.A., tout l’argent dont elle pourrait bénéficier était le bienvenu.

Et si, suite à mon relativisme quant à sa future fortune, elle ne prit qu’un air contrit d’impuissance, j’eus carrément droit à de plates excuses concernant le fait de me faire passer pour son petit-ami. Je finis par lui sourire et hausser les épaules :

-De toute manière, pense à ça, la prochaine fois : plein de fille de ton âge ont un petit ami. Combien ont un manager selon toi ?

Alors tant qu’à vouloir se vanter de quelque chose… Même si ledit manager était pas Daniele Ricci ou Timmy Evans, c’était déjà pas mal, pour une jeune fille de 16 ans à peine…

Ce fut finalement chez elle qu’on retrouva ses parents plongés dans les petites-annonces. Et en seulement quelques minutes, Olivia installée comme une reine dans un des fauteuils, moi légèrement en retrait, tout le monde fut dehors et ne resta plus que Livia, Maritza et moi… Tout ça était teinté d’une forme de dramatisme bizarre… Personne n’a été tué et pourtant, j’avais cette impression que l’histoire qui a lié Maritza et mon patron était glauque.

Sinon, pourquoi cacher l’identité même de son géniteur à sa fille ? Aussi difficile à digérer ait été la rupture ! Ca restait une rupture, non ?

L’introduction fut donnée par Maritza… Et elle parla d’informations, de réponses qui, une fois données, échapperait à son contrôle tout comme les actes d’Olivia elle-même. J’avais déjà entendu parler de la sorte, j’avais déjà entendu quelqu’un considérer l’Information avec un grand « I » tant comme une arme que comme la clé du pouvoir…

Jimmy Reed… J’entendais Reed au travers de Maritza, avec 16 ans de retard. Sauf que Reed n’avait pas peur de l’information, il la gérait… Ce qui ne semblait pas être le cas de la latina en face de nous qui, avec l’adolescence de sa fille, avait vu toutes les informations qu’elle avait en sa possession lui échapper au goutte à goutte… Par bribes…

Pouvait-il en être autrement quand c’était la fille de Jimmy elle-même qui avait commencé à chercher, et trouver, ces informations ?

Maritza me donnait cette impression, alors qu’Olivia posait ses premières questions, de répondre uniquement parce qu’elle était fatiguée de se battre alors qu’elle savait que le combat était perdu d’avance, plus que par réelle envie qu’Olivia ait le fin mot de l’histoire…

Sauf que le fin mot de l’histoire… Et bien personne ne semblait l’avoir, pas même Maritza Cortez. Je finis par m’asseoir sur l’accoudoir du fauteuil qu’occupait ma protégée. Il y avait énormément d’informations et Maritza semblait s’y perdre un peu elle-même. Sa voix tremblait et elle avait l’air déboussolée comme si tout ça s’était passé hier. Aucun doute que c’était en grande partie cette blessure douloureuse qui l’avait retenu d’en parler jusqu’à maintenant.

Mais Livia ne lui laissait plus le choix. Ses questions étaient directes.

On eut donc droit à un résumé brouillon de la relation Reed-Cortez qui s’était terminée alors que, si je comprenais bien, l’homme d’affaire ne savait pas que Maritza était enceinte. Mais que lorsqu’il l’avait su, il avait commencé à verser de l’argent, tous les mois, sans jamais oublier.

-Les 700$... C’est de là qu’ils viennent.

Ma question suivante tendit à en savoir plus sur la forme que sur le fond, par contre. Quelle était la version officielle de Reed, puisque Maritza était tellement persuadée que celle-ci n’était pas la bonne ?

Une fois qu’elle eut répondu à ma question, Maritza se leva et se dirigea vers la cuisine. Anticipant une Olivia, que je commençais à connaître et dont j’étais persuadé qu’elle allait se lever pour coller aux basques de sa mère afin de lui poser encore plus de questions, je posai ma main sur la sienne pour la retenir de bouger de là. Maritza avait besoin d’une pause, de respirer et de boire. D’ailleurs, elle revint avec un plateau contenant à boire pour nous trois.

Maritza répondit à une dernière question concernant la longueur de sa relation avec Reed. Les yeux écarquillés, j’avais répété à sa suite…

-Un peu moins d’un an…

Jimmy Reed, pour ce que je savais de sa biographie plutôt populaire, n’avait jamais eu de relation avec une femme aussi longue. Jamais. Il avait eu et avait encore une flopée d’amantes, récurrentes ou non, la dernière en date semblant être Apolline Mclagan. Mais nulle part, et pourtant, j’en avais lu, des bio, il n’était question de Maritza Cortez ou d’une relation aussi longue…

J’avais pris ma bière et profitai d’un peu de calme où tout le monde buvait et récapitulait un peu le tout sans sa tête pour faire un rapide calcul. Puis, je pris la parole, doucement…

-Si je ne me trompe… Votre relation a donc commencé en 1964… Jimmy Reed avait alors… 18 ans, quelque chose comme ça. Pas encore patron de BSC, mais déjà connu du fait de sa filiation avec Charles Reed…

Je me frottai les yeux, réfléchissant à au moins 1000 à l’heure pour poser les bonnes questions. Mes informations à moi, je les tenais de L.A.People, Guitar&Pen et autres journaux et je recoupais le tout avec les informations données par Maritza.

-Ses frasques… Enfin, les articles sur ses frasques, avec les femmes, je veux dire… Ne commencent à apparaître dans la presse que vers 1966… Mais avant ça… Rien hormis des coups d’éclats Ricci-Reed… Et dieu sait que personne n’échappe à L.A.People. Surtout pas quand il s’agit de savoir qui couche avec qui… Sauf votre respect…

Je regardais Maritza d’un air interrogateur…

-Alors moi, j’ai une question… Qui étiez-vous alors pour attirer l’attention de l’hériter de BSC... ? Et comment Reed et vous avez su rester hors radars pendant presque un an ?

J’avais l’impression que les réponses allaient amener d’autres questions… Et que ça n’allait jamais finir… Et qu’au bout du compte, on aura remué beaucoup de merde pour pas grand-chose…

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MessageSujet: Re: On The Road - A Tijuana's Story [PV Jack Perry & Mamita !][TERMINE]   Mer 16 Aoû - 6:05



On The Road – A Tijuana’s Story
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« Je suis désolée de te le dire mais non, il n’a jamais demandé à te voir ni demandé de tes nouvelles. » me tombe dessus comme une tonne de brique. De tous les scénarios  imaginables et inimaginables que je me suis fait, pas une supposait qu’il ait pu être indifférent à mon sujet. Pourtant, c’est ce que viens de me dire ma mère.

Et ne me parlez pas de l’argent qu’il a envoi chaque mois ! Il l’a fait que pour se donner bonne conscience, voilà tout ! Il a acheté, en quelque sorte, le silence de ma mère et à fait en sorte de la garder bien de son côté de la frontière.

Ça me dégoûte, ça me révolte.

Mon père est une ordure.

J’en suis crispé dans mon fauteuil, comme si je venais de me changer en statue de sel et que le moindre de mes mouvements, respirations comprises, allaient me faire éclater en morceaux.

- À t’entendre, on dirait presque tu es encore amoureuse de lui ! C’est à vomir !

J’aurais bien eu une réprimande en temps normal. Jamais une telle phrase n’aurait même osée franchir le seuil de mes lèvres il n’y a pas si longtemps de cela.  Faut croire que les temps ont changés, avec mon départ, entre autre chose.  Et probablement parce que mamita est si profondément plongée dans ses souvenirs qu’elle n’a pas entendu.

Ou ne veut pas entendre.

Il y a probablement assez eu d’Abuelo qui a enfoncé le clou de la honte. Je le connais. Lui et sa haine profondément ancré envers tout ce qui est Américains…

- C’est pour ça qu’Abuelo déteste tout ce qui vient des États-Unis !

Ça m’apparait comme évident. Bien que totalement inutile dans l’immédiat.

Y’a pas que moi qui a des questions. Jack aussi, se prête au jeu de l’interrogatoire et y va d’un brillant exposé sur les exploits sentimentaux de Monsieur Jimmy Reed, date à l’appui. Apparemment, mon père est tout un numéro côté flirt et histoires sans lendemain. Et j’suis pas surprise d’entendre parler de l’autre, l’agent grosses chevilles qui se prend pour le roi de BSC.

J’l’aime pas lui. Si ça se trouve, c’est lui qui aura incité mon père à m’ignorer !

Jack soulève un point que je ne comprends pas tellement. En fait, non pas que je le comprends pas mais je ne vois pas sa pertinence mais bon, peut-être que cela va mener à d’autres questions- réponses et ainsi de suite.

J’aurais envie de répondre à la place de ma mère. Y aller de ma propre interprétation.

«  Parce qu’il est un égoïste, voilà pourquoi ! »

Mais je le tais. Par respect pour ma mère qui égraine les minutes les plus difficiles de sa vie. Et aussi parce que je veux savoir  tous les détails de leur vie à deux.  Ils ont été heureux. Mais avaient-ils des projets ? Comme, avoir des enfants ? Se marier ?

Elle était folle amoureuse de lui, ça, ça été établi. Et je suis certaine, au point que je mettrais ma main à couper, qu’elle l’est toujours autant. Je me souviens d’une dispute entre elle et Enrique. Ils pleuraient tous les deux. Elle lui disait que jamais il ne comprendrait car il avait été « son » homme, le «  bon ». Enrique, lui, avait mal de ne pouvait être à la hauteur de l’homme qui l’avait fait souffrir.

Et je veux savoir pourquoi. Pourquoi si elle avait toujours entretenu des sentiments pour Jimmy, n’a-t-elle fait le trajet pour le coincer, l’acculer au pied du mur et  vider la question une bonne fois pour toute puisqu’il semble qu’elle aussi, en a encore.


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MessageSujet: Re: On The Road - A Tijuana's Story [PV Jack Perry & Mamita !][TERMINE]   Jeu 17 Aoû - 4:57



On The Road - A Tijuana's Story ft. Olivia & Jack




Les questions d’Olivia et de Jack déterrent des squelettes enterrés depuis 17 ans et ce n’est pas facile de les voir ressurgir ainsi que toutes les émotions qu’ils engendrent. De l’amour, de la colère, de l’incompréhension, de la peur et de l’angoisse.

Si Oliva, cependant, dirige ses questions sur l’identité de son père, Jack, quant à lui, s’intéresse plus sur la complexité de ma relation avec  Jimmy.  Ils vont trop vite trop loin dans mes souvenirs et j’ai besoin d’une pause que je m’octroie en allant chercher à boire pour nous trois à la cuisine.
La pause est cependant de courte durée car  puisque Jack, qui s’était relativement montré discret jusqu’ici, n’a visiblement perdu aucune de mes paroles, fait un court résumé de la biographie de Jimmy Reed, mais comme il le mentionne si bien, les faits connus remontent à 1966…

- C’est exact, 1964. Il avait 18 ans et moi 17.  Pour répondre à votre question, Jack, je n’étais rien de plus qu’une petite serveuse dans un  restaurant  de l’Eastside, le Great Nachos. Il venait y manger assez souvent. En fait, tous les soirs où je bossais.  Il a très vite pris le pouls de l’endroit, il connaissait mon horaire, mes allées et venues.  Il savait même où j’habitais.  Mais pourquoi moi, ça, c’est à lui que vous devriez le demander.  

Que répondre à cela ? Je ne l’ai jamais vraiment su.

Parce que je ne m’intéressais pas à sa vie publique ? Parce que je ne voulais pas de sa grosse maison, de ses millions ou même de jouir de sa réputation par alliance ? Je n’avais rien à faire de l’homme public. J’étais amoureuse de l’homme qui savait reconquérir mon cœur jour après jour.

Jimmy savait réinventer  une nouvelle façon de me surprendre chaque fois qu’il en avait envie. Il aurait décroché la lune pour moi si ça avait été à sa portée. Et encore… j’crois qu’en fait, il l’a fait. Il l’a fragmentée  et en a parsemé des morceaux tout autour de nous afin que rien ni personne ne puisse pénétrer notre petit monde bien à nous.

C’était une prison doré dans laquelle il nous avait enfermés.

- Jamais nous ne sortions de l’Eastside.  Oh, lui, oui. Il retournait chez lui quand j’allais à mes cours ou quand je bossais. Ce qu’il faisait de ses journées, je ne sais pas. Mais j’étais certaine qu’il serait chez moi à mon retour où qu’il m’attendrait à la sortie du restaurant. Nous ne fréquentions personne non plus et allions que rarement à l’extérieur.  Ça me convenait. Ce serait injuste que de prétendre le contraire. Tant que nous étions ensemble,  je n’avais besoin de rien d’autre. Il lui arrivait cependant de passer des coups de fils desquels je ne comprenais strictement rien. Il avait parfois, en de très rare occasion, un espèce de tic nerveux. Sa paupière gauche sautillait. Je savais qu’il valait mieux ne rien dire, ne rien faire, attendre que ça lui passe.  

Je reste muette un moment. Je ne sais pas pourquoi ce détail me revient maintenant en tête. Mais je revois clairement nos dernières minutes ensemble. Et je revois ce tic s’emparer de son œil.  
Je suis fatiguée, trop de choses refont surface et mon esprit s’embrouille, faut croire.

Puis je reporte mon attention sur Oliva dont j’ai volontairement ignoré le commentaire.  De un parce que je n’ai pas aimé le ton sur lequel elle l’a énoncé, je reste tout de même sa mère même si c’est moi qui se trouve en ce moment sur la sellette, mais aussi parce que je ne sais honnêtement pas quoi lui répondre.

- C’est délicat, chica. Notre relation à été forte, intense, fusionnelle. Et elle s’est terminée abruptement, en un clin d’œil. Il a changé en l’espace de quelques heures. Il n’y a pas eu de signe précurseur. Juste une annonce que c’était terminé, et non seulement il mettait un terme à notre couple, mais il décidait de ruiner mon plan de carrière et  de me déporter ! J’étais à 6 mois d’obtenir mon diplôme, d’entreprendre ma carrière d’avocate. J’avais de mes professeurs qui  me voulaient comme  assistante pour leur cabinet, prêt à me faire de la place pour que je puisse acquérir de l’expérience.

Avec les années, j’ai appris à aimer la vie que je me suis forgée ensuite. Enrique a toujours été un partenaire de vie parfait. Je ne regrette pas mes enfants, et même  si nous connaissons des moments difficiles, nous restons soudés.

- Mai sil est vrai que… il m’arrive encore d’y penser.

Je passe bien près d’ajouter que je n’hésiterais pas à lui redonner sa place s’il devait revenir et la demander. Il y a des choses comme celle là qu’une femme n’a pas le droit d’avouer. Par respect pour Enrique qui a toujours été un ami, un mari et un partenaire exemplaire.

- Je ne saurais quoi ajouter de plus.  Nous nous sommes rencontrés, on s’est aimé, il m’a larguée. Ensuite c’est comme je vous l’ai dit. Je lui ai envoyé une première lettre lui annonçant ma grosses. Une seconde avec une photo de toi à peine sortie de mon ventre. Tu devais avoir pas plus que 4 ou 5 heures de vie, chica. Puis, à différent moment de ta vie, à quelques années d’intervalles, une photo de toi sans rien ajouter. Et toutes mes tentatives ont restés sans réponses. À l’exception de cette de ta naissance où j’ai commencé à percevoir de l’argent.  J’ai compris que ça venait de lui puisque ça revenait à tous les mois et ce, depuis le mois où tu t’es pointé le bout du nez.  

Je prends mon verre d’eau et je le vide d’un coup. J’ai la gorge très sèche après tout ça et je suis épuisée. Je n’ai fait que parler mais de gratter une plaie qui fait encore mal demande des efforts considérables.  Pourtant, je sens que ce chapitre n’est pas près de se fermer.

Au contraire, un ne fait que commencer à l’écrire !


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MessageSujet: Re: On The Road - A Tijuana's Story [PV Jack Perry & Mamita !][TERMINE]   Dim 20 Aoû - 11:04



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Plus la conversation (interrogatoire ?) avançait, plus ma protégée se crispait dans le fauteuil. Je n’avais aucun contact physique avec elle, simplement assis sur l’accoudoir que j’étais. Mais je pouvais le sentir. J’avais cru que cette mise à plat serait plus dure pour Maritza que pour Olivia, j’avais tort. En même temps, sa mère venait clairement de lui dire que le gars qu’elle avait idéalisé pendant toutes ces années n’en avait jamais rien eu à foutre d’elle…

Mais ce qui sembla encore plus difficile à encaisser pour l’adolescente, c’était que, malgré tout ça, Maritza semblait, de fait, ne pas réellement en vouloir à celui qu’elle appelait pourtant le « bastardo-gringo »… Elle était plutôt persuadée qu’il y avait une histoire sous l’histoire… Que Reed lui aurait menti pour une obscure raison. En bref, elle semblait persuadée qu’il était encore amoureux d’elle à ce moment-là et que tout était beaucoup plus compliqué que ça en avait l’air…

Il n’en fallu pas plus à ma protégée pour commencer à s’emballer sur sa mère. Je soupirai posant ma main sur celle de la jeune fille, la « réprimandant » sans grande conviction…

-Liv…

Je repris une gorgée de bière comme pour faire passer les informations. Ok, j’avais clairement envie de me ranger du côté de Livia. Parce que cette histoire ressemblait à du Jimmy Reed. Il s’était amusé et quand il s’était lassé, il avait fait en sorte de ne plus avoir à côtoyer la jeune femme qu’était alors Maritza. Puis, quand il avait appris qu’elle était enceinte, il avait payé chaque mois une sorte de pension alimentaire qui suffirait à tenir Maritza là où elle était sans que jamais elle n’entame de poursuites pour lui réclamer de l’argent (dans un combat judiciaire qu’elle aurait de toute façon plus que probablement perdu). Bref, il avait enterré Maritza et sa fille, et de l’autre côté de la frontière, histoire de ne pas faire les choses à moitié.

Ce qui m’avait amené à me poser une autre question : ça n’avait jamais dérangé Jimmy Reed de se retrouver en une des tabloïds chaque fois avec une femme différente. Et pourtant, jamais il n’avait été fait mention de Maritza. Ouais, j’avoue, j’avais préparé ce voyage avec Livia bien plus en profondeur que je n’osais l’avouer. J’avais fait des recherches dans les archives de L.A.People que ma mère gardait depuis des années, en fanatique de people qu’elle était. C’était comme ça que j’avais pu reconstituer plus ou moins le puzzle de la vie sentimentale et publique de mon patron.

Et qu’est-ce que ça m’avait appris ? Pas grand-chose.

Maritza Cortez n’y avait jamais été mentionnée, pas même en tant qu’inconnue aperçue vaguement dans la rue au bras ou en compagnie de Jimmy Reed. Jamais. Pas plus qu’il n’y avait eu de rumeur sur une femme que Reed aurait mis enceinte. Rien.

Alors que L.A.People pouvait même fabriquer des histoires de toute pièce à partir de rien, Maritza Cortez n’avait jamais existé aux yeux de L.A.

Sa fille n’avait pas eu autant de « chance » et ça ne faisait que quelques mois qu’elle avait débarqué.

Alors je voulais savoir comment ça se faisait, qui elle était.

La réponse ne se fit pas attendre et très sincèrement, s’il n’y avait pas eu quelques détails interpellants, je n’aurais jamais cru Maritza. J’aurais plutôt pensé qu’elle s’était imaginé un remake moderne de Cendrillon. Mais en l’écoutant attentivement, cette histoire portait effectivement la marque de Jimmy Reed : « Il a très vite pris le pouls de l’endroit, il connaissait mon horaire, mes allées et venues.  Il savait même où j’habitais. »

N’avais-je pas vécu quelque chose de semblable ? Une histoire que j’avais d’ailleurs déjà racontée à ma protégée ? Celle de mon recrutement où, alors que j’avais cru envoyer lettre après lettre dans un abysse sans fond, finalement, une lettre avec seulement quelques mots était arrivée dans mon bureau (fermé) de l’entreprise mourante dont j’étais l’un des fondateurs ? Comment Reed avait réussi à faire ce tour de passe-passe ?

Et moi non plus, au final, je n’avais jamais vraiment su pourquoi il m’avait finalement recruté après m’avoir ignoré pendant des mois.

Et aujourd’hui, j’étais le manager de sa fille…

-Qu’est-ce que Reed foutait dans l’Eastside ? C’est pas vraiment son quartier de prédilection…

Ces histoires allaient finir par me filer le tournis. J’avais échangé un bref regard avec ma protégée, histoire de voir si elle comprenait les choses sur autant de niveaux de lecture que moi… Si elle faisait les liens qu’il y avait à faire…

Je fronçai les sourcils quand Maritza poussa les détails jusqu’à parler d’un tic nerveux que je n’avais jamais vu chez mon patron… Mais en même temps, on ne pouvait pas dire que je le voyais très souvent… Je voyais plus souvent sa secrétaire, Frances Page, qu’autre chose… Ca, les coups de fils étranges, ça commençait à tourner réellement au polar, cette histoire… Sans compter que…

-Il vous a isolée. Comment il a fait ça… ? Vous deviez avoir des amis à vous, non ?

Ça, c’était glauque…

Mais je la laissai respirer un peu, ne la brusquant pas. Plus elle parlait et plus j’avais l’impression que Maritza avait été victime d’une situation qui lui avait rapidement échappée, complètement obnubilée qu’elle était par Reed lui-même.

Maritza s’adressa alors à sa fille qui lui reprochait de donner l’impression qu’elle était encore amoureuse de Reed. Et pour cause, ce n’était pas qu’une impression, ce qu’elle finit par avouer. J’étais tellement intrigué et, quelque part, choqué par cette histoire que j’en avais complètement oublié la bière qui se réchauffait dans ma main.

Car non seulement Reed l’avait complètement isolée du reste du monde comme pour accomplir le dicton : « Pour vivre heureux, vivons caché. » Et quand il en avait eu marre, il n’avait pas fait que quitter Maritza : il l’avait fait disparaître de L.A., sans aucun égard pour ses plans de carrière à elle !

Je n’avais plus qu’une seule question, alors, puisque pour le reste, Maritza ne semblait pas en savoir beaucoup plus que nous. Cette question, elle traversa mes lèvres toute seule et malgré moi…

-Et vous vous êtes laissée faire ?...

Ce n’était qu’une demi-question à vrai dire, puisque Maritza était ici depuis presque 17 ans, n’était pas avocate et pleurait encore amèrement Jimmy Reed… Alors ouais, elle s’était laissée faire, c’était clair… Ma question était plutôt : comment avait-elle pu se laisser faire ?...

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MessageSujet: Re: On The Road - A Tijuana's Story [PV Jack Perry & Mamita !][TERMINE]   Dim 20 Aoû - 23:02



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Plus mamita avance dans son histoire, moins j’y vois clair. Si, au départ, ses paroles guidaient mes sentiments pour mon père vers la haine, ils font volte face et prennent le chemin opposé.
Pourquoi ?

Quand elle avoue avoir encore des pensées pour lui alors qu’elle a passé ma vie entière à m’empêcher de connaître la moindre petite parcelle d’information qui m’aurais permis de rêver, de me consoler quand j’étais triste, de me donner de l’espoir quand je ne savais plus qui j’étais. Un point de repère.

Je n’aurais peut-être pas fuguée si j’avais  su que leur couple n’avait pas fonctionné et que jamais il n’avait manifesté l’envie de me connaitre. L’argent envoyé tous les mois ne font pas de lui un futur récipiendaire au titre de père de l’année, certes.

Mais ça tourne et se retourne dans ma tête. Pourquoi avoir fait ça ? Il avait déjà expédié ma mère de l’autre côté de la frontière. Il aurait très bien pu  simplement bruler ses lettres tout comme j’ai brûlée mes chansons, et prétendre qu’il ne les avait jamais reçues !

Et pourquoi si elle est à ce point certaine, aujourd’hui encore, que Jimmy lui a mentit dans le but de la tenir loin de lui, n’a-t-elle pas tenté un voyage à L.A. avec moi pour le rencontrer, le confronter ?

Pourquoi n’a-t-elle pas cherché à le provoquer en vendant son histoire à la presse people, puisque comme le mentionne Jack, mon père en a fait plus souvent qu’autrement les premières pages pour des histoires en tout genre.

- Moi, ce que je comprends c’est que vous auriez dû vous abstenir plutôt que de me concevoir ! C’est drôle quand même que tu te permettes de nous avouer que tu ressens encore quelques choses pour un homme que tu m’as empêché de connaître et d’aimer, ou de détester. J’ai pas eu le droit de me faire ma propre opinion parce que je n’ai jamais eu le droit de questionner à son sujet sans provoquer ta colère !

Plus je parle, plus mon ton monte, et plus mon ton monte plus je m’emballe. J’en suis venue à ce point de non retour ou mon père a été la victime de la colère de ma mère et moi, j’en ai subit les dommages collatéraux.

Qu’est-ce qui prouve que mon père n’a pas, de son côté, tenté de me trouver ? De prendre contact avec ma mère ? Y’a absolument rien qui me prouve qu’elle ne nous cache pas quelque chose. Et je refuse de croire que mon père est le seul responsable de tout ce qui s’est passé entre eux.

- C’était quoi cette phrase que tu nous répétais déjà quand ça n’allait pas, entre nous, les gamins ?   Ah oui ! «  Ça prend deux personnes pour créer un conflit ! »

Je n‘ai plus envie de poursuivre cette conversation. Je suis furieuse et je ne sens pas que je vais décolérer de sitôt. Je préfère quitter cette pièce et ne plus jamais aborder le sujet avec ma mère. Je ne veux même pas entendre ce qu’elle à répondre aux questions de Jack.

Cependant, y’a un truc qui me traverse l’esprit. Je sais que c’est à 100 milles lieux du sujet actuel mais j’y vois quand même un léger lien. Tout léger. Je ne peux pas m’empêcher de me demander si ma mère avait toujours refusé de me croire pour, inconsciemment, punir mon père. C’est tordu mais au point où nous en sommes, ça ne l’est pas plus que de ressentir encore des sentiments amoureux pour un homme qu’on a forcé la haine pendant 16 ans…

- Est-ce parce que je lui ressemble autant, à mon père, que quand je te disais que Sylvio me touchait, tu refusais de me croire ? Tu voulais le punir lui à travers moi? Il t’a mentit alors forcément ça faisait de moi une menteuse ? Quand j’me suis retrouvé dans le lit de Stone, ouais petit détail que tu ne sais pas, surprise maman j’suis plus vierge !, bref Jack  n’a pas hésité à aller lui  foutre son points sur la gueule. J’ai la certitude que mon père aurait fait la même chose, pire si ça se trouve… Mais… c’est lui le menteur, n’est-ce pas maman ?

Je ne sais pas si on peut appeler ça poussé un petit peu trop loin le bouchon mais je viens de faire sauter le goulot et ce que j’ai endommagé au passage ne se réparera jamais. Mais une chose est certaine, je n'ai pas envie de demeuré là à geindre tout en m'excusant d'avoir vidé le fond de ma pensée.  Je préfère aller m'enfermer dans ma chambre en prenant bien soin de faire claquer la porte.

Mon Dieu ! Un soulagement de pouvoir le faire... Il y a tellement longtemps que je n'en avait pas claqué une !


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Maritza Cortez


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MessageSujet: Re: On The Road - A Tijuana's Story [PV Jack Perry & Mamita !][TERMINE]   Lun 21 Aoû - 0:20



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Je ne me souviens pas d’avoir eu autant mal à la tête qu’en ce moment. Si j’avais su que les questions de ma fille, mais aussi celle de son manager, seraient aussi intense, je crois que je n’aurais pas permis d’ouvrir ce pan de ma vie.

J’aurais pu les expédier à l’envoyeur, tout simplement. Bien que ce ne soit pas Jimmy qui me les envoie. Et qu’il ne consentirait probablement pas à les recevoir, encore moins de leur répondre.

J’assure donc seule ce passage de notre vie, à Jimmy et moi, qui est minutieusement scruté à la loupe par Jack qui a bien fait ses devoirs avant de venir. Je ne sais pas qui à trouvé qui mais Olivia et lui  font un beau duo.

Les faits sont ce qu’ils sont, je ne peux revenir en arrière et changer l’histoire pour la rendre merveilleuse.  Le visage de Livia se durci, je connais ce regard, un regard très « Reed ». Et sa remarque ne manque pas de m’atteindre mais au point où j’en suis, je ne laisse rien transparaître.
Il m’est presque difficile de garder le fil et de saisir les questions de Jack qui sont malgré tout pertinentes.

- Dans… L’Eastside ? , demandais-je en secouant la tête, comme pour me ramener parmi eux, je ne sais pas ce qu’il l’a amené  dans ce quartier, mais un soir, il est venu manger au Great Nachos et puis il est revenu et encore un autre soir. Il est devenu rapidement un habitué, j’y suis peut-être pour quelque chose.

En fait, j’en suis persuadée.  Je n’étais peut-être pas son unique raison mais j’y étais pour beaucoup. Je crois que sa première visite au Great Nachos était une coïncidence, il y était pour manger et, j’ai  eu la chance – ou pas – de le voir choisir une de mes tables pour savourer son repas.

Olivia se referme de plus en plus. Je peux anticiper l’explosion pas si lointaine de ses émotions. Je redoute ce moment mais je ne me permets pas de la questionner à mon tour, sachant que cela pourrait être prit comme une façon de me désister et de dévier la conversation.

C’est de nouveau sur Jack que je reporte mon attention alors qu’il aborder l’effet d’isolement qu’exerçait Reed sur moi. Je me souviens bien de comment c’était. L’effet constant d’avoir besoin de l’avoir près de moi, de me retrouver dans ses bras.

- Je ne crois pas que c’était uniquement lui qui a voulu ça. Quand nous étions ensemble, plus rien autour n’existait, Jack. Nous n’avions besoin d’absolument rien  d’autre que d’être ensemble. Nous pouvions passer des heures, sans rien dire, uniquement à se regarder dans les yeux. J’en ai passé des heures à étudier, la tête contre son torse alors qu’il  lisait les journaux ou écoutait simplement ses albums préférés. Ça rend con, l’amour.

Et j’ai été conne d’y croire.  J’ai l’estomac qui se noue quand je repense à certains moments passés ensemble, dans notre bulle confortable que nous nous étions créé.

- Et vous vous êtes laissée faire ?...

- Aveuglément, oui !


J’aurais bien expliquée plus en profondeur les sentiments qui m’ont poussé à agir ainsi mais je crois que seul un cœur qui a connu le grand amour pourrait me comprendre.  Jack n’en a visiblement pas encore expérimenté les frissons et je doute que Livia pourrait en saisir le sens.

Parce que ma fille de toute façon, prend le contrôle de la conversation mais je devine immédiatement à son ton que l’explosion que je redoutais s’apprête à avoir lieu. Et comment qu’elle explose ma chica. Elle est furieuse et m’en veux d’avoir aseptisé son enfance de la présence de son père.  

Je voudrais bien lui expliqué que ce n’était pas aussi facile que cela, que comme je l’ai mentionné, le silence de Jimmy m’avait profondément blessée et que j’avais cru la protéger en agissant ainsi qu’elle me sort la pire des tirades qu’une mère puisse entendre.

Mes yeux doivent être sortis de leurs orbites et ma bouche doit être ouverte si béante que ma mâchoire doit reposer sur mes genoux. Je me prends une première gifle quand elle me reproche ma réaction après ses confidences sur Sylvio, ce qui est réellement pénible, puisque qu’à l’époque j’étais dans une période difficile de ma vie, de remise en questions et que je m’en suis toujours voulu par la suite d’avoir réagit comme je l’avais fait, mais la seconde gifle est encore plus douloureuse que j’apprends qu’elle a couché avec un homme et qu’elle suppose que son père, qu’elle idéalise toujours autant, n’aurait pas hésité une seconde à se porter à sa défense.
Tout comme Jack l’avait fait.

Je me lève, tout comme elle mais je suis figée sur place. Je n’arrive plus à exprimer un seul mot tellement je suis abasourdie.  Je la regarde, impuissante, quitter le salon et je sursaute ensuite quand elle claque la porte de sa chambre.

Il me faut un moment pour revenir à moi et retrouver l’usage de la parole bien que ma voix tremble et qu’elle ne sort que dans un murmure.

- S…St…Stone… ? Comment dans… The Burning Fire ?

@ Billy Lighter
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MessageSujet: Re: On The Road - A Tijuana's Story [PV Jack Perry & Mamita !][TERMINE]   Mar 22 Aoû - 19:39



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Je sentais plus que clairement la tension qui émanait de Livia au fil de la conversation. Car plus nous parlions de la relation Reed-Cortez, moins les choses étaient claires alors qu’on s’était attendu, Livia encore bien plus que moi, à avoir des réponses, à y voir plus clair. J’avais plutôt l’impression qu’on avançait dans des sables mouvants et qu’on s’y enfonçait dangereusement.

C’était beaucoup trop pour une adolescente de 16 ans, d’autant qu’elle avait cru, quand sa mère avait accepté de nous parler, atteindre un palier qui lui permettrait de repartir de plus belle, de se repenser elle-même par rapport à ses géniteurs, à ses origines et à l’histoire qui avait mené à sa naissance.

Maritza parlait, répondait à nos questions. Mais ne faisait pas de véritable révélation…  Bref, on avait bien patiné dans la boue pour finalement rester au point de départ.

Bien qu’on avait quelques vagues indices sur ce qui s’était passé : Maritza avait vraiment aimé Jimmy Reed mais on avait pas vraiment confirmation que l’inverse soit vrai ; Maritza n’était personne ; Reed s’était arrangé pour qu’elle reste personne.

Et elle s’était laissée faire, comme elle l’avoua plutôt deux fois qu’une devant mon air consterné. Elle allait même plus loin puisqu’elle disait, en gros, qu’elle avait elle aussi fait en sorte de rester isolée du reste du monde, dans une bulle qui n’appartenait qu’à elle et mon patron.

Est-ce que c’était ça, l’amour ? Le vrai, du genre de celui qui avait mené Roméo et Juliette à se suicider tous les deux ?

Non… L’histoire que racontait Maritza, si elle s’était réellement déroulée comme ça, était plutôt l’inverse de Roméo et Juliette qui s’étaient suicidés pour être réuni dans la mort et l’amour… Dans l’histoire Cortez-Reed, Reed avait tué l’amour pour vivre bien loin de Maritza et de sa fille.

Mais pourquoi ? Bon dieu… Pourquoi ? Qu’est-ce qu’il y avait à gagner ?

La version de Reed, comme quoi il s’était lassé de Maritza, me semblait toujours bien plus crédible que celle à laquelle la latina voulait croire dur comme fer. Comme si elle continuait, même 16 ans plus tard, à se bercer d’illusions.

Y avait quelque chose de malsain dans tout ça…

Et ce fut ce qui fit exploser Olivia, sans que je trouve quoi dire ou quoi faire suffisamment  vite pour la calmer… Je ne sus pas alors si ma protégée arborait les expressions de son père ou celles de sa mère à cause de l’accent hispanique qui reprit brutalement, et très fort, le dessus… C’était comme s’ils passaient en elle alternativement et tous deux en colère. De la nitroglycérine.  

L’explosion ouvrit les vannes et Livia se mit à déverser sur sa pauvre mère des mots durs, à l’accuser de choses encore plus dures et à ajouter par-dessus qu’elle n’était plus vierge en lui racontant son aventure avec Stone… Howard Stone, 33 ans.

Mais si l’histoire avec Stone, ayant vécu la chose de près, me choquait moins maintenant, la première partie de son discours, par contre, me laissa paralysé quelques secondes. C’était quoi, cette histoire ?!

Pas le temps de demander quoi que ce soit à Livia, après avoir balancé sa bombe, elle avait virevolté jusqu’à sa chambre et la dernière chose que j’entendis fut un claquement de porte qui me fit sursauter.

Ne restait maintenant plus que Maritza et moi dans le salon et on avait chacun l’air d’avoir pris une droite en pleine poire.

La mère de ma protégée se tenait là, debout au milieu de la pièce et moi, j’enfouis mon visage dans mes mains… Une chose à la fois, Jack… Une chose à la fois…

Je soupirai et relevai mon regard vers Maritza quand celle-ci, dans un souffle très faible, demanda si le Stone en question était bien celui de The Burning Fire. Mais avant de dire quoi que ce soit, je me levai et allait prendre Maritza par les épaules pour l’inviter à se rasseoir. Manquerait plus qu’elle tombe dans les pommes.

Une fois qu’elle fut installée, ce fut sur l’accoudoir du fauteuil qu’elle occupait que je posai mon cul. Mais quand je parlai, ce fut en regardant le vide devant moi.

-Ouais… Howard Stone, le batteur de The Burning Fire. Les pièges à L.A. sont difficiles à éviter… Stone est un beau-parleur en plus d’être un foutu inconscient et Olivia n’est pas la première à tomber dans ses bras.

Je marquai une pause pour boire un coup de ma bière maintenant chaude. Mais je m’en foutais. J’avais la gorge sèche. Non… Livia n’était pas la première à tomber pour Stone. Ma petite sœur en avait fait les frais avant elle.

Je regardai Maritza avec un air désolé.

-C’est un des dangers dont je n’ai pas su la protéger…

Sur un ton plus hésitant, j’ajoutai, sans jugement aucun :

-Comme vous n’avez pas su la protéger de ce Sylvio apparemment.

Je passai ma langue sur mes lèvres…

-Elle n’aurait pas dû vous parler comme ça. Mais vous devez comprendre que cette histoire, avec Reed et tout ça, est aussi difficile à vivre pour elle, qui est en pleine construction de son identité, que pour vous qui avez réussi malgré tout à lui offrir et lui construire une vie convenable.

Je secouai la tête parce que j’avais l’impression d’entendre encore Livia.

Jack  n’a pas hésité à aller lui  foutre son points sur la gueule. J’ai la certitude que mon père aurait fait la même chose, pire si ça se trouve… Mais… c’est lui le menteur, n’est-ce pas maman ?

L’agression de Stone dans l’Eastside ? Non… Non… C’était une coïncidence…

Qu’est-ce que Reed foutait dans l’Eastside en 1964 ?

Plongé dans mes pensées, je m’étais tu, regardant toujours le vide devant moi.

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MessageSujet: Re: On The Road - A Tijuana's Story [PV Jack Perry & Mamita !][TERMINE]   Mer 23 Aoû - 4:53



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Olivia a toujours été une boule d’énergie difficile à canaliser tant dans ses bons moments que comme dans ses périodes les moins glorieuses. À la petite enfance, déjà, elle s’était fait mettre à la porte du jardin d’enfant pour avoir giflé un petit garçon qui avait effectué une tâche à sa place. Et il faut dire aussi qu’elle a toujours eu une facilité déconcertante à faire de la moindre petite chose, un drame  inhumain.

Elle n’a jamais aimé, à l’instar de son père, d’être deuxième  pour quelqu’un. Peut-être est-ce de ma faute. J’ai manqué sur ce plan, en me disant que ses caprices allaient finir par diminuer avec l’âge.

Mais il n’en fut rien.

Olivia cherchait l’attention autrement.

Ce fut pire quand elle avait commencé à enquêter sur son père. Je tuais chaque tentative de discussion dans l’œuf et ce fut là, probablement mon erreur. Malgré le fait qu’elle avait toujours vu en Enrique un père aimant, ce n’était pas le sien, biologiquement parlant et c’est là qu’elle a ressentit un manque.

Faut croire que pour elle, l’homme qui s’est levé la nuit pour la bercer, celui qui lui a offert sa première poupée, l’homme qui a tenu sa bicyclette pour qu’elle puisse pédaler sans ses petites roues, celui qui s’est accroupie pour regarder sous son lit quand elle faisait un cauchemar, n’avait pas l’étoffe du père qu’elle idéalisait.

Avec les années, j’avais fini par trouver ce comportement égoïste. Alors que de mon côté… je ne faisais pas mieux, sans me l’avouer.

En vieillissant, c’est en voulant séduire, non pas par d’évidente manœuvre aguichante, mais par de petits gestes à priori inoffensifs mais qui deviennent tout de même plutôt perturbant qu’elle a commencé à chercher de l’attention chez la gente masculine. Professeurs, oncles,  voisins…

- Ce qu’elle a dit… Pour Sylvio… J’ai horriblement honte, Jack, vous ne pouvez pas imaginer. Si, à l’époque je n’ai pas cru ma fille c’est qu’elle a traversée une période où elle avait un besoin évidant de plaire aux hommes. Ça en était troublant. Enrique me répétait qu’elle cherchait à être aimé, à combler un manque du à l’absence de son père. Ça me rendais furieuse car, qui d’autre qu’Enrique pouvait faire office de père pour elle ?

Je m’arrête ici le temps de souffler un peu et de me remettre de mes émotions. J’imagine, bien involontairement, ma fille entre les bras d’un homme beaucoup plus vieux qu’elle et j’en ai des hauts le cœur.

Cette histoire n’en restera pas là, parole de Maritza !

- Quand elle m’a parlé de Sylvio… ce soir là nous fêtions Noël. Ce n’était cependant pas un très bon soir. Les soirs de Noël en général me sont assez pénibles. J’avais bu, beaucoup bu et je venais d’apprendre que mon mari avait contracté des dettes auprès de gens pas très recommandable afin de financer certaines dépenses autant onéreuses qu’inutiles. J’ai vu en la déclaration de ma fille, une ultime tentative de se faire entendre. J’ai su que peu de temps après sa fugue qu’elle n’avait pas menti quand il s’est fait prendre dans une histoire similaire avec une autre fillette. Il a disparu du paysage et c’est tant mieux comme ça…

Une bonne chose d’avouée ! Et presque aussi difficile que de raconter ma relation avec Jimmy Reed.  Mais  puisque nous sommes dans les confidences, aussi bien aller jusqu’au bout, ensuite ce sera à Jack de m’expliquer comment il a pu laisser Olivia entrer dans le lit d’un homme du double de son âge.

- La faillite du garage est l’un des dommages collatéraux de la fugue d’Olivia. J’aimerais cependant que cela demeure entre vous et moi.  L’argent que me versais son père, jamais je n’y avais touché.  J’ai décidé de le prendre en totalité pour rembourser les dettes de mon mari. Mais même avec ce 700$ chaque mois, tous les travaux qu’il a fait, avec la période dans laquelle nous vivons, n’auront pas suffit à  nous sauver le cul. Quand vous m’avez contacté pour me parler de vous, de votre rôle envers Olivia,  je me devais de lui retourner à nouveau son argent.  Mais je connais Jimmy. Sachant que sa fille est maintenant à Los Angeles et que je n’en ai plus la charge complète, je ne serais pas surprise de voir les dépôts cesser d’ici peu.  

Il trouvera une nouvelle façon de subvenir aux besoins de sa fille sans m’impliquer dans le projet. Soit en couvrant les frais de production de ses chansons, soit en faisant des donations  plus que généreuse pour l’école qu’elle fréquente, toujours de façon subtile et de manière à ce que l’on ne remonte pas jusqu’à lui.

Je me sens un peu mieux. Non pas soulagé mais  comme si d’avoir avoué tout ceci à Jack venait de me retirer un fardeau que je conservais depuis trop longtemps.

Mais les paroles de ma fille résonnent encore dans ma tête. Mon bébé n’est plus vierge. C’est un évènement, un tournant dans la vie d’une femme et allez savoir pourquoi, j’ai la ferme impression qu’elle n’y était pas préparé et qu’elle en a gardé un mauvais souvenir.

- Parlez-moi maintenant de cette histoire d’elle et de Stone. Comment cela a-t-il pu se produire ? Ce n’est qu’une enfant !  Une toute jeune adolescente, ne s’en est-il pas soucié ? Je ne comprends pas… comment un homme, un adulte ait pu juger que de séduire une jeune fille pourrait être…

Les hauts le cœur  remontent jusqu’à m’en donner des frissons. J’ai même peur l’espace d’une seconde, d’en être malade.

- En mon sens, c’est un viol ! Olivia n’a pas toute la connaissance nécessaire en ce domaine pour prendre une décision éclairée. Elle a fait confiance à quelqu’un qui a abusé d’elle et je demande à ce qu’il y a enquête. Avez-vous porté plainte à la police ?  Vous agissez en tant que tuteur légal, il n’y a pas d’autre chose à faire que de le dénoncer !

Je martèle ma dernière phrase en fixant Jack dans les yeux. Si je dois me déplacer moi-même à Los Angeles pour que ce soit fait, je le ferai. Et s’il faut que j’aille également trouver Jimmy pour y trouver du support, chose que je doute obtenir, je le ferai. Cette  histoire n’a aucun sens pour moi et je ne saurai être tranquille tant que je n’obtiendrai pas satisfaction.

Olivia s’est enfermée dans sa chambre et tel que je la connais, elle n’en ressortira pas avant un long, un très long moment.  Avec la génétique qu’elle a, il n’est pas facile que de la faire changer d’idée.

Et en regard de la conversation que nous venons d’avoir, je suis l’une des deux personnes au monde dont elle ne voudra aucunement pas voir. L’autre étant son père.

- Vous devriez aller la voir. Elle vous écoutera, vous, peut-être. Moi, il y a déjà bien longtemps qu’elle ne m’écoute plus…


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Jack Perry


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MessageSujet: Re: On The Road - A Tijuana's Story [PV Jack Perry & Mamita !][TERMINE]   Jeu 24 Aoû - 15:09



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ft. Olivia Cortez


Je comprenais Olivia… Et je comprenais Maritza. J’étais à la fois bien et mal placé. Tout dépendrait maintenant de mes manœuvres. Olivia s’était mise hors-jeu toute seule, ses émotions ayant clairement pris de dessus sur l’énorme sang-froid que demandait la conversation frustrante que nous avions entamé avec sa mère.

Ne restait donc plus que Maritza et moi dans le salon soudain très silencieux. Mais la conversation avait finalement repris, entre nous, alors que nous reconnaissions nos manquements respectifs vis-à-vis de la jeune fille que nous avions tous deux pour missions de protéger. J’avais merdé à avec Stone, elle avait merdé avec ce Sylvio, qui qu’il soit.

Elle m’expliqua ce qui avait amené à sa bourde à elle, disant que si elle n’avait pas cru sa fille dans un premier temps, c’était parce qu’elle avait, à ce moment-là, la sale tendance à vouloir attirer l’attention des hommes sur elle. Elle se disait que c’était dans le but de combler le manque du côté paternel alors qu’Enrique était un père exemplaire, celui qui l’avait élevée alors que Reed n’était même plus un fantôme, simplement absent.

Je soupirai… Voyant tout à fait le chemin qu’avaient pris les choses, et qui avait fait que Maritza, en plus de ne rien pouvoir éviter, avait en plus enfoncé Livia.

-Ouais… Je sais pas si tout est à remettre sur l’absence de père… D’autant que Livia a un père en Enrique… Je ne vous connais, aucun, depuis longtemps, mais suffit de voir votre famille. Enrique est un bon père, j’en suis persuadé.

Je repensais à Natacha quand elle était pré-ado ou ado… Elle aussi cherchait l’attention des hommes perpétuellement et ça n’avait pas été en s’arrangeant avec l’âge…

-Je crois que c’est une part du développement de toutes les femmes… Ou peut-être juste de celles que je connais. Tout ce que je peux vous dire, c’est que ma petite sœur aussi est passée par là…

Et sous Stone aussi… D’ailleurs… Mais ça, je le gardai pour moi.

-Je crois pas que c’est l’absence de père non plus qui ait fait que Livia se pose autant de question et cherche après son géniteur…

Je me levai et me permis d’aller chercher une photo de famille posée sur une commode. Une photo de famille complète, avec Enrique, Maritza, Livia, Maximo et ses sœurs. Je revins ensuite près de Maritza et posai la photo encadrée entre ses mains pour lui parler d’un sentiment qui m’était beaucoup plus familier que l’absence de père et (heureusement) le désir d’attirer l’attention des hommes.

-Regardez bien cette photo que vous voyez probablement tous les jours, sans vraiment la voir, depuis quelques années déjà. Vous voyez quoi ?

Tous se ressemblaient beaucoup. Les yeux bruns, les cheveux bruns, la peau mate… Tous… Sauf Liv qui était leur parfait opposé à tous.

-Je suis bel et bien de fils de mon père et de ma mère et le frère de mes frères et sœurs. Et pourtant, j’ai eu des doutes, comme Livia. J’ai imaginé des choses, rêvé des choses, idéalisé des choses… Des trucs parfois même dignes de la science-fiction. Et tout ça pourquoi ? Parce qu’un putain de gène a sauté une génération faisant de moi le seul blondinet de la famille. Les doutes n’ont été levés que lorsque je suis tombé sur des photos de mon arrière-grand-père paternel de qui j’étais le portrait craché.

Je regardai Maritza dans les yeux.

-Alors imaginez ce que ça a pu être pour Livia à qui, par votre silence et votre refus de répondre à ses questions, vous avez clairement confirmé que ses origines était mystérieuses. Et augmenté ce mystère, ce qui l’a rendu plus attirant et plus excitant encore.

Je ne voulais pas qu’elle pense que c’était de l’ingratitude de la part d’Olivia, vis-à-vis du mari de sa mère. Parce que ce n’était pas le cas. Livia avait bel et bien sauté dans les bras de son beau-père quand il avait débarqué, non ?

Mais, de mon côté, je compris aussi qu’à l’époque du « cas Sylvio », Maritza et Enrique avaient leurs propres problèmes d’adultes à gérer et que les questionnements de Livia, en plus de peser lourd pour sa mère, passaient pour des tentatives d’attirer l’attention… Et ce alors qu’il y avait réellement un problème.

Mais finalement, quand la vérité avait éclaté, Enrique et Maritza l’avaient fait disparaître.

Je souris à Maritza.

-Et vous avez bien fait.

Mais Maritza n’en avait pas terminé avec les révélations. Sauf que cette dernière, elle voulait qu’elle reste entre nous. Il s’agissait de l’argent que Reed versait pour Livia et qu’elle avait utilisé un temps pour renflouer les dettes d’Enrique. Et que maintenant que Liv était à Los Angeles, elle avait peur que l’argent qu’elle y renvoyait chaque mois pour sa fille finisse par ne plus arriver à Tijuana.

-Ça reste à voir… Peut-être que si ce que vous croyez est vrai, il continuera soit par ce qu’il vous aime vraiment… Soit parce qu’il tient à ce que vous continuiez à vous taire.

Je posai une main rassurante sur l’épaule de Maritza.

-Et si les versements s’arrêtent et que vous ne pouvez pas assumer financièrement Livia… Je suis prêt à le faire. Je n’ai pas de femme, pas d’enfant… Je pourrais, en quelque sorte « parrainer » Olivia.

Ma proposition venait du fond du cœur. Parce que j’aimais Livia comme une petite sœur et aussi parce que ça pouvait permettre à ses parents de s’en sortir sans se tracasser de savoir si Olivia aurait tout ce qu’il lui faudrait pour vivre correctement loin d’eux.

-D’ailleurs, elle travaille déjà pendant une bonne partie de son temps libre, en plus de l’école et des enregistrements, pour gagner son argent de poche. Elle est mon assistante au bureau, si on veut.

Mais subsistait une zone d’ombre que Maritza m’empressa d’éclaircir, comme toute mère qui se respectait. Ce qu’il s’était passé entre sa fille et Howard Stone. Elle voulait avant tout savoir comment un adulte comme Stone ne s’était pas soucié plus que ça de ce qu’il faisait… Je soupirai et répondis très franchement.

-A L.A., tout le monde vous répondrait : « Ben… C’est Howard Stone, quoi… » et pour eux, ça suffirait à tout lui pardonner. Je ne suis pas de ceux-là, comme l’a bien dit Livia…

Parce qu’elle ne s’était pas caché de dire que j’étais allé lui mettre mon poing dans la figure. Maritza s’indigna, clamant qu’il s’agissait d’un viol et m’accusant de ne pas avoir porté plainte aux autorités, je soutenais son regard, mais sans aucun défi.

-Croyez-moi, c’était ma première intention que de porter plainte contre Stone. C’est Olivia elle-même qui s’y est opposée bien que, je suis d’accord avec vous, elle est trop jeune que pour avoir un avis éclairé là-dessus. Sans compter que j’ai bien des raisons personnelles, qui datent de bien avant ma rencontre avec votre fille, de vouloir voir la tête de Stone sur une pique.

Je marquai une pause pour mieux me relancer.

-Mais n’oubliez pas que, si j’ai un accord avec vous, légalement, je n’ai d’autre statut envers Livia que celui de manager.

Tout ça avait été clairement établi entre nous dès le départ. J’agissais comme un tuteur légal, mais tout était signé par Maritza elle-même à qui j’envoyais des documents (scolarité et autres) plusieurs fois par semaine. Car comme Livia avait deux parents bien vivants et tout à fait aptes à s’occuper d’elle, jamais je n’aurais eu le statut de tuteur.

Sans compter que…

-Nous lancer dans une procédure judiciaire de ce type contre Stone, ce serait un suicide financier, de toute façon. Mais, ce que j’ai fait, par contre, c’est que j’ai mis la pression sur son manager, Timmy Evans, en le menaçant de ruiner Stone médiatiquement ce qui le ruinerait financièrement.

Je soupirai, exaspéré moi-même par cette injustice.

-C’est comme ça que fonctionne L.A. La justice est du côté de ceux qui en ont l’argent pour se défendre.

Comme Jimmy Reed… Le temps que je me fasse cette réflexion, je m’étais levé pour suivre le conseil de Maritza dans le but d’essayer d’aller voir ma protégée dans sa chambre.

Mais avant de franchir la porte du salon, je m’arrêtai et me retournai brièvement vers Maritza.

-Qu’est-ce que vous pensez que Jimmy Reed aurait fait, s’il avait su ce que Stone avait fait à Livia ?

Si moi, je l’avais lu dans L.A. People, mon parton aussi. Il devait donc être aussi au courant que moi, bien qu’il ait les détails en moins…

J’attendis la réponse de Maritza avant de conclure, en la regardant droit dans les yeux, par :

-Quand Livia et moi avons quitté L.A., Stone était à l’hôpital, dans un état critique après s’être fait démonté par 6 latinos de l’Eastside.

Puis, je franchis la porte dans le but de monter voir Livia.  

@ Billy Lighter



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