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 Katie Gate [HOT] (1980) [PV Bailey][TERMINE]

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Hank North


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MessageSujet: Katie Gate [HOT] (1980) [PV Bailey][TERMINE]   Dim 6 Aoû - 13:13



Katie Gate
ft. Bailey Raphaël


L'Eastside... Qu'est-ce que je foutais dans ce putain d'Eastside, nom de dieu ? Je plissai les yeux, hypnotisé par les néons clignotants du Dizzy Warhol, planté devant l'entrée et vacillant sur mes pieds. J'avais abusé du mélange alcool/codéine, pour le coup... Les gens passaient à côté de moi sans faire attention à moi, me bousculant parfois sans que je réagisse plus que pour simplement garder mon équilibre et rester debout...

Et j'avais plus aucune idée de ce que j'étais venu foutre ici...

Ni de pourquoi j'étais là... Ni depuis combien de temps j'étais là.

Je voulais juste regarder ce néon rose qui clignotait de façon hyper régulière... C'était joli et prévisible...

-Hey... Mec... Mec ! Tu veux quelque chose? J'ai plein de trucs, s'tu veux...

Poing fermé, je fis un tour sur moi-même dans le but d'atteindre le petit gars brun avec son bandana rouge qui venait de m'aborder, sans autre forme de procès. Mais, beaucoup plus vif que moi, il n'eut qu'à se baisser pour éviter le coup, les yeux écarquillés quand même...

-Wow ! Oh ! Mais t'es malade ou quoi ?! Taré ! Loco!

Je le fusillai vaguement du regard, affirmant d'une voix vacillante :

-Dégage, rebut de l'humanité de merde...

La monde pouvait bien crouler, l'humanité s'éteindre... J'en avais rien à foutre. Que le monde aille se faire mettre. Tant que je pouvais calquer les battements de mon cœur sur le clignotement de ce putain de néon... Sinon, il allait éclater...

Une éternité après que le petit latino m'ait abordé, ce fut une jeune femme à peine habillée qui s'approcha de moi, caressant mon torse et essayant d'attirer mon attention, mais il me fallut bien tout pour revenir du monde lointain où je m'étais paumé entre temps...

Je clignai des yeux en la regardant... Elle sourit et engouffra sa main dans mon pantalon en me glissant ses prix à l'oreille... Réaction sous la ceinture : zéro.

-Bailey?

Elle retira instantanément sa main de mon pantalon, l'air renfrogné, râleuse, maintenant.

-Mais qu'est-ce qu'elle vous fait à tous, cette petite conne ? Y en a que pour elle dans ce putain d'Eastside !

Je haussai les épaules... Et répondis un truc totalement hors contexte... ou pas.

-Bailey dit la vérité...

La fille me prit par la main et je la suivis sans me poser de questions. On traversa la salle bondée du Dizzy, on était samedi soir, et je frottai mes yeux ou bouchai mon oreille de ma main que la fille ne tenait pas parce que la musique me martelait la tête... C'était The Lightening... Je crois.

Pour finir, on aboutit dans une petite salle crasseuse et sombre pleine de filles pas trop habillées à l'arrière du Dizzy...

-Bailey ! Y a monsieur qui te demande...

Elle ricana...

-T'auras pas grand chose à faire, je crois... Il est plein comme pas deux. Une vrai loque.

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Dernière édition par Hank North le Lun 4 Sep - 19:25, édité 2 fois
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Bailey Raphaël


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MessageSujet: Re: Katie Gate [HOT] (1980) [PV Bailey][TERMINE]   Lun 7 Aoû - 3:39



Katie Gate (1980) ft. Hank North




J’en suis à ma deuxième bouteille de tequila et je ne saurais dire combien de ligne de coke mais c’est une nuit d’enfer au Dizzy et j’ai l’intention d’en profiter comme jamais. Et pour cause c’est mon anniversaire !  

J’ai eu la chance de me faire une sortie hier avec Howard. Nous sommes allés au parc d’attraction et il m’a gagné un ourson en peluche. Il deviendra et pour toujours mon porte bonheur !

Mais ce soir, c’est avec les quelques filles avec qui je traîne que je fête et on n’y va pas de mains mortes !  Après tout, on vie qu’une seule fois alors qu’importe comment on se défonce tant que ça fait du bien, le reste on s’en fou !

De toute façon, j’ai déjà mon plan. Parce que quand je serai assez fini et qu’il sera temps de rentrer, j’irais rejoindre le beau barman du Dizzy, le seul et unique Delfino et c’est dans son lit que ça se terminera et là, en fait ce sera sa fête, on se comprend ?

Je danse, je bois, je snif et je rigole.  J’suis la reine de la fête, de ma fête et c’est au Dizzy que ça se passe.  Qu’est-ce que je peux demander de mieux ?

Je suis debout sur la petite table en plein centre de la petite salle en retrait du reste du reste du bar, ce que nous pourrions appeler le V.I.P. Room, et je suis en plein cœur d’un récit plutôt hilarant d’une histoire que j’avais vécue avec un client  quand j’suis interrompu  par Aubrey, une vraie salope en son genre.

Si ça avait été qu’elle. La pute (!) tient par la main le seul être humain que je ne voulais pas voir le soir de mon anniversaire.  J’en suis bouche bée avant de levée la main droit devant moi et de bouger l’index de gauche à droite.

- Non… Nonononon !  Pas lui !  J’veux pas l’voir ! J’veux pas lui parler ! Il dégage !

Hank North ne semble pas être tout à fait « là » au point qu’il en fait presque pitié.  J’regarde Aubrey qui  m’dit que je n’aurai pas b’soin de faire grand-chose pour l’allumer.  J’descends de mon piédestal et viens me placer devant Hank, passant ma main devant ses yeux.

-  Hello ?  La terre appel l’étoile du Nord ?

J’sais pas s’il égraine les secondes avant de m’attraper par la gorge pour m’enfoncer dans un mur où s’il est vraiment plus où moins là.  Je l’ai rencontré que deux fois dans ma vie et je peux dire que ce soir, pour la troisième fois, il ne va pas bien. Mais alors là pas du tout.

- Non  mais casse toi pétasse c’est fête privé ici. Merci de l’avoir amené, maintenant  fou l’camp !

Je pousse Aubrey vers la sortie et j’tire sur le bras d’Hank pour l’amener s’assoir sur la banquette du fond. En fait, j’sais pas ce que je fais et si je risque encore de recevoir une pluie d’insultes mais je ne me sens pas la force de l’envoyer bouler. Cet homme là,  il vient chercher un truc en moi d’indescriptible.

- Les filles, allez faire un tour, j’ai a parler avec Monsieur quelques instants.

Mes « amies » protestent mais  quittent la salle et je suis maintenant seule avec Hank.  J’hésite à lui offrir un des verres de bières qui traînent sur la table mais vu l’état qu’il projette, je me dis que ce n’est pas une super idée.  

Ouais, parfois je réfléchis.

- Mon petit doigt me dit que tu as pas demandé à me voir pour me parler de la pluie et du beau temps.  Alors, qu’est-ce que je peux faire pour toi , Hank ?


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MessageSujet: Re: Katie Gate [HOT] (1980) [PV Bailey][TERMINE]   Lun 7 Aoû - 17:55



Katie Gate
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Sur le chemin vers Bailey, ou vers la rédemption, je savais plus trop, je manquai de m'étaler trois ou quatre fois... Mais la fille qui me tirait, ça la faisait pas ralentir pour autant... Et vous savez quoi ? Je m'en foutais, de m'étaler... Si je m'étalais, d'ailleurs, je ferais que dalle pour me relever... Et je resterais juste là, sur le sol du Dizzy, les bras repliés sous moi, en attendant que ça passe... Sans trop savoir ce qu'était le « ça » en question...

Y avait assez de musique, de cris, de lumières clignotantes ici pour me faire péter le cerveau... Si ça s'arrêtait pas bientôt, j'étais sûr que c'était ce qui allait finir par arriver tant mon cœur battait dans mes tempes.

On finit dans un autre pièce, pas plus calme, mais ça clignotait moins de toutes les couleurs. Je sentais plus rien d'autre que mon cerveau palpitant comme un possédé dans mon crâne. Soit j'allais crever sur place, soit, assailli par le son et les couleurs, j'allais finir comme un légume.

Je n'aperçus Bailey et ne baissai les yeux vers elle que lorsque sa main vint danser devant mes yeux.  J'entrouvris les lèvres, mais ne fit que hocher la tête pour signaler que, ouais, j'étais là. Bailey se mit alors à crier, d'un coup, et bien que ce ne soit pas sur moi mais sur la fille qui m'avait amené jusqu'à elle, bien loin d'avoir l'esprit tranquille, je sursautai un bon coup.

Fallait dire que j'avais vraiment passé une semaine de merde... Comme si Kate avait senti que j'avais un truc à me reprocher... Probablement parce que je le lui laissais sentir... Je vous racontais pas l'état de toutes les parties de mon corps qui étaient dissimulées par mes vêtements... Même la nuit, quand j'arrivais enfin à m'endormir, elle se mettait à me mordre ou à me griffer brusquement, sans raison, et  quand, par réflexe, je faisais mine de vouloir lui mettre une gifle en pleine figure en retour, elle me regardait droit dans les yeux en sifflant entre ses dents : « Vas-y, Hank ! Vas-y ! Fais-le ! Frappe ! Et je te jure que je te ferai vivre un véritable Enfer! ».

Ça suffisait à me refroidir... Et puis 10 minutes plus tard, elle se blottissait contre moi encore complètement tendu et était toute câline jusqu'à m'exciter assez pour que je fasse l'amour plutôt que la guerre... Je savais plus trop où j'en étais...

Toutes les filles qui étaient dans cette salle du Dizzy sortirent quand Bailey le leur demanda une fois que je fus assis sur une banquette de cuir rembourré... J'avais grimacé quand mon dos avait touché le dossier parce que j'avais un hématome à cet endroit-là... Même les anti-douleurs avaient du mal... A part me vriller le cerveau, ils faisaient plus trop grand chose...

Bailey s'assit à côté de moi, la porte se ferma derrière les autres filles... On était tout seuls.

Je regardai Bailey d'un air mi-triste, mi-absent, les yeux humides de l'abus d'alcool et de larmes...

-...Heu... putain...

Je frottai mes yeux et réprimai mes sanglots avant de laisser mon regard baisser sur mes mains posées entre mes cuisses...

-Je sais pas ce qu'on peut faire pour moi... Sûrement pas... Sûrement pas grand chose...

Je haussai les épaules... J'étais humilié et honteux... L'impression de n'être qu'une pauvre merde... Non. C'était pas qu'une impression. C'était un fait.

-Je suis juste venu pour te dire que j'étais désolé... Pour les insultes... Pour ne pas y être allé de main morte quand on a... enfin... Tu sais...

J'arrivais même pas à le dire tellement, malgré tout ce que Kate avait fait, ça sonnait encore pour moi comme une putain de trahison.

Je soufflai un bon coup avant de ricaner... Me foutant littéralement de ma propre gueule...

-J'avais pas le droit de te traiter comme ça alors que tu vaux sûrement mille fois mieux que moi.

Je tentai un regard vers elle...

-J'ai été au truc de Thalasso... Juste pour voir...

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MessageSujet: Re: Katie Gate [HOT] (1980) [PV Bailey][TERMINE]   Lun 7 Aoû - 20:37



Katie Gate (1980) ft. Hank North




La soirée avait pourtant bien commencée. J’étais avec des pseudos copines – parce que je sais pas si je peux vraiment les qualifier de collègues de travail – et nous célébrions rien de moins que mon anniversaire.  

Alors de voir se pointer Aubrey à ma fête était déjà bien contrariant mais de constater qu’elle traînait Hank North par la main me fis prendre les nerfs et je descendis de la table, en brandissant le doigt comme si ça avait suffit à le faire dégager.

Mais arrivée tout près d’Hank il m’apparaît évident qu’il n’est pas dans son état et c’est sur Aubrey finalement que je beugle. Elle n’a rien à faire ici de toute façon ! Et les autres non plus, une fois que j’eu guidé Hank jusqu’à la banquette du fond.

Je n’ai jamais vu de toute ma vie un homme qui semble autant sur le point de craquer que Hank en ce moment. Ça me fait mal au cœur de le sentir à ce point mal et de ne trouver les bons mots pour le réconforter. J’me sens méfiante et en même temps, j’sens qu’il a besoin que quelqu’un le prenne dans ses bras pour le bercer en lui chuchotant que tout va bien aller.

- Mais pourquoi Hank ?  Pourquoi il n’y aurait pas grand-chose à faire pour t’aider ?

J’viens lui replacer une mèche de cheveux qui lui barre le front. Mais tout comme lui, elle n’en fait qu’à sa tête et reviens vers l’avant, comme si elle me narguait.  Je regard Hank d’un regard tendre quand il  m’avoue être désolé pour les insultes lors du lancement de la vidéo. Et pour notre nuit ensemble.

- Je l’ai aimé moi, la nuit qu’on a passé ensemble…  

C’est vrai, c’est bien ça le pire !  Il était brusque, il m’a laissé sa marque mais m’en fou, c’était vraiment bon !  Je m’en mords cependant la langue. C’est probablement pas ce qu’il voulait entendre.  J’suis pas habile en général  avec les mots, du moins, quand ça compte.

- J'avais pas le droit de te traiter comme ça alors que tu vaux sûrement mille fois mieux que moi.

- J’crois pas non que je vaux plus que toi. T’as oublié ce que je t’ai fait ? J’suis pas fière de moi, je te l’assure !


Et j’avais voulu racheté ça le soir du  la sortie du clip mais au lieu de ça, ma bonne action s’était transformé en provocation  et ça avait même fini par paraître dans un tabloïds.  J’suis loin d’être douée, sauf quand il s’agit de mettre la merde, alors là, j’excelle !

Hank, lentement leva les yeux vers moi.  Bon sang ! Je jurerais que j’ai affaire à un gamin qui vient de faire une bourde énorme et qu’il s’apprête à s’en confesser.  J’vois pas ce qu’il y a de plus à redire.

Seulement Hank n’a pas terminé avec ses confidences et il m’avoue avoir été en Thalasso.  La fameuse bombe que je lui avais larguée le soir du lancement. Je l’avais complètement oublié celle là.

- Oh Merde ! , m’exclamais-je, Oh, Hank j’aurais tellement préféré avoir tord !

J’en peux plus. Je l’enlace. Parce que je me sens terriblement mal que ma révélation s’avère fondée, bien qu’il ne me l’ait pas explicitement confirmé, sa gestuelle, son attitude, bref tout ce qu’il dégage ce soir le fait pour lui.

Et ça me mets en colère. J’voudrais la défigurer sa femme ! Elle a la chance d’avoir un mec fou amoureux d’elle, un homme qui l’a regarde comme aucune femme n’a jamais été regardé.  J’ai pu le percevoir à partir d’une saloperie de photo. Photo qui m’a hantée des jours et des nuits. Je connais pas une seule femme sur cette putain de planète qui n’aurait pas eu le cœur complètement en guimauve après qu’un homme eut posé ce genre de regard sur elle. Pas une femme, sauf celle de Hank.

- Tu mérites pas ça. Tu méritais pas de tomber sur moi… j’t’ai complètement bousillé la vie avec mes belles intentions.

Je me lève, prenant un verre de bière puis je fais quelques pas dans la pièce pour finir adosser contre le mur faisant face à Hank, croisant les bras sur ma poitrine.

C’est con quand même la vie.  Comme quoi l’argent et la reconnaissance apporte par forcément le bonheur.

- Tu t’es battu avec l’amant de ta femme ?  Et c’est toi qui a tout pris ? C’pour ça les mimiques du mec en souffrance quand tu t’es assis ? J’peux le faire buter… j’dois sûrement connaître quelqu’un qui pourrait faire ça.

Non en fait personne ne me rendait ce genre de service. J’cherche juste à me donner bonne conscience en voulant soulager Hank de la haine qu’il doit éprouver en ce moment. Mais comme toujours, j’parle plus que je ne réfléchie.

C’est bien triste ce qui arrive à Hank, son beau repentir et  tout ça mais au bout du compte,  je me demande tout de même pourquoi il est venu me le dire à moi ? Parce que s’il divorce de sa femme,  je le saurai parce que ça fera la une des journaux.  Pourquoi avait-il tant besoin de me le dire en personne et de me présenter ses excuses ?

- T’avais pas besoin de venir ici pour me dire tout ça. J’t’en voulais pas vraiment dans le fond. T’as réagis comme n’importe quel homme sensé l’aurait fait, non ?

Par contre, s’il a besoin de réconfort à l’horizontal, je serai pas contre ! C’est mon anniversaire après tout ! J’ai bien le droit  de choisir ce que j’ai envie de déballer !


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MessageSujet: Re: Katie Gate [HOT] (1980) [PV Bailey][TERMINE]   Sam 12 Aoû - 14:17



Katie Gate
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Une fois assis sur la banquette au fond de la salle et tout le monde mit dehors par les bons soins de Bailey, j’eus beaucoup de mal à me remettre les idées en place. Je ne savais pas si j’avais besoin de chialer, de dormir, de tout casser… Et l’effet des analgésiques rendait le tout encore plus flou, sans compter l’alcool. Je devais puer l’alcool à plein nez…

Ce fut Bailey qui cadra le tout en commençant par demander comment elle pouvait m’aider. La jeune femme devait m’en vouloir, même si j’aurais eu du mal de raconter toute l’histoire du pourquoi du comment depuis le début si on me l’avait demandé. Pas sans me concentrer à mort, en tout cas. Ce que je savais, c’était que j’avais couché avec Bailey, plutôt violemment et que, plus tard, je l’avais traitée comme une moins que rien alors qu’elle était venue pour s’excuser.

C’était mon tour maintenant, alors que Bailey frôlait mon front brûlant et en sueur pour en virer une mèche rebelle qui ne la laissa pas s’en sortir si facilement.

M’aider ? Personne pouvait m’aider. Parce qu’il n’y avait pas grand-chose à faire. Je subissais juste les faits… Des faits que j’avais probablement provoqués sans m’en rendre compte, non ?

-Parce que c’est ma faute, Bailey… Y a pas grand-chose à faire parce que c’est moi qui ai commencé… Avec toi…

Et je m’excusai, d’ailleurs, pour ça… pour notre nuit ensemble et puis la culpabilité que j’avais voulu remettre sur elle alors qu’elle ne m’avait jamais caché qui elle était, ce qu’elle faisait pour s’en sortir dans la vie.

Elle disait avoir aimé cette nuit qu’on avait passée ensemble et je le regardai une seconde, juste pour voir si ce qu’elle disait était sincère. Et elle l’était. Pas que ma virilité était remise en cause (je n’étais plus sûr d’en avoir encore et ce depuis bien avant de rencontrer Bailey pour la première fois), mais parce que la violence dont j’avais fait preuve ce soir-là me dégoûtait moi-même. J’étais violent, je le savais depuis longtemps. Mais mon père m’avait bien mis en garde, connaissant ma propension à me mettre en colère : « Jamais les filles ou les femmes. Jamais tes enfants. »

Et j’avais toujours suivi ce mantra.

Comme je le lui affirmai, je n’avais pas le droit de la traiter comme ça. C’était mal envers elle. Et c’était désobéir à mon père.

Bailey valait plus que moi, j’en étais convaincu. Elle me demanda alors de me rappeler ce qu’elle avait fait. Ouais, ça m’avait mis dans une colère noire de me retrouver sans rien loin de San Fernando Valley. Mais, si je l’avais vraiment voulu, il m’aurait suffi de trouver un téléphone et d’appeler Christopher. Rien ne m’avait jamais obligé à rentrer chez moi à pied et à me taper une insolation. Ça, c’était juste moi essayant de tuer la culpabilité qui me rongeait. Au final, tout ce que Bailey avait fait, c’était me voler une photo qui était la seule chose qui ait une vraie valeur dans tout ce qu’elle avait pris. Et elle avait voulu me la rendre quand elle s’en était rendu compte.

Je secouai la tête.

-Non, j’ai pas oublié.

Je plongeai la main dans une de mes poches et en sortis la précieuse photo en question. Du bout de l’index, je frôlai la joue imprimée de mon épouse, les yeux rivés dans ceux de celle-ci.

Je souris ensuite vaguement à Bailey…

-Mais t’es venue me la rendre, aussi…

De même que me mettre en garde. C’était ça que j’avais eu plus difficile à avaler.

Quand était arrivé le jour J, soit aujourd’hui après-midi, j’avais été voir si Bailey disait la vérité. J’aurais pas dû. Je me rendais compte maintenant que j’aurais préféré rester dans mon ignorance. Je ne pouvais pas en vouloir à Bailey pour ça. Elle m’avait mis en garde, mais personne ne m’avait trainé jusqu’au thalasso pour me mettre devant le fait accompli.

Bailey me prit alors brusquement dans ses bras, s’excusant d’avoir vu juste.

-Aw…

Doucement… Fallait y aller doucement… J’avais passé une semaine à morfler au point que j’osais même plus fermer les yeux, complètement tendu dans mon lit à écouter la respiration de Kate en me demandant si elle dormait réellement… Et si je pouvais m’autoriser à faire pareil sans qu’elle ne me morde par surprise…

Oh, bien sûr, j’étais pas con au point de rester dormir dans le même lit. Après avoir gueulé sur ma femme plusieurs fois en lui ordonnant d’arrêter ses conneries, j’étais allé dormir sur le canapé du salon en la traitant de tous les noms d’oiseaux possibles et imaginables… Une fois, j’avais dormi sur le canapé… Une seule fois. Parce que ma journée du lendemain avait été un véritable enfer, Kate me la bousillant sur tous les niveaux… J’avais tenu bon…

Jusqu’à ce qu’elle s’en prenne à Julian sans raison. Là, j’avais retenu sa main à temps. Et je lui avais dit en sifflant entre mes dents : « Ok. C’est bon. C’est bon, je dormirai en haut. Arrête, Kate. » Le petit, 13 ans qu’il avait, recroquevillé sur lui-même en se demandant probablement ce qu’il avait bien pu faire de mal, avait rien dû piger à l’histoire.

Bailey s’était levée, finalement, se prenant un verre de bière. J’en aurais bien pris un aussi, mais j’avais peur de m’étaler maintenant que la douleur commençait à se réveiller.

Je frottai mon front en sueur d’une main avant de secouer la tête quand la jeune femme me demanda si je m’étais battu avec l’amant de Kate… Ça me laissait le temps aussi de rassembler mes idées, de remettre l’histoire dans l’ordre…

Parce que si les médocs et l’alcool semblaient ne plus faire le poids contre la douleur, ils s’employaient encore bien à me délier la langue.

-Heu… Je… Non… Je me suis pas battu avec cet enfoiré de photographe de mes deux… Kate sait même pas que je les ai vus dans la piscine… J’ai fait demi-tour direct.

Je pris une grande inspiration saccadée, à deux doigts de pleurer de rage et de frustration.

-Je l’aurais tué si j’étais pas parti.

Je fis même pas attention au fait que Bailey me proposait justement de le faire buter. Parce que les choses ne s’étaient pas du tout passées comme Bailey le pensait… La prostituée continuait de parler, affirmant que j’avais pas besoin de venir la voir pour tout lui dire… En gros, que je ne lui devais rien parce que j’avais réagi comme quelqu’un de sensé…

Je la regardai une seconde.

-Je suis pas sûr d’être si sensé que ça.

Puis, pour répondre à sa question précédente, j’enlevai mon t-shirt, révélant toutes les marques laissées par cette dernière semaine… Certaines morsures allaient jusqu’au sang, sans compter les hématomes qui faisaient un magnifique camaïeu de mauve. Fallait que je dise ça à quelqu’un, finalement… J’arrivais plus à encaisser tout seul. Fallait que j’en parle. Si possible à quelqu’un qui n’avait aucun lien avec le reste de ma vie. Même si pour le coup, j’oubliais complètement Howard, qui connaissait également Bailey…

Je posai mon regard humide à nouveau sur Bailey.

-Un gars sensé resterait pas avec la gonzesse qui lui fait ça.

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MessageSujet: Re: Katie Gate [HOT] (1980) [PV Bailey][TERMINE]   Sam 12 Aoû - 21:50



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Ça me fait mal d’entendre de la bouche d’Hank que je ne me suis pas trompé au sujet de ce que j’ai entendu dans les toilettes, le soir du dévoilement du clip pour lequel il tenait le premier rôle.  J’aurais voulu m’être trompée, avoir inversé les voix de « Robe Rouge » et de  Madame North.

Seulement, j’avais très bien entendu et j’avais même entre vue au travers le mince espace entre la porte du cabinet des toilettes et la paroi qui avait dit quoi.   L’idée même de tout dévoiler à Hank ne m’avait pas traversé l’esprit avant qu’il ne s’en prenne à moi et agisse comme un  vrai connard.

Je l’admets. J’ai pété un câble et j’ai voulu lui faire mal comme il m’avait fait mal. Mais je croyais que le doute seulement suffirait.  Jamais je n’ai songé qu’il irait vérifier mes dires.
Je regrette.

Il est trop tard cependant pour les regrets et parce que je semble être pour Hank l’équivalent d’un courrier du cœur, j’ai l’intention de l’accompagner et de le soutenir du mieux que je peux. Pas simple comme tâche.

Mais je sens que je lui dois ça.

J’trouve rien de mieux à faire que de l’enlacer. Parler avec le corps est ma seule force, mon seul talent et c’est pas toujours la meilleure des options, j’en conviens.  Hank ne me repousse pas comme je m’y attendais. Je crois même qu’il se perd dans ses pensées alors que je le berce tout doucement.

Je brise l’étreinte quand j’atteins moi-même un trop plein émotionnel. J’aime pas me montrer faible devant les autres, le problèmes c’est que je suis trop facilement atteignable par ce que vive les autres. C’est mon petit côté  bleue que je préserve farouchement et dont seul deux ou trois personnes très proches de moi peuvent en témoigner.

Je me lève pour aller m’adosser au mur faisant face à Hank lui proposant une idée complètement farfelue et non réalisable. Parce que je peux bien prétendre ce que je veux,  j’aurai jamais la main d’œuvre pour exécuter le projet. À moins que je m’en charge moi-même…

Mais là n’est pas le problème le plus inquiétant.

Je reste muette quand Hank retire son chandail, me dévoilant d’innombrables hématomes, égratignures et morsures. Il a été victime d’un gamin de deux ans en pleine dans sa phase tu terrible two ?

Pire encore. Hank est un homme victime de violence conjugal.  C’est sa femme, c’te petit bout de femme tout délicat issue de la haute qui décharge sa frustration sur le corps de son époux.

Je n’aime pas ce que je vois et l’impuissance devant laquelle il me place. Hank aurait tous les droit de fondre en larmes, de hurler de rage. Au lieu de ça, il me regarde avec tout le chagrin du monde dans les yeux.

Il veut clairement m’achever avec ça !

J’me retiens à deux mains d’aller lui embrasser chaque marque. J’sais pas comment soulager les gens avec des mots.  J’suis pas douée là dedans. Je l’ai déjà dit moi c’est le contact physique.  Mais je suis coulée sur place, pouvant rien faire d’autre que de regarder son torse.

Je sursaute quand on frappe à la porte de la petite salle dans laquelle je me trouve avec Hank. La voix sévère d’un des videurs, j’pourrais pas dire lequel, m’intime de sortir de là.

« On t’a déjà avertit Raphaël ! Pas de passe de client à l’intérieur du bar ! »

J’roule des yeux en soupirant puis  je rejoins Hank, pour l’inciter à se lever.

- Mon party d’anniversaire est terminé… Viens avec moi. J’ai un ami qui me prête son appart pour la nuit.  Tu vas pouvoir prendre une bonne douche, un bon café, puis dormir une nuit complète pour te permettre de te replacer les yeux en faces des orbites parce que, là, tout de suite, tu as une sale tête !

J’lui passe son t-shirt du mieux que je peux par-dessus la tête puis je me retourner pour prendre mes trucs qui traînent ici et là. Disons que j’avais imaginé de passer mon anniversaire autrement qu’en dorlotant Hank North. Quoi que ça me plaît bien mieux d’être avec lui qu’avec les autres pétasses qui me servent d’amies de secours.

L’appartement d’Elijah est à plus ou moins 15 minutes de marches du Dizzy et c’est dans un silence des plus total que nous nous y rendons.  Mon ami n’est en fait qu’un des anciens barmaid du Dizzy qui a bien accepté de me prêter son appartement de temps en temps pour me permettre de récupérer. Ou simplement pour me cacher… Parfois c’est pratique de disparaître, même pour quelques heures.

L’endroit ne paie pas de mine mais c’est beaucoup mieux que le motel minable dans lequel j’avais conduit Hank le premier soir.

J’allume le plafonnier et je balance les clés sur la table avant de retirer ma veste puis de me diriger vers la salle de bain pour y faire couler l’eau.

- Il a fait la lessive ! T’as de la chance y’a des serviettes toutes propres ! Alors voilà le plan de match… tu vas là dedans, tu te lave parce que tu sens pas tout à fait le jasmin, sans offense ! ,  puis ensuite tu viendras me rejoindre et on reparlera de tout ça, ou de ce que tu voudras avec  un café.  On a un deal ?


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MessageSujet: Re: Katie Gate [HOT] (1980) [PV Bailey][TERMINE]   Lun 14 Aoû - 20:32



Katie Gate
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Je croyais, probablement à cause de l’état d’ébriété et sous influence des médocs que j’étais, que ce serait facile de me montrer pour la première fois tel que j’étais vraiment, derrière l’image de bagarreur aux nerfs à vif que j’entretenais malgré moi. Je croyais que ce serait comme quand faut enlever un sparadrap, que plus ou tire vite, moins ça fait mal…

Mais non. L’état dans lequel j’étais ne faisait qu’empirer mon impression de n’être qu’une merde écrasée et le regard choqué de Bailey me donnait juste envie de me cacher à nouveau et de la supplier d’oublier ce qu’elle avait vu, ce que je lui avais dit.  

Quant au fameux poids qui est sensé s’en aller quand on avoue quelque chose de très lourd à quelqu’un… Je pouvais maintenant dire que c’était pure couillonnade… Je me sentais tout sauf léger.

Bailey sursauta en même temps que moi quand on frappa violemment à la porte de la petite salle. Une voix d’homme me rappela que, mon importante confession, je venais de la faire à une prostituée de l’Eastside… Mais est-ce que je valais vraiment mieux ? Je pensais pas, non… Au contraire… Elle, au moins, avait l’importante charge de s’occuper de déchets comme moi. Et c’était un putain de job ingrat.

Je m’en voulais clairement de ce que je lui avais dit l’autre soir et quand elle me rendit mon t-shirt, que j’utilisai dans un premier temps pour éponger la sueur qui dégoulinait sur mon visage et mon torse, je marmonnai encore de molles excuses à ce propos-là, mais sans spécialement les remettre dans leur contexte.

Ce fut finalement Bailey qui dû m’aider à me relever pour que je réalise qu’on devait partir et qui avait fait en sorte que j’utilise mon t-shirt pour ce pour quoi il était prévu… C’est-à-dire cacher les stigmates de mon mariage.

Je la regardai à nouveau, d’un air absent, tandis qu’elle virevoltait dans la pièce pour récupérer ses affaires. Puis, je la suivis simplement parce qu’elle m’avait dit de le faire… Et que j’aurais de toute façon pas su quoi faire d’autre. J’étais arrivé à une sorte de deadline ou au bout d’une voie sans issue et… la seule qui me semblait connaître la sortie, c’était Bailey.

Alors, je la suivais… En trébuchant de temps en temps, en ayant des absences à tel point que je n’aurais pas su retourner jusqu’au Dizzy Warhol… Mais je la suivais.

On atterrit finalement dans un appartement où Bailey semblait à son aise… Et je continuais de la suivre comme je l’avais fait jusque-là, aboutissant dans une salle de bain où Bailey commença à faire couler l’eau dans une baignoire en en surveillant la température avec sa main dans le jet du robinet… Comme Kate le faisait quand elle préparait le bain de Julian… Quand il était plus petit que maintenant…

Incapable de tenir tout seul debout sur mes deux jambes, je m’étais appuyé prudemment dans l’embrasure de la porte de la pièce… Prudemment parce que j’avais mal partout…

A tout ce que Bailey disait, je répondais.

-Ok… ok…

Ma tête fini appuyée dans l’encadrement de la porte aussi et je me laissai doucement glisser le long, lentement, jusqu’à finir à genoux à terre… Elle voulait que je me lave… Elle me promit du café après…

Je vacillai sur mes genoux avant de lever le regard vers elle… Puis, j’essayai de me lever…

-Deal…

J’approchai d’elle et de la baignoire, retirant mon t-shirt à nouveau… C’était pas plus facile que la première fois et pourtant, je n’avais pas oublié qu’elle venait de me voir et de voir les marques… Mais y avait rien à faire, j’aimais pas trop ça…

Mais j’avais encore moins envie d’être tout seul…

Je détachai mon jeans doucement, en demandant :

-Tu veux bien rester avec moi ?

Pas dans l’optique de réitérer l’expérience qui avait finalement mené à cette semaine de merde, non… Juste parce que j’avais pas envie d’être tout seul alors que j’avais aucune putain d’idée d’où je me trouvais… Et aussi, mais j’en avais pas conscience, de ça, parce que ça m’éviterait de me noyer comme un con dans la baignoire en m’y endormant ou en y faisant une syncope.

Avant qu’elle ait pu répondre, j’étais nu et je me glissais dans la baignoire, laissant finalement simplement ma joue reposer sur le bord de porcelaine ou peu importe en quoi est fait une putain de baignoire…

Je soupirai et levai mes yeux bleu-vert vers Bailey au bord de la baignoire dans laquelle j’étais allongé.  

-Je suis désolé pour ton anniversaire…. Tu as quel âge ?

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MessageSujet: Re: Katie Gate [HOT] (1980) [PV Bailey][TERMINE]   Mar 15 Aoû - 21:45



Katie Gate (1980) ft. Hank North




L’appartement d’Elijah fera un refuge parfait pour Hank et ses blessures de corps et d’âmes. Et puis je suis certaine que mon ami ne m’en voudra pas d’y avoir amené un homme. Puisqu’il n’est aucunement question de prostitution, mais de protection.

L’appartement contraste avec ce qu’on peut s’imaginer de l’extérieur. Elijah et un étudiant en mode qui à un besoin maladif du «  beau » et « dernier cri ».  Il investissait tous ces pourboires gagnés en temps que barmaid au Dizzy dans des accessoires de décorations, des tapis, des porcelaines. Bref, l’appartement détonnait de ce que l’on peut s’attendre d’un étudiant résidant dance ce quartier.

Et ça me plaît bien quand il consent à me laisser utiliser son appartement  un week end de temps en temps.  Une fille comme moi à toujours besoin de prendre un temps d’arrête, non ?

Ce soir, c’est Hank qui a plus que besoin d’un temps d’arrêt. Et si je ne l’incite pas à le faire, il ne le fera pas. Et dans l’état dans lequel il galère actuellement, je ne donne pas cher de sa peau.  Il dérive tant physiquement que psychologiquement.  

Hank s’adosse contre le cadre de la porte de la salle de bain alors que j’ouvre les robinets et que je dose la température de l’eau.  J’veux pas l’ébouillanter, ni le faire sombrer dans l’hypothermie. Quoi  qu’un comme l’autre ferait peut-être ressortir une réaction quelconque. Pour le moment, Hank  est simplement «  absent ».

Au point qu’il fini par se retrouver sur le sol, à genoux  et c’est en rampant qu’il me rejoint, retirant alors ses vêtements. Ça semble souffrant de se mettre à nue devant moi.  Et je ne fais pas allusion à la nudité physique…

Il déploie un effort, surhumain pour son état, afin de se hisser à l’intérieur de la baignoire après m’avoir demandé de bien vouloir rester avec lui.

- Bien sur que je vais rester…, dis-je en me saisissant d’un gant de toilette que je trempe dans l’eau de la baignoire avant de le passer délicatement sur le torse d’Hank.

Je fais couler l’eau sur son bras qui n’est pas immergé de par sa position semi couché dans la baignoire, la joue contre le rebord de céramique.  Je trempe de nouveau le gant puis je viens le passer sur sa nuque, dans ses cheveux.

Chacune de ses hématomes semblent plus vive sous l’effet de l’eau qui rend leur couleur bleue-violacée plus brillante et luisante.  Je passe dessus les effleurant à peine, me contentant de laisser s’écouler l’eau dessus.

- Je suis désolée pour ton anniversaire… Tu as quel âge ?

Je secoue un peu la tête parce qu’en fait, je m’en fiche totalement de mon anniversaire. Ce n’est qu’un nombre qui ne me définie pas.

- 22 ans…

J’ai passé le cap de la majorité. La 21ième année n’est qu’une année d’essaie pour voir si on a bien compris comment fonctionne la majorité ? J’lai foirée royalement ! Avec mention excellence  qui plus est !

Je souris doucement à Hank en lui passant la main qui ne tient pas le gant dans les cheveux.

- Allez M'sieur, assis toi je vais m’occuper de ton dos.

En me redressant sur les genoux, je l’aide à s’assoir dans la baignoire. L’eau s’agite dans le mouvement pourtant lent.  J’attrape le savon en barre et, après l’avoir secouer dans l’eau, je le passe un peu sur le gant puis je viens le passer dans le dos d’Hank en de lent mouvement de haut en bas.

- J’te fais pas mal ?

La dernière chose que je veux c’est bien de lui irrité la peau ou de passer sur des plaies dissimulé sous de plus grosses ecchymoses.  Franchement, ça me désole.  J’me sens si impuissante, là, dans la salle de bain d’Elijah, entrain de laver le dos de Hank.  C’est quoi mon but dans cette opération ?

J’devrais plutôt me rendre chez lui et rendre à sa femme coups pour coups.

- Pourquoi…

J’arrive pas à placer les mots de façon logique dans ma tête.  Il est beau, pas trop vieux, il a du pognon et il fait super bien l’amour. Il pourrait trouver une femme à la hauteur de ses aspirations et qui le traiterait avec la douceur et le respect qu’implique une relation. Non ?

- Pourquoi tu endure ça, Hank ? Par amour ? Par fierté? Parce que tu veux pas que ça se sache que ta femme porte les coups ?

Je redescends de sur mes genoux pour m’assoir sur mes talons, les bras sur le bord du bain, là où Hank avait sa tête un peu plus tôt, laissant flotter le gant de toilette à la dérive sur l’eau.  Je le fixe un moment jusqu’à ce qu’il coule et, comme s’il venait de me donner le signal, je me m’étire le bras vers l’arrière pour attraper un drap de bain.

- Tu veux sortir de l’eau ? J’vais te faire un café ou y’a peut-être du thé si tu préfères.

Je lève le drap au dessus de la baignoire, comme ça il pourra se lever et moi, je ne verrai rien.

Mouais… parce que le contexte est pas vraiment le même et j’crois qu’Hank a totu de même droit à un peu d’intimité.


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MessageSujet: Re: Katie Gate [HOT] (1980) [PV Bailey][TERMINE]   Sam 19 Aoû - 16:25



Katie Gate
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Les paroles et les actes de Bailey m’aidaient à rester plus ou moins ancré dans ce monde. Pourtant, mon esprit avait sérieusement envie de rendre son tablier et se casser en laissant ma carcasse vide… Un peu comme ces mecs qui abusent du LSD. Mais non… Déjà, les médicaments que je prenais étaient jamais que des antidouleurs et s’ils créaient effectivement une dépendance, c’était quand même pas suffisant pour me faire péter les neurones. Pas même si, comme ce soir, je mélangeais ça à un taux d’alcool crevant le plafond.

« Heureusement » pour moi, j’avais jamais trop de mal à me faire prescrire des médocs… Suffisait que je me pointe aux urgences de l’un ou l’autre hôpital ou au cabinet de l’un ou l’autre médecin et que je soulève un tout petit peu mon t-shirt et j’étais reparti avec une boîte pleine de mes petits bonbons préférés. Je ne suivais qu’une seule règle à ce niveau-là : jamais deux fois d’affilée le même médecin ou le même hôpital, comme ça, y avait pas d’historique. De toute façon, vu ma réputation, on me posait très rarement des questions…

C’était donc grâce à Bailey que j’avais réussi à me traîner jusqu’à la baignoire et à me hisser dedans après m’être débarrassé de mes vêtements avec appréhension.

Malgré tout, je voulais qu’elle reste là et tant pis si elle voyait ce à quoi je ressemblais vraiment sous mes airs de bagarreur invétéré. Elle avait accepté de rester. Elle était meilleure que moi. Après ce que je lui avais fait subir lors de notre dernière rencontre, à sa place, je me serais laissé dans ma merde.

Mais elle, non, elle alla même jusqu’à passer doucement de l’eau sur moi. Mes muscles se contractaient parfois de douleur au passage… Je regardais alternativement soit les yeux de Bailey (qui étaient bruns… Je ne savais pas qu’elle avait les yeux bruns…) ou l’eau qui me ruisselait dessus, rendant plus impressionnants les bleus que j’avais… Du coup, je soupirai d’aise quand elle passa plutôt le gant de toilette dans mes cheveux et ma nuque, parce que c’étaient des endroits encore intacts où je pouvais vraiment profiter du contact et ce sans aucune arrière-pensée…

Mes idées se remettaient un peu en place, malgré tout, et je retombai sur l’information comme quoi c’était son anniversaire… Je savais aussi que j’étais avec Bailey et qui était Bailey… Il n’y avait que ma localisation qui était floue mais ça avait peu d’importance pour l’instant. Alors, je lui avais demandé son âge… Et j’avais répété d’un air semi-absent, dans un soupir…

-22 ans…

Qu’est-ce que je faisais quand j’avais 22 ans ? C’était y avait 14 ans de ça, en 1966… J’en étais encore qu’à mes premières fiançailles, avec Helen, dit-donc ! Le début des emmerdes ! Bien qu’avec Helen, on s’était bien amusés et tout s’était relativement bien passé si ce n’était qu’on s’engueulait beaucoup (mais je m’engueule beaucoup avec tout le monde, en fait)… Ce qui avait eu raison de notre couple… C’était Kate…

Mon regard se posa à nouveau, les yeux mi-clos, sur Bailey et je vins vaguement jouer avec une mèche de ses longs cheveux avant de laisser ma main retomber dans l’eau.

-Et une gentille fille comme toi, à 22 ans, a rien trouvé de mieux à faire à L.A. que… ce que tu fais ? On t’a obligé ?

Je voyais que ce scénario-là… Oh bien sûr, je connaissais des filles qui avaient fait ça par choix, mais j’étais sûr que leur tarif était un peu plus haut que celui de Bailey… Et ces filles-là traînaient souvent dans Hollywood ou les studios de San Fernando Valley… Ah ! Et contrairement à Bailey qui se nommait elle-même ainsi, ces filles-là n’étaient pas des « putes » ! Ah non ! Elles étaient des Escort-girls ! Attention, c’était complètement différent !

Quand la jeune femme me le demanda, je me redressai un peu, m’affaissant plus vers l’avant qu’autre chose… Bailey se mit alors à me laver le dos… Pendant que je serrais les dents… Bailey demanda si elle me faisait mal…

-Bah… J’ai vu pire…

Ouais… Ca faisait super mal.

A son tour de poser une question… Des questions… Qu’on m’avait jusque-là jamais posées puisque personne était au courant, mais que j’avais toujours redoutées. Je soupirai…

-Heu… Pff…

Est-ce que j’avais seulement les réponses à ça ?

-Un peu de tout ça à la fois… Je crois…

C’était clair que je n’avais pas envie que ça se sache. De quoi j’aurais l’air, hein ?

Mais il y avait deux raisons principales… Je me frottai les yeux avant de les donner, mais sans plus regarder Bailey dans les yeux.

-Mais je suis surtout assez amoureux que pour en devenir très con…

Je passai ma langue sur mes lèvres.

-Puis… Y a Julian.

Je ne savais pas si Bailey savait qui était Julian ou non, on en parlait relativement souvent dans la presse people lorsqu’un paparazzi ou l’autre captait le visage du petit quand on se promenait dans la rue ou autre… Mais j’en parlais comme si tout le monde le connaissait…

-Je peux encaisser à la place du petit.

Parce que les pires coups, je les prenais quand je m’interposais entre elle et le gosse… Et peut-être bien que s’il y avait pas Julian, je serais déjà passé au-dessus de mes sentiments pour Kate et aurait demandé le divorce. Mais je savais que si je faisais ça maintenant, le môme allait prendre cher.

Bailey me demanda si je voulais sortir du bain et je hochai la tête, juste, parce que pour le coup, j’avais la gorge serrée et mon cœur battait plus vite… Putain… Julian… Fallait que j’arrive à rentrer chez moi avant que Kate ne revienne de son foutu week-end thalasso… Que je sois là pour réceptionner le petit quand son père l’amènerait demain soir… Ou était-ce aujourd’hui soir ? On avait avant ou après minuit ?

Je finis par lui offrir un pauvre sourire.

-Café-clope… Je dois avoir un paquet quelque part on peut se le partager.

Je m’appuyai à deux mains pour sortir de la baignoire, encore pas très sûr en équilibre à cause de l’alcool, mais j’y arrivai sans me planter… Je m’essuyai vaguement avant de nouer le drap autour de ma taille… J’avais pas envie de remettre mes vêtements poisseux de sueur et de bière que j’avais renversé dessus. Je repris juste mon paquet de clopes dans la poche de mon jeans et mon flacon de médocs. Je passai les clopes à mon hôte…

Puis, je suivis Bailey docilement jusque dans la cuisine…

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MessageSujet: Re: Katie Gate [HOT] (1980) [PV Bailey][TERMINE]   Sam 19 Aoû - 19:51



Katie Gate (1980) ft. Hank North




Y’a un monde entre ce que nous vivons, Hank et moi, en ce moment et le soir du lancement de la vidéo de The Burning Fire. Peut-être est-ce le temps, bien que court, qui a calmé nos rancœurs ou alors le désespoir évident dans lequel est plongé Hank qui m’attendris. Que ce soit l’un où l’autre, je ne pouvais pas le laisser se noyer dans sa déprime dans tenter de lui offrir un peu d’espoir.

Le genre humain est une petite bête bien étrange et capricieuse. Ou alors j’ai rien compris…

Hank dans la baignoire m’offre un spectacle de vulnérabilité sans nom qui m’est pénible de regarder. Je ne peux pas être indifférente à ce que je vois pourtant, quoi que je fasse, rien ne pourra le soulager réellement.

Je passe le gant de toilette sur sa nuque, puis dans ses cheveux, les seuls – rares – endroit de son corps qui ne sont pas marqués pas la violence de sa tigresse enragée.  L’eau du bain est un tout petit peu plus froide que la température du corps, puisque Hank est en sueur, j’espère que ça lui permettra de dégriser  un peu et de se détendre.

Le gant glisse de ses cheveux à sa nuque puis je le replonge dans l’eau pour recommencer le même chemin à l’inverse. Ça dure un moment pendant lequel Hank ne me lâche pas du regard sauf pour parfois, se perdre dans ses pensées où ses yeux dérivent vers la baignoire, jouant distraitement avec une mèche de mes cheveux.

Je souris, me perdant momentanément aussi dans mes pensées quand Hank  me demande ce qu’une fille – gentille ? – de 22 ans peut bien faire à se prostituée. Y’a pas vraiment de réponse à cette question.

- J’suis arrivé à Los Angeles après avoir fuguée de chez mes parents. J’viens de la Floride, une sacrée promenade quand même.  J’voulais devenir actrice… Mais chaque fois on me disait que je n’étais pas assez mince, que je n’avais pas une bonne allocution, que je n’avais pas le bon profil. Un soir, j’ai rencontré un homme dans un club qui s’est prétendu être un manager et il m’a fait miroité une carrière de rêve…

Je toussote un peu, en fait je cherche m’éclaircir la gorge. Je n’aime vraiment pas parler de ça mais s’il a eu l’humilité de se montrer à nu devant moi, au sens propre comme au figuré, je ne vois pas pourquoi je jouerais la censure de mon côté.

- C’est une histoire banale comme ça arrive à bien trop de filles.  J’ai couché avec lui et ses copains, pour finir un peu comme un jouet sans valeur jusqu’à ce qu’ils en aient assez et me largue chez un type qui s’occupe de filles comme moi. J’ai eu de la chance quand même, j’aurais pu me retrouver dans une malle cadenassée !

Je ris faiblement. En fait c’est souvent ce que me répète Ricardo. Si j’suis pas «  une bonne fille » on ne me pleurera pas. Je préfère ne pas y penser, pas ce soir, et je demande à Hank de bien vouloir se redresser pour que je lui lave le dos.

J’essais de bien faire attention de ne pas lui faire mal mais, même s’il me dit qu’il a connu pire, je vois pas ses tics qu’il ne peut contrôler que même en l’effleurant, c’est douloureux.

Et je pose LA question. Celle qui me torture l’esprit depuis le moment où il a retiré son t-shirt dans la p’tite salle du Dizzy. On ferait tellement de chose par amour, par fierté –j’en sais quelque chose – mais au point de se laisser crever à petit feu ?

Oui, c’est vraisemblablement le cas de Hank. Il encaisse par amour, par fierté et par instinct de protection pour son fils. Enfin, celui pour qui il fait office de père. J’suis pas une groupie qui s’achète les magazines afin d’être au courant de qui couche avec qui, de qui gagne plus que qui, ou qui ne parle plus à qui, mais c’est difficile quand on demeure dans ce mon de bien particulier qu’est Los Angeles.

On a les infos même quand on ne les veut pas.

- Tu ne crois pas qu’elle a besoin d’aide ? En prenant les coups pour le p’tits, en plus de ceux qu’elle te réserve, tu ne l’aide pas. J’suis pas psychologue, mais je suis prête à parier que ça n’ira pas en s’améliorant.

J’viens m’étirer pour attraper un drap de bain et je propose à Hank de sortir de la baignoire, et de profiter d’un bon café bien chaud.

- Café et clope ? Deal !

Je refuse la cigarette qu’il me propose puis je me relève le temps qu’il s’enroule dans la serviette et c’est à la cuisine que je me dirige, Hank derrière moi et que je mets de l’eau à bouillir. Je cherche dans les armoires le pot de café, désespérant presque d’en trouver. Il était bien caché derrière un immense pot de beurre de cacahuète.

Je n’ai jamais été autant soulagé de trouvé du café ! Au point que je sursaute même quand la bouilloire siffle sa vapeur. J’viens la déposer sur la table avec deux tasses et le sucrier.

- J’sais pas…comment tu le bois mais moi en fait c’est simplement noir.

Je laisse Hank se préparer sa tasse à son goût puis je fais le miens. J’adore l’odeur réconfortante du café. C’est riche, c’est chaud et enveloppant tout à la fois.  Du bonheur liquide, ni plus ni moins.

Assise à la table de la cuisine d’Elijah, je ne dis plus rien alors que je bois mon café tout en soufflant quelques fois sur ma tasse, faisant danser la fumée qui s’en échappe. Je repasse dans ma tête l’intégralité de mon histoire avec Hank.

Depuis la première fois qu’il m’a abordé au Dizzy, jusqu’à là, tasses de café en mains. Le soir du lancement de ma vidéo à été le point tournant, ça ne fait pas de doute.

- Qu’est-ce qui t’a convaincu d’aller vérifier la Thalasso ? T’as découvert qu’elle avait pas apporté de maillot ?

Ma question est un peu mesquine, je l’avoue et je pose ma main sur celle d’Hank dans un geste doux. Je ne réfléchis pas toujours – rarement – avant de parler.

- Et tu comptes faire quoi ? Tu vas la confronter ou… tu diras rien de peur que ce soit toi qui deviennes une fois de plus le vilain dans l’histoire ?



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MessageSujet: Re: Katie Gate [HOT] (1980) [PV Bailey][TERMINE]   Lun 21 Aoû - 18:30



Katie Gate
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-Putains d’enculés…

Immergé dans l’eau, j’avais écouté l’histoire de Bailey, puisqu’elle connaissait les grandes lignes de la mienne désormais… A la différence près qu’elle savait comment elle en était arrivée là… Même si c’était une vraiment sale histoire et que j’aurais échangé nos places pour rien au monde. Elle savait comment son histoire s’était déroulée, avec un début, un milieu et une fin… Alors que de mon côté, si on m’avait demandé comment et quand ça avait commencé, j’aurais pas su le dire…

Ça avait été lent insidieux et j’avais rien vu venir… Encore maintenant, j’avais tendance à lui pardonner, à trouver des excuses à Kate : un coup elle avait passé une mauvaise journée, un coup, j’avais déconné, j’avais crié trop fort, j’étais allé trop loin, j’avais exagéré, j’avais été méchant… Heu… La plupart du temps, je considérais que c’était ma faute… Kate était très forte pour me convaincre que c’était ma faute…

C’était elle, la meilleure actrice de nous deux.

J’avais dit à Bailey quelles étaient mes raisons d’encaisser ça… S’il y avait vraiment des raisons à ça. Je faisais, en fait, ce que je pouvais pour trouver des réponses à des questions que je m’étais jamais posées.

Bailey se demandait si Kate avait pas besoin d’aide… Non… Sans déconner… Je soupirai, m’enfonçant limite un peu plus dans la baignoire rien qu’en repensant à la seule et unique fois où j’avais évoqué vaguement l’idée de peut-être aller voir quelqu’un… Même pas juste elle seule… Y avait ces putains de thérapies de couples là… J’avais dû passer au-dessus de mon propre égo pour ne fut-ce qu’accepter moi-même ce genre d’idée alors aller jusqu’à la proposer à ma femme ! Et pourtant, je l’avais fait, pour Julian…

Je ricanai avant de répondre à Bailey…

-Le jour où j’ai vaguement évoqué cette idée, ma belle, je me suis retrouvé complètement déshydraté à l’hôpital à raconter que j’avais réussi à m’enfermer dans le sauna tout seul comme un grand…

Ouais… Parce que Kate avait limite accepté, non sans râler, dans un premier temps, de faire une putain de thérapie de couple. Ça m’avait étonné, mais ça m’avait soulagé aussi… Et le soir, je me suis dit que j’irais bien faire une petite séance de sauna (j’en avais un dans le sous-sol de la villa) histoire de me détendre un peu…

Mauvaise idée… A un moment donné, j’avais entendu de drôle de bruits derrière la porte et quand j’avais voulu sortir, impossible… Ma tendre épouse avait verrouillé la porte de l’extérieur. J’avais hurlé, j’avais tout essayé pour sortir, sans succès. Kate ne m’avait libéré que deux heures plus tard, pour me conduire directement à l’hosto…

Ça avait même paru dans la presse, cette histoire à la con… Enfin, la version que j’en avais donné.

Jamais plus je lui avais reparlé de thérapie, de psy ou de conneries approchant de près ou de loin. Jamais.

Bailey finit par m’inviter à sortir de la baignoire, proposant un plan tout aussi tentant : un café… J’agrémentai le tout d’une clope et le deal conclu, je sortis de l’eau, m’essuyant avant de nouer le drap autour de ma taille pour suivre la jeune femme dans la cuisine où elle s’occupa de faire ce qu’il fallait concernant le café pendant que je m’installai sur une chaise et allumai une clope…

Le café prêt, elle posa une tasse remplie du liquide noir devant moi…

-Merci… Noir aussi… Ouais…

J’ajoutai juste trois morceaux de sucre dedans… Tant qu’à crever de quelque chose…

Pendant quelques minutes, nous restâmes silencieux, à boire du café et moi à fumer en plus… J’étais finalement pas si mal, là, tout bien considéré… Et peut-être que finalement, parler pour la première fois de ce qui m’arrivait depuis ces cinq dernières années m’enlevait quand même un poids, maintenant que j’avais un peu dégrisé.

Ce fut Bailey qui brisa le silence et mes yeux bleu-vert vinrent rechercher son regard… Avant de se replonger au fond de ma tasse de café… Je ris un peu de son allusion au maillot, mais c’était un peu un rire désespéré…

-Non… Kate fait les choses bien. Kate fait les choses pour que personne se rende compte de quoi que ce soit…

Ça valait pour les coups comme pour ses aventures extra-conjugales…

-C’est juste que… Je crois que dans le fond, je m’en doutais… Et ce soir-là, quand tu m’as dit ce que t’avais entendu, ça a fait que confirmer mes doutes… Alors, après une semaines à essayer de chercher des preuves dans le comportement de Kate sans trouver un seul putain d’indice, je suis allé voir sur place… Comme t’avais dit…

J’écrasai ma clope dans le cendrier. Et j’entrelaçai les doigts de mon autre main avec ceux de Bailey… Ce geste, c’était rien à côté de ce que j’avais aperçu dans la piscine de la thalasso…

-Elle se faisait masser, mais pas par un type du personnel de l’hôtel, par ce connard de photographe… Et pas vraiment dans les endroits les plus classiques pour un massage…

Quand Bailey me demanda ce que j’allais faire, si j’allais confronter Kate, je plantai, de ma main libre, une nouvelle clope dans ma bouche avant d’attraper mon briquet pour l’allumer d’une main.

-T’as entendu ce que je t’ai raconté sur ce qu’elle a fait quand j’ai émis l’idée de se faire soigner ? Tu crois qu’elle va faire quoi, si je la confronte à propos de son amant ?

Confronter Kate, je le faisais souvent et bruyamment… Pour des conneries… Et c’était jamais sans retour de flammes… Pour des conneries… Alors pour un truc aussi important que son amant, elle allait me faire quoi ?

Je regardai Bailey dans les yeux…

-J’ai aucune idée de ce que je vais faire.

Probablement que dalle.

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MessageSujet: Re: Katie Gate [HOT] (1980) [PV Bailey][TERMINE]   Mar 22 Aoû - 5:07



Katie Gate (1980) ft. Hank North




Mon histoire n’est rien de plus qu’une succession de mauvaises rencontres et de mauvais choix. Pourtant je l’assume en totalité et je continue d’avancer, affrontant mon quotidien comme mon fardeau que je dois porter seule. Je m’accroche aux trucs positifs comme on amitié avec Howard, celle avec Billy. Quelques belles rencontres ici et là, des aventures pas banale et une histoire d’amour que j’idéalise, même si  je ne la vie plus que dans mes rêves.

Au final, quand je compare, ça n’a rien de tellement différent que ce que vie Hank. Son fardeau à lui c’est son mariage avec Kate qu’il supporte en s’accrochant à son amour pour elle et l’affection qu’il porte à son fils.  Il fait ce qu’il croit être le mieux parce qu’au fond, comme moi, il a peur de prendre LA décision qui pourrait s’avérer être la bonne… parce que l’inconnu effraies.

Nous en sommes là, lui comme moi, assis à la table de la cuisine devant un café fumant et il vient entrelacer ses doigts au miens en s’allumant une nouvelle cigarette.

C’est toujours plus facile de juger de l’extérieur. De prétendre savoir quoi faire, comment agir. Je ne serais pas resté caché si j’avais été en Thalasso. J’aurais  foncé, cogné, lutté. J’aurais fait tous les temps,  mis le feu à l’enfer.

Mais je ne suis pas Hank.

Et si moi je hais sa femme, lui, il en est fou amoureux au point qu’il lui pardonne et excuse ses excès de colère.  

Alors tout ce que je peux lui offrir c’est mon écoute et ma présence. J’crois que j’y réussis pas trop mal ce soir. Je découvre un nouveau Hank, plus détendu et même si la conversation tourne autour de ses déboires conjugaux, je ne déteste pas discuter avec lui.

Si nous n’avions pas couché ensemble, j’aurais pu y voir la une scène d’une sœur discutant avec son frère autour de la table familiale.

Je réitère ma question, j’y peux rien si ça me révulse sa passivité et son attitude d’auto flagellation. Kate l’a trompé, il l’a surprise mais il ne fera rien.

- Ouais ! Ouais je l’ai écouté ton histoire  mais nous sommes ici, à parler, on peut dire ce que l’on veut ça sert à ça non ?  J’peux pas croire que tu ne feras rien.  Je respecte ton choix c’est ta vie, pas la mienne, mais j’ai le droit de dire que rien ne justifie que tu as à endurer ça. Alors pardonne-moi si je peux te paraître révolté.

Bordel de merde, elle a quand même tenté de l’assassiner !  Dites ce que vous voulez mais de le laisser perdre connaissance dans leur sauna et je rescaper de justesse c’est une tentative de meurtre, ni plus ni moins.  Comme on peut partager son lit, soir après soir avec quelqu’un qui a attenté à notre vie sans devenir cinglé ? À tout coup j’aurais la trouille de me faire planter un pic à glace dans le dos !

- N’empêche que de te faire tenir le rôle du hot dog vapeur, c’est extrême ! T’es pas en sécurité, le gamin non plus…

Je retire ma main de  celle de Hank pour nous resservir du café. Je crois que ça va me prendre plus qu’une tasse pour garder mes idées en places. Je serais bien partie à la recherche d’une bouteille de cognac pour accompagner notre café mais de doute que ce soit une bonne idée que d’offrir de l’alcool à Hank qui commence, du moins semble, dégriser.

- Je n’ai plus de respect pour mon corps. Ce n’est qu’un… amas de chair et d’os que je vends soir après soir pour quelques billets. Je tiens le coup en me shootant. La coke, les pilules, l’héroïne, le crack. Et l’alcool.  Mais c’est en dedans, juste ici, dis-je en lui reprenant la main et en posant son index sur ma tempe, et ici, puis sur mon cœur que même la plus puissante des drogues ne parviendra pas à soulager ma douleur…

J’suis certaine que ses précieuses pilules, qu’il mange à la poignée n’ont plus aucun effet sur lui. Il est étourdi un temps, puis le retour à la réalité est tout aussi brutal que ce qui l’a forcé à consommer.

- En tous les cas… si tu voulais fuir, partir vers l’inconnu avec un sac à dos, j’suis partante !  Tant qu’on va pas en Floride !


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MessageSujet: Re: Katie Gate [HOT] (1980) [PV Bailey][TERMINE]   Jeu 24 Aoû - 13:46



Katie Gate
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Si on m’avait dit, il y avait une semaine de ça, que je serais un jour assis face à la fille qui m’avait lâchement dépouillé après une nuit où j’avais fauté avec elle, à boire du café, tout en fumant et en racontant comment mon épouse me réduisait lentement mais sûrement en une pauvre loque, non seulement, j’y aurais pas cru, mais en plus, j’aurais ri au nez de celui qui aurait osé exposer la chose.

Et pourtant, j’étais là, une clope dans une main, la main de Bailey dans l’autre, et une tasse de café devant moi et le cerveau qui commençait à reprendre du service. Cela dit, s’il n’y avait pas eu la combinaison de l’alcool et des médocs, pas sûr que j’aurais parlé de tout ça à la prostituée… Mais maintenant, c’était fait, je pouvais pas rembobiner, je pouvais pas effacer… Et, temporairement, parler, prendre un bain et avoir quelqu’un qui m’écoutait sans que ça puisse avoir de conséquence étant donné qui elle était, ça faisait un bien fou.

Bailey ne comprenait pas comment je pouvais encaisser ça sans rien faire… Je lui avais pourtant expliqué jusqu’où Katie pouvait aller, j’avais évoqué, pour ça, l’histoire du sauna (qui était souvent le décor que je voyais lors de mes paralysies du sommeil, c’était le sauna ou la chambre) suite au fait que je lui ai proposé qu’on se fasse aider…

Ca révoltait Bailey. Moi, je soupirai.

-Là est tout le problème, justement. Si je ne faisais rien, réellement rien, si je m’écrasais, elle aurait pas de raison de me frapper. Mais je suis un colérique et j’en ai pas encore assez peur que pour ne pas lui gueuler dessus ou l’empêcher de frapper le môme. Je me défends, je le défends.

Je haussai les épaules, impuissant.

-Mais je m’abaisserai pas à frapper sur elle. Numéro 1, ça se fait pas et numéro 2, je l’aime trop pour lever la main sur elle.

Je pris une gorgée de café avant de continuer. C’était de plus en plus facile puisque j’avais les idées plus claires.

-Elle était mariée à Don Hughes avant, le père du petit. Je pense pas que Kate ait un jour levé la main sur lui. Elle en a pas eu besoin. Et tu sais pourquoi ? Parce que Hughes, avec tout le respect que je lui dois, ne contredit ou ne se dresse jamais devant Kate. Il est le symbole même de la soumission.

A en croire Julian, qui comprenait beaucoup trop de choses pour ses douze ans, il était même soumis à son second, Stanley, chez MTI…

-Je suis pas comme ça. Mais elle veut que je le devienne.

Je ricanai.

-Et j’apprends pas assez vite à son goût, apparemment.

Bailey se leva pour nous resservir du café et je baissai les yeux quand elle affirma que Kate avait vraiment été loin en essayant de me faire cuire. Là où elle avait raison, c’était que le petit n’était pas en sécurité. Il l’était au moins une semaine sur deux, chez son père qui s’occupait bien de lui. Mais j’étais le seul bouclier pour lui quand il était chez sa mère.

Je frottai mes yeux d’une main…

-Il est plus en sécurité si je suis là que si je suis pas là. Je peux pas tout lui éviter, je peux pas empêcher Kate de lui faire peur… Mais je peux parfois l’empêcher de passer à l’acte.

Et prendre à sa place, même si c’est pas la meilleure solution.

J’écoutai ensuite Baley dire que quoi qu’elle prenne comme drogue, rien ne pourrait soulager sa douleur… Elle m’amena à caresser sa tempe puis son cœur, à travers son haut, du bout des doigts sans que ça ait quelque chose de sexuel. C’était plus réfléchi que ça. Et par ses mots, elle exposa qu’on avait énormément en commun. Elle n’avait plus de respect pour son corps ? Vu l’état du mien, je n’en avais pas plus. Elle se shootait ? Moi aussi même si ce n’était pas aux mêmes substances… Et ça ne changeait pas grand-chose ? Ouais… De fait…

-Et toi, tu fais quelque chose pour t’en sortir ?

Je hochai négativement la tête.

-Faut se rendre à l’évidence… On est piégés tous les deux, et en grande partie parce qu’on ose pas s’en sortir.

J’eus un beau sourire pour elle quand elle rêva de fuite avec un sac à dos, ensemble, tant qu’on allait pas en Floride. Mais c’était qu’un rêve… Je repris une bonne gorgée de café…

-Ce serait sûrement épique.

Je me laissai aller en arrière sur le dossier de la chaise, me penchant en arrière pour étirer mes muscles endoloris et contusionnés.

-Mais je crois que dans le monde réel, je vais juste essayer de dégriser et de dormir un peu pour pouvoir réceptionner Julian quand son père l’amènera demain… Enfin aujourd’hui… Parce que je parie qu’on est déjà demain.

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MessageSujet: Re: Katie Gate [HOT] (1980) [PV Bailey][TERMINE]   Jeu 24 Aoû - 22:57



Katie Gate (1980) ft. Hank North




Je ne comprendrai jamais comment on peut devenir le tapis de sol de quelqu’un.  Quoi que je n’aie aucune leçon à donner, j’estime quand même que je ne me laisserais pas faire tout comme c’est le cas de Hank.

Il se défend bien, justement, de ne pas être aussi impassible que ses paroles – ou son corps marqués de la furie de sa femme – ne me le laisse croire.  Je roule des yeux en venant lui chiper une cigarette que j’allume à même la sienne.  

- Non… ne t’abaisse pas à la frapper… garde ça pour les putes…

J’avoue que celle là, j’aurais pu la garder pour moi mais c’est sortit tout seul. J’y peux rien si je parle puis réfléchi ensuite. Je n’ai pas mentis quand je disais ne pas lui en vouloir. Parce que c’était le cas, et l’une des meilleures baises de ma vie.

- Ok alors fais en une affaire sérieuse. Le Katie Gate, mais sois plus futé que Nixon. T’as qu’à faire en sorte de lui rendre la vie impossible sans te faire prendre. Rend la folle à son tour… Mets de la colle dans son après shampooing, ajoute des calories à son régime et regarde la prendre du bide ou j’en sais rien moi, dévisse les écrous de roue de sa bagnole… ça c’est chiant… tu risque d’endommager une belle bagnole !

J’éclate de rire  en venant taper ma cigarette contre le bord du petit cendrier de porcelaine. L’image de sa femme se prenant un muret de béton en pleine tronche ou alors en perdant une roue dans un virage pour finir dans l’océan me fait bien rigoler.

Son gamin et Hank ne s’en porteraient que mieux.

Cela dit, Hank l’aime et un enfant a probablement besoin de sa mère, quoi qu’il ait tout  ce dont il a besoin  avec son beau-père.

L’histoire d’Hank n’a rien de banale et mérite un refile de café, ce que je fais sans attendre, laissant la main de Hank, à contre cœur je l’avoue.

Mon propre parcours n’est pas commun et il ne manque pas de me retourner mes propres remarques, me demandant ce que moi je peux bien faire pour m’en sortir.

-  Quand je m’en sors, c’est pour mieux replonger.  Alors j’ai cessé de me débattre puisque de toute façon, il n’y a rien qui m’attend. C’est pas comme toi, Hank !  Tu as des gens qui ont les yeux braqués sur toi en permanence.

Je place mes poings devant mes yeux laissant un espace entre mes doigts comme si j’avais des longues vues.

- Tu vois?  Et puis y’a le p’tit aussi, à qui tu dois donner l’exemple. Tu dois lui montrer que même un mec, ça n’a pas l’obligation de tout encaisser, que ça pleure aussi, un homme et que ça à besoin parfois qu’on prenne soin de lui.

Je fais la moue quand Hank prétend que nous sommes pris au piège et ce, uniquement par notre incapacité à se prendre en main et s’en sortir.

- Ben le voyage, ce serait ça, en clair.

Mais c’est pas pour demain la veille même si, effectivement ça serait un truc absolument épique.  J’viens écraser ma cigarette dans le cendrier  en camouflant un bâillement  d’une main.

- Ouais… on doit l’être, parce qu’il n’était pas loin de 23h quand t’es entré dans mon party d’anniversaire.  T’as qu’à aller te coucher, si tu veux, j’vais mettre tes fringues à laver avec les miennes.

Je pousse un peu la tasse d’Hank comme si je lui demandait pas ce geste s’il avait terminé avec son café puis je me lève prenant la mienne ainsi que la cafetière puis je vais déposer tout ça sur le comptoir. J’laverai ça demain… ou pas.

- Le lit est par là, à moins que tu aies peur que je tente d’abuser de toi pendant ton sommeil ? , dis-je en rigolant.

Je n’ai pas l’intention de rien d’autre que de dormir. Mais je ne refuserais pas de dormir blottis contre lui par contre.

Puis, retirant mon haut, sans me soucier de la pudeur du geste, parce qu’en fait, j’en suis à un point où je n’ai plus trop d’inhibition, je me dirige vers la salle de bain. J’ai besoin, moi aussi, d’un coup sous l’eau et une douche vite fait me fera un bien fou.


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MessageSujet: Re: Katie Gate [HOT] (1980) [PV Bailey][TERMINE]   Sam 26 Aoû - 18:22



Katie Gate
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Quand Bailey piqua, finalement, une clope dans mon paquet, je m’avançai un peu par-dessus la table pour qu’elle puisse, comme elle semblait vouloir le faire, allumer celle-ci à même celle que j’étais en train de fumer. Je me laisse ensuite retomber le cul sur ma chaise et prend un bon tacle de la part de Bailey du même coup…

Je grimaçai… Finalement, je me demandais si je préférais pas un vrai bon coup plutôt que ce genre de réflexion… Mais c’était de bonne guerre parce que j’avais vraiment pas été tendre avec elle, la nuit où on avait couché ensemble… Enfin, pas la première fois… La deuxième, quand on avait remis ça, j’avais été plus cool.

Je soupirai…

-C’est la seule fois que c’est arrivé, j’avais bu… Je suis, encore une fois, désolé que ça soit tombé sur toi, j’avais pas à faire ça, t’façon… Pas plus avec elle qu’avec toi.

Ce dont je ne me rappelais pas, c’était qu’elle m’avait provoqué, ce soir-là, en me faisant mal dans un premier temps et en me demandant ensuite, d’un air entendu, ce que je ferais si j’avais l’occasion de régler son compte à une salope. Ben, je lui avais montré. Mais je me rappelais pas de ça…

Quant à Kate, Bailey avait quelques idées la concernant. Elle parla d’un « Katie Gate »… Je secouai la tête pratiquement pas réflexe. Non non. Pas ça ! Un Katie Gate, pour moi, ce serait révéler au monde qu’elle me frappait dessus, ce qui faisait d’elle, Nixon, dans l’histoire.

Mais non, pour Bailey, un Katie Gate, ce serait rendre ma tendre épouse complètement cinglée, voire même camoufler un accident en meurtre. Je la regardai, perplexe, avant d’écraser mon mégot dans le cendrier.

-Mouais… J’arrive pas à la gifler, alors comment tu voudrais que je trafique sa bagnole ?

Bailey, ça la faisait rire, elle, ses idées. Elle était un peu folle quand même, la Bailey… Mais j’imaginais que c’était comme elle avait dit un peu plus tôt : on était entre nous, on pouvait dire toutes les conneries qu’on voulait, sans aucune conséquence…

Je pointai mon index vers Bailey, me voulant sérieux mais trop amusé pour arriver à l’être vraiment.

-Et puis y a un autre truc ! J’ai aucune envie qu’elle prenne du bide !

Elle nous resservit du café, là-dessus, et je le bus avec plaisir. Ce qui me donna le temps de lui faire remarquer qu’elle était pas mieux barrée que moi, parce qu’elle aussi, elle était prise dans un putain de cercle vicieux. Elle nuança mes propos en signalant que, contrairement à moi, elle, y avait personne qui faisait attention à elle. Alors que moi, j’avais ma famille, mes amis et tous ces putains de médias qui adoraient quand je pétais de travers.

Bailey, pour illustrer ses propos, mima des jumelles avec ses mains et j’étais sa cible… Mouais… Elle avait pas tort.

-Bah justement… Tu crois que j’ai envie que tout le monde sache que ma femme me met ma raclée plus d’une fois par semaine... ?

Mais elle continua en disant que je devais montrer à Julian qu’un gars pouvait pas seulement encaisser, que ça pouvait pleurer aussi… Je fis une grimace et baissai les yeux rien qu’à l’idée que j’avais pleuré devant Bailey un peu plus tôt…

J’étais pas convaincu par ce que Bailey disait alors je haussai les épaules.

-Tu parles !... Il a déjà son père pour ça. Et le gamin l’a pas en grande estime…

Restait la solution du voyage, l’échappatoire… La fuite, quoi… Je souris à Bailey… L’idée était tentante, dans un sens… Mais c’était qu’un rêve que j’avais en commun avec une prostituée de l’Eastside… Pour elle, partir serait un moyen de nous reprendre en main…

Je fis la moue… Puis terminai mon café d’une traite avant de répondre…

-Ouais… Sauf que, comme tu dis, tout le monde a les yeux braqué pour moi… Et y a le petit… Je peux pas partir.

J’avais des obligations… Notamment celle de réceptionner Julian le lendemain… Enfin le jour-même, comme me le confirma Bailey. Elle me proposa de laver mes fringues et je hochai la tête… Ouais, ce serait pas plus mal… Je me levai quand elle me désigna où était le lit et je rigolai à sa réflexion…

-Advienne que pourra… Au point où j’en suis…

Je savais pas trop si, par-là, je l’invitais à mettre ses menaces à exécution, ce qui aurait été de bonne guerre vis-à-vis de Kate, ou si j’en avais simplement rien à foutre de ce qui allait arriver une fois qu’on serait au lit…

Je la regardai enlever son haut et se diriger vers la salle de bain… Et quand elle disparut de ma vue, je souris tout seul comme un con en secouant la tête… Puis, je m’allongeai sur le lit, avec pour seul vêtement la serviette de bain autour de ma taille puisque mes vêtements étaient toujours à la salle de bain.

Quand elle revint, je somnolais déjà, allongé par-dessus les couvertures parce que j’avais trop chaud, mais était encore suffisamment conscient que pour écarter mon bras, quand elle grimpa sur le lit, pour lui permettre de se blottir contre moi…

Spoiler:
 

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MessageSujet: Re: Katie Gate [HOT] (1980) [PV Bailey][TERMINE]   Dim 27 Aoû - 5:56



Katie Gate (1980) ft. Hank North




Hank, malgré tout ce qu’il endure, demeure droit et fort pour le bien être d’un enfant qui n’est pas le sien mais qu’il aime visiblement comme si c’était le cas.  Il reste là et présent pour assurer une figure parentale relativement saine d’esprit, c’est très louable.

N’empêche que je voudrais bien trouver une solution qui lui permettrait de respirer un peu sans avoir peur de recevoir un pot de fleur par la tête au tournant d’un couloir. Parce que Madame North doit bien aimer les fleurs, mais pas quand elles fanent…

J’étouffe un bâillement puis je termine ma tasse de café. C’est peut-être que la fatigue ou la profondeur de notre conversation mais je commence à avoir un mal de crâne que j’espère faire passer en profitant d’une bonne douche glacée !

Je range donc tasses et cafetière tout en lui désignant au passage où se trouve le lit. Bien entendu, je ne me prive pas d’une petite réflexion qui semble bien l’amusé, et moi de même.

Je ne prends pas la peine d’attendre d’être dans la salle de bain pour commencer à me dévêtir; pourquoi ne pas lui offrir un petit divertissement au passage, après tout, un homme reste un homme…

Derrière moi, je referme la porte de la salle de bain puis je termine de me dévêtir en entier après quoi,  je prends mes fringues et celles de Hank et je mets le tout dans la machine que je règle pour un lavage régulier, assouplissant en prime ! Rien de trop beau pour la classe ouvrière.

J’attache mes cheveux en un chignon haut sur ma tête et, après une petite vérification de l’eau, j’entre sous le jet froid, dos en premier, baissant la tête pour que le jet puisse couler sur ma nuque, suivant la ligne de ma colonne vertébrale jusqu’à mes fesses avant de me retourner et de faire face au déluge glaciale.

D’aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours préféré prendre des douches  aussi froide que possible. C’est un bon coup de fouet et ça replace toujours les idées, quand tout bascule là dedans et  le doux effluve de lilas du gel de douche qui mousse sous le gant que je fais parcourir mon corps en entier termine ce moment de détente quasi parfait.

Je m’enroule dans un drap de bain  et je me faufile dans le noir jusqu’à la chambre où Hank dort déjà. Du moins, il en a l’air. Il écarta son bras, laissant un espace pour que je vienne m’y blottir et je n’hésite pas une seconde, profitant de la chaleur de son corps.

Ma tête dans le creux de son épaule, j’écoute sa respiration, essayant d’y calquer la mienne et ma main vient trouver la sienne faisant s’entrelacer nos doigts, comme un peu plus tôt, lorsque nous étions assis à la table.

Au bout d’un moment, je me redresse appuyant mon coude sur le matelas  et doucement, j’embrasse Hank alors que je place sa main sur ma hanche.  Il y a des hommes comme lui dont il m’est difficile de ne pas désirer. Ça n’a rien à voir avec qui je suis, avec ce que je fais. C’est un besoin d’affection, de tendresse et ce soir, j’en ai autant besoin que lui.

Plus le baiser prend en ampleur, plus je me colle à lui jusqu’à finir complètement allongé sur son corps.  Je n’avais pas remarqué jusqu’alors à quel point il est imposant, alors que je suis toute minuscule ainsi placé sur lui.

J’viens ouvrir les cuisses plaçant ainsi mes jambes de chaque côté de lui puis je  me redresse, le forçant à prendre une position mi assise sur le matelas.

- On peut arrêter, si t’en as pas envie…  ce serait dommage… on fait rien de mal…

Quand on vit dans un enfer comme le sien, y’a effectivement rien de « mal » à trouver du « bien » autre part…


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MessageSujet: Re: Katie Gate [HOT] (1980) [PV Bailey][TERMINE]   Lun 28 Aoû - 15:39



Katie Gate
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Allongé sur le dos, dans le lit de je ne savais même pas qui, je ne savais même pas où exactement, je commençai à somnoler seulement une ou deux minutes après que Bailey ait disparu dans la salle de bain. Je savais que j’allais, dans tous les cas, passer une mauvaise nuit parce que c’était rare quand je dormais bien et, pour une fois, ce n’était pas quelque chose que je pouvais remettre sur le dos de Kate. Après tous, mes parents s’amusaient encore aujourd’hui à souligner devant leurs amis ou la famille qu’ils avaient dû attendre mes six ans avant de pouvoir dormir une nuit correcte sans que je ne me réveille en sursaut et en pleurant ou que je ne vienne me faufiler entre eux parce que j’étais réveillé, ou pour l’une ou l’autre frousse complètement irrationnelle.

Mais il était clair qu’aujourd’hui, l’alcool, les médocs et ce que j’avais découvert, sans compter que j’étais dans un endroit qui m’était inconnu, allaient pas aider.

J’avais donc déjà sursauté au moins deux fois (chaque fois que je me sentais partir vraiment), avant que Bailey n’arrive, ce qui avait fait que je l’avais entendue sortir de la salle de bain et que je l’avais donc invitée à se blottir contre moi, puisqu’on avait convenu qu’on dormirait ensemble… Sans plus… A la base…

Pendant quelques minutes, la seule présence de Bailey suffit  calmer ma respiration qui se fit plus lente et plus profonde, de même que les battements de mon cœur qui avait tendance à s’emballer quand je sursautais comme ça.

Mais je ne m’endormais pas vraiment pour autant, ressassant encore et encore ce que j’avais vu au thalasso, mes mâchoires contractées sans m’en rendre compte, et alternant avec ce que j’avais à faire le lendemain malgré tout : me lever, me préparer, visualiser où je me trouvais à L.A. exactement, rentrer, réceptionner Julian en essayant de faire bonne figure… Puis le soir… Quand Kate rentrerait… Qu’est-ce que j’allais faire ? Je pouvais pas vraiment anticiper… J’étais trop impulsif pour savoir comment j’allais réagir une fois sobre et en ayant ruminé ça toute la journée…

Je sentis alors les doigts de Bailey s’enlacer entre ceux de ma main que j’avais posée sur mon ventre nu… J’expirai d’aise, gardant mes yeux fermés, rien qu’à ce contact qui signifiait bien plus que toutes les parties de jambes en l’air que je pouvais faire avec Kate sur une semaine.

Je murmurai dans un soupir :

-Tu sens bon…

Je la sentis alors se redresser et, contre toute attente, ses lèvres se poser doucement sur les miennes. Rien à voir avec ce qu’on avait vécu la première fois. Comme si, même si elle m’embrassait sur la bouche, ce n’était qu’un geste amical. J’y répondis… Et ça devint de plus en plus un baiser d’amants. Elle avait placé ma main sur sa hanche que je caressai doucement du pouce, sans aller plus loin pour l’instant.

Ce fut elle qui prit l’initiative de s’allonger sur moi et d’écarter ses cuisses au niveau de ma taille. Je ne l’en avais pas empêchée parce que j’étais un peu embrumé encore et aussi que c’était doux et bon et que quoi que je puisse dire, j’avais besoin de cette tendresse.

Quand elle se redressa, je suivis un peu son mouvement, m’appuyant sur mes coudes, pour que nos lèvres ne se séparent qu’au dernier moment. Je ne croisai qu’alors le regard de Bailey qui me dit qu’on pouvait arrêter si je le voulais, mais que ce serait dommage, qu’on ne faisait rien de mal.

Je baissai les yeux, juste une seconde… J’avais mal partout, mais ça n’empêchait pas mon corps de réagir instinctivement à la chaleur de l’entrecuisse de Bailey contre laquelle seul le fin tissus du drap de bain faisait rempart…

J’aimais ça, j’allais pas me le cacher et c’était aussi par-là que Kate me tenait. Kate suivait le rythme, voire le donnait, Kate disait jamais non. Et c’était probablement les seuls moments où on était sur la même longueur d’onde et ce, depuis toujours. C’était pour ça aussi que je m’étais pas trop tracassé quand Helen avait demandé le divorce… Parce que Helen était un peu moins portée là-dessus… Enfin, elle était normalement portée là-dessus, c’était loin d’être une femme frigide… Kate, c’était juste le niveau au-dessus.

Je relevai finalement mon regard sur Bailey et lui souris avant de me redresser encore plus, jusqu’à être complètement assis et venir rechercher ses lèvres que j’embrassai peut-être pas amoureusement, mais avec une tendresse infinie, mes mains caressant ses flancs jusqu’à ce que mes pouces puissent venir effleurer le bout de ses tétons. Je ne voulais pas de violence, j’avais déjà trop mal partout et trop de bleus pour ça… Mais je voulais quand même lui faire l’amour.

Parce Bailey avait raison… On ne faisait rien de mal… Ce que Kate faisait, c’était mal, et je parlais pas de se faire son photographe dans la piscine d’un putain de thalasso.

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MessageSujet: Re: Katie Gate [HOT] (1980) [PV Bailey][TERMINE]   Mer 30 Aoû - 2:16



Katie Gate (1980) ft. Hank North




C’est comme un élan de passion, un appel à la tendresse qui me fait prendre position sur Hank, prolongeant un baiser volé au secret de la nuit. Je n’ai pas, ne serait-ce qu’une seule seconde, planifier de me rapprocher de lui.
Pas cette nuit.

Mais dès lors que je m’allonge à ses côtés dans le lit et que nos doigts se trouvent dans la noirceur,  je me sens comme Alice tombant dans le terrier du lapin, traversant de l’autre côté, au pays des merveilles.

J’embrasse Hank, d’abord doucement,  presque timidement. Je vis un véritablement combat interne d’émotions mélangées.  J’avais envie de prendre soin de lui, de le réconforter. Et me voilà entrain de l’embrasser.

Pire encore, je viens m’allonger sur son corps, plaçant mes genoux de chaque côté de ses hanches, réveillant sa virilité qui semble émerger doucement des affres vaporeuses dans lesquels il se plonge volontairement, endormant son corps, à coup de médicament et d’alcool.

Ça en devient presque troublant quand il répond à mon appel, se redressant à son tour, ne mettant un terme au baiser que parce que nos positions respectives ne l’obligent.

Je ne me sens pas la force d’arrêter.  Je préfère quand même lui dire qu’il n’est pas trop tard pour stopper. Je le sais troubler en ce moment et que de tromper à nouveau sa femme ne l’aidera probablement pas à y voir plus clair.

Mais pourquoi n’aurait-il pas le droit lui aussi d’envoyer tout promener le temps d’une nuit ?

Goûter à la tendresse, sans promesse, ni lendemain ?

Ses yeux se font fuyants.  Je le crois presque sur le point de me soulever de sur lui quand ses mains se placent sur mes hanches.  Ce n’est que pour mieux se redresser et venir, de nouveau, sceller nos lèvres, laissant ses mains remonter lentement le long de mes cotes jusqu’à mes seins, lesquels il vient en effleurer les mamelons.

J’en frissonne déjà, j’y peu rien.

Et je tire sur le bord de mon drap de bain pour m’en départir, l’envoyant  au sol puis je viens passer mes bras autour de son cou, l’embrassant avec plus d’intensité.

J’veux le caresser de la tête aux pieds, mais la peur de le blesser me freine.  Je me contente de son cou sur lequel je viens souffler entre deux baiser, pour remonter jusqu’à son oreille, mes doigts sillonnant le haut de son dos, de ses épaules à sa nuque.

Un parcours que je fais et refait.

Jusqu’à ce que, entre mes cuisses, la pression de son érection se asse de plus en plus insistante et que je décide qu’il est temps, pour lui aussi, de se débarrasser de ce drap de bain superflu.

J’en pousse un long soupire de plaisir au premier contact de nos intimités qui ne font, pour le moment, que de s’apprivoiser  de nouveau alors que je provoque les échanges en mouvant des hanches.


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Pis demain matin tu m’prendras dans tes bras
On va faire comme si le malaise était pas là
J’vais m’en aller de mon bord, toi du tiens
Peut-être qu’on se recroisera en chemin.


Dernière édition par Bailey Raphaël le Ven 1 Sep - 16:53, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Katie Gate [HOT] (1980) [PV Bailey][TERMINE]   Jeu 31 Aoû - 17:23



Katie Gate
ft. Bailey Raphaël


J’hésitai un instant, quand elle m’affirma qu’il était encore temps de faire machine arrière. Mais est-ce que j’en avais envie ? Je savais que non. Est-ce que mon mariage, avec tout ce que celui-ci impliquait comme les coups et le stress, valait vraiment la peine de me priver ? Non. Est-ce que c’était une belle vengeance sans conséquence ? Ouais, c’en était une ! Une putain de belle vengeance, même si je serais le seul à en avoir conscience. C’était jamais qu’un prêté pour un rendu.

Et ça me permettrait de mieux vivre la journée qui m’attendait aujourd’hui, parce que quand Kate se pointerait à la maison en mentant comme pas deux en me racontant comme elle s’était bien amusée avec son amie en thalasso, je lui rendrais son baiser en me disant qu’on était à égalité.

Alors, j’avais embrassé à nouveau Bailey pour lui faire comprendre que je n’avais aucune envie d’arrêter. Je lui payerais ce qu’elle demanderait, si toutefois elle demandait quelque chose. Je lui avais gâché sa soirée d’anniversaire, après tout. C’était la moindre des choses.

Bailey ne se faisait plus provocante comme lors de notre première rencontre, pas plus qu’elle ne cherchait à me faire mal. Au contraire, ses caresses se faisaient douces et limitées, comme si elle avait peur de me blesser. Je lui étais reconnaissant pour ça, parce que j’avais bien morflé, l’air de rien.

Dans l’obscurité ambiante, je ne pouvais pas bien la voir alors qu’elle se débarrassait de son drap de bain. Je ne voyais que les contours de ses courbes attirantes. Mais qui a dit qu’on ne peut voir qu’avec les yeux ? Je préférais redécouvrir son corps, que je n’avais pas vraiment pris le temps d’explorer la première fois, de mes deux mains.

Elle ne mit pas longtemps à dénouer mon propre drap de bains et je gémis sans me gêner quand ses doux mouvements de bassin firent monter puis descendre son sexe humide le long du mien alors que celui-ci commençait seulement à se réveiller.

Toujours assis, je l’invitai à se dresser sur ses genoux, pour que son ventre, son bas-ventre, arrive plus ou moins au niveau de mes lèvres si je baissais un peu la tête. Fermant alors les yeux, je l’embrassai là, sur son ventre, juste sous son nombril, puis un peu plus sur le côté, là où se dessinait la ligne de sa hanche… Elle faisait danser ses doigts sur ma nuque, dans mes cheveux, les seules parties de mon corps à sa portée qui ne portaient pas la marque de Kate.

Mes baisers langoureux sur sa peau salée aromatisée au lilas me menèrent, en me contorsionnant un peu, à pouvoir goûter à la douceur de sa féminité déjà gonflée, sans être intrusif mes lèvres ne faisant que caresser les siennes, les suçant juste doucement par moment… Je n’en avais pas vraiment conscience, mais je faisais à Bailey ce que Kate adorait que je lui fasse.

Mon sexe à moi était dressé dans le vide, avide, dans l’expectative. Mais je m’en foutais un peu… J’aimais ces fourmillements, cette tension et cette chaleur dans mon bas-ventre autant que le fait de devoir attendre un peu après mon plaisir.

Pour l’instant, les seules réactions de Bailey suffisaient à me combler. Et au bout d’un long baiser où j’avais embrassé son sexe comme je l’aurais fait avec sa bouche, je m’étais redressé un peu pour plonger à nouveau mon regard dans le sien, alors qu’elle était encore dressée sur ses genoux et lui sourire. Mes mains, elles, parcouraient doucement la courbe délicieusement ronde de ses fesses.

Je murmurai…

-Tu vois… Je peux être tendre aussi…

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MessageSujet: Re: Katie Gate [HOT] (1980) [PV Bailey][TERMINE]   Ven 1 Sep - 18:06



Katie Gate (1980) ft. Hank North




Tout est différent cette nuit. Hank. Moi. L’ambiance.  Rien à voir avec notre première nuit ensemble ou cette rencontre fortuite lors du lancement de la vidéo de The Burning Fire après laquelle, ni lui, ni moi, n’aurions pu prévoir de nous retrouver de nouveau ensemble, au lit, ayant l’un pour l’autre des gestes d’une douceur  assumée.

Plus de haine. Plus de colère.

Que des gestes tendres alors que nous en avions besoin.  Lui, comme moi.

Je finis par nous dénuder complètement, laissant nos corps parler pour nous. Les mains d’Hank, dans mon dos, lentement descendent sous mes fesses, me faisant relever un peu plus sur mes genoux. Ses lèvres quittent alors les miennes et voyage  entre mes seins, puis jusqu’à mon nombrils.  

Instinctivement, je ferme les yeux, renversant la tête vers l’arrière alors que je  me soulève au maximum sur le lit, me portant sur mes genoux.  Hank continu l’exploration de mon corps, laissant sur son passage l’humidité de sa langue, de mon nombrils jusqu’à ma hanche droite, et enfin jusqu’entre mes cuisses.

J’en échappe déjà de longs soupires d’extase.

On m’en a fait des choses au lit – et ailleurs – mais jamais encore je n’ai pu goûter autant de tendreté sur cette partie de mon corps qui réagit comme si c’était la première fois.

Une main sur ma cuisse, comme si je pouvais y trouver un quelconque appuie, et l’autre,  à plat sur mon bas ventre, je me sens près de l’orgasme alors qu’en fait, Hank ne fait rien de plus que d’effleurer mes lèvres intimes des siennes.  Mais cette sensation de tendreté, que je n’avais encore jamais expérimentée, vient éclater en moi comme une centaine de petites décharges électrique.

Quand il cesse, j’ouvre les yeux, haletante, fixant le plafond. Hank m’a fait perdre tout mes repaires, me faisant me sentir vulnérable comme jamais avant. Là où je me savais forte, je suis maintenant faible.

Et j’adore ça !

Hank murmure alors qu’il sait être tendre – je n’en doute plus du tout.  Lentement, alors que ses mains caressent toujours l’arrondi de mes fesses, je redescends sur ses cuisses,  et le regarde dans les yeux. Un long moment.  Jusqu’à ce que de nouveau, je ne puisse plus résister  et cède à l’envie de l’embrasser.

Peut-être que je l’enlace un peu plus fort, et que mes mains caressent  le haut de son corps avec moins de retenue, je sais cependant que je ne lui fait pas mal.  Tout dans ce que nous faisons est voué au plaisir de l’autre. Du plus petit touché au plus voluptueux des baisers.
Rien n’est brusque.

Ni même quand je me repositionne sur lui laissant le contact se faire et son sexe entrer en moi et que, dans le même mouvement, je commence à onduler des hanches sur lui. C’est si lent qu’on pourrait croire que le temps vient de s’arrêter.

C’est si bon que je me sens fondre, mes yeux se mouillent, ma lèvre inférieur tremble.  Si j’en avais le pouvoir, je ferais durer se moment éternellement.


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MessageSujet: Re: Katie Gate [HOT] (1980) [PV Bailey][TERMINE]   Dim 3 Sep - 10:35



Katie Gate
ft. Bailey Raphaël


Je ne m’attendais pas à ce que Bailey réagisse aussi fort aux caresses de mes lèvres sur sa féminité dénudée. J’avais toujours pensé que les prostituée, pour finir, se blasaient ou ne ressentaient plus rien… Qu’elles étaient dégoûtées, limite, rien qu’à penser au sexe… Alors, soit j’avais tort, soit Bailey était complètement différente.

Et sentir son excitation, la goûter, provoquait la mienne alors que je gémissais tout en l’embrassant à l’endroit le plus sensible de son corps. Ses mains avaient quitté mon corps pour prendre appuis sur le sien, mais ses gémissements, puis ses cris alors qu’elle frôlait l’orgasme, suffisaient à mon bonheur, d’autant que des caresses, vu mon état, m’auraient peut-être fait plus de mal que de bien.

Je m’arrêtai quand je la sentis à deux doigts de craquer. Je caressais ses fesses, murmurant, puis elle me regarda dans les yeux, longuement. Et je soutins ce regard indescriptible… Et quand elle se pencha vers moi pour m’embrasser à nouveau, je répondis à ce baiser avec toute la fougue dont seul un homme désespéré pouvait faire preuve. Un homme désespéré et avide de vengeance… Mais qui avait aussi beaucoup à se faire pardonner.

Quand elle se laissa redescendre pour que nous ne fassions plus qu’un, le plaisir que je ressentis alors me força à mettre fin au baiser et je murmurai son nom en posant mon front sur son épaule. Ses mains voyageaient sur le haut de mon corps, dépassant les limites imposées par les marques de Kate, mais je n’en avais rien à foutre. Le plaisir était devenu plus fort que la douleur.

Bailey entama des mouvements extrêmement lents, et tout aussi bons, qui ne devaient être perceptibles que par moi, car j’étais en elle. Ma respiration était profonde, mais pas saccadée et mes mains caressaient le bas de son dos.

Je la laissai faire un moment avant de l’embrasser à nouveau tout en basculant nos positions. Elle était petite et légère alors que Kate, qui était mannequin, était pratiquement aussi grande que moi. Je n’eus donc aucune difficulté à allonger Bailey sur le dos. Descellant nos lèvres, appuyé sur mes coudes, je vins du pouce dégager une mèche du front de Bailey et lui souris avant de murmurer.

-Laisse-moi faire…

Je remarquai, dans la pénombre, autant que je sentis du bout de mon pouce, que des larmes avaient coulé sur son visage. Mais les réactions du reste de son corps ne laissaient aucun doute sur le plaisir qu’elle prenait. Alors on peut pleurer de plaisir ? Vraiment ?

Je voulais reprendre la main, pas pour la dominer… Mais parce que j’étais conscient que, la plupart du temps, ce devait être elle qui devait provoquer le plaisir chez ses clients.

Mais je n’étais pas vraiment un client, pas vrai ?

Alors je voulais lui donner un maximum de plaisir, pour tout le mal que j’avais pu lui faire le jour de la sortie de la vidéo en disant des choses que, malheureusement, j’avais bel et bien pensées à ce moment-là.

Je l’invitai d’une main à serrer ses cuisses autour de ma taille et commençai à aller et venir... Un peu moins subtilement qu’elle, mais avec tout autant de douceur. Je l’embrassai doucement sur les joues, goûtant ses larmes, et dans le cou, gémissant de plus en plus alors que mes mouvements devenaient plus amples…

J’atteignis l’orgasme en même temps qu’elle, sans qu’il y ait eu de sprint final… Et ce fut probablement l’orgasme le plus long que j’aie jamais eu…

Je me couchai ensuite tout contre elle sur le flanc, la prenant dans mes bras pour attendre que ma respiration, mais surtout les battements de mon cœur, se calment. Je la laissai se blottir contre moi et c’est comme ça qu’après quelques minutes à l’embrasser, à la caresser en silence, je m’endormis d’un sommeil agité...

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MessageSujet: Re: Katie Gate [HOT] (1980) [PV Bailey][TERMINE]   Lun 4 Sep - 2:22



Katie Gate (1980) ft. Hank North




La sensation de nos deux corps qui s’imbriquent pour ne faire qu’un surcroît le reste des sensations jusqu’ alors ressentis.  Je viens presser ma poitrine contre son torse, et lui, son front contre mon épaule en murmurant mon nom.

C’est si bon de l’entendre, de me sentir femme et non objet, un sentiment qui ne m’est arrivé que malheureusement  trop peu souvent. Et de le vivre, dans les bras d’Hank et d’autant plus unique qu’inattendu.

Je vais  et viens sur lui, lentement, doucement, ne brusquant  en rien le rythme que nous nous sommes imposé sans même nous en rendre compte.

Ma peau frémit sous les doigts de mon amant, alors que son plaisir se fait sentir par ses profondes respirations.  Je me permets de découvrir son visage, son cou, ses épaules par de fines caresses du bout des doigts ou en y déposant de doux baisers.

Hank  vient alors changer la donne en me faisant allonger sur le lit avec autant de facilité que s’il avait manipulé une poupée de chiffon, Je me sens, entre ses mains n’être qu’une plume balayé par une douce brise de printemps.

Je ferme les yeux quelques instants laissant de petites perles rouler le long de mes joues. Non pas de chagrin, loin de là.  Je suis submergé par toutes les émotions et sensations qui s’éveillent en mois.

- Laisse-moi faire…

Bien qu’il ne puisse vraiment me voir dans la pénombre, je lui souris, hochant positivement de la tête.  Je m’en remets entièrement à lui,  déjà complètement conquise.  Sa main vient sillonner ma cuisse depuis mon genoux jusqu’à ma hanche. Je viens refermer mes cuisses de part et d’autre de sa taille. Hank peut alors aller et venir en moi, tout aussi doucement que je l’eus fait.

Jamais je ne le quitte des yeux.  

J’observe son visage, même si  je n’en aperçois que les contours. Ma main sur sa joue ressent la satisfaction de ses traits, ses sourires entre chacun de ses soupirs. La jouissance envahit rapidement mon corps dans ses moindres racoins, et je viens enfoncer mes doigts dans le matelas, plutôt que  dans ses bras musclés.

L’orgasme est délicieusement foudroyant. Peut-être par le simple fait qu’il contraste avec la douceur des dernières minutes.

Hank se repose sur son flanc, me gardant tout contre lui tout en me caressant tendrement.  Et moi,  j’embrasse son torse à l’aveuglette refusant de laisser s’estomper trop rapidement  les derniers soubresauts  sensuels qui subsiste.

Mais le sommeil me gagne rapidement e, fermant les yeux que pour quelques secondes, j’abdique contre mon gré et m’endors dans les bras d’Hank.

Ce n’est pas le soleil qui me réveille pour de bon le jour  venu, mais un énième sursaut d’Hank.  Tout le temps qu’à duré notre nuit ensemble, il fut secoué de ce genre de « frayeur » me réveillant au passage.  Je n’ai pas besoin d’être dans sa tête pour deviner qu’il  est visité par ses cauchemars diurnes.

- Hank…, dis-je doucement en passant ma main dans ses cheveux, il est presque midi…

Je sais qu’il m’a parlé du fils de sa femme qu’il doit accueillir à son retour de chez son père mais j’ignore à quelle heure cela doit se faire.  Je secoue donc Hank sans pour autant  le brusquer, je ne voudrais pas qu’il prenne panique. Surtout qu’il aura dessaoulé et qu’il pourrait ne pas bien réagir à ma présence.


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MessageSujet: Re: Katie Gate [HOT] (1980) [PV Bailey][TERMINE]   Lun 4 Sep - 12:55



Katie Gate
ft. Bailey Raphaël


J’étais déjà à moitié réveillé quand Bailey passa sa main doucement dans mes cheveux. Toute la nuit, la pauvre, je ne l’avais pas laissée dormir plus d’une heure d’affilée, pas plus que je n’avais pu moi-même réellement dormir, restant plus ou moins sous la surface de l’éveil. Je ne cauchemardais pas vraiment. C’était mon corps qui subissait tous les foutus symptômes de l’angoisse pour des raisons inconnues : palpitations, sueurs froides, et finalement, sursauts. J’avais l’impression à chaque fois que je faisais des bonds d’un mètre au-dessus du lit, mais si ce n’était qu’une impression, c’était suffisant pour que ça réveille Bailey.

A chaque fois, elle avait été une présence rassurante malgré mes grommèlements furieux ou mes gémissements d’angoisse suite à chaque sursaut. Elle caressait mon torse ou mes cheveux en chuchotant et ça m’apaisait jusqu’à me rendormir, jusqu’à ce que ça recommence.

J’étais cependant atrocement reconnaissant à la jeune femme parce que j’étais sûr que sa présence avait évité que ses sursauts d’angoisse ne puissent se changer en paralysie nocturne… Parce que ça, j’aimais vraiment, mais vraiment pas !

Je soupirai donc, profitant du contact de la main de Bailey dans mes cheveux avant d’enfouir mon visage dans son cou quand elle prononça doucement mon nom… Je serais bien resté là, j’avais bien chaud, sa respiration était apaisante, et j’avais passé une nuit tellement agitée que j’aurais bien encore dormi deux ou trois heures pour m’en remettre…

C’est là qu’elle m’annonça qu’il était presque midi et j’ouvris grand les yeux d’un coup, le nombre de mes battements de cœur/minute augmentant d’un coup jusqu’à crever le plafond.

-Et merde ! Julian !

Je me redressai en position assise sur le lit avant de frotter mon visage à deux mains puis de regarder autour de moi. Je n’avais aucune idée d’où j’étais et dans la lumière du jour, l’appartement dans lequel j’avais passé la nuit avec Bailey me semblait complètement différent… Probablement aussi parce que j’avais dessaoulé.

Je me tournai vers Bailey, nue dans le lit complètement défait…

-Faut que j’y aille…

Je me levai et enfilai mes vêtements de la veille dans lesquels je trouvai un flacon de pilules. J’en enfournai quatre dans ma bouche avant d’ajuster mes vêtements pour ne pas avoir l’air trop débraillé en sortant.

-Où est-ce qu’on est ? Je me rappelle de cette nuit, mais pas du chemin qu’on a pris pour venir.

Je m’assis à nouveau sur le lit pour attacher mes baskets et puis piochai une clope dans la poche de ma chemise… Mais avant de la planter entre mes lèvres, je me tournai vers Bailey et me calmai deux secondes.

Je posai ma main sur sa joue et l’embrassai doucement avant de la regarder dans les yeux.

-Merci… Pour tout…

Je posai une seconde mon front sur le sien, déposai à nouveau un bref baiser sur ses lèvres puis me levai pour partir  en allumant ma clope.

J’avais dit que je la payerais… Mais j’oubliai complètement.

Parce que je ne voyais plus Bailey comme une prostituée… Mais comme une amie, une amante… Bien que jamais on ne remit ça durant les deux ans que dura encore mon mariage avec Kate Julian…

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MessageSujet: Re: Katie Gate [HOT] (1980) [PV Bailey][TERMINE]   Lun 4 Sep - 19:14



Katie Gate (1980) ft. Hank North




La nuit fut courte et entrecoupée de multiples sursauts venant d’Hank. À croire que même assoupie, le fantôme de Kate continuait son emprise sur lui au point de hanter ses rêves. Fallait quand même qu’elle ait un sadisme de fou sur lui pour que, même sans sa présence, elle continue d’exercer son emprise sur lui.

Y’a un moment où je me suis levée tout doucement, juste pour m’assurer que la porte était bel et bien  barrée. Question d’être certaine que nous étions bien que nous deux  dans l’appartement. C’est complètement stupide mais, vu comment son sommeil est troublé, j’en viens à perdre le nord (oh! le jeu de mot ici !) moi-même.

Petit détour par la salle de bain, j’en profite pour vérifier que nos vêtements sont bien secs pour les ramener dans la chambre puis je me faufile de nouveau tout contre Hank, reprend contact avec son corps et sa chaleur.

La douceur de sa peau, son souffle chaud, son cœur qui bat. Je me dit que, si nous ne dormons pas réellement, au moins, moi, je profite des bienfaits d’une nuit dans ses bras.  Je ne pouvais pas rêver de mieux pour mon anniversaire.

Du début… jusqu’à la fin…

C’est le dernier sursaut d’Hank qui met un terme définitif à mon semblant de  nuit quand je porte le regard sur le cadran posé sur la table de nuit et que je me rends compte qu’il est tard.  Je passe ma main dans les cheveux d’Hank, ne voulant pas le tirer trop abruptement des limbes.

Quand il décode le sens de mes paroles, il ne lui en faut pas plus pour se lever et attraper ses fringues que j’avais ramenées pendant la nuit dans la chambre.  Je le regarde s’activer, non sans un certain pincement au cœur. Je regrette presque de l’avoir réveillé.

- On est… dans l’Eastside, a quelques minutes de franchir le Downtown de L.A. La ligne du tramway passe tout prêt à moins que tu aies laissé ta caisse au Dizzy  alors, là, j’te garantis pas qu’elle a encore des pneus…

Hank s’assoit sur le lit, enfile ses chaussures qu’il lasse puis se retourne et m’embrasse.  Je me retiens difficilement  de l’enlacer pour le renverser sur le lit. Vaut mieux pas…  

Nous n’en sommes plus là…

- Merci… Pour tout …

- La réciproque s’impose… Merci à toi.


Hank quitte l’appartement, me laissant seule avec ma triste réalité.  Je n’avais pas le droit, de toute façon, d’espérer l’accrocher, le faire rester, partager la journée.  Alors j’enfile à mon tour mes vêtements, et je change les draps.

Je quitte à mon tour, laissant la clé derrière la boîte aux lettres. Au programme aujourd’hui, trouver quelqu’un qui me vendra de quoi d’assez intense pour me faire autant planner que la nuit dernière…


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