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 A Game Of Love (1964) [HOT] [PV Maritza][TERMINE]

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Jimmy Reed


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MessageSujet: A Game Of Love (1964) [HOT] [PV Maritza][TERMINE]   Mer 9 Aoû - 16:35



A Game Of Love
ft. Maritza Cortez


Décembre 1964

Depuis quelques semaines maintenant, je venais deux à trois fois par semaine dans l'Eastside, mais moins pour rendre visite aux Los Diablos comme Delfino Alvarez et apprendre les ficelles qui composaient un gang de l'Eastside, que pour aller manger Tex-Mex chez Great Nachos. C'était un tout petit restaurant qui ne payait pas de mine, mais qui tournait très bien. Le patron était américain, mais tout son staff, composé de deux serveuses et d'un aide cuistot, était latino.

On y mangeait les meilleurs nachos de L.A. Testés et approuvés par Jimmy Reed.

Mais surtout, il y avait Maritza.

A force d’observation, j'avais pu relever et établir son horaire plutôt atypique puisque ce n'était qu'un boulot d'appoint pour l'étudiante qu'elle avait là. Elle n'était donc là que le mercredi, le vendredi soir et le samedi soir. Et je venais donc me restaurer chez Great Nachos uniquement ces jours-là.

Maritza était une femme magnifique malgré ses seulement 17 ans. Je connaissais son âge car chaque fois que je venais chez Great Nachos, je profitai de devoir prendre ma commande ou qu'elle vienne me demander si je voulais autre chose pour échanger quelques mots, et prendre au passage quelques informations... Son prénom était inscrit sur sa blouse de serveuse, ça, c'était facile. Pour connaître son âge, j'avais du attendre une idée et le bon moment... Quand un très vieux groupe était passé à la radio, j'en avais profité qu'elle était en train de prendre mon énorme commande (bien plus que je ne pourrais avaler, mais tant que j'hésiterais et que je commanderais, elle resterait tout prêt de moi), je m'étais exclamé : « Wah... Vous entendez ça ? Je devais avoir 4 ans quand cette chanson est sortie, en 1950... » et évidemment, puisque tout le monde connaissait cette chanson, elle avait affirmé qu'elle, en 1950, elle avait 3 ans...

Le reste, c'était du calcul...

Mais les dernières semaines, à l'approche de Noël que Los Angeles ne vivrait pas en dessous des 14°C, j'avais mis les bouchées double, jouant à un autre jeu...

Un jeu qui me permettrait de voir si Maritza valait le coup... Si elle savait décoder.

Sous le pourboire que je lui donnais en plus de l'addition, je dissimulai un bout de papier avec une suite de chiffre dessus. Elle avait probablement cru, dans un premier temps, que ça pouvait être mon numéro de téléphone...

Mais non, ce n'était pas un numéro de téléphone, mais les coordonnées d'un lieu, quelque part dans l'Eastside.

Les premières coordonnées l'avaient menée à un simple bouquet de fleurs accroché à un grillage d'une rue en cul de sac... Sans rien de plus comme message qu'un: « xx  J.R. »

Quand j'étais revenu au Great Nachos la fois suivante et que son visage s'était illuminé en me voyant, lorsqu'elle s'était approchée en sautillant presque, j'avais simplement barré mes lèvres de mon index, lui faisant un clin d’œil pour qu'elle ne dise rien. Je voulais que le repas se passe comme d'habitude. Et au moment de payer, je lui avais laissé les coordonnées suivantes. Celles-là la menèrent un peu plus loin, jusqu'à un endroit où un petit latino des plus mignons l'avait interpellée par son prénom pour lui donner une boîte de chocolat... Sur la boîte figurait le même message que sur les fleurs.

Et ainsi de suite, de petits cadeaux en petits cadeaux, de tous petits gestes que je m'amusais beaucoup à organiser et à placer... Et lorsque mes cadeaux étaient placés dans des endroits à risque de l'Eastside, je pouvais compter sur Delfino Alvarez et Alonso pour monter la garde à proximité, invisibles, afin qu'il n'arrive rien à Maritza.

Jusqu'au jour même de Noël, que je savais que Maritza passerait probablement seule tant sa mine était sombre au fur et à mesure que ce jour s'était rapproché... Mes propres parents, eux, étaient déjà à Chicago, à faire la fête avec le couple Moriarty... Qui se retrouverait dans le lit de qui, c'était une autre histoire, qui m'intéressait peu...

Sur mon dernier petit papier figurait donc d'autres coordonnées, mais accompagnées cette fois d'une date, le 25/12/64 et d'une heure, 6PM.

Les coordonnées étaient celles d'un des derniers magasins d'alimentation de l'Eastside encore ouvert étant donné les circonstances, pour les achats de dernière minute ou les derniers oublis pour le festin que beaucoup feraient le soir même.

C'était là que j'étais, un caddie encore vide devant moi...

Et c'est une Maritza qui semblait désespérément chercher quelque chose dans les rayons qui apparut face à moi, au détour d'un rayon.

Je lui souris et lui désignai le caddie tristement vide.

-Qu'est-ce que tu veux manger ce soir ?

C'était la première fois que je me permettais de la tutoyer...

@ Billy Lighter


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Dernière édition par Jimmy Reed le Mar 29 Aoû - 17:39, édité 2 fois
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Maritza Cortez


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MessageSujet: Re: A Game Of Love (1964) [HOT] [PV Maritza][TERMINE]   Jeu 10 Aoû - 14:12



A Game Of Love (1964)
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Je gagnais bien ma vie avec mon petit salaire d’étudiante au Great Nachos, restaurant assez sympa tout près de là ou j’habitais dans L’Eastside, et les prêts et bourses auxquels j’avais droit vu le maigre revenu de mes parents.  Je m’arrangeais, comme la plus part des étudiants de mon âge, aspirant à de longues études en vue de décrocher un bon diplôme.

J’étais jeune, ambitieuse et travaillante.  Je n’avais pas de place pour autre chose dans ma vie que mes études et mon petit boulot de serveuse, tant et si bien que je n’avais pas vu venir ce qui allait me tomber dessus.

Il n’avait pas fallu longtemps à ma collègue et amie pour remarquer qu’une  jeune homme, fort séduisant faut bien l’admettre, revenait de façon régulière et s’installait toujours à l’une de mes tables.  Bon, je l’avais également remarqué mais  je ne voulais pas trop y croire… Une coïncidence rien de plus…

La fille fonceuse et fière que je suis devenait un petit chaton frêle en sa présence. Je me contentais de prendre sa commande  en répondant de temps en temps à ses quelques rares questions.  Et encore. Ce n’était pas toujours clairement des questions comme des affirmations dont je me sentais le besoin de compléter.

Je me souviens très bien de la chanson «  The Things » de Phil Harris.  Je devais bien avoir 3 quand mon père me prenait sur ses genoux pour la chanter en me faisant rire.  Je fus surprise que le jeune homme, les yeux rivés sur le menu, puisse aussi connaître cette chanson.  Faut-il croire que je ne suis pas la seule à avoir de la mémoire pour ce genre de chose.

J’aurais pu jurer que certains soir, il prenait un temps fou à faire son choix.  Non pas que ça me déplaisais. Au contraire. Je pouvais humer discrètement son parfum,  regarder la ligne de sa mâchoire depuis son oreille jusqu’à son menton, au point que j’aurais pu la redessiner parfaitement dans le noir, les yeux fermées. Je savais qu’il plissait légèrement des yeux quand son choix se portait sur un plat en particulier. Il le faisait tout juste avant de l’énoncer.

Allez savoir pourquoi, je trouvais cela tellement mignon que ça me faisais craquer chaque fois…

Malgré tout cela, il ne représentait rien de plus qu’une fantaisie dans ma tête. Un fantasme de jeune femme. Après tout, n’ai-je pas dit n’avoir pas de place pour autre chose dans ma vie que pour le travail et les études ?

Jamais je n’aurais osé l’aborder la première. Enfin, en dehors de mon cadre de travail.

Un soir,  il me laissa en plus d’un pourboire plus que généreux, comme toujours, un bout de papier sur lequel il avait inscrit une série de chiffres.  Trop court pour être un numéro, je compris alors qu’il s’agissait en fait de coordonnées géographiques.

Je me souviens avoir fait la moue, un peu déçue. Je ne suis pas la fille la plus douée côté orientation. Ce ne fut heureusement pas trop difficile à trouver.  Je me retrouvais face à un grillage sur lequel on avait accroché un sublime bouquet de fleurs. Une toute petite carte accrochée dessus avec pour seul message « xx J.R. »

Il ne m’en fallait pas d’avantage pour  me laisser prendre au jeu et m’endormir, ce soir là, la tête pleine d’image.

Quand il revint au Great Nachos, j’étais prête à l’accueillir, sourire aux lèvres excitée que j’étais de pouvoir ouvrir la conversation et – enfin – le connaître d’avantage.   Mais il guida le jeu d’une toute autre manière, préférant rester dans le rôle de l’admirateur secret.

J’entrais aveuglément dans la dance. Quelle fille n’aurait pas voulu continuer, allant de surprise en surprise à chacune de ses visites ? Je recevais un seul petit indice, me guidant au travers de l’Eastside, au bout duquel je découvrais une nouvelle fantaisie. Il ne manquait pas d’imagination… ni de ressource !

Avec les fêtes de Noël qui approchaient, ça faisait du bien d’avoir un peu d’affection, bien qu’éphémère. Je me sentais seule depuis le retour de mes parents à Tijuana. Qui aurait apprécié de célébrer Noël seul ?  Pas moi !

Et quel ne fut pas ma surprise de voir le beau « xx J.R. » attablé le soir du réveillon au Great Nachos ?  Je me refusais de croire qu’il n’avait pas de famille avec qui passer cette soirée riche en tradition.

Probablement qu’il voulait perpétuer celle qu’il avait instauré entre nous en me laissant encore une fois, de nouvelles indications sous le pourboire, mais cette fois, il avait ajouté une date, ainsi qu’une heure.

Mon cœur s’emballa, rien de moins, Je levais les yeux pour regarder au travers de la vitrine du restaurant, espérant presque le voir m’observer. Mais autre que mon reflet dû à la noirceur, je ne vis rien d’autre. Et parce qu’on était soir de fête, le restaurant fermait plus tôt qu’à son habitude pour nous permettre de rejoindre nos familles respectives.

Mais moi, je partais à la chasse au cadeau mystère.

Je dois avouer que j’avais en tête de grandes espérances. Peut-être à cause de Noël et de la solitude qui me pesait de plus en plus. Le côté  petit chaton frêle prenait de plus en plus le dessus sur la femme forte.

Je fus perplexe en me retrouvant devant un marché d’alimentation. Je ne m’étais pas trompé d’endroit, et j’étais bien à l’heure. Devais-je y comprendre autre chose cette fois ?  J’entrais donc à l’intérieur et décidais de réfléchir autrement. Si je voyais le magasin tel un horloge, 18h serait donc droit devant moi et je m’y dirigeais d’un pas décidé non sans fouiner dans les étagères.
Sait-on jamais !

Mon regard balayait des deux côtés à la fois alors que je cherchais un indice quelconque.  Ce ne fut qu’en arrivant tout au bout et en décidant de revenir sur mes pas, en empruntant le rayon suivant que je trouvais ce que je cherchais.

Ou plutôt, qui je cherchais.

« xx J.R. »  se tenait là, un caddie vide devant lui.  Je devais très certainement sourire de toutes mes dents en l’apercevant, après un moment de désespoir. Je m’approchais de lui d’un pas léger, le cœur en fête.

- Qu’est-ce que tu veux manger ce soir ?

Sa question m’apparu comme la mélodie du bonheur, soufflé par sa voix chaude et suave. Nous étions là, debout au centre de l’allée à nous regarder, un caddie vide entre nous deux.  Si j’avais suivis ma première impulsion, j’aurais dégagé le caddie rapidement pour  lui sauter dans les bras.  Après autant de chasses aux trésors, cela aurait été légitime.

Au lieu de ça, je laissais un gloussement s’échapper de ma bouche, à mi chemin entre la timidité et l’amusement.  Qu’est-ce que je voulais manger ?  Je n’en avais aucune idée.  Je n’avais même plus faim.  Il n’y avait que lui et une aura  lumineuse tout autour de nous. Seul au monde dans une superette bondée de retardataire. Et me vins alors en tête, que tout ce dont j’avais envie n’étais rien de moins que tout ce qu’il m’avait offert depuis le début.

Je relevais donc la tête, certaine de ce dont j’avais envie et je le fixais droit dans les yeux avant de lui répondre.

- Surprends-moi !



@ Billy Lighter
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Jimmy Reed


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MessageSujet: Re: A Game Of Love (1964) [HOT] [PV Maritza][TERMINE]   Lun 14 Aoû - 11:31



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Mon visage s’était illuminé quand Maritza était apparue devant moi. Je savais par Alonso et Delfino qu’elle avait reçu chacun de mes cadeaux disséminés dans l’Eastside. Et, en ce soir de Noël, j’avais décidé qu’il était temps pour une rencontre proprement dite. Tout y était : la date symbolique, la ponctuation finale d’un jeu commencé des semaines plus tôt, l’ambiance, l’endroit…

Elle était magnifique… Je me devais de faire les choses pour qu’elles soient à la hauteur de sa beauté qu’elle semblait ignorer elle-même.

La jeune latina me parut paralysée quelques secondes en se retrouvant face à moi. Pourtant, j’étais en tenue décontractée, qui ne laissait aucunement voir de quel milieu j’étais issu, comme à chaque fois que je venais rendre visite aux Los Diablos de l’Eastside afin d’en apprendre plus sur le fonctionnement de leur business : un simple jeans, un t-shirt tout ce qu’il y avait de plus classique et une veste en jeans également… Mais quelques mots de ma part, un tutoiement destiné à la mettre à l’aise, suffirent à lui rendre l’usage de la parole pour qu’elle énonce une réponse qui signifiait qu’elle en voulait encore… Elle ne voulait pas que le jeu, l’illusion, que j’avais créée entre nous s’éteigne.

Je souris et poussai le caddie pour arriver à sa hauteur, à côté d’elle et glisser sa main dans la mienne, l’invitant à me suivre, bien conscient que jusque-là, alors que je connaissais son prénom, elle ne connaissait de moi que mes initiales… Et mon âge, si elle avait déjà poussé la réflexion jusque-là. Pourtant, je ne dis rien, ne me présentai pas et me frayai un chemin à mon aise, parmi les retardataires pressés, jusqu’au rayon des alcools.

J’y piochai quelques bouteilles du meilleur champagne que pouvait offrir ce petit magasin de quartier.

Et ce fut tout.

Parce qu’au micro, le patron de l’établissement annonça que la fermeture était imminente. Je repris la main de Maritza et nous nous pressâmes en riant jusqu’à la caisse, ne nous gênant pas pour slalomer entre les gens afin d’être dans les premiers et d’éviter la file qui n’allait pas tarder à s’amasser.

Une fois les bouteilles payées, nous sortîmes du magasin pour charger le tout dans ma Buick LeSabre noire qui nous attendait dehors. J’ouvris ensuite la portière côté convoyeur à Maritza afin qu’elle s’y installe confortablement.

Le champagne n’allait certes pas nous nourrir. Mais j’avais fait diversion assez longtemps pour que ce petit souci soit réglé.

Je démarrai la voiture et roulai jusqu’à l’appartement de Maritza. Je l’avais fait suivre suffisamment longtemps par Delfino et Alonso que pour savoir où elle habitait… Je me garai devant et vint à nouveau lui ouvrir la portière avant de lui tendre la main pour l’inviter à sortir, appréciant au plus haut point son air surpris de voir que j’en savais bien plus que je n’en avais l’air.

Je lui souris…

-Il faut que tu ouvres, Maritza… Je n’ai pas poussé le vice jusqu’à en avoir les clés…

Mais Delfino, lui, était passé maître pour crocheter les serrures, un art auquel il m’initiait à chacune de nos rencontres et je m’améliorais de jour en jour. Et Delfino, aujourd’hui, avait gagné une belle prime de Noël pour services rendus.

Quand nous entrâmes dans l’appartement, moi portant les bouteilles de champagne et suivant docilement Maritza, tout était prêt. La petite table de la minuscule cuisine, toutes bougies allumées, dressée comme celles des plus grands restaurants par la mère d’Alvarez, qui s’était également occupée de nous préparer un repas de roi qui embaumait dans tout l’appartement.

Je souris à Maritza, qui ne connaissait toujours que mes initiales, quand nos regards se croisèrent à nouveau.

-Joyeux Noël.

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Maritza Cortez


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MessageSujet: Re: A Game Of Love (1964) [HOT] [PV Maritza][TERMINE]   Lun 14 Aoû - 21:56



A Game Of Love (1964)
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Alors que je cherche partout tout à la fois, je ne peux m’empêcher de me demander si je fais fausse route. 18h peut très bien être l’avant du magasin et je me dirige vers minuit ! Je ne sais pas ce que je cherche ni où je dois regarder.

Ce n’est qu’en tournant le coin d’une allée que je l’aperçois, caddie vide devant lui, son sourire aussi craquant qu’un couché de soleil imprimé sur le visage. J’en ai les jambes molles et le cœur qui valse de bonheur.

C’est mieux que tout ce dont j’espérais. Bien que je n’avais aucune idée précise en tête de ce qui m’attendait.

Je m’approchw de lui si légèrement qu’on aurait pu croire que je fus porté par un nuage. Rose bien sûr ! Et le doux son de sa voix chanta alors à mes oreilles une question toute simple mais qui  me combla.

Parce que si « xx J.R. » voulait connaître mes envies du jour question nourriture, c’est qu’il avait l’intention de m’offrir sa compagnie pour le déguster. Que pouvais-je souhaiter de mieux ?

Il m’apparu alors évident que ce que je voulais en fait était une surprise. Puisque depuis le tout début. Il n’était question que de ça. De l’inattendu, de la magie. Pourquoi voudrais-je alors qu’il en soit autrement alors qu’il me le propose de vive voix ?

Il vînt alors prendre ma main dans la sienne et nous fîmes routes au travers des allées jusqu’au  présentoir à alcool duquel il attrapa quelques bonnes bouteilles de champagne puis au pas de course, tout en s’esclaffant, nous effectuons une remontés rapide jusqu’aux caisses.

Les bouteilles payés, c’est dans sa splendide voiture qu’il me fit monter avant de faire route vers chez moi. Je suis si euphorique que je mets un moment à le réaliser. En fait, je crois que je ne m’en rends vraiment compte qu’au moment où il se gare.

Tel un vrai gentleman, il vient m’ouvrir la portière et je m’extirpe de la voiture avec autant de sex-appeal que mon jeans me le permets.  L’effet aurait été plus saisissant si j’avais porté une belle robe moulante et de sublimes talons.

Je reste à l’affût des évènements, me laissant guider jusqu’à ma propre porte, mes yeux rivés sur lui, toujours un sourire béant sur les lèvres.

- Il faut que tu ouvres, Maritza… Je n’ai pas poussé le vice jusqu’à en avoir les clés…

- Oui…


Mais je le regarde toujours, sans bouger.  Le temps que  mon cerveau assimile l’information. Je secoue la tête, légèrement confuse puis je ris doucement en fouillant dans mon sac à la recherche de mes clés. Je me sens bête mais il m’est difficile de détacher mon regard de lui.

Quand j’entre chez moi, le rituel est toujours le même. J’allume le plafonnier, je lance mes clés sur le comptoir puis je verrouille la porte avant de retirer mes chaussures puis de me laisser tomber dans le grand fauteuil ayant appartenu à mon père.

Mais ce soir, j’avance dans mon appartement sans refermer la prote, guidé par des bougies placées en évidence sur ma table dressée pour deux alors qu’une délicieuse odeur, celle d’un copieux repas, vient nous chatouiller les narines.

- Ce n’est pas chez moi, murmurais-je amusée, on s’est trompé d’appartement !

Je me retourne vers lui, consciente que je dois avoir un millier d’étoiles dans les yeux.  J’en ai la gorge nouée. Moi qui croyais passer un Noël  triste en tête à tête avec moi-même,  me voilà au paradis en compagnie d’un Prince. Charmant, le Prince !

- Joyeux Noël, me dit-il

Je suis incapable de lui répondre.  Je n’ai pas l’habitude d’être le centre de l’attention et je me sens submergé par cette vague, cette très belle vague sur laquelle je ne veux que surfer avec lui comme guide.

Et sans mot dire, je tourne des talons et je vais m’enfermer dans ma chambre. Non pas pour me cacher, non. Mais pour me changer. Me mettre belle comme la circonstance le demande. Exit l’uniforme de serveuse et bonjour la jeune femme un tantinet sexy.

J’fais ça vite, mais bien.  Je ne suis pas une adepte des grandes cérémonies côtés maquillage, je n’applique qu’un peu d’ombre à paupière sur mes yeux  et du gloss sur mes lèvres. Je secoue mes cheveux, tête vers le bas pour leur donner du volume puis je les envoie vers l’arrière en me relevant la tête brusquement.

J’agis en vraie jeune femme en proie à ses premiers élans amoureux.  Comme toutes les filles de mon âge qui font de leur flirt, leurs priorités. Ces mêmes filles que j’avais jugées en faisant de mes études ma seule et unique priorité.

Je sors timidement de ma chambre rejoindre mon invité que j’ai planté là avec les bouteilles de champagnes.  Je m’approche de lui, vraiment proche, prenant ses mains dans les miennes pour ensuite ancré mon regard au sien.

Il me surplombe aisément et je n’ose pas prendre l’initiative d’approcher mon visage du sien. Alors je me contente de lui retourner la politesse.

- Feliz Navidad


@ Billy Lighter


Dernière édition par Maritza Cortez le Jeu 31 Aoû - 3:41, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: A Game Of Love (1964) [HOT] [PV Maritza][TERMINE]   Mer 16 Aoû - 11:51



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Maritza se laissait guider. Maritza ne posait pas de questions. Si elle se rendait compte qu’on allait vers son appartement alors que je n’étais pas vraiment sensé savoir où elle habitait… Elle ne m’en laissait rien voir. Mais j’avais bien l’impression qu’elle était déjà trop loin dans le conte de fée que j’avais créé pour elle que pour faire autre chose qu’en profiter. Je l’avais déjà sous mon emprise, peut-être depuis le bouquet de fleur dans une rue en cul de sac de l’Eastside il y avait quelques semaines de ça. Et j’en avais conscience…

Je la tenais dans la paume de ma main… C’était facile.

Ce qui serait difficile à partir de maintenant, ce serait de faire extrêmement attention pour ne pas fermer le poing, par imprudence, distraction arrogance… ou par un amour mal placé, et l’écraser. Car ce n’était pas du tout mon intention…

Maritza, si elle savait qui j’étais, n’en laissait rien paraître non plus. Mon visage était loin d’être inconnu à L.A. Si j’avais voulu, j’aurais pu recueillir des articles avec photos depuis ma naissance et reconstituer mon évolution physique de ma naissance à nos jours…

Cette absence de questionnement, cette confiance qu’elle m’accordait aveuglément était quelque chose que j’aimais beaucoup chez la jeune latina. Et c’était aussi ce qui m’intriguait. Au point que c’était moi qui avait envie de poser des questions. Ce à quoi mon arrogance naturelle ne pouvait se résoudre.

Tout savoir n’est pas tellement important. Ce qui était important, c’était de donner l’impression de tout savoir. Alors, les réponses étaient données automatiquement par les intéressés eux-mêmes qui ne ressentaient plus le besoin de cacher des informations qu’ils pensaient que j’avais déjà.

Maritza, qui ne posait pas de question, me mettait, sans le savoir, dans cette position d’insécurité où j’avais le besoin de jauger ce qu’elle savait et ce qu’elle ne savait pas… Savait-elle qui j’étais, ou non ? Elle me prenait à mon propre piège... en ayant toutes les qualités que j’aimais chez une femme : timidité, discrétion, simplicité… Rien à voir avec les femmes qui gravitaient dans mon monde… Et c’était ce qui la rendait précieuse à mes yeux.

Mais de tout ça, je ne laissais rien paraître… J’avais une illusion à faire vivre… Une femme à conquérir.

Si ce n’était déjà fait.

Nous arrivâmes à son appartement et il lui fallut quelques secondes où je la regardai, amusé, pour qu’elle comprenne que je ne pouvais pas ouvrir la porte de son immeuble, ni de son appartement… Pas sans le matériel de crochetage que m’avait offert Delfino.

Maritza entra dans son appartement au pas lent de l’émerveillement. Moi-même, je découvris en même temps qu’elle, après avoir refermé la porte derrière nous, les talents de décoratrice de Madame Alvarez, ainsi que le fumet prometteur de son habileté à cuisiner dont m’avait tant de fois parlé Delfino.

J’admirai son magnifique regard étincelant alors qu’elle reconnaissait à peine son appartement. Je rigolai doucement.

-Non… On ne s’est pas trompé. C’est bien ton appartement.

Je posai les bouteilles de champagne, qui m’encombraient les bras, sur la table. Maritza, qui sembla d’un coup reprendre ses esprits, se dirigea vers sa chambre… Je ne pus m’empêcher de garder mon regard rivé sur elle, sur son dos et ses courbes que j’avais l’impression de connaître par cœur, visuellement, jusqu’à ce qu’elle disparaisse derrière la porte…

J’en profitai pour fouiller dans les armoires, trouvant rapidement les verres et nous servis des coupes de champagne…

Lorsqu’elle revint, le champagne était prêt et je me tenais toujours debout au même endroit. Elle avait fait très vite et était pourtant plus belle que jamais… Je me rendais compte seulement maintenant que je ne l’avais jamais vue habillée autrement que dans son uniforme de serveuse du Great Nachos.

Ce fut alors à elle de me surprendre. J’aurais cru qu’elle allait se diriger vers la table, prendre une des coupes de champagne et trinquer avec moi… Mais ce fut directement face à moi qu’elle se plaça, sa poitrine mise en valeur par une robe simple qui lui allait comme un gant. Et ses doigts s’enlacèrent dans les miens, son visage respirant l’innocence levé vers le mien.

Il n’y avait ici d’autre piège que le plus dangereux de tous. Et je m’y étais jeté dedans à pieds joints, tout seul comme un grand. Car si j’étais celui qui avait créé le décor, la mise en scène et toutes ces choses futiles, je n’étais pas sûr que ce soit Maritza la plus amoureuse de nous deux.

Elle me souhaita à son tour un joyeux noël, dans sa langue à elle, qui lui donnai un charme supplémentaire, si c’était encore possible.

Je lui souris, mes yeux rivés sur les siens…

-Jimmy… Mon nom est Jimmy Reed.

Je fermai ensuite les yeux et vins effleurer doucement ses lèvres des miennes avant de l’embrasser.

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Maritza Cortez


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MessageSujet: Re: A Game Of Love (1964) [HOT] [PV Maritza][TERMINE]   Mer 16 Aoû - 23:30



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Je vis mon moment de princesse, celui qu’on a toutes un jour souhaiter vivre dans notre vie sachant qu’il se pouvait fort bien qu’il n’arrive jamais.   Mon appartement est illuminé par la lumière dansante de bougies et de quelques guirlandes de noël  accrochées  au plafond. Et que dire de l’odeur qui vient nous chatouiller l’estomac par ses délicieuses effluves.

Mon premier réflexe est de me croire ailleurs car mon petit appartement revêt des airs féériques. Un décor enchanteur laissant libre cours à mon imagination  qui navigue sur  un bonheur que je ne sais pas encore bien définir.

En second lieu,  je veux me débarrasser de mes vêtements qui ne rendent pas justice à la princesse que je suis supposé personnifier.  C’est dans ma chambre que je me réfugie le temps  de trouver une tenue plus appropriée pour célébrer Noël en tête à tête avec le plus parfait des inconnus.

Quand je le rejoins à la cuisine,  je constate du coin de l’œil qu’il a eu la délicate attention de nous verser du champagne, seulement,  c’est autrement que j’ai envie de m’étourdir en ce moment.

Je m’approche donc de lui, plaçant mes mains dans les siennes, relevant la tête juste ce qu’il faut pour  capter son regard en lui murmurant un Joyeux Noël à ma façon.  Le moment est simplement parfait.

Un sourire se dessine alors sur son visage.

- Jimmy… Mon nom est Jimmy Reed.

Il ferma ses yeux et je ne pu que je regarder approcher son visage du miens avant de l’imiter et laisser nos lèvres faire connaissance.

Ce fut l’escalade de frissons qui naquirent  en mon cœur avant de se propager au travers mon corps entier. J’aurais voulu que jamais se baiser ne se termine, le prolonger jusqu’au matin.

Et plus encore.

Mais je me reculais après un moment pour le regarder, poser ma main sur sa joue, découvrir l’immensité d’une histoire naissante au travers de ses yeux.

- Jimmy Reed, dis-je en roulant bien le « r », le jeune homme le plus en vu de tout Los Angeles. Je n’avais jamais mis un visage sur le nom…

Parce que la Jet Set ne m’intéresse pas. Parce que jusqu’à il y a quelques semaines,  rien d’autre en dehors de mes études et mon travail n’existaient et que je grappillais quelques informations ici et là par la radio du bus, celle du restaurant.  Écoute d’une oreille distraite, enregistrer des informations sans m’en rendre compte.

Je le connaissais jusqu’alors comme le bel inconnu de l’Eastside.

C’est ma collègue Gretchen Sollys qui l’a remarqué la première, jalousant un peu qu’il ne s’installe jamais à l’une de ses tables. Et qu’étrangement, il vient s’attabler que lors de mes soirs de travail.
C’était devenu une petite blague entre elle et moi. Et quand les chasses aux trésors ont débutées, j’ai préféré le garder pour moi.

C’était mon secret.

- Un Jimmy Reed, un soir de Noël n’a pas de famille avec qui célébrer ?

Je préfère bien qu’il en soit ainsi. Pouvoir enfin lui parler, réellement. Pour lui dire mieux que l’énumération des plats du jour. Pouvoir le regarder franchement, dans les yeux et non pas uniquement son profil, le droit habituellement. Et l’embrasser.

Connaître le goût de ses lèvres après les avoir secrètement imaginés sur les miennes alors qu’il scrutait le menu.  

Je l’embrasse à mon tour, passant cette fois un bras autour de sa nuque.  

Il ne suffit que de deux baiser, le sien et le mien pour faire grimper en flèche la température. J’ai soudainement très chaud, pourtant, à son contact, ma peau se parsème de chair de poule.  Je voudrais pouvoir passer directement au dessert.

Mais ce serait dommage de gaspiller ses efforts culinaires. Je romps de nouveau le baiser pour nous diriger vers la cuisinière.  Prenant les coupes de champagne, lui tendant la sienne, je m’approche des casseroles dans les ouvrir. Je suis impressionné par la propreté dans laquelle il a laissé les lieux.

Quand je cuisine, c’est toujours un immense foutoir après et je fatigue à terminer la vaisselle ensuite. Deux casseroles se trouvent sur les ronds de la cuisinières et la lumière du four me laisse deviner qu’il y a en plus quelque chose qui termine de cuire.

- Alors, qu’est-ce que le grand chef nous a cuisinés ce soir ?


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Jimmy Reed


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MessageSujet: Re: A Game Of Love (1964) [HOT] [PV Maritza][TERMINE]   Dim 20 Aoû - 20:51



A Game Of Love
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Si Maritza semblait émerveillée au possible, en ce qui me concernait, c’était pareil. Mais pas par le décor, la magie et toutes ces choses superficielles qui faisaient partie de mon quotidien… Non, j’étais émerveillé par sa simplicité, sa beauté naturelle qu’elle avait sublimé en ajoutant sur ses yeux à peine une touche d’ombre et sur ses lèvres, juste de quoi relever leur pulpe naturelle. J’étais émerveillé parce qu’à elle seule, elle représentait bien plus que tout ce que je pouvais posséder.

Y compris l’anonymat, ce à quoi je n’avais jamais goûté.

Et pourtant, je n’avais pas pu m’empêcher de me présenter, de dévoiler mon nom.

J’aurais pu inventer un nom, démarrer une double vie. Mais non… Et je ne pouvais même pas aller jusqu’à dire que c’était parce que je ne voulais pas mentir à celle qui était le tout premier amour de ma vie… Pourtant, comme ça aurait été romantique, pas vrai ?

Non. Ce n’était pas que je ne voulais pas mentir.

C’était que je ne pouvais renoncer, même pour tout l’amour du monde, à être Jimmy Reed.

Je ne lui avais pas laissé le temps de répliquer quoi que ce soit… Ce premier baiser, je le voulais vierge de tout ce que cette révélation pourrait engendrer dans l’avenir. Mais je voulais, en même temps, juste qu’elle connaisse mon prénom… Juste la suite de lettre et de sons qui le composaient, sans tout ce qui allait avec.

Ce premier baiser fut le meilleur que j’ai eu dans mes 18 ans sur cette Terre et pourtant, je n’étais pas en reste à ce niveau-là, ayant tout expérimenté très tôt, comme il est difficile de l’éviter quand on fait partie de la jet set…

Je me demandais, d’ailleurs, s’il en allait de même pour Maritza qui avait 17 ans… Je n’avais aucune idée de comment cela fonctionnait chez les gens pauvres de l’Eastside… Tout ce que je commençais à bien saisir, c’était comment fonctionnait le business des stupéfiants chez les Los Diablos… Pour le reste, je ne savais pas grand-chose…

Mais j’avais quand même l’impression de vivre mon premier véritable baiser, malgré ma soi-disant expérience de la chose.

Quand il prit fin, je penchai la tête pour appuyer le contact de sa main sur ma joue. Mon regard plongea dans ses yeux… Non… Il se fit absorber par son regard à elle. Quelque chose en moi hurlait au piège. Mais c’était trop tard.

J’eus un léger sourire quand elle répéta mon nom, me resituant dans ce monde à part entière qu’était Los Angeles, hésitant un peu entre la fierté et la déception d’être un parfait inconnu à ses yeux…

Je passai ma langue brièvement sur mes lèvres quand elle demanda si je n’avais pas de famille avec qui fêter noël… Puis, je lui souris, mes mains posées sur ses hanches.

-Je suis le cliché de celui qui a tout et qui n’a donc rien.

Mes parents, ma seule famille, étaient probablement dans un club échangiste de Chicago en compagnie des Moriarty, à l’heure qu’il était…

Ce fut alors à son tour de se pendre à mon cou pour venir m’embrasser. Je la laissai prendre doucement les devants avant d’y répondre. J’étais venu caresser ses épaules et ses bras que sa robe laissait nus et avait senti sa peau se hérisser à mon contact. Jamais je n’avais goûté à quelque chose d’aussi bon… D’aussi désintéressé aussi… Bref, d’aussi innocent…

Car nous avions été attirés l’un par l’autre bien avant de savoir qui était qui…

Alors que toutes les filles avec lesquelles j’étais sorti ou avait couché lors de soirées ou de galas, toujours sans lendemain, ne voyaient que Jimmy Reed, l’héritier et le compte en banque qui allait avec.

Pas Maritza… Sauf si elle mentait… Mais je la pensais incapable de mentir.

Je gardai les yeux fermés quelques secondes, on front appuyé contre le sien, après que nos lèvres se furent séparées comme à contre cœur… Surtout de mon côté…

Je ne rouvris les yeux que lorsqu’elle s’éloigna de moi pour se diriger vers la cuisinière qui sentait si bon. Je la suivis, souriant béatement et pris la coupe qu’elle me tendit… J’entrechoquai ma coupe avec la sienne, les yeux dans les yeux, avant d’en prendre une gorgée dont j’avais bien besoin ne fut-ce que pour faire diminuer ma température qui était montée en flèche.

Elle demanda alors, comme si elle n’osait pas ouvrir les casseroles, ce que le chef, en l’occurrence, Mama Alvarez, avait préparé de bon, ici même, dans l’appartement de Maritza, durant son absence.

Je rigolai, ma coupe en main, la rejoignant avec la même curiosité que la sienne affichée sur mon visage.

-Je n’en ai strictement aucune idée. Si on regardait ?

Arrivant par derrière elle, passant un bras autour de sa taille, je soulevai le couvercle de la première casserole, nous gratifiant tout deux d’un fumet qui suffit à me mettre l’eau à la bouche.

-Mmm… Pozole… Ce doit être l’entrée !

Je refermai cette casserole pour ouvrir l’autre, encore une meilleure surprise !

-Du cidre chaud !

La mère de Delfino nous avait préparé des plats typiquement mexicains pour l’occasion, probablement ce que Delfino lui-même était en train de partager avec sa famille…

J’invitai enfin Maritza à s’accroupir avec moi pour regarder ce qu’il y avait dans le four, la laissant s’installer sur mes cuisses…

-Et ça… On dirait… Un rôti de dinde farci aux raisins secs et aux légumes…

Je souris à Maritza, avec un regard espiègle.

-Bon… D’accord… J’avoue… J’ai eu un aperçu du menu avant…

Je vins lui voler un court baiser avant de refermer le four et de nous redresser.

-Si tu allais voir si le dessert est pas dans le frigo ?

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MessageSujet: Re: A Game Of Love (1964) [HOT] [PV Maritza][TERMINE]   Mar 22 Aoû - 4:42



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Le mystère à prit fin quand il me dévoile son identité que je ne tarde pas à associer aux histoires du jeune et très convoité hérité de l’empire Reed. Je crois que s’il ne m’avait pas embrassé à ce moment précis, j’aurais voulu me pincer la peau pour voir si je ne rêvais pas. Un baiser est beaucoup mieux et certainement plus agréable pour ce genre de test.

Seulement ses lèvres sont si douces que je me sens transporté au-delà du rêve féérique du jeune homme de bonne famille et de la cendrillon de Tijuana. Par chance, je ne le verrai pas prendre fin à minuit. Pas de citrouille, pas de pantoufle de verre.

Et s’il me répond simplement qu’il est ni plus ni moins qu’un simple cliché du type qui possède tout mais qui n’a rien, au bout du compte, c’est moi qui ai tout. Puisque je l’ai lui.

Alors je lui rends son baiser avec la sincérité qui émane du moment présent.  Je suis si bien que je voudrais demeurer ainsi contre lui  jusqu’à la fin des temps.  Je fais alors la promesse muette de graver cet instant dans ma mémoire à jamais. Je sais que jamais de ma vie je ne revivrai quelque chose d’aussi doux… d’aussi pure.

Le baiser prend fin; Jimmy appuie son front contre le miens profitant de la sérénité de nos âmes. J’ai presque l’impression de commettre un sacrilège quand je demande ce que le chef nous à cuisiné ce soir. Mais j’y peux rien, mes origine fond que j’aime manger et que je ne peux résister plus longtemps à deux choses ce soir : Jimmy, et le repas qui promet d’être fabuleux. J’ai goûté aux lèvres du premier, je veux bien savourer le second…

Je lui laisse l’honneur de me dévoiler ses plats en lui offrant une coupe de champagne qu’il nous a servit. J’aime qu’il me renoue le contact entre nous dans un geste aussi simple que gracieux alors qu’il soulève le premier couvercle et qu’il annonce un Pozole bien fumant.

J’en suis impressionnée tant par l’odeur qui me rappel celui de ma mère que par la recherche d’un plat typiquement de chez moi. Je dois avouer qu’il a le souci du détail.

Seconde casserole, un cidre chaud qui accompagnera notre diner de Noël à merveille. Et si je suis enchantée de cette perspective, c’est la surprise dans sa voix qui me fait glousser. Tout doucement, Il s’accroupie me faisant prendre place sur ses cuisses alors que nous découvrons le repas principal.

Notre repas de Noël est donc une surprise pour nous deux, du moins presque puis qu’il m’avoue avoir eu le temps de zyeuter le menu avant. Probablement aussi qu’il l’a manipulé en le transvidant des plats du traiteur à mes propres casseroles pour rendre l’effet plus convaincant.

Ça me fait sourire. Et plus encore quand il me demande d’aller regarder au frigo pour voir si je n’y découvrirais pas notre dessert.

Je ne peux résister à la tentation de lui effleurer les lèvres  en lui murmurant que ce n’est peut-être pas au frigo qu’il se trouve… Je prends tout de même le temps de boire une gorgée de champagne avant de quitter à regret le confort de ses cuisses et d’aller ouvrir la porte du réfrigérateur.

- C’est un flan au caramel… je crois…

J’y plante mon doigt que je viens ensuite poser sur ma langue, lentement, très lentement en  regardant Jimmy dans les yeux, puis je referme ma bouche savourant l’exquise saveur du caramel flambé.

- Tout est parfait… à croire que tu le planifiais depuis longtemps…

Je m’arrête, le temps de réfléchir à mes mots. Mais l’ivresse de sa présence ne me permet plus de réfléchir adéquatement. Cependant,  il y a quand même quelque chose que j’ai besoin de savoir. Avant que ça aille plus loin, ou trop loin.

- Pourquoi moi?  Pourquoi de toutes les filles qui ne demandent que ça d’être avec toi, tu m’as voulu, moi ? Depuis ce bouquet de fleur… et bien avant, je me trompe ?

Je voudrais avoir le courage de lui poser ma question, mais autrement. J’ai peur de sa réponse, j’ai peur de découvrir que minuit peut arriver avant le temps.  Qu’il ait mit autant de mal à me conquérir pour mieux me laisser tomber ensuite. Certains pourraient être assez tordus pour faire durer le plaisir. Je ne le formulerai pas ainsi. Parce que je ne le sens pas ainsi. Je le sens sincère et…  autant amoureux que je le suis.


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MessageSujet: Re: A Game Of Love (1964) [HOT] [PV Maritza][TERMINE]   Ven 25 Aoû - 11:43



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Je savais qu’un dîner lui ferait extrêmement plaisir. Pour ça, il m’avait suffi de l’observer au restaurant. Quand elle pensait que personne ne regardait, elle piquait de temps à autre dans les plats derrière le comptoir. Je ne me rappelais que trop bien la façon dont elle avait rougi lorsqu’une fois, elle s’était rendue compte que je l’avais vue faire… Et j’avais juste rigolé discrètement et gentiment de la voir aussi gênée.

J’avais donc appris ainsi qu’elle aimait les plaisirs de la table et c’était pour ça que j’avais mis les petits plats dans les grands ce soir… Enfin… La mère de Delfino l’avait fait. Je lui avais demandé de préparer un repas typiquement mexicain pour l’occasion et évidemment que la dame qu’était la génitrice de Delfino avait eu vite compris, sans poser de question, qu’il s’agissait d’un dîner galant. Et elle avait donc bien fait les choses.

Maritza était partie à la découverte de tout cela et, déjà en manque de son contact, j’avais eu vite fait de la rejoindre. Ouvrant une à une les casseroles, le repas semblait déjà lui plaire ! Accroupi devant la vitre du four, Maitza sur mes cuisses, j’avais fermé les yeux quand elle avait doucement caressé mes lèvres des siennes. Je ne les ouvris que pour plonger mon regard dans le sien alors qu’elle insinuait que le dessert ne se trouvait peut-être pas dans le frigo et, à cette perspective, je mordillai sensuellement ma lèvre inférieure en souriant. Mas n’ajoutai rien de plus.

Elle sautilla tout de même jusqu’au frigo qu’elle ouvrit et je rigolai quand elle alla planter son doigt dans le dessert pour être sûr que ce soit du flan au caramel, rire qui s’éteignit à travers mes lèvres entrouvertes alors qu’elle se tournait vers moi pour suçoter sensuellement son doigt, ce qui me fis frissonner à distance, tellement fort que je fus sûr que ça se voyait…

Sur quoi, je vidai ma coupe de champagne.

-Je n’ai pas l’habitude de faire les choses à moitié.

Le décor dans lequel nous évoluions ce soir en était la preuve. J’avais voulu le meilleur pour Maritza, je lui avais fourni le meilleur.

Je retournai vers la table dans le but de me resservir du champagne et de la resservir du même coup. Mais alors que je versais le liquide pétillant dans nos coupes,  Maritza posa les questions qui l’intriguaient. Pas sur comment je m’étais introduit chez elle pour préparer tout ça, ni sur comment j’avais appris où elle habitait. Non, ce qu’elle voulait savoir, c’était pourquoi elle ?

Je reposai la bouteille à côté de nos deux verres pleins, mais les laissai sur la table pour m’approcher d’elle, contre elle.

-Je pourrais te décrire de grandes théories, avec de beaux mots… Mais aucune d’elles n’approcheraient de la vérité.

Je pris doucement sa main et la posai contre mon cœur qui battait fort. Pas vite. Juste fort. Trop fort.

-Tu sens ça ? Je n’ai rien pu faire contre ça.

Mon regard était fixé dans le sien, intense.

-Je suis tombé amoureux de toi. C’est tout.

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MessageSujet: Re: A Game Of Love (1964) [HOT] [PV Maritza][TERMINE]   Ven 25 Aoû - 20:56



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Les décorations  sont parfaites. Le choix du menu est parfait. L’ambiance est parfaite. Je veux profiter de chaque seconde de ce compte de fée qui m’est offert alors que je ne m’y attendais pas.

J’ai cependant besoin de savoir, e comprendre pourquoi moi parmi un ordre de potentielle conquête qu’il aurait eu sans avoir à faire autant de mystère qu’avec moi.  Je l’avoue, j’aurais du mal à me faire à une histoire éphémère.

Il verse à nouveau du champagne dans nos coupes alors que je prends à bout de bras mon courage pour énoncer ma question pourtant simple.  Je ne redoute pas sa réponse. Mais plutôt l’impacte qu’elle aura.

Jimmy s’approche de moi, laissant là nos verres. Nulle de besoin de toute façon de chercher à m’enivrer d’alcool, je le suis déjà de lui et de la plus belle façon qui soit. Sa voix, douce comme le miel, m’enveloppe d’une exquise tendreté, alors que de sa main, il prend la mienne pour la déposer sur son cœur.

- Oui… je sens cela… ,murmurais-je d’un faible souffle, mes yeux rivés aux siens.  

Sa confession me soulève, me transporte au-delà de l’immensité du bonheur qui me gonfle le cœur à ce moment précis.

- Je ne pourrai pas te rattraper au vol. Parce que, je suis tombé, moi aussi. Et je n’ai pas fini de tomber, Jimmy. À chaque seconde où nos regards se croisent, encore et encore, et c’est si bon de tomber pour toi !

Ma main quitte son cœur pour remonter jusque derrière sa nuque et je viens l’embrasser avec toute la passion que me guide mon cœur. Un baiser pur et sincère, doux et puissant tout à la fois.

Un baiser qui nous entraîne dans un tango improvisé au travers de mon appartement. J’en suis étourdie, mais, unie à ses lèvres, je ne crains pas de l’être.

Je me sais amoureuse de lui depuis bien longtemps. Longtemps avant les fleurs, alors qu’il n’était encore qu’un client qui venait s’assoir à ma table à chacun de mes soirs de travail.

Quand je caressais de mes yeux, la beauté de son visage d’ange, calquant dans ma mémoire, les contours de son profil, imaginant pouvoir un jour l’observer en intégralité.

Quand je rêvais encore de faufiler mes doigts au travers de ses cheveux d’or, lui caresser la nuque, lui mordiller l’oreille.

Quand il osait une brèche de conversation hors du menu et que je cherchais mes mots en baissant les yeux sur mon calepin, sachant très bien que je perdrais mes moyens si je devais croiser son regard.

Quand  je respirais son odeur discrètement quand je me penchais au dessus de la table pour lui servir ses plats ou pour remplir de nouveau sa tasse de café.

Et ce soir, encore plus alors qu’il est là, chez moi, et qu’il m’embrasse avec autant de dévotion que la passion qui nous uni et nous dévore.

Je ne sais pas quand prendra fin ce baiser, ni ce qui s’en suivra, mais ce soir, même sans être sous le mistletoe, nous nous embrassons pour toutes les fois où nous en avons rêvé.


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MessageSujet: Re: A Game Of Love (1964) [HOT] [PV Maritza][TERMINE]   Dim 27 Aoû - 16:24



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Maritza m’avait posé une question, peut-être la seule qui comptait vraiment dans cette histoire, de même que la réponse, elle aussi, devait être la seule qui en valait la peine. Les choses étaient les plus simples et les plus ancestrales du monde, une histoire telle que nous en vivions aujourd’hui, il devait y en avoir des milliers, des centaines de milliers : celle d’un jeune homme et d’une jeune femme, pas même encore dans la vingtaine, tombant amoureux l’un de l’autre sans se soucier des convenances, des contraintes, des classes ou de quoi que ce soit.

Le genre d’histoire qui commence bien et finit toujours mal… Parce que c’est trop beau pour être vrai. Mais nous étions encore bien trop jeunes pour nous en rendre compte. Et ivres… Nous étions ivres l’un de l’autre.

A son murmure, je répondis par un autre murmure, mon regard toujours dans le sien.

-Je ne veux pas être rattrapé.

Je voulais prendre tous les risques pour continuer de vivre ce que j’étais en train de vivre. Je ne voulais plus réfléchir ou calculer. Je voulais vivre dans l’Eastside avec Maritza, avoir notre endroit à nous, loin de l’effervescence et de l’hypocrisie de mon monde. Je voulais, pour une fois, laisser libre cours à mes sentiments.

Je fermai les yeux quand la main de Maritza quitta mon cœur pour aller se perdre sur ma nuque et dans mes cheveux. Elle vint rechercher mes lèvres et je les lui offris sans concession. Et puis… je me laissai faire, les yeux fermés, elle me poussa dans une direction et je reculai sans cesser de l’embrasser, mes bras noués autour de sa taille, mes mains remontant par moment jusqu’à ses cheveux pour mieux redescendre le long de ses flans.

Mon dos vint doucement atterrir contre un mur et j’eus une vague pensée concrète : « Il faut éteindre le feu »… Sous le dîner… Mais cette idée s’évapora aussi vite qu’elle m’était venue, disparaissant dans les limbes de mon esprit pragmatique. Parce que mon corps voulait sa part du gâteau cette fois, et pas que lui, d’ailleurs. Mon corps et cette partie de mon esprit que j’avais appris à museler depuis que j’étais tout petit, celle qui me permettait de ressentir.

Une de mes mains quitta les courbes délicieuses de Maritza pour tâtonner contre le mur. J’avais visualisé la pièce d’entrée de jeu, sans le vouloir, par réflexe, quand nous y étions entrés. Maritza était allée dans sa chambre pour se changer et je savais que j’étais juste à côté de la porte qui donnait sur celle-ci. Nous n’aurions tout de même pas su attendre la fin du dîner… Il aurait été plus une torture qu’autre chose.

Ma main trouva la poigné de la porte et la tourna. Puis, ce fut à moi de guider Maritza, l’embrassant toujours, jusqu’à ce que je l’invite à s’allonger sur le dos sur son lit. Cette pièce n’était pas décorée, la mère de Delfino devait avoir voulu préserver l’intimité de la seule habitante de cet appartement… Mais dans la semi obscurité due aux rayons de lumière qui provenaient de la cuisine, cette pièce me semblait encore plus belle que la cuisine et tous ces atours qui n’étaient que des paillettes sans grand intérêt. Ce qui était plus fort que tout, c’était ce qui se passait entre nous.

Je descellai enfin doucement nos lèvres, alors que j’étais à quatre pattes au-dessus d’elle. Je voulais la voir sourire, je voulais voir ses grands yeux magnifiques… Les miens n’étaient que fascination pour elle alors que mon souffle profond allait et venait à travers mes lèvres entrouvertes…

Doucement, je vins, du bout des doigts, caresser le dessin délicat de sa clavicule et descendre jusqu’à la limite imposée par le décolleté de sa robe, sans la dépasser. Mon regard suivait les légers tracés que je laissais sur sa peau douce qui contrastait si fort avec la mienne. Puis, ils revinrent croiser ceux de Maritza. Elle me semblait si pure, si fragile… Je ne voulais pas la corrompre… Parce que j’étais sûr et certain que c’était ce que j’allais faire, si jamais on allait plus loin.

-Tu es sûre que c’est ce que tu veux ?

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MessageSujet: Re: A Game Of Love (1964) [HOT] [PV Maritza][TERMINE]   Lun 28 Aoû - 5:01



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Le baiser nous transporte au travers de mon appartement comme si nous étions bercés par une douce mélodie. Les amoureux sont seuls au monde, c’est bien vrai. Plus rien autour de nous n’existe si ce n’est que les battements  de nos cœurs qui  résonnent à l’unisson.

Mes mains se perdent à la naissance des cheveux de Jimmy alors que les siennes voltigent  en passant du creux de mes reins à ma nuque pour mieux redescendre le long de mes côtes.

Notre progression cesse lorsque son dos rencontre un mur, du moins, un bref moment, le temps qu’il ouvre la porte de ma chambre et que nos pas, de nouveaux légers, nous guides jusqu’à mon lit sur lequel je m’allonge, Jimmy me surplombant.

Je réalise alors que nous sommes sur le point de franchir un cap important. Quelque chose d’encore bien abstrait pour moi, il n’y a pas quelques heures encore.  

Ma vie n’a rien de très palpitante. En dehors des cours et du travail, je n’ai jamais eu le temps de penser  aux garçons, donc jamais vraiment vécu de flirt. Encore moins de me retrouver au lit avec l’un d’eux.

Ce soir, tout devient différent. Je peux être belle et attirante. Je peux vivre le moment présent. Goûter à la magie que fait naître les premiers frissons de l’amour.

Jimmy, au dessus de moi, caresse ma peau d’une délicatesse assumée.  Je me sens fondre sous ses doigts qui n’enfreignent pas les limites de mes vêtements.  Ce simple geste déclenche un tourbillon de sensations dont la plus criante, celle de l’éveil  de ma sexualité.

- Tu es sûre que c’est ce que tu veux ?

Pour toute réponse, je me contente de déboutonner sa chemise, un petit bouton à la fois jusqu’au dévoilement complet de son torse que je viens découvrir du bout des doigts.  Depuis son cou jusqu’à son nombril, en passant par ses pectoraux, remontant sur ses épaules faisant glisser sa chemise le long de ses bras.

Je peux voir à quel point ses muscles sont tendus alors qu’il se supporte au dessus de moi.  Mes mains remontent le long de ses avants bras, lentement. Je sens sa peau s’hérisser sous mes paumes alors que j’effleure maintenant ses biceps.

- Je n’ai jamais été aussi certaine de quelque chose…

Je sais qu'il sait. Et j'ai confiance en lui. Je sais que c'est le bon. Celui qui prendra soin de m'initier, de me guider. Celui qui me fera découvrir cette chose unique et, le plus merveilleux dans cette histoire est bien la chanc eunique que j'ai de le vivre dans les bras de l'homme dont je suis éperdument amoureuse et dont l'amour est réciproque.

Remontant sur ses épaules, je viens chercher ses lèvres des miennes  en repassant mes bras autour de lui, l’obligeant ainsi à presser son torse découvert contre moi. J’ai l’impression, l’espace d’une seconde que je sens son cœur cogner contre ma poitrine.

Ms doigts pianotes dans son dos, des notes silencieuses alors que j’explore cette partie de son corps. Tout de lui est mieux que tout ce dont j’avais imaginé quand je ne faisais que de l’observer de loin au restaurant.

Je sens ses muscles sous mes doigts, sa peau qui perle et je prends satisfaction d’être la cause de ses frissons.  Sa respiration qui accélère alors le baiser devient plus brûlant qu’il ne l’était.


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MessageSujet: Re: A Game Of Love (1964) [HOT] [PV Maritza][TERMINE]   Mar 29 Aoû - 17:36



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La lumière filtrant par l’embrasure de la porte qui s’est à moitié refermée sur nous donne une ambiance tamisée à la chambre. Sur les murs, on peut deviner la danse erratique des flammes des bougies se consumant lentement dans le chandelier posé sur la table de la cuisine.

Le repas devra attendre car comme les deux enfants que nous étions, nous n’avions pas eu la patience d’attendre avant de passer au dessert.

Maritza ne répondit cependant pas à ma question par des mots, mais en me regardant dans les yeux, elle se mit à défaire un par un, lentement, les boutons de ma chemise. Je la laissais faire, je la regardais faire, admirant tous les détails, les micro-expressions de son visage, les frissons de sa peau, qui manifestaient que tout pour elle était une découverte ce soir.

Je ne la pressais pas, la laissant donner le rythme, me donner les limites et m’autoriser à les franchir, une par une. Le bout de ses doigts vint parcourir les parcelles de mon corps qu’elle avait dévoilées, et je l’avais aidée finalement à enlever complètement ma chemise. Mon cœur allait crescendo, de même que ma respiration.

Mais on avait le temps, tout le temps, quitte à sacrifier le repas, car nous avions arrêté le temps, la rotation de la Terre, l’effervescence de L.A.

Il n’y avait plus que nous.

Quand son regard croisait mes yeux brillants, je lui souriais tendrement… Je ne cachais rien, ni frisson, ni soupir, ni mon envie d’elle que j’avais l’impression d’avoir laissée latente pendant bien trop longtemps.

Alors que ses caresses sur mes avant-bras, qui n’auraient rien eu à envier à des caresses plus intimes, me faisaient entrouvrir les lèvres, Maritza répondit à ma question. Alors que je n’y attendais plus de réponse, elle m’avait confirmé que c’était ce qu’elle voulait. Mon sourire s’était alors agrandi et c’étaient ses cheveux que j’étais venu caresser d’une main, dégageant doucement les mèches rebelles de son visage.

Ses mains à elle avaient continué leur chemin jusqu’à mes épaules tandis qu’elle redressait un peu sa tête pour réclamer un nouveau baiser que je lui accordai sans me poser de question, fermant les yeux, goûtant ses lèvres puis, sensuellement, à force de baisers, lui fis entrouvrir les lèvres pour que ma langue se fraye doucement un chemin pour aller jouer avec la sienne.

Je sentis son étreinte se serrer autour de moi et me laissai délicatement reposer sur elle, sentant la chaleur de son corps au travers du fin tissu de sa robe. Mes deux mains placées sous sa tête étaient complètement perdues dans ses cheveux magnifiques. Ainsi enlacés, de parfaits opposés physiques, nous étions l’incarnation même du Ying et du Yang…

Et peut-être bien aussi du bien et du mal… L’un corrompant lentement l’autre et réciproquement.

Ses doigts continuaient leur exploration légère de mon dos, chatouillant mes muscles qui se contractaient à son contact et je souriais, rigolai même parfois entre deux baisers.

Puis, je me laissai glisser sur le flanc, à côté d’elle, lui offrant un sourire complice avant de lui faire comprendre que je voulais échanger nos places, que je la voulais couchée sur moi, que ses cuisses effleurent mon entrejambe pour qu’elle n’ait aucun doute sur l’effet qu’elle me faisait, pour qu’elle ait confiance dans le moindre de ses gestes, la plus petite de ses caresses, le plus insignifiant de ses regards.
Quand elle fut sur moi, je l’embrassai, lui souriais, fis un peu diversion, dans un jeu d’un doux érotisme, tandis que mes mains remontaient le long de son dos pour finalement trouver la fermeture éclair entre ses omoplates parfaites et commencer à la faire descendre. D’un regard alors qu’elle semblait surprise, je lui signifiais que rien n’était fait, qu’elle m’arrêtait quand elle voulait… Mais la chaleur qu’elle dégageait et les battements de son cœur me suffisaient pour savoir que si même elle ressentait une forme de peur ou d’appréhension, elle voulait que je continue.

Si je voyais juste, et qu’elle était vierge, d’une certaine façon, je l’étais autant qu’elle. Car ce que nous vivions à l’instant, jamais je ne l’avais encore vécu.

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MessageSujet: Re: A Game Of Love (1964) [HOT] [PV Maritza][TERMINE]   Jeu 31 Aoû - 2:29



A Game Of Love (1964)
ft. Jimmy Reed




J’explore les parties du corps de Jimmy qui me son accessibles, profitant de mes premiers contacts, dictes charnelles, avec un homme. Je veux pouvoir, quand je serai seule dans mon lit, retracer le parcours que font mes doigts et en imaginer parfaitement les détails de sa peau, entendre les échos de son souffle s’évanouir à mon oreille et ressentir les frissons des prémisses naître en moi.

Que ce que nous faisons là soit pour toujours et à jamais graver en mon âme  comme une douce promesse d’un amour infinie.

C’est tout mon corps qui s’extasie sous lui, appréciant la chaleur qui s’en dégage.  C’est presque un choc lorsque lentement, il glisse sur le côté, croyant qu’il y met abruptement un terme. Son sourire, sans équivoque, me rassure.

J’ai confiance en lui.

En nous.

Et je me laisse allé en prenant  le dessus sur lui, d’abord allongée pour l’embrasser, le caresser, l’explorer.  Je lui couvre le visage de petits baisers taquins pour ensuite redescendre dans son cou, de son torse.

C’est un jeu d’une pure innocence, deux jeunes gens découvrant le véritable amour au bout de leurs doigts. Goûtant au bonheur que seul le plaisir charnel peut apporter. Et si c’est une première pour moi, et que je sache très bien qu’il s’est déjà adonné à ce genre d’échanges avant, je reste persuadé que c’est la première fois qu’il  le fait avec amour.

Je le sens.  Je le sais.

Ses mains, dans mon dos remontèrent jusqu’à la fermeture de ma robe. Lentement, il en descendit le curseur et j’eu un instant de doute. Une petite fraction de seconde mais qui fut suffisante pour qu’il  me rassure d’un simple regard.

Je le laissais se rendre au bout du ruban dentelé puis je relevais les bras, forçant ses bras à revenir vers l’avant. Cette partie là, je voulais le faire moi-même. Je voulais la lui offrir, comme ma confiance servie sur un plateau d’argent.

Alors lentement, je fis descendre les bretelles de ma robe qui glissa le long de mon corps jusqu’à mes hanches. Mes yeux ne quitteraient plus les siens dès cet instant. D’une main, je viens dégrafer mon soutient gorge qui suit le même trajet que ma robe.

Je n’hésite plus. Je sais exactement ce que je veux et je le veux maintenant.

Quittant ses cuisses, je laisse ma robe glisser de ma taille jusqu’au sol et je fais de même avec ma culotte, me dévoilant intégralement à  ses yeux.  Je reste de bout au côté de mon lit le fixant avec l’intensité de la passion qui me dévore.

Jimmy, étendu sur mon lit me semble être complètement captivé par le spectacle que je viens de lui offrir. Comme s’il était figé par ce que je viens de faire.  J’en suis amusé fascinée, intriguée.

- Et toi ? En es-tu certains ?


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Jimmy Reed


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MessageSujet: Re: A Game Of Love (1964) [HOT] [PV Maritza][TERMINE]   Ven 1 Sep - 20:13



A Game Of Love
ft. Maritza Cortez


C’était doux… Et c’était doux parce que c’était innocent. Rien à voir avec ce que j’avais connu jusque-là… Je ne voulais pas me faire plaisir, je voulais partager le plaisir. Je ne voulais pas la faire mienne, je voulais être là pour elle et qu’elle soit là pour moi. Mais sans que ce soit obligé d’être un deal win-win. Je n’avais pas envie, cette fois, de faire des comparaisons commerciales, ce pour quoi j’étais pourtant passé maître en très peu de temps.

Parce que je ne voyais pas Maritza comme un jouet… Ni comme un produit quelconque.

Je la voyais comme la femme qu’elle était et qu’elle se découvrait être.

Elle semblait sans peur, savoir exactement ce qu’elle voulait et j’avais même pu voir l’ombre d’une déception lorsque je m’étais couché sur le flanc, juste avant qu’elle comprenne que, non, ce n’était pas terminé, je ne comptais pas m’arrêter là… Mais au contraire, je lui ouvrais d’autres opportunités, un nouveau point de vue pour découvrir mon corps… Et le sien, d’une certaine façon… Un corps magnifique, comme dessiné par le plus grand des artistes, contre lequel je voulais moi-même voyager…

Elle s’amusait et m’amusait, déposant des petits baisers joueurs sur mon visage et que j’accueillais avec des petits rires et une multitude de frissons. Ses lèvres étaient délicieusement chaudes… C’était une jeune femme vivante et qui aimait le montrer, rien à voir avec les filles de mon monde : formatées, identiques, coincées, artificielles… Déjà mortes avant d’avoir vécu.

Tout en jouant gentiment avec elle, cherchant moi aussi à déposer de petits baisers sur son visage ou sur ses lèvres, mes mains avaient profité de cette diversion pour aller chercher l’attache de la fermeture éclair de sa robe et commencer à la descendre. Concentrée sur le jeu, elle sembla ne pas s’en rendre compte tout de suite, puis le jeu s’arrêta. Je vis alors un bref doute dans son regard profond… Mais un doux sourire et un regard de ma part, et celui-ci disparut aussi vite qu’il était venu…

J’avais continué le parcours jusqu’à ce que je ne puisse plus aller plus loin, passant alors doucement le bout de mes doigts tout le long de son dos sensuellement courbé que je venais de révéler au monde… A ce tout nouveau monde que nous étions en train de créer.

Un monde rien qu’à nous.

Maritza se releva quand ma main atteignit le bout de son chemin, caressant sa nuque… Elle se déroba ainsi à mes caresses, assise sur moi. Et là, avec une grâce sans pareille, elle laissa glisser le haut de sa robe de ses épaules, me faisant entrouvrir les lèvres de volupté. J’aimais l’art… J’aimais la beauté en elle-même… Et Maritza en était l’incarnation. Comment pouvais-je ne pas succomber ?

Il était déjà bien trop tard pour ça.

J’aurais manqué de mots pour décrire ce que je voyais à l’instant, et l’effet que cela me faisait. Bien sûr, mon corps réagissait et elle devait le sentir… Mais tout ne se passait pas seulement en-dessous de la ceinture… J’étais submergé par plus d’émotions qu’en toute ma courte vie jusqu’ici.

Bientôt, son soutien-gorge suivit le même destin que le haut de sa robe, pour mon plus grand plaisir. Je me retins de toucher tout de suite les deux seins dressés de désir qu’elle venait de me dévoiler pour me contenter de les caresser de mes yeux clairs.

C’est fasciné et curieux que je la regardai se lever et se poster à côté du lit. Par réflexe, je m’étais redressé un peu, m’appuyant sur mes coudes, torse nu, et si j’en profitai pour faire sauter mes chaussures de mes pieds l’une après l’autre, toute mon attention fut très vite captivée par le spectacle qu’elle m’offrait.

Je suivis la fin du trajet qu’effectua sa robe, doucement, le long de ses cuisses, longues et lisses… Je me déplaçai alors sur le lit, restant couché, mais me rapprochant, sur le flanc pour pouvoir effleurer l’une d’elle du bout des doigts, comme si je n’étais pas sûr qu’elle soit réelle… Qu’il fallait que je la touche pour le croire.

Quand je mis fin à cette caresse candide, toujours avec des gestes aussi gracieux, elle se débarrassa du tout dernier vêtement qui la dissimulait à ma vue. Sa silhouette se dessina alors toute entière, nimbée d’un halo de lumière venant de la porte entrouverte…

Je me devais de la rejoindre, ce que je fis. Je me levai et vins me placer face à elle, les yeux dans les yeux, tout contre elle mes deux mains glissèrent tout le long de ses bras en partant de ses épaules et je vins chercher ses mains que j’amenai, entre nous, jusqu’à ma bouche pour lui embrasser ses doigts alors enlacés entre les miens, les yeux fermés.

Je ne la regardai à nouveau que lorsqu’elle me posa une question. Une question soufflée dans un murmure sensuel.

Je ne mentis pas, répondant à mon tour dans un murmure :

-J’en suis certain… Et ça me fait peur.

C’était sa première fois à elle… Et c’était moi qui avais peur. Pas de l’acte. Des sentiments que j’avais pour elle.

C’était un aveu… Jamais je n’avais prononcé ces mots, fais aveu de faiblesse… Et jamais après ça, je ne les prononcerais à nouveau…

Je l’embrassai, comme si, par ce baiser, je pouvais, mieux qu’avec des mots, lui faire ressentir ce que je ressentais… L’intensité de ce que je ressentais.

Mes mains lâchèrent les siennes, leur rendant leur liberté alors que mes miennes vinrent se poser pour la première fois sur ses hanches nues. Ses hanches que je me surpris à penser qu’elles pourraient peut-être un jour porter le fruit de notre amour.

Mais nous n’en étions pas encore là… Alors je continuai mon exploration tactile, sentant la pointe de ses seins durcis chatouiller mon torse puis se presser carrément contre moi lorsque notre baiser l’exigea… Mes caresses glissèrent au creux de ses reins pour s’aventurer sur les courbes rondes de ses fesses.

Je descellai nos lèvres pour la laisser exprimer son plaisir lorsque je le sentis poindre sans sa gorge et embrassai son cou. Le reste de mes vêtements commençait à me faire obstacle. Mais si je la laissais seule maître du moment où elle me découvrirait totalement, j’invitai d’une main la sienne à venir doucement apprivoiser ce que dissimulaient encore de fines couches de tissus entre nous, effleurant du dos de ma main sa propre intimité chaude et humide.

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MessageSujet: Re: A Game Of Love (1964) [HOT] [PV Maritza][TERMINE]   Mar 5 Sep - 13:10



A Game Of Love (1964)
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Jimmy ne tarde pas à ouvrir ma robe en glissant la fermeture éclaire le long de mon épine dorsale ce qui déjà me fis frissonner mais ce ne fut rien à comparer  la caresse de ses doigts qui parcoururent le même chemin en sens inverse, effleurant mon épiderme mise a nue.

Un geste d’une tendreté infinie que j’accompagne d’une preuve de confiance tout aussi significative.  En me redressant, assise sur  ses jambes, je fais descendre le haut de ma robe, puis je retire mon soutient gorge.  

Plus rien ne peu arrêter la progression de notre quête d’une sensualité assumée.

C’est sous son regard attentif que je quitte ses cuisses, me levant du lit et que je laisse ma robe terminer sa chute le long de mes jambes pour former un amas de tissus autour de mes pieds. Jimmy, toujours sur le lit, se rapprocha néanmoins, touchant ma cuisse d’une frêle caresse.

De part de simple touché, il fit s’envoler les derniers doutes pouvant subsister, si toutefois il en restait.  Jamais je ne m’étais sentis aussi belle et en confiance qu’en ce moment.

Et je l’étais pour lui.

Jimmy.

Ce fut maintenant ma culotte qui se retrouva sur le sol et, d’un petit  bond de côté, je dégageais mes vêtements de mes chevilles, riant timidement.

Il me rejoignit  - enfin -  ses  mains me caressant depuis les épaules jusqu’à prendre les miennes pour venir les remonter jusqu’à sa bouche et embrasser mes doigts comme s’il s’agissait de pierres précieuses.  Il a le don unique de rendre la moindre petite chose magique.

Et si moi je suis certaine, lui, il m’avoue candidement avoir peur. Et ça ne le rend que plus formidable à mes yeux. J’accueille alors son baiser, avec toute la tendreté que cet aveu a imposé, voulant prendre de sa peur pour moi et la changer en confettis.

Nos corps se pressent alors l’un à l’autre alors que le baiser accentue en intensité. Mon corps en entier est à l’affut de ses moindres caresses, caresses qui investissent mon corps avec autant de délicatesse que d’envie.

Jimmy mit un terme à notre baiser, nous laissant souffler un peu, sa main guidant la mienne jusqu’à son sexe encore prisonnier de ses vêtements, profitant de cette proximité. Pour effleurer le mien de sa paume.

Les muscles de mon corps se contractent  sous cette nouvelle sensation. Mais je n’hésite pas pour autant. Je veux le voir, je veux également le toucher, le découvrir. L’aimer en son intégralité et  lui offrir autant de plaisir que possible, j’entrouvre alors son pantalon et viens le tirer vers le bas, boxer y compris en m’accroupissant devant lui.  

J’en reste un peu – beaucoup – surprise en voyant son sexe se dresser devant moi, comme s’il venait narguer fièrement ma virginité.  Je m’en mords la lèvre fascinée et  intriguée. Me relevant doucement,  je le caresse,  lentement, apprivoisant cette partie encore inconnu de l’anatomie masculine.

De par ce geste,  je mets le feu aux poudres, mon désir explose par tous les pores de ma peau. C’est maintenant, tout de suite, que je le veux, sur moi, en moi.

- Je veux retourner dans le lit, Jimmy.

Mais pas en marchant des deux petits pas me séparant de mon lit, non. Je cesse de le caresser pour passer mes bras autour de sa nuque. Dans ses bras.


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MessageSujet: Re: A Game Of Love (1964) [HOT] [PV Maritza][TERMINE]   Mar 5 Sep - 17:13



A Game Of Love
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J’avais peur. Peur de ces sentiments naissant qui étaient aussi enivrant que désarçonnant. J’étais même tellement effrayé que je ne pouvais pas garder ça pour moi seul, l’avouant à Maritza sans détours.

Maritza était plaquée contre moi, son corps nu et brûlant totalement à ma merci. D’habitude, c’était le moment où j’avais l’impression d’être le maître du monde.

Mais pas ce soir. Ce soir, je n’étais le maître de rien ni de personne, pas même de mon esprit amoureux, pas même de mon corps que le moindre frôlement hérissait de milliers de frissons.

Jusque-là, nous n’osions unir que nos lèvres qui ne s’en privaient pas, dans des baisers qui n’étaient pas encore avides, mais comme autant de pas incertains sur une terre encore inconnue. Elle découvrait son corps, moi, je découvrais mon âme.

Nous avions confiance l’un dans l’autre malgré que nous ne nous connaissions que très peu. Nous nous donnions confiance et surtout, aucun de nous ne tentait de dominer l’autre. Ce n’était ni pas un jeu, ni une compétition, ni un désir purement physique…

C’était quelque chose d’autre. Quelque chose que bien des poètes, écrivains et chanteurs avaient tenté de décrire depuis l’aube de l’humanité.

Mais je savais, maintenant que je n’étais plus aveugle, que tout ça avait été fait en pure perte.

Personne n’aurait jamais les notes, ni les mots… On n’arriverait jamais qu’à esquisser ce que nous ressentions à l’instant.

Notre baiser prenant fin, j’avais invité Maritza à découvrir les parties de moi qui lui étaient encore inconnues. Mais la jeune latina était loin d’être la vierge prude et farouche que l’on peut s’imaginer quand on est un garçon issu d’une bonne famille. Elle n’était pas non plus une jeune fille totalement désinhibée par pur esprit de rébellion.

Elle était belle, et gracieuse, avec un regard déterminé, joueur et intelligent même au moment où sa main vint me caresser au travers du tissu de mon pantalon, me faisant entrouvrir la bouche d’un plaisir non dissimulé. Et je ne savais pas ce qui m’en procurait le plus : le contact sûr de sa main prometteuse ou la chaleur et l’humidité que j’effleurai entre ses cuisses ?

Ou encore, la satisfaction de la sentir réagir à mon contact, ses muscles se contractant délicieusement sous mes doigts.

Quand elle s’accroupit devant moi, bien que surpris de la voir agir de la sorte, emportant avec elle le reste de mes vêtements, je la suivis des yeux, ma main se perdant dans ses cheveux au passage. Je mordis doucement ma lèvre inférieure en la voyant face à face avec mon désir… Mais de là où j’étais, je ne pouvais pas m’apercevoir qu’elle arborait exactement la même expression que moi…

Quand elle se redressa tout en laissant courir une de ses mains sur moi, je renversai ma tête en arrière, manifestant mon bien-être dans un gémissement subtil… Et ce fut ensuite les yeux mi-clos que je redressai ma tête pour la regarder à nouveau dans les yeux et lui sourire… Contre mon corps maintenant nu lui aussi, je pouvais sentir sa peau irradier de chaleur…

Ses bras vinrent se nouer autour de mon cou et ce fut d’une voix tremblante d’urgence qu’elle me supplia presque de retourner dans le lit.

Ni une, ni deux, je plaçai mes mains sous ses fesses et la soulevai, faisant attention, en levant un pied puis l’autre, de ne pas trébucher dans mes vêtements au sol. Ses jambes vinrent se cramponner autour de ma taille et ne sexes se chatouillèrent timidement dans le mouvement, me faisant prendre une grande inspiration.

Je franchis les deux pas qui nous séparaient de sa couche et l’allongeai sur le dos avant de l’embrasser fougueusement, laissant maintenant libre court à mon désir, puisque, je l’avais senti dans sa voix : il y avait urgence !

J’avais envie d’elle comme je n’avais jamais eu envie d’une femme dans toute ma vie depuis que j’étais capable de penser au sexe en connaissance de cause. C’est-à-dire quelques années seulement.

Je m’allongeai doucement sur elle, espérant que je n’allais pas lui faire mal dans l’aventure. Mon cœur allait sortir de ma poitrine et ma respiration s’emballait… Mais je ne me précipitai pas trop non plus, caressant sa féminité doucement pour qu’elle s’habitue au contact de mon sexe, pour qu’elle ait envie, voire besoin de me sentir en elle…

Je pris même le temps de l’interroger du regard avant d’entrer en elle doucement, guettant le moindre signe de douleur trop intense sur son visage…

Contre toute attente, ce fut moi qui fut surpris par le plaisir incroyable qu’elle me donna à ce moment-là et j’eus bien du mal à me retenir de me mettre à donner de puissants et rapides coups de bassins tant c’était bon. Je murmurai son nom plusieurs fois, mes mains perdues dans ses cheveux comme un peu plus tôt… Mes mouvements étaient lents, mais j’approchais dangereusement de l’orgasme.

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MessageSujet: Re: A Game Of Love (1964) [HOT] [PV Maritza][TERMINE]   Mer 6 Sep - 2:19



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Si le paradis existe, il n’est nulle part ailleurs que dans ma chambre et nous en sommes les deux seuls occupants.  Un peu comme Adam et Ève, nus jouant à un jeu plus ou m oins défendu.

Je découvre son corps sans aucune pudeur. Pourquoi devrais-je  freiner mes pulsions alors qu’elles me sont dictées par  les balbutiements d’un amour naissant ?  Je me sens femme, plutôt que nymphe.  J’ai envie de m’affirmer, de faire connaissance avec ma sexualité qui s’éveille complètement en  moi.

Et j’ai la chance d’être en compagnie d’un homme qui m’avoue sans détour avoir lui-même peur ce qui, paradoxalement, me donne confiance.  Je ne sais rien de lui mais je n’ai pas besoin de lui poser la question pour savoir qu’il n’en est pas à ses premières armes ce soir. Qu’il répète un acte d’une grande pureté, d’une grande beauté pour une énième fois.

Peut-être a-t-il peur parce que les choses sont différentes ?  En quoi sont-elles différentes ?
Trop de questions pour l’instant.  

Je veux que nous retournions sur mon lit, qu’il me porte dans ses bras. Je veux sentir sa force, sa fougue, sa passion.

Jimmy me soulève aussi facilement qu’un sac de plume, enjambant ses vêtements sur le sol puis vient me déposer sur le matelas, s’allongeant sur moi avec prudence, et son sexe moins patient, fait connaissance avec le miens, l’apprivoisant lentement, doucement.

J’en frémis déjà, mon abdomen se soulevant par de petits sursauts saccadés.  C’est de par son regard unique, celui là même qui est venu s’ancrer à ma mémoire dès le premier jour qu’il s’assure que je suis prête et je lui réponds d’un sourire empreint de félicité.

Avant ce soir, avant de le connaître, j’avais longtemps redouté ce moment.  Personne ne nous explique vraiment ce que nous vivons, nous les femmes. Mais loin d’être douloureux, c’est même très agréable.

Mon souffle se mêle à celui de Jimmy, mes doigts s’entrecroisent aux siens et nos lèvres, vagabondent, découvrant l’épiderme délicat de nos cous, nos épaules.  Les mains de Jimmy délaissent les miennes pour se perdent dans mes cheveux – sait-il à quel point j’adore ça – et j’en profite pour explorer le bas de son dos, ses fesses.

Et alors que j’apprivoise pleinement  toutes ces nouvelles sensations, je me vois très vite submergée par une nouvelle, beaucoup plus puissante. D’une indescriptible intensité, j’ai l’impression qu’elle part de lui et qu’elle vient m’électrifier  en voyageant de part toutes mes terminaisons nerveuses jusqu’à envahir complètement mon corps.

- JIMMY !

L’ai-je hurlé ? Pour vrai ?  Je n’en sais rien… Je sais simplement qu’un incendie me dévore le bas ventre, qu’un feu d’artifice fait rage dans ma tête, et que mon cœur dévale les plus hautes montagnes russes.

- Jimmy…, répétais-je, cette fois en chuchotant.

Ma poitrine se soulève rapidement, me trouvant haletante et en sueur.  Je viens chercher ses lèvres l’attirant au possible tout contre moi.  J’ai besoin de sentir son cœur battre contre le miens.


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MessageSujet: Re: A Game Of Love (1964) [HOT] [PV Maritza][TERMINE]   Mer 6 Sep - 12:58



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Mes mains enfouies dans ses cheveux, ses mains glissant le long de mon dos et de mes fesses, j’étais entré doucement en elle en ne la quittant pas des yeux. Et tout s’était bien passé, mieux que ça, même, ça avait été bon au point qu’une fois dans son ventre, je n’avais pu m’empêcher de fermer les yeux en murmurant son prénom.

Alors que nos respirations s’emballaient, laissant des soupirs de plus en plus intenses traverser nos lèvres, ses doigts vinrent enlacer à nouveau les miens et je portai nos mains jusqu’au-dessus de sa tête, contre le matelas, sans pour autant lui donner l’impression d’en faire ma prisonnière. Mais dans cette position, mes lèvres avaient tout loisir de venir embrasser les parties les plus tendres de son cou. J’avais aussi le grand plaisir de sentir le bout de ses seins chatouiller mon torse et son ventre se soulever et s’abaisser contre le mien au même rythme que mes mouvements sur elle, en elle.

Soudain, elle se cambra en arrière, provoquant une vague de plaisir chez moi alors que ses jambes se resserrèrent autour de moi, comme si elle me voulait encore plus profond, ce que je m’engageais à faire en projetant mon bassin vers l’avant. Et c’est là qu’elle hurla mon nom, me faisant échapper un cri à mon tour…

Mais ce ne fut que quelques secondes après, quand elle répéta encore mon prénom, mais comme dans un soupir, ce que fut à mon tour de contracter tous les muscles de mon corps alors que je venais en elle, pour me détendre ensuite presque instantanément.

Je continuai quelques lents mouvements de va et viens pendant quelques instants encore avant de m’arrêter pour accueillir le baiser qu’elle me donna en tirant de ses deux mains sur mes épaules, comme si elle voulait qu’on fusionne malgré que nous étions arrivés aux limites des possibilités humaines à ce niveau-là… Car bien que la tempête de plaisir soit passée, temporairement, nous ne faisions toujours qu’un, appréciant les quelques soubresauts de nos corps jeunes et insatiables.

Encore essoufflé, je lui demandai, en lui caressant la joue :

-Ça va ?

Pendant de longues minutes, nous nous embrassâmes, nous caressâmes et  nous regardâmes dans les yeux, allongés l’un sur l’autre.

Mais vint le moment de nous séparer, ce que je fis lentement en soupirant d’aise, pour me recoucher à ses côtés et la prendre dans mes bras pour l’embrasser sur le front, les joues, les paupières…

Quand nos cœurs eurent repris un rythme normal, je lui souris et l’embrassai doucement sur les lèvres avant de lui dire :

-Ne bouge pas. Je reviens.

Ça changeait du « merci, au revoir » habituel.

Je me levai, nu, et sortis de la chambre, laissant la porte ouverte vers la cuisine pour qu’elle puisse me voir, comme pour la rassurer. J’avais peur qu’elle pense que je veuille m’enfuir.

Dans la cuisine, je me lavai les mains et éteignis le feu sous les casseroles, de même que le four, en tâtonnant un peu, parce que je n’avais jamais fait ça. Puis, fouillant un peu, je nous trouvais des bols, des cuillères et nous servis du pozole.

Je revins dans la chambre avec les deux bols, donnant le sien, dans le lit à Maritza, lui volant un baiser au passage, et posant le mien sur la table de nuit avant de retourner à la cuisine pour revenir avec deux verres de cidre chaud… Je repris place sur le lit, nu, face à Maritza et pris mon bol en souriant.

-Repas de noël au lit… Encore une nouvelle expérience.

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MessageSujet: Re: A Game Of Love (1964) [HOT] [PV Maritza][TERMINE]   Jeu 7 Sep - 22:35



A Game Of Love (1964)
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Jimmy me fait l’amour lentement, maîtrisant l’art et la passion qui nous consume. Cela dépasse toutes mes aspirations, tous ce dont j’ai pu imaginer mainte et mainte fois dans mes fantasmes de femmes.

Rien n’est brusque. Tout est à l’image de l’homme que j’ai appris à connaitre, du moins, à idéaliser, au travers une chasse au trésor dans l’Eastside au cours des dernières semaines.  Tous ses gestes  sont voués à mon plaisir ce qui, je l’espère, accroit le sien en même temps.

Et sans prévenir, le plaisir que j’éprouve augmente de façon fulgurante, me faisant perdre mes repaires, mon corps se braque, mes hanches cambrent et je resserre mes jambes autour de sa taille, lâchant  un cri empreint de bonheur le nom de celui qui partage mes draps.

J’en suis confuse mais de belle manière.

Et plus encore quand lui-même semble goûter aux même délicieux sévices que moi.  Je reçois cette vague de chaleur bienfaitrice, entre mes cuisses, le soutenant du regard, alors qu’il me demande cette question qui me brûlait également les lèvres.

- Dans tes bras, comment pourrais-je ne pas aller ?

Il n’y a nulle part ailleurs où je veux aller. Je fais tout pour prolonger le moment en gardant mes jambes et mes bras autour de lui, m’enivrant plus si possible de ses baisers, de ses caresses jusqu’à ce que la tempête en nous se calme. Je le laisse s’extirper à contre cœur  non sans chercher à toujours garder un contact physique avec lui.

- Ne bouge pas. Je reviens.

- Je ne battrai même pas des cils!
, dis-je en m’esclaffant avant d’immédiatement désobéir et de me redresser dans mon lit en m’enroulant dans mon drap.

Je l’entendis farfouiller dans la cuisine, comme s’il cherchait ses marques et je tendis l’oreille essayant de deviner ce qu’il trafiquait.  Il revient, comme promis,  avec deux bols de pozole fumant.

- Hmm… bonne idée !

Ça tombe bien car je suis affamée !  Il me quitte de nouveau mais revient plus rapidement cette fois avec  du cidre chaud.

- Repas de noël au lit… Encore une nouvelle expérience.

- Vivement que cela devienne une tradition…


Je trempe ma cuillère dans mon bol et je déguste une première bouchée de mon repas de Noël  plus que parfait.  Jimmy a ce petit quelque chose de sensuel dans sa façon de faire.  Je le dévore des yeux  tout comme mon pozole.

Nous mangeons et bavardons de sujet qui tournant principalement autour de mon travail et de mes études.  Et quand je lui retourne les questions, il parvient toujours à les esquiver sans que je ne m’en rende compte réellement.

Mai sil y en a une à laquelle je tiens particulièrement et dont je n’accepterai rien de moins qu’une répondre honnête.

-  T’es rentré comment chez moi ?

J’avais posé mon bol vide sur ma table de nuit et avait reprit ma place confortable au creux de ses bras.  J’étais prête à entendre toutes les raisons possibles. En fait, ça m’importais peu. Je voulais seulement  qu’il soit honnête.


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MessageSujet: Re: A Game Of Love (1964) [HOT] [PV Maritza][TERMINE]   Ven 8 Sep - 19:31



A Game Of Love
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Ce long moment que nous passâmes, après l’amour, dans les bras l’un de l’autre fut aussi bon que l’acte en lui-même. Je n’avais pas pu me retenir, cependant, de lui demander si ça allait, mes yeux fermés, frôlant son petit nez du mien… Sa réponse me fit sourire. Elle n’avait manifesté aucun signe de douleur et maintenant, elle n’était qu’un contentement sans borne.

Je l’avais serrée un peu plus contre moi, ravi que nous soyons sur la même longueur d’onde.

Puis, une fois calmé par ce moment de douceur, je m’étais rendu compte que j’avais faim et que le feu était toujours allumé sous notre repas de Noël qu’il serait tout de même dommage de gâcher alors que ça pouvait apporter une touche encore plus singulière à cette soirée.

Car ce fut au lit et complètement nu, que je nous servis l’entrée prévue. Quand j’étais revenu auprès d’elle, elle s’était redressée sur le lit et avait enroulé sensuellement le drap blanc de son lit autour d’elle… On aurait dit une muse… Des divinités antiques, voilà à quoi nous devions ressembler, elle drapée dans un tissu blanc à peine taché par sa virginité défunte et moi nu et sans pudeur.

Son bol de pozole chaud entre ses mains, puis le cidre posé à notre disposition sur la table de nuit, nous avions pu goûter aux talents culinaires de la mère de Delfino qui, elle aussi, se prénommait Maritza.

Je lui souris quand elle énonça avec espoir que ce repas de noël au lit passe de « nouvelle expérience » à « tradition ». Ce n’était pas le genre de chose qu’on disait lorsque l’on espérait que l’aventure soit sans lendemain. Encore une fois, nous étions sur la même longueur d’onde. Je la regardai dans les yeux, assis en tailleur face à elle, mon bol en main et me penchai vers elle pour l’embrasser doucement à la commissure des lèvres.

-Une merveilleuse tradition qui n’appartiendra qu’à nous.

Nous mangeâmes tout en faisant connaissance, ou plus ou moins. Elle était plus bavarde que moi et je m’employais à ce qu’elle le reste, à ce qu’elle parle d’elle. Je voulais tout savoir d’elle… Sans rien laisser savoir de moi… Ou tout du moins, rien qui ne pouvait être trouvé dans les tabloïds ou autres magazines du style Wall Street.

Mais après tout, y avait-il autre chose à savoir ? Pas vraiment… Parce que je n’étais qu’apparences.

Je posai mon bol pour le troquer contre mon verre de cidre chaud, lui tendant le sien du même coup, quand elle me demanda comment j’étais entré chez elle. Je ne quittai pas son regard, ne cillai pas, parce qu’il n’y avait aucune raison que je le fasse. Pas plus que je n’avais de raison de mentir. Je n’avais fait que donner l’adresse de Maritza à Delfino, puisque je l’avais observée plusieurs fois rentrer ici après son service… Delfino qui avait ensuite fait entré sa mère dans l’appartement par effraction en lui racontant qu’il s’agissait de faire une surprise de ma part à une connaissance.

Je n’étais, avant ce soir, jamais entré ici.

Je n’avais aucune raison de mentir… Et ce fut pourquoi je lui dis la vérité avec un beau sourire aux lèvres.

-C’est toi qui m’a fait entrer, Maritza.

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MessageSujet: Re: A Game Of Love (1964) [HOT] [PV Maritza][TERMINE]   Sam 9 Sep - 5:00



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Le pozole est parfait. Il me rappel même la recette de ma grand-mère. Je ne me souviens pas d’en avoir mangé d’aussi bon et authentique au goût cuisiné ici même à Los Angeles. Et ce qui le rend encore meilleure, c’est de le manger en compagnie de Jimmy, dans mon lit, nu, le soir de Noël.

Un repas aussi inusité qui pourrait bien devenir une tradition qui nous appartiendra à nous, dit-il. Il n’en fait pas plus pour m’en faire me mordiller la lèvre en souriant.  Je m’accorde le droit de rêver et de croire que nous sommes entrain de nous forger un avenir.

Nous dégustons notre entrée tout en bavardant de nous, de moi en fait. Il est peu loquace sur sa vie  et réussis toujours à répondre sans jamais vraiment le faire ce qui est à la fois amusant et troublant.  Pourtant, tout de lui m’intéresse au plus haut point. Je veux le connaître, savoir qui il est en dehors de ce que ma propre vision me fait voir de lui.

Et lorsque je lui demande comment il a fait pour entrer chez moi, c’est en me regardant dans les yeux qu’il me répond le plus simplement et honnêtement possible que c’est grâce à moi s’il est entré dans mon appartement.

J’hoche lentement de la tête en esquissant un petit sourire moqueur en faisant tourner mon verre de cidre chaud qu’il m’a tendu.  Je songe un instant, ne sachant trop si je dois je relancer, insister. En fait, je décide de clore le sujet par une petite remarque qui se veut légèrement humoristique, car je ne suis pas fâchée qu’il ait, de quelque façon que ce soit, fait de mon appartement, le théâtre de cette nuit féérique.

- Je n’avais pas remarquer alors que tu avais pris le temps de mettre  de la nourriture sur le feu pendant que je me changeais…

En fait,  je comprends par sa réponse qu’il a ses propres méthodes et que, tels les plus grands prestidigitateurs, il n’a pas l’intention de me dévoiler ses trucs et astuces. Et puisque la surprise est réussit, pourquoi alors en effacer les effets en dévoilant comment il s’y est prit ?

Je bois une autre gorgée puis je place mon verre avec mon bol sur ma table de nuit et, me relevant sur mes genoux, j’avance sur le matelas jusqu’à lui et je viens couvrir son épaule et son cou de petits baisers tout en remontant vers son oreille.

- Fais moi danser.

Lentement, avec toute la légèreté qu’il m’insuffle,  je descends du lit, le tenant par la main pour l’inciter à me suivre hors du lit, jusqu’au salon. Quelque part en chemin, j’en perdis le drap qui me recouvrait mais ça m’est égal.

On salon, je soulève le dessus de la table tournante et je place l’aiguille sur le vinyle. Ce n’est pas la music la plus actuel et très certainement pas dans son répertoire musical mais, là, tout de suite, c’est exactement ce que j’ai envie d’écouter.

- C’est la trame sonore de notre tradition de Noël…Dans 50 ans, nous la chanterons encore.


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MessageSujet: Re: A Game Of Love (1964) [HOT] [PV Maritza][TERMINE]   Lun 11 Sep - 14:36



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Le pozole était excellent et je me promis de mettre un point d’honneur à remercier la mère de Delfino  ma façon. D’autant que ça avait l’air de vraiment plaire à Maritza. Tout en mangeant et en parlant, j’apprenais à la décoder, à m’imprégner de la moindre expression de son visage, de sa façon de bouger. Mais jusque-là, ce que je préférais, c’était quand elle mordillait doucement sa lèvre inférieure, sans se départir de son sourire rayonnant.

Pour un noël que nous devions passer seul chacun de notre côté, c’était, au final, une soirée féérique pour tous les deux.

Elle essaya de me sonder sur la façon dont j’étais entré et je lui avais donc répondu, lui disant que j’étais entré avec elle, ce qui était la stricte vérité. Je m’attendis, un instant, à ce qu’elle insiste, à ce qu’elle demande que je lui dévoile le truc… Sans savoir si je l’aurais fait ou pas.

Mais finalement, elle ne demanda rien. Parce que si elle savait, tout ça n’aurait plus la même saveur.

Là, je compris que Maritza du haut de ses 17 ans, en était encore à préférer s’amuser et profiter que comprendre.

Je compris aussi que si elle était ce genre de femme qui peut s’accommoder du résultat dans se soucier de « pourquoi » et de « comment », elle était faite pour moi, au-delà des sentiments purs que j’avais pour elle.

Je lui souris donc, lui faisant un clin d’œil complice lorsqu’elle s’expliqua elle-même comment tout ça était arrivé… Avec une pointe d’humour, je l’avais bien compris, mais pourquoi pas ? Si nous le pensions tous les deux, cela pouvait devenir la version officielle. Il n’y a pas meilleur mensonge que celui auquel on croit soi-même.

Nous achevâmes notre cidre en même temps et c’est en riant que je laissai à nouveau Maritza m’approcher sur le lit, fermant les yeux dès que ses lèvres touchèrent à nouveau ma peau, jouant pour essayer de l’embrasser moi aussi… Avant que ses propres baisers ne me fassent frissonner. C’était si bon que finalement, j’abandonnai l’idée de jouer pour simplement profiter de sa douceur en respirant profondément.

Mais ma bien-aimée avait d’autres plans et, sa bouche remontant délicieusement vers mon oreille, elle vint me glisser son envie à l’oreille… Une envie qui me fit sourire tant elle était contagieuse.

Danser n’était pas un problème pour moi. Galas obligent, j’avais été initié très jeune par ma mère à l’art de la danse, du slow. Elle ne voulait pas que son fils unique soit gauche dans cette pratique qui, selon elle, serait déterminante quand viendrait l’âge de me trouver une femme digne de mon nom.

L’heure était venue de voir si elle avait raison. Même si je ne pensais pas qu’au moment de m’apprendre les bases de la danse, ma mère ait jamais pensé que la seule fois où ça compterait vraiment, celle que j’avais choisie et moi, on ferait ça en tenue d’Adam.

Je me laissai donc entraîner par Maritza à travers son minuscule appartement de l’Eastside, totalement nu alors qu’elle était toujours drapée de blanc. Tout du moins, jusqu’à ce que le drap en question tombe voluptueusement derrière elle, la laissant aussi nue que moi… Son corps était magnifique, légèrement ambré et pourtant pâle pour la latina qu’elle était… J’étais hypnotisé par son corps, mais ce qui me fit réellement frissonner au moment où le drap tomba, ce fut qu’elle n’y prêta pas la moindre attention, regardant droit devant elle, gardant en tête son objectif.

Elle ne lâcha ma main que pour mettre le disque en route et quand elle se retourna vers moi pour m’annoncer qu’il s’agissait pour elle d’une tradition…

-50 ans… Et plus, si nous le voulons.

Parce que pour moi, tout dépendait uniquement de moi. Et en ce qui nous concernait, de nous.

Je m’approchai d’elle et pris une de ses mains dans la mienne tandis que je plaçai l’autre dans le creux de ses reins, la laissant poser sa main sur mon épaule… Puis, je la guidai à travers le salon un moment, ses petits seins posés contre mon torse, nos ventres ses frôlant et se caressant délicieusement, les yeux dans les yeux…

Jusqu’à ce que, de cette danse traditionnelle et conventionnelle de gala, je ne passe à une position plus moderne que j’appréciais beaucoup pour un slow, l’enlaçant doucement, mes deux mains passées autour de sa taille, ses bras passés autour de mon cou et ma tête baissée pour pouvoir embrasser le creux du sien doucement, tout en tournant, tout aussi lentement…

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MessageSujet: Re: A Game Of Love (1964) [HOT] [PV Maritza][TERMINE]   Mer 13 Sep - 2:09



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Jimmy est un joueur beaucoup plus rusé et habile que moi et je ne me risque pas à le forcer à dévoiler ses cartes.  S’il dit être entré avec moi, j’accepte sa réponse tel quelle est puisque ce n’est pas un mensonge et que c’était à moi de la formuler afin qu’il n’ait aucun échappatoire.

Mais si je l’avais fait, j’aurais fait éclater une partie de la féérie qui nous berce et, rien ne vaut de gâcher cela.  Qu’importe comme il s’y est prit.

Je décide donc qu’il avait les plats cachés dans les sacs avec le champagne et que c’est en quatrième vitesse, alors que je me changeais, qu’il a tout mis sur le feu.  Je fais l’impasse sur les décorations, rien de tout cela n’a d’importance alors que nous sommes simplement entrain de vivre un des plus beaux moments de notre vie. Enfin, c’est le cas pour moi.

Notre pozole terminé, j’ai en tête une toute autre activité avant de passer au plat de résistance. Je m’avance donc sur m on lit, très lentement pour l’aguicher de mes lèvres effleurant son épaule jusqu’à son oreille.

Je veux danser avec lui. Sentir nos corps s’unir autrement que par le sexe. Se blottir dans les bras l’un de l’autre en se laissant bercer par une douce mélodie. La danse, est l’une des plus belles façons que possède le corps pour s’exprimer.

Sortant du lit, lui prenant la main, je me dirige vers mon petit salon. Je remarque les lumières de Noël  accrochés le long des cimaises du plafond. Ça me fait sourire et, j’en secoue légèrement la tête.
Tout est parfait !

Je ne délaisse sa main que le temps de placer l’aiguille de ma table tournante là où je sais trouver la chanson que je veux. Tellement de fois je l’ai écouté en  rêvant au grand amour.  Et ce soir, je peux non seulement la réécouter, mais je peux le faire en me laissant bercer par l’homme que j’aime.

Je reviens à lui, le laissant prendre le pas. L’une de ses mains se plaça au creux de mes reins et de son autre, il entrelaça nos doigts alors que ma main libre vînt se poser sur son épaule. En fait, je n’ai aucune idée de ce que je fais, mais je m’en fiche.

Jimmy est un merveilleux danser – y a-t-il seulement une chose dans pour laquelle il ne réussit pas ? – faisant de notre danse, un mouvement suave empreint d’une sensualité infinie. Si, il y a de cela quelques heures, j’aurais été  gênée, voir intimidé à l’idée de me retrouver nue à danser avec un homme, là, tout me semble naturel et parfaitement logique.

Nous sommes plongés dans notre petit univers bien à nous et nous ne sommes pas prêts d’en ressortir.

La chanson se termine et fait place à une autre. Je ne sais pas quand cela s’est produit mais notre position initiale n’est plus la même alors que mes bras sont passés autour de son cou et et lui, m’enlaçant par la taille et ses lèvres nichées au creux de mon cou.

Nous tournons ainsi  le temps d’une seconde pièce musicale, puis une autre, enfin, jusqu’à ce que le vinyle ne vienne à bout de ses notes.

- Pourquoi n’es-tu pas venu plus tôt dans ma vie…

Ce n’est pas réellement une question comme une constatation des faits.  J’aile sentiment très fort que nous étions voués l’un a l’autre tant la chimie qui opère entre nous deux est forte. Étions-nous seulement aveugle avant qu’il ne se décide à nous lancer dans cette chasse au trésor au travers l’Eastside ?

Tout ceci n’a plus aucune importance.  Nous sommes ensemble et c’est tout ce qui compte.

- Si je rêve, par pitié ne me réveil pas…

Jamais.  

Et à jamais.

Cette bulle qu’il a su créer autour de nous, je m’efforcerai de la protéger. De garder notre petit monde à l’abri des regards curieux et jaloux du monde superficiel qui nous entours.  Pour toujours et à jamais, il n’y aura que nous.


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MessageSujet: Re: A Game Of Love (1964) [HOT] [PV Maritza][TERMINE]   

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A Game Of Love (1964) [HOT] [PV Maritza][TERMINE]

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