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 I'm back, and I'm ready to work [PV Amon Sorensen][TERMINE]

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T.J. Goldstein
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MessageSujet: I'm back, and I'm ready to work [PV Amon Sorensen][TERMINE]   Dim 20 Aoû - 11:33

T.J avait l’impression de se réveiller d’un long sommeil, encore hébété par le jet-lag. Il revenait à peine du Vietnam où il s’était rendu à la hâte accompagner une association humanitaire dans le but de reconstruire après la guerre et d’aider, comme ils le pouvaient, ceux qui en avaient besoin. C’était une opportunité que le jeune homme avait saisi au vol, et il était parti sur un coup de tête sans penser à prévenir qui que ce soit de son départ – ce qu’il avait plus tard regretté en pensant à tous ceux qui pourraient avoir besoin de lui, à Los Angeles ; et aux célébrités les plus en vue, ceux qui rapportaient et qui n’allaient certainement pas attendre sagement son retour au pays pour se faire photographier dans des situations plus ou moins compromettantes. Au début, le jeune homme s’en était moqué – il y avait bien d’autres photographes comme lui en ville et il avait eu bien besoin de prendre des vacances, même s’il n’avait jamais eu le temps de se reposer pendant son séjour.  
James était resté là-bas près d’un mois ; une mission de courte durée, mais le travail n’avait pas manqué et il s’était surpris à trouver que le temps passait vite. On avait eu besoin de lui, ou plutôt de quelqu’un comme lui, pour prendre des photos de la mission pour le journal bimensuel de l’association ; alors il avait saisi sa chance. Il n’avait pas eu de salaire pour cela mais tous ses frais avaient été payés et il avait, de toute manière, toujours aimé voyager. Cela avait été un bon plan.
Le premier jour, lui et les autres n’avaient pas été très bien accueillis – le souvenir de la guerre était encore vif les Américains étaient loin d’être les individus les plus appréciés là-bas ; compréhensible, s’était dit James. Lui-même était un peu jeune pour avoir vraiment connu la guerre, mais il savait bien, que malgré tout, les Américains n’avaient pas fait que des choses glorieuses. Mais il avait préféré ne pas donner son avis et s’était contenté de faire ce qu’on lui demandait – mieux valait ne pas trop attirer l’attention sur lui ; il n’avait jamais vraiment aimé cela.
Le photographe, étendu sur son lit, regardait une nouvelle fois les instantanés qu’il avait pris là-bas ; ceux qui n’avaient pas été retenus pour le journal, et les originaux de ceux qui l’avaient été. L’article dont on lui avait parlé faisait une bonne quarantaine de pages ; c’était le récit complet et exhaustif de la mission au Vietnam, et la plupart de ses photos avaient utilisées – qu’il avait toutes signées de son vrai nom, bien évidemment. T. James Goldstein ; ce n’était pas la première fois qu’il pouvait lire ce nom dans un journal ou un magazine, mais à chaque fois l’effet était le même. Il se sentait requinqué, fier, parfois un peu orgueilleux s’il estimait qu’il avait vraiment eu de la chance.
Il s’étira et passa une main dans ses cheveux qu’il avait laissés poussé durant le voyage – il estimait que cela lui allait bien, même s’il avait tendance à friser et qu’il ne trouvait pas cela élégant. Durant une partie de son adolescence, ses cheveux avaient d’ailleurs été un de ses plus grands soucis avant qu’il n’aboutisse finalement au style faussement négligé qui le caractérisait, mèches rebelles et barbe de trois jours. Le jeune homme trouvait que cela lui donnait l’air plus mature, et plus sûr de lui.
Cependant, ces considérations esthétiques n’étaient pas à l’ordre du jour. James voulait se remettre au travail. Il avait sans doute manqué quelques belles occasions d’illustrer les tabloïds et il n’était pas le seul paparazzi en ville ; bien au contraire. Los Angeles était le terrain de jeu rêvé pour ces professionnels de l’astuce et de l’intrusion dans la vie privée des gens – entre Hollywood, les studios d’enregistrement, Malibu et le Dizzy Warhol où on pouvait parfois rencontrer des stars dans des situations compromettantes (mais ce qui se passe au Dizzy Warhol n’en sort pas, la plupart du temps), T.J n’était pas le seul à chercher les photographies qui lui rapporteraient le plus.
Et surtout, il ne le faisait vraiment que pour l’argent, en attendant de pouvoir vivre de son art et de se pouvoir humblement se déclarer artiste. Certains autres paparazzi étaient des sortes de psychopathes qui éprouvaient une fascination dérangeante pour la vie des gens (célèbres ou non, d’ailleurs) et d’autres étaient prêts à tout pour se faire connaître. James, lui, évitait au maximum qu’on puisse l’associer à tout cela – son pseudonyme de Theodore Golden servait à ça, n’est-ce pas ? Ainsi, il gardait plus ou moins la conscience tranquille alors qu’il pouvait continuer d’arpenter L.A et de vivre comme un homme ordinaire loin des scandales et à l’abri d’une mauvaise réputation.
James se décida à se remettre au travail et se leva d’un seul coup de son lit qui grinça. Cherchant du regard quelque chose de plus présentable à se mettre que son simple tee-shirt vert, il attrapa ses deux appareils photos posés sur sa table de chevet (son instantané, et son reflex) qu’il rangea avec précaution dans leurs sacoches respectives. Il prenait toujours ses outils de travail avec lui ; on ne savait jamais sur quoi il pouvait tomber au détour d’une avenue du centre-ville ou juste en bas de chez lui. Puis il s’habilla d’une chemise blanche rayée, d’une veste et d’un pantalon gris et de ses lunettes de soleil qui dissimuleraient quelque peu son air fatigué de quelqu’un qui revient de loin.
James Goldstein songea immédiatement à aller voir Amon Sorensen, au L.A People, pour du travail. Il y en avait toujours et le jeune homme était quasiment certain qu’il aurait même une mission à lui proposer, avec un peu de chance ; redoutant aussi le fait que le journaliste aurait tout à fait pu décider de travailler avec quelqu’un d’autre pendant son absence, ce qu’il comprendrait. Après tout, T.J n’avait signé aucun contrat et, pour Sorensen, toute photo semblait bonne à prendre tant qu’elle était de qualité, bien sûr, et qu’il savait quoi en faire – mais James ne se doutait pas de ce dernier point. Il s’était surpris ces derniers temps à lire le L.A People alors qu’il l’évitait à l’accoutumée.
***

Il était dix heures et il faisait, comme d’habitude, un grand soleil. Il faisait toujours beau à Los Angeles, pensa avec plaisir le photographe ; et puis on était à l’abri des tempêtes tropicales et des tornades, généralement. Au Vietnam, quelques jours après son arrivée, les engagés de l’association et lui-même avaient vécu l’expérience d’un cyclone tropical qui les avaient empêché, pendant deux jours, de quitter le camp de base. James était heureux de retrouver le grand soleil de la Californie.
Amon Sorensen était sans doute à son bureau ; on était en pleine semaine et il donnait parfois l’impression qu’il n’avait pas réellement de vie en-dehors de son travail – c’était en tout cas ce que James en avait pensé lorsqu’il l’avait rencontré pour la première fois il y a quelques temps, et il s’était bien gardé de le lui dire ; par sécurité et parce qu’il n’était pas bon d’offenser quelqu’un avec qui l’on comptait travailler, à priori si cette personne était quelqu’un d’influent et qu’il pouvait lancer de sales rumeurs sur lui, ce qui aurait, pire que tout, sans doute ruiné ses tentatives d’anonymat. Et puis malgré tout, James trouvait le journaliste sympathique, à défaut d’être vraiment chaleureux – mais dans tous les cas, Sorensen n’avait pas l’air du genre d’homme à faire des grands câlins.
***

James rajusta une dernière fois sa coiffure en se regardant rapidement dans son rétroviseur, puis, terminant son donut, sortit de sa Dodge. Il n’avait pas été mécontent de retrouver sa chère voiture qu’il aimait beaucoup – il avait vécu beaucoup de choses avec, y compris sa première histoire sérieuse avec une femme, quand il avait dix-sept ans (en outre il restait encore des taches suspectes sur la banquette arrière et il venait à peine de retrouver une culotte perdue sous un siège ; d’ailleurs elle était en coton rose). En réalité, James était assez matérialiste, mais il n’avait pas besoin d’énormément de choses pour être heureux ; seulement il savait apprécier et profiter du peu qu’il avait. Bien sûr, il voulait plus, mais il était certain que s’il réussissait, il aurait tout ce qu’il voulait.
- Monsieur Sorensen est là ? Il est dans son bureau ? demanda James à la jolie hôtesse d’accueil qu’il était content de revoir.

Elle lui répondit avec un grand sourire que oui, mais T.J ne partit pas tout de suite ; il se sentait d’humeur enjôleuse, et il avait envie de s’amuser un peu – sans doute un moyen comme un autre d’oublier la fatigue du jet-lag  et son léger stress. D’un ton qu’il voulait détendu, il lança :
- Faudra que je pense à vous inviter à dîner, un soir …
- Quand vous voulez Monsieur Goldstein, répondit la réceptionniste, taquine.

James lui fit un dernier sourire puis se dirigea vers le bureau d’Amon Sorensen d’un pas habitué. Tout était étrangement calme – le photographe pensait des bâtiments d’un journal comme le L.A People qu’ils étaient toujours en ébullition, mais il avait l’air de se tromper. Peut-être était-ce cas plus tard dans la journée ? Il ne s’était jamais vraiment posé la question ; et il n’avait pas envie d’y réfléchir.
Il toqua à la porte du bureau puis entra. Le jeune homme jeta rapidement un œil ; rien n’avait changé en ces quelques semaines, mis à part la luminosité – et cela sentait le café, aussi, mais James n’avait besoin de rien, pour une fois. Il était venu pour reprendre du service, et aussi pour s’excuser d’avoir été absent, même s’il savait ne pas avoir de comptes à rendre à Amon ; mais encore une fois, c’était une question de loyauté. Une bête question de loyauté. Le photographe savait que cela n’avait pas vraiment de sens, mais c’était un de ses petits défauts innocents qui le rendaient unique, en un sens.
T.J salua Sorensen d’un signe de la main puis, comme s’il avait réellement besoin de se justifier de sa longue absence (alors qu’il n’était ni à l’école, ni à un travail ordinaire), lui déclara un peu gêné :
- Je voulais m’excuser, avant tout. Je suis un peu parti comme un voleur et j’aurais sans doute dû vous en informer. Désolé … mais j’imagine que vous comprenez. J’ai saisi une opportunité qui s’offrait à moi.

Des opportunités. James imaginait que le journalisme aussi était une question d’opportunité. Et au final, c’était presque ce qu’il avait fait lui-même, au Vietnam, du journalisme. Avec des photos en place des mots mais la démarche était la même. Informer, instruire, illustrer … ou bien était-ce seulement sa propre conception ? T.J savait qu’il avait des lacunes, mais il avait toute la vie pour apprendre. Et il n’avait que vingt-et-un ans. En fin de compte, il avait plutôt de la chance et une assez bonne situation pour son âge, même si cela n’était pas toujours facile.
Mais James n’y pensa plus et il se concentra à nouveau sur ce pourquoi il était venu.
- Theodore Golden au rapport, chef ! ironisa-t-il.

Plus sérieusement, le jeune homme reprit :
- Je me disais que vous aviez peut-être une tâche en particulier à me confier, ou … ou je ne sais pas. J’imagine que vous n’avez pas attendu mon retour pour avoir des photos, mais euh … me voilà.
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Amon Sørensen


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MessageSujet: Re: I'm back, and I'm ready to work [PV Amon Sorensen][TERMINE]   Lun 21 Aoû - 10:48



I'm back, and I'm ready to work
ft. T.J. Goldstein


Après une période plutôt mouvementée pour les peoples, avec des morts, des accidents, des agressions, j’en passe et des meilleures, Los Angeles semblait vivre une période d’accalmie. En même temps, certains personnages récurrents des pages de ce qui avait le titre de « pire torchon de L.A. » étaient H.S.

Tout ce que j’avais pu exploiter dernièrement, c’était la photo qu’un quidam avait pris au cinéma, à Santa Monica… De devinez qui ? Natacha Perry ! Et Don qui avait dit à Wilde que la jeune femme était plus intéressante ! Fallait croire que la doubleuse l’avait entendu, parce qu’elle s’était empressée de sortir avec Sniper qu’on avait plus revu depuis le gala des Shermans !

Quant à ceux qui étaient hors service…

Mon ami, Howard Stone, pour commencer… Il était sorti de l’hôpital, certes, mais n’était pas vraiment en état de me donner de quoi écrire. Et sincèrement, tant mieux.

Jimmy Reed ? Bonne question… Il disparaissait, par moment, probablement pour mieux observer les choses, revenir plus tard et relancer le jeu… Faire tourner le vent dans la direction qu’il désirait. Mais en attendant, pas un signe, pas un bruit…

Enfin pas de lui personnellement, parce que BSC, version Jimmy, venait de sortir un single que la presse considérait comme historique : celui d’Olivia Cortez. Tout ça parce qu’elle était la première femme (enfant?) à signer chez BSC depuis que Jimmy Reed en était la tête pensante. Avant elle, il y avait bien eu Victoria Hunter et quelques autres, mais c’était Charles Reed et Daryll Rogers qui les avaient fait signer. Mais ça, c’était plutôt du ressort de Guitar&Pen…

Apolline Mclagan ? Probablement en train de s’occuper de la tournée avec Timmy… Pas de temps pour Reed ou un autre amant.

Pour Hank North… Arf… J’avais promis à Howard de pas enfoncer l’acteur… Pourtant, j’attendais avec curiosité de voir ce qui allait fuiter des premières auditions au tribunal concernant et le divorce, et les accusations de violence conjugale… Peut-être que j’aurais alors de quoi croire Howard concernant l’innocence de North… Bien que j’en doutais sérieusement.

Quant à The Lightening… Ben… On attendait toujours le clip de Be Mine !… Parait qu’ils avaient fait passé des auditions, mais on en savait pas plus… Et probablement qu’eux non plus…

Restait donc Daniele Ricci et l’information que m’avait donnée Axel Moriarty sur ce mystérieux bébé qu’il avait aperçu par la fenêtre de la villa du riche manager italien. J’avais mis Lysie Wilde sur le coup, lui faisant signer une clause de confidentialité… Mais depuis, elle aussi avait disparu… Je faisais déjà difficilement confiance aux photographes free-lance parce qu’ils méprisaient les types comme moi (qui pourtant, les payaient pas mal), mais en plus, ils avaient la fâcheuse tendance à disparaître.  

Wilde m’avait fait exactement le même coup que Goldstein et je me retrouvais encore une fois dans une foutue impasse.

Ces cinglés de paparazzi eux, au moins, on pouvait vraiment compter sur eux parce que c’était maladif chez eux… Mais je ne voulais pas d’un foutu paparazzi parce que leurs clichés sont de mauvaise qualité en général. Ce sont des voyeurs, pas des photographes…

Nerveux, j’en étais à ma… Je savais pas… j’avais pas compté… Mais ça devait être mon deuxième percolateur de la journée… Ce qui n’arrangeait rien… Ma tasse encore fumante sur la table, j’avais sorti Loki, qui grandissait à vue d’œil, de son terrarium… Autant, au départ, j’étais pas trop à l’aise à l’idée de le toucher, autant maintenant, j’avais l’impression que le contact du serpent s’enroulant autour de mon bras me calmait…

Mon regard se tourna vers la porte, sourcils froncés, quand quelqu’un frappa.

-Ouais !

Je m’attendais à voir débarquer Evy qui s’ennuyait peut-être autant que moi, mais à la place apparut un fantôme… Je ricanai.

-Tiens donc… Théodore Golden… Ton compte en banque est en berne ?

J’avais dit ça sans le regarder… C’était les pupilles biseautées de Loki, enroulé à mon bras, que je regardais.

D’un signe de la tête, je l’invitai à s’installer dans le siège de l’autre côté de mon bureau… Une fois qu’il fut assis, il avait directement commencé à se justifier. Il avait eu une opportunité et il s’était taillé. J’étais pas contre qu’il parte à l’aventure… Mais y avait un « mais ».

Je me levai pour aller remettre Loki dans son terrarium.

-Oui, tu aurais sans doute dû venir m’en informer… Ce pacte de loyauté qu’on a passé, toi et moi… Ma loyauté à moi impliquait de toujours regarder tes clichés en premier ou de t’engager le premier sur une « mission »… Comment je fais, si je ne sais pas où tu es ?

Mon ton était celui du reproche parce que j’avais effectivement voulu honorer la parole que je lui avais donnée… Et au final, pressé par le temps, j’avais dû renoncer à cette parole en mettant Wilde sur le coup… Qui allait passer pour le méchant, dépourvu de sens de l’honneur, de l’histoire, à votre avis ?

Je m’installai à nouveau à ma place après avoir refermé le terrarium… T.J. dit, sur le ton de l’humour, qu’il était au rapport, m’appelant « chef »… Si j’étais à la tête d’une armée de déserteurs comme lui, j’irais pas bien loin. Et il crevait déjà de bol que je m’appelais Amon et pas Freiya.

Je pris une gorgée de café avant de m’installer confortablement en arrière dans mon siège tandis que, comble du comble, Goldstein quémandait un job, une mission. Je le regardai droit dans les yeux.

-J’ai l’air d’un distributeur d’argent cash, selon toi ?

@ Billy Lighter











AMON


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MessageSujet: Re: I'm back, and I'm ready to work [PV Amon Sorensen][TERMINE]   Lun 21 Aoû - 12:10

James ignorait comme Amon Sorensen le recevrait ; les gens avaient l’habitude de mal le prendre quand on partait en vadrouille à l’autre bout du monde sans les prévenir ni leur donner de nouvelles. Et pourtant James se sentait étrangement désinvolte ce jour-là, presque comme si rien ne pouvait l’atteindre – ou plutôt qu’il se contenterait de laisser dire sans rien répliquer. C’était rare qu’il se sente ainsi, lui qui avait souvent tendance à prendre les choses trop à cœur et au premier degré. Il n’attendait pas forcément d’Amon Sorensen qu’il l’accueille bras ouverts et avec un grand sourire, mais … oh, et puis était-ce vraiment important ? T. J était de retour, Theodore Golden était de retour.

Il entra dans le bureau du journaliste et sa première réplique, cinglante, remit en question sa confiance en lui bien fragile. Amon Sorensen l’accusait presque de revenir vers lui uniquement parce qu’il avait besoin d’argent. Ça faisait mal, parce que ce n’était pas entièrement faux – mais, évidemment, le jeune homme lui ne voyait là que son défaut de loyauté. Il ne devait rien à Sorensen officiellement, mais il avait mis en péril leur pacte tacite et le paparazzi commençait à s’en vouloir.

Amon Sorensen paraissait de bien mauvaise humeur ; et d’avoir un peu forcé sur le café, en plus de cela. T.J ne remarqua pas tout de suite le serpent enroulé autour de son bras et qu’il avait déjà vu auparavant, mais lorsqu’il le vit enfin, il ne put s’empêcher de sourire en coin. Avec son animal, ses sourcils froncés et son café, Sorensen avait quasiment l’air d’un « maître du mal » que le grand Nathan J. Williams lui-même n’aurait pas renié … mais James dissimula rapidement son sourire impertinent et fit ses excuses, comme il le pouvait, auprès du journaliste qui en attendait sans doute.

- Oui, tu aurais sans doute dû venir m’en informer, répliqua Amon sans coup férir, ce pacte de loyauté qu’on a passé, toi et moi… Ma loyauté à moi impliquait de toujours regarder tes clichés en premier ou de t’engager le premier sur une « mission »… Comment je fais, si je ne sais pas où tu es ?

Le jeune photographe eut envie de rétorquer qu’à sa connaissance ils n’avaient pas signé quoi que ce soit et que rien n’était gravé dans la roche, mais il se contenta d’hausser les épaules sans rien dire. Mieux valait ne pas prendre de risque, avec quelqu’un comme Amon. Il avait tout à fait l’air d’un homme qui pouvait exploser en une seconde, saisir le photographe au col et le jeter par la fenêtre … ou à défaut, de lui faire passer l’envie de se moquer de lui ; même si James n’avait pas l’impression de se moquer du journaliste – plutôt de l’avoir trahi, en un sens, ce qui était bien pire encore.

- Theodore Golden au rapport, chef ! s’écria le jeune homme, pensant que cela détendrait la situation, je me disais que vous aviez peut-être une tâche en particulier à me confier, ou … ou je ne sais pas. J’imagine que vous n’avez pas attendu mon retour pour avoir des photos, mais euh … me voilà.

T.J avait l’impression de se ficher du journaliste avec cette dernière réplique, mais il ne pouvait pas retirer ce qu’il venait de dire et de toute manière pensait toujours ce qu’il disait, même s’il utilisait parfois de trop longs discours. Là, pour une fois, c’était concis, clair, et précis.

James eut l’impression qu’Amon était en train de le juger alors qu’il le regardait fixement en buvant une nouvelle gorgée de café. Le jeune homme se raidit un peu – le regard du journaliste, froid et dur, avait quelque chose de sinistre, d’intimidant ; mais il essaya de ne pas se laisser impressionner et la mine du photographe se renfrogna. Si T.J aussi devait montrer les crocs, il le ferait ; ce serait aussi un moyen de s’affirmer et d’être sûr que Sorensen ne le prenait pas pour un adolescent immature, vaguement doué avec un appareil photo et qui ne savait pas respecter les termes d’un pacte.

- J’ai l’air d’un distributeur d’argent cash, selon toi ?

Sorensen avait dit cette dernière phrase avec ce que son interlocuteur identifia comme une pointe de provocation et il sentit, bien malgré lui, ses membres se crisper. C’était le journaliste qui se fichait de lui à présent et James Goldstein détestait qu’on se moque de lui – même si, quelque part, il l’avait mérité. Le jeune homme avait un peu de fierté pour lui-même. Il décida qu’on ne lui parlait pas ainsi et répliqua sans réfléchir, avec impertinence et une certaine ironie :

- Non mais je prends aussi les chèques et la carte bleue si vous préférez. Non, sérieusement, je suis venu vous voir parce que je sais que, d’une certaine manière, vous avez besoin de moi et que moi, je tiens à honorer ma part du contrat. Je sais que j’ai merdé, d’accord ? Mais je me suis excusé, non ? Alors dites-moi si je peux faire quelque chose, et je le ferai. Et on oublie ma faute, d’accord ?

James avait dit cette dernière phrase en regardant le journaliste droit dans les yeux, les bras croisés. Mais il n’en avait pas encore terminé. Toujours légèrement agacé, le photographe continua :

- Sinon je peux toujours aller voir dans le bureau d’à côté ou ailleurs, vous comprenez ?

C’était peut-être une menace ; ou du chantage, mais le jeune homme ne pensait pas vraiment à mal. James n’avait simplement eu que l’envie de dire un peu ce qu’il avait sur le cœur, persuadé que Sorensen ne pouvait faire rien d’autre que l’écouter. Ce qu’il venait de dire n’allait peut-être pas arranger la situation, mais au moins, James se sentait bien mieux – l’esprit moins obscurci et plus apaisé. Il commença même, déjà, à s’en vouloir d’avoir ainsi parlé à Sorensen – parfois, James était trop gentil et c’était sans doute l’un de ses plus grands défauts ; mais il travaillait là-dessus.

- Pardon de vous parler ainsi, s’excusa finalement le photographe, mais je voulais être sûr d’être clair.
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MessageSujet: Re: I'm back, and I'm ready to work [PV Amon Sorensen][TERMINE]   Lun 21 Aoû - 13:26



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ft. T.J. Goldstein


Il croyait quoi ? Que j’allais l’accueillir à bras ouverts, faire comme si le mois dernier ne s’était pas écoulé ? C’était lui qui était venu me voir, à la base. Moi, je n’avais rien demandé, je n’avais fait que lui offrir l’opportunité de se faire un peu d’argent grâce à son talent en sachant très bien qu’un jour, pour lui, lorsqu’il serait un grand artiste, je ne serais qu’un connard parmi d’autre ayant profité de ses débuts en position de faiblesse pour l’exploiter. Une partie de sa vie qu’en interview, s’il réussissait, il qualifierait de « mal nécessaire »…

Ce qui me foutait en rogne, c’était d’avoir dû passer outre notre pacte et mettre quelqu’un d’autre sur l’affaire.

Pourquoi j’avais préféré Goldstein à un autre ? Simplement parce qu’il m’avait fait bonne impression la première fois. Il avait eu l’air poli, plutôt humble, mal assuré, un peu comme moi au même âge… Ouais… Tu t’es (encore) fait avoir, Sørensen… Le problème n’était pas tant qu’il était photographe free-lance, le problème, c’était qu’il était jeune. Et vu comme il répliqua à mes remarques sur sa disparition, je compris qu’il ne valait pas mieux que les autres jeunots, du genre de ceux qui me menaient la vie dure à l’école, qui se croyaient immortels, invincibles, indispensables et uniques, avec toute l’arrogance que ça impliquait.

C’est pourquoi j’eus un sourire vraiment mauvais, tellement mauvais que mon père en aurait été fier, tellement mauvais que je ressemblai brièvement comme deux gouttes d’eau à Freiya malgré moi, quand T.J affirma que j’avais besoin de lui… Qu’il pouvait aussi tout aussi bien aller voir dans le bureau d’à côté s’il y était… Et même si, malgré tout, il modérait ses propos en reconnaissant qu’il avait merdé, et qu’il s’excusait de me parler comme ça, je n’étais pas vraiment prêt à oublier qu’il s’était taillé sans se soucier de me prévenir (et, par extension, m’autorisé à mettre notre pacte en pause le temps de son absence).

Mon regard était glacial.

-Tu sais combien il y a de types comme toi, avec autant de talent, qui font la file dehors ? Je n’ai pas besoin de toi, T.J. Tu as juste eu la chance d’avoir été tiré au sort…

Et la chance d’être tombé sur moi, qui, malgré tout ce qui pouvait se dire à L.A., n’étais pas vraiment prêt à laisser tomber quelqu’un à qui j’avais passé un accord, même tacite.

-Tu n’es pas irremplaçable. Je ne suis pas irremplaçable. Personne ne l’est. Alors, ta fierté mal placée, tu peux la ravaler avec tes menaces. Si on veut fonctionner, il faut qu’on puisse se faire confiance. Et tu ne m’as pas permis de t’accorder cette confiance.

Il ne pouvait pas juste débarquer comme ça quand bon lui semblait, juste quand il avait besoin de se renflouer.

Je marquai une pause le temps de reprendre un coup de café. Je voyais bien que T.J était tendu, mais c’était mon cas à moi aussi alors j’allais pas le plaindre.

Je soupirai.

-Du coup, je ne sais pas si c’est toi qui a merdé en disparaissant ou si c’est moi qui ait eu tort de passer cet accord avec toi.

Je le regardais, histoire de bien lui faire comprendre que si j’avais voulu, j’aurais très bien pu ne même pas entamer notre conversation actuelle avec lui et l’envoyer simplement voir ailleurs.

-Tu as saisi une opportunité ? Très bien. Tu ne m’en voudras donc pas d’avoir moi aussi saisi une opportunité qui s’offrait à moi lorsque j’ai eu, effectivement, besoin de toi et que tu n’as pas daigné répondre à mes appels…

J’appuyai un peu plus mon regard.

-Heureusement, comme je te l’ai dit, tu n’es pas unique et j’ai donc eu l’opportunité de mettre quelqu’un d’autre sur le coup.

Je souris.

-Alors j’ai effectivement quelque chose à te proposer, mais comme tu as cassé et notre accord, et la confiance que je t’avais accordé, les modalités ne seront plus les mêmes. Vous serez deux sur le coup. Et je payerai celui qui me ramènera les meilleurs clichés.

J’estimais être encore bien trop gentil de lui laisser cette foutue chance. Mais il s’était excusé, non ? Et je n’étais pas Freiya.

Je désignai la porte.

-Et si ta fierté d’artiste peut pas encaisser ça, la porte est là…

@ Billy Lighter











AMON


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MessageSujet: Re: I'm back, and I'm ready to work [PV Amon Sorensen][TERMINE]   Lun 21 Aoû - 15:16

La situation avait quelque peu … évolué, et pas le sens que James Goldstein avait espéré. Amon Sorensen ne semblait pas être prêt à lui pardonne sa trahison de sitôt – et pourtant James avait un temps espéré qu’il ne lui en tiendrait pas rigueur ; au du moins, qu’il ne lui en voudrait pas autant. Il fallait bien croire, maintenant, qu’il s’était trompé et que leur entente ne serait plus jamais la même. Ou du moins pour un temps ; James était prêt à faire ses preuves s’il le fallait, pour qu’Amon reprenne confiance en lui et surtout en leur collaboration qui pourrait, sans aucun doute, être profitable à tous deux. Ce n’était pas le genre de T.J, d’habitude, à trahir une promesse.

Amon Sorensen ne s’était pas laissé intimider lorsque James avait osé hausser le ton ; mais il l’avait laissé parler, l’avait écouté et le jeune photographe restait persuadé que cela avait servi à quelque chose. En un sens, qu’il ne voyait pas en lui qu’un gamin qui ne faisait que ce qui lui plaisait et sur lequel on ne pouvait pas compter – c’était sans doute la pire insulte qu’on pouvait faire à un jeune homme comme T.J. On l’avait toujours dit très mature et responsable, malgré son jeune âge. Bien sûr, qu’il faisait des erreurs ! Et celle-ci en était une ; grave – mais tout le monde en faisait et même Amon Sorensen, qui avait bien quinze ou vingt ans de plus que lui, n’était sans doute pas exempt de défauts. Le journaliste avait sans doute raison de sermonner T.J ; et le photographe acceptait qu’on le sermonne tant que cela ne signifiait pas qu’on ne lui manquait pas de respect. Heureusement, Sorensen le respectait toujours – sinon, il n’aurait sans doute même pas accepté de lui parler.

- Tu sais combien il y a de types comme toi, avec autant de talent, qui font la file dehors ? Je n’ai pas besoin de toi, T.J. Tu as juste eu la chance d’avoir été tiré au sort, déclara calmement le journaliste.

T.J acquiesça d’un signe de tête, sans trouver quoi que ce soit à redire. Il savait accepter ses erreurs et reconnaître quand il avait tort ; bien sûr que d’autres étaient aussi talentueux que lui et aimeraient être à sa place – certains même étaient encore meilleurs que lui. Bien sûr qu’il avait eu beaucoup de chance ; certains autres journalistes n’auraient même pas daigné lui adressé la parole.

- Tu n’es pas irremplaçable. Je ne suis pas irremplaçable. Personne ne l’est. Alors, ta fierté mal placée, tu peux la ravaler avec tes menaces. Si on veut fonctionner, il faut qu’on puisse se faire confiance. Et tu ne m’as pas permis de t’accorder cette confiance.

Le jeune homme trouva ces deux dernières phrases très justes. Ce n’était pas à sens unique et il savait qu’il avait fait, en un sens, quelque chose de grave. Si seulement il avait ne serait-ce qu’appelé Sorensen pour lui informer de ses projets, regretta James, cette discussion se serait sans doute déroulé différemment – peut-être même n’aurait-elle pas eu lieu. Pourquoi s’était-il comporté ainsi ?

- Ecoutez, je ne prétends pas être unique, ni parfait, s’exclama James, d’accord ? J’ai juste … hum, toujours eu du mal à me fixer, disons, et à être certain de ce que je voulais. C’est … compliqué à expliquer, mais sur le moment, quand on m’a proposé d’accompagner cette mission humanitaire au Vietnam, je n’ai pas vraiment réfléchi à ce que je voulais faire et à ce que je devais faire, vous comprenez ? Je n’avais pas l’impression de vous devoir quelque chose, sur le coup. En fait, je … je me suis presque comporté comme un gamin qui ferait passer ses désirs avant ses obligations.

James n’était pas sûr d’être suffisamment clair dans ses propos ; mais c’était son genre de discours habituel. Souvent, même ses plus proches amis lui reprochaient, gentiment, de parfois trop en faire : de dire en trop de phrases quelque chose qu’il suffisait de dire en quelques mots. Le jeune homme, lui, ne ressentait pas cette impression de trop en faire. Il trouvait que cela rajoutait quelque chose à ce qu’il voulait bien montrer de lui-même ; et Theodore James Goldstein n’était pas tout à fait le même sans ses discours cryptiques et à la limite de la grandiloquence.

- Du coup, je ne sais pas si c’est toi qui a merdé en disparaissant ou si c’est moi qui ait eu tort de passer cet accord avec toi, avait repris Amon après une nouvelle gorgée de café.

« Un peu des deux », fut tenté de répondre le photographe, mais cela ne ferait nullement avancer le débat et risquerait, au contraire, de rajouter de l’huile sur un feu déjà fort. Amon poursuivit en disant qu’il avait lui aussi été opportun et engagé quelqu’un d’autre à la place de James pour un travail – dont il ne lui avait pas encore parlé. T.J ne fut pas vraiment surpris ; c’était de bonne guerre et il avait conscience de ne pas être le seul paparazzi dans son genre – même s’il réfutait le nom même de paparazzi, qui était trop connoté. Et le nom d’artiste, il ne se le permettait pas non plus ; pas encore.

- Alors j’ai effectivement quelque chose à te proposer, mais comme tu as cassé et notre accord, et la confiance que je t’avais accordé, les modalités ne seront plus les mêmes. Vous serez deux sur le coup. Et je payerai celui qui me ramènera les meilleurs clichés.

Le journaliste s’était fendu d’un sourire et James, sans y penser, l’imita. Son sourire à lui était légèrement crispé, certes, mais la perspective d’être en compétition avec quelqu’un d’autre lui avait étrangement redonné un peu de force ; parce que cela lui permettrait de prouver ce qu’il valait.

- Et si ta fierté d’artiste peut pas encaisser ça, la porte est là, acheva Amon.
- C’est une bien belle porte, enchaîna James en souriant, mais non merci. Je vous l’ai dit, je veux continuer à travailler pour vous. Dites-moi ce qu'il vous faut, poursuivit-il, sûr de lui.


Evidemment, James ne devait pas se montrer trop sûr de lui. Son concurrent était peut-être meilleur chasseur d’images que lui et même s’il ignorait tout de son identité, il ne devait pas le sous-estimer. Mais il souhaitait également prouver à Sorensen qu’il pouvait, malgré tout, toujours lui faire confiance – qu’il allait regagner cette confiance qu’il avait placée en lui. Qu’il n’était pas un traître.
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Amon Sørensen


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MessageSujet: Re: I'm back, and I'm ready to work [PV Amon Sorensen][TERMINE]   Mer 23 Aoû - 13:33



I'm back, and I'm ready to work
ft. T.J. Goldstein


J’avais eu la décence d’écouter T.J., c’était à son tour maintenant. Je lui avais expliqué les tenants et les aboutissants que son absence improvisée avait eu et lui avait bien fait comprendre qu’il ne pouvait pas revenir se pointer comme ça dans mon bureau et croire que les bonnes affaires allaient lui tomber toutes chaudes dans la bouche. Pas plus qu’il ne devait se croire unique ou indispensable. Il était jeune et avait cette arrogance propre à la jeunesse. Mais je ne comptais pas lui laisser croire longtemps qu’il était plus qu’un autre…

Et si j’avais eu des doutes sur mon flair du jour où j’avais « engagé » le jeune photographe, T.J. me prouva assez vite que, s’il avait bel et bien merdé, il savait reconnaître ses erreurs mais aussi faire profil bas et ne pas la ramener en essayant de défendre l’indéfendable.

Quand il reprit la parole pour, encore une fois, se justifier, l’arrogance en moins, je l’écoutai à nouveau, en profitant pour terminer ma tasse de café que je reposai, vide, sur mon bureau une fois qu’il eut terminé.

Il était donc parti au Vietnam, saisissant une opportunité étant donné qu’il pensait ne rien me devoir. Et comme il était redescendu d’un ton, moi aussi, et je me fis plus indulgent malgré la dose de caféine que j’avais dans le sang.

-Je comprends. Et, de fait, tu ne me devais rien. Rien de plus que le simple respect qu’un homme doit naturellement à un autre homme. Je ne t’en veux pas d’être parti, mais de ne pas m’avoir prévenu et d’avoir bloqué une place que je ne savais pas vacante.

Me forçant du même coup à avoir l’impression de trahir le deal qu’il y avait entre lui et moi et donc de, moi, lui manquer de respect.

Je pointai mon index vers lui pour appuyer mes paroles suivantes.

-T’es né ici, non ? Pas moi. Tu devrais donc savoir bien mieux que moi que L.A. n’attend pas.

Je me levai, pensant que T.J. en avait bien assez entendu sur le sujet. En tout cas, il me laissait penser qu’il avait compris et ses excuses (qu’il avait présentées d’entrée de jeu), le prouvaient à elles seules.

Je décidai donc d’être indulgent et de le mettre sur le coup que je lui avais réservé au départ, mais sans pour autant mettre Lysie Wilde hors-jeu. Sauf qu’ayant appris de ma propre erreur en faisant trop confiance à T.J., je n’avais pas passé le même marché avec la jeune femme. Tout ce que j’avais fait, c’était lui expliquer ce que je voulais comme clichés et lui avait détaillé ce qu’elle gagnerait selon la pertinence et la qualité de ces photos. Elle n’avait aucun deal d’exclusivité.

Et désormais, Théodore Golden n’en avait plus non plus. Ce serait à celui qui me rapporterait les meilleures photos. Et, loin de décevoir le jeune photographe, cela sembla l’amuser d’être en compétition.

Je me resservis un café, plus machinalement qu’autre chose, n’en proposant pas à T.J. comme pour continuer à marquer la distance, et repris ma place tandis que T.J. affirmais vouloir continuer de travailler pour moi.

Une fois à nouveau assis, je le regardai dans les yeux.

-Très bien.

Je sortis alors un document d’un tiroir et le lui tendis.

-Je ne t’en dirai plus que si tu signes ce document qui stipule que tout ce que je vais te dire à partir de maintenant restera entre nous jusqu’à la parution de l’article contenant tes photos ou celles de ta concurrente. Si fuite il y a avant ça et qu’on peut prouver que ça vient de l’un de vous, tu devras bosser à plein temps ici et même faire des heures sup’ dans un fast-food uniquement pour payer les indemnités.

Je marquai une pause avant d’ajouter juste de quoi, peut-être, piquer assez sa curiosité au cas où il hésiterait à signer.

-La villa Ricci, tu sais où c’est ?

@ Billy Lighter











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MessageSujet: Re: I'm back, and I'm ready to work [PV Amon Sorensen][TERMINE]   Mer 23 Aoû - 23:32

T.J avait toujours eu du mal avec l’autorité et cela lui avait parfois porté préjudice. Ce n’était pas un manque d’éducation ou la volonté d’être un rebelle – l’anarchisme et le soulèvement contre l’autorité, il les laissait aux punks – c’était plutôt qu’il avait très tôt compris à quel point le pouvoir pouvait changer quelqu’un. C’était une expérience à laquelle il ne pensait jamais bien qu’il ne l’eut jamais complètement oubliée – il avait vécu la métamorphose de son père en un parfait tyran.

Erich Goldstein n’avait jamais été un homme chaleureux, mais il était vaguement supportable jusqu’à les responsabilités et la folie des grandeurs lui fassent légèrement perdre la raison. L’homme avait toujours eu une vie modeste de simple ouvrier et, quand la vie (et surtout le camion-benne qui écrasa son chef) lui donnèrent l’opportunité de prendre la place de celui-ci, il n’avait pas hésité une seule seconde – il ne supportait plus d’être aux ordres d’un petit-bourgeois tyrannique qui ne connaissait rien de la difficulté du vrai travail ; alors il avait saisi cette opportunité et après un quasi-coup d’Etat, il s’était emparé de la direction de l’entreprise. Erich Goldstein avait enfin obtenu le pouvoir ; et celui-ci finit par le corrompre quand l’homme devint obsédé par l’idée de tout contrôler, dans les moindres détails ; jusqu’à la manière de penser et de vivre de ses propres enfants … mais surtout de James. Abigail fut relativement épargnée – elle avait alors déjà dix-huit ans et s’apprêtait déjà à bientôt quitter le domicile familial, enceinte de son premier enfant. T.J, lui, n’avait que onze ans et avait vu son père se transformer. Le jeune garçon avait dû renoncer à beaucoup de choses.

Mais ce temps-là était révolu et T.J était libre. Il ne parlait plus à ses parents et sa relation avec sa sœur était conflictuelle, comme d’habitude – mais il était un adulte à présent, et il devait se comporter en tant que tel. Il avait des responsabilités, des engagements à honorer ; le jeune homme avait échoué sur ce dernier point et il s’en voulait. Certes, Amon Sorensen représentait une certaine forme de l’autorité qu’il abhorrait ; mais ce n’était pas son père. C’était l’un des hommes qui lui permettaient de subsister et aussi un homme avec qui il avait noué un pacte ; un pacte qu’il n’avait pas respecté. Un mois durant, James avait oublié tout ceci et il ne voulait plus que cela se reproduise.

Heureusement, Amon Sorensen avait l’air de vouloir donner une seconde chance au jeune photographe – il devait se dire que ce n’était qu’une erreur de jeunesse, songea James. Le jeune homme connaissait assez peu le journaliste mais il ne lui donnait pas l’impression d’un homme prêt à pardonner très facilement. C’était sans doute comme ça qu’il en était arrivé à là où il était aujourd’hui, songea T.J. En se montrant impitoyable, en ayant tiré profit de chaque faille et réduisant au silence tous ceux qui pouvaient prétendre à sa place – que beaucoup sans doute lui enviaient. Mine de rien, Amon Sorensen occupait un poste important et symbolisait une certaine autorité ; une certaine puissance. Rien ne l’empêchait d’écraser le jeune homme à jamais s’il le voulait, ou de lui mettre des bâtons dans les roues. Mais il avait choisi de lui donner une seconde chance.

Les deux hommes s’étaient calmés et la tension était redescendue, en quelque sorte. L’ambiance de la pièce était moins électrique et James éprouvait le sentiment que chacun s’était dit ce qu’ils avaient à exprimer – à présent, ils pouvaient se remettre aux choses sérieuses. T.J était venu auprès d’Amon parce qu’il avait la certitude qu’il aurait quelque tâche à lui confier. Et s’excuser, mais ceci était chose faite. Avec le recul, T.J se trouvait risible et avait un peu honte de lui-même ; comment pouvait-il se prétendre adulte en se comportant comme un gamin capricieux et incapable de se montrer digne que la confiance qu’on lui portait ? C’était sans doute sa plus grande erreur de ces dernières années.

Le photographe voulait se racheter, et, quand Amon lui demanda s’il acceptait de travailler à nouveau pour lui selon ses propres prérogatives, il n’hésita pas une seconde. Il avait trop bien profité de son mois à l’écart de Los Angeles et du L.A People (même si son séjour au Vietnam n’avait rien eu d’une promenade de santé) et il voulait se remettre au travail. Bien évidemment, il n’était plus le seul en lice mais cette perspective le motiva plus qu’elle ne le fit s’interroger – cela lui donnait une occasion ; une véritable occasion de prouver qu’il n’était pas là pour rien et qu’il était le meilleur.

Hum, encore de l’arrogance … James n’avait pas prétendu ne jamais être arrogant mais il ne voulait pas que cela devienne une habitude chez lui. Il détestait les gens arrogants, les divas et ceux qui pensaient que tout leur était dû … et la dernière chose qu’il voulait, c’était devenir comme eux.

Amon s’était rassit (pas comme le pain) sur son bureau après s’être servi un énième café et regarda à nouveau le jeune homme dans les yeux (ce qui commença à le mettre légèrement mal à l’aise).

- Très bien, commença le journaliste.

T.J le vit sortit quelque papier d’un tiroir de son bureau et il s’inquiéta un peu.

- Je ne t’en dirai plus que si tu signes ce document qui stipule que tout ce que je vais te dire à partir de maintenant restera entre nous jusqu’à la parution de l’article contenant tes photos ou celles de ta concurrente. Si fuite il y a avant ça et qu’on peut prouver que ça vient de l’un de vous, tu devras bosser à plein temps ici et même faire des heures sup’ dans un fast-food uniquement pour payer les indemnités, poursuivit Sorensen.

Une clause de confidentialité ? s’inquiéta le jeune homme. C’était la première fois que Sorensen procédait de cette manière avec lui et James s’imagina que le travail qu’il comptait lui donner devait être crucial ou concerner quelqu’un de très important. Lui et sa concurrente ne devaient en parler à personne – ce qui signifiait (c’était une interprétation comme une autre) que le jeune homme devait rester sobre pendant au moins tout le temps qu’il lui faudrait pour accomplir sa mission si toutefois il l’acceptait (et, comme d’habitude, s’il était capturé ou tué, le L.A People nierait avoir eu connaissance de ses agissements). Mais cela, il pouvait aisément s’en accommoder.

- Qui sait, ça me permettrait peut-être d’avoir des hamburgers gratuits, ironisa James derechef.

Amon parut ne pas l’entendre et James estima que c’était sans doute mieux ainsi ; cela pouvait être dangereux, dans une telle situation, de faire de l’humour même s’il considérait sa blague excellente.

- La villa Ricci, tu sais où c’est ? demanda Amon, comme en passant.
- La grande villa blanche, dans les collines à Beverly Hills, carrée, un peu isolée ? Pour sûr.

Pour autant qu’il s’en souvienne, la villa Ricci avait toujours été là-haut ; il ignorait depuis quand exactement le célèbre manager était à Los Angeles mais adolescent il s’était essayé plusieurs fois, avec des amis, d’aller à une des fêtes qui s’y tenait sans y être invité (alors que le propriétaire n’était même pas là et que l’entrée était plus ou moins libre), mais ils n’y étaient finalement jamais entrés.

Daniele Ricci était quelqu’un de très important à L.A et si la mission le concernait lui, le jeune photographe et Amon Sorensen risquaient de subir des représailles si quelqu’un faisait une faute – et encore, James était persuadé qu’Amon avait couvert ses arrières d’une manière ou d’une autre.

- J’espère que je n’aurais pas à m’y infiltrer comme un paparazzi de bas étage, ajouta James Goldstein. Bref, j'en suis.

T.J saisit le stylo que lui tendit Amon et signa ; il était prêt à reprendre du service et à montrer ce qu'il savait faire.

Spoiler:
 
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MessageSujet: Re: I'm back, and I'm ready to work [PV Amon Sorensen][TERMINE]   Sam 26 Aoû - 11:52



I'm back, and I'm ready to work
ft. T.J. Goldstein


Bon… Il était grand temps de passer aux choses sérieuses parce que je n’étais pas là pour botter le cul à des jeunots pour leur inculquer les choses les plus évidentes de la vie comme le respect quand on s’engage dans quelque chose. Mais bon, je l’avais fait quand même et j’étais sympa, en plus, vu que je lui offrais l’occasion de faire une nouvelle fois ses preuves.

Mais avant, je devais mettre le grappin sur l’information que je détenais, si celle-ci était vraie. J’avais donc proposé à T.J. de signer une clause de confidentialité, sans quoi, il pouvait aussi s’en aller, j’avais quand même déjà une jeune paparazzi sur l’affaire.

Contre toute attente, le jeune homme n’hésita que peu à faire abstraction de tous ces grands principes qu’il m’avait dit avoir lors de ses grands discours lyriques dont j’avais pu faire l’expérience jusque-là… Comme quoi, quand on a la dalle et un loyer à payer, les principes peuvent aller se faire mettre.

Quant à moi, j’avais fait abstraction de la note d’humour, je suppose que c’en était, de T.J. au sujet des indemnités. Soit je ne saisissais pas encore toutes les subtilités de cette langue que je maîtrisais pourtant depuis plus d’une décennie maintenant, soit l’humour de la jeune génération m’échappait complètement, soit encore c’était le gouffre des cultures qui jouait…

Mais je pensais bien, surtout, que c’était tout simplement pas drôle.

Je préférais lui demander s’il savait où était la villa Ricci et il répondit par l’affirmative… Enfin, à la Goldstein et donc avec plus qu’un « oui »… Tout le contraire de Lysie Wilde, en gros.

Il déclara qu’il espérait, tout en signant finalement ce foutu document, qu’il n’aurait pas à s’y infiltrer comme un paparazzi de bas étage. Je repris le document signé et le glissai à nouveau dans mon tiroir tout en répliquant :

-La fin justifie les moyens, comme on dit. Et, pour ce que j’en sais, jusqu’ici, tu ne peux pas vraiment prétendre à un autre titre que celui de paparazzi de bas étage.

Je n’avais pas dit ça sur le ton de la moquerie. J’avais juste énoncé un fait. S’il pouvait faire autre chose, il ne serait pas devant moi aujourd’hui, j’en aurais mis ma main à couper…

Les documents rangés, l’attention de Théodore Golden tout à moi, j’entrai dans le vif du sujet.

-D’après les informations que j’ai, un enfant en bas-âge aurait été aperçu à la villa Ricci. Je veux confirmation de la présence de cet enfant dans la villa du manager italien parce que ça n’a rien d’anodin, ni de normal, si tu connais un peu la réputation de Ricci.

Je repris une gorgée de café, sans me rendre compte que j’avais tellement abusé que mes mains tremblaient légèrement.

-Essaye d’avoir une photo de l’enfant. Mieux. De Daniele Ricci avec l’enfant. Même de loin, même de mauvaise qualité un cliché pareil peut valoir gros, pour L.A.People, et pour toi.

Je souris.

-Si tu arrives à identifier le gamin, ou la gamine, je suis même prêt à payer un supplément de ma poche.

Y avait rien à faire… Une fois qu’on travaille dans le people, même pas forcément intéressé à la base, une foutue curiosité malsaine fini par vous prendre… Malgré vous.

@ Billy Lighter












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MessageSujet: Re: I'm back, and I'm ready to work [PV Amon Sorensen][TERMINE]   Sam 26 Aoû - 16:12

Lorsque Sorensen mentionna le nom Ricci, le jeune T.J ne s’était pas senti intimidé ou inquiet le moins du monde. Daniele Ricci était une vraie célébrité à Los Angeles et en tant que tel il était sans doute entouré d’une fine équipe chargé de sa sécurité et de la préservation de ses intérêts, mais le jeune photographe n’y voyait qu’un défi de plus à relever – et avec de la chance, cela lui rapporterait gros. Ce n’était que pour cela qu’il faisait ce métier, après tout. Le jeune homme en réalité se moquait bien de la vie des célébrités, tout en éprouvant comme tout le monde une certaine fascination à leur égard – mais pas le même genre de fascination un peu perverse des lecteurs de presse à scandales, des groupies ou des fans obsessionnels. Lui, il essayait de rester censé.

La villa Ricci … songea T.J. Si Sorensen lui avait demandé si spécifiquement s’il savait où elle se trouvait, c’était sans doute que quelque chose était en train de s’y passer … mais, au moins, le paparazzi saurait où se rendre et puisque le journaliste n’avait pas laissé entendre que la mission qu’il lui proposait était urgente, le jeune homme pourrait sans doute prendre un peu plus de temps qu’à l’accoutumée, pour être certain de faire les choses correctement. Où il se placerait était la grande question – Beverly Hills était un quartier vallonné et prendre de la hauteur était souvent utile, dans son métier. Certains montaient aux arbres ou escaladaient les murs des villas dans ce but, mais James ne voulait pas s’abaisser à cela ; pas plus qu’il désirait non plus s’infiltrer dans la villa du manager, comme il le mentionna en souriant à Amon Sorensen après avoir répondu à sa question.

- La fin justifie les moyens, comme on dit, répliqua sèchement l’employé du L.A People, et, pour ce que j’en sais, jusqu’ici, tu ne peux pas vraiment prétendre à un autre titre que celui de paparazzi de bas étage.

T.J, qui avait croisé les bras sur ses genoux, serra discrètement les poings. Ce n’était pas ce qu’il avait voulu dire … et surtout, Sorensen donnait l’impression de faire comme s’il en savait long sur lui, ce qui ne plut pas beaucoup au jeune photographe. Il ne voulait pas, d’une manière ou d’une autre, qu’on l’affilie à Amon Sorensen ou à quelqu’un d’autre dans son genre – du moins, pas comme ça. Le ton condescendant de celui-ci l’agaça, mais le jeune homme pensa à tout ce que se brouiller avec le journaliste impliquerait : il ne voudrait plus du tout travailler avec lui et pourrait même se révéler être un obstacle pour lui, s’il le voulait. Un homme comme Amon devait avoir beaucoup de pouvoir …

- Ce que je veux dire, rétorqua T.J, c’est juste que … je n’aime pas devoir m’abaisser à fouiller les poubelles de Beverly Hills ou à passer par une fenêtre pour prendre une bête photo, vous comprenez ? C’est ça ce que j’entends, par « paparazzi de bas étage » … un type qui n’a pas de fierté.

T.J espéra que son message était clair ; mais il aurait tellement eu envie de rajouter quelque chose comme « Ne prétendez pas me connaître, Monsieur Sorensen ! Je ne travaille pour vous que parce que j’en ai envie ! Si je voulais, je retournerai vendre des télés et des appareils photos comme avant ! » et suite à cela aurait sans doute ponctué sa tirade d’un « vieux con » avant de s’en aller comme en prince en laissant son interlocuteur confus … mais James tenait à l’intégrité physique de sa personne et préféra ne rien ajouter. Mieux valait ne pas contrarier davantage le journaliste …

- D’après les informations que j’ai, un enfant en bas-âge aurait été aperçu à la villa Ricci. Je veux confirmation de la présence de cet enfant dans la villa du manager italien parce que ça n’a rien d’anodin, ni de normal, si tu connais un peu la réputation de Ricci, expliqua par la suite Amon.

James avait écouté les explications du journaliste en se grattant le menton comme pour mieux se concentrer. Un enfant chez Daniele Ricci ? C’était effectivement quelque chose d’assez inattendu ; le manager n’était pas connu pour être le genre d’homme à fonder une famille. Un couple stable, éventuellement, mais là n’était pas la question. La question était plutôt comment il était possible que personne ne s’en soit jamais rendu compte avant … le jeune homme n’était pas d’humeur à théoriser à ce sujet et se concentra sur les détails de la mission en tâchant de n’oublier aucune information.

- Essaye d’avoir une photo de l’enfant. Mieux. De Daniele Ricci avec l’enfant. Même de loin, même de mauvaise qualité un cliché pareil peut valoir gros, pour L.A.People, et pour toi.

Amon fit un sourire et T.J en fit de même sans s’en apercevoir. Cela signifiait pour le jeune homme qu’il ne serait pas obligé d’entrer chez Ricci et ainsi de renoncer à son principe de rester à distance et ne pas trop s’impliquer, en particulier émotionnellement – mais dans le même temps, le photographe éprouvait l’envie de bien faire, n’était-ce que pour battre sa concurrente qui, il le savait, avait un long temps d’avance sur lui et avait peut-être même déjà gagné … mais il ne voulait pas renoncer et le paparazzi tenait vraiment à réussir ; et à prouver qu’on pouvait compter sur lui.

- Si tu arrives à identifier le gamin, ou la gamine, je suis même prêt à payer un supplément de ma poche, continua Sorensen.
- Bien compris, Monsieur Sorensen, répondit poliment T.J.

Il fut tenté d’ajouter autre chose, peut-être une nouvelle blague, mais James décida qu’il en savait bien assez. Sa mission était simple ; prendre une photo de l’enfant inconnu de Daniele Ricci, si possible en compagnie de celui-ci, et si c’était possible, savoir qui était cet enfant. Là était la difficulté … et à condition que James puisse seulement l’atteindre, Ricci ne lui répondrait sans doute pas s'il lui posait la question.

- Je ferai de mon mieux, reprit T.J en commençant à se lever pour partir. Et … merci de m’avoir donné une seconde chance malgré mon, euh … comportement.

Désignant la tasse d’Amon, le jeune photographe rajouta malicieusement :
- Vous devriez ralentir sur le café par contre, si je peux me permettre. Vous tremblez un peu.
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MessageSujet: Re: I'm back, and I'm ready to work [PV Amon Sorensen][TERMINE]   Dim 27 Aoû - 14:00



I'm back, and I'm ready to work
ft. T.J. Goldstein


Même si je n’avais fait qu’énoncer un fait, concernant le statut actuel de T.J., je sentis plus que je ne vis, que le jeune homme prenait mal la remarque. Et, loin de me déstabiliser, ça me faisait limite plaisir. A un moment donné, mon père, les autres enfants de l’école, tous me traitaient comme un moins que rien que j’estimais toujours être. Sauf qu’aujourd’hui, j’étais en position de renvoyer la pareille à d’autres. C’est mal, ça ne se fait pas et c’est très con… Mais c’est comme ça.

Et plutôt que de la boucler et d’encaisser, ce que moi, j’avais toujours fait, T.J., lui, fallait qu’il l’ouvre. Absolument. Il ne savait tout simplement pas se taire. Et chaque fois qu’il ouvrait la bouche, j’avais envie de l’enfoncer plus. Et pourtant, putain, dieu savait qu’il me faisait bonne impression, ce petit… Enfin, non, pas vraiment… En fait, il me rappelait moi avant. Et je haïssais le jeune Amon. Et en rabaissant T.J., c’était à moi que je voulais du mal.

J’avais eu un sourire mauvais et rétorqué sur un ton des plus ironiques :

-Ouais… Un type qui n’a pas de fierté… C’est ça. Mais t’es beaucoup trop bien pour ça, hein, T.J.

Il ne valait pas mieux qu’un autre. S’il était vraiment à cheval sur ses foutus principes, il serait pas ici.

Il était temps d’entrer dans le vif du sujet avant que je ne décide clairement de détruire T.J. juste parce qu’il me renvoyait mon propre reflet en pleine tronche… Avec quelques années de moins. Parce que maintenant que j’en avais le pouvoir, je risquais de ne pas me gêner.

Et la caféine aidait pas.

Cependant, l’énervement diminua un peu quand j’eus toute l’attention de T.J. tandis que je lui expliquais ce que j’attendais de lui. Je fus même limite surpris qu’il n’y aille pas de sa petite théorie, mais c’était tant mieux ! Alors, je ne pris pas le risque de le lancer.

Une fois que j’eus terminé, il m’affirma juste qu’il avait bien compris. Et ben voilà ! C’était tout ce dont j’avais besoin.

Je lui souris.

-Tant mieux. Au boulot alors.

Mon attention était limite déjà sur autre chose alors que T.J se levait pour partir. Je relevai mon regard vers lui alors qu’il me remerciait pour la seconde chance et je répliquai par un signe de la main qui signifiait qu’il y avait pas de quoi…

Mais il ne s’arrêta pas là, désignant ma tasse et me disant que je devrais ralentir sur la caféine… Et je regardai mes mains quand il affirma que je tremblais un peu, ce qui était vrai. Le gosse avait raison. Je posai ma tasse et lui souris… Peut-être sincèrement pour la première fois…

-Et toi, apprendre à te taire. Allez… Tire-toi.

Et avant qu’il ne passe la porte, j’ajoutai, sans moquerie ni cynisme aucun :

-Et bonne chance, Théodore Golden.

@ Billy Lighter












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