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 Busted ! [PV Julian Hughes][TERMINE]

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T.J. Goldstein
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MessageSujet: Busted ! [PV Julian Hughes][TERMINE]   Mer 23 Aoû - 17:55

Hollywood, dans la cité des anges ; sans doute l’endroit où il était le plus aisé de rencontrer des célébrités, avec Beverly Hills. Une usine à rêves et un sacré terrain de jeu pour un paparazzi désœuvré comme Theodore James Goldstein ; ou plutôt Theodore Golden, comme il prétendrait se nommer si jamais les choses tournaient mal. Le jeune photographe savait se fondre dans la masse, être discret, et il le faisait plutôt bien ; mais un accident était toujours susceptible d’arriver et, dans un endroit comme Hollywood, les sources de distraction étaient nombreuses.
James n’ignorait pas qu’on avait tendance à ne pas beaucoup aimer les personnes dans son genre, par ici, mais le jeu n’en valait pas la peine s’il ne prenait pas quelques risques – et ce n’était pas comme s’il essayait carrément de s’infiltrer dans une villa de star en passant par une fenêtre entrouverte du premier étage, n’est-ce pas ? Ce genre de méthodes, le photographe les laissait aux paparazzis plus conventionnels qui n’avaient ni scrupule ni fierté. Lui, il était différent. Il ne prenait aucun plaisir malsain à faire ce qu’il faisait ; c’était par pure nécessité et il aurait voulu, si la possibilité lui en avait été offerte, que les choses soient différentes. Moins terre-à-terre.
Hélas, il fallait bien se nourrir et Hollywood voyait défiler des cibles de choix pour les tabloïds et la presse à scandale que le jeune homme évitait, paradoxalement, de lire. Et pourtant, comme tout le monde, T.J éprouvait une certaine fascination envers les célébrités, et il savait d’où cette fascination provenait. Une certaine conception du fameux rêve américain ; l’apparente perfection qu’ils renvoyaient – mais qui n’était qu’une image. Les célébrités étaient comme tout un chacun, en réalité.
Elles étaient juste un peu au-dessus du commun des mortels ; mais entre elles se valaient toutes.
T.J s’était levé tôt pour passer toute une journée à Hollywood. Ainsi il se passerait forcément quelque chose et il serait là pour immortaliser l’instant. Et, au fur et à mesure qu’il progressait, lentement, sur les trottoirs des grandes avenues d’Hollywood, James se sentait de plus en plus rassuré en réalisant qu’il ne serait finalement pas très difficile pour lui d’être invisible ; le quartier était très touristique et il serait loin d’être le seul quidam avec un appareil photo autour du cou. Il était même prêt à se faire passer pour un touriste si jamais cela s’avérait nécessaire, notamment avec sa connaissance de la langue allemande que lui avaient enseignée ses grands-parents comme un héritage de leur origine et dans l’optique que cela lui serve un jour. L’espace d’une seconde, il regretta même ne pas avoir mis des chaussettes avec ses sandales et s’être affublé d’une fausse moustache pour parfaire son déguisement parfait – puis il trouva que c’était une idée ridicule et il se concentra à nouveau.
Ses pas le guidèrent malgré lui sur le Hollywood Boulevard, mais le jeune homme réfuta tout de suite l’idée qu’il puisse ici trouver n’importe qui de célèbre. C’était trop fréquenté et les stars préféraient souvent la discrétion des plus petites avenues environnantes, voire des ruelles ; sur le Hollywood Boulevard et le Walk of Fame, les seuls stars que l’on risquait vraiment de rencontrer, c’était les classieux sosies d’Elvis Presley et de Marylin Monroe qui ne surprenaient plus personnes et que même les touristes commençaient à trouver dépassés. Et pourtant, un photographe que James connaissait personnellement avait essayé de vendre à un grand journal des photos qu’il avait pris d’un sosie d’Elvis en prétextant que c’était le vrai et qu’il était revenu à la vie incognito …
James décida de revenir sur ses pas en passant par la Franklin Avenue, qui était parallèle à Hollywood Boulevard et bien moins touristique alors que ce n’était qu’à quelques (grands) pas de là. Avec un peu de chance, une célébrité quelconque aurait eu la même idée et James savait parfaitement où passer et comment se placer pour que personne n’échappe à sa vigilance. Il connaissait cette ville comme la poche de son éternelle veste en cuir – il y était né et, même s’il ne se rendait pas souvent à Hollywood, il était sur son terrain. Cela faisait suffisait parfois à faire la différence.
Il vit passer une limousine à côté de lui et par réflexe tenta de voir à travers les vitres fumées qui pouvait bien en être les occupants. De source sûre, il savait que certains acteurs et autres artistes passaient par ici pour éviter la cohue du Hollywood Boulevard et avec un peu de chance les embouteillages à l’entrée de la Hollywood Freeway. Bien sûr, T.J ne put pas savoir à qui appartenait la silhouette dans la limousine et la regarda passer avec un regard un peu triste – c’était peut-être Billy Lighter, qui sait ? même si, du peu qu’il savait de lui, James imaginait qu’il n’était pas du genre à se faire conduire docilement en limousine. Un peu déçu de ne rien trouver de saisissant à photographier, T.J décida de revenir vers le Walk of Fame en passant par un autre chemin.
On pouvait tout à fait tomber sur quelqu’un de connu au détour d’une avenue sans histoire.
Las, James décida de s’asseoir sur un banc pour réfléchir un instant à ce qu’il devrait faire par la suite. Il était prêt de onze heures, un jour de semaine, et aucune star à l’horizon pour l’instant. Il soupira et retira ses lunettes de soleil afin de se masser légèrement les tempes dans le but d’apaiser sa migraine qui commençait à le lancer alors qu’il n’avait même pas bu la veille et que le soleil ne frappait pas si fort. Puis, alors qu’il regardait ailleurs, il aperçut cet adolescent qu’il était persuadé d’avoir déjà vu une fois ou fois ou deux dans les actualités ; mais peut-être se trompait-il.
Le jeune, sur le trottoir d’en face, venait vraisemblablement de sortir d’un quelconque bâtiment et James espéra un instant qu’il s’agissait d’un endroit où il ne serait pas censé être, comme un bar, ou mieux, un club pour adultes – le type n’avait pas l’air d’avoir plus de quinze ou seize ans et s’il était pris en flagrant délit dans une telle situation, T.J pourrait sûrement gagner gros et c’était tout ce qui l’intéressait. Le photographe commença à brandir son appareil, prêt à saisir cette opportunité.
Son nom lui était revenu en tête. Julian quelque chose … Hugh ? Hagen ? … Hughes ! Julian Hughes ; c’était un de ses fameux « fils de » qui valaient toujours la peine, monétairement parlant, qu’on s’intéresse à eux. James sursauta d’enthousiasme – le gamin, se disait-il, était seul et à découvert prêt de Hollywood Boulevard ! L’occasion était trop belle. Mais n’était-il pas censé être à l’école, à cette heure-là ? Hughes était le fils d’un type important de la MTI et tout le monde savait qu’il ambitionnait, d’une certaine manière, de le surpasser. Cela ne lui ressemblait pas vraiment.
Don Hughes était difficilement accessible, mais Julian Hughes l’était sans doute beaucoup moins. James se concentra à nouveau et, avec le viseur de son appareil photo, chercha l’adolescent qu’il avait perdu de vue l’espace d’une seconde – mais il devait être forcément à proximité et James le trouverait. Il ignorait si les clichés qu’il prendrait vaudraient réellement quelque chose, mais il aimait trop les challenges pour ne pas prendre le risque. Il fit quelque pas en direction du bâtiment d’où Hughes était sorti puis traversa la rue pour se rapprocher ; il était possible que l’adolescent se soit caché quelque part en voyant le photographe saisir son appareil. Les enfants de stars fuyaient souvent les caméras et les appareils photos. C’était compréhensible ; ils voulaient une vie normale.
Une minute ou deux passèrent et James avait perdu de vue Hughes. Il songea à abandonner ; il ne voulait pas pousser le vice et se rabaisser à être comme les autres paparazzis. Lui, il avait de l’honneur. Il soupira, baissa son appareil photo et jeta un dernier regard autour de lui, au cas où.
T.J sentit alors comme une présence derrière lui et se retourna immédiatement. Emportées par la force du mouvement, ses lunettes de soleil qu’il avait rapidement accrochées au col de sa veste tombèrent à terre et se cassèrent. Mais James n’eut pas le temps de s’en désoler – il était là. Julian Hughes, juste devant lui, qui avait l’air à moitié hilare. Le mal de tête de T.J le reprit alors qu’il cherchait sans réfléchir une excuse :
- Euh, bonjour ! C’est pas ce que vous croyez, euh … je photographiais les palmiers.

Puis le photographe se maudit intérieurement sur sept générations en réalisant qu’il n’y avait malheureusement pas de palmiers sur cette partie du Hollywood Boulevard et que cela rendait son excuse encore moins crédible. Emporté par l’adrénaline, le photographe décida de surenchérir et de jouer le rôle d’un touriste comme il se l’était imaginé au début de sa journée :
- Ach nein, je me suis trompé de mot ! Entschuldigung ! Voulais dire les « bâtiments », pas les « palmiers » ! Englisch ist kompliziert … les bâtiments, ja, weil ich bin ein Arkitekt, so

Non. Cela ne faisait pas de sens non plus. James n’était pas un très bon acteur et, en plus, beaucoup d’allemands parlaient parfaitement bien anglais – surtout les touristes. Le jeune homme décida d’abandonner son rôle mais tenta une dernière parade ; il était bien meilleur quand il improvisait.
- Pas très crédible hein ? En fait, euh … je travaille pour le compte d’un grand réalisateur et je prends des photos des gens qui correspondent à un rôle en particulier. C’est, euh …  disons ... pour le rôle d’un adolescent issu d’une famille riche, qui euh … se rebelle contre ses parents qui veulent faire de lui quelqu’un qu’il n’est pas vraiment, vous voyez ? Euh … je fais ça discrètement, parce que mon patron veut d’abord voir … hum … comment agissent les gens au naturel sans savoir qu’ils sont filmés ou photographiés, voyez ? Hum. Ensuite seulement je leur en parle et, ben, c’est là que je les informe du truc. C’est, comment dire … une nouvelle méthode de casting, vous comprenez ?

T.J décida de se maudire sur sept générations de plus (ce qui correspondait, plus ou moins, à deux ou trois siècles). Ce nouveau mensonge n’était pas très crédible non plus mais avec un peu de chance son interlocuteur serait tellement confus que James aurait le temps de s’extirper de cette situation.
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Julian Hughes


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MessageSujet: Re: Busted ! [PV Julian Hughes][TERMINE]   Sam 26 Aoû - 18:15



Busted!
ft. T. James Goldstein


J’avais sécher les cours… Ce n’était pas mon genre de le faire. Je détestais faire ça. Ce matin, j’avais, en plus, cours de sciences. Un cours que je n’aurais raté pour rien au monde.

Mais là, je l’avais raté… Enfin séché… Parce qu’un réalisateur connu m’avait donné rendez-vous dans un bar sur le Walk Of Fame pour discuter du métier et d’une place comme stagiaire sur un de ses prochains films. L’opportunité était bien trop grande pour la rater surtout que le réalisateur en question n’était autre que Christopher North, le frère de mon ex-beau-père. Je crois que c’est Hank qui devait l’avoir mis au courant de mes ambitions car mon père n’était pas au courant, lui. Je m’étais bien gardé de lui dire parce qu’il aurait vu dans cette ambition une façon d’alimenter son histoire comme quoi on était parent avec Howard Hughes. Ce que je refusais de croire depuis que j’étais en âge de comprendre les délires mythomanes de mon père.

Je rêvais de cette place de stagiaire. Elle me permettra d’avance et d’apprendre. Je savais que je devais apprendre avant de me lancer dans quoi que ce soit. Mais dès que j’aurais 21 ans, je mettrais en route tous mes projets de carrière.

J’étais arrivé au bar sans encombre malgré le stress que j’avais eu sur le chemin. Ma mère n’aurait pas voulu que je sèche les cours pour une entrevue. Elle l’aurait totalement désapprouvé. Elle disait toujours que les études étaient ce qu’il y avait de plus important. J’avais été sur le qui-vive pendant tout le trajet. Il y avait plein de personnes qui étaient susceptibles de me repérer et de faire arriver l’information aux oreilles de ma mère… Et ça, je n’en avais aucunement envie…

L’entrevue avec Christopher North s’était bien passée. Il m’avait payé un coca et s’était excusé de ne pas avoir pu me donner rendez-vous en dehors des heures scolaires. J’ai ensuite pu m’exprimer sur mes ambitions. Il m’avait écouté alors que je prenais mes airs de Jimmy Reed. Il disait que je savais ce que je voulais, ce que j’avais approuvé. Et, après une discussion où North avait réussi à me mettre à l’aise, j’avais réussi à obtenir le stage. Mais il n’aura lieu que pendant les grandes vacances… L’été prochain…

-Pas avant ?

North avait vu mon air impatient et il en avait ri.

-Tu me rappelle Robin à ton âge. Non, pas avant, je tourne un autre film pour le moment et le suivant ne commence que l’été prochain pour des raisons logistique.

Je fis une moue malgré moi et malgré que North me disait que ça passerait plus vite que je ne l’imaginais. Mais je n’arrivais pas à le croire.

Après mon entrevue, je lui avais dit que je ne pouvais pas rester car je devais retourner à l’école et il ne me retint pas. Il disait que l’école était importante et s’excusa encore de l’heure à laquelle il m’avait convoqué.

Je sortis du bar non sans regarder à gauche et à droite. Et c’est là que je le repérai… Sur un banc, en face du bar. Un type avec un appareil photo. Ma mère m’avait appris à les repérer. Elle m’avait appris à les haïr. Elle me disait toujours de fuir quand j’en voyais un. Et c’est ce que je fis. Je me mis hors de vue du type que je considérais déjà comme un paparazzi. J’avais fuis dans une petite rue adjacente à celle du bar. De là, je pouvais voir le type. Mais lui pas…

Il ne fallait pas qu’il me voit. Il ne fallait pas qu’il me prenne en photo. Si une photo de moi paraissait dans L.A.People alors que j’étais supposé entre en cours, j’allais prendre la raclée de ma vie. Pour avoir séché les cours… Et pour ne pas avoir réussi à me dérober aux paparazzis.

Et s’il avait déjà pris une photo ?

Mon cœur battait plus vite rien qu’à penser à cette possibilité. Alors quand le type à l’appareil photo traversa la route pour tenter de me retrouver (je croyais dur comme fer qu’il me cherchait même sans avoir la preuve), je pris cette opportunité pour en avoir le cœur net.

Je m’approchais de lui alors qu’il me tournait le dos. Et j’eus un groupe sourire à la fois nerveux et amusé rien qu’à la voir surpris de me voir surgir derrière lui.

Il trouva une excuse en disant qu’il photographiait les palmiers. Sur une rue où il n’y avait pas de palmiers. Je fronçai les sourcils ressemblant, l’espace d’un instant, à ma mère.

-Des palmiers ? Sur le Walk Of Fame ?


Il se foutait de moi ? Il se mit alors à parler à moitié Allemand et à moitié Anglais alors que sa phrase précédente avait été dite sur dans un Anglais parfait avec un accent bien d’ici. Je ne comprenais pas l’Allemand… Mais Arthur, un ami à moi, avait Allemand comme deuxième langue et il parlait parfois cette langue pour frimer devant les filles. Il essayait de me faire croire qu’il s’était trompé de mot. Que c’était les bâtiments qu’il photographiait.

-Je ne te crois pas… Tu n’es pas Allemand, j’en suis sûr…

Et effectivement, il me mentait comme il respirait… Et il finit par me dévoilé les vraies raisons de ses photos. Une histoire rocambolesque de casting. Je fronçais toujours les sourcils, sceptique.

-Tu ne prenais pas des photos parce que je suis Julian Hughes par hasard ? Et je ne me rebelle pas. Je ne suis pas comme ça alors ça m’étonnerais que je sois bon pour votre soi-disant film. Je ne suis pas un acteur. Je suis un futur réalisateur, moi. Et je n’aurais jamais utilisé une telle technique pour trouver un acteur pour mon film.

Je disais ça en regardant le photographe de haut en reprenant mon rôle de Jimmy Reed en devenir.

-Vous avez réussi à prendre une photo de moi ?

Cette phrase, j’aurais voulu la dire comme tous les autres. Mais on pouvait y entendre une pointe d’angoisse.

@ Billy Lighter


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MessageSujet: Re: Busted ! [PV Julian Hughes][TERMINE]   Sam 26 Aoû - 20:53

Toute célébrité qu’il était, Julian Hughes n’en était par autant stupide. Il avait rapidement deviné les intentions de James et le photographe s’en voulait de s’être laissé emporter par son enthousiasme – bon sang ! tonna-t-il dans son esprit, Hughes était célèbre avant même sa naissance, évidemment qu’il savait repérer les paparazzi et les autres individus du genre ! Malgré son apparente décontraction – qui n’était qu’une façade, James n’arrivait pas à croire qu’il ait pu laisser cet adolescent se jouer de lui comme s’il était un paparazzi débutant. Certes, T. James Goldstein n’était pas le meilleur dans son domaine (en réalité ses principes faisaient de lui un très mauvais paparazzi dans le sens commun du terme), mais il ne lui était jamais arrivé de se tromper, ou de se faire repérer si rapidement. Il fallait peut-être une première fois à tout, songea-t-il avec regret.

Acculé, James avait improvisé quelques excuses pour essayer de s’en sortir mais il savait pertinemment qu’il n’était pas crédible une seule seconde ; il était un très mauvais comédien, et, même si d’habitude il agissait avec bien plus de pertinence sous la pression, le jeune homme savait qu’il ne s’en sortirait pas si facilement cette fois-là. Son mal de tête le reprit à nouveau alors que Julian Hughes, car c’était bien lui – cela ne faisait plus aucun doute maintenant que l’adolescent se tenait à quelques pas de lui à peine, réfutait chacun de ses mensonges d’un air circonspect.

Le coup de l’allemand n’avait pas fonctionné, bien sûr, songea T.J ; mais il s’y était attendu. Ce serait une sacrée coïncidence, n’est-ce pas, qu’un soi-disant touriste prenne « par hasard » quelques photos d’une célébrité locale alors qu’un vrai touriste n’aurait pas su de qui il s’agissait ? Il n’avait pas pensé à cela sur le moment, dans la précipitation et l’enthousiasme – mais cela n’avait plus d’importance à présent. Le photographe s’était calmé un peu, mais demeurait les mains crispées sur son appareil photo comme s’il craignait que Hughes le lui vole ou le fracasse par terre, par sûreté.

- Tu ne prenais pas des photos parce que je suis Julian Hughes par hasard ? Et je ne me rebelle pas, continua Julian, je ne suis pas comme ça alors ça m’étonnerais que je sois bon pour votre soi-disant film. Je ne suis pas un acteur. Je suis un futur réalisateur, moi. Et je n’aurais jamais utilisé une telle technique pour trouver un acteur pour mon film.

Hum, songea T.J, le petit ne manquait pas de répartie et il avait laissé le photographe sans voix – et de toute façon, James n’avait plus aucune parade en tête. Mais ce regard, remarqua-t-il, ce regard que Hughes lui lançait, plein de mépris … James avait eu l’espace d’une seconde l’impression de voir son père avec trente ans de moins le juger comme il lui arrivait souvent de le faire ; cela fit palpiter son sang dans ses veines et s’ajouta à son malaise. Et sa tête continuait à tourner …

- Vous avez réussi à prendre une photo de moi ? demanda Hughes avec un peu d’anxiété.

James baissa la tête vers son appareil photo et vit que sa pellicule était encore pleine ; il n’avait pas eu le temps de trouver le bon angle, la bonne exposition. En somme, Julian Hughes n’avait pas son négatif dans la chambre noire de l’appareil – mais cela, il n’y avait que James qui pouvait le savoir, et il décida d’en jouer. Il recula d’un pas et, regardant Hughes légèrement de travers, rétorqua :

- Ouais. On voit vous voit bien dessus, on vous reconnaît facilement. Je me demande si …

Pourquoi ne pas profiter un peu de cette situation ? James n’agissait pas de cette manière, d’habitude, mais il s’était soudainement senti d’humeur un peu plus mesquine – peut-être, en un sens, était-ce sa réponse à son embarras et à l’humiliation qu’il avait eu l’impression de subir, heurté dans sa fierté de paparazzi ; s’il en avait une. Avec un petit sourire, T.J poursuivit :

- Ecoutez, Hughes. J’imagine que vous n’aimeriez pas que cette photo tombe entre de mauvaises mains ou soit utilisée par quelque torchon, non ? Je vais vous proposer un truc …

T.J s’était rapproché de Julian et tenait toujours son appareil photo contre lui comme s’il s’agissait de l’objet qui lui importait le plus à cet instant présent – ce qui était en partie vrai. Il ne fallait pas que Hughes ait l’idée de s’en emparer et de vérifier les pellicules, sinon l’idée du photographe était tuée dans l’œuf. James finit par dire à l’adolescent, tout en ayant l’air très sûr de lui :

- Bon. Pour une photo pareille, je devrais pouvoir toucher … 1000 ou 1500 dollars, et vous imaginez bien que je serais plutôt contrarié de renoncer à une telle somme. Alors, hum … peut-être que si vous me donniez autant, je ferais en sorte d’oublier cette histoire et cette photo, d’accord ?

Le photographe était clairement en train de faire chanter l’adolescent ; ce n’était pas dans ses habitudes et T.J éprouva aussitôt un vif dégoût de lui-même. Qu’est-ce qui lui prenait ? James s’était toujours cru être un homme de principes et de morale, et voilà qu’il agissait à présent comme un vulgaire escroc … et de surcroît pas l’un des plus futés. Julian Hughes était lycéen ; tout « fils de » qu’il était, c’était impossible qu’il ait une telle somme en liquide sur lui – mais James n’y avait pas songé et s’était contenté de proposer au jeune homme ce qui lui était venu en tête.

Il eut un vertige, qu’il dissimula tant bien que mal aux yeux de l’adolescent ; c’était peut-être la chaleur, ou bien la culpabilité – dans tous les cas, il détourna un instant le regard pour que Julian ne devine pas son trouble et profite de cet instant de faiblesse. Une belle blonde qui passait au même moment sur le trottoir d’en face en promenant un petit chien blanc, lui fournit, heureusement, le prétexte idéal pour regarder un instant ailleurs. James regarda à nouveau Hughes et lui fit un sourire un peu triste, comme s’il était désolé de sa propre proposition, qu’il jugea avec le recul indigne de lui.
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MessageSujet: Re: Busted ! [PV Julian Hughes][TERMINE]   Mar 29 Aoû - 12:43



Busted!
ft. T. James Goldstein


Cet homme avec son appareil photo m’avait tout l’air d’un paparazzi. Ma mère m’avait enseigné les moyens de les reconnaitre. Elle les haïssait. Elle disait qu’ils n’étaient en vie que pour se faire de l’argent sur notre image et sur nos malheurs. Elle disait que nombreux d’entre eux avaient essayé de briser sa carrière et sa vie. Et son enseignement était tellement bien ancré dans ma tête que je m’étais mis, moi aussi, à les haïr. J’avais appris à les éviter.

Et l’homme qui se tenait devant moi et qui bafouillait des excuses invraisemblables devait faire partie de cette secte qu’étaient les paparazzis. Des petits soldats de L.A.People. Jimmy Reed paraissait souvent dans L.A.People… Mais je n’avais pas envie d’y paraitre avec comme légende : « Julian Hughes sèche les cours ». Ma mère aurait vite fait de me punir pour être parti de l’école sans son autorisation. Et qui plus était pour voir Christopher North. Entre elle et Christopher, c’était la guerre depuis le divorce avec Hank. North défendait bec et ongles son frère. Et j’étais très mal à l’aise par rapport à toute cette histoire.

Je prenais le photographe de haut. Je réfutais ses excuses dont celle du casting qui me semblait stupide. Faire un casting de cette manière n’avait pas de sens. Quand je serais réalisateur, je n’utiliserais jamais cette technique. Un casting doit être rigoureux pour trouver les meilleurs acteurs. Chercher des personnes dans la rue était une perte de temps.

Mais, alors que le paparazzi serrait un peu plus son appareil photo contre lui, j’eus un stress. Et s’il avait réussi à me photographier ? Mon angoisse revint au galop alors que je le questionnais là-dessus. Il déclara que « oui » ce qui noua mon estomac. Je me pinçai les lèvres en fronçant les sourcils. S’il la vendait dans un magazine et que ma mère le lisait, j’allais en prendre pour mon grade. Et je n’en avais pas envie. Je passai ma main nerveusement dans mes cheveux alors que le photographe m’exposa le fait que je ne voudrais pas que la photo finisse entre de mauvaises mains. Il avait un deal à me proposer. Et je me rappelais que ma mère m’avait dit de ne jamais accepter les deals des photographes. Que c’était renoncer à mon honneur. Et ça renforça mon angoisse.

Il disait qu’une photo de moi valait plus de 1000 dollars… Et que, si je lui payais cette somme, il ne la dévoilera pas. Je me pinçai les lèvres. Je n’avais pas une telle somme sur moi.

-Je… Je n’ai pas autant d’argent sur moi.

J’avais un compte en banque avec, dessus, bien plus que mille dollar. Mais sur moi, je n’avais pas autant. Deux cent dollars tout au plus.

Je fronçai les sourcils. Cet homme essayait de m’extorquer de l’argent en échange de photos de moi. Ma mère avait raison. C’était tous des pourris. Et, en plus, il n’osait même pas me regarder en face en le faisant. Il détourna le regard un moment comme s’il était mal à l’aise.

Devant ce mouvement de faiblesse de sa part, je me repris parce que la colère montait de moi à l’idée de ne pas avoir d’échappatoire.

-Ma mère m’avait bien dit que les hommes comme vous étaient de pourris qui ne pensaient qu’à l’argent. Vous croyez que je me promène avec mille dollars sur moi ? Je suis encore à l’école et le risque de vol est élevé à L.A. Donnez-moi le film de votre appareil ou j’appelle la police pour tentative d’extorsion.

Je disais ça avec beaucoup d’assurance. Comme Jimmy Reed l’aurait fait.


@ Billy Lighter


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MessageSujet: Re: Busted ! [PV Julian Hughes][TERMINE]   Jeu 31 Aoû - 15:01

T.J avait l’impression de ne s’être jamais senti aussi mal ; sa tête lui tournait de plus en plus et il ressentait comme une faiblesse dans les jambes, à cause du stress de cette situation dont il avait du mal à garder le contrôle – et pourtant, malgré ces troubles, il ne ressentait pas la nausée habituelle qui le prenait lorsqu’il se faisait violence pour faire quelque chose qu’il abhorrait ; c’était cela, bien davantage que le reste, qui inquiétait surtout le jeune homme. Les autres symptômes, il pourrait volontiers les attribuer à la chaleur, s’il ne voulait pas reconnaître avoir été blessé dans sa fierté.

Il fallait qu’il garde le contrôle et qu’il paraisse le plus à l’aise possible, pour que l’affaire qu’il avait proposée à Julian Hughes se fasse. Celui-ci n’était qu’un adolescent, mais il était sans doute déjà bien habitué à traiter avec les paparazzis d’une manière ou d’une autre, même s’il tentait de les fuir ; car on ne pouvait pas fuir éternellement – surtout lorsqu’on était quelqu’un né de connu avant même le début de son existence. James Goldstein n’était sûrement qu’un obstacle de plus pour lui ; un obstacle qu’il surmonterait, sans doute comme de nombreux autres – mais le jeune photographe avait décidé de ne pas se laisser vaincre ; pas tout de suite. Il avait proposé un marché à Hughes.

L’adolescent lui donnait 1000 ou 1500 dollars, le prix que vaudrait probablement sa photo (qui n’existait pas, mais James était le seul à le savoir) au L.A People, et le photographe oublierait tout cette histoire ; qu’est-ce que c’était, un millier de dollars, pour quelqu’un comme Julian Hughes ? Avait songé le paparazzi avant de se rendre compte qu’il n’avait pas pensé à tout. Personne ne se baladait avec autant de billets verts sur soi, même une célébrité. Surtout une célébrité ; et dans une ville telle que Los Angeles, qui n’était pas la ville la plus sûre des Etats-Unis, mieux valait garder le minimum sur soi. James s’appliquait à le faire – il devait en être de même pour Julian Hughes.

- Je… Je n’ai pas autant d’argent sur moi, déclara Hughes, comme James s’y était attendu.

Le photographe soupira, frustré, agacé de son propre manque de discernement. Comment allait-il bien pouvoir se sortir de cette situation, à présent ? Il pouvait simplement prendre ses jambes à son cou et s’enfuir en espérant qu’on ne le poursuivrait pas, mais cela manquerait de distinction et T.J n’était de plus pas un lâche … alors il lui fallait faire face à cet imprévu ; et trouver une solution.

- Cherchez dans la doublure de votre veste sait-on jamais, ironisa le photographe en espérant faire croire à Hughes qu’il restait sûr de lui.

Peine perdue – il eut un vertige. La culpabilité, sans doute – faire des choses contre sa nature le rendaient parfois malade. James détourna un instant le regard, et Hughes profita de cet instant de faiblesse pour répliquer, avec une assurance plutôt déroutante pour son jeune âge :

- Ma mère m’avait bien dit que les hommes comme vous étaient de pourris qui ne pensaient qu’à l’argent. Vous croyez que je me promène avec mille dollars sur moi ? Je suis encore à l’école et le risque de vol est élevé à L.A. Donnez-moi le film de votre appareil ou j’appelle la police pour tentative d’extorsion.

« Ferme ta gueule gamin », pensa James dans sa tête en dévisageant Julian de la manière la plus condescendante qu’il le pouvait, dans une tentative désespérée de l’intimider pour qu’il le prenne au sérieux. Pour qui cet adolescent se prenait-il, se demandait James en souriant nerveusement. Appeler la police ? Pour quoi faire ? Ce n’était pas comme si le photographe l’avait menacé avec une arme pour lui sommer de lui donner tout ce qu’il avait sur lui … certes, Hughes le percevait peut-être comme tel, mais c’était le prix de la célébrité en un sens, n’est-ce pas ? On est célèbre, donc on devient riche, donc on attire les convoitises, les profiteurs et autres paparazzis dont James avait honte de faire partie, donc les problèmes … et il n’existe aucun problème qu’on ne peut pas résoudre avec quelques billets – ou si peu, et Hughes ne connaissait sans doute pas ce genre de problèmes.

T.J, qui avait retenu sa frustration trop longtemps, explosa finalement :

- Bon sang, vous croyez que je fais ça pour le plaisir ? Il n’y que l’argent qui m’intéresse, moi. Je préfèrerai plutôt être un artiste, mais je dois faire ce genre de choses pour me payer à bouffer en attendant que je puisse en vivre ! Vous pensez que ça m’intéresse vraiment, ce que foutent les putains de stars de leur journée ?! Les magazines pour lesquels je prends des photos, je les lis pas, moi, qu’est-ce que ça me rapporterait de savoir si tel abruti trompe machine avec une pute ou si tel fils de célébrité sèche les cours pour je sais pas quoi ? Ecoutez, reprit James plus calmement, je me fiche de savoir ce que vous faites là alors que vous êtes censé être ailleurs, Julian Hughes. Je me fiche même des conséquences qu’il y aurait si jamais cette putain de photo était publiée quelque part. Ouais, c’est un peu égoïste, mais j’en ai rien à foutre. Je veux juste …

Le photographe reprit une seconde son souffle et poursuivit :

- Je veux juste pouvoir faire ce que j’aime, vous voyez ? Mais en attendant, je suis obligé de faire le paparazzi, parce que c’est quelque chose qui rapporte bien si on y met un peu du sien … j’ai pas envie de nuire à qui que ce soit, mais je suis bien obligé, c’est le métier qui veut ça …

James avait enfin terminé sa tirade et il avait l’impression de n’avoir plus rien à dire. Et surtout, il se sentait beaucoup mieux, comme s’il s’était vidé de toutes ses inquiétudes et tous ses soucis ; de son dégoût de lui-même, aussi. T.J n’aimait pas son travail de paparazzi, mais que pouvait-il faire d’autre ? Le photographe avait déjà fait l’expérience du travail de bureau et cela lui avait déplu. Il avait aussi travaillé quelques temps dans un magasin, mais il avait l’impression qu’on le traitait comme un moins que rien et cela l’avait frustré ; alors il avait choisi de devenir un paparazzi …

- Ecoutez, Hughes, reprit très calmement James, je veux pas vous mettre dans la merde, je ne suis pas un voleur … vous avez quoi, cent, cent-cinquante dollars sur vous ? Vingt ou trente, même ? Donnez-les moi, on oublie ce qui s’est passé et on repart bons amis, d’accord ?

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MessageSujet: Re: Busted ! [PV Julian Hughes][TERMINE]   Sam 2 Sep - 11:33



Busted!
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Je n’avais pas mille dollars sur moi. Personne ne se promenait avec autant d’argent. Et je n’avais pas besoin d’une recommandation de mes parents pour déduire seul que se promener avec mille dollars s’était se mettre en danger. Ce paparazzi, en face de moi, cherchait à se faire de l’argent sur quelqu’un qui n’en avait pas. Je le lui avais pourtant dit. Mais il insista pour que je cherche dans la doublure de ma veste. Il profitait de mon statut et de la photo qu’il avait de moi pour m’arracher quelques billets. Dans quel monde vivait-on ? Je n’avais que 15 ans… Lui devait en avoir la vingtaine. Les paparazzis n’étaient que des profiteurs.

Et c’est là que l’homme me sembla avoir un moment de faiblesse. Et j’en profitai pour reprendre confiance et le menacer d’appeler la police. Et je savais que la police croira plus facilement le fils de Kate Julian et Don Hughes qu’un type inconnu avec un appareil photo. Il n’aurait aucune chance et n’aurait d’autre choix que de détruire toute les photos qu’il avait de moi.

Mais, au lieu de se déstabilisé, l’homme me regarda avec un air condescendant. Je fronçai les sourcils soutenant son regard. Et c’est là que l’homme explosa. Il déclara qu’il faisait ça pour vivre mais qu’il détestait ce métier. Il voulait être artiste. Et ajouta qu’il n’en avait rien à foutre de ce que faisaient les stars qu’il prenait en photo. Il se calma un peu avant de me dire qu’il se fichait des conséquences que pourrait avoir la publication de ma photo dans les journaux. Je fronçai les sourcils. Il voulait être artiste ? Tant mieux ! C’était même super ! Mais rien ne l’obligeait à être paparazzi. Il y a d’autres métiers bien plus louables que ça. Des métiers qui permettaient d’aider les gens en s’aidant soi-même. Celui de paparazzi n’aidait personne.

James avait juste envie de faire ce qu’il voulait. Et quand j’allais répliquer qu’il pouvait faire autre chose comme barman ou disquaire, il déclara que paparazzi, ça rapportait. C’est sûr que c’était plus lucratif de gagner 1000 dollars pour une photo que 800 en un mois de travail dans un bar. Mais c’est ça la vie d’artiste… C’est vivre dans la mouise jusqu’à toucher la gloire. James acheva ses paroles avec un deal qui me permettait de le payer bien moins cher. Juste ce que j’avais sur moi. Je soutenais son regard fronçant toujours les sourcils.

-Vous dites que vous vous fichez des conséquences que vos photos peuvent avoir. Je trouve ça mal. Je croyais les artistes plus sensibles que ça.

Je ne vivais pas dans une famille d’artiste. Mais j’étais le fils d’un type qui chapeautaient des artistes et leur permettait de sortir leurs albums. J’avais des amis artistes comme Jess Kurtz et Olivia Cortez. Les deux filles étaient sensibles à leur manière. Et je savais qu’elles ne se fichaient pas des autres. Mais l’égoïsme d’ l’homme ne montrait pas cette sensibilité. Il se fichait que, si ma mère tombait sur ma photo, j’allais souffrir.

Je sortis mon portefeuille. Il y avait 150 dollars dedans. Je les lui tendis.

-Voilà. Je n’ai rien de plus… Je n’aime pas payer les paparazzis égoïstes… Mais je n’ai vraiment pas le choix. Mais vous devriez vraiment changer de métier. Vous devriez faire des photos de fêtes ou des choses comme ça. Ou être barman. Ou autre chose. Je sais pas moi… Mais je ne veux pas payer de ma personne parce que vous n’arrivez pas à percer comme artiste… C’est pas juste.

J’étais amer et je ponctuais mon discours de petites moues déçues. Je le regardai droit dans les yeux.

-Maintenant, donnez-moi le film de l’appareil. Je ne veux pas avoir payer pour rien.

Je tendis la main vers lui pour qu’il me le donne. Je n’étais pas bête au point de le laisser partir comme ça.



@ Billy Lighter


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Busted ! [PV Julian Hughes][TERMINE]

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