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 A New Door (1979) [HOT] [PV Bailey][TERMINE]

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Cash Izbel


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MessageSujet: A New Door (1979) [HOT] [PV Bailey][TERMINE]   Sam 26 Aoû - 13:30



A New Door
ft. Bailey Raphaël


Nothing Lasts Forever… Où que j’aille aujourd’hui à L.A., le son de ma guitare et la voix si particulière de Billy m’accompagnait. Nous avions créé et ouvert une nouvelle porte qui donnait accès sur une nouvelle facette de L.A. qui nous était encore inconnue.

Plus d’argent, plus de filles, plus de gens gravitaient autour de nous. Lenny disait : « C’est une nouvelle vie qui commence pour vous. » Alors que le titre même de l’album en marquait déjà la fin, comme une évidence.

The Lightening était un éclair. Et un éclair ne durait que quelques millièmes de secondes.

L’effervescence, cet énorme bourdonnement de L.A. que l’on avait réveillé en donnant un coup de pied dans la fourmilière qu’elle était, était assourdissant. Et à l’heure où chacun se demandait comment gérer cette célébrité toute neuve, moi, je ne demandais qu’à rentrer à la maison… Dans le Désert… Et en ramener quelques grains de sable collés aux paumes de mes mains comme je l’avais fait une fois devant Joan.

Mais mon passeur avait disparu… Je ne savais pas où était Delfino… Je ne pouvais plus franchir la frontière entre ce monde et le mien pour redevenir le Serpent. Pas sans la poudre du passeur. Il me faudrait encore quelques années avant de pouvoir le faire même dans les périodes de diète imposées par Billy.

Aujourd’hui, cependant, personne ne se privait de rien. Nous étions des rockstars désormais et tout nous était permis, tout nous était ouvert.

Tout, sauf cette porte juste devant moi. La porte des toilettes crasseuses du Dizzy où j’avais pensé trouver Delfino. Mais derrière le comptoir, il n’y avait qu’une jeune femme aux gestes mal assurés qui ne ferait sans doute pas long feu…

Assis sur le siège loin d’être immaculé, ma tête pendant en arrière, mes yeux mi-clos étaient fixé sur cette porte, que j’avais laissée déverrouillée, qui portait des tags et des gravures que je rêvais être des runes mystiques, la clé qui me permettrait de l’ouvrir et de laisser mes pieds nus s’enfoncer dans le sable brûlant.

Une petite pipe ? 310-548-4578 xxx
SNIPER JE T AIME !
Michael a une petite bite !
Baise-moi !
fuck You
April petite salope !

Tremblant légèrement, de manque et de concentration, j’essayais de passer, de traverser… J’avais l’impression de, déjà, entendre les rires et les murmures des Déesses de l’autre côté de la porte. Les mêmes Déesses à l’origine des runes vulgaires… J’avais l’impression d’être tout près alors que, pourtant, je ressentais encore trop clairement L.A., et le siège des chiottes des toilettes des femmes sur lequel j’étais assis à admirer une porte, simple paroi de bois dégradée par des adolescentes alcoolisées dont quelques représentantes, de l’autre côté, se remaquillaient et se recoiffaient en riant.

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Dernière édition par Cash Izbel le Mer 27 Sep - 11:47, édité 1 fois
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Bailey Raphaël


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MessageSujet: Re: A New Door (1979) [HOT] [PV Bailey][TERMINE]   Dim 27 Aoû - 1:25



A New Door (1978)
ft.  Cash Izbel




Le Dizzy, antre de la débauche et de l’infamie. Fréquenté par à peu près toutes les classes sociales, personne cependant se vente d’y traîner. Il y a plus d’histoire, de véritables légendes urbaines qui commencent par « Un soir, au Dizzy… » que par toutes autres choses.

J’y suis embauché depuis quelques semaines seulement. Derrière le bar, je suis nerveuse et j’échappe les verres qui me glissent d’entre les mains comme une barre de savon.

Je fini par changer de place, comme serveuse de salle. J’ai pour tâche de proposer des shooter aux clients déjà bien imbibés. Ça me plait bien plus que derrière le bar ou j’ai plus d’inter action avec les clients mais de ce fait, j’éprouve de la difficulté à rester sobre le temps de mon quart de travail.

On me propose de partager des rails de coke ou encore, de fumer un joint avant de retourner arpenter le plancher pour vendre mon alcool.

Je ne saurais reconstituer l’historique de ma consommation tant elle est diversifié et imposante. C’est un miracle que je ne tienne encore sur mes deux jambes. J’échappe mon plateau à quelques reprises quand ce n’est pas que je distribue plutôt gratuitement les verres, trop  shooté pour penser à faire payer.

J’finis par laisser mon cabaret sur une table, me laissant guider par un homme plutôt entreprenant jusqu’aux toilettes des femmes. Fallait bien s’y attendre, l’endroit n’est pas vide. C’est plutôt un attroupement de jeunes femmes qui se poudre le nez, mais de maquillage.

- On fou le camp, Mesdames !

Y’a pas le feu, que je me dis. Mais le ton sur lequel il ordonne n’engage aucune argumentation et nous sommes bien vite tous les deux seuls. De près,  il n’a rien de bien séduisant. Il est même plutôt repoussant. Il m’empoigne par les épaules et vient me plaquer contre le mur opposé aux lavabos.

- Easy Cowboy !, m’exclamais-je, tu me fais mal !

C’est à peine s’il réagit à ce que je viens de lui dire.  De nouveau, il m’empoigne et, me faisant tourner avec une facilité surprenante, me plaque de nouveau, contre la porte d’une cabine cette fois.

- Non, mais arrête !  Tu me fais mal ! Ça suffit, tu me lâche maintenant !

-  Je sais que t’es pas qu’une serveuse, t’es une pute aussi et t’as pas à me dire quoi faire tant que je te paie à la fin !

J’émerge un peu de mon brouillard comprenant que le mec, en fait ce qu’il veut c’est de prendre son pied en me tabassant. Et j’ai beau pousser contre son torse pour m’en dégager, sa poigne sur mes bras se fait toujours plus ferme au point où j’en perds la mobilité de mes mains.

Alors y’a rien à faire d’autre que de serrer les dents et attendre que ça passe…


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MessageSujet: Re: A New Door (1979) [HOT] [PV Bailey][TERMINE]   Sam 2 Sep - 19:14



A New Door
ft. Bailey Raphaël


L’ambiance changea, les Déesses se turent… Il y eu des gloussements, des claquements puis des protestations à la suite d’une voix d’homme. Je captai le changement sans pour autant le comprendre ni chercher à le comprendre.

Mais je sentis la tension, l’agressivité et la peur. Mes muscles se tendirent mais ma tête restait basculée en arrière, mes yeux rivés sur la porte. Je me concentrai. Il fallait que je passe de l’autre côté, car ce monde redevenait mauvais. L.A., ma mère, avait de nouveau attrapé une proie et comptait bien la détruire jusqu’à ce qu’il n’en reste rien.

Je ne voulais pas sentir ça. J’aimais L.A., mais je la redoutais aussi.

Je voulais la douceur et la chaleur du Désert. Son silence.

La porte trembla brutalement sur ses gonds au moment même où je me concentrai sur elle. Je ne fis aucun mouvement si ce ne fut le sourire vague qui se dessina sur mes lèvres.

Encore un effort. Mais sans la poudre du passeur, il me fallait redoubler de volonté.

La porte trembla encore, cria même, comme si je tentais de la violer. Mes muscles se tendirent plus fort encore…

Et la porte céda, s’ouvrant grand…

Pour laisser une Déesse me tomber dans les bras.

Tel un cobra furieux, ma tête se redressa et mes yeux noirs, dont je sentis les pupilles devenir celles du Serpent se posèrent sur l’hideuse créature dont L.A. avait choisi de se servir ce soir pour se nourrir des âmes.

Je sifflai entre mes dents, un long sifflement reptilien qui figea sur place la créature alors que je soutenais sur mes genoux celle qui y était tombée.

Tout petit déjà, j’imitais les cris des animaux bien mieux que je ne maîtrisais les mots employés par les hommes, avec leurs doubles, triples sens, leurs sous-entendus, leurs montages complexes de mensonges. Je préférais le langage simple des chats libres, des chiens dociles, des lézards silencieux. Mais celui que je préférais était le sifflement du serpent, à peine audible, mais qui faisait frissonner de fascination et de terreur.

-Dégage, le nègre !

Mon sifflement se changea en l’un des bruits animal que je maîtrisais le mieux alors que, dans l’état d’esprit dans lequel j’avais essayé de me plonger, j’avais déjà un pied dans le Désert.

La crécelle du crotale.

J’avais resserré mon étreinte sur la Déesse, pour qu’elle ne prenne pas peur et ne puisse pas s’enfuir, mais ne quittai pas l’horrible créature du regard.

L’homme hideux blêmit.

-Taré.

Et s’en alla, la porte se refermant sur nous, assis sur le trône puant du plus grand sanctuaire de débauche de L.A.

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MessageSujet: Re: A New Door (1979) [HOT] [PV Bailey][TERMINE]   Dim 3 Sep - 1:54



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Des clients brusques, j’en ai connu plus souvent qu’autrement. Mais  ce soir, c’est tout autre chose. C’est gratuit et loin d’être  un jeu de rôle dans lequel je dois me restreindre dans la peau d’une soumise volontaire.

Il vient me plaquer, dos contre le mur de la salle de bain pour mieux se reprendre et m’envoyer contre la porte d’une des cabines.  Je sais déjà que je perds mon temps à tenter de le tempérer, je vais passer un sale quart d’heure.

Son visage, à quelques millimètres du miens, crache son opinion peu flatteuse de qui je suis alors que son haleine, puant l’alcool et une mauvaise hygiène buccale  me lèche comme la vipère qu’il est.

Je ne suis pas assez forte pour le repousser, d’autant plus qu’il vient me serrer les avant bras pour m’empêcher de le repousser et que,  encore une fois, il me plaque contre la porte qui cède me faisant basculer vers l’arrière mais au lieu de me retrouver  cul sur la cuvette crasseuse, c’est sur  des cuisses musclées que j’atterrit.

L’histoire démontrera plus tard que je ne tombe jamais sur quelqu’un par hasard.

Les deux hommes se toisent alors qu’un siffle entre ses dents tel un serpent et l’autre invective, seul défensive qui semble lui rester. Il fait moins le malin maintenant qu’il se retrouve devant un adversaire à sa taille… du moins, une fois qu’il sera debout, je l’espère.

Mais le sifflement  vient à bout de la patience de mon « assaillant » qui abandonne, tournant les talons et quittant la pièce non sans une dernière insulte.

Je pousse un soupire de soulagement en fermant les yeux quelques instants. J’ai la tête qui tourne, à force de m’être fait secouer. J’en ai mal au dos, si ça se trouve, j’ai un truc de déplacé.  J’viens masser mon coup, en grimaçant légèrement de douleur.

En ouvrant les yeux, je souris à l’homme qui me tient toujours contre lui et je viens lui  replacer les cheveux qui lui tombent sur le visage.  J’ai envie d’y mêler mes doigts tant ses bouclettes  sont épaisses et  soyeuses.

- J’ai pas fini mon service… mais j’crois que de toute façon, je n’ai déjà plus de boulot

M’en fou… ce boulot ne me plaît pas plus que ça et de toute façon.  Je préfère… en fait je sais pas ce que je préfère.  Faire la rue c’est pas glorieux, surtout avec un Ricardo en permanence sur mes talons mais en même temps,  je n’ai pas de meilleures options.

Ce n’est que maintenant que je réalise que l’homme sur lequel je suis assis est lui-même assit sur une cuvette et je me penche  sur le côté, jusqu’à ce que je constate qu’il porte son pantalon.  J’avoue, j’aurais été très gênée de me retrouver sur quelqu’un qui se soulage, dans la mauvaise salle de bain.

- T’es ok ?  Parce que t’es quand même  assit sur les chiottes des filles du Dizzy… Y’a mieux comme endroit pour « réfléchir ».  

Je me lève et je m’étire, faisant craquer involontairement mon cou mais le soulagement que j’en retire est bien là.  Puis tendant la main  au beau frisé je lui propose de quitter cette salle de main crasseuse.

- Sauf si tu as préfère vraiment rester ici, dans ce cas là je vais te fausser compagnie.

Je lui fais un clin d’œil  me tassant de la porte qui pend de ses gonds après m’avoir reçu brusquement contre elle.  J’espère assez qu’il acceptera de me suivre, mieux encore qu’il nous guidera autre part, n’ayant pas très envie de revoir l’autre connard mal baisé.


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MessageSujet: Re: A New Door (1979) [HOT] [PV Bailey][TERMINE]   Sam 9 Sep - 15:27



A New Door
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Le monstre prit la fuite face au Serpent. La Déesse, sur mes genoux, vomie par L.A., me sourit et je lui offris un vague sourire en retour alors qu’elle dégageait des boucles de cheveux noirs de mes yeux de la même couleur. Je sentis mes pupilles redevenir celles de l’humain que j’étais forcé d’être dans les rues de Los Angeles… Le guitariste de The Lightening, essayant de donner un avant-goût de mon monde à ceux qui étaient coincés dans le réel de Billy.

A Billy lui-même.

La Déesse parla de fin de service, de boulot qu’elle n’avait plus… Je penchai la tête sur le côté comme si aucun de ses mots ne faisait sens, ce qui n’était pas loin d’être le cas.

Mon étreinte sur elle s’était relâchée dès que l’horrible monstre qui lui voulait du mal avait disparu, et elle en profita pour se tortiller sur moi et fixer mon entrejambe, ce qui me fit sourire. Elle me demanda ensuite si j’étais « ok ».

-Je suis ok…

Je lui désignai la porte de l’index.

-J’essayais de passer…

Je laissai retomber mollement mon bras marqué de multiples petites morsures de seringues, autant de voyages vers le Désert… Désert dont j’avais dû me tenir éloigner le temps de la création de l’album.

-Mais je n’y arrive pas…

Mon regard vaguement désespéré se dirigea sur elle, déjà debout. Petite, qu’elle était, mais sculptée par un artiste à la fois généreux et trash. Le genre de femme qui attirait automatiquement mon regard et mon désir auquel je ne mettais aucune limite.

Elle me tendit la main comme une invitation et j’y glissai doucement la mienne.

-Je veux rester avec toi.



Je me levai et d’un pas mal assuré, presque zigzaguant, embaumant le Jack Daniel’s à des kilomètres, je la suivis hors du sas que j’avais cru pouvoir utiliser comme un tremplin vers mon monde. De retour dans la salle principale du Dizzy, je vis tout : les créatures aussi étranges et magnifiques les unes que les autres, colorées comme les néons qui clignotaient tout autour de nous… Impossible parfois de déterminer qui était mâle ou femelle dans ce décor fantasmagorique saturé de paillettes…

Et la voix de Billy… Qui répétait sans cesse la même question…

Where Do We Go ? Where Do We Go Now ?

Sans jamais vouloir me suivre.

Mais la Déesse, elle, me suivait car c’était maintenant moi qui la menais vers l’avant, serpentant à travers la foule, me laissant guider par L.A. Par mon instinct.

C’est dans les coulisses réservées aux artistes, et dont personne ne me barra le passage, que je l’emmenai… Jusqu’à l’inviter à s’asseoir dans le fauteuil de cuir défoncé par nombres de groupes avant nous… Mais qui, le temps de la vie éphémère de The Lightening, serait nôtre.

Elle assise dans le fauteuil, je m’agenouillai devant elle, pécheur perdu et en manque.

-Tu t’appelles comment, Déesse ?

Puis, penchant la tête sur le côté.

-Tu peux me faire voyager ?

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Bailey Raphaël


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MessageSujet: Re: A New Door (1979) [HOT] [PV Bailey][TERMINE]   Dim 10 Sep - 3:04



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Je n’ai aucune idée de pourquoi je me suis obstinée une fois de plus à vouloir entrer dans les rangs des «  bonnes personnes » en me trouvant un poste au Dizzy puisque de toute façon, je sais pertinemment que je ne suis pas faite pour ça. Je n’ai aucune discipline et j’aime trop perdre mon temps. Un jour, je vais peut-être le comprendre.

Et ce soir, j’fais la preuve, une nouvelle fois que je n’ai pas de sérieux en abandonnant mon cabaret sur une table pour suivre le premier venu qui propose quelques minutes. Sauf que le cowboy est un petit peu trop brusque à mon goût et fini par me faire passer au travers de la porte du cabinet d’aisance.

Un mal pour un bien. Un plus que très bien même.  Je me retrouve assise sur un Apollon bouclé aussi sexy que mythique.  Debout, je lui tends la main pour l’aider à se relever. Il semble en avoir besoin et ce n’est pas l’endroit que je privilégie pour faire connaissance.  Il a clairement besoin de compagnie.

- Ça tombe bien, je n’ai pas l’intention de te laisser seul, trésor.

Je nous guide hors de la salle de bain des femmes, rejoignant la salle principale du Dizzy, bruyante et grouillante de corps en transe sur la piste de danse, nous frôlant aussi sensuellement qu’involontairement. Les rôles s’inverses dans un jeu de pieds qi m’échappe et c’est maintenant lui qui m’entraîne plus loin.

Les loges du Dizzy sont aussi célèbres pour leur usage hors norme. Si les bands s’y terrent avant leurs prestations, elles sont le théâtre de toute autre chose  le reste du temps.  Mon gaillard sait exactement là où nous allons, une petite loge désuet dont le mobilier, plus que défraîchit n’inspire pas autre chose qu’une gymnastique de contorsionniste.

Mais c’est sur un vieux fauteuil de cuir dont les ressorts me tapent le cul plus que les mains baladeuses des clients qu’il me fait prendre place avant de lui-même s’agenouiller devant moi.

- Bailey… Je m’appelle Bailey, comme l’alcool

C’est tout de même pas banal comme prénom puisqu’on me dit souvent que j’enivre les gens d’un regard. Et j’aime ça. C’est peut-être même à cause de mon prénom que j’ai développé une fascination pour le whisky.

Je m’étire paresseusement, levant mes deux bras  pour les croiser au dessus de ma tête. L’homme a une requête et je crois être en mesure de la satisfaire. Encore faut-il cependant être en accord sur le moyen d’y arriver.

- Tu veux aller où bébé ?

Je fais redescendre mes bras derrière ma nuque, y laissant une main alors que l’autre descend lentement sur mon cou puis, sur mes seins que je prend le temps de souligner  avant de relever ma paume et de faire « courir » mon majeur et mon index depuis ma poitrine jusqu’à mon nombril.

- Il y a tant de façon de voyager, le truc c’est que j’suis addictive… Quand on voyage avec moi, on ne veut plus jamais me quitter ensuite. T’es certain que t’en a envie ?

Je me penche alors vers lui, entortillant une mèche de ses cheveux autour de mon index, le regardant intensément dans les yeux.

- De quelle façon veux-tu voyager ? , lui murmurais-je avant de l’embrasser.


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MessageSujet: Re: A New Door (1979) [HOT] [PV Bailey][TERMINE]   Sam 16 Sep - 20:29



A New Door
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Bailey… Elle s’appelait Bailey comme l’alcool. Délicieuse Bailey tombée du ciel… Assise là, sur ce fauteuil de cuir défoncé du Dizzy Warhol qui avait dû en voir d’autres, elle semblait tout à fait à sa place dans ce monde… Elle était une fille de L.A., pas une favorite, mais pas moins légitime qu’une autre pour autant.

A genoux devant elle, devant son trône de fortune, je n’étais qu’un pauvre pécheur ayant une requête, une demande pour la déesse qu’elle était.

Je n’avais pas pu ouvrir la porte… Je n’avais pas pu fouler le sable du Désert et encore moins prendre la forme du Serpent.

Alors, solennellement, je lui avais demandé si elle pouvait me faire voyager, si elle pouvait m’aider… J’étais un fils de L.A., moi aussi... Né ici… Mais je savais que notre mère en apparence si monstrueuse, effrayante et impitoyable recelait d’autres mondes, si on savait où chercher. Si elle nous en donnait la clé…

Mais Billy m’avait retiré ma clé.

Est-ce qu’elle avait une clé ?

Il semblait bien qu’elle en ait une, car elle me demanda où je voulais aller. Je baissai la tête, un peu honteux…

-J’ai tourné le dos à la porte de mon monde… Pour un ami…

Puis, mes yeux noirs se relevèrent vers elle, absorbant les siens.

-Je ne peux pas aller dans le Désert mais tu peux m’emmener dans ton monde à toi ?

La Déesse fit la belle, une nymphe plus qu’une véritable divinité, en réalité, au vu du désir que ses gestes langoureux sur son propre corps provoquaient en moi. Elle annonça être addictive, elle voulait que je sois sûr. Je souris, me rapprochant pour me placer entre ses genoux.

-Il est trop tard pour moi. Je suis déjà accro aux voyages.

Je penchai la tête sur le côté, les yeux mi-clos.

-On m’appelle le Shaman.

La nymphe se pencha alors vers moi, ne quittant pas mes yeux des siens et je sifflai, non plus menaçant comme je l’avais été face à la créature, mais sensuel… Jusqu’à ce que nos lèvres se rencontrent pour de bon dans un baiser qu’elle avait décidé d’offrir…

Et il n’y avait qu’une offrande à offrir à une nymphe, en échange d’une prière exaucée.

Mon corps serpenta pour rejoindre le sien sur le divan de cuir et je l’amenai à s’allonger confortablement sur ce dernier… Je n’avais pas droit à la poudre du passeur, mais il n’y avait meilleur moyen de transcender le réel que de ne faire qu’un avec l’une des créatures magiques que recelait Los Angeles.

Je savais que c’était souvent dans les endroits les plus improbables et crasseux que l’on pouvait trouver les plus pures d’entre elles.

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MessageSujet: Re: A New Door (1979) [HOT] [PV Bailey][TERMINE]   Lun 18 Sep - 3:54



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On peut dire que je bénéficie d’un revirement de situation plus qu’avantageux et délicieusement envoûtant.  À genoux devant moi, il me demande de l’aider à voyager.  Je comprends bien sa requête et les sous entendu qu’elle recèle.

Ce n’est pas moi de toute façon qui refuserais d’aider une âme en détresse. Surtout quand elle m’a tiré d’un mauvais pas avec un aplomb incontestable.

- Pour des amis, parfois, il faut savoir quitter notre chemin pour en découvrir de nouveaux.

Il veut aller dans mon monde, et je veux l’y amener. Il vient alors se placer entre mes genoux en m’avouant qu’il est trop tard pour lui, puisqu’il est accro au voyage. Parfait, nous sommes sur l même longueur d’ondes.

Il se présente comme étant connu sous le patronyme de Shaman. Il porte bien son nom puisqu’il m’a envoûté au premier regard. Je me penche vers lui, sans hésitation aucune et je l’embrasse, sincèrement, délicatement.

Ne faut pas plus au Shaman pour se redresser, m’invitant silencieusement à m’allonger sur le divan crasseux.  Il ne pèse pas sur moi, nos corps communiquent, se parlent, et respirent enfin.

Ses lèvres, chaudes, m’électrisent.  Peut-être sommes nous sur le point de découvrir un nouveau monde, loin de ce que nous vivons actuellement. Ce peut-il que la force d’attraction de deux corps peuvent faire s’élever l’âme tourmenté en une passion lucide ?

- Là où j’irai, je t’y amènerai.  

J’dis ça, propulsée bien haut par la candeur du moment.  J’ai beau être une prostituée, il y a de ces hommes qui éveillent en moi des choses que je ne me permets pas de ressentir en temps normal.

Je lui dois un peu de magie en retour. C’est en glissant la main dans la poche de mon jeans que je ressors un sachet de cocaïne. Déjà entamé mais suffisant pour nous deux, pour quelques instants de légèreté.

Si je ne lui montre pas dans un premier temps, c’est pour mieux retirer mon haut et lui servir de quoi payer son droit de passage sur mon ventre plat.  Je pose ma main sur son épaule, le distançant le temps de tracer une fine ligne aussi droite que me le permet mes contractions abdominales sur mon épiderme.

- On se rejoins quand t’es prêt !

Ma main vient se perdre dans sa tignasse épaisse.  J’ai bien envie qu’il me prenne sans plus attendre. Qu’on partage ce petit bout de chemin ensemble, sans regarder en arrière.


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MessageSujet: Re: A New Door (1979) [HOT] [PV Bailey][TERMINE]   Mer 27 Sep - 11:47



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La nymphe me semblait la seule chose vraiment tangible dans la minuscule loge du Dizzy. C’était à cela que je reconnaissais les gens qui vivaient vraiment, tout comme Billy ressortait aussi dans ce monde… Parce qu’il vivait vraiment.

Vivre vraiment impliquait une dangereuse part d’autodestruction, car la vie n’existe réellement que lorsqu’elle est mise en relief par la Mort.

La Mort dont Billy avait tellement peur.

La Mort qui était mon amante.

Ondulant doucement, à genoux entre les cuisses de la nymphe, j’ondulais lentement. J’étais le Serpent, et j’étais charmé par Bailey, par ses yeux sombres qui renfermaient bien plus que ce que la majorité des gens voulaient y voir.

Moi, le Shaman, je voyais.

Là où d’autres ne voyaient qu’une prostituée défoncée, je voyais la créature mythique que L.A. avait fait d’elle et que seuls les initiés, les véritables enfants de L.A., pouvaient déceler en elle.

La nymphe, une magnifique créature vouée au plaisir… Mais, plus profondément, porteuse du germe de la folie… Une folie contagieuse.

Une passeuse, aussi, mais qui me donna l’impression d’être un privilégié.

Je l’embrassai, doucement, payant mon droit de passage. Delfino marche aux billets verts… Bailey marche au plaisir. Je le sentais dans la moindre fibre de son corps alors que je m’allongeais sur elle.

Mes mains voyageaient sur son corps de chair et de sang, sur ses fesses, sur ses cuisses prisonnières du jeans qu’elle portait.  Elle promit de m’emmener avec elle et je savais que, pour ce faire, il faudrait que nous ne fassions plus qu’un… Un voyage que je ferai volontiers.

Quand elle me repoussa doucement, je me laissai faire, docile. Je n’arrivais pas à traverser seul et je ne pouvais ne m’en remettre qu’à elle… Je lui souris, rêveur, alors qu’elle traçait une ligne immaculée sur son ventre qui montait et descendait au rythme de sa respiration. Je le regardai quelques secondes, cette ligne fascinante, mon ticket d’entrée vers le monde de Bailey. Mais je regardais aussi son corps, ses courbes envoutantes.

Je vins chercher un baiser sur ses lèvres avant de m’employer à la rejoindre, descendant entre ses seins nu en parsemant mon chemin de baisers, comme dans ce conte pour enfant, comme pour ne pas me perdre et pouvoir retrouver la voie de ses lèvres et de son regard.

Arrivé à destination, j’inspirai un grand coup, absorbant la poudre qu’elle m’offrait afin de l’accompagner. Ce n’était pas ma poudre habituelle… La mienne demandait un rituel plus long, plus complexe, pour être injectée directement dans mon sang.

Mais ce soir, je suivais le guide.

La poudre disparue, je continuai à descendre pour débarrasser la nymphe de tous les atours de ce monde dont elle n’avait plus besoin. Je me baladais, pour ma part, toujours à moitié nu, même en pleine ville, parce que je n’étais toujours qu’à moitié présent.

Et ce fut lorsque j’eus enlevé son jeans et le dernier sous-vêtement qui lui restait que je découvris l’entrée de son monde, chaude et humide, ne demandant qu’une chose…

J’embrassai ses hanches, son nombril, son ventre, doucement, puis ses lèvres intimes, langoureusement… Avant de remonter vers sa bouche et de la faire mienne, le cuir de mon pantalon de plus en plus gênant de frottant sans aucune gêne contre cette porte qu’il me tardait de franchir.

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MessageSujet: Re: A New Door (1979) [HOT] [PV Bailey][TERMINE]   Mer 4 Oct - 22:03



A New Door (1978)
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Ses yeux noirs suivent mes moindres faits et geste alors que je saupoudre sur mon ventre, assez de coke pour lui offrir un accès rapide et efficace vers mon monde, là où je veux l’amener. Là où j’ai tout autant besoin que lui de me retrouver.

Il vient d’abord m’embrasser, puis lentement descend sur mon corps, l’effleurant de ses lèvres charnues jusqu’à ce qu’il puisse inspirer la coke à même mon épiderme.  J’en frissonne, me mordillant la lèvre satisfaire. Je renverse la tête vers l’arrière alors qu’il continu son exploration de mon anatomie me retirant mon jeans et mon string dans le mouvement.

Je suis nue, sous son regard mordant. Jamais je n’ai eu de complexe à me retrouver nue devant quelqu’un. Ça serait tout de même un peu embêtant pour une prostituée. Mais  sous les yeux du Shaman, j’ai l’impression d’être une entité particulière, une pièce de sa collection.

L’objet de son putain de désir !

Et c’est franchement excitant que de le penser, de le croire.

De sa bouche, il honore mes hanches, mon ventre en détaillant les subtilités de mes courbes. Mon  dos s’arque déjà alors qu’il fait route vers mon antre bouillant. J’accueille sa première communion d’un frêle  gémissement, portant mes bras au dessus de ma tête pour m’accrocher au coussin du grand fauteuil.

J’ondule au rythme de ses baisers sur mes lèvres intimes, exaltant de gémissement que je ne contrôle déjà plus.  Il est d’un autre genre, d’un autre monde, ça se sent. Il n’a pas besoin de faire plus pour  que je le comprenne.

J’en suis presque choquée quand il cesse pour revenir s’emparer de ma bouche que je lui offre sans aucune résistance, goûtant à la fois mon excitation et sa fougue  alors que nos langues se caressent.

Son pantalon est maintenant la seule entrave entre nous deux et il m’apparaît plus qu’évident qu’il n’y est plus confortable. Ma main sur sa proéminence  ne me fait aucun doute. Autant que son souffle chaud qui vient effleurer ma peau lorsqu’il  expire fortement sans quitter ma bouche de la sienne.

Je cherche à tâtons, non sans prendre le temps de le caresser au travers du cuire de cette enveloppe qui lui sert de vêtement.  Je le découvre au travers jusqu’à ce que je vienne trouver les lacets qui lui servent d’attaches, Je tire sur un extrémité lentement, presque trop lentement pour le désir qui m’anime.

Je m’inflige autant qu’au Shaman cette torture lancinante que pour le plaisir de faire durer l’attente. Puis sur la seconde qui vient ouvrir les pans du pantalon de cuire. Il n’y en a plus pour longtemps puisque je rabaisse le cuir jusqu’à ses genoux, le découvrant nu a son tour.

J’en souris en me redressant, interrompant le baiser que le temps de me dégager de lui pour le faire s’assoir sur le divan empreint d’histoires toutes aussi intéressantes que la notre.

- C’est toi qui me demande de voyager, pourtant c’est moi qui aie envie que tu m’amène avec toi… loin… très très loin !

Sur ses genoux, je m’installe, mes genoux de chaque côté de ses cuisses. Je passe lentement ma main dans ses cheveux, replongeant mon regard dans le sien.  Il a un monde secret derrière ses prunelles noires comme la nuit.  Et je veux en faire partie.

Je bouge ce qu’il faut, juste assez pour qu’il puisse franchir le cap, entré dans mon univers. Je bouge encore, un peu plus, et je n’arrête plus, posant mes mains de chaque côtés de sa tête contre le  coussin du  fauteuil.

Ma tête se penche vers lui à la recherche de ses lèvres.


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MessageSujet: Re: A New Door (1979) [HOT] [PV Bailey][TERMINE]   Ven 6 Oct - 18:54



A New Door
ft. Bailey Raphaël


Alors que je découvre les courbes du monde de la nymphe, douces et magnifiques comme les dunes de mon propre Désert, la poudre qu’elle m’a offerte explose en milliers d’étoiles dans mon cerveau. Je la parcours doucement, Shaman aventurier en terres inconnues et pourtant, j’en ai parcourus, des corps de femmes, depuis mes 12 ans, perfectionnant à chaque fois mes méthodes pour prendre et donner du plaisir.

Mais la poudre est un piège, car, habitué à la poudre de Delfino, mon passeur, celle de la nymphe a un effet tout opposé, excitant les sens, augmentant la force, étrécissant les pupilles plutôt que de les dilater. Je vois… Bien plus clair que je ne le voudrais, probablement. Héroïne, cocaïne, à quelques lettres près, on entre dans un monde ou dans un autre.

Et celui de Bailey est un monde de plaisir et c’est donc mon corps et non mon intellect qui explose et ressent.

Tout est plus fort, tout est plus vrai, à défaut d’être réellement profond, car tout, hormis le plaisir, perd son sens et le sexe devient la seule et unique raison d’être et de vivre.

Ma tête perdue entre ses cuisses, je viens siffler du bout de ma langue des mots magiques qui résonnent contre le point le plus sensible de son anatomie, avant de remonter chercher ses lèvres ainsi que la clé de ma libération. L’autorisation d’entrer dans son monde.

Elle me libère et je me tends vers elle de toute ma virilité puissante et affamée. Son corps appelle le mien, irrésistiblement, pour une communion aventureuse et sans lendemain.

C’est elle qui change la donne et notre position, me désorientant agréablement alors que ma tête se retrouve relâchée en arrière contre le dossier fatigué du divan. Sa main se perd dans la jungle de mes cheveux alors que moi, je ne mets pas longtemps à accéder à ses désirs et aux miens. Je plongeai en elle comme dans un agréable océan, profond et chaud et j’en souffle de plaisir.

La poudre me rend plus fort, plus excité aussi et mes hanches arrivent à soulever la nymphe comme pour la faire décoller alors que j’essaye de plonger plus profond en elle, encore et encore, ne pensant plus aux limites imposés par nos corps humains, mortels et trempés de sueur.

Mes deux mains partent de ses fesses et remontent jusqu’à ses seins pour les presser doucement… Mes sifflements excités se changent en gémissements et je finis la tête enfouie entre ses seins, léchant avidement le reste de poudre qui s’y trouve.

Jusqu’à ce que je finisse par exploser en elle dans un orgasme intense augmenté par les effets de la cocaïne.

Et alors que je la regarde dans les yeux, alors que mes muscles se détendent lentement, mes fesses s’enfonçant à nouveau dans le cuir défoncé du divan, je murmure, un murmure sifflant…

-L.A. a décidé qui tu seras…

Je reprends mon souffle, quelques inspirations en fermant les yeux avant de lui glisser dans le creux de l’oreille.

-Son avenir grandira dans ton ventre.

Mes muscles se contractent alors brusquement, effet secondaires d’une drogue que je ne connais que trop peu. Mon cœur s’emballe de plus belle, beaucoup trop, alors que mon sexe est toujours connecté au corps de la nymphe.

-Fais attention à…

Je ne finis pas ma phrase, elle se change en un cri alors que je crispe mes deux mains sur mes tempes. Le voyage avait bien commencé.

Mais il va mal finir.

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MessageSujet: Re: A New Door (1979) [HOT] [PV Bailey][TERMINE]   Mer 11 Oct - 4:37



A New Door (1978)
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Nos corps parlent le même langage, passionné, engagé. Tout me semble quadruplé supporté par la cocaïne qui fait son chemin en moi, bien que je l’eu prise bien avant celle que j’ai offerte au Shaman.
 
Assise sur lui, j’ondule des hanches comme une charmeuse de serpents, sauf que c’est moi qui suis hypnotisée par lui, incapable de détacher mon regard du sien.  Il est mystique et puissant tout à la fois.

Son bassin vient heurter le miens avec fougue et ça me fait sourire. Je m’en mords la lèvre inférieure avant de me pencher sur lui et de lui faire le même petit sévice. Pour le provoquer, pour le garder alerte. Peut-être aussi que j’ai envie de lui faire mal, légèrement. Le faire réagir encore plus.

Et ça semble bien provoquer son corps qui force contre le mien, ça devient intensément brutale au point ou je bondis carrément sur ses cuisses et que mes seins, dans ses mains, s’agitent à chacun de ses coup de reins.

Je glousse quand il vient lécher la poudre qui subsiste entre mes seins, gémissant ensuite plus fort.

Mon corps tremble, et ma tête verse vers l’arrière quand l’orgasme m’envahit. Ma respiration n’est plus qu’un râle, je la cherche, mon cœur bat si vite que je le sens presque cogner dans ma poitrine.

Je peine à retrouver un rythme cardiaque stable. C’est comme si le Shaman me la drainait pour me la rendre au centuple.  J’en ai la tête qui tourne.

Un murmure passe au travers ses lèvres. Je passe une main sur mon front pour la ramener dans mes cheveux.

La voix de l’homme est presque inaudible et je me penche vers lui pour mieux entendre. J’écarquille les yeux, presque apeuré quand il suppose que son avenir, pas le sien mais celui de L.A. grandira dans mon ventre.

- Ben avec tous les mecs qui me passent dessus, pas étonnant non plus mais… t’es pas entrain de me dire que…

Je me redresse en le fixant. Il est quand même pas entrain de me dire  qu’il ma foutu en cloque !
- Mais de quoi tu parles ?

La panique s’empare totalement de moi quand il émet un avertissement qu’il ne termine pas puisque sa voix se change en un cri puissant de douleur.  Je bondis de ses cuisses pour le regarder, plier vers l’avant, mes mains tremblantes sur mes joues.

- Tu me fais quoi là ! Bordel mais  qu’est-ce qui t’arrive !!

J’ai aucune idée de comment réagit. Je dois aller chercher de l’aide ? C’est une blague – une mauvaise blague – et il va se mettre à rigoler ? Je ne connais pas ce mec mais j’ai deviné dès la première seconde ou mes fesses ont atterries sur ses cuisses qu’il était différent.

Une âme vagabonde  qui erre dans l’espace temps à la recherche d’une porte à traverser.

Sauf que s’il me pète une overdose ici, dans les loges du Dizzy, je ne suis pas mieux que morte. Parce que les Los Diablos apprendront qu’encore une fois, je me suis fait un mec sur leur terrain de jeux. Et les South Panthers  réclameront des comptes pour de l’argent que je n’ai pas l’intention de demander.

De toute façon, ce mec est aussi paumé que moi, il n’a pas une thune c’est aussi évident que le nez au milieu du visage.

- Hey… calme toi j’t’en pris… On va rentrer, ok ? Pour partir encore plus loin…  Mais faut que t’arrête de crier… Parce que… ben… c’est en cage qu’on va finir.  Alors écoute ma voix, accroche toi à ma voix…

J’essais de le calmer, de lui parler doucement, de lui offrir quelque chose à se raccrocher.  Pourvus qu’il cesse de hurler.


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MessageSujet: Re: A New Door (1979) [HOT] [PV Bailey][TERMINE]   Lun 16 Oct - 17:37



A New Door
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La nymphe sait ce qu’elle fait, elle semble née pour ça et ne pas s’en lasser. L’orgasme a quelque chose de magique. Mais mon sexe n’est pas le seul à exploser…

Mon esprit explose aussi et je vois.

Je vois quelque chose et je parle sans comprendre moi-même les mots qui franchissent mes lèvres encore brillantes d’avoir bu à la source du monde de la nymphe.

Elle se penche vers moi, tout près, et je distille les mots dans son oreille. Jusqu’à ce que tout semble s’effondrer d’un coup, que je perde pied. La seule chose que j’arrive encore  à percevoir, c’est la voix de la nymphe, de Bailey, qui essaye de me maintenir avec elle, dans son monde.

Mais son monde n’est pas stable.

Son monde est dangereux.

Ma tête est prise dans un étau et mon premier réflexe est d’essayer de changer de forme, de prendre celle du Serpent, mais en vain. Je n’arrive pas à passer du monde de Bailey au mien. Je n’arrive qu’à tenir ma tête et je ne me rends même pas compte que je hurle et que je glisse du divan pour me retrouver à genoux à terre, le pantalon au niveau des chevilles et le sexe à l’air.

Jusqu’à ce que la voix de la nymphe me parvienne encore. Jusqu’à ce qu’elle me reprenne par la main pour me guider.

Alors je m’accroche, mes grands yeux noirs aux pupilles éclatées cherchant les siens. Je respire fort, je respire vite, le moindre muscle de mon corps est tendu, à la limite du point de rupture.

Mais je m’accroche, mais je ne hurle plus, bien qu’un cri semble poindre sous ma voix.

Je secoue la tête : si je vais plus loin, je ne reviendrai pas. Je voyage déjà depuis assez longtemps pour connaître mes limites.

-Billy…

Je suis en train de tomber, il faut que je me raccroche à la seule chose que je considère comme réelle, tangible.

Je serre les deux mains de la nymphe.

-Il faut que je trouve Billy.

Spoiler:
 

@ Billy Lighter



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MessageSujet: Re: A New Door (1979) [HOT] [PV Bailey][TERMINE]   Sam 21 Oct - 20:05



A New Door (1978)
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Notre « voyage » prend fin abruptement, c’est le moins que je puisse dire, quand mon beau Shaman se retrouve au sol, prisonnier de ses pantalons qui lui barrent les chevilles, se tenant la tête à deux mains.

Je suis d’abord pétrifié – j’ai l’habitude de faire de l’effet, mais pas à ce point là – puis je comprends qu’il ne va vraiment pas bien lorsqu’il réclame la présence de homme. Billy.  Je ressens bien l’urgence de sa demande quand il  s’agrippe a mes mains en  répétant qu’il doit trouver Billy.

- Ok…  Je vais le trouver…  Il faut juste que…

Je regarde autour de nous comme si ça allait me donner un indice sur ce Billy ou de la meilleure façon pour le rejoindre.  J’aide  mon amant chevelu à reprendre place sur le divan bien qu’après, je me demande si je n’aurais pas dû le laisser sur le sol. Il n’aurait pas pu tomber plus bas que là.
J’attrape ce que je vois de vêtement et j’enfile, dans trop me rendre compte de l’allure que j’ai, j’en ai rien à foutre, y’a comme une odeur d’urgence dans l’immédiat.

Je sors de la loge non sans prendre le temps de passer la tête par la porte, nerveuse, ne souhaitant pas tomber sur le propriétaire de la place qui n’entendra pas à rire s’il me coince encore entrain de baiser dans son établissement.

Mon seul espoir réside en Pamela, barmaid et probablement celle qui en connait le plus sur tout le monde dans le tout Los Angeles. Vous voulez un potin ? Savoir qui couche avec qui (autre que moi !) ? Qui fraternise avec qui, où, quand et comment ? C’est Pamela qu’il vous faut !

Je me faufile entre les corps en transes sur la pise te danse jusqu’au bar et j’attire l’attention de la jolie blonde en frappant un shooter vide sur le comptoir.

-  Tu veux quoi ma belle ?

- Il faut que tu me trouve un mec… Un dénommée Billy. Un ami du grand frisé avec le pantalon de cuir… tu sais de qui je parle ?  Nous étions dans les loge et…  j’sais pas il… est tombé…

Pam hoche de la tête en écarquillant bien grand les yeux.

- Toi… tu t’es fait Cash Izbel ?

- On s’en fou !! Pam tu peux me trouver le mec, ce Billy ?

- C’est comme si c’était fait ma poule, mais, t’es dans la merde !Et jusqu’au cou !


Je fronce des sourcils en haussant des épaules. J’en ai rien à foutre d’être dans la merde. Ça ou autre chose, j’suis une abonnée aux problèmes mais pour l’instant j’ai pas le temps d’y songer, j’ai un mec en psychose dans les loge qui réclame assistance de son ami.

J’attrape un pichet d’eau et je retourne aussi vite que possible à la loge dans les coulisses du Dizzy,  heurtant  danseurs, ivrognes et clone de Michael Jackson au passage.  

Je suis étrangement soulagée quand je constate que l’homme n’a pas bougé de là ou je l’ai laissé.  Je ne trouve rien de mieux à faire que de verser un peu d’eau dans mes mains et de les lui passer sur le front, dans les cheveux, sur sa nuque.

- Cash ?  Ça va aller… il va venir ton pote.  Je… sais pas quoi faire en attendant…

Je répète son nom, encore et encore, pour moi-même jusqu’à ce que le déclic se fasse. Cash Izbel. Billy Lighter.   Oh, merde ! Je suis vraiment lente à rendre le change, mais je n’avais pas fait le lien avant !  Au moins, il pourra se dire que si j’ai couché avec lui, ce n’était pas pour sa célébrité.

Pamela pouvait bien parler d’emmerdes.  Billy Lighter va s’amener – j’espère… quoi que je ne suis plus certaine – et ça ne va certainement pas passer inaperçue.

- Bien joué, Bailey !


@ Billy Lighter



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MessageSujet: Re: A New Door (1979) [HOT] [PV Bailey][TERMINE]   Sam 28 Oct - 19:30



A New Door
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Mon corps, tout mon corps, est complètement raide et je gémis de frayeur, désorienté, quand la nymphe me relève pour me laisser tomber sur ce qui me semble être un nuage défoncé. Je crois que je vais passer au travers, un instant, et retomber, tomber, encore et encore, jusqu’à m’écraser sur terre comme un météore, mettant fin à toute forme de vie.

Pour y faire renaître le Désert… Leur monde… laissant place à mon monde…

La nymphe disparait, me laissant seul et mon regard se pose sur mes mains… Elles sont couvertes de grains de sable. Je regarde autour de moi, mais pas de porte…

Mais le murmure de la voix d’Adriana… Ma Déesse… ma Déesse prisonnière du corps d’un serpent lui-même prisonnier d’une cage de verre au centre commercial de l’animalerie, à Downtown… se fait entendre… ténue… je dois tendre l’oreille pour l’entendre….

-Gare au billard… Gare au billard…

Je me calme un peu au son de la voix de ma Déesse qui s’évanouit quand celle de la nymphe prend sa place. Je la regarde sans la voir dans un premier temps mais ses mains humides me ramènent à elle et mon regard s’accroche à nouveau au sien.

Elle me parle, elle me rassure…

-Billy…

Billy va venir… Mais il faut que j’achève le message avant…

Je secoue la tête… Puis la pose au creux de son épaule et murmure les mots d’Adriana…

-Gare au billard…

C’est dans un grand claquement de tonnerre que Billy intervient, ses cheveux flamboyants ternis par la froideur de ses yeux émeraude… C’est lui qui remonte mon pantalon et c’est lui qui me ramène dans la folie du Dizzy puis dans le calme aseptisé de sa voiture…

Et tout ce que je trouve à dire pour ma défense, c’est…

-Elle avait un nouveau message…

Spoiler:
 

@ Billy Lighter



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MessageSujet: Re: A New Door (1979) [HOT] [PV Bailey][TERMINE]   

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A New Door (1979) [HOT] [PV Bailey][TERMINE]

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