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 A New Door (1979) [PV Bailey]

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Cash Izbel


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MessageSujet: A New Door (1979) [PV Bailey]   Sam 26 Aoû - 13:30



A New Door
ft. Bailey Raphaël


Nothing Lasts Forever… Où que j’aille aujourd’hui à L.A., le son de ma guitare et la voix si particulière de Billy m’accompagnait. Nous avions créé et ouvert une nouvelle porte qui donnait accès sur une nouvelle facette de L.A. qui nous était encore inconnue.

Plus d’argent, plus de filles, plus de gens gravitaient autour de nous. Lenny disait : « C’est une nouvelle vie qui commence pour vous. » Alors que le titre même de l’album en marquait déjà la fin, comme une évidence.

The Lightening était un éclair. Et un éclair ne durait que quelques millièmes de secondes.

L’effervescence, cet énorme bourdonnement de L.A. que l’on avait réveillé en donnant un coup de pied dans la fourmilière qu’elle était, était assourdissant. Et à l’heure où chacun se demandait comment gérer cette célébrité toute neuve, moi, je ne demandais qu’à rentrer à la maison… Dans le Désert… Et en ramener quelques grains de sable collés aux paumes de mes mains comme je l’avais fait une fois devant Joan.

Mais mon passeur avait disparu… Je ne savais pas où était Delfino… Je ne pouvais plus franchir la frontière entre ce monde et le mien pour redevenir le Serpent. Pas sans la poudre du passeur. Il me faudrait encore quelques années avant de pouvoir le faire même dans les périodes de diète imposées par Billy.

Aujourd’hui, cependant, personne ne se privait de rien. Nous étions des rockstars désormais et tout nous était permis, tout nous était ouvert.

Tout, sauf cette porte juste devant moi. La porte des toilettes crasseuses du Dizzy où j’avais pensé trouver Delfino. Mais derrière le comptoir, il n’y avait qu’une jeune femme aux gestes mal assurés qui ne ferait sans doute pas long feu…

Assis sur le siège loin d’être immaculé, ma tête pendant en arrière, mes yeux mi-clos étaient fixé sur cette porte, que j’avais laissée déverrouillée, qui portait des tags et des gravures que je rêvais être des runes mystiques, la clé qui me permettrait de l’ouvrir et de laisser mes pieds nus s’enfoncer dans le sable brûlant.

Une petite pipe ? 310-548-4578 xxx
SNIPER JE T AIME !
Michael a une petite bite !
Baise-moi !
fuck You
April petite salope !

Tremblant légèrement, de manque et de concentration, j’essayais de passer, de traverser… J’avais l’impression de, déjà, entendre les rires et les murmures des Déesses de l’autre côté de la porte. Les mêmes Déesses à l’origine des runes vulgaires… J’avais l’impression d’être tout près alors que, pourtant, je ressentais encore trop clairement L.A., et le siège des chiottes des toilettes des femmes sur lequel j’étais assis à admirer une porte, simple paroi de bois dégradée par des adolescentes alcoolisées dont quelques représentantes, de l’autre côté, se remaquillaient et se recoiffaient en riant.

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Bailey Raphaël


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MessageSujet: Re: A New Door (1979) [PV Bailey]   Dim 27 Aoû - 1:25



A New Door (1978)
ft.  Cash Izbel




Le Dizzy, antre de la débauche et de l’infamie. Fréquenté par à peu près toutes les classes sociales, personne cependant se vente d’y traîner. Il y a plus d’histoire, de véritables légendes urbaines qui commencent par « Un soir, au Dizzy… » que par toutes autres choses.

J’y suis embauché depuis quelques semaines seulement. Derrière le bar, je suis nerveuse et j’échappe les verres qui me glissent d’entre les mains comme une barre de savon.

Je fini par changer de place, comme serveuse de salle. J’ai pour tâche de proposer des shooter aux clients déjà bien imbibés. Ça me plait bien plus que derrière le bar ou j’ai plus d’inter action avec les clients mais de ce fait, j’éprouve de la difficulté à rester sobre le temps de mon quart de travail.

On me propose de partager des rails de coke ou encore, de fumer un joint avant de retourner arpenter le plancher pour vendre mon alcool.

Je ne saurais reconstituer l’historique de ma consommation tant elle est diversifié et imposante. C’est un miracle que je ne tienne encore sur mes deux jambes. J’échappe mon plateau à quelques reprises quand ce n’est pas que je distribue plutôt gratuitement les verres, trop  shooté pour penser à faire payer.

J’finis par laisser mon cabaret sur une table, me laissant guider par un homme plutôt entreprenant jusqu’aux toilettes des femmes. Fallait bien s’y attendre, l’endroit n’est pas vide. C’est plutôt un attroupement de jeunes femmes qui se poudre le nez, mais de maquillage.

- On fou le camp, Mesdames !

Y’a pas le feu, que je me dis. Mais le ton sur lequel il ordonne n’engage aucune argumentation et nous sommes bien vite tous les deux seuls. De près,  il n’a rien de bien séduisant. Il est même plutôt repoussant. Il m’empoigne par les épaules et vient me plaquer contre le mur opposé aux lavabos.

- Easy Cowboy !, m’exclamais-je, tu me fais mal !

C’est à peine s’il réagit à ce que je viens de lui dire.  De nouveau, il m’empoigne et, me faisant tourner avec une facilité surprenante, me plaque de nouveau, contre la porte d’une cabine cette fois.

- Non, mais arrête !  Tu me fais mal ! Ça suffit, tu me lâche maintenant !

-  Je sais que t’es pas qu’une serveuse, t’es une pute aussi et t’as pas à me dire quoi faire tant que je te paie à la fin !

J’émerge un peu de mon brouillard comprenant que le mec, en fait ce qu’il veut c’est de prendre son pied en me tabassant. Et j’ai beau pousser contre son torse pour m’en dégager, sa poigne sur mes bras se fait toujours plus ferme au point où j’en perds la mobilité de mes mains.

Alors y’a rien à faire d’autre que de serrer les dents et attendre que ça passe…


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MessageSujet: Re: A New Door (1979) [PV Bailey]   Sam 2 Sep - 19:14



A New Door
ft. Bailey Raphaël


L’ambiance changea, les Déesses se turent… Il y eu des gloussements, des claquements puis des protestations à la suite d’une voix d’homme. Je captai le changement sans pour autant le comprendre ni chercher à le comprendre.

Mais je sentis la tension, l’agressivité et la peur. Mes muscles se tendirent mais ma tête restait basculée en arrière, mes yeux rivés sur la porte. Je me concentrai. Il fallait que je passe de l’autre côté, car ce monde redevenait mauvais. L.A., ma mère, avait de nouveau attrapé une proie et comptait bien la détruire jusqu’à ce qu’il n’en reste rien.

Je ne voulais pas sentir ça. J’aimais L.A., mais je la redoutais aussi.

Je voulais la douceur et la chaleur du Désert. Son silence.

La porte trembla brutalement sur ses gonds au moment même où je me concentrai sur elle. Je ne fis aucun mouvement si ce ne fut le sourire vague qui se dessina sur mes lèvres.

Encore un effort. Mais sans la poudre du passeur, il me fallait redoubler de volonté.

La porte trembla encore, cria même, comme si je tentais de la violer. Mes muscles se tendirent plus fort encore…

Et la porte céda, s’ouvrant grand…

Pour laisser une Déesse me tomber dans les bras.

Tel un cobra furieux, ma tête se redressa et mes yeux noirs, dont je sentis les pupilles devenir celles du Serpent se posèrent sur l’hideuse créature dont L.A. avait choisi de se servir ce soir pour se nourrir des âmes.

Je sifflai entre mes dents, un long sifflement reptilien qui figea sur place la créature alors que je soutenais sur mes genoux celle qui y était tombée.

Tout petit déjà, j’imitais les cris des animaux bien mieux que je ne maîtrisais les mots employés par les hommes, avec leurs doubles, triples sens, leurs sous-entendus, leurs montages complexes de mensonges. Je préférais le langage simple des chats libres, des chiens dociles, des lézards silencieux. Mais celui que je préférais était le sifflement du serpent, à peine audible, mais qui faisait frissonner de fascination et de terreur.

-Dégage, le nègre !

Mon sifflement se changea en l’un des bruits animal que je maîtrisais le mieux alors que, dans l’état d’esprit dans lequel j’avais essayé de me plonger, j’avais déjà un pied dans le Désert.

La crécelle du crotale.

J’avais resserré mon étreinte sur la Déesse, pour qu’elle ne prenne pas peur et ne puisse pas s’enfuir, mais ne quittai pas l’horrible créature du regard.

L’homme hideux blêmit.

-Taré.

Et s’en alla, la porte se refermant sur nous, assis sur le trône puant du plus grand sanctuaire de débauche de L.A.

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MessageSujet: Re: A New Door (1979) [PV Bailey]   Dim 3 Sep - 1:54



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Des clients brusques, j’en ai connu plus souvent qu’autrement. Mais  ce soir, c’est tout autre chose. C’est gratuit et loin d’être  un jeu de rôle dans lequel je dois me restreindre dans la peau d’une soumise volontaire.

Il vient me plaquer, dos contre le mur de la salle de bain pour mieux se reprendre et m’envoyer contre la porte d’une des cabines.  Je sais déjà que je perds mon temps à tenter de le tempérer, je vais passer un sale quart d’heure.

Son visage, à quelques millimètres du miens, crache son opinion peu flatteuse de qui je suis alors que son haleine, puant l’alcool et une mauvaise hygiène buccale  me lèche comme la vipère qu’il est.

Je ne suis pas assez forte pour le repousser, d’autant plus qu’il vient me serrer les avant bras pour m’empêcher de le repousser et que,  encore une fois, il me plaque contre la porte qui cède me faisant basculer vers l’arrière mais au lieu de me retrouver  cul sur la cuvette crasseuse, c’est sur  des cuisses musclées que j’atterrit.

L’histoire démontrera plus tard que je ne tombe jamais sur quelqu’un par hasard.

Les deux hommes se toisent alors qu’un siffle entre ses dents tel un serpent et l’autre invective, seul défensive qui semble lui rester. Il fait moins le malin maintenant qu’il se retrouve devant un adversaire à sa taille… du moins, une fois qu’il sera debout, je l’espère.

Mais le sifflement  vient à bout de la patience de mon « assaillant » qui abandonne, tournant les talons et quittant la pièce non sans une dernière insulte.

Je pousse un soupire de soulagement en fermant les yeux quelques instants. J’ai la tête qui tourne, à force de m’être fait secouer. J’en ai mal au dos, si ça se trouve, j’ai un truc de déplacé.  J’viens masser mon coup, en grimaçant légèrement de douleur.

En ouvrant les yeux, je souris à l’homme qui me tient toujours contre lui et je viens lui  replacer les cheveux qui lui tombent sur le visage.  J’ai envie d’y mêler mes doigts tant ses bouclettes  sont épaisses et  soyeuses.

- J’ai pas fini mon service… mais j’crois que de toute façon, je n’ai déjà plus de boulot

M’en fou… ce boulot ne me plaît pas plus que ça et de toute façon.  Je préfère… en fait je sais pas ce que je préfère.  Faire la rue c’est pas glorieux, surtout avec un Ricardo en permanence sur mes talons mais en même temps,  je n’ai pas de meilleures options.

Ce n’est que maintenant que je réalise que l’homme sur lequel je suis assis est lui-même assit sur une cuvette et je me penche  sur le côté, jusqu’à ce que je constate qu’il porte son pantalon.  J’avoue, j’aurais été très gênée de me retrouver sur quelqu’un qui se soulage, dans la mauvaise salle de bain.

- T’es ok ?  Parce que t’es quand même  assit sur les chiottes des filles du Dizzy… Y’a mieux comme endroit pour « réfléchir ».  

Je me lève et je m’étire, faisant craquer involontairement mon cou mais le soulagement que j’en retire est bien là.  Puis tendant la main  au beau frisé je lui propose de quitter cette salle de main crasseuse.

- Sauf si tu as préfère vraiment rester ici, dans ce cas là je vais te fausser compagnie.

Je lui fais un clin d’œil  me tassant de la porte qui pend de ses gonds après m’avoir reçu brusquement contre elle.  J’espère assez qu’il acceptera de me suivre, mieux encore qu’il nous guidera autre part, n’ayant pas très envie de revoir l’autre connard mal baisé.


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MessageSujet: Re: A New Door (1979) [PV Bailey]   Sam 9 Sep - 15:27



A New Door
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Le monstre prit la fuite face au Serpent. La Déesse, sur mes genoux, vomie par L.A., me sourit et je lui offris un vague sourire en retour alors qu’elle dégageait des boucles de cheveux noirs de mes yeux de la même couleur. Je sentis mes pupilles redevenir celles de l’humain que j’étais forcé d’être dans les rues de Los Angeles… Le guitariste de The Lightening, essayant de donner un avant-goût de mon monde à ceux qui étaient coincés dans le réel de Billy.

A Billy lui-même.

La Déesse parla de fin de service, de boulot qu’elle n’avait plus… Je penchai la tête sur le côté comme si aucun de ses mots ne faisait sens, ce qui n’était pas loin d’être le cas.

Mon étreinte sur elle s’était relâchée dès que l’horrible monstre qui lui voulait du mal avait disparu, et elle en profita pour se tortiller sur moi et fixer mon entrejambe, ce qui me fit sourire. Elle me demanda ensuite si j’étais « ok ».

-Je suis ok…

Je lui désignai la porte de l’index.

-J’essayais de passer…

Je laissai retomber mollement mon bras marqué de multiples petites morsures de seringues, autant de voyages vers le Désert… Désert dont j’avais dû me tenir éloigner le temps de la création de l’album.

-Mais je n’y arrive pas…

Mon regard vaguement désespéré se dirigea sur elle, déjà debout. Petite, qu’elle était, mais sculptée par un artiste à la fois généreux et trash. Le genre de femme qui attirait automatiquement mon regard et mon désir auquel je ne mettais aucune limite.

Elle me tendit la main comme une invitation et j’y glissai doucement la mienne.

-Je veux rester avec toi.



Je me levai et d’un pas mal assuré, presque zigzaguant, embaumant le Jack Daniel’s à des kilomètres, je la suivis hors du sas que j’avais cru pouvoir utiliser comme un tremplin vers mon monde. De retour dans la salle principale du Dizzy, je vis tout : les créatures aussi étranges et magnifiques les unes que les autres, colorées comme les néons qui clignotaient tout autour de nous… Impossible parfois de déterminer qui était mâle ou femelle dans ce décor fantasmagorique saturé de paillettes…

Et la voix de Billy… Qui répétait sans cesse la même question…

Where Do We Go ? Where Do We Go Now ?

Sans jamais vouloir me suivre.

Mais la Déesse, elle, me suivait car c’était maintenant moi qui la menais vers l’avant, serpentant à travers la foule, me laissant guider par L.A. Par mon instinct.

C’est dans les coulisses réservées aux artistes, et dont personne ne me barra le passage, que je l’emmenai… Jusqu’à l’inviter à s’asseoir dans le fauteuil de cuir défoncé par nombres de groupes avant nous… Mais qui, le temps de la vie éphémère de The Lightening, serait nôtre.

Elle assise dans le fauteuil, je m’agenouillai devant elle, pécheur perdu et en manque.

-Tu t’appelles comment, Déesse ?

Puis, penchant la tête sur le côté.

-Tu peux me faire voyager ?

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MessageSujet: Re: A New Door (1979) [PV Bailey]   Dim 10 Sep - 3:04



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Je n’ai aucune idée de pourquoi je me suis obstinée une fois de plus à vouloir entrer dans les rangs des «  bonnes personnes » en me trouvant un poste au Dizzy puisque de toute façon, je sais pertinemment que je ne suis pas faite pour ça. Je n’ai aucune discipline et j’aime trop perdre mon temps. Un jour, je vais peut-être le comprendre.

Et ce soir, j’fais la preuve, une nouvelle fois que je n’ai pas de sérieux en abandonnant mon cabaret sur une table pour suivre le premier venu qui propose quelques minutes. Sauf que le cowboy est un petit peu trop brusque à mon goût et fini par me faire passer au travers de la porte du cabinet d’aisance.

Un mal pour un bien. Un plus que très bien même.  Je me retrouve assise sur un Apollon bouclé aussi sexy que mythique.  Debout, je lui tends la main pour l’aider à se relever. Il semble en avoir besoin et ce n’est pas l’endroit que je privilégie pour faire connaissance.  Il a clairement besoin de compagnie.

- Ça tombe bien, je n’ai pas l’intention de te laisser seul, trésor.

Je nous guide hors de la salle de bain des femmes, rejoignant la salle principale du Dizzy, bruyante et grouillante de corps en transe sur la piste de danse, nous frôlant aussi sensuellement qu’involontairement. Les rôles s’inverses dans un jeu de pieds qi m’échappe et c’est maintenant lui qui m’entraîne plus loin.

Les loges du Dizzy sont aussi célèbres pour leur usage hors norme. Si les bands s’y terrent avant leurs prestations, elles sont le théâtre de toute autre chose  le reste du temps.  Mon gaillard sait exactement là où nous allons, une petite loge désuet dont le mobilier, plus que défraîchit n’inspire pas autre chose qu’une gymnastique de contorsionniste.

Mais c’est sur un vieux fauteuil de cuir dont les ressorts me tapent le cul plus que les mains baladeuses des clients qu’il me fait prendre place avant de lui-même s’agenouiller devant moi.

- Bailey… Je m’appelle Bailey, comme l’alcool

C’est tout de même pas banal comme prénom puisqu’on me dit souvent que j’enivre les gens d’un regard. Et j’aime ça. C’est peut-être même à cause de mon prénom que j’ai développé une fascination pour le whisky.

Je m’étire paresseusement, levant mes deux bras  pour les croiser au dessus de ma tête. L’homme a une requête et je crois être en mesure de la satisfaire. Encore faut-il cependant être en accord sur le moyen d’y arriver.

- Tu veux aller où bébé ?

Je fais redescendre mes bras derrière ma nuque, y laissant une main alors que l’autre descend lentement sur mon cou puis, sur mes seins que je prend le temps de souligner  avant de relever ma paume et de faire « courir » mon majeur et mon index depuis ma poitrine jusqu’à mon nombril.

- Il y a tant de façon de voyager, le truc c’est que j’suis addictive… Quand on voyage avec moi, on ne veut plus jamais me quitter ensuite. T’es certain que t’en a envie ?

Je me penche alors vers lui, entortillant une mèche de ses cheveux autour de mon index, le regardant intensément dans les yeux.

- De quelle façon veux-tu voyager ? , lui murmurais-je avant de l’embrasser.


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MessageSujet: Re: A New Door (1979) [PV Bailey]   Sam 16 Sep - 20:29



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Bailey… Elle s’appelait Bailey comme l’alcool. Délicieuse Bailey tombée du ciel… Assise là, sur ce fauteuil de cuir défoncé du Dizzy Warhol qui avait dû en voir d’autres, elle semblait tout à fait à sa place dans ce monde… Elle était une fille de L.A., pas une favorite, mais pas moins légitime qu’une autre pour autant.

A genoux devant elle, devant son trône de fortune, je n’étais qu’un pauvre pécheur ayant une requête, une demande pour la déesse qu’elle était.

Je n’avais pas pu ouvrir la porte… Je n’avais pas pu fouler le sable du Désert et encore moins prendre la forme du Serpent.

Alors, solennellement, je lui avais demandé si elle pouvait me faire voyager, si elle pouvait m’aider… J’étais un fils de L.A., moi aussi... Né ici… Mais je savais que notre mère en apparence si monstrueuse, effrayante et impitoyable recelait d’autres mondes, si on savait où chercher. Si elle nous en donnait la clé…

Mais Billy m’avait retiré ma clé.

Est-ce qu’elle avait une clé ?

Il semblait bien qu’elle en ait une, car elle me demanda où je voulais aller. Je baissai la tête, un peu honteux…

-J’ai tourné le dos à la porte de mon monde… Pour un ami…

Puis, mes yeux noirs se relevèrent vers elle, absorbant les siens.

-Je ne peux pas aller dans le Désert mais tu peux m’emmener dans ton monde à toi ?

La Déesse fit la belle, une nymphe plus qu’une véritable divinité, en réalité, au vu du désir que ses gestes langoureux sur son propre corps provoquaient en moi. Elle annonça être addictive, elle voulait que je sois sûr. Je souris, me rapprochant pour me placer entre ses genoux.

-Il est trop tard pour moi. Je suis déjà accro aux voyages.

Je penchai la tête sur le côté, les yeux mi-clos.

-On m’appelle le Shaman.

La nymphe se pencha alors vers moi, ne quittant pas mes yeux des siens et je sifflai, non plus menaçant comme je l’avais été face à la créature, mais sensuel… Jusqu’à ce que nos lèvres se rencontrent pour de bon dans un baiser qu’elle avait décidé d’offrir…

Et il n’y avait qu’une offrande à offrir à une nymphe, en échange d’une prière exaucée.

Mon corps serpenta pour rejoindre le sien sur le divan de cuir et je l’amenai à s’allonger confortablement sur ce dernier… Je n’avais pas droit à la poudre du passeur, mais il n’y avait meilleur moyen de transcender le réel que de ne faire qu’un avec l’une des créatures magiques que recelait Los Angeles.

Je savais que c’était souvent dans les endroits les plus improbables et crasseux que l’on pouvait trouver les plus pures d’entre elles.

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MessageSujet: Re: A New Door (1979) [PV Bailey]   Lun 18 Sep - 3:54



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On peut dire que je bénéficie d’un revirement de situation plus qu’avantageux et délicieusement envoûtant.  À genoux devant moi, il me demande de l’aider à voyager.  Je comprends bien sa requête et les sous entendu qu’elle recèle.

Ce n’est pas moi de toute façon qui refuserais d’aider une âme en détresse. Surtout quand elle m’a tiré d’un mauvais pas avec un aplomb incontestable.

- Pour des amis, parfois, il faut savoir quitter notre chemin pour en découvrir de nouveaux.

Il veut aller dans mon monde, et je veux l’y amener. Il vient alors se placer entre mes genoux en m’avouant qu’il est trop tard pour lui, puisqu’il est accro au voyage. Parfait, nous sommes sur l même longueur d’ondes.

Il se présente comme étant connu sous le patronyme de Shaman. Il porte bien son nom puisqu’il m’a envoûté au premier regard. Je me penche vers lui, sans hésitation aucune et je l’embrasse, sincèrement, délicatement.

Ne faut pas plus au Shaman pour se redresser, m’invitant silencieusement à m’allonger sur le divan crasseux.  Il ne pèse pas sur moi, nos corps communiquent, se parlent, et respirent enfin.

Ses lèvres, chaudes, m’électrisent.  Peut-être sommes nous sur le point de découvrir un nouveau monde, loin de ce que nous vivons actuellement. Ce peut-il que la force d’attraction de deux corps peuvent faire s’élever l’âme tourmenté en une passion lucide ?

- Là où j’irai, je t’y amènerai.  

J’dis ça, propulsée bien haut par la candeur du moment.  J’ai beau être une prostituée, il y a de ces hommes qui éveillent en moi des choses que je ne me permets pas de ressentir en temps normal.

Je lui dois un peu de magie en retour. C’est en glissant la main dans la poche de mon jeans que je ressors un sachet de cocaïne. Déjà entamé mais suffisant pour nous deux, pour quelques instants de légèreté.

Si je ne lui montre pas dans un premier temps, c’est pour mieux retirer mon haut et lui servir de quoi payer son droit de passage sur mon ventre plat.  Je pose ma main sur son épaule, le distançant le temps de tracer une fine ligne aussi droite que me le permet mes contractions abdominales sur mon épiderme.

- On se rejoins quand t’es prêt !

Ma main vient se perdre dans sa tignasse épaisse.  J’ai bien envie qu’il me prenne sans plus attendre. Qu’on partage ce petit bout de chemin ensemble, sans regarder en arrière.


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