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 1 Baby And 3 Dummies (February 1982)[PV Howard Stone & Delfino Alvarez& Hank North]

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Bailey Raphaël


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MessageSujet: 1 Baby And 3 Dummies (February 1982)[PV Howard Stone & Delfino Alvarez& Hank North]   Jeu 7 Sep - 20:51



1 Baby And 3 Dummies
ft. Howard Stone & Delfino Alvarez




Rien ne va plus entre moi et Delfino depuis quelques temps déjà. J’en arrive bientôt à terme avec ma grossesse et, un soir où nous échangions des mots plutôt dur je lui ai avoué sans ménagement n’avoir jamais voulu de ce bébé, ne pas en vouloir maintenant  ni même plus tard.

Ça avait mis un terme assez abrupte à la conversation et surtout il avait cessé de me «  surprotéger » car depuis la visite de Carlos,  Delfino avait redoublé d’effort pour m’envelopper dans la ouate et s’assure que plus jamais rien ne puisse nous atteindre, moi et son « précieux » bébé.

La tension était palpable mais nous nous efforcions de mettre de l’eau dans notre vin, du moins lui dans sa bière et moi dans… mon eau ?, et de remettre sur les flots, notre barque bien fragile.

Le matin où Carlos nous avait rendu visite, en chutant, j’ai été victime d’un choc qui eu pour résultat de décoller  le placenta et de compromettre mes chances de mener ma grossesse à terme.  Pour moi, c’était une bonne nouvelle ! Moins longtemps  j’avais à trainer ce ventre énorme, plus vite je pourrais tourner la page sur ce chapitre de ma vie.  

Mais il en était tout autrement car en mettant au monde le bébé trop tôt, nous courrions le risque, lui comme moi, de graves conséquences.  J’avais complètement cessé de travailler – de toute façon, comme je l’avais anticipé, mon patron n’avait jamais voulu entendre de raison sur mon retard de ce fameux matin et m’avais mise à la porte sans plus de considération.  Et le pire, surtout, je devais  rester le plus possible au lit, ou du moins, allongées, et éviter tout effort trop prenant. Même faire l’amour était devenu une activité à risque !

Aussi bien dire que ma vie n’avait plus aucun sens rendu à ce point !
Alors mon humeur devenait massacrante. Je me mettais en colère pour la moindre petite broutille  et, lentement, je glissais vers une déprime si grande, que je commençais à me parler toute seule, imaginant des gens là, pour moi, et comprenant totalement ce que je pouvais ressentir.

Pas étonnant que Delfino ait lâché prise et sortait soir après soir. Il devait très certainement trouver l’air plus respirable au dehors qu’auprès de moi. Et moi de toute façon, je préfère regarder la télévision. Au moins, elle, elle  ne me dit pas quoi faire…


Bob Barker à un charisme certains et il maîtrise l’art du divertissement comme personne. À preuve, j’étais assise sur le bout du canapé, rongeant mes ongles à savoir si le pauvre mec avait misé trop pour obtenir la bagnole !

- T’as misé trop haut !  Tu vas pas l’avoir la caisse !

Et ouais, comme prédis, le concurrent avait bel et bien misé trop haut mais, Bob, avec  tout son professionnalisme, avait presque réussit à rendre la chose amusante.  Tu parles, Charles ! Je chialerais ma vie à chaude larme de perdre une rutilante nouvelle voiture en direct à la télé !

Aux publicités, je me lève pour aller faire pipi une millionième fois mais je n’ai pas le temps de me rendre à la salle de bain que je ressens une vive pression sur mon pubis puis,  m’appuyant sont le mur, pousse un  gémissement de douleur.  Ça vient me traverser complètement, handicapant on dos et mes hanches. Comme si je venais de me faire transpercer le corps.

Deux petits pas de plus, toujours en tenant mon appui contre le mur et c’est l’horreur. Ou plutôt le déluge.  Je me retrouve bien vite à patauger dans un liquide chaud et visqueux.  J’suis pas la pro des bébés mais j’sais trop bien ce qui arrive.

J’essais de ne pas paniquer mais, en même temps, j’ai pas envie d’être seule pour accueillir le bébé. Je ne vois pas d’autres options que de me rendre au Dizzy – puisqu’ils ne répondent jamais au putain de téléphone !- espérant y trouver Delfino.  

J’attrape ma veste, celle que j’ai volée jadis à Delfino justement et je me rends au Dizzy en marchant.  C’est plus fort que moi. La douleur et la peur de ce qui m’attend me font pleurer et je dois m’arrêter toutes les 5 minutes pour laisser passer une contraction.

Et je ne suis pas au bout de mes peines lorsque j’arrive au Dizzy et que je me rends compte que le bar est entrain de se vider pour cause de décente policière.  Les gens se dispersaient à une vitesse folle et je n’arrive pas à distinguer Delfino au travers de tout ça.

Mais, de l’autre côté de la rue, marchant d’un pas rapide vers le stationnement, je reconnais Howard.  Je cris, voir hurle son nom jusqu’à ce qu’il se retourne et je lui fais un grand signe de la main avant de me plier vers l’avant, souffrant une nouvelle contraction, beaucoup plus forte que les précédentes.  


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Pis demain matin tu m’prendras dans tes bras
On va faire comme si le malaise était pas là
J’vais m’en aller de mon bord, toi du tiens
Peut-être qu’on se recroisera en chemin.


Dernière édition par Bailey Raphaël le Sam 16 Sep - 5:19, édité 1 fois
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Howard Stone


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MessageSujet: Re: 1 Baby And 3 Dummies (February 1982)[PV Howard Stone & Delfino Alvarez& Hank North]   Ven 8 Sep - 20:06



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Je m’étais levé en pensant à Maria… Depuis que j’étais revenu de ma p’tite escapade sur la tournée The Lightening-Roadtramp (qui avait eu une fin abrupte), je ne pensais qu’à elle. J’devrais l’appeler… J’le savais… Mais chaque fois que j’m’approchais du téléphone, j’me trouvais une excuse à la con pour reporter mon coup de fil au lendemain…Pourquoi ? J’sais pas. J’avais pourtant très envie de la revoir. Ce qu’on avait vécu en tournée était trop bien. La chambre d’hôtel, la fugue au retour, la voiture volée… Ça me rappelait mon adolescence dans l’Eastside. En plus beau, en plus romantique et en plus propre.

Comme j’avais pas téléphoné, j’avais bu de la vodka à la place tout en jouant avec Aria seul dans mon studio. Le son résonnait alors que j’faisais tous les anciens tubes de The Burning Fire. J’aimais bien me faire des p’tites sessions tout seul. C’était le seul moyen de m’améliorer… En pratiquant et pratiquant encore. J’crois que c’est le seul truc que je prenais au sérieux : la batterie.

Mais après quelques sessions et deux bouteilles de vodka, j’commençai déjà à m’ennuyer… Et au lieu de me foutre devant mon téléphone et de me poser la question de si j’allais, enfin, téléphoner ou pas, j’décidai, à la place, d’aller me trainer jusqu’au Dizzy.

Et c’est ce que je fis. Je roulai jusqu’à l’Eastside en Ferrari que je garai dans une rue que je savais plus ou moins sûre. J’connaissais les rues de ce quartier comme ma poche… Et j’savais que s’il y avait un type du même genre que moi quand j’étais jeune, il se baladerait pas dans cette rue-ci… Et il ne me volera donc pas ma voiture. Ça m’ferais mal de perdre ma dernière Ferrari…

Je me trainai, ensuite, jusqu’au Dizzy qui était un peu plus loin. Mais pas d’bol… Quand j’arrivai, les gens étaient tous en train de quitter le bar. Il devait il y avoir un problème. Ce qui était courant au Dizzy. Il était loin le temps où se bar était rempli que de hippies… Maintenant, y’avait plus que des drogués. Et des dealers… Ce qui faisait qu’il y avait souvent des descentes.

Je soupirai prêt à faire demi-tour pour aller me trainer, à la place, au Rainbow… Mais au moment au j’allais tourner les talons, j’entendis une voix de femme crier mon nom. Je levai un sourcil me retournant dans la direction de la voix. Et je ne tardai pas à voir Bailey me faire de grand signe de l’autre côté de la rue.

-Bailey ?


Elle se plia, d’un coup, en avant. Elle se tordait de douleur et j’accourus vers elle.

-Hey ! Bailey, ça va ?

Non, ça n’allait pas… Tu poses des questions stupides Howard… Elle avait les larmes aux yeux. Et la pièce finit par tomber dans ma tête… Bailey attendait un bébé et c’est p’tètre ça qui lui faisait mal.

P’tain !!! Elle était quand même pas en train d’accoucher ici ?!

Je posai ma main sur son dos.

-Qu’est-ce qui se passe ? T’es quand même pas en train d’accoucher, hein ? Dis-moi que c’est pas ça…

Parce que si c’était ça, j’allais faire quoi moi ? Elle pouvait pas larguer l’bébé au milieu du trottoir quand même ? P’tain Howard, t’es encore sorti au bon endroit au bon moment… J’étais inquiet tout d’un coup et ça devait pas rassurer Bailey que j’le sois. P’tain, quelle merde.

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MessageSujet: Re: 1 Baby And 3 Dummies (February 1982)[PV Howard Stone & Delfino Alvarez& Hank North]   Sam 9 Sep - 2:00



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De me rendre au Dizzy en marchant, depuis chez Delfino, bien que ce soit à moins de 20 minutes de marche, est la pire idée que j’ai jamais eu de toute ma vie. Non pas parce que je suis incapable de marcher cette distance – s’il y a bien une fille qui marche plus que son dû dans la vie, c’est bien moi – mais peut-être est-ce parce que d’être en douleur dû à mon accouchement imminent ne rend pas la tache facile.

J’arrête à tout bout de champ pour souffler un peu alors que j’ai l’impression qu’on est entrain de me broyer le bassin.  J’ai si mal que j’en ai la nausée et que je sens étourdies par moment.  J’en viens à regretter d’avoir pris une telle décision.  Je fais quoi si le bébé décide que c’est le bon moment pour sortir alors que je me trouve en pleine rue ?

Je ne suis pas au bout de mes peines quand, rendu à proximité du Dizzy je réalise que l’endroit se vide et que des voitures de polices sont garées  tout près. Delfino doit avoir levé le camp depuis un baille et là, allez savoir où il se trouve ! J’ai autant de chance de le retrouver avant d’accoucher que de voir le père du bébé revenir et prendre ses responsabilités.

J’suis dans la merde. Un point c’est tout.

Ou peut-être pas encore totalement. Parce que je vois Howard Stone, traversant la rue et que, par miracle, il m’entend hurler son nom.  Et si de mon côté, je n’ai jamais été aussi heureuse de voir mon ami, je ne sais pas si je peux dire que la réciproque est vrai quand Howard réalise que si je suis là, plier en deux, souffrant le martyr, c’est certainement pas parce que je viens de me heurter le gros orteil.

- Ouais ! C’est exactement ca ! J’suis entrain d’expulser un melon de 3 kilos et j’sais pas où est Delfino ! BORDEEEEL ! Ça fait  mal Howard !!

Je relève les yeux vers lui et je viens lui attraper les deux avant bras avant de pousser un cri de douleur sortit de je ne sais où. Plus les minutes passent, plus ça devient inhumain comme douleur et la panique grimpe en moi  de façon incontrôlable.

- Faut qu’on le trouve !  Et vite ! J’sais pas combien de temps  je vais pouvoir  tenir les cuisses assez serrées ensembles pour éviter qu’il ne sorte !

Bon, j’crois pas que ce soit pour tout de suite, la dernière fois que j’ai eu un contrôle médical pour ma grossesse, l’infirmière m’a expliqué que les contractions allaient en augmentant en intensité et se rapprochaient en temps et que, ça pouvait prendre des heures.

Le truc, c’est que moi, je sais bien que je ne tiendrai pas des heures à ce rythme ! D’abords y’a eu  le déversement des eaux sur le plancher de la cuisine, puis les contractions qui semblent se rapprocher à chacune de mes respiration.  Aussi bien dire qu’à ce rythme, j’allais accoucher dans l’heure !

- On fait le tour, ok ?  On cherche, pas longtemps mais on essai… et si on le trouve pas, tu me conduis à l’hôpital ?  Howard ! Pitié ! Ne me laisse pas tomber, j’ai tellement la trouille si tu savais !



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Howard Stone


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MessageSujet: Re: 1 Baby And 3 Dummies (February 1982)[PV Howard Stone & Delfino Alvarez& Hank North]   Sam 9 Sep - 15:31



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Bailey était complètement pliée en deux. Elle souffrait l’martyr et se tordait de douleur. Et quand j’me rendis compte que c’était sûrement à cause du bébé, j’crois que j’ai blêmi d’un coup. Elle confirma, en criant à moitié, qu’elle était sur le point d’accoucher. P’tain ! Mais j’allais faire quoi moi ?

-Ouais, j’suppose que ça doit faire mal. Mais faut pas qu’tu lâche le môme ici. Il te faut un hosto.

Elle attrapa mes deux bras. Et moi, j’la regardais complètement impuissant. J’savais pas si j’devais la laisser là et appeler une ambulance, si j’devais la conduire à ma voiture et l’emmener moi-même à l’hôpital ou autre chose.

J’allais l’aider à tenir debout quand elle cria d’un coup. Ce qui fit que pas mal de gens, qui sortaient du Dizzy, se retournèrent.

-Hey, hey ! Ça va aller, ok ?

J’savais pas en fait… Mais Bailey, elle savait qu’elle voulait Delfino. Mais elle le trouvait pas. J’savais qu’il était barman ici. C’est Bailey qui me l’avait dit.

-Ouais, serre les cuisses. Faut pas qu’il tombe là sur le sol, ça serait pas cool…

J’étais complètement désemparé. Du coup, j’disais n’importe quoi. Je cherchais des yeux, autour de nous, si j’voyais Delfino. Mais il était pas là. Et Bailey, elle, voulait chercher après quitte à faire le tour. Elle voulait pas que j’la laisse tomber. Je me mis à sa hauteur et mis ma main sur sa nuque.

-J’vais pas te laisser tomber, ok ?! Mais tu sauras jamais marcher longtemps dans cet état-là.

Je me redressai un peu et regardai un peu autour de moi. Et je finis par chopé un type qui passai très de nous en s’en foutant complètement que Bailey était en train de crier de douleur et de se tordre pour éviter que l’môme ne s’échappe.

-Hey ! Toi ! Tu connais Delfino Alvarez ? Le barman. Dis-lui de nous rejoindre, Bailey et moi, très vite à un Ferrari noire garée deux rues plus loin. Il pourra pas la rater.

J’disais ça en lui montrant la direction de la rue. Le type qui était un latino me regarda droit dans les yeux.

-Vous êtes Howard Stone ?


P’tain…

-Ouais ! Mais on s’en fout ! J’veux juste que tu me trouves ce foutu Delfino, ok ?

Il approuva. Apparemment, il le connaissait. C’était déjà ça. Je me remis à la hauteur de Bailey quand l’type se dirigea vers le Dizzy. J’étais toujours ici désemparé.

-Heu… On va aller à ma voiture, ok ? Et si Delfino n’arrive pas dans 10 minutes on s’casse à l’hosto le plus proche, ok ?

J’aidais Bailey à se redresser.

-T’arrivera à marcher jusqu’à ma voiture ?


Il le fallait sinon, on était mal barré… J’voulais pas qu’elle accouche là… J’étais pas médecin, moi… J’voulais pas mettre son gosse au monde…


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MessageSujet: Re: 1 Baby And 3 Dummies (February 1982)[PV Howard Stone & Delfino Alvarez& Hank North]   Lun 11 Sep - 19:11



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Pliée en deux, voir peut-être même  en quatre, je suis adossée contre la façade d’un édifice désaffecté de l’Eastside, voisin du Dizzy qui se vide aussi vite que s’il y avait le feu.  La douleur est si indescriptible que je ne suis pas loin de croire que mon corps vient de fendre en deux par le milieu.

- Bordel ! J’peux pas croire qu’il y en a qui le refont !

C’est inconcevable qu’on puisse avoir envie de souffrir de la sorte après la première expérience. J’avais quand même mené ma grossesse en connaissance de cause. Faut pas être un géni de la médecine pour savoir que de faire passer un melon dans un trou de la grosseur d’un raisin ne doit pas nécessairement se faire sans douleur. Mais à ce point là ?  Non… jamais !

J’avais été rassuré de voir Howard, je m’étais dit que tout irait bien, je n’étais plus seule bien que je voulais et espérais toujours voir Delfino apparaître. Mais  de le sentir aussi nerveux et désemparé que moi, m’avais retiré tout espoir. J’étais encore, et toujours dans la merde !

Pour mon ami, il est hors de question  qu’on aille à la recherche de Delfino.  Là dessus, il fait quand même preuve de logique; jamais je n’aurais pu marcher aux alentours de toute façon. Le court trajet jusqu’à sa voiture me suffit à me faire comprendre que je ne contrôle absolument plus rien de mon corps et que c’est le bébé, et personne d’autre qui décide des prochaines heures.

Ou minutes.

Parce qu’une fois à la voiture, sur laquelle j’y appuie les mains, le dos arqué, je ressens une nouvelle contraction, encore plus forte que les précédentes. Puis une autre, beaucoup plus rapproché.

- Ça va pas là ! C’est trop… rapide ! HOWARD !!

J’veux qu’il trouve une batte de baseball, un pied de biche, un crique, je m’en contre fou ! N’importe quoi pur m’assommer et me faire perdre conscience. Au moins pendant ce temps là, je ne ressentirai pas les contractions.

- Masse-moi le dos !

Ce n’est pas une demande, mais bien un ordre. Le bas de mon dos  brûle comme quand j’arpente la ville au complet pendant toute une nuit à la recherche d’un client en vain. C’est exactement ce que je ressens. En 10 fois pire.

Et si un passant venait qu’à passer par là, de loin, il pourrait confondre avec une toute autre chose. J’en ai rien à foutre de ce que les gens peuvent penser, je veux simplement que la douleur cesse. Tout de suite. Maintenant.

- Plus jamais je ne coucherai avec un homme de ma vie !, pleurais-je à Howard qui reste là malgré tout, à faire de son mieux, J’veux jamais que ça m’arrive encore !

C’est logique non ? Pas de sexe, pas de bébé !  Ou alors je ne coucherai qu’avec des femmes ! Même en essayant très très fort, ça n’arrivera jamais avec une femme !

J’veux faire part de ma résolution à Howard quand une nouvelle contraction sévit, amenant avec elle une toute nouvelle sensation.

- HOWAAARD ! Il pousse !   Faut que je pousse !


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MessageSujet: Re: 1 Baby And 3 Dummies (February 1982)[PV Howard Stone & Delfino Alvarez& Hank North]   Mar 12 Sep - 10:01



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C’était l’angoisse. On était devant l’Dizzy Bailey et moi, et elle était sur le point d’accoucher… Comme ça… En plein milieu de l’Eastside… L’étais con ce gosse ! Pourquoi il voulait naitre ici ? Personne le voudrait…

Bailey, elle, elle se demandait pourquoi des femmes refaisaient un gosse après avoir passé l’premier. J’haussais les épaules. J’sais pas… Et j’le saurais jamais.

J’essayais de réfléchir pour trouver une solution rapidement pour Bailey. Mais à part l’amener à ma voiture et envoyer quelqu’un chercher Delfino, j’savais pas quoi faire. J’me disais que le mieux c’était encore d’aller tout de suite à l’hôpital. Tant pis si Delfino d’arrivait pas… Mais si les mouvements de la voiture accéléraient l’accouchement, j’étais mal.

J’aidai Bailey à se déplacer jusqu’à ma voiture. Elle s’appuya sur cette dernière en gueulant que c’était trop rapide.

-Calme-toi Bailey. Respire.

J’savais pas quoi dire ni quoi faire. J’regardais autour de moi dans l’espoir de voir Delfino… Mais y’avait encore aucune trace de lui.

Bailey voulait que je lui masse le dos. Et je commençai à le faire sans me poser de questions. Mais j’avais peur d’y aller trop fort et de lui faire encore plus mal qu’elle ne l’avait déjà. Bailey était toute tendue. Et elle pleurait qu’elle ne couchera plus jamais avec un homme. Pour ne plus que ça lui arrive. P’tain, quand j’pense que Natacha aurait pu passer par là… Je secouai la tête pour en sortir cette pensée.

-J’suis sûr qu’il y a des moyens moins extrême d’éviter ça.

J’savais qu’il y a avait des moyens. Sinon, toutes les femmes seraient enceintes tout l’temps et j’serais déjà père de centaines de mômes. En fait, j’avais eu de la chance jusqu’ici… Ce qui n’était pas le cas de Bailey qui cria de douleur, encore une fois, et qui disait qu’il fallait qu’elle pousse. Je fut, encore une fois, désemparé.

-Quoi ? Là maintenant ? Delfino est pas encore là… Tu peux pas faire ça là…

Tout en parlant, je l’aidai à entrer dans la voiture. Ça ira p’tètre mieux si elle est assise ou couchée. J’entrai à mon tour par l’autre côté.

-Ça va aller ok…

J’disais ça mais le ton n’y était pas du tout. J’passai nerveusement ma main dans mes cheveux ce qui me décoiffa complètement.

-Pousse pas encore… Faut pas que tu accouche dans ma caisse !

Et, Delfino qui n’arrivait pas ! J’voulais pas gérer ça tout seul ! J’pouvais pas gérer ça tout seul ! Je frottai le dos de Bailey qui crevait toujours de mal.

-Heu… Ecoute ! J’vais aller appeler de l’aide, ok ? Y’a une cabine téléphonique juste là. Je vais appeler quelqu’un qui saura s’y prendre encore mieux que moi, ok ?

Je passai un main dans le cheveux de Bailey et je la regardai droit dans les yeux.

-J’reviens, ok ?

Je ne lui promis rien, preuve que j’allais bien revenir. Je couru jusqu’à la cabine téléphonique et entrai le numéro d’Alexie. C’est une fille, elle saura y faire… Problème : elle ne répondait pas.

-Merde !

Je raccrochai, réfléchis deux secondes et appelai Hank. Je parlai très vite dans le combiné

-Hank ! C’est Howard. Tu peux venir très vite à ma Ferrari près du Dizzy ? Bailey est en train d’accoucher dans ma caisse et j’sais pas quoi faire !

Je le laissai, enfin parler et lui demandai de s’amener dans les plus brefs délais. Il me confirma qu’il allait venir. Je raccrochai et revins près de Bailey.

-Ça va ? Un pote à moi va venir nous aider. Il saura comment faire lui.

L’était plus vieux. Il saura gérer, lui.



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MessageSujet: Re: 1 Baby And 3 Dummies (February 1982)[PV Howard Stone & Delfino Alvarez& Hank North]   Mar 12 Sep - 16:51

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Ça n’allait plus du tout entre moi et Bailey. Les mots, entre nous, n’avait plus rien d’amoureux, ce n’était que des mots durs. Ça avait été encore pire quand elle m’avait avoué ne pas vouloir l’enfant et ne jamais l’avoir voulu. Je nous voyais, depuis des mois, former une famille et vivre ensemble avec l’enfant. On n’aurait pas eu de grands revenus mais on aurait au moins une vie plus ou moins heureuse. Bailey ne voulait pas de cette vie parce qu’elle voulait se débarrasser de l’enfant dès sa naissance. Je ne le voulais pas mais je n’avais pas mon mot à dire dans l’histoire.

J’avais arrêté, depuis le jour de cette horrible dispute, de la surprotéger. J’avais repris mes shifts de nuit au Dizzy et c’est là que je travaillais ce soir. Discuter avec mes collègues et les clients me permettait de me changer les idées. Cette vie avec Bailey, celle que je m’étais imaginé n’allait pas avoir lieu et je devais en faire le deuil. Je n’avais, comme seul espoir, qu’elle change d’avis en voyant l’enfant. Je priais chaque soir pour ça.

Je déprimais un peu en ressassant nos disputes. Il n’y avait que le sourire de ma collègue serveuse pour me remonter un peu le moral. Elle faisait le service au Dizzy depuis des années. Elle savait quand j’étais déprimé et savait, aussi, comment me faire rire pendant les mauvaises périodes comme celle-ci. Nous blaguions ensemble jusqu’à l’arrivée, non prévue, de la police. C’était une descente. Ce n’était pas rare au Dizzy de voir ce genre de chose. J’en étais blasé ainsi que ma collègue. Les clients étaient priés, par la police, de sortir calmement. La clientèle du Dizzy était telle que rien ne pouvait se faire calmement et les premières arrestations de clients un peu échauffés n’avaient pas tardées à arriver.

C’est vers nous que les policiers se sont approchés. Ma position chez les Los Diablos était dangereuse et j’avais pensé, en premier lieu, que la police venait pour moi. Je n’avais pas la force de fuir comme quand j’étais jeune. Si je m’étais fait prendre et qu’il venait me chercher, j’allais me rendre. Je m’étais rendu compte pour mon plus grand soulagement qu’il cherchait un autre membre des Los Diablos. Un homme plus jeune que moi nommé Javier. Je ne le connaissais que de nom. Il était entré chez les Los Diablos après 1978. Je n’avais pas aidé les policiers sur le cas. Javier ne fréquentait le Dizzy que le mercredi soir et nous n’étions pas mercredi. J’avais dit que je ne l’avais jamais vu et ma collègue avait fait de même. Ma collègue n’était autre qu’un membre de la famille d’Alonso. Elle n’allait pas vendre un membre du gang de son cousin.

Les policiers nous ont laissé tranquille mais ils avaient un mandat pour fouiller le Dizzy afin d’y retrouver des trace d’un trafic qui aurait lieu dans les coulisses. Je leur avais indiqué le chemin. C’était des nouveaux policiers, cela se voyait à leur dégaine et à leur méconnaissance des gens et du lieu. Ça aurait été Jordan Keller il aurait su que moi et ma collègue étions une source d’informations utiles pour cette enquête. Avec Jordan, j’aurais coopéré d’une façon ou d’une autre, je savais qu’il me couvrirait. Je ne pouvais pas faire confiance aux nouveaux, par contre.

On devait rester au Dizzy jusqu’à la fin de l’intervention. C’est nous qui détenions les clés de l’endroit pour la soirée mais j’avais bien besoin de prendre l’air. J’avais laissé les clés à ma collègue et j’étais sorti par la porte arrière. J’avais allumé une cigarette quand un homme était venu m’adresser la parole pour me dire qu’Howard Stone venait de lui dire de le rejoindre Bailey et lui à la Ferrari du batteur garée non loin du Dizzy. Il avait précisé que la Bailey en question semblait avoir très mal.

J’avais lâché ma cigarette. Bailey était en compagnie d’Howard et elle allait mal. La savoir presque à terme me donnait des indices sur l’origine de son mal. Je m’étais précipité vers la voiture de Stone. Une Ferrari dans l’Eastside, ce n’était pas difficile à trouver.

J’avais ouvert la porte de la voiture. Bailey et Howard était à l’intérieur. La pauvre Bailey avait très mal et transpirait.

-Je suis là Bailey ! Qu’est-ce qui se passe ? Le bébé arrive ?

C’était une évidence que le bébé arrivait et que ce n’était pas simplement un mal de ventre.

-Souffle, Bailey.

Howard ne semblait pas savoir quoi faire et je n’étais pas plus doué que lui pour avoir les bons réflexes. Bailey était assise sur la banquette et était en très mauvaise position pour délivrer le bébé. Elle ne semblait pas capable de tenir jusqu’à l’hôpital. On allait devoir délivrer le bébé ici. Nous n’avions pas le choix. Je m’étais accroupi face à Bailey.

-Tourne-toi vers moi. Il faut essayer de t’étendre un maximum.

Ce n’était pas facile dans une Ferrari avec le levier de vitesse au milieu.

-Stone, fait de ton mieux pour qu’elle puisse s’étendre sans avoir le levier de vitesse dans le dos.

Bailey et le bébé devait être dans la meilleur position mais ce n’était pas facile. J’avais soulevé son vêtement.

-Vas-y pousse, Bailey.

Le meilleur moyen de la soulager était de faire naitre le bébé. C’était une solution de fortune mais on n’avait pas vraiment d’autre choix que de le faire naitre dans cette voiture.

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Hank North


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MessageSujet: Re: 1 Baby And 3 Dummies (February 1982)[PV Howard Stone & Delfino Alvarez& Hank North]   Mar 12 Sep - 17:06

1 Baby And 3 Dummies

       
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Je n’avais pas encore eu le temps de reprendre mon souffle, mais je rigolai quand Kate se remit à califourchon sur moi. Le tournage du lendemain allait être éprouvant, je le sentais déjà, parce que l’heure était déjà plus que tardive, pour ne pas dire qu’on était en pleine nuit, et que ni mon épouse, ni moi, n’avions envie de dormir.

Et je me marrais… Malgré les quelques bleus que j’avais aux biceps et sur le torse, stigmates de notre dispute d’hier pour l’une ou l’autre connerie, je me marrais. Parce que quand on se retrouvait au lit, Kate et moi, j’avais tendance à tout lui pardonner. C’était con… C’était du Hank North…

Quant aux griffures encore sanglantes que j’avais dans le dos, partant de ma colonne vertébrale pour rejoindre mes flancs en suivant la courbe de mes côtes… C’était rien, ça… Elle venait de mes les faire mais, c’était gentil ça… Juste la manifestation de son plaisir.

Mes caresses étaient sur le point d’atteindre sa poitrine, mon désir se réveillant sous ma ceinture que je ne portais plus depuis un bout de temps déjà, quand le téléphone sur la table de nuit sonna. Par réflexe, je le regardai, stoppant tout. Qui pouvait bien appeler à cette heure de la nuit ? Il y avait un problème ? Et si c’était Stopher ou Robin… ou Howard ou Alexie? Si quelqu’un avait un grave problème et que je répondais pas ?

Kate, me voyant venir et connaissant le genre d’angoisse qui pouvait me prendre, siffla entre ses dents.

-Ne touche pas à ce téléphone, Hank.

Je la regardai, elle.

-Fous la paix à ce putain de téléphone !

Je souris, provoquant et tendis la main pour le décrocher, plaquant le combiné contre mon oreille en la regardant dans les yeux, qu’elle avait furieux.

-Ouais ?

-Hank ! C’est Howard. Tu peux venir très vite à ma Ferrari près du Dizzy ? Bailey est en train d’accoucher dans ma caisse et j’sais pas quoi faire !


Je me redressai d’un coup, balayant Kate de sur moi d’un mouvement de bras sans faire attention à ses protestations.

-QUOI ?!

Je savais Bailey enceinte… Mais j’avoue avoir un peu perdu de vue qu’à un moment donné, ça impliquait un accouchement.

-Aw !

J’attrapai la main de Kate qui avait décidé de me tirer les cheveux, pour la peine. Et, le câble du cornet du téléphone s’enroulant autour de moi dans le mouvement, je me plaçai sur Kate, tenant le cornet contre mon oreille avec mon épaule pour avoir les deux mains libres pour entraver les siennes. Tout ça en criant à Howard :

-Appelle une putain d’ambulance, Howard !

Puis, ce fut à Kate de crier, sans que je n’écoute vraiment ce qu’elle disait, pas plus que je ne réfléchissais aux éventuelles conséquences, l’information qu’Howard venait de me donner me faisant réfléchir à 100 à l’heure et à tout sauf à Kate !

-Hank ! Tu me fais mal ! Arrête !

Howard, complètement paniqué, voulait absolument que je m’amène ! Mais ce ne fut pas tant lui qui me convainc que les cris de Bailey que j’entendais en bruit de fond.

-Ok, ok ! J’arrive ! Mais appelle une ambulance !

Je raccrochai le téléphone, assez vite pour pouvoir contrer une gifle de la part de Kate avant de me la prendre en pleine tronche. Je me penchai sur elle, l’entravant complètement à nouveau, pour siffler à mon tour entre mes dents, la regardant droit dans les yeux, n’hésitant pas à lui mentir (ce n’était pas comme si c’était la première fois t’façon).

-Howard s’est crashé en Ferrari. Faut que j’y aille.

J’avais dû lui faire suffisamment peur, en considérant qu’il était possible de faire peur à Kate, pour ne pas prendre de coup le temps de me lever, complètement nu, et de sortir de la chambre. Avant que je ne sois sorti, elle cria :

-Je te préviens, Hank ! Tu passes cette porte, je demande le divorce !

Mais je sortis quand même et j’eus à peine refermé la porte de la chambre derrière moi que j’entendis quelque chose (j’étais prêt à parier que c’était le téléphone) s’écraser contre ladite porte.

Je passai en vitesse par la salle de bain, récupérai mes vêtements de la journée dans le bac à linge sale, et les enfilai, de même que mes tennis blanches. Parce que j’étais courageux, mais pas assez téméraire que pour me risquer à retourner dans la chambre pour en prendre des propres.

Je descendis en courant et démarrai ma bagnole en trombe. J’étais habitué aux scènes d’action en bagnole et je roulais perpétuellement en excès de vitesse, de toute façon. Alors je bouffai les kilomètres qui me séparaient de l’Eastside comme un pilote de Formule 1, n’hésitant pas à faire des dérapages dans les tournants, à brûler les feux rouges et à faire rugir mon moteur, le tout sous les klaxons furieux des usagers de la route tardifs.

Et tout en roulant, je comptais à rebours, les mains crispées sur le volant, incapable de me concentrer suffisamment alors que la réponse à la question que je me posais était évidente…

On était en février 1982…

-Janvier :1 ; décembre :2 ; …novembre :3… Rahh putain !

Trois ou quatre fois, je du recommencer à compter avant de me rendre compte que, ben non, peu importait comment je comptais tout ça ne nous ramenait qu’en 1981 et la dernière fois que Bailey et moi on… enfin, bref, c’était en 1980.

Donc, je n’y étais pour rien, dans cette histoire !

Howard… par contre…

Je savais que Howard connaissait Bailey parce qu’il m’en avait parlé et qu’il l’avait aussi officiellement invitée lors du lancement du clip You’re The Truth Not I… Et je lui avais dit que je la connaissais comme la fille qui trainait au Dizzy et dans l’Eastside, que je m’entendais bien avec elle… Bref, que je voyais qui c’était, sans plus… Mais lui, il s’était pas caché de dire qu’il avait couché avec elle et il était allé jusqu’à me recommander de « l’essayer » à l’occasion de mon anniversaire, par exemple !

Howard quoi…

Mais moi, j’étais pas allé jusqu’à lui dire que j’avais aussi couché avec elle, parce que j’avais honte. Pas d’elle, mais d’avoir trompé Kate…

J’arrivais dans l’Eastside à peut-être 50 ou 100 mètres du Dizzy Warhol, et me retrouvai bloqué par les premiers camions de livraison des commerces alentours !

-Putain !

J’écrasai mon klaxon, plusieurs fois, et hormis me faire un putain de doigt d’honneur, le mec daigna pas bouger son foutu camion. Je passai ma tête par ma fenêtre et hurlai.

-DEGAGE ! Y A UNE FEMME QUI ACCOUCHE, BORDEL !

Rien à faire ! Alors je sortis de ma bagnole et si la situation avait pas été urgente, j’aurais fait un détour pour massacrer la gueule du camionneur. Mais là, j’avais pas le temps !

Alors je me mis à courir, à sprinter même !, manquant de me faire renverser par un taxi, pour finalement entendre les cris d’une femme. Je me repérai donc à l’ouïe, suivant les cris de douleur, pour arriver en vue de la Ferrari noire de Howard…

-Howard !

Je courus jusqu’à la voiture, à l’intérieur, Bailey était assise à l’avant côté passager, vêtue de ce qui semblait être une robe de nuit toute légère et d’une veste trop grande pour elle, était en train d’agoniser, un inconnu déjà accroupi entre les jambes écartée de cette dernière et elle était à moitié allongée sur Howard…

Mes yeux s’écarquillèrent…

-Oh putain qu’est-ce qu’on va faire ?!

Bailey cria encore à en déchirer la nuit et mon attention se détourna de Howard assis derrière son volant pour me jeter derrière le gars que je reconnus comme étant le barman du Dizzy. J’attrapai la main de Bailey. On avait très peu de place pour manœuvrer à deux ! Howard aurait dû acheter une familiale et pas une Ferrari !

-Hey… Hey… Relax, ma belle… Ça va aller…

Puis, m’adressant au barman et à Howard, regardant l’un puis l’autre sans lâcher la main de Bailey, sur un ton beaucoup moins relax.

-Un de vous a appelé cette putain d’ambulance ?!

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MessageSujet: Re: 1 Baby And 3 Dummies (February 1982)[PV Howard Stone & Delfino Alvarez& Hank North]   Mer 13 Sep - 1:29

1 baby And 3 Dummies (february 1982)

       
Howard & Delfino & Hank




Je n’ai jamais vraiment pris le temps de réfléchir à mon accouchement à proprement parlé. À chacun de mes rendez-vous avec mon médecin, elle me parlait  de différentes possibilités comme la maison de naissance,  l’accouchement dans l’eau, et, si nécessaire, la césarienne.

La seule chose qui me préoccupe est  que, puisque je suis reconnu comme une poly toxicomane – merci Jordan Keller pour les fois où tu m’as trainés complètement dans les vapes à l’hôpital – je n’ai pas droit à l’anesthésiant lors du « grand moment ».

Cela dit, jamais, au grand jamais, je n’ai pensé que je donnerais naissance dans la Ferrari de mon meilleur ami. De tous les gens qui auraient été susceptible de m’aider, il est bien le dernier – pardonne moi Howard – que je veux pour me soutenir.

Je veux Delfino et personne d’autre pour me tenir la main. Je veux sentir sa présence à mes côtés, entendre sa voix réconfortante, et même, ses baisers sur mon fronts. Mais il manque à l’appel et le mec qu’a envoyé chercher Howard ne semble  pas prêt de revenir.

Je dois me rendre à l’évidence et au plus vite car vient une nouvelle contraction avec laquelle, la sensation pressante de devoir pousser.  La panique qui s’affiche alors sur le visage d’Howard est indescriptible. Rien pour me rassurer.

Il tente toutefois de se faire rassurant en me disant qu’il revient au plus vite, le temps de faire un appel pour de l’aide. Quelqu’un de plus qui saura s’y prendre.

- L’ambulance, non ?

Mais il est déjà loin et je suis seule dans la bagnole d’Howard, contenant aucunement ma souffrance. Au contraire le besoin de pousser se fait bien malgré moi. Le bébé sait où il faut aller et me fait comprendre que je n’ai aucunement le choix.

J’sais pas comment mais je réussis à retirer ma culotte…parce que je me dis qu’il ne se laissera pas de toute façon stopper par une culotte en dentelle bleue.  Howard revient aussi vite qu’il ne me l’avait dit.  

- Ça va ? Un pote à moi va venir nous aider. Il saura comment faire lui.

- Comme une fille entrain d’accoucher, oui !  Un pote ?  UN POTE ?!! L’ambulance ça t’as pas semblé logique ?


Et là, j’éclate en sanglot. De douleur, de colère, de désespoir. J’suis épuisée et je sais que c’est loin d’être fini. J’ai besoin de puiser dans mes réserves – jusqu’alors insoupçonnées- de force pour ne pas me laisser aller.

Et alors que je n’y attendais plus, Delfino arrive à la course, apportant avec lui une lueur d’espoir. Lui, il va avoir pensé à l’ambulance !

- Je suis là Bailey ! Qu’est-ce qui se passe ? Le bébé arrive ?

J’aurais bien voulu lui répondre que, non, c’est pas le bébé mais les enchilladas hyper épicés qu’il a cuisiné au souper mais l’envie de faire du sarcasme me passe en lui voyant l’air ultra inquiet sur le visage.

Je l’aime ! Bon Dieu que je l’aime !

Et je m’en veux terriblement pour toutes les choses immondes que j’ai pu lui dire. Je voudrais mettre ça sur le dos des hormones, et bien que ce soit vrai à 90%, ça ne changerait rien au fait que je ne veux pas plus du bébé, une fois né.

- Delf !, pleurais-je, Je te demande pardon ! J’suis tellement désolée, bébé pour tout ce que je t’ai dit !

Le moment est peut-être mal choisit et j’ai conscience que je profite de la carte de sympathie que me confère l’intense panique dans laquelle je l’ai plongé mais, je veux qu’il sache que je l’aime et que je n’ai pas envie que notre histoire s’arrête une fois la vil créature – ouais le pauvre il l’a depuis le début ce sobriquet – expulsée de mon corps.

Sauf que, Delfino non plus ne parle pas d’ambulance. En fait, il m’aide plutôt à mieux m’installer dans la voiture de façon à ce que mon dos prenne appuis contre Howard qui me soutient et Delfino, entre mes cuisses – vous savez ce que je veux dire ! – puisse accueillir le paquet.

- J’y arriverai pas ! Ça fait trop mal, j’en peux plus !

Mais pourquoi ? Pourquoi étais-je allé au Dizzy plutôt que d’appeler moi-même la foutue ambulance à partir de chez moi ? Pourquoi  ?!

Et encore, ça pousse, et  pousse encore. Alors je me relève, me soutenant sur les avant bras d’Howard, passer de chaque côté de mon corps et je pousse comme Delfino me dit de faire. De nous deux, c’est lui le pro des bébés. C’est lui qui surveille mes vitamines prénatales, qui surveille ce que je mange et qui  pense à mes rappels avec le médecin. C’est lui aussi qui posait des questions quand nous y allions.

Alors  s’il me dit de pousser, je pousse !

Et je dois avoir poussé sacrément fort parce que la tête d’Hank apparaît à côté de celle de mon petit-ami.

- Tu déconne à chier là ? ! C’est Hank que tu as appelé en renfort ?

Petite mise au point.  Je ne suis pas fâché de voir Hank North, au contraire ! Je l’aime beaucoup, Hank mais je vois pas en quoi il sera utile sauf pour me dire de pousser ce que je fais déjà.

Relevant la tête pour regarder les deux hommes accroupis devant mes cuisses béantes ouvertes, je suis prise d’un rire nerveux en constatant que les trois hommes avec qui je me trouve en ce moment ont été dans mon lit. Mon moment hilare est cependant de courte durée puisque je suis de nouveau foudroyé par une contraction mordante.

Et là je pleure. De plus belle. Et je tremble de la tête aux pieds tant j’ai mal et que je lui épuisée. Mon corps en sueur ne m’écoute plus. Il souffre et c’est tout.

- Hey… Hey… Relax, ma belle… Ça va aller…

- Non ça va pas aller Hank ! J’vais crever c’est certain, si j’dois endurer ça encore une minute de plus !


Je ne rigole pas, je sens bien que je vais crever !

C’est la chair même de mon intimité qui est exposé, je la sens fissurer, du moins j’en ai l’impression, et c’est horrible plus que tout le reste. J’dois toucher, je dois savoir. Entre mes cuisses, je sens quelque chose qui veut sortir.

- C’est là tête ?!


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Pis demain matin tu m’prendras dans tes bras
On va faire comme si le malaise était pas là
J’vais m’en aller de mon bord, toi du tiens
Peut-être qu’on se recroisera en chemin.
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MessageSujet: Re: 1 Baby And 3 Dummies (February 1982)[PV Howard Stone & Delfino Alvarez& Hank North]   Mer 13 Sep - 18:45


1 Baby And 3 Dummies

       
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Hank à l’autre bout du fil, il s’demandait ce qui arrivait. Mais j’eus pas l’temps d’expliquer plus. J’pouvais pas laisser Bailey éternellement toute seule. J’entendis Hank me dire qu’il fallait que j’appelle une ambulance, j’crois qu’il me l’a dit deux fois avant de dire qu’il arrivait. Puis, il avait raccroché et moi aussi. J’avais l’impression qu’il était pas seul mais peu importait. J’crois qu’il y avait une fille avec lui. Sa femme, sans doute…

Mais il arrivait. Et c’était l’information que j’avais retenu. J’avais pas appelé d’ambulance parce que j’entendais Bailey crier et rien que ce cri me fit frissonner tellement il avait déchiré le ciel. Alors j’abandonnai le téléphone pour rejoindre rapidement Bailey. J’la rassurai en disant que j’avais appelé un pote. Mais elle me parla d'ambulance…

-Non, j’ai pas eu le temps… J’suis revenu avant parce que tu criais…

Et elle se mit à pleurer. Et j’ravalais ma salive en la regardant avec beaucoup d’inquiétude. J’allais lui dire que j’allais aller appeler l’ambulance maintenant mais Delfino arriva. Je poussai un soupir de soulagement. Il arrivait pile à temps, j’commençai à être à court d’idée…

Delfino lui disait comment se positionner. Et, elle, elle faisait que s’excuser à son… P’tit-copain ? Peu importait… J’me mis dans une position telle que Bailey avait le dos soutenu sans être trop emmerdé par le levier de vitesse. Mais quand Delfino lui demanda de pousser, je blêmi.

-Quoi ? Elle va pas accoucher dans ma Ferrari quand même ? Faut pas mieux filer à l’hosto ?

Apparemment non… J’savais d’avance que les sièges allaient être difficiles à récupérer si elle accouchait là… Et j’poussai un long soupire… La santé de Bailey avant tout, Howard. Oublie pas ça… Ta Ferrari, tu pourras encore trouver un truc pour récupérer les sièges.

Et Bailey souffrait et criait. Elle disait qu’elle y arriverai pas. Et j’savais pas quoi dire ni quoi faire… Et les minutes me parurent des heures… Surtout qu’entendre Bailey pleurer de douleur était insoutenable. J’me fous peut-être de tout mais j’aimais pas voir des gens que j’aime souffrir de la sorte. Tout ça parce qu’un foutu client lui a laissé un cadeau empoisonné…

Et c’est quand j’pensai à ça qu’Hank se pointa. Il arriva en courant. Mais quand j’l’entendis dire « putain, qu’est-ce qu’on va faire ? », j’me disais qu’on était pas encore sorti de l’auberge même avec Hank en plus.

-J’sais pas moi ! Tout ce que je sais, c’est qu’elle va accoucher dans ma foutue Ferrari…

J’disais ça sur un ton un peu affolé. En fait, j’crois que j’avais jamais été aussi mal de ma vie… Et Bailey qui m’disait que j’déconnais en constatant que celui que j’avais appelé n’était autre qu’Hank.

-Ben ouais… J’savais pas qui appeler d’autre… Alexie répondait pas…

Hank pris la main de Bailey alors qu’elle se contractait de plus en plus. Il essayait de la rassurer… Mais elle, elle disait qu’elle allait crever.

-Ça va aller Bailey… Tu vas pas crever…

J’en savais rien en fait… Et si ça tournait mal… Rien que l’idée me fit tourner la tête… Et Hank qui demanda si quelqu’un avait appelé une ambulance. Je regardai vers lui.

-Heu… Non… J’ai pas eu l’temps…

Je me mordis la lèvre. J’culpabilisais maintenant de l’avoir pas fait… Et quand Bailey demanda si c’était la tête, je blêmi à nouveau. Et je regardai vers Hank.

-La tête ?! Hank, prend ma place, vite ! J’vais appeler cette foutue ambulance !

J’attendis qu’Hank prenne ma place tant bien que mal sans que ça ne fasse trop bouger Bailey. Et je couru jusqu’à la cabine téléphonique. Je composai le numéro d’urgence.

-C’est Howard Stone ! Il y a une femme qui est en train d’accoucher dans ma voiture. C’est une Ferrari noire ! Il faut une ambulance tout de suite ! Le bébé est en train de naitre !

Je donnais l’adresse de la maison qui était en face de ma voiture. Et la femme à l’autre bout du fil me disait de ne pas m’affoler et que l’ambulance était en route. Elle me disait de bien rester avec la future mère. J’approuvai et raccrochai avant de rejoindre ma caisse.

-L’ambulance est en route !

C’était déjà ça de fait.

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MessageSujet: Re: 1 Baby And 3 Dummies (February 1982)[PV Howard Stone & Delfino Alvarez& Hank North]   Jeu 14 Sep - 17:40

1 baby and 3 dummies

       
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Ce n’était pas agréable de voir souffrir Bailey de la sorte. L’enfant allait naitre et j’étais arrivé à temps pour pouvoir aider la future mère. Je savais qu’elle ne voulait pas de cet enfant. Elle me l’avait bien fait comprendre lors d’une de nos disputes. J’étais triste mais l’instant n’était pas à penser à l’avenir du bébé mais bien à Bailey et à son accouchement. J’avais suivi une bonne partie de sa grossesse en l’aidant avec ses médicaments et son alimentation et je ne pouvais pas la laisser tomber au moment le plus crucial.

Elle pleurait de douleur et c’était insoutenable de la voir ainsi et de l’entendre s’excuser pour les choses qui avaient été dites.

-Ne t’excuse pas, Bailey. Il faut garder ton énergie et ton souffle pour délivrer le bébé.

Elle devait se mettre en bonne position mais la voiture empêchait qu’elle soit bien mise. Nous étions arrivés, tant bien que mal, à la mettre plus ou moins bien. Howard et moi on faisait de notre mieux pour la calmer. Je lui avais demandé de pousser ce qui avait ramené les priorités du batteur à sa Ferrari.

-On n’a pas le temps d’aller à l’hôpital ! Elle va accoucher ici, on s’en fiche de la voiture !

Ce n’était pas ma priorité. La priorité était Bailey et l’enfant et Bailey souffrait jusqu’à penser qu’elle n’y arriverait pas.

-Si tu vas y arriver, Bailey. Pousse !

Elle devait pousser et respirer. Je ne voyais pas encore de signe du bébé.

Un autre homme était arrivé, entre temps. J’écoutais les conversations et je reconnu Hank North, l’acteur. Bailey avait des connaissances de luxe mais je n’avais de préoccupation que pour elle et pour le bébé à venir. J’avais entendu Howard se plaindre, encore, que Bailey allait accoucher dans la voiture et Bailey engueuler Howard d’avoir appelé Hank qui n’aidera pas plus que moi et le batteur sauf s’il avait, par hasard, un diplôme de médecine. L’acteur était venu à mes côtés et avait évoqué l’ambulance. Howard avait dit ne pas l’avoir appelé.

-Quoi ?! Tu ne l’as pas appelé ? Je croyais que c’était déjà fait !

Il avait appelé son ami et pas l’ambulance ? C’était vraiment invraisemblable.

Bailey n’en pouvait plus et la voir ainsi me brisait le cœur. Nous la rassurions à trois.

-Non chérie, tu ne vas pas mourir. Tiens bon !

Elle avait encore poussé et j’avais aperçu quelque chose. Je m’étais rendu compte qu’il s’agissait de la tête du bébé. Bailey l’avait senti. J’étais soulagé mais encore stressé parce que ce n’était pas encore fini.

-Oui, je crois que c’est la tête ! Pousse encore !

J’étais concentré sur Bailey pendant que Howard et Hank échangeait leurs places pour que le batteur puisse aller appeler une ambulance. Il aurait pu envoyer Hank, ça aurait été plus intelligent mais il semblait vouloir fuir le combat.

Je voyais plus précisément la tête.

-Vas-y Bailey, je le vois. C’est presque terminé !

Elle avait encore poussé et le bébé avait fini par sortir. Je l’avais attrapé très délicatement. Howard était revenu au même moment avec la bonne nouvelle que l’ambulance était en route. Le bébé s’était mis à pleurer. Je savais que c’était bon signe. J’avais la larme à l’œil.

-C’est… Un garçon…

Je ne savais pas quoi faire. Il y avait encore le cordon ombilical et l’enfant était tout tremblant.


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MessageSujet: Re: 1 Baby And 3 Dummies (February 1982)[PV Howard Stone & Delfino Alvarez& Hank North]   Ven 15 Sep - 12:03

1 Baby And 3 Dummies

       
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J’avais attrapé comme je pouvais la main de Bailey qui commença instantanément à broyer la mienne. Elle fut brusquement complètement hilare et je me demandais si la douleur qu’elle ressentait n’avait pas eu raison de sa santé mentale, du coup. J’avais tenté quelques mots rassurants, qu’est-ce que je pouvais faire d’autre ! Sérieux ! Howard ! Et en remerciement, Bailey me cracha à la tronche qu’elle allait crever.

Je tendis un index menaçant de ma main libre vers elle, mes yeux plongés dans les siens, par-dessus le barman qui, ce soir, faisait aussi office de sage-femme.

-Non ! Je t’interdis de mourir !

Je tentai alors, un peu malgré moi, un coup d’œil entre les jambes de Bailey et j’eus brusquement l’impression de me retrouver dans un remake de Alien particulièrement réaliste. Parce qu’il y avait vraiment un… truc… une créature… qui était en train de sortir de son corps et avec l’Eastside comme décor, c’était vraiment flippant…

Quand une espèce de… liquide sanglant… se mit à couler, je demandai en plaquant une main sur mes yeux, par réflexe, si un des deux autres abrutis avait appelé l’ambulance. Que je sache, ça avait quand même été la première chose que j’avais dit à Howard de faire !

Alors quand Howard me dit qu’il avait pas eu le temps, je retirai ma main de mes yeux malgré le spectacle qui se déroulait devant moi, pour fusiller le batteur du regard.

-QUOI ?! J’ai bien eu le temps de descendre de San Fernando Valley, moi !

C’est alors que le barman du Dizzy affirma qu’il voyait la tête et mon regard se reposa entre les cuisses de Bailey… Mais très brièvement avant que je ne détourne à nouveau le regard.

-Oh merde…

J’avais presque dit ça dans un gémissement…

-Howard, j’espère que t’as une garantie sur tes sièges !

Mais Howard, lui, il avait qu’une idée fixe en tête, du coup que celle de l’alien commençait à se pointer dehors : fuir.

Et comme je le voyais bien venir qu’il allait laisser Bailey là à se démerder pour se soutenir toute seule par-dessus le levier de vitesse si je bougeais pas mon cul, je n’eus d’autre choix que de faire le tour de la bagnole en courant pour venir prendre sa place, en grommelant.

-T’es vraiment un foutu couillon de lâcheur, Howard !

Mais prendre sa place me permettait de ne plus voir ce qui se passait entre les cuisses de Bailey, ce qui n’était pas plus mal. Je n’avais aucune idée de comment ce latino faisait pour ne pas tourner de l’œil ! J’installai la tête de Bailey sur mon torse et son dos le plus confortablement possible sur mes jambes, mais y avait pas de place dans cette putain de Ferrari !

J’étais tendu à mort, mais dans le feu de l’action, je ne le sentais pas vraiment.

Entre mes mains, je tenais la tête de Bailey, essayant de me faire aussi rassurant que mon propre stress me le permettait… Autant dire que c’était pas glorieux.

-Allez, Bailey ! Tu peux le faire ! Et ne crève pas !

Howard revint derrière moi en annonçant que l’ambulance avait (enfin !) été appelée ! Ouais… il revint derrière moi parce que, courageux, mais pas téméraire, le Howard, de là où il était, il ne voyait rien de ce qui se passait du côté où le barman du Dizzy était placé. Mais fallait dire qu’il avait l’air de gérer, le mec.

Je sentis Bailey se contracter brusquement et elle hurla à la mort, faisant courir le marathon à mon cœur. Si c’était ça faire un enfant, je me promis de ne jamais mettre une femme enceinte, c’était trop cruel.

Le barman annonça que c’était presque terminé, merci mon dieu !

Et là, je sentis Bailey se détendre aussi vite qu’elle avait eu cette brusque contraction de tous ses muscles. Elle avait l’air complètement épuisée et si le latino avait réceptionné le bébé, moi, j’avais réceptionné le corps de la maman qui s’affaissait au creux de mon bras alors que l’enfant se mettait à hurler, prenant le relais de sa mère. Je me détendis aussi, rejetant la tête en arrière sur le siège, aussi essoufflé que si j’avais accouché avec Bailey et m’exclamai :

-Yooohoo !

J’embrassai le front trempé de sueur de Bailey.

-Hey… Hey… Bailey… C’est fini… Bien joué… T’as bien fait ça.

Le barman annonça que c’était un garçon et je relevai mon regard vers lui, souriant et tellement brutalement détendu que ma tête me tournait, mais pas encore assez pour que j’aie l’impression que j’allais vraiment tomber dans les pommes.

-Lequel de vous deux faut féliciter pour ça ?

Ouais… Parce que j’avais compté… Et c’était pas ma faute !

Je tendis le doigt vers le cordon ombilical que je voyais d’ici.

-Et ça, c’est touche pas à ça petit con… On attend cette putain d’ambulance et on touche plus à rien maintenant.

Tout minuscule dans les mains du barman, le bébé hurlait et tremblait…

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Bailey Raphaël


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MessageSujet: Re: 1 Baby And 3 Dummies (February 1982)[PV Howard Stone & Delfino Alvarez& Hank North]   Sam 16 Sep - 5:18

1 baby And 3 Dummies (february 1982)

       
Howard & Delfino & Hank




Je n’y arriverai pas ! Mon corps tremble comme une feuille au vent, pire que lorsque je ressens des manques de coke.  C’est incontrôlable et c’est dû à la douleur, qui ne fait qu’accroître.  

Hurler n’apporte aucun soulagement, bien que j’en éprouve autant le besoin que de pousser.

L e plus pitoyable en mon sens, c’est qu’en plus de ne pas avoir été désiré, cet enfant là va naître sur le siège passager, dans le fond d’un stationnement de l’Eastside, avec trois mecs qui n’ont aucune idée de ce qu’ils font pour le réceptionner. En fait, ils avaient un seul truc simple à faire et c’était d’appeler une ambulance.

J’en suis à me dire- et j’y crois – que je vais finir par crever de douleur. Et mes trois sages-hommes improvisés refusèrent  presque d’une vive voix que je me laisse allé à cette éventualité. Bon bah au moins y’en a trois pour qui  je compte. Ou alors c’est l’idée de se retrouver seuls avec le bébé qui les inquiètent tous.

L’ambulance, la foutue ambulance qu’Howard aurait dû appeler  revient en écho mais je suis à ce point en douleur que je n’entends même pas les reproches. Tout ce que je sais, c’est que suite à une contraction plus puissante  je pousse de toutes mes forces au point où j’ai la certitude que je viens de déchirer  mon utérus et tout ce qui vient avec. Paniquée, je viens palper entre mes cuisses et je constate avec horreur – et peut-être une pointe de soulagement – la tête du bébé qui sort.

« Bah ma vieille… t’es rendue ! »

Delfino confirme que la tête du bébé vient bel et bien de sortir et, à cette annonce, Howard déguerpi, laissant mon pauvre Hank prendre sa place au vol. C’est maintenant dans ses avant-bras que je plante mes ongles à chaque nouvelle poussée.

Une poussée, Puis une autre. Et encore une autre.

Et, enfin le bébé s’extirpe en entier, accueillit tout en douceur par Delfino qui annonça que c’était un garçon. Le seul soulagement dans toutes cette expérience que fus ma grossesse depuis le tout début.

Un garçon ne finira pas en se prostituant pour survivre… Il a plus de chance de faire des études. Il ne verra pas son avenir gâché par une grossesse non désirée. Un garçon, c’est mieux.

Et je pleure. Je fonds littéralement en larmes tant je suis épuisée. Et inquiète aussi.  J’veux le voir sans le prendre. Parce que… non… je ne suis pas prête à le prendre. J’veux juste qu’on me rassure, qu’on me dise que ce n’est pas un p’tit bébé tout noir.

Et Hank de demander qui des deux autres protagonistes il doit féliciter pour l’heureux évènement.

- J’sais pas c’est qui le père mais c’est pas un de vous trois, ça… je le sais !

Non, en fait, j’ai bien eu le temps de calculer, de re calculer, de contre calculer. Y’avait deux possibilités.  Et l’une d’elle vient d’être éliminer d’office puisque le bébé n’a pas la peau noire.  

Au moins ça c’était assez simple comme puzzle.

Au loin, la sirène de l’ambulance se fait entendre, telle une douce mélodie. Je le l’espérais plus celle là !

- Il a tout ce qu’il faut là où il faut ?

Si il a ses 10 doigts et orteils, deux yeux et que Delfino a bien identifier son sexe en se fiant à ce qu’il avait entre les jambes et non pas en confondant avec le cordon, ça me va. Et de le constater me permet de lâcher prise.

C’est probablement les nerfs qui lâchent après autant d’effort, mais je commence à voir de la neige tomber et la terre trembler sous la voiture. Et, avant de perdre connaissance, la seule chose que je réussis à articuler c’est :

- Il va s’appeler Dany…



© Billy Lighter




Pis demain matin tu m’prendras dans tes bras
On va faire comme si le malaise était pas là
J’vais m’en aller de mon bord, toi du tiens
Peut-être qu’on se recroisera en chemin.
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Howard Stone


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MessageSujet: Re: 1 Baby And 3 Dummies (February 1982)[PV Howard Stone & Delfino Alvarez& Hank North]   Sam 16 Sep - 14:57


1 Baby And 3 Dummies

       
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On avait l’air, tous les trois à regarder Bailey agoniser le temps que le bébé sorte dans ma voiture… P’tain, ma pauvre Ferrari… Heureusement qu’elle était assurée… J’me demande si les dégâts provoqué par un accouchement est repris dans les conditions de l’assurance… J’espère parce que l’bébé était déterminé à naitre-là…

J’me fis « engueuler » pour l’ambulance que j’avais omis d’appeler. Le barman croyait que j’l’avais fait et Hank disait que, lui, il avait eu le temps de descendre de San Fernando Valley… Et que, donc, j’avais eu tout le temps d’appeler. L’a facile, lui… Y’a quelques minutes j’étais encore seul avec Bailey et j’pouvais pas la laisser seul…

-Bah, vous avez facile, vous…


Ouais, c’était la seule excuse que j’avais… J’fis la moue alors que Bailey forçait sur mes bras et poussait comme le lui demandait le barman.

Et, soudain, le barman et Bailey s’exclamèrent qu’il y avait une tête. Je blêmi ne pensant qu’à une chose : mes sièges. Et Hank, qui voyait la scène d’un autre angle que moi me parla d’assurance. P’tain…

-J’en ai un… J’espère que ça reprend les accouchements…

Mais j’voulais pas rester là… Non, l’était pas question que je reste là à regarder ça. Du coup, je trouvai une porte de sortie : le coup de file à l’ambulance. Et je fuyais en laissant ma place à Hank. Mon pote clama que j’étais un couillon. Mais j’relevai pas. Ouais, p’tètre bien que je l’étais. Mais j’voulais pas voir ça. J’allais vomir si j’voyais ça.

Je finis par courir et appeler la foutue ambulance avant de revenir près des autres. Je me plaçai derrière Hank, j’avais vraiment pas envie de voir ça. Et, après un moment où le barman nous faisait par de l’évolution des choses, un cri de pleur déchira le ciel. C’était celui du môme. Je soupirai de soulagement alors qu’Hank, essoufflé, félicitais la jeune mère qui venait de fondre en larme. Pauvre Bailey. C’était une sale nuit pour elle…

-Génial…


Je soufflai ça dans un soupir de soulagement. Le barman déclara que c’était un garçon et je fis l’tour de la voiture pour aller voir le résultat. Le bébé était tout… Moche. Et j’fis une grimace en voyant l’état des sièges. Quant à Hank, il demanda qui il fallait féliciter pour ça. J’haussai les épaules. C’était pas moi… Mais, d’après Bailey, c’était aucun d’entre nous.

Hank déclara qu’il ne fallait pas couper l’cordon. T’façon, j’aurais jamais touché à ça… En fait, j’regardai le môme avec un air dégoûté. L’était tout sale et tout. Bailey, elle s’inquiétait de savoir si l’bébé avait tout là où il fallait. J’haussai les épaules.

-A première vue ouais… L’est juste un peu moche.

Mais ça c’était pas la faute de Bailey. Parce que Bailey était toute belle. Ça devait venir des gênes du père. J’entendis l’ambulance arriver et Bailey souffler que le gosse s’appelera Dany. J’hochai la tête. Ouais, c’était cool. C’était son bébé elle lui donnait le nom qu’elle voulait.

-C’est cool.


Mais Bailey tomba dans la pomme à ce moment-là. Je m’approchai d’elle.

-Hey, Bailey ! Ça va ?

Pas l’temps de réagir plus que l’ambulance arriva et une ribambelle d’infirmier virent nous entourer. Ils nous écartèrent et prirent le bébé ainsi que Bailey. J’savais pas quoi faire, ni quoi dire… Ils avaient l’air bien plus doué que moi… J’regardai vers Hank.

-On peut pas la laisser aller à l’hosto seul…

Non, on pouvait pas.


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Delfino Alvarez


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MessageSujet: Re: 1 Baby And 3 Dummies (February 1982)[PV Howard Stone & Delfino Alvarez& Hank North]   Dim 17 Sep - 12:40

1 baby and 3 dummies

       
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On avait polémiqué un moment sur le fait qu’Howard n’avait appelé aucune ambulance alors qu’il avait eu le temps d’appeler son ami. Ça ne me rassurait pas de savoir qu’aucune ambulance était en route. On allait bientôt réceptionner le bébé et il n’y aurait personne pour prendre en charge l’enfant et la mère. Tout ce que Bailey aura besoin après l’accouchement c’est un lit bien chaud et pas une petite place dans un Ferrari dans le froid de l’Eastside.

La tête du bébé était là bien en vue. Il n’allait pas tardé à être mis au monde par Bailey. Hank North n’était pas rassuré. Du sang maculait déjà les sièges et les questions sur l’assurance du batteur étaient venues sur la table. J’étais trop occupé à essayer de détendre Bailey et d’aider à mettre au monde cet enfant que je n’écoutais pas les échanges entre Howard et Hank. Je n’avais vu que le batteur faire le bon choix et aller appeler une ambulance. C’est ce que Bailey avait le plus besoin, pour le moment.

-Pousse encore Bailey ! Il est presque là !

Hank, lui, voulait juste que Bailey ne meurt pas. Ce n’était pas envisageable, pour moi, qu’elle succombe en donnant la vie.

Les poussées de ma courageuse Bailey avait fait sortir l’enfant. Il pleurait sous les félicitations d’Hank envers la nouvelle mère. J’étais heureux et soulagé de voir le petit être pleurer dans mes bras. Il était magnifique à l’image de sa mère. Ma pauvre Bailey avait éclaté en sanglot sûrement parce que la pression redescendait. Stone était, entre temps, revenu. L’ambulance allait arriver et Bailey pourrait aller se reposer ailleurs qu’ici. L’enfant allait être pris en charge et tout irait bien.

-Tout va bien Bailey. Tout va bien. C’est fini.

Hank cherchait à savoir qui en était le père mais personne n’avait de réponses à cette question. Bailey n’était pas au courant de l’identité du père de cet enfant. Il était entièrement à elle.

Le petit tremblait et Bailey était d’un seul coup bien inquiète pour l’enfant. C’était nouveau car, avant, elle n’avait d’autre envie que de le mettre à l’adoption. J’espérais que ce changement signifiait quelque chose. Howard avait répondu avant moi en traitant le pauvre nouveau-né. Stone avait reçu mon regard noir.

-Ne l’écoute pas Bailey. Il est très beau et il a tout là où il faut.

Le bébé tremblait et je l’avais emballé dans ma veste. Hank avait confirmé ce que je pensais. Il ne fallait pas toucher au cordon. Les médecins s’en occuperont.

Ma Bailey était morte de fatigue. Je m’étais mis à sa hauteur pour qu’elle puisse voir l’enfant. Je ne savais pas si elle le voyait bien mais, en tant cas, elle lui avait donné un nom. Dany. Mes yeux brillaient de bonheur. Elle qui n’avait jamais voulu le nommer voilà que le petit être avait peut-être atteint le cœur de sa mère. Je voulais le lui donner mais elle était tombée dans les vapes.

-Bailey !!

Je ne voulais pas qu’elle meurt. J’allais donner l’enfant à Howard pour aider Bailey et m’assurer qu’elle allait bien mais les infirmiers étaient arrivés. Il m’avait arraché l’enfant des mains et s’était occupé de Bailey qu’ils comptaient embarquer dans leur ambulance.

J’étais stupéfait devant la rapidité d’exécution et du manque de dialogue des infirmiers. Comme Howard, je n’avais pas envie de la laisser aller seul à l’hôpital. Je ne voulais pas qu’elle soit déboussolée à son réveil.

Je m’étais adressé à un infirmier.

-Je suis son petit ami ! Je veux monter avec elle !

J’avais eu l’autorisation de cet infirmier mais Howard et Hank ne pouvait pas venir car il n’y avait pas assez de place dans l’ambulance. Je m’étais retourné vers l’acteur et le musicien. Ils m’avaient beaucoup aidé et sans eux, Bailey ne s’en serait peut-être pas sortie.

-Rejoignez-moi à l’hôpital en voiture.

Il méritait de voir la suite de cette histoire.

J’étais entré dans l’ambulance qui s’était dirigée vers l’hôpital.


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Hank North


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MessageSujet: Re: 1 Baby And 3 Dummies (February 1982)[PV Howard Stone & Delfino Alvarez& Hank North]   Dim 17 Sep - 15:58

1 Baby And 3 Dummies

       
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Bailey plantait ses ongles dans la chaire de mes avant-bras si fort que j’étais sûr que j’allais garder les marques. Mais c’était pas grave, j’en avais vu d’autres et en plus, même si je gardais des marques, ce serait assez simple à justifier auprès de mon épouse si elle me demandait d’où ça venait. J’aurai qu’à lui dire : « A ton avis ?... »

Howard ayant déserté avec l’angoisse que la garantie de sa bagnole de couvre pas les accouchements, j’étais content que le barman du Dizzy donne autant l’impression de pouvoir gérer. J’aurais été à sa place, je crois que je serais déjà tombé dans les pommes et si ça avait pas été le cas, j’aurais juste été paniqué ! Les hurlements de Bailey me glaçaient le sang. Bien sûr, j’imaginais bien qu’un accouchement ne se faisait pas sans douleur, ça semblait assez clair, pour connaître plus ou moins les dimensions de la chose, même avec beaucoup de bonne volonté, que de sortir un mini-humain par là, ça devait pas être de la tarte.

Mais j’aurais jamais imaginé que c’était à ce point-là…

Je voulais même pas imaginer ce que ça faisait.

Finalement, les hurlements de Bailey laissèrent place aux pleurs du nouveau-né et je m’étais laissé aller sur le siège, avec une exclamation de soulagement… Le latino annonça alors qu’il s’agissait d’un petit garçon et je fermai le poing et fis un geste de victoire, complètement essoufflé de trouille et soutenant toujours Bailey.

-Hallelujah !

Il n’aurait jamais JAMAIS à subir ce que sa mère venait de subir. Et ça, c’était non négligeable ! Mon attention se reporta sur la jeune maman quand celle-ci se mit à pleurer à chaudes larmes… La décompression, à sa place, ça ferait longtemps que je pleurerais, je crois… Mais elle, elle lâchait la pression que maintenant. Je me penchai vers elle, plongeant mon regard dans ses yeux exténués et caressai sa joue doucement… Et c’est elle qui répondit à ma question sur le géniteur du petit.

Aucun de nous trois… Nous voilà avancés…

Howard avait quand même cédé à une forme de curiosité qui lui avait fait faire le tour de la bagnole pour aller voir à quoi ressemblait l’enfant… Et à sa réflexion, je ne pus m’empêcher d’éclater de rire ! Mais hey ! Moi aussi fallait que je décompresse…

Ce fut le barman, qui était aussi de ce que j’avais compris, le petit-ami de Bailey, mais pas le père de l’enfant, qui répondit vraiment à Bailey avec tout ce qu’il fallait de politiquement correct…

Au loin, on entendait l’ambulance et Bailey murmura alors que l’enfant s’appelait Dany, alors que le latino l’avait placé de telle façon à ce qu’elle puisse voir le môme maintenant emballé dans la veste du barman. Ok, Dany it is…

C’est à ce moment-là que j’avais senti Bailey se ramollir complètement dans mes bras et que mon cœur s’était de nouveau emballé. J’avais crié exactement en même temps que le barman :

-BAILEY !

Alors que Howard, lui, faisait de même, mais avec sa nonchalance à toute épreuve, en se rapprochant pour voir, comme s’il était pas sûr qu’elle était pas en train de lui faire une blague…

La sirène de l’ambulance avait retenti au plus près de nous juste avant de s’éteindre et j’avais été tiré en arrière, forcé à sortir de la bagnole de Howard, sans autre forme de procès, sans qu’on m’explique qui se passait… Et l’infirmier, qui aurait dû me dire qu’il se pointait et qu’il avait besoin de la place, se retrouva tout aussi brusquement plaqué le dos à la bagnole, mes mains le tenant par le col…

Heureusement pour lui, je reconnus assez vite son uniforme d’ambulancier et, loin d’en rajouter, il avait levé les mains en signe d’apaisement, en ayant certainement vu d’autres et comprenant probablement que mes potes et moi, on avait vécu un truc des plus traumatisants.

-Oulà ! Ok… Ok… Doucement, on est là pour aider… Désolé d’être arrivé par derrière…

Ses collègues avaient profité de ça pour prendre ma place, et sortir ensemble Bailey de la voiture. Ils avaient aussi pris le bébé des mains du latino. Mais j’avais quand même lâché le type dès que j’avais compris que ce n’était pas une menace et j’avais rejoint Howard un peu à l’écart, à qui je proposai direct une clope après en avoir allumé une pour moi.

-Quelle putain de soirée… On en aura vu, toi et moi, mon pote !

Fallait croire qu’on attirait ce genre de situation…

La Ferrari fut bientôt laissée à son sanglant et triste sort alors que le barman du Dizzy criait aux infirmiers de le laisser monter avec Bailey, parce que c’était son petit-ami.

-Hey ! Je veux venir aussi ! Je suis son pote moi !

Et son amant, accessoirement, même si ça remontait à un peu plus d’un an… Mais je savais pas si ça comptait… Sinon, la moitié de l’Eastside aurait peut-être pu monter avec dans l’ambulance… Si le latino obtint l’autorisation, Howard et moi on n’eut pas la même chance, par manque de place.

-Ok. Faut que je récupère ma bagnole t’façon…

Je me rendais compte seulement maintenant que je l’avais laissée ouverte en plein milieu de l’Eastside… Et en plus, le latino voulait bien de nous à l’hosto alors…

L’ambulance partit, toute sirène et feux bleus allumés et je tapai dans le dos de Howard après avoir jeté ma clope à terre. Fallait pas trainer… Ma bagnole était abandonnée un peu plus loin.

-Verrouille la Ferrari, on va pas y aller dans une bagnole pleine de… de je sais pas quoi… mais c’est dégueulasse.

On courut donc jusqu’à ma voiture et juste à temps pour découvrir un tout jeune latino en train d’essayer de démonter le bordel pour atteindre les fils.

-HEY ! DEGAGE PETIT CON !

Il dégagea, en courant plus vite que j’aurais jamais pu courir. Et je pris place côté conducteur. J’avais démarré la bagnole avant même que Howard ait les deux pieds dedans.

Et comme les foutus camions étaient toujours là à me bloquer le passage, je démarrai en trombes ET en marche arrière, jusqu’à faire un dérapage pour me remettre en avant… Bon, ok, j’admets que c’était plus tellement nécessaire maintenant que Bailey avait été pris en charge par un staff médical, mais j’aimais vraiment trop ça.

Je roulai donc tranquillement…hum… jusqu’à l’hôpital et Howard et moi nous présentâmes à la réception de nuit…

-Vous devez avoir admis une jeune femme du nom de Bailey Raphaël… Elle a accouché dans une bagnole il y a quelque chose comme un quart d’heure…

La réceptionniste était jeune et avait un visage sympathique malgré l’heure avancée… Et… elle me regardait pas, elle regardait Howard…

-Vous êtes Howard Stone !

Oh ça y était, on était sauvé.

-Ouais ouais… Vous me donnez le numéro de la chambre, il vous filera un autographe ou tout ce que vous voulez.

Elle feuilleta son carnet de bord et annonça en souriant :

-Chambre 208… Ils doivent encore être en train de l’installer, l’ambulance est arrivée juste un peu avant vous.

Ouais, ça c’était parce que je conduisais bien…

J’avais pas besoin d’en savoir plus, ni même de savoir si Howard allait me suivre direct ou non et montai en courant jusqu’au 2ième étage. Là, il y avait quelques ambulanciers qui avaient pris Bailey dans l’Eastside, dont celui que j’avais un peu malmené qui se retourna vers moi avec un grand sourire et tendit la main vers moi.

-Félicitations !

Par réflexe, je lui avais serré la main avant de le regarder, interloqué.

-Quoi ?! Hein ? Heu… non… Je suis pas le père.

Il pencha la tête sur le côté et sourit…

-Ah, désolé… J’aurais cru à cause du réflexe que vous avez eu… A vouloir protéger la mère. Mais… Vous savez… Je sais aussi tenir ma langue d’autant que je suis tenu au secret professionnel. Je vais pas sonner à L.A.People pour dire que Hank North est papa…

Je secouai la tête :

-Hey hey ! Non, surtout pas ! Je suis pas le père, déjà. Et si je vois un truc pareil dans L.A.People demain, c’est pas dans une bagnole que je vais vous encastrer…

Je disais ça, mais je m’énervais pas vraiment… J’étais trop crevé pour m’énerver…

Howard, entre-temps, m’avait rejoint… Et l’infirmier de le désigner du doigt :

-Alors le voilà, le papa !

Je frappai mon front d’une main…

-Oh c’est pas vrai… On peut pas juste… entrer dans la chambre, non ?

Il me dégagea le passage et je pus entrer pour trouver Bailey allongée, toujours inconsciente, un médecin prenant sa tension, Delfino à son chevet…

-Où est le petit ? Où est Dany ?

Le médecin releva son regard vers moi…

-Les infirmières le lavent… elles vont le ramener dans quelques minutes avec des vêtements propres… Votre amie est endormie, vous n’avez pas trop mal fait ça, il n’y a aucune trace d’hémorragies, anomalies ou lésions et le bébé va bien.

Je me tournai vers Delfino, passant une main dans mes cheveux, soulagé, en me laissant tomber dans un siège de l’autre côté du lit de Bailey. Le médecin, lui s’éclipsait…

-Bien joué, mon pote ! C’est quoi ton nom ? Moi, c’est Hank.

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MessageSujet: Re: 1 Baby And 3 Dummies (February 1982)[PV Howard Stone & Delfino Alvarez& Hank North]   Lun 18 Sep - 15:22


1 Baby And 3 Dummies

       
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Le môme était, enfin, sortit. L’était pas beau. Et je ne gardai pas pour moi cette observation. L’était tout sale et tout moche. Mais c’était sûrement la faute du père qui n’était aucun de nous trois. Même pas l’barman du Dizzy.  Ce même barman qui m’lança un regard noir pour, ensuite, dire à Bailey que le gosse était très beau. Nan, l’était pas beau du tout…

Après avoir nommé l’gosse, Bailey tomba dans les pommes. Et là, je m’approchai vraiment d’elle pour voir si elle allait bien. Mais j’eus pas le temps de faire grand-chose que les ambulanciers et autres infirmiers virent nous virer de là pour s’occuper de Bailey et du môme. Hank fut sorti violemment de la voiture et j’crus bien, pendant quelques secondes, qu’il allait tuer l’infirmier… Mais celui-ci le calma. On venait d’éviter un p’tit incident, là…

Je m’étais reculé. Et Hank était venu me rejoindre. Le p’tit Dany s’était déjà fait emporté par une armée d’infirmiers. L’avait déjà une vie mouvementée le pauvre gosse…

Hank me proposa une cigarette que je ne refusai pas. Je l’allumai directement et commençai à la fumer en écoutant Hank dire qu’on en avait vu lui et moi dans notre foutue vie.

-J’te le fais pas dire…

Et c’était pas fini… L’avait que 37 ans et moi 33… On était pas sorti de l’auberge.

J’savais qu’on pouvait pas laisser Bailey partir seule avec tous ces infirmiers. Et le barman du Dizzy était prêt à tout faire pour monter avec elle dans l’ambulance. Heureusement pour lui, les infirmiers le laissèrent faire.

Hank militait pour monter aussi… Mais l’faite d’être le pote de Bailey ne suffisait pas à faire de la place dans l’ambulance pour Hank et moi… J’fis la moue alors que Delfino nous disait de le rejoindre à l’hosto en voiture. Hank, lui, au lieu de s’énerver comme d’habitude, voyait le bon côté des choses. Il devait, de toute façon, aller chercher sa caisse… Moi je tournai mon regard vers ma caisse à moi pour constater qu’elle était vraiment dans un triste état. J’soupirai en faisant une moue triste. Ma pauvre Ferrari… C’était ma deuxième voiture préférée… Et elle était dans un état misérable. Pas autant que ma voiture préférée qui était, toujours, chez le garagiste après ma p’tite virée à Downtown.

L’ambulance disparut bien vite au coin de la rue. J’achevai ma cigarette que j’avais fumé à la vitesse de l’éclaire. Hank déclara qu’on allait y aller avec sa voiture parce que la mienne était dégueulasse. J’soupirai encore de désespoir.

-Ouais, j’crois qu’on n’a pas l’choix…

Le p’tit Dany me devra de l’argent pour les sièges quand il sera en âge de payer…

Je fermai ma voiture en croisant les doigts pour qu’aucun enfoiré résidant dans ce quartier pourri ne vienne me la voler pendant mon absence. Et je suivis, ensuite, Hank en courant jusqu’à sa voiture qui, elle, était sur le point d’être volée parce un p’tit gringalet.

Mais Hank, qui courrait comme un fou et qui criait, réussi à faire rapidement déguerpir le voleur. Bah voilà, affaire réglée. Je grimpai dans la caisse et mon pote démarra en trombe. J’savais pas pourquoi on allait si vite… Bailey était avec des gens qualifié et le bébé était déjà né. Y’avait pas l’feu au lac. Mais j’ne dis rien me contentant de regarder le paysage défiler à toute vitesse. T’façon, Hank savait gérer la conduite. C’était le meilleur pour ça. La preuve dans son superbe dérapage qu’il fit pour nous sortir d’une impasse.

On allait tellement vite que le voyage ne dura pas longtemps. Et on se retrouva bien vite devant la réceptionniste de l’hôpital. Hank s’adressa à elle et la première chose qui sortit de sa bouche fut :

-Vous êtes Howard Stone ?


P’tain… J’sais pas combien de fois on m’avait dit ça dans ma foutue vie… Chaque fois que j’rencontrais quelqu’un de lambda on me disait ça… Ça devait être une sorte de malédiction engendré par la célébrité… Mais sur une nuit, ça faisait déjà la deuxième fois…

Hank répondit pour moi et amena le sourire sur le visage de la réceptionniste. Elle nous donna le numéro de chambre de Bailey. Et Hank monta directement au bon étage alors que moi j’étais toujours coincé avec la réceptionniste.

-Alors… Autographe ou baiser ?

J’dis ça d’un air nonchalant et un peu blasé, j’dois l’avouer. La réceptionniste rougissait.

-Les deux…

Ok, c’est une gourmande. J’souris et elle me donna de quoi écrire. Je lui fis son autographe et je m’avançai vers elle pour lui donner ce qu’elle croyait être un baiser. Mais alors que j’allais toucher ses lèvres, je déviai pour amener ma bouche près de son oreille pour lui murmurer :

-Faut pas abuser des bonnes choses.

Et j’souris avant de me déplacer jusqu’à l’ascenseur pour monter au deuxième étage. Quand j’arrivai eu haut près de Hank, un infirmier me pointa du doigt en disant que j’étais le père. Je levai un sourcil.

-Non, c’est pas moi… J’suis pas l’père du bébé tout moche, moi.

Hank était désespéré et voulait juste entrer dans la chambre. Moi aussi, d’ailleurs. Et on put entrer. A l’intérieur, y’avait Bailey et Delfino. Elle était toujours dans les pommes mais, apparemment, fallait pas s’alarmer. Hank cherchait après le p’tit Dany mais il était encore en train de se faire chouchouter par les infirmières. Et Bailey, elle allait bien d’après l’infirmer. J’soupirai de soulagement.

-Cool. C’est tout ce qui compte.

Tout allait bien, on pouvait décompresser. Et c’est ce que je fis en m’asseyant par terre parce qu’il y avait plus de siège libre Hank et Delfino ayant pris place sur les deux seuls qu’il y avait. Mon pote commença à féliciter et faire connaissance avec le latino. Moi j’regardai juste Bailey dormir en espérant qu’elle allait se réveiller bien vite.



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MessageSujet: Re: 1 Baby And 3 Dummies (February 1982)[PV Howard Stone & Delfino Alvarez& Hank North]   Lun 18 Sep - 20:58

1 baby And 3 Dummies (february 1982)

       
Howard & Delfino & Hank




Le bébé hurle à plein poumon, fendant l’air de ses pleurs comme je l’ai fait pendant de longues et interminables instants tout juste avant qu’il ne sorte de moi. De quoi glacer le sang aux passants qui devaient vraiment se demander ce qui se passait dans le stationnement non loin du Dizzy.

Pas un meurtre… un macchabé, ça cri plus au bout d’un moment. Pas un viol non plus. Les cris n’auraient pas été les mêmes de toute évidence. Pourtant, personne autre qu’Howard, Delfino et Hank se sont risqués et demeurent toujours auprès de moi.

J’veux le voir, mais pas le prendre.  C’est au dessus de mes forces, physiques et psychologiques. Et, quand Delfino me rassure en me disant que le p’tit a tout ce qu’il faut, là où il faut, je me sens rassurée. J’aurai au  moins fait ça de bien dans ma vie… un bébé qui ne sera pas un mutant. Bien qu’il soit apparemment moche, selon ce qu’en dit Howard.

J’connais pas grand-chose aux bébés mais on ne doit pas tous avoir été super minon dès les premières minutes suivant la grande descente. Avoir la tête comprimée dans le tunnel utérin, ça doit forcément laisser des traces.

J’aurais souris, et même rigolé si j’en avais eu la force.  Mais au lieu de ça,  je ne fais que souffler que le p’tit s’appellera Dany avant d’être envahit par une sensation plutôt étrange, comme une bouffée de chaleur qui me fait tourner de l’œil.

Je sais ce qui m’arrive, j’ai vaguement conscience de tout ce qui se passe autour de moi.  Les infirmiers me parlent, même si  je ne sais leur répondre. En fait, je me sens comme si je courrais dans un long corridor sans jamais en voir le bout et qu’on m’appelait de toute part.

J’entends le bébé pleurer, et la voix de Delfino qui tente de le rassurer. Je lui ai fait tellement de mal ces dernières semaines que ça en crève le cœur de le savoir encore autant dévoué pour moi et l’enfant.

Il s’est écoulé combien de temps entre le moment de la prise en charge par les ambulanciers et celui où je sens mes yeux papillonner sous mes paupières ?  Je ne saurais le dire. Pas tellement longtemps selon moi. Quand j’entrouvre les yeux je vois de par la fenêtre que le ciel est toujours aussi sombre et… les 3 hommes de ma vie, ni plus ni moins,  vêtue de la même  manière.

Un léger sourire se dessine sur mes lèvres.

- J’suis au paradis, y’a pas de doute… j’ai les trois plus beaux à mon chevet…
Ce n’est qu’un frêle murmure mais ils m’ont entendu.

- Wow… je me sens comme si un bulldozer m’avait renversée !  Vous avez noté son numéro d’immatriculation au moins ?

Quand je fais de l’humour, même s’il est douteux en ce moment, c’est bon signe.  J’ai seulement accouché… je n’ai pas sauvé le monde d’une invasion de barbare, ni contré les plans machiavéliques d’un savant fou. Je n’ai pas non plus prit pas au Iron Man. J’ai simplement donné la vie. Comme tant d’autres femmes l’ont fait avant moi et le feront après.  J’ai créé la vie en expulsant de mon corps un être humaine moche, mais parfait.

J’inspire profondément en me redressant dans le lit, aussi vite que l’aurait fait une limace éclatée.

Mais, une belle limace.  

Étrangement, ce n’est pas la pression douloureuse entre mes cuisses qui me fait tant grimacer, mais le point horriblement désagréable que j’ai dans le bas du dos.  Parce que, ouais, Howard, puis Hank m’ont soutenues mais le levier était tout de même bien présent.

Je les regarde tous les trois sans savoir quoi dire d’autre. Je me sens étrangement vide en ce moment, après avoir partagé mon corps avec  ce petit être pendant 9 longs mois. Il ne s’y trouve plus et je ne sais pas comment interpréter l’effet que ça me fait de le savoir loin de moi.

J’ai passé les 9 derniers mois à me convaincre que je n’en voulais pas, c’est pas pour changer d’idée maintenant qu’il est né ! Mais…  peut-être qu’au fond, j’avais que besoin de faire sa connaissance ?


© Billy Lighter




Pis demain matin tu m’prendras dans tes bras
On va faire comme si le malaise était pas là
J’vais m’en aller de mon bord, toi du tiens
Peut-être qu’on se recroisera en chemin.
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MessageSujet: Re: 1 Baby And 3 Dummies (February 1982)[PV Howard Stone & Delfino Alvarez& Hank North]   Mer 20 Sep - 17:52

1 baby and 3 dummies

       
ft. Bailey Raphaël, Howard Stone et Hank North



Bailey s’était évanouie après avoir donné un prénom à son bébé. Je n’étais pas rassurer de la voir perdre connaissance comme ça. Elle venait de donner la vie, je ne voulais pas qu’elle perde la sienne.

Les infirmiers étaient arrivés avant que je ne puisse m’inquiéter plus. Il prenait les choses en main sans que nous ne puissions rien dire. L’acteur, Hank North, avait même failli frapper un infirmer parce qu’ils ne nous prévenaient pas de leurs gestes. Le bébé avait été enlevé de mes mains. Il pleurait toujours. Je me sentais impuissant devant tout ce remue-ménage. North et Stone, eux, s’étaient calmés et décompressaient en fumant une cigarette.

Les infirmiers embarquaient Bailey. Je ne voulais pas la laisser seul et j’avais demandé l’autorisation de monter dans l’ambulance. Ça m’avait été accordé. J’avais embarqué. North et Stone allaient se débrouiller pour nous rejoindre à l’hôpital.

Dans l’ambulance, Bailey était toujours inconsciente et un infirmier s’occupait d’elle. Un autre s’occupait du bébé. Son cordon ombilical avait été coupé mais il pleurait toujours. Je n’osais pas poser de questions parce qu’ils étaient en plein travail et je n’avais peur de déranger ou de leur faire faire une fausse manœuvre.

Une infirmière m’avait rassuré sur l’état de l’enfant et de Bailey. Elle avait dit que le petit garçon était très beau et, à première vue, en bonne santé et que la mère devait se reposer. C’était assez pour me tranquilliser un peu.

L’arrivée à l’hôpital avait été moins mouvementée. Ils avaient embarqué Bailey et le bébé. Des infirmières avaient emportés ce dernier pendant que Bailey était installé dans une chambre où j’avais été invité à venir. De nombreuses félicitations venaient des infirmiers et infirmières et je devais chaque fois dire que le bébé n’était pas de moi.

J’avais pris place dans une chaise près du lit de Bailey. Un médecin lui faisait quelques examens en m’expliquant que tout ce qu’il lui fallait c’était du repos mais qu’elle ira bien vite mieux.

Quelques secondes plus tard, Hank North et Howard Stone étaient entrés dans la chambre et les premières paroles d’Hank était de savoir où était le bébé. Le médecin, qui était très sympathique, l’avait renseigné. Chaque fois que j’entendais que tout allait bien j’allais de mieux en mieux. La soirée avait été mouvementée mais tout est bien qui finit bien.

J’avais reçu les félicitations d’Hank, pas pour le bébé mais pour ce que j’avais fait aujourd’hui.

-Moi c’est Delfino Alvarez. Et merci à toi pour l’aide aujourd’hui.

J’avais regardé Stone qui s’était assis à terre. Le batteur de The Burning Fire avait été aussi d’une grande aide. C’était lui qui m’avait fait appeler.

-A votre aide à tous les deux.

Tout était bien qui finissait bien et c’était en partie garce à eux.

Les yeux de Bailey s’étaient ouverts au même moment. J’étais heureux de la voir se réveiller et sourire. Elle avait toujours le mot pour rire même complètement lessivée. Ça faisait longtemps que je ne l’avais plus vue sourire comme ça. Mon rire s’était élevé dans la pièce pour les traits d’humour de ma petite amie. Je m’étais approché d’elle pour prendre sa main.

-Tu vas bien ? C’était une drôle de soirée mais tu as donné naissance à un magnifique petit Dany. Les infirmiers ont dit qu’il était en bonne santé.

Je n’avais pas encore bien vu le bébé mais ça n’allait pas tardé car au moment où je parlais, une infirmière était entrée dans la chambre avec Dany dans ses bras. Bailey n’avait pas encore eu le temps de le voir mais maintenant elle allait pouvoir être face à face avec son enfant et, peut-être, changer d’avis sur la décision qu’elle avait prise depuis le début de sa grossesse. Je le souhaitais. J’avais toujours espoir de pouvoir vivre notre petit rêve à trois.


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MessageSujet: Re: 1 Baby And 3 Dummies (February 1982)[PV Howard Stone & Delfino Alvarez& Hank North]   Jeu 21 Sep - 18:41

1 Baby And 3 Dummies

       
ft. Bailey Raphaël, Howard Stone & Delfino Alvarez


Bon… Howard avait apparemment réussi à se débarrasser assez vite de la réceptionniste et avait réussi aussi à se retenir de lui faire sa fête dans le bureau à l’arrière du comptoir. C’était déjà ça de gagné. On avait assez avec un seul morpion à naître. Ça, c’était fait et j’étais convaincu que jamais plus, je ne referais ça !

Le batteur m’avait donc rejoint dans le couloir et ce fut à son tour d’être accusé de la conception de l’alien qui avait frayé son chemin hors de Bailey un peu plus tôt. Mais, comme moi, le musicien protesta, non sans ajouter un commentaire qui ne laissa aucun doute sur son innocence… Enfin, je croyais qu’un père dirait pas ça de son fils (note à moi-même : demander la réaction de mon père à ma naissance)…

On entra donc dans la chambre où, une fois que le médecin eut terminé de me rassurer, on se retrouva tous les quatre : Bailey endormie, le barman du Dizzy, Howard qui s’assit par terre et moi qui pris place de l’autre côté du lit de la belle au bois dormant.

Je commençai par féliciter le barman à qui je demandai son nom. Quand il se présenta, je me redressai un peu pour venir lui serrer la main par-dessus Bailey toujours endormie. Je me laissai retomber ensuite dans mon siège alors que le latino, Delfino, nous remerciait pour notre aide. Je regardai Howard, à terre à côté de moi, brièvement avant de hausser les épaules en rigolant.

-Tu parles ! On a rien fait, nous… C’est toi qui a… attrapé, le bébé. Jolie réception, d’ailleurs, j’aurais pas eu le temps de faire un homerun.

Mais avant qu’on puisse faire connaissance plus avant, j’entendis la voix de Bailey, tout juste un filet de voix au départ mais qui se renforça au fil de sa phrase. Il fallut que je me retienne de lui sauter dessus pour la prendre dans mes bras… Et que je me retienne d’aller tout simplement l’embrasser parce que le type en face de moi avait affirmé être son petit-ami un peu plus tôt.

Alors je pris juste sa main dans la mienne, mon regard scrutant le sien.

-Bailey ! Ça va ?

Ben aussi bien qu’une fille qui venait de se faire écraser dessus par un bulldozer apparemment. Et ça me fit marrer…

-Ben… T’as dit que le coupable s’appelait Dany… Mais l’enquête est en cours.

Je lui souris et lâchai sa main pour qu’elle puisse se redresser. Moi, je fis tout l’inverse, croisant les bras sur son lit et posant ma tête sur mes bras, tourné dans sa direction… Elle venait de mettre un petit gars au monde et, sûr qu’elle avait pas l’air fringante comme une écolière lors de son premier bal de promo, mais elle restait belle.

Delfino Alvarez, lui, s’employa à annoncer les choses de façon beaucoup plus conventionnelle. Pas de doute, s’il y avait un petit-ami dans le tas de paumés qu’on faisait, c’était lui… Ce latino de l’Eastside parlait mieux que moi et Howard réunis…

Je me tournai vers la porte de la chambre quand une infirmière entra, un petit paquet de tissu bleu entre les mains. Je savais que Bailey n’en voulait pas, de cet enfant, elle me l’avait dit en regardant le foot, un soir. Et je pouvais comprendre… Qu’est-ce qu’elle allait en faire ? C’était pas comme si elle avait une vie facile et assurer sa survie à elle, c’était déjà pas du gâteau…

Parce que, le Delfino, c’était peut-être son petit-ami, mais que je sache, Bailey continuait à se prostituer malgré tout…

Alors je regardai l’enfant, perplexe… Attendant de voir comment sa mère allait réagir…

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MessageSujet: Re: 1 Baby And 3 Dummies (February 1982)[PV Howard Stone & Delfino Alvarez& Hank North]   Ven 22 Sep - 11:34


1 Baby And 3 Dummies

       
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Bailey dormait toujours quand on arrive dans la chambre, Hank et moi. L’était mignonne quand elle dormait. Je m’installai à terre pendant que Delfino et Hank faisait connaissance. Le latino remercia Hank pour l’aide alors que j’regardai Bailey. Je ne regardai le latino que quand il me remercia aussi.

-Y’a pas d’quoi.


Hank lui disait que le latino avait tout fait. Nous pas grand-chose. J’fis la moue. Non, j’prenais quand même un peu l’mérite… Ma voiture était quand même sale et j’avais quand même soutenu Bailey le temps que les deux autres arrivent. Mais je n’ajoutai rien, j’regardai Bailey qui commençai à se réveiller. J’souris. Elle s’croyait au paradis parce qu’elle avait les trois plus beaux à son chevet.

-Le paradis, c’est sûrement mieux qu’un hôpital.

Bailey parla du bulldozer qui l’avait écrasé. J’rigolai un peu alors qu’Hank ajouta un p’tit peu d’humour en plus en disant qu’le coupable c’était Dany. Ouais, le p’tit Dany qui avait salopé mon siège.

J’restai à terre alors que Delfino disait à Bailey que le p’tit allait bien. Et qu’il était magnifique. L’était moche mais j’suppose que le dire ça se faisait pas.

L’infirmière revint avec le p’tit Dany. L’était propre et entouré d’un tissu bleu. J’regardai tantôt l’gosse, tantôt Bailey. L’infirmière lui tendait le bébé avec un sourire en disant qu’il était beau. Pourquoi tout l’monde disait qu’il était beau ? Il ressemblait à un bébé alien… Toujours assis par terre, j’regardai Bailey voir si elle allait prendre le p’tit Dany ou si elle allait directement dire à l’infirmière qu’il fallait l’envoyé à l’adoption.



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MessageSujet: Re: 1 Baby And 3 Dummies (February 1982)[PV Howard Stone & Delfino Alvarez& Hank North]   Ven 22 Sep - 16:51

1 baby And 3 Dummies (february 1982)

       
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Je me sens comme au retour d’un mauvais trip d’acide. J’ai la vision légèrement brouille l’espace de quelques secondes, le temps que mes yeux s’habituent à la lumière artificielle de la chambre d’hôpital puis je me rends compte très vite de la présence des trois hommes les plus significatifs dans ma vie.

Mon meilleur ami, mon petit ami… et mon amant.  Malaise…

Quoi que non puisque jamais je n’ai trompé Delfino mais le désir que je ressens pour Hank n’en demeure pas moins bien présent.  Je peux compter sur le fait que je suis branché sur un soluté pour me retenir de sauter sur l’un ou sur l’autre.  De toute façon, avec ce que je viens de vivre et avec l’état dans lequel doit se être mon entre cuisse, je suis lin d’avoir envie que l’on me touche.

Les trois se redressent quand je m’exprime faiblement et c’est en même temps qu’ils affichent tous une tête de surprise et de bonheur – oui, oui ! Même Hank ! -  en me voyant de retour parmi eux.

Delfino est le premier à me rassurer en me disant que le petit allait bien. Avec tout ce que j’ai pu consommer en début de grossesse,  j’avoue que j’ai stressée longtemps à douter de la santé du p’tit où bien de mettre au monde un futur petit dealer.

Hank, maintenant, répond à ma petit blague en disant que le coupable était Dany,  mais que nous en saurions plus après le dénouement de l’enquête.  Je rigolais faiblement en hochant de la tête et en me repositionnant un peu mieux dans mon lit.

Et Howard, reste assez discret assit par terre au fond de la pièce, dos contre le mur.

J’allais leur dire à tous les trois que j’étais reconnaissante d’avoir été à mon secours mais une nurse entra, le bébé emmailloté dans les bras. Tout ce que je voyais pour l’instant était un bonnet bleu dépassant des bras de l’infirmière.

Quand elle se pencha pour me mettre le petit dans les bras, je fus envahit par la panique et fais signe que non, de la tête.

- Je veux pas le prendre !

Je ne me sens pas prête à ça, pas comme ça, pas sans savoir ce que je veux. J’en ai jamais vraiment vu un des comme lui de près, tout petit, tout fragile et je suis terrorisé, je l’avoue, à l’idée de l’échapper, de le serrer trop fort ou pire, qu’il commence a hurler et de pas savoir quoi faire de lui.

La surprise est évidemment bien affichée sur le visage de l’infirmière qui ne semble plus savoir si elle doit le tendre à un de mes 3 «  accompagnateurs » ou repartir avec lui vers la nursery.  Mon menton commence alors à trembler alors que je sens mes yeux s’emplir de larmes.

- J’suis pas prête à ça… je sais pas ce que je vais faire de lui… Prend le, Delfino, toi tu…tu le voulais…


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MessageSujet: Re: 1 Baby And 3 Dummies (February 1982)[PV Howard Stone & Delfino Alvarez& Hank North]   

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