AccueilFAQRechercherMembresGroupesS'enregistrerConnexion

Partagez | .
 

 Romeo y Julieta (1965) [PV Maritza]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
avatar
Jimmy Reed


Messages : 559
Date d'inscription : 12/08/2016
Age du personnage : 36
Localisation : Malibu

Who Am I?
Birth place: Los Angeles
Je suis: Le chef des Los Diablos
Song: The Man Who Sold The World - David Bowie


MessageSujet: Romeo y Julieta (1965) [PV Maritza]   Jeu 14 Sep - 20:23



Romeo y Julieta
ft. Maritza Cortez


J’avais garé ma voiture dans l’une des rues adjacentes au bloc de Maritza. Je ne la garais jamais au même endroit, comme pour tromper l’ennemi. Plus j’en savais sur les Los Diablos, plus je comprenais leur fonctionnement, mieux je m’adaptais. Alonso et Delfino me parlaient souvent de Ricardo, leur patron, la tête des Los Diablos, ils avaient plein d’anecdotes dont je soupçonnais la plupart de n’être que des légendes, mais les deux latinos, eux, y croyaient dur comme fer. Et toutes ces légendes ajoutaient à la crainte teintée de fascination qu’ils avaient pour leur chef de gang.

J’apprenais tant des légendes que des histoires qui me semblaient plus vraies. Et en y ajoutant ce que je pouvais observer de la façon de fonctionner de mon père avec BSC depuis que j’étais tout petit, j’obtenais quelque chose qui me semblait plus solide, moins extrême et plus intelligente de faire, si j’étais à la place de l’un ou de l’autre. Certaines pratiques de gang pourraient être utiles chez BSC et vice-versa.

Tout ça faisait doucement son chemin dans mon esprit, se construisait.

Parce que si Ricardo et Charles avaient une chose en commun, c’était qu’ils étaient vieux. Et qu’il était grand temps de les remplacer.

Ma voiture verrouillée, je n’avais aucun problème à la laisser là, au milieu de l’Eastside. Alonso et Delfino la connaissaient et avaient fait en sorte que les petites délinquants, voleurs et vandales du coin sachent que cette voiture était celle d’un membre honoris causa des Los Diablos. J’étais juste leur ami, en réalité.

Si même toutes les voitures de la rue se retrouvaient vandalisées ou avec des pièces en moins demain, la mienne serait la seule à être intacte.

L’autre avantage, c’était que Maritza ne vivait pas très loin du Dizzy Warhol et que ceux qui pourraient reconnaître ma voiture, en dehors des Los Diablos, pourraient penser que j’étais simplement sorti dans le club en question, sans chercher plus loin.

Mais ce soir, après avoir passé la journée à refaire le monde avec Daniele qui avait découvert une pépite d’or avec son groupe The Army, je n’allais ni au Dizzy, ni voir mes amis latinos des Los Diablos pour savoir comment se portait le prolifique commerce des stupéfiants. Je rentrais simplement chez moi.

En parcourant les quelques 50 mètres qui me séparaient de l’immeuble de celle que j’aimais, un vieux latino, qui avait apparemment vidé son grenier et essayait de se faire quelques dollars de ses vieux souvenirs usés, attira mon attention. Je saluai courtoisement l’homme qui me rendit mon salut d’un signe de main avec un sourire édenté.

Il y avait là de vieux cadres, de vieux objets, un transistor cassé, quelques cartes postales vierges d’Amérique latine… Et des livres… Ce fut vers eux que je fus attiré en particulier car j’aimais beaucoup les livres. Il y en avait une pleine bibliothèque dans la villa familiale que je m’amusais beaucoup à explorer et à enrichir.

Malheureusement, et logiquement, tous les livres de l’homme étaient en espagnol, une langue que j’étais bien loin de maîtriser, pas suffisamment pour pouvoir lire un livre dans cette langue et le comprendre, en tout cas. Mais je tombai tout de même sur un petit livre de poche jauni qui retint mon attention.

-Romeo y Julieta. ¿Estás enamorado, chico?

Je relevai mon regard bleu qui tomba dans celui du vieillard, juste à côté de moi désormais, qui souriait d’un air attendri. Et je lui souris à mon tour, lui répondant en anglais.

-Ça se pourrait bien…

Je comprenais ce qu’il me disait et il comprenait ce que je lui disais. Avec de la bonne volonté, tout le monde pouvait se comprendre.

-Tómalo y léalo a tu Julieta.

Convaincu, je plongeai ma main dans la poche de ma veste en jeans et en sortis une liasse de billets, bien plus que n’en valait le petit livre… L’homme leva les mains en l’air devant lui dans un signe de refus.

-¡No no no! Tómalo, chico.

Je secouai la tête.

-No es para el libro.

Je désignai, pendant d’un petit meuble qui devait être une ancienne coiffeuse, un collier à la chaîne d’argent au bout de laquelle brillait un pendentif rond représentant un calendrier aztèque.

-C’est ça que je veux.

L’objet ne valait probablement pas grand-chose. Pas sûr même que, si la chaîne me semblait bien en argent, le bijou lui-même soit autre chose qu’un souvenir acheté dans un attrape-touriste mexicain. Mais comme l’homme ne voulait pas l’argent pour le livre, c’était un bon prétexte pour ne pas refuser le cadeau tout en le payant quand même.

C’est ce que je fis, le remerciant gentiment pour le livre qu’il m’offrait. Puis, je repris ma route…

Je montai calmement les étages menant jusqu’à la porte de l’appartement de Maritza dont j’avais désormais la clé et entrai doucement. Mon amour était au fourneau et quand elle me vit passer la tête dans l’embrasure de la porte, je lui souris.

-Salut…

J’entrai dans l’appartement et refermai la porte derrière moi avant de venir me placer derrière Maritza qui préparait notre repas. Je vins dégager doucement ses longs cheveux de sa nuque pour l’embrasser doucement, faisant diversion pendant que j’attrapai d’une main le collier que j’avais acheté quelques minutes plus tôt et que je lui passais autour du cou. Comme par magie, le pendentif apparut au-dessus de sa poitrine.

-Comment ça va ?

@ Billy Lighter



This is my world and you're a tourist.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Maritza Cortez


Messages : 47
Date d'inscription : 05/08/2017
Age du personnage : 35
Localisation : Tijuana, Mexique


MessageSujet: Re: Romeo y Julieta (1965) [PV Maritza]   Lun 18 Sep - 1:05



Romeo y Julieta ft. Jimmy




C’est sur le rythme entraînant de « Help Me Rhonda » des Beach Boys que je cuisine le repas de ce soir. Rien de bien extravaguant, un petit poulet au chorizo dont je suis certaine que Jimmy raffolera.  J’ai eu envie de faire différent des repas de semaines qu’il nous ramène en général du traiteur et, aujourd’hui, 25 du mois, c’est une date à célébrer.

Un mois de plus ensemble !

Tout est en place, la table bien mise et du champagne au frais.  Je suis assez fière de ce que je concocte bien que je n’ai pas les moyens « magique » de Jimmy pour peaufiner chacun des détails. Je sais qu’il appréciera, puisque ce sera fait et entièrement fait par amour.

J’en suis à vérifier la cuisson du riz quand je l’entends arriver. J’eu tourné la tête légèrement pour le voir entrer d’un pas léger.  Comme à chaque fois, je retombe amoureuse de lui, bénissant la chance unique et si précieuse d’être l’élue de son cœur.

Je sens l’excitation me gagner alors qu’il s’approche par derrière. J’ai hâte qu’il hume le parfum du repas et qu’il déguste ce que je nous prépare depuis mon retour de l’université.

Doucement, Jimmy replace mes cheveux et m’embrasse sur la nuque. J’ai les yeux qui papillonnent derrière mes paupières qui se sont instinctivement fermées dès qu’il m’a touché. Tout est tellement plus intense, les yeux clos…

- Salut…, répétais-je  en  un soupire de bonheur.

Je sens alors entrer en contact avec la peau de ma nuque la sensation froide et éphémère d’un collier qu’il vient d’attacher et, portant ma main sur ma poitrine, là où est maintenant placé un pendentif, j’ouvre les yeux en souriant.

- Tu y as pensé…

Me retournant face à lui, je l’enlace puis l’embrasse amoureusement. Y a-t-il meilleure réponse à « Comment ça va ? » maintenant que l’homme de ma vie est rentré et qu’en plus, il souligne encore d’une nouvelle façon notre bonheur au quotidien ?

Jimmy déborde de surprise, jour après jour, sans jamais épuiser ses idées. Il me surprend des plus petites attentions aux plus grade extravagances sans jamais sembler fournir le moindre effort. Tout lui semble accessible, aucune limite pour Monsieur Reed.

- Je nous ai préparé un repas spécial pour ce soir, et comme il fait si beau, je me suis dit que nous pourrions le déguster sur le balcon, en admirant le coucher du soleil.

C’est ma magie à moi.  Celle d’utiliser la nature, mon environnement pour notre plus grand bonheur.  Tout est simple et pourtant si extravaguant.  

- Comment a été ta journée ? , lui demandais-je en caressant sa joue.


@ Billy Lighter


She can take it back, she will take it back some day… ©️Pink Floyd


Dernière édition par Maritza Cortez le Mar 19 Sep - 14:19, édité 1 fois (Raison : changement de chanson)
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Jimmy Reed


Messages : 559
Date d'inscription : 12/08/2016
Age du personnage : 36
Localisation : Malibu

Who Am I?
Birth place: Los Angeles
Je suis: Le chef des Los Diablos
Song: The Man Who Sold The World - David Bowie


MessageSujet: Re: Romeo y Julieta (1965) [PV Maritza]   Mar 19 Sep - 12:39



Romeo y Julieta
ft. Maritza Cortez


J’avais entendu la musique avant d’entrer dans l’appartement… J’aurais aimé entendre Maritza chanter aussi, parce que la jeune latina était douée… Très douée… Si je n’avais pas eu si peur que les choses changent, que notre bulle éclate, j’aurais tout fait pour la projeter au-devant de la scène… J’en avais largement les moyens…

Mais je ne voulais pas faire de Maritza un produit, je ne voulais pas qu’elle appartienne à BSC ou à une maison de disque quelle qu’elle soit. Je voulais vivre avec elle, en parallèle de ma vie publique, de ma vie d’héritier et d’homme d’affaire… Mon très jeune âge me laissait penser que c’était possible que ça dure comme ça… Mon jeune âge et l’amour que je lui portais.

Et pourtant, arrivait un moment où mon imagination, mes capacités à nous projeter dans l’avenir se retrouvaient bloquées. Se marier ? Admettons, cela pouvait se faire en secret, très discrètement : elle, le prêtre et moi. Des enfants ? Cela devenait tout de suite plus difficile à cacher et l’appartement deviendrait trop petit, il faudrait alors accueillir la famille à la villa Reed et c’en serait terminé de la tranquillité, de la vie normale… Maritza se retrouverait perpétuellement poursuivie par les paparazzi et les enfants aussi.

Alors, la plupart du temps, je me contentais de faire abstraction de tout ça, de tous ces désirs incompatibles avec mon envie de vivre quelque chose de vrai… Parce que dès que Maritza se retrouverait dans ma vie officielle, elle serait corrompue, comme tout le reste.

J’étais entré dans l’appartement pour la trouver aux fourneaux à préparer notre souper. Une scène de la vie quotidienne des plus simples que je savais que jamais je ne pourrais vivre dans le luxe de la villa Reed… Nous avions un cuisinier pour ça, comme nous avions un majordome pour tout le reste, majordome dont, un jour, le fils, John, prendrait la relève… Inévitablement.

Une scène que je ne pouvais donc vivre que dans l’Eastside, dans le minuscule appartement de la Mexicaine qui avait volé mon cœur sans prévenir.

J’embrassai sa nuque tout en lui laissant une offrande autour du cou… Pas le véritable cadeau que je lui réservais, mais une énième diversion pour mieux la surprendre plus tard… Elle était ravie de voir que j’avais pensé que nous étions le 25 du mois, bien que je n’attende pas cette date pour lui faire des cadeaux… J’avais juste improvisé aujourd’hui, saisissant les opportunités qui s’étaient présentées à moi, ne négligeant pas les signes que m’envoyait L.A.

Et s’il n’y en avait pas eux, je me serais débrouillé sans. Ce n’était pas l’imagination qui manquait.

Je souris à Maritza, mes mains caressant ses hanches doucement…

-Les gens disent que j’ai une bonne mémoire.

Maritza se tourna alors vers moi, passant ses bras autour de moi pour m’embrasser, baiser que je lui rendis doucement, et quand il prit fin, je pris le temps d’attarder un peu mes lèvres sur sa joue, les yeux fermés.

Quand je les rouvris, ce fut pour porter mon attention sur ce qui mijotait dans les casseroles. Ça embaumait délicieusement dans tout l’appartement… Il n’y avait rien à faire, j’étais aussi fou de la cuisine mexicaine que je ne l’étais de Maritza. Je passais ma langue, gourmand, sur mes lèvres avant de regarder à nouveau ma bien-aimée qui avait repris la parole pour déclarer qu’elle avait dans l’idée que nous soupions sur le balcon de l’appartement.

Je lui souris et l’embrassai brièvement à nouveau.

-Bonne idée… Rien de tel que le coucher du soleil sur l’Eastside…

J’avais dit ça avec toute la sincérité du monde, parce que je le pensais. Je me sentais encore plus à ma place ici ou parmi les Los Diablos que dans la villa de mes parents ou dans la tour BSC. Evidemment, tout ça était dû à mes 18 ans, à l’amour et au frisson de cette double vie… Mais je ne savais pas encore que l’avenir m’amènerait à contrôler complètement chacune des facettes de ma vie…

Sauf celle à laquelle je tenais le plus.

Maritza demanda alors comment avait été ma journée. J’eus un sourire en coin, penchant la tête pour appuyer sa caresse sur ma joue.

-Artificielle…

Je lui fis un clin d’œil et me détachai d’elle pour me diriger vers la double porte qui menait au balcon tout aussi minuscule que le reste,  l’ouvrir en grand et respirer l’air de l’Eastside…

-Je suis content d’être revenu dans le monde réel.

Le bruit de la ville pénétra dans l’appartement : klaxons, moteurs, les gosses qui jouaient dans la rue en bas sous l’œil bienveillant de leurs abuelas… Je pouvais voir aussi ce que d’autres ne pouvaient pas forcément voir : les dealers, souvent très jeunes, dans les angles morts, les patrouilles de police, vigilantes mais se sachant impuissante dans cette guerre qu’ils ne gagneraient jamais…

Mais ce que je cherchais et ce que je craignais le plus, c’était les paparazzi…

Debout sur le balcon, scrutant les alentours, jusque dans les immeubles d’en face où je contrôlais chaque fenêtre du regard, j’allumai une cigarette et soufflai doucement la fumée, concentré.

@ Billy Lighter



This is my world and you're a tourist.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Maritza Cortez


Messages : 47
Date d'inscription : 05/08/2017
Age du personnage : 35
Localisation : Tijuana, Mexique


MessageSujet: Re: Romeo y Julieta (1965) [PV Maritza]   Jeu 21 Sep - 17:11



Romeo y Julieta ft. Jimmy




Les mains de Jimmy sur mes hanches, ses lèvres aux creux de mon cou, je suis vite transporter dans l’euphorie de le retrouver enfin. Les journées sont longues sans lui mais chaque matin, quand mon cadran sonne et que je me lève pour aller à mes cours, je consens  toujours ;a contre cœur à le laisser retourner dans son monde duquel il me protège férocement.

Tant qu’il me revient le soir et que ses nuits m’appartiennent,  je ne contredis pas ses choix.

Jimmy glisse autour de mon cou une chaîne a pendentif  et je ne peux m’empêcher de sourire
largement, heureuse qu’il ait songé à la symbolique de ce jour bien que j’en n’eût jamais douté. Jimmy à la magie aux bouts des doigts,  rien ne lui échappe ou ne semble hors de sa portée. Je pourrais lui demander la lune qu’il trouverait comment  me l’offrir.

J’ai cuisiné un repas réconfortant que je compte servir sur mon petit balcon pour profiter de cette magnifique fin de soirée en regardant le soleil se coucher sur l’Eastside. Ce n’est certes pas la plus belle vu de Los Angeles mais  depuis mon balcon, on arrive tout de même à voir l’horizon au travers des divers édifices.

J’avais songé le faire en pique-nique mais je ne ressens pas l’envie de nous exposer aux regards extérieurs. Ce que nous vivons nous appartient à nous et uniquement nous et pour le moment, cela me convient parfaitement.

Ses yeux embrassant maintenant les miens, je lui demande comment fut sa journée tout en lui caressant la joue. Je sais qu’il ne me dira que ce qu’il ne veut bien me dire, mais je tiens quand même à lui demander comment ça c’est passé. Jimmy est l’homme que j’aime et je ne cherche qu’à lui offrir le réconfort  dont il a besoin.

Artificielle, fut donc le qualificatif qu’il emploi pour la décrire puis il se dirige vers le balcon et moi, je commence l’assemblage de nos assiettes.

- Je suis heureuse que tu sois enfin de retour… La journée fut longue pour moi aussi.

Je viens porter les assiettes sur la table puis je retourne en cuisine, éteindre la radio, préférant le bruit ambiant pour l’heure, mais surtout la douce voix de Jimmy. J’attrape la bouteille de vin blanc que j’ai ramené avec mes courses pour le repas et je la tends à Jimmy puisque je suis incapable d’ouvrir une fichue bouteille sans casser le liège et emprisonné le précieux nectar.

- Tout va bien ? , lui demandais-je en désignant l’horizon d’un geste de tête, lui prenant sa cigarette d’entre ses lèvres pour venir en tiré une bouffée.

Je ne fume que depuis que je suis avec lui et seulement quand je suis avec lui. J’aime quand il fronce des sourcils, quand il me regard, surpris par mon audace. Je ris légèrement en m’adossant contre la porte du balcon.

- Je n’ai pas songé à une salade ou un potage  pour débuter, mais un baiser, ça ouvre toujours bien l’appétit.


@ Billy Lighter


She can take it back, she will take it back some day… ©️Pink Floyd
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Jimmy Reed


Messages : 559
Date d'inscription : 12/08/2016
Age du personnage : 36
Localisation : Malibu

Who Am I?
Birth place: Los Angeles
Je suis: Le chef des Los Diablos
Song: The Man Who Sold The World - David Bowie


MessageSujet: Re: Romeo y Julieta (1965) [PV Maritza]   Ven 22 Sep - 13:55



Romeo y Julieta
ft. Maritza Cortez


Maritza, aux fourneaux, est juste magnifique. Je vivais perpétuellement dans un monde de glamour, de paillettes, de richesses… D’aucuns diraient que des belles femmes, j’en vois à revendre et que je n’ai qu’à tendre la main pour me servir, si je le veux. Aucune d’entre elle ne me dirait non, ni à moi, ni à mon compte en banque prometteur.

Et pourtant, c’était bel et bien au milieu de la crasse, de la pollution et de la violence de l’Eastside que j’avais trouvé ce diamant brut qu’était Maritza. Elle qui trouvait son bonheur dans le simple fait que je la rejoigne tous les soirs pour passer la nuit avec elle ? Jamais elle ne m’avait posé de questions sur ce que je faisais dans ma vie à moi, sur BSC, sur The Army dont on commençait pourtant à parler pas mal à la radio et dans les journaux… Sur Daniele non plus…

Quand elle parla, ce fut pour affirmer encore une fois qu’elle était heureuse que je sois là et que la journée avait été longue pour elle aussi. Je ne pouvais pas dire que ma journée m’avait parue « longue », il n’y a pas de temps pour l’ennui dans le business, encore moins avec ce que Daniele et moi étions en train de préparer : l’avenir de L.A.

Mais tout ça semblait si irréel quand j’étais avec Maritza… Si artificiel, comme je n’avais pas manqué de le lui dire.

C’était ici, dans ce minuscule appartement qui n’avait rien à voir avec le luxe que j’avais toujours connu que j’avais l’impression de vivre vraiment, mais aussi, d’avoir les seuls sentiments sincères.

Après un autre bref baiser, j’étais allé sur le balcon et Maritza n’avait pas mis longtemps pour y apporter à son tour les assiettes qu’elle disposa sur la petite table du balcon tandis que je scrutais les environs à la recherche d’éventuels paparazzi.

Elle s’éclipsa à nouveau, mais uniquement pour mieux revenir avec une bouteille de vin et un tire-bouchon et me tendit l’un et l’autre que je pris doucement non sans caresser ses mains dans la manœuvre.

La jeune femme regarda dans la même direction que moi alors que, ma cigarette entre mes lèvres, j’entreprenais de découper l’aluminium autour du bouchon, elle me demanda si tout allait bien et mon regard se tourna alors vers elle.

-On ne peut mieux.

Je n’avais rien vu de suspect. Nous étions seuls et safe.

Elle me piqua ma cigarette alors que je terminai de circoncire la bouteille de vin. Je fronçai les sourcils, mais ce fut un sourire joueur qui répondit à celui, espiègle, de Maritza qui, finalement, se mit carrément à rire de sa voix cristalline aux accents délicieusement épicés.

Elle était belle, appuyée contre la porte du balcon, tenant nonchalamment ma cigarette d’une main, un pied appuyé contre le mur et mettant la courbe de sa cuisse en évidence, comme une invitation.

Je penchai la tête sur le côté, posant la bouteille qui n’attendait que d’être débouchée sur la table où trônaient déjà les assiettes pour la regarder dans les yeux, mais sans encore l’approcher, me contentant de passer ma langue sur mes lèvres.

-Une baiser ? Cela ne figurait pas sur la carte du Great Nachos.

Je m’approchai alors, et ma main sur sa cuisse, glissant en remontant jusqu’à sa hanche fut le premier contact qu’elle put sentir avant que je ne sois assez près que pour déguster l’entrée qu’elle proposait pour débuter le menu. Doucement, je vins cueillir ses lèvres entre les miennes, en savourant le goût délicieusement sucré, mon pouce caressant doucement sa joue…

Et profitai de la diversion pour venir récupérer ma cigarette dans sa main.

@ Billy Lighter



This is my world and you're a tourist.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Maritza Cortez


Messages : 47
Date d'inscription : 05/08/2017
Age du personnage : 35
Localisation : Tijuana, Mexique


MessageSujet: Re: Romeo y Julieta (1965) [PV Maritza]   Aujourd'hui à 2:14



Romeo y Julieta ft. Jimmy





La soirée est jeune et je compte bien en profiter avec l’homme que j’aime pour relaxer autour d’un bon repas, pour nous regarder dans les yeux et pour, ensuite, passer au lit et s’offrir toute la dévotion que nous avons l’un pour l’autre.

De toutes les possibilités, ce genres de soirées me comblent et rejoignent exactement les idées que je me fais d’une vie de couple réussit.  Je ne demande pas plus que cela à Jimmy, non plus que je ne désire changer quelque chose à notre fonctionnement.

Pourquoi changer une recette gagnante ?

Je lui laisse la responsabilité d’ouvrir la bouteille de vin, certainement pas un grand cru comme il est habitué de boire de l’autre côté de son univers, mais ici c’est chez moi et je sais que ça fera bien l’affaire.

Je viens lui voler sa cigarette en m’adossant contre la porte du balcon l’observant à la fois amusée et complètement charmée.  Jimmy retire le papier du goulot de la bouteille et la dépose sur la table pour venir profiter de l’entrée que je viens de lui proposer.

- Il faut savoir varier le menu, pour garder la fidélité des clients.

Sa main remonte alors le long de ma cuisse jusqu’à ma hanche et nos lèvres s’unissent le temps d’un savoureux baiser, son autre main vient cueillir sa cigarette que je tenais entre mon index et mon majeur et je glousse contre ses lèvres.

- Honte sur vous, Monsieur Reed ! Profitez de notre baiser pour faire main base sur votre précieuse cigarette!

Je lui picore un nouveau baiser et je retourne à l’intérieur chercher les verres à vin et, enfin, nous sommes prêts à passer à table ce que je fais sans tarder puisque je suis affamée et qu’il me tarde de trinquer avec lui sur ce jour que nous célébrons, juste un petit peu plus que tous les autres, ce que je fais, une fois nos verres pleins, le regardant dans les yeux.

- Te quiero, mi amor !

Il ne m’a pas fallu très longtemps pour  prononcer ces mots lourds de sens.  Mais ils sont aussi sincères que pures. Je suis éperdument amoureuse de lui. Sa beauté n’a d’égale que l’intensité de son regard.  Son sourire, chaque fois chavire mon cœur et que dire de la façon  sensuelle au possible qu’il a de passer la langue sur ses lèvres.

Je sens que le dessert ne tardera pas aussitôt nos assiettes terminées et qu’il ne prendra pas la forme des churros que j’ai préparés…


@ Billy Lighter


She can take it back, she will take it back some day… ©️Pink Floyd
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Romeo y Julieta (1965) [PV Maritza]   

Revenir en haut Aller en bas
 

Romeo y Julieta (1965) [PV Maritza]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» Romeo-Lulli C. Rosebury ► Yoon Bo Rah.
» Guerre civile tchadienne (1965-1979)
» Miss Haïti prendra d'assault Miss Univers le 23 Août!
» [DIVERS] - Aide aux Devoirs
» Je ne suis pas un Roméo [PV Arménia & Deino]

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
 :: L.A Rocks :: Flashbacks-