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 Romeo y Julieta (1965) [PV Maritza][TERMINE]

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Jimmy Reed


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MessageSujet: Romeo y Julieta (1965) [PV Maritza][TERMINE]   Jeu 14 Sep - 20:23



Romeo y Julieta
ft. Maritza Cortez


J’avais garé ma voiture dans l’une des rues adjacentes au bloc de Maritza. Je ne la garais jamais au même endroit, comme pour tromper l’ennemi. Plus j’en savais sur les Los Diablos, plus je comprenais leur fonctionnement, mieux je m’adaptais. Alonso et Delfino me parlaient souvent de Ricardo, leur patron, la tête des Los Diablos, ils avaient plein d’anecdotes dont je soupçonnais la plupart de n’être que des légendes, mais les deux latinos, eux, y croyaient dur comme fer. Et toutes ces légendes ajoutaient à la crainte teintée de fascination qu’ils avaient pour leur chef de gang.

J’apprenais tant des légendes que des histoires qui me semblaient plus vraies. Et en y ajoutant ce que je pouvais observer de la façon de fonctionner de mon père avec BSC depuis que j’étais tout petit, j’obtenais quelque chose qui me semblait plus solide, moins extrême et plus intelligente de faire, si j’étais à la place de l’un ou de l’autre. Certaines pratiques de gang pourraient être utiles chez BSC et vice-versa.

Tout ça faisait doucement son chemin dans mon esprit, se construisait.

Parce que si Ricardo et Charles avaient une chose en commun, c’était qu’ils étaient vieux. Et qu’il était grand temps de les remplacer.

Ma voiture verrouillée, je n’avais aucun problème à la laisser là, au milieu de l’Eastside. Alonso et Delfino la connaissaient et avaient fait en sorte que les petites délinquants, voleurs et vandales du coin sachent que cette voiture était celle d’un membre honoris causa des Los Diablos. J’étais juste leur ami, en réalité.

Si même toutes les voitures de la rue se retrouvaient vandalisées ou avec des pièces en moins demain, la mienne serait la seule à être intacte.

L’autre avantage, c’était que Maritza ne vivait pas très loin du Dizzy Warhol et que ceux qui pourraient reconnaître ma voiture, en dehors des Los Diablos, pourraient penser que j’étais simplement sorti dans le club en question, sans chercher plus loin.

Mais ce soir, après avoir passé la journée à refaire le monde avec Daniele qui avait découvert une pépite d’or avec son groupe The Army, je n’allais ni au Dizzy, ni voir mes amis latinos des Los Diablos pour savoir comment se portait le prolifique commerce des stupéfiants. Je rentrais simplement chez moi.

En parcourant les quelques 50 mètres qui me séparaient de l’immeuble de celle que j’aimais, un vieux latino, qui avait apparemment vidé son grenier et essayait de se faire quelques dollars de ses vieux souvenirs usés, attira mon attention. Je saluai courtoisement l’homme qui me rendit mon salut d’un signe de main avec un sourire édenté.

Il y avait là de vieux cadres, de vieux objets, un transistor cassé, quelques cartes postales vierges d’Amérique latine… Et des livres… Ce fut vers eux que je fus attiré en particulier car j’aimais beaucoup les livres. Il y en avait une pleine bibliothèque dans la villa familiale que je m’amusais beaucoup à explorer et à enrichir.

Malheureusement, et logiquement, tous les livres de l’homme étaient en espagnol, une langue que j’étais bien loin de maîtriser, pas suffisamment pour pouvoir lire un livre dans cette langue et le comprendre, en tout cas. Mais je tombai tout de même sur un petit livre de poche jauni qui retint mon attention.

-Romeo y Julieta. ¿Estás enamorado, chico?

Je relevai mon regard bleu qui tomba dans celui du vieillard, juste à côté de moi désormais, qui souriait d’un air attendri. Et je lui souris à mon tour, lui répondant en anglais.

-Ça se pourrait bien…

Je comprenais ce qu’il me disait et il comprenait ce que je lui disais. Avec de la bonne volonté, tout le monde pouvait se comprendre.

-Tómalo y léalo a tu Julieta.

Convaincu, je plongeai ma main dans la poche de ma veste en jeans et en sortis une liasse de billets, bien plus que n’en valait le petit livre… L’homme leva les mains en l’air devant lui dans un signe de refus.

-¡No no no! Tómalo, chico.

Je secouai la tête.

-No es para el libro.

Je désignai, pendant d’un petit meuble qui devait être une ancienne coiffeuse, un collier à la chaîne d’argent au bout de laquelle brillait un pendentif rond représentant un calendrier aztèque.

-C’est ça que je veux.

L’objet ne valait probablement pas grand-chose. Pas sûr même que, si la chaîne me semblait bien en argent, le bijou lui-même soit autre chose qu’un souvenir acheté dans un attrape-touriste mexicain. Mais comme l’homme ne voulait pas l’argent pour le livre, c’était un bon prétexte pour ne pas refuser le cadeau tout en le payant quand même.

C’est ce que je fis, le remerciant gentiment pour le livre qu’il m’offrait. Puis, je repris ma route…

Je montai calmement les étages menant jusqu’à la porte de l’appartement de Maritza dont j’avais désormais la clé et entrai doucement. Mon amour était au fourneau et quand elle me vit passer la tête dans l’embrasure de la porte, je lui souris.

-Salut…

J’entrai dans l’appartement et refermai la porte derrière moi avant de venir me placer derrière Maritza qui préparait notre repas. Je vins dégager doucement ses longs cheveux de sa nuque pour l’embrasser doucement, faisant diversion pendant que j’attrapai d’une main le collier que j’avais acheté quelques minutes plus tôt et que je lui passais autour du cou. Comme par magie, le pendentif apparut au-dessus de sa poitrine.

-Comment ça va ?

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Maritza Cortez


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MessageSujet: Re: Romeo y Julieta (1965) [PV Maritza][TERMINE]   Lun 18 Sep - 1:05



Romeo y Julieta ft. Jimmy




C’est sur le rythme entraînant de « Help Me Rhonda » des Beach Boys que je cuisine le repas de ce soir. Rien de bien extravaguant, un petit poulet au chorizo dont je suis certaine que Jimmy raffolera.  J’ai eu envie de faire différent des repas de semaines qu’il nous ramène en général du traiteur et, aujourd’hui, 25 du mois, c’est une date à célébrer.

Un mois de plus ensemble !

Tout est en place, la table bien mise et du champagne au frais.  Je suis assez fière de ce que je concocte bien que je n’ai pas les moyens « magique » de Jimmy pour peaufiner chacun des détails. Je sais qu’il appréciera, puisque ce sera fait et entièrement fait par amour.

J’en suis à vérifier la cuisson du riz quand je l’entends arriver. J’eu tourné la tête légèrement pour le voir entrer d’un pas léger.  Comme à chaque fois, je retombe amoureuse de lui, bénissant la chance unique et si précieuse d’être l’élue de son cœur.

Je sens l’excitation me gagner alors qu’il s’approche par derrière. J’ai hâte qu’il hume le parfum du repas et qu’il déguste ce que je nous prépare depuis mon retour de l’université.

Doucement, Jimmy replace mes cheveux et m’embrasse sur la nuque. J’ai les yeux qui papillonnent derrière mes paupières qui se sont instinctivement fermées dès qu’il m’a touché. Tout est tellement plus intense, les yeux clos…

- Salut…, répétais-je  en  un soupire de bonheur.

Je sens alors entrer en contact avec la peau de ma nuque la sensation froide et éphémère d’un collier qu’il vient d’attacher et, portant ma main sur ma poitrine, là où est maintenant placé un pendentif, j’ouvre les yeux en souriant.

- Tu y as pensé…

Me retournant face à lui, je l’enlace puis l’embrasse amoureusement. Y a-t-il meilleure réponse à « Comment ça va ? » maintenant que l’homme de ma vie est rentré et qu’en plus, il souligne encore d’une nouvelle façon notre bonheur au quotidien ?

Jimmy déborde de surprise, jour après jour, sans jamais épuiser ses idées. Il me surprend des plus petites attentions aux plus grade extravagances sans jamais sembler fournir le moindre effort. Tout lui semble accessible, aucune limite pour Monsieur Reed.

- Je nous ai préparé un repas spécial pour ce soir, et comme il fait si beau, je me suis dit que nous pourrions le déguster sur le balcon, en admirant le coucher du soleil.

C’est ma magie à moi.  Celle d’utiliser la nature, mon environnement pour notre plus grand bonheur.  Tout est simple et pourtant si extravaguant.  

- Comment a été ta journée ? , lui demandais-je en caressant sa joue.


@ Billy Lighter


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Dernière édition par Maritza Cortez le Mar 19 Sep - 14:19, édité 1 fois (Raison : changement de chanson)
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Jimmy Reed


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MessageSujet: Re: Romeo y Julieta (1965) [PV Maritza][TERMINE]   Mar 19 Sep - 12:39



Romeo y Julieta
ft. Maritza Cortez


J’avais entendu la musique avant d’entrer dans l’appartement… J’aurais aimé entendre Maritza chanter aussi, parce que la jeune latina était douée… Très douée… Si je n’avais pas eu si peur que les choses changent, que notre bulle éclate, j’aurais tout fait pour la projeter au-devant de la scène… J’en avais largement les moyens…

Mais je ne voulais pas faire de Maritza un produit, je ne voulais pas qu’elle appartienne à BSC ou à une maison de disque quelle qu’elle soit. Je voulais vivre avec elle, en parallèle de ma vie publique, de ma vie d’héritier et d’homme d’affaire… Mon très jeune âge me laissait penser que c’était possible que ça dure comme ça… Mon jeune âge et l’amour que je lui portais.

Et pourtant, arrivait un moment où mon imagination, mes capacités à nous projeter dans l’avenir se retrouvaient bloquées. Se marier ? Admettons, cela pouvait se faire en secret, très discrètement : elle, le prêtre et moi. Des enfants ? Cela devenait tout de suite plus difficile à cacher et l’appartement deviendrait trop petit, il faudrait alors accueillir la famille à la villa Reed et c’en serait terminé de la tranquillité, de la vie normale… Maritza se retrouverait perpétuellement poursuivie par les paparazzi et les enfants aussi.

Alors, la plupart du temps, je me contentais de faire abstraction de tout ça, de tous ces désirs incompatibles avec mon envie de vivre quelque chose de vrai… Parce que dès que Maritza se retrouverait dans ma vie officielle, elle serait corrompue, comme tout le reste.

J’étais entré dans l’appartement pour la trouver aux fourneaux à préparer notre souper. Une scène de la vie quotidienne des plus simples que je savais que jamais je ne pourrais vivre dans le luxe de la villa Reed… Nous avions un cuisinier pour ça, comme nous avions un majordome pour tout le reste, majordome dont, un jour, le fils, John, prendrait la relève… Inévitablement.

Une scène que je ne pouvais donc vivre que dans l’Eastside, dans le minuscule appartement de la Mexicaine qui avait volé mon cœur sans prévenir.

J’embrassai sa nuque tout en lui laissant une offrande autour du cou… Pas le véritable cadeau que je lui réservais, mais une énième diversion pour mieux la surprendre plus tard… Elle était ravie de voir que j’avais pensé que nous étions le 25 du mois, bien que je n’attende pas cette date pour lui faire des cadeaux… J’avais juste improvisé aujourd’hui, saisissant les opportunités qui s’étaient présentées à moi, ne négligeant pas les signes que m’envoyait L.A.

Et s’il n’y en avait pas eux, je me serais débrouillé sans. Ce n’était pas l’imagination qui manquait.

Je souris à Maritza, mes mains caressant ses hanches doucement…

-Les gens disent que j’ai une bonne mémoire.

Maritza se tourna alors vers moi, passant ses bras autour de moi pour m’embrasser, baiser que je lui rendis doucement, et quand il prit fin, je pris le temps d’attarder un peu mes lèvres sur sa joue, les yeux fermés.

Quand je les rouvris, ce fut pour porter mon attention sur ce qui mijotait dans les casseroles. Ça embaumait délicieusement dans tout l’appartement… Il n’y avait rien à faire, j’étais aussi fou de la cuisine mexicaine que je ne l’étais de Maritza. Je passais ma langue, gourmand, sur mes lèvres avant de regarder à nouveau ma bien-aimée qui avait repris la parole pour déclarer qu’elle avait dans l’idée que nous soupions sur le balcon de l’appartement.

Je lui souris et l’embrassai brièvement à nouveau.

-Bonne idée… Rien de tel que le coucher du soleil sur l’Eastside…

J’avais dit ça avec toute la sincérité du monde, parce que je le pensais. Je me sentais encore plus à ma place ici ou parmi les Los Diablos que dans la villa de mes parents ou dans la tour BSC. Evidemment, tout ça était dû à mes 18 ans, à l’amour et au frisson de cette double vie… Mais je ne savais pas encore que l’avenir m’amènerait à contrôler complètement chacune des facettes de ma vie…

Sauf celle à laquelle je tenais le plus.

Maritza demanda alors comment avait été ma journée. J’eus un sourire en coin, penchant la tête pour appuyer sa caresse sur ma joue.

-Artificielle…

Je lui fis un clin d’œil et me détachai d’elle pour me diriger vers la double porte qui menait au balcon tout aussi minuscule que le reste,  l’ouvrir en grand et respirer l’air de l’Eastside…

-Je suis content d’être revenu dans le monde réel.

Le bruit de la ville pénétra dans l’appartement : klaxons, moteurs, les gosses qui jouaient dans la rue en bas sous l’œil bienveillant de leurs abuelas… Je pouvais voir aussi ce que d’autres ne pouvaient pas forcément voir : les dealers, souvent très jeunes, dans les angles morts, les patrouilles de police, vigilantes mais se sachant impuissante dans cette guerre qu’ils ne gagneraient jamais…

Mais ce que je cherchais et ce que je craignais le plus, c’était les paparazzi…

Debout sur le balcon, scrutant les alentours, jusque dans les immeubles d’en face où je contrôlais chaque fenêtre du regard, j’allumai une cigarette et soufflai doucement la fumée, concentré.

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Maritza Cortez


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MessageSujet: Re: Romeo y Julieta (1965) [PV Maritza][TERMINE]   Jeu 21 Sep - 17:11



Romeo y Julieta ft. Jimmy




Les mains de Jimmy sur mes hanches, ses lèvres aux creux de mon cou, je suis vite transporter dans l’euphorie de le retrouver enfin. Les journées sont longues sans lui mais chaque matin, quand mon cadran sonne et que je me lève pour aller à mes cours, je consens  toujours ;a contre cœur à le laisser retourner dans son monde duquel il me protège férocement.

Tant qu’il me revient le soir et que ses nuits m’appartiennent,  je ne contredis pas ses choix.

Jimmy glisse autour de mon cou une chaîne a pendentif  et je ne peux m’empêcher de sourire
largement, heureuse qu’il ait songé à la symbolique de ce jour bien que j’en n’eût jamais douté. Jimmy à la magie aux bouts des doigts,  rien ne lui échappe ou ne semble hors de sa portée. Je pourrais lui demander la lune qu’il trouverait comment  me l’offrir.

J’ai cuisiné un repas réconfortant que je compte servir sur mon petit balcon pour profiter de cette magnifique fin de soirée en regardant le soleil se coucher sur l’Eastside. Ce n’est certes pas la plus belle vu de Los Angeles mais  depuis mon balcon, on arrive tout de même à voir l’horizon au travers des divers édifices.

J’avais songé le faire en pique-nique mais je ne ressens pas l’envie de nous exposer aux regards extérieurs. Ce que nous vivons nous appartient à nous et uniquement nous et pour le moment, cela me convient parfaitement.

Ses yeux embrassant maintenant les miens, je lui demande comment fut sa journée tout en lui caressant la joue. Je sais qu’il ne me dira que ce qu’il ne veut bien me dire, mais je tiens quand même à lui demander comment ça c’est passé. Jimmy est l’homme que j’aime et je ne cherche qu’à lui offrir le réconfort  dont il a besoin.

Artificielle, fut donc le qualificatif qu’il emploi pour la décrire puis il se dirige vers le balcon et moi, je commence l’assemblage de nos assiettes.

- Je suis heureuse que tu sois enfin de retour… La journée fut longue pour moi aussi.

Je viens porter les assiettes sur la table puis je retourne en cuisine, éteindre la radio, préférant le bruit ambiant pour l’heure, mais surtout la douce voix de Jimmy. J’attrape la bouteille de vin blanc que j’ai ramené avec mes courses pour le repas et je la tends à Jimmy puisque je suis incapable d’ouvrir une fichue bouteille sans casser le liège et emprisonné le précieux nectar.

- Tout va bien ? , lui demandais-je en désignant l’horizon d’un geste de tête, lui prenant sa cigarette d’entre ses lèvres pour venir en tiré une bouffée.

Je ne fume que depuis que je suis avec lui et seulement quand je suis avec lui. J’aime quand il fronce des sourcils, quand il me regard, surpris par mon audace. Je ris légèrement en m’adossant contre la porte du balcon.

- Je n’ai pas songé à une salade ou un potage  pour débuter, mais un baiser, ça ouvre toujours bien l’appétit.


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Jimmy Reed


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MessageSujet: Re: Romeo y Julieta (1965) [PV Maritza][TERMINE]   Ven 22 Sep - 13:55



Romeo y Julieta
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Maritza, aux fourneaux, est juste magnifique. Je vivais perpétuellement dans un monde de glamour, de paillettes, de richesses… D’aucuns diraient que des belles femmes, j’en vois à revendre et que je n’ai qu’à tendre la main pour me servir, si je le veux. Aucune d’entre elle ne me dirait non, ni à moi, ni à mon compte en banque prometteur.

Et pourtant, c’était bel et bien au milieu de la crasse, de la pollution et de la violence de l’Eastside que j’avais trouvé ce diamant brut qu’était Maritza. Elle qui trouvait son bonheur dans le simple fait que je la rejoigne tous les soirs pour passer la nuit avec elle ? Jamais elle ne m’avait posé de questions sur ce que je faisais dans ma vie à moi, sur BSC, sur The Army dont on commençait pourtant à parler pas mal à la radio et dans les journaux… Sur Daniele non plus…

Quand elle parla, ce fut pour affirmer encore une fois qu’elle était heureuse que je sois là et que la journée avait été longue pour elle aussi. Je ne pouvais pas dire que ma journée m’avait parue « longue », il n’y a pas de temps pour l’ennui dans le business, encore moins avec ce que Daniele et moi étions en train de préparer : l’avenir de L.A.

Mais tout ça semblait si irréel quand j’étais avec Maritza… Si artificiel, comme je n’avais pas manqué de le lui dire.

C’était ici, dans ce minuscule appartement qui n’avait rien à voir avec le luxe que j’avais toujours connu que j’avais l’impression de vivre vraiment, mais aussi, d’avoir les seuls sentiments sincères.

Après un autre bref baiser, j’étais allé sur le balcon et Maritza n’avait pas mis longtemps pour y apporter à son tour les assiettes qu’elle disposa sur la petite table du balcon tandis que je scrutais les environs à la recherche d’éventuels paparazzi.

Elle s’éclipsa à nouveau, mais uniquement pour mieux revenir avec une bouteille de vin et un tire-bouchon et me tendit l’un et l’autre que je pris doucement non sans caresser ses mains dans la manœuvre.

La jeune femme regarda dans la même direction que moi alors que, ma cigarette entre mes lèvres, j’entreprenais de découper l’aluminium autour du bouchon, elle me demanda si tout allait bien et mon regard se tourna alors vers elle.

-On ne peut mieux.

Je n’avais rien vu de suspect. Nous étions seuls et safe.

Elle me piqua ma cigarette alors que je terminai de circoncire la bouteille de vin. Je fronçai les sourcils, mais ce fut un sourire joueur qui répondit à celui, espiègle, de Maritza qui, finalement, se mit carrément à rire de sa voix cristalline aux accents délicieusement épicés.

Elle était belle, appuyée contre la porte du balcon, tenant nonchalamment ma cigarette d’une main, un pied appuyé contre le mur et mettant la courbe de sa cuisse en évidence, comme une invitation.

Je penchai la tête sur le côté, posant la bouteille qui n’attendait que d’être débouchée sur la table où trônaient déjà les assiettes pour la regarder dans les yeux, mais sans encore l’approcher, me contentant de passer ma langue sur mes lèvres.

-Une baiser ? Cela ne figurait pas sur la carte du Great Nachos.

Je m’approchai alors, et ma main sur sa cuisse, glissant en remontant jusqu’à sa hanche fut le premier contact qu’elle put sentir avant que je ne sois assez près que pour déguster l’entrée qu’elle proposait pour débuter le menu. Doucement, je vins cueillir ses lèvres entre les miennes, en savourant le goût délicieusement sucré, mon pouce caressant doucement sa joue…

Et profitai de la diversion pour venir récupérer ma cigarette dans sa main.

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Maritza Cortez


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MessageSujet: Re: Romeo y Julieta (1965) [PV Maritza][TERMINE]   Dim 24 Sep - 2:14



Romeo y Julieta ft. Jimmy





La soirée est jeune et je compte bien en profiter avec l’homme que j’aime pour relaxer autour d’un bon repas, pour nous regarder dans les yeux et pour, ensuite, passer au lit et s’offrir toute la dévotion que nous avons l’un pour l’autre.

De toutes les possibilités, ce genres de soirées me comblent et rejoignent exactement les idées que je me fais d’une vie de couple réussit.  Je ne demande pas plus que cela à Jimmy, non plus que je ne désire changer quelque chose à notre fonctionnement.

Pourquoi changer une recette gagnante ?

Je lui laisse la responsabilité d’ouvrir la bouteille de vin, certainement pas un grand cru comme il est habitué de boire de l’autre côté de son univers, mais ici c’est chez moi et je sais que ça fera bien l’affaire.

Je viens lui voler sa cigarette en m’adossant contre la porte du balcon l’observant à la fois amusée et complètement charmée.  Jimmy retire le papier du goulot de la bouteille et la dépose sur la table pour venir profiter de l’entrée que je viens de lui proposer.

- Il faut savoir varier le menu, pour garder la fidélité des clients.

Sa main remonte alors le long de ma cuisse jusqu’à ma hanche et nos lèvres s’unissent le temps d’un savoureux baiser, son autre main vient cueillir sa cigarette que je tenais entre mon index et mon majeur et je glousse contre ses lèvres.

- Honte sur vous, Monsieur Reed ! Profitez de notre baiser pour faire main base sur votre précieuse cigarette!

Je lui picore un nouveau baiser et je retourne à l’intérieur chercher les verres à vin et, enfin, nous sommes prêts à passer à table ce que je fais sans tarder puisque je suis affamée et qu’il me tarde de trinquer avec lui sur ce jour que nous célébrons, juste un petit peu plus que tous les autres, ce que je fais, une fois nos verres pleins, le regardant dans les yeux.

- Te quiero, mi amor !

Il ne m’a pas fallu très longtemps pour  prononcer ces mots lourds de sens.  Mais ils sont aussi sincères que pures. Je suis éperdument amoureuse de lui. Sa beauté n’a d’égale que l’intensité de son regard.  Son sourire, chaque fois chavire mon cœur et que dire de la façon  sensuelle au possible qu’il a de passer la langue sur ses lèvres.

Je sens que le dessert ne tardera pas aussitôt nos assiettes terminées et qu’il ne prendra pas la forme des churros que j’ai préparés…


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MessageSujet: Re: Romeo y Julieta (1965) [PV Maritza][TERMINE]   Dim 24 Sep - 13:29



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Je rigolai doucement à sa remarque comme quoi il fallait changer le menu pour fidéliser les clients. La carte du Great Nachos n’avait jamais vraiment changé, mais ça ne m’empêchait pas d’y revenir encore et encore. Mais il fallait avouer que la carte n’était pas la seule chose qui avait réussi à me fidéliser vraiment. J’avais été tellement conquis par leur jeune serveuse que je n’avais pas pu m’empêcher de l’acquérir afin de la garder pour moi seul.

Je l’embrassai donc tendrement, puisqu’il s’agissait là de l’entrée… Et si le dessert était tout autant à la hauteur, je ne manquerais pas d’être fidélisé encore plus. En parlant de fidélité, d’ailleurs, il faudrait bientôt que je me mette à réfléchir à une astuce pour tuer les suspicions de mon meilleur ami, Daniele Ricci, dans l’œuf. Parce que cela faisait plusieurs soirées que nous passions ensemble et où je lui cédais Jessica Hill sans même tenter de me battre. Mais ce n’était pas tant cela qui inquiétait Daniele que le fait que je ne m’éclipse en douce avec aucune femme, ces temps-ci…

Mais le fait était que… je n’en avais ni l’envie, ni le besoin…

Notre baiser se prolongea longuement, tendrement… et j’en profitais, cependant fidèle à moi-même, pour récupérer ce qu’elle m’avait volé. Nous avions beau vivre quelque chose de tout à fait unique, à l’abri de tous et de tout, je restais Jimmy Reed. Et Maritza, ne le sachant que trop bien, sourit puis rigola tout contre mes lèvres, provoquant mon sourire du même coup, me donna donc du « Monsieur Reed ».

Je murmurai contre ses lèvres, sensuellement, ma main qui ne tenait pas ma cigarette venant caresser doucement le creux de sa taille.

-Ça fait partie de la légende…

Elle vint prendre un autre baiser sur mes lèvres, puis je la libérai, la laissant libre d’aller et venir, de finir de préparer la table tandis que je terminais d’ouvrir la bouteille de vin et de fumer ma cigarette.

Elle servit le poulet au chorizo qui sentait si bon et je me chargeai de remplir nos verres. Une fois assis, l’un à côté de l’autre et non l’un en face de l’autre, ce qui me permettait souvent, alors que nous mangions, de caresser subtilement sa cuisse ou d’aller voler un baiser juste sous son oreille, mais aussi, symboliquement, de regarder dans la même direction.

C’était nous contre le monde.

Maritza porta un toast et, mon bras passé dans son dos, j’entrechoquai mon verre avec le sien, en lui souriant.

-A nous.

Je ne disais que très rarement à Maritza que je l’aimais. Je passais mon temps à le lui montrer.

Avant d’attaquer le délicieux plat qu’elle avait préparé, je vins l’embrasser dans le cou. Le poulet au chorizo était très bon et se mariait extrêmement bien avec le vin qu’elle avait choisi. Entre deux savoureuses bouchées, je repris mon verre et observai les reflets clairs du vin blanc, me laissant aller à divaguer.

-Beaucoup de gens pensent que la qualité du vin se mesure au prix qu’il coûte. Tout comme ils pensent aussi que les vêtements sont automatiquement beaux s’ils ont été dessinés par des grands noms.

Mon regard dévia sur Maritza à qui je souris en continuant de ma voix naturellement profonde.

-Mais moi, je sais que la qualité du vin dépend du cépage duquel il est tiré et de la maîtrise avec laquelle il est produit. Tout comme les vêtements ne sont beaux que s’ils sont bien portés.

Je passai ma langue sur mes lèvres.

-Ce qui est cher n’est pas forcément meilleur, Maritza. Ce qui est renommé n’est pas forcément meilleur.

Je pris le pendentif, le faux cadeau, que je lui avais offert un peu plus tôt, entre mes doigts, caressant du même coup sa peau douce et mate entre sa gorge et la naissance de ses seins. Mais c’étaient ses yeux que je ne quittais pas du regard.

-Il y a la matière brute…

Je caressai sa joue.

-Et ce que tu décides d’en faire.

Et j’avais trouvé mon diamant brut dans l’Eastside.

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MessageSujet: Re: Romeo y Julieta (1965) [PV Maritza][TERMINE]   Mer 27 Sep - 2:55



Romeo y Julieta ft. Jimmy




Le repas sent – et sera – très bon, le vin, qui n’est peut-être pas un grand cru,  accompagnera à merveille notre diner et je vais le déguster en compagnie de l’homme que j’aime avec, comme théâtre, un splendide couché de soleil à même pas petite terrasse de mon minuscule appartement de l’Eastside.

Une fois installé à la table et prêt à déguster notre repas, je porte un toast à nous deux. Un autre mois de bonheur sans nuage.  Je vis un rêve éveillé. Jamais encore je n’ai sentis que notre petit nuage perdait en altitude.

Jimmy m’explique alors l’importance futile que les gens accordent aux belles choses hors de prix. Les grands vins, les beaux vêtements. Sans aucun doute qu’il en va de même pour les voitures, les maisons et à peu près tout ce qui peut être monnayable.

Mais Jimmy, lui, sait voir au-delà du superficiel. Au-delà de la première couche pour creuser un peu plus pour trouver et jauger de la vraie valeur des choses. Sans jamais me quitter des yeux, et j’en fais  tout autant, Jimmy s’approche et soulève délicatement le pendentif de la chaîne qu’il vient de m’offrir entre ses doigts.  Le contact chaud de sa peau sur la mienne me fait frissonner de désir.

Ses doigts délaissèrent  la breloque pour venir caresser ma joue et moi je ferme les peux, posant ma main sur ses doigts pour en garder le contact. Chaque fois qu’il me touche, je deviens cette petite chose si fragile et malléable.  Je deviens ce que j’ai toujours  décrié des autres femmes, éperdument amoureuse de leurs hommes.

Quand j’ouvre enfin les yeux, pour le regarder, lui et son magnifique sourire, je me sens rougir légèrement, puis je baisse le regard sur le pendentif.  C’est la première fois en fait que je le regarde vraiment depuis l’instant où il me l’a placé autour du cou.

Je l’aimais déjà sans l’avoir vraiment vu. Parce qu’il avait toute la valeur du monde a mes yeux puisque offert par amour. Il n’y a pas plus belle offrande que celle-là. Il l’a vu, il a pensé à moi et son désir fut de me faire plaisir. Il a visé juste par l’intention. Le reste, son coût, sa provenance, n’a aucune importance pour moi.

- La vraie valeur des choses ne s’apprécie as avec les yeux, Jimmy, mais avec le cœur.

Comme lui pour moi. S’il me regarde avec ses yeux, il ne voit qu’une serveuse qui en arrache pour  terminer ses études en droits sans se retrouver à la rue.  Je ne vis pas dans le luxe, comme celui dont il me tient loin. Mais il m’a regardé, un jour, avec son cœur. Et ce dernier a compris qu’il y avait beaucoup plus au-delà des apparences.

- Una rosa por cualquier otro nombre olería tan dulce… Romeo et Julieta, tu sais… La rose ? C’est mon passage favoris…, dis-je en baissant la tête, souriant, amusée et rêveuse.


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MessageSujet: Re: Romeo y Julieta (1965) [PV Maritza][TERMINE]   Jeu 28 Sep - 16:04



Romeo y Julieta
ft. Maritza Cortez


Nos assiettes étaient presque vides lorsqu’il me prit le besoin de perdre Maritza… De la perdre pour mieux l’amener là où je voulais. J’adorais ce genre de chose au point que souvent, je ne le faisais même pas délibérément. Je ne faisais pas ça qu’avec Maritza, mais avec tout le monde. Et face à des ennemis en affaires, c’était extrêmement efficace pour mieux les prendre par surprise.

Cependant, avec mon amante, ce n’était pas dans un but malveillant que je le faisais…

Maritza m’écoutait attentivement et puis finalement, à mes paroles, je n’avais pu résister à ajouter le contact de mes mains sur sa peau. J’avais beaucoup de mots pour beaucoup de choses, j’étais un charmeur, un beau-parleur… Mais la jeune latina, elle, n’avait pas besoin d’ouvrir la bouche pour charmer. Il me suffisait de poser les yeux sur elle, sur cette beauté teintée d’une douce innocence, pour que le monde de la jet-set et ses fausses valeurs vacille sur ses piliers même les plus solides.

La chaleur de sa joue au creux de ma main me fit sourire et je me tus pour profiter du contact, juste un signe d’affection au milieu de la violence de l’Eastside, sur un humble balcon… Ce ne fut que lorsqu’elle rouvrit les yeux qu’elle reprit la parole et mon sourire s’allongea…

Ma main glissa de sa joue pour que le bout de mes doigts finisse par effleurer son cœur, juste en dessous du pendentif.

-Avec les yeux… Le cœur et tous les autres sens, plus exactement, Maritza…

J’appuyai légèrement ma caresse sur son cœur, sur sa peau délicieusement mate et chaude…

-Le toucher compte aussi… Tu ne crois pas ?

J’approchai mon visage du sien, effleurai ses lèvres des miennes avant d’enfouir mon visage dans son cou…

-L’odorat ? Respirer ton odeur…

Puis, mes lèvres vinrent suçoter sa peau doucement, juste de quoi la faire frissonner... Je murmurai…

-Goûter ta peau…

Je m’écartai lentement avant d’ajouter avec un doux sourire.

-Tout compte, Maritza.

Elle enchaîna alors en espagnol et je posai mon verre de vin vide sur la table, frissonnant rien que d’entendre sa voix. Déjà sensuelle en anglais, il n’y avait rien que je préférais que de l’entendre parler sa langue natale.

Je murmurai…

-Romeo y Julieta… Oui, je sais.

C’était étrange qu’elle me parle de cela alors que j’avais acheté une version du bouquin une heure plus tôt à tout casser…

Je me levai et lui tendis la main pour l’inviter à faire de même. Quand elle fut face à moi, j’ajoutai :

-Et je sais aussi que le poulet au chorizo est encore meilleur une fois réchauffé.

Je lui fis un clin d’œil avant de m’approcher d’elle, comme pour l’embrasser, mais bifurquai pour lui souffler à l’oreille à la place :

-Passe par la salle de bain… Et ne garde sur toi que mon cadeau… Je vais t’attendre sur le lit…

Ça allait me permettre de me déshabiller moi-même, mais surtout, de prendre le livre que j’avais acheté et d’y retrouver la phrase qu’elle venait de me dire et que j’avais mémorisée.

Sans attendre sa réponse, je me dirigeai vers la chambre où je me débarrassai de tous mes vêtements avant de prendre le petit livre que j’avais caché dans la poche de ma veste. Je m’installai sur le lit, sur les couvertures, le feuilletant et trouvant ce que je cherchai…

Quand Maritza réapparut dans l’encadrement de la porte, Je la regardai, lui souris, avant de lire doucement…

-Si Romeo no se llamase Romeo,
conservaría la adorable perfección que le es propia
sin ese título. Romeo, quítate el nombre,
y por ese nombre que no es parte de ti
tómame por completo a mí misma.

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MessageSujet: Re: Romeo y Julieta (1965) [PV Maritza][TERMINE]   Mar 3 Oct - 1:31



Romeo y Julieta ft. Jimmy




La soirée est jeune, le souper et le vin se laissent déguster avec, comme paysage, le couché du soleil. Ce serait plus beau sur une plage, les pieds dans le sable mais  la compagnie de l’homme que j’aime me fait oublier l’étroitesse du balcon et le bruit ambiant de l’Eastside.

Jimmy me captive de ses mots, comme toujours. Je m’abreuve de chacune de ses paroles complètement sous le charme, je frissonne sous ses doigts qui effleure ma peau.

Je le regarde d’un air entendu quand il affirme que le repas est tout aussi bon une fois réchauffer. De toute façon, je n’ai plus très faim. Du moins, pas de nourriture.

Jimmy me murmure à l’oreille plutôt que de m’embrasse, une consigne claire et grivoise qui vient  teinter mes joues de rose et j’hoche de la tête en signe de mon accord. Il se lève et passe à l’intérieur de l’appartement, me laissant là, la tête dans les nuages, le cœur en fête.

Je l’imite donc mais au lieu de me rendre à ma chambre, là où je le devine être,  je fais comme il me l’a suggéré et je vais à la salle de bain. Devant la glace au dessus du lavabo,  je me regarde de longues secondes souriant bêtement.  Je me sens comme une gamine. Excitée et enjouée.
Mais le plaisir ne sera pas du même registre, il va de soit !

Je retire mes vêtements, les laissant en tas sur la céramique couleur amande, ne gardant à mon cou, que le collier qu’il m’a offert.  Je souffle un peu puis je sors de la salle de bain pour le rejoindre.

Je n’entre pas dans la chambre, cependant. Je prends le temps de le regarder, beau comme une pluie d’étoile, allongé sur mon lit – notre lit – nu et tenant un livre en main.  Je viens m’appuyer contre le cadre en bois, le dévorant du regard.

Ses mots vinrent alors à moi, telle une douce mélodie. Jimmy me récite un passage de Romeo y Julieta dans un  espagnol approximatif mais, dans sa bouche, ça devient presque sensuel.

- Qué hombre eres tú, que, así escondido por la noche, viene a golpear con mi secreto?

Je m’approche de lui, ondulant des hanches, mes mains ramenées dans mes cheveux puis je grimpe sur le lit à partir du bout et je m’avance vers Jimmy en longeant le matelas tel une panthère pour finir blottit contre lui, mon corps contre le sien, le visage relevé pour le regarder tendrement.

- Tu vas me faire la lecture ?

Y a-t-il quelque chose de plus romantique que ce genre de petites attentions, pimenté d’un peu de nudité, dans l’intimité de notre chambre ?
 
Mes yeux se tournent vers le livre, défraîchit et abîmé. Il a du passer de mains en mains, faire rêvé plus d’une âme. Mais c soir, c’est moi l’heureuse élue qui écoutera les mots de Shakespeare au travers la voix de Jimmy.

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MessageSujet: Re: Romeo y Julieta (1965) [PV Maritza][TERMINE]   Mer 4 Oct - 13:42



Romeo y Julieta
ft. Maritza Cortez


Après avoir brièvement regardé la merveilleuse silhouette de Maritza se découper dans l’encadrement de la porte, je m’étais appliqué à lire les mots dans le livre. J’étais loin de comprendre réellement ce que je disais, pas plus que je ne connaissais le texte par cœur, même dans ma propre langue. Maritza, par contre, semblait le connaître et me donna la réplique.

Puis, elle se déplaça jusqu’au bout du lit et je ne pus m’empêcher de la suivre des yeux, passant ma langue sur mes lèvres avant de reprendre alors que je frissonnais en sentant sa peau frôler la mienne quand elle vint doucement, sensuellement, s’allonger sur moi pour finir la joue contre mon torse, moi tenant le petit livre au-dessus d’elle.

Le désir grandissant agréablement en moi, contre son bas-ventre, je finis par répondre d’une voix chaude.

-Quien soy no te lo digo con un nombre:
santa mía, mi nombre me es odioso
porque es un enemigo para ti.
De haberlo escrito yo lo rompería.


Elle me demanda doucement si j’allais lui faire la lecture. Je penchai la tête vers elle pour l’embrasser doucement, longuement, les yeux fermés. Avant de rompre le baiser et de rouvrir les yeux pour les plonger dans les siens.

-Si cela te plait…

Et à sentir sa température augmenter contre mon corps, je ne doutais nullement que ça lui plaise. Mais je voulais, moi aussi, entendre sa voix et son accent particulièrement sensuel… Sa voix était toute autre quand elle parlait sa langue maternelle : plus sûre, plus profonde.

Puis… Elle était ma Juliette.

-Où as-tu appris ce texte ?

A l’école, peut-être… Probablement même. Il s’agissait en tout cas d’un classique chez nous, la pièce étant jouée traditionnellement en cours de secondaires… Mais je n’y avais pas participé. Je n’avais jamais eu l’occasion de jouer Romeo à l’école parce qu’au moment où cela s’était fait, j’étais parti sur une tournée avec mes parents et ma mère avait pris le relais de l’école pour continuer le programme scolaire. Un voyage de quelques mois seulement, mais qui avait suffi pour me priver de cette expérience.

Je ne le regrettais pas. J’avais appris bien d’autres choses durant ces quelques mois.

Je lâchai le livre d’une main pour la laisser courir le long des courbes gracieuses de mon amour. De l’autre, je lui montrai de la pointe de mon index où nous en étions dans le texte.  

-C’est ton tour, Julieta…

Je rigolai doucement…

-Même si je ne comprends rien à ce que je raconte…

Spoiler:
 

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MessageSujet: Re: Romeo y Julieta (1965) [PV Maritza][TERMINE]   Jeu 5 Oct - 5:19



Romeo y Julieta ft. Jimmy




Je rejoins Jimmy sur notre lit non sans jouer de sensualité, talent que je me suis découvert et appris à exploité à son contact. Je remonte lentement, effleurant son corps  du mien jusqu’à ce que j’arrive à sa hauteur et que je m’allonge confortablement sur lui.

Je soupire d’aise ainsi blottit contre lui, sa voix douce et suave comme mélodie.

J’adore l’entendre parler. Qu’importe ce dont il parle, tant que je peux me laisser bercer par sa voix, je suis heureuse. Alors quand il récite, bien que maladroitement sur la prononciation, un passage d’une de mes scène favorites de Romeo y Julieta, je ne peux qu’être charmée encore plus si c’est encore possible.

Je lui demande si j’aurai la joie de l’entendre me réciter quelques pages mais, avant de me répondre, Jimmy m’embrasse un long moment. Moment que j’aurais souhaité  ne voir jamais prendre fin et nous laisser parler un tout autre langage. Faut-il le croire, en sa présence, il ne suffit que d’un baiser pour me faire perdre envie du reste.

- Pourrait-ce en être autrement, mi amor ?

Je glousse en enfouissant mon visage contre son torse puis je l’assène de dizaine de petits baisers taquins.  J’aime le couvrir de baisers, le caresser de la tête aux pieds. Simplement profiter de la vie, au lit, sans soucis extérieur pour troubler le confort de notre petit  - très petit - nid douillet.

- À l’école. C’était un examen à l’oral où nous devions  donner la réplique au professeur sans savoir quelle scène il choisirait, parmi une sélection donnée. Bien entendu la scène du balcon figurait parmi la liste.

J’aurais aimé lui dire que j’avais tenu le rôle de la belle Julieta lors d’une représentation théâtrale à mon école alors que je n’étais qu’une adolescente mais à Tijuana, notre lycée n’avait pas les moyens de tenir un évènement de cette envergure. Que sais-je si un jour Jimmy et moi avons des enfants.

L’un d’eux deviendra peut-être un acteur de talent et j’aurai la chance de  voir ma fille tenir ce rôle ?
La main de Jimmy délaissa le livre pour venir me caresser le long de mes côtes en passant sur mes fesses me faisant onduler légèrement des hanches alors qu’il provoque, volontairement je m’en doute, plusieurs frissons de plaisir.

Fonder une famille avec lui... un rêve qui, de plus en plus, fait son petit bonhomme de chemin dans mon esprit, dans mes fantasmes.

Nul besoin de plonger le nez dans le livre alors qu’il me demande de lui donner la réplique. Ils n’ont nul meilleur endroit que la couleur des siens pour s’ancrer. Et s’est en lui souriant que je prononce ma réplique sans hésitation  aucune.

- Aún no han bebido cien palabras tuyas mis oídos y ya te reconozco. ¿No eres Romeo? ¿No eres un Montesco?


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MessageSujet: Re: Romeo y Julieta (1965) [PV Maritza][TERMINE]   Ven 6 Oct - 20:11



Romeo y Julieta
ft. Maritza Cortez


En rigolant, je réponds d’un simple signe négatif de la tête quand Maritza me demande s’il pourrait en aller autrement…

Blottis l’un contre l’autre, nus, se faisant doucement et tranquillement la lecture, j’avais cette douce impression que le monde ne pouvait être meilleur. Pourquoi fallait-il qu’il recèle cette facette tellement brillante qu’elle en était assez aveuglante pour que plus personne ne puisse voir qui était qui, qui disait vrai, qui mentait ?… Pourquoi fallait-il que je sois né dans cette lumière aussi intense que crue, artificielle ?

Pourquoi étais-je incapable de tout plaquer, malgré tout, par amour alors que celui-ci était bien plus réel que tout ce que j’avais pu vivre jusque-là ?

Il fallait croire que Jimmy Reed n’avait pas réponse à tout.

Ma main courant, légère, dans le dos de Maritza, je l’écoutai me dire où elle avait appris par cœur le texte de Romeo et Juliette. La réponse était évidente, simple, commune même. Et c’est ce qui me fit me rendre compte que c’était ma question qui était mal posée.

-D’accord. Je reformule : la question n’est pas tant où tu l’as appris, mais pourquoi, alors que quelques années se sont écoulées depuis, tu l’as retenu par cœur ?

J’étais bien placé pour savoir qu’on ne mémorise rien par erreur. On ne mémorise quelque chose que parce que des liens se font, que parce qu’il y a d’autre associations d’idées qui se font. On retient une chose pour en retenir une autre. Parfois, ce qu’on retient est juste un code cachant la véritable information.

Ou alors, c’était propre à moi-même.

Quand Maritza ondula gentiment des hanches tout contre moi, son intimité caressa innocemment le haut de ma cuisse, la mouillant subtilement alors que la température de mon corps montait doucement, de même que mon sexe se tendait  vers elle comme pour caresser son ventre comme le faisait ma main dans son dos.

Je remarquai l’air rêveur dans les yeux de Maritza alors que je plongeais mon regard dans le sien, n’en sortant que pour m’attarder sur ses traits parfaits. Bien des artistes avaient tenté de reproduire les lignes du visage de l’être qu’ils aimaient. Je savais maintenant qu’aucun d’entre eux n’y était probablement arrivé. Quant à moi, même avec toute la prétention qui me caractérisait, jamais je n’oserais m’essayer à cet exercice.

A quoi peux-tu donc rêver, Maritza ? Au passé, à l’avenir ? Ou est-ce uniquement la chaleur inégalable de ce moment présent que nous vivons qui te transporte au-delà de l’espace et du temps, au-delà de notre dimension ?

Quand elle entrouvrit à nouveau ses lèvres pulpeuses, ce fut pour réciter son texte sans hésitation, d’une voix venue du fin fond de son rêve.

Et ce fut avec la même intensité, teintée en plus de sincérité car je pensais vraiment les mots de Romeo, que j’affirmai :

-No seré ni lo uno ni lo otro,
bella, si las dos cosas te disgustan.


Car ici, au milieu de l’Eastside, je n’étais plus Jimmy Reed.

Je n’étais que l’homme qui l’aimait.

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MessageSujet: Re: Romeo y Julieta (1965) [PV Maritza][TERMINE]   Jeu 12 Oct - 4:31



Romeo y Julieta ft. Jimmy




Je suis plongée depuis quelques mois dans un bonheur sans nuage qui se renouvelle jour après jour et qui prend la forme d’un plus beau visage qu’il m’a été donné de voir.  Et s’est lorsque je me retrouve dans ses bras que j’ai pleinement conscience  de la signification vraie du mot amour.

Nous partageons plus qu’une vie sexuelle pimentée.  Notre chimie va au-delà de celle de nos corps et c’est pour cette raison que mon bonheur est complet.  Jimmy sait renouveler notre histoire en la parsemant d’attention et en comblant mes attentes.

Lovée contre lui sur ce que je considère être notre lit puisque rare sont les nuits que nous ne partageons pas ensemble, il tient en main un vieux recueille de Romeo Y Julieta  et nous prenons plaisir à nous donner la réplique.

S’il butte sur la prononciation des mots, il n’en est pas pour autant moins sexy. Au contraire.  Il fait fondre mon cœur mot, après mot.

- Peut-être que, sans le savoir, je rêvais de vivre un amour aussi intense et pissant que le leur. Et que je suis resté avec le texte en tête parce qu’en le récitant, je le vivais ? Et qu’il s’éveille aujourd’hui à ma mémoire car j’ai trouvé mon Roméo ?

L’idée me plaît bien, même si je ne nous souhaite pas le même dénouement fatal. Note histoire n’est pourtant pas si différente. Bien qu’il ne s’agit pas ici de famille opposée mais de classes sociales. J’ai conscience que je détonne des filles peuplant l’univers de Jimmy. Celui dont il me préserve en s’efforçant de nous ancrer dans la médiocrité du miens.

Mon univers ne fait pas le poids contre le sien. Mais qu’importe puisque c’est ici que nous sommes heureux. Je ne voudrais vivre cela nulle par ailleurs.

Je l’enlace, frottant, peut-être innocemment mon corps contre le sien mais j’aime sentir la douceur de sa peau sur la totalité de mon corps nu. Il n’y a rien de mieux comme sensation que son contact, qu’importe de quel façon je dois la quérir.

- ¿Cómo llegaste aquí? ¿De dónde vienes?

Altas son las murallas y difíciles,

y sabiendo quien eres si te encuentran

en este sitio, te darán la muerte.


Comment es-tu arrivé jusqu’ici, Jimmy ? Comment t’es-tu jusqu’à moi alors que les murs de l’Eastside sont crasseux et sombres.  S’ils te trouvent ici, ils te tueront.

Non. Ils ne le tueront pas. Ils ne feront que le ramener à son monde cousu de fils d’or et où la poudre aux yeux se prend aussi par les narines. Parce qu’il est faux de croire que la drogue est plus facile à trouver dans les cartiers paumés comme celui où se trouve mon appartement.

Je frissonne à cette pensée préférant revenir à Roméo, non pas celui du bouquin, mais celui qi est allongé dans mon lit. Nu qui plus est. Et qui m’est entièrement dévoué.

Je lui retire donc gentiment le livre des mains, le déposant plus loin sur le matelas et je viens m’allonger sur lui pour l’embrasser aussi passionnément que langoureusement.   Son cœur - ou est-ce le miens ?  -  bat dans sa poitrine au point que je le sens cogner, comme s’il implorait d’être aimé autant qu’il aime.

- Te quiero, Jimmy. Para la vidad…


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MessageSujet: Re: Romeo y Julieta (1965) [PV Maritza][TERMINE]   Ven 13 Oct - 10:43



Romeo y Julieta
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Je n’étais pas le seul à avoir une bonne mémoire. Je découvrais aujourd’hui que Maritza pouvait rivaliser avec moi, si elle le voulait. Mais ce fut plus mon instinct de compétition que la curiosité elle-même qui me poussa à lui demander pourquoi, après toutes ces années, elle avait gardé en tête le texte de Shakespeare, ou tout du moins, le texte de cette scène-là.

Parce que c’était beau… Mais aussi parce que mon ego voyait pour la première fois Maritza comme quelqu’un avec qui rivaliser. Mais une rivalité saine, comme celle que j’entretenais avec mon meilleur ami Daniele Ricci. Si toutefois j’étais capable de faire quoi que ce soit qui fut sain.

La jeune latina répondit à ma question sans détour. Ce n’était pas le challenge de le mémoriser qui l’avait amenée à le faire (ça, ça aurait été ma raison à moi : le mémoriser pour en sortir des passages à des moments stratégiques).

Je calculais… Maritza rêvait.

Et je l’écoutai me parler de ce rêve en souriant doucement, en penchant la tête pour capter son regard alors que ma main courait sur la peau de satin de son dos. Ce rêve en question, elle pensait l’avoir réalisé.

Je lui souris, l’embrassai. Je voulais, bien sûr, être son Roméo.

Mais quand j’étais avec Maritza, et c’était peut-être ce qui faisait que tout ça était si beau, je n’étais pas sûr d’être à la hauteur. Et ce malgré l’apparence d’assurance que je me donnais. Je maîtrisais informations, mensonges, business, leadership… J’aurais fait un carton à Wall Street, si je n’étais pas si attaché à L.A. qui m’avait vu naître.

Mais je ne maîtrisais pas mes propres sentiments… Et encore moins les sentiments forts que Maritza éprouvait pour moi.

Je savais que je l’aimais. Parce que je m’efforçais sans cesse, au jour le jour, d’entretenir ces sentiments.

Et ça me foutait une trouille bleue. Oui, Jimmy Reed peut avoir peur.

Maritza m’enlaça, se hissant un peu plus sur moi, ses cuisses de chaque côté d’une des miennes, sa féminité nonchalamment posée, chaude, sur ma peau sensible au moindre de ses mouvements. Inutile de dire que contre sa cuisse placée entre mes jambes, elle pouvait sentir que je ne lui étais nullement indifférent.

Je soupirai d’aise, fermant les yeux alors qu’elle me donnait une dernière réplique. Quand je captai à nouveau son regard en rouvrant mes yeux, je la vis qui s’interrogeait, exactement de la même façon que Juliette dans le petit livre que je tenais entre mes doigts.

Je crus qu’elle allait encore dire quelque chose, me poser une question. Mais elle n’en fit rien. Maritza ne posait pas de questions.

Elle me prit le livre des mains, doucement, et je la laissai faire, la regardant ensuite se hisser encore plus haut sur moi pour venir m’embrasser avec amour. Un amour que je lui rendis sans hésitation, avec toute la fougue qu’elle m’inspirait. Mon cœur battait fort, comme pour sortir de ma poitrine pour aller s’installer dans celle de Maritza, dans un corps probablement beaucoup plus sain que le mien.

Quand le baiser prit fin, on se regarda dans les yeux… Et la réplique de Maritza ne vint pas du livre…

Mais du fond de son cœur.

Quant à moi, je répondis :

-S’ils me trouvent… Je survivrai.

Je l’embrassai encore et relevai ma cuisse qui était entre ses jambes, caressant du même coup ses lèvres intimes tout en la faisant remonter encore un peu plus sur moi pour l’embrasser encore plus langoureusement. Mes deux mains, elles, remontèrent le long de ses flancs jusqu’à ce que, de mes pouces, je puisse caresser doucement la naissance de ses seins.

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MessageSujet: Re: Romeo y Julieta (1965) [PV Maritza][TERMINE]   Dim 22 Oct - 3:16



Romeo y Julieta ft. Jimmy





Avec Jimmy, j’ai trouvé mon équilibre. Je respire et je vie enfin. Parce qu’avant lui, j’existais sans plus.  Et ce sentiment et d’autant plus intense que, lorsque je me trouve dans ses bras, j’ai la certitude que tous les deux sommes invisible. Un amour plus vrai que vrai. Plus grand que nature.

Le monde extérieur, tout ce qui ne nous concernait pas, ne m’intéressait pas le moins du monde du moment où cela ne nous empêchait pas d’être ensemble. Alors là, et seulement là, je pouvais avoir envie de combattre et de remuer ciel et terre.

Je retire des mains de mon aimé l’exemplaire de Romeo Y Julieta pour le déposer un peu plus loin sur le lit et je hisse sur son corps brulant pour l’embrasser avec tout l’amour que je ressens pour lui. Je lui en fais même, une nouvelle fois, la confession.

Mon regard ancré au sien, l’intensité est aussi délicieuse qu’elle est palpable, à nos cœur qui battent à l’unisson, à nos lèvres qui frémissent encore et nos corps qui n’en finissent plus de s’appeler.

J’aime cet homme de toutes mes forces, de tout mon être, de tout mon âme bien que, malgré moi, j’ai toujours cette petite voix qui  plane, caquetant  que jamais il ne sera totalement miens.

Je préfère ne pas l’écouter et profiter de l’instant présent et c’est probablement ce qui fait qu’à chaque fois, c’est toujours plus intense, plus merveilleux.

Jimmy relève sa cuisse, celle que je chevauche et m’attire un peu plus à lui dans le mouvement. Je sens sa peau presser contre mon intimité alors que de ses lèvres, il me rend toute sa ferveur en m’embrassant comme si j’étais une reine.

La sienne.

Ses mains remontent le long de mes côtes, jusqu’à mes seins, provoquant tout le long de leur parcours, une escalade de frissons qui finit sur mes seins alors que mes pointes se dressent, inévitablement, dès qui stop ses caresses à la naissance de mes seins.

Je mets terme au baiser que le temps de me repositionner sur lui trouvant à parsemé son cou et le haut de son torse de petits baisers furtifs. Mais ma gourmandise ne s’arrête pas là. N’ai-je pas prouvé déjà que j’aie un bon appétit ?

Ma bouche continue son parcours gourmand en  zigzaguant sur son torse, passant de son flanc gauche jusqu’au droit puis, découvrant ses muscles du bout de la langue, de glisse encore plus bas jusqu’à m’attarder sur son nombril.

J’adore faire ça. Je sais que ça le chatouille mais qu’il garde le contrôle. De moins en moins facilement de fois en fois. Et c’est bien pour cela que j’ai toujours autant de plaisir à aller embrasser cette partie de son corps.

Celle-là et… celle encore plus bas.

Avec Jimmy, j’ai appris la sexualité. J’ai découvert tant de choses que maintenant, je ne ressens plus de barrière et je laisse libre cours à mes pulsions dans le but unique de le satisfaire, et de me satisfaire par le fait même.

Et l’entendre soupirer alors que je le prends dans ma bouche et que je le caresse de mes lèvres, de ma langue est la preuve la plus irréfutable que même Jimmy Reed a une faiblesse. Et je la tiens bien fermement d’un main alors que mes lèvres vont et viennent dessus…


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MessageSujet: Re: Romeo y Julieta (1965) [PV Maritza][TERMINE]   Mar 24 Oct - 17:49



Romeo y Julieta
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Dès qu’elle me retira le livre d’entre les mains, je sus qu’elle était prête pour une autre forme de jeu. Un jeu dont nous jouions les préliminaires en permanence, même dans nos moments les plus calmes et les plus chastes. Le moindre moment passé avec Maritza était pour moi comme une bulle d’air dans un monde que je n’avais pourtant jamais trouvé étouffant avant de la rencontrer.

Elle disait que je lui apprenais des choses, mais elle m’avait elle aussi apprit qu’il y avait un ailleurs… Qu’il y avait une autre forme de vie sur cette planète que celle qui voulait que tout ne soit que complots, jeux de puissance et d’argent…

Et du coup, elle s’était rendue, sans en avoir conscience, indispensable à ma survie. J’avais eu l’impression de renaître avec elle et quand j’avais eu besoin, tel un nouveau-né, de respirer, je n’avais plus jamais pu m’empêcher de le faire.

Chez moi… J’étais en apnée… Un comble, de ne pouvoir respirer que dans l’Eastside tant décrié par mes pairs.

Au début de notre relation, avec tout ce qu’elle impliquait, c’était moi qui avais tendance à guider Maritza lors de nos ébats, guidant ses mains là où elles pouvaient me faire du bien, lui apprenant à apprivoiser les réactions de mon corps, mais aussi du sien lorsque c’était à moi de lui montrer où et comment, moi, je pouvais lui faire du bien.

L’appréhension avait vite fait place à la curiosité, puis la curiosité au jeu. Maritza apprenait vite, apprenait bien, mais sa plus grande découverte avait probablement été de voir combien elle adorait les plaisirs érotiques.

Au point qu’elle en était désormais dans une phase où elle s’amusait à me surprendre.

Et ça fonctionnait.

Mon corps était brûlant contre celui de Maritza alors que nous nous embrassions. Et la sentir de plus en plus accueillante contre ma cuisse faisait que je répondais à l’appel, dans une synchronisation parfaite.

Maritza mit elle-même fin au baiser pour s’attaquer à mon cou et je renversai un peu plus la tête en arrière pour lui laisser tout loisir de profiter de son terrain de jeu favori.

Puis elle se mit à descendre et je manifestai mon contentement en fermant les yeux et en gémissant. Parfois, mes muscles tressautaient sous ses lèvres… Parce que j’avais bien compris que ce qui l’amusais le plus, c’était d’arriver à me faire perdre pied…  

-Maritza…

Elle descendit encore et ma bouche s’entrouvrit, laissant passer un soupir quand je la sentis me prendre dans sa bouche. S’il y avait une chose qui excitait particulièrement Maritza alors que ça rebutait ces Saintes Nitouches de la haute, c’était ça…

Ma respiration devint à la fois plus rapide et plus profonde au rythme des caresses de Maritza sur mon intimité complètement raide… Je n’avais pas pu lui apprendre ça. Elle l’avait appris toute seule… Et elle perfectionnait son art à chaque fois.

Mes mains vinrent bientôt agripper les draps de notre lit tandis que les muscles de mon ventre se contractaient et que mes hanches avaient tendances à vouloir aller et venir.

Je me mis à murmurer, le souffle court et trempé d’excitation :

-D’accord… D’accord… ok… Je t’aime.

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MessageSujet: Re: Romeo y Julieta (1965) [PV Maritza][TERMINE]   Ven 27 Oct - 5:28



Romeo y Julieta ft. Jimmy




Depuis notre première nuit ensemble durant laquelle j’ai acquis mes premières connaissances en matière sexuelle, je n’ai eu cesse d’explorer et de découvrir le corps de Jimmy au point au, aujourd’hui, j’ai mes repères et que je sais parfaitement quand et comment le rendre complètement fou.

Ma timidité a eu tôt fait de s’éclipser pour laisser toute la place à la femme assumée qui découvre et s’amuse avec la complicité de l’être aimé. Il n’y a pas de sentiment plus réconfortant que de trouver son idéal sur toutes les facettes de la vie.

J‘aime entendre Jimmy murmurer mon nom alors que doucement, il se laisse aller accepte de perdre le contrôle, momentanément. Je sais que trop bien que jamais il ne me laissera avoir l’avantage trop longtemps. Juste le temps qu’il l’aura décidé.

Mais ça me va. Ça me laisse le temps de descendre encore plus sur son corps jusqu’à le prendre entre mes lèvres et de lentement lui montrer où en est mon apprentissage.

Ses réactions ne mentent pas. Ses mains agrippant solidement le drap de notre lit, ses muscles qui se contractent,  ses jambes qui  bougent alors que ses orteils se contorsionnent, du moins, le les imagines se contorsionner car placé où je suis, je ne vois que l’objet de mes désirs.

De relève la tête, le temps de balayer ma chevelure vers la droite et de regarder Jimmy qui souffle entre ses lèvres.

Je reprends ma caresse buccale en y mettant plus d’ardeur, joignant ma main à la fête.  Je sais que Jimmy est sur le point de basculer quand, entre deux soupire, il laisse échapper un «  je t’aime » qui semble lui coûter.

Rare sont les fois où cette confessions lui échappe. Je dois donc avoir fait quelque chose d’exceptionnel ou qui l’a vraiment chaviré pour qu’il me dise ces mots que j’aime tant entendre.

Je cesse donc pour remonter sur lui, langoureusement en prenant soin d’effleurer son corps du miens.  Du bout de mes tétons, je peux sentir sa peau s’hérisser. Ma bouche goûte un peu plus son corps alors que je dépose ici et là, quelques baisers brûlant jusqu’à ce que j’arrive à la hauteur de son visage.

- Je t’aime aussi Jimmy…

Je lui souris, passant mon bras droit derrière son cou et  ma main gauche dans ses cheveux couleur blé.

Mes yeux contemplent l’immensité de notre amour dans la pureté des siens. De beaux grands yeux bleu vert, aussi brillant que de précieux joyaux.  Je retombe amoureuse de lui, comme à chaque fois où mes yeux rencontrent les siens. C’est l’effet Reed. Une vague qui me submerge et apporte tout sur ton passage.

Je me relève, sans pour autant cesser de le regarder, un sourire espiègle sur mes lèvres et mes hanches ondulant légèrement.


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MessageSujet: Re: Romeo y Julieta (1965) [PV Maritza][TERMINE]   Sam 28 Oct - 19:26



Romeo y Julieta
ft. Maritza Cortez


Je laissai échapper les trois mots les plus chers à mes yeux. Les trois mots que je ne dirais jamais à la légère et que je n’avais jamais dits à personne pas même à ma propre mère, en dehors de Maritza. Et encore, très rarement.

J’accordais très peu de valeur morale aux choses, aux sentiments… Sauf à ces trois mots-là. Même pour élaborer le plus éhonté des mensonges, ou la plus grande des arnaques du millénaire, je ne les aurais pas prononcés. J’en aurais trouvés d’autres, approchant ou pouvant se faire passer pour ce sentiment exclusif.

L’inverse… par contre… n’était pas forcément vrai.

Je pouvais dire « je te hais », pour dissimuler une once d’amour.

Mais je ne savais pas encore à quel point cette affirmation était vraie.

Mes sentiments avoués, Maritza remonta vers moi, lentement, non sans frôler mon corps du sien tandis que je laissais son mouvement faire glisser mes mains le long de son dos, jusqu’à ses fesses. Mon souffle était court, mes inspirations parfois brusques trahissaient mon désir et mon plaisir. Chacun de ses baisers brûlants sur ma peau sensible provoquait ce genre de réaction que je ne pouvais contrôler. Tout comme sa cuisse effleurant à nouveau mon sexe quand elle fut à la hauteur me dit révulser les yeux avant de les fermer et de gémir.

Puis, je replongeai mon regard dans le sien pour accueillir à mon tour la confession de ses sentiments. Bien qu’elle soit bien moins radine que moi.

J’avais longtemps cru, du moment où j’avais découvert les joies de la sexualité à celui où j’avais rencontré Maritza, que dans le sexe, tout se passait en dessous de la ceinture…

Je savais désormais, et la latina me l’avait appris sans le savoir, que ça ne se limitait pas à cela et qu’une relation sexuelle réellement aboutie ne pouvait être considérée comme tel que lorsque le moindre geste, comme celui que Maritza avait de passer ses mains dans mes cheveux, pouvait être aussi excitant que ses caresses buccales un peu plus tôt.

Je lui rendis alors son sourire, mon regard plongé dans le sien. Jamais je n’avais vu autant de bonheur dans les yeux d’une femme… Et je n’étais que fierté d’en être la cause.

Je l’embrassai langoureusement, une main posée nonchalamment sur sa fesse, l’autre posée sur sa joue… Puis, mettant fin au baiser, elle se redressa et s’installa sur moi, ondulant sensuellement des hanches sans jamais cesser de me sourire.

Je la contemplai longuement, mes mains découvrant les parties d’elle que je ne pouvais voir. Je la voulais, exclusive et tout entière. Bientôt, nous ne fîmes plus qu’un et je repris le dessus que je l’avais laissée prendre pendant un temps… J’échangeai nos places, roulant sur le lit avec fougue et l’embrassai tout en rigolant en même temps…

Une fois sur elle, mes lèvres voyageaient sur son cou et ses seins, ne s’arrêtant que pour amplifier mes mouvements entre ses cuisses.

Puis les places s’échangèrent encore et encore, nos ébats ponctués de rires et de gémissements de plus en plus intenses.

Mais quand l’orgasme s’approcha dangereusement de nous, naissant dans nos ventres trempés de sueur et collés l’un à l’autre, c’est moi qui repris le dessus et ce fut les yeux dans les yeux que je donnai les derniers coups de bassins qui me menèrent à gémir son nom…

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MessageSujet: Re: Romeo y Julieta (1965) [PV Maritza][TERMINE]   Sam 4 Nov - 3:55



Romeo y Julieta ft. Jimmy




Je remonte sur le corps de Jimmy le couvrant de baisers selon là où mes lèvres l’effleurent.  Ce jeu m’excite presque autant que lui-même car, pendant ce temps, je sais que j’ai l’avantage sur lui. Qui peut se venter de ça, vraiment ?

Mais ce n’est pas ce qui compte pour moi. Bien sûr que ça m’amuse de le voir complètement sous mon charme, frissonnant de mes baisers,  son corps implorant d’avantage du miens.  Ce qui compte c’est cette énergie consensuelle  que nous partageons.  

Au lit, je suis son égale.

Je viens unir nos corps en ondulant des hanches, nos regards brûlant refusant de se quitter. Tout ce que je peux lui exprimer, sans même dire un seul mot.  De toute façon, nous n’avions plus besoin de verbes pour nous comprendre.

Dans un geste décidé, Jimmy me fis basculer sur notre lit, reprenant sa place dominante, m’offrant  toute la passion qui l’anime en de solide coups de bassin. Je ne peux m’empêcher de rire alors qu’il alterne ses baisers sur ma poitrine bondissante, passant d’un sein à l’autre.

Et de nouveau, je me retrouve sur le dessus, alors que nous échangeâmes nos place sans même que je ne m’en rende compte et, sincèrement, je ne veux pas m’arrêter à comprendre la chorégraphie à laquelle nous prenons part. C’est spontané, énergique, sensuel, tout comme nous.

C’est tout juste avant l’apothéose que Jimmy reprend la situation en main, gémissant mon nom à en faire trembler les murs. J’en ai la tête qui tourne, des étoiles dans les yeux, le cœur chauffé d’amour.

Je viens l’enlacer de mes bras, de mes jambes, refusant de le laisser nous désunir trop abruptement. Je le laisse reprendre son souffle alors que moi-même je cherche l’air au travers de ses cheveux fins comme de la soie.

Je fais un peu la moue quand finalement, il roule sur le côté, séparant nos corps. C’est inévitable, je frissonne, alors que la température de la pièce, pourtant confortable avant d’aller au lit, fait mon corps hérisser alors que le contraste avec la chaleur de nos corps se fait marquant.

Tirant sur la couverture qui s’est retrouvé au pied du lit pendant l’action, je viens  m’allonger contre Jimmy, dessinant du bout de mon index, des formes abstraite sur son ventre.  

- Un jour, j’aimerais te donner un fils. Et une fille. Un fils surtout pour perpétuer ton nom… et je les vois bien avec tes cheveux et tes magnifiques yeux.

C’est un rêve innocent, sans malice. Je ne suis pas non plus entrain de lui demande de me faire des bébés. Loin de là. Je veux terminer mes études, m’établir dans ma profession, savoir où je m’en vais dans la vie.

Mais je l’avoue sans honte, je songe parfois à ce que serait ma vie si nous passions à une étape plus sérieuse, plus « compromettante ».

- Tant qu’ils ont ton nom… ils iront loin dans la vie.

Je ne jouerai pas l’autruche. Quand on s’appel Cortez, on voit plus souvent les portes nous claquer au nez, plutôt que de les voir s’ouvrir toutes grandes.


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MessageSujet: Re: Romeo y Julieta (1965) [PV Maritza][TERMINE]   Dim 5 Nov - 14:02



Romeo y Julieta
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Je ne m’en lasserai jamais… C’était ce que je pensais alors que je reprenais mon souffle, allongé sur Maritza, nos corps trempés de sueur ne faisant qu’un, tout comme nos âmes. Un jeu dangereux et j’en étais conscient tout comme je réalisais tout à fait qu’elle avait, via l’amour, une forme d’emprise sur moi.

Mais j’étais jeune, j’avais encore une once d’insouciance, alors je m’en foutais. J’allais même jusqu’à aimer ça. Parce que venant de Maritza, ça ne me dérangeait pas. Cela ne me dérangeait pas qu’elle soit mon égale.

Je sentais le souffle de la jeune latina dans mes cheveux, tout comme j’avais une conscience aiguë du moindre contact qu’avaient nos corps l’un avec l’autre : son ventre contre le mien, ses seins au tétons encore durs contre mon torse, mes lèvres dans son cou, ses jambes longeant les miennes ses mains dans le bas de mon dos qui montaient, puis redescendaient… le paradis chaud et doux entre ses cuisses dans lequel je baignais littéralement…

J’allais devenir fou et ne plus jamais pouvoir faire autre chose que lui faire l’amour, si je restais là.

Alors, je nous avais désunis… Jusqu’à la prochaine fois.

Je la sentis frissonner et elle ramena la couverture sur elle pour se protéger du froid qui n’était, en réalité, que la température ambiante qui ne pouvait rivaliser avec la chaleur que nous pouvions produire au contact l’un de l’autre.

Maritza vins alors s’allonger contre moi et je pris ma part de couverture avant de passer mon bras sous la tête de mon amante pour qu’elle puisse venir se lover au creux de mon épaule. Bien installé, je fermai les yeux, respirant profondément et suivant mentalement le tracé des doigts de la latina sur mon ventre. Des dessins abstraits, peut-être des runes inconnues destinées à me garder à jamais auprès d’elle… Un sort délicieux.

Moi-même, je la marquais de signes invisibles de ma main dans son dos.

Elle me berça alors de sa voix magnifique, me parlant d’enfants et d’avenir. Mais mon cœur n’accéléra pas le rythme, pas plus que je ne ressentis une quelconque angoisse à cette idée. Sur l’écran noir de mes paupières, je pouvais projeter le film des rêves de Maritza, à défaut d’avoir la capacité de rêver moi-même.

Et ces enfants, je les voyais.

Je tournai la tête, les yeux toujours fermés, mes lèvres se posant sur le front de Maritza, je lui murmurai en souriant :

-Nos enfant auront tes yeux marron doré et tes cheveux chocolat, Maritza. C’est scientifique.

Une fois Maritza avocate, une fois qu’elle aura réussi à monter d’un cran dans la chaîne alimentaire, pourquoi pas ?

Mon monde pouvait-il vraiment la compromettre ? Sa pureté qui me semblait si fragile ne pouvait-elle pas plutôt être son meilleur bouclier ?

Je continuai à murmurer :

-Notre fils sera aussi beau que Cary Grant et notre fille aura la grâce d’Olivia de Havilland.

J’embrassai Maritza sur les lèvres, mes yeux toujours fermés.

-Si ce n’est mon nom qui les fera avancer… Ce sera leur détermination.

Avec nos gènes pour héritage, rien ne pourra les arrêter.

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