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 Let's Pretend We're Alright [HOT][PV Bailey]

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Hank North


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MessageSujet: Let's Pretend We're Alright [HOT][PV Bailey]   Mar 26 Sep - 14:38



Let’s Pretend We’re Alright
ft. Bailey Raphaël


En sortant de Farifax High School, je n’étais pas repassé chez Christopher… Parce que je n’avais aucune envie, en plus du reste, de me faire atomiser par mon frère ET par mon avocate. J’avais clairement et délibérément violé mes conditions sans compter que je m’étais fait remarquer. J’étais toujours en train de croiser les doigts pour que cet enfoiré de prof ne cafte pas et me fasse pas un coup de traître… Parce qu’il y avait ma présence à l’école de Julian, près de Julian, au moment où l’ado avait décidé qu’il y en avait marre de se faire emmerder par les gonzesses et avait appris à l’une d’elles qu’il fallait pas faire chier… Un peu comme je l’avais fait avec Mclagan quelques jours plus tôt…

Si le prof en question décidait d’aller voir les flics et de déposer comme quoi j’étais dans l’enceinte de l’école et que Julian avait frappé une fille à ce moment-là, j’étais mort. C’était pas en taule qu’on allait me jeter… On allait me pendre, carrément.

Bref… Tout ça pour dire que je constatais une fois de plus qu’on était nulle part mieux qu’à la maison. C’était donc jusque San Fernando Valley que j’avais roulé, pas lentement… Mais j’étais plus là-dessus, pas vrai ?

J’entrai dans ma villa et balançai mes clés sur le premier meuble dans le couloir… L’endroit me semblait plus propre ou, en tout cas, mieux rangé. Mais c’était pas grâce à moi… Et, à vrai dire, je ne savais pas si c’était du fait d’Alexie, qui commençait à sortir de plus en plus souvent et de plus en plus longtemps, ce qui faisait qu’on ne faisait que se croiser, ou si c’était du fait de Bailey qui… passait le plus clair de son temps ici…

Le seul truc que, moi, j’avais daigné faire pour arranger un peu l’endroit, c’était placer à la visseuse (que j’avais trouvée dans unes des vieilles boîtes à outils de Julian) une plaque de contreplaqué pour colmater la vitre de la porte-fenêtre de la terrasse que j’avais brisée d’un coup de batte de baseball…

Avançant plus avant dans la villa, je remarquai que la moindre trace de Kate avait disparu... Les photos, c’était le plus flagrant, mais il y avait aussi les bouquets de fleurs ou les plantes qui avaient été offertes à Kate. Pas par moi mais par des fans ou des photographes ou ses amants, qu’est-ce que j’en savais ?... Même les notes qu’elle avait écrites sur le tableau de la cuisine pour penser à reprendre du coca et de la bière avaient été effacées… Pour être remplacée par un cœur dessiné à la craie, ce qui eut le don de me faire sourire.

-Lexie ?

Je passai de la cuisine au salon sans avoir de réponse et regardai l’heure à ma montre… Il était 11 heures du matin… C’était dingue le nombre de conneries que j’arrivais à faire en une seule matinée. Ben, vous savez quoi ? Je décrète que j’ai fini journée…

-Bailey ?

Ce ne fut pas Bailey qui me répondit mais bien la sonnerie du téléphone… Je soupirai… Fallait croire que j’avais pas fini journée… Je m’approchai du téléphone, sur une petite table à côté du divan et le regardai sonner, une fois, deux fois…

Si c’était mon avocate pour me dire qu’une plainte avait été déposée contre moi ? Si c’était Stopher pour m’engueuler ?

Je décrochai plus pour que ça arrête de sonner et tuer le suspens qu’autre chose.

-Ouais ?

-Ne t’énerve pas.

Je ricanai, j’avais reconnu la voix de Dylan, le réalisateur de Factory War

-Salut à toi aussi, Dylan… Mais tu crois vraiment que ça va m’apaiser de commencer par ça ?

Soupir à l’autre bout du fil…

-Non… Je m’en doute, mais je ne savais pas comment commencer, à vrai dire.

Je haussai les épaules même s’il ne pouvait pas me voir.

-Bah… Je sais pas moi… « Salut Hank » ?

Dylan rigola et je le sentis se détendre à l’autre bout du fil. Je comprenais pas trop parce que le tournage s’était très bien passé, hormis quelques colères du domaine du normal quand je perdais un peu mon texte ou que j’étais fatigué, ce qui arrivait aux autres acteurs et actrices aussi. Pas qu’à moi.

Moi aussi, je me détendais un peu parce que j’avais vraiment eu la trouille que ce soit mon avocate pour m’annoncer que j’avais vraiment déconné et qu’elle n’allait pas pouvoir rattraper le coup. Alors, je prenais la conversation avec le réalisateur un peu plus à la cool, même si je me doutais bien, vu son entrée en matière, que je n’allais pas forcément aimer ce qu’il avait à dire.

-Heu… Bon, Hank… Je vais pas te baratiner, je sais que ça sert à rien. L.A.People avait prévu une interview avec Robin et toi…

Je m’assis dans le fauteuil.

-Ben… J’irai… Je veux pas que Robin subisse ça tout seul, parce que je vois déjà bien comment ça va tourner.

La voix de Dylan se fit hésitante.

-Putain… J’aurais espéré que tu me dises que tu refusais d’y aller.

Je fronçai les sourcils.

-Bah… Pourquoi ?

Je ne comprenais pas bien la manœuvre, là… J’aurais plutôt cru qu’il sonnait pour me forcer à y aller.

-Moi, je suis pas contre que tu y ailles. Je déteste la censure, tu le sais, ça. Ce que tu as fait ou pas est du domaine de ta vie privée et ça ne change rien au fait que t’es un putain de bon acteur ! Mais les producteurs du film ne sont pas d’accord. Ils ont peur d’un boycott.

Je ricanai…

-C’est une bande de couillons ! Qui va boycotter ? Les lecteurs de L.A.People ? Les ex-hippies de merde qui n’ont plus de cause à défendre depuis la fin de la guerre du Vietnam ?! Les fans de Kate Julian ?! Grand bien leur fasse !

J’avais sûrement élevé un peu la voix sans m’en rendre compte, mais sans me mettre à crier pour autant. Assez cependant pour voir que Bailey m’avait entendu et débarquait doucement dans le salon.

Sa présence suffit à me faire baisser d’un ton, soupirant par le nez… A l’autre bout du fil, Dylan soupirait aussi.

-Je t’avais demandé de ne pas t’énerver…

Je secouai la tête, cherchant de ma main libre mon paquet de clope dans la poche de poitrine de ma chemise largement ouverte sur mon torse, une habitude que j’avais gardée de la mode des années 70…

-Non, tu m’as ordonné de ne pas m’énerver. Bon… C’est tout ? Je peux pas aller à l’interview de L.A.People ? Ok. J’accorde ça aux producteurs. Mais dis-leur que je veux bien faire l’impasse sur toutes les interviews s’il faut, mais s’il y en a une du Burt&Greatfield Show, là, ils pourront aller se faire mettre pour que j’y aille pas ! Dis-leur que je sais que cette interview-là ne dégénèrera pas.

Dylan eut l’air que l’idée ne lui déplaisait pas trop. C’était de notoriété publique que j’étais ami avec Alexie Greatfield et qu’elle n’allait ni me piéger, ni me pousser à bout en interview.

-Deal. Je leur ferai accepter ça, tu peux compter sur moi.

Satisfait, j’allumai la clope que j’avais planté dans ma bouche et fis signe à Bailey de venir me rejoindre. Elle se plaça derrière moi et passa ses bras autour de moi, son visage dans mon cou, du côté où je ne tenais pas le téléphone…

-C’est bon ? C’est tout ?

Pas que j’avais autre chose à foutre que d’écouter la liste des endroits où j’étais plus le bienvenu, mais un peu quand même.

-Malheureusement non… Le film a remporté le prix de la critique lors de ses diffusions en avant-première…

Je levai mon regard vers Bailey et fronçai les sourcils alors que ma première idée avait été d’essayer de lui voler un baiser, mais les mots de Dylan m’avaient arrêté dans mon élan.

-Et ? En quoi c’est une mauvaise nouvelle… ?

Je regardai Bailey, vraiment perplexe, même si je ne savais pas si elle entendait Dylan ou pas…

-Et bien… Qui dit prix dit remise de prix, Hank…

Je tirai sur ma clope, quittant Bailey du regard avant de souffler la fumée.

-Les producteurs peuvent pas faire comme si j’existais pas non plus. J’ai le premier rôle de ce putain de film, non ? Robin le deuxième. Peuvent pas m’empêcher d’aller avec vous deux à cette remise de prix.

Et merde… ! J’avais bossé sur ce film, moi aussi !

-Ce n’était pas leur intention. Mais à ce gala, il y a plusieurs remises de prix. Dont un pour les plus belles publicités ou un truc du genre… Et Kate est nominée pour la pub pour un parfum qui passe à la télé. Tu l’as vue ?

Je laissai tomber ma tête en arrière, sur l’épaule de Bailey qui était derrière moi, appuyée sur le dossier du divan que j’occupais… Plus dépité qu’en colère…

-Oh putain… Casse les couilles… Non… J’ai pas vu cette pub. La dernière fois que j’ai vu Kate à la télé, la télé en question est passée par la fenêtre.

Dylan eut l’air de croire que ce que je disais n’était qu’une image et rigola… Mouais… C’en était pas une mais s’il préférait le croire, tant mieux.

-Ouais… Enfin soit… La salle où se déroulera la remise de ces prix ne fait ni 100 mètres de long, ni 100 mètres de large, Hank…

Pas besoin qu’il me précise la suite…

-Donc, vu qu’on ne peut pas y être tous les deux et que c’est moi qui suis condamné, c’est moi qui suis privé de la fête.

Dylan prit un ton désolé. Et j’étais sûr qu’il était sincère. C’était pas un mauvais gars.

-Ouais… Je suis désolé, Hank. Tu mérites d’y être, sache-le. Et je manquerai pas d’avoir un mot pour toi à la tribune, ok ?

Je fis la moue puis tournai la tête vers Bailey, caressant sa joue de la mienne, barbue.

-Pas grave… Tu sais quoi ? J’ai mieux à faire que de me retrouver dans une salle pleine de monde avec Kate.

Je souris à Bailey d’un air entendu.

-Merci pour les infos, Dylan.

Puis, je raccrochai, posai ma cigarette sur le cendrier à côté du téléphone et attrapai Bailey que je fis basculer par-dessus mon épaule et le divan pour qu’elle atterrisse sur mes genoux, entre mes bras. Et sans plus attendre, je l’embrassai.

-Dis… T’aurais pas refait un peu la déco, chérie ?

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MessageSujet: Re: Let's Pretend We're Alright [HOT][PV Bailey]   Mer 27 Sep - 20:04



 Let's Pretend We're Alright
ft.  Hank North




C’est toujours étrange comme sensation que de me réveiller dans le lit d’Hank mais depuis quelques jours où nous le partageons, c’est la première fois que je m’éveil et qu’il n’est pas là.  Je roule sur le matelas pour m’allonge de « son » côté du lit, du moins, c’est toujours là qu’il fini quand nous finissons par nous endormir, la tête sur son oreiller et pleines d’images.

J’en ai vécue et vu des choses mais je rougie à penser à nous performances.  Hank est un amant dont l’imagination n’a de cesse de me surprendre.  Et je n’ai pas envie de quitter sa maison pour rien au monde. Pas tant qu’il ne me le demandera en tous les cas. Je me fou des conséquences que ma désertion puisse m’apporter. Je l’ai déjà fait et… bah j’suis encore là aujourd’hui !

Me redressant dans le lit, je me frotte le visage d’une main autant pour me mettre les yeux en face des trous comme dirait j’sais-plus-qui que pour me secouer un peu. On a rien fait d’autre que d’explorer les zones confortables –  ou pas –de la Villa et pas que ça me déplaise,  mais j’ai envie de bouger un peu, autrement qu’à l’horizontale.

Je m’étire presque avec exagération avant de sortir du lit et de piocher dans les tiroirs d’Hank pour me trouver un truc à me mettre. Ça aussi, faudra que j’y vois… C’est bien beau l’enveloppe corporelle mais  faudrait bien que j’aille récupérer de mes fringues dans l’Eastside, chez Elijah.  Je demanderai à mon amant préféré de m’y conduire.  D’ailleurs, je me demande bien où il est en ce moment. Probablement entrain de ruminer son passé après être tombé nez à nez avec un fantôme.

J’en ai marre de ça…

Je descends l’escalier en l’appelant sans obtenir de réponse.  Je fronce un peu des sourcils sans trop comprendre puis je fais le tour de la maison pour me rendre finalement au garage et constater que je suis seule à la maison, puisque la voiture n’y est pas.

Et c’est là que ma première bonne idée de la journée prit naissance dans ma tête.

J’en rigole alors que, retournant à l’intérieur au pas de course, je me dirige à la cuisine, sous l’évier et que j’y trouve une boite de sac à ordure.  J’en prends un pour me raviser et prendre la boîte avec moi et je pars à la chasse aux fantômes de l’ex Madame North. Tout y passe. Du moins tout ce que je vois. Cadre, vêtements, photo, maquillage, absolument tout ce qu’elle a laissé se retrouve dans les sacs.  Je passe toutes les pièces au peigne fin à l’exception de celle dont je sais être, apparemment, occupée par Alexie. Si Hank essai parfois de me tirer les vers du nez au sujet d’Elijah dont il semble de plus en plus douter de l’existence, je pourrais faire de même avec cette fille que je n’ai pas encore aperçue ici.

Enfin, j’ouvre une autre porte qui était demeurée fermer depuis mon arrivé. Je n’ai pas vu Hank y aller, on dirait même qu’il l’ignore, et j’y découvre ce qui me semble avoir été la chambre du fils de Kate.  Il n’y a plus grand-chose mais la décoration et le lit simple sont de bons indices.  

Je regrette un peu d’avoir ouvert cette porte et je préfère ne rien toucher là et laisser l’endroit tel quel. Le petit était probablement la seule belle chose que ce mariage ait apportée à Hank. Et au gamin tout autant.

Une personne saine d’esprit aurait simplement placé les sacs dans la cuves à ordures ou les aurait entreposées dans la cabane du jardin, le temps de les oublier un peu et les rendre à la propriétaire en temps voulu. Mais je ne suis pas une personne  saine d’esprit et de les brûler me semble vraiment plus drastique et définitif.

Et puis, c’est pas comme si elle allait vraiment revenir les chercher. Et si c’est le cas, il me fera extrêmement plaisir de lui remettre les cendres !

Le brassier prend en peu de temps, la, derrière la cabane du jardin.  Je le regarde brûler jusqu’à la dernière photo, les yeux rivés sur les flammes, un sourire plus que satisfait sur les lèvres.  Je sais qu’elle n’en ressent rien, mais l’idée que Kate puisse souffrir par ce geste  me fais rire.

C’est le son des pneus qui crissent sur le gravier qui me ramène à la réalité, à contre cœur. Mais pour le peu qu’il reste,  je vide un sceau d’eau – parce que folle mais pas complètement inconsciente -  sur l’amas de cendre et je me dirige vers la villa.

J’entre sur la pointe des pieds par la porte de la terrasse et je vois, assis sur le divan, Hank qui parle au téléphone. J’sais pas à qui, j’sais pas de quoi mais je sais qu’il m’a manqué et que… j’ai très très envie de le lui faire sentir.

Alors je passe derrière lui et, passant mes bras autour de lui, j’enfouis mon visage au creux de son cou et je ronronne doucement.  Hank tourne la tête vers moi et je pense avoir droit à un baiser mais la conversation captive toute son attention et je fais la moue, un peu impatiente de l’avoir enfin pour moi, alors j’allonge les bras sur son torse pour le caresser au travers de sa chemise. La joue de Hank remonte et vient se coller à la mienne.

Je lui chuchote tout doucement un «  raccroche… »

Hank relève les yeux vers moi, un petit sourire  espiègle sur les lèvres et, enfin, dépose le cornet du téléphone sur son réceptacle et, en deux temps trois mouvements je me retrouve sur ses genoux en éclatant de rire.

-  Moi ?  Naaa…. J’ai tout au plus…sortis les ordures…

Je regarde autour de nous,  non pas sans être fière de comment  la maison semble plus joyeuse maintenant que ex Madame North est sortit définitivement des lieux.

- J’savais pas quoi faire de moi en sachant pas tu étais où donc  j’ai cru que c’était le bon moment pour exorciser les lieux.  

Je me replace sur les genoux de Hank pour me mettre face à lui, mes genoux de chaque côté de ses cuisses, ainsi j’ai tout le loisir de l’embrasser, de le caresser, de le faire me caresser… J’ai encore besoin de cette proximité entre nous, je ne la laisserai filer pour rien au monde. Enfin, presque rien.

- C’était qui au téléphone ?  Ça avait l’air bien emmerdant !


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MessageSujet: Re: Let's Pretend We're Alright [HOT][PV Bailey]   Jeu 28 Sep - 17:29



Let’s Pretend We’re Alright
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Bailey était arrivée pendant le coup de fil de Dylan et ce n’était pas grave parce que je n’avais rien à cacher à Bailey. Les nouvelles n’étaient pas bonnes : je ne pourrais pas appuyer mon filleul en interview et je ne pourrais pas non plus aller, avec le reste du casting et autres producteurs de Factory War, aller chercher un prix qui me revenait pourtant autant à eux qu’à moi. Tout ça pourquoi ? Parce que la salle n’était pas assez grande pour me placer à plus de 100 mètres de mon ex-femme.

Ainsi soit-il, même si ça me faisait royalement chier.

Le temps que je termine ma conversation, j’avais constaté que Bailey portait des vêtements à moi, qu’elle avait dû trouver dans la chambre et ça lui donnait quelque chose de vraiment très attirant, cette chemise 20 fois trop grande pour elle sous laquelle je ne savais pas trop ce qu’elle portait comme sous-vêtement… Mais bientôt, elle s’était dérobée à ma vue en passant derrière moi et ses caresses avaient été les bienvenues. Si j’avais risqué de m’emballer sur ce pauvre Dylan, Bailey venait de faire s’évanouir tous ces risques.

Tout ce que j’eus, ce fut une expression de pure perplexité quand le réalisateur affirma que je ne pourrais pas assister à la remise des prix. Mais la moue déçue de Bailey d’avoir été spoliée d’un baiser m’amusa tellement que je ne m’énervai pas… Et que je réalisai que, tout bien considéré, si on voulait voir les choses du bon côté, j’avais mieux à faire que de sourire à qui mieux mieux à un gala.

Je m’étais pas gêné pour le dire à Dylan. Qu’il imagine ce qu’il voulait, je m’en foutais comme de ma première couche.

Bailey murmura : « Raccroche… »

Alors j’avais abrégé la conversation et j’avais raccroché.

Puis, j’avais cueilli Bailey derrière moi pour la faire tomber sur mes genoux. Son rire faisait vraiment du bien dans la villa qui me donnait la foutue impression de résonner au moindre bruit ces temps-ci… Et pourtant, même quand j’étais avec Kate, elle n’était pas beaucoup plus « vivante » que maintenant puisque la plupart du temps, pendant la journée, on ne faisait que s’y croiser.

J’avais demandé à Bailey, recroquevillées sur me genoux, emmitouflée dans une de mes chemises, ce qu’il en était de la déco… Elle me fit marrer en niant d’abord d’une façon tellement peu crédible qu’on ne pouvait même pas appeler ça un mensonge. Et je pouffai carrément quand elle dit avoir sorti les ordures.

-La seule ordure qu’il y avait ici, j’ai vu ça…

Je soutenais Bailey sur mes genoux de mes bras passés autour d’elle… La jeune femme regarda tout autour comme si elle redécouvrait le salon en disant qu’elle n’avait trouvé que ça à faire puisqu’elle ne savait pas où j’étais… Je soupirai…

-Ah ouais… C’est vrai, j’ai oublié de te laisser un mot… Mais t’as bien fait… Cette foutue baraque a même besoin de la visite d’un dératiseur plus que d’un exorciste, je dirais.

Je laissai Bailey, qui semblait avoir envie de se mettre dans une position plus confortable, se placer à califourchon sur moi. Je relâchai alors ma tête pour la laisser tomber contre le dossier du fauteuil et la regarder dans les yeux.

-Mmm… C’était pas un emmerdeur… C’était Dylan.

Redressant un peu ma tête, je regardai ma main qui vint l’air de rien, toute innocente, soulever un tout petit peu un pan de la chemise que Bailey portait, juste assez pour voir ce qu’elle portait en dessous… Et quand je découvris un tout petit string bleu en dentelle ou quelque chose qui y ressemblait, en tout cas, je passai ma langue sur mes lèvres malgré moi avant de reprendre le fil de mes idées…

-C’est le réalisateur du film qu’on vient de terminer, Factory War… On en est à la post-production… C’est quand le film est monté…

Mes deux mains revinrent vers le devant de la chemise et je détachai un bouton pour lui faire un décolleté plus large avant de caresser doucement d’une main le haut de sa poitrine, la massant jusqu’aux épaules…

-… et nous, les acteurs, on doit en faire la promotion pendant ce temps-là… interviews, galas, tout ce bordel… Pour que les gens aillent voir le film quand il sortira, tu vois ? Faire de la pub, en gros…

Mes yeux cessèrent de lorgner son corps pour revenir vers son regard…

-Et Dylan sonnait pour me faire comprendre que mon nom n’est plus forcément vendeur…

Je pris une des mains de Bailey dans la mienne pour la porter à mes lèvres et l’embrasser doucement… Je pris une grande inspiration contre sa peau, fermant les yeux.

-Tu sens le fuel…

Pas que ça me dérangeait, j’aimais bien cette odeur. Mais…

-Pourquoi tu sens le fuel ?

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MessageSujet: Re: Let's Pretend We're Alright [HOT][PV Bailey]   Ven 29 Sep - 4:20



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Je rigole bien quand Hank me tire par-dessus le  fauteuil pour m’amener sur ses cuisses.  J’ai l’âme d’ne gamine, faut pas se leurrer et ce genre de chose m’amuse au plus au point. Encore plus quand je constate sa réaction vis-à-vis de mon petit désencombrement de sa demeure. Ça fait tellement du bien que je ne comprends même pas en fait pourquoi ça n’a pas été fait avant.

Sa copine, que je n’ai pas encore vu dois-je le répéter – n’a pas songé à ça en premier recours ? Et qu’en est-il se son frère et son avocate ? Bon ok cette dernière avait assez d’empocher ses honoraires, j’imagine que la réorganisation de la vie de client s’arrête là, mais sinon son frère n’avait pas envie de lui passer la remarque ?

Je n’ai donc pas honte de l’avoir fait. Et vu la réaction d’Hank, je sais que j’ai fait ce que je devais. Au moins il comprend que je n’ai fait que m’occuper pendant son absence.

- C’est pas grave… J’savais simplement pas quoi faire en attendant.

Je me repositionne sur lui, à califourchon sur ses cuisses et j’en profite pour plonger mon regard dans le sien, en souriant innocemment.  J’suis curieuse et j’ai envie de savoir qui avait eu droit à son attention absolue alors que je tentais d’en capturer des parcelles.

Hank m’explique alors les grandes lignes de son coup de fil avec le réalisateur du film qu’il vient de terminer de tourner.  Je ne vois que l’homme chez mon amant que j’en oublie qu’il est un acteur, talentueux, qui plus est.  J’hoche de la tête d’un air entendu à chacune de ses phrases mais mon regard se perd ensuite au niveau de ma poitrine quand il vient défaire l’un des boutons  de sa chemise que je porte et caresser ma peau depuis la naissance de mes seins jusqu’à mes épaules.

J’en ai des spasmes de plaisir. Comme si mon corps tout entier tente de lui faire comprendre qu’il lui a manqué.  À son contact, je deviens une vrai bombe a retardement.  Dans tous les sens du terme.

- Y’en aura d’autres des films. Des producteurs et des réalisateurs, t’sais, bébé ! Et puis, on s’en fou ! On se lancera dans le porno quand on touchera le fond !

J’éclate de rire. C’est une solution comme une autre. Et puis, merde !  Faut pas s’en faire avec la putain de rivière tant qu’on n’a pas les pieds dans l’eau ! Des solutions, il y en a toujours et ça tombe bien parce que je suis une fille pleine de ressources.

Hank prend ma main et la porte a ses lèvres et  me fais la remarque inattendu de mon odeur.

- C’est Diesel#5, tu aimes ?

Bon c’est pas tant que je veuille lui cacher avoir brûlé les 7 dernières années de sa vie mais, j’sais pas comment il va le prendre.  Alors, à contre cœur mais décidé, je quitte ses genoux en lui tenant  la main, lui demandant silencieusement de me suivre à l’extérieur de la villa.

Je l’entraîne jusque derrière la cabane du jardin et je lui désigne le tas de cendre bien qu’encore fumant, il n’avait pas besoin que je le lui montre.

J’étire mes lèvres de gauche à droite en me balançant  sur la pointe de mes pieds un moment en ne sachant pas trop par où commencer l’explication.

- J’ai commencé par rassembler ses trucs et… j’y ai foutu le feu…

J’dis  ça sens le regarder, je suis complètement absorbé par la fumée qui s’échappe encore de l’amas de centre et de bout de bois de cadre dévoré par les flammes, malgré que je l’ai arrosé avant de le laissé à son triste sort.

- Bye bye Kate !

Je secoue de la tête, comme pour me sortir de mes songes  puis je regarde Hank en inspirant par la bouche et en haussant des épaules.

- L’exorciste, j’trouvais ça chouette…


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MessageSujet: Re: Let's Pretend We're Alright [HOT][PV Bailey]   Ven 29 Sep - 20:15



Let’s Pretend We’re Alright
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J’éclatai de rire avec Bailey quand, après avoir affirmé qu’il y aurait d’autres films (ce à quoi je croyais, bien entendu, mais ce que je savais aussi compromis dans l’immédiat, faudrait attendre quelques temps que cette histoire avec Kate s’oublie un peu), avait dit qu’au pire, si on touchait vraiment le fond, on aurait qu’à se lancer dans le porno.

J’avais vraiment pas cru pouvoir rire après ce qui s’était passé à Fairfax, mais Bailey était pleine de surprises et m’attendait toujours là où je, moi, je ne m’attendais pas à la voir… Bien que, le coup du porno, y avait que Bailey pour y penser…

-Ouais !... Et tu sais quoi ?

Je l’embrassai sur les lèvres avant de continuer.

-Le pire, c’est que ça risquerait fort de cartonner !

J’avais alors pris une de ses mains pour l’embrasser en fermant les yeux… Pour le moment, j’avais l’impression que je n’étais nulle part mieux qu’à la maison avec Bailey et pourtant, putain, si je remontais à notre première rencontre, la première chose que j’avais fait, c’était la traiter insidieusement de salope !

Je fus cependant sorti de mes rêveries en constatant que Bailey sentais très fort le fuel. Comme si elle en avait manipulé un bidon. Et si je vivais dans une sorte de monde parallèle depuis quelques jours quand j’étais avec elle, je n’en oubliais pas pour autant le passé de celle-ci, dans lequel j’avais fait quelques incursions plus ou moins importantes.

Parce que ce que je faisais maintenant, ça pouvait paraître fou, mais je le faisais en pleine connaissance de cause. Je savais qui était Bailey. Je savais qu’elle n’était pas la femme la plus stable, ni la plus sensée du monde. Mais fallait croire aussi que j’avais une fâcheuse tendance à fréquenter (voire à marier) ce genre de femmes. Cependant, la folie de Bailey était bien loin de ressembler à celle de Kate. C’était différent, mais pas moins dangereux… En particulier pour elle-même, dans ce cas-ci.

Voilà pourquoi je voulais savoir pourquoi la jeune femme portait du Diesel#5, et aussi un peu parce que je n’avais pas vraiment envie de voir ma villa partir en fumée ou partir en fumée avec, et ce même si je rigolai parce que « Diesel#5 », c’était quand même pas mal répondu…

Mais je fus surpris quand elle descendit de mes genoux et me tendit la main. Je m’attendais à ce qu’elle me raconte l’une ou l’autre histoire vite fait avant de faire diversion en me prenant par les sentiments qui, pour la plupart, se situaient en-dessous de ma ceinture, je dois l’avouer. Mais non, elle ne dit rien et je pris sa main, me laissant entraîner à travers la villa. Jusqu’à l’extérieur, tout au fond du jardin, où je découvris un tas de cendre encore fumant…

Je regardai ça un peu abasourdi… Evidemment, Bailey avait bien dû mettre les trucs de Kate quelque part… Mais j’avais pas pensé à les brûler…

-Ah… D’accord…

Je passai une main dans mes cheveux en m’accroupissant devant le tas de cendres… Il n’y avait plus aucune photo sur laquelle on pouvait voir quelque chose et les cadres étaient carbonisés. Mais ce que j’essayais de savoir, c’était ce que ça me faisait, exactement…

Ben… J’étais un peu triste, parce que c’était quand même 7 ans de ma vie… Mais plus fort encore que la tristesse, c’était le soulagement qui m’envahissait.

Je soupirai, mes coudes appuyés sur mes genoux et passai une main sur mon visage. Le deuil, je l’avais traîné du jour où Kate avait quitté la villa en m’annonçant qu’elle demandait le divorce à celui où j’avais appris que j’étais accusé par elle de violence conjugale. Là, le deuil avait laissé place à l’envie de vengeance…

Mais maintenant, j’étais juste en mode « survie »… Ouais, malgré tout l’argent que j’avais encore, j’étais en mode « survie »… Parce que j’avais de l’argent pour l’instant ! Mais avec les indemnités que je devais maintenant à Kate et les producteurs qui avaient la trouille d’être boycottés, pas sûr que j’allais rouler sur l’or encore longtemps.

Alors, je répétai en murmurant, à la suite de Bailey.

-Bye bye Kate...

Ouais, bye bye Kate… Ce sur quoi il fallait que je me concentre maintenant, c’était ma carrière. Si j’arrivais à convaincre quelques grands noms de Hollywood, il y avait moyen que je m’en sorte.

Je me redressai et m’approchai de Bailey, la prenant dans mes bras avant de bouger quelques mèches de cheveux de son visage.

-Merci, Bailey…

Puis, je pris sa main…

-Viens… On va te laver les mains… Sinon, tu vas prendre feu à la première clope que tu vas allumer.

Ce fut à mon tour de l’emmener en la prenant par la main. Mais je n’allai pas loin… Il y avait un lavabo dans l’abri de jardin. C’était là que je branchais le tuyau pour laver ma voiture ou que Julian et moi, on venait laver nos mains pleines d’huile après avoir fait l’entretien de la bagnole.

La porte refermée derrière nous, il faisait un peu sombre alors je tirai sur un fil relié à l’ampoule unique et nue au plafond pour qu’on ait un peu de lumière…

Arrivé près du lavabo, j’ouvris le robinet et passai le savon en dessous pour le faire mousser entre mes mains, désignant le plan de travail en bois juste à côté.

-Tu peux t’asseoir...

Quand elle fut assise, je m’approchai d’elle et pris ses mains dans les miennes, pleines de mousse et les frottai doucement.

-Tu ne t’es pas brûlée au moins ?

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MessageSujet: Re: Let's Pretend We're Alright [HOT][PV Bailey]   Dim 1 Oct - 6:03



 Let's Pretend We're Alright
ft.  Hank North




Pour moi, c’est un non sens que le nom d’Hank North  soit rayé des listes pour  l’histoire entourant son divorce. Je n’arrive pas à m’imaginer qu’il puisse être tassé parce que son ex à poussé l’audace jusqu’à le faire porter ses propres blâmes.

Hank vaut mieux que n’importe qui sur cette putain de planète et j’en ferai ne affaire personnel si sa réputation d’acteur devait être entaché à cause de son ex femme. Je frapperai à toutes les portes, j’irai voir tous les producteurs et je leur servirai mes meilleurs arguments mais je ne baisserai pas les bras pour un ami qui est victime d’une injustice.

Il a assez payé pour elle.

Mais pour tout de suite, la seule solution que je vois c’est de nous lancer dans le porno. En plus d’être rentable comme le dit Hank, ce serait fortement agréable de partagé l’écran – entre autre chose – avec lui.  Hey !  Gardez en tête que c’est pour aider un très bon ami… !

À califourchon sur ses cuisses,  je le regarde dans les yeux alors qu’il porte à ses lèvres ma main. Ma nouvelle odeur  semble l’intrigué maintenant plus que  de savoir comment j’ai occupé mon temps, bien que les deux soient liés. Mais ça, il ne le sait pas encore.

C’est donc silencieusement que je l’entraîne jusqu’au tas encore fumant et que je laisse percuter l’information. J’ai mis feux a ses souvenirs, j’ai envoyés en fumée les 7 dernières années de sa vie. Et tout ce que je trouve à dire pour ma défense  est un « Bye bye, Kate ».

Ma tête verse sur le côté alors que je fixe les cendres, un sourire sur les lèvres.  Hank me sort de mes songes en me prenant dans ses bras pour me remercier tout en replaçant mes cheveux.  

Je me retiens bien de lui dire qu’elle n’a eu que ce qu’elle méritait. Parce que de toute façon c’est l’évidence même, et parce qu’il m’entraîne dans l’abri de jardin pour que je puisse me laver les mains.

- Ouais… faudrait pas…

J’ai pas envie de cramer en m’allumant une clope. Ce serait pas drôle et viendrait assombrir ma bonne action du jour.  Je m’assoie donc sur l’établi de bois annexé au lavabo et je le laisse me savonner les mains.

Mon regard par dans le vide et ma tête doucement dodeline alors que je vois encore les flammes dans ma tête.

« Tu ne t’es pas brûlée au moins ? »

Relevant la tête vers Hank, je reste néanmoins perdu dans la brume un moment en répétant sa question quelques fois avant de regarder mes mains pleines de savon et de hausser des épaules en hochant  négativement de la tête.

- Non, j’crois pas non.

Je me penche sur le côté, agitant doucement mes mains qui tremblent sous le jet d’eau tiède.  
- Faut aller chercher mes fringues… et des trucs que j’ai besoin. J’ai pas pris mes médicaments depuis que je suis ici…

Pas que j’aime vraiment mes cocktails de lithium de sérotonine, dopamine et autre neuroleptique que je conjugue avec l’héroïne, de quoi  jouer ;a la roulette russe ;a chaque dose mais c’est devenu tellement banale que je me fou des conséquences.

Tout ce que je veux, là, tout de suite, c’est de me bercer dans les vapeurs bienfaitrices des médocs et de m’injecter, ou sniffer si j’ai pas mieux, de quoi retrouver un peu de ma fougue, et ma tête.

- On y va ?


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MessageSujet: Re: Let's Pretend We're Alright [HOT][PV Bailey]   Dim 1 Oct - 19:06



Let’s Pretend We’re Alright
ft. Bailey Raphaël


Je savonnai doucement les mains de Bailey pour en enlever l’essence invisible mais dangereuse qui les maculait. Elle était rêveuse, dodelinant de la tête avec un regard absent… Mais j’étais tout à mes propres rêves qui, en l’occurrence, venaient de partir en fumée… Parce que quand j’avais trompé Helen avec Kate, je ne l’avais pas fait par amour pour cette dernière, mais bien pour le frisson de l’interdit… Et quand j’avais finalement été découvert, par un manque de subtilité de ma part et, probablement surtout, parce que Kate, dans mon dos, l’avait bien fait comprendre à mon épouse de l’époque, j’avais divorcé une première fois.

Pour me mettre avec mon amante, que j’avais appris à aimer autrement que pour le sexe. Et, du coup, ouais, j’avais eu des rêves avec elle… Peut-être même que je m’y étais beaucoup trop accroché. Avec le résultat qu’on connait…

Mais Bailey venait de tout faire disparaître, avec un bidon d’essence et un briquet. C’était aussi simple que ça ? Probablement pas… Mais pour le moment, ça faisait son effet… Et au moins, le regard bleu perçant de Kate ne m’attendrait plus à chaque coin de la villa.

Je finis quand même par demander à Bailey si elle ne s’était pas brûlée… Parce qu’elle avait brûlé Kate et qu’une part irrationnelle de moi imaginait les flammes furieuses essayer d’atteindre Bailey.

La jeune femme ne répondit pas… J’avais perdu Bailey alors que mes doigts frottaient délicatement ses mains, jusqu’à ses poignets délicats qui portaient encore les stigmates de sa tentative de suicide qui m’avait forcé à la conduire à l’hôpital psychiatrique.

-Bailey ?...

J’avais parlé doucement… Et elle finit par répondre. Non, elle ne pensait pas s’être brûlée. Alors je guidai ses deux mains sous le jet d’eau tiède pour qu’elle se débarrasse du savon, ce qu’elle fit doucement. Je remarquai qu’elle tremblait et me mordillai la lèvre inférieure en murmurant :

-Et merde…

On avait vécu les quelques derniers jours dans notre petite bulle essayant désespérément de rattraper un manque d’affection qu’on arriverait probablement jamais à combler vraiment. Bailey disait peut-être elle-même n’être qu’une pute, mais j’étais aussi maladroit qu’elle en amour.

Comme pour la rassurer, alors qu’elle continuait à rincer ses mains, je l’embrassai sur le front, frottant son dos d’une main humide alors qu’elle disait qu’elle voulait aller chercher des fringues et, entre autres, ses médicaments.

Je savais aussi que le manque devait la gagner, depuis le temps, et pas que le manque de médicaments… C’était déjà un miracle qu’elle ait tenu sans rien prendre pendant autant de temps… A moins qu’elle n’ait eu un peu de drogue sur elle et qu’elle ait achevé son stock les rares fois où on était pas ensemble dans les bras l’un de l’autre, mais si c’était le cas, elle avait été discrète.

Mais le fait qu’elle n’ait pas pris son traitement depuis qu’elle était ici restait quand même inquiétant… D’autant qu’elle avait quand même foutu le feu à une partie de ce qui composait la villa. Même si, dans un sens, ce qu’elle avait fait n’avait rien de plus irrationnel que ma tentative de la massacrer à coup de batte de baseball…

Je la regardai, passant ma langue sur mes lèvres, caressant ses joues de mes pouces en me disant qu’on faisait quand même un sacré couple de cinglés.

Puis, je finis par la serrer brièvement contre moi.

-Ouais, on va aller chercher ça…

Je la lâchai et pris une loque qui traînait là pour essuyer mes mains et puis les siennes. Puis, je la regardai de haut en bas alors qu’elle me demanda si on y allait… Je fis la moue, la regardant de haut en bas avant de sourire.

-Ouais… Il serait peut-être temps qu’on se réveille…

Je souris un peu plus largement.

-Mais tu ne peux pas juste sortir en string et chemise trop large, Bailey…

Et elle avait brûlé tout ce qui appartenait à Kate et était donc susceptible de lui aller…

Je lui tendis mes deux mains pour qu’elle les prenne et la faire descendre de l’établi… Remarquant qu’elle était pieds nus, je lui désignai le sol.

-Fait gaffe où tu marches… On va aller voir en haut si j’aurais pas un truc pour te couvrir un peu plus puis on ira chercher tes affaires chez ton… Elijah ou je sais pas quoi, là…

J’étais en train d’installer Bailey chez moi, sans m’en rendre vraiment compte…

Et si on comptait Alexie, cet endroit allait bientôt ressembler à un harem…

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MessageSujet: Re: Let's Pretend We're Alright [HOT][PV Bailey]   Lun 2 Oct - 20:15



 Let's Pretend We're Alright
ft.  Hank North




Je ne sais pas comment c’est arrivé exactement mais, quand je me retrouve devant le tas de cendre fumant où quelques vestiges de son passé dont il ne reste que quelques bout de cadres, je me retrouve plongé dans un brouillard épais dans lequel je savoure une obsession pour le visage de Kate léché par les flammes.

Je peux voir son sourire plastique figé sur ses lèvres fondre et se détacher de son visage quand le feu vient dévorer la plus grosse photo d’elle qui était, il n’y a pas des heures de cela, encore accroché au manteau du foyer du salon.

C’est presque orgasmique que de l’imaginer souffrir alors qu’elle part en fumée.

Ce qui inquiète Hank, c’est l’odeur qui recouvre mes mains et le danger que cela puisse signifier. Je ne vais pas m’immoler comme son ex ! Quoi que je n’ai pas vraiment conscience des conséquences de mon geste. S’il y avait eu du vent, si j’avais mis trop de fuel, le feu aurait pu devenir incontrôlable et  se rendre jusqu’à l’abri de jardin. Et vu les joujoux a essence qu’il y a là dedans, le feu d’artifices aurait été alors hors de mon contrôle.

Je le laisse me savonner les mains alors que je suis maintenant assise sur l’établi de bois, encore bien loin perdue dans les dédales obscurs de mon cerveau. Ma tête seulement dodeline alors que je répète  pour moi-même les mots d’Hank.

Il vient m’embrasser le front alors qu’il me caresse le dos  d’une main, puis je lui tends les miennes, tremblantes, sans vraiment le regarder. J’ai la gorge sèche, comme si j’avais bu un grand verre de sable, et la tête me tourne.  Mon corps me fait comprendre que le manque est plus grand que je ne l’envisageais et qu’il n’arrive plus à compenser avec ce que Hank me donne.

Le sexe avec lui est bon et me calme mais ça ne suffit plus à me garder la tête hors de l’eau. C’est l’héroïne que je veux. Mais c’est mes médicaments que je lui demande d’aller chercher. Ça et mes vêtements.

C’est un bon prétexte pour aller fouiller chez moi.

Et parce que je ne suis vêtu que d’une chemise et d’un string qui ne m’appartient pas, Hank propose qu’on passe d’abord à l’intérieur chercher un truc pour me couvrir d’avantage. Je ne le contredirai pas même si  je me fou un peu de comment je suis vêtue en ce moment.  J’ai l’air de ce que je suis, point barre.

Je prends ses mains, laissant mes fesses glisser sur le bois de l’établi pis je tombe sur mes pieds.

- Je marche sur des tisons ardents !

C’est une métaphore. Les tisons, en vrai, s’éteignent  un après l’autre, bien malgré moi.

Je suis Hank à l’extérieur jusqu’à sa villa, puis dans sa chambre dans laquelle il fouille dans ses tiroirs  pour en sortir un espèce de vieux short en jeans devenu trop petit pour lui. Le vêtement semble avoir fait la guerre.  Je  me fait marrer et je fais exprès, jusqu’à ce qu’on soit dans la voiture pour  provoquer la chute du vêtement.

- J’vois pas pourquoi je dois le porter si on va que chercher mes trucs. On ne croisera personne et c’est une barrière s’il me prenait l’envie de venir m’assoir sur tes genoux pendant que tu conduits.  T’as déjà fait l’amour en conduisant, Hank ?

Je le regarde intensément avec toute l’envie et le désir que j’éprouve. À son contact, je peux vaincre temporairement mes démons. Temporairement.

La route jusque dans l’Eastside se fait dans le silence le plus total. J’aile front contre la vitre et le regard complètement perdu dans le néant. Ce n’est que lorsque Hank stationne la bagnole devant l’immeuble que je retrouve un peu de lucidité.

J’attends qu’Hank sorte de la voiture pour faire comme lui et me diriger vers la porte de l’immeuble en lui tenant la main. Mon appartement, par celui d’Elijah comme je le prétends à qui veut bien l’entendre. Mais d’y retourner avec Hank rend le souvenir de ma tentative de suicide encore plus vivant au point que j’en ai presque mal aux poignets.

Je déverrouille la porte après avoir soulevé une planche du parquet sous laquelle j’y cache ma clé. L’appartement est bordélique et sens le renfermé. Je lâche ma main d’Hank et je me dirige vers ma chambre, me jetant sur mon lit en prenant mon ours en peluche contre moi.

Tout le secret de ma rédemption se cache en lui.


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MessageSujet: Re: Let's Pretend We're Alright [HOT][PV Bailey]   Mar 3 Oct - 20:48



Let’s Pretend We’re Alright
ft. Bailey Raphaël


J’étais en train de perdre Bailey. Son esprit était en train de vaciller sur les frêles piliers sur lesquels il reposait. Je sentais le tremblement dans ses mains et je voyais son regard parfois vide. C’était étrange comme sensation de voir quelqu’un en face de soi et sentir que par moment, ce quelqu’un n’était plus vraiment là, comme à cheval sur deux dimensions.

D’autant que Bailey, les quelques derniers jours qu’on avait passés ensemble, avait semblé aussi saine d’esprit que n’importe qui… Bien plus, en tout cas, que ne l’avait jamais été Kate Julian.

J’étais bien conscient que le manque des drogues qu’elle prenait était aussi responsable de son état actuel que le fait qu’elle ait dérogé à son traitement ces derniers jours. Moi-même, je n’avais pas fait attention au fait qu’elle était arrivée chez moi avec tout juste les quelques vêtements qu’elle avait sur le dos…

Il fallait dire qu’on n’avait aucun des deux vraiment vécu dans la réalité, ces derniers jours… On avait plutôt tenté de faire un remake d’Adam et Eve qui auraient, cette fois, décidé de ne pas faire la connerie d’aller jusqu’à se reproduire pour donner naissance à l’espèce humaine… Et vu comme on portait cette dernière dans notre cœur, autant un que l’autre, c’était pas étonnant.

Il était donc temps de se réveiller et de revenir quelques temps dans la réalité afin d’aller lui chercher son traitement, quelques vêtements et… ouais… Tout ce qui lui faudrait d’autre... Tant qu’elle ne me faisait pas une putain d’overdose, ce à quoi je veillerai autant que je peux, j’avais rien à dire sur ce que faisait Bailey. Elle était majeure et on était pas marié… Ni même en couple, d’ailleurs.

Elle n’était pas la seule junkie dans mon entourage, de toute façon… Howard Stone prenait largement sa dose de substance illicite. Je cautionnais pas, mais j’étais pas son père non plus.

Je fis donc descendre Bailey de l’établi et lui dis de faire attention avec ses pieds nus. Elle s’exclama qu’elle marchait sur des tisons ardents, mais elle avançait quand même. Je gardais sa main dans la mienne, mais plus pour me rassurer moi qu’elle, à mon avis.

On monta à l’étage, je lui trouvai un vieux short pour aller avec la chemise qu’elle portait et on ne tarda pas à monter en voiture. Je n’avais pas encore tourné la clé dans le démarreur qu’elle avait fait tomber le short sur ses chevilles. Je secouai la tête, mais me marrais malgré moi. D’autant que Bailey sembla à nouveau présente dans ce monde.

-Non… Je n’ai jamais fait ça en roulant, Bailey. Dans la voiture, ouais, mais à l’arrêt !

Je démarrai la voiture, quittant son regard uniquement pour ne pas risquer d’avoir trop envie de tenter l’expérience, lui expliquant finalement pourquoi je préférais qu’elle sorte couverte… Au moins un minimum.

-Avec le divorce, je suis redevenu la coqueluche des journalistes people… Et des paparazzi. Imagine un peu qu’on sorte de la bagnole avec toi à moitié habillée… Le temps qu’on entre dans l’immeuble de cet Elijah, ce sera dans la boîte… Et je préfère que tu sois dans la boîte habillée…

Pas sûr que Bailey m’ait écouté jusqu’au bout… Le front contre la vitre, elle regardait défiler le paysage… Enfin, c’était ce que je croyais. On fit le voyage en silence puisque je n’étais plus sûr d’avoir vraiment une interlocutrice… Et pour finir, perdu dans mes propres pensées, me refaisant le film de ma matinée, je n’avais même pas pensé à allumer la radio.

Mais quand je me garai devant son immeuble, Bailey sembla reprendre un peu vie et je sortis de la voiture. Elle fit pareil, comme par mimétisme, mais fit tout de même le reste seule.

Quand on entra dans l’appartement bordélique et qui puait de renfermé, signe que personne n’y avait mis les pieds depuis au moins quelques jours, je ne pus m’empêcher un commentaire avec un sourire…

-Et tu critiquais ma chambre…

Elle avait lâché ma main et je l’avais laissé aller vers sa chambre. Je connaissais plus ou moins l’appartement comme ma poche… Je savais, en tout cas, quelles pièces le composaient… Rien n’avait changé depuis la dernière fois que j’étais venu regarder le foot ici (et où j’avais dit à Kate que j’allais voir le match dans un bar, vu qu’elle voulait monopoliser la télé pour regarder un soap à la con). Je pouvais voir Bailey par la porte ouverte de sa chambre serrer un ours en peluche dans ses bras.

Moi, je m’attardai un peu sur les détails que je n’avais jamais pris le temps avant d’observer : il y avait une petite étagère à chaussures près de l’entrée… Et plusieurs paires dedans mais aucune qui aurait pu appartenir à un homme…

Et tant qu’à faire, maintenant que j’y pensais, je n’avais jamais non plus vu, dans la salle de bain, de nécessaire à raser (ni mousse, ni rasoir, ni blaireau…), une seule brosse à dent… Par contre, maquillage, tampons, trucs à épiler ou je savais pas quoi, ça, pas de problème y en avait en veux-tu en voilà !

Puis… je l’avais jamais vu, Elijah… Mais je ne comprenais pas, si cet appartement était celui de Bailey, pourquoi elle prétendait que c’était celui d’un autre ? J’avais eu souvent des doutes sur l’existence de ce type… Mais c’était la première fois que j’y réfléchissais vraiment.

Je finis par rejoindre Bailey dans sa chambre et m’asseoir sur le lit, à ses côtés, passant une main dans ses cheveux.

-T’as dit qu’il bossait dans quoi, encore, ton pote Elijah ?

Je souris en la regardant qui serrait son ours, puis le désignant.

-C’est lui Elijah ? Tu n’es pas obligée de me mentir, chérie…

@ Billy Lighter



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MessageSujet: Re: Let's Pretend We're Alright [HOT][PV Bailey]   Mer 4 Oct - 17:29



 Let's Pretend We're Alright
ft.  Hank North





Mes yeux ballaient l’appartement de gauche a droite quand nous y entrons, Hank et moi et mon premier réflexe fut de me diriger vers ma chambre pour m’allonger sur mon lit en tenant mon ourson en peluche tout contre ma poitrine.

Je me sens revenir en arrière, comme lorsque j’avais 5 ans et que, pour m’endormir j’imaginais alors que mon ourson – pas celui-ci mais un autre – prenait les traits du prince charmant.  Je fermais alors les yeux, comme je le fais maintenant, mais mes rêves de gamines étaient moins confus que  les illusions que j’entretiens maintenant.

Hank, avance dans l’appartement. Je ne le vois pas mais j’entends le bois franc craquer sous ses pas. C’est à la fois troublant et réconfortant de le savoir ici avec moi. La dernière fois que c’est arrivé, je crois que tous les deux y avons laissé une partie de notre âme. Ou alors se sont-elles liées à jamais ?

Il vient s’assoir sur le lit, tout près de moi, passant sa main dans mes cheveux. J’en frissonne, laissant mes lèvres s’étirer en un sourire sincère. Il n’y a qu’Hank pour m’apaiser par un simple toucher.

- Elijah… Elijah… Elijaaaah… il n’est pas là. Il n’a jamais été là.

Je ne sais même plus quand, ni comment j’ai fini par créer mon ami et lui forger sa propre identité allant même jusqu’à l’installer dans un appartement de l’Eastside. Mais la sécurité que je trouve à venir me réfugier ici, alors que tout le monde me crois sans réel domicile fixe vaut plus que le mensonge d’une fausse identité. Elijah est devenu, à force, plus réel  que n’importe lequel de mes amants.

- Il est beau non ? C’est Howard qui me l’a gagné.  Mon ami Howie, Howie, Howie ! C’est dans sa tête à lui, Howie que je trouve des solutions. , chantonnais-je.

Je me retourne sur le dos, tenant mon ourson à bout de bras en le tournant vers Hank comme si l’ourson le saluait d’un mouvement de tête.

- Howard… il prend jamais de mes nouvelles. Il est jamais plus là pour moi. , dis-je le regard complètement dans le vide

Je viens alors pincer l’œil de ma peluche en tournant  jusqu’à ce que la bille noire  me tombe dans la main. Je peux alors aller pincer entre la rembourrure un sachet de coke.  Il est plein, mon ourson,  je ne me souvenais pas de l’avoir si bien garni mais en le pressant, je peux sentir que ça lui remplit jusque dans le ventre.

C’est le jack pot ! Le gros lot.  J’fais plus attention à Hank, assit sur mon lit.  Je me relève sur le lit, mes jambes sous mes fesses, ouvrant le sachet pour en sniffer autant de fois que je peux le faire le contenu. Assez pour embrouiller encore plus mon esprit tourmenté.

C’est un véritable coup de fouet. Comme si je revenais à la vie.  Comme si le sang pouvait de nouveau circuler dans mes veines alimentant mon cœur et mon cerveau. Et je ris.  J’éclate d’un rire cassant qui tranche au travers la pièce.  Un rire long qui fini par se changer en un cri de douleur.

Y’a qu’avec Hank que je peux me permettre d’être moi, fragile, blessée, humaine. Même si je sais qu'il peut avoir peur de me voir tel que je suis.

Je m’avance sur le matelas pour me jeter dans les bras ses bras.

- J’veux pas y retourner !  J’veux pas que tu me ramène là-bas ! J’vais crever si tu m’enferme encore là !

J’ai peur. Tout simplement. C’est peut-être parce que nous sommes chez moi et que, comme la dernière fois, je me sens glisser vers le néant obscur.  La tempête ne sera jamais vraiment terminé.


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MessageSujet: Re: Let's Pretend We're Alright [HOT][PV Bailey]   Jeu 5 Oct - 15:43



Let’s Pretend We’re Alright
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J’étais venu rejoindre Bailey sur le lit, pour la première fois peut-être sans penser lui faire l’amour… J’étais trop inquiet de son état et trop intrigué par les détails qui me sautaient aux yeux maintenant sans arriver à comprendre pourquoi la jeune femme aurait menti sur le fait de posséder un appartement. Ok, j’aurais pas cru qu’elle aurait pu se payer un endroit pareil, aussi humble soit-il, en plus de toute la dope qu’elle prenait pour tenir le coup et supporter ce qu’elle faisait…

Mais ça aurait pas changé grand-chose pour moi… Au contraire, j’aurais pas eu cette appréhension de rencontrer ce gars-là à chaque fois que je venais rendre visite à Bailey, même si elle n’était pas pour ainsi dire ma maîtresse… Appréhension pour quoi ? Simple. Combien l’information « Hank North trompe sa femme avec une prostituée. » valait sur le cours du People ? Une belle petite somme, j’étais prêt à parier…

Maintenant, je me rendais compte que ça aurait probablement fait qu’accélérer les choses puisque même sans ça, Kate avait demandé le divorce, l’avait obtenu et en avait profité pour m’enfoncer en passant, histoire de faire les choses convenablement.

J’avais dit à Bailey, en lui caressant les cheveux alors qu’elle câlinait son ours en peluche, qu’elle n’était pas obligée de me mentir… Pas que je lui en voulais de me mentir… J’étais le meilleur ami de Howard Stone alors si les mensonges m’avaient dérangé, j’aurais été mal barré…

Bailey, sur un ton enfantin, comme si elle était brusquement redevenue une gamine, affirma qu’Elijah n’était pas là, qu’il n’avait jamais été là. Je souris parce qu’elle avait fini de me mentir là-dessus et continuai à caresser doucement ses cheveux.

-Ouais… Je m’en doutais un peu, ma belle. Mais c’est bien ici… On a toujours été bien ici, non ?

Tout ça pour dire que, peu m’importait à qui appartenait cet endroit. S’il était à Bailey, c’était tant mieux, d’ailleurs… Elle avait un pied à terre, quelque part où elle pouvait être relativement en sécurité alors que je croyais qu’elle passait la plupart des nuits dans la rue ou chez des clients sans doute plus douteux les uns que les autres. C’était pour ça, en partie, que j’étais content qu’elle reste chez moi depuis qu’elle était entrée dans a villa avec une clé qu’elle avait trouvée sous un pot de fleurs… Mais c’était pas parce qu’elle avait un appartement à elle que j’allais lui fermer les portes de la villa, loin de là.

Surtout vu l’état dans lequel elle était.

Alors comme Elijah n’existait pas, elle me présenta Howie. Howie parce que c’était Howard qui lui avait gagné, si je comprenais bien. Je rigolai doucement, même si l’entendre chantonner comme elle le faisait avait quelque chose qui rappelait ces films d’horreur avec des gosses. Y a toujours des foutus gosses dans les films d’horreur…

Et en parlant de Howard, son ourson tendu vers moi, Bailey lui reprocha de ne pas être là pour elle. Je la quittai des yeux pour regarder dans le vide. Je n’avais ni vu, ni entendu Howard depuis le cas « Mclagan » que je regrettais amèrement… Et j’avais dans la poche de la veste que je portais actuellement la photocopie de sa photo dédicacée par la petite Cortez, qu’elle m’avait donnée ce matin…

-C’est Howard quoi… Et puis… Il a cassé son genou, Bailey… Il peut pas conduire jusqu’ici… Et il t’as peut-être téléphoné ici, mais il ne sait pas que tu es chez moi.

Plaider la cause de Howard Stone… Y avait toujours quelqu’un pour se faire l’avocat du diable quand il s’agissait du batteur de The Burning Fire. Moi le premier.

Bailey s’était mise à tripoter l’œil de son ourson, le tordant au point que j’en avais limite mal pour la pauvre bête inanimée…

-Tu vas le déchi…

Trop tard… Elle lui avait arraché l’œil à ce pauvre Howie… C’était cher payé juste pour ne pas avoir donné et demandé de nouvelles…  

Mais je fis la grimace en me rendant compte de ce que contenait l’ourson… Une quantité incroyable de cocaïne… Je la regardai sniffer le contenu d’un sachet, les yeux écarquillés…

-Nom de dieu…

C’était sacrément ingénieux. Mais j’imaginais que les junkies pros comme Howard et Bailey avaient plus d’un tour dans leur sac pour transporter leurs doses sans trop que ça se voit… Un peu comme moi qui arrivait à me faire prescrire des antidouleurs en veux-tu en voilà…

En se jetant sur sa dope, Bailey s’est écartée un peu de moi, se soustrayant à mes caresses. Je n’aimais pas trop la regarder sniffer avidement comme ça, comme je n’aimais pas non plus quand Howard le faisait et comme Robin n’aimait pas non plus quand il se rendait compte que j’abusais des cachets.

Je me rapprochai un peu d’elle et laissai courir ma main dans son dos le temps qu’elle comble son manque.

-Doucement… Doucement, Bailey…

J’avais pas envie qu’elle s’étouffe avec quand même…

Quand elle eut terminé… enfin, je crois… Elle se mit à rire brusquement fort, un rire strident, pas un rire normal… Jusqu’à ce que ça ne ressemble plus du tout à un rire, mais plus à un cri déchirant qu’autre chose… Ça me rappelait quand elle avait accouché dans la foutue Ferrari de Howard.

Quant à moi, ça me faisait tellement flipper que mon cœur battait vite à crever et je lui demandai alors, paniqué :

-Qu’est-ce qu’il y a ?! Qu’est-ce que tu as ?!

J’osais plus la toucher, parce que j’avais peur de lui faire mal, putain… Parce qu’elle avait vraiment l’air d’avoir mal !

Mais finalement, ce fut elle qui se jeta dans mes bras. Je la serrai contre moi alors qu’elle disait qu’elle ne voulait pas retourner « là-bas »… C’était bon, j’avais pas besoin qu’elle me fasse un dessin… J’étais allé la voir « là-bas » au moins une fois par semaine pendant tout le temps que son traitement en interne avait duré… « Là-bas » qu’on appelait, à ce moment-là « ici », comme si aucun de nous n’avait jamais osé appeler l’établissement psychiatrique par son nom… Ce qui était le cas.

-Shhh… Ne crie pas comme ça… Je ne t’emmènerai pas là-bas… Je suis désolé… Je savais pas quoi faire…

Cet épisode de notre vie avait lui aussi amené son lot de mensonges que j’avais du raconter à Kate pour justifier mes absences et aussi la somme d’argent qui avait disparu de notre compte commun quand j’avais payé les frais médicaux de Bailey… Et si j’avais culpabilisé pour les deux fois où j’avais trompé Kate avec Bailey, même s’il s’était agi à chaque fois de douces vengeances, je n’avais pas culpabiliser le moins du monde pour ce que j’avais fait à ce moment-là pour Bailey.

J’embrassai le creux de son cou et puis la pris doucement par les biceps pour l’écarter un peu de moi. Tout juste assez pour la regarder dans les yeux.  

-Mais il faut que tu m’aides, ok ? Il faut que tu fasses attention… à pas te faire mal… Et à pas faire une overdose… Tu veux bien faire attention pour moi ?

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MessageSujet: Re: Let's Pretend We're Alright [HOT][PV Bailey]   Jeu 5 Oct - 17:27



 Let's Pretend We're Alright
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Howie m’apporte plus de réconfort que toute la drogue ou pilules dont je puisse rêver. Plus encore même que la présence de Hank qui est pourtant, jusqu’à présent dans ma vie aussi minable que pathétique, mon seul point de repère.

Je n’ai d’yeux que pour lui-même si Hank est tout près et qu’il me joue dans les cheveux en me parlant tout doucement. Elijah, puisqu’il veut le savoir,  n’est qu’un fantasme sortie tout droit de ma tête. Une invention qui a prit, avec le temps, une véritable identité et qui m’a permis d’échapper de temps en temps  au joug des South Panthers et des affres de la prostitution.

Car aucun homme, sauf Hank, n’a mis les pieds chez moi. En fait, personne d’autre que lui n’ai jamais venu ici. Il esty le seul autant que je sache qui avait su où me trouver si il ressentait le besoin de me voir.

C’est ici que nous nous étions retrouvés après son irruption imprévue à ma soirée anniversaire au Dizzy. C’est ici que nous avions fait l’avoir pour la seconde fois, en fait, troisième si on tient compte que le premier soir nous l’avions fait deux fois.

On a toujours été bien ici. Ouais, il a raison. Jusqu’au jour où il est venu me trouvé et que je lui ai fait vivres peut-être les moments les  plus angoissants de sa vie.

De nouveau mon regard se perd sur Howie dont je fais les présentations  officielles  pour Hank. Mon ourson en peluche, un trésor inestimable non pas pur ce qu’il contient mais pour le souvenir qu’il représente. Une soirée mémorable au parc d’attraction avec mon meilleur ami. Une véritable soirée complète où nous avions simplement fait que de nous amuser, franchement, sans drogue, sans alcool. Et durant laquelle il m’avait gagné cette peluche.  Digne d’un scénario de film d’amour mais combien plus beau, selon moi puisqu’il s’agissait d’encore mieux que d’une véritable histoire d’amitié.

Mais voilà que mes yeux s’embrument quand je pense à Stone. Lui qui ne m’a presque plus jamais donné de nouvelles depuis la naissance de Dany. Si je n’étais pas moi-même aller le voir à l’hôpital, lui confiant la garde d’Howie le temps qu’il prenne du mieux, si je ne l’avais pas implorer de me rejoindre pour dîner, aurais-je seulement eu  de ses nouvelles ?

Je n’existe plus pour lui, je dois me rendre à l’évidence.  Les dingues, ça fou la trouille, j’peux pas lui en vouloir.

Je viens alors retirer l’œil de mon ourson pour en sortir un sachet de coke sous l’exclamation de Hank qui réalise probablement le foutoir incroyable qu’est ma vie. Je suis trop en manque cependant pour lui porter attention, me jetant sur le sac de coke pour en sniffer autant que je peux.

Je l’entends me demander de ralentir alors que sa main me parcours le dos. Je me sens revivre – enfin – mais l’état euphorique dans lequel je me suis plongé est de bien courte durée puisque le poids de mes souvenirs remonte à la surface comme un tsunami frappe la côte et je me précipite dans les bras de Hank qui doit bien être complètement effrayé et largué par le spectacle que je lui offre.

Je pleure, je l’implore. Je ne veux pas me retrouver à nouveau interné. Je ne survivrai pas à me retrouver de nouveau entre 4 murs avec pour seuls compagnons, mes démons. C’est un non sens.
Hank ne me laissera pas tomber. Je le sais. En contre partie,  je dois l’aider en ne me faisant pas volontairement de mal. Plus facile à dire qu’à faire.  Mais pour lui, je veux le faire. Je dois être capable de le faire.  

- Je le ferai… tant que je serai avec toi.

Je le regarde, m’accrochant à ses yeux pour conserver ma lucidité péniblement retrouvée puis je l’embrasse longuement en l’entraînant avec moi sur le matelas. Pour certains c'est Sex, drugs  and rock n' roll... pour moi, ça arrête après la drogue...


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MessageSujet: Re: Let's Pretend We're Alright [HOT][PV Bailey]   Ven 6 Oct - 15:46



Let’s Pretend We’re Alright
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Je voulais bien accueillir Bailey chez moi. Je voulais bien essayer de l’aider. Mais je savais avance qu’il y aurait certaines crises que j’arriverais jamais à gérer tout seul. J’avais déjà du mal à me contrôler moi-même alors maîtriser Bailey, fallait même pas oser y penser. Je savais que c’était même pas la peine de tenter une désintox’ maison, pas plus que je ne pouvais l’empêcher de se prostituer si l’envie lui prenait d’aller faire le tapin dans l’Eastside.

Tout ce que je pouvais faire, au final… C’était être là pour elle, présent. Mais croire que je pourrais gérer ? Que tout allait aller bien parce que je serais là pour elle et qu’elle serait là pour moi ? J’ai une tronche à jouer les Captain America ? Non, je crois pas non… Pas plus que je ne m’appelle Alexie T.Greatfield.

Même dans les films dans lesquels je joue, mes personnages osent pas penser comme ça…

Alors, si je dis à Bailey que je n’allais pas la ramener à l’hôpital, je lui demandai aussi de ne pas me donner de raisons de le faire. Parce que si je devais remettre ça pour éviter de me retrouver avec un cadavre dans la villa, je le ferais… Et pas parce que ça m’attirerait plus de problèmes que je n’en avais déjà mais parce qu’égoïstement, je n’avais aucune envie que Bailey passe l’arme à gauche, que ce soit exprès ou par accident !

Elle me regarda dans les yeux et me dit qu’elle ferait attention. Je savais qu’il ne fallait pas prendre ça comme une promesse. De toute façon, même quand on me promettait quelque chose, qui que ce soit, je ne prenais jamais la chose pour acquise. Non seulement, je faisais beaucoup trop peu confiance aux gens pour ça et, en plus, avec Howard Stone, j’avais été à bonne école pour être dégoûté des promesses.

Ma veste de velours était trempée de ses larmes, là où elle avait enfoui son visage pour pleurer et supplier. Je lui souris alors qu’on avait le regard plongé l’un dans celui de l’autre et hochai la tête avant de lui dire doucement :

-Ok… C’est cool… faut pas avoir peur, ok ? On va essayer de faire de notre mieux, hein…

L’optimisme était pas ce qui me caractérisait le plus, Stopher et Robin me le disait assez souvent… Y avait même limite des fois où j’arrivais à m’emmerder moi-même… Mais bon.

Bailey ne me quittait pas des yeux et j’étais à deux doigts de lui demander si tout allait bien ou si je l’avais à nouveau perdue quand elle se jeta sur moi pour m’embrasser. D’abord surpris, pas par ce geste, mais pas la force qu’elle avait, probablement à cause de la cocaïne, je gardai les yeux ouverts et luttai un peu comme par réflexe pour ne pas tomber en arrière.

Jusqu’à ce que je me rende compte que c’était très con de résister puisque j’en avais pas vraiment envie, c’était juste un réflexe de merde… De toute façon, je ne fis pas le poids face à Bailey, ce qui était d’autant plus surprenant et je me retrouvai bien malgré moi allongé sur le dos, déjà excité parce qu’une partie de moi prenait ça pour de la provocation, pour un jeu.

Il n’y avait rien à faire, il fallait toujours que je prouve que c’était moi le plus fort.

Alors, l’embrassant de plus belle, me redressant seulement à moitié par la force de mes abdos pour me débarrasser de ma veste, je me laissai retomber sur le lit parce que Bailey m’y plaquait. Cette foutue drogue lui avait donné une force surhumaine alors que ma drogue à moi avait plutôt tendance à me transformer en loque…

Alors pour jouer à « c’est qui le plus fort ? », c’était pas l’idéal.

Alors je voyais qu’un moyen d’essayer de reprendre le dessus : la déstabiliser.

J’attrapai les pans de la chemise, ma chemise, qu’elle portait et la lui enlevai, ne séparant que brièvement nos lèvres dans l’action pour les fusionner à nouveau intensément dès le vêtement enlevé. Le short, elle l’avait balancé dans la bagnole…

Alors ne lui restait plus que son string de dentelles bleues.

Manquerait plus qu’un fond musical bien rock’n’roll pour compléter le tableau…


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MessageSujet: Re: Let's Pretend We're Alright [HOT][PV Bailey]   Ven 6 Oct - 20:28



 Let's Pretend We're Alright
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Je m’accroche à Hank comme mon seul espoir de rester en contact avec la réalité, mon unique point de repère dans un monde qui est beaucoup plus dingue que je ne le suis réellement.  Et dans ses bras, je sens que je peux sur monter n’importe quoi.

Son regard témoigne de sa sincérité et, si je m’y égard quelques instants, c’est pour mieux le ramener a moi en nous faisant basculer sur le lit dans un baiser qui se veut aussi salvateur que passionné.

Je ne me rends plus totalement compte de nos gestes. Je ne ressens que la fougue de notre baiser et mon corps qui appel le siens.  Hank réussit toutefois à se redresser légèrement sur l lit, le temps de faire valser sa veste sur le plancher de ma chambre. Je souris contre ses lèvres alors qu’il se saisit du bas de ma chemise, enfin, la sienne mais celle que je porte. Je crois un instant qu’il donnera un grand coup, faisant valser les boutons  mais il me la retire plutôt en la remontant. Alors je lève les bras pour qu’il puisse la passe au dessus de ma tête, rompant momentanément le baiser.

Sauf pour le string que je porte, je suis nue, assise sur ses hanches, et je le regarde comme jamais je ne l’ai fait avant. Je le vois d’une nouvelle façon, avec un regard nouveau. Hank n’est plus qu’une simplement tentation à mes yeux.

- Je t’aime !

C’est dit en toute lucidité. En connaissance de cause. Ça fait mal que de le dire. C’est encore pire de le ressentir.  

J’appose de nouveau mes lèvres aux siennes, les entrouvrant pour laisser ma langue venir caresser la sienne. C’est sensuel et énergique.  Et c’est mon tour de le dévêtir, ramenant son t-shirt par dessus sa tête, l’abandonnant sur le lit.  Je peux sentir les muscles de son torse se contracter, sa respiration s’intensifier.  

Je pars maintenant à la conquête de son corps, couvrant son torse de baisers. Je viens m’appliquer sur ses tétons, lui donnant un aperçu du plaisir qu’il me donne lui-même chaque fois qu’il s’attarde sur cette partie de  mon anatomie.  Et, du bout de ma langue, je trace maintenant mon chemin jusqu’à son nombril. Peut-être est-ce l’excitation qui fais son corps se couvrir de perles ou alors mon souffle chaud qui  se mêle à la salive que je laisse sur sa peau.

Je n’arrête qu’une fois stopper par son jeans qui fait entrave.

Mais affamée de lui comme je le suis, je crois que même une ceinture de chasteté n’aurait pas été à mon épreuve.  Il ne me faut pas beaucoup d’effort pour faire glisser jeans et boxer au niveau de ses chevilles et  de venir  ensuite lui insuffler un peu de ma vitalité

J’aime le sentir entre mes lèvres,  pouvoir le caresser  autant avec elles que ma langue, joignant mes mains à la fête.  Ma salive aide le mouvement de ma main sur son sexe fièrement érigé. Tout ce que j’entends, outre les bruits de succions que fait ma bouche, sont ses propres gémissement.


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MessageSujet: Re: Let's Pretend We're Alright [HOT][PV Bailey]   Sam 7 Oct - 20:22

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Let’s Pretend We’re Alright
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Dans les yeux de Bailey, alors que nous nous faisions face, je pouvais voir ses pupilles hésiter clairement entre se dilater et se contracter. Mais, aussi paradoxal que ça puisse paraître, je voyais aussi que si elle avait perdu un peu de sa lucidité ces dernières heures, Bailey était à nouveau bel et bien ici, avec moi, dans cet appartement qui était le sien.

Certes, elle était excitée au possible, sa force était décuplée et elle parlait vite, mais j’avais le sentiment que la drogue avait du même coup stabilisé ses pensées, son esprit. Elle m’avait poussé en arrière en m’embrassant et je n’avais pu qu’abdiquer tout en lui rendant.

Mon cerveau ne savait pas ce qu’il devait faire : est-ce que c’était prudent de se laisser aller à ce genre de jeu, là, maintenant ? Mais mon corps, lui, savait ce qu’il voulait… D’autant que j’étais convaincu que Bailey était shootée peut-être même plus que maintenant lors de nos premières fois.

Alors je me laissai faire, me laisser aller à mon propre désir puisque de toute façon, je le voulais, Bailey le voulait aussi et la coke qui empoisonnait maintenant ses veines lui donnerait de toute façon la force de m’empêcher de m’enfouir.

Et j’avais acquis cet instinct de ne pas contrarier une femme qui a plus que la force de m’en retourner une, au contact de Kate Julian.

Me prenant au jeu, j’avais entrepris de déshabiller Bailey, ce qui n’était qu’une formalité au vu du peu de vêtements qu’elle portait. Et on fut vite avide l’un de l’autre s’embrassant encore et encore mais il suffit que je lui laisse deux secondes pour parler, deux secondes pour admirer son corps et croiser son regard qui me parut plus clair que jamais.

Et les mots franchirent ses lèvres.

Mes yeux s’écarquillèrent :

-Bai…

Mais pas le temps de dire quoi que ce soit qu’elle se remettait à m’embrasser comme si sa vie en dépendait. Je lui avais moi-même dit que je l’aimais quand elle me l’avait demandé, n’y croyant pas vraiment mais ayant tout de même la prétention que, venant de moi, ça valait bien plus que venant de la majorité des gens.

Alors ce que je ne pouvais aps dire avec des mots, j’allais lui dire avec mon corps qui, lui, ne pouvait pas mentir. Ouais, j’aimais Bailey, probablement comme elle m’aimait.

Mal.

Mais ça n’en n’était pas pour autant sincère aussi mal foutu que ça puisse être. Sa langue caressait la mienne, sensuelle et je le lui rendais au centuple. Je la laissai enlever mon t-shirt, levant mes bras comme elle un peu plus tôt puis repris le baiser. Mais Bailey voulait partir à l’aventure, à la découverte de mon corps qu’elle devait pourtant commencer à connaître par cœur.

Oubliant mes scrupules quant à l’état de Bailey, je la laissai descendre, fermant les yeux, mordillant ma lèvre inférieure quand elle s’attarda sur mon torse à ses points les plus sensibles… Mes muscles se contractèrent sur son chemin, mon désir brûlant faisant déjà perler la sueur sur ma peau…

-Bailey…

Mais mon idée n’alla pas plus loin que son prénom, un soupir d’aise et de désir prenant la place d’une quelconque pensée intelligible alors que mon sexe répondait à l’appel silencieux de la jeune femme qui nous débarrassait de nos dernières barrières de tissu. Mais à peine mon pantalon sur les chevilles, alors que j’allais inviter mon amante à me rejoindre à ma hauteur, à se remettre à califourchon sur moi, elle en décida autrement, à tel point qu’à moitié redressé, déjà, je me laissai retomber sur le lit, comme terrassé de plaisir.

Mes yeux écarquillés, la bouche ouverte alors que Bailey me faisait clairement devenir fou sans aucun ménagement, la seule chose qui passa mes lèvres fut :

-Bailey ! Oh… Chérie… Putain…

C’était bon ! C’était tellement bon ! Est-ce qu’il y avait vraiment du mal à pareil plaisir ?

Non… Je pensais pas, non…

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MessageSujet: Re: Let's Pretend We're Alright [HOT][PV Bailey]   Mar 10 Oct - 5:42



 Let's Pretend We're Alright
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Tout va si vite dans ma tête alors qu’il n’y a que quelques instants, tout tournait au ralenti. Un effet de la cocaïne, ou de ce que je ressens pour Hank.  Mais les choses s’enchaînent de façon fulgurante alors que j’étais aux limites du gouffre, me voilà maintenant complètement en contrôle, du moins en apparence, et en pleine possession du corps de mon amant.

Je ne fais rien de plus que ce que je me suis appliqué à faire ces derniers jours, ces dernières nuits.  Hank est un homme avec des besoins, des fantasmes et je me plais à les lui rendre plus vrai que vrai.

Son pantalon et boxer en échec, je remonte sur ses cuisses, laissant mes mains longer ses jambes, puis ses cuisses, en y  pressant mes paumes. Je me délecte déjà de ce qui s’offre à ma vue, un mat fièrement dressé.

Mes lèvres  vont et viennent sur son sexe turgescent  alors que d’une main j’accélère le rythme et que de l’autre je caresse ses deux mal aimées, trop souvent oubliées.  Je le sens  devenir complètement dingue sous la torture alors qu’il exprime la satisfaction qu’il ressent.

Comme à chaque fois, je ne réfléchi pas. J’agis. Et c’est encore plus facile avec Hank parce que les sentiments sont bien réels.  Je sais qu’il sera encore là demain, et la semaine prochaine. Le mois prochain aussi.  Si je le lui demandais.

Avec lui je suis ailleurs.  Il est ma novocaïne et tant que je peux compter sur lui pour me garder les deux pieds sur terre,  je ne crains rien. Même pas les voix dans ma tête.
J’accélère au rythme de mon plaisir qui s’accroit.

Et celui de Hank qui, de par son souffle, de par ses contractions abdominale et de ses hanches qui se cambres vers l’avant le mouvant plus profondément dans ma bouche, me fait comprendre qu’il ne me faut plus beaucoup d’effort pour le faire abdiquer.

Alors je ralentis la cadence jusqu’à stopper complètement cette délicieuse fellation.

J’embrasse une dernière fois cette région maintenant bien éveillée de son anatomie pour me relever t me tenir debout devant lui.  Son visage est empreint d’une zen attitude qui me fait sourire.

C’est incompréhensible que nous ayons mis autant de temps pour nous permettre de vivre librement cette passion dévorante qui nous a toujours unis.

Toutes ces soirées passé ensemble à regarder le foot sans jamais ne franchir la ligne si mince entre la passion et la raison. Tout ça pour une femme qui, de son côté, transgressait sans gêne ses engagements envers son époux.

Mais, maintenant, plus rien ni personne ne peut s’indigner de quoi que ce soit.

Il est libre.

Et mes bras sont ouverts pour lui.

Je viens prendre place sur ses cuisses, nous frottant l’un contre l’autre.  Ma poitrine se gonfle à chacune de mes respirations alors que je  penche la tête sur lui, trouvant ses lèvres pour un baiser brûlant. Je n’ai besoin que de quelques ondulations des hanches pour nous unir à nouveau.

Et même si j’ai tout brûlé des vestiges de Kate Julian à la Villa de San Fernando Valley, je me sens encore plus libre de l’aimer alors que nous sommes à l’abri du reste du monde dans mon appartement qui n’existe pour ainsi dire pas.


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MessageSujet: Re: Let's Pretend We're Alright [HOT][PV Bailey]   Mar 10 Oct - 19:36



Let’s Pretend We’re Alright
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Les questions que je me posais sur la moralité de faire ça alors que Bailey venait de s’envoyer une bonne dose de coke dans les narines s’évanouirent bien vite quand elle me débarrassa de mon pantalon et de mon boxer, sans me laisser en placer une… Mon amante savait y faire et je n’étais qu’un homme…

Et ce qui faisait que le sexe était probablement mon plus gros point faible, c’était probablement que c’était le seul moment où je ne pensais pas au passé, à l’avenir ou à une quelconque autre connerie que ce que j’étais en train de faire. Le seul moment où j’étais pleinement en phase avec moi-même. Le seul moment où mon esprit s’éteignait, laissant mon corps en paix.

Mes poings enserraient de plus en plus les draps du lit que j’enroulais sans vraiment m’en rendre compte. Et plus Bailey accélérait le rythme de ses caresses intimes et chaudes, plus je tirais dessus en gémissant. C’était tellement bon que je ne fis même pas attention au bruit de déchirure qui se fit entendre au moment où je me cambrai en grognant et en arrière en tirant encore plus fort, à deux doigts de craquer moi aussi.

Mais Bailey s’arrêta, me laissant un instant de répit pour ne pas atteindre trop vite l’orgasme. Et je me retrouvai donc allongé sur son lit, essoufflé et en sueur, mon pantalon au niveau de mes chevilles et mon sexe dressé dans le vide.

Je redressai un peu la tête pour croiser le regard de mon amante, debout devant moi. Debout en plein jour, nue et avec le regard plus déterminé que jamais, elle était magnifique. Et j’avais peine à croire, sincèrement, que Bailey était une prostituée qu’on pouvait acheter pour quelques dollars. Non. Ce que je voyais là n’avait pas de prix. Bailey n’était pas monnayable.

Ou alors, j’étais prêt à mettre le prix pour l’avoir rien qu’à moi.

J’allais me redresser pour aller la chercher… Mais elle m’anticipa et s’installa à califourchon sur moi, me faisant souffler de plaisir quand je me retrouvai au chaud à nouveau entre ses cuisses de velours. Avant qu’elle ne vienne chercher mes lèvres je me débarrassai en vitesse de ma chemise qui était de toute façon ouvert jusqu’à mi-torse depuis ce matin, puis, battis un peu des jambes pour envoyer valser chaussures boxer et jeans… Seules mes chaussettes survécurent parce que ça m’aurait demandé trop de contorsions pour m’en débarrasser.

Alors, c’est en riant que je pus accueillir le baiser de Bailey, sans me rendre compte que, dans l’aventure, j’avalais un tout petit peu de cocaïne qu’il restait sous son nez. Ses hanches dansaient sur moi et je mis fin au baiser pour murmurer son prénom, les yeux fermés, au moment où j’entrai en elle.

La vague de plaisir qui avait bien failli me submerger un peu plus tôt revint, plus forte encore et c’est en embrassant Bailey que je l’enlaçai plus fort encore et embrassai ses lèvres, son cou… et ses épaules une fois que j’eus échangé nos places, m’allongeant sur elle et allant et venant en elle. Je la regardai, souris et rigolai même, pour une raison qui m’échappait. Jusqu’à ce que le plaisir reprenne à nouveau le dessus et me fasse accélérer mes mouvements, encore et encore jusqu’à ce que mes gémissements n’en soient plus vraiment, se changeant en cris étouffés soit dans le matelas, soit dans le cou de mon amante.

Jusqu’à ce que l’orgasme me gagne, non sans avoir prévenu plusieurs fois et que j’aie l’impression de littéralement exploser. Alors, effet Bailey ? Effet cocaïne ? Les deux ? Aucune idée.

Mais c’était vachement bon.

Comme par réflexe, je continuai encore un peu mes mouvements de bassin, jusqu’à ce que reprendre mon souffle ne me demande trop d’énergie, me forçant à m’arrêter, blotti contre Bailey. De mes lèvres couvertes de barbe, je vins embrasser doucement la joue de Bailey, son cou et ses épaules.

Jusqu’à ce que je décide de la libérer de mon poids et de basculer à côté d’elle.

Mais son lit était plus petit que le mien et je ne me retrouvai pas à côté d’elle, mais glissai par terre, atterrissant sur mon dos.

-Aw !...

J’avais plus été surpris que je ne m’étais fait mal. Et quand la tête de Bailey apparut dans mon champ de vision alors qu’elle me regardait du haut du lit, j’éclatai de rire.

-Oh… Quel con je fais…

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MessageSujet: Re: Let's Pretend We're Alright [HOT][PV Bailey]   Jeu 12 Oct - 3:48



 Let's Pretend We're Alright
ft.  Hank North




Je suis libre d’être celle qui je suis dans les bras de Hank. Je suis ni une pute, ni une femme du monde. Pas un mannequin international, ni une actrice. Je ne possède même pas de diplôme d’une école quelconque. Je suis simplement moi, Bailey.

Et c’est ce qui comble l’homme qu’il est. Pas l’acteur. Mais Hank North. Mon amant.

Je retrouve en lui tout ce que j’ai toujours voulu chez un homme, le côté racé de Delfino en moins. Mais tant que je peux le faire jouir, tant qu’il me serre tout contre lui, je me foi qu’il s’appel Hank North ou Delfino Alvarez. Il est l’homme que j’aime parce qu’il est tout à moi.
Et a personne d’autre…

Mes fesses  reposées sur ses cuisses,  je n’ai besoin que de quelques petits mouvements pour le faire glisser au plus profond de moi et commencer cette communion plus que parfaite de nos corps en ébullition dans le secret de mon appartement.

Personne au monde ne nous sait ici. Et personne ne pourrait même nous y trouver.
Et c’est bien ce qui m’excite.

Notre complicité n’est plus un secret. Nos corps savent exactement comment charmer l’autre et c’est sans difficulté que Hank nous fait changer de position, roulant sur le matelas jusqu’à ce qu’il se retrouve au dessus de moi et me pilonne. Il est tellement beau quand je le regarde. Son visage se changeant selon les sensations qui le submergent. Je souris quand il sourit. De rigole quand il le fait.  Je ne l’imite pas. Je vie exactement la même chose que lui.

Mon intimité réclame plus de lui et il la sert bien en redoublant de vigueur jusqu’à ce que, devenu trop intense et pour lui, comme pour moi, il se déverse en moi nous arrachant à tous les deux des gémissements à faire trembler les murs.

Je m’accroche à lui, savourant jusqu’à l’arrêt complet de ses mouvements en moi, toutes les sensations qui subsistent encore.  Je me sens pourtant encore bien haute pour vouloir le libérer mais Hank  se soulève pour s’extirper de ma prison chaude et se laisse tomber, je ne peux pas dire mieux, à mes côtés. Sauf que mon lit est un peu moins large que l’immense radeau sur lequel il dort et que nous étions  étendus sur l’extrémité droite  du matelas.

J’éclate de rire quand je l’entends pousser une exclamation de surprise et, me roulant sur le ventre pour  le regarder sur le sol depuis le matelas, je lui tire la langue en rigolant.

- Mouais, mais t’es mon con à moi et c’est pour ça que je t’aime !

Et puis, par expérience, je sais qu’on ne peut pas tomber plus bas que lorsqu’on touche le fond. Alors je viens le rejoindre sur le plancher, m’allongeant à ses côtés, ma tête au creux de son cou et je fixe le plafond en prenant de grande inspiration.

La lumière passe allègrement par le store ouvert, dessinant de large bande lumineuse sur mon plafond et je lève mes mains au dessus de mes yeux comme pour me protéger du soleil. Mais pourquoi je me cacherais,  maintenant ?  Plus rien ne nous y force…

- Tout à l’heure, tu as dis que tu ne voulais pas qu’on me voit à moitié à poils sortant de ta bagnole. Mais toute vêtue, ca va.  Donc, en clair c’est que d’être vu avec moi, t’en a rien à foutre ?  J’veux dire…  de passer d’un mannequin a une prostituée, la chute est longue, non ?


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MessageSujet: Re: Let's Pretend We're Alright [HOT][PV Bailey]   Jeu 12 Oct - 18:15



Let’s Pretend We’re Alright
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Bien joué, North ! On avait vu mieux, comme manœuvre post-orgasmique, que de s’étaler à terre comme une grosse merde… Mais bon, ça fit rire Bailey et ça me fit rire aussi, du coup. D’autant plus quand sa tête apparut au-dessus de moi pour mieux me tirer la langue… Et affirmer encore une fois qu’elle m’aimait.

Je lui montrai deux doigts levés, mon majeur et mon index, un sourire en coin aux lèvres.

-Ça fait deux fois que tu me le dis. C’est plus que ne l’a fait mon ex-femme les douze derniers mois avant qu’elle ne se taille.

Vous voulez que je vous dise ? Je ne me rappelais même pas la dernière fois que Kate Julian (puisqu’elle ne s’était jamais considérée comme une North de toute façon et pour être sûre, elle avait même donné son nom de famille comme prénom à son môme comme pour l’estampiller), m’avait dit « Je t’aime »…

Pas que je lui ai dit beaucoup plus souvent, d’un autre côté… Sauf que moi, je l’aimais quand même.

Quand je disais que j’étais con…

Bailey vint me rejoindre au sol et je l’accueillis au creux de mon bras, fermant les yeux pour profiter du moment, posant ma tête contre la sienne. Je n’étais pas encore somnolent… Mais ça risquait d’arriver dans les minutes qui allaient suivre, si on restait là. Je sentais bien que Bailey, elle, ne somnolait pas, mais elle avait sniffé l’équivalent d’une cinquantaine de boissons énergétiques alors aucun doute que, moi, j’allais finir cette journée complètement exténué.

Ma joue appuyée contre les cheveux de mon amante, les yeux fermés, je l’écoutai tranquillement quand elle reprit la parole, montrant que je l’écoutais bel et bien en ponctuant ses phrases de « Mmm Mm »…

Je me rendais compte que Bailey se posait bien plus de question que je ne l’avais cru jusque-là. Surtout sur la perspective des choses : comment je voyais comment les autres pouvaient percevoir notre relation, en gros. Mais c’était qu’aux côtés de Bailey, j’avais tendance à oublier que j’étais Hank North, l’acteur…

Je lui répondis d’une voix très calme, haussant très subtilement les épaules puisque mes mouvements étaient limités par notre position.

-Non, je n’en ai pas rien à foutre… Au contraire : je veux que si on te voit avec moi, on te voit comme ce que tu es. Une jolie jeune femme.

Je l’embrassai sur le front avant de rouvrir les yeux et continuer en croisant son regard et en y fixant mes yeux bleu-vert.

-Je veux que L.A. se demande : mais qui est donc cette belle inconnue ?

Je rigolai mais me calmai pour répondre à sa dernière question en lui caressant la joue, ne gardant qu’un sourire moqueur aux lèvres.

-Rappelle-moi : qui est le mannequin et qui est la prostituée, entre vous deux ? Parce que je suis plus sûr.

Je l’embrassai avant de lui dire.

-Tu vaux tellement mieux que Kate Julian, mon amour.

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MessageSujet: Re: Let's Pretend We're Alright [HOT][PV Bailey]   Ven 13 Oct - 20:49



 Let's Pretend We're Alright
ft.  Hank North




Le plancher de ma chambre est bien plus confortable que ne l’est mon lit. Parce que je suis dans les bras de Hank. La raison s’arrête là. Je pourrais dormis sur des éclats de verres qu’il en serait ainsi.

J’ai eu un coup de foudre, ni plus ni moins, pour cet homme encore plus blessé que moi, lors de notre seconde nuit passée ensemble. Et depuis, les sentiments que je me suis efforcée de refouler au plus profond de moi ne font qu’accroître de façon vertigineuse depuis qu’ils sont libres d’être exprimés.

Cependant, les choses sont ce qu’elles sont.  Je ne serai jamais rien de plus qu’une putain qui s’approprie un cœur qui ne lui appartient pas. Quelque part au fond de moi, je sais que Hank aimera toujours Kate Julian, malgré le calvaire qu’elle lui a fait subir.

On dit que le sentiment voisin de l’amour est la haine. Le désintéressement est voisin de l’indifférence.
Mais ce qui m’inquiète pour l’instant, c’est ce que les gens diront de voir Hank traîner avec moi. Je sais déjà sa réputation mal en point, ce ne serait qu’ajouter une nouvelle corde à l’arc de ses détracteurs.

Je tourne légèrement la tête pour le regarder alors qu’il me dit qu’il n’en a pas rien à foutre de l’opinion des gens mais que, pour lui, je vaux mieux que son ex femme. Sur le fond, peut-être. Elle s’est comporté comme une vraie putain, elle n’a fait que pas demander rétribution pour ses aventures extra conjugales.  C’est tout à son honneur… Ou elle est plus hypocrite que moi.

Mais de là à dire que je vaux mieux qu’elle. J’en doute.

Alors je me lève, quittant la sécurité et la chaleur des bras de Hank pour prendre un livre à la couverture de velours violet dans ma table de chevet et je le lui tends.  Jamais je n’ai montré ce carnet à qui que ce soit. Véritable mine d’or pour des mains mal intentionnées, c’est mon outil le plus précieux, cependant.

- Ils y sont tous.  Depuis le tout premier. Leur nom, leur emplois, pour autant que je sache, ce qu’ils m’ont fait. Combien ils ont payés.

Y’a des noms là dedans dont certains voudraient le voir effacés. Un juge… Un policier. Des hommes mariés. Ça, ça ne manque pas. Des acteurs, des chanteurs… des producteurs.  Y’a de quoi faire chanter un paquet de gens là dedans. Et pas que des hommes.

Je regarde Hank feuilleté mon journal de bord de ma vie de prostituée et m’assoyant sur mon lit, mes jambes croisées devant moi. Et je tiens Howie contre ma poitrine dénudée.

- Ça donne l’impression que la terre tourne  cent fois plus vite quand on  regarde toutes les pages. Tu crois vraiment que les gens ils vont se demander qui est cette fille à ton bras ?  Ils vont demander combien tu la paies…

Peu importe que je sois timbré ou pas, j’ai assez de lucidité pour voir venir les coups. Celui là, cependant, je ne crois pas que je saurais le surmonter.  J’ai l’habitude d’être pointé du doigt, mais  je refuse qu’on soit traîné dans la boue à cause de mes choix.


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MessageSujet: Re: Let's Pretend We're Alright [HOT][PV Bailey]   Sam 14 Oct - 16:33



Let’s Pretend We’re Alright
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C’était beau de rêver, non ? Hey ! Pour une fois que je m’y autorisais ! Après tout, ouais, pourquoi pas ? Un peu de romance ne pouvait pas faire diversion ? Enterrer toutes les choses qu’on avait dit sur moi pour laisser place à de nouvelles questions comme : « Qui est cette magnifique inconnue au bras d’Hank North ? », « Hank North à nouveau en couple ? » ou encore « La femme qui dompta Hank North ! »… N’importe quoi pour ne plus voir « Hank North condamné ! ».

Mais ce n’était pas pour redorer mon image que je n’en avais rien à foutre de ce que les gens allaient dire, de ce que la presse allait dire. C’était surtout que je restais un homme libre de faire ce qu’il voulait, bordel ! Et si j’avais envie d’être avec Bailey, qu’est-ce qui m’en empêchait ? Le fait qu’elle se prostitue ? Et alors ?

Avant d’être marié, la première fois, j’avais tourné certaines scènes qui n’avaient rien de chiqué (pas dans les films de Stopher, cela dit)… Et j’avais été payé pour ça. Alors je me prostituais aussi ?

Non… A vrai dire, on pouvait pas dire que c’était la même chose. Loin de là.

Tout comme il ne tenait pas qu’à moi de tirer Bailey de la prostitution. Je pourrais certes largement subvenir à nos besoins (si toutefois, Kate ne me ruinait pas) mais elle faisait partie d’un gang et j’y connaissais pas grand-chose, mais je savais que ce serait pas simple de la sortir de ce merdier. Pas sûr qu’elle le voulait, non plus.

Bon dieu, j’aurais même pas su dire si elle et moi, on était en couple ou pas.

En fait, on avait jamais parlé de ce genre de choses sérieuses, ces derniers jours. On se contentait de prendre du bon temps, de se réconforter l’un l’autre… De vivre, quoi, sans penser au reste.

Mais aujourd’hui, Bailey avait quand même dit deux fois qu’elle m’aimait… Sous l’influence de la cocaïne…

Alors je ne savais pas trop où on en était, ce qu’on était quand on était ensemble… « Des amants » me semblait le meilleur mot pour nous définir. Pour le moment tout du moins.

Mais est-ce qu’on avait vraiment besoin de se poser ces questions-là ? Ouais… Parce que le problème était qu’une fois qu’on allait être vus ensemble, les questions allaient m’être posées par la presse, par ceux qui voudraient me proposer des rôles… Et que ce serait pas à ce moment-là qu’il faudrait que je cherche après les réponses.

Alors tout ce que je répondis à Bailey, c’était ce que je savais. Je n’avais pas peur d’être vu avec elle, mais je n’en avais pas rien à foutre non plus et ne voulais pas qu’on la voit comme une prostituée, parce que pour moi, elle ne l’avait jamais été.  

Et qu’elle valait bien mieux que Kate. De ça, j’étais sûr, à défaut de ne pas l’être pour quoi que ce soit d’autre.

Mais loin d’accueillir cette révélation de mon sentiment envers elle par un sourire et un baiser, elle se leva sous le regard de mes grands yeux surpris.

-Heu… J’ai dit un truc qui fallait pas ?

Sans autre commentaire, elle prit un petit livre sur sa table de nuit et me le tendit avant d’aller se réfugier sur son lit, Howie entre ses bras. Moi, je m’étais assis sur le sol, nu comme un ver et ouvrit le carnet au hasard, sachant un peu ce que j’allais y trouver étant donné le discours de mon amante. Le carnet ouvert dans une main, j’écartai légèrement les bras en signe d’évidence tout en laissant mes yeux parcourir vaguement l’écriture de Bailey qui partait parfois un peu de travers…

-Ben je m’en doute de ça. Je veux dire… J’imagine bien que je suis pas le seu…..

Jusqu’à ce que les informations que je lisais se frayent un chemin jusqu’à mon cerveau et que je finisse par me taire pour me concentrer sur les noms que je voyais… Je tournais les pages de plus en plus vite, mais pas assez vite que pour rater des noms. Il y avait là une bonne putain de partie de la jet-set de L.A. avec des dates, des montants et d’autres informations encore !

-De fait… Pour l’histoire de la belle inconnue, ça va être compromis… Tout le monde ou presque dans la musique ou le cinéma te connait…

Je commentai sans quitter le carnet des yeux, continuant à tourner les pages.

-Bon dieu… Y a de quoi faire chanter la moitié de cette foutue ville…

Et comme les dates étaient dans l’ordre chronologique ou pas loin, je tournai les pages jusqu’en 1980, lors de notre première fois… Mon nom n’y figurait pas… Ni la première fois, ni la deuxième fois. Puis, j’allais jusqu’en 1982, à la dernière page puisque je devais, normalement, être le dernier en date… Mon nom n’y figurait pas non plus.

-Je suis pas dedans…

J’avais dit ça sur un ton plutôt perplexe… Ça voulait dire quoi, que j’étais pas dedans ? J’avais pourtant vu le nom de Howard, celui de Delfino le barman du Dizzy, même celui d’Izbel et Lighter… Mais moi, j’y étais pas…

Je feuilletai un peu plus vite encore et au hasard.

-Pourquoi je suis pas ded…

Deuxième interruption et pas des moindres cette fois… Ma bouche s’ouvrit de surprise malgré moi et je finis par tourner le livre vers Bailey à la page, pleine de ratures et de recoupements apparemment rajoutés par après, qui faisait l’objet de ma stupéfaction.

-Daniele Ricci… 600$+1 bouteille de whisky... et un bébé !!

Je la regardais toujours avec des yeux de merlan frit…

-Ricci est le père de Dany ?!

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MessageSujet: Re: Let's Pretend We're Alright [HOT][PV Bailey]   Lun 16 Oct - 3:30



 Let's Pretend We're Alright
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Le temps semble s’arrêter quand je suis dans les bras de Hank et ce, depuis la toute première fois où nous avons été ensemble. Malgré même que notre première nuit fut assez mouvementée, je ne l’ai jamais regrettée. Parce qu’il avait mal et qu’à ma façon, j’ai tenté de lui prendre un peu de cette douleur.

Il y a longtemps que j’ai compris que le monde ne fonctionne pas avec la pensée magique.  Et entendre Hank croire que les gens vont se demander, quand ils me verront à son bras, qui je suis en complimentant ma beauté,  je comprends qu’il est plus naïf que je ne le suis.

Probablement pas pour rien qu’il est resté 7 ans avec une femme qui le battait et qui, aujourd’hui, lui fait porter l’odieux de ses propres actes.

« C’te garce, je jure que je la tue si je la croise! »

Il n’y a rien que je veux le plus que de vivre une relation saine, fondée sur l’amour et le respect avec une complicité parfaite. Je sens qu’avec Hank c’est possible. C’est même déjà en place. Mais  c’est secret. Parce que les gens vont vite nous pointer du doigt. Ils vont tourner au ridicule la nouvelle idylle en disant qu’il ne peut que s’accoquiner avec une putain, après avoir été reconnue coupable de violence conjugale.

Parce que l’anonymat n’est pas envisageable. On me reconnaitra. Et pas parce que je suis « belle ». Personne ne voudra jamais s’associer à moi, ce sera l’histoire de « l’ami d’un ami qui m’a dit que… » et j’en donne la preuve à Hank en lui offrant mon bien le plus précieux.

Mon journal de bord contenant tous les hommes que j’ai connus depuis le tout premier jusqu’aux derniers. Les montants qu’ils m’ont donnés, ce qu’ils m’ont fait, où nous sommes allés. Tout y est dans les moindres détails. Jusqu’à des détails privés de leur vie que je réussissais à obtenir entre deux gémissements.  Et comme le mentionne Hank, stupéfait, il y a de quoi faire chanter la moitié de Los Angeles.

Je reste muette malgré les quelques remarques de mon amant qui parcours m on historique pages après pages, serrant Howie contre ma poitrine.  Je ne suis pas fière, mais je n’ai pas honte.  Je n’ai jamais eu honte d’être ce que je suis.

Et soudain, deux choses sautent aux yeux de l’acteur qui, dans un premier temps est perplexe puis, ensuite, ahurie.

- T’as jamais été un client pour moi, Hank. Jamais.  La première nuit, la deuxième nuit… jamais.

De lui dire ça, ça me rends émotive.  Je laisse couler une larme sur ma joue sans trop savoir en fait pourquoi elle roule jusqu’à mon menton pour venir se perdre dans le pelage de mon ourson.  Mais je relève ensuite mon regard humide sur Hank pour lui confirmer sa seconde interrogation.

- Ouais, c’est lui le père du bébé… Il a été…

Je ferme les yeux avant de me laisser tomber sur lit sur le flanc toujours en tenant mon ourson, puis j’ouvre les yeux pour regarder Hank ne sachant trop comment  j’en suis arrivé à lui  donner les détails sordides de ma vie.

- Ricci est un homme plein de ressource et il sait les utiliser. Il ne m’a pas lâché de toute la nuit mais au matin, il m’a jeté comme une ordure et j’lui ai piqué une bouteille de whisky a 3000 balles et j’en ai éclaté une autre sur le plancher de son vestibule avant de foutre le camp.

Me retournant sur le dos pour fixer le plafond de longues secondes je finis pas ajouter que ce n’est pas cher payer pour tout ce que j’ai subis ensuite.

- Aujourd’hui c’est son problème, plus le miens. Je ne serais pas surprise qu’il l’ait noyé dans la piscine… ou il a probablement fait ce que je n’ai pas eu le courage de faire, je laisser dans une crèche.

Delfino m’en veut à mort d’avoir donné le p’tit pourtant, lui qui répétait sans cesse que l’Eastside n’était pas  le meilleur endroit pour fonder une famille, que dirait t-il en apprenant que le petit a déjà plus de frique qu’il en aura vu de toute sa vie?  Je lui ai donné la sécurité à ce gamin, une vie de rêve dont ni Delf ni moi n’aurions su lui offrir, même avec toute la bonne volonté du monde… si le petit est toujours avec le manager Italien, cela dit.

Je reste dans le flou, comme si j’essayais de me convaincre que j’avais pris la bonne décision.
Rien n’est moins sûr.

Tout comme mes intentions concernant ce journal.

- À ton avis. Il arrivera quoi si  ce journal devait se retrouver entre les mains d’un journaliste people ?

Reprenant ma position assise sur le lit, je regarde Hank sans vraiment le voir, parce qu’une étincelle vient de craquer dans ma tête et que déjà, sur mon visage, se dessine le sourire annonciateur d’une idée pas nécessairement des plus brillantes.


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MessageSujet: Re: Let's Pretend We're Alright [HOT][PV Bailey]   Hier à 17:21



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J’avais entre les mains ce qui représentait le parcours professionnel de Bailey. Et la première chose qui me sauta aux yeux alors que je le feuilletais en y cherchant mon nom, assis nu sur le plancher, c’était qu’il n’y figurait pas…

Et ce fut donc la première question que je posai à mon amante. Qui y répondit sans hésiter. Je n’avais jamais été un client pour elle… Et cette réponse engendra une autre question.

-Parce que j’ai jamais payé ? Ou… parce que tu ne me considères pas comme un client ?

Mais je ne lui laissai pas le temps de me donner une réponse à cette question, pas plus que je ne remarquai la grosse larme qui coula sur sa joue. Parce que j’avais vu le mot « bébé » sur une page pleine de ratures… Et que Bailey avait désigné clairement et par écrit qui était le père du petit Dany, responsable d’avoir ruiné les sièges de la Ferrari de Howard.

J’écoutai Bailey, à ce propos, encore bouche bée alors qu’elle se laissait tomber allongée sur le lit… Je tendis alors la main vers elle, caressant un de ses bras qui s’accrochait à Howie. L’histoire était plutôt classique, surtout que Ricci n’en était pas à son coup d’essai à ce niveau-là. C’était de notoriété publique que le manager italien passait de femme en femme parfois même sur une seule soirée et le tout sans lendemain…

Et toutes n’étaient pas des prostituées comme Bailey. Mais parfois, alors qu’elle ne cessait de dire qu’elle n’était qu’une pute, j’avais l’impression qu’elle oubliait un peu ce que ça impliquait. Parce que, ok, elle en voulait au manager de l’avoir mise en cloque.

-Mais… Chérie… Le prend pas mal mais Ricci fait ça avec toutes les femmes… Et… Tu arrêtes pas de le dire toi-même… Tu es une prostituée. Tu t’attendais à quoi ?

Qu’est-ce qu’elle avait attendu de la part de Ricci à ce moment-là ? Je me levai et allai la rejoindre sur le lit, m’allongeant à côté d’elle et l’enlaçant. Bailey, elle, continuait et je fronçai les sourcils. Mais avant que je n’aie pu réagir sur le fait qu’elle venait de m’avouer que Dany n’était pas dans un orphelinat, elle me posa une autre question. A savoir ce qui se passerait si son journal arrivait entre les mains d’un journaliste people… J’y répondis, après avoir réfléchi deux secondes, tout en laissant ma main courir sur son ventre plat, qui avait un jour été occupé par le petit Dany, même si on y voyait plus que du feu.

-Pour certains des types qui sont inscrits dans ce carnet, ce serait bien la merde, surtout les cas du genre Ricci dont on peut prouver la chose par l’existence de Dany… ce qui lui fait un enfant caché et illégitime… ou les juges et politiciens dont la crédibilité vacillerait parce que ce sont des hommes mariés en plus d’être des personnalités publiques.

Je haussai les épaules, mes yeux dans les siens, le bout de mes doigts s’attardant autour de son nombril.

-Mais pour le reste… Pas grand-chose si ce n’est des ragots ou des détails sordides qui n’auront pas grandes conséquences si ce n’est faire glousser les lecteurs de L.A.People… Tu dois savoir encore bien mieux que moi qu’avoir recours à des prostituées pour les stars de cinéma et de la musique, c’est plus que monnaie-courante…

Je n’aimais pas spécialement la lueur que je voyais dans les yeux de Bailey… Elle comptait faire quoi ? S’attaquer à Ricci ? Quel intérêt ?

Mais j’avais une question bien plus importante à poser avant ça, ce qui ne m’empêchait pas de caresser la peau douce de Bailey.

-Tu m’as dit… quand je t’ai emmenée tu sais où… Tu m’as dit que tu avais mis Dany à la crèche. Mais tu viens de dire… Tu l’as donné à Daniele Ricci ?

Si c’était le cas, bon dieu, où était passé cet enfant ? Parce que ça faisait quelques mois de ça maintenant ! Et rien n’avait été dit dans la presse à ce sujet et pourtant, bordel, dieu savait que Ricci avait des paparazzi postés autour de sa foutue baraque 24h sur 24 ! D’ailleurs, s’il en voulait quelques-uns de ceux qui faisaient le pied de grue devant la mienne, je voulais bien les lui donner…

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