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 The Beginning Of The End (July 1982) [Ft. Howard Stone][TeRmInÉ]

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Bailey Raphaël


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MessageSujet: The Beginning Of The End (July 1982) [Ft. Howard Stone][TeRmInÉ]   Lun 2 Oct - 21:04



The Beginning Of The End
ft. Howard Stone





- Tais-toi !

1 :15 am. Je suis assise sur le parquet de bois, mes genoux contre ma poitrine et j’avance doucement ma tête vers l’avant avant de la rabattre brusquement contre le mur derrière moi.

Encore. Et encore.

Assez pour ne plus ressentir de douleur  contre mon crâne quand ma tête heurte le mur.

De plus en plus fort.

- Arrête de pleurer

Je serre un peu plus mes genoux contre ma poitrine en repliant ma tête vers l’avant puis je la relance vers le mur, assez fort pour que mes dents claquent ensemble et que je ressente le contre coup jusque dans mes épaules.

- TAIS- TOI DANY !

Je n’en peux plus. Il ne fait que hurler depuis que Delfino est partit au Dizzy. Je l,ai changé de couche. Je lui ai donné son biberon. Parce qu’en plus il refuse de boire au sein ! C’est bien le premier représentant du genre masculin que je rencontre qui refuse se s’accrocher à ma poitrine ! Son père ne s’était pas fait prié lui.  Il avait même bu un shooter directement placé entre mes seins.

Je l’ai bercé.  Je lui ai chanté ce que je connais de chansons, bien que je doute que The Burning Fire ne soit pas dans son registre, encore. Je fais des efforts. Mais rien n’y fait. Le petit ne m’aime pas ou alors il sait que je suis une moins que rien incapable de prendre soin de soit même, alors imaginez un peu d’un bébé.

Il me fait bien comprendre que je ne vaux pas cher. Alors que Delfino, lui, il n’a qu’à s’approcher de lui pour que le petit lui fasse de beaux sourires et se calme sur le champ.

Il devrait boire, puis dormir. Mais il ne fait que hurler. Il ne veut pas de sa bouteille, ni de mon sein. Il hurle quand je le prends, encore plus quand je le dépose. L’infirmière qui passe à domicile les premiers jours nous a expliqué qu’il peut avoir besoin de chaleur et que de passer quelques secondes sa couverture au dryer pouvait le réconforter. Mais ça non plus, ça n’a pas fonctionné.

Je suis à bout de ressources, à bout d’énergie. Je ne dors plus, je ne mange plus, je ne baise plus. Ma vie est centré sur ce petit bout qui, à 5 mois de vie, à réussit à me faire comprendre que je n’ai aucun avenir en tant que mère.

Le premier mois avait été sommes toutes assez facile. Le petit dormait beaucoup et Delfino s’était arrangé pour être le plus présent possible à la maison avec nous. Il avait ça dans le sang, la paternité. À croire qu’il  communiquait par la pensée avec Dany. Il semblait savoir à tout coup quoi faire et comment le faire. Alors que moi, je le regardais, complètement larguée, maladroite et impuissante. Plus les jours passaient, plus la certitude d’être la pire mère au monde venait s’installer dans mon esprit.

Et maintenant que Delfino a reprit un rythme de travail nocturne, qui plus est, me laissant non seulement seule la nuit avec le bébé, mais une partie de la journée aussi puisqu’il doit dormir, je m’enfonce de plus en plus dans une déprime infinie.

Je suis affreuse. Mon corps ne s’est pas encore complètement remis de ma grossesse. Mes seins semblent difforment à cause du lait. Je suis cernée jusqu’aux genoux et je pleure tellement que je saurais alimenter en eau le tiers monde.

Le petit ne pleure plus. Je relève la tête et je m’essuie les yeux du revers des mains. Une partie de moi espère qu’il s’est endormi alors qu’une autre souhaite presque qu’il soit mort au bout de ses larmes.  C’est vous dire à quel point je suis à bout de nerfs.

Je me relève lentement en prenant appuis contre le mur et j’avance sur la pointe des pieds jusqu’au petit lit. Dany ne pleure plus. Il respire encore. Il a même les yeux grands ouvert. Je me sens coupable de voir son visage rougit par tant de cris et de larmes. Le miens doit être dans le même état.  Je retiens mon souffle mais le petit relève les yeux et me regarde.

C’est automatique. Il remet ça pour un tour et moi, désemparé, pose mes mains sur le rebord du lit et… je secoue. En pleurant, en hurlant, en l’implorant d’arrêter.  Je ne secoue pas assez fort pour que le petit soit projeté de part et d’autres du lit. Mais assez pour lui faire peur.

J’arrête quand je prends conscience de ce que je viens de faire. Tout ça va trop loin. Beaucoup trop loin.

Je sors de la chambre en reculant, trébuchant contre le panier de vêtement lavés mais pas pliés. En claquant la porte de la chambre derrière moi, je fonce à la cuisine et je téléphone à la première personne qui me traverse l’esprit. Et pas n’importe qui. Le seul qui est aussi fou que moi pour comprendre exactement ce que je ressens.

Et c’est avec un sentiment non dissimulé de soulagement lorsque j’entends sa voix que je l’implore de venir me retrouver.

- Fais ça vite… avant qu’il soit trop tard !

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J’vais m’en aller de mon bord, toi du tiens
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Dernière édition par Bailey Raphaël le Jeu 2 Nov - 12:08, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: The Beginning Of The End (July 1982) [Ft. Howard Stone][TeRmInÉ]   Jeu 5 Oct - 15:09



The Beginning Of The End
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Je dormais à poing fermé étendu à côté d’Apolline dans son lit. Il faut dire qu’on avait fait pas mal de sport pendant la soirée. En fait, on en faisait tous les jours de ce type de sport depuis qu’on était rentré d’Ecosse.

Du coup, après une bonne soirée et une journée bien remplie, j’dormais comme un bébé quand le téléphone du salon sonna. J’ouvris péniblement les yeux… Mais Apolline, elle, dormait toujours bien profondément. Je ronchonnai un peu alors que l’téléphone ne cessait pas de sonner. P’tain, qui pouvait bien nous emmerder à plus d’une heure du mat’ ?

J’me levai doucement en recouvrant Apolline au passage qui était toute découverte. J’avais pas envie que le téléphone la réveille. C’est complètement nu que j’me dirigeai vers ce dernier et que je décrochai. A l’autre bout du fil, c’était Bailey…

Ouais, Bailey. J’savais qu’elle vivait chez Delfino depuis la naissance du p’tit Dany. J’l’avais entrevu une fois depuis mon retour d’Ecosse et j’lui avais donné mon nouveau numéro sans pour autant lui dire que c’était celui d’Apo’. Voilà pourquoi elle sonnait ici.

Elle semblait vraiment pas aller bien au téléphone. Faut dire, on va rarement bien quand on appelle quelqu’un en pleine nuit. Elle voulait que j’vienne chez elle. Non, elle implorait que j’le fasse.

-Ok, j’arrive.


J’avais pas l’choix. J’pouvais pas la laisser là. Surtout quand elle déclara que j’devais venir avant qu’il ne soit trop tard. J’savais que Bailey était pas la fille la mieux dans sa peau. Et j’avais peur qu’elle fasse une grosse connerie comme se suicider. J’me sentirais vraiment coupable si elle en venait là aujourd’hui.

Je raccrochai après lui avoir dit, encore une fois, que j’arrivais tout de suite. Je m’habillai en quatrième vitesse en essayant de faire le moins de bruit possible pour ne pas réveiller Apolline. J’allais même jusqu’à être responsable au point de laisser un mot à Apolline :

Je suis parti aider une amie en détresse. Je reviens le plus vite possible.

Ça, c’était pour qu’elle s’inquiète pas de mon absence si jamais elle se réveillait avant que je ne revienne.

Après ça, j’pris ma Mustang et démarrai le plus vite possible. J’aimais pas aller dans l’Eastside. Mais ce soir, j’avais pas vraiment l’choix vu que c’est là que Delfino habitait.

J’me garai juste devant la maison du barman. J’avais conduit tellement vite que peu de temps avait passé depuis le coup de fil. Comme quoi, quand on m’disait d’aller vite, j’pouvais parfois aller très vite.

Je sonnai à la porte avant de toquer par la suite pour être sûr que Bailey m’entende. J’pensais pas vraiment au bébé que j’pouvais réveiller en faisait ça. En fait, j’avais du mal à concevoir qu’un bébé vivait avec Bailey. Même après avoir vu, en direct, l’accouchement. Mais, dans ma tête, c’était toujours mon amie et ma pote de coke… J’avais du mal à me faire à l’idée que cette fille-là, qui m’avait initié à la drogue, était mère d’un p’tit môme qui devait avoir quelques mois maintenant.

Mon cœur battait vite alors que j’attendais devant la porte. J’avais peur qu’elle ait pas attendu et qu’elle ait fait une connerie. Et j’avais pas envie de perdre Bailey.

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MessageSujet: Re: The Beginning Of The End (July 1982) [Ft. Howard Stone][TeRmInÉ]   Jeu 5 Oct - 16:13



The Beginning Of The End
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Je ne crois pas avoir reposé le cornet du téléphone sur son réceptacle. En fait je l’ai laissé tomber et il doit se balancer au bout du fil contre le mur de la cuisine. Je pensais me sentir rassuré en appelant mon meilleur ami à la rescousse mais, au contraire, appeler Howard me donne l’impression de lâcher prise tout ce qui me faisait encore tenir bon.

Le petit dort encore dans sa chambre mais tout ce que j’entends, c’est une voix désincarnée qui m’appel au-delà des murs.  Je suis là, debout en plein centre de la cuisine, tournant la tête de gauche à droite en cherchant d’où la voix m’appel et je ne comprends alors qu’elle n’est pas dans les murs, mais dans ma tête.

- Non !!

Je viens me frapper la tête, une fois, deux fois, avec les paumes de mes mains, avec mes poings ensuite, secouant négativement en hurlant encore plus fort un « NON ! » apeuré. Je veux qu’elle sorte de ma tête mais elle se joue de moi. Elle rit de moi. Elle s’amuse à me torturer.

- Je vais te tuer ! Tu m’entends ?  Je vais te tuer !

Je réussis à me convaincre que je peux lui faire peur en la menaçant. Mais elle continue a se moquer et moi, de tourner sur moi-même  comme une toupie, dans l’espoir que si je vais assez vite, elle finira par être éjectée.  Je suis vite prise de vertige et je me retrouve sur le plancher, à moitié couchée, ne tenant surélevée que par mes bras tendu et mes mains à plat sur le bois du sol.
Je l’entends rire encore plus fort.

À elle, s’en ajoute d’autres. Mon père. Ma mère.  Celle de Hank et Delfino. Celle du père de Dany. Tous se moquent et me pointent du doigt en  s’exclamant que jamais  je ne serai à la hauteur.

- Arrêtez… je vous en supplie… j’en peux plus…

Alors sans trop savoir pourquoi,  je vais chercher Dany qui hurle toujours dans son lit.  Je le tiens tout contre moi en pleurant presque autant que lui, allant de pièce en pièce dans la maison en ouvrant toutes les lumières.

- C’est moi ta mère ! C’est moi ta mère ! C’est moi ta putain de mère, tu comprends, Dany ?  C’est moi ! C’est moi ! Ils veulent me tuer. Mais si t’es plus là, ils ne me tueront pas !

Je marche, pour ne pas dire courir avec le petit dans les bras et, finalement, je m’enferme avec lui dans la salle de bain. J’embarque dans la baignoire et je tire le rideau en tenant le petit sur mes genoux.

- Arrête de pleurer ! Ils vont nous trouver si tu continue de hurler !

Je sursaute quand j’entends le carillon de la porte retentir.

- Ils nous ont trouvé ! C’EST DE TA FAUTE !

Je me lève et sors du bain, puis je dépose le petit dans le fond de la baignoire et je sors de la salle de bain en éteignant la lumière et en fermant la porte derrière moi. Les voix ne le trouveront pas là. Les voix n’iront pas là.

Quand ensuite on frappe ensuite à la porte,  je hurle d’effroi ne sachant plus ce qui est réel, ce qui ne l’est pas.  Et puis je me souviens. Howard s’en vient. Il va prendre soin de moi. Il va faire fuir les voix et tout redeviendra normal. Il aura de quoi me soigner.

Et quand encore on frappe à la porte,au lieu d’aller ouvrir, je me couche sur le sol de la cuisine, ramenant mes genoux contre ma poitrine et  j’appel à l’aide en hurlant de toute mes forces.

- HOWAAAARD !

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MessageSujet: Re: The Beginning Of The End (July 1982) [Ft. Howard Stone][TeRmInÉ]   Sam 7 Oct - 12:58



The Beginning Of The End
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J’avais beau sonner et frapper à la porte, personne ne vint m’ouvrir. Et j’crus, pendant quelques secondes, que Bailey avait commis l’irréparable. J’savais pas ce qu’elle avait… J’savais pas ce qu’il se passait ou ce qu’il s’était passé à l’intérieur… Mais, si j’étais arrivé trop tard, j’allais sûrement m’en vouloir pendant longtemps.

-Bailey ! Ouvre !


J’savais pas si elle m’entendait de l’autre côté de la porte… J’savais pas si je criais assez fort.

J’allais entrer moi-même quand j’entendis un long cri venant de l’intérieur. Bailey criait mon nom. C’était un cri super effrayant. Comme si elle se faisait agresser parce quelqu’un. Un peu désemparé, j’appelai :

-Bailey ! J’suis là !

Je mis ma main sur la poignée de la porte mais elle était fermée à clé.

-P’tain !


J’regardais les fenêtres mais elles étaient fermées. J’avais pas l’choix… J’devais défoncer cette foutue porte et vite.

J’inspirai un bon coup avant de frapper sur la porte avec un bon coup de talon. J’dû le faire deux fois avant d’arriver à défoncer la porte.

J’entendais Bailey crier et son gosse pleurer. Je suivis les cris de Bailey et la trouvai recroquevillée sur elle-même sur le sol de la cuisine. Y’avait qu’elle si on comptait pas le p’tit Dany qui chialait dans une autre pièce.

Je me mis à genou près d’elle. J’savais pas quoi faire… J’savais pas ce qu’il lui arrivait. J’étais content de pas être arrivé trop tard… Mais j’pensais pas la trouver là à crier sans raison.

-Hey, Bailey… Qu’est-ce qu’il se passe ? Shut. Calme-toi.


Je parlais doucement pour pas la brusquer. Je posai, délicatement, ma main sur son bras.

-J’t’en prie, dis-moi ce qui ne vas pas. Y’a personne ici… T’as pas à avoir peur.


Toutes les lumières étaient allumées. Et il semblait y’avoir le moindre intrus. Le seul truc effrayant qu’il y avait dans cette baraque c’était les cris de Bailey et les pleurs du môme.


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MessageSujet: Re: The Beginning Of The End (July 1982) [Ft. Howard Stone][TeRmInÉ]   Jeu 12 Oct - 3:12



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Plus on frappe à la porte, plus les voix dans ma têtes s’intensifient et me hurle mes 4 vérités tout en se moquant de moi.  Je n’ai d’autre solution que de me protéger d’elles en me couchant sur le sol de la cuisine en me recroquevillant pour me protéger.

Les pleures de Dany me semblent si loin maintenant que je crois même que quelqu’un l’a amené. Ce qui serait sans aucun doute la meilleur solution pour le gamin que d’être au prise avec une mère aussi cinglée que je ne suis.

Mais la douleur qui me ronge prend le dessus sur tout le reste et je me trouve paralyser au sol avec comme seul moyen de défense, mes hurlements. J’implore Howard de me secourir. Qu’il brûle mes démons, qu’il les trucide, qu’il les envois en enfer rejoindre leur Maître !

Alors je hurle, à plein poumons pour inciter mon ami à entrer peu importe le moyen! Pourvu qu’il entre et qu’il vienne me secourir. Et j’y ai cru !

J’y ai vraiment cru, l’espace d’une micro seconde, que l’arrivée de Howard allait tout faire rentrer dans l’ordre. Parce que quand j’étais avec mon meilleur ami, j’aillais tout le temps bien. Sauf la fois ou on s’est fait foutre à la porte d’un cinéma parce qu’on s’envoyait en l’air dans la dernière ranger de sièges. Ou la fois ou ont s’est fait prendre entrain de se lancer de la glace d’un distributeur dans un motel miteux où nous étions arrêter pour  se shooter à mort en toute tranquillité.  Et puis la fois encore où…j’ai accouché dans sa bagnole.

Mais ce soir, alors qu’enfin mon ami entre dans ma maison et qu’il s’agenouille à mes côtés, ce n’est pas sa voix que j’entends, mais c’est celle comme dans ma tête. Désincarnées, diaboliquement moqueuses qui me demande ce qui ce passe. Qui m’ordonne de me calmer.

- Non… Non !

Je place mes mains sur mes oreilles, refusant de lui faire face.  Je ne veux pas confronter l’un de mes démons qui a prit possession du corps d’Howard.

Et quand il pose sa main glacée sur mon bras, je hurle de plus belle.  Et puis, tout deviens calme.  Sauf ma respiration qui es saccadée et sifflante.  Je relève ma tête et je retrouve mon ami.  Il n’y a plus de voix, plus de démons, plus de cris, plus de rien.  Juste moi et Howard. Et Dany qui pleure toujours couché dans le fond de la baignoire.

- Le bébé… il veut me rendre folle. Il fait entrer des voix dans ma tête et…

J’arrête de parler parce que je viens de comprendre ce qui ce passe. Les voix, elles n’ont pas disparues. Elles ont quittées ma tête, mais elles errent toujours quelque part dans la maison. Dans les murs ?  Le plafond ?

Je place ma main sur la joue d’Howard le forçant à placer ta tête au niveau du plancher.

- Tu…les…entends…toi…aussi ?

Je suis certaine qu’elles sont encore là. Elles veulent simplement qu’il me croit cinglée. Dany manipule tout ça avec ses hurlement de démons en devenir !  Il veut me rendre folle. C’est pour ça qu’il est tout mignon avec Delfino. Il sait que tout le monde ne verra que le magnifique petit être qu’il est et que c’est moi la folle furieuse qui ne sait rien de rien.

- Il faut que tu les fasses sortirent  d’ici avant qu’elles ne me tuent !

Je bondis alors, comme si j’avais été tiré vers le haut et d’un pas presque trop vif, renversant une chaise,  je sors du bloc de couteaux le long couteau de chef qu’utilise Delfino quand il coupe des steaks pour les faire cuire sur le grill.

Je tiens le couteau par le manche et je marcher maintenant autour de la table sur la pointe des pieds. Ma tête penchant par moment sur ma gauche, par moment sur ma droite.

- Elles sont dans le mur !!

Et je m’élance sur le mur, la lame droite devant moi. Mais au lieu de la voir s’incruster dans le mur, elle recule dans ma main sous l’impacte et m’entaille  la paume alors que c’est mon front qui heurte solidement le bois.


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MessageSujet: Re: The Beginning Of The End (July 1982) [Ft. Howard Stone][TeRmInÉ]   Jeu 12 Oct - 18:44



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Les cris de Bailey qui venait de l’intérieur de la maison étaient effrayants. C’est pour ça que j’avais pas vraiment hésité à défoncer la porte. Et j’me rendis bien vite compte que j’avais bien fait en voyant Bailey recroquevillée sur le sol.

Je m’agenouillai près d’elle. J’savais pas ce qu’elle avait. J’savais pas ce qu’il lui prenait. J’savais pas ce qu’elle foutait là au sol à crier comme dans un film d’horreur bien flippant. J’essayai qu’elle se calme en lui parlant doucement. Mais elle refusait. P’tain, j’avais jamais vu Bailey dans une telle crise de folie. Comme si… Elle était agressée. Mais y’avait personne à part moi et l’bébé qui pleurait toujours.

Elle se bouchait les oreilles. Et j’savais pas si c’était pour ne plus entendre son gosse ou pour ne plus m’entendre moi. Je posai, alors, ma main sur son bras. Et elle hurla me faisant sursauter. Un long cri qui s’arrêta à un moment. J’la regardais avec de l’incompréhension dans le regard. Et elle déclara que l’bébé voulait la rendre folle… Et qu’elle entendait des voix dans sa tête. Je ravalai ma salive d’un coup. J’savais que c’était mauvaise signe. J’ai p’tètre l’air à l’Ouest, mais j’suis pas con, quoi qu’on en dise. Et j’savais qu’entendre des voix, c’était tout sauf positif.

Et j’savais pas quoi dire… Ni quoi faire…

Bailey mis sa main sur ma joue pour pousser ma figure près du sol… Là où elle semblait entendre les voix. Je me dérobais doucement de sa main pour la regarder elle. J’lui parlais d’une voix que j’voulais rassurante.

-Non, Bailey… Y’a aucune voix.

J’allais pas rentrer dans son délire. J’suis sûr que c’est pas bien de faire ça.

Elle disait qu’il fallait les faire sortir avant qu’elles tuent Bailey. Je me mordis la lèvre. J’devais faire quoi moi. Lui parler posément. Faire sembler de faire disparaitre les voix ? J’savais vraiment pas. Vraiment pas ! Pourquoi elle m’avait appelé moi ? Pourquoi pas Hank… Ou quelqu’un d’autre. Quelqu’un qui saurait quoi faire…

-Ok… On va les faire partir…

Mais j’savais pas si Bailey m’avait vraiment entendu parce qu’elle bondit d’un seul coup pour choper un couteau de cuisine. J’écarquillais les yeux. P’tain ! Non ! Elle commença à faire le tour de la table sur la pointe des pieds. Elle était… Cinglé. Je restais à distance. Si j’faisais un geste brusque et qu’elle me poignardait, ça serait pas cool.

-Bailey. Repose le couteau, s’te plait.

Elle disait que les voix étaient dans les murs. Et là, complètement décontenancé, j’commençai à marcher dans son délire. Pour éviter le pire.

-Ouais… Je sais. Mais lâche le couteau. On saura pas les battre avec ça.

Mais c’était trop tard. Bailey s’élança sur le mur. Mais au lieu de l’éventrer lui, elle s’entailla la main.

-Et merde !

Tant pis pour le couteau. Je m’approchai de Bailey pour prendre sa main entaillée dans la mienne. La blessure était profonde.

-Fait chier ! Ça va ?


Je relevai le regard sur Bailey.

-Bailey ! Faut vraiment que tu laches ce couteau, ok ? J’vais m’occuper des voix. J’vais les faire partir, ok ? Mais, avant, faut que j’soigne ta main. Elles sont où les compresses ?


J’étais désemparé. Et j’étais pas en état pour le caché. Mon rythme de voix était plus rapide. J’savais pas quoi dire à Bailey. J’savais pas quels mots utiliser pour la calmer et pour calmer ce qu’il se passait dans sa tête.

Sans compter que ce foutu bébé continuait à pleurer. Encore et encore. Et il criait de plus en plus fort.


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MessageSujet: Re: The Beginning Of The End (July 1982) [Ft. Howard Stone][TeRmInÉ]   Mer 18 Oct - 5:31



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Je me retrouve affalée sur le sol, la lame du couteau incrustée dans ma main et une entaille au front après me l’être heurté contre le mur.  Si j’entendais des voix, maintenant, elles dansent tout autour de moi.

Du moins, le temps que ça prends pour reprendre  mes – peu nombreux – esprits et de recentrer mon  attention sur Howard qui prend ma main et s’inquiète de la profondeur de l’entaille.

J’ai vraiment déconné grave ce soir. Je m’en rends compte.

Je crois en fait que de me frapper la tête aussi fort m’a replacer les idées. Pour combien de temps ?  
J’en sais rien mais je sais que c’est le moment où jamais pour agir.

- Les compresses ?  J’en sais rien moi…Dans la salle de bain p’t-être bien.

Je passe ma main qui n’est pas blessée sur mon front et je fronce des sourcils. J’ai plus mal à la tête qu’à la main et, lorsque je tente de me relever, je sens le plancher tanguer sous mes pieds alors je préfère rester sur le sol, pleurant silencieusement  en contemplant mon fiasco.

Pourquoi chaque fois que je suis dans les emmerdes les plus extrême c’est Howard que j’appel à l’aide ?

Faut croire que d’une fois à l’autre, je n’apprends jamais de mes erreurs… Et lui, aussi con que moi, fonce tête première me secourir.  Beau duo que nous deux !

Je préfère pas qu’il ouvre la porte de la salle de bain alors que Dany hurle à plein poumon toutes les larmes de son petits corps.  Il est en sécurité dans la baignoire, mine de rien, il ne peut ni tomber, si se blesser. Vaut mieux qu’il reste là encore un peu.

Je retire mon haut de pyjama, une vieille camisole de corps de Delfino et je l’enroule autour de ma main. Vaut mieux arrêter le saignement avant que j’en mette partout.

- Il faut que tu m’aide, Howard. J’t’ai appelé avant ce soir, t’es pas venu. Hank non plus. Et Delfino est tellement bien dans le confort de sa petite famille qu’il voit pas comment ça tourne pas rond dans ma tête.

J’y réfléchis depuis plusieurs semaines.  Et j’ai tout tracé dans ma tête. J’ai  compris que je pouvais encore ne pas hériter du prix de la pire mère de l’année en  allant porter Dany là où il aurait dû naître.

- J’ai besoin des clés de ta bagnoles et que… tu me couvres si Delfino revient avant moi.

Je me lève d’abord en ramenant une jambe sous mes fesses puis en pliant mon genoux en me surélevant en remontant ma cuisse je me tiens  contre l’assise de la chaise  puis je finis complètement debout en inspirant longuement avant de fixer Howard.

- Je sais que je te demande la lune, mais c’est ce soir. Je vais aller porter Dany là où j’aurais dû le faire dès sa naissance.  

Mais ça, hors de question qu’il vienne avec moi. Il saurait alors qui est le père et vu que l’homme en question est le petite ami de son ex, l’ex d’Howard, pas du petit ami, et que je connais  Howard comme le fond de ma poche, je sais que cette information pourrait que trop facilement lui échapper et je n’ai pas envie que Ricci lui-même  remonte jusqu’à moi. Il n’a pas besoin de savoir qu’il a conçue ce petit démon avec moi.

- Tu me les prêtes ?


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MessageSujet: Re: The Beginning Of The End (July 1982) [Ft. Howard Stone][TeRmInÉ]   Jeu 19 Oct - 13:01



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L’entaille dans la main da Bailey était quand même profonde. Et j’arrivais pas à comprendre ce qu’il se passait dans sa tête, ni pourquoi ça arrivait maintenant.

Et j’savais pas vraiment quoi faire. Pour ça que la première chose que je fis c’est de me concentrer sur sa blessure pour la soigner. C’était ça l’plus urgent pour l’instant.

J’regardai la blessure en demandant à Bailey où il y avait des compresses. Elle m’indiqua la salle de bain.

Elle tenta, alors, de se relever mais ça semblait difficile. Et, alors que j’allais m’lever pour aller chercher de quoi la soigner, elle enleva son haut pour l’enrouler autour de sa blessure.

-J’crois que les compresses, ça sera plus efficace. J’vais aller les chercher.

Mais elle ne m’en donna pas l’occasion parce qu’elle se remit à parler. Elle déclara qu’elle avait essayé d’appeler avant aujourd’hui mais que personne n’a répondu. Et que ça n’allait pas bien dans sa tête. Ouais, ça j’l’avais vu… Je me pinçai les lèvres. J’pensais qu’avec Delfino, qui avait l’air responsable, ça allait et qu’elle vivait une vie cool. Mais non… Elle devenait cinglée…

-Ça va aller Bailey… J’suis là maintenant. On va trouver une solution.


Mouais… J’savais pas trop laquelle. J’étais pas psy… J’pouvais lui en payer un par contre.

Elle disait qu’elle avait besoin des clés de me bagnole et que j’la couvre si Delfino revenait. Je levai un sourcil… Quoi ? Non… Elle allait aller où ?

-Quoi ?! Mais tu vas aller où avec ma bagnole, Bailey ?

Il était pas question que j’lui laisse. Il était pas question que je la laisse seule.

Je l’aidai à se relever doucement. Alors qu’elle déclara qu’elle allait aller porter Dany à l’endroit où elle aurait dû le porter à sa naissance. Je me mordis la lèvre. Elle n’en voulait plus de son gosse. Elle avait essayé, elle avait échoué et elle voulait s’en débarrasser.

-T’es sûr de ton choix ? Delfino va pas être fâché ?

Elle avait l’air sûr vu comme, une fois debout, elle me demandait mes clés de voiture. J’pouvais pas la laisser aller toute seule en pleine nuit. J’savais pas ce qu’elle allait faire vraiment de ce gosse. Elle venait de dire qu’elle entendait des voix… J’étais inconscient mais pas au point de laisser une fille qui entend des voix embarquer son gosse seule vers une destination inconnue. J’voulais pas qu’elle ait d’ennuis.

J’hochai négativement de la tête.

-Non… Si tu vas quelque part c’est avec moi. Et, on est en pleine nuit Bailey… J’pense qu’on devrait aller ailleurs pour dormir un peu avant d’prendre ta décision. Si demain tu as toujours l’intention de le donner, j’te laisserais faire. Mais pas aujourd’hui.

C’était l’mieux, non ? J’sais pas… Peut-être. En tout cas, l’ambiance de la maison de Delfino était lourde. J’pouvais pas rester ici. J’pouvais pas laisser Bailey ici. Surtout que les cris du bébé rendaient tout ça encore pire.

-J’connais un bon hôtel où on pourra s’reposer… Ailleurs qu’ici. Mais avant, faut soigner ta main. J’reviens.


J’pouvais pas ramener Bailey et son gosse chez Apolline… J’vivais pas chez elle pour lui amener des problèmes en pleine nuit.

Je laissai un instant Bailey pour aller dans la salle de bain chercher des compresses. Mais, une fois devant la porte, j’me rendis compte que les cris du bébé venaient de l’intérieur. Je levai un sourcil avant d’ouvrir et de découvrir le bébé qui chialait dans la baignoire. L’avait bien grandit depuis la dernière fois que je l’avais vu. Mais… Pourquoi Bailey avait foutu son gosse dans la baignoire ? J’me penchai pardessus et quand il vit mon visage ses pleurs se calmèrent un tout p’tit peu.

J’le regardai un p’tit moment… Et sans savoir pourquoi l’image de Natacha me vint en tête. Je secouai la tête avant de quitter le gosse pour chercher les compresses que je trouvai assez facilement.

Je sortis, ensuite, de la pièce en laissant le bébé là. Il risquait rien dans la baignoire même si ça devait pas être confortable. Je revins près de Bailey et pris, délicatement, sa main après avoir retiré le bandage de fortune qu’avait fait Bailey. Je commençai à la soigner non sans parler.

-T’as mis l’bébé dans la baignoire… C’est normal ?

J’savais que ça l’était pas. Mais j’savais pas trop comment aborder les choses.


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MessageSujet: Re: The Beginning Of The End (July 1982) [Ft. Howard Stone][TeRmInÉ]   Sam 21 Oct - 23:31



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Howard ne comprend rien à ma détresse et ça me rends encore plus dingue que je ne le suis déjà. Je réalise que mon ami ne l’est plus. Je ne sais pas quand ni comment c’est arrivé mais Howard a cessé d’être mon ami et ça me fait plus mal que tout le reste.

Toute sa gestuelle ne démontre que son envie d’être ailleurs qu’avec moi.  Je ne peux pas le blâmer, en même temps. Qui voudrait  se montrer avec une fêlée du cerveau telle que moi ? Qui ?  Ni lui, ni Hank. Ni même Apolline que je n’ai pas revue depuis bien avant ma grossesse.

Lui a-t-il dit, Howard, qu’il venait me retrouver ?  C’est pas comme s’il ne savait pas qu’on se connait.
Personne ne veut d’une amie comme moi. Je suis un caillou dans leur chaussure.

J’hausse des épaules parce que je ne suis pas certaine qu’il dit vrai quand il prétend qu’on va trouver des solutions. J’en ai une moi, de solution et la meilleure qui soit. Mais  ce ne semble pas être son avis puisqu’il refuse de me laisser les clés de sa bagnole.

Évidemment.

Ça aurait été  si simple. Un petit aller-retour et hop ! Problème réglé.

Howard n’a qu’en tête ma blessure à la main. Faut soigner ça et patati et patata. En gros, il veut gagner du temps. Trouver à qui refiler la patate chaude plutôt que de gérer ça de lui-même. Et, au cas où ce ne serait pas assez clair, c’est moi, la patate dont il est question.

Je dois admettre cependant que son idée d’aller à l’hôtel quelques heures peut me permettre de me reposer et, dans l’état où je suis, ce n’est pas une mauvaise idée. Je ne sais plus quand j’ai dormis pour la dernière fois.

Maintenant assise à la table de la cuisine, je regarde le sang couler de ma main alors qu’Howard va à la salle de bain, là où je lui ai indiqué trouver des compresses et produits désinfectant. Depuis la nuit où était entré chez nous un client de Delfino, un peu trop insistant, ce dernier avait  remplis nos armoires de nécessaire de premier soin.

Quand Howard revient, c’est le petit dans la baignoire qui occupe maintenant ses pensées.

- Les voix… elles venaient pas jusque là…  je voulais qu’il soit en sécurité. Il ne l’était pas dans son lit.

C’est évident, non ?

Je lui tends la main et grimace quand il commence les soins.

- Pourquoi t’as arrêté de venir me voir? Quand est-ce que notre amitié a cessé d’être importante pour toi ? Parce qu’on baisait plus ensemble ?

J’suis méchante. Je le regrette. À moitié.  Mais je ressens quand même qu’il m’a abandonné alors que j’avais le plus besoin de lui. Et si jamais avant je ne lui en ai voulu de ne pas tenir sa parole, cette fois-ci, c’est différent. Il ne m’avait rien promis.

- Je ne cadre plus dans ton monde… ton petit univers parfait de vedette. J’aurais fait la même chose, si j’avais été à ta place.

Ma main bandée, quoi que je ne suis pas certaine que ça va tenir très très longtemps, je me lève et je vais chercher des trucs pour tenir quelques heures. Et des fringues aussi.  Delfino, loin d’être aussi parfait qu’il ne veut faire croire en prenant la place du père de famille, cache très mal sa came pour ses clients. Ou alors je suis trop bonne pour trouver ce que je cherche.

J’prends aussi des trucs pour le p’tit mais très peu. De toute façon, j’en ai pas besoin de beaucoup.

- Va le chercher moi… je peux pas…, dis-je en lui montrant ma main dont le sang tache déjà le pansement. Je laisse un mot a Delfino et je suis prête.


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MessageSujet: Re: The Beginning Of The End (July 1982) [Ft. Howard Stone][TeRmInÉ]   Mar 24 Oct - 11:26



The Beginning Of The End
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L’idée d’aller à l’hôtel pour permettre à Bailey de dormir ailleurs d’ici où elle psychotait m’semblait être la meilleure idée qui soit. J’crois que j’étais sur la bonne route en proposant ça. J’crois… Mais j’sais qu’il y aura toujours quelqu’un pour dire que j’aurais pu trouver mieux. Roger, sûrement, qui m’regardait de là-haut.

Ma seconde bonne idée fut de soigner la blessure sanglante de Bailey. J’pouvais pas la laisser comme ça. Elle devait avoir mal et elle allait mettre du sang partout. Alors j’partis à la salle de bain chercher de quoi la soigner et c’est là que j’remarquai que Bailey avait foutu son môme dans la baignoire. Ok, même moi j’savais que, ça, c’était bizarre.

Et, quand je sortis de la pièce pour rejoindre Bailey, j’lui demandais ce que son môme faisait là… Elle disait que c’était pour qu’il soit protégé des voix. Ok, elle avait vraiment péter un plomb. Et, un peu flippé par l’état d’esprit de Bailey, j’préférais pas la contredire.

-T’as raison… L’est en sécurité là.


Et, effectivement, il l’était… Il pouvait pas tomber de la baignoire. L’était trop petit pour ça.

Je commençai à lui soigner sa main. Tant bien que mal parce que j’avais jamais vraiment fait ça. Et, pendant que je la soignais, Bailey se demandait pourquoi j’avais arrêté de venir la voir. Elle me reprochait de ne plus trouver aucune importance dans notre amitié. Et elle remettait ça sur le fait qu’on baisait plus. Je levai un sourcil blessé par ce qu’elle disait. Rien de tout ça n’était vrai et elle en rajouta une couche en disant qu’elle cardait plus avec mon monde. Ça faisait des années que j’étais dans le monde des stars… Pourquoi j’aurais arrêté de voir Bailey que maintenant si c’était vraiment pour ça. Ce qu’elle disait n’avait pas de sens et c’était pas sympa de sa part. J’venais quand même de venir la voir aujourd’hui, en pleine nuit, après son appel de détresse. C’était pas une preuve d’amitié ça ? L’était ingrate.

Je fis la moue en ne regardant que la main de Bailey que j’étais en train d’enrober de bandages et de compresses.

-J’avais mes propres problèmes. C’est pour ça. Ma p’tite-amie a rompu, ma villa a cramé, j’ai dû vendre mes Ferrari pour payer des dettes… Pour ça que je suis plus venu depuis longtemps.

Y’avait pas qu’elle qui avait des problèmes. J’en avais aussi. Et j’la croyais heureuse, ici, avec Dany et Delfino. J’voulais pas déranger.

-J’suis quand même là, aujourd’hui. Si tu ne cardais plus avec mon monde, j’serais pas là… C’est pas cool ce que tu dis.

La main de Bailey était bandée. Y’avait plus qu’à aller à l’hôtel. Y’en avait un bien sur Hollywood. Je laissai Bailey empaqueter quelques affaires. C’était que pour une nuit mais lui fallait quand même des fringues et des trucs pour le gosse, je suppose. Et, quand elle revint près de moi, c’était pour me demander d’aller chercher Dany. Parce qu’elle pouvait pas. A cause de sa blessure. Elle me montra, d’ailleurs, sa main dont le sang maculait déjà le bandage que j’venais de faire. J’soupirai.

-Ok, j’vais le chercher.

Elle, elle s’occupait du mot pour Delfino. J’approuvai et me rendit dans la salle de bain. Le bébé chialait toujours à croire qu’il était bloqué sur « j’pleurs et c’est tout ». Il se fatiguait même pas. L’était bien éveillé.

-On va aller faire un p’tit tour dans un super hôtel, Dany.

Il m’écoutait pas… Il pleurait encore. L’était pas emballé par l’hôtel apparemment. Je me mordis la lèvre. Fallait que j’le prenne et qu’on s’en aille. Je tendis mes bras dans la baignoire pour prendre le p’tit. L’était plus lourd qu’il n’en avait l’air. L’avait chaud, le p’tit. Sûrement parce qu’il avait dépensé un max d’énergie en pleurant. Aussitôt dans mes bras, il se calma un peu. Sa p’tite main s’accrocha à mon t-shirt. Je le tenais assez maladroitement. Mais c’était mieux que de le laisser tomber. Je sortis de la pièce pour rejoindre Bailey. Le p’tit gémissait maintenant plus qu’il ne pleurait. Il était pris de p’tit hoquet parce qu’il reprenait rapidement sa respiration à cause des pleurs.

-On peut y aller si t’es prête.

Je portais toujours le bébé et on sortit de la maison de Delfino. L’Eastside s’était juste devant nous et j’serrai le p’tit bébé.

-Viens on s’casse de l’Eastside.


J’disais ça autant pour moi, que pour le gosse et Bailey. L’Eastside j’aimais pas. J’ouvris la porte de ma voiture d’une main et entrai dedans avec le bébé dans mes bras. Une fois Bailey installée j’la regardai.

-Va falloir que tu le porte pour le trajet. J’ai pas d’siège de bébé ici, moi…


J’avais même pas encore un nouveau rétroviseur, alors… J’en avais perdu un le jour où j’avais cramé la voiture de Reed…

J’lui tendis le môme.

-On va aller au Château Marmont. Un hôtel de luxe d’Hollywood. On prendra une suite. On sera tranquille là-bas.

L’était cher cet hôtel… Mais au point où j’en étais, j’étais pas à une dépense près.



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MessageSujet: Re: The Beginning Of The End (July 1982) [Ft. Howard Stone][TeRmInÉ]   Jeu 26 Oct - 2:49



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Pendant qu’Howard fait mon bandage, je me vide le cœur. Je lui dis tout ce que j’ai à lui reprocher même si il n’y a absolument rien de fondé dans ce que je dis. J’crois en fait que je parle par automatisme sans réfléchir mes paroles.  Howard je m’a jamais laissé tomber.  Mais j’suis trop profondément  plongé dans ma démence et mon dénie pour m’en rendre compte.

Mes larmes continues de couler le long de me joues sans que je ne les retienne.  Peut-être que ma folie me quitte un peu plus avec chacune d’elles ?  J’en doute. Mais, l’espace d’une seconde, ça me fait du bien d’y croire.

Mon bandage terminé,  je laisse une note à Delfino dans laquelle je lui demande pardon d’avoir échouée, de ne pas avoir été à la hauteur de ses attentes ni même de son amour et que, pour son bien, il vaut mieux que je disparaisse pendant un temps.

J’ai l’impression de m’arracher le cœur en mettant un point à notre histoire sur une feuille de papier que je tache de mon sang.  De toute façon, j’suis déjà morte. Depuis longtemps.

Je ne rassemble que  le strict minimum pour passer quelques heures. De toute façon, mon plan n’est pas d’abuser de la bonté d’Howard trop longtemps qui doit déjà espérer se débarrasser de moi au plus vite pour retourner dans les bras de sa nouvelle conquête.

Si je pouvais me fuir moi-même, je le ferais…

Dans la voiture, je n’ai pas le choix de tenir Dany, le temps du trajet.  

Je pleure toujours en silence en tenant le petit tout contre moi alors qu’Howard fait la réservation sous l’œil inquisiteur de la réceptionniste. Une vedette du rock qui réserve une chambre pour la nuit, n’a pas l’habitude de s’y pointer en compagnie d’une femme en larmes et d’un gamin qui hurle à plein poumons.

Tant que ça ne cause pas d’ennuies à mon ami, je me fou bien de l’opinion des employés de l’hôtel.

La porte de la chambre refermée derrière nous je largue mon gamin dans les bras d’Howard sans prendre la peine de lui demander. J’en peux plus, je suis épuisée physiquement et, surtout, psychologiquement.  J’ai mal à l’âme et tout ce que je veux, c’est de m’étendre sur le lit et pleurer jusqu’à ce que j’en crève…ou que je m’endorme.

- Tu l’as assommé ?

Je me retourne sur le matelas pour regarder Howard et Dany qui ne pleure plus. Au contraire, il semble si bien. Il est mieux avec n’importe qui que moi de toute façon. Mais qu’Howard Stone, le mec le plus… anti bébé au monde, réussisse a faire dormir mon fils dans ses bras comme s’il était coucher sur un nuage… c’est la cerise sur le gâteau.

- Pourquoi… pourquoi j’y arrive pas ? , lui demandais-je en éclatant de nouveau en larmes. Tu devrais le… coucher quelque par…entre des coussins sur le sol… il risque pas de tomber plus bas.

Et moi je vais juste  me mettre un oreiller sur la tête et essayer de m’endormir avant que mon cauchemar ne me rattrape.



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MessageSujet: Re: The Beginning Of The End (July 1982) [Ft. Howard Stone][TeRmInÉ]   Sam 28 Oct - 11:13



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J’espérais, dans la voiture, que la crise de folie de Bailey soit passée. J’me disais que le problème, c’était la maison. Ça me venait pas à l’esprit que le problème, c’était l’gosse que Bailey, durant la trajet, tenait contre elle. Il s’était remis à pleurer de plus belle. Et tout ce que je fis pour arrêter ce vacarme, c’était de foutre la musique plus fort pour ne plus vraiment entendre les cris du gosse. J’savais pas ce qu’il avait mais il semblait pas vraiment enclin à s’arrêter.

On arriva à l’hôtel et à la réception de celui-ci. Je m’approchai de la réceptionniste pour réserver une suite. On était trois autant prendre une chambre qui valait le coup. Elle nous regardait bizarrement. Surtout Bailey et l’bébé qui chialait toujours. Elle les regardait avec tellement d’insistance que j’du claquer des doigts devant son regard pour que son attention se reporte sur moi. C’est avec mauvaise humeur qu’elle me demanda si je voulais une suite avec deux lits séparés ou un grand lit. J’optai pour la deuxième solution par réflexe plus qu’autre-chose. Elle finit par me filer la clé non sans marmonner un commentaire que je ne compris pas à cause des pleurs du bébé. P’tain, il allait s’arrêter quand de chialer comme ça ? Y’avait pas un bouton pour l’éteindre ?

On monta dans la suite. Elle était super grande et super luxueuse. Ça allait me couter un pont. Mais c’était pas grave. C’était pour Bailey.

A peine on fut rentré dans la chambre que Bailey me passa le môme. J’le soutenais toujours aussi mal. Je le berçai comme je pouvais. Et il finit, comme par magie, par se calmer. Il devait être fatigué après avoir pleuré pendant tout l’trajet. J’suppose que ces p’tits trucs plein d’énergies avaient quand même une limite. Et le p’tit Dany venait p’tètre de la trouver. C’était la seule explication que j’avais.

Bailey s’étendit sur le lit alors que j’continuai à bercer l’bébé de peur qu’il se remettre à chialer. Elle se retourna juste pour me demander si j’l’avais assommé.

-Non… Il doit juste être crevé d’avoir chialé. Ou il a plus de larmes ce qui serait logique.


Mais tout ça ne fit que faire chialer Bailey en contrepartie. Elle se demandait pourquoi elle y arrivait pas. J’eus un p’tit air triste. Elle semblait vraiment désespérée. Et j’savais pas comment l’aider à part en suivant ses instructions pour coucher le bébé.

-Ok…

Y’avait pas de lit pour bébé. La réceptionniste avait bien vu qu’on était avec un môme mais elle avait pas trouvé intelligent de nous donner une suite avec un lit pour môme. Bref, je posai le bébé au sol le temps de trouver deux coussins. Il se remit à pleurer, pour la cause.

-Et merde…

J’soupirai, désespéré. Comment il faisait les gens qui avaient des mômes ? Ils les sédataient ? Moi, c’est ce que je ferais…

Je pris deux coussins et les installai au sol avant de placer le p’tit Dany dessus le plus confortablement que je pouvais. Il se calma un p’tit peu alors que j’rajoutai des coussins pour qu’il soit encore mieux mis.

-Voilà. L’est bien comme ça.

Le p’tit me regarda avec ses yeux pleins de larmes. Il avait sa bouche qui tremblait.

-Dors, s’te plait.

Je me penchai vers lui pour plaquer ses p’tits cheveux blonds en arrière. Et il se clama encore un peu plus. J’restai là, à genou près de lui, jusqu’à ce qu’il ferme les yeux.

-P’tain, j’ai cru qu’il se tairait jamais…

Je soupirai de soulagement avant d’enlever mon t-shirt plein de larmes de bébés et de l’envoyer à terre. Je rejoignis Bailey sur le lit. Elle avait un coussin sur la tête. J’me couchai à côté d’elle sur le flanc et passai ma main sur son ventre pour la calmer, elle aussi.

-Il se tait, Bailey. Tu peux dormir maintenant. Demain, on cherchera une solution pour le p’tit, ok ?

Aujourd’hui, le mieux, c’était de dormir.



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MessageSujet: Re: The Beginning Of The End (July 1982) [Ft. Howard Stone][TeRmInÉ]   Sam 28 Oct - 19:18



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Dany est, à la fois, ma plus grande fierté et mon plus lamentable échec.  Parce que si je veux être complètement honnête, je dois avouer que je l’aime, ce petit être qui m’a rendu complètement cinglée.  Quand je le regarde, dans les bras de Delfino, et que ce dernier le fait sourire ou encore, rigoler en faisant des sons et des mimiques loufoques, mon cœur fond. Quand je le vois endormit bien profondément dans ses bras  ou qu’on le baigne et qu’il fait des éclaboussures avec ses pieds et qu’il devient tout surpris en recevant de l’eau sur son petit visage, je ne peux pas faire autrement que de l’aimer. Qui pourrait résister ?

Mais malgré tout ça,  je suis incapable de m’occuper de lui.  J’ai essayé, de toutes mes forces, jusqu’à m’en rendre complètement malade, agressive, suicidaire.

Ça avait pourtant bien commencé. Avec Delfino, les premières semaines, nous formions une petite famille heureuse et découvrions les « joies » d’un nouveau-né. Il était si patient, Delfino, pas Dany,  en m’encourageant avec l’allaitement mais, voyant que j’y arrivais pas, il avait été cherché un tire lait et des bouteilles.  Il ne jugeait pas. Jamais.

Et moi, chaque fois, je ne voyais que l’échec dans mon entreprise.

Il parvient à faire la lessive, tenir la maison propre, s’occuper du petit et faire les courses alors que moi, j’ai  même pas 5 minutes pour prendre une douche.  Je me sens sale, je suis cernée, je reste le plus clair de mon temps en pyjama.

Mais c’est quand il a recommencé à travailler et à me laisser seule le soir et la nuit avec le petit que tout a vraiment dérapé. J’voulais moi aussi sortir de la maison.  Pas boire, pas danser, encore moins faire le trottoir. Simplement marcher, me rendre au bout de la rue, sentir l’air sur mon visage et respirer a plein poumon autre chose que l’odeur des couches et du vomit séché de bébé.

Je crois qu’en fait, je n’ai jamais réussis a calmer ma nervosité, à avoir assez confiance en moi pour transmettre une sérénité suffisante à mon fils et, dès que je l’approche, il ne fait que ressentir  la peur que je dégage.

Et il pleure.

Sans cesse. Depuis 5 mois.

Je pouvais comprendre que Delfino réussissait là où moi j’échoue. Mais Howard ?  Il arrive a endormir Dany aussi facilement que je fais jouir un homme… c’était vrai avant, du moins.

J’ai honte, je suis crevée et j’ai terriblement mal. Alors je me cache le visage dans l’oreiller espérant de m’endormir ou de finir par manquer d’air. L’un ou l’autre…pourvu que je ne me réveille jamais.

Howard me rejoins sur le lit, je sens son corps  faire bouger le matelas et sa main se placer sur mon ventre en geste de réconfort.

- Tu y penses des fois?

Je retire le coussin de mon visage puis, avant de reprendre, j’essuie mes larmes et je me colle à mon ami, cherchant le réconfort dont j’ai tant besoin.

- Au bébé que tu n’as pas eu ? Ça t’arrive parfois de te questionner, comment il ou elle aurait été ? Ça lui ferait quel âge, si il ressemblerait plus a sa mère ou a toi… ce genre de connerie. Tu y penses des fois ?

Howard, je le connais comme le fond de ma poche. Je pourrais l’avoir tricoté tant je connais chacune de ses mailles. Et je sais mieux que n’importe qui que, quand il ne s’exprime pas, c’est justement par soucis de protection. Si on n’y pense pas, on a pas mal, pas vrai ?

Jamais il ne parle de cette période de sa vie, de son frère, de son enfance. Certains points névralgiques de son histoire qu’il préférerait voir effacé. Pas totalement, mais assez pour qu’il ne soit le seul à en avoir le pouvoir.

- Tu aurais été un bien meilleur parent que moi. Toi… tu ne t’aurais pas laissé couler a pique…  J’suis devenue une loque humaine. J’aurais dû t’écouter quand tu as suggérer l’avortement !


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MessageSujet: Re: The Beginning Of The End (July 1982) [Ft. Howard Stone][TeRmInÉ]   Dim 29 Oct - 13:29



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Le p’tit pleurait plus. Il était proche de s’endormir… Et j’étais content. Content de plus avoir à endurer ses pleurs. J’plaignais Bailey… Elle, elle vivait tous les jours avec lui. Elle devait s’taper ses pleurs toutes les foutues heures de la journée.

J’comprenais qu’elle devienne complètement cinglée…

Mais quand elle était dans cet état-là, elle faisait peur. Elle me faisait peur même à moi. Pourtant, je n’étais pas facilement impressionnable. J’avais vu des trucs horribles quand j’vivais dans l’Eastside. Mais voir une pote perdre la tête, c’était encore pire que d’voir un mec agoniser dans un rue après un tabassage en règle par un gang.

Je vins la rejoindre dans le lit. Elle se cachait dans l’oreiller. Et moi, j’caressai son ventre pour essayer de l’apaiser. J’savais pas quoi faire d’autre. Le bébé pleurait plus, c’était déjà ça. Elle pouvait dormir en paix maintenant. Et moi aussi…

Mais Bailey n’était pas prête à dormir. Elle retira le coussin pour me demander si j’y pensais parfois. Je levai un sourcil cherchant à savoir de quoi elle parlait. J’pensais pas à grand-chose en général… J’pensais au jour le jour…

Mais Bailey précisa sa question en parlant du bébé. Pas du sien. Du mien. Celui que j’avais failli avoir avec Natacha y’a quelques années. Celui qui avait jamais vu l’jour parce qu’on l’avait décidé ainsi.

-L’aurait eu 4 ans…Quelques chose comme ça.

Je ne pensais pas souvent au bébé. J’pensais plus souvent à Natacha voilà pourquoi j’savais l’âge qu’aurait eu l’bébé si on l’avait gardé. On avait essayé de reprendre notre relation là où on l’avait laissé, y’a un an d’ici. Mais ça avait pas fonctionné. Pourtant, j’tenais à Nat’. Mais fallait croire que notre relation était morte en même temps que ce gosse. Même si elle dirait sûrement que c’était à cause de mes mensonges. J’soupirai me dérobant au regard de Bailey.

-Non… J’pense jamais à quoi il aurait ressemblé… J’pense jamais au bébé en tant que tel. J’pense juste que Nat’ serait p’tètre restée si on l’avait finalement eu ce gosse. Pourtant, j’arrive pas à vraiment regretter la décision de Natacha…

J’regardai vers le p’tit Dany qui dormait. Les questions de Bailey m’faisait imaginé à quoi aurait ressemblé le p’tit Stone. Mais j’arrivais pas à avoir une image précise. J’suppose qu’il aurait eu les cheveux bruns ou noir… Des yeux bruns. C’est ce qu’on avait en commun Nat’ et moi. Mais c’est tout. J’arrivais pas à imaginer plus loin. J’voulais pas. J’voulais juste oublier ça.

Bailey déclara que j’aurais été un meilleur parent qu’elle. J’hochai la tête négativement. J’savais que j’aurais été aussi misérable qu’elle voir plus. Et elle regrettait de pas avoir avorté. Je caressai toujours son ventre. J’regardais mes doigts faire des dessins sur son t-shirt.

-J’aurais pas été meilleur, j’crois… On est pas fait pour ça toi et moi. C’est tout. Y’en a pas un meilleur que l’autre. J’me serais p’tètre pas fait couler… Enfin, j’sais pas en fait.

P’tètre que j’me serais pas fait couler pour la simple et bonne raison que j’coulais déjà depuis longtemps… J’soupirai.

-J’sais pas si t’aurais dû suivre mon conseil ou non… Maintenant, t’façon, on peut plus revenir en arrière. L’est là le p’tit…

Et il dormait, maintenant, comme un bébé… J’l’entendais respirer profondément d’ici.



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MessageSujet: Re: The Beginning Of The End (July 1982) [Ft. Howard Stone][TeRmInÉ]   Jeu 2 Nov - 3:22



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Dany cesse enfin de pleurer, comme par magie, un truc que je n’espérais plus depuis longtemps. C’est peut-être l’effet Stone, lui qui sait endormir mieux que quiconque les femmes avec ses belles paroles et ses promesses futiles, sait également endormir les bébés.

Avoir su, il aurait été mon accompagnateur du soir bien avant !

Il me rejoint sur le lit et place sa main sur mon ventre, comme je le fait parfois avec Dany quand il a mal, sauf que contrairement à moi avec mon fils, Howard lui, parvient à m’apaiser.

Suffisamment du moins pour que je le questionne sur sa propre expérience. Regrette t-il ne de pas avoir encouragé son ex petite amie à mener sa grossesse à terme ? Y pense t-il des fois à cet enfant qui n’a jamais eu le jour ?

Qu’il le regrette ou non, il est trop tard. Le sien ne fut rien plus qu’une poussière d’ange et le mien…  un petit démon venu sur terre pour me rendre folle.

Howard aurait fait un super papa. En tous les cas il n’aurait pas été un père absent comme tant d’autres. Il aurait fait les choses à sa façons, ça aurait été chaotique,  il y aurait eu des dérapages, mais toujours contrôlés et au bout du compte, son gosse aurait été un gamin génial.
Tout comme mon meilleur ami.

Je viens me blottir contre Howard, préférant laisser place au silence et cogiter chacun pour soit sur nos propres erreurs et les conséquences qu’elles auront eu sur notre vie.

Et faut croire que nos réflexions  furent à ce point profondes pour qu’on finisse, Howard, comme moi, à trouver sommeil.  Enfin, je ne sais pas si j’ai vraiment dormis mais quand j’ouvre les yeux, Howard ronfle à faire trembler les mus. C’est même étonnant que ce bouquant n’est pas réveiller le bébé.

Lentement, je m’extirpe de son étreinte et me glisse hors du lit. J’ai assez fait de dommage et victimes collatérales avec mon délire postpartum niveau Hiroshima, il est temps que je fasse ce que j’aurais dû faire la nuit de la naissance de Dany.

Doucement, je me penche et soulève mon fils qui, pas un miracle innommable, ne s’éveil pas et, attrapant  que le sac du petit et mon sac a bandoulière qui tient lieu de sac à main, je quitte la chambre sur la pointe des pieds.


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Pis demain matin tu m’prendras dans tes bras
On va faire comme si le malaise était pas là
J’vais m’en aller de mon bord, toi du tiens
Peut-être qu’on se recroisera en chemin.
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MessageSujet: Re: The Beginning Of The End (July 1982) [Ft. Howard Stone][TeRmInÉ]   Jeu 2 Nov - 11:53



The Beginning Of The End
ft. Bailey Raphaël


Les questions de Bailey eurent vite fait de me faire réfléchir aussi qu’un Howard Stone pouvait réfléchir. Je pensais à Nat’… C’était inévitable quand on parlait du bébé que j’aurais pu avoir avec elle. Un p’tit bébé que j’arrivais à peine à imaginer la tête qu’il aurait pu avoir si on avait pas décider de s’en débarrassé. J’me demandais si Nat’, elle aussi, y pensait parfois… Si elle pensait à moi…

J’arrivais pas à répondre à ces questions. Nat’ et moi on s’était pas vu depuis des mois mais on s’était séparé, pour le seconde fois, en bon terme. Et la seule fille à laquelle je pensais souvent était Apolline.

Il fallait croire que l’histoire entre Natacha et moi était terminé. Enfin, dans la forme où elle était au départ, en tout cas. Et j’crois que c’était mieux pour nous deux.

Y’avait pas que moi qui avait des « regrets », Bailey en avait aussi et elles concernaient Dany. C’était pas pour rien qu’on était là… C’est à cause de ses regrets qu’on était là. Elle regrettait de pas avoir avorté. Et j’lui disais que, de toute façon, on pouvait plus revenir en arrière.

Ni pour elle… Ni pour moi…

Et après nous êtes bien fait mal avec cette conversation, on se tut. Je restais éveiller encore un petit moment à ce gosse… Pas celui de Bailey… Le mien.

J’crois qu’elle s’endormit avant moi… Et j’finis par la rejoindre une poignée de minute plus tard. Elle blottie contre moi.

***

C’est la lumière du jour qui me réveilla le lendemain matin. J’avais une gueule de bois monumentale comme tous les matins. Je me frottais les yeux me rappelant la nuit. Me rappelant le p’tit et Bailey.

Je me redressai sur mon lit pour assez vite constater que ni Bailey, ni Dany n’était présentant dans la pièce. J’ouvris plus grand les yeux avant de bondir hors du lit.

-Merde !

Je me dirigeai vers la salle de bain espérant que Bailey y soit… Mais le silence pesant dans la pièce me disait que j’allais trouvé personne dans la salle de bain.

Et, en effet… Y’avait pas une âme. Bailey était partie. Y’avait plus aucun de ses affaires. Y’avait plus que moi dans la grande suite de l’hôtel.

Elle était partie, je ne sais où… Mais hier, son intention était claire : elle voulait se débarrasser du p’tit. Et dans l’état où elle était, j’avais peur qu’elle n’aille trop loin.

Me fallait de l’aide…

Et comme chaque fois, je me tournais vers la même personne : Hank. Il savait pour le bébé. Il connaissait Bailey. C’était ma meilleure option.

Je pris le cornet de téléphone et composai le numéro de mon meilleur ami. Il décrocha assez vite.

J’lui expliquai la situation. J’lui parlais de Bailey, de la crise qu’elle avait fait hier chez Delfino, du p’tit qui pleurait tout l’temps et de la nuit à l’hôtel. J’avais pas loupé de détails. J’avais tout dit très vite tellement j’avais peur que Bailey ne fasse la connerie de sa vie en tuant son gosse ou quelque chose comme ça.

Si elle le faisait j’aurais un infanticide sur la conscience… J’voulais pas de ça en plus de tout l’reste.

Hank prévenu, je raccrochai. L’avait dit qu’il s’en occupait ou quelque chose comme ça. Je soufflais avant de passer ma main sur mon visage et de me laisser tomber en arrière sur le lit encore à moitié nu.

Me restait, en tête, l’image du p’tit Dany…

-S’il te plait, Bailey… Fait pas de conneries.

Je disais ça dans un souffle et pour moi-même. En espérant, quelque part, que Bailey entende ces mots.


@ Billy Lighter


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MessageSujet: Re: The Beginning Of The End (July 1982) [Ft. Howard Stone][TeRmInÉ]   

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The Beginning Of The End (July 1982) [Ft. Howard Stone][TeRmInÉ]

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