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 Mama Said... [PV Daniele]

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Eddy Cort


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MessageSujet: Mama Said... [PV Daniele]   Sam 11 Nov - 13:21



Mama Said…
ft. Daniele Ricci





Mama, she has taught me well
Told me when I was young
Son, your life’s an open book
Don’t close it ’fore it’s done
The brightest flame burns quickest
That’s what I heard her say
A son’s heart’s owed to mother
But I must find my way


Chacun des membres de Roadtramp avait beaucoup évolué, changé, appris durant cette année qui nous séparait de la tournée en compagnie de The Lightening. Nous n’étions pas plus calmes, pas plus réfléchis, pas plus sobres…

Mais les expériences nous tombaient dessus et nous faisaient grandir bien malgré nous.

Il y avait eu l’émeute, les morts, le retour de Zoey, marquée par un psychopathe de Seattle…

Puis la célébrité, la presse, notre manager semi-absent, l’annonce qu’on ne pouvait plus jouer dans les petits clubs parce qu’ils étaient incapables de contenir le nombre de gens qui viendraient à l’annonce du concert… Génial ! Mais les inconvénients se faisaient sentir aussi.

Alors nous nous étions plongés corps et âme dans la conception de notre nouvel album : Sanitarium… Parce que nous vivions dans un monde de cinglés.

Ma dernière poussée de croissance fut la plus douloureuse.

Ma mère, gravement malade depuis plus d’un an, venait de mourir.

Let my heart go
Let your son grow
Mama, let my heart go
Or, let this heart be still


J’avais assisté à l’enterrement main dans la main avec Zoey… Une peu à l’écart parce que je ne supportais pas les autres personnes qui se trouvaient là. Aucun n’était des membres de la famille, sauf mon père. Mais tous étaient des membres de cette foutue secte que je tenais pour responsable du décès de ma mère… Cette même secte qui m’avait forcé à quitter le nid familial beaucoup trop tôt pour aller squatter chez Clepto parce que je ne voulais pas adhérer à leurs préceptes.

J’avais dit à mon père d’emmener ma mère à l’hôpital, je l’avais dit, je l’avais répété, je l’avais hurlé.

Rien n’y avait fait.

Résultat, elle se retrouvait dans une boîte en sapin alors qu’elle aurait pu vivre encore une bonne trentaine d’années.

“Rebel,” my new last name
Wild blood in my veins
Apron strings around my neck
The mark that still remains
I left home at an early age
Of what I heard was wrong
I never asked forgiveness
But what is said is done


J’aimais mes parents, de tout mon cœur.

Mais qu’est-ce qu’ils étaient cons !

S’il existait bel et bien un Dieu, et si ce Dieu était celui de la Bible qu’ils chérissaient tant, alors je doutais qu’Il soit d’accord avec le fait de refuser quelques années de plus en compagnie des êtres qui nous sont chers sous prétexte que les médicaments et autres soins médicaux étaient contre la religion. Je doutais qu’Il envoie les gens en Enfer pour une putain d’aspirine !

Je doutais qu’Il cautionne que l’enfant que j’étais encore ne puisse plus entendre chantonner celle qui lui avait donné la vie avec un talent digne d’une chanteuse d’opéra.

J’en voulais pas à ce pauvre Dieu qui était un bon prétexte pour les agissements de tous les malades mentaux de la Terre.

J’en voulais à mes parents eux-mêmes de s’être laissé avoir…

De m’avoir abandonné pour… pour quoi ?

Never I ask of you
But never I gave
But you gave me your emptiness
I now take to my grave
Never I ask of you
But never I gave
But you gave me your emptiness
I now take to my grave
So let this heart be still


Alors ouais, l’album portait bien son nom.

J’étais plein mort… Mais jamais encore je n’avais bu autant pour autre chose que l’amusement… Aujourd’hui, c’était mon chagrin que j’essayais d’anesthésier sous les regards quelques peu inquiets des roadies qui nous avaient bien aidés tout au long de la mise au monde de l’album… A défaut d’avoir Daniele à nos côtés, puisque Maria et lui avaient leurs propres problèmes à régler.

Aucun de nous ne remarqua que l’un d’eux s’étaient dit qu’il était peut-être temps de faire rappliquer le manager Italien…

Mais pour moi, il était temps d’ajouter cette dernière expérience à la liste de toutes celles que nous avions déjà relatées et enregistrées.

Mais je voulais le faire tout seul… Juste moi et ma guitare, pour commencer… Et un roadie pour enregistrer de l’autre côté de la vitre.

Et les autres avaient accepté, se retirant un à un du studio d’enregistrement, avec chacun une tape sur mon épaule en passant. C’était maintenant, dans ce studio, que j’enterrais réellement ma mère. Et c’était ici aussi que je pouvais commencer à guérir. D’abord seul… Puis les autres viendraient ajouter leur touche à la chanson qui signerait la fin d’une histoire… et le début d’une autre.

Mama, now I’m coming home
I’m not all you wished of me
A mother’s love for her son
Unspoken, help me be
I took your love for granted
And all the things you said to me
I need your arms to welcome me
But a cold stone’s all I see


Debout derrière mon micro au centre du studio, je jouais et chantais sans discontinuer. Je chantais la chanson du début à la fin, cette chanson que j’avais écrite alors que je n’arrivais pas à dormir tellement le chagrin me bouffait de l’intérieur, l’alcool n’arrivant même pas à m’assommer, Zoey me regardant avec toute la compassion du monde dans les yeux jusqu’à ce que le sommeil l’emporte.

Je ne m’arrêtais qu’entre les coups, pour siffler une bière entière en quelques gorgées seulement avant de reprendre, sans passer de l’autre côté pour écouter ce que j’avais fait, puis je recommençais la même chanson. Je n’avais même pas remarqué que, maintenant, il n’y avait plus que le roadie derrière la vitre, mais aussi Daniele qui me regardait et m’écoutait faire. Mon visage était trempé des larmes qui coulaient plus forts quand la chanson montait crescendo.

Et malgré mon état d’ébriété plus qu’avancé, je chantais particulièrement juste, avec ce qu’il fallait de chagrin et de colère mélangé…

Let my heart go
Let your son grow
Mama, let my heart go
Or let this heart be still

Let my heart go
Mama, let my heart go
You never let my heart go
So let this heart be still

Never I ask of you
But never I gave
But you gave me your emptiness
I now take to my grave
Never I ask of you
But never I gave
But you gave me your emptiness
I now take to my grave
So let this heart be still


Lyrics By Metallica - Mama Said

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Daniele Ricci


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MessageSujet: Re: Mama Said... [PV Daniele]   Sam 11 Nov - 16:45



Mama Said...
ft. Eddy Cort


Dring Dring

Dring Dring


-Ding Ding… Ding Ding Ding Ding !

J’avais ouvert les yeux – tout doucement – à cause du vacarme que j’entendais dans mon grand salon de ma villa.

Dring Dring

-Ding Ding Ding Ding. Dring !

-Stai zitto, murmurais-je encore à moitié endormi.

Je ne parlais pas au téléphone – qui ne cessait de sonner. Je parlais à la vile créature de l’Enfer – nommée Tony – qui ne cessait d’imiter ce putain de téléphone.

-Dring Ding !, dit-il avec un enthousiasme non dissimulé – et en agitant son putain de hochet.

Putain… Ce gosse m’ennuie. Ce gosse me tue. Ce gosse… Putain, je n’ai plus de mots.

-La ferme !, criais-je enfin – maintenant bien réveillé – et en me redressant sur le divan où j’avais pris place depuis le matin pour me saouler au whisky.

Mon ton avait été tellement ferme que Bastardo s’était arrêté de dire « dring dring » - ou « ding ding », je ne sais pas très bien… - et me regardait, désormais, avait un air effrayé et choqué.

J’avais décroché le téléphone dans un mouvement – très – sec.

-Allo, dis-je tout aussi sèchement – mais avec la voix légèrement pâteuse.

-Allo Ricci. C’est Tom…, dit une voix grave à l’autre bout du fil. Tu devrais vraiment venir au studio voir Eddy… Je crois qu’il en a bien besoin.

Tom était un des nombreux roadies qui aidait Roadtramp à la conception de leur album – ne me demandez pas ce qu’il fait précisément, j’ai comme un trou noir… Il semblait tracassé – à cause d’Eddy, si j’avais bien compris. Je savais que l’album avançait à grands pas et qu’il sera prêt avant les fêtes et – du coup – je n’avais pas daigné aller voir en personne l’avancement du travail. J’étais occupé avec Maria et Tony – ce qui était déjà pas mal et m’apportait sa dose de stress. Ce même Tony qui était – maintenant – en train de chialer à quelques pas de moi.

-Pourquoi ? Il y a les autres, non ? Pourquoi tu crois qu’il a besoin de moi ?, dis-je sans aucune motivation – et en me massant les tempes.

-Sa mère est morte, Ricci… Depuis il boit plus que d’habitude. Il est bourré H24…
, dit Tom visiblement très inquiet.

Je m’étais redressé dans mon fauteuil, abasourdi par la nouvelle. Je n’avais aucune idée que la mère du petit Cort était morte. Je ne savais que très peu ce que ça faisait de perdre une mère – je n’avais pas bien conscience du moment où j’avais perdu la mienne. Je savais seulement que ça ne devait pas être un moment facile – et Cort semblait ne pas tenir le choc.

-C’est le bébé du magazine qui pleure ?, demanda Tom avant même que je n’ai eu le temps de répondre à ses inquiétudes.

Putain mais de quoi je me mêle ?!

-J’arrive, Tom !, dis-je avant de raccrocher – sans ménagement – le téléphone.

Je m’étais levé du divan – Bastardo pleurant toujours à chaudes larmes. Une fois debout, je m’étais saisi de la bouteille de whisky que j’avais achevé avant de prendre dans mes bras le gosse. Il avait suffi de ça pour qu’il arrête de pleurer – je commençais à comprendre comment fonctionnait cette ignoble créature.

J’étais allé à l’étage où se trouvait Erik – qui rangeait les chambres. Il avait été étonné – sur le coup – de me voir avec Tony sur les bras. Seulement, c’était ça ou un pire mal de crâne – et j’avais choisi ça.

-Tiens ! Prends cette ignoble créature. Je vais aux studios, dis-je à mon majordome qui avait approuvé en prenant Tony.

C’est ainsi que j’étais parti, en route vers les studios. J’avais fait vite – le ton de Tom étant alarmant. Je n’avais pas envie de vivre un second naufrage à cause de la dépression d’un membre de mon groupe – j’avais eu ma dose avec The Army… Sans compter ces petits enfoirés de Winter Wolves qui n’avaient pas été foutu de s’entendre et qui s’étaient séparés. Bien que ça me fasse moins de travail, ça donnait un petit coup à mes affaires en cours…

J’étais – donc – vite arrivé devant la vitre où, derrière, chantait Eddy Cort. J’avais l’impression de ne pas le reconnaitre. Il me semblait plus vieux – plus marqué… Comme si je ne l’avais plus vu depuis des siècles. Sa chanson était une putain de tuerie. Il me prenait au trip rien qu’avec sa voix et sa guitare. Elle était inspirée – je l’avais vite remarqué – du décès de sa mère. Il l’aimait – ça s’entendait et ça se voyait. Les artistes atteignaient l’excellence dans le malheur – c’était triste mais c’était vrai. Le petit Cort en était la preuve vivante. J’entendais un Roadtramp nouveau – une Roadtramp marqué et plus mature. Même la voix de Cort semblait moins teintée par les variations liées à l’adolescence.

J’étais resté silencieux – ce qui était inédit -, touché que j’étais par mon poulain. Ses larmes coulaient mais son chant était toujours juste. Un chef d’œuvre, c’est ce qu’il était en train de faire… On pouvait y sentir les sentiments mélangés qu’il avait pour sa mère – quelque chose de complexe et de triste.

La chanson terminée, je m’étais penché vers le roadie.

-C’est la bonne. Garde-là telle quelle, dis-je ma main posée sur son épaule.

Il était d’accord – et avait fait un signe vers Cort pour lui dire que c’était bon. Le Cort souriant et enthousiaste semblait avoir disparu – remplacé par l’homme que je toisais derrière la vitre.

J’avais quitté le roadie pour entrer dans le studio où Eddy sifflait bières sur bières – comme le montrait les bouteilles vides.

-Toutes mes condoléances, Cort…, dis-je avec un air grave en regardant mon poulain. Je ne savais pas que ta mère nous avait quittés…

Le deuil – c’était un sujet que j’évitais d’aborder. J’étais pourtant contraint de le faire alors que Cort semblait sombrer – insidieusement – dans l’alcool. Je devrais peut-être jouer l’hypocrite – aujourd’hui – pour éviter un second naufrage. Car c’est les vêtements puant l’alcool que je me présentais – en ce jour – devant Cort.

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Eddy Cort


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MessageSujet: Re: Mama Said... [PV Daniele]   Dim 12 Nov - 15:12



Mama Said…
ft. Daniele Ricci


J’achevai une nouvelle fois la chanson. Je me retournai vers l’ampli à côté duquel se trouvait la réserve de bières qui diminuait à vue d’œil. Je pris une bouteille… vide… et la balançai sur le côté, recommençant jusqu’à ce que j’en trouve une pleine. Et ce fut debout devant le micro à nouveau, ma guitare accrochée par la sangle à mon épaule, que je décapsulai la bouteille avec mes dents et en pris une longue gorgée. Le roadie derrière la vitre me fit un signe et je lui fis signe à mon tour.

-Ouais… C’est ça… Salut…

J’avais rien contre ce roadie qui était bien sympa avec nous, mais j’étais pas d’humeur à jouer à faire « salut ».

Je bus une longue gorgée de bière avant de passer mon avant-bras sur mon visage pour sécher mes larmes en lâchant un rot énorme parce qu’après un moment, faut bien que ça sorte…

Je recommençai à boire, ne voyant même pas Daniele qui était entré dans le studio et balançai la bouteille, une fois vide, derrière moi sans plus de cérémonie, replaçant mes doigts pour jouer le premier accord. Et ce n’est que quand je relevai la tête vers le micro que je tombai comme nez à nez avec mon manager…

Qui me présenta ses condoléances…

Et comme s’il avait brutalement coupé le seul fil qui me tenait encore debout, je vacillai sur mes pieds, guitare en main, reculant et perdant complètement l’équilibre pour me retrouver le cul à terre au milieu des bouteilles vides.

Comme si chanter encore et encore avait été ce qui continuait à me faire tenir sur mes pieds.

Mais là, c’était terminé. Pas dit non plus que je chanterais à nouveau cette chanson aussi bien. J’avais déjà oublié le premier vers, de toute façon…

Je ne sentis même pas que je m’étais fait mal en tombant. Je ne le découvrirais que la prochaine fois que je serais assez sobre pour pouvoir sentir quelque chose.

Ma guitare acoustique toujours contre moi, assis par terre, je relevai mes yeux larmoyants sur mon manager.

-Je l’avais prévenue pourtant ! Je les avais prévenus tous les deux !

Je me débarrassai de ma guitare en trimant un peu avec la sangle et la balançai plus loin avant de me recroqueviller sur moi-même, toujours assis par terre, à moitié appuyé contre un ampli, mon visage enfouis dans mes genoux.

Je n’avais pas encore réellement pleuré depuis la mort proprement dite de ma mère… Les larmes avaient coulé par moment, mais je n’avais pas encore eu de réelle décompression, pourtant nécessaire…

Comme s’il avait fallu que je ponde la chanson avant…

Et maintenant que c’était fait, je lâchais prise, aidé en grande partie par l’alcool.

J’étais grand, je faisais une bonne tête de plus que Daniele, je devais aussi faire pratiquement une bonne vingtaine de kilos de plus que lui, si pas plus…

Mais je n’avais que 22 ans… Et ma maman avait rendu l’âme.

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MessageSujet: Re: Mama Said... [PV Daniele]   Dim 12 Nov - 19:34



Mama Said...
ft. Eddy Cort


Eddy buvait – c’était la première chose que j’avais vu en entrant dans la salle où il enregistrait. Son visage était marqué par les larmes – et par le deuil. C’était ça qui lui avait fait sortir le chef d’œuvre que je venais d’entendre – c’est souvent dans le malheur des gens qu’on trouvait le profit…

Je lui avais – sincèrement – présenté toutes mes condoléances. La perte d’un être cher était toujours difficile à encaisser surtout pour Eddy – qui était encore un gosse. C’est là qu’il commença à vaciller jusqu’à tomber au sol sur son cul – une belle chute qui devait faire bien mal. J’avais fait une grimace ne voulais vraiment pas être à la place d’Eddy en ce moment même.

-Ça va ?, demandais-je en m’approchant de mon poulain.

L’alcool devait être pour beaucoup dans cette chute – mais je ne me sentais pas encore assez hypocrite que pour lui faire la remarque directement. Les yeux de mon poulain s’étaient – à nouveau – embrumés de larmes. Il avait dit les avoir prévenu – tous les deux. Je m’étais mordu la lèvre – impuissant devant le chagrin du petit Cort. Je m’étais approché de lui quand il avait envoyé valser sa guitare pour se recroqueviller sur lui. J’avais – après hésitation – posé ma main sur le dos d’Eddy après m’être mis à sa hauteur.

-Ça va aller, petit, dis-je en essayant de le rassurer. Je sais que c’est difficile de perdre quelqu’un de cher, rajoutais-je à moitié hypocrite sur le coup.

A moitié seulement – j’avais perdu des amis proches…

Je frottai – un peu maladroitement - le dos de Cort. C’est le seul geste que je savais qui pouvait être réconfortant dans ce genre de moment. Mon poulain craquait – il fallait qu’il vide tout pour aller mieux. C’était l’inverse de ce que mon père disait – mais mon père n’était pas la meilleure source d’informations judicieuses du monde… Lui, il pensait que tout cacher sous une chape de béton et afficher un sourire sans faille était la solution – c’est ce que je faisais aussi mais Eddy Cort n’était pas obligé de faire comme moi.

Je le laissais donc pleurer en priant pour ça soit la thérapie qu’il fallait – parce que je n’en avais pas d’autres…

-Qu’est-ce qu’il s’est passé ? De quoi tu les avais prévenu ?
, demandais-je à moitié curieux sur le coup.

A moitié seulement – je suppose qu’avec plus d’informations, je pourrais mieux l’aider.

Or, je ne savais pas de quoi était morte sa mère – je ne connaissais même pas cette femme.


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MessageSujet: Re: Mama Said... [PV Daniele]   Lun 13 Nov - 14:38



Mama Said…
ft. Daniele Ricci


Une fois à terre, une fois les condoléances de Daniele prononcées, j’avais lâché prise. Pourquoi maintenant ? Aucune idée et je n’étais plus vraiment en état de me poser ce genre de questions philosophiques, de toute façon.

Je chialais comme un môme, un point c’est tout.

Et ça faisait un bien fou : j’avais l’impression que tous les muscles de mon corps se détendaient après être restés contractés non-stop pendant quelques jours sans que je ne m’en rende compte. Pire même, j’avais l’impression que j’avais retenu ma respiration depuis l’annonce de la mort de ma mère et que c’était seulement maintenant que j’arrivais à nouveau à inspirer et expirer, même si c’était de façon chaotique et sous forme de sanglots.

Le visage enfoui, caché dans mes genoux, recroquevillé sur moi-même, j’avais alors senti la main de Daniele frotter mon dos. Un geste simple, peut-être même un peu maladroit, mais ô combien réconfortant pour moi dont personne à part Zoey, à l’enterrement, n’avait vraiment eu de considération.

Je n’avais pas su répondre à sa première question parce que mes pleurs m’empêchaient de parler. Mais maintenant, alors qu’il était accroupi près de moi et avait établi ce simple contact physique, je m’accrochai à lui comme à une bouée. Mon père m’avait à peine regardé lors de l’enterrement et les membres de leur secte à la con m’avaient donné l’impression de se retenir de me cracher dessus.

J’aurais fait quelque chose de vraiment mal, j’aurais été un junkie ou un délinquant, j’aurais encore compris… Mais je n’étais rien de tout ça… Je ne voulais juste pas adhérer à leurs croyances débiles et extrêmes.

Daniele était la seule figure paternelle à laquelle je pouvais m’accrocher en ce moment où j’en avais vraiment besoin.

Ce que je fis littéralement, oubliant complètement les tics et les tocs de mon manager pour le serrer contre moi. Et avec la force que j’avais et que je ne sentais pas, il pouvait toujours essayer de se défaire de mon emprise…

Daniele disait qu’il savait que c’était difficile de perdre quelqu’un et comme il était plus vieux que moi, j’en doutais pas une seconde que ce que je vivais aujourd’hui, lui l’avait sûrement vécu plusieurs fois.

-Je sais… Je sais je devrais pas chialer.

Mais je chialais quand même… Daniele continuait de frotter mon dos et je le maintenais contre moi, mon menton contre son épaule, une main serrant sa chemise dans son dos.

Daniele me demanda de quoi je les avais prévenus et ça me faisait autant de bien de parler que de pleurer… Et au fur et à mesure que je parlais, je desserrais mon étreinte sur mon manager pour finir par le lâcher complètement et reposer mes avant-bras sur mes genoux. De même que mes sanglots, sans réellement cesser, se calmaient et s’espaçaient.

-Maman est tombée malade y a plus d’un an… Mais… Mes parents font partie de la Science Chrétienne…

Je frottai mon nez et mes yeux contre mes bras pour les essuyer.

-Selon eux, la maladie peut être guérie par la prière uniquement… Conneries !

Je lâchai un autre rot qui sorti tout seul… Je pris une bouteille de bière qui traînait à côté de moi et, de colère, la balançai plus loin, mais d’un geste tellement ramolli par mon taux d’alcool qu’elle ne se brisa pas.

-Même mon PUTAIN de prénom vient de la tarée qui a fondé cette religion de merde !

Mes yeux bleus rougis par le chagrin croisèrent ceux, bruns dorés mais un peu rouges aussi, de Daniele.

-Un an que je leur dit d’aller à l’hosto…

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MessageSujet: Re: Mama Said... [PV Daniele]   Mar 14 Nov - 20:02



Mama Said...
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Le petit Cort m’avait serré dans ses bras – un geste tellement spontané que je n’avais pu le prévoir. Je m’étais raidi. Seulement, le chagrin de Cort était tel que je n’avais aucune envie de le repousser. Il chialait comme un enfant meurtri. Il vivait l’amertume du deuil et la seule arme qu’il avait pour la contrer – pour le moment – était la bière. Je ne pouvais rien dire – j’aurais fait la même chose. Je faisais la même chose – même si mes raisons étaient différentes.

Je n’avais que mes mots pour le réconforter – je ne savais pas comment m’y prendre… Je lui avais dit que je savais que c’était difficile de perdre quelqu’un. Je savais qu’une dose d’hypocrisie – dans ce cas – ne ferait pas de mal. Eddy avait dit qu’il ne devait pas chialer. Je croirais entendre un enfant qui s’excuse de pleurer. Ça m’avait rappelé moi – à 4 ans – quand j’étais tombé de mon vélo et que je m’étais ouvert le genou. J’avais pleuré ce jour là – et c’était la première fois que j’avais entendu le dicton « un Ricci nun piagne mai ».

-C’est rien, Eddy, dis-je dans un souffle.

Il pouvait pleurer – il devait pleurer… Il en avait le droit – peut-être parce que ce n’était pas un Ricci…

Le petit Cort serrais ma chemise – quant à moi, j’avais des questions sur ce dont Eddy venait de me dire. Il m’avait lâché doucement pour commencer à m’expliquer que sa mère était tombée malade mais que ses parents faisaient partie d’un genre de secte – que je ne connaissais pas… - qui croyait que les maladies se guérissaient par la prière. Une vaste connerie dont même les gens du siècle dernière n’aurait pas cru…

-Mamma mia, soufflais-je en soupirant.

Le petit Cort avait lâché un rot qui m’avait arraché une grimace dégoutée. On aurait dit Sniper au – bon ? – temps de The Army.

Cort avait des parents qui s’étaient laissé avoir par l’endoctrinement – c’était triste…

J’avais regardé la bouteille de bière que venait de lancer Cort s’écraser sans se briser – un manque de conviction et de la part de mon poulain.

Il détestait cette secte qui avait lavé le cerveau de ses géniteurs – il tenait même son prénom de la fondatrice de la Science Chrétienne. Il avait une vie pas facile – je ne le savais pas… Il était né dans une famille endoctrinée et stricte – mais ça ne l’empêchait pas d’être bourré de joie de vivre.

La partie de l’histoire qui m’avait le plus frappé était le moment où il avait dit que ça faisait 1 an qu’il leur avait dit d’aller à l’hôpital. Je ne pouvais m’empêcher de penser à Maria à qui j’avais dit de nombreuses fois d’aller l’hôpital – mais qui avait repoussé l’échéance au plus loin possible… Voilà où ça nous avait mené…

-Tu ne dois pas te rendre coupable de sa mort Eddy, dis-je en essayant de tenir son regard. C’est la faute de cette secte et de la crédulité de tes parents…

Je ne trouvais pas les bons mots – comment est-ce que je pouvais les trouver ?

-Tu es jeune… Je n’ai aucune idée de ce que c’est de perdre un membre de sa famille à 21 ans, dis-je en me trompant dans l’âge de mon poulain – sans m’en rendre compte. Ce que je sais, c’est que ça peut devenir ta force. La chanson que tu viens de faire le prouve.

Ça y est, je me remettais à penser et à parler comme un Ricci. Laisse ça derrière, oublie et devient plus fort – c’était sûrement la devise de la famille…



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MessageSujet: Re: Mama Said... [PV Daniele]   Jeu 16 Nov - 14:08



Mama Said…
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Bien sûr, les membres du groupe me soutenaient à bout de bras depuis quelques jours, car nous étions des amis avant d’être Roadtramp. Mais sentir la présence de mon manager contre moi, l’entendre dire que ce n’était rien mais, mieux encore, s’intéresser à ce qui s’était passé, me permettant par extension de parler, me faisait encore plus de bien.

J’avais fini par le lâcher pour lui expliquer pourquoi la mort de ma mère me faisait si mal. Ok, j’aurais eu mal dans tous les cas, mais disons que si j’avais su qu’on avait tout fait pour que ça n’arrive pas en vain, la douleur aurait été différente. Parce qu’il y avait des choses contre lesquelles on ne pouvait rien, j’étais peut-être jeune et naïf, mais ça, je le savais.

Cependant, dans ce cas-ci, on n’avait pas fait ce qu’il fallait. Pas faute, de ma part, d’avoir essayé.

Les autres membres de Roadtramp savaient, bien évidemment, tout ce que j’étais en train d’expliquer à Daniele aujourd’hui. Je m’étais installé chez Clepto bien avant d’être majeur et je passais, de toute façon, le plus clair de mon temps chez l’un des membres de ce qui allait devenir Roadtramp ou au skate-park sur Santa Monica encore bien avant ça.

Le moins j’étais à la maison, le mieux je me portais et ce dès la préadolescence.

Mais je n’avais jamais parlé de tout ça à notre manager. Tout comme je n’en parlais jamais beaucoup, même à ceux qui savaient. Je n’aurais pas su parler de grand-chose à propos de mes parents, de toute façon, puisque je ne les voyais que très peu. Parce que quand mon amour pour eux me poussait à aller les voir, c’était quand même pour passer une après-midi à entendre parler de tout un tas de conneries religieuses.

Ça me fit du bien de vider mon sac, l’air de rien, même si j’étais complètement bourré. Jamais je n’aurais pensé que Daniele pourrait écouter et me rassurer jusqu’à tenter de me déculpabiliser… Je ne savais pas qu’il avait cette capacité. Et en ça, je l’avais mal jugé. Mais comme j’étais plein, je ne réalisai pas, au moment où j’essuyai mes larmes sur mon bras, que je n’avais pas formulé tout haut le début de cette idée au moment où je lui dis :

-Je suis désolé, Daniele…

Désolé de n’avoir vu que l’homme d’affaire en lui… D’avoir eu tendance à oublier, ces derniers temps alors qu’on aurait bien voulu qu’il soit plus présent pour nous guider au sujet de l’album, qu’il était aussi un homme tout court, avec la femme qu’il aimait qui était malade et un fils à protéger. Bref, j’étais désolé d’avoir eu des pensées égoïstes.

J’étais tellement plein aussi que je ne me rendis même pas compte que mon manager me rajeunissait d’un an… Alors que j’avais l’impression d’être tout sauf jeune, tout d’un coup.

Mais il capta mon attention en parlant de la chanson et mes yeux bleus se posèrent à nouveau sur lui…

-T’as entendu la chanson ?...

Un vague sourire se dessina sur mon visage alors même que je baissais les yeux pour jouer d’une main avec une bouteille de bière vide qui trainait à côté de moi…

-J’espère qu’ils ont enregistré parce que je serais incapable de la refaire la maintenant.

Je levais les yeux à nouveau sur Ricci.

-Heu… On a fini l’album, tu sais ça ? Tu veux voir ?

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EDDY


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Daniele Ricci


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MessageSujet: Re: Mama Said... [PV Daniele]   Sam 18 Nov - 15:59



Mama Said...
ft. Eddy Cort


J’avais écouté Eddy me parler de ses parents – qu’est-ce que je pouvais faire de plus ? J’étais un faiseur de miracle – mais je ne savais pas encore ressusciter des gens… J’essayais de le déculpabiliser – j’étais dans le bon, non ? Ce n’était pas sa faute si ses parents préféraient écouter les belles paroles d’une secte plutôt que les mises en garde de leur fils…

C’était quand même triste tout cette histoire – et j’aurais été sans cœur si je n’avais pas été un peu touché. Surtout que ces histoires de maladie m’avaient fait pensé – inévitablement – à Maria.

Le petit Cort essuyait ses larmes – il avait pleuré comme un môme… Je ne me rappelle pas avoir déjà pleuré comme ça une seule fois – ou je l’avais effacé de ma mémoire…

Il s’était excusé – je ne savais pas trop de quoi… Si c’est d’avoir pleuré, il était tout excusé – il avait le droit de pleurer sa mère.

-Désolé pour quoi ?,
demandais-je avec un léger sourire. Tu n’as pas à t’excuser, Eddy…

Pour revenir à des choses plus gérable pour moi, j’étais revenu – doucement – vers la chanson qu’il venait de composer devant mes yeux. Un véritable chef d’œuvre qui allait montrer au monde un Roadtramp sensible – ce qui était une bonne chose pour un groupe de métal ! Il ne s’était pas rendu compte que j’avais entendu sa chanson.

-Oui je l’ai entendue,
dis-je en souriant – content de le voir sourire. C’est un chef d’œuvre !

Le petit Cort espérait que les roadies l’avaient enregistré – de ça, je m’en étais chargé en demandant au seul roadie présent de garder la dernière prise car elle était bonne. Dans toutes les circonstances, je n’oubliais pas que j’étais un manager – et le meilleur qui plus est !

-Ne t’en fais pas. Tout est dans la boite
, dis-je en me redressant – et en essayant de me retenir de prendre une bière.

Heureusement que je préférais les alcools forts – parce que, sinon, j’aurais difficilement résisté.

Cort m’avait dit qu’ils avaient fini l’album – et me proposait de l’écouter. Ah ! Enfin une très bonne nouvelle ! L’album terminé – j’allais pouvoir faire les formalités pour le sortir avant les fêtes !

-Ouais, vas-y ! Monte-moi !
, dis-je enthousiaste.

J’avais déjà entendu quelques démos – que j’avais approuvées – mais je n’avais aucune idée de ce que donnait le résultat final. Je n’étais même pas sûr d’avoir entendu la totalité des chansons – mais j’étais certain qu’ils avaient fait du bon boulot.




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MessageSujet: Re: Mama Said... [PV Daniele]   Dim 19 Nov - 14:31



Mama Said…
ft. Daniele Ricci


Je baissai à nouveau mes yeux bleus quand Daniele me demanda pourquoi je m’excusais. Je frottai encore une fois mes yeux qui, malgré que les sanglots avaient fini par s’arrêter, continuaient de couler. Je secouai négativement la tête, honteux, avant de lui avouer.

-Je pensais que t’en aurais rien à foutre…

Je reniflai un grand coup…

-Et j’ai eu tort.

Mais Daniele ne sembla pas prendre mal la chose, parlant de la chanson. J’aurais probablement su la chantonner, mais jamais je n’aurais retrouvé toutes les paroles dans l’ordre. Ce n’était que maintenant que j’avais complètement lâché prise que les effets de l’alcool s’en donnaient à cœur joie !

J’esquissai enfin un sourire quand Daniele affirma que non seulement il avait entendu la chanson, mais qu’en plus, c’était un chef-d’œuvre… Je soupirai.

-Ouais… C’est cher payé, même pour un chef d’œuvre, j’trouve…

Et heureusement, Daniele me rassura en disant que c’était enregistré… J’étais plus calme, mais surtout, j’étais avec l’un des représentants de ma véritable famille. Adoptive, certes, et je ne reniais pas mes parents. Mais j’aimais tout autant chaque membre de Roadtramp et Daniele… Et Maria aussi…

Pour les parents biologiques que la Science Chrétienne m’avait volés, j’avais forgé sans le vouloir une famille plus atypique mais non moins soudée.

J’annonçai alors à Daniele qu’on avait terminé l’album, à peu de choses près. Restait à finaliser la pochette et à voir si on y ajoutait la chanson que je venais de faire. Je proposai à mon manager de lui montrer ce sur quoi on avait travaillé ces derniers mois.

Quand il accepta, je tendis ma main vers lui, incapable de soulever mon propre poids tout seul.

-Aide-moi…

Une fois en équilibre bancal sur mes jambes, je me soutins à Daniele parce que le monde tournait sérieusement et j’eus très vite la nausée. Je lâchai un autre renvoi et du m’arrêter à un moment donné pour ravaler ce que j’étais en train de régurgiter avant de continuer.

On passa de l’autre côté du studio et je me laissai tomber dans un siège alors qu’un casque sur la tête, le roadie qui avait enregistré la chanson se repassait la bande.

-Heu…

Il me fallut un peu de temps pour retrouver dans les tiroirs la maquette de l’album. Je finis par la trouver et sortir tout : la liste des chansons avec les numéros des bandes finalisées, les prototypes de pochettes et autres photos…

-On a… 8… non… Heu…

Je frottai mes yeux.

-7 ! On a 7 chansons… Sans compter celle-ci mais les autres ne l’ont pas entendue… On verra si on la prend ou pas…

Je lui passai le prototype de pochette que je préférais.

-On veut l’appeler Sanitarium… Ou Apocalypse… A cause de l’émeute.

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MessageSujet: Re: Mama Said... [PV Daniele]   Aujourd'hui à 16:47



Mama Said...
ft. Eddy Cort


C’est dans ce genre de moment qu’on vient à savoir ce que les gens pensent vraiment de vous – et je venais d’entendre ce que le petit Cort pensait de moi. Il pensait que je m’en serais foutu de son deuil – et s’en voulait de m’avoir mal jugé. Je ne savais pas si ça me faisait mal ou si je devais féliciter Cort pour son bon jugement.

Je ne m’en foutais pas – mais on ne pouvait pas dire que j’étais venu jusqu’ici sans avoir pensé au profit et à mes erreurs passées que je ne voulais plus reproduire. En d’autre terme, je ne pouvais pas dire que j’étais venu jusqu’ici sans penser à Daniele Ricci – et seulement lui.

A défaut de savoir quoi penser de ça, j’avais simplement noté que, moi, j’avais mal jugé Cort – parce qu’il était bien moins naïf qu’il n’en avait l’air.

Je n’avais rien rajouté – il valait mieux parler de la chanson que de sentiments. J’avais qualifié ce petit moment musical de chef d’œuvre. Le petit Cort avait trouvé ça bien cher payé – moui, ce n’est pas faux…

-C’est dans la douleur que naisse les meilleures choses, dis-je d’un air un peu désolé. C’est triste mais c’est souvent comme ça.

Il parait que ma mère a eu un accouchement difficile – mais ça valait largement le coup, n’est-ce pas ?

La chanson était – heureusement – belle et bien dans la boite. Eddy n’avait pas à s’inquiéter de ça. L’album quant à lui était presque terminé – ça c’est une bonne nouvelle ! Il voulait me le montrer.

Je l’avais aidé à se relever – ce n’était pas un poids plume, le petit Cort. Il s’était soutenu à moi arrivé sur ses pieds. J’avais grimacé à son renvoi – décidément…

On était allé de l’autre côté du studio où j’avais laissé Cort s’installer sur une chaise. Ses gestes étaient lents – parce qu’il était complètement saoul – et pas très académiques. Je n’étais pas le plus sobre dans cette pièce – mais je ne pouvais quand même pas dire que j’étais dans l’état de Cort. Il puait la bière plus encore que je puais le whisky.

Il avait réussi – je ne sais comment – à coordonner ses mouvements pour me sortir tous ce qu’ils avaient fait. Roadtramp avait un total de huit – sept ? – chansons, ce qui n’était pas trop mal.

-Je suis sûr qu’ils la prendront, dis-je en souriant. Donc, huit chansons, rajoutais-je comme si l’histoire était déjà dans la poche.

Il m’avait passé la pochette que j’avais regardée attentivement – tout en écoutant les propositions de titres qu’il voulait donner à son album. La pochette était vraiment bien – et montrait un côté assez noir de Roadtramp. J’adorais !

-Sanitarium, c’est très bien, dis-je en continuant de regarder la pochette sous toutes ses coutures. Moins classique qu’Apocalypse, rajouta l’homme d’affaire en moi.

Le choix final revenait au groupe – je ne faisais que donner mon avis. De l’émeute – qui avait quand même avorté la première tournée de Roadtramp – était née ce que je savais d’avance être l’album de l’année. Quand je disais que les meilleures choses naissaient dans la douleur – j’avais raison.

-La pochette rend très bien. C’est du beau travail Cort, dis-je en regardant mon poulain tout en souriant. Tu m’en fais écouter une ?, demandais-je pressé d’entendre l’une des perles qu’il y avait sur l’album.

Je laissais l’honneur à Cort de choisir.



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