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 The Things We Do For Love [PV Bailey][TERMINE]

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Hank North


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MessageSujet: The Things We Do For Love [PV Bailey][TERMINE]   Dim 26 Nov - 17:05



The Things We Do For Love
ft. Bailey Raphaël


Pendant que Bailey était allée se préparer dans la salle de bain, clope au bec, j’avais passé un coup de fil au Snow White Detox Center de Malibu. J’avais noté le numéro dans le carnet qui contenait tous les numéros des gens que je connaissais… On savait jamais, ça pouvait toujours servir, surtout quand on compte Howard Stone parmi ses meilleurs amis.

Et de fait, ça servait aujourd’hui, mais pas pour Howard… Pour celle qui allait être la future madame North…

Gardant un œil sur la porte entrouverte de la salle de bain, puisque, vêtu seulement d’un short de sport, j’utilisais le téléphone de la chambre à coucher, j’avais composé le numéro. Je regrettais, dans le fond, de ne pas avoir accompagné Bailey dans la salle de bain, mais je m’étais résigné quand même parce que je nous connaissais assez pour savoir que si on commençait comme ça, on n’avancerait jamais…

Quelqu’un décrocha à l’autre bout du fil et je me présentai, expliquai la situation… La jeune femme, enfin sa voix me semblait jeune, me sembla être quelqu’un de compréhensif alors que mon ton à moi devait être celui de quelqu’un d’extrêmement angoissé. Je lui expliquai donc que j’étais Henry North, que ma compagne, Bailey Raphaël, désirait suivre une cure de désintoxication dans leur établissement… Les questions suivirent, concernant son addiction… ma clope entre les doigts, j’avais frotté mes yeux…

-Je sais qu’elle prend de la cocaïne… Mais vous pourrez le lui demander quand on arrivera… On voulait venir aujourd’hui…

Je déglutis parce que ma gorgée était serrée… Puis, j’ajoutai.

-On compte démarrer de San Fernando Valley dans quelques minutes… Le temps d’être prêts tous les deux et… de faire son sac… Dites-moi que c’est possible pour vous de la prendre aujourd’hui… S’il vous plait… Pas que je veux m’en débarrasser… C’est plutôt le contraire… Si on ne le fait pas maintenant qu’on est décidé, on le fera jamais…

Je relevai mon regard vers la porte de la salle de bain, tirant sur ma cigarette pendant que la dame m’affirmait de ne pas m’en faire, que Bailey serait accueillie comme il se devait et prise en charge par les meilleurs médecins et psychiatres qu’ils avaient, conformément à la politique de leur maison. Elle ajouta aussi qu’elle enregistrait le fait qu’on allait arriver incessamment sous peu et qu’on aurait l’occasion de poser toutes nos questions une fois sur place.

J’étais déjà un peu plus… non, juste un peu moins angoissé… Ce dont j’avais eu le plus peur, c’était qu’ils me disent de venir seulement demain ou après-demain. Non, on aurait pas su, c’était maintenant ou jamais.

Je remerciai la jeune femme et raccrochai pour voir Bailey sortir de la salle de bain, les cheveux et le corps enturbannés dans des draps de bain. Je m’approchai d’elle et l’embrassai.

-Ils nous attendent. Je me prépare en vitesse, prend ce qu’il te faut pendant ce temps-là…

Je pris la salle de bain à mon tour, laissant aussi la porte ouverte. Je me lavai les dents juste après avoir écrasé ma clope dans un cendrier (il y en avait partout dans la villa), me rasai puis pris une douche rapide. J’enfilai mes vêtements puis rejoignis Bailey, maintenant habillée, dans la chambre qui était en train de foutre des vêtements dans un sac.

J’arrivai par derrière elle et passai mes bras autour d’elle, posant mon nez et mon front contre sa nuque.

-Tu es prête ?

Parce que moi, pas…

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Bailey Raphaël


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MessageSujet: Re: The Things We Do For Love [PV Bailey][TERMINE]   Mar 28 Nov - 0:36



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ft. Hank




Assise à même le sol de la baignoire, je regarde l’eau du jet de la douche éclabousser mes jambes que je tiens contre ma poitrine. Je grelotte alors qu’il n’y a plus que pratiquement que l’eau chaude qui  coule, créant un bel effet de vapeur dans la salle de bain.

Je ne perds pas de vu mon objectif, mais ce n’est pas pour autant que je ne suis pas morte de trouille. J’ai peur de tellement de choses. Comme de ne pas y arriver. De ne pas aller jusqu’au bout et de chuter de nouveau et encore plus abruptement. J’ai peur que le temps que je passe en cure éloigne Hank de moi et qu’il m’oublie.  Oui, j’ai peur de ça. Le jujube que je lui ai glissé au doigt ne m’assure pas qu’il sera là à ma sortie. Pourtant, l’histoire a démontré que peu importe l’obstacle, Hank a toujours été là pour moi.

Alors, je m’en veux d’avoir cette pensée que je sais être bien involontaire.

Je finis par sortir de la douche et de m’enrouler le corps et les cheveux dans des draps de bains posés sur un support prévu a cet effet.  Je passe mon bras dans le miroir pour regarder mon reflet se déformer par la buée qui reprend tranquillement sa place.

« Allez Bailey… tu es capable… »

Ma petite séance d’auto encouragement passée,  je sortis de la salle de bain au moment ou Hank pose le cornet du téléphone  sur son réceptacle. Il me regarde alors pour me dire qu’il a joint le centre et qu’ils nous attendent. Je dois donc faire mon sac pendant qu’il se préparera et, regardant autour de moi, je ne vois pas trop ce que je pourrais y jeter. Des fringues mais sinon, quoi ?

Je commence par m’habiller, ce sera déjà ça de fait. Je ne me vois pas arriver au centre vêtu uniquement d’un drap de bain…

J’ouvre ensuite les placards d’Hank et j’en sors la chemise dans laquelle je le trouve le plus sexy. Elle est d’un beau bleu et j’ai toujours trouvé qu’elle mettait en valeur la profondeur de ses yeux.  Je pourrai la prendre porter pour dormir et je me sentirai alors dans ses bras. Comme s’il me tenait contre lui et qu’il dort bien profondément.  Et, pourquoi pas, j’enfouis aussi dans mon sac le flacon de son après rasage qui traine sur le chiffonnier.  Si je suis prête à affronter le manque de drogue et tout ce qui vient avec, je me refuse d’en plus ressentir le manque de mon fiancé. Si je peux me permettre d’asperger un peu de son odeur sur mes oreillers, je me sentirai bien vite moins seule.

J’ai assez de vêtements pour quelques jours. Ils doivent bien avoir des machines à laver sinon, Hank  devra faire des échanges. Il ne me reste que ma brosse a dent a prendre quand Hank me rejoint et vient m’enlacer par derrière.

- Non… mais  on y va quand même.

Je me retourne pour lui faire face, cherchant à puiser un peu ans sa force à lui bien que je sens sa jauge aussi vide que la mienne.  Je me hisse sur la pointe des pieds pour l’enlacer à mon tour puis l’embrasser passionnément. Il n’aurait qu’à dire une chose, une seule et je resterais avec lui.

Pourtant, moins de 5 minutes plus tard, nous sommes en route vers le centre, moi me rongeant les ongles – ou ce qu’il en reste – lui, les mains sur le volant en  se montrant quand même le plus réconfortant et positif possible.  Faut quand même le faire, venant de lui !

La route me semble ne durer qu’un battement de cil pourtant nous roulons au moins une bonne heure avant de voir pointer les premières pancartes annonçant le centre, puis, enfin, l’entrée menant au stationnement.

C’est beau. Ça semble vraiment reculé par rapport au chemin, ce qui n’est probablement pas  un hasard. Il y a de la verdure, des coins d’ombres une fontaine, bref, tout pour rendre l’endroit zen et apaisant.

- On se croirait dans un pavillon gériatrique… !


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MessageSujet: Re: The Things We Do For Love [PV Bailey][TERMINE]   Mar 28 Nov - 19:25



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ft. Bailey Raphaël


« Non… Mais on y va quand même… » résumait plutôt bien la situation. On avait aucun des deux envie de se séparer. Mais on avait désormais assez les pieds sur terre pour savoir que c’était nécessaire… Surtout si on voulait voir nos projets aboutir, en commençant par notre mariage. Ma famille avait certes l’habitude de me soutenir même dans mes choix les plus borderline, mais je doutais quand même qu’ils voient d’un bon œil que je me marie une troisième fois (1), avec une junkie (2), qui jusque-là avait eu pour seul emploi stable celui de prostituée pour un gang de South L.A. (3)…

Sans compter la presse qui allait s’en donner à cœur joie.

Alors si on avait déjà supprimé, en quelque sorte naturellement le point 3, nous restait à éliminer le point 2. Et ça passait par cette fameuse cure que Bailey avait décidé elle-même de suivre. Paraît que c’est gagné à 70% quand c’est la personne qui décide d’elle-même d’y aller et pas un tiers qui la force.

Quant au point 1… Bah je pouvais rien faire contre ce putain de point 1… Helen avait voulu divorcer (parce que je l’avais trompée, ce qui était vrai et j’avais pas contesté), Kate avait voulu divorcer (peut-être parce que je l’avais trompé, mais ce n’était pas les raisons qu’elle avait invoquées) et Bailey… n’avait pas encore demandé le divorce, mais qui vivra verra…

Le problème du point 1 n’était pas tellement le fait que c’était la troisième fois, c’était plutôt que je n’étais divorcé officiellement que depuis quoi ? Un mois ?

Une chose à la fois… là, on allait s’occuper du point 2, Hanky, et ce sera déjà pas mal.

Je rendis son baiser fougueux à Bailey. Je profitais de chaque baiser qu’elle me donnait depuis qu’on s’était retrouvés, mais deux fois plus maintenant que je savais que nous étions sur le point d’être séparés temporairement.

Elle était ensuite allée chercher sa brosse à dent dans la salle de bain. Je souris quand je vis, sans avoir besoin de fouiller dans son sac (je vois pas pourquoi j’aurais fouillé son sac t’façon…) puisqu’il était ouvert, une de mes chemises, la préférée de Bailey, et le flacon d’aftershave que j’avais cherché en vain un peu plus tôt dans la salle de bain.

Une minute plus tard, on était dans la voiture, avec L.A.ROCKS en bruit de fond à la radio. On en avait à peu près pour une heure de route jusqu’à Malibu, de San Fernando Valley… Et d’ici à ce qu’on arrive, Bailey n’aurait plus un seul doigt à ronger. Je tendis donc une main, l’autre étant serrée à mort sur le volant de ma voiture, une Lotus Esprit Sport 300 noire, et je vins attraper doucement l’une des mains de Bailey pour l’enlacer de la mienne, toujours affublé de la jujube que j’avais pris soin d’enlever le temps te prendre ma douche puis de remettre à mon doigt…

-Ssshhhh Bailey, chérie… Je suis sûr que ça n’aura rien à voir avec la dernière fois.

Je l’espérais en tout cas, et je pensais bien que ce qui me faisait le plus peur alors qu’on filait vers Malibu était que ça ressemble beaucoup trop à un hôpital psychiatrique.

Mais en fait, non… Ça n’avait rien à voir… Rien du tout… Ce qui avait été froid et austère à l’hôpital était ici zen, tranquille… Il y avait des arbres, une fontaine, c’était un peu reculé… Ça ressemblait plus aux alentours de la thalasso où j’avais pris ma seconde épouse en flagrant délit avec son photographe… Ou…

-Ouais… T’as raison…

Je rigolai tout en roulant le long de l’allée puis finis par me garer. Je me penchai vers Bailey pour un bref baiser avant de sortir de la voiture, prenant son sac sur la banquette arrière. Puis je vins pour lui prendre la main et pénétrer à l’intérieur de l’établissement… Et ça ressemblait vraiment à une thalasso, en fait…

Je m’approchai de la réception, tenant toujours Bailey par la main… Il y avait là une jeune femme et j’étais pratiquement sûr que c’était elle que j’avais eu au téléphone.

-Heu… Bonjour… Je suis Henry North et voici ma compagne, Bailey Raphaël… J’ai téléphoné il y a une heure et demi… Quelque chose comme ça…

J’avais aucune putain d’idée de comment me présenter ici, moi… Et puis mon angoisse se sentait dans ma voix, même moi, je l’entendais.

Mais la jeune femme nous offrit à tous les deux un sourire.

-Oui, bien sûr ! C’est pour Mademoiselle Raphaël, c’est cela ? Tout d’abord, félicitation pour votre décision, Mademoiselle.

Mon regard se posa sur Bailey que j’enlaçai d’un bras derrière son dos pour la ramener contre moi d’un geste à la fois protecteur… et comme pour signaler que je n’étais pas prêt qu’on me la vole, même pour la meilleure cause du monde…

Le regard de la jeune femme passa de Bailey à moi puis de nouveau à Bailey, elle appuya sur un bouton derrière son bureau, probablement pour appeler quelqu’un, et passa devant son comptoir pour nous rejoindre avec quelques feuilles de papier.

-Un médecin va venir vous prendre en charge dans quelques instants… Vous pourrez tous deux poser toutes vos questions. En attendant, je vais vous demander de remplir ces quelques formulaires, Mademoiselle Raphaël.

Elle tendit les feuilles et un stylo à Bailey mais moi, je n’attendis pas pour les questions.

-On pourra… visiter un peu ? Je voudrais voir la chambre où elle va dormir… Et puis savoir pour les visites aussi, les horaires et tout ça…

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MessageSujet: Re: The Things We Do For Love [PV Bailey][TERMINE]   Jeu 30 Nov - 19:39



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ft. Hank





Bien entendu, l’endroit est magnifique et propice à aider les gens qui viennent s’y  ressourcer – disons-le ainsi -  à vite prendre du mieux. Pouvoir profiter des jardins et d’un panorama à couper le souffle aide sans aucun doute à l’introspection mais  ne me demandez pas de l’avouer tout haut. Je préfère comparer l’endroit à un centre pour personnes âgés plutôt que de lui accorder un quelconque crédit.

Et c’est pire encore, quand on entre à l’intérieur. C’est spacieux, bien éclairé, chaleureux. Le genre d’endroit où nous voudrions passer des vacances en amoureux. Alors quand on sait ce que j’y suis venu faire, y’a de quoi se sentir rassuré et réconforté. Mais ça non plus, je ne le dirai pas tout haut.

Hank prend les devant et nous annonce à la réception,  et, malgré sa voix qui manque d’assurance, donne les premières informations. La jeune femme à l’accueil est sympathique a souhait mais je ne ressens ni l’envie, ni le besoin de lui sourire. Je me contente d’hoché de la tête quand elle me félicite pour ma décision puis de m’appuyer à Hank quand ce dernier vient m’enlacer.

Ça va vite. Trop vite même mais il est trop tard pour reculer. Je prends donc la tablette avec les feuilles à remplir épinglées dessus et alors que Hank questionne au sujet des permissions de visite, je vais m’assoir dans la salle d’attendre, du moins c’est ce qui me semble être, et, croisant les jambes pour appuyer la tablette sur mon genou, commence à répondre aux questions.

Tout d’abord l’information de base comme mon adresse – faut que je demande à Hank  car je n’en ai aucune idée ! – mon groupe sanguin, et les gens à contacter en cas d’urgence. Mais la suite se corse et je dois prendre sur moi.

Citation :

a) Quelle drogues consommez-vous de façon régulière :

Ça commence bien… Aussi bien répondre tout simplement « toutes » et gagner du temps..

Citation :


b) Avez-vous ou avez vous eu des idées suicidaires : Oui / oui

c) Avez-vous des problèmes de santé mentale, si oui, lesquels : Oui, trouble de la personnalité limite


Les questions sont ce à quoi je m’attendais. N’en demeure pas moi que ça m’irrite au plus au point d’étendre mes petits bobos sur une feuille.  Je suis accro aux drogues, n’est-ce pas suffisant ?  Je survoles les énoncés, espérant trouver un truc pas trop  moche a répondre mais plus ça continu, plus je me sens humiliée.  Et l’humiliation écrite ne se termine pas là.

Citation :


g) Avez-vous eu des relations sexuelles non protégées au cours de la dernière année ?  

- J’suis une pute, ok !

C’est plus fort que moi. Je vois les questions comme un envahissement de mon être. Comme si on venait gratter les plaies de mon âme avec un petit scalper hyper tranchant et je viens rabattre violement la tablette sur la table base devant moi, sur laquelle sont étalés pleins de magazines.

Je regarde Hank d’un air désolée, des larmes mouillant le bord de mes yeux. Je lutte mais ça devient difficile de les contenir.  S’il n’était pas, entre temps, venu s’assoir a mes côtés, je crois que j’aurais filé en douce par la porte. Non, en fait, j’aurais prit mes jambes à mon cou et je serais déjà bien loin.

-  J’y arriverai pas… ok ?  J’y arriverai pas de toute façon tout ce que je fais c’est que de la merde !


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MessageSujet: Re: The Things We Do For Love [PV Bailey][TERMINE]   Sam 2 Déc - 11:14



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ft. Bailey Raphaël


Bailey ne disait rien, probablement trop angoissée pour pouvoir répondre à la jeune dame qui s’occupait de nous. Elle avait cependant quand même pris le stylo et les formulaires qu’elle lui avait donnés avant de se serrer contre moi…

Quant à moi, ma propre angoisse se manifestait de façon tout à fait inverse : j’arrêtais pas de poser des questions… Je voulais savoir quand je pourrais venir voir Bailey, si je pourrais voir où elle allait dormir pendant le temps de la cure. Bref, je voulais tout savoir. Bailey s’était finalement éclipsée un peu plus loin pour s’asseoir et se pencha sur les feuilles à remplir. La jeune dame, elle, qu’on avait du caster pour faire ce job et être aussi patiente, ce n’était pas possible autrement, répondit à mes questions.

-Vous pourrez rendre visite à votre compagne trois fois par semaine, les lundis, mercredis et jeudis entre 14 :00 et 21 :00.

Mon visage s’illumina.

-Cool ça !

La jeune femme prit un air désolé et secoua négativement la tête.

-C’est une tranche horaire, Monsieur North. Vous ne pourrez pas rester de 14 :00 à 21 :00… Vous avez droit à deux heures de visite dans cette tranche horaire. C’est fait pour s’adapter aux horaires de travail des visiteurs.

Ben mon sourire avait disparu, du coup…

-Ah…

Elle enchaîna sur le reste.

-Mais vous pourrez bien sûr visiter toutes nos infrastructures avant de laisser Mademoiselle Raphaël à nos bons soins… Il n’y a pas de problème. Nous n’avons rien à cacher.

Je passai ma langue sur mes lèvres, relativement satisfait…

-Ah… C’est déjà ça… Et vous n’allez pas l’attacher à son lit ou des trucs comme ça ?...

Elle me regarda avec une moue atterrée…

-Mais non ! Pourquoi ferions-nous ça ? Il s’agit plus ici de se ressourcer, de réfléchir et de parler, Monsieur North… Les pensionnaires sont aussi ici pour partager leurs expériences, se soutenir entre eux… Et votre compagne a déjà fait une bonne moitié du chemin en prenant elle-même cette décision.

J’entendis Bailey jeter la plaquette sur la petite table de la salle d’attente et me retournai pour voir les larmes couler le long de ses joues. Je me mordis la lèvre avant de marmonner.

-Mouais… Ça veut pas dire que l’autre moitié sera une formalité…

Je laissai là la jeune femme et rejoignis Bailey qui me regarda d’un air désolé, les larmes coulant sur ses joues, avant de me dire que tout ce qu’elle faisait, c’était de la merde. Je m’assis auprès d’elle et la pris dans mes bras, frottant son dos d’une main et embrassant son front.

-On vient de me dire le contraire… Que t’avais déjà fait la moitié du job.

J’écartai un peu Bailey de moi pour qu’elle me regarde dans les yeux.

-Hey… hey ! Regarde-moi.

Quand son regard plongea dans le mien, je repris.

-Tu as vu comment te regardait cette jeune femme à la réception ? Si t’as pas vu, moi j’ai vu. Elle te regarde en étant persuadée que c’est déjà gagné. Elle t’admire pour la décision que tu as prise. Et pourtant, elle doit en voir passer, des junkies sur une journée !

Je lui souris.

-Et je suis fier d’être fiancé à une femme aussi courageuse que toi.

Je la repris contre moi un moment, la berçant doucement. Je vis arriver le mec qui devait nous guider à travers les infrastructures à la réception et la jeune femme nous désigner d’un signe de tête. Il s’avança vers nous, mais je lui fis gentiment signe d’attendre 2 minutes.

Je m’écartai un peu de Bailey et repris la plaquette et le stylo sur la table avant de la laisser s’appuyer sur mon épaule comme si elle allait s’endormir. Je commençai par remplir l’adresse, ça, c’était facile.

Je tombai ensuite sur la question des drogues que Bailey prenait et fis une moue de réflexion avant d’écrire :

Citation :
a) Quelles drogues consommez-vous de façon régulière ?  Cocaïne, cannabis, LSD, héroïne, amphétamines, etc. (sexe ?)

J’avais cité toutes celles que je connaissais sans être vraiment sûr qu’elle prenait toute celle-là. Mais je comptais bien lui demander mon score à la fin. C’était en quelque sorte un test pour moi, un test sur combien je connaissais Bailey. Et je lui avais souris et tiré la langue quand j’avais ajouté « (sexe) ». C’était un peu histoire de dédramatiser le truc… Même si c’était pas tout à fait faux.

Ou alors… C’était juste moi.

Elle avait, par contre, déjà répondu sur ses problèmes de santé mentale et sur le suicide. Ok, elle avait plus facile de parler de ça que de la drogue apparemment. Mais peut-être que si on avait été ici pour ses problèmes de santé mentale (stabilisés maintenant qu’elle prenait régulièrement son traitement), elle aurait eu plus facile de parler de la drogue. Bailey pouvait être extrêmement contrariante quand elle voulait.

Citation :
g) Avez-vous eu des relations sexuelles non protégées au cours de la dernière année ?  

Je ricanai et y répondis tout haut, à celle-là…

-Bah… Ouais… Déjà rien qu’une flopée de fois avec moi…

J’avais jamais fait attention à ce genre de truc… Après tout, les campagnes de préventions concernant le SIDA, le VIH et autres conneries commençaient seulement à fleurir à la télé et dans les journaux… Et j’étais plus vraiment de la toute jeune génération qu’ils voulaient toucher… Et comme je me sentais pas mal, je ne me tracassais pas plus que ça… Y avait que la pilule que je faisais gaffe à ce que Bailey la prenne convenablement.

Accouchement et baby blues sanglant, j’ai donné une fois… pas deux.

Tout du moins tant qu’on ne serait pas tous les deux prêts.

Alors j’écrivis simplement « oui ». Puis je tendis la plaquette à Bailey en souriant.

-Je veux mon score maintenant.

@ Billy Lighter



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MessageSujet: Re: The Things We Do For Love [PV Bailey][TERMINE]   Mar 5 Déc - 5:08



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J’essaie très fort de remettre ma vie sur le droit chemin, enfin, peut-être pas de la bonne façon et j’y ai mis du temps mais l’effort est bel et bien là. Tout c’est fait en un déclic lors de cette soirée sur le bateau de l’ami de Hank et Howard.  Je ne sais pas comment ni pourquoi c’est arrivé là sauf que je crois aux signes et si j’ai bloquée à ce moment là, je devais agir. Sans perdre de temps.

Et me voilà donc assise dans la salle d’attente du centre de cure à remplir un questionnaire pendant que Hank semble en faire passer un à la réceptionniste qui nous a accueillit. C’est simple. Je dois répondre aux questions pourtant, dès la première, je m’offusque et ça me tonne le ton pour le reste du formulaire.

C’est légèrement humiliant de recenser tous ses petits travers sur une feuille qui sera consultée et gardé à notre dossier. Je n’ai pas envie d’être fichée comme une junkie incurable-suicidaire-bipolaire-borderline-prostituée. Ça fait une étiquette plutôt longue et lourde à porter.

Je me fâche et viens claquer ma tablette sur la table, me sentant à deux doigts de craquer.  Ça aurait été le cas si Hank n’était pas arrivé à ce moment là pour me réconforter et tenter une énième fois de faire entrer dans ma tête que je suis forte et que tout est possible du moment où la décision vient de moi.

Je le regarde dans les yeux, trouvant la force de ne pas me mettre à pleurer d’avantage  même si déjà des larmes roulent sur mes joues. J’écoute attentivement ce qu’il me dit en tentant d’acheter ça tel quel et de m’y accrocher. Et puis, nous sommes fiancés…ce qui n’est pas rien et est une bonne raison de me battre.

- Tu vas pas la mangé hein ? Ta bague… ?

Je laisse échapper un petit rire nerveux, qui, en fin de compte, tient plus du soupire que du rire. Avoir eu les fonds et le temps, je lui aurais trouvé un truc à la hauteur de mes sentiments pour lui mais, le fait est que je n’ai pas d’assurance travail, et que mes économies fondent comme cocaïne dans le nez de Howard Stone. Je pourrais faire comme bien des femmes. Tirer le bon numéro en épousant un homme qui a de quoi faire vivre mes ambitions.  Vu de l’extérieur, j’imagine que ça doit même ressembler à ça, mon histoire avec Hank. Mais rien n’est vrai là dedans.  La cure, mes médicaments, mes fringues, mes « si » et mes « ça ». Je lui rembourserai d’une façon où d’une autre mais je ne serai pas un boulet financier qu’il traînera.

Hank prend donc la tablette et remplis l’entête avec ma nouvelle adresse. Ma tête appuyé contre son épaule, je le regarde sans mot dire, remplir les autres cases. Celle de la drogue, que j’ai omis ne sachant trop si je devais simplement écrire «  tant que ça me stone » ou les énumérer comme l’a fait Hank. Puis, le reste de mes zones grises. Ma santé mentale, ma vie sexuelle, mes partenaires, mes habitudes de consommations – si le sexe est relié à ma consommation de drogue – de l’alcool pour arroser tout ça ? Pourquoi pas !

Mais non, je ne suis pas alcoolique. Je ne me drogue pas pour baiser. J’suis une pute, je le fais en connaissance de cause. J’ai de bons clients, je tombe rarement sur des salopards. Quoi que j’ai mon lot d’histoire pas forcément plaisante.

Mais c’est vrai que depuis un moment, le seul avec qui je couche c’est Hank et, si Dieu le veut, ce sera ainsi jusqu’à la fin de ma vie. Alors je lui souris quand il dit qu’on a déjà un bon nombre de fois à notre actif et, jetant un œil sur ses réponses, je lui dis que son score n’est pas loin du A+.  

Derrière nous, un homme toussota et, me retournant pour lui lancer un regard noir, je me radoucis en voyant son écusson épinglé à son polo. Ce doit être le préposé qui doit nous faire visiter l’endroit et, comme je n’ai pas envie de passer un séjour merdique, je préfère jouer la douceur avec les employés et intervenants.  Ou disons plutôt que je choisis mes combats.

Une grande inspiration plus tard et ma main dans celle de Hank, nous suivons l’homme au travers du centre qui nous montre tout en détail. La cafétéria et son menu qui, malgré  tout, semble offrir de la bonne cuisine, une salle familial dans laquelle il nous est possible de recevoir nos proches pour une occasion spéciale. Je n’ose pas demander ce qu’on doit faire pour obtenir ce genre de permission de peur de me faire répondre «  après trois mois de sobriété ». Je ne suis pas certaine de tenir une semaine. Alors imaginez au-delà…

Il y a une grande bibliothèque  avec des portes vitrées qui donnent sur un immense jardin. Je ne sais pas si je n’ai jamais terminé un livre de ma vie.  Ce sera peut-être l’occasion  de faire ça. Avoir des projets… me fixer des objectifs. Ça me parle. Ça commence à faire son petit chemin dans ma tête alors que nous continuons de visiter et passons devant différentes salles comme celle des meetings qui sert de causerie entre les participants et différents intervenants, leur bureau, comme celui du psychologue – je sens que je vais le visiter suivant celui là !- puis enfin l’aile des chambres. Il y a, bien entendu, celle des femmes, puis celle des hommes.

- Toutes les chambres doivent être obligatoirement verrouillées et en tout temps. Que vous soyez à l’intérieur ou non.  Vous ne disposez pas de téléviseur mais vous avez droit au radio. Tous les appels sont enregistrés et aléatoirement écoutés c’est ne règle de l’établissement.  Le contenu de vos valises sera analysé et tout objet ou produit interdit vous sera confisqué.

- Produit interdits ?
, demandais-je sans trop comprendre. Les gens amènent leur petits goûter en comprimés ?

- Produits en vaporisateur, sous pression ou contenant de l’alcool comme les désinfectant, les parfums, les fixatifs à cheveux.


Je déglutis avec difficulté en voyant clairement la bouteille d’aftershave dans mon sac. Ils vont me l’enlever ? Ma lèvre inférieur tremble et mon cœur s’emballe.

- Je…  J’ai… amené le parfum de mon fiancé…

- Nous le consignerons et nous le vous rendrons à votre sortie.


« Reste forte Bailey… ne pète pas un câble tout de suite… il te reste la chemise… et peut-être que je pourrais leur demander de temps en temps de venir eux même vaporiser mon lit du parfum de Hank… »

Et de toute façon, Hank m’a affirmé qu’il viendrait tous les jours. Tout ira bien. Tout va bien aller. Rien ne nous séparera.

Nous retournons à l’accueil ou nous attends le médecin qui prendra mon dossier en charge. Ça fait beaucoup de chose pour la première journée. Je resserre l’étreinte de ma main sur celle de Hank qui nous invite à passer à son bureau pour que nous puissions discuter avec lui de ce qu’il appel les «  modalités ».

Ça tombe bien, j’adore répondre à des questions…

Moi ? Sarcastique ? Jamais de la vie !


@ Billy Lighter



Pis demain matin tu m’prendras dans tes bras
On va faire comme si le malaise était pas là
J’vais m’en aller de mon bord, toi du tiens
Peut-être qu’on se recroisera en chemin.
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Hank North


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MessageSujet: Re: The Things We Do For Love [PV Bailey][TERMINE]   Mar 5 Déc - 21:48



The Things We Do For Love
ft. Bailey Raphaël


J’essayais de réconforter Bailey avec toutes les armes que j’avais. La plus efficace étant ma propre foi en elle et en ses capacités à rebondir. Je savais ce que Howard dirait si je lui parlais de cette foi en question : que j’étais con… Ou que j’étais Hank North… Ce qui était plus ou moins du pareil au même.

Mais le fait était que je voulais y croire et que je voulais aussi que Bailey y croit pour pouvoir s’accrocher.

Cela faisait quatre mois que Kate avait demandé le divorce, quatre mois que je n’entendais parler que de violence conjugale, quatre mois que j’étais sur les nerfs… Et pendant ces quatre mois, Bailey avait représenté ma porte de sortie, mon sanctuaire.

La seule qui ne me disait pas que je devrais faire ceci ou cela, même si venant de Stopher, Alexie, Howard, Robin ou mes parents, ça venait d’une bonne, très bonne intention !

Alors quand elle me demanda, ses grands yeux humides fixés dans les miens, si j’allais manger ma bague, je regardai la jujube à mon doigt avant de prendre son visage entre mes mains pour essuyer ses larmes de mes pouces. Je secouai la tête en lui souriant doucement.

-Non… bien sûr que non…

Elle soupira et je ne la lâchai que pour l’aider à répondre au questionnaire qu’on lui imposait. Mouais, ça avait de quoi foutre en rogne et je comprenais que ce soit bien plus facile à remplir pour moi que pour elle. Comme si ses problèmes pouvaient être résumés en quelques lignes à la suite d’une question… Mais pour connaître nombre de personnes accros à l’une ou l’autre substance, Howard Stone en tête de liste, je savais que l’addiction quelle qu’elle soit demandait, pour être comprise, plus que trois lignes. Pas même sûr qu’une putain d’autobiographie suffise !

Mais soit, puisqu’il faut le faire, je fus concis dans mes réponses et quand j’eus terminé, Bailey m’affirma que je n’étais pas loin du A+ et je me mis à rire avant de lui embrasser brièvement le front.

-Et ben ce sera les meilleurs points que j’aie jamais eu.

Mais notre petit moment rien qu’à deux se termina quand l’homme à qui j’avais fait signe d’attendre toussota pour attirer notre attention. Et on le fusilla tous les deux du regard… avant de nous raviser parce que finalement, personne ne nous avait obligé à venir ici. C’était notre décision alors autant rester cool.

Je suis toujours cool… C’est ce que je dis à Stopher quand il sait et il sent que je suis dans les starting-block…

Et évidemment qu’il me croit pas.

Quand faut y aller, faut y aller comme on dit.

Alors Bailey prit une grande inspiration et on se leva pour entamer la visite, main dans la main comme deux gosses apeurés. J’essayais de ne pas avoir l’air trop affecté à l’idée d’être séparé de ma fiancée, par fierté et puis parce que ça n’allait certainement pas aider Bailey si je craquais.

Mais une chose était sûre : cet endroit n’avait foutrement rien à voir avec l’hôpital psychiatrique où je l’avais emmenée en juillet. Cafétéria, bibliothèque, jardin, un genre de salon familial, des salles de paroles pour leurs trucs des junkies anonymes, puis finalement, on arriva aux chambres avec des ailes séparée homme/femme.

L’homme nous ouvrit l’une des chambres et je découvris une pièce qui ressemblait à une chambre d’hôtel confortable. Il n’y avait pas la télé, ni le téléphone, mais ce n’était pas important… Le décor était apaisant, bref, ce n’était pas si mal. Bailey pouvait même demander une radio si elle voulait. Mais ce qui me dit froncer les sourcils et regarder le gars, ce fut cette histoire de verrouillage des chambres. Je comprenais pas pourquoi les chambres devaient être tout le temps verrouillées et l’homme m’expliqua que c’était pour éviter les vols, que des résidents en manque en agresse d’autres dans leur chambre et aussi les viols.

Et là, je regardai Bailey :

-T’oublieras pas de verrouiller, hein ?

Là où je m’étonnais beaucoup moins, c’était l’histoire des valises fouillées. Ça me semblait on ne pouvait plus logique. Mais j’aurais pas cru que ça s’étendait à tout ce qui contenait de l’alcool. Et évidemment, Bailey avait pris mon aftershave… Je me mordis la lèvre. L’homme était catégorique et disait qu’elle le récupérerait à la sortie. Je protestai un peu, entourant les épaules de Bailey d’un bras.

-Faut pas être bien pour boire de l’aftershave…

L’homme voulut répliquer mais je lui fis signe de laisser tomber, que c’était bon…

-Je le reprendrai en partant…

Puis, m’adressant à Bailey avec un sourire…

-Tu n’auras qu’à amener ma chemise à chaque visite, je me frotterai dessus.

Système D… Tant qu’à faire… Et j’étais sûr que ça amuserait Bailey de me voir faire en plus.

La visite se termina et on arriva à nouveau à notre point de départ. Le préposé ou je ne sais quoi passa alors le relais à un médecin qui nous invita dans son bureau.

Une fois assis sur nos chaises, je posai ma main gauche sur la cuisse de Bailey et écoutai le médecin. Il nous expliqua un peu les règles de vie, le type d'horaire (petit déjeuner, hygiène, rencontre de groupe, rencontre individuelle avec thérapeute), les horaires de visite (que je connaissais déjà) et les divers ateliers qu’il y avait moyen de faire…

Jusque-là, ça ressemblait à un camp de vacances pour boyscout.

-Et pas de visite la première semaine.

Et c’est là que mon visage se décomposa et que je laissai tomber ma tête en arrière.

-Raaah c’est pas vrai ça !...

-Monsieur North ?

Je redressai la tête comme un adolescent qui vient de se faire réprimander par un éducateur.

-Ouais, doc ?

Je vis alors son air perplexe rivé sur ma main gauche.

-Vous avez une jujube au doigt.

Je regardai le doigt en question puis le doc en haussant les épaules.

-Ouais… Et ?

-Vous comptez la manger ?

Je le regardai comme s’il était fou puis désignai du menton sa propre main gauche et la belle alliance en or qu’il avait au doigt.

-Je vous fais bouffer votre alliance pour voir ?

Il revint automatiquement à ses moutons et moi, j’échangeai un regard hilare avec Bailey en pinçant mes lèvres pour ne pas rire.

Bailey eut droit à encore quelques questions et je la soutenais de ma main sur sa cuisse et de regards à l’occasion. Mais globalement, ça ne se passa pas trop mal. J’affirmai aussi, quand le sujet arriva sur la table, que je prenais en charge financièrement la cure de Bailey.

Le médecin finit par refermer le dossier de Bailey et se lever… Le sac de Bailey était à la réception et il fallait qu’il passe à la fouille. Ce fut donc à la réception qu’on retourna et qu’on se retrouva face à face…

Le moment de se séparer était arrivé et mon cœur en pouvait déjà plus…

-Tu me rends mon aftershave ou tu le gardes quand même ?

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MessageSujet: Re: The Things We Do For Love [PV Bailey][TERMINE]   Mer 6 Déc - 3:55



 The Things We Do For Love
ft. Hank




Je ne peux pas être de mauvaise foi jusqu’à la fin et la visite des lieux me rassure quand même assez qu’en à la teneur de mes prochains jours – semaines – ici. Ce n’est pas la Villa de Hank  mais ce n’est pas non plus l’hôpital psychiatrique dans lequel il m’avait fait interner.

Et puis cette fois, je suis ici de mon plein gré et avec les meilleures intentions du monde alors ça compte dans la balance et  je me prête au jeu en regardant l’endroit sous un œil intéressé. Je ne le dis pas, bien sûr, mais dans ma tête, je dresse déjà une liste de petits projets que je pourrais avoir pendant mon séjour. Lire un livre. Un vrai. Pas un comics ou un magazine de mode. Un livre de plus de 300 pages avec des mots que je ne comprends pas forcément.  Me sentir fière et intelligente pour une fois…

Je pourrais m’installer dans la bibliothèque ou sur l’un des transats  que j’aperçois au travers des immenses portes vitrées de la terrasse.  Léon Tolstoï, Arthur Rimbaud, Marcel Proust, pourquoi pas ! J’suis pas une illettrée…  j’dois être capable moi aussi de lire un truc qui paraît bien de citer.

Je m’égare dans mes pensées et c’est dans ce qui sera ma chambre pour un temps que je commence à prendre quelques gifles.  Déjà, l’intervenant me fou la trouille avec l’histoire de résident en manque et de viol. J’ai eu mon lot. Des clients insistants qui ne comprennent pas que quand c’est fini, c’est fini. Je n’ai pas envie de revivre ça ici alors que j’y suis venue trouver de l’aide !  Et à Hank qui me demande de ne pas oublier de verrouiller, je réponds par l’affirmative en hochant  rapidement de la tête et en écarquillant bien les yeux.

La seconde, c’est quand il me dit que je n’ai pas droit au parfum donc, l’aftershave de mon homme c’est un non catégorique. Il me sera rendu à la sortit.  Je sens un pincement horrible m’enserrer le cœur mais encore là, je reste forte.  Et là encore, je réponds par l’affirmative en hochant de la tête tout aussi frénétiquement quand Hank affirme qu’il faut avoir une case en moins pour boire du parfum.

- Si c’est interdis, dis-toi chéri qu’il y a eu un connard pour l’essayer. N’en faut qu’un hen !

Et il est où c’lui là que je le butte ?

La visite se clôtura et nous fûmes inviter à suivre le médecin qui sera en fait celui en charge de mon « cas » pendant mon séjour. Il semble sympathique malgré un air un peu coincé.  Mais j’ai choisis d’adopter une attitude positive et je m’efforce de m’en tenir à ça sinon je vais clairement foutre le camp dès  que j’en ai la chance.

J’ai droit a un résumé complet – est-ce qu’on peut donc appeler ça un résumé ? -  de mon emplois du temps  et je me retiens de m’esclaffer chaque fois qu’il parle «  d’hygiène ».  Je crois avoir de saine habitude de vie malgré tout et, après un coup d’œil à la feuille qu’il me remet, je me retiens de lui demander si j’ai le droit d’aller faire pipi  si ce n’est pas indiqué sur la feuille ou bien si je dois attendre l’une des trois case «  hygiène » de la journée…

- Pardon, mais, qu’est-ce que euh… Attendez j’ai vu ça inscrit… ah ! voilà… Qu’est-ce que «  contrôle aléatoire? »

- Ce sont des prises d’urines et de sang. Cela permet de vérifier si certains parviennent a consommer pendant leur cure.


On ne rigole pas ici. Bon, en même temps, à quoi bon venir en cure si c’est pour consommer avec d’autres junkies ?

La troisième gifle, je ne l’avais pas vu venir. C’est en fixant ma feuille encore que je compris, ou plutôt que j’eu peur de comprendre que les visites n’étaient pas au gré de nos besoins.

- Et euh… c’est quoi les « horaire de visites » ?

- Les trois rectangle vert pâle sur votre feuille sont les moments où vos proches, ceux que vous inscrirez sur votre liste, auront le droit de venir vous visiter ou téléphoner.

- Mais…en dehors de ces plages horaires…

- Il y a des thérapies, des activités de groupes, des examens de santé et tant d’autre chose à respecter, Mademoiselle Raphaël.


La quatrième et plus douloureuse gifle arriva quand le docteur annonça que, pour ma première semaine, aucune visite ne serait permise.  En premier, je cru qu’un oiseau venait de fracasser l’immense vitrine du bureau du docteur mais ce fut mon cœur qui explosa littéralement.  Je cru me mettre à hurler mais  l’.change entre Hank et le docteur suffit à faire diversion entre mes hémisphère cérébrales.

La jujube qui orne le doigt de Hank ne manque pas d’attirer le regard du barbu assit devant nous et c’est un rire que je camoufle avec difficulté qui prend le dessus de mes émotions.  Hors de question pour mon fiancé – oh que ça sonne doux à mon oreille ! – de manger son alliance ! Ça me rassure et chasse mon chagrin un temps.

Du moins, jusqu’à ce que nous nous retrouvons plantés l’un en face de l’autre dans la halle, nos mains entrelacées.  Je n’ai pas envie de le laisser partir.  Mais je n’ai pas le choix. Quand je sortirai d’ici, je serai une femme meilleure, en santé et prête à écrire les plus beaux chapitres de ma vie.

- N’oublie pas que je t’aime, M’sieur North…  J’vais te montre qu’on est pas toutes des salopes…

Je rigole. Je préfère ça que de pleurer.  J’inspire longuement entre mes lèvres puis, après un baiser plus chaste que ceux dont nous avons l’habitude sans pour autant être dénué de mon amour et de passion,  je me recule, retirant mes mains des siennes.

- Dans une semaine… tu te pointe ici. Tu verras je serai déjà plus stable sur mes jambes.  Et, s’il te plaît, ne te retourne pas en t’en allant… j’veux voir tes fesses, tu sais combien je les aimes !

Ouais, ses fesses elles me font craquer. Mais c’est pas la vraie raison. S’il se retourne, je serai incapable de m’empêcher de courir jusqu’à lui, de lui sauter au cou et de pleurer toutes les larmes de mon corps en le suppliant de ne pas me quitter.

Et, quand il embarque dans sa voiture et qu’il démarre,  je suis vite envahit par un frisson horriblement douloureux.  Mais je ne craque pas.  Je demande plutôt à l’infirmière ou  je ne sais trop son titre, enfin la jeune femme qui se tenait tout ce temps non loin de Hank et moi lors de nos adieu si je peux me rendre à ma chambre pour décanter.

Quand j’entre dans ma chambre, le parfum de Hank  vient immédiatement  jusqu’à moi et je souris aux anges. Après une courte négociation, j’ai obtenu qu’on me le garde et que de temps en temps, on en vaporise sur mes oreillers.

Appelez ça un caprice si ça vous chante. Moi, j’appel ça un besoin de femme profondément amoureuse.  


@ Billy Lighter



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