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 Love And Bruises [HOT!][PV Bailey]

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Hank North


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MessageSujet: Love And Bruises [HOT!][PV Bailey]   Ven 29 Déc - 22:39



Love And Bruises
ft. Bailey Raphaël


Toute cette putain de semaine qui semblait ne jamais vouloir finir avait quand même fini par se terminer. J’avais passé le reste de celle-ci chez Christopher et Grace. Un peu comme chaque fois que ça allait mal, ou que j’étais perdu ou angoissé…

Chaque fois qu’il se passait trop de temps entre deux rôles à jouer ? Chaque fois que je n’étais qu’une coquille vide.

Je ne savais pas… mais mon premier réflexe avait toujours été de m’accrocher à mon frère.

Je n’étais pas sorti une seule fois de la résidence après être rentré de la boutique de Baumann. Je restais la plupart du temps seul dans la chambre d’amis à lire le script que m’avaient donné Dylan et Stopher. C’était un putain de bon script et après quelques pages seulement, mon visage se mit à mimer les expressions du personnage qui m’était destiné parfois même mes bras mimaient une petite action.

Si mon frère avait été dans la même pièce, il m’aurait dit en souriant : « Tu method act ? », ce qui n’avait de sens que dans notre langage entre frères. C’était tout ce qu’on avait trouvé pour parler de cette tendance que j’avais à déjà jouer alors que je n’en étais qu’à la lecture du script.

Puis comme j’avais bouffé le script, j’avais lu quelques bouquins, c’était plus sain que de risquer de tomber sur une pub avec Kate à la télé ou sur des émissions de merde sur l’acting. Mais de toute façon, chaque fois, je revenais au script et j’étais passé à la phase 2 de la mémorisation maintenant que je connaissais le film : sans réellement relire consciemment mes parties, je passai dessus avec un marqueur fluo, sans cligner des yeux. Je ne clignais des yeux qu’une fois arrivé en bout de page, comme si j’imprimais ladite page sur ma rétine.

Quand j’aurai terminé, non seulement j’aurais déjà les ¾ de mes lignes de texte en tête, mais si je voulais les relire, je n’aurai qu’à visualiser les pages dans ma tête et lire dans ma tête. Easy.

Mais quand le jour-J était arrivé, quand j’avais ouvert les yeux (enfin, je les avais pas fermés, à vrai dire, me contentant de regarder le plafond qui me narguait) sur ce nouveau jour qui allait voir se jouer mes (énièmes) retrouvailles avec Bailey, je m’étais levé d’un bond, direction la salle de bain.

J’avais pris un long bain chaud, me lavant comme si je ne m’étais pas lavé de toute la semaine, puis je m’étais rasé. J’avais même essayé de me coiffer… mouais… Je savais bien que tout ça serait superflu pour Bailey, mais fallait que je passe le temps ! Les visites n’étaient que cet après-midi et il était…

Je jetai un œil à l’horloge.

-Raaaah ! 10 heures du matin ! Putain…

Soit, j’avais passé le temps comme je pouvais et finalement était venu le temps de partir. Je pris les deux petites boîtes de chez Baumann que j’avais glissées dans la poche de mon jeans, mes clopes dans ma poche de poitrine, tout en me regardant dans le miroir…

-Pfff…

Ma pommette était ouverte au point que Grace voulait que je garde les strips encore deux ou trois jours… Et j’étais tout bleu tout autour, de même que sur la mâchoire inférieure… Alors… j’hésitai deux secondes puis, anticipant les questions de ma fiancée, je retrouvai le numéro du L.A.People avec les déclarations de cette salope de Hill, déchirai la page et la pliai en quatre pour la mettre dans ma poche.

Puis j’eus droit aux embouteillages pour sortir de Hollywood et les passait avec les mains crispées sur le volant à fumer clopes sur clopes avec The Lightening à fond dans la Lotus que je faisais vrombir nerveusement, rendant extrêmement irritables jusqu’aux conducteurs autour de moi.

Bref, tout ce qu’il faut pour ma paix intérieure…

Je finis par arriver en vie et sans tuer personne. Mais je ne devais ça qu’à Bailey : la condition pour la voir étant que j’arrive au Snow White

Je me garai et vis partir exactement la même voiture que celle de Mclagan au moment où je sortais de la mienne. Je la regardai en fronçant les sourcils. Pas sûr que ce soit sa bagnole, j’avais jamais fait attention à mémoriser sa plaque.

Bref, rien à foutre, fallait que je vois Bailey et c’est en souriant et dansant d’un pied sur l’autre que je me présentai à la réception où se trouvait le même demoiselle que quand j’avais déposé Bailey ici. Elle eut un doux rire cristallin avant de me dire :

-ok, vous n’avez pas de sac, videz juste vos poches pour vérification et ce sera bon.

Je m’exécutai avec des gestes nerveux. C’était moi qui étais en manque, bordel ! Je sortis tout ce que j’avais dans mes poches avant de lever les mains en l’air.

-Ok ? C’est bon ?

Elle désigna les petites boîtes couvertes de velours noir de chez Baumann.

-Je peux… ?

Je rigolai gentiment, persuadé que c’était plus de la curiosité qu’autre chose tout en lui désignant la jujube que j’avais toujours au doigt.

-Allez-y… Vous me direz ce que vous en pensez comme ça. Parce que ma jujube va finir par casser… Mais c’est pas le cas de mon amour pour Bailey.

Elle ouvrit les boîtes et son visage s’illumina.

-Waaah…

Je rigolai :

-Ok, « waaah… » ça me convient. Je peux remballer et aller la voir ?

Elle referma les boîtes et me les tendis avec un sourire et des étoiles plein les yeux.

-Félicitation à tous les deux !

Je lui rendis son sourire tout en remettant le tout dans mes poches comme initialement.

-Vous êtes bien la première à nous le dire. Merci… J’y vais…. Je connais le chemin.

Arrivé devant la porte de Bailey, j’inspirai un bon coup avant de frapper à la porte.

-Bailey ? C’est moi… C’est Hank.

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Dernière édition par Hank North le Dim 7 Jan - 16:21, édité 1 fois
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Bailey Raphaël


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MessageSujet: Re: Love And Bruises [HOT!][PV Bailey]   Ven 29 Déc - 23:35



Love And Bruises
ft. Hank North





La visite d’Apolline a fait naître bien malgré moi une montagne russe d’émotions.  J’ai l’impression d’avoir blessée mon amie avec ce qui se voulait être la plus belle nouvelle de toute ma vie.  La pire de toute est de ne pas me sentir désolée pour Apolline. Je sais qu’elle s’en remettra quand elle apprendra à connaître Hank et qu’elle verra d’elle-même le bonheur que nous partageons.

Mais oui, j’aurais préférée qu’elle soit d’emblée heureuse pour moi. Qu’elle me félicite et que toute les deux, parlions de nos futurs vies de couples. Moi avec Hank, elle avec Howard. Pouquoi pas, planifier des soirées  poker ou au bowling.

Je suis seule dans ma chambre que je trouve étrangement vide depuis son départ et, allongée sur mon lit, je fixe le plafond sans vraiment le voir. Ce qu’elle m’a raconté ne me surprend qu’à moitié.  Et même si j’avais été témoins de la scène, je n’aurais pu blâmer mon fiancé pour son impulsivité.

Au contraire, ça ne démontre rien de plus que l’importance de le soutenir.

Il ne faut pas longtemps après le départ d’Apolline pour que de nouveau on toque à ma porte et que je reconnaisse la voix chaude de Hank.  Je bondis du lit comme une petite gazelle et j’ouvre la porte en vitesse pour mieux lui sauter au cou en refermant mes jambes autour de ses hanches et mes bras autour de son cou.

- Enfin !!!

J’ai besoin de l’embrasser, le serrer contre moi. Entendre sa voix et les battements de son cœur. Entre une pluie de baiser, je lui dis combien il m’a manqué et que j’attendais avec impatience sa visite.  Je redresse la tête pour poser sur lui un regard trahissant mes émotions.  Du bout des doigts, j’effleure sa pommette tuméfiée.

- Ta semaine semble avoir été plus pénible que la mienne…

Je délaisse mon étreinte de mes jambes pour reposer mes pieds sur le plancher et l’entraîner vers mon lit. Pas de temps a perdre… nous parlerons plus tard. Pour tout de suite, je veux lui faire l’amour, même si ça contreviens aux règles de l’endroit.

Que seraient des retrouvailles de fiancés dans un peu de sexe ?

Mes mains passent déjà dans son jeans pour en faire sortir sa chemise puis remonte sur les boutons que je déboutonne rapidement. Son torse enfin dévoilé, j’y fonce à pleine bouche comme une cible de fléchette.

- Jamais plus je ne veux être séparée de toi aussi longtemps ! Jamais !

J’ai l’impression de le redécouvrir.  Mais en fais, je cherche d’autres marques, semblables à celle de son visage.  Mon exploration remonte jusqu’à ses épaules puis sur ses bras et enfin, ses mains que je prends dans les miennes.

J’effleure la jujube et mon cœur fait un bond.

- Elle y est toujours…

J’émets ma constatation dans un murmure étouffé par la surprise et le bonheur de la retrouver.  Mais le bonbon n’est plus ce qu’il était. Il est même légèrement répugnant et j’éclate de rire longtemps et fort. Au point où je m’en tiens le ventre et que je sens mes yeux s’emplirent de larmes. C’est un gros fou rire qui opère en moi et il me faut bien tout mon selfcontrol pour réussir à reprendre un peu de sérieux.

- Je te promets qu’un jour je saurai t’en offrir une vraie alliance et que pour tout de suite, je ne t’en voudrai pas si tu la balance aux ordures…  


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MessageSujet: Re: Love And Bruises [HOT!][PV Bailey]   Lun 1 Jan - 17:00



Love And Bruises
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J’avais à peine annoncé ma présence à travers la porte que celle-ci s’ouvrit à la volée et que je ne pus que réceptionner avec grand plaisir ma fiancée dans mes bras en riant.

-Wow !

Pas le temps de faire un plus long commentaire. Le baiser fiévreux qu’on échangea  avant qu’elle ne s’attaque à mon visage entier voulait tout dire, de toute façon. J’avançai de quelques pas pour entrer dans la chambre tout en soutenant Bailey et fermai la porte derrière moi d’un coup de pied tout en murmurant à ma fiancée qu’elle aussi m’avait manqué et que je n’en pouvais plus de cette semaine de merde.

Bien qu’un peu moins merdique depuis que Dylan et Stopher m’avaient mis un script entre les mains. D’ailleurs, la prochaine étape consisterait à parler casting avec eux.

Le regard de Bailey croisa le mien et j’y vis plus ou moins tout l’amour du monde. Et si j’avais bien le lointain souvenir d’un tel regard de la part d’Helen, jamais Kate ne m’avait regardé comme ça. Mais je baissai le regard quand elle effleura ma joue.

-Nos semaines ont dû être sensiblement pareilles. J’étais en manque de toi… et je suis un petit peu parti en vrille.

J’ai démoli le père de ton fils, mon amour…

Bailey descendit de mes bras et me prit par la main pour me guider vers son lit minuscule avec un regard entendu. Je ne pus m’empêcher de passer ma langue sur mes lèvres dans l’expectative de ce qui allait suivre. Aurais-je trouvé en Bailey une merveilleuse combinaison de la gentillesse d’Helen et de l’appétit de Kate ?

Il semblerait bien parce qu’à peine assis sur le lit, Bailey de plaça à califourchon sur mes cuisses, pas du tout refroidie par les bleus qu’elle avait remarqués sur mon visage. Alors qu’elle s’occupait déjà de me débarrasser de ma chemise (ça valait bien la peine de tergiverser 10 minutes en me demandant laquelle j’allais mettre ce matin), je cherchais à voler des baisers à même ses lèvres ou à défaut, en déposais dans son cou en soupirant d’aise.

C’était bon de la retrouver, de sentir sa chaleur, son odeur et la douceur de ses caresses.

A peine mon torse visible entre les pans de ma chemise ouverte, elle se jeta sur moi et je me laissai tomber en arrière sur le lit en rigolant brièvement avant de gémir d’un plaisir non dissimulé tout en passant une main dans ses cheveux. Elle explorait mon corps et j’adorais ça… et je n’avais aucune idée qu’elle puisse être en train de chercher d’autres marques que celles que j’avais dans la figure. Les seules qui me restaient sur le torse et les épaules étant les cicatrices blanchâtres laissées par les plus graves morsures ou griffures de Kate, in love or hate. Pas sûr qu’elle sache vraiment la différence entre les deux, Kate, en fait…

Je n’ouvris doucement les yeux pour lui sourire que lorsque je sentis ses doigts enlacer les miens et qu’elle remarqua que j’avais toujours la jujube à mon doigts.

-Evidemment qu’elle y est toujours… je t’avais promis…

Mais quand elle vit l’état dans lequel ce bonbon était, elle éclata de rire et moi avec. Elle était vraiment dégueulasse, cette jujube et ressemblait moins au bonbon qu’elle était qu’à un vieux bout de boyau…

Quand on sa calma un peu, elle affirma qu’elle ne m’en voudrais pas si je jetais la jujube et qu’elle m’offrirait un jour une vraie alliance. Je lui souris doucement, passant ma main sur sa joue…

-Loin de moi l’idée de vouloir couper court à tes ambitions mais, comme tout le monde commençait à me prendre pour un taré avec mon bonbon, j’ai un peu pris les devants.

Je savais que Bailey ne voulait pas être vue comme une fille qui profiterait de moi et de mes possessions. Et même s’il était foutrement hors de question qu’elle me rembourse quoi que ce soit, l’argent qu’on gagnerait, en tant qu’époux, sera de toute façon réinjecté dans le bien-être de notre couple, je ne voulais pas freiner ses ambitions. À mes yeux, ce serait pour elle une clé supplémentaire pour s’en sortir que de se faire un plan de carrière… sans obligation…

Je me contorsionnai un peu, soulevant facilement Bailey à la force de mon bassin pour aller chercher les deux petites boîtes de chez Baumann qui commençait à me faire mal dans mon jeans que Bailey rendait atrocement étroit par sa simple présence.

Je posai les deux petites boîtes sur mon torse, devant elle.

-Avec la bénédiction de Robin, Grace et Christopher North. Je ne sais pas laquelle des deux est la tienne et laquelle est la mienne… faudra que tu les ouvres pour voir…

Je la regardai dans les yeux avec un sourire en coin.

-Si tu veux rejouer la scène de la demande, j’en serais ravi…

Spoiler:
 

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MessageSujet: Re: Love And Bruises [HOT!][PV Bailey]   Mar 2 Jan - 21:38



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Il est là ! Après une semaine absolument éprouvante durant laquelle je me suis lancée corps et âme dans toutes sortes d’activités et ateliers dans le but unique de ne plus rien ressentir, je peux enfin embrasser mon homme et je ne manque pas de lui faire ressentir la lourdeur de mon attente en me jetant littéralement à son cou pour le couvrir de baisers, jusqu’à en finir échoué sur mon lit.

Visiblement, ça n’a pas été plus facile de son côté et je compte bien en apprendre d’avantage mais pas tout de suite. J’ai envie de lui. C’est sexuel, certes, mais ça va bien au-delà.  En faisant l’amour avec lui, je me sais capable de lui prendre de son mal et d’en faire des confettis.  Nous avons toujours communiquer de cette façon, ça date pas d’hier !

J’en suis à lui retirer sa chemise quand de ma main gauche, je sens la jujube qui orne encore et toujours son doigt.  J’ai eu si peur qu’il s’en débarrasse dès nos cœur loin l’uns de l’autre que  je ne peux me retenir et d’éclater de rire en réalisant que, malgré la symbolique de mon geste, j’ai forcé Hank à se balader avec un bonbon collé au doigt.  J’en ris à gorge déployée, larmes aux yeux et en me tenant le bide. Il me faut bien un moment pour reprendre mon sérieux.

Je viens ramener mes cheveux en une couette au dessus de ma tête en écoutant Hank me dire qu’il avait un peu prit les devant. En fait, ce que moi j’ai en tête, c’est qu’il est entrain de me dire que la jujube qui orne son doigt en ce moment n’est pas celle d’origine et j’allais lui dire que c’est vraiment pas grave mais les mots s’étouffes dans ma gorge quand il pose sur son ventre deux petites boîtes.

C’est maintenant l’émotion de la surprise qui borde mes yeux de larmes et qui me laisse
complètement sans voix.  J’en porte une main tremblante devant ma bouche, cherchant à trouver un truc intelligent à dire mais j’en suis incapable.

- Hank…

Je laisse des yeux les petites boîtes quand ensuite il ajoute qu’on a même la bénédiction des membres de sa famille pour convoler et les larmes qui ne faisaient que menacer, coulent maintenant le long de mes joues.

Je finis par retrouver un certains contrôle et j’ouvre les deux petites boîtes, y découvrant  deux splendides alliances assorties. C’est plus beau encore que tout ce que j’avais pu imaginer et au dessus de mes rêves les plus fous.

Ma main droite vient chercher sa gauche mais avant de lui passer la bague au doigt,  je veux être certaine qu’il n’a pas perdu de vu dans quoi je voulais nous embarquer.

- Je suis loin d’être parfaite. J’suis même un sacré paquet de problème quand on y pense. J’ai rien de plus a t’offrir que mon amour inconditionnel mais je te promets que chaque jour, je trouverai une nouvelle façon de te dire que je t’aime. Et ça serait encore plus parfait si tu acceptais de m’épouser.  

Je pris enfin la bague, la vraie et, non sans avoir préalablement débarrasser son doigt de la jujube, je la lui glissais au doigt en le regardant droit dans les yeux. Je souris, au travers de mes larmes.  Je n’ai jamais de toute ma vie ressentis autant d’émotions en même temps.

Je viens essuyer mes larmes du revers de la main en rigolant doucement. Je deviens une vraie pleureuse ou alors c’est que je sais maintenant me connecter vraiment avec mes émotions ?

Quoi qu’il en soit, j’en ai le cœur qui bat à toute vitesse et les mains qui tremblent. C’est impossible d’aimer plus quelqu’un que je peux l’aimer lui en ce moment. Jamais auparavant sur cette terre, il n’y aura eu une histoire avec autant de sincérité que celle que nous écrivons.


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MessageSujet: Re: Love And Bruises [HOT!][PV Bailey]   Jeu 4 Jan - 15:38



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Tout en regardant Bailey ramener délicieusement ses cheveux en une couette sur sa tête, ce qui avait le don de dévoiler sa nuque bien dessinée, la ligne douce de sa mâchoire, mais aussi, de remonter d’une façon très attirante ses petits seins vers le haut, j’avais sorti de ma poche les deux boîtes de chez Baumann. Les posant sur moi en me disant que j’aurais dû écrire les premières lettres de nos prénoms sur les boîtes pour savoir laquelle revenait à qui, je fis, par ce geste, passer ma future épouse du fou rire aux larmes en moins de temps qu’il n’en fallut pour le dire. Muette, elle avait porté une main tremblante à sa bouche.

Et je n’avais foutrement aucune idée de comment je devais réagir… Est-ce que je devais me redresser pour la prendre dans mes bras et la rassurer ? Est-ce que je devais dire quelque chose d’intelligent ?

Non, me connaissant, moins j’en dirais, mieux ce serait.

Alors, dans le doute, je la laissai faire, lui laissai le temps de gérer ses propres émotions dont j’avais l’impression qu’elles me transperçaient de toutes parts.

Mais finalement, comme pour la rassurer quand même, je lui annonçai qu’on avait la bénédiction de mon frère, son épouse et leur fils, ce qui était déjà pas mal. Je fis un sourire quand je vis alors les larmes couler le long de ses joues et je tendis une main pour aller caresser sa joue et écraser une de ces larmes de mon pouce…

-Je ne voulais pas te faire pleurer…

Et juste avant qu’elle n’ouvre les boîtes pour découvrir nos bagues de fiançailles, je lui affirmai que j’étais partant pour une deuxième prise de la scène de la demande. Pas que la première ait été loupée, loin de là… C’était juste que ça arrivait qu’il y ait des scènes que j’aime tellement jouer que j’avais envie de les faire plusieurs fois. C’était vrai et possible derrière la caméra, ça l’était moins dans la vie réelle… Alors pour une fois que j’avais l’occasion de le faire, j’allais me gêner !

Bailey prit alors la bague qui me revenait et je posai la boîte qui contenait la sienne sur le lit à côté de moi pour me redresser en position assise, me retrouvant face à elle qui tenait ma main entre nous pour en enlever la jujube collante et noircie. Je frissonnai en me sentant comme vide une fois le bonbon enlevé… Je regardai Bailey dans les yeux alors qu’elle affirmait ne pas être parfaite mais qu’elle m’aimait sans condition et que ce serait parfait, par contre, si j’acceptais de l’épouser je lui souris.

-Bien sûr que j’accepte !

Elle me glissa la bague au doigt et la sensation de vide disparut. Je répondis par un petit rire à son sourire larmoyant qu’elle essaya en vain de sécher d’une main. Puis, je vins doucement embrasser chacune de ses joues mouillées de larmes avant de l’embrasser sur les lèvres, intensément, mais brièvement en soupirant de plaisir.

Mais on avait pas fini.

-A mon tour.

Je pris la bague qui lui revenait, en faisant un peu scintiller les diamants à la lumière entre nous.

-Je voulais des diamants qui rappellent la couleur de notre jujube…

Je quittai la bague des yeux pour regarder ceux de Bailey et je pris une grande inspiration.

-J’aime penser que je ne suis pas le monstre qu’ont décrit les médias… Mais je ne peux pas l’affirmer avec certitude…

Le coup que j’avais porté sur Mclagan me hantait encore comme si c’était hier et me hanterait probablement jusqu’à la fin de mes jours… Simplement parce que ça voulait dire que j’en étais capable...

-Je suis conscient de pas être un saint, ni d’être facile à vivre ou même à comprendre. Mon visage aujourd’hui parle pour moi pour ce qui est de mon tempérament.

Je baissai un peu les yeux, jouant avec la bague entre mes doigts, la regardant à nouveau scintiller.

-Mais, si tu acceptes de m’épouser, je ferai en sorte que ce mariage soit parfait dans son imperfection, à défaut d’être un long fleuve tranquille…

Et je ne parlais pas que des médias… J’étais sûr qu’on aurait même pas besoin d’eux pour nous compliquer la vie…

Je relevai mon regard vers Bailey, attendant qu’elle me donne l’autorisation de la lui glisser au doigt.

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MessageSujet: Re: Love And Bruises [HOT!][PV Bailey]   Sam 6 Jan - 4:46



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Quand Hank est entré dans ma chambre, mon idée première est de le dévêtir, l’embrasser, lui faire l’amour, lui faire comprendre par tous les moyens  possibles à quel point il m’a manqué que nos retrouvailles marquent par le fait même ma première semaine complète de sobriété.

Je me suis accroché si fort à au bonheur que de le revoir allait me procuré que je n’ai presque pas ressentis le manque de drogue.  Le docteur Oliver qui me guide  a sourcillé à plusieurs reprises lors de nos rencontres.  Comme si c’était impensable que je puisse être blindée de la sorte et ne ressente pas le mal, outre la douleur d’être séparé de l’homme que j’aime.

- Je vous assure… le simple fait de penser à lui m’apaise. Il est mon phare et je m’efforce de ne pas le perdre de vu. Lui ai-je répondu.

Je suis forte, je suis une battante et j’ai surmonté des tempêtes beaucoup plus monstrueuse qu’un séjour en cure. Cette fois-ci, cependant, je suis encore plus solide et j’ai toutes les raisons du monde de bien aller. Je vais me marier.

Mon  projet, sans tomber à l’eau, est quelque peu reporté quand, dans la folie des retrouvailles, j’effleure ma main de Hank et y retrouve la jujube, séchée, cassante et noircis encore accroché à son doigt.  Je n’y peux rien ou alors ce sont les nerfs qui flanches mais j’éclate de rire, tout comme lui, et je déploie un effort surhumain pour me maîtrisé lui promettant qu’un jour, il aurait droit à une bague digne de ce nom.

Le fou rire laisse rapidement la place à l’émotion qui se trahit en me laissant muette et tremblante quand Hank sort de sa poche, deux petites boîtes noires qui parlent d’elles mêmes. Je n’ai aucun doute sur ce qui se cache à l’intérieur tant et si bien que quand il m’annonce avoir la bénédiction de sa famille, je laisse mes larmes de joie ruisseler sur mes joues.

- Je sais…mais parfois, ça fait du bien de pleurer…

Surtout quand c’est pour une bonne cause.  

La première boîte que j’ouvris contient la bague de Hank. Elle est magnifique, et, je ne vous surprendrai pas en disant qu’elle n’a rien à voir avec la jujube trouvé sur l’Irovy!  Elle est splendide et le fait que Hank ait cherché à trouver des pierres rappelant les couleurs du bonbon me font sourire au travers mes larmes. C’est romantique !

Je la lui glisse au doigt après une reformulation de ma demande.  Plus réfléchis et solennel que la première, elle n’en demeure pas moins aussi sincère et vient de mon cœur. Hank, que je sens devenir totu aussi émotif que moi, accepte de devenir mon époux.

C’est à son tour de faire sa demande et ses mots me vont droit au cœur. Il s’exprime avec une sensibilité que je ne lui connais pas, ou alors très peu. Je n’ai pas l’habitude de ressentir ce genre d’émotion émané de lui mais j’adore ça.

Parce que ça vient de lui. Point barre.

- Oui, je le veux !

Je sais que chaque jour sera un nouveau défis pour nous, que rien ne nous sera facile ou gagné d’avance. Mais je suis prête à tout affronter avec lui. À vivre les bons comme les moins bons moments.  À bâtir notre histoire pierre par pierre. C’est la première fois de ma vie que je n’ai pas peur au lendemain.

Quand Hank glisse à mon doigt ma bague, dans ma tête, je nous considère déjà mariés. Dès à présent, il n’y a rien ni personne qui saurait désunir ce que nous venons d’unir.  Je viens l’enlacer en lui murmurant à l’oreille combien je l’aime et la joie indescriptible qui explose en moi se résume en la reprise de ce que nous avions commencé un peu plus tôt.

Toujours assise sur ses hanches alors que nous nous engagions l’un envers l’autre, je retire sensuellement la totalité de mes vêtements supérieurs sans le perdre du regard. J’aime voir dans ses yeux l’effet que je lui fais, le plaisir qu’il prend quand lentement je m’offre à lui. Je peux voir briller dans ses yeux la lueur d’excitation que je viens d’allumer, m’en amuser en m’en mordillant la lèvre inférieur.

Tout en me repositionnant, je viens empoigner fermement la boucle de sa ceinture et la défais  pour ensuite ouvrir son pantalon et venir caresser sa virilité.

- Un avant goût de ta nuit de noce, Mister North, ça te fais envie ?

C’est une question à laquelle je n’attends pas de réponse  en fait car c’est surtout ma propre libido qui demande à être soulagé après une semaine d’abstinence ! Dès la toute première fois où j’ai fais l’amour, je crois n’avoir jamais été aussi longtemps  en arrêt d’activité. Même après mon accouchement je me suis remise plus vite en marche.

Je glisse en bas de ses cuisses, emportant avec moi son pantalon et tout ce qui vient avec, pour me retrouver à genoux et devant un membre fièrement érigé que je quitte des yeux que le temps d’un regard entendu avec mon fiancé puis, me penchant sur lui, lui prodigue les meilleurs caresses que mes lèvres, ma langue, mes mains et même mes seins peuvent imaginer, jusqu’à ce que dingue de moi, il n’en puisse plus et prenne le contrôle de nos ébats.


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MessageSujet: Re: Love And Bruises [HOT!][PV Bailey]   Dim 7 Jan - 16:31



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J’avais accepté sa demande, puis j’avais formulé la mienne… Je savais bien que, traditionnellement, ça ne se faisait pas comme ça et que des vœux réciproques n’étaient formulés qu’à l’église ou au City Hall le jour même du mariage. J’avais déjà fait ça deux fois, après tout. Mais ai-je encore besoin de préciser que Bailey et moi ne faisions jamais rien comme tout le monde ?

Peut-être même que c’était pour ça que ça allait marcher…

A peine la bague au doigt, Bailey vint m’enlacer et me murmurer à l’oreille des mots d’amour qui me firent sourire d’un air entendu. Pas question d’abstinence avant le mariage avec Bailey comme il en avait été question avec Helen… Ce qui n’avait rien été d’autre pour ma première femme qu’un petit défi innocent avait été un véritable calvaire pour moi, à l’époque, bien que je n’aie jamais su lui avouer, m’étant contenté d’essayer de la faire craquer par des caresses sensuelles. Elle n’avait jamais craqué, profitant allègrement des caresses mais sans jamais me laisser dépasser les limites… Et moi, alors qu’elle s’endormait paisiblement à côté de moi, j’avais passé autant de nuits blanches à ruminer mon désir dont j’avais bien peur, alors que j’en prenais conscience, qu’il n’ait rien de normal…

Et cette sensation désagréable avait été, probablement et de façon chronique, le seul point noir dans mon mariage avec Helen parce que le manque me rendait extrêmement désagréable. Je n’avais jamais plus ressenti ça une fois que je m’étais mis, officieusement puis officiellement avec Kate qui était aussi insatiable que moi… Mais je l’avais payé cher…

Bailey n’avait rien à voir avec mes exs.

Elle se débarrassa de son haut, dénudant ensuite totalement sa poitrine pour mon plus grand plaisir qui se manifesta par de douces tensions dans mon bas-ventre. J’embrassai ses seins en gémissant d’aise, l’enlaçant de mes deux mains dans son dos, pour ensuite venir croiser son regard et m’amuser de son expression alors qu’elle de mordait la lèvre. Je tendis mon visage jusqu’à elle pour venir passer le bout de ma langue sur celle-ci, qu’elle venait de martyriser.

Elle mit fin à ce contact en venant tirer brutalement sur ma ceinture, me faisant gronder de désir. Mais le plus excitant fut ses mots alors que, mon pantalon ouvert, elle glissait sa main sur mon sexe impatient. J’entrouvris les lèvres et mes yeux se firent brillants de la fièvre qu’elle faisait monter en moi.

Evidemment que j’en avais envie !

-Plus jamais on se sépare aussi longtemps, Miss North !

Et pourtant, il n’y avait pas que le sexe qui m’avait manqué : sa présence m’avait manqué, ses murmures rassurants quand je me réveillais en sursaut ou nos mains simplement enlacées pour que je n’oublie pas qu’elle était là quand venait l’heure de s’endormir, la vie qu’elle mettait dans ma villa trop grande et trop vide.

Quand venait la nuit, l’enfant terrible des North redevenait juste un pauvre môme terrifié.

Sauf que là, nous étions bel et bien deux adultes, deux amants avant tout ! Bailey emporta avec elle tout le bas de mes vêtements d’un geste expert qui suffit à me rendre complètement dingue. Je soufflai, tendu par l’excitation et ma peau se couvrant de sueur alors qu’entre mes genoux, Bailey levait les yeux vers moi, joueuse.

J’étais à sa merci, je le savais et je l’acceptais, pour l’instant. Et une lueur de défi brilla dans mes yeux, juste avant que, me prenant dans sa bouche, elle me force à les fermer et à renverser ma tête en arrière en gémissant de satisfaction et en me débarrassant de ma chemise que Bailey s’était employée à ouvrir.

J’enfouis mes deux mains dans ses cheveux, les caressant, les emmêlant, poussant mon exploration tactile jusqu’à ses épaules et sa nuque, le plus loin que mes bras me le permettaient… J’adorais quand elle relevait la tête pour me glisser entre ses seins. Alors, je redressais la tête pour la regarder dans les yeux et qu’elle y voit mon plaisir tout comme j’admirais le sien.

Mes grognements et gémissements étaient plus bruyants, mon cœur faisait une grosse fiesta dans ma poitrine.

-Raaah… On va nous entendre… Et je peux pas me retenir…

C’était un peu pas permis, ce qu’on faisait là.

Je sentis la première goutte de sueur dégouliner de mon front.

-Oh ! Et puis rien à foutre !

Mon désir prit le dessus sans aucun scrupule et je hissai ma fiancée sur le lit avant de m’y mettre à genoux après avoir fait valser mes baskets, mon jeans et mon boxer qui entravaient mes chevilles.

Une semaine, c’est beaucoup trop long.

Je pris le contrôle, prenant Bailey par les hanches, alors que j’étais nu, à genoux sur le lit, derrière elle. Le seul truc que je portais encore, c’était ma bague de fiançailles.

Je me plaquai contre elle, l’invitant par mes caresses des deux mains sur sa poitrine à se tenir debout sur ses genoux, comme moi, son dos nu contre mon ventre. J’embrassais fougueusement son cou, sa nuque, ses épaules, sa bouche quand elle tournait son visage vers moi, le temps que mes mains descendent pour aller brutalement défaire les attaches de son jeans.

Dès que j’eus une brèche, j’y passai ma main pour la caresser, la faire gémir. Mon sexe frottait ses fesses encore couvertes par ses vêtements… Dont je finis par la débarrasser pour la faire reprendre, une fois nue, cette position délicieuse.

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MessageSujet: Re: Love And Bruises [HOT!][PV Bailey]   Jeu 11 Jan - 19:11



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Ai-je encore besoin de parler de la chimie qui opère entre Hank et moi dès que nous nous retrouvons ensemble ? La force d’attraction n’est comparable à rien en ce bas monde et je crois fermement que s’ils pouvaient canaliser ça et la mettre sous pression, les scientifiques obtiendraient une énergie semblable à celle d’une bombe atomique !

Pas étonnant donc que notre demande en mariage  aille en tous les sens, prenant l’allure de confessions maladroites. Mais elle était authentique et sincère. Tout droit sortie de nos cœurs et il n’y avait pas à débattre j’étais follement amoureuse de Hank, dans toute sa complexité et il ne m’avait jamais abandonné, même dans les moments les plus sombres.

Nos retrouvailles étaient donc à notre image : une montagne russe d’émotions.  Et ce n’était pas plus mal.  

J’ai eu tôt fait de dévêtir mon fiancé – comme ça sonne doux à mon oreille! – pour lui prodiguer à l’aide de mes lèvres, de mes mains et même de mes seins, les caresses les plus intimes et sensuelles dont je me savais capable, sur la partie de son anatomie qui m’avait plus que manquer dans la dernière semaine. Et vu combien il était disposé, je ne pouvais douter que la semaine d’abstinence avait été tout aussi pénible pour lui.

Mon corps se frotte au sien, son érection passant de mes seins à ma  bouche dans une coordination quasi parfaite, ses gémissements et grognements emplissent ma chambre. Une belle symphonie érotique qui viendra bercer mes nuits à venir.

À deux doigts de flancher, Hank me hisse sur le lit, dans une position plus ou moins stable, à 4 pattes d’abord puis je me relevais quand il posa ses mains sur mes hanches pour me tenir, mon dos contre son torse, ses mains sur mes seins alors que sa bouche me dévore le cou et les épaules dans un savant mélange de baisers et de mordillement.

- Han… tu m’as trop manqué !!

Ses mains quittent ma poitrine pour foncer vers mon pantalon qu’il détache  rapidement pour  s’y introduire à deux mains. J’en tremble déjà, mordant farouchement ma lèvre inférieure dans une tentative maladroite de contenir mes gémissements.  

Peine perdue.

Quand Hank, termine de me dénuder, je viens frotter mes fesses contre son sexe, mon dos contre son torse, la tête tournée vers lui pour l’embrasser avec fougue.  Il n’en faut pas plus pour que, alors que je presse de nouveau mes fesses contre lui, nos corps trouvent a s’unir de la plus intime des façons.

Je me penche alors d’avantage vers l’avant jusqu’à me retrouver complètement a 4 pattes sur mon lit qui m’apparait soudainement beaucoup plus petit que lorsque je suis seule dedans.

Il n’y a  plus rien de subtile dans notre échange alors qu’il me pilonne avec ferveur et que je gémis, le visage enfouie dans un coussin.  J’ai peur de nous faire prendre mais il n’y a rien de plus excitant justement que cette sensation de l’interdit.

- Hank… ouais chéri c’est trop bon !

Mes seins claquent ensemble, tout come le bassin de Hank sur mes fesses. Mes doigts enserrent  le drap jusqu’à ce que, en plein orgasme, je me laisse tomber sur le ventre.

- Même après 20 ans de mariage, tu me feras encore l’amour comme ça ?



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MessageSujet: Re: Love And Bruises [HOT!][PV Bailey]   Ven 12 Jan - 16:51



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Je n’en pouvais plus. L’avantage, c’était que Bailey n’en pouvait plus non plus… On était aussi incorrigible l’un que l’autre et ce n’était certainement pas un règlement d’ordre intérieur qui allait limiter nos ardeurs.

Et de toute façon : pas vu, pas pris…

C’était ce que je pensais alors que Bailey s’occupait de moi comme jamais aucune femme n’avait su le faire (et je rappelle que j’avais été marié deux fois). C’était tellement bon que j’avais dû me résoudre à me laisser aller en arrière et m’allonger sur le lit, pratiquement persuadé que si je ne le faisais pas, j’allais m’évanouir de plaisir.

Et comme en plus, on ne devait pas se faire prendre, j’avais, après avoir gémis à Bailey que j’allais jamais pouvoir resté discret, commencé à mordre mon poing (déjà meurtri par mon « altercation » avec un pseudo chanteur des pseudo-Planes et Daniele Ricci), pour essayer, en vain, d’étouffer les manifestations de mon plaisir.

Puis j’avais repris le contrôle. C’était plus fort que moi.

On s’était donc retrouvés tous les deux sur le lit. Moi, nu, elle, à moitié nue. Je l’embrassais frénétiquement, allant chercher ses lèvres quand elle tournait sa tête vers moi, m’acharnant sur ses épaules quand elle laissait tomber sa tête sur mon épaule à moi… Le tout tandis que nos sexes flirtaient une fois que je l’eus débarrassée de ses derniers vêtements.

Une semaine, je l’ai déjà dit et je le répète depuis 1970, c’est beaucoup trop long !

La caresser m’excitait au plus haut point, et on ne mit pas longtemps à unir nos corps… C’était probablement la seule chose qu’autant elle que moi, on savait faire convenablement alors on allait pas se priver…

On fit l’amour brutalement, évacuant tout ce que cette dernière semaine nous avait infligé comme tensions… C’était pratiquement le seul… non… C’était le seul moment, quand je faisais l’amour, où je ne savais pas penser à quoi que ce soit d’autre, où je ne ressentais ni peur, ni angoisse, ni stress, ni colère, où je ne réfléchissais pas…

De là venait probablement le fait que je sautais sur la moindre occasion de me perdre dans les plaisirs de la chaire comme un junkie prend sa dose.

Le plaisir m’envahit si bien que je ne sus pas rester accroché aux hanches de Bailey tout au long de nos ébats. Je dus, à un moment, venir me pencher au-dessus d’elle, mes mains plantées dans le matelas de chaque côté de sa tête alors que je continuais à aller et venir en elle de plus en plus fort, de plus en plus vite…

Et si elle avait l’avantage de pouvoir étouffer son plaisir dans son coussin, ce n’était pas mon cas et pourtant, je n’étais pas plus discret qu’elle… Je gémissais son nom et alors que mon ventre frottais contre le bas de son dos et qu’on était en sueur tous les deux, le lit, lui, tapait contre le mur qui donnait sur la chambre à côté.

Des coups se firent alors entendre contre le mur… Et ça ne venait pas de nous… Je relèvai la tête alors que j’étais en train d’essayer d’étouffer mes gémissements en mordillant l’épaule de Bailey. Une femme furieuse cria alors de l’autre côté du mur.

-HEY ! C’EST PAS BIENTÔT FINI ?!

Pour toute réponse, ne me soutenant plus que d’une main, je balançai mon poing contre le mur. A traduire : « On finira quand on finira ! »

Ce qui ne tarda pas à arriver dans un orgasme commun que j’essayai aussi de camoufler comme je pouvais… Bailey se laissa tomber à plat ventre sur le lit et je la suivis dans son mouvement avec un grognement suivi d’un soupir de satisfaction quand on se retrouva, complètement essoufflés l’un sur l’autre.

J’embrassai les épaules, le dos et la joue de Bailey, les yeux fermés, me calmant doucement… Ma fiancée venait de me donner un répit de quelques minutes… Une demi-heure, peut-être, sans angoisses…

Je souris contre sa peau, lui offrant un nouveau baiser, quand elle me posa une question… Me redressant sur un de mes coudes enfoncé dans le matelas pour pouvoir capter son regard alors que j’étais allongé sur elle, je rigolai en répondant…

-Dans 20 ans, j’aurai 58 ans, chérie… Et je n’hésiterai pas une seconde…

Si elle voulait toujours de moi à ce moment-là… Je fis une moue un peu perplexe…

-Et toi ?

Après un moment à rester comme ça, nus l’un sur l’autre à se calmer, je glissai à côté d’elle pour qu’elle puisse se blottir contre moi, mais surtout, pour que nos regards puissent se croiser plus facilement.  Je la pris au creux de mon épaule et passai mon autre main derrière ma tête… Je sentais mon cœur battre jusque dans ma pommette qui portait les strips qui témoignaient de mon accrochage avec Ricci.

-J’ai un tas de truc à te dire… Je veux aussi que tu me racontes ta semaine… Combien de temps il nous reste, avec tout ça ?

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MessageSujet: Re: Love And Bruises [HOT!][PV Bailey]   Sam 13 Jan - 0:13



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La force avec laquelle Hank me fait l’amour serait comparable à celle du Big Bang. Et j’exagère à peine… bon quand même un tout petit peu mais c’est assez pour faire claquer la tête de mon lit contre le mur de ma chambre et nous attirer les foudres de ma voisine de chambre.  Et la réaction de Hank ne rate pas de me faire rigoler, entre deux gémissements, ou en même temps. Ça pour effet de me faire arquer un peu plus du dos et de réclamer de plus grands et puissants coups de bassin de sa part.

La petite provocation de ma voisine de chambre eue pour effet de nous stimulé encore plus. Comme si le fait de s’être fait entendre nous avait excité encore plus au point ou l’orgasme  implosa en nous. Je me laisse tomber sur le ventre, complètement à bout de souffle, Hank, par-dessus moi et je sens con cœur jouer des maracas dans mon dos.

Une sensation dont je ne saurai jamais le lasser. Même dans 20 ans.  Et la réponse de Hank ne manque pas de me faire sourire, même si, il se laisse tomber à côté de moi dans mon petit lit. Je me blottis contre lui, entrelaçant nos doigts sur son ventre avant de lui répondre que moi, dans 20 ans je trouverais encore de nouvelles façons de le faire tomber amoureux de moi.

- Tu sais… jamais se prendre pour acquis et toujours se montrer qu’on s’aime par des gestes au quotidien.

C’est de ça dont j’ai envie. Un amour complice qui se bâtit jour après jour. Savoir se surprendre et se renouveler.

Ma respiration se stabilise lentement et je me tourne sur le dos, ma tête au creux de son épaule, je l’écoute me dire qu’il a beaucoup à me raconter. Et qu’il veut aussi savoir comme les choses ont été pour moi.

- J’en sais rien… c’est une heure et demi, un truc comme ça… tu es arrivé à quelle heure ?

Je n’ai pas remarqué. Je sais simplement qu’il est arrivé peu de temps après le départ d’Apolline et j’hésite un peu à lui parler de sa visite. Mais il doit savoir… et vaut mieux maintenant que le jour de notre mariage.

- J’ai eu une première visite avant toi… Apolline… ? Tu sais, la belle guitariste de The Burning Fire… On a été amante un bout de temps… bref… elle ne t’aime vraiment pas.

Je ne sais pas trop si je dois ajouter quelque chose. En fait il y a un tas de choses que je voudrais dire mais je ne sais pas comment les dires.  Parce que je n’approuve pas son geste mais je ne saurais le blâmer pour ce qu’il a fait. Je fronce un peu des sourcils en cherchant mes mots mais finalement, j’y vais simplement comme je le sens. La façon Bailey, quoi !

- Moi je sais que les fils se sont touchés dans ta tête et que tu n’as pas fait ça pour volontairement lui faire du mal. C’est pas elle que tu visais. Ça, moi, je le sais.

Et suffit que d’une seule personne pour croire une histoire pour qu’elle soit vraie. Et moi, je croirai toujours l’histoire de Hank, Parce que je l’ai vu, pas depuis le début, mais j’ai vécue l’évolution et les séquelles qu’elle a laissé viendront toujours, un jour où l’autre hanter notre tranquillité.

J’embrasse ses phalanges après avoir porté sa main à mes lèvres puis je lui raconte ma semaine qui n’a rien de palpitante. Des discussions de groupe, des rencontres avec le psy, mon docteur, les repas hyper riches qu’on nous sert, et tous les ateliers dans lesquelles je fonce tête première dans le but unique de ne penser a rien.

- Et j’ai pris du poids ! Mon cul élargie a vue d’œil si tu as remarqué ! Fait chier !

Et ouais ! J’ai l’impression d’avoir pris une dizaine de kilos bien que ce doit être beaucoup moins mais la drogue coupe l’appétit, je mangeais moins. Maintenant, je mange mes repas et je me retiens de ne pas aller me resservir.  Faudra que je commence a fréquenter le gym si je ne veux pas me marier obèse.

- Et je suis toute ouïe pour ton récit à toi.  J’ai hâte de savoir comment tu t’es ouvert la pommette. Tu t’es pris la tête avec une porte d’armoire de cuisine, c’est ça ?

Je ne serais pas surprise de découvrir, à mon retour, la Villa dans le même état que lors de nos retrouvailles. Je sais combien il lui est pénible de canaliser ses démons et je commence à me demander si nous ne devrions pas chercher un autre endroit pour y déposer notre petit nid. Parce que, j’ai beau avoir brûlé les vestiges de Kate, je sens encore sa présence comme imprégné dans les murs.

- Mais, chéri, avant que tu me racontes, est-ce que je t’ai dis, aujourd’hui, à quel point je t’aime ?





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MessageSujet: Re: Love And Bruises [HOT!][PV Bailey]   Sam 13 Jan - 17:42



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Allongé aux côtés de Bailey après cette semaine loin d’elle, je me demandais bien comment je faisais, avant… Quand Bailey et moi regardions le foot ensemble comme deux amis… Comment on faisait, sérieusement ? Et comme ça se faisait que maintenant, je ne pouvais plus m’en passer ? Je ne savais pas trop, mais j’étais sûr d’une chose (ouais, je suis souvent sûr de beaucoup de choses avant que ça ne merde), c’était que dans 20 ans, je lui ferais encore l’amour comme on venait de le faire… Si je n’étais pas mort et que je savais encore la lever.

Je lui fis un beau sourire quand elle me dit, en entrelaçant ses doigts dans ceux de ma main meurtrie par les coups de poings que j’avais mis à Ricci, qu’elle trouverait chaque jour un moyen d’exprimer son amour.

-On a déjà commencé à jouer à ce jeu-là… Pas besoin d’être mariés… Et je nous trouve plutôt bons…

Mais j’étais aussi très bon pour me mettre dans la merde, de même que Bailey… Alors ça équilibrait, quelque part.

D’ailleurs, je lui avouai avoir deux ou trois choses à lui dire… Vouloir savoir aussi comment a été sa semaine… Et elle me rétorque qu’on doit avoir encore une demi-heure, sans être sûre… Je libérai temporairement ma main de la sienne, le temps de la passer sur mon visage en sueur en soupirant.

-J’aurai jamais assez d’une demi-heure… Et j’ai aucune idée de l’heure à laquelle je suis arrivé…

Un peu désespéré, je blottis mon visage au creux de son cou, hésitant à commencer si c’était pour ne pas savoir achever.

Mais finalement, ce fut Bailey qui commença à parler et rien que d’entendre le nom de Mclagan, je grommelai dans son cou… Je n’avais pas besoin qu’elle la qualifie de « belle » guitariste de The Burning Fire et encore moins qu’elle souligne qu’elles avaient été amantes un temps… Je savais depuis le début que Bailey avait un penchant pour les femmes aussi… Et si ça me mettait pas spécialement à l’aise d’en parler, ça ne me dégoûtait pas pour autant… Mais avec Mclagan… Je sentis mes muscles se raidir d’énervement bien malgré moi…

Le soulagement que j’avais trouvé dans nos retrouvailles venait de s’en aller d’un coup…

Je serrai les dents, fermant les yeux et frottant ma tempe de mes doigts.

-Ça tombe bien, je l’aime vraiment pas non plus.

Et comme si ça ne me suffisait pas de savoir que j’avais déjà un truc pas cool à dire à Bailey, j’avais vraiment pas besoin de savoir que Mclagan était venue jusqu’ici pour, en quelque sorte, confirmer les dires de Kate Julian.

Décidément, les gens voulaient vraiment nous mettre des bâtons dans les roues, à Bailey et moi…

Heureusement pour moi, contrairement à Apolline, Bailey ne réagit pas mal… Elle ne haussa pas le ton, ne me condamna pas… Elle se montra compréhensive, à la place. Un peu rassuré, j’arrêtai de me masser la tempe et tentai de respirer plus profondément au lieu de me raidir et de me bloquer complètement.

Ça, ce n’était encore rien, comme effort. Ce qu’il fallait surtout que j’évite, c’était de me braquer complètement et de me fermer psychologiquement à Bailey.

Je lui rendis ma main qu’elle se mit à embrasser et ça aida un peu…

-Kate est passée à la télé, ce jour-là, alors que je zappais avec Howard… Elle faisait la promotion d’un de ces centres pour femmes battues qu’elle finance maintenant... Alors j’ai pété un plomb, j’ai balancé la télé par la fenêtre et puis Apolline a commencé à hurler sur Howard…

Je m’arrêtai là et refermai fort les yeux en plissant mes paupières.

-Le coup est parti tout seul… Et je m’en veux encore. Pourtant, Dieu sait que je ne supporte pas cette gonzesse…

J’étais toujours raide (et pas de la façon la plus agréable) quand Bailey se mit à me parler de sa semaine et je l’écoutai, me calquant sur la douceur de sa voix pour essayer de me détendre… Pas facile quand je savais que j’allais devoir parler d’un autre de mes coups d’éclat dont je portais encore les marques. Mais elle réussit quand même à me faire marrer en me disant qu’elle avait pris du poids.

-Aaah, c’est donc ça… je me disais aussi…

Que je lui avais répliqué en rigolant et en lui chatouillant les hanches…

Mais ce fut de courte durée puisqu’elle voulut savoir, tournant sa question à l’humour, si j’avais pris une porte de l’armoire de la cuisine en pleine face… Je frottai mes yeux… j’avais des tics comme ça…

-Heu… Non… Non, l’armoire de la cuisine n’y est pour rien.

Mais avant que je ne continue, Bailey attira mon attention et je ne pus faire autrement que de la regarder dans les yeux quand elle me demanda si elle m’avait déjà dit à quel point elle m’aimait… Je lui souris, mais un pauvre sourire.

-Ouais… Attends de savoir pour ma pommette avant de me le dire…

Je soupirai et me lançai…

-Je voulais pas être seul dans la villa… J’ai passé que des nuits de merde depuis que tu es ici… Et alors, comme j’avais pas encore les couilles d’aller chez mon frangin pour lui dire pour nous… Ben je suis allé au Crazy Ginger… Mauvaise idée et je le sais, j’ai aucune excuse.

Je me remis à masser ma tempe de ma main libre…

-Je me suis d’abord engueulé avec un chanteur de merde que la façon de chanter m’avait mis à cran… Il… Il m’a dit de retourner voir ma « pute de petite-amie » ou quelque chose comme ça. J’ai vu rouge. Je suis devenu vert comme dirait mon frère. Et j’ai frappé dessus. Rico, le sorteur, m’a mis à l’écart avec l’aide de Daniele Ricci qui était là…

J’hésitai à lui parlai de l’eau et du lavabo, mais elle avait pas besoin des détails.

-Enfin, soit, je me retrouve dans les coulisses avec Rico et Daniele… Je me calme. Puis Daniele renchérit en disant que ouais, ma petite-amie est quand même qu’une pute… Alors j’ai explosé encore… Jusqu’à ce que Christopher arrive…

Je me tournai sur mon flanc, pour prendre le visage de Bailey entre mes mains…

-Bailey…

Mais je fus interrompu par des coups frappés à la porte et mon regard se figea dans celui de ma fiancée. Je chuchotai pour ne pas qu’on m’entende.

-Et merde ! C’est qui ça ?!

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MessageSujet: Re: Love And Bruises [HOT!][PV Bailey]   Sam 13 Jan - 20:55



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Toutes les fois que nous faisons l’amour, il y a un transfert d’énergie incroyable qui opère entre Hank et moi.  Nous finissons, comme maintenant, complètement épuisés mais  oh combien comblés, dans les bras l’un de l’autre mais la différence avec les fois d’avant et celle d’aujourd’hui, c’est qu’aujourd’hui, nous savons nos minutes comptées et que nous avons un tas de choses à nous dire avant de se séparer de nouveau, ce qui ne me fait qu’apprécier encore plus la douceur de son étreinte.

Le temps joue contre nous alors je fonce, sachant que ce n’est pas le sujet qui lui plaira le plus mais je ne peux passer sous silence la visite d’Apolline.  La réaction d’Hank ne se fait pas attendre alors que je sens tout son corps se raidir, ses muscles se contracter au point où j’ai l’impression qu’il pourrait fissurer.

Apolline ne l’aime pas le moins du monde et ce sentiment est partagé de par mon fiancé. Je ne m’attends donc pas à une réconciliation entre eux mais comme je n’ai pas l’intention  d’organiser des soirées de cartes entres amis, sauf pour notre mariage, je ne crois pas qu’ils auront vraiment à se fréquenter.

- Ce que vous pensez l’un de l’autre ne change rien pour moi, bébé. Mais si je t’ai dit ça c’était pour que tu saches que  c’est moi et moi seule qui me fait une opinion de toi. Je n’ai besoin de personne pour m’influencer ou me mettre en garde.

Y’a qu’un écorché vif de la vie pour en comprendre un autre. J’aime croire que, là où les deux autres ont échoués avec lui, moi, je saurai faire la différence pour Hank. Je l’écoute attentivement me raconter le fil de l’évènement tout en lui embrassant la main. Et rien ne me surprends au final. Tous les éléments étaient en place et jouaient contre lui. Ce qui me fait sourciller cependant c’est qu’Howard n’ait pas cherché à le stopper avant ou a s’interposer. Pourtant, il le connait aussi bien que moi, il aurait pu anticiper et éviter que ça ne dégénère à ce point.

Howard et l’inactivité… une histoire d’amour infinie !

Vaut mieux passer à autre chose et la façon dont j’ai occupé ma semaine me parait comme un océan calme après le chapitre Mclagan.  Et sauf pour mes fesses qui ont élargies,  Hank ne passe aucun commentaire. De toute façon, il n’y a rien a dire et c’est tant mieux comme ça !

Me tournant sur le côté, relevé par mon coude enfoncé dans le matelas, je l’écoute me raconté sa propre semaine. Et son histoire n’a rien de banale mais, allez savoir pourquoi, je n’en suis pas surprise. Sauf pour Daniele Ricci qui trouve toujours a atterrir d’une façon ou d’une autre dans ma vie.

Donc en résumé, mon fiancé s’en est prit à un pseudo chanteur qui n’a rien fait de plus que de me gratifié de ce que je suis. Qualificatif appuyé ensuite par Ricci. Mouais lui par contre il aurait pu se la fermer, ça n’aurait rien changé a l’histoire.

Je soupire, un peu perdu dans ce récit qui, aussi chevaleresque puisse t-il paraître – quelle femme ne voudrait pas voir son homme prendre sa défense avec autant de ferveur que l’a fait Hank?

- Ils n’ont pas mentis. Ricci et l’autre, le chanteur de merde. Ils n’ont fait que dire ce qu’ils savent de moi, Hank…

Ma vie a effectuée un virage drastique quand je me suis officiellement mise en couple avec Hank North. Et la chute des South Panthers a mis un terme définitif à ma carrière de prostitué mais ça, sauf pour quelques personnes qui me connaissent, c'est-à-dire Apolline, Howard et Hank, personne ne le sait. Il n’y a pas eu de dirigeable dans le ciel avec une bannière flottant derrière qui mentionnait ce fait.

Hank se tourne alors dans la même position que moi, prenant mon visage entre ses mains. J’ai l’impression l’espace d’une seconde qu’il va m’avouer l’inavouable. Je déglutis avec peine, mon cœur se resserre comme dans un étau et je sens presque des larmes border mes yeux.
Je deviens émotive ou c’est l’effet du centre ?

Alors qu’il souffle mon prénom, et que j’allais murmurer le siens sur la même tonalité, on vient frapper à ma porte. Je bondis alors du lit enfilant la première chose qui me tombe sous la main, soit, la chemise de Hank. Pas celle d’aujourd’hui mais celle que je garde avec moi depuis une semaine. Celle avec laquelle je dors et dans laquelle j’ai enfouie mon visage mainte et mainte fois, en respirant profondément l’odeur imprégnée de mon homme.

Tournant la tête vers Hank, je place mon index sur mes lèvres avant de luis désigner avec ce même doigt la porte de ma salle de bain privée.  Il ne peut pas partir. Pas tout de suite. Pas en pleine conversation. Je ne saurais attendre la prochaine visite. J’ai besoin de lui dire qu’il n’a pas besoin de me défendre chaque fois. De s’abaisser à leur niveau. Qu’on vaut mieux qu’eux parce que nous, on a besoin de personnes pour nous aduler  et nous lécher le cul.

Han k se lève alors que je ramasse  en toute hâte ses fringues  éparpillées sur le sol et que je lui balance alors qu’il se dirige vers la salle de bain presque sur la pointe des pieds.  J’attends qu’il soit bien caché alors qu’on continue à solliciter ma porte puis j’ouvre.

- Ouais ?

- Il est temps pour votre visiteur de partir, Mademoiselle Raphaël…

- Mon… ah… Il est déjà partie depuis un moment, je ne me sens pas bien je crois que j’ai shoppée une gastro je cours aux toilettes me vider  toutes les 10 minutes…


L’expression de dégoût qui s’affiche sur le visage du préposé parle d’elle-même. Il se recule de deux ou trois pas avant de me demander s’il fait monter un plateau repas ou si je me crois capable d’aller manger à la salle avec les autres.

- Bah non… un plateau repas ici ça serait bien parce que je ne voudrais pas contaminer tout le monde…

- Parfait… Votre visiteur, il est partit il y a combien de temps environ ?

- Il y a au moins une demi heure, je ne me sentais vraiment pas bien alors il a dit qu’il reviendrait à la prochaine visite si je vais mieux.

- Emily était en pause… ça expliquerait pourquoi il n’a pas signé le registre de sortit. Bon, très bien. Votre plateau vous sera apporté dans deux heures. Reposez-vous bien!


Je hochais de la tête par l’affirmative avant de fermer la porte qui se verrouilla d’elle-même et de rejoindre Hank d’un pas léger dans la salle de bain.

- Une demi portion  de lasagne pour dîner, ça te dit ?

Parce que ouais, maintenant qu’on le croit partit, hors de question qu’on le voit se balader dans le centre. Alors, on dirait bien que, m on futur mari va passer la nuit en cure !


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MessageSujet: Re: Love And Bruises [HOT!][PV Bailey]   Dim 14 Jan - 16:59



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Je m’étais attendu à pas mal de choses, comme réaction de la part de Bailey, le jour où elle apprendrait que j’avais giflé Mclagan… Mais pas à celle qu’elle me servit là, juste après avoir appris la chose de la principale concernée… Sa version à elle, évidemment. Et je regardai alors Bailey avec autant de stupéfaction que d’amour et de reconnaissance dans les yeux. Bailey disait qu’elle n’avait pas besoin de Mclagan pour se faire son opinion de moi, ni de personne pour la mettre en garde…

On avait vécu à peu près la même chose, en fait, chacun de notre côté, Bailey et moi. Elle avait dû encaisser l’histoire de Mclagan, l’entendre lui dire que j’étais bel et bien violent comme l’affirmaient Kate et la presse. Et moi, j’avais dû encaisser les insultes balancées par Ricci et un autre enfoiré à propos de Bailey…

Tous avaient raison, de leur propre point de vue. J’étais violent… et Bailey avait été une prostituée et ce n’était pas comme si on allait pouvoir effacer cette partie de sa vie. Ni comme si j’allais me calmer du jour au lendemain.

Nos réactions face à la situation avaient été totalement différentes. Je lui souris.

-T’es plus forte que moi…

Elle en avait probablement pris plus et plus souvent dans la tronche que moi aussi…

Et la sienne, de réaction, était un véritable soulagement pour moi… Et je ne savais pas quoi répondre à ça autrement qu’en me détendant et en embrassant son front longuement, caressant son bras d’une main. J’avais pas eu la force de me dire, moi, face à Ricci, que j’en avais rien à foutre de ce qu’il pensait et que seul comptait ce que moi, je savais de Bailey…

La différence restant que je savais bien, et c’était peut-être ce qui échappait encore à Bailey, ce dont elle ne se rendait pas compte, que ces humiliations étaient publiques pour les gens comme moi. Et aussi que ça avait des répercussions sur les projets que je («nous », maintenant) voudrais mener. Rien que les accusations et la condamnation pour violence conjugale avait de sales répercussions sur ma carrière, actuellement. Heureusement que j’avais Stopher.

Bref, avec tout ça, je lui devais bien l’histoire complète, avec les tenants et les aboutissants qui m’avaient mené à mettre ma main dans la tronche de Mclagan… Certes, je ne l’aimais pas depuis notre première rencontre où elle m’avait donné sacrément l’impression d’arriver dans mon monde (via Howard), et de vouloir tout bousculer… Je détestais ça.

Evidemment, cette animosité initiale n’avait pas aidé au moment venu, mais ce n’était pas comme si j’avais réellement frappé Apolline par plaisir.

De là, on en était passé à l’énoncé de ce qu’elle avait fait durant cette pénible semaine… De fait, ça avait l’air atrocement ennuyeux et j’étais prêt à parier que j’aurais pas tenu une journée sans m’engueuler avec les gens ici, en particulier les psys. J’étais fier d’elle, même si tout ce que je fis fut une remarque sur ses fesses en abondant dans son sens plutôt que de nier, le tout en rigolant.

Pourtant, j’aurais dû lui dire… J’aurais dû lui dire que j’étais fier d’elle. Mais j’avais vraiment du mal à énoncer tout haut ce genre de sentiment… Je préférais montrer à parler…

Bailey s’appuya alors sur son coude pour me regarder alors qu’elle me demanda de lui dire ce qui m’était arrivé. Putain, ça faisait quand même beaucoup d’histoires d’un coup sur des gens que j’avais frappé… Alors je ne la regardais pas dans les yeux, je regardais juste mes doigts qui jouaient avec une mèche de ses cheveux qui tombait sur mon torse…

Elle soupira et, cette fois-ci, je pensais bien que ce serait les histoires de bagarres de trop, pour elle. Qu’elle allait me dire que c’était mal, ce que j’avais fait, que je ne devais pas m’emballer comme ça… Qu’il fallait que je me soigne ou un truc du genre… Mais non, à la place, elle prit un ton résigné pour me dire que les deux autres avaient pas tort.

Je ne voulais pas l’entendre parler d’elle sur ce ton-là alors, je pris son visage à deux mains, la regardant maintenant droit dans les yeux, sans détour… J’allais lui dire quelque chose alors que je vis ses yeux devenir tous brillants. Mais je fus interrompu par quelqu’un qui frappa à la porte et j’eus le temps de me dire, déformation professionnelle oblige, que le scénariste de ma vie était vraiment un enfoiré.

Bailey réagit plus vite que moi, bondissant hors du lit minuscule qu’on partageait pour enfiler ma chemise bleue qu’elle avait emportée avec elle pour venir en cure. Je savais plus trop quoi faire jusqu’à ce qu’elle se retourne vers moi en me faisant signe de la boucler. Je pinçai mes lèvres pour ne pas me marrer et réceptionnai mes vêtements entre mes bras quand elle me les lança.

Suivant ses instructions silencieuses de ma fiancée, je descendis du lit et allai dans la salle de bain, me planquant derrière la porte que je laissai entrouverte. Je laissai tomber mon tas de vêtements à terre et, écoutant la conversation de Bailey avec le préposé d’une oreille, enfilai au moins mon slip… Hey… On sait jamais que je devrais m’enfuir par la fenêtre… Tant qu’à me retrouver en une de L.A.People pour une énième connerie, autant que ma mère n’ait pas à me voir complètement à poil sur la photo…  

Une fois en slip, je me plaquai contre le mur de la salle de bain. Bailey s’en sortit nickel et le préposé partit en disant qu’il reviendrait apporter la bouffe dans deux heures… Parfait !

Bailey revint dans la salle de bain et j’éclatai de rire… Putain, ça avait été moins une quand même.

-Ouais… Même des choux de Bruxelles ça serait passé tant que je peux rester ici avec toi.

Et pourtant, dieu sait que j’aimais pas ça… Je me penchai sur elle pour lui voler un baiser avant de la regarder.

-Tu sais qu’elle te va mieux qu’à moi, cette chemise…

Tu m’étonnes… Surtout avec rien en dessous…

Je me penchai pour ramasser mon tas de vêtement et me rappelai qu’on avait pas fini notre conversation quand je vis un coin de l’article que j’avais déchiré dans L.A.People sortir de la poche de mon jeans roulé en boule.

-Heu… Ouais… Faut que je te montre un truc…

Je sortis de la salle de bain pour ramener, en la prenant par la main, Bailey jusqu’à son lit. Je m’y assis avec elle avant de sortir l’article de mon jeans puis de laisser mon tas de fringues retomber à terre. Je l’avais plié en quatre et le tendis à Bailey tout en lui expliquant.

-A un moment donné, j’ai cru que le chanteur de merde dont je te parlais avait été un de tes clients… enfin il l’est peut-être, mais pas sûr… Et Ricci, j’ai carrément cru qu’il se rappelait de toi… Puis il m’a dit que non…

Je penchai la tête sur le côté, pas sûr d’être très clair dans ce que je racontais… Mais je continuai quand même.

-Enfin soit… Quand je me suis réveillé le lendemain chez Stopher, sa femme, Grace, est venue me voir avec cet article… Et j’ai tout de suite mieux compris pourquoi tout le monde me disait que ma petite-amie est une pute.

Je posai ma main sur celle de Bailey qui avait maintenant l’article pour l’arrêter deux secondes avant qu’elle ne l’ouvre…

-Je te préviens, ça va te faire mal… Ce genre d’article a tué la petite-amie de Robin, mon filleul… Je n’ai aucune envie de vivre la même chose…

Et j’étais bien placé pour savoir combien Bailey pouvait être fragile.

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MessageSujet: Re: Love And Bruises [HOT!][PV Bailey]   Dim 14 Jan - 20:17



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J’ai eu chaud. Mon cœur qui bat la chamade dans ma poitrine en est la preuve. Je ne suis pas prête à laisser partir Hank. En fait, je ne le serai jamais mais là tout de suite c’est trop tôt, trop rapide. Je sais qu’on a encore tant de choses à se dire pour tenir jusqu’à la prochaine visite.

Prétendre être malade est la meilleure option qui m’est venu en tête aussi rapidement. Et ce préposé, du haut de ses deux jours d’ancienneté, n’a pas cru qu’une résidente pourrait lui en pousser une petite vite pour cacher un visiteur.

Mais ça a fonctionné et c’est tout ce qui compte.

La porte verrouillée derrière moi, je gambade jusqu’à la salle de bain ou Hank s’est planqué et je constate avec une moue qui ne trompe personne, qu’il a enfilé son caleçon. Je passe un doigt sous l’élastique en tirant au maximum de sa capacité avant de le relâcher.

Je préfère mon homme nu, que voulez-vous ?

Fière de la réussite de mon stratagème, je lui demande si de partager ma portion de lasagne fera l’affaire.  Mais l’idée de passer la nuit ensemble est plus alléchante d’un plat de lasagne et, pour la peine, tout comme Hank, je me serais délecté de n’importe quel légumes uniquement pour  passer ma nuit dans ses bras.

Hank trouve que sa chemise me va mieux à moi qu’à lui et, baissant les yeux pour me regarder, je les relève en la déboutonnant en entier, laissant les pans  balayer sur mes hanches.

- Moi aussi je trouve ça ! , dis-je en rigolant.

Mais Hank redevient tout de suite beaucoup trop sérieux en m’entraînant  sur le lit, sous prétexte qu’il a quelque chose à me montrer.  Je ne sais pas pourquoi, mais je n’aime pas l’air assombris qui s’affiche sur son visage et je commence a craindre le pire. Parce que, ouais, après la gifle a Apolline et l’altercation au Crazy Ginger, je ne suis pas certaine s’il reste de la place dans ma jauge de  self control pour encaisser encore d’avantage.

J’ai peur qu’il me parle de Kate. Qu’elle a fait une sortit publique contre lui quand, dans sa main, il tient ce qui ressemble à une page de magazine pliée en 4. Je ne comprends pas trop où il veut en venir en commençant son récit par m’expliquer qu’il avait d’abord cru que le chanteur aurait pu être un de mes clients.

Levant la feuille pour la déplier, Hank me stop pour me mettre en garde.

Je fronce des sourcils en prenant la feuille qu’il me tend  et s’il ajoute quelque chose, je ne l’entends déjà plus, trop absorbée par ma lecture. J’en ai d’abord une boule dans l’estomac qui remonte jusque dans ma gorge.  J’ai l’impression l’espace d’une seconde que le karma m’a rattrapé vitesse grand V et que je vais être malade. Mais la boule reste coincée là.

Ça fait mal. Tellement mal que je ne sais plus respirer et que je dois me lever et marcher dans ma chambre, comme si ça allait faire passer l’air de nouveau. C’est la deuxième fois qu’il me fait ça, c’te grand connard de Sorensen. Il ne me connait même pas. Les journalistes, ils ne vérifient pas les sources ? Ils ne cherchent pas a avoir les deux côtés de la médailles avant de publier leur articles de merdes ? Ils en ont rien a foutre des sentiments réels des gens qu’ils attaquent sans scrupules ?

Et elle ? Jessica Hills ! Elle n’a toujours pas digéré que Daniele Ricci m’ait préféré moi à elle le temps d’une nuit ?

Entre mes mains, la feuille se froisse encore plus avant de n’être plus qu’une boulle de papier que je laisse tomber sur le sol avant de placer mes paume contre le mur, mon dos légèrement arqué alors que je souffle entre mes lèvres fermées.

Tout tourne autour de moi. Ou plutôt, je me sens comme si je chutais parce qu’on vient de me tirer brutalement vers le  bas. Je ne peux pas…  

« Je ne peux pas faire ça a Hank, il ne mérite pas ça ! »

Je me retourne pour m’adosser contre le mur avant de me laisser glisser au sol, remontant mes genoux contre ma poitrine. Si je n’avais pas la certitude qu’une demi douzaine  d’infirmiers prêt à me ré expédier en psychiatrie n’allait pas rappliquer, je hurlerais à plein poumon. Au lieu de ça, je viens me frapper la  tête contre le mur jusqu’à ce que la main de Hank m’arrête.

Je me sens honteuse, m’étant juré que jamais il ne me reverrait perdre le contrôle.

Essuyant mes larmes  avec les manches trop longue de sa chemise, je retire ma bague et la lui tend.
- Tant que tu seras avec moi, on te laissera jamais tranquille, et t’as pas besoin de ça pour reconstruire ta carrière.

J’ai l’impression, en lui disant ça, que je viens de me crever le cœur.

Jamais je n’ai eu aussi mal de toute ma putain de vie !


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MessageSujet: Re: Love And Bruises [HOT!][PV Bailey]   Mar 16 Jan - 16:11



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-Aw ! Hey ! C’était juste préventif !

J’éclatai de rire. J’avais remis mon slip et Bailey m’avait fait comprendre à sa façon qu’elle n’aimait pas ça… Mais un élastique qui claque sur la peau, pour info, ça fait mal… Enfin juste un peu, je forçais un peu le trait pour le jeu.

En parlant de vêtements, je la trouvais magnifique dans ma chemise bleue le lui dis sans détour. En réalité, elle était belle de toute les façons et à sa façon à elle. Tout petite, toute menue et toute fragile qu’elle semblait. Elle l’était, fragile, et me donnait souvent l’impression d’être ce foutu King Kong… Mais en même temps, parfois, elle me donnait l’impression de pouvoir supporter le poids du monde sur ses épaules bien plus sûrement que moi…

Elle détacha un à un les boutons de sa/ma chemise, dévoilant son ventre, ses petits seins pointant au travers du tissu…

Mais malheureusement, l’heure n’était pas au jeu… Il fallait qu’on évacue cette foutue conversation avant qu’elle ne me ronge complètement de l’intérieur…

Et pour tout dire, j’avais plus quinze ans et j’avais besoin d’encore quelques minutes pour recharger.

A moins que ce ne soit le sujet qu’on devait aborder qui me bloquait… Pour une fois…

J’avais emmené à nouveau Bailey jusqu’au lit avant de lui tendre l’article incriminé, celui qui avait mené à ce que Ricci et l’autre se prennent mes poings en pleine tronche alors même que je n’avais pas encore eu connaissance dudit article. L.A.People était un putain de cancer à lui tout seul. Et Sørensen était le roi des cons !

Je mis Bailey en garde, préparant le terrain, sans être sûr de m’exprimer suffisamment bien pour qu’elle comprenne ce que j’essayais de lui dire. Quand Bailey se leva pour commencer à faire les cent pas dans la chambre, je me raidis et ne la retins pas. Bien sûr que ça faisait mal, j’étais bien placé pour le savoir, j’avais pas des bleus plein la tronche pour rien et, très sincèrement, ce n’était pas ce qui se voyait qui me faisait le plus souffrir.

J’aimais l’acting, j’étais bon à ça (et probablement qu’à ça)… Tellement bon que j’étais entré dans le star-system… Et le star-system était une merde abominable. Je pouvais pas péter de travers sans que tout Los Angeles le sache. Et en tombant amoureux de Bailey, je l’avais entraînée avec moi dans cette merde.

Bailey froissa l’article entre ses mains, le jeta, en rage et s’appuya contre le mur pour soupirer. Jusque-là, tout vas bien, réaction normale voire modérée vu qu’à sa place j’aurais déjà été en train de hurler après Jessica Hill comme un possédé... Ce que je n’avais pas fait quand Grace m’avait montré l’article parce que j’étais encore shooté des médicaments que Christopher m’avait fait avaler la veille.

Jusqu’à ce qu’elle glisse au sol… Là, ce n’était plus normal et je bondis hors du lit.

-Bailey !

Aaaah non, hors de question qu’on revive ce qu’on avait vécu quelques mois plus tôt. Ma fiancée flanchait, fallait que je fasse quelque chose. Elle commença à frapper sa tête contre le mur et je vins m’agenouiller à côté d’elle et passai ma main entre sa tête et le mur en question. Elle tapait toujours, mais était amortie par ma main.

Intérieurement, mon cœur se serrait, j’avais peur de l’avoir fait franchir une fois de trop la ligne qu’il ne fallait pas franchir… Qu’elle allait faire exactement ce que Karen, la petite-amie de Robin, avait fait…

Mais je lui parlais doucement :

-Arrête… Chérie… Arrête ça… Tu vas te faire mal…

Elle s’arrêta et ses larmes coulèrent. Bizarrement, j’y vis quelque chose de rassurant… Probablement parce que c’était bien plus « normal » que de se péter la tête contre le mur.

Elle s’essuya le visage avec les manches de ma chemise, mais je ne retirai ma main de contre le mur que lorsqu’elle enleva sa bague de fiançailles pour me la tendre en disant qu’on ne me laisserait jamais tranquille tant qu’elle serait avec moi. Je pris alors, entre mes deux mains à moi, sa petite main et la bague avec pour lui signifier qu’elle lui appartenait…

Et je lui dis toujours sur le ton le plus calme possible que je pouvais lui servir, mais avec un regard bleu-vert des plus déterminé :

-Bailey, regarde-moi.

J’attendis qu’elle le fasse… S’il avait fallu dix minutes, j’aurais attendu dix minutes… pas paisiblement, mais j’aurais attendu.

Quand ses yeux humides se fixèrent sur les miens, toujours aussi déterminés, je continuai.

-Tu prends le problème à l’envers. Ce que j’ai voulu te montrer via cet article c’est que, si toi, tu t’engages avec moi, ce genre d’article risque de sortir à intervalle régulier… Parfois même de nulle part.

Les journalistes inventaient parfois n’importe quoi, déformaient des propos et des faits.

-Si tu étais restée une prostituée de l’Eastside, jamais ton nom ne serait paru dans un magazine tel que celui-là. Tu n’aurais jamais eu d’importance pour ces vautours.

J’eus un sourire en coin qui trahissait une part de fierté.

-Mais tu vas devenir une North, Bailey. Avec tous les avantages et les inconvénients. Parce que ces gens-là ne sont pas prêts à nous faciliter la tâche. Ça n’a rien de personnel, c’est juste une affaire d’argent pour eux.

Sauf pour Jessica Hill… Elle, j’avais ma petite idée du pourquoi de cette sortie dans la presse, comme me l’avais souligné Grace.

Je fis une moue que je voulais amusante…

-Et pour ce qui est de ma carrière… Je n’ai pas attendu de te connaître avant de commencer à la déconstruire…  Et je m’applique, en plus ! Mais je suis toujours là, pourtant…

Je soupirai, redevenant sérieux.

-Ce que je veux dire, c’est que… Que je sois avec toi ou pas ne changera pas grand-chose à ce niveau-là pour moi… Ils ne me laisseront quand même pas tranquille. Si c’est pas ça, ils trouveront autre chose… Mais si je dois les supporter, alors je préfère le faire avec toi. C’est toi qui dois accepter de ne plus être tranquille…

Je lui souris.

-Mais t’en a vu d’autres, pas vrai ? Alors laisse-moi te remettre cette bague, ok ?

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MessageSujet: Re: Love And Bruises [HOT!][PV Bailey]   Mer 17 Jan - 17:15



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J’ai l’impression que mon corps se désagrège par en dedans tant la douleur suite à ma lecture de l’article me fait mal. Et le pire dans tout ça, ce n’est pas ce qui est écrit qui me blesse – j’ai l’habitude qu’on me dénigre et qu’on se servent de moi pour se booster l’estime – non ce qui me blesse c’est qu’inévitablement, ça éclabousse Hank qui en a déjà pas de reste et que tant qu’il va traîner avec moi, il sera sans cesse la cible – directement ou indirectement – des journalistes.

Il en a bien assez bavé depuis son divorce que je ne me sens pas la force d’être responsable d’une nouvelle tuile qui lui tombe sur la tête. Je l’aime trop pour ça et, là, tout de suite, dans ma tête ça me parait logique que de mettre un terme a notre relation, quitte à souffrir d’un coup, que de faire durer le supplice en ne sachant jamais quand et comment on l’atteindra de nouveau.

Je m’arrache littéralement le cœur en retirant ma bague et en la lui tendant.

Mais Hank referme ses mains sur la mienne qui tient la bague et me demande de le regarder. Non… je ne peux pas… Je ne veux pas le regarder pendant qu’il me dira que je suis tout compte fait trop faible, trop instable pour lui.  J’vais en crever sur le champ en entendant qu’il accepte de reprendre la bague.

Je ne sais pas, d’ailleurs, où je trouve le courage mais après de longues secondes qui me sembles des heures, je finis par le regarder droit dans les yeux.

Hank,  de sa voix douce et ferme m’explique alors que le problème n’est pas tant ma réputation que le fait que le nom de mon fiancé à lui seul est un prétexte à vendre leurs magazines pourris.  Bien sûr, mon passé n’aide en rien – le contraire aurait été surprenant.

Je l’écoute et non sans me rassurer, ça m’apaise, lentement mais sûrement. Je ne pleure plus mais je tremble encore.  Notre mariage ne promet pas d’être un long fleuve tranquille mais,  ce que Hank veut me dire, du moins, ce comment moi je l’interprète c’est qu’à nous deux, on peut mener notre barque.  

Alors je lui fais signe que oui quand il me demande si j’accepte qu’il me glisse de nouveau ma bague au doigt. Et plus jamais je ne la retirerai !

- Les attaques personnelles sur moi je sais en prendre. Y’en a eu tellement que je ne les ressens plus. Mais quand ça vient éclabousser ceux que j’aime, j’éclate, ça fait mal, tu sais pas comment !

Je me redresse sur mes genoux que pour venir me blottir dans les bras de Hank, mon dos caller contre son torse et ma tête contre son épaule, je passe mes bras sous les siens pour les ramener devant moi

- La nuit que j’ai passé avec Ricci, nous avions croisé Jessica Hills en sortant de la salle de jeux, complètement nus que nous étions. Je vois encore son regard sur moi. J’crois qu’en fait elle n’a jamais accepté que Daniele puisse vouloir passer une nuit avec une putain plutôt qu’avec elle mais au final, la différence entre moi et elle, c’est que les gens me payaient, moi !

Souvent, je l’ai croisé, cette Jessica Hills. Toujours vêtue de fringues hors de prix et en quête d’un homme connu pour la faire grimper au 7ième ciel.  Toujours elle tournait autour des hommes qui souvent, partaient avec moi. Moi qui ne suis – qui n’étais – qu’une prostituée. Ils auraient trouvés leur compte avec elle et aurait fait des économies. Peut-être n’est-elle simplement pas le coup du siècle et que beaucoup préféraient payer mais être pleinement satisfait.

Quoi qu’il en soit, elle  avait visiblement un truc a régler avec moi et elle s’est servi de la plume de Sorensen pour m’atteindre.

- Là, tout de suite, si tu savais combien j’ai besoin de ma dose !

Et en disant ça, je viens resserrer plus fort mon emprise sur les bras de Hank. Je sais que mon corps tremble encore, je ne sais plus me contrôler.  

La nuit sera longue… je le sens !


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MessageSujet: Re: Love And Bruises [HOT!][PV Bailey]   Jeu 18 Jan - 18:31



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Bailey et moi, on se ressemblait beaucoup… Hormis que nos modes de fonctionnement, par moment, au lieu d’être parallèles, donnaient plutôt un effet miroir. Suite à la lecture de l’article, ma fiancée avait voulu rompre nos fiançailles en disant qu’elle ne voulait pas être responsable d’un surplus d’ennuis pour moi… Alors que moi, à l’inverse, je voulais qu’elle reste avec moi (alors qu’en restant avec moi, elle allait sortir de l’ombre et en prendre plein la tronche en public), pour affronter ça avec moi.

En résumé, j’étais plus égoïste que Bailey. Parce que je l’aimais et que même si je savais que la presse n’allait pas être tendre avec nous, même si je la savais fragile, je voulais qu’elle reste avec moi…

Ce fut ce que je lui fis comprendre en lui parlant droit dans les yeux. Et plus je parlais, plus Bailey se calmait. Je voulais qu’elle sache que ce n’était pas sa faute. Elle ne pouvait pas changer son passé, ce n’était pas non plus comme si, dès son plus jeune âge, elle avait su qu’un jour, elle se retrouverait à devoir affronter les vautours de la presse people et aurait dû mener sa vie jusque-là en conséquence.

Je voulais aussi lui faire comprendre que le meilleur au jeu du « qui bousillera la carrière d’Hank North », c’était moi. Même si je le faisais pas vraiment exprès. Je ne constatais les conséquences de mes actes que trop tard, à tous les coups.

Et par-dessus tout, je voulais qu’elle sache que quoi qu’en dirait la presse, quoi qu’en diraient les autres, qu’elle ait été une prostituée poly-toxicomane, qu’elle soit borderline, que ça me fasse péter de temps en temps un plomb ou l’autre, je voulais qu’elle soit ma femme.

Alors je voulais lui remettre cette bague… Quand elle hocha la tête pour signifier que c’était ce qu’elle voulait aussi, je repris doucement sa main pour la glisser à nouveau à son doigt.

-En espérant que la prochaine fois que je ferai ce geste, ce sera pour y glisser la véritable alliance… Et que ce sera la dernière fois que je le ferai.

Je ne considérais rien comme acquis… Après deux mariages, les histoires de « jusqu’à ce que la mort nous sépare », j’y croyais un peu moins. Ou plutôt, je voyais les choses autrement : « que chaque jour construit ensemble soit le ciment sur lequel construire le jour suivant »… Ou un truc dans le genre… serait plus approprié à ma vision des choses actuelles.

Je lui souris et bougeai doucement une mèche rebelle de son visage avant qu’elle ne vienne se blottir dans mes bras, tout en m’expliquant que ce n’était pas d’en prendre pour son grade, qui lui faisait mal… Mais de me voir en prendre plein la tronche et d’être à la source de ça.

Je passai mes bras autour d’elle, mes lèvres et mon nez contre sa nuque puisqu’elle s’était placée dos à moi. Je la berçai doucement en fermant les yeux.

-A ce jeu-là, il n’y en a pas un pour rattraper l’autre… Et j’ai des blessures de guerre pour le prouver.

C’était pour la même raison que j’en avais mis plein la tronche à Ricci, après tout.

Par contre, ce qu’il y avait de parfait, entre moi et Bailey, c’était que, jusqu’ici, on ne pétait jamais les plombs en même temps. Chaque fois qu’un de nous flanchait, l’autre faisait ce qu’il fallait, gardant son calme… Jusqu’à la fin de la tempête.

Quand Bailey reprit la parole, ce fut pour me parler de Jessica Hill… Jessica à qui la jeune Bailey avait spolié, un soir, un de ses amants préférés, Daniele Ricci. Et je ne pus m’empêcher de rigoler contre sa peau quand Bailey termina son discours en disant que la seule différence entre elle et Jessica Hill, c’était qu’elle était payée pour faire la pute.

-Tu ne crois pas si bien dire… Et encore, parce que Jessica Hill se fait rémunérer, d’une certaine manière, puisqu’elle ne se gêne pas pour profiter de l’influence de ses amants.

Je caressai la nuque de Bailey du bout de mon nez, mes mains caressant ses bras… J’essayais qu’elle cesse de trembler, mais ce n’était pas gagné. D’autant qu’elle affirma qu’elle avait vraiment besoin d’une dose… J’avais bien fait de lui montrer ça maintenant et pas à son retour à la maison… Au moins, ici, elle aurait vachement du mal à replonger.

Je la serrai plus fort contre moi. Si j’avais pu la faire entrer en moi pour la protéger, je l’aurais fait.

-Je sais chérie… Je te sens trembler…

J’enlaçai me doigts dans les siens et embrassai tendrement son cou et son épaule.

-Mais tu apprendras bien vite que tu n’es pas la seule dans le collimateur de Hill… Elle a plus d’ennemis que d’amis dans la jet-set, malgré les apparences. Et ça ne va pas en s’arrangeant en vieillissant pour elle. Elle obtient moins facilement des rôles et ça la rend aigrie.

Je marquai une pause.

-On a sûrement tous nos histoires avec Jessica Hill… Moi non plus, elle ne m’aime pas. J’avais pratiquement oublié cet épisode jusqu’à ce que Grace m’en parle en me montrant l’article, en insinuant que c’était peut-être à cause de ça qu’elle nous attaquait, toi et moi, gratuitement.

Bon dieu comme je détestais cette histoire… Je comprenais pourquoi mon cerveau l’avait éludé jusqu’ici… Mais fallait que je la raconte encore, pour montrer à Bailey qu’elle était loin d’être la seule à être prise pour cible par Jessica Hill…

-C’était à une remise de prix… Christopher avait gagné le prix de la réalisation pour The Fool In The Nest… Enfin soit, peu importe… J’étais marié à Kate Julian à ce moment-là. A un moment donné, Hill, qui est la meilleure amie de Kate, me prend par la main et m’emmène avec elle en me disant qu’elle a quelque chose à me montrer. Alors moi, je pensais… Je sais pas… A rien de bien concret, probablement, mais comme c’était l’amie de Kate, je me suis pas méfié.

Je secouai la tête d’incompréhension.

-Et d’un coup, je me suis retrouvé dans une pièce seul avec elle… Je crois qu’elle a voulu profiter… Je sais pas, de ma réputation comme quoi je sais pas me retenir peut-être… Et là, elle a commencé à se frotter contre moi, à essayer de m’embrasser… Je lui disais « non » mais elle semblait pas piger. J’étais marié… Et puis je voulais pas. Alors je l’ai poussée pour de bon et me suis tiré de là vite fait… Parce que ce genre de truc aurait pu vite tourner à mon désavantage. Ça aurait été tellement facile…  

Je pinçai mes lèvres…

-J’en avais parlé qu’à Grace, jusqu’ici…

J’avais même jamais osé en parlé à Kate parce que ça aurait encore été moi qui aurait pris une branlée !

@ Billy Lighter



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MessageSujet: Re: Love And Bruises [HOT!][PV Bailey]   Hier à 17:30



Love And Bruises
ft. Hank North





C’est la voix de Hank qui m’apaise et de sentir la sincérité dans ses paroles qui, au fond, n’ont rien de rassurante. Mais ce qui compte, et ce qui a le plus de valeur a mes yeux, c’est que peu importe la tempête, il veut la traverser avec moi et moi uniquement.

Mon homme glisse de nouveau ma bague à mon doigt, exprimant  à haute voix la pensée que j’ai eu  pour moi seule. Jamais plus je ne la retirerai. Hank est l’homme avec qui je vais finir mes jours, je le sais. Il n’y aura jamais plus personne d’autre que lui.

C’est dans ses bras que je viens me réfugier, tremblante, avec cette douleur tant redouté que j’avais pourtant réussis à réprimer pendant toute une semaine. Cette sensation horrible  qu’on draine d’un seul coup tout le sang qui coule dans mes veine pour le remplacer par de l’acide. Ça vient me bouffer les entrailles et  s’infiltrer jusque dans mon cerveau. J’ai besoin d’une ligne, d’un comprimé ou mieux, une injection !

Dans les bras de Hank, j’ai tout de suite moins l’impression que mon corps va éclater en milles morceaux. Je ferme les yeux en inspirants profondément par les narines et expirant rapidement entre mes lèvres. Le visage emplit de hargne de Jessica Hills s’impose dans ma tête et me donne la nausée.

- Jessica Hills est une pute de luxe.

Ce n’est pas parce qu’elle ne fait pas le trottoir, que ses fringues ne tiennent pat avec des épingles et qu’elle ne demande pas d’argent avant de quitter une chambre qu’elle n’est pas moins putain que moi.

Et ce que me raconte Hank ensuite  ne fait que renforcer l’opinion que j’ai d’elle.  Elle qui parle de Kate Julian comme de sa sœur de cœur n’a pourtant eu aucun scrupules à tenter de coucher avec son mari ! Mais c’est moi qui suis pointé du doigt.

- Les gens ne la croient que parce qu’elle s’habille chez Gucci.

Hank n’en avait parlé qu’à sa belle-sœur depuis tout le temps. Je vois ça comme s’il avait encaissé les avances déplacé de Hills dans le but de protéger la fierté de sa femme qui aurait été ébranlé par l’entorse au code de l’amitié de Hills.

Mais je ne dois rien, moi à Julian !

Mon corps de tremble de plus en plus et j’ai mal. Vraiment mal.  Je suis en sueur et par réflexe, je me serre les avants bras à en enfoncer les ongles dans ma chair.

Je dois m’accrocher. Parce que quand ils reviendront pour le repas, s’ils me voient dans cet état, ils entreront, et trouverons Hank et s’ils le font partir… je vais mourir.  Je ne veux pas qu’il parte, je ne passerai pas au travers la nuit sans sa présence.

- J’suis certaine que tu as de quoi sur toi, Hank… pitié j’en ai besoin !

Je sais que c’est un espoir inutile mais je m’y accroche tout de même, me tournant maladroitement sur mes genoux pour faire face à Hank et lui prendre entre mes mains tremblantes son visage.

- Faut pas que tu partes bébé… faut pas…


@ Billy Lighter



Pis demain matin tu m’prendras dans tes bras
On va faire comme si le malaise était pas là
J’vais m’en aller de mon bord, toi du tiens
Peut-être qu’on se recroisera en chemin.
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MessageSujet: Re: Love And Bruises [HOT!][PV Bailey]   

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Love And Bruises [HOT!][PV Bailey]

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