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 Same Old Mistakes [PV Sniper][TERMINE]

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Daniele Ricci


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MessageSujet: Same Old Mistakes [PV Sniper][TERMINE]   Sam 3 Fév - 19:30



Same Old Mistakes
ft. Evan "Sniper" Kurtz


-Monsieur… Vous n’avez pas encore lu le courrier d’aujourd’hui, ni celui d’hier…

Erik se lamentait – ouvertement - de mon retard de lecture. Je n’avais aucunement envie de lire le courrier d’aujourd’hui – entre les factures et les mots de menaces, j’en avais ma claque… Seulement, mon majordome insistait – et pas qu’un peu – pour que je lise tout ce que j’avais à lire ainsi il pourrait ranger tranquillement le living.

-C’est bien parce que c’est toi…, soupirais-je en m’approchant du tas de courrier.

Quel genre de menace avait bien pu formuler Angelo, aujourd’hui ? C’était la question à trois mille dollars – dont je n’étais pas bien sûr de vouloir la réponse. J’avais feuilleté les factures une à une avant de tomber sur une lettre provenant tout droit d’Italie… Angelo était en vacances et m’ennuyais de là-bas ? C’est ce que j’avais cru avant de reconnaitre l’écriture de mon père. Mon Dieu – il venait de se rappeler que j’existais ! J’avais ouvert la lettre mais – dedans – il n’y avait qu’un seul mot.

Lettre a écrit:
Félicitation

Même pas de signature – du Antonio Ricci tout craché. Il devait – sans doute – me féliciter pour Tony… C’était sûrement de l’ironie venant de lui – je ne voyais pas trop ce que ça pouvait être d’autre.

-On dirait que mon père a quelques temps de retard,
dis-je en brandissant la lettre devant Erik.

Sans blague – ça faisait plus d’un mois que le monde entier était au courant pour Anthony.

-Votre père ne doit sans doute pas lire L.A.People,
répliqua mon majordome. A vrai dire, il ne l’aurait jamais su si je ne l’avais pas appelé il y a deux semaines pour lui annoncer la nouvelle, dit-il avec un ton de reproche qui m’était destiné.

Je ne vois pas pourquoi je l’aurais appelé pour lui dire ça – il ne m’avait pas appelé quand son ex était soi-disant enceinte de lui…

-Qu’il le sache ou non, ça m’est égal, dis-je en haussant les épaules avant de déchirer la lettre en deux. Tu peux m’apporter un whisky, s’il te plait ?

Erik n’avait rien ajouté – il s’était contenté d’aller me chercher ce que je voulais. En attendant, j’avais déballé le reste des lettres – aucune trace de lettres de menaces. Peut-être qu’Angelo était mort – putain, qu’est-ce que ça serait bien !

Erik m’avait apporté un whisky avec des glaçons. Quand il mettait des glaçons ça signifiait – silencieusement – qu’il trouvait que j’abusais sérieusement avec l’alcool. Ça me donnait juste envie de prendre la bouteille toute entière…

J’avais quand même bu ce whisky – je n’avais rien d’autre à faire en attendant Evan. Maria était de sortie – quant à Tony, il piquait un somme dans son parc. J’avais demandé à l’ancien chanteur de The Army de venir cet après-midi précisément parce que Maria ne serait pas là. Je ne voulais pas qu’elle sache ce qu’on enregistrait – je voulais que tout ça soit une surprise pour la fan de The Army qui sommeillait en elle.

J’avais envie de sortir l’album d’Evan rapidement sous le label BSC seulement, Andrew – le coach vocal d’Evan – voulait que le chanteur reprenne à petit pas. Il ne souhaitait pas que Sniper enregistre quelque chose avant quelques mois.

J’étais Daniele Ricci – quelques mois, pour moi, c’était une éternité.

J’avais – donc – proposé à Evan de venir enregistrer chez moi à l’abri des regards et des oreilles d’Andrew. Je savais que Sniper était prêt, je n’avais pas besoin de l’avis d’un coach vocal pour savoir ça – surtout que Sniper se sentait prêt, lui aussi. Andrew m’aurait tagué de l’adjectif « inconscient » mais je n’en avais que faire. Cet album allait être l’album de mon rachat pour la chute de The Army – je voulais qu’il sorte le plus vite possible pour avoir ma conscience en paix sur le sujet.

Ainsi, je pourrais affronter les autres sujets avec un poids en moins.

Ding Dong

-J’y vais Erik !,
dis-je en me levant de mon divan – whisky à la main.

J’avais traversé le salon et le hall pour venir ouvrir la porte derrière laquelle se trouvait l’ancien chanteur de The Army.

-Salut Sniper !
, dis-je avec un sourire en coin. Entre, on a du boulot !

Chant et whisky – quoi de mieux comme boulot ?

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Evan "Sniper" Kurtz


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MessageSujet: Re: Same Old Mistakes [PV Sniper][TERMINE]   Dim 4 Fév - 14:26



Same Old Mistakes
ft. Daniele Ricci


Daniele m’avait téléphoné ce matin… Tôt, d’ailleurs, pour un Daniele… Enfin, fallait dire que les habitudes de Dany que j’avais en tête dataient un peu. Et puis il y avait le petit Tony dans sa vie maintenant alors… La grasse mat’, je crois qu’il pouvait oublier, à bien y réfléchir.

Moi, j’étais levé aussi, mais pour d’autres raisons. Comme Natacha avait fini de bosser sur son projet de film d’animation, elle avait quelques jours de libres avant de se mettre à chercher un nouveau projet, à moins qu’il y en ait un qui lui tombe tout cuit sur un plateau d’argent parce qu’elle commençait à se faire connaître de certains producteurs. Enfin soit, tout ça pour dire que nous, on aurait pu faire la grasse mat…

Au moment du coup de fil, donc, Natacha dormait toujours dans notre lit et je m’étais levé tout discrètement pour essayer au mieux de lui préparer le petit déjeuner dans l’idée de lui apporter ensuite au lit. Dans ma tête, le plateau que j’imaginais se composait de quelques pancakes au sirop d’érable, d’un bon chocolat chaud, d’une assiette d’œufs brouillés et d’un peu de bacon, de même qu’un jus d’orange pressée…

Mais heu… le résultat final donnait un café et un bol de Honey Loops avec du lait… J’avais bien fait cuire des œufs et du lard, mais comme j’avais décidé d’attendre que ça cuise en travaillant sur les paroles d’une chanson et que je m’étais perdu dans mes pensées, ça avait carbonisé, le lait pour le chocolat chaud avait débordé de la casserole et les pancakes, j’avais abandonné l’idée parce qu’en fait, j’avais aucune idée de comment on faisait des pancakes…

En clair, j’avais ravagé la cuisine pour finir avec un bol de Honey Loops et un café, quoi…

Et j’avais à peine fini de préparer mon plateau que le téléphone avait sonné. C’était donc Daniele qui sonnait comme l’air de rien, prendre des nouvelles et tout ça… Jusqu’à ce que je l’amène à me dire ce qu’il avait à dire parce que je savais que Daniele téléphonait jamais pour rien. Et un grand sourire avait illuminé mon visage quand mon manager avait dit que, si je voulais, on pouvait bosser un peu en secret dans son studio, dans sa villa. Maria serait pas là, il n’y aurait que nous, Erik et Tony et il lui tardait de savoir quel était ce deuxième duo dont je lui avais parlé.

Ooouh que ça me plaisait comme idée ça !

On allait que chanter un peu, ça pouvait pas faire de mal… Je ferais attention et tout… Je m’arrêterai quand ça irait pas…

J’acceptai donc le plan de Dany… Et en raccrochant, j’avais regardé vers la porte de la chambre… Comment j’allais justifier ma petite sortie en solo, moi ? Alors que c’était pas vraiment dans mes habitudes hormis pour aller aux studios, sans compter qu’on était pas le jour de la semaine où j’allais aux studios et que Natacha allait sûrement vouloir me conduire chez Daniele dans l’idée de voir Maria et Tony et tout…

Et qu’elle serait certainement pas d’accord que je chante si Andrew n’était pas là puisque ce dernier arrêtait pas de lui dire qu’il fallait que j’y aille mollo, que je devais faire attention et vraiment faire ça qu’avec lui pour le moment parce que je cite : « Sniper ne sait pas quand il doit s’arrêter. »

Mais si, je savais !

Comment faire… pour que ce ne soit pas suspect… ?

J’avais pas le choix… Il allait falloir que je mente… Mais bon, c’était pas dans l’idée d’aller commettre un crime, ni de me remettre à boire ou quoi… Juste chanter un peu, parler du duo, montrer les paroles à Daniele… Rien de mal…

Mais pourquoi je ressentais le besoin de mentir alors ?

Je me donnai le loisir de la réflexion et allait prendre le petit déjeuner au lit avec Natacha. Et lui avouer que j’avais fait un carnage dans la cuisine…

Quand vint l’après-midi et après avoir fait un peu le ménage, j’avais annoncé que j’allais aller voir Daniele… Une envie, comme ça… Que j’avais téléphoné et que Maria ne serait pas là parce qu’elle avait prévu de sortir avec Tony… Mais qu’il n’y avait pas de problème, j’allais y aller tout seul parce que je comptais parler à mon manager des dernières paroles que j’avais écrites, lui montrer tout ça et lui passer quelques démos de lignes de guitares et de batteries que j’avais enregistrées au studio…

Et que comme je voulais que tout ça reste une surprise pour elle, il était hors de question qu’elle vienne jouer les espionnes.

C’était pas vraiment mentir, du coup, pas vrai ?

Donc, affaire réglée et ça faisait marrer Natacha, en plus. J’avais pas parlé de chant et elle n’était pas non plus au courant que le sous-sol de la villa Ricci était aménagé en un immense studio d’enregistrement…

J’avais pris le bus et tout jusque Beverly Hills… C’était un bon exercice aussi comme ça. Fallait que je réapprenne pratiquement tout et m’y retrouver dans les lignes de bus, c’était pas de la tarte, déjà… Un jour, faudrait que je réessaye de conduire…

Et qui sait, si je ressors un album qui fonctionne, peut-être même que je pourrai racheter une bagnole… Sans compter que je payais toujours un loyer dans le vide puisque j’avais toujours on appartement mais que j’y étais plus allé depuis que j’avais emménagé chez Natacha… Ça aussi, faudrait que j’y réfléchisse. Si je résiliais, j’aurais peut-être plus facile à payer la pension alimentaire de Jess.

J’étais en train de penser à ça quand j’étais descendu du bus à Beverly Hills… Mains dans les poches, casquette sur la tête, c’était très rare quand quelqu’un me reconnaissait… Alors je me baladais relativement tranquille. D’autant que je n’avais plus peur qu’on me reconnaisse, désormais. Limite, maintenant, ça me faisait plaisir.

J’arrivai à la villa Ricci. Au moins quelque chose qui n’avait pas changé d’un petit poil depuis l’âge d’or de The Army.

Pour l’occasion, j’avais enfilé un de mes vieux treillis militaire et j’avais bourré les poches latérales de paroles de chansons et de cassettes enregistrées au studio. Y avait même celle de notre premier duo de la dernière fois. J’avais aussi mis mes vieilles boots… Enfin bref, j’étais un mix de l’ancien et du nouveau Sniper parce que j’avais plus les cheveux longs.

Daniele vint m’ouvrir et je lui souris, ravi d’être là alors qu’il m’invitait d’emblée à entrer.

-Salut Dany !

Mes yeux tombèrent, alors que je pénétrais dans la villa, sur le verre de whisky que Daniele tenait en main… Sans compter qu’il sentait le whisky à plein nez. Je pris une grande inspiration et fermai brièvement les yeux. Ça va aller, Sniper…

-Je peux dire bonjour à Tony avant ?

Puis, Erik apparut et me salua.

-Salut Erik… Hey… Tu vas pas nous cafter, hein ?

Mes yeux retombèrent sur le verre de Daniele… Si je me remettais à trembler, ça allait pas le faire… j’avais pas pensé à ça…

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Daniele Ricci


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MessageSujet: Re: Same Old Mistakes [PV Sniper][TERMINE]   Dim 4 Fév - 20:05



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Moi qui avait voulu fuir mon passé pendant la dernière décennie – j’étais dans l’état d’esprit inverse depuis quelques semaines. J’étais nostalgique de l’âge d’or de The Army et – du même temps - nostalgique de ma jeunesse perdue. C’était un état d’esprit schizophrénique car, si j’avais envie d’enregistrer le plus rapidement possible l’album de Sniper, c’était – justement ! – pour mettre derrière moi la fin tragique de mon ancien groupe.

Nul besoin de vous dire que ça signifiait que j’étais – largement - perdu entre mon envie d’être jeune et mon envie d’enterrer mes erreurs de jeunesse.

L’alcool aidait à ne pas trop réfléchir à ça.

Se tenait – donc – devant moi Sniper. Habillé comme en 65 – à croire qu’il n’avait jamais jeté ses vieux vêtements… - et souriant. Il me paraissait être dans un bon état d’esprit pour enregistrer ce qu’on avait à enregistrer.

Je n’avais pas vraiment vu le regard de Sniper tomber sur mon verre rempli de glaçons et – accessoirement - de whisky… Je ne le buvais pas aussi vite que je ne l’aurais fait avec un verre uniquement composé de liquide ambré – Erik savait vraiment comment freiner mes ardeurs.

J’avais envie de commencer tout de suite – seulement, Evan voulait d’abord dire « bonjour » à ma vile créature de l’Enfer.

-Oui, tu peux… Seulement il dort, dis-je en espérant que ce simple fait dissuaderait Evan de filer vers Tony qui était dans son parc.

Erik nous avais rejoint pour saluer – très – chaleureusement Sniper. Ce dernier attendait d’Erik une totale discrétion par rapport à ce qu’on allait faire dans mon studio. Evan aurait-il oublié qui était Erik ?

-Ce n’est pas mon genre, Monsieur Kurtz, dit-il avec un sourire en coin.

Erik gardait – souvent – ses remarques et ses avis pour lui sauf quand il se disait que son intervention était judicieuse. Ici, on ne faisait – absolument ! – rien de mal.

Le regard d’Evan était – encore – retombé sur mon verre mais ça n’avait pas suffi à ce que la pièce tombe. Evan avait arrêté l’alcool il y a un moment mais j’étais tellement enfoncé dans mon alcoolisme – maladif… - que je n’arrivais pas à me mettre à sa place.

-Viens, on va dans le salon si tu veux voir le monstre, dis-je en nous dirigeant vers mon salon où roupillait Tony.

Ah non – il ne roupillait plus. Il se tenait debout dans son parc et nous fixait sans rien dire. Il avait les yeux grands ouverts.

-Dio mio… On dirait un môme de film d’horreur, dis-je en reculant d’un pas – effrayé que j’étais devant le regard fixe de Tony. Il dormait il n’y a pas trois secondes !

Erik nous avait suivi jusqu’au salon. Le malaise d’Evan face à mon verre ne lui avait pas échappé à lui…

-Désirez-vous quelque chose à boire, Monsieur Kurtz ? Nous avons du coca ou de la très bonne limonade. A moins que vous ne désirez une boisson chaude ? Nous avons le meilleur café de la ville
, dit-il en regardant Sniper.

Du café ? Merda – le sevrage… J’avais oublié ce détail. Putain, il fallait qu’Evan soit en sevrage au moment où je ne pouvais plus me passer d’alcool – c’était malin, ça…

Je me devais de changer de sujet – à défaut d’arriver à m’excuser sur les whiskys que j’allais, certainement, m’enfiler pendant tout l’après-midi.

-Alors… C’est quoi le titre du deuxième duo ?, demandais-je directement à Sniper – en achevant mon whisky d’une traite pour ne plus qu’Evan l’ai sous le nez.


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MessageSujet: Re: Same Old Mistakes [PV Sniper][TERMINE]   Lun 5 Fév - 11:08



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Daniele était venu m’ouvrir personnellement ! Ça, c’était un honneur ! Je m’étais plutôt attendu à tomber nez à nez avec Erik… mais non, j’étais face à mon manager… et son verre de whisky… Ah ouais… Je n’avais vraiment pas pensé au fait qui allait y avoir de l’alcool dans tous les coins et que Daniele, lui, avait le droit de boire comme il voulait.

Ben ça allait peut-être pas être aussi amusant que ça, cet après-midi, finalement…

Daniele voulait se mettre au boulot, ni une ni deux. Mais hey ! Je voulais bien voir un peu mon filleul, moi, avant. Daniele affirma qu’il dormait et je souris.

-Ok… je jette juste un coup d’œil alors puis on descendra.

Puis, Erik s’était pointé et je lui avais demandé de pas nous cafter. Je n’avais pas envie de me faire passer un savon par Andrew, mon coach vocal qui me faisait penser à feu Captain, ni par Natacha… Parce que si Andrew apprenait ça, vous pouvez être sûr que Natacha le saurait aussi peu après lui.

Mais Erik m’assura que ce n’était pas son genre en me donnant de son éternel « Monsieur Kurtz »… Je fis la moue en regardant Daniele.

-Il apprendra jamais, hein ?

Puis, à l’attention d’Erik, en rigolant à moitié :

-Sniper ! Nom de dieu…

Mais de savoir qu’Erik garderait ça pour lui me rassurait un peu dans le sens où, si Erik ne nous disait rien pour nous dissuader de chanter ensemble, c’était que ce n’était quand même pas si grave. Le tout était que je ne cède pas à la tentation du verre de Dany qui me faisait atrocement les yeux doux.

Mais Daniele attira mon attention ailleurs en me proposant d’aller voir Tony dans le salon. Mon sourire revint, bien qu’un peu moins assuré et je suivis Daniele qui s’arrêta net en voyant Tony debout dans son parc, les yeux rivés sur lui. J’éclatai de rire quand il affirma qu’on aurait dit un môme de film d’horreur. Mais quand je m’approchai de Tony, dépassant Daniele, l’enfant me fit un beau sourire en levant les yeux et les bras vers moi.

-Oooh mais non, c’est n’importe quoi ! Salut mon pote !

Je me penchai et le pris dans mes bras, l’embrassant sur le front au passage.

-Comment ça va ?

Le garçon hocha la tête.

-Merda…

Je rigolai…

-Oh… Si mal que ça…

Au moins, pendant que je regardais le petit, je ne regardais pas le foutu verre de Daniele. D’autant que je me voyais très mal lui demander de ne pas boire juste parce que j’étais là. C’était à moi de me retenir, pas à lui de s’adapter à ma cure… Mais Erik, toujours très prévenant, réapparut et m’anticipa. Parce que, tant qu’à faire, autant me donner l’illusion que je buvais…

-Heu… Je veux bien une grande bouteille de coca si tu as ça… Merci, Erik, c’est vraiment cool.

Daniele, lui, avait achevé son verre et je m’étais un peu détendu. Et mon manager en revint à l’objet de ma présence ici.

-Ah ! Ouais, attend…

Me tortillant un peu, alors que Tony jouait avec les plaques de l’armée que j’avais autour du cou, je fouillai dans la poche latérale de mon treillis. J’en sortis une feuille de papier froissée, la dépliai d’une main.

-Ah non, c’est pas ça…

J’en sortis une autre. Toutes des chansons que j’avais écrites en vue d’un éventuel album… un jour, peut-être…

-Pas ça non plus…

Puis une autre, en faisant tomber une cassette de ma poche. Je lâchai un « et merde… » et Tony regarda la cassette à terre et la désigna du doigt.

-Oh boum ! Cazzo !

Je secouai la tête et regardai le petit qui me fit un beau grand sourire fier de Ricci.

-Bah tiens…

Je tendis la feuille, la bonne, avec les paroles du duo, que je tendis à Daniele.

-C’est celle-là. J’ai pas encore de titre, je pensais le trouver avec toi, puisque c’est un duo.

Puis, pendant qu’il lisait, je demandai…

-Dis… Dany… Tu te rappelles de la chanson surprise qu’on avait fait sur scène avec Jess quand on a fait chez toi la promotion de Legacy ?

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Daniele Ricci


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MessageSujet: Re: Same Old Mistakes [PV Sniper][TERMINE]   Lun 5 Fév - 20:02



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Evan venait – à peine ! – d’arriver qu’il réclamait, déjà, à voir la vile créature de l’Enfer. Tout le monde était fan de sa petite bouille « d’ange ». Il n’y avait – décidément – que moi qui voyait le démon qui sommeillait en lui.

Le gamin étant endormi, Evan n’allait s’accorder qu’un petit coup d’œil – merveilleux ! Moins on passait de temps à s’extasier – inutilement… - devant Tony, plus vite on pourra démarrer notre enregistrement.

Erik était venu saluer Sniper et avait promis – à ce dernier – de ne rien dire au sujet de ce qu’on allait faire sous peu. Je savais que Sniper – depuis 1964 – désirait qu’on l’appelle simplement « Sniper ». Il n’était pas fan des politesses à l’anglaise d’Erik qui appelait tout le monde « Monsieur », « Madame » ou « Mademoiselle ». Entre Sniper et lui, c’était le choc des cultures – le raffinement anglais contre le « bourrinisme » américain. Personnellement, j’étais Italien – j’étais, donc, parfait et parfaitement en dehors de tout ça.

-Aucun de vous deux n’apprendra jamais, dis-je en haussant les épaules.

Egalité – ainsi, c’était réglé.

J’avais conduit Sniper au salon pour qu’il puisse jeter un coup d’œil à la vile créature de l’Enfer. Croyant qu’il dormait, j’avais été effrayé de le voir debout dans son parc à me fixer comme un môme de film d’horreur – c’était vraiment effrayant !

Ça n’avait pas effrayé – le moins du monde… - Evan qui avait pris Tony dans ses bras. Putain, il n’avait jamais vu The Omen ? A sa place, je ferais attention ! Il l’avait salué et lui avais demandé comment il allait – il causait au gosse comme si c’était son ami… Le môme avait répondu « merda ». Putain, il a la vie de château et il ne va pas bien ? A moins que son si pauvre vocabulaire l’empêchait de dire qu’il vivait une vie de roi !

-Nun hai una vita di merda, Bastardino*, marmonnais-je en faisant la moue.

Erik avait proposé une boisson à Evan – autre que de l’alcool – et ça m’avait rappelé la cure de Sniper. Je ne comptais pas essayer de ne pas boire en sa présence – ça me paraissait impossible. C’était moi qui allait devenir tremblant, sinon… Evan avait commandé du coca à Erik qui s’était empressé de se diriger vers la cuisine.

J’avais achevé mon verre – par respect momentané pour Evan avant que je ne me resserve – et j’avais demandé le titre de notre deuxième duo. J’étais excité à l’idée que ma voix soit encore sur un album. J’avais pris goût à « Ricci The Best la rockstar » - c’était un titre qui m’allait très bien.

Il avait cherché les paroles dans ses – très – nombreuses poches. Sa recherche était longue et infructueuse. Putain, quelle quantité de choses pouvait-il mettre dans ses poches ? C’était des gouffres sans fond ou quoi ? Putain si ça tombe il y avait même des chewing-gums usagés dedans – l’idée même me révulsait.

-Putain, tu as mis ta maison dans tes poches ou quoi ?,
dis-je impatient.

Putain, pose le gosse – Evan – t’auras plus facile de chercher ! Mais  Sniper n’avais pas déposé Tony et une cassette était tombée de ses poches. Ma che cazzo di merda !

-Oh boum ! Cazzo !, lâcha soudainement Tony.

Il avait un sourire fier mais moi aussi – je n’avais pas pu m’en empêcher. Mon môme était intelligent, il savait reconnaitre les abrutis ! L’intervention de Tony n’avait pas étonné Evan.

-Il m’enlève les mots de la bouche, dis-je en souriant – validant pour la toute première fois de ma vie une intervention de mon propre môme. Tonino mio, la prossima volta dì « cazzo di merda »**, rajoutais-je pour Tony qui riait en s’applaudissant.

Parce qu’Evan était ça – un cazzo di merda. Ça depuis 1964 – voir avant.

Enfin, Evan avait trouvé sa feuille – c’était pas trop tôt ! Il me l’avait tendu – bien évidemment. J’avais grimacé devant l’oubli de la règle numéro 5 – bon sang Sniper… Il avait perdu ses réflexes en 10 ans et ça peinait à revenir… Je l’avais – tout de même – prise parce que j’avais envie de savoir ce que contenait cette chanson.

Il n’y avait pas encore de titre mais on trouvera – ce n’était pas le plus urgent.

-On trouvera un titre vendeur,
dis-je les yeux rivés sur les paroles.

Le premier duo qu’on avait fait avec Evan m’avait ébranlé – parce que je l’avais perçu comme une critique de ma façon de manager à l’époque de The Army. Je me retrouvais – presque - dans le même état d’esprit devant les paroles de ce nouveau duo qui – bien que plus métaphorique – était aussi inspiré de ce qu’on avait vécu. Je m’étais mordu la lèvre mais je voyais – maintenant – les choses autrement. Les erreurs du passés – et tout ce qu’on avait vécu - avait été le fondement de ces paroles… Le Ricci en moi, se rendait compte qu’on pouvait faire de l’argent sur ces putains d’erreurs – sur mes putains d’erreur. Le Ricci commercial et calculateur prenait le pas sur l’émotion – cette fois. C’était sûrement un signe de guérison – voyons le comme ça !

J’avais levé mon regard sur Evan quand il m’avait ramené quelques années  auparavant – pas forcément avec ses paroles mais avec sa question.

-Oui, je m’en rappelle, dis-je en regardant Evan. Votre succès avait enragé la fille de Hughes…

Qui n’était jamais devenue chanteuse – cela dit en passant !

La chanson dont parlait Evan n’était jamais sortie sur album – pourtant c’était un chef d’œuvre.

-Tu te dis que c’est dommage qu’elle ne soit pas sortie, c’est ça ?, demandais-je à moitié interrogateur. Ton prochain album sera l’occasion de régler cet outrage, rajoutais-je avec un sourire en coin.

Commercial, j’étais – commercial,  je serais toujours.

-C’est un chef d’œuvre, ces paroles…,
dis-je en brandissant la feuille devant Evan. A croire que mon aspect impitoyable t’inspire, rajoutais-je en affichant un sourire jaune.

J’essayais de ne pas forcément paraitre aussi touché que la dernière fois mais je savais qu’une fois qu’il m’aura fait écouter la musique qui allait avec le masque allait tomber – d’où l’importance du whisky !

*
Spoiler:
 
**
Spoiler:
 


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MessageSujet: Re: Same Old Mistakes [PV Sniper][TERMINE]   Mar 6 Fév - 15:33



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Après avoir salué Erik et lui avoir rappelé pour la… bah je les compte plus… que je ne m’appelais pas « Monsieur Kurtz », on s’était dirigés vers le salon où, soi-disant, dormait le petit Tony. Mais on le trouva bien éveillé et bien debout dans son parc. Je l’avais pris et lui avais demandé comment ça allait. C’est alors que le petit avait décidé de me faire partager les derniers upgrades de son vocabulaire, en commençant par « merda »… jusque-là tout va bien… Heureusement que Maria était pas là…

Daniele, lui, râlait, ce qui me fit rigoler. Il répliqua quelque chose à Tony, mais à part qu’il le traitait encore de bâtard, j’avais rien compris.

Erik m’avait aussi proposé à boire, ne me citant que des softs et j’avais opté pour du coca. Ouais, le coca, c’était bien, le whisky, c’était mal, Sniper.

Le verre de Daniele vide à son tour, j’avais pu me détendre un peu et commencer à fouiller dans mes poches à la recherche de notre nouveau duo. Je fis tomber une cassette dans la manœuvre, ce qui me valut un « cazzo » de la part de mon filleul. Et ce fut la première fois, alors que mon manager affirma que son fils lui enlevait les mots de la bouche, que je le vis clairement fier de son môme.

Il l’invita même à dire « Cazzo di merda »… enfin, je crois que c’était ça qu’il lui dit parce que à part l’insulte que Daniele me sortait tout le temps, j’avais rien compris du reste. Mais je pensais bien que ça volait suffisamment bas que pour ne pas devoir avoir fait l’unif’ pour piger.

-Ça doit beaucoup plaire à Maria, tout ça !

Mais je souriais quand même. Que serait la vie sans un langage haut en couleur, hein ? J’avais trouvé ma feuille avec les bonnes paroles dessus… Et l’avait tendue à Daniele qui voulait absolument voir les paroles… avec un bel air innocent. Tiens… prends la feufeuille Danielino…

Si je suis un cazzo di merda alors je suis aussi trop con pour assimiler la règle numéro 5.

Je souris quand il se résigna à la prendre, tout en remontant sur moi à deux mains le petit que avait un peu glissé pendant les fouilles de mes poches.

Mais pendant que Daniele lisait, j’avais voulu savoir s’il se rappelait de la chanson qu’on avait jouée chez lui et qu’on avait enregistrée en studio du temps où Jess étaient encore une enfant à peine plus âgée que Tony. Et ouais, il s’en rappelait, mais uniquement parce que  ça avait fait enrager une de ses ennemies, Carrie Hughes qui tentait de percer comme chanteuse à l’époque.

Mais mon manager me vit quand même venir de loin. Je hochai la tête  quand il formula tout haut ce que je pensais tout bas.

-Heu ouais, c’est ça…

Mon visage s’illumina quand il affirma que mon prochain album serait l’occasion de remédier à ça.

-T’as toujours les enregistrements alors ! Avec la voix de Jess et tout ?

Bordel ! Il me tardait déjà de pouvoir réécouter la voix de ma fille quand elle était encore toute môme ! Parce que c’était une question rhétorique, bien évidemment : si Daniele disait qu’il y avait moyen de mettre la chanson sur l’album, ça voulait dire qu’il l’avait quelque part. Et en plus ça voulait dire qu’en plus de Jess, c’était aussi Captain, Sherman et Nuts qu’on entendait jouer. J’allais encore chialer, j’en étais sûr, quand j’allais réécouter ça.

Mais juste chialer… Pas sombrer. Il n’était plus question de sombrer. Pas si je voulais faire cet album !

En parlant de ça, Daniele brandit la feuille qu’il avait finalement terminée de lire. Tony, lui, avait recommencé à jouer avec les plaques de l’armée à mon cou. Il affirma que la chanson était un chef-d’œuvre…

Mais je vis bien son sourire jaune, ce qui était la preuve qu’il avait bien compris les paroles.

-Non… C’est le star-system qui m’inspire. C’est le star-system qui t’a rendu impitoyable et qui a fait de moi une loque.

Je me penchai, avec Tony dans les bras qui se raidit en s’accrochant à mon cou comme s’il avait peur que je le laisse tomber. Je ramassai la cassette et me redressai, mais ne fit que la désigner à Daniele en la brandissant devant lui, pas en la tendant vers lui pour qu’il la prenne.

-J’ai la ligne instrumentale… J’ai pas besoin de souffle ni de cordes vocales en forme pour jouer de la guitare et les musiciens de sessions de BSC sont des as !

Puis, me tournant vers Tony alors que Erik rappliquait en annonçant qu’il avait préparé la bouteille de coca au sous-sol, je souris à l’enfant :

-On va faire de la musique ?

Tony applaudit et je le gardai sur mes bras bien décidé à l’emmener dans le studio avec nous. Mais en chemin, je le déposai pour le faire marcher en le soutenant par ses petites mains. Et il se démerdait pas mal. Dans le long couloir, je le lâchai juste une seconde et il fit quelques pas tout seul en rigolant, tout excité qu’il était.

-Hey !!!! Regarde ça ! Bravo Tony !

Je le rattrapai au vol juste avant qu’il ne tombe et le soutint en l’air.

-Yeah ! T’es le meilleur !

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Daniele Ricci


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MessageSujet: Re: Same Old Mistakes [PV Sniper][TERMINE]   Mar 6 Fév - 19:57



Same Old Mistakes
ft. Evan "Sniper" Kurtz


La vile créature de l’Enfer pouvait – parfois – avoir des éclairs de génie comme à cet instant. Je ne m’étais pas retenu de l’en féliciter – en Italien et à ma manière.

Evan – qui n’était qu’un cazzo – avait dit que le vocabulaire de Tony devait plaire à Maria. Tout en ironie – bien sûr. C’est vrai que Maria n’était pas friande des insultes – que ce soit en Italien ou en Anglais.

-En effet, ça lui plait beaucoup,
dis-je avec un sourire en coin – tout en ironie aussi.

Seulement, Tony était un Ricci avec le vocabulaire qui allait avec – nous devions nous faire à cette tragique fatalité.

Evan avait – enfin ! – trouvé la feuille qu’il fallait mais avait – par contre – oublié l’inoubliable règle numéro 5. Réel oubli ou façon – bien à lui – de m’emmerder ? Les paris sont ouverts !

Seulement, j’avais envie de savoir ce que me réservait ce duo – donc, j’avais pris la feuille. La lecture m’avait provoqué pas mal de sentiments similaires au premier duo mais l’appât du gain avait pris – cette fois et pour l’instant – le dessus sur toute émotion que j’aurais pu laisser transparaitre.

Sans compter qu’Evan m’avait parlé d’une ancienne chanson de The Army qui n’était jamais sortie sur aucun album et qui m’avait ramené au temps où le monde entier se prosternait devant mon groupe – à l’époque, The Army. Savoir cette chanson – ce chef d’œuvre, même – pas encore sortie m’avait fait me dire que ça serait une bonne idée de la sortir sur le prochain album de Sniper. Marketing quand tu nous tiens.

Semblerait que j’avais bien lu dans les pensées de Sniper – normal, j’étais le meilleur ! Il était heureux et se demandait – sans que ça ne soit vraiment une question – si j’avais toujours les enregistrements.

-Bien sûr, dis-je en souriant. Je garde toutes les démos de mes groupes qu’elles soient live ou non.

Pour justement les sortir au bon moment – comme c’était le cas cette fois-ci. Business – encore et toujours.

J’avais terminé ma lecture. Ce nouveau duo sera un chef d’œuvre mais je ne pouvais pas m’empêcher de faire une remarque sur les paroles qui semblaient – toutes – tourner autour de mon côté businessman impitoyable. Je ne pouvais m’en prendre qu’à moi-même – c’était ce que j’étais… Seulement, ce n’était pas tant moi que le star-system qu’Evan critiquait.

-Peut-être…, dis-je en haussant les épaules.

Qu’est-ce qu’on ne ferait pas pour la célébrité ? Seulement, la différence était que – moi – j’étais célèbre depuis ma naissance à travers mon père. C’était peut-être un peu trop facile de tout remettre sur le star-system – mais j’étais prêt à céder à la facilité pour effacer ma culpabilité.

Evan avait ramassé la cassette où était gravée l’instrumentale du duo – on allait pouvoir travailler avec cette base ! J’avais pris la cassette qu’il ne m’avait pas tendue cette fois - miracle !

-Normal, BSC n’engage que les meilleurs, dis-je avec un sourire en coin. J’en suis la preuve vivante.

Sur un autre plan, bien sûr – je n’étais pas musicien. Ah si – tout compte fait – j’en suis un. Décidément, Daniele Ricci savait tout faire !

Erik était venu nous dire qu’il avait préparé le coca en bas. C’était – donc – le bon moment pour descendre. Evan avait regardé Tony et sa phrase voulait insinuer que la vile créature de l’Enfer allait nous accompagner en bas.

-Non, mais, quoi ?,
demandais-je à Evan – pris de cours que j’étais. On ne va quand même pas le prendre avec nous ?

Pas le temps de contester – apparemment… -, Evan était déjà en route avec Tony vers le studio qui se trouvait à l’étage en dessous. Putain, ce gosse devait-il toujours me suivre partout ? Il ne pouvait pas simplement dormir comme tous les sales mômes de son âge – non, il fallait que Tony fasse à sa manière ! Putain…

Je les avais suivis – beaucoup moins excité tout d’un coup. Evan s’amusait à faire marcher Tony – qui avait marché un peu tout seul sous les félicitations de Sniper. J’avais levé les yeux au ciel.

-J’ai déjà vu… Je ne vois pas ce qu’il y a d’excitant à le voir marcher deux pas puis se planter, dis-je pas impressionné le moins du monde.

Sniper – lui – l’était et il avait dit à Tony qu’il était le meilleur. Tony riait aux éclats et s’applaudissait.

-Yeur,
répéta-il tout joyeux.

Et la modestie dans tout ça ?

-N’en fait pas trop, Bastardo ! Le meilleur c’est moi, dis-je en me désignant.

On était descendu à mon studio. Erik avait pensé au coca mais – malheureusement – pas au whisky.

-Dépose le môme dans ce coin-là…
, dis-je en désignant un coin qui était loin de toutes mes platines et instruments extrêmement chers. Je ne veux pas qu’il foute de la bave partout…

Je m’étais dirigé vers l’endroit où j’étais susceptible de trouver du whisky. Je n’avais qu’à espérer qu’il en reste.

-Miracle, dis-je soulagé en trouvant une bouteille pas encore ouverte qui trainait non loin de la platine – un oubli d’hier, sans doute.

Je l’avais ouverte sous les yeux de Sniper et j’avais bu au goulot – sans aucun complexe. Après ça, j’avais envoyé la musique en insérant la cassette.

Il n’y avait pas à dire – les musiciens de BSC, Sniper inclus, étaient talentueux. J’avais marqué le rythme en claquant des doigts – les yeux fermés. C’était mélodieux et complexe – j’adorais ça !

La musique terminée, j’avais rouverts les yeux sur Sniper.

-Sniper… S’il n’y avait pas Andrew, je t’enverrais faire les grandes scènes tout de suite
, dis-je en souriant. Ta ligne et ton jeu de guitare est exceptionnel.

Encore meilleure qu’au temps de The Army.


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MessageSujet: Re: Same Old Mistakes [PV Sniper][TERMINE]   Mer 7 Fév - 21:34



Same Old Mistakes
ft. Daniele Ricci


Mouais mouais mouais… Je crois que si Maria nous entendait, en vrai, on se serait déjà fait incendier. Mais elle n’était pas là alors, finalement, je ne serais plus là quand Tony allait s’exclamer « cazzo di merda » devant sa mère… Et Daniele serait alors le seul à assumer les conséquences ! D’autant qu’il ne pourrait accuser personne d’autre : tous les gros mots que connaissaient Tony était en italien, j’étais incapable de parler cette langue-là, moi. Pas ma faute…

On en vint finalement à parler chanson, musique et Daniele me rassura en disant qu’il avait toujours l’enregistrement de notre chanson qu’on avait composé en 1970.

Il avait aimé les paroles de la chanson, aussi. Enfin… « aimer » n’était peut-être pas le bon terme. Il m’avait demandé s’il était ma source d’inspiration… Heu… Non… Parce que ça aurait voulu dire que j’en voulais à mon manager, or, ce n’était pas le cas. Le business était le problème, plus que Daniele lui-même. De mon point de vue, tout du moins.

Comme notre premier duo, cette chanson était moins une critique que la narration pure et simple de notre histoire.

Daniele avait haussé les épaules apparemment pas convaincu de mon explication. Je souris en coin.

-Mais si ton égo préfères : ouais, Dany, tu es ma muse…

Je ricanai puis lui dis qu’on avait la ligne instrumentale, déjà… ou tout du moins une première esquisse. Sur quoi, alors que je complimentais les musiciens de sessions qui avaient bossé avec moi sur la musique, Daniele flatta tout seul son propre égo en affirmant qu’il était la preuve vivante que BSC n’engageait que les meilleurs.

Mais avant que j’aie pu trouver une bonne réplique, Erik était venu annoncer que tout était prêt pour nous en bas. Et j’avais alors demandé à Tony s’il venait faire de la musique avec nous. Ce sur quoi Daniele sembla tomber des nues.

-Bah on va pas le laisser ici tout seul… Puis il adore la musique.

De toute façon, j’étais déjà sorti du salon, mon manager sur mes talons et l’enfant dans mes bras. Enfin pas longtemps parce que je le fis marcher dans le couloir. Et il marcha même vraiment tout seul. Je m’étais exclamé, fier de voir les premiers pas de mon filleul… A défaut de pouvoir me souvenir de ceux de Jess, si j’avais eu l’occasion de les voir… Parce qu’il se pouvait tout aussi bien que j’aie été en tournée à ce moment-là…

Mais Daniele, ça l’impressionnait même pas. Il était un peu dans le gaz, Daniele aussi… Pour ne pas dire qu’il était déjà pas mal bourré. Son odeur d’alcool me titillait d’ailleurs toujours le nez, c’était chiant. C’est un peu comme avoir une démangeaison dans le dos, juste à l’endroit impossible à atteindre pour gratter.

Alors j’essayais de me concentrer sur mon filleul et ses exploits… Et Tony de flatter son propre petit égo en s’applaudissant et en disant qu’il était le meilleur. Mais venant de lui, c’était marrant… Bah, de Daniele aussi, en fait… Daniele qui était jaloux… Ce qui me fit marrer de plus belle.

On arriva dans le studio qui n’avait pas changé depuis le temps de The Army. La bouteille de coca était bien là et Daniele désigna un coin où je pouvais poser Tony… Il ne voulait pas qu’il bave partout.

Je posai donc mon filleul assis sur une pile de vieux numéros de L.A.People posée au sol.

-Aaaah ben voilà un beau siège… Tu peux tout faire là-dessus : baver, pipi, caca, tout ce que tu veux.

Je lui posai ensuite ma casquette, bien trop grande pour lui, sur sa tête, ce qui l’amusa beaucoup.

Pendant ce temps-là, Daniele avait trouvé une bouteille de whisky et je m’étais redressé en soupirant, allant ouvrir ma bouteille de coca. Je bus en même temps que Daniele au goulot de ma propre bouteille… Tout en le regardant. Pour avoir l’impression que je faisais exactement la même chose que lui… Que je buvais… et que ce n’était pas du coca.

Puis, Daniele avait fait tourner la cassette… J’avais siroté à ma bouteille plus tranquillement en écoutant la musique tout en regardant, amusé, Tony qui avait pris un des magazines pour l’ouvrir et regarder les images, assis sur sa pile de L.A.People.

Daniele, lui, avait fermé les yeux… et ça, c’était bon signe, toujours.

Quand la musique s’arrêta, il les rouvrit et mon visage s’illumina avant que je ne rigole.

-Oooh c’était vraiment pour moi, ce compliment ?

Je repris une bonne gorgée de coca avant de reprendre, plus sérieusement, avec une moue.

-Putain… Une partie de moi adorerait ça… Et l’autre crève de trouille. On devrait même pas être ici à faire ce qu’on va faire. Faut que je fasse gaffe, faut que j’y aille doucement… Je veux pas griller bêtement mes chances de produire quelque chose en voulant aller trop vite.

J’avais encore tellement de chansons en tête !

Je tendis la main pour reprendre la feuille avec les paroles et pris aussi un bic qui trainait. Je séparai la chanson en plusieurs parties que j’annotai soit d’un « D » soit d’un « S ». Ses parties et mes parties. On ne chanterait pas ensemble comme pour le premier duo, mais en alternance.

-Tu vois où je veux en venir ? Je vais te chanter le premier couplet, qui est le tien, a capella pour que tu vois comment ça va.

Je m’éclaircis la gorge et, doucement, prudemment, parce que je savais que ma voix n’était pas échauffée, je chantai la partie de Daniele, juste pour lui montrer, je savais qu’il avait pas besoin d’un dessin.

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MessageSujet: Re: Same Old Mistakes [PV Sniper][TERMINE]   Jeu 8 Fév - 19:54



Same Old Mistakes
ft. Evan "Sniper" Kurtz


Le star-system, la jet-set, la célébrité en général – c’était les vrais ennemis d’Evan. Il blâmait ces concepts plutôt que moi. Ça réduisait – un rien – ma culpabilité mais je me reconnaissais tellement dans les paroles de Sniper que s’en était déroutant. Certaines phrases qu’il avait écrites dans la chanson précédente – celle du premier duo – était des phrases que je lui avais dites lors des années fastes de The Army. C’était – donc – difficile pour moi d’être convaincu par les explications d’Evan qui ressemblaient forts à certaines explications des certains chanteurs qui restaient vagues sur leurs réelles inspirations et les gens qu’ils visaient vraiment dans leurs chansons.

Evan était resté sur sa ligne de conduite – bien qu’il avait quand même dit, pour mon ego, que j’étais sa muse. Tout ça n’était pas une question d’ego – c’était plus complexe que ça…

-C’est une fonction supplémentaire à mettre sur mon CV, dis-je avec un sourire en coin et pour rire – plutôt que pleurer – sur un sujet qui me touchait bien plus qu’Evan ne pouvait l’imaginer.

On était prêt à aller enregistrer mais il allait falloir – malheureusement et contre ma volonté – se coltiner l’infâme Tony. Evan ne voulait pas le laisser seul ici - de toute façon, il ne m’avait guère laissé le choix… Ils étaient déjà en train de marcher vers le studio – Tony s’auto-congratulant de ses progrès en marche. Putain, ce gamin allait – bientôt – être encore plus vantard que moi ! Je ne pouvais pas le laisser me surpasser même dans ce domaine !

Evan riait de nos interactions – aussi pauvres soient-elles. Sniper n’avait pas changé depuis 1970, il riait toujours autant pour rien…

On était arrivé en bas – dans mon superbe studio ! J’avais invité Evan à caser Tony dans un coin bien loin de tous mes appareils derniers cris. Je n’avais pas envie qu’il les abîmes avec sa bave – c’était totalement exclu ! Sniper avait obtempéré et avait déposé Tony sur une pile de L.A.People que j’entreposais ici – mais qui n’avaient pas autant d’importance que ceux que je concevrais dans mon bureau et qui parlaient de moi en bien. Sniper avait permis à Tony d’absolument tout faire sur cette pile – même les choses les plus répugnantes.

-Ne l’incite pas à commettre ce genre de crimes, dis-je outré des incitations de Sniper. On n’est pas encore immunisé contre l’odeur !, rajoutais-je dégouté d’avance.

Non mais – incite-le à vomir aussi, tant que tu y es, Sniper ! Cette vile créature de l’Enfer risque de te prendre au mot.

J’avais – enfin – trouvé une bouteille de whisky qui était indispensable au bon déroulement de l’enregistrement. Je portais attention à Sniper et non à la vile créature de l’Enfer qui lisait tranquillement un L.A.People datant de cette année et qui mettait en scène - en une - Maria et le petit merdeux.

Tout était mis en place – c’était le moment d’envoyer la musique. J’avais écouté l’instrumental – qui était un chef d’œuvre. Assez pour que je complimente Evan pour le travail qu’il avait réalisé avec les musiciens de BSC. Ça avait réjoui et étonné l’ancien chanteur de The Army.

-Oui
, dis-je en souriant. Parfois, je peux être gentil !

Un partie de moi voulait – absolument – envoyer Sniper en faire quelques scènes directement. Seulement, je savais que nombre seraient les gens qui verraient ça d’un très mauvais œil et je ne pourrais pas supporter une mauvaise pub supplémentaire – j’avais assez donné de ce côté-là cette année.

Sniper – lui – avait autant envie que moi de faire ce genre de chose mais il en avait peur aussi. Il ne voulait pas griller ses chances de faire d’autres albums – surtout pas en allant trop vite.

-T’inquiète… Ce n’était qu’une envie,
dis-je en souriant. On va y aller doucement. Fait-moi confiance.

Je savais que ce que je disais était en totale contradiction avait ce qu’on faisait – mais qu’importe !

Evan avait partagé les paroles de sa chanson entre nous. Cette fois-ci, on allait chanter en alternance plutôt qu’ensemble – ça rendait la chose encore plus excitante.

-Oui, je vois parfaitement où tu veux en venir, dis-je en sirotant mon whisky.

Il avait chanté – doucement - a capella pour me montrer ce qu’il voulait. Il ne m’en fallait pas plus.

-Ok ! Je vois ce que tu veux, dis-je en souriant. Allons-y !, rajoutais-je en tapant sur l’épaule de Sniper.

J’avais envoyé la bande et on s’était installé derrière les micros – casque sur les oreilles. C’était parti pour le show !


C’était moi qui entamais la chanson – prenant un ton plus bas que sur mon propre album. Mes parties n’étaient pas longues mais je devais leur donner du poids – parce qu’elles avaient leur importance.

Quand ça avait été à Evan de chanter, j’avais retrouvé les métaphores du texte qui – à l’écoute – n’était pas si métaphorique. En fait, je me revoyais entrer dans la loge d’Evan – en Australie en 1971 -, et l’inciter à monter sur scène. Ces images – terribles - m’étaient revenues avec le chant d’Evan… J’avais fermé les yeux – je ne voyais, donc, pas Tony qui avait cessé sa lecture pour nous fixer avec ses grands yeux bruns – et j’avais chanté ma seconde partie en retrouvant le « moi » de 71...

Il n’était pas si différent du « moi » de maintenant…

Mon cœur battait à toute rompe – ça n’avait pas décéléré quand Evan avait repris le relais jusqu’à l’instrumental final.

J’étais au milieu d’un tourbillon d’émotions et de souvenirs difficiles à gérer – pour ça que je n’avais pas osé ouvrir les yeux.

A la fin de la chanson, j’avais fixé Evan – les yeux brillants d’émotions particulières… Je n’avais pas de mot sûrement parce que l’émotion – à la différence du premier duo – m’avait pris pendant la chanson et non avant.



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MessageSujet: Re: Same Old Mistakes [PV Sniper][TERMINE]   Sam 10 Fév - 17:16



Same Old Mistakes
ft. Daniele Ricci


Je savais que les paroles de mes dernières chansons pouvaient sembler être une grosse critique de Daniele « The Best » Ricci. Dans un sens, c’était le cas, mais c’était aussi bien plus général que ça. Et c’était justement parce que je savais qu’elles pouvaient être perçues comme ça que je voulais faire ces duos avec Daniele. Si je lui en voulais réellement, jamais je ne l’aurais invité à chanter avec moi, tout comme je ne l’aurais pas repris comme manager.

Mais il fallait se rendre à l’évidence : le seul exemple que j’avais de ce que je voulais « critiquer », ou plutôt dépeindre, c’était Daniele. Je ne voulais pas, même en pensée, considérer ça comme une critique. Parce que ce ne serait pas juste de critiquer ça quand j’étais en train de tout faire pour retrouver ma place dans ce star-system.

J’avais dit à Daniele qu’il était ma muse, du coup, puisqu’il insistait et que c’était quand même un peu vrai. Mais je ne voulais surtout pas qu’il pense que je lui en voulais. Parce qu’il n’y avait rien de moins vrai… Enfin, je ne lui en voulais plus…

En compagnie de Tony dont je fus témoin des presque premiers pas, puisque son père affirmait que c’était du déjà-vu, mais j’en fus pas moins fier.

J’emmenai l’enfant avec nous malgré les protestations de Daniele. J’avais l’impression d’avoir l’habitude alors que ça n’était arrivé qu’à cette soirée où j’avais emmené Jess en 1970. Alors, je fis pas trop attention à ce qu’il disait. De toute façon, on allait pas laisser Tony à l’étage quand on serait en bas sans pouvoir entendre s’il y avait un problème…

Je sais… Erik était là… Ben c’était pas une raison.

Puis il était très bien, au final, sur sa pile de L.A.People avec ma casquette sur sa petite tête, non ? Je lui avais dit qu’assis là-dessus, il pouvait faire ce qu’il voulait, mais Daniele soutenait qu’on était pas immunisés contre l’odeur, ce qui me fit bien rire.

Je m’étais ensuite installé près des tables de mixages dernier cri avec mon manager et avait commencé à lui expliquer ce que je voulais, et comment je le voulais, après avoir écouté l’instrumental qui devait déjà lui donner une bonne idée de comment je voyais les choses. Un instrumental qu’il avait d’ailleurs adoré, ce qui ne m’encourageait qu’à continuer et me confortait dans l’idée que je ne saurais jamais faire autre chose.

Raison de plus pour flipper à mort d’aller trop vite et de faire une connerie, vu que j’étais quand même là contre toutes les recommandations d’Andrew. Mais, comme Daniele le disait si bien, même si on avait envie de se précipiter, tous les deux, ça ne restait qu’une envie.

Je fus soulagé quand on put aller chanter, parce que ça nous éloignait, autant Daniele que moi, de cette foutue bouteille de whisky dont j’avais l’impression de sentir l’odeur partout. Daniele mit un casque sur sa tête, pour les retours. Pas moi… Si je mettais un casque, j’allais avoir des larsens.

Ce qui voulait dire qu’il allait falloir que je fasse deux fois plus attention en chantant pour ne pas forcer.

Daniele se mit à chanter, parce que c’était à lui de commencer la chanson. Je fermai les yeux. Et on perdit tous les deux Tony de vue. Ce qui n’était pas tellement grave parce qu’on s’était à peine mis à chanter que le petit avait rivé ses grands yeux bruns sur nous, oubliant complètement le L.A.People qui pendait dans sa main.

La partie de Daniele terminée, c’était à moi d’enchaîner, sur un ton plus rêveur, plus lointain, jusqu’à l’envolée en fin de couplet, qui, dans ce cas-ci, pouvait s’apparenter à un refrain au vu des répétitions.

Ma voix dérapa au moment de : « Your lips move but I’can’t hear what you’re sayin’ ». Sur l’écran de mes paupières, la scène se rejouait et je me rappelais exactement de l’effet que ça faisait, quand j’étais sorti de la scène en courant en 71, les mains plaquées sur mes oreilles… Et quand j’avais regardé Daniele, je le voyais parler, mais sans pouvoir rien entendre d’autre qu’un long sifflement ininterrompu.

C’était une chanson, mais aussi un dialogue et un jeu de rôle, une histoire.

La nôtre.

Sauf qu’aujourd’hui, en relatant trait pour trait, sans l’embellir d’un iota, cette page noire de notre vie, en l’exposant, on pouvait expier.

Quand je rouvris les yeux, les larmes menaçaient d’en couler et je vis la même chose dans le regard de Daniele. Puis, je baissai le regard en sentant quelque chose tirer sur mon treillis… C’était Tony, ma casquette à l’envers sur sa tête, qui m’offrit quelque chose comme le plus beau sourire que j’aie jamais vu, avant de tendre ses deux petites mains potelées vers moi, se tenant en équilibre à genoux.

Je me penchai et le pris dans mes bras, frottant mes yeux d’une main.

-Hey… Ça t’a plu, Tony ?

Il alla choper une larme sur ma joue de son petit index et me la montra.

-Mai !

Je ne savais pas ce que voulais dire « mai ! », mais il se tourna vers mon manager en fronçant les sourcils et répéta en le désignant du doigt.

-Mai !

Je rigolai et regardai Daniele en haussant les épaules.

-Il veut quoi ?

Je reniflai…

-Va falloir la refaire parce que j’ai merdé.

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MessageSujet: Re: Same Old Mistakes [PV Sniper][TERMINE]   Dim 11 Fév - 17:50



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Evan avait merdé sur une phrase – mais cela avait-il tant d’importance ? Non. Pas dans l’instant présent. Le fait que sa voix déraille à ce moment précis n’était pas une coïncidence – les paroles étaient justes trop représentatives d’une des pages les plus noires de The Army. Je relisais cette page en même temps que moi et Evan on chantait. Je me martyrisais – inconsciemment – avec ces souvenirs horribles.

Putain, moi qui croyait que cette chanson était moins pire que la précédente, je m’étais foutu le doigt dans l’œil. Ce n’est qu’en l’entendant avec la musique et la voix d’Evan qu’elle avait pris toute son ampleur et ça faisait mal. Surtout que – depuis quelques semaines – j’étais à fleur de peau ce qui n’arrangeait pas mon état d’esprit vis-à-vis de ces souvenirs.

J’avais merdé en 71 – c’était indéniable. J’avais enfoncé le clou en 72 – ce n’était pas contestable non plus. Tout ça était écrit dans les paroles de Sniper.

Quand la musique s’était arrêtée, l’émotion avait perduré. Je n’avais jamais eu aussi dur – qu’aujourd’hui – de retenir mes larmes. Putain, pleurs pas Ricci.

Toutes ces émotions m’en avaient – presque… - fait oublier Tony qui n’avait pas tardé à montrer qu’il était là. Il réclamait les bras de Sniper – sachant, sans doute, qu’il le prendrait. Sniper ne l’avait pas déçu – il avait pris le gamin. Il lui demandait si ça lui avait plu. Seulement, il n’avait eu comme réponse que « mai ! ».

Jamais.

Je les avais fixé – Tony s’étant retourné vers moi. Il m’avait montré du doigt les sourcils froncés et avait répété ce mot.

Jamais.

Un Ricci ne pleurs jamais.

Deux larmes avaient coulé le long de mes joues avant ce constat – et ces reproches ! – de Tony. Deux larmes que je n’avais pu retenir. Le môme les avait vues et il m’avait directement jugé – sans vergogne – me faisant penser directement à mon père. Même ton – même regard accusateur.

Vous me direz qu’il aurait été facile – pour moi – de me dire que ce n’était que le résultat d’un drill. J’avais répété – sans cesse – à Tony depuis son arrivée dans ma vie qu’un Ricci ne pleurait jamais. Seulement, je n’arrivais pas à me dire que c’était ma faute – je voyais juste le jugement dans le regard de mon fils. Il ressemblait à Antonio autant que je ressemblais – moi-même – à Antonio. Il m’envoyait – en pleine figure – ce qu’Antonio m’envoyait en pleine figure.

Ce que j’envoyais en pleine figure à Tony.

Evan riait mais ne comprenait pas ce qu’il se passait. Je m’étais retourné – sans rien dire – pour prendre ma bouteille de whisky.

-Il ne veut rien… Juste montrer ses talents de Ricci, voilà ce qu’il fait,
dis-je amer, en effaçant mes larmes dos à Evan et Tony.

Et je savais que le meilleur moyen de faire mal en retour à Bastardo était de l’ignorer.

Evan était – encore – sous le coup de l’émotion mais ne le cachait pas comme je m’efforçais de le faire. Il avait entendu qu’il avait merdé – comme moi-même je l’avais entendu. Il voulait qu’on la refasse.

Je m’étais retourné vers lui whisky à la main.

-Ouais… On va la refaire… Dans quelques secondes, dis-je avant de boire – et boire encore – le whisky au goulot.

Je devais me remettre avant – c’était vital.

-Cette chanson va être la pièce maitresse de ton album, dis-je entre deux – très – grosses gorgées de whisky. Le premier duo était déjà exceptionnel mais celui-là…, rajoutais-je en m’arrêtant en chemin.

Celui-là était le récit semi-métaphorique qu’attendaient – certainement – les fans et les journalistes. Ils allaient entendre ce qu’on avait vécu et découvrir qu’Amon n’avait – presque – pas tort dans son article. Seulement, il fallait quand même que je sorte ce titre – pour d’autres raisons.

-Celui-là bouclera la boucle… Et après tout ira bien, dis-je les yeux dans le vide.

Celui-là me permettra d’expier cette époque et d’aller de l’avant – comme je sais si bien le faire. C’était dur mais c’était le passage obligé.

-On devrait d’ailleurs s’y remettre, rajoutais-je sans lâcher ma bouteille que je vidais à vitesse grand V.




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MessageSujet: Re: Same Old Mistakes [PV Sniper][TERMINE]   Lun 12 Fév - 17:07



Same Old Mistakes
ft. Daniele Ricci


Daniele et moi, on était en train de vivre la même chose par rapport à cette chanson. Ce qui me confortait dans mon idée de l’avoir invité à participer bien au-delà de son statut de manager : il fallait qu’on évacue, lui autant que moi.

Je commençais à trembler et à transpirer, mais c’était encore supportable et perceptible par nul autre que moi.

L’arrivée de Tony tirant sur mon pantalon eut ça de bon de détourner mon attention de ces premières sensations désagréables typiques du manque. Le petit prononça un mot, nous désignant tour à tour, mais je ne comprenais pas ce qu’il voulait, bien que son expression grave me fit marrer. Ça ne fit pas rire Daniele, par contre, qui affirma que Tony ne voulait rien, qu’il se la jouait juste Ricci.

Je regardai Tony, perplexe. Moi, j’aurais cru qu’il serait fier de voir en son fils un vrai petit Ricci. Mais à mon avis, Daniele était encore trop sous le coup de l’émotion due à la chanson.

J’affirmai d’ailleurs qu’il fallait la refaire. Je n’avais pas aimé entendre ma voix dérailler…

Daniele se retourna vers nous, sa bouteille en main, qu’il sirotait toujours à même le goulot. Et je le regardai faire en me mordant la lèvre et en berçant nerveusement Tony sur mes bras. Dans ma tête, une petite voix lui criait : « Arrête ! Nom de dieu, arrête ça ! »… Mais ce qui sortit de ma gorge au final ne fut qu’un gémissement étranglé.

Et mon manager d’enchaîner en disant que ce duo allait être la pièce maîtresse de l’album. Il n’avait pas entendu le reste, en plus, hormis notre premier duo. L’album était en fait une histoire dans son ensemble, avec un début, un milieu et une fin.

Daniele sembla hésiter, laissant sa phrase en suspens tandis que mes yeux lorgnaient sur sa foutue bouteille. Tony, lui, semblait nous écouter attentivement, son regard passant de son père à moi.

Je finis par soupirer, à la suite de Daniele, tremblant plus fort encore.

-Ouais… Après, tout ira bien…

Après, on pourra passer à autre chose.

Je posai Tony à terre quand Daniele affirma qu’on devrait s’y remettre. J’étais d’accord. Même si j’aimais profondément cette chanson, elle était également atrocement douloureuse.

Tony s’éloigna un peu pour aller se rassoir un peu plus loin. Juste à distance suffisante pour nous avoir tous les deux dans son champ de vision. Assis sur son cul, il applaudit en souriant, attendant que le spectacle commence et ça me fit sourire malgré la première goutte de sueur qui dégoulina de mon front.

-Vas-y, Dany, envoie la musique.

Daniele commença sa partie, chantant avec un talent égal malgré l’alcool qu’il ingurgitait. Par contre, moi, je merdai complètement ma reprise en dérapant complètement parce que je ne pensais qu’à une chose : boire un coup à la bouteille de Daniele. Ce qui aurait aussi eu ça de bon qu’il n’aurait plus osé y toucher après.

J’arrêtai de chanter brusquement et l’instrumental continua de jouer tout seul. J’attrapai la bouteille et la tirai de la poigne molle de Daniele.

-Désolé… Désolé mais j’en peux plus, j’arrive pas à me concentrer avec ça sous le nez.

J’emportai la bouteille près de la table de mixage et la posai, qu’elle soit hors de ma vue quand je serais au micro. Derrière la table de mixage, Tony avait démoli la pile de magazines et les avait éparpillés, ouverts, un peu partout…

Et c’est là que je vis la photo de Gaïana…

Je me penchai, les yeux écarquillés en lisant le titre Another Tragedy, pour ramasser le magazine d’une main tremblante… J’appris dès les premières lignes que Gaïana, la jeune fille que j’avais accueilli un temps chez moi pour la dépanner, était morte.

Je titubai, sous le choc, pour m’approcher de Daniele, comme si je voulais me raccrocher à lui. Au passage de mon autre main, ce fut, fort heureusement, ma bouteille de coca que j’emportai avec moi.

Je n’arrivai jamais jusqu’à Daniele… J’avais la tête qui tournait et n’eut d’autre choix que de m’asseoir au sol, tremblant pour de bon…

-Oh non… Ça recommence…

J’étais maudit, définitivement maudit… Il y avait eu Nuts, Captain et Sherman… Je pensais que la mort me lâcherait un peu les baskets en dix ans où j’étais resté tranquille. Mais je revenais et voilà le résultat…

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Daniele Ricci


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MessageSujet: Re: Same Old Mistakes [PV Sniper][TERMINE]   Mar 13 Fév - 17:55



Same Old Mistakes
ft. Evan "Sniper" Kurtz


L’émotion que je venais de vivre par rapport à la chanson et la remarque – accablante – de Tony avait tôt fait de me plonger dans les coins les plus sombres de mon esprit. Je savais qu’on devait refaire la chanson – Evan ayant foiré une phrase – mais je devais d’abord boire.

L’alcool avait toujours été ma méthode – c’était, d’ailleurs, la méthode de tous les Ricci – pour expier les mauvaises ondes. Seulement, si ça m’anesthésiait de l’intérieur, je n’en était pas moins bavard et sombre.

Evan était nerveux – seulement, j’avais du mal à le remarquer. Pourtant, l’origine de cette nervosité était – très – facilement trouvable. Il s’agissait de l’alcool en lui-même. J’étais un poison pour ce nouvel Evan en pleine cure – et je ne le remarquais même pas. J’avais continué de boire tout en me livrant sur cette chanson que je trouvais magnifique même si elle faisait mal. Je la trouvais indispensable – ça je l’avais dit à demi-mot – pour mon processus d’expiation des plus sombres années de The Army.

Ces années où le grand Daniele Ricci avait foiré.

Evan – sans disserter – m’avait approuvé.

Il avait lâché Tony pour qu’on puisse s’y remettre. On l’avait fait en moins de temps qu’il ne fallait pour le dire. J’avais lancé la musique au signal d’Evan et c’était reparti pour un tour.

L’alcool n’avait pas entravé ma capacité à chanter – sûrement que je n’avais pas encore assez bu. Ma première partie terminée, je m’en étais remis à ma bouteille tout en écoutant Evan. Il avait foiré – mais complètement foiré. Je l’avais regardé – perplexe. Putain, Sniper, pourquoi tu foire ?

Il avait – carrément – arrêté de chanter pour me prendre ma bouteille des mains.

-Hey !, lâchais-je mollement.

Il n’arrivait pas à se concentrer avec la bouteille de whisky sous le nez. Seulement, ça voulait signifier que – moi -, j’allais devoir m’en priver pour qu’Evan puisse continuer. Seulement – moi -, j’avais besoin de l’alcool pour continuer.

N’étais-ce pas ce qu’on appelait une impasse ?

-Putain, marmonnais-je en ronchonnant.

Evan avait emporté la bouteille loin de moi.

-Evan… Ecoute, on a qu’à faire une pause le temps que j’achève cette bouteille et puis on reprendra,
dis-je comme pour faire un compromis envers mon besoin d’alcool et sa cure.

Seulement, Evan n’avait rien dit. Il s’était arrêté près de Tony et de la pile de L.A.People – qui ne ressemblait plus du tout à une pile à cause de la vile créature de l’Enfer. Il s’était saisi d’un magazine et était devenu pâle.

-Qu’est-ce qu’il se passe, Sniper ?, demandais-je en levant un sourcil.

Il n’avait rien dit. Il s’était approché de moi sans arriver jusqu’à moi – il s’était installé à terre avant. Il tremblait.

Qu’est-ce qui recommence ?

La question était effrayante – surtout quand elle sortait de la bouche de Sniper. « Recommencer » n’était pas vraiment une chose qui me rassurait.

Je m’étais approché d’Evan pour voir ce qu’il voyait – l’article de la mort de Gaïana.

Je savais que Gaïana était poche d’Evan. J’avais – moi-même – connu Gaïana. Quand j’avais vu l’article, je n’avais pas osé y croire. La jolie Gaïana à qui j’avais trouvé une place chez Barbara était morte d’une overdose chez Cash Izbel. Triste sort pour une femme pleine de vie.

Est-ce que j’avais ressenti de la tristesse en voyant l’article la première fois ? Oui – j’aurais été un monstre sinon. Gaïana m’avait vu au fin fond du trou et au sommet de ma gloire – elle avait vu les deux extrêmes. Je m’y étais attaché, quelque part.

Seulement, elle s’était brûlé les ailes avant même d’avoir pris son envol. La faute à qui ? La drogue – il n’y avait pas d’autres coupables.

Je m’étais approché d’Evan – j’avais posé ma main sur son épaule. Evan avait subi plusieurs deuils depuis la fin de The Army – tout son groupe y étant passé. La mort de Gaïana ne pouvait que lui faire croire qu’il était maudit.

-C’est pas ta faute, dis-je assis à ses côtés. Elle sortait avec Izbel… C’est une junkie. Ils devaient sûrement se camer ensemble.

Seulement, le corps de Gaïana n’avait pas résisté.

-C’est tragique. C’était une fille super, dis-je en soupirant. Elle avait du potentiel pour être mannequin mais…

Les prémices de la gloire et les possibilités que lui offrait son salaire avait dû faciliter son accession à diverses drogues. Izbel n’avait pas dû aider – c’était certain.

-Mais la drogue, c’est de la merde, lâchais-je fâché contre… Contre qui en fait ?

Il n’y avait personne à blâmer- il fallait juste encaisser la nouvelle telle qu’elle était.

J’avais hésité à prendre ma bouteille – seulement, je n’avais pas envie d’entrainer Evan là où Izbel avait entrainé Gaïana. Pas aujourd’hui…




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MessageSujet: Re: Same Old Mistakes [PV Sniper][TERMINE]   Jeu 15 Fév - 16:26



Same Old Mistakes
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Je pouvais plus… j’y arrivais plus… Je pouvais pas continuer en regardant Daniele se bourrer la gueule juste devant moi. Parce que j’en avais envie aussi, au point d’en trembler de plus en plus, et que toute mon énergie et ma concentration étaient focalisées sur le fait de ne pas céder. Et très sincèrement, j’aurais jamais cru que ce serait aussi dur d’arrêter de boire, que c’était aussi dangereux et addictif que toutes les merdes de drogues dures que Nuts prenait.

J’avais toujours cru, jusqu’à aujourd’hui, que je pourrais m’arrêter du jour au lendemain… Que je ne le faisais pas uniquement parce que je n’en avais simplement ni l’envie, ni l’intérêt.

Et ben non, j’étais un foutu junkie, en réalité.

Et même si ça faisait quelque chose comme un mois que j’avais arrêté totalement l’alcool, plus même une bière par jour comme au début de ma relation avec Natacha, j’étais vachement démoralisé, pour le coup, de constater que le manque se manifestait encore drôlement fort. A croire que j’en sortirais jamais…

Je tins le coup. J’arrivai même à prendre la bouteille des mains de mon manager sans la porter à mes lèvres, juste pour l’éloigner de nous et ne plus l’avoir dans mon champ de vision.

Tout aurait alors pu déraper quand j’avais vu l’article sur la mort de Gaïana Dugopoliac… Tout ne tint qu’à un coup de chance : j’avais attrapé ma bouteille de coca plutôt que le whisky de Daniele pour essayer d’aller ensuite vers lui pour lui montrer l’article.

Je tremblais de manque, mais aussi de peur… Putain…

Je fus forcé de m’asseoir par terre, sinon, j’avais l’impression que le sol allait se dérober sous mes pieds. Daniele s’était approché et avait posé une main sur mon épaule avant de s’asseoir lui aussi. Et même s’il puait l’alcool à plein nez et que je ne pouvais pas dévier mes yeux de la photo de Gaïana…

Je ne chialais pas, bizarrement, probablement parce que j’étais plus effrayé et choqué que triste.

Mais plus que les mots que disait Daniele, c’était le fait qu’il soit venu s’installer près de moi qui me réconforta… C’était aussi plus facile d’être réconforter sans être bourré, aussi paradoxal que ça puisse paraître.

En gros, c’était la faute de personne. Sauf peut-être de la drogue, mais la drogue n’était pas une personne et personne n’avait forcé Gaïana à en prendre… En gros, c’était juste devenu facile… Comme The Army, la jeune femme n’avait pas survécu à son passage dans la jet-set.

Je hochai la tête, lâchai le magazine et serrai mes deux mains ensemble pour qu’elles arrêtent de trembler.

-Je crois pas… je crois pas que j’arriverai encore à quelque chose aujourd’hui, Dany… Je suis désolé.

Mais c’était sans compter sur Tony qui approcha à quatre pattes, ses deux grands yeux bruns fixés sur moi, pour venir grimper sur moi et passer ses deux petits bras autour de mon cou… Sur un ton compatissant, le petit me serra pour un câlin en disant :

-Ooooh Cazzo…

Je pouffai de rire sur le coup, hésitai… Puis éclatai carrément de rire… Ok, c’était un rire hyper nerveux au départ, mais je finis par me détendre, une main dans le dos de l’enfant et le regard tourné vers mon manager.

-Si tu laisses ta foutue bouteille là où elle est, peut-être que j’arriverai à la refaire encore une fois, cette chanson…

Et j’y mettrais toute l’émotion que j’avais… Pour Gaïana et tous les autres, parce que ça les concernait aussi.

Mais après, ce serait bon pour aujourd’hui… Parce que fallait pas que je force sur ma voix… Parce qu’il ne fallait pas que ça recommence.

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MessageSujet: Re: Same Old Mistakes [PV Sniper][TERMINE]   Ven 16 Fév - 17:55



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Moi et Sniper on était devenu – en l’espace de quelques secondes – des boulets l’un pour l’autre. J’avais – cruellement – envie de boire et lui, qui suivait une cure, était – cruellement – en manque d’alcool mais ne voulait pas replonger. Evan ne pouvait plus continuer à chanter pendant que je buvais. Il en était incapable. Seulement, je n’allais pas arriver à chanter sans boire – même l’espace de quelques minutes. Les émotions que me provoquait cette chanson devaient être atténuées par l’alcool. Je n’avais pas d’autres moyens.

Evan avait emporté la bouteille pour – quelques secondes après – tomber sur l’article qui relatais la mort tragique de Gaïana. Evidemment, cette nouvelle avait fait l’effet d’un coup de poignard pour celui qui avait hébergé – l’espace de quelques semaines – la jeune Soviétique chez lui. Moi-même j’avais été touché par une mort qu’on ne pouvait qu’imputer à la drogue. C’est en manque d’un véritable coupable que j’avais tenté de réconforter Evan. J’avais rationalisé sa mort en expliquant que Gaïana avait dû rater – comme bien d’autres avant elle – son passage de parfaite inconnue à future mannequin réputée. La faute à l’argent et à tout ce qu’on pouvait faire avec.

Sniper tremblait en proie et ses anciens démons qu’il était – tout comme moi quelques minutes plus tôt. Il avait dit ne plus se sentir capable de sortir quelque chose de valable aujourd’hui. Sans alcool, je n’étais pas non plus sûr de pouvoir encore sortir quelque chose.

C’est là que Tony – qui détestait ne pas être le centre d’attention – était venu, lui aussi, réconforter son parrain en le nommant, définitivement, « cazzo ». Sniper avait ri et j’avais fait de même. C’était un rire nerveux – pour ma part – sans doute dû au trop plein d’émotions. Tony aura au moins gagné ça aujourd’hui – il m’avait fait rire. Bien que c’était sûrement plus dû à la décompression qu’à Tony lui-même.

Sniper – revigoré par un simple câlin – était prêt à refaire la chanson une fois, si et seulement si, je laissais la bouteille hors de notre portée. Un défi trop dur pour moi – à cet instant en tout cas.

-Je n’y arriverai pas…, dis-je toujours assis par terre et le regard tombant vers le sol. Pas sans la bouteille, avouais-je.

C’était un aveu de défaite – et ça faisait mal.

-Reviens la semaine prochaine… C’est mieux, rajoutais-je en soupirant.

Aujourd’hui ce n’était plus possible - ni pour lui, ni pour moi. Le poids du passé mêlé aux récents évènements relatés dans la presse people nous avait achevés l’un comme l’autre.

Il valait mieux arrêter pour aujourd’hui – c’était probablement la première décision raisonnable que je prenais depuis bien longtemps.



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MessageSujet: Re: Same Old Mistakes [PV Sniper][TERMINE]   Mer 21 Fév - 11:42



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Entouré de Daniele et Tony, la nouvelle de la mort de Gaïana était plus facile à encaisser. Ça restait triste et effrayant, bien sûr, mais qu’est-ce que je pouvais y faire ? Ben pas grand-chose, si ce n’était continuer et ne pas me laisser abattre encore une fois. Parce que si je replongeais, dans l’alcoolisme ou la dépression, à chaque fois qu’il arrivait une merde, j’avais pas fini.

Et parce que, certes, Gaïana était morte, mais dans ma vie, il me restait Jess, Tony, Natacha et Daniele… De même que Maria par « alliance »…

Je n’étais pas tout seul. Je ne pouvais plus me comporter comme quand j’étais tout seul.

Ça ne serait pas cool pour tous ceux autour de moi qui faisaient des efforts pour moi.

Alors, mon filleul dans mes bras, qui m’avait définitivement, comme son père, baptisé « Cazzo » (ce en quoi il n’avait pas tout à fait tort, du reste), je décidai que je pouvais encore faire la chanson une fois. Et j’en fis part à Daniele. Sauf que pour que j’arrive à quelque chose, il fallait que sa bouteille reste là où elle était.

C’était encore un effort incommensurable que je demandais à mon manager. Je le savais parce que j’étais aussi alcoolique. Ce que je n’avais accepté chez moi que récemment, je le voyais maintenant en Daniele. Et comme j’étais pas hypocrite, je me voyais mal faire la morale à mon manager. Si je voulais que sa bouteille reste où elle était, ce n’était pas pour l’empêcher, lui, de boire, c’était pour m’empêcher, moi, d’être tenté.

Si Daniele devait arrêter de boire, ce n’était pas en le forçant à le faire que ça allait fonctionner. Si ça fonctionnait pour moi, c’était uniquement parce que la décision de me reprendre en main était venue de moi. Natacha était certes un support indispensable à la réussite de la manœuvre, mais elle n’en était pas l’élément déclencheur… C’était plutôt la frayeur que j’avais eue lors de mon dernier coma éthylique qui l’avait été.

Je levai le regard vers Daniele quand il avoua qu’il n’y arriverait pas sans boire. On était dans une voie sans issue. Pour le moment tout du moins. Tenant Tony d’un bras enroulé autour de son petit corps, je tapai sur l’épaule de mon manager quand il me dit de revenir la semaine prochaine.

-Ouais… On va faire comme ça… Et tu sais quoi ? On fera ça aux studios, pas ici.

Sauf si Daniele y apportait ses propres bouteilles, il serait plus compliqué pour lui de boire là-bas.

Je me relevai, mon filleul dans mes bras…

-Je vais aller donner Tony à Erik… On se voit la semaine prochaine. Je te sonnerai entre temps.

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