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 I'm A Psycho In New-York [PV Peyton]

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River Moriarty


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MessageSujet: I'm A Psycho In New-York [PV Peyton]   Dim 11 Fév - 16:15



I'm A Psycho In New-York
ft. Peyton « Lola » Davis


Je m’amusais déjà, un sourire aux lèvres, en regardant à travers le miroir, alors qu’une maquilleuse s’affairait autour de moi, Henri, mon agent, qui faisait les cent pas dans la loge qui m’avait été attribuée pour aujourd’hui. Il suait à grosses gouttes, de quoi faire pâlir d’envie ce bon gros Lenny Knowles.

Je voyais bien qu’il avait envie, pour au moins la millième fois, de refaire l’inventaire de ses recommandations. Sauf qu’avec la maquilleuse qui était là, il n’osait pas le faire. Mais après tout, ses recommandations, je les connaissais par cœur, à l’heure qu’il était. Même dans l’avion, il ne m’avait pas lâché avec ça :

Tu es River Moriarty, pas Kraken.

S’il savait… Où était, exactement, la différence ? Si ce n’était que dans le monde où vivait Kraken, tout était beaucoup plus simple ?

Concentre-toi, réponds aux questions.

Ce n’était pas ma première interview, je ne savais pas si Henri était au courant…

Ne sois pas flippant.

Je suis naturel, je suis quelqu’un de simple, moi, Henri.

Et alors que c’était dans ma tête que je me repassais les recommandations d’Henri, c’est tout haut que j’y répondis, alors qu’il n’avait en réalité rien dit.

-Lâche-moi les baskets.

Henri se tourna brusquement vers moi, me regardant à son tour à travers le miroir. Je soutins son regard, juste une seconde, parce qu’il baissa les yeux presque directement. Même la maquilleuse s’était raidie avant de recommencer son travail. Celle-ci, je l’aimais bien, parce qu’elle se taisait, ce n’était pas comme les maquilleuses de Los Angeles qui étaient de vraies pipelettes.

Mon maquillage terminé, elle se retira, me laissant seul avec mon agent. Je me levai de ma chaise et souris à Henri, lui tapant sur l’épaule.

-De quoi tu as peur ? Pas que je n’aime pas te voir manquer de pisser dans ton froc, mais ce n’est qu’une interview.

Il baissa à nouveau les yeux. Moi, je frottai mon entrejambe en grimaçant… J’avais encore un peu mal, même si ça avait dégonflé et que j’avais arrêté de saigner 72 heures après que Damon m’ait mis un coup de pied dans les parties.

-C’est… Ne fais pas mauvaise impression, c’est tout…

Je souris et sortis de la loge, suivi par Henri, marchant à quelques mètres derrière moi. Je fus ensuite pris en charge par un homme qui me donna un micro en m’expliquant de ne pas le bouffer, pas cracher dedans, etc. Je hochais la tête à tout sans rien dire.

Sur le plateau, le présentateur faisait déjà le show.

-Bonsoir cher téléspectateurs, chères téléspectatrices, et bienvenue pour cette nouvelle émission du Gary Goldman Show ! Et ce soir, ce sont tout particulièrement les fans de « Keeping Our Lands » qui vont être ravis puisque nous recevons en exclusivité l’une des icônes les plus controversées du petit écran ! Mesdames et Messieurs, voici Kraken !

Puis, quand le jingle retentit sur le plateau de même que les applaudissements du public présent, je me sentis poussé dans le dos par ce même type. Une fois en pleine lumière, je le fusillai du regard, ce que les caméras ne manquèrent pas de capter, parce que j’avais été surpris. Et j’aimais pas ça.

Mais je me repris et fis un « beau » sourire au public que je saluai d’une main alors que le présentateur de l’émission m’invitait d’une main en souriant à prendre place dans un fauteuil. Je m’approchai et m’assis, une main posée sur l’accoudoir, l’autre tenant mon micro. Je souris et parlai dans le micro en regardant le présentateur.

-Il paraît que je dois être River Moriarty aujourd’hui…

Eclats de rire dans la salle et aussi de la part du présentateur… Je voyais pas trop ce qu’il y avait de drôle, mais je souris quand même. « Fais pas mauvaise impression » qu’il disait.

-Bien évidemment ! Et sincèrement, je préfère de loin avoir face à moi River Moriarty que Kraken.

Ce fut à moi de rigoler et je parlai à nouveau dans mon micro. Chaque fois, je me penchais un peu vers l’objet pour parler, en levant mon regard vers le présentateur, plutôt que d’approcher le micro de mon visage.

-Vous n’êtes pas encore sûr de ça…

Nouveaux rires dans la salle et de la part du présentateur.

-En effet, c’est en cela que c’est un plus grand plaisir encore de vous recevoir sur ce plateau afin de faire connaissance puisque je crois savoir que vous faites peu d’interviews et qu’en réalité, même les plus grands fans de la série en savent très peu sur River Moriarty. D’ailleurs pourquoi faire si peu d’interviews quand on voit assez régulièrement d’autres acteurs de la série comme Robin North et même le très jeune Ian Hunter ? Vous n’en incarnez pas moins un personnage emblématique de la série.

Je fis la moue.

-Parce que Henri… c’est mon agent… est un incompétent, peut-être ?…

J’eus un sourire carnassier et me tournai vers les coulisses. Moi, je pouvais voir Henri au bord du plateau mais pas le public, ni les caméras. Et je lui fis un beau sourire en lui faisant « coucou » de la main. Puis, je reportai mon attention sur le présentateur et ajoutai au micro.

-Et puis Ian et Tarlan… Robin… Ont des noms connus, déjà, eux… Leurs parents sont connus alors ça fait vendre deux fois.

Le présentateur sourit.

-Justement, en parlant de ça… C’est l’occasion de nous dire d’où vous venez, qui sont vos parents... Ce genre de chose…

Je le regardai dans les yeux… Je suis un bâtard, ducon.

-Je viens de quelque part dans le Michigan. Pas trop trop loin de Chicago où il y a un sénateur qui a le même nom que moi… Alors qui sait… ? Je porte le nom de ma mère. Mon père, je sais pas qui c’est…

On ne savait jamais, si mon oncle regardait la télé…

-On est en direct ?

Le présentateur rigola :

-Oui, nous sommes en direct.

Je souris.

-Super…

Il enchaîna.

-Et que fait votre mère dans la vie ?

Je haussai les épaules…

-Elle pourrit quelque part, je suppose… Elle est un peu morte, dans la vie…

Le présentateur s’étrangla avant de se reprendre.

-Oh je… Je suis désolé…

Je secouai la tête avec un grand sourire.

-C’est pas grave… Elle ne va pas vous en vouloir… Une fois que vous êtes mort, vous êtes mort…

Le public eut un rire incertain et le présentateur d’enchaîner :

-Bien ! L’heure est venue pour un intermède musical ! Et nous avons l’immense honneur d’accueillir notre star incontestée, la maîtresse de New-York : Lola ! Vous aimez Lola, River ?

Je hochai la tête… Ouais, j’aimais assez ce qu’elle faisait, en bruit de fond…

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Peyton Davis


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MessageSujet: Re: I'm A Psycho In New-York [PV Peyton]   Lun 12 Fév - 17:04



I’m A Psycho In New York
ft. River Moriarty






Dans ma loge, j’enfile verre de vodka par-dessus verre de vodka en fumant une cigarette puis encore une autre. Je suis furieuse, pour faire changement. Je n’avais aucunement envie de venir faire le Gary Goldman Show, émission de fin de soirée que j’ai fait déjà plusieurs fois auparavant.

Mais Matt, croit qu’il est bon de rester fidèle à ceux qui nous ont donnés des chances dans la vie.  

Connerie, selon moi ! Il faut savoir avancer dans la vie et ne pas resté attaché aux erreurs du passé !

Je conçois cependant que ma prestation de ce soir permettra de faire entendre mon nouveau morceau qui explore un style complètement différent.  C’est un test, en somme.

Et ce qui a fini par me convaincre d’accepter de me présenter sur le plateau est inscrite sur la liste des invités à l’émission.

River Moriarty.

Je suis complètement fan de tout ce qu’il fait. Et pas que… L’homme derrière les personnages me fascine. Impossible d’être complètement saint d’esprit quand on joue les psychopathes. Ce qu’il dégage donne froid dans le dos et c’est bien ce qui m’excite.

Je termine  d’enfiler ma robe tout en regardant l’entrevue qui vient de débuter avec lui à partir d’un tout petit téléviseur installer à même ma loge.

- Regarde-le, Matt ! C’est un géni ! Le son de sa voix…rien ne transparait. Impossible de savoir s’il est sérieux ou s’il déconne.

Je me tourne vivement vers mon agent avec qu’un technicien frappe à la porte et entre pour m’installer mon oreillette et mon micro.

- Je veux travailler avec lui ! Arrange ça comme tu veux, mais tu te démerde pour nous réunir ailleurs que sur un stupide plateau, pigé ?

- Il n’est pas…je ne sais pas… faudrait envisager… Lola, on a le temps d’y penser ?

- Oui, bien sûr. Deux secondes ! Une…deux… Voilà ! Alors maintenant bouge ton cul et arrange moi ça !

On vient me chercher et je sors de ma loge sans regarder Matt qui me bredouille un truc incompréhensible.  On dirait qu’il est sur le point de me faire une quatrième dépression ! Voilà pourquoi je ne peux plus travailler avec ce tas de graisse ! Il est faible. Il n’a pas la même vision que moi  de ce qui est bon pour ma carrière ! Je stagne, je n’avance plus et il est grand temps de remettre ma carrière là ou elle doit l’être : au sommet !

Je regrette presque de m’être jouée de Ricci, à l’époque et de n’avoir profité que du bon temps avec lui sans prendre au sérieux la négociation.  Mais ça aussi, je vais y avoir.

Gary Goldman annonce ma présence et je m’installe  dans un coin plongée dans le noir du studio, devant les musicien qui attende le signal pour commencer à jouer ma chanson.

Les lumières s’allument sur moi au moment précis où je commence à chanter et, tout le long de ma prestation, je n’ai d’yeux que pour River qui lui-même, semble lorgner dans ma direction plus souvent qu’autrement.

Quand ma chanson se termine, sous les applaudissements des spectateurs présents en studio, je me dirige vers l’animateur et son célèbre invité et, bienséance oblige, je sert la main de Gary avant de prendre place entre lui et River qui a décalé d’un siège maintenant qu’il n’est plus l’unique invité.

- Lola, c’est un réel plaisir de vous accueillir parmi nous aujourd’hui  et un honneur d’avoir pu entendre ne primeur votre nouvelle chanson.

- C’est un plaisir partagé, croyez-moi !  J’adore revenir aux sources et partager mes nouveautés avec les gens qui ont été avec moi depuis le tout début !

- Avec cette nouvelle chanson, pouvons nous espérer la parution d’un nouvel album ?

- J’y travail en effet mais, comme vous le savez, j’ai quitté ma maison de disque Black Horse et je suis actuellement à la recherche d’une maison qui aura assez de cran et de professionnalisme pour gérer une carrière comme la mienne.

- Les offres doiv…


Je ne laisse pas le temps à ce bon vieux Gary de terminer sa phrase que je me tourne vers River, plongeant mon regard dans le sien. En fait, j’ai plutôt l’impression qu’il peut m’avaler avec son regard, comme un tourbillon en plein cœur de l’océan. Il est hypnotisant.

- Los Angeles ! Peut-être que River Moriarty aurait des suggestions à me faire ? , que je dis  à l’intention de l’animateur mais sans lâcher l’acteur des yeux.

Lui, il a rendez-vous dans ma loge après le show et il ne sait pas encore la chance qu’il a !



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River Moriarty


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MessageSujet: Re: I'm A Psycho In New-York [PV Peyton]   Mar 13 Fév - 18:37



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Je levai les yeux quand les lumières du plateau baissèrent pour finalement s’éteindre. Le dernier concert de rock auquel j’étais allé était celui de The Lightening à St-Louis. Le soir de l’émeute…

Rien que d’y penser, j’en étais encore tout émoustillé, tiens…

La musique envahit alors doucement et crescendo le plateau avant que les lumières ne se rallument, braquées sur Lola et Lola uniquement, laissant les musiciens dans son ombre.

Quant à ses yeux, c’était sur moi qu’ils étaient braqués… Tout au long de la chanson. Je n’avais jamais vraiment écouté ou fait attention à ce que faisait Lola. Elle n’était jusque-là pour moi qu’un nom dans la playlist fournie de L.A.ROCKS Radio. Les paroles de ses chansons ne m’avaient jamais interpellé.

Mais cette chanson-là, je ne l’avais jamais entendue.

Mon micro pendant nonchalamment entres mes cuisses, je soutenais le regard de la jeune femme qui semblait me défier d’aller la rejoindre. Les paroles mêmes de sa chanson me défiaient d’abuser d’elle. Son regard me demandait de le faire.

Je passai ma langue sur mes lèvres, la dévorant littéralement des yeux. Je ne faisais plus attention aux caméras qui pouvaient surprendre mes expressions qui trahissaient mon désir… J’en frissonnais.

La chanson prit fin et je fis la grimace. Je n’avais pas envie que ça s’arrête et ce même si les tressaillements dans  mon bas-ventre me faisaient à la fois un effet agréable et douloureux à cause du coup de pied de Ian.

Les applaudissements et les sifflets fusèrent et moi-même, j’applaudis lentement, enfoncé dans le divan des invités, un sourire avide aux lèvres. La jeune femme se dirigea vers le présentateur, lui serrant la main avant de s’installer à mes côtés alors que je me décalais un peu pour lui faire place.

Mon regard jouait allègrement et sans complexe sur les courbes dessinées par la robe moulante que portait la chanteuse. Encore une fois, j’avais oublié les caméras et je fis aussi abstraction de mon agent qui me faisait signe depuis les coulisses pour essayer d’attirer mon attention ailleurs.

Heureusement, pour son plus grand bonheur, le présentateur parla et mon regard se replaça sur lui comme si j’avais complètement oublié qu’il était là pendant quelques secondes. Il affirma que c’était un plaisir de la recevoir (c’était ce qu’il m’avait dit à moi aussi), et Lola de lui répondre que le plaisir était partagée. Je ricanai sans porter le micro à mes lèvres. Un ricanement qui signifiait : « Menteuse. ».

Direct, il y eut des questions sur l’album et comme on ne faisait pas attention à moi, ben, je reposais les yeux là où j’avais envie de les poser.

Jusqu’à ce que la chanteuse s’adresse au présentateur, mais en me regardant moi, dans les yeux.

Pourquoi tu ne les baisses pas… Comme tout le monde ?

Je souris, dévoilant ma dentition aux canines proéminentes. Et je finis par pencher ma tête très légèrement sur le côté.

-Je propose qu’on laisse Don Hughes et Jimmy Reed, des deux maisons de disques rivales de L.A. se battre à mort…

Je souris… Et le public rit, pensant probablement que je jouais de mon rôle dans Keeping Our Lands. Je parlai au présentateur mais ne lâchai pas le regard de la fille. Il fallait qu’elle lâche la première pour que je puisse regarder ailleurs.  

-Un talent pareil, ils se l’arracheraient. Lola… Encore un nom connu qui fait vendre.

Le présentateur se racla la gorge, pensant certainement qu’un de nous deux allait arrêter ce petit jeu pour se tourner vers lui… mais non… Alors il posa quand même sa question.

-Vous aussi, River, commencez à être connu. Quelles sont les réactions du public, des fans… Quand ils vous croisent dans la rue par exemple… ?

Je soufflai, répondant à la question, sans lâcher le regard de la chanteuse.

-Ils disent qu’ils rêvent de moi... Est-ce que les gens rêvent de vous, Lola ?

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MessageSujet: Re: I'm A Psycho In New-York [PV Peyton]   Jeu 15 Fév - 20:27



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ft. River Moriarty






J’eu franchement l’impression de faire l’amour avec River Moriarty alors que je chantais ma chanson.  Simplement par l’intensité de nos regards et la pénombre dans laquelle les éclairages tamisés nous ont plongés tout au long de ma prestation. J’aurais voulu qu’elle continu, jusqu’à l’orgasme. Car je suis certaine que j’aurais fini par en ressentir un.

Mais elle se termina tout comme je dû tourner des yeux pour me diriger vers Gary qui s’était levé pour m’applaudir puis, je lui serrais la main avant de prendre place sur le divan, au côté de l’incarnation de mes fantasmes  et que débute cette fichue entrevue qu’on puisse passer aux choses intéressantes !

Et, forcément, ça doit se sentir à des kilomètres à la ronde que je n’ai aucunement envie d’accorder plus que ça d’attention à l’animateur alors que tout ce passe à quelques centimètres de moi. Pour ne pas dire en moi parce là aussi ça devient de plus en plus intense.

La façon dont River me regarde. Je n’arrive pas à détacher mon regard du sien alors que Gary Goldman essai tant bien que mal de mener son entrevue dont il perd de plus en plus le contrôle.

- Je serai aux première loges pour assister à un tel combat mais jusqu’à maintenant, ils n’ont pas daigné m’accorder l’attention que je juge mériter.

D’une autre, ça aurait pu être prétentieux, voir même un suicide artistique que d’adresser un reproche de ce genre aux deux plus grands dirigeants des maisons de disques de Los Angeles. J’en ai rien à faire cela dit, ce n’est ni MTI, ni même BSC que je vise.

J’ai déjà jeté ma fléchette sur une toute autre cible.

J’y reviendrai.

River, dans son inflexible candeur, suppose que l’un comme l’autre, MTI et BSC s’arracheraient l’honneur puisque mon nom fait vendre. Derrière, l’animateur s’en racle  la gorge. Il peut bien s’étouffer s’il veut.

River a raison.

Et c’est en continuant de soutenir son regard que j’écoute ce pauvre Gary tenter de mener son entrevue en  affirmant que, tout comme moi, son premier invité  ne passe pas inaperçu avec la carrière qu’il se forge.

« Quelles sont les réactions du public, des fans… Quand ils vous croisent dans la rue par exemple… ? »

Les fans…  Ils ne sont rien de plus que des moutons ! De fragiles et insipides petits moutons. D’une ville à l’autre, ils sont tous les mêmes. Ils scandent nos notre en brandissant des affiches dignes d’un enfant de 3 ans, à bout de bras, réclamant de nous un peu de l’amour qu’on prétend leur donner entre deux chansons sur la scène. Mais en fait, ils ne sont que des insectes que je voudrais bien écraser d’une bonne pression de mon talon afin qu’il me lâche un peu et me laisse vivre ma vie.

Matt a cependant raison  sur un point. Pas de fans, pas d’argent, pas de gloire, pas de rien du tout.
Je les endure que parce qu’ils sont un mal nécessaire.

Je n’attendais rien de moins de la réponse de River. Elle est codée. Je le sens. Parce qu’il parle de rêve et que ma chanson en était  la représentation.

- La question serait plutôt : Rêvez- vous de moi, River ?

Je me rapproche sur le divan, venant jusqu’à posé ma main sur la cuisse de l’acteur provoquant les sifflements dans la foule et le bégaiement de l’animateur.

- Si je vous croise dans la rue, je n’hésite pas une seule seconde et je vous embrasse, j’vous montre comment ?

- C’est le moment de faire une courte place aux publicités et nous serons de retour… heu… oui voilà nous seront de retour dans quelques instants ! Restez à l’antenne, Mesdames et Messieurs c’est le Gary Goldman Show qui se poursuit dans quelques minutes !



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MessageSujet: Re: I'm A Psycho In New-York [PV Peyton]   Ven 16 Fév - 16:25



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La chanson de Lola avait été prenante, envoutante d’une étrange façon. Il fallait dire que la jeune femme ne m’avait pas quitté des yeux, et que j’en avais fait de même avec son corps minuscule, à l’apparence fragile. Est-ce que je pourrais la briser ? Juste en serrant un peu ?

Ou est-ce que ce petit être cachait un adversaire qu’il serait amusant de déconstruire, de détruire puis d’annihiler ?

Est-ce que je pourrais la dévorer aussi facilement que j’avais dévoré Bailey à chacune de nos rencontres ? Ou Lola m’opposerait-elle une excitante résistance ?

Rien ne m’empêchait de chercher à le savoir, à avoir la réponse à toutes ces questions.

Je ne perdais pas une miette de ce que la chanteuse m’offrait. Elle chantait, le public pouvait l’entendre. Mais moi, je percevais autre chose, dans cette chanson. Une demande, une supplique. Elle aussi avait des questions, elle aussi voulait savoir. M’avoir.

La chanson prit fin, mais pas nos jeux de regards. Elle ne baissait pas les yeux et moi non plus, n’en profitant pour regarder ailleurs que lorsqu’elle était obligée de le faire pour sauver les apparences avec ce pathétique Gary Goldman.

Gary Goldman qui perdait ses cartes et les pédales. Il était censé être le fil rouge, le lien qui nous permettrait, à moi acteur et elle chanteuse, de communiquer entre nous.

Mais le lien était né de lui-même, pas si imperceptible que ça puisque l’homme en bafouillait… On aurait dit Henri. Le public, lui, plus loin, semblait plus lent à la détente. Mais Lola et moi passâmes très vite au-dessus de Gary Goldman pour nous interviewer entre nous.

Elle d’abord, en commençant par me demander ce que je pouvais lui suggérer comme maison de disque à Los Angeles. En retour de quoi, je proposai que nous regardions Don Hughes et Jimmy Reed, MTI et BSC, se déchirer pour quelques millions de plus.

Je mimai une moue quand elle affirma que ni l’un, ni l’autre jusqu’à maintenant, n’avait jugé bon de lui accorder leur attention, mais dis sans aucune compassion dans la voix :

-Pauvre petite chose…

Quelques ricanements incertains retentirent timidement dans le public. Ouais, Lola avait un sacré caractère, paraît-il… Elle obtenait toujours ce qu’elle voulait, c’était ce qui se disait à la radio et dans les journaux. Je voulais voir ça. Surtout que ce qu’elle voulait là tout de suite, c’était moi.

Encore faudrait-il que je m’accorde à elle.

Mais moi, ce que je voulais, c’était la prendre, elle. Pas me donner.

Alors que nous nous toisions toujours, les yeux dans les yeux, sans que personne, pas même moi, ne puisse savoir si on allait s’entre-déchirer ou nous mettre à copuler là, sur le divan des invités du Gary Goldman Show, le présentateur essaya de reprendre un peu le contrôle de la situation, m’envoyant une question à laquelle je répondis sans lui accorder un regard en la lançant ensuite directement à Lola.

Lola qui joua bien son coup en affirmant que la question était de savoir si je rêvais d’elle.

Je penchai encore la tête, comme un prédateur curieux…

-Je ne rêve pas. Je suis trop occupé à hanter les rêves des autres.

Le public semblait ne plus trop savoir si notre rencontre était un jeu marketing ou s’ils étaient réellement en train d’assister à ce que leurs yeux voyaient et à ce que leurs tripes comprenaient. Mais quand Lola s’approcha de moi pour poser sa main sur ma cuisse, ce qui suffit à m’exciter suffisamment pour qu’une grimace due à l’étroitesse de mon jeans noir et à la douleur que je ressentais encore à ce niveau-là, se dessine sur mon visage, le public réagit tel l’amas de bestiaux qu’ils étaient.

On devait irradier d’hormones, sentir le sexe et le désir à des kilomètres à la ronde, et ils adoraient ça.

Je passai ma langue sur mes lèvres quand Lola continua en disant ce qu’elle ferait si elle me croisait dans la rue. Quand elle me demanda si je voulais qu’elle me montre comment, je hochai la tête, au moment même où Gary Goldman chercha à envoyer la pub.  

Mais quelque part dans les pièces sombres adjacentes au plateau, là où des dizaines d’écrans, correspondant à chacune des caméras du plateau étaient la seule source de lumière, le chef d’orchestre, le réalisateur de l’émission, sentant la courbe de l’audimat’ monter aussi sûrement que mon sexe de dressait sous le désir que je ressentais pour la chanteuse, fit « non » de la tête.

Et ce fut moi qui fondis sur les lèvres de Lola, dans un baiser à pleine bouche où ma langue chercha la sienne… Un baiser auquel je mis fin tout comme je l’avais initié en lui mordant légèrement la lèvre, résistant à l’envie de sentir son sang couler dans ma bouche.

Lola avait la réputation de mener le monde par le bout du nez.

Qu’elle essaye avec moi.

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MessageSujet: Re: I'm A Psycho In New-York [PV Peyton]   Ven 16 Fév - 19:37



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Gary Goldman est un animateur de télé qui a commencé sa carrière à la fin des années soixante en tant qu’animateur de foule. La télé était beaucoup plus sobre à cette époque qu’elle ne l’est aujourd’hui ce n’est pas pour autant qu’il fallait négliger les applaudissements ou rires aux bons moments.  Son perfectionnisme lui a permis de grimper les échelons pour passer d’animateur de foule dans l’ombre à avoir sa propre petite chronique hebdomadaire dans l’émission du matin de la chaîne nationale.

Jusqu’à ce que, avec les années et l’expérience acquise, il fut promu a titre de co animateur  pour la même émission et qu’on lui confia même quelques interventions pour l’émission de fin de soirée. Son visage passait bien à l’écran et plaisait aux petites femmes d’intérieurs.

Gary Goldman s’est ainsi fait un nom et une réputation et on lui confia donc, vers la fin des années 70, la barre d’une émission de fin de soirée qui s’imposa rapidement comme un incontournable pour Monsieur et Madame tout le monde. Le lendemain matin, autour du percolateur, les nombreux sujets abordés avec les artistes invités étaient les sujets discutés par les employés avant de foncés à leur poste de travail. Ils récidivaient  sans aucun doute à la pause du matin puis au déjeuner en supposant que l’émission du soir allait être encore mieux parce que tel ou tel invités y serait.

En ce soir de janvier 1983, dans un New York plongé en pleine tempête de neige,  les spectateurs tant en studio que ceux bien au chaud dans leur maison sont rivés, yeux bien écarquillés devant ce qui se déroule devant eux.

Personne aurait penser ressentir autant de chimie sexuelle entre deux invités que ce soir, même pas ce bon vieux Gary qui  ne sait plus où se mettre quand je  propose à River Moriarty, acteur autant controversé qu’adulé de lui montré comment je m’y prendrais si je le croisais dans la rue et que je cèderais à la tentation de l’embrasser après avoir subtilement, enfin en mon sens à moi, ouvert la porte avec l’histoires des rêves.

- Croyez moi River, si vous hantez mes rêves, ce n’est que parce que je vous y ai invité…

C’est un premier cafouillage pour l’animateur qui réclame une pause publicitaire et probablement aussi une première qu’un invité se penche sur l’autre pour l’embrasser.

La langue de River n’attend pas d’invitation pour investir ma bouche et venir chercher la mienne, aussi brutalement que sensuellement. C’est un jeu qui a pour but de divertir la foule et allumé le feu entre nous. Et il le fait merveilleusement bien en prenant soin de me mordre la lèvre, comme pour ponctuer son geste d’un point d’honneur, Une fierté en somme.

La foule siffle, rigole et lâche un « Oooooh! »  de stupeur.

Plus on leur en donne, plus ils en veulent. Je l’ai dit, ce sont de petites bêtes qu’il faut gâter de temps en temps pour les garder bien fidèle.

Quand River se recul, je suis complètement bouche bée mais toujours totalement hypnotisée par son regard pénétrant au point que je sens l’effet qu’il me fait imbiber mon sous-vêtement.  Je garde la tête froide, bien que le reste de mon corps soit brûlant.

Je n’ai aucune idée de si nous sommes allés à la pause ou non en fin de compte mais derrière nous l’animateur joue avec ses cartons, toussotes, boit une gorgée de son verre d’eau qu’il repose sur ton bureau avec une fermeté qui ne laisse aucun doute sur son malaise.

Je n’ai pas le choix que de lui accorder un peu de mon attention, sinon je sens que l’émission va tourner à un programme beaucoup  plus mature.

- N’est-il pas charmant ? , que je demande à Gary, en parlant de River bien sûr.

Puis je me lève, replaçant ma robe au passage et c’est sur les genoux de l’acteur que je viens prendre place. Puisque ça semble amuser la foule et décontenancer  l’animateur, pourquoi je me gênerais ? Et d’après ce que j’en sais maintenant, l’expérience ne semble aucunement déplaire à River.

- Je crois que tout le monde ici s’est rendu compte que j’ai un faible pour  River Moriarty. Il faut dire que son talent est incommensurable et ça impressionne, en tous les cas, moi je le suis.

Sur ses cuisses, je fais contracter puis relâcher les muscles de mes fesses. C’est une provocation des plus subtiles, toute féminine et bien calculée.  

- Peyton, votre carrière est tout aussi impersio…impressionnante, oui, voilà, pardon. Impressionnante dis-je du fait que vous avez commencez très jeune et avez remporté plusieurs prix prestigieux, avez-vous des projets dans un avenir rapprochés ?

- Je compte sortir une vidéo pour Dreams et continuer de travailler sur l’album qui devrait, je l’espère, sortir très bientôt. Et, parlant de la vidéo, ne serait-ce pas parfait si River acceptait d’en faire partie ?


Et c’est en tournant le regard sur River que je termine ma question qui lui est de toute façon destinée.

- Nous ferions  un très bel amalgame à l’écran, non ?

Et pour appuyer ma réflexion, je l’embrasse  provoquant une nouvelle fois  les sifflements et exclamations amusées de la foule.



@ Billy Lighter
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River Moriarty


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MessageSujet: Re: I'm A Psycho In New-York [PV Peyton]   Lun 19 Fév - 16:05



I'm A Psycho In New-York
ft. Peyton « Lola » Davis


Lola affirma que si je hantais ses rêves, ce n’était que parce qu’elle m’y avait invité. Oh non… Ça ne marchait pas comme ça et je m’empressai de le lui démontrer en attendant pas son autorisation pour venir l’embrasser.

Henri, à l’heure qu’il était et en me voyant fondre sur les lèvres de Lola suite à la provocation de la jeune femme, devait déjà avoir rendu l’âme dans les coulisses. Mais ne m’avait-il pas dit de faire bonne impression ? Et n’était-ce pas ce que j’étais en train de faire au vu des réactions excitées, enthousiastes, mais nullement choquées du public ?

Le but n’était-il pas d’être vu ?

La presse people des USA entiers allaient s’en donner à cœur joie et, moi-même, je n’étais nullement conscient que cela passerait bien des frontières, Lola étant mondialement connue et reconnue. Nous venions d’ouvrir la porte aux rêves, leurs rêves… Leurs fantasmes inavoués. Les femmes allaient se rêver prendre la place de la chanteuse alors que bien des hommes allaient avoir la trique rien que de s’imaginer à ma place.

Quand le baiser prit fin, je me délectai de la voir bouche bée, les yeux aussi fiévreux qu’écarquillés de surprise. Je ne demande pas, je n’exige jamais, je prends. Et c’était ce que Tarlan allait apprendre bientôt s’il n’arrivait pas avant moi à la capitale.

La chanteuse se leva, quittant finalement mon regard des yeux, pour mieux venir s’installer sur mes genoux tout en s’adressant à Gary Goldman qui essayait de freiner la pente glissante sur laquelle il s’était aventuré malgré lui.

C’était un jeu, tout ça était un jeu destiné à nous exciter l’un l’autre, à exciter le public et à décontenancer Gary Goldman… Un jeu auquel je jouais plus que volontiers, bien caché derrière une étiquette marketing que Lola s’empressa de souligner.

Mais pour l’instant, toute ma concentration était focalisée sur les sensations que le contact de ses fesses sur mes cuisses me procurait… Ce qui ne m’empêcha pas de ricaner à la déferlante de compliments que la chanteuse eut à mon égard alors que je laissais doucement une de mes mains remonter le long de son dos, par-dessus sa robe, bien évidemment, avec un regard qui trahissait ma fascination autant que mon exploration…

Mon autre main, elle, était posée sur l’une de ses cuisses.

Je m’adressai moi aussi à Gary Goldman, puisque c’était la nouvelle façon de faire qu’avait imposé Lola : s’en servir comme d’un vulgaire intermédiaire.

-Vous avez entendu ça, Gary ? Lola est « impressionnée ». Je croyais avoir entendu dire que c’était un terme qu’elle ne connaissait pas… Pas pour elle, en tout cas.

C’était ce qu’Henri m’avait dit, qu’elle n’était pas facilement impressionnable, quand il avait su que l’autre invité sur ce plateau serait la jeune chanteuse… Cela avait eu l’air de le porter au comble de l’angoisse. Je découvrais maintenant pourquoi.

Gary cafouilla encore, à se demander comment il avait un jour pu prétendre à la place à laquelle il était aujourd’hui si le moindre imprévu le mettait mal à l’aise…

Lola, sur mes genoux, irradiait de chaleur et me donnait l’impression de se tortiller délicieusement, sans que les expressions de son visage ne trahissent rien du petit jeu qu’elle jouait.

C’est à la chanteuse que le présentateur s’adressa, en lui demandant quels étaient ses projets dans un avenir proche. Mais elle abandonna encore une fois ce bon veux Gary en cours de route pour se tourner vers moi et me parler à nouveau en direct. Moi qui ne disais rien, en proie à un désir qui allait dangereusement crescendo.

Je la regardai dans les yeux, mais n’eus pas le temps de répondre car ce fut à son tour de venir chercher son dû sur mes lèvres et dans ma bouche, provoquant une nouvelle salve de sifflets pervers dans le public.

Voilà… Tout ça n’était, pour eux, qu’un coup monté pour faire de la publicité pour une vidéo… Beaucoup étaient probablement déjà en train de se dire que la vidéo en question était déjà au moins à moitié tournée, d’autres que ce qui se jouait devant leurs yeux était loin d’être notre première rencontre… Le reste pensait aussi certainement que Gary Goldman lui-même était dans le coup et jouait la comédie avec ses cafouillages et toussotements à répétition.

Je prolongeai le baiser longtemps, avide, aventurant une main sur son ventre.

Puis, quand il prit fin, je souris, les yeux relevés vers elle. Avant de m’adresser au public…

-Je ne sais pas… Qu’est-ce que vous en dites, vous ? Vous en voulez encore plus ?

Vous voulez me voir soumettre celle qui du haut de ses 25 ans, croit n’avoir ni dieu, ni maître ?

La réponse ne se fit pas attendre, des applaudissements, des cris, des exclamations et quelques « fans » de Lola qui n’hésitèrent pas à crier : « Bouffe-la, Kraken ! », provoquant mon hilarité.

Pendant que la foule couvrait ma voix, je posai mon menton sur l’épaule de la chanteuse pour lui susurrer à l’oreille quelque chose qu’elle seule put entendre :

-Tu es toute mouillée…

Je le sentais même à travers mon jeans… C’était dire…

Je me tournai vers les coulisses, non sans caresser comme innocemment Lola au moindre de mes mouvement et fit un geste à Henri… Je lui mimais d’écrire tout ça quelque part, comme si j’avais peur d’oublier la proposition de Lola. Et je pus voir mon agent tiraillé entre l’impression d’avoir fait une bonne affaire par pur hasard et la peur d’avoir à mettre ça en place.

Mais je me désintéressai de lui assez vite… La foule était en délire, encore et toujours. Je glissai deux doigts dans ma bouche et sifflai à mon tour un grand coup, amplifié par mon micro.

Le public se tut… Drillés qu’ils étaient par Keeping Our Lands.

-On ne s’entend plus penser…

La salle était maintenant silencieuse et je m’adressai à la chanteuse.

-Vous me voulez sur votre vidéo ?

Je la soulevai de mes genoux, toute menue qu’elle était, et la balançai à côté de moi, sur le divan, pour être libre de mes mouvements. Je me levai et lui fis face :

-Alors suivez-moi à Los Angeles.

Je sortis alors du plateau d’un pas décidé sous les applaudissements du public qui, en exclusivité, venait de voir pour la première fois quelqu’un tenir tête à Lola.

Quand je croisai Henri, il m’attrapa par le bras.

-River ! Il te reste un quart d’heure d’interview.

Je me tournai vers lui en grimaçant, luttant douloureusement intérieurement… Et avec un sourire mauvais tout à la fois…

-Si je reste là, Henri… Je la prends en live. Et tu ne veux pas ça.

Henri baissa la tête, soupira et hocha la tête, d’accord avec moi. J’avais même l’impression qu’il faisait plus que comprendre. Il compatissait. Il sortit les deux billets d’avion pour notre retour à Los Angeles.

-Ok… Ok… Notre vol est dans  quatre heu…

J’attrapai les billets au vol et le braquai de mes yeux de glace.

-MON vol est dans quatre heures. Toi, tu rentres à pied.

Je le plantai là et allai dans ma loge…

@ Billy Lighter





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I'm dangerous like a razorback. Deadly like a heart attack. Well, I don't bend and I don't crack. Dangerous tonight... ©️ Alice Cooper
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MessageSujet: Re: I'm A Psycho In New-York [PV Peyton]   Aujourd'hui à 4:44



I’m A Psycho In New York
ft. River Moriarty





Assise sur River, je bouge juste ce qu’il faut  pour lui faire sentir que je suis prête à bien plus qu’un simple coup de marketing visant a amuser le publique.  Ce dont j’ai envie va au-delà des apparences plastiques que j’affiche en souriant bêtement pour la foule qui en redemande.

Toute ma vie, on m’a appris à sourire, même quand j’en avais pas envie. Spécialement quand je n’en avais pas envie.

« Il faut faire une bonne impression Peyton ! Pense à ton publique ! Il paie pour ça ! Il faut t’attirer leur sympathie. Tu dois apprendre à te faire aimer… »

C’est devenu un jeu, avec les années. Je vomis ma hargne avant de passer sous les projecteurs et distribués tous les je t’aime du monde derrière un beau grand sourire.  Et ça fonctionne, c’est bien ça le pire !

Des compliments sincères, dans ma vie, je n’en ai dit que pour couvrir les doigts d’une seule main, et encore.  Me reste encore des doigts pour faire autre choses de plus rentable.  Mais il est vrai que  la carrière de River n’est pas banale et est fort impressionnante.  Je n’ai raté aucun épisode de Keeping Our Lands, ni aucune autre de ses apparitions télés.  Je feuillette même les magazines dans l’espoir secret de trouver un article sur lui.

Ils sont rares.

Et je ne me gênais pas pour le dire à voix haute ce qui ne tomba pas dans l’oreille d’un sourd ! River appuya sur mon compliment en questionnant l’animateur de plus en plus décontenancé par la tournure que prend l’entrevue.

Tout cela m’amuse à un point tel que vous ne puissiez l’imaginer.  J’en profite donc pour retourner le baiser à River, offrant une seconde occasion au publique de s’égosiller.  Aurait pu se terminer là et l’entrevue reprendre son cours normal. Mais c’était sans compter sur River qui a magistralement mordu à l’hameçon.

Il en veut plus et il veut en donner plus.

- Si eux n’en veulent pas plus, moi je dis oui tout de suite ! N’est-ce pas Gary que c’est une opportunité que je ne peux laisser passer ?

L’assistance est en délire. Ils y croient à fond ça en est presque pathétique. Les effusions viennent de toute part, certains interpellent même River par son nom de personnage et ce qui vient avec résume assez bien ce que j’ai en tête.

- C’est pour mieux me faire manger, mon enfant…, que je lui répond sur le même ton profitant du tapage de l’assistance.

C’est comme si je venais de mettre le feu à la mèche d’une grosse bombe. River ne tardera plus à exploser et à partir de maintenant, tout peu arriver. Et quand je dis tout, c’est vraiment tout.   Et c’est dans un sifflement sonore qu’il parvînt a attirer l’attention du publique qui se tut. Nous aurions pu entendre voler une mouche.

- Ouais !

Oui je le veux dans ma vidéo et pas que.  Mais ça, je crois que tout le monde l’a compris. Avant de quitter le plateau, River m’ordonne de le suivre à Los Angeles si  je veux voir se projet se concrétiser.

Gary Goldman a abdiqué je crois. Son micro a plat sur son bureau, il a les yeux rivés sur l’acteur qui, après  m’avoir déposé sur le canapé, s’est levé et quitté le plateau.  Je plisse des yeux, songeuse, amusée, regardant la silhouette disparaître dans l’anonymat des coulisses.

- Je crois Gary que c’est le moment idéal pour votre fichu pause publicitaires !, dis-je avant de me lever à mon tour et de quitter le plateau.

Je veux rejoindre River. Nous n’en avons pas fini. Mais  je suis freiné par Matt qui  bredouille entre autre chose que ce que je viens de faire n’est pas ma meilleure idée.

- Peyton, ne va pas là ! Ne fais pas ça ! Tu ne m’écoute jamais mais si y’a une seule fois où tu devrais vraiment le faire c’est maintenant… retourne terminer ton interview, pitié !!

Je ne l’écoute déjà plus.  J’en ai que pour River qui disparaît dans sa loge après une toute aussi courte mais non pas moins animée conversation avec lui qui doit vraisemblablement  le représenté.  Et je m’approche de l’homme en question, un sourire soutenue sur les lèvres.

- Derrière moi, c’est Matt Leonard et il semble avoir en commun avec toi. Vous devriez aller prendre un café tous les deux.

Je lui tapote la joue de deux petites baffes sans force, insultant plus qu’autre chose avant de passer la même porte que River.  Il est là, bien entendu et je me rus dessus pour le pousser contre le mur et me presser contre lui.

- Parce que tu crois que je suis le genre de fille qu’on laisse derrière ?  T’es un grand connard et j’adore ça !

Ma main entre ses cuisses ponctue  bien ce que je viens d’affirmer.


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MessageSujet: Re: I'm A Psycho In New-York [PV Peyton]   

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I'm A Psycho In New-York [PV Peyton]

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