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 The Last And Only Solution [PV Amico mio][TERMINE]

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Daniele Ricci
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MessageSujet: The Last And Only Solution [PV Amico mio][TERMINE]   The Last And Only Solution [PV Amico mio][TERMINE] I_icon_minitimeMar 13 Mar - 19:50



The Last And Only Solution
ft. Jimmy Reed


Je n’arrivais pas à dormir. Il était deux heures du matin et j’étais toujours à me retourner dans mon lit. Maria dormait à poing fermé – c’était bien loin d’être mon cas et ce depuis trois jours d’affilés. Les menaces d’Angelo étaient de plus en plus régulières et virulentes. Je commençais à – très – sérieusement croire qu’il attendait que je parte en tournée pour détruire toute ma famille. La tournée étant un évènement mondial, il n’aurait aucun mal à savoir quand je serais loin de chez moi – le revers de la célébrité…

A deux heure quinze du matin, l’angoisse était tellement forte que je m’étais levé de mon lit – en évitant habilement de réveiller Maria. J’étais descendu dans le salon où régnait un silence de mort – je n’exagérais pas. C’était loin d’être la chose qu’il me fallait pour atténuer mon angoisse.

Pour ça, je n’avais besoin que d’une chose – une solution ! La première – et la plus facile – avait été de prendre la bouteille de whisky et de me servir un verre. Seulement, un seul était loin d’être efficace si bien que la moitié de la bouteille était partie en quelques minutes à peine. Seulement, je n’avais pas de seconde solution – pas pour mon véritable problème tout du moins.

Mon véritable problème, c’était Angelo. Mon cerveau criait que Jim était la solution mais ça reviendrait à tout lui dire. J’étais accoudé au bar en noyant mon angoisse dans l’alcool. Seulement, l’angoisse prenait de plus en plus le dessus – jusqu’à me faire aller dehors pour faire le tour de la maison. Mon instinct doublé d’un mauvais pressentiment m’avait exhorté à sortir.

Il n’y avait personne dehors – Beverly Hills dormait. Il n’y avait pas de trace d’Angelo ou d’un de ses sbires. Seulement, ça ne faisait en rien diminuer la trouille que j’avais.

J’avais terminé mon tour près de ma boite au lettre que j’hésitais à ouvrir. Une dose de courage – sous forme de whisky que je tenais en main – m’avait permis de passer au-dessus de cette peur.

J’avais ouvert la boite aux lettres pour y découvrir une lettre – putain, mais quand venait-il me les apporter, bon sang ?!

D’une main tremblante j’avais ouvert et lu le contenu.

Lettre a écrit:
Salut Junior,

Deuxième étage, troisième fenêtre en partant de la gauche et vue sur la piscine. Ton fils à un panorama de choix depuis sa chambre.

J’espère qu’il en profite parce qu’il ne le verra plus pour longtemps.

J’espère que les préparatifs de la tournée se passent bien.

A.C.

J’avais lâché ma bouteille de whisky – elle s’était éclatée sur le sol bétonné de mon allée. Angelo savait où se trouvait précisément Tony. Il savait tout et il se plaisait à me le montrer – l’enfoiré. Comment avait-il fait ?

Mon cœur s’était emballé instantanément. Je tenais – très fermement – la lettre froissée dans ma main et j’étais rentré à la villa. J’avais fermé la porte derrière moi – à double tour.

-Putain, soufflais-je en reprenant mon souffle le dos contre la porte.

Angelo attendait que je parte – c’était confirmé maintenant. Je n’osais même pas penser à ce qu’il avait prévu pour Tony et Maria… Y penser ne m’aidait pas à réfléchir.

Je devais voir Jim – je n’avais plus du tout le choix !

D’un pas vif – un comble pour Daniele Ricci – j’étais allé enfiler un pantalon et une chemise qu’Erik n’avaient pas encore rangés et qui trainaient au rez-de-chaussée. J’avais fourré la lettre dans ma poche. J’étais débraillé mais ça n’était qu’un détail comparé à mes cheveux trop long et mes cernes sous les yeux.

J’avais – ensuite – filé jusqu’à un tiroir où se trouvait une clé. Cette clé en question ouvrait mon coffre personnel. J’étais allé – rapidement – dans mon bureau où se trouvait mon coffre que j’avais ouvert. Dedans se trouvait mon flingue – un 9MM. Je l’avais pris et mis à l’arrière de mon pantalon. Il m’avait été inutile pendant toutes mes années à L.A. – mais aujourd’hui, j’avais la sérieusement impression qu’il ne serait pas de trop. Armé comme ça, personne ne pourra m’empêcher d’aller voir Jim.

Seulement, un premier obstacle s’était mis devant moi – la cocaïne. Quelques grammes de coke trainant dans un sachet au fond de ce coffre. Ce sachet devait être là depuis 10 ans – voir plus.

J’avais dégluti – tenté que j’étais par la petite poudre blanche. Non, Ricci – tu ne peux pas. Si tu le faisais, c’était terminé.

Seulement, la tentation venait de gagner à moitié. J’avais pris le sachet et l’avais fourré dans ma poche – la même qui contenait le dernier message d’Angelo.

C’était la dernière chose que j’avais prise avant de conduire jusque chez amico mio.

La route me parue longue – pourtant, je roulais à 140km/h. Les phares des – rares… - voitures qui venaient en face me faisait faire des coups de volant. A se demander comment j’étais arrivé chez Jim en vie.

Pourtant, j’y étais. Seulement, je n’étais pas sorti de la voiture. Ma main explorait l’intérieur de ma poche – elle triturait le sachet de coke.

-Non, Ricci… Ne fait pas ça, dis-je les yeux fermé avant de me taper la tête contre le volant pour essayer de faire passer la tentation.

En vain… Je m’étais fait une ligne – une toute petite ligne. Je l’avais sniffé sans cérémonie et j’avais remis le reste de la coke dans la poche. J’en avais besoin pour des raisons qui – pourtant – m’échappaient. Le stress ne pouvait pas justifier qu’un homme moi – le grand Daniele Ricci – puisse replonger.

Ce n’est qu’après avoir foutu en l’air 10 ans d’abstinences que j’avais quitté ma voiture pour aller me poster devant la porte de Jim et commencer à sonner – trois fois d’affilé pour être exact.

-Allez, putain! Debout, amico mio !, dis-je les gestes et la voix accélérés par le mélange d’alcool et de coke qui circulait – librement – dans mon sang.

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MessageSujet: Re: The Last And Only Solution [PV Amico mio][TERMINE]   The Last And Only Solution [PV Amico mio][TERMINE] I_icon_minitimeVen 16 Mar - 11:53



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Quand la sonnette de la villa retentit, en pleine nuit, j’étais persuadé que c’était Maritza. Qu’elle était remontée en pleine nuit depuis Beverly Hills… Mais… mais comment elle aurait eu l’adresse de la villa alors que je ne la lui avais pas encore donnée ?

J’avais certes renoué avec mon passé. Mais si dans nos cœurs les choses étaient claires, restait à les mettre en place convenablement. Et je n’avais pas encore une stratégie bien définie pour ce faire. Parce que cela impliquerait beaucoup de choses.

Je voulais arriver à pouvoir vivre mon amour avec Maritza. Je voulais pouvoir, si Olivia l’acceptait, apprendre à leurs côtés à devenir celui que j’aurais pu devenir plus naturellement si je n’avais pas pris des décisions radicales à un moment donné.

Mais voilà… J’étais Jimmy Reed et je voulais tout avoir, sans concession. Sans laisser tomber une seule part de ce que j’avais acquis au fil des années. Rien.

Et la chose dont je rechignais le plus à me séparer, c’était l’armure que j’avais construite et qui me rendait invincible autant qu’inhumain.

Parce qu’en acceptant et révélant ma paternité et l’amour que je voulais à Maritza, le caméléon que j’étais resterait à jamais figé dans ces deux rôles de père et… de mari ? D’amant ? De… Je ne savais pas encore ce que je voulais à ce niveau-là… Pas plus que je ne savais ce que Maritza voulait. Ces questions étaient de toute façon prématurées alors que nous venions de nous retrouver.

Je passai mes deux mains sur mon visage alors que je venais de me réveiller en sursaut. Mais pensant qu’il s’agissait de la femme que j’aimais presque malgré moi, je me levai en enfilai un peignoir avant de descendre. J’étais seul dans la villa, hormis ma mère qui occupai l’une des annexes et n’était donc pas dérangée par la sonnette.

Mais qu’est-ce qui prenait à Maritza de torturer ainsi cette pauvre sonnette ?

J’ouvris la porte d’entrée, mais la vision que j’eus faut beaucoup moins agréable que s’il s’était agi de ma latina. Non. Derrière la porte, il y avait Daniele, les cheveux négligés, la tenue négligée, des cernes comme des valises sous ses yeux exorbités et… il empestait l’alcool…

Je lui ouvris d’emblée la porte, sans poser de question.

-Entre.

Et jetai un œil dans les alentours avant de la refermer derrière nous.

Je le laissai tracer son chemin à travers la villa jusqu’au salon, le suivant, vraiment perplexe et me frottant mes yeux encore endormis.

Je m’assis dans mon fauteuil préféré et allumai la lampe d’appoint que je lui envoyai directement dans les yeux. Ses pupilles ne réagirent pas.

-Depuis combien de temps on ne s’est pas vus ?

Trop longtemps. Beaucoup trop longtemps.

Et Daniele avait replongé pendant que j’étais aveuglé par mes propres sentiments sans trop savoir que faire avec.

Toute la question était là : si je cédais à mes envies et à mes sentiments… Est-ce que mon arsenal me permettant de protéger ceux qui m’importait n’allait pas s’en trouver amoindri ?

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MessageSujet: Re: The Last And Only Solution [PV Amico mio][TERMINE]   The Last And Only Solution [PV Amico mio][TERMINE] I_icon_minitimeSam 17 Mar - 18:42



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Je venais de replonger sans avoir offert – à mon goût – assez de résistance. Je n’aurais pas été dans ce coffre, je n’aurais pas brisé 10 ans de sobriété… Vous savez c’est quoi le pire ? Cette dose était là justement pour me rappeler que je tenais le coup… Encore une idée que j’aurais dû me passer d’avoir.

Le mal était fait – et bien fait vu que j’avais sniffé une ligne complète et que le reste était encore dans ma poche en attente de subir le même sort. J’étais – maintenant – en train de réveiller Jimmy à coup de sonnette bien sentie sans me rappeler que j’avais complètement oublié mon flingue sur le siège passager de ma voiture. Je pestais devant la porte le trouvant – très – très lent. Mon cœur faisait des bons dans ma poitrine et je ne savais pas si c’était à cause de l’angoisse qui m’envahissait, de l’alcool, de la drogue ou des trois.

-Putain, Jim, amène-toi !,
dis-je en appuyant – encore – sur la sonnette.

Jim avait ouvert au moment où j’allais gueuler pour qu’il m’entende. Il ne m’avait pas salué – il m’avait simplement demandé d’entrer sans cérémonie. Je savais qu’il savait que quelque chose n’allait pas – il suffisait de me regarder pour le savoir. Même quelqu’un qui ne me connaissait pas – à considérer que ça existait… - aurait vu que quelque chose clochait.

J’étais entré. Des tics parasitaient mes mouvements – comme le tic de me frotter le nez qui venait de me reprendre d’un seul coup. J’avais été jusqu’au salon où je m’étais installé dans mon fauteuil habituel – celui en face du préféré de Jim. Je ne m’y étais pas affalé – c’était plutôt le contraire. Je ne cessais de bouger à cause de la dose que je venais de prendre.

Ça ne s’était pas arrangé quand Jim m’avait envoyé la lumière en plein figure – barbare ! J’avais gémi et avais mis mes bras devant mon visage. Je les avais – ensuite – baissés en me plaignant.

-Baisse cette lampe, amico mio !, dis-je sur le ton de la protestation.

Je n’étais pas venu ici pour me faire torturer – j’étais venu ici pour avoir de l’aide… Putain, rien que de penser au fait que j’avais besoin d’aide m’angoissait encore plus et n’arrangeait en rien mes gestes amplifiés et saccadés.

Jim avait posé une question – une simple question.

-Je ne sais pas !, dis-je avec un bon vieil – et très marqué – accent italien. Depuis… Je ne sais pas, amico mio !, rajoutais-je impatient et en me demandant en quoi ce genre de question allait m’aider. La semaine dernière, non ? Chez BSC…

On s’est croisé – en effet – mais la dernière fois où on avait mangé ou discuter ensemble devait dater de septembre ou quelque chose comme ça. Peu importe.

-On s’en fiche de toute façon !
, dis-je d’un seul coup. J’ai besoin de toi, amico mio. Je…

J’étais tellement angoissé que je n’arrivais pas à retenir les émotions qui m’envahissaient – l’alcool et la drogue empiraient les choses. Ma gorge s’était nouée et j’avais dû attendre quelques secondes avant de reprendre là où j’en étais.

-J’ai de sales problèmes… Du genre mortel
, dis-je sans arriver à expliciter plus dans un premier temps.

J’avais regardé à gauche et à droite dans un mouvement vif – mon regard se posait partout sauf sur Jim…

-Tu as du whisky, amico mio ? Il me faut un verre…
, dis-je en fixant mon regard sur mon ami.


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MessageSujet: Re: The Last And Only Solution [PV Amico mio][TERMINE]   The Last And Only Solution [PV Amico mio][TERMINE] I_icon_minitimeDim 18 Mar - 17:26



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Daniele protesta, demandant à ce que je baisse ma lampe. Je pris le temps de m’allumer une cigarette, prise dans le paquet qui traînait sur la table à côté de moi, avant de baisser la lampe d’appoint, soulageant les yeux exorbités de mon ami. A la question que je lui avais posée, Daniele avait répondu qu’il n’en savait rien.

Il n’en savait probablement rien parce qu’il était complètement sous influence à la fois de l’alcool et très probablement de la cocaïne, une drogue qu’il n’avait plus prise depuis qu’il avait fait signé à Sniper le contrat qui l’avait séparé de lui.

Il finit par tabler sur la semaine dernière, chez BSC. Je hochai la tête. C’était correct. Il avait donc encore assez de lucidité pour être cohérent malgré que son accent ait étrangement refait surface. Comme si j’avais en face de moi le Daniele de 1971 et non celui de 1983.

Je soufflai la fumée de ma cigarette calmement… Je venais de me réveiller, nous étions en pleine nuit et Daniele parlait extrêmement fort et extrêmement vite. C’était trop, pour moi, à 3 heures du matin.

Je le laissai suivre le fil de ses pensées sans le brusquer. A moins que ce ne soit moi-même que je ménageais en le laissant en venir au fait de lui-même.

Je fronçai les sourcils quand j’entendis sa voix dérailler en ce qui ressemblait dangereusement à un sanglot. Et plus encore quand il affirma avoir des problèmes mortels.

Oui… Oui, je le croyais. Parce que je ne pensais pas qu’autre chose ait pu faire replonger Daniele après 10 ans d’abstinence, même si ce genre de junkie est toujours en sursis. Il regardait partout comme s’il cherchait à couvrir le moindre angle mort.

Daniele avait clairement peur de quelque chose. Et ce regard, je le connaissais pour l’avoir eu moi-même le 02 décembre 1965.

L’Italien demanda si j’avais du whisky. Bien sûr que j’en avais. Il ajouta qu’il lui fallait un verre.

Mon regard s’appuya sur le sien :

-Non.

Il avait déjà failli me claquer une fois entre les doigts et ce alors qu’il n’avait rien pris. Je n’avais aucune envie de tenter le Diable encore une fois. Il avait suffisamment bu et je tenais à ce que le peu de lucidité qu’il avait encore, il s’en serve pour m’expliquer quel était son problème mortel.

Même si je me doutais un peu de quoi il en retournait. Je m’y connaissais suffisamment pour savoir que l’immense fortune des Ricci ne s’était pas faite uniquement sur l’import-export.

Mais Daniele n’était pas Antonio et ça, ça m’intriguait. Parce que je voyais plus ou moins où était le problème, mais comme de façon très ténue, complètement floue.

Je soutenais son regard et je n’allais pas céder à sa requête.

La fumée de ma cigarette monta en douces volutes vers le plafond pendant quelques secondes, puis je repris la parole.

-Il ne te faut pas un verre. Il te faut une protection.

C’était pour ça qu’il était là.  

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MessageSujet: Re: The Last And Only Solution [PV Amico mio][TERMINE]   The Last And Only Solution [PV Amico mio][TERMINE] I_icon_minitimeLun 19 Mar - 20:07



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Jim avait cessé de m’envoyer sa putain de lampe dans la figure – heureusement pour mes pauvres yeux. Je n’étais pas venu ici pour me faire éblouir ! J’étais venu ici pour obtenir une protection que seul Jim pouvait m’offrir.

Seulement, Jim posait des questions – très – idiotes et sans aucun intérêt. Qu’est-ce que ça changeait qu’on se soit vu il y a trois heures ou il y a trois mois ? Ça ne pourrait rien changer à l’état actuel des choses. Angelo aurait quand même envoyé cette putain de lettre et je me serais quand même réveillé en pleine nuit à cause de l’angoisse – la donnée « amico mio » n’entrait pas dans mon équation.

J’avais quand même – vaguement – répondu en tapant – apparemment – dans le mille.  Seulement, je n’étais pas venu pour ça. Dire la – fatale – vérité était complexe même sous diverses influences. La coke mettait à nu tous mes sentiments. J’avais retenu – de justesse – un sanglot. Putain, comment en étais-je arrivé là ? La réponse était évidente mais il me fallait un verre pour expliquer le fin fond du problème à amico mio.

Seulement, il me l’avait refusé.

-Ma perche ?!, demandais-je, surpris.

Jim avait du whisky – il en avait tout le temps ! Il était en mesure de m’en donner mais ne voulait pas m’en donné.

-Il me le faut, amico mio !,
dis-je en m’exprimant avec des gestes vifs et exagérés.

Je l’avais réclamé comme un junkie en manque – que je n’étais pas…

Jim n’avais pas cédé à mes demandes intempestives – putain… Il fumait devant moi et me refusait un verre ! Tu parles d’un ami !

Jim n’était pas dupe – comme toujours – et savait que j’étais venu ici pour obtenir une protection. Cachez quelque chose à Jim Reed et il vous montrera qu’il sait que vous lui cachez quelque chose…

Je m’étais levé – incapable de tenir en place. J’avais sorti mon paquet de cigarette – à défaut d’avoir de l’alcool… - et j’avais dû m’y reprendre à trois fois avec mon briquet avant de réussir à allumer ma clope.

-C’est exact, dis-je en soufflant ma première bouffée et en marchant vers la fenêtre du salon.

J’étais revenu vers Jim – d’un pas plutôt rapide – et j’avais déposé le mot d’Angelo sur la table juste devant mon ami.

-Contre lui… C’est mon oncle, Angelo Conti, dis-je avec une angoisse palpable dans la voix. Il est le parrain de la Casa Nuova. Une mafia angelenos, rajoutais-je en allant m’appuyer contre une armoire vitrée. Il m’en veut depuis plusieurs années. Parce que j’ai tué son fils.

J’avais peur, je regrettais et je n’arrivais pas à ne pas le montrer. Mes gestes évocateurs suivaient mon ton de voix et mon débit – très – rapide.

Je ne savais pas dans quel ordre tout raconter mais je devais tout raconter – peu importait dans quel ordre.

-En 1966, j’ai commencé à aider la Famille de Los Angeles à blanchir leur argent sale. Je gagnais un certain pourcentage sur l’argent blanchi, dis-je avec un accent toujours aussi prononcé. Un gros pourcentage…

Sans mes activités illégales, ma fortune s’élèverait à une centaine de millions – elle était 5 fois plus élevées avec mon affiliation à Brooklier et consort.

-Mon rôle était simple et je n’étais pas vraiment impliqué. Seulement, en 80, mon oncle est venu s’installer à L.A. et a fondé sa propre mafia. Ça a fortement touché les affaires de Brooklier et il m’a envoyé chercher le nom des capos de mon oncle, rajoutais-je avant de reprendre mon souffle dans mon affolement.

Je me rappelais à quel point Brooklier avait joué sur mon ego pour me faire accepter de jouer la taupe – ça avait marché…

-J’ai trouvé les noms… Brooklier a fait assassiner le fils d’Angelo, entre autres… La même semaine de ma visite chez mon oncle. Angelo a fait le lien et me l’a fait comprendre. Depuis, je n’avais plus eu de nouvelle, dis-je alors que mon cœur se serrait de plus en plus.

Angelo avait juste attendu que j’aie un point faible – il l’avait trouvé en Tony.

-Il veut tuer mon fils, Jim, dis-je sur un ton qui témoignait de mon angoisse et de ma tristesse. Il n’hésitera pas à le faire… Il faut que tu m’aides !

Angelo n’avait jamais été réputé pour être un tendre – mon père était un agneau à côté…


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MessageSujet: Re: The Last And Only Solution [PV Amico mio][TERMINE]   The Last And Only Solution [PV Amico mio][TERMINE] I_icon_minitimeMar 20 Mar - 17:34



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J’avais refusé son verre de whisky à Daniele et évidemment, il n’avait pas manqué de protester en parlant toujours aussi fort et en faisant toujours des gestes exagérés vu que non seulement, il était déjà dans un état d’ébriété plus qu’évident, mais en plus, il était sous l’influence de la cocaïne.

Je m’étais contenté de continuer à le fixer dans les yeux, sans bouger autre chose que la main qui tenait ma cigarette que je portais à ma bouche de temps à autre.

Jusqu’à ce qu’il cesse et abandonne l’idée en voyant que je ne cèderais pas. Pas avant d’avoir eu des explications.

Quand il se fut un peu calmé, j’affirmai qu’il était venu ici pour une protection, pas pour un verre.

Je ne posai pas de question, je savais que le reste viendrait tout seul. Les gens font toujours ça. L’astuce, c’est de ne pas poser de question. Si j’avais posé une question à mon ami, il se serait contenté d’y répondre. Sans question pour limiter sa réponse, il allait me donner bien plus d’informations.

Les gens font toujours ça.

Lorsque je posais une question, en général, c’était que j’avais déjà la réponse. Et que je voulais vérifier mes propres théories.

Daniele s’était levé, avait coupé le contact visuel que j’avais et s’était résigné à jeter son dévolu sur une simple cigarette. Je suivis sa progression des yeux alors qu’il était incapable de tenir en place. J’avais vu juste, il était venu pour une protection. Jusque-là, les conclusions n’étaient pas compliquées à faire : Jessica Hill était venue me voir il y avait peu de temps de ça, dans un état similaire, pour les mêmes raisons.

Il n’y avait qu’Apolline Mclagan qui avait un jour pensé qu’elle pourrait gagner quelque chose en jouant d’arrogance auprès de moi.

Daniele posa un mot sur la table juste devant moi. Je le pris en main et lus lentement chaque mot.

Daniele était en train de vivre la même chose que ce que j’avais vécu il y avait 16 ans de ça. Il avait le même désir de protéger sa famille… Mais les choses n’étaient pas aussi faciles qu’elles ne l’avaient été pour moi : il ne pouvait pas balancer Tony et Maria dans une voiture et les envoyer à Tijuana.

Puis, je reposai le mot sur la table, écrasai ma cigarette et m’installai confortablement, mes mains croisées sur mon ventre, pour écouter le récit de mon ami sans jamais l’interrompre.

Je fronçai les sourcils quand il affirma avoir tué le fils de son oncle, soit son cousin. Je ne voyais pas mon meilleur ami tuer qui que ce soit… Mais c’était, en réalité, un assassinat indirect.

Pour moi qui étais à la tête d’un gang encore plus grand depuis quelques mois, ayant réussi à fusionner, comme s’il s’était agi d’entreprises, les affaires des latinos des Los Diablos et des afro-américains des South Panthers, le tout pour refourguer la dope de Brooklier, son histoire n’avait rien de réellement transcendant.

C’était une histoire simple. Et mortelle, en effet.

Une simple et basique histoire de vengeance. Œil pour œil, dent pour dent.

La vie d’un fils contre celle d’un autre.

Ce n’était pas mon ami qui était menacé, mais bien son enfant.

Et c’était ce fait-là qui m’étonnait le plus dans son histoire.

Daniele voulait protéger Tony. Comme j’avais un jour voulu protéger Maritza.

Je laissai les secondes s’égrainer et mon esprit se mit automatiquement à calculer en prenant en compte toutes les données. Je voulais protéger mon ami et la vie de son fils, instinctivement, comme je l’avais fait pour Julian Hughes à Fairfax en faisant complètement abstraction de sa filiation à mon rival.

Mais je venais également de renouer avec Maritza et ma fille. Le fait que les South Panthers m’appartiennent en propre désormais avait beaucoup aidé parce que je savais qu’ils ne pourraient plus me menacer et qu’aucun des membres actuels des « New » South Panthers n’avait connaissance de mon lien avec eux, pensant qu’Alonso était la tête pensante de tout le trafic.

Mais si les South Panthers n’étaient plus un problème… Et que je me frottais à la Casa Nuova et qu’ils remontaient jusqu’à moi ? Parce que Conti n’avait pas un seul neurone comme ces petits gangsters des rues qu’étaient les Los Diablos et les South Panthers. Nous ne jouerions plus dans la même cour.

Sauf que…

-Tu as dit : « mon fils »… « Mon fils », pas « Bastardo ».

Daniele voulait une protection, pas une attaque.

Je me levai et m’approchai de mon ami pour ensuite ouvrir l’armoire vitrée contre laquelle il était appuyé. J’en sortis une bouteille de whisky et nous en servis un verre chacun, posant celui destiné à Daniele sur le meuble à côté de lui pour qu’il puisse le prendre.

-Je sais ce que ça fait.

Je pris une gorgée de liquide ambré avant de braquer mes yeux bleus dans les yeux bruns de Daniele.

-Maintenant je te demande : c’est la drogue qui parle ? Ou le père ?

J’aiderai le père. Pas le junkie.

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MessageSujet: Re: The Last And Only Solution [PV Amico mio][TERMINE]   The Last And Only Solution [PV Amico mio][TERMINE] I_icon_minitimeMer 21 Mar - 20:13



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Putain, j’y étais. Après que Jim ait – honteusement ! – refusé d’étancher ma soif avec un verre de whisky, j’avais commencé mon récit. C’était l’étape indispensable pour qu’il accède à ma demande de protection.

J’avais révélé mon affiliation à la Famille de Los Angeles – la mafia locale – et les conséquences de cette affiliation. Je savais que je débitais bien trop de mot à la seconde mais le cocktail qui coulait dans mes veines était le responsable de l’emballement dont je faisais preuve.

J’avais révélé les raisons des menaces d’Angelo et qui – précisément – était visé. J’étais passé sur la guerre intestine entre les Ricci et les Conti car ce n’était pas le propos même si c’était – probablement – le fond du problème.

Jim ne m’avait pas interrompu – il m’avait laissé débiter mon histoire sans une réaction. Je me livrais comme je ne m’étais jamais livré à personne et je ne me sentais pas encore assez bourré – shooté… - pour ne pas que ça fasse mal à mon ego.

Putain, maintenant Jim savait tout – le dernier secret qui restait dans cette ville venait de lui être révélé. Seulement, j’avais d’autres priorités que d’avoir la fierté d’avoir encore des secrets pour mon meilleur ami. Il pouvait bien savoir mes plus infâmes secrets – ce qui comptait, c’était que Maria et Tony soient en sécurité.

Parce que je m’étais attaché à ce môme même si j’avais – vainement – essayé que ça n’arrive pas.

Jim avait – enfin ! – ouvert la bouche et ce n’était que pour souligner que j’avais appelé Tony, Tony et pas Bastardo. De toute ma putain d’histoire, c’est tout ce que Jim avait retenu ???? C’est une blague ?!

-Qu’est-ce qu’on s’en fout de ça, amico mio ?!, dis-je toujours aussi angoissé et – maintenant – agacé.

Que je l’appelle Tony, Bastardo, Anthony, Ricci ou autre, ça n’avait pas d’importance – ce qui l’était, c’est que le gosse était en danger de mort !

Amico mio s’était levé. Il avait marché jusqu’à moi pour ouvrir l’armoire vitrée et en sortir le plus beau et bon des breuvages – l’indispensable whisky ! Il avait servi deux verres – oui, deux !! – et avait parfaitement respecté la règle numéro 5 en ne me le tendant pas. De toute façon, même s’il aurait dérogé à la règle, j’aurais quand même pris le verre.

Je l’avais pris et l’avais bu – tel un alcoolique en manque. Seulement, j’avais beau boire, je n’arrivais pas à atténuer les symptômes de l’angoisse et de la paranoïa. Je n’arrivais pas à retrouver la sérénité qui faisait de moi le grand Daniele Ricci – j’étais vulnérable comme jamais je ne l’avais été auparavant.

Contre toute attente, Jim n’avait pas parlé de mon cas avec tout le recul qui le caractérisait. Il avait juste dit qu’il savait ce que ça faisait. Jim avait une fille seulement personne ne savait qu’il en avait une – sa comparaison ne tenait pas la route. J’étais trop shooté pour me rendre compte qu’il y avait une histoire sous la phrase de Jim et qu’il s’ouvrait – en une phrase – presque autant que je m’étais ouvert en quarante phrases. Je ne voyais que la surface des choses et à la surface il n’y avait pas de comparaison possible entre Jim et moi – personne ne savait qu’il avait une fille alors que moi L.A. et tous mes ennemis savaient que j’avais un fils.

-Non tu ne sais pas !, lâchais-je brusquement et fermement.

C’était rude – remettez ça sur la coke et l’alcool !

Je n’avais – déjà – plus de whisky dans mon verre. Je devais en redemander mais Jimmy avait été plus vite. Ses yeux bleus semblaient vouloir transpercer les miens alors qu’il m’avait posé une question. Putain – amico mio – est-ce que ma réponse changera vraiment quelque chose ? Putain, pourquoi fallait-il que tu passes toujours par quatre chemin et cent mille questions inutiles avant d’en venir aux faits pratiques !

Seulement, au risque de voir Jim refuser de m’accorder son aide, j’avais répondu.

-J’ai pris ma première dose depuis 11 ans juste devant chez toi, amico mio !, dis-je agacé. Je ne suis pas un putain de drogué ! C’est moi qui parle ! Daniele Ricci ! J’ai vraiment besoin de toi… Ce gosse…, dis-je en perdant pieds peu as peu et me faisant envahir par l’émotion du désespoir.

La fatigue psychologique était tellement forte que j’étais mis à nu sans que je ne puisse rien faire.

-Je m’y suis attaché, putain !, révélais-je à Jim. Je n’arrive pas à… Je n’arrive pas à ne pas m’en foutre. Je n’arrive pas à…

A retenir mes sanglots pour la cause – ni à réfréner les battements de mon cœur.

-Je n’arrive pas à être comme Antonio, avouais-je. S’il te plait, Jim. Je ne veux rien d’autre qu’une putain de protection le temps de la tournée. Juste ça !

N’étais-ce pas ça le sens même de l’amitié ?


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MessageSujet: Re: The Last And Only Solution [PV Amico mio][TERMINE]   The Last And Only Solution [PV Amico mio][TERMINE] I_icon_minitimeSam 24 Mar - 18:17



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ft. Daniele Ricci


Daniele s’indigna bruyamment lorsque je soulignai qu’il avait appelé son fils par son prénom et pas par l’odieux surnom qu’il lui avait donné d’entrée de jeu lorsqu’il était apparu sur le pas de sa porte. Pourtant, dans toute son histoire, tout son discours, c’était la seule chose qui comptait.

C’était la seule chose qu’il m’importait de savoir, parce que c’était la seule information que je n’avais pas. Pas même en partie.

Mon ami s’était pris d’affection pour son enfant.

C’était la seule chose importante. La condition sine qua non à une éventuelle protection de ma part. Parce que je voulais bien protéger Anthony Ricci et Maria Watson. Pas uniquement la manager.

Et tout, dans le comportement, les mots et le non verbal de Daniele hurlait que ce qu’il faisait, il le faisait plus pour l’enfant que pour la fille. D’ailleurs, il n’avait pas prononcé une seule fois le nom de Watson. Et s’il s’agissait là uniquement de stratégie, c’était bien joué et tout à son honneur.

J’avais finalement servi un verre à mon ami, faisant fi des dangers que cela pouvait avoir pour sa santé. Il était de toute façon déjà bien loin et Daniele, pour m’avoir raconté son histoire, méritait réconfort et récompense.

L’alcool fut bu d’un trait alors que je n’en bus qu’une gorgée en faisant l’aveu à mon meilleur ami que je savais ce qu’il ressentait. Mais évidemment, toutes les apparences jouaient contre moi et Daniele était bien trop défoncé que pour réfléchir plus loin que celle-ci.

Je ne lui en voulais pas. Au contraire, c’était tant mieux s’il ne se rappelait pas de cet aveu.

Je n’avais pas lâché le regard de mon ami, cependant. Et j’avais enchaîné sur une autre question.

Il affirma ne pas être un junkie. Il l’était. Il serait toujours un junkie en sursis.

Mais même dans son état, il éluda brillamment ma question, affirma que c’était Daniele Ricci qui parlait. J’eus un sourire en coin, le regard brillant d’une lueur presque d’admiration.

Parce qu’encore une fois, c’était bien joué. C’était intelligent.

Et s’il y avait une seule chose que j’appréciais dans ce monde, c’était l’intelligence. Toute preuve d’intelligence se devait d’être récompensée et c’était probablement ça, plus que l’affection irrationnelle que je vouais à ma fille, qui avait valu cette première rencontre avec elle.

Parce que j’avais vu l’intelligence dans son single crypté autant que dans l’interview qu’elle avait donnée à Moriarty.

Je vénérais l’intelligence au point de m’accorder tout entier à cette dernière sans avoir peur de la froideur que le pragmatisme qu’elle engendrait impliquait.

Bien au contraire : cette froideur était le ciment de toute mes protections. Je tentais de me maintenir à un niveau d’intelligence qui me rendait inaccessible au commun des mortels… Inaccessible à mes propres sentiments.

Mais Daniele, lui, craqua. Le whisky et la coke le firent craquer.

Il m’avoua tout. Et le voir dans cet état confirmait mes pires craintes : si je ne maintenais pas de distance entre Maritza, Livia et moi… je serais foutu, dévasté, comme mon ami en ce moment même alors qu’il éclatait en sanglot.

Les bienpensants disent que femme et enfants sont une force.

Pour nous, ils n’étaient que des moyens pour nos ennemis de nous atteindre plus facilement.

Je pris le visage de mon ami à deux mains, le forçant à relever son regard vers moi. Je fronçais les sourcils, serrai les dents et appuyai mon regard profondément dans le sien.

-Tu l’as, ta protection. Ne doute jamais de mon amitié.

Je secouai légèrement sa tête en parlant, comme pour appuyer mes mots.

-Mais personne, personne, tu m’entends ? Ne doit voir The Best dans cet état. Tu dois te reprendre et vite. Sinon, ils ont déjà gagné.

La tournée à venir était la seule chose qui m’empêchait de l’envoyer recta au Snow White Center.

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MessageSujet: Re: The Last And Only Solution [PV Amico mio][TERMINE]   The Last And Only Solution [PV Amico mio][TERMINE] I_icon_minitimeDim 25 Mar - 20:21



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Putain même le whisky – que je venais de boire très vite – n’arrivait pas à calmer la terreur et la détresse que j’avais dans le regard. Ça avait – pourtant – toujours été un putain de produit miracle mais, ce soir, ça ne suffisait plus.

C’est devant mon incapacité à pouvoir faire taire les sentiments qui m’animaient et mon incapacité à pouvoir protéger les gens que j’aimais que j’avais – violemment… - fait comprendre à Jim que, non, il ne savait pas ce que je pouvais ressentir en ce moment. Il ne savait pas ce que c’était de vivre avec un môme de quelques mois, de s’y être – malgré tout – attaché et de le voir se faire menacer de mort. Il ne savait pas ce que c’était de devoir mentir à la femme qu’il aimait pour éviter de la perdre. Il ne le savait pas – il était Jim Reed, l’impitoyable héritier de BSC. Il avait réussi à être ce que j’avais échoué à être – un Antonio Ricci en puissance.

Putain, qu’est-ce que je l’enviais – le jalousais ? – tellement.

Le problème, c’est que j’avais un cœur et qu’il m’était difficile de ne pas le remarquer – je l’entendais battre dans ma poitrine beaucoup trop vite et beaucoup trop fort. Un cœur qui n’allait pas tarder à s’ouvrir à Jim s’il continuait à tourner autour du pot avec ses questions qui me paraissaient peu à propos et stupides.

C’était Daniele Ricci qui lui faisait la demande d’une protection – personne d’autre. Ce n’était pas le junkie – que je n’étais pas !!! – ni le père de Tony Ricci. C’était moi - son meilleur ami.

Seulement, cette répartie avait – rapidement – fait place à une émotion forte. Celle d’être dépassé par les évènements et d’être incapable de trouver une solution au problème présent. J’allais partir en tournée – c’était un fait – et Maria et Tony allaient rester derrière à la merci de mon oncle. Je connaissais assez Angelo que pour savoir qu’il était encore plus impitoyable que Jim – surtout quand on s’était attaqué à sa famille. Ce que j’avais fait en tuant indirectement son fils préféré – Luigi.

J’étais en train de craquer juste devant Jim. Mon incapacité à être comme mon père était manifeste – je m’étais bien trop attaché au petit Ricci qui vivait sous mon toit depuis que sa mère avait décidé de s’en débarrasser. Pourtant – putain – j’avais essayé que ça n’arrive pas.

Je pleurais comme je n’aurais jamais voulu pleurer devant Jim. Il m’avait pris le visage entre ses mains pour m’offrir sa protection. J’étais soulagé d’obtenir enfin ce que j’étais venu chercher ici. Un putain de protection de la part de mon meilleur ami qui disposait des ressources nécessaire pour éviter que je ne rentre de tournée pour constater un double assassinat.

Seulement, Jim restait Jim – l’inverse m’aurait effrayé. Mon état l’avait alarmé au point qu’il m’avait dit tout haut que personne ne devait me voir comme ça. Putain – Jim – tu crois vraiment que, moi, j’avais envie que tout le monde voit ça ? Tu crois que je suis fier de ce spectacle que je t’offre ?

-Je sais, amico mio, dis-je en séchant mes larmes. Je sais ce que je dois faire.

Comme toute preuve à ma bonne foi par rapport à ça, j’avais sorti le sachet de coke – ce qu’il en restait… - de ma poche et je l’avais déposé dans la main de Jim. C’était ça que je devais faire et je savais que c’était ça que Jim voulait que je fasse – ne pas sombrer à nouveau.

Jim était mon ami mais il ne voulait pas que son business pâtisse de mon état de détresse et de mes problèmes que je m’étais moi-même créer – et il avait raison… En tant qu’homme d’affaire – comme lui – je comprenais sa démarche.

-Merci, amico mio, dis-je sincèrement par rapport à la protection qu’il allait donner à Maria et Tony.

J’avais pris la bouteille et je m’étais resservir – j’avais lâché la drogue mais l’alcool restait le meilleur moyen, pour moi, de tenir.

J’étais revenu dans un fauteuil où je m’étais installé – affalé ? – avec mon whisky.

-En échange, je te ferais des rentrées d’enfer avec la future tournée de Roadtramp, dis-je en levant mon verre – pour essayer d’oublier mes larmes récemment versées.

Parce que c'était ça le commerce - et notre amitié... - du donnant-donnant. C'était un réflexe.

J’avais bu mon verre de whisky en entier.

-Antonio serrait fier de toi,
dis-je en regardant Jim – car c’était bien à lui que je disais ça et non à moi-même.


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MessageSujet: Re: The Last And Only Solution [PV Amico mio][TERMINE]   The Last And Only Solution [PV Amico mio][TERMINE] I_icon_minitimeMar 27 Mar - 15:22



The Last And Only Solution
ft. Daniele Ricci


Daniele et moi avions un code bien à nous, situé quelque part entre celui des gangs et celui des affaires, en considérant qu’il y avait bien là une réelle différence. Cela faisait des années que lui et moi fonctionnions comme ça, des années aussi que nous voulions croire que cela ne tenait qu’à cela.

Et si nous étions extrêmement forts pour mentir aux autres. Nous l’étions encore bien plus quand il s’agissait de nous mentir à nous-mêmes. C’était quelque chose que j’avais appris très récemment, avec le retour de Livia et Maritza.

Malgré tout, nous nous devions de maintenir les apparences. Nous étions trop puissants et cette puissance faisait que nous avions beaucoup d’ennemis : ceux que nous avions réellement, ceux que nous nous créions et ceux que nous nous imaginions. Tout ça pouvait mener, dans le pire des cas à ce que Daniele vivait ce soir.

Et personne ne devait le savoir.

Ce fut ce que je lui fis comprendre, les yeux dans les yeux, lorsqu’après lui avoir promis ma protection, je lui dis qu’il devait se reprendre. La tournée n’était pas loin, Daniele allait faire la une de tous les journaux autant que ses poulains de Roadtramp et les journalistes étaient de véritables fouilles-merdes. Et autant dire que mon ami étant Italien d’origine, les rumeurs allaient aller vite et se répandre comme une traînée de poudre.

En parlant de poudre, Daniele, en signe de bonne foi, sortit le sachet de coke entamé de sa poche et je tendis la main pour qu’il l’abandonne au creux de ma paume. Puis je l’avais fait disparaître dans la poche de mon propre peignoir pour qu’il soit hors de vue de Daniele.

Je lâchai mon ami qui sembla se détendre un rien. Ses larmes se tarirent et la lueur de panique dans ses yeux s’atténua.

Je l’avais laissé se servir du whisky, bien conscient que pour ce soir, essayer de le raisonner à ce niveau-là ne servirait à rien. Il fallait d’abord qu’il décante de la drogue qu’il avait prise et ensuite qu’il réalise que le danger, s’il était toujours là, allait devenir tout relatif avec ma protection.

Il allait falloir que je gère ça bien, histoire de ne pas simplement déplacer le collimateur d’Angelo Conti de Daniele à moi, et à Livia et Maritza, par extension.

Daniele alla s’installer dans le fauteuil avec son verre plein et je m’allumai une nouvelle cigarette en reprenant place en face de lui. L’Italien me promettait de faire de bonnes rentrées en tournée, en échange de cette protection. Je hochai la tête, signant ce contrat tacite.

Cet échange n’était qu’apparence : Daniele l’allait pas faire de meilleures rentrées que prévu parce que Daniele aurait de toute façon fait le maximum. Cet échange n’était là que pour nous rassurer nous, me rassurer moi, comme pour m’assurer que ce que je faisais, je ne le faisais pas uniquement pas amitié ou bons sentiments.

Daniele but son whisky d’une traite alors que je prenais une longue bouffée de nicotine. Il affirma que son père serait fier de moi avec une pointe de jalousie… Je soufflai longuement la fumée qui monta vers le plafond et je la regardai faire en murmurant.

-Mais est-ce vraiment l’exemple à suivre ?

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