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 It Wasn't Supposed To Be Now [PV Amon]

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Sonne Moriarty


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MessageSujet: It Wasn't Supposed To Be Now [PV Amon]   Ven 6 Avr - 16:35



It Wasn’t Supposed To Be Now
ft.  Amon Sorensen






L’heure tourne. Je devrais déjà être rentrée chez moi pourtant je ne me résous pas à quitter les bras d’Amon, encore tous essoufflés que nous sommes après ce qui fut probablement notre moment le plus sportif en liste.

Je me sens particulièrement en force ces derniers jours. Peut-être est-ce tout simplement certaines décisions prises qui ont allégées le poids que je traîne en permanence sur mes épaules.

Je tourne sur moi-même sur le matelas, quittant le confort des bras de mon amant pour me retrouver à moitié allongée sur lui, du moins, autant que mon ventre me le permet. Je trace le contour de ses muscles avant de venir embrasser la peau brûlante de son torse.

- Les cinémas sont probablement tous fermés à cette heure-ci…, dis-je dans un soupire.

L’alibi ne tiendra bientôt plus…quoi que je pourrais prétexter qu’après le film, je suis allé prendre une bouchée. Ça, ç a passerait encore puisque je suis un estomac sur deux pieds depuis quelques semaines.  Une petite voix en moi se demande même si Axel s’en soucis vraiment, de l’heure à laquelle je rentre. Quand je lui ai dit que j’allais au cinéma, il n’a pas demandé quel film ni même avec qui j’y allais.

Mes lèvres caresses le torse d’Amon en remontant jusqu’à ce que j’arrive à sa bouche et que je l’embrasse de nouveau.  Mes mains, sur ses flancs, vont et viennent  tout en le caressant, j’ai même l’impression de sentir sa peau réagir sous mes doigts.

- Tant qu’on ne s’endort pas…

Comme c’est arrivé si souvent en plein cœur de l’après-midi.

Le réconfort de ses bras autour de moi, la chaleur de son corps et l’intimité de son lit ont souvent eu raison de nous. Je sais que nous courrons un risque ce soir, mais je n’ai pas pu m’empêcher de venir le retrouver, sans me questionner s’il avait des plans de son côté. Vu la vitesse avec laquelle nous nous sommes retrouvés au lit, si Amon avait quelque chose au programme, ça n’avait plus d’importance a partir du moment où j’entrais dans son appartement.

Je grimpe sur lui, installée comme une reine sur son bassin, j’envoie mes cheveux voler vers l’arrière et viens chercher ses mains des miennes pour les poser sur mes hanches puis les faire remonter lentement jusqu’à mes seins, malheureusement mais nécessairement couvert de mon soutien-gorge.

Bougeant lentement des hanches, je nous unis pour une troisième fois ce soir, souriant alors qu’il enfonce sa tête dans le coussin.  Je souffle entre mes lèvres avant de rigoler, doucement, presque dans un soupire.

Qui a dit que les femmes enceintes ne tenaient pas le rythme ?

J’ondule des hanches, plus vite. Mes mouvements sont plus saccadés, précis.  Il n’y a plus place aux préliminaires, je ne cherche pas à nous envelopper de douceurs. J’ai envie de lui comme d’une rage qui me consume par en dedans.

Mes mains s’accrochent à ses poignets alors que je sautille de plus en plus rapidement sur ses cuisses. J’ai chaud, bien trop chaud ! Mais c’est si bon !


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Amon Sørensen


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MessageSujet: Re: It Wasn't Supposed To Be Now [PV Amon]   Dim 8 Avr - 16:21



It Wasn't Supposed To Be Now
ft. Sonne Moriarty


Je ne m’étais pas attendu à voir Sonne débarquer chez moi en début de soirée alors que je venais à peine de terminer de souper et que j’étais en train de vaguement penser à quel film j’allais regarder ce soir, debout devant l’étagère où je rangeais mes cassettes vidéos. Le problème, c’était que je les avais tous vus au moins vingt fois, ces films, et que je n’avais aucune motivation pour aller jusqu’au cinéma ou m’organiser une autre sortie. Tout seul, ce n’était pas vraiment intéressant.

Je voyais beaucoup moins Sonne, ces derniers temps. Une relation comme la nôtre avait quelque chose d’excessivement excitant, mais on subissait aussi la contrainte de ne pas se faire prendre, Sonne devait pouvoir mentir, un mensonge crédible pour chacune de nos rencontres… Et dans une vie de couple bien rangée comme celle que leur faisait vivre Axel, s’éclipser seule n’était pas évident.

Paradoxalement, c’était aussi cette contrainte qui rendait notre histoire atypique et exaltante.

Mais là… Là elle commençait à me manquer…

A peine avais-je formulé cette pensée qu’on sonnait à la porte et quand je découvris mon amante sur le palier, mon visage s’était illuminé. Je l’avais fait entrer et il n’avait pas fallu cinq minutes pour qu’on se retrouve dans mon lit à faire l’amour intensément.

Après la deuxième fois, on s’accorda quand même un temps de pause. J’étais boxeur et entraîné et pourtant, j’étais complètement à bout de souffle… Tellement à bout de souffle que je ne pus m’empêcher de rigoler de la chose. Sonne était peut-être enceinte de triplés, mais ça ne semblait pas l’affaiblir le moins du monde. A moins que ce ne soit le fait d’être restés trop longtemps sans se voir. De mon côté, c’était ce qui m’avait amené à être aussi excité t à me donner autant dans nos ébats, en tout cas.

Sonne dans mes bras, je fermai les yeux récupérant doucement, déposant ci et là un baiser sur son front… Jusqu’à ce qu’elle se déplace, peut-être dérangée par son ventre… Les mois avançaient et je commençais à essayer d’imaginer le corps de Sonne libéré des enfants qu’elle portait. Pas que ça me dérangeais, puisque notre relation avait été entamée alors qu’elle était déjà bien ronde, mais parce que, j’étais curieux, tout simplement.

Je frissonnai et soupirai au doux contact de ses caresses qui traçaient des lignes sur moi et plus encore quand elle posa ses lèvres fraîches sur la peau brûlante et trempée de sueur de mon torse. Elle parla doucement, brisant le silence qui régnait dans la chambre si ce n’était le bruit de nos souffles courts.

Elle annonça que les cinémas devaient être presque tous fermés désormais… Et je faillis dire que, de toute façon, j’avais aucune envie d’y aller quand je me rappelai que le cinéma n’était pas une proposition qu’elle me faisait, mais l’alibi qu’elle avait servi à son mari. Le temps où ce dernier était en voyage à Chicago était bien loin…

-Ppfff… Ton beau-père pourrait pas attraper la grippe à nouveau ?

Parce que j’avais juste envie de m’endormir avec Sonne dans les bras, là… Ok, ce n’était pas sympa pour Howard Moriarty de lui souhaiter ça… mais je pensais bien qu’en tant que politicien, beaucoup d’autres gens lui souhaitaient des choses bien pires qu’une grippe.

Les lèvres de mon amante parcoururent un délicieux chemin sur ma peau jusqu’à rejoindre mes lèvres à moi. Je l’embrassai tendrement, passant un bras autour de ses épaules… Puis elle murmura qu’il ne fallait pas qu’on s’endorme… Je rigolai, mordant ma lèvre inférieure…

-Merde… C’était justement mon plan.

Mais mon amante ne l’entendait pas de cette oreille et grimpa sur moi, renversant ses longs cheveux blonds vers l’arrière sous mon regard admiratif, mes mains ayant pris place sur ses hanches quand elle les y guida. Et toujours en me laissant guider, je suivis des yeux le trajet qu’elle leur fit faire jusqu’à ses seins couverts et retenus par son soutien-gorge qu’elle m’avait demandé de lui laisser, en remontant par ses flancs, peut-être pour éviter de passer sur son ventre… Parce que j’avais l’habitude, maintenant, de sentir les protestations d’au moins un de ses bambins qui devait pas trop m’aimer. Enfin, c’était comme ça que j’avais choisi d’interpréter les coups de pieds furieux que je pouvais presque chaque fois sentir quand je prenais un peu trop l’attention de Sonne.

Il ne fallut pas grand-chose, quelques ondulations de hanches dans une danse langoureuse que Sonne initia sur moi, pour que je sois à nouveau prêt à nous unir, ce qui se fit avec un naturel presque déconcertant. Je soufflai de plaisir, un souffle qui se changea en gémissement pendant que mes yeux roulèrent pour finalement se fermer et je me cambrai en arrière, enfonçant profondément ma tête dans le coussin.

Mes mains redescendirent sur ses hanches et elle s’accrocha à mes poignets, comme pour se soutenir alors qu’elle ne dansait plus, elle sautillait littéralement.

-Sonne… ho… Sonne !

C’était vraiment bon… J’en oubliai complètement son alibi cinéma… J’en oubliai complètement Axel Moriarty…

Jusqu’à ce que je sente… Que… D’accord, on était vraiment très très excités tous les deux… Mais là, elle était vraiment… trempée…

-Sonne ?... Sonne !

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Sonne Moriarty


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MessageSujet: Re: It Wasn't Supposed To Be Now [PV Amon]   Dim 8 Avr - 22:22



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Je n’ai pas envie de rentrer. Je ferais même l’impossible pour reculer les aiguilles de quelques heures et profiter de la compagnie de mon amant encore un long moment.  Mais je vais devoir bientôt me résigner à partir. Pas sans une dernière fois.

Ce sera probablement la dernière avant la naissance des bébés. La dernière avant longtemps.

Quand ils seront nés, je n’aurai plus le contrôle d’une seule seconde de mon existence.  Elles seront dédiées en leur intégralité aux soins de mes enfants.  J’ai joué longtemps la carte de la super woman, repoussant mon arrêt de travail autant que possible, ignorant les signes pourtant flagrant que m’envoyait mon corps. J’ai mené de front mon mariage récent, ma vie de famille et  mon rôle d’amante. Je crois n’avoir failli à aucunes de mes responsabilités.

C’est probablement ce qui explique que ce soir, je ne veux penser a rien d’autre qu’à Amon et moi.  Même s’il n’y a pas de nous qui tienne.

Je suis à fond dans cette troisième fois. Mes seins en bondissent malgré mon soutien-gorge qui les retient. Je sais que de l’avoir gardé frustre Amon dans ses caresses sur mon corps, mais l’idée de voir mon lait en coulé comme cela nous est arrivé me refroidis assez pour préférer le garder même si cela freine nos ardeurs.

Je suis épuisée mais ça ne m’arrêtera pas. Les grognements qu’émet Amon alors qu’il goûte au plaisir me fouettent, comme une décharge électrique. Je danse plus vite sur lui, mes fesses claquant contre ses cuisses.

J’aurais pu le faire pendant des heures.

Toute la nuit. J’aurais trouvé une excuse pour Axel.

Ne lui ayant jamais avoué que Sélène et Amon s’étaient laissés, j’aurais pu prétendre m’être endormie chez mon amie chez qui je me suis rendu après le film.  Qu’importe, j’aurais trouvé…

- Amon !!

Ce que je ressens soudainement est à mille lieu du plaisir qui me dévorait pourtant il n’y a pas une seconde.  J’ai mal à en pleurer. Et pire encore.  Le visage d’Amon veut tout dire.

Je viens de crever les eaux en pleine relation sexuelle avec mon amant, dans son lit !

J’halète de douleur, cherchant mon souffle.

- Pourquoi ça fait déjà aussi mal ?!, soufflais-je paniqué entre deux lamentations alors que je me roule en boule, maintenant couché à ses côtés sur son lit. Ça ne devait pas être si tôt !

Lors de mon dernier rendez-vous, mon doctor m’a répété que, malgré les risques d’une grossesse multiple, je pouvais me compter chanceuse de ne pas avoir plus de travail que cela d’amorcé et que, bien que les chances de me rendre à terme étaient nulles, je pouvais espérer me rendre à 36 ou 37 semaines.

- C’est trop tôt… c’est trop tôt !

Je ne cesse de le répéter, alors que dans ma tête  coure une toute autre question : « Comment je vais expliquer ça à mon mari ? »

Mon regard croise celui d’Amon. Je suis presque prête, alors que j’inspire profondément, à chercher mes vêtements. Je ne vois pas quoi faire d’autres que de prendre un taxi et prétendre que c’est arriver en chemin pour la maison.

- Je suis désolée pour ton matelas !

Bien entendu, ce n’est pas le moment de se soucier de l’état lamentable de son matelas. Cela dit,  je n’ai plus la faculté de réfléchir au bon ordre des priorités.  Mon cerveau est en mode panique puisque de nouveau, mon ventre se durci et que je me crispe vers l’avant, empoignant le dit matelas en serrant les dents pour étouffé un hurlement de douleur qui alerterait Downtown en entier.  


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MessageSujet: Re: It Wasn't Supposed To Be Now [PV Amon]   Lun 9 Avr - 19:34



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Je fus surpris par… par ce que je compris assez vite comme étant la perte des eaux de Sonne. Je n’y connaissais pas grand-chose, mais je n’étais pas totalement inculte sur le sujet non plus. Et pendant une seconde, j’eus même l’impression que je me rendais compte de ce qui se passait avant même mon amante ! Une seule seconde et pourtant ça eut le temps de me paraître extrêmement bizarre ! Mais c’était aussi très effrayant…

Surtout à partir du moment où Sonne se pétrifia en haletant pour se laisser tomber en boule sur le lit à côté de moi. Ni une ni deux, je roulai sur moi-même jusqu’à tomber hors du lit, me réceptionnant sur mes deux pieds et enfilant mon jeans en quatrième vitesse.

Sonne criait que c’était trop tôt se demandait pourquoi ça lui faisait aussi mal. Je n’avais pas de réponse à lui donner si ce n’est :

-Faut qu’on aille à l’hôpital. Maintenant.

Elle aurait été à terme et ça aurait été une grossesse normal, j’aurais peut-être tenté le coup de décrocher le téléphone, d’appeler les urgences et qu’ils me guident à distance dans ce que je devais faire avant l’arrivée de l’ambulance. Je dis pas que j’aurais pas paniqué. J’aurais été probablement tout aussi mort de trouille que je ne l’étais actuellement. Mais j’aurais tenté le coup.

Mais là, on parlait d’une grossesse multiple et d’un accouchement prématuré ! Et je rappellerai gentiment que ma mère était morte en couche en essayant de donner naissance à mon petit frère (et à l’hôpital,  qui plus était, donc, là où toutes les bonnes conditions étaient théoriquement en place). Rien qui ne me rende très chaud à l’idée de prendre seul cette responsabilité-là.

Quant à la question d’Axel… Très sincèrement, ça ne m’effleura même pas l’esprit. J’avais un sens des priorités plutôt cartésien et le mari de Sonne était, pour l’instant, le cadet de mes soucis.

Sonne, c’était tout le contraire… elle s’inquiétait pour le matelas. Mais à mon avis, c’était justement la panique mêlée à la douleur qui la faisait s’inquiéter pour n’importe quoi. Comme si son esprit essayait de fuir le vrai problème, ce que je pouvais comprendre… Non… Non en fait parce que je ne pensais pas que je pouvais ne fut-ce qu’imaginer ce qu’elle était en train d’endurer.

Vêtu seulement de mon jeans, je bondis à nouveau sur le lit tout en essayant de lui parler aussi calmement que mon propre stress ne me le permettait et en l’emmitouflant dans le drap de lit pour la couvrir au maximum.

-Je vais t’emmener à l’hôpital. C’est pas loin, on y sera en cinq minutes.

Elle étouffa un hurlement de douleur et moi un gémissement de panique… Mais j’arrivai à me reprendre.

-Je vais te porter jusqu’à la voiture, ok ?

Je lui demandais si elle était « ok », mais d’un autre côté, on avait pas vraiment le choix !

Torse et pieds nus, je la soulevai du lit comme une mariée. Elle faisait quand même près d’1m70 et heureusement que je faisais 17 cm de plus avec tous les kilos qui allaient avec… Pas dit qu’Axel qui était fité comme un câble de frein ait pu faire ce que j’étais en train de faire.

Je marchai aussi vite que possible jusqu’à l’ascenseur, me foutant complètement de  verrouiller la porte de mon loft et descendis avec Sonne dans les bras. Si l’ascenseur était moins périlleux et plus rapide que l’escalier, je priais quand même pour qu’il ne tombe pas en panne auquel cas, on serait vachement mal. Bon, cet ascenseur n’était jamais tombé en panne à ma connaissance, mais ce genre de connerie arrivait toujours quand on s’y attendait le moins !

Mais non… On arriva en bas et Sonne était en train de me griffer au sang en s’accrochant à moi et j’étais sûr que si ce n’était pas déjà fait, j’allais aussi saigner de l’épaule qu’elle était en train de mordre.

J’ouvris la portière arrière de la Mustang comme je pus et allongeai Sonne sur la banquette arrière.

-Cinq minutes ! Faut que tu tiennes cinq minutes !

Ce n’était pas pour la bagnole que je m’inquiétais, mais pour elle et les bébés ! Puis j’imaginais, j’espérais et je priais pour ça aussi, qu’une fois à l’hôpital, la première chose qu’ils allaient faire, c’était soulager sa douleur parce que j’avais mal pour elle, alors que je démarrais en trombe, à chaque fois que je jetais un coup d’œil dans le rétro.

-Respire ! C’est ce qu’ils disent ! Faut que tu essayes de respirer, Sonne !

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MessageSujet: Re: It Wasn't Supposed To Be Now [PV Amon]   Lun 9 Avr - 23:25



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J’espérais avoir encore quelques semaines avant la naissance des bébés.  Je suis en pleine forme et selon mon médecin, je n’avais pas à craindre un début de travail hâtif. Peut-être se disait-il que je n’étais pas en état de m’adonner aux plaisirs charnels  rythmés et qu’il n’avait pas cru bon me mettre en garde contre ce genre d’exercice.

La dernière chose que j’aurais pu souhaiter arriver se produisit. Non seulement  j’allais donner naissance à mes bébés prématurément mais en plus, ça s’est déclenché alors que je me trouve avec mon amant !

Mes pensées vont en tous les sens dès que j’ai un moment de répit entre mes contractions déjà bien douloureuses. Je me souviens que pour Alan, tout ça a été de façon graduelle jusqu’à ce que je n’en puisse plus et qu’on me propose une anesthésie.  Ce que je vis présentement c’est tout de suite insupportable et j’en viens à me dire que c’est peut-être multiplié par trois.

Je déglutis avec difficulté, captant en claire que ce que veux Amon, c’est de me conduire sans plus tarder à l’hôpital.

- N…non !

Enfin, si mais…

J’ai tellement peur !

Surtout qu’une nouvelle contraction me vrille le ventre me donnant l’impression de paralyser mes jambes et me coupe le souffle au point où je crois voir neiger dans la chambre d’Amon.

- Il faut y aller !

Nous réfléchirons plus tard à comment nous sortir de là.  Mon amant me souleva, mon corps enroulé dans son drap et en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire, à moins que j’ai perdu la carte quelques instants, nous nous retrouvons, moi installé sur la banquette arrière de sa voiture et lui, derrière le volant, me jetant des coups d’œil nerveux à même son rétroviseur.

- C’est pas comme si je les contrôlais !

5 petites minutes… je peux tenir… je ne sens rien qui  veut ou tente de sortir, pas encore du moins. Ça fait surtout que très mal et c’est bien suffisant !

Amon gare sa voiture et j’attends qu’il vienne me reprendre puisque je ne me sens pas la force de marcher. En fait, j’aila certitude que je m’affalerai sur le sol avant même d’avoir fait trois pas.

À peine à l’intérieur, je suis prise en charge par l’équipe de garde mais je refuse de lâcher la main de mon amant. Je ne peux pas… je ne veux pas rester seule.  Et puis tant qu’Axel  n’a pas été avertit, le temps qu’il laisse Alan à sa nounou et qu’il s’amène, j’ai le temps de souffrir encore un long moment.

Je suis installé sous monitoring dans une chambre et habillé d’une affreuse robe d’hôpital bleue mais c’est quand même mieux que le drap d’Amon. Je n’ai pas moins mal mais de me savoir entre bonnes mains me rassure quand même. Et puis Amon est là… tout va bien quand il est là.

Je regarde mon amant qui ne semble pas plus détendu bien que maintenant, il peut souffler un peu. Ça fait tout de même étrange de le voir vêtu uniquement de son jeans.

- Il faut prévenir Axel... il ne peut pas... ne pas être là...

Et moi je suis retenue à ce lit, un intraveineuse planter dans la main. Je ne dis pas plus que ça mais mon regard en dit long sur tout ce qui se passe dans ma tête.


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MessageSujet: Re: It Wasn't Supposed To Be Now [PV Amon]   Mer 11 Avr - 10:02



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J’avais dit cinq minutes… il m’en avait fallu trois pour arriver au Good Samaritan Hospital qui était le plus proche de mon loft. Je n’avais pas posé la question à Sonne de savoir si elle avait une préférence à ce niveau-là. Elle était déjà en train d’accoucher et l’hôpital le plus proche serait toujours vachement mieux que la banquette arrière de ma voiture.

Je ne m’étais pas vraiment parqué, j’avais juste freiné comme un malade devant l’entrée des urgences et étais sorti de la bagnole pour aller récupérer Sonne à l’arrière et la soulever à nouveau. On entra dans le hall des urgences et je ne dus même pas crier à l’aide qu’une armée d’infirmiers venaient m’aider, me prendre Sonne des bras, mais sa main à elle resta désespérément cramponnée à la mienne.

On me posa des questions, Sonne subissant trop la douleur et même si une seule infirmière prenait les premières informations que je pouvais lui donner, j’avais l’impression que dix personnes me posaient dix questions en même temps. Je crois même que mon regard arrivait pas à se fixer sur la dame et passait de Sonne, à l’effervescence tout autour… Et mon cœur essayait comme de suivre le rythme.

-Où en est sa grossesse ? A combien de temps ?

Je secouai la tête.

-Heu… Heu j’en sais rien ! Je… C’est pas censé être maintenant.

Le stress faisait ressortir mon accent danois atrocement.

-Respirer, restez calme… Tout va bien se passer. Vous avez quelque chose de spécial à signaler ? Des problèmes durant la grossesse ?

Sonne serrait ma main très fort au point de ma faire mal et on s’était mis en mouvement, courant presque vers une salle appropriée, je supposais… Et l’infirmière qui me posait les questions suivait. Moi, j’essayais désespérément de rassembler mes neurones, les cris de Sonne me vrillant le crâne et ne me rassurant vraiment pas.

-Des problèmes ? Non… Enfin je crois pas ! J’en sais rien. Tout ce que je sais c’est qu’elle attend des triplés !

Ce fut à l’infirmière de secouer la tête.

-Mais… Vous n’êtes pas le père des enfants ?

C’était vrai que, débarquer presque en pleine nuit, avec Sonne nue dans un drap de lit et moi qui portait juste un jeans, la confusion était plus que compréhensible. Mais je n’étais pas vraiment en état de m’en rendre compte.

-Quoi ?! Mais non !

Une fois dans une salle où ils durent lutter contre Sonne pour lui faire lâcher ma main et l’allonger sur une… espèce de table bizarre. Ils la débarrassèrent du drap qui la couvrait et l’habillèrent d’une chemise d’hôpital. Je me tournai vers l’infirmière et demandai, gêné maintenant que la situation était un peu calmée et que Sonne s’était détendue après l’injection qu’ils lui avaient fait, si je pouvais avoir aussi de quoi me couvrir un peu parce que je risquais de déambuler dans le coin un moment.

Elle s’éclipsa et revint avec une autre chemise d’hôpital que j’enfilai et des espèces de pantoufles d’infirmiers que je mis aussi. Puis elle m’apporta aussi une chaise, plutôt compréhensive, mais c’était son job aussi… Et tout en m’asseyant au chevet de Sonne et en lui tenant la main, l’infirmière me glissa à l’oreille…

-Si vous n’êtes pas le père, faudra quand même que vous me disiez qui vous êtes.

Je la regardai et soupirai en me frottant le visage d’une main. Je crois bien que Sonne était trop dans le coltard à cause des anesthésiants et de la douleur qu’elle semblait ressentir quand même encore pour suivre notre conversation.

-Ça me paraît plutôt flagrant, qui je suis, non ?... Je peux compter sur votre discrétion ?

J’avais pas trouvé de mensonge crédible à servir là tout de suite… L’infirmière sourit, un sourire que je devais avoir aussi quand je tombais sur un scoop… Mais elle hocha la tête. Je me foutais bien qu’elle raconte son histoire dans la salle de repos des infirmières. C’était vis-à-vis du père des mômes que je voulais qu’elle se taise.

Sonne parla alors faiblement et je me désintéressai de l’infirmière qui s’éclipsa… Sonne disait qu’il fallait prévenir Axel… Je lui souris, me voulant rassurant, mon stress commençant seulement à s’estomper. A côté de la peur que j’avais eue d’arriver trop tard ou qu’il arrive quelque chose à Sonne et aux enfants, et alors qu’ils semblaient tous maintenant hors de danger, mentir à Axel et le prévenir n’était rien. J’allais même le faire avec plaisir, à la limite.

-Ouais… Je vais aller téléphoner à Axel, lui dire de venir… Laisse-moi juste deux secondes.

Je rigolai en caressant ses cheveux lui qui faisaient comme une couronne dorée autour de la tête.

-Parce que si je me lève maintenant, je vais tomber dans les pommes…

Je pris donc quelques secondes… Trois ou quatre minutes, en fait, le temps de me reprendre… Puis, je lui annonçai, beaucoup plus calme, que j’allais aller passer ce fameux coup de fil et sortis de la salle, non sans m’être assuré de pouvoir entrer à nouveau une fois que j’aurais fini. Une fois que j’eus reçu l’autorisation d’une des sages-femmes, je partis en quête d’une cabine téléphonique et me rendis compte que j’avais pas d’argent sur moi. Alors, allant expliquer mon cas à l’accueil, on me laissa téléphoner depuis leur poste.

Il fallut quelques tonalités avant que la voix d’Axel ne s’élève à l’autre bout du fil.

-Axel ! C’est Sørensen… Heu… Faut que tu viennes jusqu’au Good Samaritan Hospital… Ta femme est sur le point d’accoucher… Dépêche. Je t’expliquerai, je reste là en attendant que tu sois là.

Je raccrochai et retournai auprès de mon amante.

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MessageSujet: Re: It Wasn't Supposed To Be Now [PV Amon]   Mer 11 Avr - 17:34



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ft. Amon & Axel







Je ne suis pas plus rassurée mais je n’ai pas d’autres choix que de me relaxer parce que si je m’énerve, je ne serai pas détendu et je sais combien il est important que je le sois pour la suite des évènements.

Dans l’immédiat, tout ce que je peux faire c’est d’attendre.

Et espérer.

Ce n’est qu’une question de temps, je crois, avant qu’Axel n’arrive. Amon l’a prévenue comme je le lui avais demandé ce qui en soit était aussi logique qu’absurde. Qui d’autre qu’Amon pouvait prévenir mon époux de la situation ?

Les contractions se supportent un peu mieux, probablement à cause de ce qu’on m’injecte, mais demeurent tout de même intenses et de plus en plus rapprochées.  Les infirmières se succèdent à un rythme étourdissant, je sens que ma patience s’effrite à chacune de leurs présences dans la chambre.

Si je garde mon calme, c’est uniquement parce que la présence de mon amant me rassure. Il aurait très bien pu déguerpir, laissant la responsabilité de mon sort et celui de mes bébés à Axel. Il doit être paniqué et voudra savoir pourquoi c’est Amon qui l’a informé.

- Qu’est-ce qu’on va lui dire…  à Axel ?

Je regarde mon amant avec un certains désespoir dans les yeux. Ce n’est pas vraiment le moment opportun que de lui annoncer  ma relation avec son collègue.  Je n’ai pas non plus  l’intention de lui mentir des ans, mais il me semble que ce soir, même si  la présence d’Amon a mon chevet, vêtu que de son jeans, risquera de lui mettre la puce à l’oreille.

Je me retrouve exactement dans la position que je redoutais.

Il ne mérite pas non plus de souffrir comme Sélène a dû souffrir ce  jour-là.

J’allais lui dire, à Amon, que le mieux était de s’en tenir à l’histoire du cinéma, qu’importe la suite.  Je tenais sa main, comme si ma vie en dépendait. Mon corps commençait à trembler, probablement parce qu’il n’en pouvait déjà plus de souffrir.

Et Axel entra dans ma chambre.

C’est plus fort que moi. J’éclate en sanglot, tenant mon ventre de ma main libre. Je suis
complètement perdue et je ne peux absolument rien faire pour y voir plus clair.

- Ça fait trop mal !

Et je ne suis pas certaine si je parle des contractions ou du fait de me retrouver coincée entre mon époux et mon amant.

Mon monitoring se met alors à biper frénétiquement. Les courbes qu’ils dessinent  sont  rapprochées et  de plus en plus  courbées.  Je sais pour l’avoir vécue à Alan que ça signifie que  mon travail augmente mais… pourquoi la machine cri comme ça ?

- Quelque chose ne va pas…


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MessageSujet: Re: It Wasn't Supposed To Be Now [PV Amon]   Jeu 12 Avr - 14:24



It Wasn't Supposed To Be Now
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Sonne était partie au cinéma… Ma femme avait de bien drôle d’idées alors qu’elle était enceinte jusqu’aux yeux et qu’elle était de plus en plus limitée dans ses mouvements. Mais je n’avais pas objecté… Je savais que si je l’avais fait, on serait reparti dans une discussion qui tournerait autour du fait qu’elle savait ce qu’elle faisait et que c’était elle qui portait et sentait les bébés… J’étais déjà bien content qu’elle prenne, très bientôt, un congé de maternité. Je devais me contenter de ça pour le moment.

Alors, je n’avais rien dit. Je n’avais même pas demandé le film qu’elle allait voir, ni avec qui elle y allait. Je supposais que c’était Sélène ou une autre amie. Peu importait… Tant qu’elle allait bien et les bébés aussi et qu’elle savait ce qu’elle faisait, autant qu’elle s’amuse… Elle avait sûrement besoin de souffler un peu parce que sa grossesse était loin d’être facile.

Etant seul toute la soirée, je décidai de regarder la télévision… Je n’avais pas envie de sortie, ni même de voir des gens. Depuis ma discussion avec Sonne avant ma cure, je n’avais plus jamais trompé ma femme. Je n’en ressentais pas du tout le besoin, ni l’envie. Plus aucun homme ne me semblait intéressant hormis Jimmy Reed. C’est comme si mes tendance pour les hommes s’étaient envolées en même temps que mon addiction pour la coke. Ou alors, c’était parce que j’étais marié et père de famille… En tout cas, je n’avais pas eu besoin d’aller voir ailleurs depuis bien longtemps.

Je zappai, donc, en m’arrêtant, de temps en temps, sur une émission intéressante. L’une d’elle retraçait la carrière de Daniele Ricci. De ses débuts avec The Army jusqu’à maintenant avec Roadtramp. L’émission faisait l’éloge de l’Italien... A croire que c’était lui qui avait produit ce reportage…

Les heures passaient et j’avais fini par m’endormir dans le divan au moment où je commençais à me dire que Sonne devait avoir trainé chez Sélène ou autre après le film parce que ce dernier devait être terminé depuis un moment déjà… Mais je n’étais pas assez inquiet que pour m’empêcher de tomber dans les bras de Morphée.

C’est le téléphone qui me réveilla en sursaut. Un coup de fil qui, à cette heure tardive, n’était pas bon signe. Sonne ne semblait pas être encore rentré ce qui était d’autant plus inquiétant. Je levai et décrochai téléphone avec une inquiétude marquée sur mon visage.

C’était Amon Sørensen à l’appareil. Il me déclara de bout en blanc que me femme était sur le point d’accoucher. Quoi ? Déjà ? Mais c’était bien trop tôt !

-Quoi ? Ma femme accouche ? Ce n’est pas possible…

Je rêvai ou quoi ? Non, c’était bien vrai. Amon m’appelait bien pour me dire de me dépêcher. Je déclarai que j’arrivais tout de suite et je raccrochai dans la foulée.

Un milliard de questions se bousculaient dans ma tête. Mais je devais réagir vite et je n’avais pas le temps d’y répondre ou d’émettre des théories. Je devais rejoindre Sonne mais il y avait Alan qui dormait dans sa chambre et je ne pouvais pas le laisser seul. Comme je n’avais pas le temps d’appeler une baby-sitter au cœur de la nuit, je décidai de prendre avec moi je jeune enfant. Il protesta quand je le réveillai mais je n’eus pas le temps de me pencher sur ses états d’âme.

Je l’embarquai dans la voiture l’installant dans son siège alors qu’il pleurnichait. Je démarrai, ensuite, pour rouler vers l’hôpital où accouchait Sonne. En chemin, j’eus le temps de me pencher sur toutes les questions qui m’assaillaient dont la principale était : pourquoi était-ce Amon qui m’avait appelé ? Une des raisons pouvait être que Sonne était chez Sélène au moment où elle a commencé à ressentir les contractions et, comme Sélène habitait chez Amon, ça faisait sens… Les autres questions étaient plutôt lié à l’inquiétude que j’avais de voir les enfants naitre si tôt. Le médecin avait dit qu’il y aurait peu de chance qu’ils arrivent à terme… Mais là, ça me semblait vraiment tôt…

C’est très inquiet que j’arrivai à l’hôpital. Je sortis Alan de la voiture et couru jusqu’à l’intérieur. Je me présentai à la réception, le petit sur les bras.

-Je suis le mari de Sonne Moriarty ! Ma femme accouche en ce moment !

Je disais ça sur un ton affolé. La réceptionniste me rassura avant de me conduire au bon endroit. Une infirmière pris en charge le petit Alan et on me revêtit des vêtements d’adéquat pour pouvoir entrer dans la salle où accouchait Sonne.

En entrant, je fus surpris de voir Amon et non Sélène. Amon qui était simplement vêtu de la chemise que l’hôpital lui avait donnée et d’un jeans. Il n’avait aucun t-shirt… Rien. Mais ce n’était pas tant ça que la non présence de Sélène qui me perturbait.

Mais la prioriété n’était pas à ça. Elle était à Sonne. Elle pleurait et criait qu’elle avait mal. Je vins à son chevet prenant sa main dans la mienne.

-Ça va aller, chérie.

J’étais inquiet et je ne savais pas comment rassurer ma femme. Le monitoring s’emballa alors et j’y jetai un regard inquiet. Sonne aussi s’inquiétait et je jetai un œil à un infirmer.

-Qu’est-ce qu’il se passe ? Est-ce que ça va aller ? Dites-moi ce qu’il se passe !

Je m’énervais un peu mais c’était à cause de l’inquiétude. Les infirmiers ne semblaient pas vouloir me répondre. Il ne faisait que parler entre eux et dire à Sonne de se détendre. Je regardais vers Amon en m’énervant un peu plus.

-Comment ça est arrivé ?

La question était vaste mais je voulais savoir comment on en était arrivé à cette situation. Les émotions m’empêchaient de bien réfléchir et de bien organiser mes idées.

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MessageSujet: Re: It Wasn't Supposed To Be Now [PV Amon]   Jeu 12 Avr - 20:31



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Est-ce utile de dire que je ne comprenais pas grand-chose à ce qui était en train de se passer ? La situation en elle-même était complètement surréaliste, bien qu’en entretenant une relation extraconjugale avec une jeune femme enceinte, on devait bien se douter qu’il y avait un risque que ça arrive, non ?

Si… Mais pas si tôt, en l’occurrence.

J’étais à peine revenu de mon coup de fil à Axel, reprenant la main de Sonne dans la mienne, qu’elle me demandait ce qu’on allait dire à son mari. Ce n’était pas vraiment… la priorité que j’avais en tête mais, de fait, la question faisait bien d’être posée, même si les circonstances actuelles ne semblaient pas propices à ce genre de conversation.

Je me mordis la lèvre inférieure.

-Faut qu’on parte de ce que tu lui as dit : tu es allée au cinéma avec Sélène, vous êtes rentrées boire un verre chez moi. Et c’est là que tu as perdu les eaux.

Pour les détails, j’eus pas vraiment le temps de développer parce que Sonne se mit à trembler d’une manière qui m’inquiéta puis à crier à nouveau et…

…et si elle continuait, c’était peut-être elle qui souffrait le martyr, mais c’était moi qui allait tomber dans les pommes.

Heureusement, après ce qui me sembla être une éternité, Axel déboula dans la salle de travail, complètement paniqué. Je me levai, lui laissant ma place et la main de son épouse. Il commença à vociférer à tout va et moi, je me rendis compte que j’étais trempé de sueur.

Pour finir, ce fut vers moi qu’il se retourna pour me demander comment ça était arrivé. Et comme j’étais déjà paniqué, et qu’il me demandait ça en étant énervé lui aussi, le ton ne pouvait que monter.

-C’est à moi que tu demandes ?! C’est toi qui l’a mise dans cet état !

Je passai une main dans mes cheveux trempés, les ramenant vers l’arrière. Puis, baissant d’un ton.

-Elle est allée au cinéma avec Sélène, elles sont revenues boire un verre au loft et…

Je tournai mon regard vers le monitoring qui s’emballait et le désignai de l’index en hurlant à l’attention d’une infirmière que je devais dominer d’un bon trente centimètres.

-Putain mais c’est quoi ça ?! Qu’est-ce qui se passe ?!

Ok, ça y était, j’étais définitivement paniqué. Et j’arrêtais pas d’entendre la voix de Freiya, trop petite alors pour comprendre, qui me demandait si maman allait revenir, en plein cœur de la nuit… Et celle de mon père qui, probablement désespéré lui-même, ce qui l’avait rendu plus froid que jamais, qui essayait de nous faire comprendre que maman était partie et qu’on la reverrait jamais… Comme on ne verrait jamais notre petit frère.

Et vous savez quoi ? Heureusement qu’il n’a pas survécu à l’accouchement qui a tué ma mère. Parce que si Lars avait pas été tendre avec moi, je sais pas ce que mon petit frère aurait vécu s’il avait été responsable de ça.

-Faites quelque chose… N’importe quoi.

Je crois que j’avais murmuré ça tellement bas que personne avait pu m’entendre.

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MessageSujet: Re: It Wasn't Supposed To Be Now [PV Amon]   Ven 13 Avr - 18:49



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ft. Amon & Axel






Je sais que le moment est bien mal choisit mais quand Axel arrivera,  je n’aurai pas la force mentale de réfléchir à quoi que ce soit et  je crains que la présence d’Amon ne passe pas comme du beurre dans la poêle, surtout que mon Amant  ne porte que son jeans et que le reste lui a été fournis pas l’hôpital. Il semble être quelqu’un de bien dévouée envers l’amie de sa petite amie pour n’avoir prit le temps de se vêtir pour la reconduire à l’hôpital. Même le plus naïf des hommes n’achèterait pas ça sans  poser quelques questions.

Il faut donc qu’on sache ce que l’on va dire. Et Amon, en toute logique,  reconstitue les fait en gardant la ligne directrice ce qui est, la seule chose logique à faire.

Quand Axel entre dans la chambre, je suis à la fois soulagé de le voir mais aussi troublée par l’inconfortable position que de me retrouvée en présence de mon amant et de mon époux.  J’en suis presque soulagée d’être en proie à d’horribles douleurs qui dévie l’attention sur le vrai problème : les bébés !

Axel s’affole, questionne, à un ton dur. Amon réplique, argumente et baisse le ton.

Mon monitoring  s’emballe et c’est assez effrayant que pour me faire oublier l’espace de quelques secondes que  mon ventre est broyé de l’intérieur et suffisamment perturbant pour que les deux hommes laisse tomber le compte rendue de ma soirée et ce qui m’a conduit ici.

Les infirmières vont et viennent, évaluant mon état par divers tests et vérifications mais aucune ne réponds que ce soit à moi, Axel ou encore Amon qui ordonne presque qu’ils fassent quelque chose.

C’est un médecin qui, après  une courte messe basse avec une infirmière, fini par expliquer de sa voix grave que l’activité cardiaque des bébés chutes mais par encore de façon significative et qu’ils vont donc  me faire commencer les poussées. Le médecin préfère tenter un accouchement naturel que de recourir immédiatement à son plan b : la césarienne.

Je me crispe sur mon lit, me retenant aux  barreaux de métal.

- Maintenant ? , comme pour être bien certaine.

Je réalise sur le tard que je n’ai pas profité de ma grossesse, que je n’en ai pas apprécié les moments et que ce soir, ce sera terminé pour mon gros ventre et que la balade des nuits blanches va commencer.

Ils font sortir mes hommes le temps d’installer tout le nécessaire à la grande délivrance et, quand tout est prêt,  c’est Axel qui entre dans la chambre pour me tenir compagnie pendant ce moment si important à notre couple.

Il me semble que je pousse pendant des heures avant que notre premier bébé, une petite fille, naisse. Et quand elle est là, quand on l’approche de nous, j’en oublie en avoir les jambes béantes ouvertes, un médecin et son assistant entre, et je l’admire, les yeux pleins de larmes. Elle est parfaite… belle comme un cœur. Blonde, légèrement rousse et un petit nez retroussé. C'est moi mais en mieux.

Le second bébé, une autre fille, naît comme un petit chaton. À peine deux poussées et elle cri déjà à plein poumon. Elle ressemble à Axel celle-là c’est incroyable.

C’est ensuite, que tout s’embrouille. Le monitoring  hurle de nouveau et le médecin tonne qu’on doit m’amener en salle d’opération. Je n’ai même pas le temps de percuter qu’on me roule déjà en dehors de la chambre, qu’on passe d’un étage par l’ascenseur et que je me retrouve dans une salle médicale effrayante et qu’on me prépare à l’opération.

Tout ce que j’entends c’est les mots hémorragies, asystolie et… plus rien.


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MessageSujet: Re: It Wasn't Supposed To Be Now [PV Amon]   Sam 14 Avr - 13:26



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J’étais complètement paniqué devant l’état dans lequel était Sonne. L’accouchement était beaucoup trop tôt et la situation dans laquelle elle se faisait était digne d’une série télé.

J’étais accroché à la main de sa femme avec Amon pas loin de nous. Un Amon qui n’était que très peu habillé. Et j’avais mille questions à poser mais la situation ne s’y prêtait décidément pas.

Enervé et paniqué, je demandai à Amon sur un ton dur ce qu’il s’était passé. Il répliqua que c’était moi qui l’avais mis dans cet état. Je savais ça mais là n’était pas la question. J’envoyai un regard noir au journaliste de L.A.People avant qu’il ne m’explique ce que j’avais déjà déduit. Mais il ne put pas continuer son récit que le monitoring s’emballa. J’étais inquiet et je demandai aux médecins et infirmiers ce qu’il se passait. Aucune réponse à part des messes-basses. Amon s’inquiétait lui aussi avec presque autant de force que moi. Il n’y a que sa dernière phrase qui fut dite sur un ton très bas.

-Répondez !!!

Et le médecin nous répondit que l’activité cardiaque des bébés chutait mais que, pour l’instant, ce n’était pas encore dramatique. Je devins tout blanc avant que le médecin n’expliqua à ma femme qu’on allait tenter un accouchement par voie naturelle. Je pirais pour que tout se passe bien avant qu’on ne nous sorte, Amon et moi de la pièce. Je ne posai aucune question au Danois. Je me contentai de faire les cents pas en me rongeant les ongles.

-Pourvu que tout se passe bien…

C’est tout ce que j’arrivais à dire. Même si j’étais un manipulateur finit et que j’étais, parfois, sans cœur avec les gens que j’interviewais, je n’en n’étais pas moins éperdument amoureux, tout comme j’avais déjà pris en affection mes enfants pas encore nés.

Je ne regardais pas une seule fois Amon pendant que je m’inquiétais tout en faisant les cents pas.

On finit par me faire entre, à nouveau, dans la salle où Sonne poussait pour essayer d’expulser les bébés. J’en venais même à oublier qu’on n’avait pas encore de nom pour aucun des trois. J’avais juste quelque proposition pour un éventuel garçon. Mais on aura le temps d’en discuter quand ce supplice sera terminé.

Alors que Sonne poussait, je ne réussis qu’à enfin sourire et à me détendre un tout petit peu quand les cris du premier enfant retentirent dans la pièce. C’était une fille. Une magnifique petite fille que ressemblait comme deux gouttes d’eau à ma merveilleuse femme.

Le deuxième enfant ne tarda pas à suivre sa sœur. Une autre fille. Celle-là avait les traits des Moriarty avec ses cheveux tout noirs. Je souris, de plus en plus soulagé. Les deux filles sont magnifiques et paraissent en bonne santé malgré qu’elles soient nées avant terme. Les infirmières prenaient le temps de nous les montrer avant de les embarquer pour prendre leur paramètre et les mettre au chaud.

Mais la suite fut moins joyeuse. Le monitoring s’emballa et le médecin déclara d’un seul coup d’emmener Sonne en salle d’opération. Elle fut embarquée sous mon regard impuissant.

Je ne pus pas suivre Sonne dans la salle d’opération mais une infirmière très compatissante m’expliqua qu’il fallait faire une césarienne pour rapidement sortir le dernière bébé pour pouvoir le sauvé et éviter d’y laisser Sonne. J’étais angoissé et revint vers Amon dans la salle d’attente.

-Elle est en salle d’opération… Les deux filles sont déjà nées… Elles sont magnifiques…


Je lâchai ça à Amon avec à la fois de l’inquiétude et beaucoup d’émotion dans la voix. Je n’arrivais toujours pas à poser les questions que j’avais en tête. J’allais, plutôt, essayer d’avoir des informations auprès des infirmières sans avoir de réponse précise. Je revenais chaque fois près d’Amon en m’affalant sur un siège,

La césarienne me parut durer une éternité… Jusqu’à ce qu’une femme vienne vers Amon et moi.

-Votre femme se repose… L’opération n’a pas été facile pour elle... C’était très éprouvant. L’enfant est sain et sauf mais ça n’a pas été facile. C’est un petit garçon. Il reçoit les soins nécessaires pour le moment. Vous pourrez bientôt le voir.


Je lâchai un grand soupir de soulagement. L’enfant était en vie et Sonne aussi. C’était tout ce qui comptait pour moi.

On finit, par après, par nous permettre à Amon et moi d’aller rendre visite à Sonne. J’entrai dans la chambre où se reposait ma femme. Elle avait le teint blafard et semblait très faible.

Je pris sa main.

-Sonne… Est-ce que tout vas bien… Le dernier petit est né… C’est une garçon.

Je passai mes doigts sur sa joue. Mon visage était encore marqué par l’inquiétude.

Spoiler:
 


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MessageSujet: Re: It Wasn't Supposed To Be Now [PV Amon]   Dim 15 Avr - 16:11



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J’étais encore complètement pétrifié quand une infirmière arriva à attirer mon attention pour essayer de me faire comprendre que je devais sortir. Et quand je réussi à piger ce qu’elle voulait, je ne me le fis pas dire deux fois. C’était peut-être lâche, mais je ne me sentais quand même vraiment pas capable de rester là. C’était parce que j’avais été figé sur place par la peur et l’incompréhension que je n’avais pas encore bougé, parce qu’autrement, je serais déjà parti en courant… Pas pour de bon, mais au moins jusqu’à l’extérieur de cette salle de torture.

Axel avait dû sortir aussi et on se retrouva tous les deux dans le couloir. Je dus me laisser tomber sur la première chaise que je vis et pris ma tête entre mes mains. J’allais vraiment m’écrouler, pour finir. Mais après quelques minutes, le tournis passa et je pus relever les yeux sur Axel qui faisait les cent pas en se rongeant les ongles. Je savais pas comment il arrivait à tenir debout, le gringalet, mais il tenait… Comme quoi, c’est pas parce qu’on est grand et fort qu’on est pour autant plus résistant qu’un autre à ce genre de choc émotionnel.

Il ne me regardait pas, mais je répondis quand même à son « pourvu que tout se passe bien »…

-Je croise les doigts…

Je le faisais pas vraiment, mais j’en pensais pas moins.

Après quelques minutes, une infirmière invita Axel à entrer à nouveau. Je supposais que c’était bon signe. J’imaginais que si c’était en train de tourner au vinaigre là-dedans, ils se passeraient bien de l’avoir dans leurs pattes en train de paniquer.

J’eus l’impression alors qu’il se passait une putain d’éternité…

Jusqu’à ce qu’Axel sorte de la salle d’opération, affichant comme une expression d’angoisse et il était pâle comme un mort. Il m’annonça que Sonne était en salle d’opération, mais que deux petites filles étaient déjà nées. La voix d’Axel tremblait d’émotion… Moi, je gémis parce que j’en étais resté à l’information comme quoi mon amante était en salle d’opération. C’était pas normal ça !

-Mais… pourquoi ?...

J’aurais été dans un état de stress un peu moins grand, j’aurais pu réfléchir et me dire que le dernier môme avait un problème et qu’elle n’allait pas réussir à le sortir par voie naturelle. Mais là, « réfléchir » ne faisait plus partie des priorités de mon cerveau qui était tout sollicité dans le simple fait « d’espérer ».

Axel faisait des allés-retours tout le temps et il allait finir par me filer le mal de mer.

Jusqu’à ce qu’une infirmière, je crois que c’était la même depuis le début, mais j’aurais pas pu l’affirmer avec certitude. Elle dit que Sonne se reposait, que le dernier petit était né aussi et vivant… Je crois que je poussai le plus long soupir de soulagement que j’avais jamais poussé.

-Félicitation, Moriarty…

On nous permit, après encore un peu d’attente, d’aller voir Sonne qui était maintenant dans une chambre et ce fut sans trop réfléchir que je suivis Axel… qui ne s’y opposa pas… Je pense qu’on était tous les deux beaucoup trop chamboulés pour faire attention l’un à l’autre.

Sonne était toute blanche, allongée dans son lit, quand on entra… et je laissai Axel l’approcher et lui parler en lui prenant la main, me contentant de rester en retrait, sans rien dire, constatant qu’aucun des triplés Moriarty n’était encore installé dans la chambre avec leur mère…

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MessageSujet: Re: It Wasn't Supposed To Be Now [PV Amon]   Dim 15 Avr - 20:36



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Pour comparer l’état dans lequel je me sens avec un exemple concret, il vous suffirait de vous imaginer subir simultanément une fracture de tous les os de votre corps en même temps. C’est précisément comment je me sens lorsque j’ouvre les yeux suite à ma césarienne d’urgence.

Mes yeux mi ouverts explorent mon environnement allant de la gauche vers la droite puis de la droite vers la gauche, cherchant à chasser le brouillard qui se dissipe peu à peu à mesure que l’anesthésiant  cesse son effet.  J’ai la nausée aussi… mais un souvenir pas très clair me rappel la douce d’une infirmière qui m’explique que tout va bien, que je vais me sentir mal un moment mais que tout est normal.

Alors je ne panique pas. Je reste immobile me contentant de respirer, puisque c’est la seule chose à faire qui ne semble pas douloureuse.

Je ne demeure pas seule longtemps puisqu’Axel et Amon – oui, ensembles ! – entrent dans ma chambre. Immédiatement, mon époux vient me prendre la main et me rassure sur notre dernier rejeton, un garçon.  Il ne pouvait trouver mieux pour me faire sourire.

- J’avais peur de ne t’avoir donné que des filles, lui soufflais-je d’une voix faible. Je ne savais pas le sexe du dernier né.

C’est un soulagement énorme que de savoir que des trois, nous aurons au moins un garçon, et un héritier Moriarty légitime qui plus est. C’est ma belle-mère qui sera heureuse !  Je tourne ensuite le regard sur Amon, en retrait.  J’en ai le cœur qui s’emballe, heureusement que je ne suis plus branchée sur le monitoring parce qu’on verrait sans aucun doute l’activité anormale qui s’enclenche.

- Amon…

Je me sens alors horriblement moche de faire ce que je vais faire mais, honnêtement, ai-je le choix ?  Dois-je lui faire endurer le supplice de tenir la chandelle, d’assister à ce moment qui ne devrait appartenir qu’à Axel et moi de toute façon ?

- Tu devrais rentrer et rassurer Sélène…  

« Non ! Ne pars par… reste s’il-te-plaît ! » C'est ce que je voudrais qu'il comprenne... Que je ne le chasse pas par plaisir, que ça me crève le coeur de le faire...

- Navrée pour ton plancher… mauvais timing pour perdre mes eaux…

Ma voix se brise et je pleure. Heureusement, le tout passe facilement pour une chute hormonale et une fatigue extrême. Ce n’est pas rien de donner naissance à trois bébés en une seule soirée.
Je le regardais en essuyant mon visage d’une main et c’est à ce moment là qu’une infirmière entra avec un berceau sur roulette avec nos filles emmaillotées à l’intérieur.

- Et…  mon garçon ?

- Il va bien, ne vous en faites pas mais il doit demeurer en observation pour les 24 prochaines heures. Monsieur Moriarty peut aller le voir s’il le désire et, dès que vous serrez assez forte pour  rester assise,  vous pourrez vous y rendre en fauteuil roulant.


Je fronce un peu des sourcils, tournant un regard légèrement confus vers Axel, ne sachant pas ce que  « il doit demeurer en observation pour les 24 prochaines heures.» veut concrètement dire. Parce qu’en ce qui me concerne,  ça m’inquiète et veut aussi dire que je ne pourrai pas voir mon fils encore avant un moment ? Combien de temps ?

- Axel, va le voir s’il-te-plaît ! Je ne serai pas rassuré tant que tu ne m’auras pas dit ce que toi tu as vu…  J’ai de drôles dedemi-souvenirs de la césarienne. Vas-y, s’il-te-plaît !

Ma voix encore faible ne manque pas de vaciller pas l’inquiétude qui me ronge.  J’ai besoin de savoir ce qu’il en est vraiment et personne d’autre que mon mari ne parviendra à me rassurer.


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MessageSujet: Re: It Wasn't Supposed To Be Now [PV Amon]   Mar 17 Avr - 13:33



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J’étais entré dans la chambre sans réfléchir, uniquement parce que l’infirmière qui était arrivée dans la salle où on était en train d’attendre nous avait donné comme l’autorisation à tous les deux d’y aller. Si j’avais eu toute ma tête, j’aurais probablement pris congé d’Axel à ce moment-là pour rentrer chez moi, attendant le lendemain pour passer un coup de fil à Sonne à l’hôpital pour savoir comment ça allait… Parce que j’aurais pas pu me ramener le lendemain sans Sélène sans que ce soit suspect.

Puis une partie de moi avait besoin de voir Sonne en vie pour y croire, aussi.

Et elle était là, très pâle, l’air très fatiguée et les traits tirés, mais bien vivante. Elle fut même capable de parler à Axel qui lui avait pris la main. Moi, j’étais resté sagement appuyé contre le mur à côté de la porte d’entrée de la chambre, sachant très bien que j’étais l’intrus, dans cette histoire.

Je n’avais pas mal place à cet endroit, à ce moment-là et quelques secondes suffirent pour m’en rendre compte.

Sonne tourna finalement son regard vers moi, me donnant l’autorisation de partir, me conseillant même de le faire en tournant les choses de sorte que ça colle à l’histoire qu’on voulait servir à Axel pour préserver notre relation clandestine.

Je hochai la tête quand elle me dit d’aller rassurer Sélène.

-Ouais… Elle sera ravie d’apprendre que tout va bien. Deux filles et un garçon… Je lui dirai.

Je lui souris quand elle parla du plancher… Même à moitié dans les vapes, Sonne pensait aux détails. J’imaginais que c’était un signe que tout bien considéré, elle allait relativement bien, même si elle se mit à pleurer de fatigue.

-Félicitation à tous les deux.

Au moment où je sortais, une infirmière entra en poussant une sorte de chariot avec deux des petits bouts emballés dedans. Les deux filles nées naturellement, j’imaginais… Même si elles étaient dans une sorte d’aquarium digne d’un film de science-fiction… Nées prématurément, j’imaginais que les triplés Moriarty allaient rester en couveuse et à l’hôpital un moment…

Et que j’étais pas près de revoir mon amante.

Les lèvres pincées, marchant plus ou moins droit, je quittai la chambre… Mais je fis un stop à la cafeteria de l’hôpital pour prendre un café parce que jamais j’aurais su conduire dans l’immédiat sans finir dans le décor.

Spoiler:
 

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MessageSujet: Re: It Wasn't Supposed To Be Now [PV Amon]   Mar 17 Avr - 15:52



It Wasn't Supposed To Be Now
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Le stress était insoutenable et les questions d’Amon n’arrangeaient pas les choses. Il se demandait pourquoi on avait envoyé Sonne en salle d’opération mais je n’étais pas en état pour lui répondre.

Et l’attente fut longue… Très longue… Et angoissante. Elle prit fin quand une infirmière vint me dire que Sonne se reposait et que le petit, un garçon, était en vie et recevait, pour le moment, des soins. Je fus soulagé que Sonne et le bébé soient en vie. Je crois qu’Amon et moi, on avait été synchro au point de souffler en même temps. Le journaliste de L.A.People me félicita et je lui souris vaguement.

-Merci.

Après quelques minutes, on pu aller voir Sonne dans la salle où elle se reposait après cette opération qui avait dû être éprouvante. J’entrai dans la chambre pour venir, directement, prendre la main de ma femme qui était épuisée. J’informai Sonne que le dernier enfant était un garçon et qu’il était en vie. Sonne en fut soulagé. Elle avait eu tellement peur de n’avoir fait que des filles. Pour moi, ça n’était pas ça l’important. Si elle avait fait trois filles, ça aurait été pareil pour moi : j’étais heureux et comblé. D’autant plus que tout le monde était en vie.

-Peu importait le sexe, Sonne. J’aurais été heureux même avec trois filles.

On avait déjà un garçon de toute façon. Il s’appelait Alan. Et ces histoires de sexe des enfants, ça n’était qu’une affaire d’Etat que pour ma mère.

Sonne repéra alors Amon qui m’avait suivi. Elle lui demanda de rentrer chez lui pour retrouver Sélène. Je ne savais toujours pas pourquoi Sélène n’était pas présente mais on aura le temps de parler de ça bien plus tard. Amon approuva déclarant qu’il allait raconter à Sélène que Sonne avait accouché de deux filles et un garçon.

Sonne s’excusa pour les dégâts qu’elle avait, visiblement, fait chez Amon. Et elle commença alors à pleurer. Sans doute la décompression. Je passai mes doigts sur sa joue.

-Ça va aller, Sonne. Tout va bien maintenant.

Je me tournai vers le journaliste qui nous félicita une dernière fois avant de sortir. J’étais, en quelque sorte, reconnaissant envers Amon même si j’avais l’impression que quelque chose clochait dans toute cette histoire. Dont la tenue d’Amon… Mais, là encore, j’aurais le temps d’en discuter plus tard avec Sonne et de lui faire part de mes quelques suspicions. Parce que je voulais bien tout croire mais il y avait quand même des choses étrange dans la présence d’Amon ici...

Une infirmière entra alors pour apporter nos deux filles. Mais il manquait toujours le petit garçon qu’aucun de nous deux n’avait encore vu. Sonne posa la question sur ce dernier et l’infirmière répondit directement qu’il devait rester en observation. On m’avait dit que l’opération avait été compliquée et je supposais que c’était pour ça que l’enfant devait encore rester sous observation. J’étais autorisé à aller le voir.

Sonne semblait confuse. Elle voulait que j’aille voir le petit pour qu’elle soit complètement rassurée. Elle avait des souvenirs assez terribles de sa césarienne et elle voulait être pleinement rassurée. J’approuvai de la tête.

-D’accord. Je vais le voir.

Je posai un baiser sur la joue de Sonne et l’infirmière me dirigea vers la chambre où se trouvait le petit. Il était relié à toute sorte de machine qui prenait ses paramètres en temps réel. Il avait les yeux fermés et je souris en voyant ses cheveux noirs typiques des Moriarty. A première vue, il ressemblait à sa seconde sœur.

C’est quand le petit ouvris doucement les yeux que mon cœur sembla s’arrêter. Des yeux bleus. Glacial. Semblable à ceux de mon cousin.

Semblable à ceux que j’avais vus dans mon rêve.

Je ravalai ma salive en repensant à ce fameux rêve. Ce cauchemar où j’avais essayé de retirer mes trois enfants des bras de River. Deux filles et un garçon… Et j’avais fait l’erreur de lui laisser le garçon dont les yeux étaient devenus bleus. Mon teint devint blanchâtre et je secouai ma tête. L’infirmière s’approcha de moi.

-Ça va, Monsieur Moriarty ?


Je ne devais pas penser à ça. Ce n’était qu’un cauchemar. Ça n’était pas réel. Cet enfant n’avait rien à voir avec River. Ce n’était qu’un enfant.

Je me tournai vers l’infirmière et d’une voix troublée.

-Heu… Oui, ça va… C’est juste, l’émotion… Il va bien, vous êtres sûr ?


Je n’en n’étais plus si sûr. Elle sourit.

-Il a eu une naissance difficile mais il semble se remettre doucement. Je pense qu’il sera très vite aussi fort que ses sœurs.


J’approuvai de la tête et retournai dans la chambre où se trouvait Sonne. Je ne devais pas l’alarmer à cause d’un rêve… Je devais, au contraire, me concentrer sur les bons augures des médecins. Alors, quand j’entrai dans la chambre de ma femme, je pris un sourire que je voulais rassurant. Je pris la main de Sonne.

-Il va bien. Il se repose. C’est un… Magnifique petit garçon. Il ressemble à sa deuxième sœur.

Si on ne prend pas en compte ses yeux bleus. Je ravalai ma salive.

-Les infirmiers disent qu’il va bien et qu’il sera bien vite sur pied. Il doit prendre des forces…

Je souris un peu plus.

-Il nous reste à leur trouver des noms… J’ai des noms pour notre garçon… J’ai pensé à James… Jim… Ou, bien Alex…

Mes propositions étaient celles-là mais je restais ouvert aux suggestions de Sonne.


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MessageSujet: Re: It Wasn't Supposed To Be Now [PV Amon]   Mar 17 Avr - 18:15



It Wasn’t Supposed To Be Now

ft. Amon & Axel







Il m’est difficile de regarder Amon attraper ma perche et s’incliner.  Mais avais-je un autre choix que celui là ? Amon se redressa en nous félicitant, Axel et moi pour les bébés et sortit au moment où l’on nous amenait nos filles.

Cette diversion me permis de chasser mon amant de mes penser et de faire connaissance avec  les deux nouvelles aditions à notre clan. Seulement, de ne pas voir notre fils avec elle, me fit m’inquiéter au point où je refusais de faire confiance aux paroles de l’infirmière et confiais à Axel la mission d’aller de lui-même voir comment allait notre petit homme.

Mon époux d’argumenta pas, probablement voulait-il lui aussi voir de lui-même  notre fils afin de se faire une idée propre. Je restais donc seule avec nos filles le temps de sa courte absence, les regardant au travers l’espèce de vitre de leur incubateur. J’avais hâte de pouvoir les prendre dans mes bras et les regarder d’aussi près que j’en avais envie. Seulement, pour le moment, je n’arriverais même pas à soulever une lime à ongle !

Axel ne mit pas longtemps à revenir et, prenant de nouveau ma main, me rassura sur ce qu’il avait vu.

- Il doit te ressembler alors.

Pour ne pas dire « Il doit ressembler aux Moriarty ». Mais ça n’a aucune importance. Nos bébés vont bien, tous les trois et c’est vraiment tout ce qui compte.  Avec le temps, nous irions tous bien et rentrerons à la maison.

Je poussai s un soupire de soulagement alors qu’Axel me parlait des prénoms qu’il avait en tête pour notre fils.

- James… James Moriarty… ça semble bien, ça me plaît.

Mon regard passa d’Axel aux filles. Elles aussi, avaient besoin d’un prénom. Honte à moi, j’avoue ne pas y avoir pensé plus que ça me disant que, quand je les verrais je saurais.  J’avais bien regardé dans certains livres mais rien ne m’avait vraiment séduite.

- Je me trompe où tu avais une grand-mère qui s’appelait Anna ?

Nos filles sont magnifiques. Elles me semblent bien plus fortes que leur petite taille ne le laisse croire.

- Nelly aussi, c’est beau. Je crois que ça veut dire éclat de soleil ou quelque chose dans le genre. Anna c’est la grâce donc…  ce pourrait être ça, leur prénom.

Nelly, si toutefois Axel donne son accord, est la première née. La filleule donc de Daniele et Maria. Ça me fait penser que nous aurons un tas de gens à prévenir donc les parents d’Axel et je doute que belle-maman se fera un point d’honneur de prendre le premier avion  pour venir s’assurer qu’on lui a bel et bien donné un petit fils.

Mais… pas tout de suite. J’ignore l’heure qu’il est et si nous sommes toujours le même jour. Je suis complètement perdue.

Et alors que je commence à me détendre, je relève brusquement la tête pour regarder Axel.

- Mais où est Alan ?


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MessageSujet: Re: It Wasn't Supposed To Be Now [PV Amon]   Jeu 19 Avr - 16:01



It Wasn't Supposed To Be Now
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Notre fils allait bien d’après les médecins… Mais son visage m’avait tellement fait peur que je ne savais pas quoi penser. Il ressemblait à un Moriarty… Mais à River Moriarty… Pas à un autre avec ses yeux bleus clair.

Et si je n’avais pas fait se cauchemar il y a quelques temps, je crois que je n’aurais pas eu cette peur. Je crois que j’aurais ri en me disant que le petit était un parfait mélange entre ses deux sœurs… Mais il y avait eu ce cauchemar et, si je savais bien que c’était irrationnel de s’y référer, je ne pouvais pas m’empêcher de le faire.

Mais je chassai ça de ma tête quand je revins près de ma femme. Je déclarai que notre fils allait bien et qu’il ressemblait à sa seconde sœur. Sonne ajouta qu’elle devait, donc, me ressembler. Je ravalai ma salive essayant d’oublier les yeux bleus du petit.

-Oui, c’est ça. Il me ressemble…


Il ressemble à River… Il n’avait pas mes yeux bruns…

Il fallait que je pense à autre chose qu’à cette ressemblance physique avec mon cousin et avec le petit garçon de mon rêve. Je devais être plus rationnel et revenir à des pensées plus basiques : les noms des bébés.

Je proposai à Sonne ceux que j’avais pour notre garçon. Je voulais faire un hommage à Jimmy Reed au travers de ces noms. Sauf Alex qui était plutôt un écho à mon propre prénom. Mais je laissai à Sonne le soin de choisir et d’avoir le dernier mot. Elle opta pour James et ne semblait pas avoir fait le lien avec Jimmy. Je souris.

-D’accord. Il s’appellera James, alors.

James Moriarty… Ça sonnait littéraire aussi. James Moriarty est l’un des ennemis de Sherlock Holmes dans le récit de Conan Doyle. Mais c’est aussi un génie comme le célèbre détective. Ce nom me plaisait aussi. Ça sonnait intelligent.

Il nous restait à nommer nos filles. Mon regard suivit celui de Sonne vers la couveuse où dormaient nos deux petits trésors. Sonne parla alors de ma grand-mère Anna. Je souris.

-Oui. Ma grand-mère s’appelle Anna. C’est un beau nom pour une fille.

Anna Moriarty. Mon père sera content qu’on ait puisé dans la famille pour nommer l’un de nos enfants.

Je passai ma main dans les cheveux de Sonne alors qu’elle me donna un autre nom : Nelly. C’était la signification des noms qu’appréciait Sonne et je trouvais qu’ils étaient magnifiques pour deux petites filles. Je souris.

-Oui. Anna et Nelly Moriarty. Ça leur va bien. J’aime beaucoup.

Il ne restera plus qu’à trouver les marraines et le parrain restant.

Mais avant ça, Sonne me demanda où était Alan… J’entrouvris la bouche. Avec tout ce qu’on avait vécu avec la naissance et l’angoisse qui allait avec, j’en avais complètement oublié le pauvre Alan.

-Je l’ai laissé à une infirmière en arrivant. Elle m’a dit qu’elle s’en occuperait… Comme je devais arriver très vite ici, je n’ai pas eu le temps de le déposer chez la baby-sitter…

J’espérais que l’infirmière s’en était bien occupé et qu’Alan avait, finalement, pu dormir un peu. Il n’avait pas vraiment aimé se faire réveiller en pleine nuit

-Je vais aller demander à ce qu’on nous l’amène… Pour qu’il voit sa mère et ses sœurs.

Je souris, posait un baiser sur le front de Sonne et me levai pour aller jusqu’à la porte. J’interpellai, alors, une infirmière pour lui demander à ce qu’on amène Alan. Elle accepta sans trop broncher et je revins dans la chambre près de ma femme.

-Il nous faudra encore deux marraines et un parrain… Tu as des idées ?

Je n’avais pas grand monde de notre côté.

-Pourquoi pas Sélène ? Et Amon… C’est grâce à lui si tu es arrivée entière jusqu’ici… D’ailleurs, il dormait quand tu as commencé à perdre les eaux ? Parce qu’il ne m’avait pas l’air très habillé.

Mes suspicions étaient revenues mais je les adoucissais quand même pour essayer d’avoir des réponses.



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MessageSujet: Re: It Wasn't Supposed To Be Now [PV Amon]   Jeu 19 Avr - 21:14



It Wasn’t Supposed To Be Now

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Je suis tout de suite plus rassurée sur l’état de santé de notre fils une fois qu’Axel est de retour et qu’il me fait un compte bref compte rendu de ce qu’il a vu. Je souris, apprenant qu’il ressemble à sa sœur, la deuxième née.

Nous passons maintenant au stade ou bébé numéro 1, bébé numéro deux et bébé numéro trois  auront officiellement des prénoms. Parce que, ça fait toujours mieux en public. Ainsi donc, James, Anna et Nelly seront donc les prénoms de notre progéniture fraîchement née.

Notre nouvelle réalité familiale prend tout de suite une forme plus concrète maintenant que nous sommes passés de 1 à 4 enfants.  Nelly, Anna et James vont bien mais… Alan dans tout cela ?  Je m’inquiète maintenant pour notre plus vieux ne l’ayant pas vu et ne sachant pas comment Axel s’est arrangé avec notre fils.

J’apprends donc qu’il l’a confié aux bons soins d’une infirmière et, qu’il va de se pas demande pour  qu’on nous l’amène.  Je ne savais pas que l’on pouvait recourir à un service de crèche à même l’hôpital mais, ça fait du sens, si maman et papa  y travail ou simplement… sont malades.

Je peux commencer à me détendre maintenant, puisque les prochains jours, pour ne pas dire années, ne seront pas de tout repos.  Mais Axel  ramène de nouvelles questions à commencer par les parrains et marraines.

Daniele et Maria seront le parrain et la marraine de Nelly, comme convenu avec mon patron qui tenait mordicus à prendre sous son ail le bébé numéro un. Peut-être avait-il espérance que ce serait un garçon mais le tirage au sort en a voulu ainsi.  

Le choix d’Axel de nommer Jimmy Reed comme l’un des parrains me semble impossible à lui refuser. De toute façon, tout ceci n’est rien de plus qu’un titre honorifique à ajouter à sa longue liste probablement déjà fort garnie.

- Ton copain, Jimmy pourrait être le parrain de James ?

Pour ce qui est des autres, je n’en ai aucune idée.

- Il n’est pas marié, ou en couple, Jimmy ?  Et pour l’autre couple… tu n’as pas des cousins, cousines ?

Il me semble évident qu’on devra piocher dans sa famille. Parce que de mon côté, Eileen s’étant  retournée dans son pays natal, je me vois mal demander à son (ex) petit-ami de combler l’un des rôles.  Et  sans réfléchir,  je pense à Jack Perry avec qui je me suis lié d’amitié par la force des choses mais…  je ne sais pas s’il est en couple donc nous serions encore à la recherche de deux marraines.

Mon cœur fait un bond quand Axel propose Sélène et qu’il s’avance là où j’aurais préféré qu’il n’aille pas.

- Sélène est déjà la marraine d’Alan alors, je ne crois pas qu’elle acceptera d’être également la marraine de James ou d’Anna.

Ça fait déjà ça de dit.

Pour le reste, je me redresse comme je le peux dans mon lit en crispant à peu près tout ce qui peut l’être. Ce n’est pas le grand confort, l’après-césarienne !

- Quand j’ai perdue mes eaux, je ne sais pas ce que faisait Amon, chéri. J’étais avec Sélène, et sur le point de rentré. Elle a paniquée, Amon est apparu et en moins de temps qu’il ne le faut pour le dire, je me suis retrouvée dans sa voiture en direction de l’hôpital.

Je regarde Axel droit dans les yeux, parce que c’est tout ce que je peux faire.

- Sans Sélène. Si elle panique à l’idée de se retrouver dans un hôpital, je doute qu’elle puisse s’occuper d’Alan et d’Anna. Je crois que le mieux c’est de remercier Amon d’avoir eu le bon réflexe, puis de chercher dans ta famille élargie pour combler les trous.

J’ai la tête qui tourne et je me sens de plus en plus épuisée. J’enfonce ma tête contre le coussin en tirant les couvertures un peu plus vers moi pour me réchauffer. La tension retombe et je commence à grelotter comme si j’étais nue à -40° Celsius.

- Et je crois qu’un coup de fil à tes parents s’impose… Beurk ! Ta mère voudra venir pour ma convalescence ! Elle l’a dit à Noël qu’elle viendrait tenir maison pendant que je prendrais du mieux…

D’un côté, et contre toute attente, ça me rassurerais d’avoir ma belle-mère, aussi détestable soit-elle, avec nous pendant les premières semaines avec les bébés. Elle n’a pas élevé 12 enfants mais elle à quand même l’expérience dans une maison. Et ça tiendrait Axel occupé…



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MessageSujet: Re: It Wasn't Supposed To Be Now [PV Amon]   Dim 22 Avr - 12:20



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Nos enfants avaient enfin des noms. Trois très beaux noms : James, Nelly et Anna. J’étais soulagé même si les premières images que j’avais eues de mon fils ne me rassuraient pas. Mais je commençais à mettre doucement ça sur le coup de l’émotion et du stress que j’avais ressenti pendant plusieurs heures.

Il nous fallait, maintenant, trouver les parrains et marraines restant. On en avait déjà trois mais il en restait trois à trouver. Et ça n’allait pas être simple. Sonne déclara que Jimmy pourrait être le parrain du petit James. J’hochai la tête, les yeux momentanément perdu dans le vide avant de se reposer sur Sonne.

-Oui, c’est une bonne idée.


Comme ça l’hommage serait entier. Mais il restait à trouver la marraine et Jimmy n’avait pas de petite-amie. Il n’avait que sa mère… Quant à mes cousins, cousines… Je ravalai ma salive… Il y avait River mais ce n’était même pas la peine d’y penser. Jamais River ne sera lié de près ou de l’un à l’un de mes enfants.

-Jimmy Reed n’est pas en couple. C’est une célibataire endurci. Quant à mes cousins, cousines… Tu en connais déjà un et il n’est pas question de le revoir un jour. Les autres ne sont pas en très bon terme avec moi ou mes parents.

Je soupirai. La famille Moriarty était complexe. Ma réflexion se porta, alors, sur Sélène et Amon. Sélène était la meilleure amie et de Sonne et Amon était en couple avec elle et venait de nous sortir d’un mauvais pas. Je proposai, donc, Sélène en trouvant une ouverture pour poser des questions sur les circonstances qui avaient amener Amon à être au centre de l’action tout à l’heure.

Sonne refusa de confier le rôle de marraine à Sélène parce qu’elle était déjà marraine d’Alan. Elle me raconta, ensuite, comment les choses s’étaient passé tout à l’heure. Sélène a paniqué. Et Amon, qui était là, a conduit Sonne à l hôpital. L’histoire se tenait et je ne pouvais, pour l’instant, que croire cette version des faits. Elle expliqua que Sélène était bien trop paniquée que pour les accompagnées… Et je sentis comme un froid quand elle parla de sa meilleure amie et de sa capacité à pouvoir s’occuper de nos enfants. Amon, par contre, avait le beau rôle dans l’histoire mais Sonne voulait se contenter de le remercier et c’est tout. J’approuvai de la tête.

-Il y a de l’eau dans le gaz avec Sélène, c’est ça ? On remerciera Amon. Je lui téléphonerai pour le remercier dans les formes.

Il avait aidé ma femme. Je ne pouvais que le remercier malgré qu’on ne soit pas plus proche que ça lui et moi. On était collègue. On s’échangeait, parfois, des services mais ça s’arrêtait là.

N’empêche qu’on était pas plus avancé pour les trois personnes restantes… Je savais que mon père avait très envie que je nomme le père de Ricci parrain d’un des enfants… Mais avant que je ne puisse faire cette proposition à Sonne, elle déclara qu’il faudra qu’on sonne à mes parents et ajouta, avec dégoût, que ma mère allait certainement vouloir venir le temps que Sonne se remette de l’accouchement.

-Oui, elle voudra venir. Rien ne pourra l’en empêcher, j’en ai peur.


Je soupirai. Ça allait encore être pénible de devoir supporter ma mère… Elle ne s’arrangeait pas en vieillissant…

-Je leur téléphonerais plus tard.

Je n’avais pas envie de leur parler pour l’instant.

-Pour ce qui est du couple restant, mon père avait proposé Antonio Ricci. Mon père sera content si on le choisi lui et sa nouvelle femme. Et puis, il ne faut pas cracher sur une entrée d’argent possible…


Oui, j’en venais à penser comme ça. Quitte à prendre quelqu’un qu’on ne connaissait pas tellement autant prendre quelqu’un qui avait de l’argent. Antonio Ricci n’était pas jeune mais c’était, justement, l’occasion de grappiller de l’héritage à travers l’un de nos enfants.

-Quant à la dernière marraine… Jimmy Reed a une mère que mon père connait très bien aussi…

Je regardais Sonne attendant sa réponse à mes propositions.




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MessageSujet: Re: It Wasn't Supposed To Be Now [PV Amon]   Dim 22 Avr - 18:35



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Daniele et Maria sont les heureux récipiendaires de  Nelly Moriarty, comme convenu, parce qu’elle a eu la « chance » de naître en premier. James, lui, sera le filleul de Jimmy Reed. Je vais peut-être m’en mordre les doigts plus tard mais il me semblait logique, parce qu’il est l’ami d’Axel qu’il prenne ce titre vis-à-vis de notre fils.

Ne reste qu’à dénicher l’heureux couple pour Anna et une conjointe d’emprunt pour Jimmy et le tour sera joué. Mais rien ne peut être simple pour Axel et moi.  Nous ne pouvions pas mettre au monde qu’un seul enfant, il fallait en faire trois et tout multiplier par se nombre, parrains et marraines inclus !

Le fait est que nous manquons gravement de candidat et que comme le seul cousin  d’Axel est l’être le plus ignoble que la terre ait pu porter, ce n’est même pas une option.

Je suis presque heureuse que la conversation dévie sur Amon et la façon dont il s’est retrouvé en charge de moi.

Je n’aime cependant pas cette position hautement désagréable qui me force à mentir à Axel alors que mon cerveau est bien ramolli par tout ce que je viens de vivre. Je suis devenue tout ce que je ne voulais pas être. Une petite bourgeoise pleine de fric avec un mari, des gamins et un amant ! Ne manque que le colley et la maison avec la petite clôture blanche… ah merde ! Notre jardin a effectivement une clôture blanche !

Alors je me lance, sans trop broder, me concentrant sur l’essentiel, les grandes lignes de l’histoire et ça semble suffire à mon mari qui  propose de remercier Amon dès que possible.

- De l’eau dans le gaz ?  Possible…  Je crois surtout qu’elle s’est sentit paniquée de me voir dans cet état et que ni elle, ni moi et ni même Amon avons pris le temps de nous questionner sur ce qu’il fallait faire.

Si ça pouvait suffire à clore ce sujet « Amon et la raison de sa présence à mes côtés » j’en serais grandement heureuse.

Et pour une fois que ma salvation provient de ma belle-mère, je ne vais pas m’en plaindre ! Axel est d’avis que sa mère voudra nous visiter aussitôt qu’elle mettra la main sur des billets d’avions et que sa présence parmi nous sera…indéterminée.

Le sujet revient sur les parrains de nos enfants et je fronce des sourcils avec la plus grande des incompréhensions possible sur le visage. De ce que j’en sais, et j’en sais très peu, ça m’a suffit à me laisser croire que Daniele n’était pas près de son père et il me semble un peu indélicat de les faire se réunirent pour le baptême de nos bébés.

Mais mon envie de dormir est plus forte que n’importe quel argument et je fini par accepter toute propositions sans  aucune résistance.

- Daniele, Maria, Jimmy et sa mère puis le papa de Daniele et sa nouvelle femme… Mais si c’est trop compliqué pour eux, tant qu’à piger dans la banque d’inconnus, laisse moi demander à Jack Perry, d’accord ?

Parce que, si nos bébés semblent prédestinés à avoir des anges gardiens pleins aux as, je voudrais tout de même qu'ils aient une certaine conscience morale et sociale... Pour l'heure, il ne me semble que la seule à bénéficier des deux côtés de la médaille, c'est Nelly !


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