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 Nothin Can Be Easy Especially Love [PV Jimmy Reed]

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Maritza Cortez


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MessageSujet: Nothin Can Be Easy Especially Love [PV Jimmy Reed]   Mar 17 Avr - 21:49



 Nothing Can Be Easy, Especially Love
ft. Jimmy Reed






Bien des gens croient qu’au premier de l’an, il nous est l’occasion de repartir à neuf sur une nouvelle base. Nouvel an, nouveaux espoirs.  Plusieurs prennent aussi en cette période de réjouissance, de belles et bonnes résolutions supposées les accompagner tout au long de l’année en vue de changer de viles habitudes ou simplement, rendre leur vie meilleure.

Moi, je n’échappe pas à la règle malgré ce que je veux bien me faire croire.

Mon début d’année n’a pas commencé sous le signe du bonheur et de la prospérité mais sous une tonne de larmes, de nuits blanches et de cœurs en miettes.

Enrique et moi, pour ne pas dire que ça vient uniquement de moi, avons décidé de mettre fin à notre mariage et cette décision, lourde de conséquences m’a amené à douter, encore, même si, alors que je me trouvais dans les bras de Jimmy, je savais que j’avais pris la bonne décision.

D’abord, sur un plan plus pragmatique, je me retrouve avec plus rien devant moi en retournant m’installer à Los Angeles. Ai-je besoin de mentionner que je n’ai pas terminé mon cours visant à obtenir mon droit de pratiquer le droit, à cause de Jimmy, justement ?  

Ai-je aussi besoin de dire que mon père a très mal prit la nouvelle et que depuis… aussi bien dire que je n’existe plus pour lui.

Ensuite, par soucis du bien être de mes enfants, j’ai accepté de laisser la garde de Maximo et Rosalynn à leur père pour éviter qu’un déménagement dans un pays qui leur est étranger et dont ils ne connaissent que Stars Wars ne les traumatisent. Mais pour un cœur de mère, prendre une décision aussi complexe que cruelle est absolument destructeur.

Tout ça, pour renouer avec mon amour de jeunesse.

Le pire dans tout cela, c’est que je n’ai eu que très peu de discussion avec Jimmy et que je ne peux même pas jurer qu’il sera toujours là pour moi à mon arrivé. Je sais, et je ne m’attendais pas non plus à faire immédiatement partit de sa vie intégrante. De me promener à son bras dans la rue et d’arborer fièrement le nom de Madame Jimmy Reed.

En fait, je n’ai même jamais pensé à ça.

Tout ce que j’espère, c’est de ne pas avoir rêvé seule, l’autre nuit.

La seule et unique chose dont Jimmy et moi avons réellement convenue, c’est que je pourrais vivre dans la maison dans laquelle nous nous sommes retrouvés, la veille de Noël. Je ne me retrouve pas complètement à la rue même si…

Ensuite, je n’ai pas encore eu le courage de confronter Olivia. Ma fille est intelligente et je doute qu’elle ne me croit si je lui dis que je m’installe à Los Angeles pour pouvoir mieux m’occuper moi-même d’elle.

Je voudrais, bien entendu qu’elle vienne s’installer avec moi, maintenant que je serai en ville, ce qui me semble normal. Je suis certaine que Jack comprendra.

Mais pour le moment, ce n’est pas ce qui est urgent.

Je viens à peine d’arriver à Los Angeles,  et de poser ma valise dans cette maison qui  est maintenant la mienne et tout ce que je sais faire est de tourner en rond ne sachant par où commencer. Devrais-je défaire mes cartons ?  M’allonger pour me reposer ? Sortir et faire mes repaires ?

Jimmy a dit qu’il passerait. Je ne sais pas quand, exactement ni même en quelle disposition il sera. L’heure tourne et je me sens de plus en plus seule dans cette maison trop silencieuse. Aucun rire d’enfant…  non plus de télévision trop bruyante. Je n’entends pas Maximo me demander encore et encore quand est-ce que le repas sera prêt non plus que je descends ma benjamine du tabouret sur lequel elle grimpe pour venir chaparder un cookie.

Le son de pneus qui crissent dans l’allée me fait relever la tête. C’est un peu comme il y a 16 ans. Il arrive de je ne sais où une fois sa journée terminée. Je n’aurai aucune réponse mais au moins, je me sentirai un peu moins seule…


@ Billy Lighter


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Jimmy Reed


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MessageSujet: Re: Nothin Can Be Easy Especially Love [PV Jimmy Reed]   Mer 18 Avr - 22:14



NOTHIN CAN BE EASY ESPECIALLY LOVE
ft. Maritza Cortez


Mes habitudes changeaient… Et ce n’était pas que je m’en étais rendu compte de moi-même ou que je le faisais consciemment. Non. Je n’avais réalisé cet état de fait que lorsque Frances avait commencé à me demander, le regard inquiet, si elle devait faire des réarrangements dans mon agenda, sans plus de questions.

Puis plus encore quand elle m’avait demandé s’il fallait qu’elle contacte un médecin.

Parce que j’avais tendance à arriver en retard ou à rentrer plus tard.

Il y avait une raison extrêmement logique à ça : je faisais tous les jours un détour par Beverly Hills. Le matin en descendant à Downtown, et le soir, en revenant de Downtown.

Je faisais alors d’une pierre deux coups : je guettais les signes de vie à la maison de BSC… et les éventuels signes de mort à la villa Ricci.

L’avantage, par rapport à l’Eastside, c’était que personne n’allait trouver étrange de voir ma Cadillac de balader dans ce coin-là. Et si j’avais mis les Los Diablos sur le dossier Ricci… Je n’avais mis personne d’autre que moi-même si le dossier Cortez.  

Et puis… Il n’y avait pas que ma ponctualité défaillante qui ennuyait profondément ma secrétaire…

Ce qui ennuyait profondément Frances… C’était de ne plus faire office que de secrétaire.

Plus d’invitation subtile à venir travailler dans ma chambre, plus de débarquements impromptus dans son bureau de la villa…

Quant aux moments où nous travaillions à la tour… Et bien Mademoiselle Page était priée de travailler dans son bureau, sans plus avoir accès au confort de mon appartement du dernier étage.

J’avais trouvé bon de la dédommager en augmentant son salaire de 12%, mais ses moues silencieuses me laissaient entendre qu’elle aurait préféré se passer de l’augmentation et garder ses petites habitudes.

Heureusement, Frances était dans mon quotidien depuis des années, et y resterait probablement encore des années malgré ce que je lui laissais parfois entendre sur son âge qui n’allait pas en régressant. Parce que j’avais confiance en elle… Frances était muette comme une tombe et si son regard en disait long, elle gardait ses lèvres scellées.

Mes petits détours par Beverly Hills finirent par payer lorsqu’un soir, j’aperçus de la lumière dans la propriété appartenant à ma maison de disque et que, jusque-là, nous mettions à la disposition de certains artistes comme nous l’avions faits avec les Winter Wolves.

En attendant que les choses se précisent, peu importe quelle direction elles prendraient, elle était à Maritza.

Sans hésiter, j’avais engagé la Cadillac dans l’allée et bientôt, ma voiture fut hors de vue depuis la route principale.

J’en sortis et poussai la porte d’entrée qui était déverrouillée. Je n’avais aucune idée de ce que j’étais en train de faire, de ce que je venais chercher ou de ce que j’allais dire.

Mais j’étais là.

Même si c’était à peine si j’arrivais à comprendre pourquoi. Comme si plus aucun de mes actes n’avait de logique alors que durant les 16 dernières années, j’avais toujours su quoi faire, quoi dire.

Mais ce qui me dérangeait tout particulièrement, comme une épine dans cet amour que je vouais pourtant bel et bien à Maritza…

…c’était cette impression désespérante que tout ça n’avait rien d’intelligent et encore moins de réfléchi.

Et était donc, techniquement, dénué de tout intérêt.

Mais j’étais quand même là.

Pourquoi ?

J’en avais aucune idée. Et c’était ça qui m’ennuyait, un peu de la même manière que ça ennuyait Frances de voir les choses changer, même si c’était encore très peu perceptible.

Je ne voulais pas. Je n’aimais pas ça.

Mais j’aimais Maritza.

C’était un peu comme si mon esprit était à l’image de cette maison, pleine de cartons, dont j’étais lentement en train de parcourir les pièces, le regard à la fois angoissé et absent.

-Maritza ?

J’avais posé cette question comme s’il fut possible que ce soit quelqu’un d’autre qui soit en train de s’installer... Je m’attendais presque à voir apparaître n’importe qui… quelqu’un qui n’était pas Maritza.

Mais ce furent bien les cheveux de sauvageonne de la latina que j’aperçus en entrant dans la cuisine, sa taille fine, ses longues jambes de panthère.

-Je ne savais pas si tu reviendrais.

Et si je m’étais posé un tas de questions une seconde plus tôt, ce fut un sourire des plus sincères qui se peignit sur mon visage quand elle croisa mon regard.  

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Maritza Cortez


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MessageSujet: Re: Nothin Can Be Easy Especially Love [PV Jimmy Reed]   Jeu 19 Avr - 3:35



 Nothing Can Be Easy, Especially Love
ft. Jimmy Reed







Assise sur le grand fauteuil du salon, mes genoux remontés contre ma poitrine et tournant une mèche de mes cheveux autour de mon doigt, je suis complètement perdue dans mes pensées qui me ramènent pourtant toujours au même  point : Jimmy.

Si je ne doute aucunement de mes sentiments pour lui, si je sais que je ne pouvais continuer plus longtemps à me fondre dans le moule d’une existence ou je survivais plutôt qu’existais. Je refoulais des sentiments opprimés par une douleur  d’une histoire interrompue dont je n’arrivais pas à faire le deuil.

Et ou suis-je, 16 ans plus tard ?

Toujours devant l’inconnu, rongée  par l’incertitude provoquée par un flot incessant de questionnement.

Et si je me trompais?

Et si Jimmy n’avait nul l’intention de (re) prendre sa place dans ma vie ? Dans celle de sa vie ?

Le tic tac de l’horloge accroché sur le manteau de la cheminée est sur le point de me rendre folle. Qui plus est, j’ai l’impression que les heures reculent plutôt qu’elles n’avancent !   Il m’arrive, entre deux coups d’œil inquiet,  vouloir qu’elles reculent assez pour me ramener au 24 décembre 1982…  et là, j’offrirais mon siège à Jack Perry.

Mais cette réflexion ne dure pas. Elle s’estompe aussi rapidement qu’elle n’arrive.

Ramenant mes mains sur mes tempes pour les masser pour ensuite balayer mes cheveux vers l’arrière, je me lève et commence une succession de pas qui ne mènent nulle part.

Tout ceci est ridicule.

Je suis une grande fille, intelligente et je dois assumer mes décisions quel qu’en soit le prix !

Je finis par me retrouver dans la cuisine, face à l’évier de la cuisine, mes bras en extensions contre le bord du lavabo, tête baissé. Je dois faire quelque chose. Comme cuisiner.  Ou sortir des trucs de mes cartions. M’occuper l’esprit en fait.

Quand le son de pneus se fait entendre, je relève brusquement la tête. Nul besoin d’aller à la fenêtre pour vérifier qui me rend visite le soir même de mon arrivé. Je sais très bien que c’est lui.  La porte s’ouvre puis se referme.

La sensation qui m’envahit à l’instant est digne de l’effusion passionnelle de 65.

À la différence près de ce petit je-ne-sais-quoi dans sa voix quand il prononce mon nom. À la différence du doute probablement fondé dans sa question.

Je me retourne alors pour le regarder, m’appuyant dos contre l’évier ne sachant si je dois m’avancer jusqu’à lui, comme je l’aurais fait à l’époque. L’embrasser, lui servir un verre. Faire l’amour sur la table de la cuisine.

Ou…

- Je ne savais pas si je reviendrais.

Ce n’est pas un mensonge.

Mon mariage était voué à l’échec après que, stupidement, j’ai mis à jour des sentiments que je croyais mort devant mon mari, témoin malheureux de la scène.  Le fait est que je pouvais très bien continuer d’écrire mon histoire à Tijuana, seule, comme tant d’autres âmes.
J’ai choisi d’écouter mon cœur, plutôt que ma tête.


@ Billy Lighter


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Jimmy Reed


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MessageSujet: Re: Nothin Can Be Easy Especially Love [PV Jimmy Reed]   Ven 20 Avr - 18:13



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ft. Maritza Cortez


Je me retrouvai face à Maritza, le bas de son dos appuyé contre l’évier. Mais si elle s’était retournée, chacun de nous restait sur ses positions, maintenant une distance qui illustrait combien nous avions vieilli, changé, pour devenir plus méfiants. Une méfiance qui défiait même l’amour que nous nous portions l’un à l’autre et sur lequel je n’avais aucun doute.

Et c’était bien ça qui faisait peur. Je m’en serais beaucoup mieux sorti s’il s’était agi de manipuler Maritza.

Mais je n’avais jamais manipulé Maritza. Je lui avais certes menti en 65 en lui disant que je lui avais menti, justement, sur toute la ligne lorsqu’il avait été temps de la mettre en sécurité. Mais ça n’avait pas été de la manipulation. Ça avait été un sacrifice… Le dernier avant que je ne verrouille entièrement mon cœur, devenant imperméable à l’amour… au point que j’en étais venu à me forger une image de misogyne. Parce que je ne voulais pas retomber amoureux.

Sauf que c’était trop tard. Lorsque j’avais tout verrouillé, Maritza était déjà gravée dans mon cœur, impossible de l’enlever. Tout ce que je pouvais faire, c’était l’ignorer.

Un jeu très facile tant qu’un frontière nous séparait… Mais très compliqué maintenant qu’elle était devant moi.

D’autant qu’une grande part de moi n’avait aucune envie de l’ignorer.

Je tiquai de l’œil quand elle prit la parole pour affirmer qu’elle-même ne savait pas si elle reviendrait. Et je ne tiquais pas parce que ça ne me plaisait pas qu’elle ait pu douter. Non. Il n’y avait rien de plus normal de douter et je ne pourrais pas lui reprocher quelque chose que je faisais moi-même.

Non, je tiquai parce que j’étais sur le point de lui faire un aveu.

-J’ai toujours su que tu étais la plus forte et la plus courageuse de nous deux.

Elle avait su faire un sacrifice énorme. Le sacrifice d’une vie stable à défaut d’avoir sacrifié un amour véritable avec son mari. Parce que je savais que si elle était là, c’était qu’elle avait demandé le divorce. Et encore, ne sachant pas qu’elle avait eu d’autres enfants depuis Olivia, je n’imaginais même pas le tiers du quart du sacrifice qu’elle venait de faire.

Pour quoi ? Pour qui ? Pour moi qui n’arrivait pas à me résoudre à m’exposer en vivant avec elle notre amour au grand jour. J’aurais voulu que cet amour ait pu paraître calculé… Cela aurait été possible de jouer les amants vénaux si Ritza avait été une actrice, une riche héritière ou une chanteuse…

Mais non… J’étais tombé amoureux d’une petite serveuse latino de l’Eastside.

Que pouvait-il y avoir de calculé là-dedans ? Quelle histoire pourrions-nous inventer ?

Aucune… Parce que c’était un conte de fée… Même si tout en moi me hurlait de ne pas y croire.

Contre toute attente et me surprenant moi-même, ce fut moi qui fis un premier pas vers elle.

-Je voulais te protéger…

Ma gorge se serra. Pas possible de continuer. Et je paniquais en même temps parce que j’étais en train de glisser vers l’état, en dehors du fait que j’étais sobre de toute substance, dans lequel était venu me voir Daniele.

Les larmes en moins...

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Maritza Cortez


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MessageSujet: Re: Nothin Can Be Easy Especially Love [PV Jimmy Reed]   Ven 20 Avr - 20:55



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Jimmy me fait l’effet d’un aimant qui m’attire de la plus délicieuse des façons. Pourtant, même si je suis dévorée par l’envie de m’élancer pour lui tomber dans les bras, je reste là, à le regarder ne sachant si je dois être heureuse de le voir, ou non.

Parce que si je l’aime, comme au premier jour,  je souffre incontestablement des choix que notre amour m’a imposés.  J’étais libre de les faire ou non et, même si j’assume mes décisions, elles n’en demeurent pas moins douloureuses.

À sa question, je lui réponds sans mettre de gants blancs. Je ne savais pas si je reviendrais.
En rentrant à Tijuana, il n’y avait pas de marche arrière possible avec Enrique.  Sa froideur et son refus de m’entendre m’ont conforté dans mon désir de mettre un terme à mon mariage. Mais à ce moment là, j’étais loin de me douter que j’allais accepter l’offre de Jimmy et que j’allais donc revenir à Los Angeles et m’installer dans la maison qui a vu renaître notre amour.

Tout ce que j’ai laissé derrière moi ne fini pas de me torturer le cœur et d’avoir Jimmy devant moi ne fait que me confronter à la lourdeur de mon égoïsme.

Je ferme les yeux, une seconde. Ou peut-être une minute à l’écoute de cette confession qui me semble bien loin de la réalité Moi ? Forte et courageuse ?  Faible et lâche ! J’ai été faible en ne sachant résister, en sacrifiant un bonheur loin d’être parfait mais qui en était tout de même un. Lâche de fuir plutôt que de me battre et de préserver  ma famille.

- Je ne suis pas courageuse, Jimmy…

Si je l’étais, je n’aurais pas attendu tout ce temps pour me battre pour nous. Je n’aurais pas mis 16 ans à obtenir mes réponses. Je n’aurais pas cherché à l’effacer de la tête de notre fille.

Jimmy fit un pas. Un tout petit pas qui me sembla trancher de moitié la distance qui nous sépare. S’il n’y avait pas eu  l’évier derrière moi,  la femme forte et courageuse que je suis aurait reculé d’un pas.

De nouveau, Jimmy prend la parole en confessant avoir voulu me protéger mais s’arrête la sa confession.  De qui, de quoi ?  Je ne le saurai probablement jamais mais c’est suffisant pour faire mon cœur battre à tout rompre et ma tête bourdonner comme si une fanfare s’y démenait.

- Je n’avais pas besoin d’être protégée… j’avais besoin de toi !

À ces mots, je franchis la distance restant pour  l’enlacer, mon visage contre son torse, pleurant en silence la douleur des années passées.  Je voudrais le frapper, qu’il souffre autant que j’ai souffert. Je voudrais l’embrasser, qu’il sache que mon cœur lui appartient.

- Je n’ai besoin que de toi.

Bien que je n’ai pas encore la force de l’assumer. De le vivre librement. De faire face à tous ceux que cette idylle a blesser, blessera.  Je redoute encore plus la réaction d’Olivia qui s’est si longtemps fait un point d’honneur d’idéaliser son père sous mes yeux alors que je tentais  de lui retirer de la tête. Quand elle saura que j’ai tout quitté pour revenir auprès de son père, je crains de la perdre une nouvelle fois.

Je me ressaisi. Essuie mon visage avant de porter mon regard sur son visage qui ne porte à peu près pas la trace du passage des ans.

- Ce soir, je ne veux pas parler d’avant.  Ce soir, je ne veux qu’être heureuse, dans tes bras. Dormir toute la nuit et me réveillé à tes côtés dans notre lit. . Je ne veux qu’être une femme, ta femme.


@ Billy Lighter


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Jimmy Reed


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MessageSujet: Re: Nothin Can Be Easy Especially Love [PV Jimmy Reed]   Hier à 10:28



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ft. Maritza Cortez


Maritza disait ne pas être courageuse. Elle était là, non ? Sans savoir si j’allais lui donner ce qu’elle voulait. C’était d’ailleurs une chose que je ne savais pas moi-même : serais-je à même de lui donner ce qu’elle voulait ? Pas sûr… Il avait 16 ans de ça, si on ne s’était jamais interrompu, avec le temps, peut-être notre couple serait-il sorti de l’ombre, surtout avec une héritière en route.

Maintenant, tout était compliqué, parce que je n’étais plus le même, parce que Maritza n’était plus la même. Parce que ni elle, ni moi, n’avions plus l’âge de rêver.

Je n’étais même pas sûr de pouvoir encore le faire.

J’essayai quelque chose… A moins que l’aveu ait simplement débordé après trop d’années à le tenir caché. C’était une main tendue à défaut de pouvoir physiquement le faire. Mais je n’avais pas pu aller plus loin.

Mais si Maritza, elle, vint finalement m’enlacer, mettant fin à cette distance qui demeurait entre nous ses paroles me crispèrent… Je la laissai faire, mais ne lui rendit pas l’étreinte qu’elle me donna.

« J’ai besoin », « j’ai besoin », « j’ai besoin ».

« Je veux », « je veux », « je veux ».

Voilà à quoi se résumait le discours actuel de Maritza.

Et son étreinte ne renforçait que ce désagréable sentiment en moi de n’être qu’un désir de petite fille gâtée. N’étais-je pourtant pas, de nous deux, censé être l’enfant gâté ?

-Est-ce que tu t’entends parler ?

Je mordais ma lèvre. Chaque fois que je croyais pouvoir me rapprocher de ce que j’avais un jour été à ses côtés, Maritza me faisait reculer. Sans que je sache si c’était parce que j’avais changé, parce qu’elle avait changé ou l’effet de ce que nous avions vécu durant toutes ces années de séparation.

-Je te croyais revenue pour un « nous » et non un « je ».

Je baissai les yeux pour croiser son regard alors qu’elle levait les yeux vers moi. Je ne souriais pas, arborant un air neutre si ce n’étaient mes sourcils froncés.

-Je te croyais revenue pour le bien de Livia aussi.

Pour m’aider à réapprendre tout ce que je m’étais évertué à oublier pendant 16 ans. Parce que mon problème ne résidait pas dans ce que j’avais besoin ou ce que je voulais. Mon problème était plus technique et pragmatique que ça.

Comment rester intouchable en ayant un visage humain représenté par ma famille ?

Je continuais, de ma voix profonde, mes yeux toujours fixés dans les siens.

-Après la pièce de théâtre, j’ai parlé à notre fille. J’ai parlé à Livia. Je savais que je m’y prendrais mal. J’ai parlé à travers elle, incapable de trouver moi-même des mots capables de rivaliser avec ceux que, du haut de ses 16 ans, elle a écrit pour exprimer son sentiment.

Je passai ma langue sur mes lèvres et perdit mon regard dans le vide.

-Moi, Jimmy Reed, j’étais sans voix face à une adolescente.

Je n’avais pu que l’embrasser sur le front pour lui montrer ce que je ressentais vraiment, à défaut d’avoir les mots.

Mon regard revint sur Maritza.

-Mais je l’ai rencontrée. Elle et elle seule.

Je penchai la tête sur le côté. Lui as-tu seulement parlé, Maritza. Notre fille est-elle seulement au courant de ce que nous sommes en train de faire ?

-Quand je t’ai proposé de revenir ici, je savais que je devrais sacrifier le « je » pour initier le « nous » que je n’aurais jamais du renier. Un « nous » qui ne se limite pas à toi et moi, Ritza. Un « nous » qui implique également Livia, si toutefois elle le souhaite elle aussi.

Hypocrite, ce que je disais ? Peut-être. Est-ce que je disais ça uniquement pour parer les besoins et les vœux de Maritza qui sonnaient à mes oreilles comme des caprices ? Avec le désir de casser, détruire… Pour mieux recadrer ?

Sûrement.

Peut-être que c’était trop tard. Peut-être que j’avais atteint le point de non-retour.

Peut-être que ça faisait trop longtemps que je jouais un rôle.

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Maritza Cortez


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MessageSujet: Re: Nothin Can Be Easy Especially Love [PV Jimmy Reed]   Hier à 22:30



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J’ai pensé à tord trouver du réconfort dans les bras de Jimmy en franchissant la distance subsistante entre nous. Je ne parle pas que des quelques pas dans la cuisine, mais aussi de celle que le poids des années a creusée.  

Non seulement il ne m’enlace pas à son tour mais quand enfin il parle, c’est tout juste si je n’entends pas le ton avec lequel il m’a avoué à l’époque m’avoir mentit sur notre relation.  Je sui s alors pétrifié sur place, mon corps toujours contre le sien mais mes bras ramener de chaque coté de ma poitrine, je fixe le vide, le regard tournée sur le côté.

Je relevai la tête que lorsqu’il me demande si je m’entends parler.

Je ne comprends pas…

Comment peut-il me reprocher de parler au « je » alors que le « nous » n’a jusqu’à présent, jamais été que moi et Olivia ?

J’impose maintenant la distance entre nous, reculant en l’écoutant prononcer ce qui prend la forme du plus hypocrite des discours. À ce moment précis,  je comprends que je suis amoureuse d’une mascarade. Rien n’a été réel pour lui sauf le plaisir qu’il a prit à me démolir, me reconstruire pour mieux me faire de nouveau m’écrouler.

Il le fait magistralement en avouant l’avoir fait le soir de la pièce de théâtre.  Ni lui, ni Olivia ne m’en a parlé mais ce soir, il m’accuse d’agir en « je » et de ne pas penser en « Nous ». N’est-ce pas ce qu’il a fait ?

- Je suis revenue pour un « nous ».  Mais tu semble oublier ce que toi-même ce que tu m’as dit, l’autre nuit. « Ce sera long… Laborieux…  Maritza… », n’est-ce pas tes paroles ?

J’ai tellement reculé que je ne me suis pas rendue compte que je suis de nouveau appuyé contre l’évier de la cuisine pourtant, je suis heureuse de pouvoir  y prendre support parce que j’en ailes jambes qui tremblent et le cœur sur le point de bondir hors de ma poitrine tant ça fait mal.

- Est-ce que tu t’entends parler, Jimmy ? Tu ne veux pas d’un « Nous ». Tu veux un « je » et un « Nous ».

Comme avant.

Quand j’étais étudiante, résidante de l’Eastside et qu’il avait sa vie de laquelle il me préservait jalousement. Et puis il y avait le nous. Quand il venait passer la nuit et que pour le temps qu’il m’accordait, il n’y avait que nous deux au monde.

- Quand j’ai appris que je portais ton enfant, j’ai été complètement dévastée. Il n’y avait plus de « Nous » qui tenait. Qu’un « Je » complètement paumée.  Un « Je » qui s’est relevée, qui a mit au monde « notre « fille » qui l’a élevée afin qu’elle devienne un être épanouie et à part entière.  Et tu dis avoir été incapable de rivaliser avec ses propres mots.  J’ai été incapable de rivaliser avec toi dans ses rêves pendant 16 ans. Et tu oses dire que je suis ici sans l’inclure dans le « Nous » ?  

Il n’y a pas encore de « nous », que je saches. Nous n’avons même pas parlé de la possibilité de reformer un nous qui prendrait vie sous l’œil de Monsieur et Madame tout le monde.  

- C’est bien parce que je ne pense pas en « Je » que je n’ai pas parlé à Olivia des vraies raisons qui m’ont fait revenir ici ! Parce que c’est à nous de le faire, Jimmy !  Le nous  auquel tu sembles tenir mais pour lequel tu ne t’ai pas battu pendant les 16 dernières années !

Je suis blessée.

Peut-être exigeante mais je n’en peux plus !

Mon divorce, d’avoir laissé mes enfants derrière et me faire reprocher égoïstement avoir exprimé mes propres besoins c’est trop pour une seule femme.  L’homme qui se tient devant moi n’a pas sa place dans ma vie. Ni même dans celle d’Olivia.

- Pour le bâtir, le « Nous »,  dis-moi pourquoi tu l’as détruit il y a 16 ans !



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MessageSujet: Re: Nothin Can Be Easy Especially Love [PV Jimmy Reed]   Aujourd'hui à 17:46



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J’avais senti Maritza se pétrifier contre moi. Je ne savais pas moi-même où j’allais dans cette conversation, ce que je cherchais à faire… Mais je savais que ce que je faisais avait un but. C’était comme… courir dans un champ de mines le plus vite possible en y allant à l’instinct en espérant atteindre un check point en croisant les doigts pour que ça n’explose pas.

Bien que dans ce cas-ci…

Peut-être que c’était ce que je voulais.

Que ça explose.

Détruire, pour mieux reconstruire.

Non, ce n’était pas la bonne image. La bonne image, c’était plutôt crever l’abcès.  

Faire dégoupiller Maritza pour qu’enfin, alors que selon mon propre désir, elle ne l’avait jamais fait, elle pose des questions. Des questions auxquelles il était légitime qu’elle ait la réponse.

Sans ça, jamais je n’allais parler ouvertement de ce qui m’avait amené à nous séparer si abruptement que ce que je ne l’avais fait.

Et pour que Maritza en arrive là alors qu’elle avait toujours existé avec moi selon le mantra « Ne pose pas de question, je ne te mentirai pas », il fallait que je frappe là où ça faisait mal. Ce que je fis, à l’instinct, sans vraiment y réfléchir ou calculer, ne sachant pas moi-même où je voulais en venir en la faisant reculer jusqu’à ce qu’elle se retrouve à nouveau collée à l’évier de la cuisine, le visage déconfit et outré.

Elle passa par un long discours dont je n’écoutai pas le fond. Juste la forme. Ses reproches, quels qu’ils aient pu être, étaient des plus justifiés. C’était effectivement elle qui avait élevé notre fille, qui avait fait tous les sacrifices. Ou presque… Je n’avais sacrifié que ce qui n’était encore qu’un rêve, de mon côté. Puis seulement après, j’avais détruit ma faculté de rêver.

Mais ce qui m’intéressait dans ce qu’elle disait ne résidait pas dans ses mots ou ses reproches. Mais bien dans son ton qui allait crescendo jusqu’à ce qu’elle se mette presque à crier de colère, son accent latino empirant au fil de son discours au point que bientôt, si elle ne s’arrêtait pas, je n’allais plus rien comprendre.

Et moi, je la regardais, simplement.

J’attendais, sans trop savoir ce que j’attendais au juste.

Je n’eus conscience de ce que je cherchais que lorsqu’elle posa la seule question qui importait si nous voulions réellement nous mettre à rebâtir.

Une question à laquelle je répondis du tac au tac, sans aucun blanc, aucune hésitation entre sa question et ma réponse. Mes yeux plantés dans les siens et ne cillant pas, tout en me rapprochant doucement.

-Parce que si je ne l’avais pas fait, Maritza, les South Panthers l’auraient fait, sans aucune possibilité de retour.

J’étais tout près maintenant, face à elle.

-Parce que j’étais et je suis encore le chef des Los Diablos.

@ Billy Lighter



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Nothin Can Be Easy Especially Love [PV Jimmy Reed]

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