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 Y'a du level niveau bordel [Dany]

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Meg "Delta" Tyler


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MessageSujet: Y'a du level niveau bordel [Dany]   Lun 7 Mai - 8:09



Y'a du level niveau bordel
ft. Daniele Ricci



Le signal “On Air” clignote en rouge face à mes yeux où que je tourne la tête, il m'éblouit, je ne vois plus que lui, tout est sombre autour. Où sont passées Sid et Deb, elles étaient là il y a un instant je l’aurais juré. On jouait notre nouveau morceau, mais soudain tout s’est évaporé et ce putain de panneau qui me flingue les yeux et s’approche de plus en plus. Je recule, je perds pieds, je tombe, je tombe encore et encore, mais je ne touche pas le sol. Je sens sous mes doigts les cordes de ma gratte, mais aucun son ne sort. Le silence gagne sur la musique qui, l’instant d’avant remplissait l’espace de ses sons criards et saturés si doux à mes oreilles. Il recouvre tout et il me fait mal au crâne tellement il est assourdissant, ça me vrille les tympans. Non sérieux ! c’est comme un marteau piqueur qui ferait un trou directement dans mes oreilles.

__ Putaaaaaaaaaaaaaaain !

Je me réveille en sursaut et en sueur, mes draps sont trempés. Putain de cauchemar, c’est les descentes ça, je fais toujours des cauchemars. Je dois avoir une gueule de déterrée, mais j’ai aps besoin de me voir pour savoir à quoi je ressemble. Je me suis pas démaquillée donc mes yeux sont plus smoky mais panda style, mes cheveux sont en bataille, mon t-shirt noir avec marqué stunk punk sent la bière et la transpiration d’une soirée bien déjantée et d’une nuit à décuver et ma culotte sent… la culotte. Je m'extirpe de mon lit pour aller jusqu’à la cuisine en mode automatique, d’ailleurs, pas sûr que j’ai réellement ouvert les yeux, si ça se trouve ce que je vois n’est que le souvenir de l’appart et moi, je dors encore. Je shoot dans un carton de pizza, je l’avais oublié. Je lève un peu plus les pieds pour zigzaguer entre déchets, les fringues, les chaussures.

CRAC

Je viens de marcher sur une pile de vêtements qui casse… tout est normal. Doit y avoir un truc dessous, je verrais plus tard. Il me faut mon café, sans quoi je suis inutilisable. Mais j’esquisse un sourir en me souvenant de la chanson que j’ai écrite, enfin je crois. Je m’arrête. Je suis dans le salon. J’ai un doute. Je hoche la tête, mon corps suspendu dans son élan irrésistible mais terriblement lent vers la caféine. C’était dans mon rêve ? Non le contexte me semble trop surréaliste pour que mon inconscient ait pu inventer un truc pareil. Donc j’ai bien écrit une chanson. La question est où elle est. Y’a des tas de papiers et de bouts de chansons sur la table basse, mais encore faut-il les trouver sous les cartons de pizzas, les bouteilles, canettes et supports pour préparer la drogue où quelques résidus subsistent d’ailleurs. Qu’importe, je m’en souviens, la musique refait irruption dans mon esprit et avec la guitarre, basse et batterie, les paroles du refrain, donc pas de souci, même si j’ai perdu le reste. Un refrain et on est bien.

N’empêche, ça me manque le studio, on fait pas mal de concerts et c’est carrément cool, j’adore la scène, c’est un truc puissant, je me défoule comme une dingue. Mais depuis quelques temps, j’ai l’impression de faire du sur place et rien ne me déprime plus que l’inertie. Sauf peut être l’attente sans fin que nous impose le boss pour vous faire signer un contrat. Je deviens dingue. Bon OK, je l’étais déjà, mais tout ça n’aide pas. J’ai besoin de mouvement, que les choses bougent enfin pour les Tiny Suicide. Certes nous ne sommes pas les plus prolifiques ni les plus stable, mais nous prouvons, depuis quelques mois, avec des hauts et des bas, que nous en voulons et surtout que nous avons un public. Mais pas de contrat à l'horizon. Si je tenais ce Jimmy Reed je l’étranglerais de mes propres mains et je lui ferais bouffer ma chatte pour la peine. Je suis en train de me venger sur mon paquet de clopes que je viens de broyer sans m’en rendre compte.

__ Merde.

Dis-je un peu dépitée. Mes clopes sont cassées. Fais chier.
Je me sers mon café avec du lait et plein de sucre et pendant qu’il chauffe au micro onde, je rafistole tant bien que mal une clope que j’allume illico en prenant une grande bouffée.

TUUUUUUUUUUT

Je récupère mon mug et je me dirige vers le canapé. Comme tous les matins, faudra probablement que je vire deux trois trucs avant de pouvoir m’y installer et que je pousse ce qu’il y a sur la table pour pouvoir poser ma tasse. Enfin j’ai l'habitude, je pousse et voilà, ça tombe derrière et on s’en fout.



Δ Delta

    "Anarchism stands for the liberation of the human mind from the dominion of religion and liberation of the human body from the coercion of property; liberation from the shackles and restraint of government. It stands for a social order based on the free grouping of individual..."

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Daniele Ricci


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MessageSujet: Re: Y'a du level niveau bordel [Dany]   Lun 7 Mai - 12:40



Y'a du level niveau bordel
ft. Meg "Delta" Tyler


-No !!

La petite voix fluette – mais autoritaire – de Tony s’était élevée dans la cuisine. Il venait de frapper sur la main d’Erik qui lui tendait une cuillère pour que le gosse puisse manger. Erik était dépité – la cuillère venait de valser au sol. Le gamin faisait une moue de sale petit gosse capricieux.

-Tony… Tu ne peux pas faire ça !, lâcha Erik sur un ton faussement autoritaire.

La scène était ridicule – heureusement que je n’en étais qu’un témoin passif. Je ne voudrais pas être à la place d’Erik à négocier avec la vile créature de l’Enfer qu’était mon môme.

Erik avait ramassé la cuillère et l’avais – encore – tendu au gosse qui avait refait le même geste qu’il y a deux secondes en faisant valser – encore – l’ustensile au vol.

-No !, lâcha le gosse d’un an.

C’était le matin et Erik était déjà dépasser – ben, c’était joyeux… Sans Maria – partie plus tôt s’occupée de son propre groupe -, c’était plus compliqué de s’occuper de Tony qui, pour l’instant, ne voyait que par sa mère. Heureusement que j’avais décidé d’aller passer la matinée à mon appartement de Santa Monica pour voir comment ça se passait, là-bas, avec Tiny Suicide. J’avais une proposition à faire aux filles qui devraient leur plaire – valait mieux que j’aille leur dire en direct plutôt que par téléphone.

En plus, il fallait que je m’absente d’ici pour prendre ma dose de coke – je n’en avais pas encore repris depuis la nuit dernière où je m’étais relevé uniquement pour ça.  

J’avais achevé mon café amélioré – au rhum – pendant qu’Erik essayait désespérément de filer cette cuillère au môme qui ne cessait de refuser à la prendre.

-Bon, je vous laisse, dis-je en me levant de ma chaise. J’ai un groupe à aller voir…

Je m’étais levé au moment où Tony avait – encore – fait valsé sa cuillère et je l’avais ramassée pour la poser juste devant le gosse sous le regard d’Erik. Je n’avais pas dit un mot et le gamin l’avait prise – à la grande stupéfaction d’Erik qui n’avait pas fait de commentaire.

-Règle numéro 5, Erik, dis-je sur un ton las avant de quitter la pièce pour me rendre au garage.

J’avais pris l’une de mes voitures de sport préférée – celle que personne d’autre que moi n’utilisait et où se trouvait, dans la boîte à gants, les doses de coke pour Delta et consort. La chanteuse des Tiny Suicide était une grande consommatrice mais je préférais lui fournir ses doses plutôt qu’elle m’achète de la mauvaise drogue qui risquerait de foutre en l’air sa carrière – voir pire. Ouais, j’étais un manager prévoyant !

J’avais démarré en trombe, Roadtramp à fond dans la voiture. J’avais dépassé les quelques jeunes latinos qui trainaient autour de ma villa – ceux envoyés par Jim pour protéger Maria et Tony. C’est grâce à ces gosses au teint encore plus halé que moi que je me sentais déjà beaucoup plus serein à l’idée de partir en tournée – malgré les menaces qui continuaient à m’arriver de la part de mon cher oncle.

J’étais arrivé – quelques minutes plus tard – devant l’immeuble qui contenait mon appartement sur Santa Monica. Putain, ça faisait un temps que je n’y avais plus mis les pieds. J’avais tendance à retrouver Delta aux studios de BSC où je laissais, souvent, Tiny Suicide enregistrer ce qu’elles voulaient sur le compte de ma maison de disques – Jim le savait certainement mais il n’avait rien à dire !

Avant de sortir de ma voiture, je m’étais emparé des petits sachets de coke – celui pour Delta et le mien. C’est le mien que j’avais ouvert pour me faire une ligne. Juste de quoi calmer le manque et me ramener une dose d’énergie. Quand ça avait été chose faite, j’avais remis mon sachet dans la boîte à gants et celui de Delta dans ma poche et j’étais sorti de ma voiture.

J’étais monté jusqu’à mon appartement avait deux questions en tête.

1. L’appartement allait-il être en bordel ?
2. Delta allait-elle être bien réveillé quand j’allais entrer ?

Putain, j’avais l’impression que j’allais avoir une réponse positive à ma première interrogation et une négative à l’autre – je connaissais les filles par cœur. C’est conscient que je n’allais pas être satisfait, que j’étais entré dans mon appartement de luxe avec ma propre clé.

La première chose qui m’avait sauté au nez ? Le putain de bordel qui s’étalait partout. Des canettes vides, des vêtements, des objets cassés, des crasses partout – c’était la décadence. Pas surpris autre mesure, j’avais – quand même – affiché une grimace au fur et à mesure de ma progression dans ce chantier. Putain, ça puait les lendemains de fête ici – j’avais l’habitude de cette odeur mais, d’habitude, je suis en train de cuver quand je la sens. Là, heureusement que j’avais pris ma dose et que j’étais un peu ailleurs – sinon, j’aurais était de moins bonne humeur.

J’avais progressé jusqu’au salon où se trouvait Delta – dans le fauteuil au milieu du bordel.

-Salut Delta, dis-je en croisant les bras. Tu as une tête de déterrée, t’es au courant ?, rajoutais-je cynique. Vous avez fait la fête, toi et les filles ?

Putain, c’était clair qu’elles avaient fait la fête. J’avais des tics un peu nerveux – des tics que j’avais à chaque prise de coke – mais ça ne m’empêchait pas de toiser plus ou moins fixement la gamine. Elle était encore dans un état pas possible. Putain, même Evan Kurtz à l’époque de The Army ne m’avait jamais paru aussi loin.

@ Billy Lighter


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MessageSujet: Re: Y'a du level niveau bordel [Dany]   Jeu 10 Mai - 4:35



Y'a du level niveau bordel
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Je bois mon cawa mi recroquevillée, mi avachie dans le fauteuil que je viens de débarrasser. Le tas de fringues qui était dessus est désormais soigneusement entreposé à côté du siège. Je l’ai viré d’une main, ma tasse dans l'autre, ma clope au bec avant de me poser telle une baleine hirsute s’échouant lamentablement. Je prends ma position habituelle : pied droit posé sur le siège, genoux droit replié et épaule dessus, mon autre jambe pliée repose comme en tailleur sur le siège.

Ce que j’aime bien dans les moments comme ça, où je suis a l’ouest complet et où je cuve la soirée de la veille, c’est la lenteur des choses. Je sais qu’une fois vraiment réveillée, tout va s'accélérer. Je suis speed, j’y peux rien. Alors pour moi, ce moment entre éveil et sommeil, rallongé par les dernières vapeurs d’alcool, de descente de coke et de speed, la fatigue de s'être couché, comme souvent, au petit matin, c’est très reposant. Je me laisse porter par le fauteuil qui tangue et roule sur la rivière qui coule lentement et je regarde la rive défiler doucement. Tout est calme, lent, doux.

Un clic clac se fait entendre dans la serrure, je pense que c'est Sid ou Deb, mais j’ai pas l'énergie de réellement me poser la question. Ca annonce nécessairement la fin de ma solitude et donc de ma lente tranquillité intérieure et extérieure. Je grimace à cette idée. Nostalgique, je me prépare à me réveiller un peu plus et à ne plus me rendormir avant que mon corps, épuisé, prenne le pas sur mon esprit bourdonnant et virevoltant dans tous les sens.

Sauf que, surprise, c’est Dany ! Bon, ca ne change rien, au contraire. Un instant d'incompréhension vaseuse passe derrière mon regard fixe. Ben oui, c’est son appart’ donc évidemment il a les clés. En réalité, la question est pourquoi il vient là. Mais cette question aussi me passe au dessus. Il est là et c’est tout. Quand au bordel intégral qui règne dans le logement qu’il nous prête gracieusement, j’ai tellement l’habitude du bazar et tellement l’habitude de squatter que ca me semble normal. Ce qui pour la plupart des gens est invivable voir carrément flippant est, pour moi, un environnement dans lequel je me sens bien, en sécurité. Je bouge pas de ma position dans le fauteuil et lève juste le nez de mon café avec un sourire en coin et un signe de la main qui veut dire bonjour : deux doigts en V.

__ Ouaip, je sais. C’est la base le matin, Dany. Tu connais pas le dicton ? Si le matin t’as pas une tête de chien, ta soirée a servi à rien.

Je rigole bêtement de ma propre blague avant d'ajouter :

__ On fait la fête presque tous les jours, mais tu le sais très bien, et tu sais très bien ce qu'est la vie d’artiste, donc pourquoi cette question ?

Je me souviens soudainement du crac de tout à l’heure, je fais la moue. Je regarde le fond de ma tasse : désespérément vide. Je la pose, prends une clope, l’allume et vérifie une nouvelle fois que ma tasse ne s’est pas remplie par miracle. Bon. Je vais devoir me bouger. Avec mon café je trouve la force de me lever pour aller voir ce que j’ai cassé, mais tout juste. J’avance lentement, slalomant à nouveau entre les cartons de bouffe et les fringues. Comme tous les endroits se ressemblent un peu ici, je peine à trouver le bon tas de vêtements. Je creuse un moment dans le couloir en mettant de la cendre partout avec ma clope avant de trouver l’objet du crime. Une baguette de ma batteuse, cassée en deux. Elle va pas être ravie, mais ca aurait pu être pire, elle casse elle même bon nombre de baguettes, donc elle a des paires de rechange en pagaille.

Je les ramène au salon. Après ce grand moment d’action frénétique j’ai bien mérité une petite pause. Je pose les baguettes sur la table basse, prends ma tasse et vais à la cuisine me faire chauffer un café.

Quand je reviens je m’affale à nouveau dans mon fauteuil favori et me rallume une clope en buvant une gorgée de mon éternel café au lait sucre. Un kiff. L'alcool ? Non c’est dégueu, ce que j’aime est l’ivresse, pas la boisson. Mais ma dizaine de café au lait journalière et ma trentaine de clopes, ca c’est vraiment bon. Ajoutez a ca speed, coke, joints, sexe et bien sur rock n roll, j’adore ma vie, même si j’ai pas un rond, j’ai tout ce dont j’ai besoin.

__ Tu sais quoi Dany, on a bossé sur une nouvelle chanson avec les filles. Si tu veux mon avis on tient un putain de tube. Faudrait qu’on passe au studio pour l'enregistrer.

Jimmy Reed, je t’emmerde, tu veux pas nous signer mais ca change rien a part qu’on est libre de te dire merde quand tu voudras nous mettre en cage.



Δ Delta

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MessageSujet: Re: Y'a du level niveau bordel [Dany]   Jeu 10 Mai - 14:37



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Putain, c’était vraiment le bordel – mon appartement ressemblait à ma villa les jours de lendemain de fêtes… A la différence que – dans ma villa – il y avait Erik et les serveurs de la veille pour tous nettoyer… Ici, les Tiny Suicide étaient livrées à elle-même et incapable de ranger le bordel ambiant après s’être mis mal. Pouvais-je leur en tenir rigueur ? Hypocritement oui – bien sûr ! Il ne fallait pas oublier que Daniele Ricci n’aimait pas la saleté quand elle ne venait pas de lui.

Delta avait une sale gueule – une gueule de lendemain de fiesta – et elle le savait. Seulement, elle m’avait balancé un dicton assez efficace que pour me faire sourire. Elle ne manquait jamais de réplique, la gamine. La chanteuse de mon groupe avait dit qu’elles faisaient la fête tous les jours et que je le savais. Ouais, je le savais – je savais que les Tiny Suicide étaient aussi talentueuses que paumées et que faire la fête était tout aussi important que faire de la musique. Un peu comme faire la fête était tout aussi important, pour moi, que de manager mes groupes. Pouvais-je leur en tenir rigueur ? Hypocritement oui – bien sûr !

-C’était une question rhétorique, Delta, dis-je avec un sourire en coin et le bras croisés. Ça pue la soirée bien arrosée ici.

Pas qu’arrosée à mon avis connaissant les pratiques du groupe – sauf que le speed et la coke n’avait pas d’odeur. Or, j’étais certain que ça avait consommé sec hier. Heureusement que j’étais venu aujourd’hui pour ravitailler Delta – parce que j’allais lui expliquer mon plan pour le reste de l’année et elle allait devoir bosser.

Je n’osais pas m’assoir parce qu’il faisait trop sale – j’étais, de toute façon, trop hyperactif à cause de la coke pour me poser quelque part. Delta – elle – s’était levée, avait allumé une clope, slaloma dans tout le bordel et était sortie de la pièce pour revenir après avec des baguettes de batterie cassées. Putain, heureusement que ça se remplace assez vite ces trucs…

-Je me demande, parfois, si je ne devrais pas vous engager un nettoyeur, dis-je toujours debout et assez fort parce que Delta s’était éclipsée dans la cuisine. Ou une nounou… C’est bien aussi…

Pas sûr que ça lui plaise cette histoire de nounou – mais elle savait que je blaguais.

Delta était revenue dans le salon pour s’affaler dans le fauteuil ou je n’osais pas me poser par peur d’avoir le pantalon tout sale – putain, c’était tellement plus facile à encaisser, la saleté, quand on était mort bourré…

Seulement, je n’étais pas mort bourré – juste un peu shooté… J’avais regardé vers le café rempli de lait de Delta.

-Putain, comment est-ce que tu peux avaler ça ?,
dis-je en grimaçant. Ça ne ressemble même plus à du café…

Delta avait repris la parole – Tiny Suicide avait bossé sur une nouvelle chanson. Un tube d’après elle – ah, ça c’était intéressant !

-Un tube ?, dis-je d’un coup intéressé. Si s’en est vraiment un, je veux bien oublier l’appartement en bordel, rajoutais-je avec un grand sourire. Je vous réserverais le studio pour l’enregistrer. Si ça sonne bien, je pourrais vous financer un nouveau single.

Je ne tenais plus en place. Je marchais de long en large – un peu bouffé par des tics qui trahissait mon hyperactivité.

-Vous n’aurez qu’à venir demain l’enregistrer,
rajoutais-je souriant.

Tiny Suicide était mis de côtés depuis trop longtemps – il était temps d’essayer de faire vraiment craquer Jim. Pour ça, un single ne sera pas de trop.

-J’ai, moi aussi, bossé pour vous ces derniers temps… Je vous ai organisé un concert au Stryge Bar avec Roadtramp
, dis-je en m’arrêtant de marcher pour fixer Delta. Vous aurez un quart d’heure pour convaincre le public du Stryge.

C’était un défi – mais les filles avaient l’habitude des challenges.


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MessageSujet: Re: Y'a du level niveau bordel [Dany]   Dim 13 Mai - 10:04



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Alors que mon manager préféré me raconte des conneries, je balance du fond de la cuisine, en criant un peu pour qu’il m'entende :

__ Va te faire foutre Dany. Tu sais bien que c’est toi notre nounou… hein papa.

Blague compte double. Je l’appelle comme ça quand il fait son lourd, son moralisateur ou qu’il essaye de me donner des conseils. Je crois qu'il déteste depuis toujours. Mais depuis qu'il est vraiment papa, c’est encore plus drôle, même si je lui souhaite carrément pas que son fiston tourne comme moi.

Je suis incapable de m’occuper de moi même, encore plus d’un appartement, mais je déteste qu’on le fasse à ma place. Par contre, une femme de ménage serait pas du luxe, je lui accorde. Mais est-ce que je supporterais qu’une parfaite inconnue s'immisce dans mon bordel. Est-ce que je supporterais que ce bordel n’existe plus et que l’appartement soit rangé et propre. À tous les coups je retrouverai plus rien et je déprimerai. Enfin, mais c’est le cadet de mes soucis, le risque de fuite n’est pas négligeable, pas que ce soit un secret que nous nous droguons, mais bon.

__ C’est bien le but. Le café c'est dégueulasse, le seul truc bon dans le café c’est la caféine. Y’a qu’avec du lait et beaucoup de sucre que c'est buvable. Mais si tu veux y’a du café noir dans la cuisine, et y’a même des tasses propres.

La conversation bifurque rapidement sur la musique, je parle à Dany de notre nouvelle chanson qu’il me propose de venir enregistrer dès le lendemain. Il va nous financer un nouveau single, c’est bon pour nous, mais cette fois, j’espère que ça aboutira enfin à la signature d’un contrat avec BSC. Je sais que Daniele a les moyens et qu’il doit avoir des combines pour le studio, il est trop malin pour se ruiner, même pour le meilleur groupe de tous les temps, ce que nous ne sommes pas. Je ne sais pas dans quelle mesure c’est Jimmy Reed qui paye la facture sans le savoir, et je devrais en avoir rien à foutre, comme de tout le reste, mais ça me plaît pas. Cette histoire de contrat pue du cul, on devrait être signées et ça traîne depuis plus d’un an maintenant. La drogue, notre instabilité, mon overdose, notre manque d’expérience, tout est bon pour refuser, mais BSC à déjà signé des groupes autrement moins expérimentés et aussi instables et défoncés que nous. Y’a un truc qui cloche et j’aime pas que Daniele prenne des risques pour nous alors que ce connard de boss de BSC ne se mouille pas.

__ Faut que je vois avec les filles si elles sont dispo, mais ok, je pense qu'on est prêtes à l’enregistrer.

Je réponds pas pour l’appartement en bordel, je pense, j’espère tout du moins, qu’il plaisante. Je compte pas m’excuser pour la façon dont je vis. Je compte pas changer, ca me fait beaucoup trop peur, l’ordre, le vide, c'est pas pour moi, ça m’angoisse. J’ai jamais eut de chez moi, et si j’apprécie autant le geste que l'endroit, je m’y sens juste assez bien pour y poser mon bordel, pour le moment. De toute façon, le seul moyen que cet endroit retrouve un semblant d’ordre, c’est que j’arrête d’y vivre. Or, j’ai pas de quoi payer un loyer, donc ça veut dire retourner dans la rue, vivre à nouveau dans les squats. Moi je m’en fous, c’est Daniele qui a voulut me sortir de la rue, j’y retournerais si je le dérange, si mon bordel le dérange.

Quand je sors de mes pensées, je remarque enfin que l’italien arrête pas de bouger depuis son arrivée et qu’il a des tics nerveux. Je fais vite le lien avec nos stupéfiants préférés.

__ Ah bah je vois que t’es déjà bien réveillé ! Je croyais que t’avais arrêté. Poses toi, tu me files le tournis, y’a des gens qui sont en pleine descente ici...

Je me lève et lui fait une place sur le canapé en balançant deux trois trucs un peu plus loin. Mais à l’évocation de Roadtramp, d’une première partie et du Stryge Bar, je me bloque. Mon coeur et mon estomac viennent d’échanger leurs places, je me retourne vers Daniele, mes yeux s'illuminent. Le temps que l’ampli dans ma tête cesse de faire résonner l’intro absolument dantesque de War Without End, je me jette au cou de Dany et lui colle un bisou baveux sur la joue.

__ Merci Dany. C’est dans nos cordes, on va leur exploser les oreilles et le cerveau. Avec toutes les petites scènes qu'on a fait dernièrement, je sais qu'on est prêtes à relever ce défi.

Je lâche le manager et hoche la tête, un peu triste car cette excellente nouvelle me fout le cafard en me rappelant que j’aurais donné n’importe quoi pour être sur cette tournée, en première partie de Roadtramp, mais que, sans contrat avec BSC, c’était foiré d’avance.

__ Je sais pas si ça suffira à me consoler de pas partir en tournée avec eux, mais c'est mieux que rien. Tu te souviens l’année dernière, ils ont commencé quasi inconnus en première partie de The Lightening et à la fin ils étaient autant attendus que Billy Lighter. Et la foule qui hurlait : Road-tramp ! Road-tramp ! C’était tellement bon ! J’en avais des frissons plein la chatte à écouter ça depuis les coulisses.



Δ Delta

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MessageSujet: Re: Y'a du level niveau bordel [Dany]   Lun 14 Mai - 14:19



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Papa – putain qu’est-ce que je détestais quand Delta m’appelait comme ça… Je n’étais pas son putain de père. J’avais déjà un môme, je n’avais pas besoin d’un autre. J’avais ronchonné à cette appellation – qui était de bonne guerre après la réflexion que j’avais fait.

Je n’étais pas la nounou des Tiny Suicide – j’étais leur manager. C’était peut-être pour ça que tout allait à vau-l’eau dans cet appartement.

Delta était revenue avec son café qui n’avait strictement rien d’appétissant – il était bourré de lait et, certainement, de sucre et ne ressemblait plus du tout à du café. Seulement, la gamine avait sa propre théorie sur le café – couvrir le goût parce que ce n’était pas le goût l’important mais la caféine. C’était comme si j’essayais de couvrir le goût du whisky parce que c’était l’alcool l’important.

-Je ne veux pas de café, merci, dis-je en faisant la moue. Et je doute que les tasses soient assez propres pour moi…

Ouais, je n’avais pas vraiment envie de tenter de boire dans une des tasses vu le bordel ambiant. Puis, j’avais bien moins envie de café que de whisky.

De toute façon, je n’étais pas ici pour parler café – ni pour en boire -, j’étais ici pour discuter des projets de Tiny Suicide. Les filles avaient une nouvelle chanson ce qui nous ouvrait les portes pour la création d’un nouveau single – le dernier avant leur signature, je l’espérais. Ce n’est pas que je manquais d’argent – j’étais multimillionnaire – mais je prenais ça pour un échec de ne pas arriver à convaincre mon meilleur ami de faire signé mon putain de groupe. Tout ça parce qu’il était misogyne même s’il prétendait que ça n’avait rien à voir devant la presse. Delta voulait bien enregistrer dès qu’elle aura prévenu les filles.

-Parfait !,
dis-je satisfait.

Putain, ça sera déjà ça de fait ! Après ça, je ferais toutes les démarches qu’il faut pour produire le single.

Je ne tenais toujours pas en place même si mon discours n’avait – pour le moment – rien de transcendant. Seulement, la cocaïne avait la fâcheuse tendance de me rendre bien plus hyperactif que d’habitude. Delta – experte en la matière – m’avait directement grillé. Putain, heureusement que Maria n’était pas Delta… Inutile de nier – Meg ne serait pas dupe.

-J’ai replongé mais ça ne durera pas…, dis-je d’un air détaché. Je suis Daniele Ricci, j’arrête quand je veux.

J’avais – encore… - la ferme conviction de pouvoir arrêter quand bon me semblait. Je n’arrivais pas à prendre conscience que, chaque jour, je consommais plus et que la tournée qui se profilait à l’horizon n’allait certainement pas améliorer mon cas.

Delta m’avait fait de la place sur le canapé mais je n’avais pas du tout envie de m’y assoir – si ça tombe, une pizza pas fraiche avait peut-être trainé là où elle me proposait de poser mon royal cul. J’avais, donc, fait comme si elle ne m’avait rien proposé et j’avais continué à lui foutre le tournis – tout en lui distillant ma première idée qui était celle d’un concert au Stryge Bar avec Roadtramp.

Je ne m’attendais pas à ce que Delta me saute au cou – c’est ce qu’elle avait quand même fait me coupant un peu le souffle. Elle était contente et se sentait à la hauteur. Que demander de plus ?

-Parfait ! Je suis sûr que vous ferez du bon boulot ! Vous aurez encore plus de fans après
, dis-je souriant.

La chanteuse de mon groupe regrettait – quand même – amèrement de ne pas être la première partie de Roadtramp en tournée. J’étais aussi déçu qu’elle. C’est Olivia Cortez qui allait avoir la chance de faire ses preuves lors de la tournée. Je crois que si Delta avait connaissance que Cortez était la fille de Jim, elle irait de se pas tuer la jeune blonde – putain, ça ferait un bon thriller pour le tout nouveau producteur de film que j’étais ! Trêve de plaisanteries – la déception de Delta était compréhensible surtout que Roadtramp, en première partie de The Lightening, avait définitivement percé.

J’avais posé une main – réconfortante ? – sur l’épaule de Meg.

-Un jour tu auras la même chance que Roadtramp. Je suis Daniele Ricci, je ferais craquer Jim et ça sera bien plus tôt que tu ne l’imagine
, dis-je avec un air sûr de moi. En attendant, j’ai peut-être de quoi te remonter le moral.

J’avais retiré ma main et avait patienté pour faire monter le suspense. Pour ça, je m’étais dirigé vers une armoire où je savais qu’il devait rester de l’alcool – si les filles n’avaient pas tout bu… Je l’avais ouverte – miracle, du whisky ! Je m’étais emparé de la bouteille pour commencer à boire.

-Je crois savoir comment augmenter votre notoriété sans avoir besoin d’un contrat avec BSC, dis-je en souriant et en me retournant vers Meg. Vous ferez des apparitions dans le show de Roadtramp, en tournée, voir même faire des petits concerts rien qu’à vous avant ou après le show de Roadtramp et Cortez. Vos voyages en avion et chambres d’hôtels seront au frais de BSC. Je ferais passer à Jim que vous embarquer sur la tournée en tant que roadies pour aider, dis-je fier de mon idée.

Je m’étais rapproché de Meg avec ma bouteille en main.

-Qu’est-ce que tu en dis ?, dis-je avec un grand sourire.

Si les filles rencontraient un franc succès au niveau mondial, Jim n’aura plus le choix.



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Meg "Delta" Tyler


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MessageSujet: Re: Y'a du level niveau bordel [Dany]   Ven 18 Mai - 6:46



Y'a du level niveau bordel
ft. Daniele Ricci



Qu’importe le flacon pourvu qu’on ait l’ivresse, telle est ma devise, poussée au paroxysme car je n’aime ni le café, ni l’alcool, mais bien la drogue que ces deux substances contiennent, l’effet que cela produit sur moi, sur mon corps et mon esprit. J’aime être bourrée, j’aime être défoncée, j’aime être réveillée à grand coup de caféine. La manière dont j’arrive à cet état de conscience qui me permet de supporter l’existence m’importe peu. C’est d’ailleurs pour ça que je prends n’importe quoi en drogues, que j’aime tant le speed qui est une merde sans nom mais sont les effets sont absolument sensass, et que Daniele s'évertue à me fournir pour éviter que je me tue avec une dose coupée à la mort aux rats.

__ T’inquiètes, on utilise pas la vaisselle plus d’une semaine d’affilée, après on lave.

J'émets un petit rire espiègle histoire d’enfoncer le clou. Je plaisante, bien sûr, quoi que, Dany est en droit de se poser la question, surtout si on regarde la pile de vaisselle sale qui moisi dans le lavabo. Ouais, de temps en temps on fait la vaisselle, mais la plupart du temps on lave ce dont on a besoin et on laisse le reste. C’est une sorte d'étude scientifique sur l’apparition de la vie, on recrée un milieu pour voir comment on passe de la bactérie au vertébré. Si ça se trouve on sera à l’origine d’une nouvelle forme de vie intelligente qui supplantera l’homme, ou d’une remède, comme la pénicilline qui nous vaudra un prix Nobel.

__ Ouais, moi aussi j’arrête quand je veux Dany, t’inquiètes. De toute façon la coke ça rend pas accro. Mais c’est bon hein, on se sent invincible.

Le manager italien ne s’assoit pas malgré mon insistance et ma prévenance de lui avoir dégagé de la place sur le canapé. Quel con, quel snobinard ! Bon, je comprends, je sais que là il pourrait courir le cent mettre tout en convainquant Jimmy de nous signer, mais du coup, pour moi, c’est difficile de le suivre dans l’état où je suis. Il me faut une trace ou n’importe quoi pour remonter la pente, sans quoi je vais bader. Je file dans ma chambre, la drogue, c’est le seul truc que je range presque bien à chaque fois. En fait, c’est depuis peu, mais ça m’est arrivé de perdre des grammes de coke ou de speed, et j’étais tellement énervée que j’ai pris cette résolution et je m’y tiens la plupart du temps. Dans mon tiroir je trouve un reste de ma drogue préférée et de quoi faire un parachute. J’apporte le tout dans le salon, je pousse des trucs sur la table pour faire de la place et je me fait ma petite préparation vite fait avant de la gober. Je vais pouvoir rejoindre Dany parmi les hyperactifs d’ici quelques minutes. Je sais que je vais regretter mon état de larve si reposant, mais voilà, la journée à bel et bien commencé et donc… c’est partiiiiiiiiiiiiii !

__ Je pensais que tu le ferais craquer plus tôt, déjà, je suis pas déçue, tu fais beaucoup pour nous et j’en ai conscience, je vais pas te cracher à la gueule, mais ton Jimmy là, c’est le dernier des débiles ou juste ma tronche lui revient pas ? Parce que je peux aller voir ailleurs aussi, j’ai vaguement entendu parler d’une indépendante, Maria je sais plus quoi. Je veux pas te trahir en allant la voir sans t’en parler, mais si BSC nous signe pas, il va bien falloir qu’on prenne une décision pour notre avenir, parce que là, si rien n’avance c’est en grande partie à cause de Reed et nous pendant ce temps, on galère à moitié, même si heureusement t’es là pour nous aider. C’est pas à toi de payer pour nous faire vivre.

C’est alors que Daniele m’expose sa nouvelle stratégie. Mon sourire en coin s’élargit au fur et à mesure que j’entrevois les possibilités de ce gros mensonge. Perso, si je suis fidèle à Dany parce qu’il m’a sortie de la rue et que je l’aime bien, je peux tout à fait mentir à Jimmy et cautionner qu’on lui fasse à l’envers parce que ce type me revient de moins en moins. Donc l’idée ne me choque pas et je ne me pose pas une seule seconde la question de savoir si les rapports entre Reed et Ricci en pâtiront, c’est pas mon problème.

__ OK. Je dis aux filles de préparer leurs valises alors.

J’ai parlé d’un ton super posé, comme si j’étais calme et que tout était sous contrôle, mais en fait, je suis beaucoup trop contente et excitée pour continuer à me contenir, surtout que, comme par hasard, cette annonce coïncide avec ma montée de speed.

__ Yahouuuuuu.

Je saute sur la canapé, j'agite ma tête dans tous les sens comme si je jouais un morceau endiablé, je saute par terre en hurlant. Je cours vers la chaîne hi-fi et mets le son à fond et je me met à chanter Don’t stop me now et danser dans tout l’appart avec Freddie Mercury.

__ EXLOOOOOOODE, I’M BURNING TO THE SKY

Je fais le robot sur la partie répétitive puis à genoux par terre je fais du air guitare pendant le solo. Je finis étalée par terre, essoufflée et hilare avant de me relever pour m’allumer une clope et en profiter pour piquer la bouteille de whisky que Daniele va finir par terminer sans m’en avoir laisser une seule goutte alors que c’est probablement tout ce qu’il reste vu que, comme à notre habitude on a dû boire tout ce qu’on avait et que faire des stocks pour avoir un bar digne de ce nom, c’est pas notre truc. Enfin en fait on a bien essayé, sauf qu’à chaque fois qu’on achète, on picole tout dans les deux jours grand max, et ça c’est si on n’est pas en forme.

Je bois, m’essuie la bouche avec le poignet et rend la bouteille à Daniele avant d’aller chercher ma gratte dans ma piaule.



Δ Delta

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MessageSujet: Re: Y'a du level niveau bordel [Dany]   Sam 19 Mai - 17:44



Y'a du level niveau bordel
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Les Tiny Suicide n’utilisent pas la vaisselle plus d’une semaine d’affilée ? C’est censé me rassurer, ça ? J’étais en train de prendre Meg au sérieux et ce n’était pas rassurant. De toute façon, je n’avais vraiment pas envie de mettre n’importe quel liquide dans la vaisselle utilisée par mon groupe – c’était impossible pour moi. Tout ça n’était pas suffisant pour que je puisse boire dedans de toute façon… Je n’osais même pas aller voir l’état des tasses – c’est dire…

Par après, Delta m’avait grillé sur ma consommation de coke. Putain, ma propre petite amie ne m’avait pas grillée depuis que j’avais replongé et il suffisait que je fasse deux pas ici pour qu’une experte en cocaïne me grille – c’est que je n’étais pas assez discret. Seulement, je lui avais dit que je pouvais quitter la coke quand bon me semblait. Vous savez quoi ? Delta était d’accord – elle avait dit qu’elle pouvait arrêter quand elle voulait aussi. Était-ce rassurant. Loin de là – mais je prenais tous les encouragements quel qu’ils soient.

-Invincible ? Disons que ça me permet de rester alerte, dis-je en souriant. Ce qui n’est déjà pas mal !

Delta pouvait arrêtez la coke qu’elle disait – mouais, j’avais des doutes. Seulement, bien des gens devaient avoir des doutes sur ma propre capacité à arrêter du jour au lendemain… J’avais le double rôle pour le coup – celui qui ne croit pas l’autre capable et celui qui est dans la position du consommateur que les autres ne croient pas capable d’arrêter…

Je préférais – pour le coup – ne pas renchérir sur la drogue et me contenter de continuer à faire les cents pas en ignorant la place que m’avait faite Delta sur le fauteuil.

J’avais essayé de rassurer Delta en lui faisant miroiter qu’elle obtiendra – un jour – les mêmes applaudissements que Roadtramp. J’étais Daniele Ricci – j’étais capable de lui obtenir ça. Le seul obstacle que nous avions était mon propre meilleur ami… C’était vraiment très triste ! Seulement, j’avais une parade pour passer par-dessus les idées misogynes d’amico mio et je comptais bien l’exposer devant Delta. Mais celle-ci s’était déjà éclipsée dans sa chambre alors que j’étais allé chercher l’incontournable whisky. Putain, les gosses, ça ne sait pas rester en place !

J’avais bu un peu pendant sa très courte absence et elle était revenue pour se shooter dans le salon – c’est du joli !

Je l’avais regardé faire sa préparation et se l’enfiler devant moi. Ce n’est qu’après qu’elle m’avait fait part de sa déception par rapport à Jim – ce que je comprenais. La suite était du pur délire. Elle m’avait parlé de Maria – elle n’avait pas capté que la Maria dont elle parlait était mon ex-secrétaire. Putain, la drogue c’était mal ! Delta m’en faisait la triste démonstration alors même que j’étais encore sous influence. Seulement, tout ce qu’elle m’avait dit en disait long sur l’état mental de Tiny Suicide. Si je ne les faisais pas signer assez vite, mon petit bijou risquait de me filer entre les doigts – tout ça à cause de Jim… Putain, si ça venait à arriver, amico mio allait m’entendre !

-Je suis multi-millionnaire, Delta, dis-je avant de boire un coup. Je n’ai aucun problème à faire vivre trois personnes dans un appartement déjà entièrement payé et à leur financer un single de temps en temps. Je sais que vous pouvez facilement percer. Je dois juste convaincre sto’ cazzo de Jim, dis-je avant de pousser un soupir. Quant à Maria… La Maria dont tu me parles, c’est ma petite amie… Tu sais celle qui a été ma secrétaire pendant 10 ans… C’est elle la manager indépendante dont tu parles… Si tu vas lui en parler, je le saurais. Son bureau est dans ma villa, Delta, dis-je avec un sourire un coin.

Est-ce que j’allais les dissuader d’aller chez Maria ? Non – ça serait débile. Mieux valait Maria que Timmy Evans et MTI. Seulement, je n’étais quand même pas – au plus profond de mon ego – prêt à céder mon groupe de fille même à ma petite amie. Seulement, si Jim refusait catégoriquement de faire signer Tiny Suicide, il allait falloir que je pense à l’alternative Maria – déjà envisagée par mon propre groupe vraisemblablement…

Putain – amico mio – tu vois dans quelle situation tu me mets avec tes conneries ?

Dans l’optique de rallier mon groupe à ma cause, j’avais exposé mon plan à Meg – un putain de plan qui pourrait bien convaincre Jim de faire signer Tiny Suicide. Mon idée était génial – j’étais un génie. Delta l’avais accueillie sereinement et d’une façon très posée – putain, après ce qu’elle avait pris, elle devrait sauter de joie…

-Parfait !,
dis-je satisfait. Je ferais toutes les formalités qu’il faut pour vous donner le statut de roadies provisoirement.

Soudain, Delta s’était exclamée et avait commencée à sauter dans le canapé en faisant une reprise tout à fait improvisée d’une chanson de Queen. J’avais montré mon sourire en la voyant heureuse – Daniele Ricci fournisseur de bonheurs. A moins que ça soit en partie à cause du speed qu’elle venait de prendre. Mon ego me demandait de me donner entièrement le crédit pour le trip que se prenait – en ce moment – la gamine et ne pas l’accorder à la drogue.

J’avais bu en la regardant fêter ce qui allait être une grande tournée où – j’en étais sûr ! – Tiny Suicide allait faire son trou. La bouteille était presque vide quand la gamine s’était étalée à terre épuisée par sa débauche d’énergie.

Seulement, il en fallait plus pour mettre Delta K.O. et elle s’était relevée pour venir me faucher ma bouteille et en boire une putain de gorgée.

Putain… !

Elle m’avait tendu la bouteille – dérogeant à ma putain de règle numéro 5 – et je ne l’avais pas prise. Seulement, Delta était dans son trip – et, soyons honnête, moi dans le mien – et, du coup, je n’avais pas pris la bouteille qui s’était brisée au sol pendant que Delta était déjà partie chercher je ne savais quoi.

Le whisky avait maculé le sol et les morceaux de verres aussi… J’avais regardé ce véritable gâchis avec un air profondément – très – triste.

-Putain, la règle numéro 5, Delta !, dis-je en faisant une moue digne d’un enfant et en criant assez fort pour qu’elle m’entende. Ne me tend pas des trucs ! Ah et ne bois pas dans mes bouteilles non plus, c’est la règle numéro 6 !, dis-je catégorique et en me retournant vers l’armoire à l’alcool pour y chercher une autre bouteille – mais il n’y avait plus rien, putain !

Vous voulez un conseil ? Ne fréquentez jamais Delta vous finirez par finir dans le même état.

Elle s’était ramenée avec sa guitare d’ailleurs.

-Ah avant que tu ne commences à faire quelque chose de constructif avec ta guitare, dis-je en passant par-dessus les débris de verre. Voilà ta dose de coke…, rajoutais-je en posant le petit sachet de coke sur la table basse. C’est la meilleure de Los Angeles…

Ce n’était pas la coke du gang de Jim – c’était celle de Brooklier mais je crois qu’il est en partie fourni par Jim… De la bonne – la même que je prenais.

-C’est à ça que je carbure alors tu n’as rien à craindre…,
rajoutais-je en m’asseyant à moitié sur l’accoudoir du divan. Tu vas me montrer ta nouvelle chanson ?, demandais-je curieux. J’ai envie de voir ce que ça donne même si je n’aurais que le chant et la guitare… C’est mieux que rien…



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MessageSujet: Re: Y'a du level niveau bordel [Dany]   Hier à 13:48



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La vaisselle n’est pas plus notre tasse de thé que le rangement et le ménage, c’est un fait. On n’a pas que ça à foutre et ça sert à rien. Quand on range, deux jours plus tard c’est comme si on avait rien fait, c’est carrément une perte de temps et d'énergie, le boulot le moins gratifiant du monde, tu m'étonne que les mecs aient délégué le travail domestique aux femmes, pourquoi partager quand on peut confier le sale boulot aux autres. Mais nous, de une, on fait la fête tout le temps, on a n’a pas de temps à perdre dans des travaux herculéens inutiles, rébarbatifs et non créatifs. De deux, on s’y retrouve très bien, presque toujours, et on y vit très bien, c’est un endroit sans prise de tête où personne n’est l’esclave de personne et encore moins de l’appartement et de l’ordre établi - peut-être sommes nous esclaves du désordre, mais c’est un moindre mal.

Après si Daniele décide de nous foutre dehors parce que c’est trop degeu et bordélique pour lui, on fera avec et on pourra pas lui en vouloir. Après tout c’est chez lui, même si on y a pris nos marques et que ça se voit… absolument partout ! Pour ça je le remercierais jamais assez, même si, peut-être je lui montre pas trop et je lui dis pas toutes les cinq minutes non plus. On dirait pas comme ça, mais je lui suis redevable de tout ce qu’il a fait pour moi et pour nous, et j’ai beaucoup de respect pour lui, pour ce qu’il est tant que pour ses actes. Ce mec est un amour, à tout point de vue, j’en démordrais pas malgré ce que certains disent sur lui. Héberger et manager les Tiny Suicide, c’est pas de tout repos et j’en suis tout à fait consciente. Je serais prête à faire pas mal de choses pour lui rendre service, mais comptez pas sur moi pour lui dire que la drogue c’est mal, qu’il devrait arrêter ou toutes ses conneries. Déjà niveau crédibilité pour donner des leçons en matière de sobriété, je suis mal placée. Mais surtout, je pense que chacun est libre de prendre ce qu’il veut, que c’est bien bon et que ça permet d’explorer de nouvelles sensations, que l’idée dangereuse qu’on s’en fait est très surfaite et que la vie c’est le danger, si non on s’emmerde.

__ Appelles ça comme tu veux, alerte, invincible, surpuissant, incroyablement géniale et sexy. Moi ce que je préfère, c’est que malgré mes 50kg toute mouillée, je peux boire des litres d’alcool et je tiens toujours debout, même pas je vomis, et ça tu vois, c’est la classe. Mais quand même je préfère le speed, même plus besoin de bouffer, même plus besoin de dormir, c’est magique !

Fallait bien que je lui dise que même si j’aime la coke, la sienne particulièrement, je préfère le speed, il me fourni une drogue trois fois plus chère que celle que je préfère, vaut mieux être au courant, non ? Les descentes sont autrement plus hard core, mais du coup la solution c’est de pas descendre.

__ Ah ouais ? Maria c’est ta chérie ? J’me disais bien que son nom me disais un truc, j’ai dû la voir quand elle était ta secrétaire. Pourquoi vous montez pas un label indépendant tous les deux ? Je capte rien à ce monde du business musical là, mais t’facon, c’est pas mon problème, c'est le tiens. En attendant, ton pote Jim commence à me sortir par le trou de balle et, par principe, je préférerais mille fois bosser avec une femme qu’avec un connard plein aux as - je dis pas ça pour toi, t’es pas un connard… Par contre Jimmy…

Je bug

__ Mais du coup, si on signe avec ta femme, on te trahit pas vraiment… je sais plus…

Je me perds quelques instants dans mes pensées tortueuse pour essayer de comprendre si travailler avec Maria c’est trahir Dany. Mais il bosse pour Jimmy, donc il pourrait plus nous manager, si ? Le néant de ma compréhension du show business envahit mon cerveau et je fixe l’italien d’un air vague pendant un moment. On ne saura jamais si mon absence totale de sens du business et de compréhension de ce monde est dû à mes abus de substances licites et illicites en tout genre ou à ma capacités à ne pas enregistrer dans ma mémoire, même immédiate toute information qui ne m’intéresse pas. Toutes ses conneries de maison de disque, de manager, producteur, de qui couche avec qui, qui aime qui, qui déteste qui, je m’en balance complet. Ces informations étant jugées non pertinentes je les classe au même rang que de savoir si mon voisin à mangé une pomme ce matin. Ça rentre par une oreille et ça sort par l'autre sans toucher le moindre neurone, ce qui en soi, est une performance quand on sait combien de ses cellules on trouve entre les deux oreilles, justement. Cette fois je vais essayer quand même de retenir l’essentiel, Maria est la femme de Dany qui travail pour Jimmy. Je comprends pas mieux ce que ça implique et je garantie rien, mais je vais faire un effort. Je reprends donc le contrôle de mon corps, de mon esprit et de mon regard. Hey, salut ! Je suis de retour dans la réalité - j’ai vu de la lumière et je suis entrée.

__ Je sais que t'as du flouze à ne plus savoir quoi en faire, si non je t’aurais pas laissé payer pour nous, je vole pas les petites gens.

Je réfléchis un instant au bien fondé de ma petite crise existentielle. Je boude pourquoi ? Parce que j’ai pas de tune ? J’ai pas besoin de plus que ce que mon manager préféré me fournit déjà. Je manque un peu d’indépendance financière, c’est chiant et ça me place au rang de pute ce qui pourrait finir par le gonfler assez pour reprendre ma liberté dans la rue. Mais pour le moment, je m’en accommode, je couche pas avec lui, je lui ai rien demandé et le contente de peu, Ça aide. J’exerce mon art, bon certes les salles laissent à désirer, on ose pas trop utiliser le studio, on a pas de tournée internationale, mais Dany vient d’y remédier. Le problème est donc réglé, jusqu'à la prochaine fois que je me sentirai bloquée dans une situation qui ne me convient pas et que je péterais une durite, mais si c’est pas le contrat se sera autre chose...

__ Ouais, après tout on s’en fout de qui paye, tant que c’est pas nous et qu’on peut jouer notre musique.

Sur ce, après un tour de chant avec l’un de mes idoles et d’une gorgée de sky plus tard, je reviens avec ma guitare et m'arrête net devant le cadavre de la bouteille. Je m’étais pas rendue compte en partant que Dany l’avait laissée tomber lamentablement. Je suis tristesse, elle est cassée, y’a plus rien à boire. Je déprime en fixant les bouts de verre et l’alcool étalé que je vais devoir ramasser et nettoyer, parce que y’a des limites, là c’est dangereux, surtout que je suis pieds nus, comme chaque fois que je peux l’être. J’ai eut du bol de pas marcher dedans, à moins que j'ai rien senti, ça arrive avec le speed. Je sais pas ce qui me déprime le plus, plus rien à boire ou devoir ramasser.

__ T’es con Dany.C’est de la merde tes règles. Et précision, c’est TOI qui a bu dans MA bouteille.

Je lâche ma gratte que je tenais vaguement par la tête au bout de la main, la tête basse, je vais chercher éponge et balayette dans la cuisine. Je suis sympa, enfin c’est à vous de voir, mais quand je déprime, je deviens imbuvable.

Je nettoie et me pose à nouveau dans le fauteuil avec une extrême lenteur je regarde le sachet que Daniele vient de mettre sous mon nez avec le regard vide et l’âme en peine. Je hausse les épaules, ça tombe bien, j’avais presque plus rien, je me décide à m’envoyer une dose même si le cœur n’y est plus, peut-être que ça me requinquera. Je sors un peu de poudre et, sans entrain, je fais une belle ligne que je renifle avec ma paille. Je regarde ma guitare qui traîne par terre, je suis plus du tout motivée pour lui jouer le morceau, je suis plus motivée pour grand chose d’ailleurs, ptetre un café, mais la cuisine est loinnnnnnnnnnnnnn, beaucoup trop loin. Donc quand il me propose de jouer notre nouvelle chanson, je réponds sporadiquement :

__ Plus envie.

J’ajoute, pendant que je prépare une autre trace de poudreuse :

__ T’façon c’est nul, surtout si y’a pas la batterie et la basse avec. Pi je sais pas où est ma disto. Laisse tomber.



Δ Delta

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