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 Humanity... [PV Vanessa][TERMINE]

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Jacob Snyder
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MessageSujet: Humanity... [PV Vanessa][TERMINE]   Humanity... [PV Vanessa][TERMINE] I_icon_minitimeMer 23 Mai - 11:52



Humanity…
ft. Vanessa Cartray




J’étais allé souper au Canter’s Deli ou plutôt, dans la partie privée de l’établissement appartenant à la famille Canter. J’y avais été un peu obligé par un Mark Canter qui insistait encore et encore pour que j’y aille alors que j’étais dans une période où je m’enfonçais de plus en plus profondément dans ma solitude, si c’était possible de faire pire, ne sortant de chez moi que pour aller travailler.

Mark l’avait senti et m’avait donc exhorté à sortir de ma planque. Me connaissant, il n’avait quand même pas poussé le vice jusqu’à proposer une sortie dans un bar ou l’autre mais un simple souper entre ami, avec ses parents et à l’abri des regards. Il savait qu’il ne ferait qu’obtenir l’effet contraire s’il cherchait à y aller trop vite et trop fort.

C’était donc plus pour lui faire plaisir à lui (et aussi un peu pour qu’il arrête de me téléphoner tous les deux jours), que j’avais finalement répondu à ses invitations incessantes.

Le souper préparé par sa mère, entre deux services pour le restaurant, avait été excellent, comme d’habitude. Et quand les parents de Mark avaient pris congé pour se concentrer sur leurs clients, leur fils avait tenté de savoir ce qui n’allait pas chez moi pour le moment.

Mark était un ami, c’était pas pour autant que j’étais plus prompt à lui raconter tout et n’importe quoi. Et surtout pas ce pourquoi j’étais en train de me renfermer alors que, comme il le disait si bien, j’avais l’air d’être plus heureux et plus à l’aise en générale depuis quelques temps. Alors pourquoi, du jour au lendemain, m’étais-je refermé comme une huitre ?

C’était ce que Mark voulait savoir. Et à passé minuit, on avait parlé de tout, de rien et de n’importe quoi sans que jamais il ne réussisse à me faire cracher le morceau. Ce n’était pourtant pas vraiment un secret d’état : j’étais tombé amoureux d’Alexie Greatfield malgré moi, elle m’avait fait espérer malgré elle et à la fin, elle m’avait annoncé qu’elle préférait rester avec son petit-ami actuel.

C’était con comme histoire et un tas de gens devaient avoir vécu la même chose et bien pire encore… Mais le fait était que je me sentais d’autant plus con d’avoir espéré.  

Cependant, la manœuvre de Mark n’avait pas tout à fait été vaine : j’étais sorti, déjà, pour aller le voir, ce qui était pas mal. Il me faudrait encore un peu de temps pour encaisser et puis je finirais par reprendre mes habitudes, c’était tout. Le truc, c’était que je m’étais ouvert, un peu, à Alexie et que j’avais pris un mur alors j’étais refroidi, du coup.

Je finis par arriver à prendre congé, déclinant poliment l’invitation des Canters à dormir chez eux, ce sur quoi ils n’insistèrent pas.

Je sortis du restaurant, plantant une clope entre mes lèvres que j’allumai avant d’avancer dans la rue. A l’heure à laquelle j’étais arrivé, Hollywood était encore blindé de bagnole et j’avais eu du mal à trouver une place pour me parquer. Elle était donc à deux blocs du Canter’s Deli.

J’avais l’habitude d’être relativement attentif, quand je marchais dans la rue en générale et à cette heure-ci encore plus. Mais pas encore assez, apparemment. J’avais bien remarqué un type qui marchait tranquillement à quelques mètres derrière moi, que je gardais plus ou moins à l’œil en me disant que je me faisais encore des putains d’idées.

Ouais ben… J’aurais dû écouter ma paranoïa, pour une fois.

Au premier coin de rue après le Canter’s Deli, je tombai dans une embuscade et pris un coup de poing en pleine figure.

Ils étaient trois : il y avait le type qui me suivait depuis que j’étais sorti du Canter’s Deli, et deux autres qui s’étaient tenus hors de mon champs de vision, cachés au premier carrefour. Surpris, je secouai la tête, les yeux écarquillés, mais relevai les yeux suffisamment vite pour voir un des trois types au crâne rasé me foncer dessus en courant.

Aidé par l’adrénaline, je l’esquivai pour le pousser dans la direction qu’il prenait déjà et l’envoyer royalement s’encastrer dans la façade du bâtiment juste à côté de nous, suffisamment fort pour qu’il y atterrisse la tête la première et soit sonné au point de s’écroulé à terre. Pas tout à fait inconscient, mais hors d’état de nuire.

-Putain de youpin de merde !

Ok… Ils avaient bien la tête de l’emploi. T-shirt blanc, combat shoes et crâne rasé, j’avais pas vraiment besoin de m’amuser à déchiffrer leurs tatouages pour comprendre à qui j’avais à faire.

Quant à moi… Si le fait de sortir du Canter’s Deli ne faisait pas forcément de moi un juif, même si je l’étais quand même bel et bien, ces types-là ne faisait quand même pas la différence : le fait de mettre les pieds dans l’établissement des Canters faisait de moi au moins un sympathisant… Crime contre l’humanité s’il en est, bande d’enculés.

Je pris encore… un, deux… peut-être trois coups de poing en pleine poire… Celui qui frappait avait un coup de poing américain et je sentis vite le sang dégouliner de ma lèvre, mon nez et mon arcade. Je voyais flou alors pour riposter, c’était pas une mince affaire.

Mais le mélange adrénaline/colère, chez moi, c’était souvent explosif et j’arrivai à esquiver un nouveau coup de poing, à coincer le bras de mon agresseur sous le mien et à lui envoyer un coup de genoux au foie qui le fit s’affaler à terre comme le premier de ces néo-nazis de mes deux.

Je me retournai alors vers le troisième et dernier assaillant et j’entendis le « clic ! » caractéristique d’un couteau à cran d’arrêt dont on fait jaillir la lame avant même de la voir dans son poing.

Ok… C’est le moment d’arrêter les frais, Snyder.

Le gars se mit à danser autour de moi en balayant sa lame dans le vide et j’osais pas lui tourner le dos. Deux fois, il m’entailla, une fois à hauteur du torse, me faisant crier de douleur, de surprise et de peur et une deuxième fois à hauteur du biceps, un peu plus profondément, quand je passai à côté de lui en fonçant pour m’enfuir.

Je courus alors tout droit, le plus vite que je pouvais, sachant que je n’aurais de toute façon aucune chance contre un type armé d’un couteau. Ce qu’il fallait, c’était que j’atteigne une rue plus fréquentée et plus éclairée, alors, il me lâcherait peut-être les basques parce qu’il y aurait beaucoup trop de témoins.

Mais en attendant, il me talonnait dangereusement, l’enculé… Surtout qu’avec les coups que j’avais pris sur la tronche et le sang que je perdais de plus en plus, sans que ça me mette pour autant à l’agonie non plus, je courais de moins en moins vite et de moins en moins droit…

@ Billy Lighter



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MessageSujet: Re: Humanity... [PV Vanessa][TERMINE]   Humanity... [PV Vanessa][TERMINE] I_icon_minitimeJeu 24 Mai - 18:44



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- Rentrez bien les filles ! Vous êtes certaines qu’aucune d’entre vous ne veut rester dormir ici ? Il y a de la place pour tout le monde !

- Je crois que ça va aller Gina ! On est resté très sages sur les boissons !

- Ce n’est pas tellement le degrés d’alcool que vous avez dans le sang qui m’inquiète, mais bien l’heure tardive à laquelle vous partez ! Pourquoi vous ne faites pas comme Hailey ?

- Parce que tout va bien et qu’on va récupérer nos voitures. Je t’assure que tout va bien se passer !

Gina était une amie de longue date et elle nous avait invité ce soir, chez elle, à un petit repas entre filles. C’était notre « mamma », comme on l’a surnommée affectueusement. Pourtant, elle n’était pas la plus âgée, mais elle s’inquiétait toujours pour son entourage et là, nous voir repartir, Melissa et moi, c’était plus fort qu’elle. Nous avions refusé son invitation à dormir dans son appartement. Non pas que cela ne me plaisait pas, mais Gina pensait beaucoup trop souvent aux autres avant de penser un peu à elle. Et puis, tout aller bien se passer comme je n’avais cessé de lui répéter depuis une vingtaine de minutes. Après les embrassades et les bonnes nuits de rigueurs, je me retrouvai avec Melissa en bas de l’immeuble de notre amie. Le mois de mars apportait son lot de nuits fraîches. Mon amie passa sa petite veste, tandis que je profitais de la température agréable.

- Ma voiture est juste en face. J’ai eu de la chance de trouver une place rapidement. Et toi, tu as pu te garer assez prêt ?

- Pas vraiment. J’ai tourné durant plusieurs minutes et j’ai finalement trouvé une place plus loin, dans une ruelle.

- Tu veux que je te dépose à ta voiture ?

- Non, ce n’est pas nécessaire. Je vais un peu marcher et puis, tu as vu tout ce monde encore dehors ?

- Bon, Ok ! Fais tout de même attention à toi ! Je te souhaite une bonne nuit Vanessa et rentre bien !

- Merci à toi aussi Melissa !

Je la regardai traverser le boulevard pour rejoindre son véhicule. Un dernier geste de la main et je continuai ma ballade. Les lampadaires et les enseignes des magasins éclairaient mes pas. Les passants profitaient de l’heure tardive en flânant. Les rires me parvenaient, certains paraissaient avoir trop bu, mais personnes ne s’étaient approchées de moi ou n’avaient profité du fait que j’étais une femme seule. J’avais eu l’excellente idée de ne pas mettre de talons hauts pour le dîner de Gina. Simplement vêtue d’un jean, d’un débardeur blanc et de sandales aux pieds, je déambulais dans la rue avec mon sac- besace dont j’avais passé la bandoulière sur le devant.

J’avais remarqué qu’au plus je m’avançais en direction du coin du quartier où j’avais garé ma voiture, au plus, les lumières de la ville diminuaient. Les lampadaires imposants se faisaient rares, peut-être parce que j’avais quitté une artère principale pour être moins mise en avant par l’éclairage de la ville. Je n’étais pas peureuse, mais je n’étais pas non plus une tête brûlée. J’accélérai la cadence de mes pas. Encore deux rues à passer, et je pourrais enfin m’engouffrer à l’intérieur de ma voiture. Je croisais de moins en moins de personnes sur mon chemin, signe qu’il était vraiment temps que je rentre chez moi.

Mes réflexions furent alors misent à mal par la scène qui se déroula soudainement, comme si le décor de LA avait disparu pour laisser place à l’Enfer. Un peu plus loin, face à moi, un homme venait de sortir d’une rue adjacente. Mue par un instinct de protection, je m’étais arrêtée de marcher et je suivais la silhouette de cet inconnu qui courrait avec beaucoup de difficultés pour échapper à … Je clignai des yeux pour voir apparaître derrière lui, une espèce de taré, les cheveux rasé, tenant dans sa main une arme blanche. Bon sang ! Je n’avais aucun moyen de lui venir en aide … sauf si …
Un petit groupe de 4 jeunes venaient dans mon dos. Ils riaient et parlaient très forts. Avec des témoins, peut-être que ce fou armé d’un couteau s’enfuirait. Je me mis à siffler entre mes doigts en direction de ce cinglé au crâne rasé. Il s’arrêta dans sa course et chercha d’où venait le sifflement. J’espérai qu’il soit tout seul …
Le petit groupe ne m’avait pas encore dépassé, mais eux aussi venaient de s’apercevoir qu’il y avait quelque chose de pas normal dans la rue.
Ok, le temps que tout le monde comprenne ce qui se passe, je profitai de ce petit moment de flottement pour courir vers ce type blessé. Je filai à tout allure vers lui. La lumière du lampadaire me dévoila au même instant l’identité de cet homme. Et malgré le sang qui coulait le long de sa joue et son visage tuméfié par les coups qu’il avait reçus, je l’avais reconnu …

- Jake ….

J’avais murmuré son prénom entre mes lèvres tandis que je continuai ma course vers lui. Il cherchait à échapper à son agresseur et je le voyais tituber et affaibli, se tenant le torse avec son bras. L’autre taré ne bougeait plus, évaluant la situation. Des sirènes s’élevèrent dans le quartier, un peu plus loin que notre position. La police ne passerait peut-être pas par ici, mais au moins, si cela pouvait faire reculer l’agresseur, ça serait une bonne chose.
Arrivée au niveau de Jake qui avait dû me voir courir vers lui, je découvris l’étendue de ses blessures. Son tee-shirt était couvert de sang et il avait une sale blessure au biceps. Je n’étais pas médecin, mais rien qu’à voir le sang qu’il perdait, ses blessures devaient être importantes.

- Jake … C’est Vanessa …

Avec l’adrénaline, je ne savais pas s’il m’avait reconnue, alors autant y allait doucement, même si nous n’avions pas le temps de discuter. Ma main se posa délicatement sur son bras pour le rassurer de ma présence.

- Il faut partir, venez avec moi ! Ma voiture se trouve dans la prochaine ruelle ! Je vais vous aider ! Nous ne sommes plus très loin !

Ce fut à mon tour d’estimer la situation : le petit groupe de jeunes avait disparu et le fou furieux avec son couteau s’approchait de nous. Je discernai parfaitement son sourire mauvais et ses yeux emplis de haine. Je tirai Jake par son bras qui n’était pas blessé pour ne pas perdre de temps. Au moment de nous remettre à courir, j’avais cru apercevoir une seconde silhouette dans le dos de ce taré. Il ne fallait surtout pas nous retourner …

Un coup de feu retentit malheureusement dans notre dos pour nous intimider … Un second résonna dans la nuit calme. La balle effleura ma cuisse sans me blesser véritablement, du moins, je ne sentais aucune douleur pour le moment, mais la surprise du coup me fit lâcher un juron en italien,

- Merda ! Aiie !




@ Billy Lighter

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MessageSujet: Re: Humanity... [PV Vanessa][TERMINE]   Humanity... [PV Vanessa][TERMINE] I_icon_minitimeVen 25 Mai - 21:28



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Il allait sérieusement finir par me rattraper si je ne trouvais pas une rue un rien plus fréquentée ! Je devais courir plus vite, je le savais. Et tout ce que j’avais la sale impression de faire, c’était de ralentir. J’avais le souffle beaucoup trop court et le sang qui coulait dans ma bouche et dans mon nez n’aidait pas à ce que je puisse respirer convenablement (ok… le nombre de clopes que je fumais sur une journée n’aidait pas non plus).

Je ne tins plus qu’à l’adrénaline et à l’instinct de survie, au bout d’un moment. L’autre derrière moi ne lâchait pas l’affaire. Puis j’aboutis dans une rue un rien plus éclairée et au moment où je me disais que j’allais plus tenir, que soit j’allais vraiment arriver à bout de souffle, soit j’allais trébucher à force de tituber, il y eut un coup de sifflet.

Je m’arrêtai pas de courir pour autant. Je vis une femme courir, traverser la rue, mais ne cherchai pas à comprendre ce qu’elle faisait. Moi, tout ce que je devais faire, c’était courir tout droit, jusqu’à ce que je ne puisse plus entendre les boots du néo-nazi qui me courrait après. Alors seulement, je pourrais m’arrêter.

Je percutai presque la femme qui avait couru vers moi et me retrouvai obligé de m’arrêter, complètement paniqué. Je ne la regardais pas elle, mais je regardais derrière moi. Le crâne rasé s’était arrêté, évaluait la situation.

Alors la femme me parla et ce ne fut qu’alors que je regardai vers elle. « Jake… C’est Vanessa… ». Il me semblait que je la connaissais mais j’en étais pas sûr. J’étais plus trop sûr de rien, à vrai dire, alors je m’étais encore retourné pour regarder derrière moi, histoire de vérifier si j’avais bien vu que l’autre s’était arrêter.

Et encore une fois, ce fut la voix de celle qui disait s’appeler Vanessa qui me fit la regarder encore. « Partir », « voiture », « la prochaine ruelle » furent les seules informations qui me percutèrent alors que je la regardais les yeux ronds, mon torse montant et descendant douloureusement au rythme de ma respiration sifflante à crever.

J’étais un peu comme une bestiole terrorisée par les phares d’une voiture et incapable de bouger maintenant, malgré Vanessa qui me tirait par le bras. Pourtant, c’était pas vraiment le moment.

Il y eut alors, comme un coup de feu, et je sursautai tellement fort que ce fut comme si cette nouvelle et brusque giclée d’adrénaline m’avait remis en route.

Et tout ce que j’arrivai à articuler entre deux inspirations alors que mon instinct de survie reprit le dessus, ce fut :

-Faut courir. Faut courir vite.

Alors que jusque-là, c’était elle qui tirait sur mon bras… Là, c’est fut à mon tour de l’emporter par la main pour courir à nouveau du plus vite qu’on pouvait.

Il y eut un deuxième coup de feu et je sentis la femme vaciller. J’avais même aucune putain d’idée de pourquoi je l’emmenais avec moi. Mais je ne la laissai pas derrière quand je l’entendis jurer.

-Cours !

Pas le temps de discuter et le vouvoiement… ben j’y pensais même pas. Une seule chose me restait en tête : que sa voiture était dans la prochaine ruelle. Et il fallait qu’on y arrive avant que mes poumons ne se consument ou que mes jambes lâchent.

On tourna l’angle d’une rue et… Je continuais de courir sans penser, ne me souciant même pas qu’en fait, os poursuivants avaient abandonné, longeant les voitures en stationnement, sans savoir laquelle était celle de Vanessa puisque là pour l’instant, j’étais trop occupé à essayer de survivre pour me soucier, nom de dieu, de qui était cette Vanessa.

Et si elle ne m’arrêtait pas, j’allais juste continuer tout droit jusqu’à ce que mon corps en puisse plus.

@ Billy Lighter



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MessageSujet: Re: Humanity... [PV Vanessa][TERMINE]   Humanity... [PV Vanessa][TERMINE] I_icon_minitimeSam 26 Mai - 14:31



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Courir sans s’arrêter. L’objectif ultime pour la survie.
La montée d’adrénaline m’insufflait une énergie qui me dépassait, mais c’était bien connu que dans ce genre de situation, une émotion trop forte décuplait notre volonté et notre courage … Jusqu’à ce qu’elle redescende et là, je redoutais de ce moment où je prendrais conscience de tout ce danger et de ma blessure à la cuisse. Je ne ressentais aucune douleur, par contre quelque chose de chaud coulait le long de ma jambe, sous mon jean. Une sensation désagréable, mais qui était reléguée en bas de l’échelle de mes priorités pour le moment.

Les coups de feu avaient résonné aussi bien dans le calme de la nuit que dans mon sang. Mon cœur pulsait tellement vite que son rythme retentissait dans mes tempes. A chacun de mes pas, à chacune de mes respirations erratiques, ma vision se brouillait. Je serrais la main de Jake comme si sa présence, son toucher, me donnait la force d’avancer et de continuer alors que le danger était peut-être toujours derrière nous. Je me concentrais sur la ruelle et le chemin à prendre pour rejoindre ma voiture.
Je le tirai sur la gauche pour tourner dans la rue. Dans cette folie qui l’animait bien plus lui que moi, il aurait pu continuer à filer tout droit sans savoir où sa course le mènerait. Je devais rester concentrer pour nous deux. Mon véhicule était là et je lâchai la main de Jake pour fouiller dans la poche avant de ma besace et récupérer mon porte-clefs. Tout en poursuivant ma course, j’activai le déverrouillage à distance des portes de ma voiture. J’étais assez près pour que cela fonctionne. Les phares se mirent à clignoter.

- Jake, ma voiture est là ! Stop ! Arrête-toi !

Le vouvoiement du tout début s’était mué en tutoiement entre deux survivants.
Je pivotai sur ma droite, je traversai la rue et je longeai les autres véhicules pour arriver au niveau de la mienne. Je m’engouffrai à l’intérieur et j’ouvris la porte, côté passager, à Jake. Il monta à l’intérieur et sans attendre, je démarrai le moteur. Une main crispée sur le volant et la seconde sur le levier de vitesse, je sortis ma voiture de son emplacement. Mon créneau fut rapide et les pneus grincèrent sur la chaussée a moment où j’appuyai sur la pédale de vitesse.

- Je dois t’amener à l’hôpital. Tu perds beaucoup de sang.

Sauf que l’hôpital se trouvait dans la direction que l’on venait de parcourir à pied et qu’on risquait de retrouver ce taré au crane rasé et son arme à feu. Tant pis, c’était beaucoup trop risqué de faire un détour énorme pour amener Jake à l’hôpital. Je ne pouvais pas évaluer ses blessures en détail, néanmoins sa façon de se tenir le torse, sa respiration irrégulière, ses vêtements tâchés de sang, son épuisement, tout cela ne me plaisait pas. Je tournai sur la droite en reprenant l’avenue et là … au milieu de la route ce même fou qui nous bernait … Les deux mains accrochées au volant, je fonçai sur lui, pas pour le tuer … J’en serais incapable, mais bien pour lui faire comprendre que je ne me laisserais pas intimidée. Pied au plancher, sa silhouette se rapprochait de nous …

- Dégage de là !

Je criai dans l’habitacle, à bout de nerf. Il visa ma voiture et le coup de feu parti. Instinctivement, Jake et moi, on s’abaissa pour éviter la balle qui se logea, d‘après le bruit dans l’un des phares avant. A cet instant précis, je sus qu’il ne bougerait pas de là …

- Accroche-toi !

Je freinai un peu pour me permettre de faire un demi-tour sur la grande avenue. Il n’y avait aucune autre voiture que la mienne et c’était le seul moyen que je disposais pour fuir ce type fanatique. De nouveau, le pied sur l’accélérateur, mon regard dévia vers mon rétro-viseur. Nous avions laissé en plan ce fou furieux qui s’était lancé à notre poursuite, mais tout cela serait vain pour lui.

- Il te faut des soins au plus vite. L’hôpital est derrière nous, je vais passer par les petites ruelles attenantes à l’avenue pour reprendre le chemin dans le bon sens.

Un hôpital, des médecins, du personnel compétent, il avait besoin de tout cela. Un organe avait pu être touché avec ce coup de couteau qu’il avait reçu au torse et une radio était de rigueur pour évaluer ses blessures. Je le conduirais là-bas s’il le désirait et s’il ne voulait pas, ma seconde solution, c’était de l’amener chez moi pour le soigner.

- Jake, tu m’entends ? Ne t’endort pas, s’il te plaît, reste éveillé !

Il ne fallait pas qu’il perde connaissance, cela aggraverait son cas. J’avais mon diplôme de premier secours et je remerciais silencieusement ma mère d’avoir insisté pour que je le passe.





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MessageSujet: Re: Humanity... [PV Vanessa][TERMINE]   Humanity... [PV Vanessa][TERMINE] I_icon_minitimeLun 28 Mai - 13:32



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Je crus un instant que la peur panique qui coulait insidieusement dans les veines me donnait des hallucinations quand je vis les phares d’une voiture garée de l’autre côté de la route clignoter. Du coup, mon cerveau rejeta l’information comme si la moindre chose à traiter était de trop et que mon corps avait besoin de toute l’énergie nécessaire.

Ce fut la voix de Vanessa, criant que je devais m’arrêter, que sa voiture était là, qui me fit ralentir. Est-ce que je pouvais lui faire confiance ? Sérieusement ? Dans l’état dans lequel j’étais maintenant, je n’avais pas vraiment envie de suivre et de faire confiance à quelqu’un, qui que ce soit. Sauf que la question n’était pas tant de savoir si je pouvais lui faire confiance… mais bien de savoir si j’avais le choix.

Et là, la réponse était non.

Je m’engouffrai dans la voiture, côté passager, et elle démarra en trombe. Puis, soudain, l’autre taré se ramena sur la route, son arme pointée vers nous… Je pensais que Vanessa allait faire demi-tour. Mais non. Non ! Elle allait… Je ne savais pas ce qu’elle foutait mais moi, j’appuyai de mes deux pieds sur le sol de la voiture, anticipant un choc. Et je gémissais entre mes dents serrées :

-Non non non non non…

Ce qu’elle était en train de foutre était tout sauf une mauvaise idée ! Putain ! On ne fonce pas, même en véhicule, sur un homme qui porte une arme à feu ! J’avais échangé un cinglé pour une autre ou quoi ?!

Et comme de bien entendu, l’homme tira sur la voiture. Je me baissai instinctivement et la balle percuta la voiture sans que je puisse savoir où exactement. Et ce ne fut qu’après ça que Vanessa sembla se rendre compte que ce qu’elle faisait, c’était exactement le contraire de ce que j’avais essayé de faire depuis ma sortie du Canter’s Deli : essayer de survivre.

Coincé entre une femme qui fonce sur une homme armé avec sa bagnole et un néo-nazi qui tire sur un véhicule en mouvement en restant en plein milieu de la route… j’étais pas sauvé. Pourtant, si j’avais voulu mourir, j’aurais pas couru comme un putain de dératé pour sauver ma peau ! Je serais resté là où j’étais.

Quoi que Vanessa ait voulu faire, la balle qu’on venait de prendre la refroidit et elle fit un brusque demi-tour et on s’éloigna enfin de cet enfoiré de mes deux.

Essoufflé à la fois d’avoir couru et d’avoir flippé autant, je renversai ma tête en arrière contre l’appuie-tête et fermai les yeux avant de murmurer entre deux inspirations saccadées.

-Vous… êtes cinglée… Mais merci.

On s’en était sorti, c’était le principal, j’allais pas râler. Peu de gens seraient intervenus comme elle l’avait fait et ça, j’en avais bien conscience.

A part ma respiration sifflante, je ne réalisais plus que j’étais blessé et que j’étais en train de saloper tout le siège dans lequel j’étais assis, shooté à l’adrénaline que j’étais. Ce ne fut que quand elle parla d’aller à l’hôpital que je dis :

-Non… ça va all…

J’avais baissé les yeux sur mes mains et pris conscience que j’étais couvert de sang. Non seulement mes mains, dont une dégoulinait carrément à cause de la blessure que j’avais au biceps, mais mon t-shirt en était trempé aussi.

Je fus pris d’un brusque vertige et ma tête tomba front contre la vitre de la voiture de mon côté. Vanessa me dit de rester avec elle, de ne pas m’endormir, et je hochai péniblement la tête en fermant les yeux.

-Ouais… Ouais… Ok…

Mais si j’allais à l’hôpital et que je tombais dans les pommes avant qu’on y arrive, ils allaient fouiller mon portefeuille dans lequel j’avais indiqué le numéro de mes parents en cas d’urgence ou de problème ou autre. Et j’avais aucune envie que ma mère débarque pour me voir couvert de sang à cause d’une agression de putains de néo-nazis. Le choc psychologique serait trop dur à encaisser… Enfin, je pensais. Si ça se trouvait, elle l’encaisserait bien mieux que moi. Elle avait vu et vécu bien pire.

Alors même si j’avais aucune idée de la gravité de mes blessures, j’ajoutai :

-On va où vous voulez… mais pas à l’hôpital… Je… J’suis sûr que j’ai pas grand-chose.

Je tournai de l’œil puis sursautai pour me reprendre.

-Roh putain…

Je secouai la tête et regardai vers Vanessa et mon regard tomba sur ses cuisses. Je voulais juste penser mais ne me rendis pas compte que je disais tout haut alors que mon regard avait tendance à vaciller et à chercher à se révulser :

-Vous saignez aussi…

Je n’arrivais pas à reprendre mon souffle qui sifflait toujours autant. Mais pas assez que pour que je sois blessé au poumon ou quelque chose comme ça. Si j’étais dans cet état-là à ce niveau-là, c’était uniquement parce que j’abusais vraiment beaucoup trop de la clope.

Quelque part dans tout ça, j’étais revenu au vouvoiement naturellement, sans y penser… Peut-être parce que je nous pensais hors de danger…

@ Billy Lighter



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MessageSujet: Re: Humanity... [PV Vanessa][TERMINE]   Humanity... [PV Vanessa][TERMINE] I_icon_minitimeMer 30 Mai - 11:45

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