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 Motherhood's Calling [PV Hank North][TERMINE]

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Bailey North
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MessageSujet: Motherhood's Calling [PV Hank North][TERMINE]   Motherhood's Calling [PV Hank North][TERMINE] I_icon_minitimeLun 18 Juin - 21:04



Motherhood’s Calling
ft. Hank North





Des journées émotionnellement épuisantes comme celle là : pas trop souvent ! Comment passer  d’un bonheur sans nuage à quelque chose comparable de comparable à naviguer en eaux troubles, sans rame, sans carte, sans phare.  Je n’ai même pas vu la journée passer, concrètement, je suis resté assise sur la chaise de Ian Hunter, rongeant mes ongles, jouant avec mes cheveux, répondant par un faible hochement de tête ou haussement d’épaule à quiconque venait m’adresser la parole. On va probablement dire dans le prochain L.A.People que la femme de Hank North est une anti sociale notoire.

J’étais trop loin, dans mes pensées, jonglant avec les conséquences de mes actions, traçant des parallèle dans ma tête avec ma vie d’avant et ce que je vie maintenant. Force est de constater que, comme je viens de le mentionner, jamais les lignes ne se touches, puisque ma vie, maintenant, n’a plus rien à avoir avec celle d’avant. Même en forçant, l’écart est significatif.

Mais où en suis-je maintenant, vis-à-vis de tout ça ?

Il m’est arrivé d’en rêver la nuit. De me voir avec Dany et Hank, dans une scène banale d’un quotidien tout aussi banale. Une vie de famille normale, quoi ! Et peut-être est-ce ce que  mon subconscient essai de me faire comprendre. Que je suis rendu là et que, pour complètement boucler la boucle, je dois faire face à ce passage de mon ancienne vie.

De revoir Dany dans les bras de son père m’a scié les jambes, comme on dit. Mais de le prendre dans mes bras, de sentir ses fins cheveux contre mon visage et d’entendre le son de sa voix m’a ouvert les yeux.

Je veux être ne mère.

Celle de Dany, d’Abord et avant tout mais aussi, et si Hank le veut, la mère de ses enfants à lui.

Une fois à la maison, après un trajet silencieux au son des hits du moment,  je glisse ma main dans la sienne et c’est au salon que je l’entraine pour me blottir dans ses bras, une fois allongés sur le divan. J’aime quand nous faisons ça parce qu’il peut m’entourer de ses bras et que je peux entendre son cœur battre alors que ma tête repose contre son torse.

Il me faut un moment pour briser la glace et osé exprimer tout haut ce qui m’a travailler toute la journée. J’ai peur que ça clash, que ça fasse comme quand Howard m’a offert mon furet. Whisky, d’ailleurs, passe au travers du salon avec la chaussette de Hank dans  sa gueule. Je fronce un peu des sourcils en me disant qu’une fois de plus, il a trouvé à sortir de sa cage.

- J’ai envie d’être une mère.

Ce n’est pas comme une gamine qui a envie un jour d’être une princesse puis le lendemain, d’être vétérinaire ou infirmière. C’est l’expression d’un besoin qui prend toute la place dans mon cœur et mon esprit. Parce que j’en suis quand même une, malgré le fait que je l’ai abandonné une nuit devant la porte de la maison de son père. J’ai donné la vie, et je veux  la voir grandir.

C’est beau, c’est même louable mais ce n’est pas réalisable en claquant des doigts. Ce que j’ai fait jouera contre moi. On viendra gratter mes bobos, on dira de moi des choses que je ne suis peut-être pas prête à entendre. Je serai blessée.

Mais je veux quand même tenter le coup.

Et, au-delà de tout ça, je veux aussi, éventuellement, porter la descendance North en moi.  Donner la chance à Hank de vivre cette expérience là à son tour. Il est parfait avec les enfants; ils l’adorent tous !  Pourquoi est-ce que ça ne fonctionnerait pas ?

Parce que j’ai un passé… Parce que je suis encore fragile et parce qu’il y aura un tas de choses à prévoir, à anticiper. Ma maladie mentale, d’abord et avant tout.  Une étape à la fois, c’est ce que me diras Hank, probablement. Je ne suis pas non plus pressée. Chaque chose en son temps. Commençons par voir ce qu’il peut être possible de faire pour Dany.


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MessageSujet: Re: Motherhood's Calling [PV Hank North][TERMINE]   Motherhood's Calling [PV Hank North][TERMINE] I_icon_minitimeMar 19 Juin - 22:50



Motherhood's Calling
ft. Bailey North


Je m’étais réfugié dans mon rôle, dans le tournage, toute la journée. Bailey avait besoin d’Hank North mais mon frère avait besoin de Kirk Silas. Moi aussi, j’en avais besoin, même si mon personnage avait son lot de problèmes, ils étaient quand même assez édulcorés par un scénario qui se voulait léger. Un drame romantique avec un Happy End. Pas le film qui nous ferait remporter un Oscar l’an prochain, mais un film que les gens aimeront regarder encore et encore à la télévision à des périodes comme Noël ou autre…

Un film qui me permettait de penser que c’était possible, un Happy End.

Ouais… J’y croyais, même sans ça, avant que Daniele ne débarque avec son môme. Et le pire, c’était que je ne pouvais pas en vouloir au producteur d’avoir pris l’enfant avec lui sur le tournage parce que j’avais bien vu qu’il n’avait aucune idée que Bailey en était la mère. Il ne l’avait donc pas pris avec lui dans l’intention de faire mal à Bailey.

A la limite, de nous trois, il avait d’ailleurs était celui qui avait été le plus surpris, puisqu’il était le seul à ne pas encore avoir fait le lien entre Bailey et Tony.

Et je ne voulais pas en vouloir à Bailey de la réaction qu’elle avait eue, se refermant sur elle-même toute la journée avec les larmes au bord des yeux. Putain… Enfin… J’étais déjà content qu’elle ne pète pas carrément les plombs.

Christopher m’avait demandé ce qui se passait, je lui avais dit au moment où personne ne pouvait nous entendre. Il m’avait demandé si je voulais qu’il fasse ramener Bailey, j’avais refusé. Je préférais la garder ici, même si elle me faisait de la peine à voir, parce que je ne voulais pas qu’elle soit seule à la maison. Pas après ça.

Et mon frère n’en avait pas demandé plus. Pas pour l’instant. Il me laissait gérer un truc à la fois. D’abord le tournage du jour, ensuite Bailey… et après… ce qui éventuellement découlerait de cette histoire sortie d’un épisode de ce putain de Dallas.

Pendant les pauses, j’allais près de Bailey, la prenait dans mes bras, mais ne parlais pas de peur de toucher quelque chose qu’il ne fallait pas. Déminer, je m’amuserais à ça à la maison.

J’avais bien joué. J’avais même très bien joué. A la Robin North, presque, avec des scènes en une prise pour la plupart. Je jouais toujours mieux quand j’étais à cran dans le monde réel, parce que j’avais alors tendance à fuir dans mes rôles, les incarnant en m’y accrochant comme si ma vie en dépendait. Egoïste ? Oui et non… Parce que ça avait permis de ne pas prolonger la journée au-delà du temps prévu.

Même si j’aurais encore voulu jouer. Parce que quand Stopher avait annoncé la fin de la journée, j’avais senti mon cœur s’emballer et mon estomac se nouer.

« Déminer », c’était bien le mot… C’était ce que j’allais devoir faire, en essayant de ne pas exploser moi-même.

Et putain, je croisais les doigts pour que ça se passe bien. Et avec Bailey et moi, il n’y avait jamais rien de garanti.

Et à la radio, ils n’avaient rien trouvé de mieux à faire que de nous passer Olivia Cortez, la copine de Julian… Mais surtout, la chanson Always On My Mind était d’une intensité qui était limite une torture au vu de ce qu’on était en train de vivre.

On était entré dans la villa et quand Bailey avait glissé sa main dans la mienne pour m’emmener au salon, je compris que c’était le moment. Elle avait choisi de parler et elle allait le faire maintenant. On s’allongea ensemble sur le divan et je la pris dans mes bras.

Merde… j’aurais préféré qu’on aille au lit. Parce que je savais que si Bailey m’avait emmené au lit, ça aurait voulu dire qu’elle était sûre qu’aucun de nous n’allait s’énerver. Parce qu’elle ne voulait pas d’engueulade dans la chambre. Elle s’était réservée ce sanctuaire il y avait un moment déjà.

Il se passa quelques minutes comme ça, où aucun de nous ne disait rien. De toute façon, ce n’était pas à moi de dire quelque chose.

J’entendis Whisky piquer un sprint comme un imbécile à travers le salon mais n’y fit pas attention, gardant Bailey contre moi, mon visage enfoui dans ses cheveux.

Quand Bailey se décida à parler, mes yeux qui étaient fermés s’ouvrirent et mon cœur accéléra le rythme… dans un mélange d’émotion assez bizarre : de l’angoisse, de l’amour, de la surprise, une forme d’excitation… Parce que ça voulait dire beaucoup de chose, cette phrase… Une phrase qui était bien à l’opposé de ce qu’elle avait dit la fois où Howard était venu nous apporter Whisky et que ça avait clashé. Quand j’avais dit que le jour où on déciderait d’avoir un enfant, on ferait les choses bien…

Il n’y en aura pas, d’enfant.

Alors depuis… quelque chose en moi avait fait le deuil, sans vraiment le faire. Et quelque part, je m’étais dit que ce n’était pas plus mal, à ce moment-là… Qu’il n’y en ait pas d’autre comme moi… Puis je ne savais pas si la maladie de Bailey pouvait se transmettre. Mais surtout, jamais je n’aurais replongé Bailey dans cette état dans lequel la naissance de Tony Ricci l’avait mise, au point qu’elle s’était tranchée les poignets. Non. Jamais j’aurais pris le risque ou lui ne lui aurait pas laissé le choix d’avoir un enfant.

J’aimais Bailey et si elle n’avait pas voulu d’enfant ben… ainsi soit-il… tant pis.

Sauf que là, elle me refaisait faire le trajet inverse. Alors j’étais un peu perdu pour le coup.

Et puis… est-ce que « J’ai envie d’être une mère », c’était l’équivalent de « j’ai envie qu’on fasse un enfant » ou « j’ai envie d’avoir un enfant » ? Est-ce que la formulation avait une importance ou est-ce qu’on s’en foutait ?

J’écartai légèrement Bailey de moi pour pouvoir la regarder dans les yeux.

-Ok… Ok…

Je tentai de lui sourire en me faisant rassurant…

-Première question, alors : est-ce que tu es sûre de ça ? D’être prête pour ça ?

Je me rappelais sa panique dès que l’enfant qu’elle venait de mettre au monde s’était mis à pleurer dans ses bras et la façon dont elle me l’avait presque lancé dans les bras.

Je murmurai, la soutenant d’un bras contre moi, et dégageant une mèche de ses cheveux derrière son oreille. Il fallait que je sois sûr de comprendre de quoi on parlait parce que « être mère », c’était vaste comme concept…

-Et tu veux être… la mère de qui ? De Tony Ricci… ou… ou tu veux qu’on fonde une famille à nous ?

Mon cœur battait si fort que j’étais persuadé que j’allais faire une crise cardiaque avant la fin de la conversation.

Mais fallait que je tienne.

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Dernière édition par Hank North le Ven 22 Juin - 21:28, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Motherhood's Calling [PV Hank North][TERMINE]   Motherhood's Calling [PV Hank North][TERMINE] I_icon_minitimeMer 20 Juin - 19:22



Motherhood’s Calling
ft. Hank North





J’ai  passé la journée, assise sur une chaise, à réfléchir sur ce que je venais de vivre. Et pas qu’à ça.  Mais à tout ce à travers quoi j’ai passé durant les derniers moi et sur la personne que je suis aujourd’hui versus celle que j’étais avant. J’en suis venue à la conclusion que je suis toujours aussi fragile mais, différemment. Avant, quand j’avais mal, j’enterrais ma souffrance sous la poudre blanche, m’étourdissant avec les hommes et l’alcool.  Je pouvais rester dans les vapes pendant des jours, des semaines même. Je me faisais mal à un point tel que pour moi, tout ça était normal.

Et que j’aimais ça !  

La douleur avait quelque chose de réconfortante puisque c’était une chose que je connaissais bien.  Je n’avais pas d’attente, touchant toujours le fond, aucune déception, vivant d’un jour à l’autre ou plutôt survivant.

Le virage opéré depuis m’a rencontre avec Hank m’a amené à me débarrasser de béquilles plus destructrices que bienfaitrices, découvrant de nouvelles façons de vivre et d’aimer. Il n’y a rien de parfait mais je tiens bon, j’avance et surtout, je réapprends à vivre.

Jamais je n’aurais pensé cependant ressentir ce que j’ai ressentis en revoyant mon fils après tout ce temps.  En fait, je n’avais jamais pensé que ce jour arriverait. Déjà, de le revoir, ça m’a secoué. Ça m’a fait l’effet d’un tremblement de terre en dedans de moi. Je découvrais  des sentiments envers ce petit  être que mon état psychotique d’avant m’avait privé.  Ce fut un choc. Une révélation.

Durant les derniers mois, j’ai appris à vivre avec les conséquences de mon geste mais jamais je ne me suis accordé le droit d’exprimer le moindre sentiment vis-à-vis de ça. La seule fois en fait où  je l’ai fait, ce fut quand Howard est venu m’offrir Whisky et que, en voulant leur faire comprendre  que j’étais rendu plus loin, j’ai maladroitement pour ne pas dire lamentablement   rigolé sur le sujet.

Je n’étais pas prête.

Alors que s’est-il passé entre ce jour là et aujourd’hui pour que je ressente l’appel de la maternité ?

Relevant la tête pour regarder mon mari qui vient replacer une mèche de mes cheveux derrière mon oreilles,  je me redresse pour m’assoir sur le divan afin de mieux le regarder et de permettre un meilleur échange. Sa question rejoins exactement ce à quoi j’ai pensé toute la journée, sans pour autant que je sois en mesure d’y répondre vraiment.

- Je ne peux pas te répondre à ça. Est-ce que je suis prête ? Est-ce que je le serai vraiment un jour ?  J’en sais rien.

J’ai envie d’être millionnaire ne me rendra pas riche.  Être prête à passer à table ne veut pas dire non plus que mon appétit sera comblé parce qui se trouvera dans mon assiette.  Mais il est ici question de maternité. De créer et prendre soin d’une vie et ça va au-delà de n’importe quel besoin ou envie.

Hank me demande de qui ai-je envie d’être la mère. Et ça aussi, c’est confus.  Parce que j’ai renoué une toute petite minute avec mon fils et ça m’a mis le nez devant l’évidence que mon  esprit, que mon corps et même mon cœur était en manque de ce petit être.  Mes pensées me ramènent à lui, mes bras demandent qu’à le bercer et mon cœur à l’aimer.

C’est beau.

Mais pas simple.

- Dans un monde parfait, je ne l’aurais pas abandonné et il serait avec nous.  Mais ce n’est pas ce qui se passe.  Et je me suis questionné toute la journée à savoir si c’était ce que je voulais et si j’étais prête et à ça, mon cœur cri oui et ma tête elle, dit « t’es sûr Bailey ? »

Je regarde Hank en  jouant avec les franges du coussin décoratif du divan en cherchant à mieux centrer mes idées.

- Ce serait chouette si nous pouvions avoir Dany avec nous, de temps en temps question d’apprivoiser tout ce que ça implique et de voir comment nous on aime ça et comment je m’en sors.  Mais il ne voudra pas.  Et… ce que j’ai vu dans ses yeux, quand il m’a demandé de le lui rendre, c’est exactement la douleur que moi-même j’ai ressentit à l’idée de m’en séparer à nouveau alors je fais quoi ? Je le blesse lui ou je me fais mal moi ?

Soupirant et ramenant mes genoux contre ma poitrine,  j’appuie ma tête sur mes genoux pour regarder mon mari en espérant vraiment que ce que je lui dis ne foutra pas en l’air l’équilibre fragile que nous avons réussit à établir entre nous deux.

- Je veux pouvoir faire partit de la vie de Dany mais…  ce que je veux vraiment, c’est d’en avoir un avec toi.

Ouais, bâtir notre famille, prendre soin tous les deux de ce que notre amour pourra produire de plus fort et de plus merveilleux. C’est la première fois que j’y pense et que d’y penser me donne envie de voler.


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MessageSujet: Re: Motherhood's Calling [PV Hank North][TERMINE]   Motherhood's Calling [PV Hank North][TERMINE] I_icon_minitimeVen 22 Juin - 20:37



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Bailey s’était relevée, après m’avoir regardé. Et ça m’avait fait me raidir un rien, interprétant son changement de position comme un éloignement de moi, puisqu’elle avait brisé du même coup le contact physique entre nous. Mais quand elle récupéra ce contact en me regardant dans les yeux, sans les baisser, je compris qu’elle voulait juste me parler face à face. Alors ok… C’était bon.

D’autant que ce qu’elle répondit à ma question était tout sauf dénué de sens. Elle n’aurait pas su avoir d’autre réponse que : « Je n’en sais rien. » Trop de choses avaient changé pour elle depuis sa grossesse et la naissance de son fils, encore plus depuis l’abandon de ce dernier devant la porte de Ricci.

Elle ne pouvait pas savoir si elle était prête maintenant à avoir un enfant, à s’en occuper et à l’élever, parce que plus rien n’était pareil qu’alors.

Et c’était la meilleure réponse qu’elle pouvait me donner. Le fait qu’elle me dise clairement qu’elle ne savait pas si elle était prête me permettait à moi de savoir où elle en était et de voir plus ou moins comment la soutenir aussi.

Elle avait envie d’enfant… Mais admettait de pas savoir si elle était prête pour. Ok. Au moins, je savais d’où on partait et on pourrait avancer pas à pas à partir de là.

Et aux questions qu’elle se posait plus à elle-même qu’à moi, je répondis avec un vague sourire.

-Et bien… je suppose que personne ne sait vraiment s’il est prêt avant d’être parent.

Je haussai les épaules, ne quittant pas son regard.

-Tu as eu un raté qui laissera ses marques et ne sera pas sans conséquences. Des conséquences qu’il faudra accepter.  Mais, j’imagine que tout le monde a le droit à une deuxième chance et tu n’es plus à moitié à la rue, tu gères tes addictions et tu suis ton traitement…

Je n’avais même plus besoin de surveiller tout ça. Au départ, je le faisais… Puis comme je n’avais jamais à la rappeler à l’ordre, j’avais tout doucement fini par oublier de vérifier… Et au jour d’aujourd’hui, je ne le faisais carrément plus, faisant confiance à mon épouse pour ce qui était de gérer son traitement.

Je lui parlais doucement, calmement. Elle avait des gestes nerveux en jouant avec le coussin, mais continuait de me regarder… Ce qui encourageait à la conversation, je supposais. En tout cas, ça me permettait de communiquer plus ou moins correctement. Enfin, je croyais…

Bailey continua et je l’écoutais… Et encore une fois, elle m’impressionna dans ses réflexions parce que la Bailey de l’Eastside n’aurait jamais été capable d’avoir ce schéma de pensée. Elle n’était d’ailleurs pas centrée uniquement sur son ressenti à elle, mais elle avait aussi fait attention aux réactions de Ricci qui m’avait d’ailleurs surpris aussi.

J’allais ouvrir la bouche pour parler mais ce fut là qu’elle me fit me raidir encore… Elle se recroquevillait sur elle-même, se roulant en boule. Et ça, ça suffisait à faire monter ce truc mauvais en moi, un mélange d’angoisse et de colère. Le truc qui m’aurait donné envie de hurler : « On parle calmement alors POURQUOI tu te roules en une putain de boule comme si j’allais te massacrer ! »

Il y avait eu une seconde, peut-être deux, où j’avais senti ça poindre dangereusement en moi cette crise colère qu’une simple posture suffisait à déclencher… Mais Bailey ne quittait pas mon regard. Ce fut la seul chose qui empêcha la balance de pencher du mauvais côté. La seule chose qui maintenait notre fragile équilibre.

Si elle avait quitté mon regard en plus de se recroqueviller sur elle-même, ça serait parti en vrille direct.

Pourquoi ? Aucune idée. Mais c’était viscéral.

En même temps… Est-ce qu’il n’y avait pas un décalage dans ce qu’elle faisait ? Se rouler en boule, s’isoler, tout en disant qu’elle voulait qu’on ait un jour notre propre enfant ? C’était ce décalage qui me mettait sous tension.

Mais ça n’explosa pas. Parce que Bailey me regardait et que c’était comme garder le doigt appuyé sur le détonateur.

Je pris une inspiration.

-Ok… Ok… Déjà…

Je parlais doucement, restant calme et posé autant que je pouvais. Parce qu’il n’y avait pas lieu de s’énerver.

-La première conséquence… Il faut que tu apprennes à l’appeler Anthony. C’est son nom officiel maintenant.

J’expirai.

-Deuxièmement : ne pars pas du postulat qu’il te sera impossible de revoir Tony ou que Daniele ne voudra pas que tu le vois.

Inspire, Hanky… J’avais l’impression d’être un putain d’enfoiré de funambule.

-Tu te demandes si ça fera mal à Daniele que tu entres dans la vie de Tony. La question n’est pas là. Ricci est adulte et si quelque chose se fait, il en sera aussi conscient que toi… que nous. Ce qu’il faut se demander, c’est si ce sera une bonne chose pour Tony Ricci. Il a une vie stable. Depuis le temps, il considère probablement Maria Watson comme sa mère. On ne peut pas chambouler ça du jour au lendemain.

Pas après l’avoir abandonné. Ça, je m’y refuserais catégoriquement.

-S’il y a moyen de voir Tony… D’avoir un droit de visite ou quelque chose d’approchant, je t’aiderai à l’obtenir.

Mais elle devait faire le deuil d’être un jour considérée comme la mère de Tony Ricci. Pas par la loi ou quoi, mais par l’enfant lui-même.

Je passai ma langue sur mes lèvres… Mon cœur augmentant le rythme à nouveau.

-Et pour le reste… Je… ne me suis pas encore demandé si j’étais prêt, moi.

Vu que je pensais qu’elle ne voudrait plus d’enfant et que j’avais fait mon deuil de ça. Mais maintenant qu’elle en parlait… Est-ce qui serait pas temps de te poser la question, mon vieux ?

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MessageSujet: Re: Motherhood's Calling [PV Hank North][TERMINE]   Motherhood's Calling [PV Hank North][TERMINE] I_icon_minitimeDim 24 Juin - 19:01



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C’est tout qu’un putain de cheminement qui s’est fait dans ma tête pendant la journée mais je n’en suis même pas encore à mi parcours.  Tant de choses ont été remuées en moi alors que je pouvais regarder mon fils dans les yeux, sentir ses petits doigts sur mes mains et entre son doux babillage de bébé. Ça m’a fait réaliser et prendre conscience  de faits et sentiments dont je ne me doutais même pas pouvoir exister.

De pouvoir aussi en parler ouvertement avec mon mari est un soulagement énorme. Pour une fois, je ne sens pas de jugement sévère de sa part mais plutôt une ouverture d’esprit même si je le vois se raidir à vu d’œil et pour une fois, ce n’est pas dans le pantalon que ça se passe.  Il n’est pas impossible que mes craintes et questionnements éveil en lui un mécanisme de défense purement masculin.

Je suis maintenant recroquevillée sur le divan, tenant mes genoux contre ma poitrine sans cesser de le regarder car, dans ses yeux, je trouve la force et la sérénité dont j’ai besoin pour me garder dans la bonne voix.

Hank est beaucoup plus cartésien que moi et me rappel à l’ordre déjà, mais en douceur, en  me rappelant que mon fils ne s’appel pas Dany mais bien Anthony et que je dois m’y faire.  Je peux vivre avec ça, puisque, pour être bien honnête, je ne lui avais pas donné le prénom de Dany parce que j’aimais ça ou  parce que je trouvais que ça lui allait plutôt bien. Non.  Quand je l’ai « baptisé », j’étais complètement dans le cirage par la fatigue de mon accouchement laborieux. Je n’ai fait que dire le premier truc qui m’est venu à l’esprit et, comme je venais de comprendre que le petit était aussi celui de Daniele Ricci… enfin faut pas forcé plus loin de raisonnement.

- Tu as raison et je tâcherai de m’en souvenir.

Là où ça fait mal, c’est quand il mentionne que je ne pourrai plus être la mère de mon propre fils, l’actuelle petite amie de Ricci m’ayant substituée auprès  de Da… Anthony.  Je ne peux qu’en vouloir à moi-même pour ça et l’accepter. Accepter que ce soient les bras d’une autre qu’il cherchera pour se réconforter après un cauchemar. Ce sera à elle aussi qu’il pensera quand on lui demandera « où est ta maman ».  En même temps,  il y a quelque chose qui me réconforte là-dedans. Sachant qu’elle est probablement la figure parentale la plus saine d’esprit que le petit puisse avoir.

- Je ne veux pas chambouler son existence avec mon désir égoïste. Mais si je pouvais le voir de temps en temps, le laisser s’habituer à moi et qui sait, quel genre de lien il voudra créer quand il sera en mesure de comprendre, ça serait déjà bien.

Puis, il faut voir l’opinion du grand Daniele Ricci sur le sujet. Comme le dit Hank, je ne peux pas prétendre qu’il sera complètement fermé à  toutes propositions mais je doute que ça se fasse de bonne foi. J’ai peur de devoir  parler a un avocat, d’enclencher des démarches douloureuses mais si je dois me rendre là pour obtenir une place dans la vie de mon fils, je le ferai. Et savoir que Hank n’est pas contre cette initiative, ça suffit à envelopper mon cœur d’une douce chaleur.

- Merci  mon amour ! De savoir que tu es prêt à me soutenir là dedans est rassurant.

Le tout est de bien faire les choses. Commençons pas laisser Ricci digérer la nouvelle avant de le relancer pour tenter une discussion.

Le reste du puzzle, ou plutôt le cadre qu’il pourrait prendre, se formerait avec un enfant résultant de notre amour, à Hank et moi. Un petit North que nous élèverions aux meilleurs de nos capacités, comme tout parent qui se lance dans l’aventure. Je sais qu’à ce niveau, nous aurions le support de la famille North et quelque chose me dit que Diana serait comblée par l’expectative d’être à nouveau grand-mère.  Hank n’ayant pas poussé le bouchon jusque là dans ses deux précédents mariages.

C’est bien beau mais on ne fait pas des bébés pour faire plaisir à quelqu’un.

On en fait parce qu’on s’aime, qu’on se sent un peu aventuriers ou cons, ou les deux, fort probablement et qu’on juge un amour assez solide pour résister à ce projet.  

Je reprends ma place dans contre Hank, posant ma tête contre son torse. Si à un certain niveau je me dis que le moment serait le bon pour tenter l’aventure, je me questionne sur ma maladie mentale, sur les effets qu’un arrêt temporaire de ma médicamentation pourrait avoir tant sur moi que sur mon couple. Faut voir si je peux rester zen  pendant 9 mois, voir plus si j’arrête les médicaments jusqu’à ce que je tombe enceinte. Ce n’est pas parce que ça été  l’histoire d’une fois avec Ricci que ça se reproduira de cette manière avec Hank.

- Le mieux, avant tout, je crois, serait de voir avec mon médecin pour en parler et ça te laisserais le temps de te faire une tête là-dessus, savoir où tu en es toi avec l’idée de devenir père. Ça ne coûte rien de se renseigner.

Ensuite, il sera encore temps d’enligner nos désirs communs et prendre la meilleure des décisions.

- Ça m’a fait du bien d’être capable d’en parler…

En fait, je crois que c’est la première fois, depuis ma sortie de thérapie, que j’arrive à exposer clairement mon ressentis, sans craindre de me faire rabrouer ou qu’on me croit encore dans le cirage.  

Ça vient peut-être que de moi mais Apolline et Howard ont vu juste dans chacune de leurs paroles.  Sa main dans la mienne, nous pouvons affronter n’importe quelle tempête.


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MessageSujet: Re: Motherhood's Calling [PV Hank North][TERMINE]   Motherhood's Calling [PV Hank North][TERMINE] I_icon_minitimeLun 25 Juin - 16:42



Motherhood's Calling
ft. Bailey North


Même si je savais que c’était nécessaire de temps à autre, il n’y avait rien à faire, je détestais ce genre de discussion… Je n’arrivais pas à m’expliquer pourquoi mais ça m’angoissait à mort, quel que soit le sujet, d’ailleurs. Il n’y avait rien de pire pour moi que quelqu’un qui me disait : « Faudra que je te parle d’un truc. » ou « Il va falloir qu’on parle. »… Même la version soft : « Si tu veux bien, j’aimerais qu’on aborde un truc tantôt. »

Je détestais ça. Et pourtant, ce n’était pas Bailey qui nous avait mis là-dedans, mais bien moi, quand une fois Ricci parti, j’avais dit à Bailey qu’après la journée de tournage, on parlerait de ce qui la tracassait. Parce que je savais qu’on devait passer par là et que je savais qu’il fallait que je passe au-dessus de mon angoisse…

Et qu’il fallait que je me maîtrise aussi pour ne pas me laisser déborder par une colère réflexe qui n’avait même pas lieu d’être. Stopher disait que c’était un mécanisme de défense de me foutre en pétard comme ça… Souvent pour des conneries en plus…

Bien que là, c’était très loin d’être des conneries. C’était même très important. Ça tenait à cœur à Bailey et c’était justement ce qui n’était pas fait pour me rassurer. Parce que je n’avais pas intérêt à merder cette conversation. Parce que j’avais intérêt à être à la hauteur.

Et la voir se recroqueviller sur elle-même, comme si elle s’attendait justement à ce que je me foute en rogne faillit bien me faire flancher bêtement. Mais je tins bon. Parce qu’elle ne baissait pas le regard et ne se mettait donc pas en position de faiblesse et aussi parce que ce qu’elle disait était cohérent et ne ressemblait en rien aux caprices qu’elle aurait pu faire au début de notre relation, quand elle carburait encore à diverses saloperies.

Je faisais mon possible pour être doux, mais j’aurais quand même bien voulu savoir combien de kilos de pression je faisais subir à mes muscles sans le vouloir.

Je n’étais vraiment pas contre le fait que Bailey puisse voir son fils, d’autant plus avec tous les progrès qu’elle avait faits en un temps record pour mettre sa vie en ordre. Elle était clean, elle était mentalement stable, elle s’occupait de la villa comme une super pro. Je restais maître de la cuisine quand j’avais l’occasion de me mettre aux fourneaux, mais ce n’était pas pour me déplaire. Elle faisait aussi beaucoup de choses en compagnie des autres femmes du clan North, soit Grace et ma mère…

Bref, on trouvait nos marques. Et si Bailey pouvait voir son enfant de temps en temps, ou même qu’il vienne passer des journées ici même, ce ne serait pas un problème pour moi… Je l’avais fait avec le fils de Kate, je ne voyais pas pourquoi il n’en irait pas de même avec le fils de Bailey.

Après, je restais réaliste et je savais qu’on ne pourrait pas chambouler tout ça du jour au lendemain. Ce fut ce que je m’employai à expliquer à Bailey, sans avoir la moindre idée de quelle allait être sa réaction à ça.

J’avais commencé par lui rappeler que son fils ne s’appelait plus Dany. Il avait perdu ce nom-là quand elle l’avait abandonné, peu importe les raisons, bonnes ou mauvaises. A l’âge qu’il avait, il était plus qu’habitué à s’appeler Tony et il ne comprendrait jamais pourquoi une parfaite inconnue, si jamais Bailey obtenait de Ricci de pouvoir le voir, lui donnerait du « Dany »…

Surtout que c’était le diminutif de son père… Il y avait de quoi lui foutre les neurones en l’air, à ce pauvre gamin.

Je fus content, et fier d’elle aussi, de l’entendre simplement dire que j’avais raison (on me changera plus) et qu’elle allait s’en souvenir. Ok. On avançait déjà un peu.

Je savais que ce que je disais à mon épouse n’était pas forcément facile à entendre. J’essayais de rester réaliste, de ne pas lui donner de faux-espoirs en la laissant penser qu’elle pourrait un jour être la mère de Tony… J’aurais voulu lui dire ça en ayant un geste réconfortant pour elle, en la prenant dans mes bras, mais le fait qu’elle soit recroquevillée sur elle-même ne me permettait pas de le faire. Je restais simplement affalé de mon côté du fauteuil, mon regard rivé sur le sien.

Encore une fois, Bailey me fit avoir une bouffée de fierté qui contribua à me détendre et à éteindre cette colère irrationnelle qui avait voulu me prendre au début. Je me demandais si elle avait une seule petite idée du chemin qu’elle avait parcouru en un an… Bien qu’étant amoureux d’elle, je n’étais pas sûr d’être objectif… mais quand même !

Je lui souris, même si je restais dans ma position sur le fauteuil…

-Je ne sais pas si on peut appeler ça un désir égoïste… Ça le serait si tu ne prenais pas les choses comme tu les prends là et que tu voulais vraiment récupérer Tony full-time et sans concession… Sans te soucier non plus de ce que lui a construit avec Ricci et Watson. Et là, je vois bien que c’est pas le cas.

Je marquai une pause… J’avais envie d’une cigarette et mes mains cherchaient instinctivement après en palpant nerveusement les poches de mon jeans, mais me dit que ça pouvait bien attendre la fin de cette discussion.

J’affirmai que j’étais prêt à l’aider et à la soutenir comme je le lui avais promis en lui passant la bague au doigt. Et je ne pensais pas que cette expérience serait négative, qui plus était. « Aider » et « soutenir » ne signifiait pas dire « oui » à tous ses désirs aveuglément et c’était même très sûrement dire « non » quand je pensais qu’elle allait droit dans le mur, mais dans ce cas-ci, je pensais plutôt que c’était une étape des plus logiques dans le parcours qu’elle était en train de faire.

J’espérais que le jour où ce serait moi qui aurait besoin d’être « soutenu » ou « aidé », par un « oui » ou un « non », elle en ferait de même.

En tout cas, elle était ravie de savoir que je me tiendrais à ses côtés.

-Tu sais… Ricci est quelqu’un de très humain, dans le fond. J’ai pu voir ça pendant le casting. J’ai aussi vu ça aujourd’hui quand il a eu peur de perdre le petit Tony, sous le coup de la surprise. Alors je me dis qu’il y a probablement moyen d’en discuter avec lui, d’arranger un truc à l’amiable.

Je secouai la tête, pinçant mes lèvres.

-Faut à tout prix qu’on évite tout ce qui est justice et autres instances officielles, sinon, on obtiendra rien du tout, chérie… Je suis condamné à deux ans de prison avec sursis et tu es une ancienne prostituée poly-toxicomane, diagnostiquée avec un trouble de la personnalité limite et avec un casier judicaire aussi. Si on entre dans des démarches officielles, c’est à peine si Ricci aura besoin de jouer de son influence.

Moi, en tout cas, à leur place, en ayant que ça sur quoi me baser, jamais je nous filerais un gosse une seule seconde.

Sans compter que la presse allait en plus s’emparer de l’affaire en moins de deux…

Je haussai les épaules…

-Je crois que le mieux, c’est de laisser Daniele encaisser l’information… Puis ensuite d’aller le voir pour lui en parler. Sans lui rentrer dedans… Juste en commençant par lui faire part de ton… notre ?... désir.

Et en parlant de notre ( ?) désir… Tout ça ne s’arrêtait pas à Anthony Ricci. Le besoin de Bailey d’être mère allait jusqu’à fonder notre propre famille aussi… en plus du reste… Moi qui étais déjà vachement content que ça se passe relativement bien, ce début du mariage… J’en étais pas encore arrivé jusque-là dans mes réflexions…

Ce fut à ce moment-là que Bailey choisit de changer de position et revint près de moi, contre moi, sa tête posée contre mon torse. Je crois qu’elle pouvait sentir sa tête se faire projeter par les battements de mon cœur tellement il battait fort… Pas tellement vite… mais fort.

Je soupirai longuement, perdant une main dans ses cheveux, derrière sa tête, et enfouissant mon visage dans le creux de son cou.

-Arf… Comme je préfère ça… !!

Dans cette position, j’avais plus l’impression qu’on était ensemble pour affronter quelque chose, plutôt que confrontés l’un à l’autre comme quand elle était recroquevillée sur elle-même.

Je respirai plus doucement, mes muscles se détendirent autant qu’il leur était possible de le faire et je me laissais bercer par son odeur…

Mais j’écoutais aussi Bailey qui nous laissait le temps… Parce qu’on en avait besoin. Dans un premier temps, comme elle l’expliqua très bien, pour connaître les éventuels risques qu’on courrait en essayant d’avoir un enfant… Si ce qu’elle avait ne pouvait pas se transmettre… Parce que ça couplé à mon caractère de merde, autant s’amuser à fabriquer une nouvelle bombe atomique.

-Ouais… ouais et on lui parlera aussi de ton post-partum… Bref, plus on en saura, mieux ce sera… Je viendrai le voir avec toi.

J’embrassai le creux de son cou… Puis m’écartai pour pouvoir la regarder dans les yeux et lui sourire. Elle était contente d’avoir réussi à en parler. Je caressais ses cuisses de chaque côté de ma taille… Je pouvais pas dire que ça m’avait fait du bien, physiquement parlant… Et avec le contrecoup, j’étais pas sûr que j’allais dormir cette nuit, même si tout s’était bien passé… J’allais probablement réfléchir à 20 000 scénarios sur comment présenter les choses à Ricci…

Mais bon… avec deux ou trois pilules d’anxiolytiques ça devrait le faire…

-Ouais… T’es la meilleure, chérie…

Je souris plus largement et pris son visage entre mes mains.

-Regarde-toi… Comme tu es belle… Tu peux être fière du chemin que t’as fait depuis l’Eastside.

Je rigolai...

-Et moi... Je ne suis qu'un vieux veinard.

@ Billy Lighter



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Motherhood’s Calling
ft. Hank North






Hank n’est pas du tout fermé à tout ce que je lui expose, facilitant la formation de la boucle de toutes mes réflexions que je me suis faite alors qu’il était entrain de tourner des scènes. Il y en a eu, des pensées dans ma tête aujourd’hui et des élaborations de scénario qu’en aux possibles réactions de mon époux.  Ce qui revenait le plus souvent prenait forme d’un non catégorique et d’une conversation avorter avant même que je n’ai pu aller jusqu’au bout.

Je veux bien faire les choses et ne rien précipité.

Je ne suis plus la même depuis ma thérapie et je tiens à tout prix conserver l’équilibre au sein de mon couple, même si je dois pour ça faire le deuil de certaines choses. Pour mon plus grand bonheur, Hank ne me force pas à le faire, calquant sa pensée à la mienne. Son opinion m’importe plus que n’importe quoi d’autre.

- C’est ce que j’ai ressentis aussi.  Et je suis consciente qu’il a besoin de temps pour se faire à l’idée que Da… Anthony à une mère qui puisse caresser le désir de ravoir son fils.  Je ne veux pas qu’il croit que je veux le lui reprendre. Comme je te l’ai dit, ce n’est pas mon souhait, même si je désir créer des liens avec notre fils.

Chaque chose en son temps. Laissons Ricci percuter la nouvelle et qui sait si il ne reviendra pas de lui-même vers nous. Hank aura probablement la chance avant moi de le recroiser et, loin de moi l’idée de laisser mon mari jongler avec la grenade, il saura peut-être tâter le terrain et voir si Ricci semble disposer à parler.

- Je n’ai pas envie non plus d’aller devant la justice pour tout ce que ça représente mais je suis prête à l’envisager s’il reste sur un non catégorique mais… tout ça n’est pas pour demain  donc je crois que le mieux est de faire comme tu dis, lui laisser le temps.

Je souris et je suis fière, d’une certaine façon, d’entendre Hank  parler de mon désir comme étant le notre.  Je me sens rassurer et je reviens m’allonger sur lui, reprenant ma position initiale, ma tête contre son torse.  Je peux entendre son cœur battre fort et, le connaissant comme je le connais maintenant, je sais que  mon mari est sous tension.  Peut-être, et je l’espère, la façon plutôt zen avec laquelle j’ai abordée la situation lui aura permis de constater que tout espoir n’est pas perdu vis-à-vis de ma maladie.

C’est aussi un sujet qui m’inquiète dans l’éventualité où nous passerions à l’étape suivante de notre mariage : fonder notre propre famille.

Hank est un As avec les gamins ! Il sait s’y prendre, ils l’aiment tous c’est fou ! On dirait un aimant à enfant.  Il suffit qu’il entre quelque part pour qu’ils veuillent tous jouer avec lui-même s’il intimide certains au premier regard, il ne faut pas longtemps pour qu’il gagne leur confiance.
Je veux être prudente.

Je sais le cauchemar que cela représente que de vivre avec ma réalité.

Aborder le projet  ‘’ Bébé North’’  en commençant pas une rencontre avec mon médecin pour lui poser toutes les questions que nous pouvons avoir me semble plutôt sage. Je savais avant même qu’il ne me le dise qu’il viendrait avec moi.  Hank a toujours été à mes côtés, malgré tout, il ne s’est jamais sauvé, lui.

Et puis, quand il me dit que je suis la meilleure, que je peux être fière du chemin parcouru depuis le temps ou je me prostituais dans l’Eastside, je ne sais retenir une larme. Loin d’être triste, c’est du bonheur dans sa plus simple expression.

- J’y serais pas arriver sans toi mon amour !

Il pourra dire ce qu’il veut, c’est tout de même la vérité. Le jour où j’ai pris la décision de remettre ma vie sur les rails, il a accepté de me prendre pour épouse, une jujube au doigt, alors que tout ce qu’il avait vu de moi était le pire.

- Un vieux veinards incroyablement sexy ! Embrasse moi chéri j’ai envie de toi, là, tout de suite !

Chassez le naturel… il revient au galop !



@ Billy Lighter


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