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 What happened to you? [Pv Jake][TERMINE]

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Gabrielle Moreno


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MessageSujet: What happened to you? [Pv Jake][TERMINE]   Mer 27 Juin - 18:32



What happened to you?
ft. Jake Snyder



7h40, villa Moreno/Williams

- Mamaaaaan ! Mamaaaan !  Je ne retrouve plus ma seconde basket !

Comme tous les matins avant de partir à l’école et quand je n’étais pas de garde à l’hôpital, je préparais à mon fils son petit déjeuner : des pancakes avec de la confiture de fraises. Quand on était comme moi une mère célibataire avec un petit bout de chou de 10 ans, il fallait assurer sur tous les fronts et lorsque je ne pouvais pas être auprès de Théo, notre gentille voisine, Madame Eléanor Blackwell, une dame âgée d’une soixante d’années et à la retraite, s’occupait de mon fils. Elle n’avait jamais eu la chance d’avoir des enfants, et elle le regrettait aujourd’hui de ne pouvoir être une grand-mère. Elle s’était prise d’affection pour mon fils très vite et elle faisait partie de notre vie maintenant. Elle m’aidait beaucoup, comme l’accompagnait à l’école, le récupérer à la sortie, participer à ses matchs de foot quand je ne pouvais être présente. Théo avait sa chambre chez cette dame quand je travaillais. Elle lui avait laissé la décorer à son goût et il en était très content.

- Certainement sous ton lit ou sur le coffre à jouets mon chéri !

J’avais eu quelques jours de repos pour m’occuper de mon fils et de prendre le temps d’être une maman. Mais ? Il était temps pour moi de reprendre le chemin du boulot et ce matin, j’avais un planning chargé en consultations à mon cabinet médical.

- Voilà, j’ai trouvé, elle était cachée derrière Monsieur l’Épouvantail et Monsieur Lion.

Mon fils arriva dans la cuisine qui était ouverte sur le salon et s’installa sur le haut tabouret tandis que je lui présentai une délicieuse assiette de pancakes garnis de confiture et son verre de jus d’oranges.

- Tu seras là pour mon match de ce soir ? On est en quart de finale Maman ! Faut que tu viennes nous supporter !

Je m’installai à mon tour sur un tabouret, en face de lui, posant mon gros mug de café sur le plan de travail qui nous servait aussi de table pour les matins d’écoles.

- Je ferai tout mon possible pour y être. Madame Blackwell sera là promis ! Elle m’a dit qu’elle prendrait plein de photos pour que je ne manque rien. Mais j’ai beaucoup de patients à voir. Quand je prends quelques jours de repos, j’ai après un planning très chargé.

- D’accord Maman, mais essaye quand même !

- Promis mon trésor ! Maintenant, tu manges parce que ça va refroidir et après : direction l’école !


********************


Cabinet médical

- Bonjour Docteur Moreno, comment allez-vous ? Votre repos s’est bien passé ?

Je venais d’entrer dans le couloir d’accueil de mon cabinet et ma secrétaire se leva de derrière son bureau pour m’accueillir et me présenter la liste des patients pour toute la journée.

- Bonjour Cathy, oui, j’ai pu profiter de mon fils, c’était génial !

- Voici la liste Docteur. Le premier patient est à 9h. Certains sont déjà là et même en avance.

- Vous savez que je prends les patients par ordre des rendez-vous et nous par ordre d’arrivée sauf s’il y a quelqu’un qui s’est désisté entre-temps.

- Oui, oui, ne vous inquiétez pas ! Vous avez encore le temps de vous mettre en tenue et même de prendre du café, je viens d’en faire il y a peu.

- Merci Cathy, c’est parfait !

Les heures qui suivirent passèrent rapidement. Je prenais toujours mon temps avec chacun de mes patients et je ne bâclais jamais mon travail ni les auscultations. C’était la base de toutes préventions pour déceler une maladie ou un symptôme qui serait passé inaperçu au patient. Midi allait bientôt arriver et ma pause serait la bienvenue. Avant cela, j’avais un dernier patient à voir.  Je sortis de mon bureau et je me dirigeais vers la salle d’attente.

- Monsieur Snyder, c’est à votre tour ! Bonjour.

L’homme se leva de son siège et je lui tendis ma main pour le saluer. Ce fut en le voyant s’approcher de moi que je fronçai les sourcils. Un côté de son visage était couvert d’hématomes et deux plaies bien distinctes, une au niveau de l’arcade sourcilière et l’autre au niveau de la lèvre inférieure. Toutes les deux étaient bien marquées. Je le fis entrer dans mon bureau et une fois la porte refermée, je lui posai la première question.

- Qu’est-ce qui vous est arrivé ? Vous êtes tombé ? Vous vous êtes battu ? Ce n’est pas très souvent que je vous vois, mais quand vous venez pour une consultation, ce n’est pas pour rien d’après ce que je peux en déduire juste à vous observant. Vous avez été pris en charge par les urgences ?

Je devais d’abord savoir au moins l’essentiel, s’il avait reçu des soins, s’il avait fait des examens et s’il avait d’autres blessures que celles que je pouvais voir.





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Jacob Snyder


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MessageSujet: Re: What happened to you? [Pv Jake][TERMINE]   Jeu 28 Juin - 17:08



What Happened To You ?
ft. Dr. Gabrielle Moreno


Maison de Zachary et Joanna Snyder, 09 :00

-Jacob…

J’ouvris les yeux en sursautant et roulai brusquement sur mon lit pour finir sur le dos, me dérobant au contact de la main de ma mère qui caressait ma nuque. Vanessa Cartray m’avait ramené là la veille au soir et j’avais dormi dans mon ancienne chambre.

Ma mère avait reculé d’un pas pour ne pas prendre un mauvais coup dans l’aventure. Mais quand je la vis, la regardant les yeux ronds et qu’elle comprit que c’était bon, que je savais quand même où j’étais, elle se rapprocha directement. Ce n’était pas comme si c’était la première fois que je me réveillais agité… Elle m’avait fait, elle me connaissait.

-Doucement… Ce n’est que moi. Il faut que tu essayes de te lever, Jacob, si tu sais. Je t’ai pris un rendez-vous chez le docteur Moreno à 11 :30. Papa va te conduire…

Sa main jouait dans mes cheveux et mes yeux balayaient la chambre jusqu’à ce que je me calme un peu et qu’ils se fixent comme ils pouvaient sur elle…

-N…

Elle barra mes lèvres de son index.

-Non, pas « non ». Si tu ne le fais pas pour toi, fais le pour tenir ta promesse envers cette jeune et jolie femme qui t’as ramené hier. Tu te rappelles de ta promesse ?

Je hochai la tête… Ouais…

Je sentais mon cœur battre dans chacune de mes blessures et même mon cerveau palpitait comme un malade. Je finis par plisser les yeux et placer ma main devant pour me protéger des éclats de lumière qui passaient à travers les rideaux. Ma mère avait pris soin de ne pas allumer la lumière.

-Ouais… Ouais je vais me lever… Laisse-moi deux ou trois minutes, ok ?

Elle embrassa mon front et se retira. Je plaçai alors carrément ma main sur mes yeux et respirai un bon moment profondément, de peur de vomir encore. Mais ça avait l’air d’aller. Je ne devais pas avoir grand-chose dans l’estomac, en même temps.

Mon premier réflexe fut alors de tendre le bras pour attraper mes clopes sur la table de nuit. Mais comme c’était mon bras blessé, la douleur irradia très vite et avorta mon mouvement. Alors j’utilisai mon autre bras et mon ordre de priorité fut de m’allumer d’abord une cigarette puis seulement de regarder le pansement posé par Vanessa la veille… Ou l’avant-veille plutôt… J’étais plus certain du temps qui s’était écoulé entre l’agression et maintenant.

-Et merde…

Le pansement était tout imbibé de sang… Peut-être que je m’étais fait ça simplement en me retournant brusquement, peut-être que c’était arrivé dans la nuit… J’en savais rien mais de toute façon, le résultat était le même.

Je me trainai, clope au bec, jusqu’à la salle de bain où je commençai par me regarder dans le miroir pour constater que ce n’était pas glorieux et qu’en dehors des blessures que j’avais à l’arcade, à la pommette et la moitié de ma tronche qui avait gonflé, j’étais pâle et j’avais les yeux injectés de sang. Je finis de fumer ma clope, me brossai les dents, me lavai comme je pouvais au lavabo puisque je ne voulais pas prendre le risque d’ouvrir aussi la blessure qui me barrait le torse… Puis fini par me faire au biceps un bandage de fortune peut-être un peu trop serré autour des compresses, pour essayer que ça ne saigne plus… Ou du moins que ça tienne jusqu’à pouvoir voir le docteur Moreno.

Cabinet du Dr. Moreno, 11 :30

J’avais mis des lunettes de soleil parce que j’avais vraiment du mal avec la lumière et que mon crâne me faisait déjà assez souffrir comme ça. Heureusement, l’avantage avec le Dr. Moreno, c’était que tout en faisant son travail consciencieusement, elle prenait rarement du retard.

Quand ce fut mon tour et qu’elle m’appela, je me levai et lui serrai la main.

-Bonjour…

Elle avait froncé les sourcils… Merci, je sais que j’ai une sale gueule, je ne serais pas là, sinon…

Le Dr. Moreno referma la porte derrière nous et je me grattai l’arrière de la tête avant de retirer mes lunettes de soleil et de plisser à nouveau les yeux. Elle demandait si je m’étais battu… Question légitime me concernant, vu que j’étais déjà venu peut-être une ou deux fois pour des rafistolages post bagarre… Les gens m’énervent, qu’est-ce que vous voulez…

Mon regard se posa sur la jeune femme alors que je m’asseyais à l’une des chaises devant son bureau…

-J’ai été agressé dans la rue…

Je secouai doucement et négativement la tête.

-Non… J’ai pas été aux urgences…

Je souris vaguement mais baissai les yeux.

-J’ai eu droit à une infirmière personnelle. Une amie m’a aidé. J’ai pris des coups sur la tête mais je crois que ça se voit… Et puis deux coups de couteau aussi…

Je désignai les deux endroits par-dessus mes vêtements. D’abord mon torse :

-De là à là.

Et puis mon biceps.

-Et plus profond à ce niveau-là… Et ça a merdé pendant la nuit… Mon pansement était plein de sang ce matin… j’en ai fait un autre…

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MessageSujet: Re: What happened to you? [Pv Jake][TERMINE]   Jeu 28 Juin - 22:08



What happened to you?
ft. Jake Snyder




Beaucoup pensent que lorsqu’on est médecin ou chirurgien, on a vu tellement de cas, de blessures et de maladies qu’on est forcément rodait à tout cela … C’est totalement faux. Et le jour où je serai blasée de voir mes patients, de ne plus m’inquiéter ni de les écouter, ça serait alors le signal d’alarme pour moi de changer de voie et de me trouver un autre métier.
Lorsque Jake Snyder entra dans mon cabinet, je devinais déjà rien qu’en observant sa mine fatiguée et son visage couvert d’hématomes et de blessures, qu’il avait subi quelque chose de grave, mais comme je le faisais avec chacun de mes patients, je n’imposais rien. Si la personne voulait se confier, elle pouvait le faire en toute sérénité, car j’étais liée au secret médical et rien ne sortirait d'ici, entre mon patient et moi.

Ce n’est qu’une fois, à l’intérieur de mon cabinet, qu’il ôta ses lunettes de soleil et je découvris alors son regard fatigué et injecté de sang. Ma première question permettrait et limiterait exactement comment j’allais pouvoir le soigner. Là aussi j’en ai entendu des histoires, toutes sortes, des plus sombres ou plus magnifiques, parce que oui, il y en avait quand vous annonciez à une famille, à des parents que leur enfant était sauvé. Mais, les agressions, je n’arrivai toujours pas à m’y faire même en passant certaines nuits de garde aux urgences de l’hôpital Good Samaritan. Cela ne m’a pas endurcie, heureusement. Je ne pourrais pas faire mon métier avec un cœur de pierre.

Il n’était pas allé aux urgences, car il avait reçu les soins d’une amie. C’était peut-être une aide salvatrice, mais lorsqu’on recevait de mauvais coups, il ne fallait pas négliger de passer des examens dans un hôpital surtout lorsqu’on avait, comme lui, pris des coups sur la tête. Il m’expliqua aussi qu’il avait reçu deux coups de couteaux : l’un au niveau du torse et le second au niveau du biceps. C’était cette blessure qui avait ressaigné ce matin.

- Je vais devoir vous examiner et regarder vos blessures. Mais avant, comme vous n’êtes pas passé entre les mains d’un médecin urgentiste, je vais vous poser quelques questions pour établir un diagnostic et voir d‘après vos réponses, les examens que je devrai voir prescrire.

J’avais besoin d’un maximum d’informations pour dresser les différents symptômes et signes qu’il aurait pu avoir durant les heures qui avaient suivi son agression. J’ouvris un grand document cartonné où était disposé, à l’intérieur, des feuilles. Chacun de mes patients en avait et  je notais tout : examens, traitements, maladies.

- Toutes les questions que je vais vous poser maintenant vont m’aider à diagnostiquer s'il y a eu une commotion cérébrale et son niveau de gravité. Avez-vous eu des troubles de la vision durant ces dernières heures ?  Des pertes de mémoire ? Différenciez bien la douleur qui vous empêche de vous concentrer et vraiment la perte de mémoire, un moment où vous ne saviez plus rien, comme un trou, un vide ? Avez-vous perdu connaissance ?

J’inscrivais ses réponses sur la feuille et au fur et à mesure, je pouvais commencer à établir une vision globale de la situation de Monsieur Snyder. Lorsque ce premier questionnaire fut terminé, parce que j’aurais certainement d’autres questions au fil de ma consultation, je me levai de mon fauteuil et je l’invitai à me suivre vers la table d’auscultation.

- Veuillez retirer votre tee-shirt et asseyez-vous au bord de la table. Je vais examiner la blessure à votre torse, puis je m’occuperai de celle de votre biceps. Si elle saigne de trop, je devrais peut-être vous poser des points de sutures. Vous faites une allergie à un produit ? Un médicament ?

Tandis que j’écoutais ses explications, je préparai tout mon matériel. Je pris un plateau où je disposai des compresses stériles, des gants, des pipettes d’eau stériles, elles aussi et un désinfectant. Je posai le tout sur un chariot roulant et je m'installai face à lui, sur un tabouret.

- Cette personne qui vous a fait cela, ne vous a pas raté. Par contre, je vois qu’on vous  posé des sutures cutanées adhésives pour refermer la plaie à votre arcade. La plaie s’est très bien refermée, d’après ce que je peux voir. Votre amie se connait en gestes de premiers soins ?





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MessageSujet: Re: What happened to you? [Pv Jake][TERMINE]   Ven 29 Juin - 15:34



What Happened To You ?
ft. Dr. Gabrielle Moreno


Ce n’était pas la première fois que je venais voir le Docteur Moreno depuis qu’elle était établie à Los Angeles et elle avait repris tout naturellement le relais de mon ancien médecin traitant lorsque celui-ci avait pris sa retraite et que j’avais été bien forcé d’en changer. J’avais été un peu réticent au début parce que la nouveauté n’était pas ce que je préférais. Mais à un moment donné, j’avais bien dû aller la voir vu qu’il m’arrivait aussi d’être malade, même si c’était rare.

Sans compter les fois où je devais me faire recoudre après m’être battu… Mais ça aussi, heureusement, ça restait rare. Ce que j’avais aujourd’hui devait être le truc le plus grave que j’aie jamais eu, en fait.

Le Dr. Moreno m’avait fait bonne impression dès le début, ce qui était quand même à souligner. C’était quelqu’un de posé et à l’écoute, même si je ne disais jamais grand-chose. Puis ma mère l’adorait, puisqu’elle allait elle aussi chez le Dr. Moreno maintenant… Mais ma mère essayait désespérément de me caser avec toutes les jolies femmes qu’elle voyait alors…

J’avais expliqué au docteur, en gros, ce que j’avais… Une tête à claque et deux coups de couteau… Après quoi, elle m’expliqua qu’elle devait me poser des questions et je hochai la tête pour confirmer que j’avais bien compris et elle ouvrit un document à mon nom, mon nom complet, « Jacob Snyder ». Elle posa donc ses questions et j’y répondis au fur et à mesure, sans avoir trop besoin de réfléchir. Les questions étaient assez simples.

-Ouais… les troubles de la vision j’en ai eu : des grosses tâche noires qui danse devant mes yeux. Et la lumière qui me dérange, je ne sais pas si ça compte.

De toute façon, vu comme je plissais les yeux, ça se voyait que la lumière m’emmerdait au plus haut point.

-Mais des pertes de mémoire… Non… je me rappelle de toute la nuit… Pas celle-ci, parce que j’ai dormi, mais celle d’avant… La nuit de l’agression, je m’en rappelle.

Ma première nuit chez une femme depuis un bail et je l’avais passée à gerber. Pas mal, Jake Snyder !

-Et non… je n’ai pas perdu connaissance non plus. J’ai failli, mais mon amie m’a tenu conscient.

Ce petit check up terminé, le docteur se leva et m’invita à m’asseoir sur la table. J’enlevai prudemment mon t-shirt tout en répondant à ses questions.

-Non… Non, je suis allergique à rien du tout.

Sauf aux gens, peut-être… Mais sinon, j’étais un putain de survivant de naissance…

Je me hissai sur la table, en position assise et suivis de mes yeux fatigués ce qu’elle faisait. Puis elle se rapprocha de moi en roulant et penchai la tête pour toujours garder un œil sur ce qu’elle faisait. Je ricanai quand elle affirma que celui qui m’avait fait ça ne m’avait pas raté… Ouais… Et encore une chance qu’il ne savait pas viser, ce con… Sinon, on aurait pas cette conversation.

Je ne fis pas de commentaire, à part ricaner, là-dessus… Mais par contre, je m’adoucis quand elle constata que la plaie à mon torse, comme celle que j’avais à l’arcade, avait été bien traitée.

-Ouais… Elle a bien fait ça, hein… Elle était presque aussi bien équipée que vous. J’ai eu une sacrée chance…

Je souris avant de répondre à sa question sur les premiers soins…

-Ouais… Elle a un brevet ? Ou elle a suivi des cours, je ne sais plus très bien. Les deux, probablement. J’ai pas de trou de mémoire mais j’ai eu du mal à assimiler ce qu’elle a dit au début, quand on a été hors de danger…

Je me tendis un peu, mes doigts se serrant au bord de la table d’auscultation, rien que de repenser à ce moment d’angoisse intense. Mais fallait pas que ça me reprenne maintenant. Je inspirai et expirai profondément…

-Elle a été super…

Je rigolai doucement, mes yeux bleus croisant ceux, marrons, du Dr. Moreno…

-Mais elle a eu un peu peur aussi alors elle parlait beaucoup. J’ai pas su tout enregistrer.

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MessageSujet: Re: What happened to you? [Pv Jake][TERMINE]   Sam 30 Juin - 23:40



What happened to you?
ft. Jake Snyder




Depuis mon arrivée à Los Angeles, il y a de cela deux ans bientôt, j’avais très vite trouvé mes marques dans cette ville. Au début, j’avais commencé par travailler uniquement à l’Hôpital  Good Samaritan, puis au fur et à mesure, l’idée d’avoir mon propre cabinet médical s’était mise en place. Je commençais à me faire connaitre parmi les patients que je prenais en consultation à l’hôpital comme les gardes que j’effectuais aux urgences. Ce fut comme ça que j’avais fait la connaissance du Docteur Sinclair qui était tout proche de la retraite. Il cherchait une remplaçante pour pouvoir reprendre à la fois son cabinet et ses patients. Pendant les six derniers mois avant qu’il ne rende sa blouse blanche, je travaillais en binôme avec lui dans son cabinet. Il me présentait à ses patients comme étant sa remplaçante attitrée et je prenais connaissance de chaque dossier. Il était comme moi, un généraliste pour les enfants et les adultes et cela soulageait ses patients de trouver un autre médecin aussi rapidement et dans les mêmes compétences que lui.

Jacob Snyder et ses parents faisaient donc partis de ces personnes qui m’avaient acceptée comme médecin généraliste. En découvrant son visage couvert d’hématomes et de plaies, il m’avait avoué avoir été agressé dans la rue et qu’il n’avait pas été pris en charge par les urgences. Une amie lui avait prodigué quelques soins pour ses deux blessures dont l’une qui s’était remise à saigner au biceps, mais je devais avant tout réaliser un diagnostic pour savoir s’il avait subi une commotion cérébrale en recevant des coups.

Je ne pouvais pas faire autrement que de lui poser plusieurs questions et je notais ses réponses dans son dossier personnel.

- Les troubles de la vision et l’intolérance à la lumière du jour, ce que l’on nomme : photophobie, sont les premiers symptômes d’une commotion cérébrale.

Et je n’aimais pas ça, surtout qu’entre le moment où il avait été agressé et au moment où je le voyais pour une consultation, quelques jours étaient passés.

- C’est une bonne chose de ne pas avoir eu de pertes de mémoire. Cela veut dire qu’il n’y a pas eu de traumatisme crânien sévère. Et le fait que votre amie vous ait tenu éveillé, vous a sauvé. Vous auriez pu tomber dans une sorte de semi-coma et les séquelles auraient été alors beaucoup plus importantes.

Après ce petit questionnaire pour évaluer la situation, je l’invitais à s’asseoir au bord de la table d’auscultation et je lui demandais de retirer son tee-shirt pour que je puisse examiner ses deux blessures. Une fois mon petit matériel préparé, j’avais approché un chariot près de la table et je m’étais installée sur un tabouret à roulette. J’ôtai le pansement qui protégeait sa plaie au torse.

- Elle est très bien cicatrisée. Les sutures adhésives ont tenu ce qui a permis à la peau de se refermer de façon impeccable. Il n’y a aucune rougeur autour, donc pas d’inflammation.

La personne qui l’avait soigné avait fait cela d’une façon très minutieuse.

- Le diplôme de premier secours peut sauver des vies. Votre amie doit l’avoir passé pour savoir exactement quoi faire dans ce genre de cas.

Je le sentis se crisper tandis que je défaisais le pansement à son biceps. J’avais cru un instant que c’était la douleur que j’avais réveillée, mais non, ce n’était pas cela … Il se remémorait son agression et c’était cela qui le mettait dans un état de panique et d’angoisse que je percevais.

- Chacun réagit différemment à la peur. Certains vont se murmurer complètement et ne plus parler. D’autres, au contraire, vont avoir un débit beaucoup plus rapide que d’habitude.

Je tendis mon bras sur le côté de la table pour avancer la lampe d’examen et mieux observer la blessure qui saignait.

- Vous avez dû avoir des mouvements beaucoup plus brusques avec votre bras. C’est pour cela que là, les sutures adhésives n’ont pas tenu. La plaie ne s’est pas refermée. Je vais devoir vous faire une petite anesthésie locorégionale. C’est-à-dire que je vais pratiquer deux ou trois injections autour de votre blessure et endormir votre bras. Est-ce que vous êtes venu accompagner ? Parce que si ce n’est pas le cas, soit je vous fais appeler un taxi, soit vous me donnerez un numéro d’un ami pour qu’on vienne vous chercher. Vous ne pourrez pas conduire pendant plusieurs heures. Vous ne sentirez plus votre bras et peut-être un peu votre main quand le produit va se répandre.

Je me levai du tabouret et je sortis de l’armoire à pharmacie le produit anesthésiant, une seringue et une aiguille hypodermique stérile, ainsi que du fil à suture très fin et une aiguille qui n’avait rien à voir avec des aiguilles à coutures. Celle-ci était incurvée. Tout en préparant l’anesthésiant, je revenais sur sa commotion cérébrale

- En ce qui concerne vos troubles de la vision et votre photophobie, nous sommes dans les délais normaux des symptômes. D’autres peuvent apparaitre, comme des maux de tête, des difficultés de concentration, une certaine irritabilité. Ils doivent se dissiper dans les prochains jours. S’ils ne disparaissent pas, je vais vous faire une ordonnance pour passer un scanner à l’hôpital. C’est très important.

Je revins m’asseoir sur le tabouret, face à lui avec mon plateau, ma seringue et mon aiguille.

- Quand vous serez prêt, je vais commencer à vous piquer tout autour de la plaie pour endormir toute la région.






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MessageSujet: Re: What happened to you? [Pv Jake][TERMINE]   Dim 1 Juil - 20:17



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Mouais… A voir la tête du docteur Moreno, mes réponses à ses questions n’annonçaient pas vraiment que du bon. Mais ça, j’avais pas besoin d’être médecin pour le savoir… Il me suffisait de constater à quel point j’avais mal au crâne. Je n’avais même pas osé manger avant de venir de peur de tout rendre dans la voiture de mon père. J’avais donc au moins une légère commotion cérébrale, c’était le même constat que celui qu’on avait fait avec Vanessa le soir même quand j’avais commencé à vomir.

Par contre, l’absence de perte de mémoire était une bonne chose. Tout comme le réflexe de Vanessa de ne jamais me laisser partir dans les vapes m’avait sérieusement sauvé la mise. Je soupirai.

-Ouais… Elle m’a sauvé sur tous les plans, j’en ai bien conscience.

J’avais changé de place et enlevé mon t-shirt pour que le docteur Moreno puisse examiner mes blessures au torse et au biceps. Les veines de mon bras blessé saillaient parce que j’avais serré le bandage beaucoup trop fort pour arrêter le saignement le temps de venir jusqu’ici.

La jeune femme était admirative du travail de Vanessa, alors qu’elle avait enlevé mon pansement au torse, et ça me faisait sourire. Parce que l’un dans l’autre, j’avais quand même fait la rencontre de quelqu’un d’assez exceptionnel, ce soir-là.

-Je lui ferai passer vos compliments… Vu son état de stress à ce moment-là, elle le mérite bien.

Jake, hypocrite… L’état de stress de Vanessa, sérieusement ?

-Je lui ai promis de lui téléphoner après cette visite.

J’espérais un peu aussi qu’elle avait soigné sa propre blessure aussi bien que les miennes… Et en parlant de tout ça, je m’était un peu crispé… Et parler de Vanessa et de ce qu’elle avait fait, repenser à son ton toujours calme et rassurant, même si elle débitait au moins 20 phrases à la minute, m’aida encore une fois, même en différé, à me détendre à nouveau un peu sur la table d’auscultation.

-Ouais… Ouais, elle c’est un débit ultra rapide qu’elle a… Et malgré tout, elle garde la tête froide. Je sais pas comment elle fait. C’est complètement contradictoire.

Ça me faisait du bien, l’air de rien, de parler un peu pendant que le docteur m’examinait. Mais quand elle défit le bandage que j’avais fait à mon bras, je grimaçai en grommelant quand même. Cet enfoiré m’avait vraiment pas raté et j’avais eu de la chance qu’il n’ait touché que mon biceps.

Le docteur Moreno constata que j’avais dû avoir des mouvements trop brusques et je hochai la tête.

-Ouais. J’ai eu un réveil un peu agité. Je crois que ça a merdé à ce moment-là.

J’avais pas l’esprit tranquille, en même temps…. Mais Maman n’avait pas vraiment eu d’autre choix de me réveiller à temps pour que je puisse venir à ce rendez-vous.

Elle m’expliqua alors ce qu’elle allait faire. Vanessa faisait pareil, expliquer ce qu’elle allait faire avant de le faire. Et moi, ça me convenait très bien. J’étais pas vraiment fan des surprises.

-Ok… Ouais, je suis venu avec mon père… Il est parti boire un café en face pendant que je suis ici… C’est pas un problème.

Je secouai la tête avant de porter une main à mes yeux.

-J’aurais pas su conduire jusqu’ici, déjà…

Elle prépara tout un tas de trucs et d’instruments et je suivais toujours ses mouvements des yeux pendant qu’elle me parlait à nouveau de la commotion… Je ricanai.

-Maux de tête, j’ai déjà… Trouble de la concentration, je sens que ça va m’énerver… et pour ce qui est de l’irritabilité…

Je haussai les épaules.

-Ça va être difficile de faire pire que d’habitude… Mais ok pour le scanner. J’y manquerai pas…

Avec le rapport que j’allais devoir faire à ma mère et à Vanessa en rentrant, vous croyez vraiment que je vais y échapper, même si j’ai plus rien, docteur Moreno ? Moi, je crois pas, non…

Elle se rapprocha de moi en roulant sur son tabouret, prête à refermer cette foutue blessure. J’aurais quand même préféré que ça tienne avec les strips. Je pris une bonne inspiration et le regardai elle plutôt que mon bras.

-Ok… Quand vous voulez.

Quand elle passa à l’action, ce ne fut pas la chose la plus agréable que j’aie eu à subir… Alors tant qu’à faire, je préférais parler pour penser à autre chose plutôt que de regarder ou de me focaliser sur la douleur que je ressentais.

-Tant qu’on est là et que j’ai aucune envie de penser à ce que vous êtes en train de faire… J’ai une question…

J’inspirai avant de me lancer.

-Vous pensez que… des peurs ou des traumatismes peuvent se transmettre ? Génétiquement parlant… Ou c’est juste débile de penser ça ?

Je savais que j’aurais plutôt du parler à un psy mais je n’en avais aucune envie… J’aurais pas su débarquer chez un type que je connaissais pas, m’allonger et lui poser la même question. Le docteur Moreno, c’était pas la première fois que je la voyais.  

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MessageSujet: Re: What happened to you? [Pv Jake][TERMINE]   Mar 3 Juil - 10:18



What happened to you?
ft. Jake Snyder



Les commotions cérébrales se déclinaient en plusieurs niveaux de gravité et le fait que mon patient ait été aidé par une amie pour lui éviter une perte de connaissance, cela l’avait sauvé de tomber dans un semi-coma qui aurait pu être très grave pour lui. De plus, les blessures avaient été bien soignées et il avait évité l’infection.

- Hé bien, on va dire que vous avez eu un ange-gardien avec vous.

Dès que je le touchais, il se tendait comme un arc, mais dès qu’il prononçait le prénom de son amie et tout ce qu’elle avait fait pour lui, il paraissait s’apaiser. D’après ce qu’il me racontait, son état de stress, pour elle, se définissait par un débit rapide de paroles.

- La nervosité, le stress, la peur, nous font faire des choses incroyables que même les scientifiques ne savent pas expliquer. C’est pour dire toute la complexité de l’Etre humain. Et vous faites bien de la tenir au courant. A-t-elle été blessée, elle aussi ?

Si son pansement était vraiment nickel au torse, celui à son biceps présentait un saignement qui ne me plaisait guère. Les sutures adhésives n’avaient pas tenu. C’était un peu normal, la blessure était mal placée, au niveau du mouvement du bras

- Vous allez devoir faire attention même avec les points que je vais vous mettre. Faites des gestes plus lents pour ne pas faire sauter vos prochains points, d’accord ? Ou alors, je vous mets une attelle que vous porterez toute la journée et cela maintiendra votre bras tranquille, à vous de me dire ce que vous préférez.

Je lui avais demandé s’il était venu accompagner ou pas et ma question avait semblé le surprendre : comment aurait-il pu conduire dans son état ? Oui, d’un point de vue logique, je n’aurais pas dû lui poser la question, mais de par mon métier, j’avais été témoin de tant de situations extrêmes.

- Détrompez-vous, Monsieur Snyder, je ne compte plus le nombre de patients, ici à mon cabinet, ou aux urgences, qui se pensent en bon état pour reprendre le volant et conduire leur voiture. Alors, je préfère toujours préciser pour être certaine, car il est hors de question que je fasse prendre un risque inutile à un de mes patients. Je suis donc contente de voir que vous êtes bien entouré et que votre famille ne vous ait pas laissé seul pour venir jusqu’ici.  J’avoue que ça me soulage de savoir qu’il y a encore des personnes susceptibles de réfléchir aux conséquences qu’ils peuvent engendrer.

J’avais tout préparé pour lui appliquer les points de suture et  l’injection de l’anesthésiant. Et lorsqu’il fut prêt, je commençai à le piquer sur plusieurs endroits autour de la plaie.

- J’y vais. Vous allez sentir, au début, un petit picotement, mais ça va vite passer. Le produit va agir au fur et à mesure.

Et tandis que je lui injectais le produit pour pouvoir après lui poser les points de suture, Jake me surprit, à son tour, avec une question bien particulière. Il avait envie de parler et surtout il avait envie de penser à tout autre chose que la présence de l’aiguille dans sa peau. J’y allais très doucement à chaque injection, car le produit était très épais et que je devais l’injecter lentement pour qu’il fasse tout son effet d’anesthésiant. Avant de me lancer dans ma réponse, je pris le temps de formuler ma réponse. J’étais une ancienne pédiatre et c’était un sujet que je connaissais toujours autant.

- Les peurs, les angoisses et les traumatismes ne se transmettent pas de façon biologique, donc de façon génétique. Je ne sais pas où vous voulez en venir avec votre question, mais je peux vous donner un exemple concret : une future maman enceinte peut être très nerveuse durant sa grossesse, elle peut aussi avoir des peurs, des angoisses, ça arrive fréquemment parce qu’elle est confrontée à l’inconnu. Le bébé, à sa naissance, peut avoir pendant les premiers mois de sa naissance quelques troubles parce que dans le ventre de sa maison, il agit un peu comme une éponge émotionnelle. Il peut donc être nerveux, avoir du mal à s’endormir. Mais, on ne parle là que de quelques mois. Il n’aura aucune séquelle à l’adolescence et à l’âge adulte.

Avait-il besoin de conseils pour lui-même ? Avait-il l’envie de devenir père ? Ou bien était-ce pour un proche à lui ? Quel que soit son motif,  mon travail à moi était de lui apporter une réponse claire et précise.

- Normalement, toute la partie haute du bras est endormie et votre main peut elle aussi vous paraitre engourdie.

Je positionnai un masque chirurgical et des gants stériles pour continuer mon soin.

- Je vais commencer à recoudre votre plaie, si vous sentez la moindre douleur, il faut me le dire. Les points sont résorbables. C’est-à-dire qu’ils vont tomber tout seul au bout d’un mois.

Je m’étais rendue-compte qu’il était très crispé et que le fait de discuter avec lui, l’empêcher, comme il me l’avait si bien dit, de se concentrer sur mes gestes. Alors, je poursuivis sur l’idée qu’il avait lancée

- Et pour en revenir à votre question, aucune n’est débile. Reste à savoir qu’est-ce qui vous fait peur ? Une expérience personnelle ou c’est pour aider un proche à vous ?







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MessageSujet: Re: What happened to you? [Pv Jake][TERMINE]   Mer 4 Juil - 14:06



What Happened To You ?
ft. Dr. Gabrielle Moreno


Le Dr. Moreno affirma que, pour la cause, j’avais eu un ange-gardien avec moi l’autre soir.

-C’est le moins qu’on puisse dire…

La reconnaissance que j’éprouvais à l’égard de Vanessa était sans égale… Enfin, si, ça s’approchait de la reconnaissance que j’avais pour mon père que j’aimais profondément. D’ailleurs, j’avais tendance à oublier que je n’avais été qu’adopté par Zachary Snyder. De toute façon, l’éducation qu’il m’avait apportée faisait que je lui ressemblais beaucoup… Pas physiquement parce que c’était un petit brun aux yeux bruns… Mais dans les attitudes et les réflexions, le mode de fonctionnement, je l’avais calqué sur le modèle qu’il m’avait donné.

Je n’avais pas de photos de mon père biologique, je ne connaissais que son prénom parce que ma mère me l’avait dit, de même que, d’après elle, j’avais les mêmes yeux bleus que lui, la même carrure… C’était les seules choses que je savais avoir hérité de lui.

Et je savais aussi que c’était un déserteur SS et prisonnier du camp de Buchenwald.

J’avais parlé au Dr. Moreno du stress de Vanessa. Peut-être parce que ça me permettait de ne pas parler du mien. Et elle m’expliqua que le stress nous faisait faire des choses incroyables que la science ne pouvait expliquer, ce qui me fit ricaner et regarder par la fenêtre du cabinet qui donnait sur un jardin intérieur, ce qui permettait que personne ne puisse voir l’intérieur du cabinet et permettait de se passer de stores ou de rideaux et de laisser entrer le soleil…

-Sans blague…

J’en savais quelque chose… Je reportai mon attention sur le docteur quand elle me demanda si Vanessa avait été blessée.

-Ouais…

De ma main valide, je dessinai une ligne de mes doigts sur ma cuisse.

-Elle a une coupure à ce niveau-là… Rien de grave, d’après elle. Elle s’est soignée comme elle m’a soigné…

Je pris une bonne inspiration en me rappelant les tirs et l’étrange sensation en entendant le bruit des balles qui fendaient l’air avant même d’entendre la détonation.

Le Dr. Moreno allait donc me recoudre en précisant qu’il fallait que j’y aille mollo avec mon bras.

-Ok… Ok je ferai attention. Je me passerai de l’attelle, ça va me rendre cinglé ça…

Je la rassurai en lui disant que pour le retour, même avec un bras endormi, il n’y aurait pas de problème vu que j’étais venu avec mon père, lui avouant dans la foulée que je n’aurais quand même pas été capable de conduire jusqu’ici… Peut-être que j’avais parlé un peu sèchement parce qu’elle sembla le prendre comme si je lui reprochais sa question. Ce n’était pas le cas, mais me connaissant ça aurait pas été étonnant que j’aie durci le ton sans m’en rendre compte et sans le vouloir, d’autant que mon cerveau était encore comme pris de spasmes et que j’avais dû porter ma main à mes yeux à ce moment-là.

Elle m’avait expliqué la manœuvre pour me recoudre et je la laissai faire. Je grimaçai un peu au moment des premières injections, posant une question qui me taraudait en même temps… Elle y répondit franchement, sans détour et je fis la moue en l’écoutant me dire que s’il y avait transmission, ça ne durait que pendant quelques mois après la naissance.

37 ans, presque 38, ça faisait long…

Alors c’était peut-être juste moi… Et rien à voir avec le reste.

Le Dr. Moreno me sortit de mes pensées en me disant que ça devait être bon au niveau de l’anesthésie et que je devais lui dire si j’avais mal quand elle se mettrait à me recoudre en précisant que les fils tomberaient tout seul.

-Ok… Ouais je sens que mon bras est endormi…

Et cette sensation bizarre s’étendait lentement, mais de plus en plus. Ce qui fit qu’à partir de là, je ne sentis strictement rien de ce qu’elle faisait. Alors elle revint à ma question et je soupirai… J’avais sérieusement envie d’une clope déjà. Pourtant, j’avais fumé juste avant d’entrer dans la salle d’attente. J’avais envie de gratter mon torse aussi mais j’avais pas spécialement envie de chipoter autour de ma blessure…

-Le stress va me tuer… J’essaye juste de comprendre pourquoi… Je croyais avoir la réponse tout faite mais non, apparemment. D’après ce que vous me dites…

Je secouai la tête.

-Alors je ne sais pas ce qui me fait peur… J’ai aucune raison d’avoir peur…

Quoi que… Ma tronche cabossée disait quand même vachement le contraire.

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MessageSujet: Re: What happened to you? [Pv Jake][TERMINE]   Ven 6 Juil - 19:14



What happened to you?
ft. Jake Snyder



Mon patient bien que nerveux, me laissait faire les soins appropriés à sa blessure. Il parvenait à se calmer et à s’apaiser en parlant de son amie qui lui avait été d’une grande aide au moment de son agression. Elle lui avait administré les premiers soins et comme je lui avais précisé, elle lui avait sauvé la vie sur bien des plans, à commencer par le fait qu’elle ne l’avait pas laissé s’endormir pour qu’il ne tombe pas dans un semi-coma et perde connaissance après sa commotion cérébrale.
Elle aussi avait été blessée, beaucoup moins sérieusement que lui. Elle s’en tirait avec une plaie à la cuisse d’après ses explications.

Comme pour chacun de mes patients, je prenais le temps d’annoncer tous mes gestes et mes soins. Je lui avais donc indiqué qu’une fois que le produit anesthésiant ferait son effet, son bras serait tout engourdi ainsi que sa main et que ça serait le moment pour effectuer la mise en place des points de suture. Il m’avait aussi avoué que son pansement n’avait pas tenu à cause d’un mouvement un peu trop brusque. Je l’avais mis en garde que les points pourraient aussi sauter s’il ne faisait pas plus attention et que le port d’une attelle serait le plus judicieux pour une meilleure cicatrisation. Ce qu’il refusa.

- Très bien, mais soyez vigilant dans vos mouvements. Ce n’est pas très bon de devoir ajouter des points par-dessus d’autres points déjà mis. Je vous fais confiance pour aller doucement.

Je m’attelai à faire mon soin et à recoudre sa plaie tandis que pour éviter de trop penser à ce que je faisais, il m’avait posé une question un peu particulière qui semblait lui tenir à cœur. J’avais été pédiatre avant de me diriger vers la médecine générale et j’avais pu lire énormément d’articles et de recherches au sujet des angoisses et des peurs que pourraient donner en héritage les parents à leurs enfants.  Ma réponse ne paraissait pas le soulager, pire elle le plongeait dans une autre spirale de questionnements personnels. Je ressentais sa perplexité et son incertitude.

- Je peux vous assurer que les peurs et les angoisses ne sont pas transmissibles génétiquement. Beaucoup de recherches ont été faites par des scientifiques qui n’ont jamais établi un lien concret. Vous ne vous posez peut-être pas les bonnes questions.

Je terminai de poser le dernier point. J’appliquai une crème cicatrisante par-dessus pour éviter une éventuelle inflammation que je protégeais par une compresse qui serait tenue par un bandage. Un bandage que je commençais à mettre en place.

- Vos peurs d’où viennent-elles ? Avez-vous entendu des conversations, des récits, des histoires entre adultes quand vous étiez tout petit ? On a tendance quand on est jeune de se cacher pour écouter ce que disent les adultes. C’est un jeu auquel nous excellons tous à cet âge-là. Est-ce que certaines conversations auraient été marquantes ou traumatisantes pour vous jusqu’au point de garder tout cela sans vous confier ? Le fait de ne pas extérioriser des évènements marquants, peut effectivement jouer sur la nervosité et la sérénité d’une personne.

Je retirai mes gants et mon masque chirurgical, les jetant dans la poubelle de mon chariot de soins prévue à cet effet et je me levai de mon tabouret.

- Vous vous êtes senti peut-être coupable d’avoir entendu une conversation que vous n‘auriez jamais dû écouter, un secret, quelque chose de très important ? Chaque douleur, qu’elle soit physique ou émotionnelle a toujours une origine. Parfois, il faut remonter très loin pour comprendre tout le processus. Mais un petit garçon ne peut pas porter le poids de toutes les douleurs des adultes. Et ce petit garçon quand il grandit doit faire le tri de tous ces maux et comprendre pourquoi ça le touche aussi profondément.

Je passai derrière mon bureau pour m’y installer et commencer à écrire sur mon carnet d’ordonnances.

- Je vous prescris une première ordonnance pour un scanner si vos symptômes continuent au-delà de 48 heures, c’est-à-dire la photophobie et les maux de tête. Je vous prescris aussi une seconde pour des calmants à prendre si la douleur à votre bras se réveille et un relaxant léger pour dormir. Pour ce qui est de votre pansement, ne le mouillez pas et il faudra le refaire tous les deux jours et bien vérifier qu’il n’y a aucune inflammation. Votre amie pourra s’en charger ?








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MessageSujet: Re: What happened to you? [Pv Jake][TERMINE]   Lun 9 Juil - 17:47



What Happened To You ?
ft. Dr. Gabrielle Moreno


Le médecin me faisait confiance pour y aller doucement avec mon bras. J’avais fait attention jusqu’ici comme me l’avait conseillé Vanessa… Le problème, c’était que quand je dormais, je ne contrôlais pas grand-chose. Et c’était d’ailleurs probablement pour cette même raison que dormir était une putain de corvée pour moi. Alors j’avais juste hoché la tête avec l’impression de faire une promesse que je ne pourrais tenir qu’à moitié bien malgré moi…

Elle s’était mise à recoudre ma plaie avec des gestes doux et précis… Que je ne savais doux et précis que parce que par moment, je regardais ce qu’elle faisait… Parce qu’autrement, je ne sentais strictement rien et l’engourdissement fini par s’étendre jusque dans mon poignet, desserrant ma prise sur le bord de la table, mais pas assez pour que je lâche vraiment au point d’en être surpris ou déstabilisé. Non… J’étais juste complètement relax, pour une fois… Mais uniquement d’un bras.

Donc… Selon le Docteur Moreno, les peurs n’étaient pas transmissibles, génétiquement parlant. Ou alors, je ne posais pas les bonnes questions… Ouais, c’était probablement ça, mais c’était pas vraiment évident de parler sans parler. Et il y avait déjà quelque chose en moi qui culpabilisais honteusement d’avoir été trop bavard avec Vanessa… Pas tant que je ne lui faisais pas confiance… Mais je n’avais pas à parler de ça. Je n’avais pas à jouer les victimes, à m’épancher.

Je devais juste vivre avec… Même si ça devenait clairement fatiguant.

Mais le Docteur Moreno ne lâcha pas si facilement l’affaire pour autant. Sa première question me fit pincer les lèvres alors qu’elle posait le dernier point. Elle connaissait mes parents puisqu’elle était aussi leur médecin traitant et je me demandais si elle avait remarqué les 6 chiffres tatoués sur l’avant-bras de ma mère.

Mais je voyais où elle voulait en venir, au fil qu’elle parlait tout en appliquant une crème sur la plaie qu’elle venait de recoudre avant de poser un bandage qui avait quand même une meilleure gueule que celui que j’avais fait à la va-vite chez mes parents avant de venir. Ce qu’elle voulait dire, c’était que l’environnement dans lequel j’avais grandi avait pu jouer. Et j’esquissai quand même un vague sourire quand elle affirma qu’enfant, on était tous très bon pour se planquer et écouter les adultes…

-J’excellais à ce jeu-là…

Je hochai la tête…

-Ouais… j’ai entendu un tas de trucs… Mais c’était pas vraiment un secret…

Et beaucoup moins traumatisant que de retrouver ma mère en pleurs en plein milieu de la nuit, en proie à ses propres angoisses et cauchemars alors que mon père était à la caserne ou en mission pour plusieurs jours voire plusieurs mois.

J’étais l’homme de la maison alors… Et c’était à moi de la protéger elle. Je la protégeais des monstres pour ne pas qu’ils reviennent…

Ouais ben… Ils m’avaient mis ma raclée y avait pas 48 heures de ça, au final… J’étais plus fort quand j’étais petit, fallait croire.

Je ricanai quand elle affirma qu’un petit garçon ne pouvait pas porter le poids de toutes les douleurs des adultes…

-Ouais… Sauf qu’être un gosse, c’est aussi être une éponge.

Je soupirai…

-Quant à faire le tri… Je sais pas trop par où commencer…

Je fis la moue, repensant à Vanessa et à ce voyage qu’elle était prête à faire avec moi. Je me tâtais encore… Tant sur le voyage en soi que sur le fait de me faire accompagner. Ça changerait quoi ? Et si c’était juste pour absorber encore plus de cette saloperie plutôt que de l’évacuer d’un coup, comme l’avait évoqué la journaliste ?

-Ou peut-être que si… Je sais peut-être par où commencer… Faut juste que je me décide…

Commencer par le début… C’était symbolique… Mais peut-être aussi que c’était la première chose à faire.

La jeune femme repassa derrière son bureau avec de nouvelles recommandations. Je me laissai glisser de la table d’auscultation, faisant attention à mon bras comme elle me l’avait dit. J’enfilai mon t-shirt pendant qu’elle parlait, trimant un peu pour passer mon bras complètement endormi dans la manche, mais j’y arrivai…

Scanner si dans 48 :00, j’avais toujours mal au crâne ou que la lumière m’emmerdait, calmant pour la douleur, relaxant pour dormir (j’en veux bien double dose) et pansement à faire changer tous les deux jours.

-Heu… Ouais. Tous les deux jours. Je lui demanderai quand je lui passerai le coup de fil que je lui ai promis… Si elle n’a pas l’occasion de le faire, je prendrai rendez-vous ici alors… Merci…

Je fronçai les sourcils et me tournai vers la fenêtre quand la sirène d’une ambulance se rapprocha comme si elle allait rentrer dans le bâtiment. Puis, je regardai le Docteur Moreno à qui je réglais sa note.

-Vous prenez des urgences ici ou quoi ?

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MessageSujet: Re: What happened to you? [Pv Jake][TERMINE]   Jeu 12 Juil - 9:58



What happened to you?
ft. Jake Snyder



Les plus grands scientifiques s’étaient cassés leurs neurones sur ce sujet, à propos de la transmission génétique des peurs de la mère à son futur bébé, mais rien n’avait été prouvé jusqu’à ce jour que tout ceci pouvait être vrai. Il y avait des suppositions, mais rien de concret. Mon patient semblait ne pas aller au bout de sa réflexion, comme s’il avait peur de parler ou de débloquer quelque chose en lui. J’avais cru au tout début que c’était peut-être la peur de devenir papa ou bien pour aider un proche, pas du tout, c’était pour lui. Ce sujet paraissait lui coller à la peau et il cherchait par tous les moyens à trouver des réponses à ses questions qui le rongeaient depuis un moment. C’était l’avis que je me faisais par rapport à sa posture, à ses mots assez succincts sans entrer dans les détails, comme si discuter de cela lui faisait autant de mal que de le vivre. Une angoisse ancrée depuis longtemps et avec laquelle il n’arrivait plus à maitriser et à se débarrasser.

Il y avait en lui comme un choc post traumatique dû à quelque chose qu’il avait vu, vécu ou entendu quand il était petit et qui le hantait encore maintenant, à l’âge adulte. Je n’avais pas de formation de psychologue ni de psychanalyste, mais en tant que pédiatre, on nous forme à une certaine psychologie d’entre-aide pour les enfants et leurs parents suivant la situation que l’on peut rencontrer et la maladie à soigner. Je tentais de me souvenir des moyens pour favoriser l’échange et surtout pour ne pas brusquer le patient. Et tandis que je terminai de poser les derniers points de suture à sa plaie, je continuai à lui parler, à lui poser des questions pour qu’il me mette un peu sur la piste de son enfance et que je trouve comment l’aider.

Aurait-il entendu des conversations d’adultes qui l’auraient marqué ? Quel est l’enfant qui n’a jamais fait cela, à se cacher pour écouter les grands ? Nous l’avions tous fait.

- C’est vrai, les enfants sont de véritables éponges émotionnelles et si vous avez gardé tout cela en vous sans jamais oser en parler à quelqu’un, à vous confier à un proche, un  ami, vous avez grandi avec tout cela. Il faut savoir se libérer. Je sais que c’est difficile et que c’est un long travail à faire sur soi-même avant tout. J’ai …

Pour permettre à mon patient d’être en état de confiance, je devais aussi me dévoiler un peu.

- Lorsque j’ai perdu mon mari dans un accident de la route, j’ai pensé que le mieux c’était de tout garer en moi et puis, je ne savais pas comment faire pour mettre des mots sur toutes mes émotions. Je pensais que j’arriverais à maitriser toutes ces émotions qui me faisaient faire les montagnes russes très souvent. Je me suis rendue-compte que c’était la pire des idées que j’avais eue. Me confier a été très douloureux, mais j’ai trouvé une certaine paix.

Je bandais sa blessure pour qu’elle ne s’infecte pas. Tout me semblait correct. Je retirai mes gants et mon masque chirurgical que je jetai dans la poubelle appropriée de mon chariot de soins.

- Faire le tri tout seul, vous n’y arriverez pas, pas tant que vous ne parlerez pas. Ce que je veux vous dire, c’est que c’est en mettant des mots, même très difficilement au début, que vous trouverez comment faire le tri, car petit à petit tout se mettra en place et peut-être même que vous trouverez des réponses à vos questions. Ce qu’il faut, c’est ne pas avoir peur et trouver la bonne personne qui ne vous jugera pas, qui sera là pour vous écouter et vous aider.

Je le laissai se rhabiller et je passai derrière mon bureau pour lui prescrire plusieurs ordonnances, dont une pour un scanner et la seconde pour un traitement antidouleur et tout le matériel nécessaire pour refaire son pansement tous les deux jours.

- Oui, vous pouvez toujours venir ici, pour que je vous fasse le soin. J’ai un créneau que j’utilise pour les patients comme vous. C’est toujours le matin entre 8h30 et 9h30, comme ça je ne les fais pas attendre s’ils doivent aller à leur boulot.

Une sirène se mit à retentir à l’extérieur, mais tellement proche qu’on pouvait penser qu’elle allait traverser la fenêtre de mon bureau.

- Non, enfin pas que je sache …

Et la seule personne qui pouvait rouler de cette manière avec la sirène à fond tout proche de mon cabinet, je n’en connaissais qu’une : Sonny.
Je lui tendis les ordonnances.

- Prenez soin de vous, c’est avant tout le début du commencement et prendre l’initiative d’avancer, de se confier, c’est aussi un grand pas. Si vous avez besoin de quoi que ce soit, surtout n’hésitez pas Monsieur Snyder.









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MessageSujet: Re: What happened to you? [Pv Jake][TERMINE]   Sam 14 Juil - 9:42



What Happened To You ?
ft. Dr. Gabrielle Moreno


Le Dr. Moreno et Vanessa Cartray étaient sur la même longueur d’onde. Selon elles, je devais vider mon sac pour aller mieux, faire quelque chose de concret. L’initiative devait venir de moi et je devais oser lâcher prise. Et ça, c’était tout ce que je m’étais toujours refusé à faire. J’étais celui qui était censé être fort, dans l’histoire, protéger ma mère, protéger les miens, pour ne pas que ça recommence.

J’écoutais le docteur Moreno en la regardant avec l’air de dire : « Je ne peux pas. Je ne peux pas. ». J’avais presque envie de secouer frénétiquement la tête.

Jusqu’à ce qu’elle s’arrête brutalement dans son discours, avant de reprendre. Je fronçai les sourcils et ma détresse se changea en compassion alors qu’elle me raconta que la même chose lui était arrivée après le décès accidentel de son mari. Je pinçai mes lèvres, un peu honteux de l’avoir amenée à avoir à parler de ça. D’avoir fait exactement ce que je détestais qu’on me fasse.

-Je suis désolé… Je ne savais pas.

Je relevai mon regard sur elle, parce que ce que je savais, c’était qu’elle avait un fils. Ma mère me l’avait dit, ça.

-Vous aviez un enfant à protéger. Un peu normal que vous ne vouliez pas en rajouter une couche pour un petit môme qui venait de perdre son père…

Comme il était normal que je ne parle pas de mes angoisses irrationnelles que j’avais à quelqu’un, comme ma mère, qui avait vraiment vécu l’Holocauste alors que moi, j’avais au contraire toujours vécu dans le confort des USA.

Mais au final, par son histoire, le Dr. Moreno voulait me dire que le mieux était de parler quand même, que je ne pouvais pas faire le tri tout seul. Bref, il fallait que ça sorte et que je trouve la bonne personne pour m’écouter. Et je me demandais si, ça, c’était pas encore plus angoissant que tout le reste.

Pourtant, je savais qu’il y avait quelqu’un qui voulait bien m’écouter en la personne de Vanessa Cartray. Le problème, c’était que je n’arrivais pas à me résoudre à faire confiance. Pas tant vis-à-vis de Vanessa, c’était plutôt le concept de « faire confiance » que je n’arrivais pas à intégrer.

-Ouais… Je vois ce que vous voulez dire…

Je me relevai, me rhabillai, écoutai ses dernières recommandations. Si Vanessa n’avait pas l’envie ou l’occasion de s’occuper de mon pansement, je pourrais toujours revenir ici.

Je ne traînai pas, ensuite, parce qu’apparemment, le Dr. Moreno n’avait pas fini journée.

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