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 Emergency! [PV Gabrielle][TERMINE]

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Sonny Robson


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MessageSujet: Emergency! [PV Gabrielle][TERMINE]   Ven 29 Juin - 11:31



Emergency !
ft. Gabrielle Moreno


-Pousse-toi ! Y a urgence, nom de dieu !

Comme si ça se voyait pas ! J’avais les feux-bleus et les sirènes à fond ! Mais y avait des gens sur la route que ça faisait complètement paniquer et qui ne savaient plus quoi faire quand j’arrivais derrière eux avec mon ambulance !

Et ça… ça me rendait dingue !

-Faut pas conduire, si tu sais pas !

Le conducteur devant moi, qui voulait pas avancer parce que le feu était rouge juste devant lui mais qui voulait pas monter sur le trottoir non plus pour s’écarter me bloquait complètement ! C’était pas une ambulance qui me fallait, des fois, mais un monster truck !

Mais y avait urgence, merde !

Je pris le micro du public-adress de l’ambulance et criai dedans :

-Avance !

Bon… il avait compris et je l’avais fait sursauter en lui parlant via le porte-voix de l’ambulance ! Il avança et je pus continuer ma course, passant au rouge, puis encore à l’autre rouge.

Véhicule prioritaire, que j’étais, je pouvais.

Le son de la sirène se répercuta contre les façades des buildings de Downtown et les gens, qui étaient sortis de leurs bureaux pour manger un bout sur leur temps de midi, me regardaient passer avec des yeux ronds. J’adorai ça !

J’évitai de justesse un accrochage avec un type qui m’avait pas vu arriver et qui avait pilé sur ses freins. Moi, j’avais juste fait un petit écart avec autant de facilité et de nonchalance qu’Howard quand il tapait sur les caisses de sa batterie.

Une fois devant le cabinet du Dr. Moreno, je freinai en faisant crisser les pneus et ce fut seulement alors que j’éteignis les feux et la sirène. Je pris le sachet plastique sur le siège convoyeur et sortis de mon véhicule pour entrer en courant dans le cabinet. Cathy était déjà debout au milieu de la salle d’attente et courut vers moi. Je baissai la tête pour la regarder… Les gens étaient souvent tous très petits…

Forcément, elle avait entendu la sirène, mon freinage limite dérapage et tout…

-Qu’est-ce qu’il se passe ! Où est le blessé ?! Pourquoi tu ne vas pas jusqu’à l’hôpital !

Je rigolai et levai un peu le sachet que je portais pour qu’elle le voie.

-Quel blessé ? Il est midi, c’est la pause. Fallait pas que les burritos refroidissent. Alors y avait urgence.

Elle me regarda une seconde comme si je venais de lui parler en chinois, puis soupira en tapant son front d’une main alors que je fouillais dans le sachet pour lui tendre son burritos emballé dans de l’aluminium et une canette de coca. Elle prit ce que je lui tendais plus par réflexe qu’autre chose et moi, je regardai vers la porte du bureau du docteur Moreno.

-Je peux voir le Doc ? J’en ai pour elle aussi.  

Cathy secoua la tête.

-Non. Elle est occupée avec un pati…

Un type sortit au même moment du cabinet du Doc… Il était arrangé. Sûrement un coup des Los Diablos ou un truc comme ça. En tout cas, il avait pris une sacrée bonne raclée, le pauvre gars. Je souris à Cathy alors que l’homme quittait le cabinet.

-Ben elle est plus occupée maintenant.

Je ne laissai pas le temps à la secrétaire de réagir et entrai dans le bureau du Dr. Moreno en refermant directement la porte derrière moi et en restant contre. On ne savais jamais que Cathy voudrait me foutre dehors.

-Salut Doc ! J’étais parti me chercher un truc à manger et je me suis dit… Comme je repassais par ici… Que j’allais prendre des burritos aussi pour vous et Cathy… Faut faire des pauses de temps en temps, sinon, c’est vous qui allez être malade.

@ Billy Lighter

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Gabrielle Moreno


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MessageSujet: Re: Emergency! [PV Gabrielle][TERMINE]   Dim 1 Juil - 12:13



Emergency !
ft. Sonny Robson




- Prenez soin de vous Monsieur Snyder et tenez-moi au courant si les symptômes persistent. C’est très important d’être vigilant sur tout ça et …

Une sirène d’ambulance résonna, de plus en plus proche du bâtiment. Même avec la fenêtre fermée de mon bureau, parce que je préférais la température d’une légère climatisation, j’avais reconnu une urgence. Mais celle-ci semblait s’être rapprochée de l’entrée de mon cabinet. Mon patient me salua, lui aussi étonnée par tout ce vacarme, et sortit de mon bureau. Je notais les dernières informations sur son dossier que je classais avec les dossiers importants dans le compartiment adéquat. Si je n’avais pas de nouvelles de lui d’ici les prochaines quarante-huit heures, je téléphonerais moi-même pour me tenir au courant de sa santé. La porte avait été laissée entre-ouverte et j’entendais des voix qui me parvenaient. Je reconnaissais celle de Cathy et la seconde, masculine, ne m’était pas inconnue non plus. Je fis reculer mon fauteuil et je me levai  pour m’avancer vers la conversation qui se tenait non loin de moi. Au moment où j’allais passer la porte, celle-ci s’ouvrit à la volée, et je me retrouvai presque nez à nez avec celui que j’avais bien reconnu.

Il se faufila à l’intérieur de mon bureau, refermant rapidement la porte, de peur peut-être que Cathy ne vienne le sermonner, parce que c’était très souvent le cas. Je fis quelques pas en arrière, mes mains sur mes hanches et je levai les yeux au ciel tout en secouant la tête, un petit sourire amusé sur mes lèvres.

- Bonjour Sonny ! J’avais bien reconnu votre voix ! Vous êtes incroyable ! Une sirène d’urgence pour une pause déjeunée !

Sonny Robson était un ambulancier dont j’avais fait la connaissance lors de ma toute première garde aux urgences, il y a presque deux ans, aujourd’hui. Le contact avait été très facile avec lui-même si c’était une tête brûlée, un véritable casse-cou qui prenait beaucoup de risques inutiles en conduisant. Je comprenais que la vie d’une personne pouvait parfois tenir qu’à un fil et que toutes les secondes et les minutes étaient importantes et comptées, mais Sonny, même sans patient dans son ambulance, aimait la vitesse. Je l’avais compris en discutant avec lui, souvent, lors des pauses, la nuit aux urgences ou bien comme là, quand il venait à mon cabinet. Non pas que je n’aimais pas la vitesse, mais j’étais médecin et j’avais malheureusement déjà vu les dégâts terribles causés par de tels accidents. Et je ne voulais pas le voir dans un lit médicalisé ou être son médecin, à le soigner pour de graves blessures. Certains agents de l’hôpital ne l’appréciaient pas, parce qu’il disait tout haut ce qu’il pensait. Il était direct. Mais il savait être sincère et adorable, comme là, avec son sachet qui détenait le précieux sésame : notre déjeuner.
L’odeur gagna mes narines et mon estomac se rappela à mon bon souvenir. Effectivement, je commençais à avoir faim.

- Vous avez eu une bonne idée … mais la sirène … C’était peut-être un peu trop pour tout ça. Vous avez eu de la chance de ne pas vous faire arrêter par les flics pour utilisation abusive de votre sirène !

Je retirai ma blouse blanche que je pendis au portemanteau et je déployai sur mon bureau, un grand set de table pour qu’il puisse y poser nos burritos encore tout chauds.

- ça sent bon en tous les cas ! Bon ! Je vous pardonne ! J’ai une faim de loup ! Vous tombez pile à l’heure de mon dernier rendez-vous de la matinée ! Venez-vous installer.

Je tirai les deux chaises face à mon bureau pour qu’on puisse s’asseoir et déguster nos encas qui faisaient gargouiller mon estomac. J’avais un petit frigo personnel qui me servait à ranger des bouteilles d’eau et mes repas du midi.

- Il reste encore une canette de bière que vous avez amenée la dernière fois.

La preuve qu’il passait souvent par ici, c’était qu’il arrivait souvent avec un pack de bière qu’il me laissait pour ses prochaines visites. Heureusement que mes patients ne pouvaient pas deviner que leur médecin possédait de l’alcool dans son bureau.  Je récupérai sa cannette et mon multi fruits et enfin, on pouvait se mettre à savourer nos burritos.

- Alors, comment se passe votre journée ? A part des urgences en burritos ? Des courses en prévisions ?

Il s’était confié à moi, en m’expliquant qu’il participait à des courses, qu’il en était très souvent le vainqueur. Là aussi, j’avais toujours peur qu’une nuit aux urgences, on me le transporte sur un brancard. J’étais terrorisée et à la fois impressionnée et curieuse de le voir, un jour participer à une course, même si j’étais déjà certaine que mon cœur ne tiendrait pas en place.

- Mmmm, c’est déliiiiiciiiieux !




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Sonny Robson


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MessageSujet: Re: Emergency! [PV Gabrielle][TERMINE]   Dim 1 Juil - 23:30



Emergency !
ft. Gabrielle Moreno


Le doc roula des yeux alors que je me tenais debout, mon dos contre la porte de son bureau. Mais elle souriait aussi. Et j’adorais quand elle souriait comme ça, l’air de dire : « Toi, t’as encore fait une connerie mais t’es déjà pardonné. » Elle disait que j’étais incroyable et qu’elle avait reconnu ma voix.

-Je sais pas ce qui me fait le plus plaisir, que vous me pensiez incroyable, ce que je prends comme un compliment, ou que vous ayez reconnu ma voix.

Je baissais la tête en lui parlant parce qu’elle était vraiment minuscule… Puis j’avais fini par me décoller de la porte, vu que Cathy ne semblait même pas vouloir tenter le coup de me foutre dehors, pensant probablement que le doc le ferait si je dérangeais vraiment. Le docteur Moreno trouvait que c’était une excellente idée d’avoir ramené des burritos. Comme quoi, je n’ai pas que des mauvaises idées.

Mais par contre, elle ne manqua pas, pour au moins le millième fois, de me faire remarquer que mettre la sirène et tout juste pour ramener à manger, c’était peut-être exagéré.

-Ben… De un, les burritos froids, c’est moins bon. De deux, les flics n’ont pas des rayons X à la place des yeux et ne peuvent pas savoir si je suis en véritable transfert ou non…

Je souris largement.

-Et de trois… Pour m’arrêter, il faudrait déjà qu’ils me rattrapent. Et ça, c’est pas gagné.

Je la suivis des yeux alors qu’elle se débarrassait de sa blouse blanche qu’elle accrocha au porte-manteau avant de transformer son bureau en table pour le déjeuner. Oh ben, apparemment, j’étais bon pour faire un peu plus qu’une escale comme livreur, puisqu’elle m’invita à m’installer avec elle. De toute façon, j’avais pris ma radio avec moi et s’il y avait une urgence qui demandait mes talents de pilote, ils n’avaient qu’à appeler et je partirais direct.

Je rigolai en prenant place sur la chaise qu’elle me désignait, posant le sachet qui contenait la nourriture sur la table. D’après elle, j’arrivas pile à l’heure après son dernier patient de la matinée.

-C’est que je connais vos petites habitudes, maintenant, Doc…

J’aimais bien sa compagnie alors… Les gardes de nuit étaient jamais aussi amusantes que quand elle était dans le coin. J’avais comme mille fois plus envie de me faire remarquer quand elle était là. Au grand désespoir d’autres infirmiers, infirmières et médecins qui me trouvaient intenable. A la limite, j’étais beaucoup plus calme quand son fils, Théo, était là aussi, quand elle avait personne pour le garder. Il venait toujours avec des jeux alors je jouais avec lui pour passer le temps et du coup, j’étais moins à faire le zouave dans les couloirs.

Le Doc affirma qu’il y avait encore une canette de bière à moi dans son frigo, je lui souris.

-Mmm ! Ouais ! Je prends, merci.

Elle me donna la canette que j’ouvris pour en prendre directement une gorgée. Pas qui faisait chaud déjà pour un mois de mars, mais c’était tout comme. Je regardai son multi fruit en faisant la moue puis posai ma canette entre nous deux.

-Prenez-en un peu, si vous voulez. Vous allez pas tenir la journée juste avec du jus de fruit…

J’ouvris mon burritos, déchirant l’aluminium et mordis dedans pendant qu’elle me demandait comment ça allait ma journée. J’attendis pas d’avoir avalé pour répondre.

-Mmm ben… Y a un vieux qui s’est pété la gueule dans ses escaliers, le pauvre. Puis un SDF en coma éthylique que j’ai eu… et deux crises cardiaques. Et à l’heure qu’il est tout ce beau monde est sauvé.

Ça valait la peine d’être souligné parce que c’était pas toujours le cas. Parfois, la vitesse ne suffisait pas à sauver une vie, malheureusement…

Je souris plus largement pour ce qui était des courses, mais avant, le Doc affirma qu’elle trouvait les burritos délicieux.

-Normal, ils viennent du Great Nachos le meilleur resto tex-mex de l’Eastside. Il a enfin rouvert après l’attaque à main armée qu’ils ont subie, je suis content !

Puis, concernant les courses :

-Samedi prochain à 01 :00 du mat’, je coure. Départ au tournant à hauteur de Santa Monica Pier, tout le long de Pacific Coast Highway et arrivée à hauteur de Malibu Pier. Faut 35 minutes à un type normal, dans une voiture normale pour faire le trajet sans circulation.

Je repris une bonne bouchée de mon burritos avant d’ajouter, la bouche pleine.

-Je vais le faire en 15.

J’avalais avant de dire :

-Pourquoi vous viendriez pas avec Théo ? Je suis sûr que ça le botterait les bagnoles. Je lui ferais faire un tour après la course, puis à vous aussi si ça vous dit.

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Gabrielle Moreno


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MessageSujet: Re: Emergency! [PV Gabrielle][TERMINE]   Mar 3 Juil - 12:11



Emergency !
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Je lui souris en continuant à hocher la tête. Sonny était capable de me faire rougir comme une adolescente. Et c’était le seul homme qui avait cet effet sur moi depuis le décès de mon époux. Il était incroyable parce qu’il faisait des trucs de pure folie, même s’il frôlait très souvent le danger. Il me surprenait à chaque fois par ces petites attentions… et puis sa voix … Oui, je pouvais la reconnaitre n’importe où même au milieu d’un brouhaha de conversations. Je savais qu’il était là, comme quand il venait aux urgences et que je l’entendais discuter avec le personnel.

Je ne pouvais pas non plus m’empêcher de le sermonner. Ok, il avait raison sur le fait que les flics n’avaient pas de vision aux rayons X pour savoir s’il transportait ou pas une véritable urgence dans son ambulance. Mais, il avait oublié un point important et non négligeable :

- Les flics peuvent ouvrir la voie à une ambulance quand celle-ci allume sa sirène, ce qui veut dire qu’il y a une urgence vitale … Alors imaginez si deux motards de la police vous avez demandé de les suivre jusqu’à l’hôpital ? Et on ne fait pas de course avec un tel véhicule.

Parfois, j’avais l’impression d’être trop sévère avec lui. C’était une façon un peu particulière de lui montrer que je tenais à lui … Et puis, j’avais perdu mon mari dans un accident de la circulation. Un chauffard n’avait pas vu sa moto … et Alexander n’avait pas survécu à ses blessures. Il fallait néanmoins que j’arrête de superposer l’accident du papa de Théo et de penser que Sonny pouvait être blessé à chaque instant. Mais c’était plus fort que moi.

Je nous installai une table de fortune sur mon bureau. Puisqu’il était ici et qu’il avait joué au livreur, autant qu’il savoure son burrito avec moi. Je savais qu’il avait sa radio avec lui et qu’il était prêt à partir dès qu’on l’appellerait.

- Les burritos froids … Ce n’est pas très bon! Et le vôtre ne mérite pas ce sacrilège non plus !

Je nous sortis de mon petit frigo personnel, sa canette de bière qu’il avait laissée là d’un précédent repas et je me choisis un multi-fruit pour dévorer mon burrito.

- Je vois bien que vous connaissez mes habitudes et c’est assez troublant et ça fait plaisir aussi. Qu’est ce qui me reste si vous connaissez tout de moi ? Je n’aurais bientôt plus rien de captivant pour vous, à force.

Je lui fis un signe négatif avec ma main quand il me présenta sa bière pour la partager avec moi.

- Non, non, merci, pas d’alcool pendant mon service même si c’est minime, je ne préfère pas et puis mon multi-fruit m’apporte toutes les vitamines et les sucres rapides dont j’ai besoin pour poursuivre mes consultations.

On s’installa pour enfin déguster notre déjeuner encore chaud. Sonny me raconta qu’il avait eu un patient âgé qui était tombé dans les escaliers, un coma éthylique et surtout deux crises cardiaques.

- Vous avez eu une journée très chargée, espérons qu’elle sera plus tranquille pour tout le monde cet après-midi. Les crises cardiaques sont à gérer avec rapidité et les compressions thoraciques et les insufflations sont très importantes à ce moment-là.  Chaque geste compte jusqu’à l’arrivée à l’hôpital.

Mon estomac était satisfait de ce repas et moi aussi. Sonny me raconta qu’il avait acheté les burritos au Great Nachos le meilleur resto tex-mex. Un restaurant qui avait enfin rouvert après l’attaque à main armée qu’il avait subie. Puis, comme à chaque fois, la conversation nous mena sur ses courses et s’il en avait en prévision. Effectivement, sa prochaine était pour samedi à 01h du matin.
Ho, je me doutais bien que Théo serait ravi de faire un tour dans une voiture de course et avec Sonny. Il l’adorait. Quand Madame Blackwell ne pouvait pas garder mon fils, ce qui était assez rare, mais il lui était arrivé d’aller voir sa sœur malade à l’autre bout du pays, Théo venait avec moi aux urgences. Tout le personnel était adorable avec nous et Théo  dormait dans ma chambre de garde. Il amenait toujours avec lui ses jouets et il ne cessait de me demander quand il verrait Sonny. Il ne dormait pas tant qu’il ne voyait pas l’ambulancier et Sonny passait avec lui des heures tant qu’on ne le demandait pas d’aller chercher une personne en urgence.

Je savais que mon fils avait besoin d‘une présence masculine depuis la mort de son papa et je ne savais pas pourquoi, il s’était pris d’affection pour Sonny, peut-être parce que ce dernier passait du temps avec lui dès qu’il le pouvait. Théo ne faisait que me parler de lui dès que je rentrais de ma garde  quand il dormait chez sa nounou : si j’avais vu Sonny, comment il allait, de quoi nous avions parlé. Très souvent Sonny revenait dans nos conversations et si je lui disais qu’il nous avait s pour venir le voir courir, Théo n’en dormirait plus.

-Je n’ai pas besoin de poser la question à mon fils, je connais déjà sa réponse : il vous adore ! Donc, venir voir une course à laquelle vous participez, il sera plus que ravi ! Et tout excité ! Je lui ferai la surprise au dernier moment parce qu’il va être intenable pendant les prochains jours. Déjà qu’il ne cesse de me parler de vous tous les jours.

Je croquai une nouvelle bouchée de mon burrito.

- Nous y serons, avec plaisir ! On vous attendra à l’arrivée, c’est peut-être le mieux, non ?





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Sonny Robson


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MessageSujet: Re: Emergency! [PV Gabrielle][TERMINE]   Mer 4 Juil - 11:19



Emergency !
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Je le faisais un peu exprès d’amener le Doc à m’engueuler gentiment. Déjà, elle me gueulait jamais vraiment dessus. Et puis, c’était comme si elle voulait juste pas que je me plante ou que je me fasse arrêter. C’était pas tellement dans l’intention de me dire que ce que je faisais, c’était mal. Bon, ok, peut-être un peu quand même. Mais c’était pas grave…

-Vous en faites pas, Doc. Je sais ce que je fais.

Elle était toute rouge… Mais pas sûr que c’était de la colère…

Au moins, elle était d’accord pour ce qui était des burritos froids et ça me fit sourire. Elle m’invita à m’installer avec elle et je me gênai pas pour accepter l’invitation… Et la bière qui restait encore de la dernière fois que j’étais venu.

Je lui avais fait remarquer que je connaissais ses habitudes, ce qui faisait que je savais exactement quand me pointer pour lui apporter de quoi manger. J’aurais même pu venir la chercher pour la raccompagner chez elle si elle n’avait pas eu sa propre voiture. Elle trouvait ça troublant et avait comme peur de ne plus être captivante pour moi.

-Dites pas ça, Doc. Vous êtes une chouette fille, en dehors d’être un médecin vraiment compétent, je veux dire. Sans compter que vous êtes très jolie alors…

Je repris une bouchée de mon dîner en levant les yeux vers elle. Rougira ou rougira pas ? J’aimais bien la faire réagir… Puis de toute façon, y avait rien à dire d’autre, c’était quand même vrai. Je bossais dans un hôpital et c’était rare quand un médecin femme était aussi jolie que le Dr. Moreno. Alors ça méritait d’être souligné, moi je dis.

Le Doc ne voulut pas de bière, même si boire une gorgée pouvait pas lui faire grand-chose. Elle préférait quand même son jus de fruit.

-Ok… Mais un jour on ira boire un verre en dehors du service alors.

Je pris une gorgée avant de raconter au Doc le début de ma journée qui avait pas été de tout repos. Mais je préférais quand c’était comme ça, même si ça voulait dire que des gens étaient en danger. Au moins, je pouvais rouler… Cependant, Moreno, docteur jusqu’au bout des ongles, préférait que l’après-midi soit plus calme.

Je rigolai…

-Ouais, pas trop calme non plus, sinon, vous et moi, on va finir au chômage.

C’était de l’humour, bien sûr. De l’humour d’ambulancier quoi… Un peu à l’image de celui des flics et des pompiers, légèrement noir, pour évacuer la pression… A ceci près que j’en avais pas de trop, moi, de la pression.

-Vous en faites pas… Avec moi, les crises cardiaques sont gérées ultra rapidement. Y a pas de problème à ce niveau-là.

On en était venu à parler des courses avec tout ça. Le Doc en parlait souvent avec moi et elle était la seule personne avec qui je bossais à qui j’en avais parlé. Parce que je lui faisais confiance, je savais qu’elle allait pas me dénoncer au flic ou leur dire où et quand serait les prochaines courses. Parce que ce qu’on faisait valait quelques années de prison si un jour on se faisait arrêter…

Et je doutais que le Dr. Moreno veuille que je me fasse choper.

Je savais pas pourquoi elle cherchait à ce qu’on en parle si souvent alors que je savais que ça lui faisait peur, ces histoires de courses. Mais du coup, je lui proposai de venir me voir. Je pensais, peut-être naïvement ou parce que j’avais une vision un peu bizarre des choses, que si elle voyait une course en vrai, peut-être que ça lui ferait moins peur. Elle verrait comment ça fonctionnait, comment on roulait et tout…

Puis il y avait son petit Théo que je savais que ça éclaterait un max de voir toutes les belles bagnoles qu’il y aurait là. Je lui proposais sincèrement de venir, au Doc. Mais j’étais prêt à parier qu’elle déclinerait…

Et ben j’avais tort !... Pour mon plus grand plaisir ! Mon visage s’illumina et j’eus un grand sourire à l’attention du Doc qui disait que son fils serait vraiment emballé par l’idée, ce dont je ne doutais pas et qu’elle avait tout intérêt à lui annoncer au dernier moment sous peine qu’il soit intenable, ce qui me fit rire.

-Génial ! Ouais ! Ouais c’est mieux que vous alliez à l’arrivée…

Y avait trop d’accidents au départ… Et même sans ça, une fois qu’on serait partis, ils ne verraient plus rien et devraient encore se taper jusqu’à l’arrivée alors que la course serait terminée depuis longtemps.

-A Malibu Pier… Puis il y a des animations à la fin de chaque course : barbecue, musique, y en a qui exposent leurs voitures…

Des voitures hyper trafiquées… Ma Camaro, je devais la planquer dans mon garage parce que ce genre de bolide n’était pas autorisé à rouler sur la route… Théoriquement, je pouvais rouler avec que sur circuit… Et il n’y avait que sur circuit que je ne roulais pas. Les entrées étaient beaucoup trop chères !

-Il n’y a pas d’entrée à payer pour voir la course… Juste les boissons et la bouffe mais si vous attendez que j’aie fini la course… et que vous restez avec moi… tout sera gratos.

Je repris une bouchée de burritos avant de lui demander à mon tour.

-Et vous, votre journée ? J’ai vu que vous avez rafistolé le dernier patient… Putain, il a pris cher…

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Gabrielle Moreno


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MessageSujet: Re: Emergency! [PV Gabrielle][TERMINE]   Ven 6 Juil - 11:30



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Je n’avais aucun doute sur le fait qu’il savait très bien ce qu’il faisait, mais je ne pouvais pas m’empêcher de toujours ajouter ma petite remarque sur les accidents et sur sa vie qu’il pouvait mettre en danger. Sonny ne savait pas que le papa de Théo avait été victime d’un accident de la route et je ne voulais pas l’embêter avec ça. Alors, la seule chose que je trouvais à faire, c’était de lui faire comprendre que je tenais à lui et qu’il devait fait attention.

Il était venu m’apporter mon déjeuner encore tout chaud et je l’invitai à déguster le sien avec moi. Manger des burritos froids, c’était un vrai sacrilège et puis, ce n’était pas la première fois que Sonny partageait mon moment de pause à midi. A force de se côtoyer, depuis deux ans maintenant, il avait été à l’affût de mes goûts et de mes habitudes, ce qui était troublant. Je venais seulement de m’en rendre compte. Sonny pouvait très bien jouer le fanfaron, mais il pouvait aussi se montrer très observateur et j’en avais la preuve aujourd’hui. Une sensation bizarre faisait battre mon cœur : entre gêne et plaisir de savoir qu’un homme me trouvait jolie même si j’étais mère de famille avec toutes les obligations que cela pouvait incomber. Et pour la seconde fois en quelques minutes, je rouge me monta aux joues. J’avais la certitude que cela plaisait à Sonny de me voir rougir comme une adolescente.

J’avais refusé de boire une gorgée de sa canette de bière parce que j’avais encore tout un après-midi chargé en consultations et puis, je ne buvais pas quand je travaillais. Sonny proposa alors l’idée d’aller boire un verre quand nous serions en repos.

- Avec plaisir, mais ne croyez pas non plus que vous allez me saouler en me faisant boire plusieurs verres ! N’oubliez pas que je devrais conduire pour rentrer chez moi ! Sauf si j’ai un chevalier qui prend soin de moi … Là, c’est à réfléchir !

Sonny me raconta par la suite sa matinée qui était bien chargée, comme la mienne, mais de façon très différente. Son humour me fit rire parce qu’il était bon aussi de ne pas tout prendre au sérieux et puis dans le domaine médical et paramédical, cela nous arrivait très souvent e décompresser de cette manière-là sans pour autant être irrespectueux envers les personnes que nous prenions en charge, lui en tant qu’ambulancier et moi comme médecin.

- D’ailleurs, je me demande ce que je pourrais faire d’autre ? Ouvrir un resto tex-mex ? Nooon impossible ! Ce sont les meilleurs de Los Angeles et je ne pourrais pas rivaliser avec eux ! Ouvrir une pâtisserie ? Nooon plus ! Il n’y en a déjà beaucoup et les meilleurs sont autour de nous ! Mécanicienne ? Nooon plus, je ne pourrais pas bosser avec vous sur votre voiture ! Je soupirai théâtralement pour continuer mon petit jeu. Vous vous rendez-compte que je suis vouée à rester médecin ? Et vous, vous allez donc devoir me supporter encore pour un moment !

J’éclatai de rire en écoutant toutes mes bêtises et Sonny était le premier à en rajouter. La conversation dévia sur les courses. C’était très illogique de ma part de m’intéresser à la vitesse alors que ma vie avait été marquée à vif par le décès de mon époux à cause d’un chauffard. Moi, j’avais peur, mais j’avais tout fait pour ne pas donner ma nervosité et mon inquiétude à Théo qui lui adorait les voitures de courses. Alors savoir que Sonny nous invitait à le voir courir, il allait être intenable jusqu’au soir de la course. J’allais donc attendre un peu pour annoncer cette nouvelle à mon fils qui aimait beaucoup Sonny. J’avais donc accepté son invitation ce qui sembla le surprendre un peu, peut-être pensait-il qu’à force de toujours le réprimander sur sa vitesse, je n’étais pas une adepte de ce genre de sport. Pourtant, ce n’était pas les courses que je n’aimais pas, c’était la vitesse dont j’avais peur. Son beau sourire se dessina rapidement sur ses lèvres tout en m’indiquant où allait se produire le départ et où il fallait l’attendre. Sa remarque m’interloqua sur le fait que si on restait avec lui, on pourrait avoir les boissons et les encas gratuitement. Croyait-il que je pouvais m’ennuyer avec lui ou bien  faire la connaissance d’un autre homme au point de l’oublier. J’encourrais les foudres de mon fils, si c’était le cas !

- ça va être une superbe soirée ! J’ai hâte de voir la réaction de Théo quand je vais lui apprendre tout ce qui l’attend. Et puis, où voulez-vous que j’aille avec mon fils ? On vient pour vous voir Sonny et pour passer la soirée avec vous, je ne compte pas partir au bras d’un autre homme.

Ma journée ? Comment s’était-elle passée ? Hummm … Je bus une gorgée de mon multi-fruit avant de lui répondre.

- Des consultations en tout genre : les gens viennent parfois juste me demander des conseils et pour le patient que vous avez vu lorsque vous êtes arrivés, oui, il a été agressé et il a été blessé à plusieurs endroits. On vit dans une société de plus en plus violente …

Je ne devrais pas parler de mes patients à Sonny puisque j’étais sous le secret médical de mon métier. Néanmoins, j’avais confiance en lui et il ne s’amuserait pas à raconter ce que je lui confiais ici, en tête-à-tête.

- J’ai dû lui poser quelques points de suture. Son amie lui avait donné les premiers soins et elle lui avait utilisé des sutures adhésives sur sa plaie, mais cela n’a pas tenu.



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Sonny Robson


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MessageSujet: Re: Emergency! [PV Gabrielle][TERMINE]   Sam 7 Juil - 21:26



Emergency !
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Le docteur Moreno avait encore rougi et j’avais souri parce que j’étais fier de mon coup. Même si je pensais tout ce que j’avais dit. J’étais pas un dragueur comme Howard, beau-parleur et tout… Quand je pensais un truc, ça avait tendance à ressortir direct par ma bouche, sans rien pour filtrer entre… Et d’ailleurs, tant que j’étais lancé, j’en profitai pour lancer une invitation à boire un verre… Ça coûtait rien de s’amuser un peu et surtout, de nous voir en dehors du contexte hospitalier… Après deux ans, je pensais que c’était pas rentre dedans…

Après, dire que c’était réellement sans arrière-pensée, ça, aurait probablement été mentir.

Et je fus ravi qu’elle accepte direct l’invitation, sans aucune hésitation, ajoutant qu’il n’était pas question que je la saoule mais pas parce qu’elle pourrait perdre les pédales, ou que je risquais de perdre les pédales… Non… Juste parce qu’elle devait conduire après.

-N’importe quoi ! Evidemment que je vous saoulerai, Doc ! Sinon, ça n’a aucun intérêt !

Je rigolai encore et pris une gorgée de bière avant d’ajouter :

-Moi, je vous ramènerai, s’il faut. Et je passerai même vous reprendre le lendemain pour que vous puissiez récupérer votre voiture là où vous l’aurez laissée. C’est pas un problème.

J’avais raconté ma matinée et le Doc espérait que l’après-midi soit calme. Ouais, sauf que si c’était trop calme, on allait se retrouver au chômage, ce que je manquai pas de lui faire remarquer. C’était de l’humour, évidemment, et elle le prit comme telle, vu que comme médecin, elle comprenait bien ce genre de blague.

Elle enchaîna même en se demandant ce qu’elle pourrait faire d’autre, si elle devait se reconvertir. Et à chacune de ses propositions, je secouais négativement la tête en rigolant. Cuisinière dans un tex-mex, non, même si elle avait le bon non de famille pour ça… Pâtissière… Je secouai à nouveau la tête.

-Vous allez vous faire bouffer par Yummy’s, c’est même pas la peine d’essayer…

Je pinçai les lèvres, avant de me mordre légèrement la lèvre inférieure, en regardant le médecin dans les yeux quand elle me fit l’imaginer en mécano, avec une salopette pleine de cambouis… Et dans ma tête, ça donnait quelque chose de vraiment sexy… Alors j’avais arrêté de secouer la tête, la regardant, les yeux légèrement dans le vide, à moitié perturbé par mon imagination…

-Heu… Ouais… Ouais, mécanicienne…

Je crois que j’avais juste murmuré ça, comme pour me parler à moi-même… Ce fut le Docteur Moreno qui me ramena sur terre en disant que comme elle était condamnée à être médecin, j’allais devoir la supporter un moment…

Je rigolai :

-Je sais pas qui supporte qui… Mais je sais que c’est pas moi qui vous supporte… Les journées sont plus longues quand vous êtes pas à l’hosto. Regardez-moi ! Je suis condamné à venir ici en urgence pour venir vous parler.

Elle se marrait et moi, je la regardais rire. S’il y avait bien un truc que j’aimais faire, en dehors de faire la course, c’était la faire rire. J’avais l’impression, peut-être à tort, qu’elle avait peut-être pas si souvent l’envie ou l’occasion de rire. Je savais qu’elle était veuve et qu’elle élevait seule le petit Théo… Ça devait pas être cool tous les jours, même si le môme était hyper cool.

Elle s’occupait des gens, en tant que médecin… Puis quand elle rentrait à la maison, elle s’occupait de son fils… Mais qui s’occupait d’elle ?

Alors, quand elle avait évoqué les course, j’avais lancé encore une invitation, mais sans aucune certitude qu’elle l’accepterait… Non seulement parce que je savais que le fait que je coure lui faisait peur, aussi parce que ce genre de course se déroulait très tard dans la nuit… Mais aussi un peu parce qu’il n’y avait rien de légal dans ces courses.

Mais apparemment, ça ne lui fit ni chaud ni froid. Elle était partante et plus que partante, même. Elle venait de faire ma journée et plus encore en acceptant de venir, d’autant plus qu’elle y viendrait avec Théo… Et qu’en plus, je savais que Howard ne serait pas là, puisqu’il était en tournée. Et cette course qui avait un léger goût de trop peu venait maintenant de passer au stade de meilleure course de l’année !

Avec ça, si je gagnais pas, je ne savais pas ce qu’il me fallait !

Comme elle le disait, ça allait être une superbe soirée. Je me voyais déjà déambuler entre les voitures avec Théo sur mes épaules après la course… Fêter ma victoire avec le Doc. J’avais dit que s’ils restaient avec moi, y aurait moyen d’avoir bouffe et boisson sans dépenser un rond, ce qui est non négligeable quand on a grandi dans l’Eastside…

Je fis de grands yeux, la bouche pleine de burritos, à l’expression qu’elle utilisa en disant qu’elle allait pas partir au bras d’un autre homme. J’avalai avant de parler, pour une fois…

-Bah heu… Cool ! Cool ! Je trouve que c’est bien que vous pensiez ça. Que… vous pensiez ça… dans ces termes-là… Je veux dire.

Putain, c’était moi qui étais tout rouge maintenant. Alors j’essayai de reprendre contenance en lui retournant la question qu’elle m’avait posée plus tôt… Et pour le type que j’avais vu, il avait été agressé. Je fis la moue, fronçant les sourcils, mais surtout parce que le Doc disait qu’on vivait dans une société de plus en plus violente.

-Je crois pas ça… Ça a toujours été violent, pas pire, pas mieux… en tout cas, dans l’Eastside, entre les South Panthers et les Los Diablos, on a toujours été servis. J’ai vu un homme en poignarder un autre quand j’étais môme, enfin avec le recul, je crois que c’était que des ados mais comme j’étais petit, pour moi, c’était des hommes…

Je haussai les épaules…

-Des bagarres, il y en a tout le temps et il y en a toujours eu. C’est le trafic de drogue qui crée ça. Mais pour l’instant, c’est même plutôt calme… Les los Diablos et les South Panthers ont plus l’air de se chercher des noises… Y en a qui disent que les deux gangs ont fusionné… Moi, je parierais plutôt sur le calme avant la tempête…

Je terminai mon burritos avec un grognement de satisfaction. C’était bon et je n’aurais plus faim pendant au moins… une heure et demi…

Je lui souris…

-Santa Monica, c’est déjà plus calme comme quartier. Mais bon… Vous me faites plaisir et vous faites gaffe si vous sortez seule le soir, hein ? Puis si vous avez besoin d’un garde du corps…
Je tendis la main, attrapai une serviette, puis un stylo qui était bien rangé sur le bureau et griffonnai mon numéro de téléphone sur la serviette…

-Deux ans qu’on se connait et vous avez même pas mon numéro au cas où…

Je lui tendis la serviette.

-Erreur réparée. Vous hésitez pas. Vous pouvez appeler pour tout, pour rien… Je suis quand même tout seul quand je suis à la maison, alors…

Ma radio grésilla…

-25 pour dispatch.

Je fis la moue à l’attention du Doc, parce qu’apparemment, la fête était finie. Je pris ma radio qui était accrochée à ma ceinture.

-25 fidèle au poste. Je t’écoute Sandy.

La voix calme et enjouée de la jeune femme repris.

-On a un accident de la route sur la 405 au kilomètre 84.4. Tu peux y être en combien de temps, Sonny.

Je me levai, calculant rapidement qu’il me fallait récupérer les infirmiers au Good Samaritan juste avant et répondis :

-10 minutes. J’y serai dans 10 minutes.

Sandy me répondit que c’était nickel mais mon attention était de nouveau sur le Doc.

-Faut que j’y aille. Remettez mon bonjour à Théo.

Et, je sais pas pourquoi, plus un réflexe qu’autre chose… Je me penchai sur le Docteur Moreno pour embrasser très brièvement son front avant de partir…

Parce que y avait encore urgence !

@ Billy Lighter

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Gabrielle Moreno


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MessageSujet: Re: Emergency! [PV Gabrielle][TERMINE]   Jeu 12 Juil - 9:15



Emergency !
ft. Sonny Robson



Je n’avais plus accepté un rendez-vous, même celui si simple d’aller prendre un verre avec un homme depuis deux ans. Je me rendais-compte que depuis ces deux dernières années, j’avais mis en avant mon rôle de Maman, en priorité pour mon petit Théo et surtout parce que c’était grâce à lui que je m’étais raccrochée à la vie. Puis, il y avait aussi ma passion : mon métier. Soigner les gens, leur venir en aide, les écouter, c’était ancré en moi. Le plus ironiquement cynique que la vie m’avait offert, c’était que je n’avais pas pu sauver mon époux. Et quand Sonny me lança qu’il m’inviterait en dehors du boulot, j’avais sans hésiter accepté parce que je me sentais bien avec lui et que nous connaissions depuis que j’avais été muté au Good Samaritan. Deux anas à discuter, à rire et aussi à sauver des vies lors de mes gardes à l’hôpital. Parce qu’on pouvait passer des nuits à parler de tout et de rien, mais lorsqu’il arrivait avec son ambulance, le patient qu’il transportait pouvait avoir son état vital engagé. On n’avait pas besoin de mots à ce moment lorsqu’il arrivait avec l’infirmier qui l’accompagnait en poussant le brancard et je disparais avec mes collègues dans le bloc opératoire ou dans un box pour des soins.

Je savais aussi les dégâts que l’alcool pouvait faire sur les réflexes d’une personne et même si je venais d’accepter son invitation, je ne pouvais pas non plus me retrouver totalement ivre au point de ne plus savoir conduire ou d’être, ire, un danger pour les autres. Apparemment mon ambulancier préféré avait tout prévu et je crois que je n’avais pas cessé de rougir depuis.

- D’accord, mais vous prenez de grands risques parce que je ne me suis jamais retrouvée pompette et que je ne sais pas du tout quels effets peuvent avoir l’alcool sur moi. Imaginez que je me mette à danser sur la table du bar ou du restaurant ? Que je fasse des trucs inimaginables … Vous m’arrêterez, promis ?

La discussion s’était dirigée vers nos journées respectives et bien chargées comme toujours, mais nous avions un humour à nous dans le monde du paramédical/médical et Sonny ne manqua pas de le souligner. Que ferions-nous si nous n’avions plus aucune urgence ou patient parce que c’était grâce à eux que nous avions notre salaire à la fin du mois. D’accord, c’était un humour noir, mais c’était sans arrière-pensée. Bon, j’avais décidé de savoir s je pouvais me reclasser dans un autre métier, mais non, aucune de mes propositions ne semblait être convaincante, à part peut-être être mécanicienne … Sonny avait planté ses yeux dans les miens et j’étais troublée par ce regard qu’il me lançait. Il était devenu soudainement pensif. J’aurais bien aimé connaitre ses pensées à cet instant précis.

- Oui, mécanicienne. Tiens ! Je vais voir si on m’embauche le soir de votre course ! Je pourrais toujours demander !

Je riais de mes bêtises et du fait qu’il allait devoir pour le moment me supporter comme médecin.

- Dites-moi, je vais penser sérieusement que je vous suis indispensable. Il y a un dicton qui dit : « Un Être vous manque et tout est dépeuplé ». Donc pour que vos journées se passent bien, vous venez me voir. Il ne manque plus que vous m’ameniez le repas du soir, chez moi quand je ne fais pas de gardes à l’hôpital. Et puisqu’on y est en invitation, je vous inviterai à venir diner un soir chez moi, pas besoin de prendre des burritos. Un soir de la semaine prochaine quand nos plannings de repos concorderont ?

Puis, il m’avait parlé de la course qu’il effectuait ce samedi à 1h00 du matin au départ de Santa Monica Pier pour arriver à hauteur de  Malibu Pier. Je ne comptais plus le nombre de fois où mon fils Théo m’avait demandé si un jour nous pourrions aller voir courir Sonny. Je lui avais répété qu’on ne pouvait pas s’imposer comme ça sans y être invités. Et là, Sonny me proposait d’aller le voir courir. Je ne pouvais pas refuser, surtout pas pour Théo qui adorait l’ambulancier. On s’était mis d’accord pour l’attendre à l’arrivée. C’était le mieux et puis si on restait avec lui tout le reste de la nuit … enfin du petit matin vu l’heure qu’il sera à ce moment-là, on pourrait voir encas et boissons gratuits. Je ne resterais pas avec Sonny pour profiter de ça, mais bien pour profiter d’un moment avec lui et mon fils et l’expression que j’utilisai pour confirmer que je n’allais pas me retrouver au bras d’un autre homme, le rendit encore une fois un peu silencieux. Cette fois-ci je l’avais fait rougi ! Si, si ! Je l’avais bien vu ! Il était mignon … Non, il était beau.

- Je ne suis pas la seule à savoir faire rougir ! Lançai-je avec un clin d’œil.

Sonny reprit contenance en déviant le sujet sur le patient qu’il avait vu sortir au moment où il arrivé dans mon cabinet. Je lui avais expliqué en quelques mots pourquoi il était dans cet état. Ce qu’il me raconta me fit frémir. Sonny avait vécu dans un quartier dangereux tandis que moi, loin d’ici, j’avais grandi dans le Sud de la France, entre ciel, mer et nature.

- Je ne connais pas grand-chose dans les histoires de gangs, sauf ce que mes patients racontent le plus souvent et surtout ceux que je soigne aux urgences. Je ne comprendrai jamais cette violence et si vous dites que l’on doit s’attendre au pire …

J’habitais à Santa Monica et Sonny le savait, mais quelque chose l’inquiétait : ma sécurité et celle de mon fils. Il nota sur un bout de serviette son numéro de téléphone et que j’avais ordre de lui téléphoner si j’avais besoin de lui à tout moment même quand il était de repos. Je détaillai ces chiffres que je mémorisai par cœur et que je noterai sur mon calepin téléphonique.

- Merci, promis, je n’y manquerai pas et je …

Sa radio grésilla et une voix féminine émit un message d’urgence. Le déjeuner allait prendre fin … C’était comme ça, mais nous allions nous revoir pour la fameuse course du samedi. Il se leva de son siège et m’embrassa sur le front non sans en ajouter un petit mot à l’intention de mon fils et il disparut aussi vite qu’il était arrivé.

Je n’avais même pas pu lui donner mon numéro de téléphone …

Et … il m’avait embrassée sur le front … J’avais encore du mal à en prendre conscience …

Les prochains jours jusqu’à samedi allaient me paraitre longs. Je me languissais déjà de le revoir.



@ Billy Lighter



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MessageSujet: Re: Emergency! [PV Gabrielle][TERMINE]   Sam 14 Juil - 10:19



Emergency !
ft. Gabrielle Moreno


Le Doc était toute rouge et ne semblait plus vouloir reprendre sa couleur normale. Mais ça ne l’empêcha pas d’accepter mon invitation à boire un verre en dehors du boulot quand même. Parce que si, pour la course, je voulais vraiment que son fils soit là parce que je savais que ça allait l’éclater, cette invitation-là était pour elle seule. Elle était maman et élevait seule son fils de 10 ans et j’étais admiratif et respectueux de ça, parce que c’était ce que mon père avait fait aussi avec moi et j’étais bien conscient que c’était pas tous les jours facile.

D’où l’intérêt de lui donner l’occasion de sortir seule… enfin, avec moi, en l’occurrence et de lui rappeler qu’elle était indéniablement une mère, mais qu’elle restait aussi une femme. Et une très jolie femme, qui plus était.

On rigolait bien, comme à chaque fois qu’on se voyait. Elle avait peur d’être complètement saoule si on sortait et de se mettre à danser sur les table parce qu’elle ne savait apparemment pas quels effets auraient l’alcool sur elle.

-Ben… Tout dépend… Si vous dansez bien, il se pourrait plutôt que je profite du spectacle. Mais c’est promis, si vous dansez mal, je vous éviterai l’humiliation.

Et maintenant qu’on était lancés sur les invitations, il semblait qu’on ne voulait plus s’arrêter. Elle avait sauté sur l’occasion que je lui dise que j’étais condamné à venir la voir ici pour que mes journées de travail passent plus vite quand elle n’était pas de garde à l’hôpital. Elle me sortit un dicton que j’avais jamais entendu et j’eus un grand sourire.

-Ouais ! Ouais, voilà ! C’est exactement ça que je veux dire !

Ce fut alors à elle de m’inviter à venir manger, mais carrément chez elle et tout. Je la regardai, mes yeux bleus clairs fixés joyeusement dans les siens.

-Un soir de la semaine prochaine ? Oh ouais, ce serait… vraiment cool.

Je lui fis un beau sourire, vraiment content que les choses tournent comme ça. Pourquoi aujourd’hui et pas avant ? Bonne question… C’était le bon jour, les planètes étaient alignées, j’en savais rien, moi ! Mais j’allais sûrement pas dire non !

Mais une chose à la fois, et la date la plus proche, c’était celle de la course. J’expliquai au Doc où c’était le mieux qu’elle et son fils se placent et qu’il y aurait moyen de boire et manger à l’œil, surtout si je gagnais. Elle avait ri et avait dit qu’elle passerait cette soirée avec moi et pas avec un autre… Je mordis ma lèvre quand elle me fit remarquer que je rougissais… Puis, j’essayai vainement de me défendre en rigolant :

-Non… Non c’est juste qu’il fait un peu chaud là d’un coup…

Je lui avais ensuite laissé mon numéro de téléphone… Parce que la tronche du dernier patient m’avait rappelé combien Los Angeles pouvait être dangereuse et comme le Doc vivait seule avec un môme, avoir quelqu’un qui pourrait être vite là en cas de problème était pas du luxe. Puis ça pouvait servir à d’autres choses aussi… Comme d’autres invitations…

Elle voulut encore dire quelque chose, mais malheureusement, on avait plus le temps parce que j’étais rappelé sur intervention. J’avais juste pris le temps de l’embrasser, sans vraiment réfléchir, et juste parce que j’en avais envie.

@ Billy Lighter

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