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 Favored Guest [PV Vanessa][DEATH VALLEY ]

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Daniele Ricci


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MessageSujet: Favored Guest [PV Vanessa][DEATH VALLEY ]   Mar 10 Juil - 19:36



   
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Magique – c’est comme ça que je définirais le premier concert de Roadtramp de cette tournée 83. Magique, merveilleux, fantastique ! Un régal pour les yeux et les oreilles. L’ambiance dans la Death Valley avait été sans pareille ! Je n’avais plus vu un tel engouement depuis The Amy – c’était exceptionnel !

Vous croyez que j’en rajoute ? Non – aucunement ! La première partie de la petite Cortez avait été très bien mais le concert de Roadtramp avait été au-delà de tout ce que j’attendais. Ils avaient largement assuré sur scène avec leur métal accessible à tous. Un cocktail parfait ! Les fans connaissaient même – déjà ! – une grande partie de leur répertoire par cœur.

Il faut dire que l’endroit était rêvé pour faire un concert de ce type. Un désert et une scène – rien d’autre ! La scène était entourée de barrières nadar pour séparer le public des artistes et des loges – qui n’étaient que des containers aménagés. La sécurité employée par BSC était nombreuse – plusieurs agents situées le long des barrières nadar et des entrées stratégiques. Je n’avais jamais vu ça – pourtant ce n’était pas mon premier rodéo. Jim Reed n’avait pas lésiné là-dessus – il avait peut-être peur que sa fille se fasse agressée par une horde de fans enragés, qui sait…

Après le concert, j’avais quitté Jim pour me diriger vers les loges. J’avais un container pour moi tout seul et complètement aménagé – c’était le strict minimum, de mon avis, pour deux jours de concerts. Je m’y étais rendu sans passer voir Eddy et compagnie parce que je mourrais d’envie de me faire une ligne de cocaïne – j’avais tenu sans tout le concert mais je ne pouvais plus me retenir. J’en étais – maintenant – à trois lignes par jour mais je comptais arrêter une fois arrivé à notre prochaine destination. J’avais sniffé cette ligne et j’avais tout rangé et caché dans un tiroir juste après. Personne – hormis le grand Daniele Ricci – ne pouvait entrer dans ce container alors il n’y avait strictement aucun risque que quelqu’un tombe sur ma poudre pendant que je n’étais pas là.

Maintenant que j’avais revigoré mon corps à coup de coke, j’étais ressorti de mon container pour me pavaner dehors où il aurait pu faire frisquet si je n’avais pas été réchauffé par la coke et l’alcool que j’avais bu pendant le concert. Je m’étais dirigé vers la partie où se trouvaient les photographes et journalistes qui étaient de l’autre côté des barrières nadar – ils n’avaient pas le droit d’entrer dans les coulisses pour ce concert de la Death Valley pour question d’organisation. Ils devaient se contenter du concert – et espérer avoir la chance que les artistes passent près d’eux pour obtenir deux ou trois mots de leur part. J’étais l’un de ses artistes – j’étais l’artisan de la réussite même de Roadtramp !

Les flashs m’avaient – agréablement – ébloui. J’avais fait le « v » de la victoire devant ce parterre de journaliste. Seul nous séparait les barrières et les agents de sécurités qui semblaient tous se ressembler – impassibles qu’ils étaient. La cocaïne renforçait ce sentiment de bien-être et d’énergie que je ressentais. J’avais l’impression de dominer le monde entier.

Entre deux flashs, j’avais remarqué Vanessa dans le parterre de journalistes. Ma belle Sicilienne que je n’avais plus vu depuis notre dernière interview ensemble – c’était il y a des siècles… Les moments passés avec elle avaient toujours été délicieux à leur façon. Elle méritait de voir ce que les autres journalistes ne verront – sans aucun doute – jamais : la loge du grand Daniele Ricci.

-Vanessa mia, dis-je avec un grand sourire aux lèvres en faisant signe à Vanessa.

Je m’étais approché d’un agent de sécurité et je lui avais tapé sur l’épaule.

-Tu pourrais faire passer cette femme de l’autre côté de la barrière ?, demandais-je en montrant Vanessa du doigt.

Il avait obtempéré – personne ne refuse une demande de Daniele Ricci. Il avait fait passer Vanessa de l’autre côté des barrières sous les regards jaloux des autres journalistes. Juste elle – personne d’autre.

-Vanessa mia, je suis content de te voir ici, dis-je en lui faisant la bise. Tu veux visiter ma loge ? J’ai la plus grand loge de toute la Death Valley, rajoutais-je avec exubérance tellement la coke me rendait surexcité.

Je l’avais emmené à ma loge-container. Sur la porte de celle-ci, il était affiché « Daniele Ricci Only ! » en lettres capitales. A l’intérieur, c’était un véritable mini-appartement. Il y avait absolument tout – un lit, un fauteuil, un bureau en chêne avec tiroirs et un minibar rempli de bouteilles de whisky. Les murs étaient décorés de cadres représentant des voitures de sports – c’était toujours le cas dans toutes les loges où je passais.

Je m’étais installé contre mon bureau – j’étais trop surexcité pour m’assoir comme le montrait mes gestes vifs.

-Qu’en dis-tu, Vanessa ? Ma loge est à ton goût ?, demandais-je avec un grand sourire aux lèvres. Tu m’as manqué, tu sais. Ça fait combien de temps qu’on ne s’est plus vu ?

J’avais eu une année 82 mouvementée et pas dans le bon sens du terme – elle l’avait tellement été que je ne savais même pas si j’avais vu Vanessa une seule fois au cours de l’année dernière.

   
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MessageSujet: Re: Favored Guest [PV Vanessa][DEATH VALLEY ]   Jeu 12 Juil - 17:29



   
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La première date de la tournée mondiale de Roadtramp avec, en première partie, la jeune chanteuse Livia venait de commencer et ce premier grand concert était donné à plusieurs kilomètres de L.A. dans la fameuse Death Valley. Une première date que je couvrais avec mon collègue et photographe, Jimmy. Une scène au milieu du désert qui étaient entourées de barrières de sécurité hautement surveillées par des agents qui avaient l’œil sur tout, des fans survoltés et bien sûrs, des stars sur scène qui avaient fait le spectacle comme jamais ! Pour une première date, c’était réussi et cela apportait un avant-goût de ce qu’allait donner le reste de la tournée à travers le monde.

La BSC avait tout prévu et je n’avais eu aucun doute sur cela en connaissant celui qui œuvrait dans l’ombre : le grand et talentueux Daniele Ricci.
Des loges installées dans des containers immenses avaient été mis à la disposition pour les stars et aussi son manager.  Le seul inconvénient était qu’aucun journaliste n’avait reçu le droit d’entrer dans les coulisses pour cause de sécurité et d’organisation. Ainsi, nous avions dû nous contenter du concert et Jimmy avait flashé toute la scène et ses célébrités jusqu’à la fin. J’avais vraiment apprécié un tel concert et j’avais encore plein d’étoiles dans les yeux pour pouvoir m’en servir pour écrire mon article.

Nous, les médias, nous étions parqués à un endroit où nous pouvions apercevoir, avec un peu de chance, les membres de Roadtramp et la jeune et jolie Olivia Cortez. Certains jouaient le jeu de s’approcher des barrières pour répondre à quelques questions et poser pour les magazines et puis, ce fut le tour du manager de faire une entrée éblouissante devant les flashs des photographes. Jimmy n’avait pas manqué cela tandis que je souriais devant l’air heureux et victorieux de Monsieur Ricci.  Un peu trop même en voyant son comportement très exubérant, mais bon, il y avait de quoi surtout pour un début et on pouvait parfaitement imaginer la suite des autres dates. Ce n’était peut-être que cela …

Il m’avait vue au milieu du parterre des journalistes en me faisant un petit signe que bien évidemment mes collègues n’avaient pas manqué eux aussi. Pendant de brèves secondes, les regards passèrent de Daniele à moi sans savoir quel comportement adopter. Je savais par contre que cela allait entrainer des jalousies, voire même un petit passage dans certains des articles de mes confrères. Mais, je m’en foutais royalement !

D’ailleurs, un des agents de la sécurité m’interpella en me demandant de m’approcher pour me faire passer de l’autre côté des barrières. Jimmy me lança un clin d’œil et sous les regards ébahis et curieux des autres journalistes, je passais la barrière qui me séparait de Daniele Ricci. La bise devant les journalistes entama une nouvelle rafale de flashs et je murmurai à son oreille tout sourire aux lèvres :

- Ok, demain, dans la presse, je suis cataloguée comme la nouvelle femme de ta vie. Tu m’excuseras auprès de Maria.

Je ne connaissais pas beaucoup Maria Watson, mais je l’avais interviewé elle aussi quelquefois et elle partageait la vie de Daniele depuis un moment déjà. Je secouai la tête à sa question.

- Bien sûr que je veux visiter ta loge et surtout fuir les photographes, je n’aime pas du tout être prise sous les feux de leurs flashs !

Il m’invita à le suivre jusqu’à sa loge-container qu’on ne pouvait pas louper puisque sur la porte une pancarte indiquait avec des grosses lettres que c’était la loge de Daniele Ricci uniquement ! A l’intérieur de celle-ci tout était aussi démesuré et à l’image du manager qui s’était installé contre son bureau. Ses gestes et sa posture n’avaient plus rien de ceux d’un homme qui savoure son succès … C’était bien autre chose et mes talents d’observatrice de journaliste commençaient à me mettre sur la voie … et cela ne me plaisait pas.

Je tournai sur moi-même pour redétailler de nouveau la loge et tout son mobilier.

- Au moins, il y a tout ce qu’il faut. Je dirais plutôt que c’est un décor d’homme pour un homme tel que toi. Elle est spacieuse.

Depuis combien de temps nous ne nous étions pas vus ? Bien trop longtemps, je pense même si je ne perdais pas sa trace même de loin.

- On s’est croisé l’année dernière vite fait, plusieurs fois, mais cela ne compte pas. Alors je dirais depuis un an.

Je m’approchai de lui, parce que je devais absolument voir ses yeux, son regard pour être certaine de ce qui me tirait souci en le voyant agir de cette manière-là.

- Et toi, comment vas-tu ? Je ne parle pas du manager qui doit être aux Anges avec cette tournée qui débute, je parle de l’homme. Hop, hop, hop. Avant qu’il ne dise des bêtises du genre « je vais très bien », je plaçai mon index sur ses lèvres. Evite de me dire n’importe quoi, tu sais qu’en tant que journaliste, j’ai un sixième sens concernant l’observation et que même si on ne s’est plus recroisé depuis un moment, il y a toujours eu entre nous comme une sorte de connexion. Qu’est-ce que tu fous Daniele ? Tu sais très bien que tu peux tout me dire, que ça ne sortira pas de cette loge.

Il le savait qu’il pouvait avoir une entière confiance en moi parce que depuis que l’on se connaissait, je ne l’avais jamais trahi.




   
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Dernière édition par Vanessa Cartray le Sam 14 Juil - 11:28, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Favored Guest [PV Vanessa][DEATH VALLEY ]   Ven 13 Juil - 21:27



   
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Je n’avais pas résisté à l’idée de sortir ma belle Sicilienne de ce parterre de journaliste. J’aimais offrir des privilèges aux gens que j’appréciais – et j’aimais le montrer aux autres. Ainsi, Vanessa m’avait rejoint en rendant jaloux tous ses confrères journalistes. Un bise et une volée de flashs – tout un tas de choses qui exposait notre amitié à la vue du monde… Ou une relation extra-conjugale – c’est sûrement pour ça que Vanessa me demandait de s’excuser auprès de Maria.

-Je t’excuserais auprès d’elle. Mais tu n’as pas à t’en faire, elle sait que tu es une amie, soufflais-je à mon tour.

Maria savait que je n’allais pas la tromper – sinon, je l’aurais déjà fait depuis bien longtemps. Je n’avais plus envie des autres filles depuis que j’étais en couple avec mon ancienne secrétaire.

Ça n’empêchait que j’avais – quand même – l’intention de faire visiter ma loge à Vanessa. Elle avait accepté préférant l’ambiance cosy de ma loge aux flashs des photographes. Il semblerait que ma belle Sicilienne ne soit pas conçue pour apprécier les petits à-côtés de la célébrité. C’était – sûrement – pour ça qu’elle avait choisi d’être journaliste alors qu’elle aurait pu percer dans bien d’autres domaines.

- Tu n’aimes pas les flashs ? Moi, j’adore ça. Mais j’aime encore mieux ma loge, dis-je avec un petit sourire.

Nous avions – ainsi – pris la direction de ma loge-container. Un loge qui me paraissait bien modeste par rapport à ce que j’aurais dans bien d’autres villes – notamment à Rome ou une loge luxueuse et spacieuse comme jamais m’attendait déjà. Nous y étions entrés tous les deux et Vanessa avait pu voir que le grand Daniele Ricci avait le droit à ce qu’il voulait. Elle trouvait l’endroit spacieux et décoré à mon goût.

-Et encore, cette loge-ci ne me satisfait pas entièrement,
dis-je en continuant à ne pas savoir tenir en place. Si tu viens au concert de Rome, je te montrerais ce que c’est une vraie loge.

Vanessa m’avait grandement manqué – c’était à se demander depuis combien de temps on ne s’était plus vu. Hormis quelques brèves rencontres en 82, il semblerait que ça fasse plus d’un an. J’avais sifflé entre mes dents tellement je trouvais ça long.

-Waw, ça fait un bail,
constatais-je.

La faute à Bastardo… Sans lui dans les parages, j’aurais pu ouvrir ma villa toutes les semaines de cette putain d’année – mais avec lui dans les pieds, je n’avais plus fait de fêtes depuis une putain d’éternité.

Vanessa s’était rapprochée de moi pour me poser une question toute banale – à savoir, comment est-ce que j’allais. J’allais lui répondre de la plus banale des manières mais elle m’en avait empêché d’un index sur ma bouche. C’est – totalement – sans m’en rendre compte que j’avais – machinalement – posé ma main sur sa hanche. Vanessa ne voulait pas une banale réponse – elle voulait la putain de vérité. Elle savait que quelque chose clochait, je n’avais pas fait illusion très longtemps. Seulement, elle n’avait vraiment pas à s’alarmer.

-Qu’est-ce que je fous ? Rien d’inhabituel. On est en tournée et mon mantra en tournée c’est alcool, drogue et rock n’roll, dis-je tout simplement. Quelques verres de whisky, un rail de coke… C’est ça la vie de manager en tournée, rajoutais-je comme si tout ça été normal.

J’étais shooté et bourré à un point tellement atteint que je venais littéralement de dire à Vanessa que j’avais replongé. Il était de notoriété publique que j’avais arrêté la drogue en 72 et que depuis lors je n’en prenais plus.

-Donc, pour répondre à ta question, je vais bien. Tu as vu le concert ? C’était une véritable réussite ! Comment veux-tu que je me sente d’autre ?, rajoutais-je avec des gestes et une voix cassée qui trahissait toujours ma récente prise de coke et l’abus d’alcool. Et toi ? Tu vas bien ? Toujours chez Guitar&Pen ?, rajoutais-je pour changer brutalement de sujet – c’était vraiment pour ça car je savais très bien qu’elle travaillait toujours chez Guitar&Pen.


   
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MessageSujet: Re: Favored Guest [PV Vanessa][DEATH VALLEY ]   Lun 16 Juil - 14:11



   
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Je n’aimais pas être prise sous les flashs parce que je connaissais les photographes et tout ce qui en découlait. J’étais journaliste, je bossais avec eux et même si je savais que certains étaient corrects comme mon ami Jimmy Albernaty, d’autres pouvaient vous faire tomber en Enfers qu’ils seraient les plus heureux rien qu’avec des clichés.  Bien sûr que Maria n’avait pas à s’en faire, mais Daniele oubliait quelque chose, comme tous les hommes, au sujet des femmes. Je me laissais conduire à l’abri des curieux, dans sa loge pour enfin ajouter ce qui me paraissait important.

- Tu sais Daniele, le plus grand secret pour comprendre une femme, c’est d’être sincère avec elle. Maria sait qu’’elle peut nous faire confiance, mais il est toujours agréable de répéter à la femme que tu aimes et de lui expliquer pourquoi j’étais là et pourquoi tu m’as amenée dans ta loge. Parfois, des explications simples évitent de longues disputes inutiles, tu ne crois pas ?

Daniele avait bien ressenti mon aversion pour les flashs. Il ne pouvait pas comprendre mon monde qui était tant éloigné du sien.

- Toi, tu vis pour ça, pour les flashs, les journalistes, pour montrer tes succès, ta grandeur, te mettre en avant. Je ne suis pas ainsi. Toi, tu es devant les micros, les caméras et les objectifs, moi je suis derrière tout cela, dans l’ombre et je compte bien y rester. Tu sais le pouvoir que peuvent avoir les médias surtout ceux qui s’amusent à détourner la vérité.

Sa loge-container était bien agencée, à l’image du manager de BSC. Il y avait tout le confort nécessaire pour se reposer et prendre du bon temps. Pour moi, c’était déjà luxueux et même inutile tout ce débordement d’argent juste pour quelques heures de tranquillité.

- Je ne doute pas que lors de tes déplacements à travers le monde, tu auras tout le bien-être et l’aisance à ta disposition. Qui sait, si je viens à Rome, ce que j’aimerais beaucoup, tu me la feras visiter. Mais, pour le moment, je ne sais pas, j’attends de voir si je dois changer la date avec un autre collègue. Au départ, c’est bien moi qui dois couvrir ce concert, mais j’ai aussi pris d’autres engagements.

Mes autres engagements ? C’était une promesse que j’avais faite à un ami : celle de l’accompagner dans un voyage qui lui tenait à cœur et d’être là pour lui. Lorsque j’en avais parlé avec le patron de Guitar & Pen, celui-ci l’avait très mal pris, mais comme j’avais aussi trouvé un remplaçant, il avait ronchonné un peu puis c’était ravisé.
Si la grandeur de ses loges était importante pour Daniele, pour moi c’était son comportement beaucoup trop excessif et trop emporté qui me tirait souci. Il avait toujours eu une attitude  démesurée et il jouait très souvent avec ça devant les journalistes, mais là, il n’y avait plus que nous deux. Il n’arrivait pas à rester tranquille et ses gestes n’étaient pas naturels.

On n’avait fait que se croiser durant l’année dernière et cela lui apparut une éternité. Pendant un instant, il m’a éloigné de mes réflexions.

- Tu as eu beaucoup à gérer dernièrement. La vie nous mène quelque fois sur des routes plus longues et auxquelles nous n’étions pas prêts pour affronter ces situations-là. Tu as Maria auprès de toi, c’est le plus important.

Il s’était calé contre son bureau, toujours en gesticulant de manière étrange et cela commençait à m’inquiéter. Je ne l’avais jamais vu ainsi et pour éviter qu’il ne me fuie, je m’étais approchée de lui. Je voulais qu’il me regarde, les yeux dans les yeux. Il n’y avait plus le manager et la journaliste. Il y avait deux amis qui s’appréciaient beaucoup. Mais, Daniele avait décidé de me filer entre les doigts et de tout faire pour tromper et étouffer mes craintes. Sa main se posa sur ma hanche et là je compris qu’il ne savait plus où il en était.

Sa réponse définissait son état. Il ne se rendait plus compte que tout ce qu’il me disait me donnait raison sur mon appréhension. J’ouvris de très grands yeux parce que pour lui, tout paraissait normal. Je ne devais pas m’en faire. Et en plus, pour éviter que je ne me concentre sur ses paroles, il avait fait en sorte de détourner le sujet pour me demander si je bossais toujours chez Guitar & Pen.

- Ne joue pas avec moi Daniele et surtout ne change pas de sujet de conversation, surtout pas avec un truc aussi idiot. Bien sûr que je suis toujours chez Guitar & Pen, et tu le sais parfaitement. Et oui, le concert était génial !

Je pris son visage doucement, en coupe, entre mes mains et mes prunelles plongèrent dans les siennes.

- Arrête de faire comme s’il n’y avait rien. Est-ce que tu te rends-compte de ce que tu viens de me dire, de m’avouer ? Tu as recommencé avec la drogue alors que tu n’en as plus touché depuis des années. Tu as un fils et une femme. Ils comptent sur toi. Daniele, pourquoi est-ce que tu as replongé ? Et, il y a  l’alcool. Tu as trop bu et tu es shooté … Ne me dit pas le contraire … Je suis ton amie, alors parle-moi, s’il te plait.




   
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MessageSujet: Re: Favored Guest [PV Vanessa][DEATH VALLEY ]   Mer 18 Juil - 22:50



   
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Était-ce des conseils que me donnait Vanessa en parlant de Maria ? Ça y ressemblait – mais c’était aussi, de toute évidence, pour m’éviter des ennuis de couple.

-Moui, j’y penserais, dis-je en lui faisant un clin d’œil.

Dire à Maria que je l’aimais et lui expliquer que j’avais invité Vanessa dans ma loge pour lui faire visiter, c’était dans mes cordes. Maria savait qu’elle n’avait pas à s’en faire. J’étais le plus fidèle des hommes depuis que nous étions ensemble – Maria ne trouvera pas plus fidèle ailleurs.

Vanessa n’était pas une adepte des photographes – ni de la célébrité en général. Elle était mon antithèse à ce niveau.

-Je sais que les médias peuvent faire n’importe quoi avec les informations qu’ils ont, dis-je avec le sourire. Mais j’aime les flashs et la célébrité, c’est plus fort que moi. Dommage que tu n’aimes pas ça. Je continue à penser que tu aurais fait une formidable star, dis-je sincèrement.

Nous étions installés dans ma loge – loin des flashs, du coup. Le lieu était cosy à défaut d’être à la hauteur de la loge que j’allais occuper à Rome. J’espérais – d’ailleurs – retrouver Vanessa dans ma ville natale pour pouvoir lui montrer. L’Italie était notre pays à tous les deux et j’aimerais lui montrer les plus beaux coins de Rome. Seulement, d’autres engagements risqueraient d’empêcher Vanessa de venir me rejoindre sur cette date. Je ne savais pas si Maria aura la force de venir m’y rejoindre – les médecins lui déconseillaient toujours les longs trajets. Alors ne pas avoir Vanessa, ça serait un coup dur…

-D’autres engagement ?, dis-je surpris et un peu déçu. Qu’est-ce qu’il y a de plus important dans le monde entier qu’un concert d’un de mes groupes à Rome ?

C’était vrai, rien ne valait mieux que ça, pas vrai ? Surtout qu’on ne s’était pas vu depuis longtemps moi et Vanessa – la faute à la sale vie de merde que j’avais vécu cette année. Tout ce que j’avais eu de bon, c’était Maria.

-Oui, c’est le plus important, dis-je en laissant apparaitre un sourire.

Je n’aurais pas imaginé qu’inviter Vanessa dans ma loge allait me mener à la conversation sur mon état de junkie camé. J’essayais de garder les apparences – de lui faire croire qu’il n’y avait rien de plus normal qu’un rail de coke en tournée, que c’était la routine. C’était un aveu en réalité que je lui faisais sans m’en rendre compte. Ses expressions avaient changées – elles étaient marquées par la surprise et l’inquiétude. J’avais changé de sujet pour passer à autre chose – au moins le tenter. Seulement, Vanessa en avait vu d’autres. Putain, ne pouvait-on pas parler d’autre chose ? J’avais sniffé quelques lignes – ce n’était pas la mort ! J’en avais conscience et j’allais arrêter sous peu.

Elle avait répondu à ma question dont je savais la réponse mais elle n’allait pas me laisser m’en tirer comme ça sur le sujet que j’avais voulu enfouir sous le tapis. Elle savait que j’avais replongé après des années de sobriété – au niveau de la drogue, entendons-nous bien. Ma petite amie, mon fils – c’était autant de raison, pour elle, qui devrait m’empêcher de sombrer dans mes vieilles habitudes. Elle avait mon visage entre ses mains, je ne pouvais plus détourner le regard. Seulement, rester en place était un vrai calvaire, c’est la raison pour laquelle ma main se promenait sur sa hanche.

-Tu veux savoir pourquoi j’ai replongé ?!, dis-je en haussant le ton d’un seul coup – parce que j’étais agacé par les questionnements sur ma consommation et aussi à cause de ma consommation elle-même. Parce que j’ai eu une année de merde, voilà pourquoi ! On a foutu un môme devant ma porte et je dois maintenant l’élevé parce que c’est le mien ! Ma petite amie se remet d’un cancer qui aurait bien pu la tuer ! J’ai passé la barre de la quarantaine ! J’ai plus de travail que d’heures dans une seule putain de journée ! C’est pas assez, selon toi, pour replonger ?!

Non – ça ne l’était pas. J’avais omis d’ajouter dans mes raisons les menaces de mon oncle qui étaient toujours bien présentes bien que Jim assuraient la sécurité de Tony et Maria.

-Et ne t’en fais pas pour moi. Je compte arrêter après… Je compte arrêter maintenant,
dis-je en réussissant à me défaire de l’emprise de Vanessa pour me diriger vers l’armoire à alcool.

J’avais sorti une bouteille de whisky.

-Quant à l’alcool, dis-je en montrant la bouteille. Il a toujours été là.

Pour le lui montré j’en avais bu une très longue lampée.



   
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