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 Please, Come Back To Work [PHONE CALL][PV Sonne]

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Daniele Ricci


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MessageSujet: Please, Come Back To Work [PHONE CALL][PV Sonne]   Mar 11 Sep - 22:18



Please, Come Back To Work
ft. Sonne Ferguson


La petite Cortez avait encore fait fort ce soir – le public de Rome ne l’avait aucunement impressionné. Son talent brut s’affinait au fur et à mesure des concerts. J’attendais de Roadtramp une représentation à la hauteur de ça.

Seulement, avant de profiter de Roadtramp, j’avais rejoint ma loge entre les deux concerts. J’avais besoin d’un petit remontant pour pouvoir tenir tout le concert. Maintenant que mon addiction était rendue publique, je ne me gênais plus – et j’en prenais beaucoup plus. Putain, vous n’imaginez pas à quel point les concerts sont encore meilleurs avec une ligne dans le nez.

Je m’étais installé dans mon grand fauteuil de cuir pour apprécier la dose de coke que je venais de prendre – ajoutons à ça un bon verre de whisky et vous avez tout pour rendre heureux le grand Daniele Ricci. J’avais une demi-heure de battement pour apprécier la dose et l’alcool.

Seulement, c’est dans ces instants où on a envie d’être seul et tranquille que quelqu’un s’amène… Ce quelqu’un, en l’occurrence, n’était autre que ma secrétaire de remplacement - Marion Crane. Putain, qu’est-ce qu’elle voulait celle-là ?

-Monsieur Ricci, excusez-moi de vous déranger mais je viens vous faire un briefing de la journée qui vient de passer,
dit-elle avec son flux de paroles extrêmement rapide et qui me donnait le tournis.

Putain… Ce n’était pas le moment pour un briefing…

-Vous croyez vraiment que c’est le moment ?,
marmonnais-je.

Elle avait l’agenda en main ainsi qu’un stylo. Mademoiselle Crane, vous ne pouvez pas tout simplement aller crever dans une douche plutôt que de m’ennuyer avec votre briefing ?

-Oui… J’ai pas mal de chose dont je dois vous mettre au courant. J’ai eu beaucoup de coups de fil depuis qu’on est arrivé à Rome, dit-elle visiblement déterminée à faire son putain de briefing.

Mamma mia – sauvez-moi…

-Faites-vite alors, dis-je en m’allumant une cigarette. Vous avez trente secondes.

J’avais ouvert les vannes – je savais qu’elle allait causer sans discontinuer à partir de maintenant. Mademoiselle Crane était un vrai moulin à paroles inutiles.

-J’ai eu une vingtaine d’appels aujourd’hui,
commença-t-elle à dire. Cinq de journalistes locaux. Ils veulent vous voir dès demain. J’ai mis ça à l’agenda.

Les cinq ? Mamma mia… Demain allait être une longue journée…

-Ma che…,
commençais-je à dire avant que Mademoiselle Crane se remette à parler me coupant au passage.

-Vous avez, donc, deux interviews le matin. Une à 6h et une à 11h. Deux l’après-midi : à 14h et à 16h ; et une le soir à 20h,
dit-elle avec le sourire. Les appels suivants étaient de fans qui souhaitaient vous parler. Je leur ai dit que Monsieur Ricci n’avait pas le temps pour ça, rajouta-elle fier d’elle apparemment. Ils avaient tous des noms imprononçables et des accents à couper aux couteaux. L’un ne parlait même pas Anglais… Vous imaginez ?, dit-elle outrée.

Oui – j’imagine… On est en Italie. Putain, faudrait-il que je transfert Mademoiselle Crane chez Daryll Rogers ? Parce qu’ils semblaient avoir tous les deux un problème avec les accents Italiens.

-C’est parce qu’ils sont…,
commençais-je à nouveau à dire avant d’être encore coupé.

Putain – les trente secondes sont déjà écoulées en plus…

-Il y en a un qui n’arrêtait pas de parler, en plus. Une véritable horreur. Je n’en avais rien à faire de comment se portait son magasin moi…, dit-elle en levant les yeux au ciel. Le dernier appel était d’un homme qui voulait vous parlez. Il a téléphoné avant que vous n’arriviez ici et avant que je n’en finisse définitivement avec tous ces appels et avant de débrancher le téléphone de votre loge comme vous l’aviez demandé. Cet homme souhaitait vous voir avant son départ à 23h. Il souhaitait vous voir dans le café en face de la salle de concert avant le concert de la jeune Cortez. Apparemment, il part loin. C’est ce qu’il m’a dit. Enfin, je m’égare… J’ai dit que vous n’étiez pas disponible. Non mais, vous vous rendez compte ? Il a dit : « même pas pour voir Antonio Vous-Savez-Qui ? ». J’ai dit « absolument ! Même pour vous ». Il a raccroché. Surement un fan qui souhaitait vous voir. Il ne se prenait pas pour n’importe qui celui-là !

Elle s’était arrêtée… Un peu comme mon cœur avait failli s’arrêter là. Je l’avais regardé, interdit. Antonio avait téléphoné. Il était bien à Rome – son absence à la villa n’était que temporaire… Il avait voulu me voir…

Putain !

Mademoiselle Crane allait recommencer à parler.

-Stai zitto !, lançais-je d’une voix profonde.

Je l’avais foudroyé du regard et elle s’était tue.

Je ne sais pas combien de fois – sur ma vie !! – mon père avait daigné me voir mais ça se comptait sur les doigts. On s’était chaque fois raté – soit parce qu’il n’était pas venu à son propre rendez-vous, soit parce que je l’avais snobé. Cette fois, c’était Mademoiselle Crane qui avait décidé qu’on ne se parlerait pas. Je ne savais pas pourquoi mais ça m’avait fait mal. D’une façon qu’il était impossible pour moi de décrire.

Ma cigarette se consumait entre mes doigts – Mademoiselle Crane, elle, était pantoise.

-Vous êtes virée
, lâchais-je sans penser aux conséquences d’une telle décision pour moi. Vous allez aller chercher vos affaires à l’hôtel et vous allez prendre le premier avion direction Los Angeles.

Mademoiselle Crane était choquée, ce qui l’avait fait sortir de sa torpeur.

-Mais, Monsieur Ricci… Qu’est-ce que j’ai fait de mal ?
,
demanda-t-elle surprise.

-Sortez !,
dis-je sur un ton lourd de sens.

Elle était sortie – bon débarras.

Je m’étais levé. Je n’avais plus de secrétaire maintenant. Quant à mon père, il devait être parti à l’aéroport. Il n’allait plus me faire une demande pareille avant 10 ans et dans 10 ans, il sera probablement mort.

-Putain !, lâchais-je en lançant ma bouteille de whisky contre le mur.

Elle avait éclaté mais je n’en avais rien faire.

Pourquoi ça faisait si mal ? Je me fichais d’Antonio, non ? Putain alors pourquoi je n’arrivais pas à m’en foutre ?

Je m’étais laissé retomber dans le fauteuil près du téléphone. Je n’avais plus de secrétaire et j’avais cinq rendez-vous demain – il me fallait de l’aide !

J’avais rebranché le téléphone et j’avais composé le numéro de Sonne. Je n’avais aucune idée de l’heure qu’il était aux Etats-Unis – ce n’était pas ma préoccupation première…

Sonne avait décroché – putain quelle joie !

-Allo Sonne. C’est Daniele,
dis-je complètement abattu – malgré la coke que j’avais dans le sang.

A moins que ça ne soit le mélange avec l’alcool qui me rendait si sombre – ce n’était pas à exclure. J’avais écrasé ma cigarette.

-Vous allez mieux ?, demandais-je pour entamer la conversation.

Putain j’espère qu’elle s’était remise de son accouchement. Deux mois – c’était assez, non ?

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MessageSujet: Re: Please, Come Back To Work [PHONE CALL][PV Sonne]   Mer 12 Sep - 20:25



Please, Come Back To Work
ft. Daniele Ricci





Notre famille est enfin complètement réunie. James à fraîchement eu son congé de l’hôpital et les choses se passent plutôt bien. Il boit plus souvent que ses sœurs, il est aussi plus irritable et n’apprécie pas être les changements à sa routine.  Il est encore bien jeune mais semble déjà bien savoir ce qu’il aime et surtout ce qu’il n’aime pas.

Mes journées sont éreintantes. Disons que quand je me couche le soir, je sais pourquoi je suis épuisée.  Je prends en assurance et en contrôle, je parviens à mieux m’organiser petit à petit et j’en suis même venue à convaincre Axel de conseiller fortement à sa très chère maman de rentrée chez elle.

Nous sommes donc que nous deux. Enfin, nous cinq et ça me conviens parfaitement.

Dans de rares moment où je peux me permettre de souffler entre deux biberons ou lessives, je l’avoue, l’envie me prends de décrocher le cornet du téléphone et de contacter Amon. J’ai bien peur que notre histoire soit terminée. Il ne doit déjà plus penser à moi de toute façon.  Mieux vaut m’éviter l’humiliation de me faire rejeter, en plus de tout le reste, ce serait pire.

Alan marche et a même commencé à grimper. C’est un véritable petit bout en train et son développement me fascine. Et quand je regarde les triplés, il me semble qu’il y a un siècle depuis le jour où mon premier fils est venu au monde.

Le temps nous glisse entre les doigts.

Ce n’est toujours que trop tard qu’on s’en rend compte.

Nos journées, donc, sont bien remplies. Axel a reprit un rythme de travail régulier et je m’occupe à temps plein de notre fratrie. Je suis audacieuse. Je parviens même à faire des courses, de petits achats ou des sorties au parc avec les quatre bébés.  Ça me fait vraiment du bien de pouvoir sortir de la maison, prendre l’air et discuter avec d’autres mères.  Lynda, une jeune maman de mon âge, à déjà 3 enfants. Elle les a eu un après l’autre et se sent en ce moment autant dépassée que moi.  Nous partageons des astuces pour maximiser notre temps, faciliter les transports,  c’est génial de pouvoir parler à quelqu’un qui me comprends vraiment.

Pas quelqu’un qui l’a vécu par alliance parce que sa cousine ou sa voisine ou son amie a eu des bébés. Non ! Une femme qui a enfanté et qui patauge dans les couches, le lait et les larmes du matin jusqu’au soir, la nuit y comprit.

Aujourd’hui, il pleut. C’est une journée à rester en dedans et  se fouetter pour faire un peu de ménage pendant que les triplés sont calmes dans leurs parcs pour bébé et qu’Alan joue avec ses blocs au salon.  Bientôt, j’irai coucher tout ce petit monde pour une sieste d’après-midi et si j’ai  le temps, je me permettrai un bain mousse.

Je viens de terminer la vaisselle d’hier, de ce matin, et du diner quand le téléphone sonne. Je reste là, le linge à vaisselle dans les mains et je regarde l’appareil accroché au mur de la cuisine en espérant presque qu’à force de le fixer, je puisse faire en sorte que ce soit Amon à l’autre bout du fil. Ce qui m’étonnerais, puisqu’Axel a fait changé notre numéro et que sauf pour les très proches et nos employeurs respectifs, personne ne l’a.

C’est un grand soulagement pour moi d’entendre la voix de mon patron à l’autre bout du fil.  Cependant, le ton de sa voix me met la puce à l’oreille. Quelque chose cloche, ça se sent même avec la distance qui me sépare en ce moment de mon patron.

- Je vais bien. Mieux que vous, je me trompe ?

En tenant le combiné entre mon épaule et mon oreille, je me retourne et jette une œil sur ma marmaille. Tout est encore sous contrôle c’est presque un miracle.  J’allonge la jambe pour tirer un tabouret du comptoir lunch près de moi pour m’y assoir. Le frottement du bois du tabouret sur le carrelage de la cuisine fait un boucan d’enfer. Mon reflexe premier est de fermer les yeux en espérant ne pas avoir fait peur à l’un des enfants et créer un effet en chaîne de crise de larmes.

- Qu’est-ce que je peux faire pour vous, Daniele ?

Je commence à connaître mon patron. Il ne me passe pas un appel de courtoisie.



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MessageSujet: Re: Please, Come Back To Work [PHONE CALL][PV Sonne]   Ven 14 Sep - 21:56



Please, Come Back To Work
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La voix de Sonne – je crois que c’était la première chose vraiment rassurant que j’avais entendue depuis mon arrivée à Rome. Le reste n’avait été que nostalgie et que négociation. Putain, j’avais imaginé mon retour à Rome bien autrement que ça…

Mademoiselle Crane m’avait vraiment mis le morale à zéro sans que je sache vraiment pourquoi. Putain, Ricci, ce n’est qu’Antonio – si ça tombe, il ne serait même pas venu du tout même s’il avait pris rendez-vous. Seulement, j’avais la sale impression que je venais de passer à côté de quelque chose d’important. C’était une sensation désagréable que l’alcool n’arrivait pas à faire passer !

Daniele Ricci ne manquait jamais rien d’important, d’habitude !

Putain !

Sonne allait bien – putain quelle bonne nouvelle ! Seulement, elle avait su bien assez vite que ce n’était pas le cas pour moi. J’allais bien avant que Mademoiselle Crane ne vienne me pourrir la vie en trente secondes ! J’allais bien avant ! J’allais bien – je le jure !!!

Je m’étais ressorti une cigarette pour l’allumer. J’avais besoin de cette putain de cigarette – en réalité, j’avais encore besoin d’une dose. Putain, c’était pas pareil avant 72 ! Je n’avais pas besoin d’autant de putain de doses en 72…

-Tout dépend… Vous avez quatre mômes
, dis-je pour dire qu’avec autant d’enfants, elle ne devait sûrement pas aller mieux que moi.

Je n’arrivais pas à cacher que j’allais mal – je n’essayais même pas. Je voulais que Sonne vienne sur la tournée pour les prochaines dates. Je venais de virer Crane sans préavis… Il me fallait sa remplaçante pour supprimer mes interviews de demain ! Mademoiselle Crane n’avait pas mis mon père au programme mais bien cinq journalistes locaux – allez comprendre cette imbécile de Crane !

Quelle putain d’erreur de casting !

J’avais soufflé la fumée – ma mains tremblaient énormément. Je venais de la prendre cette putain de dose. D’où venaient ces putains de tremblements ?!

Sonne savait que je ne téléphonais pas pour rien…

-Je viens de virer Mademoiselle Crane à l’instant… Je l’ai fait sans préavis, dis-je en frottant mes tempes de ma main à moitié vide – celle qui tenait ma cigarette. Vous savez qu’elle m’a programmé cinq interviews pour demain ? Je vis quand moi ?, dis-je en m’emballant un peu sur Crane. Il faut que vous reveniez. Vous saurez revenir ? Je veux bien vous augmenter mais revenez, s’il vous plait, dis-je à fleur de peau. Je ne peux pas faire la suite de la tournée sans une secrétaire compétente.

La coke avait l’art de faire ressortir mon accent et de me faire parler plus vite. Avec le mélange d’alcool, ça faisait un drôle d’effet. Je ne contrôlais plus rien – ni mes mouvements, ni ma voix, ni mes émotions. Heureusement que j’étais seul.


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MessageSujet: Re: Please, Come Back To Work [PHONE CALL][PV Sonne]   Ven 14 Sep - 23:05



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La catastrophe que j’avais pressentie au moment de l’embauche de Mademoiselle Crane s’est avérée fondée et a eu lieu au pire moment, alors que le Sanitarium Tour se trouve à Rome. Daniele Ricci est un grand garçon qu’il faut materner et tenir par la main tout en lui répétant qu’il est le meilleur. Ce n’est pourtant pas une tâche compliquée alors pourquoi Diable fallait-il que Marion Crane fasse tout fouarrer mais surtout, comment ?

Mon patron a un débit de mots impressionnant, ce qui ne lui ressemble pas, c’est dire que ma remplaçante à dû le mettre vraiment hors de lui pour qu’il réagisse si impulsivement. Il semblerait que ce soit une congestion d’horaire qui est provoqué l’ire de mon patron et ce fut suffisant pour justifier le renvoi de Crane.

Je viens me pincer le nez, entre les  yeux tout en réfléchissant à vive allure.

- Ok… Ok… Heu… elle a laissé le planning ? Parce que je ne peux pas être à Rome demain matin, Daniele ! Il me faudra donc annuler d’ici les entrevues, ou les moins importantes. Ce serait quand même bien d’en donner une ou deux ce qui vous permettra de souffler quand même.

Bon sang ! Je suis entrain de gérer un agenda que je n’ai pas vu, avec des dates que je ne connais pas, pour des rencontres que je n’ai pas planifiés.

Je ne dirai certainement pas non à une augmentation mais je ne profiterai pas du désarroi de mon patron pour bonifier mon compte de banque.

- Je… je… merde !

Axel ne va pas sauter de joie.

- Il me faut trouver en urgence une nounou qui viendra s’occuper de mes enfants mais je viendrai.  

Quand ?

Mon cerveau semble s’être figé dans la panique.  Je ne saurai pas être à Rome à temps, je ne suis pas super woman mais je peux envisager de rejoindre Daniele à Naples, Madrid dans le pire des cas.

- Croyez-vous qu’Enrik pourrait me référer des agences ? Si vous payez ses gages en avance, ça faciliterait les choses. Surtout en ce qui concerne mon mari…

Parce que si Daniele s’est mit dans la merde en virant ma remplaçante,  de mon côté, j’ai l’impression qu’Axel lui se mettra sur le cas de m’en trouver une pour ici si je quitte la maison et le laisse avec les p’tits sur les bras.

- Je ne pourrai pas rester… pour toute la tournée, Daniele. J’ai… J’ai fait des choses… qu’Axel me pardonne difficilement.

Je pourrais envisager de faire des allers-retours fréquents entre les dates. Planifier sur long terme, me rendre sur place, revenir à la maison… faire la navette d’aéroport en aéroport…


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MessageSujet: Re: Please, Come Back To Work [PHONE CALL][PV Sonne]   Jeu 20 Sep - 21:43



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Mademoiselle Crane n’était plus qu’un putain de mauvais souvenir. Seulement, la renvoyer de la sorte m’avait confronté à un putain d’autre problème – je n’avais plus de secrétaire…

Il me fallait Sonne ! Je voulais Sonne ! Je tremblais et j’avais demandé à ma secrétaire – la vraie !! – de venir me rejoindre. Je ne pouvais pas continuer la tournée sans secrétaire pour s’occuper des rendez-vous. Il me fallait quelqu’un très vite et Sonne était la seule personne compétente qui puisse m’aider.

Ma secrétaire posait de bonnes questions comme celle sur le planning. Mon regard scrutait la pièce vivement à la recherche de ce putain d’agenda. Mamma mia – pourvu que Mademoiselle Crane ne l’ait pas embarqué !

-Euh…, dis-je inquiet.

Putain ! Il était là ! Il reposait sur l’un des meubles – Mademoiselle Crane avait dû le déposer pendant qu’elle me parlait tout à l’heure de sa journée téléphone qui s’était terminée par son renvoi définitif.

-Si ! Il est là !, dis-je soulagé.

Teléphone en main, je m’étais déplacé – après avoir déposé mon whisky – jusqu’au meuble. J’avais pris l’agenda et était revenu à ma place initiale pendant que Sonne m’avait dit qu’il faudra quand même garder une ou deux interviews de demain et non pas toutes les annuler. Putain – j’aimerais pourtant les annuler toutes.

-D’accord… J’en prendrais une,
dis-je après avoir soupiré et avant d’ouvrir l’agenda pour voir les noms des journalistes locaux.

Il y en avait trois qui m’étaient inconnus – sûrement des jeunes qui avaient percés après que je sois parti de Rome – et deux que je connaissais plus que bien. Il s’agissait de Stefano Rocchi - un journaliste acerbe et laziale de surcroit – et Franco Viola – un ami de mon père et journaliste depuis des siècles.

-Gardez celle avec Franco Viola… Annulez les autres et prioritairement celle avec sto cazzo di Rocchi, dis-je sans me rendre compte que Sonne n’avait pas l’agenda sous les yeux.

J’avais entendu Sonne jurer – elle avait besoin d’une nounou en urgence mais viendra quand même me rejoindre. Putain, j’étais soulagé ! Elle avait dû entendre mon soulagement jusqu’à L.A. tellement j’avais soufflé.

-Merci Mademoiselle Ferguson, dis-je en n’ayant toujours pas perdu mon habitude de l’appeler par son nom de jeune fille.

J’avais tiré sur ma cigarette pour essayer – encore et toujours – de diminuer mes tremblements. Seulement, c’était totalement vain. Ils continuaient sans compter mon cœur qui battait trop vite.

Sonne allait venir mais avait besoin de quelqu’un pour garder ses enfants et il le lui fallait rapidement. Ok – si ce n’était qu’une question d’argent et de temps, c’était simple.

-Oui, Erik pourra vous référencer des agences. Je lui téléphonerais directement après pour qu’il fasse ça le plus vite possible,
dis-je en parlant toujours très vite. Je payerais tout ce qu’il vous faudra pour le temps qu’il vous faudra. Je payerais absolument tout.

Je ne savais pas combien ça allait me coûter mais ça ne m’importait pas – j’étais multi-millionnaire… S’il lui fallait la nounou la plus chère de la ville, elle l’aurait – tant qu’elle me rejoint le plus vite possible.

Seulement Sonne m’avait annoncé la mauvaise nouvelle. Elle ne pourrait pas rester tout le reste de la tournée. Un problème avec son mari en était la cause.

-Vous pourrez au moins rester jusqu’à la fin de la tournée européenne ?, demandais-je de nouveau angoissé. Quelles choses ne vous pardonne-t-il pas sto cojone di merda ? C’est lui qui devrait s’excuser pour tout ce qu’il vous a fait, dis-je énervé par cette journée et par Moriarty.


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MessageSujet: Re: Please, Come Back To Work [PHONE CALL][PV Sonne]   Sam 22 Sep - 21:58



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Mon patron me place dans une situation des plus inconfortables.  Il devait bien se douter qu’il me serait impossible de lui refuser un tel appel à l’aide, si ce n’est par professionnalisme, c’est par amitié. Entre Daniele et moi, la relation demeure professionnelle mais n’en demeure pas moins qu’elle a petit à petit, fait naître une amitié qui m’est précieuse.

Je dois garder la tête froide et réfléchir rapidement.

Le problème épineux de mon patron a fait des petits et je dois y voir puisque c’est entre mes mains, même à des milliers de kilomètre de distance que Daniele relègue le tout.  Il doit tout d’abord me donner les informations nécessaires pour que je puisse l’aider et sans l’agenda, je ne pourrai rien faire.

Mon pauvre patron est désemparé c’est le moins que je puisse dire. Pas besoin de l’avoir en face pour faire ce constat, l’entendre me suffit et le soupire victorieux qu’il pousse en trouvant le précieux agenda me fait sourire, malgré la gravité de la situation.

Je prends en notre les noms qu’il me donne, je saurai trouver au bureau les numéros pour rejoindre tout ce beau  monde et annuler les interviews, sauf une, puisqu’il serait mal vu de snober la presse Italienne, même pour Daniele Ricci.

- Parfait, considéré ceci comme fait.

Je tâcherai de faire en sorte que les journalistes décommandés se voient offrir une paire de biller pour le concert du lendemain. En guise d’excuse, mais je ne fournirai aucune explication qu’en aux raisons de ce changement de programme. Il ne faudrait quand même pas que le blâme soit portés sur les artistes qui n’ont rien à voir avec le mauvais travail effectué par Mademoiselle Crane.

Pour rejoindre mon patron, je devrai régler d’autres problèmes collatéraux du renvoi de ma remplaçante. Erik, le majordome, pourra me prêter main forte et ce n’est pas de refus. Je vais laisser mes 4 bébés à une ou des femmes inconnues et le jugement d’Erik équivaudrait à ma propre opinion pour un entretien d’embauche. Je sais que son ou ses choix auraient été les miens.

- J’attends le coup de fil d’Erik avec impatience alors.

Il restera à annoncer la nouvelle à Axel. Je ne cache pas à mon patron-ami que mon mariage connait quelques ratés et j’entortille mon index dans le fil du téléphone alors que Daniele s’exclame à l’autre bout du fil que ce serait plutôt à Axel d’être dans ses petits souliers.

- J’ai eu amant, Daniele, dis-je sans mettre de gants, et je n’ai pas su lui cacher aussi bien qu’il ne l’a fait pour ses propres infidélités.

C’est ce qui me laisse croire que je ne saurai pas rester jusqu’à la fin ou, alors, je devrai multiplier les voyages aller et retour en avion pour calmer le jeu.

- A quel numéro puis-je vous rejoindre dans les prochaines heures afin de confirmer avec vous les derniers détails ? Je vais immédiatement m’occuper d’annuler les interviews et régler le dossier nounous avec Erik.

Et avec Axel…

- Je serai bientôt là, tout ira bien, Daniele.

Ouais… tout ira bien, Sonne !


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MessageSujet: Re: Please, Come Back To Work [PHONE CALL][PV Sonne]   Hier à 21:10



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Putain – heureusement que Mademoiselle Crane avait laissé l’agenda là ! Sans ça, j’aurais été bien mal… Bien que, à bien y réfléchir, si elle avait embarqué l’agent, je n’aurais jamais su avec qui et quand j’avais les interviews demain… Elle aurait – peut-être – dû l’embarquer tout simplement…

Heureusement que Sonne était là – elle allait annuler tous les rendez-vous hormis celui que j’avais décidé de garder pour la forme et par respect pour un homme que j’estimais.

-Merci, Mademoiselle Ferguson, dis-je soulagé.

Je voulais – maintenant – que Sonne reprenne le travail parce que je me voyais très mal continuer la tournée sans aucune secrétaire compétente à mes côtés… C’était impossible de trouver une nouvelle remplaçante – Sonne était mon seul espoir. Seulement, Sonne avait quatre enfants… Putain, les viles créatures de l’Enfer se ligueraient-elles contre moi afin de me faire tomber ? C’est ce que je ressentais comme sentiment en entendant Sonne parler de bébés et de nounous… Heureusement, j’avais Erik – il trouvera une nounou compétente à Sonne pendant que je récupérais ma nounou compétente… Oui – je l’ai dit ! En pensée seulement !

Il n’y avait pas que les bébés comme obstacles – il y avait Moriarty en personne. Sto’ cojone risquait de me priver de Sonne avec ses caprices à deux balles ! Lui qui avait trompé sa femme à l’aube de leur mariage – comment osait-il reprocher quoi que ce soit à Sonne ?! Un adultère – vraisemblablement. J’avais massé mes tempes et soufflé en même temps. Moriarty reprochait à Sonne ce qu’il avait lui-même fait à Sonne – putain, je savais qu’il était le Roi de l’hypocrisie mais là il atteint des sommets !

-Comment peut-il vous reprocher d’avoir un amant alors qu’il avait une maitresse ?, dis-je révolté. Il devrait se dire que vous êtes quitte et vous foutre la paix, sto’ cazzo di merda !

Je n’avais pas demandé qui était l’amant de Sonne – j’étais trop choqué par l’hypocrisie de Moriarty pour ça. De toute façon, connaitre son identité n’était pas important. Ce qu’il l’était, c’était que Sonne me rejoigne en tournée le plus rapidement possible.

-En plus, je serais marié à l’alter-ego féminin de Moriarty, moi aussi je l’aurais trompé et plutôt deux fois qu’une
, dis-je pour bien montrer à Sonne que son mari était un enfoiré.

Sonne voulait un numéro pour pouvoir me joindre – je lui avais donné celui de cette loge où j’allais passer la nuit et où je serais demain. Je ne comptais pas retourner à la villa Ricci de Rome avant mon départ pour la date suivante – ça n’avait plus d’intérêt. Sonne – elle – allait s’occuper de décommander les interviews et caser ses bébés.

-Merci Mademoiselle Ferguson, dis-je encore. Je suis sûr qu’Erik trouvera la nounou parfaite pour vos mômes.

D’ailleurs… Comment allait mon môme à moi ? J’avais secoué la tête… Quelle importance…

Ce qui l’était, c’était que Sonne sera bientôt là.

-Oui, tout ira bien, maintenant…
, dis-je soulagé… Si vous voulez prendre votre amant avec vous, vous pouvez. Je lui payerais le billet à lui aussi, rajoutais-je avec un petit sourire.

Juste pour emmerder Moriarty.



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MessageSujet: Re: Please, Come Back To Work [PHONE CALL][PV Sonne]   Aujourd'hui à 0:17



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Les points névralgiques semblent être sous contrôle maintenant que Daniele ne les supportent plus tout seul. Quoi que c’est moi qui se retrouve avec les balles en surplus  et je dois jongler avec celles là et celles que j’ai déjà en mains sans en échapper une seule.

La seule donnée inconnue dans tout ça demeure la réaction d’Axel et, sans trop savoir pourquoi, je laisse la confidence courir librement jusqu’à Daniele qui  s’insurge de la situation.

J’aurais envie de lui dire que c’est beaucoup plus profond que ça.

En fait, je me suis questionné souvent à savoir si c’était uniquement l’infidélité qui avait blessé Axel ou le choix de l’amant.  Mais bon… comme il me l’a fait comprendre, mon adultère est beaucoup plus grave que le sien, puisque lui, et bien lui il marche droit depuis alors que moi… je marchais droit avant… et j’ai fauté et… je marche droit donc… voilà quoi ma faute est plus grave que la sienne.

J’efface le tableau et reviens à Daniele en secouant la tête.

- Nous n’étions pas mariés à ce moment là… la situation n’étais pas la même.

Et j’y crois, c’est bien ça le pire !

Après avoir entortillé le fil du combiné autour de mon index, je le désentortille avant de recommencer.

Il reste quelques détails à régler, comme les billets d’avion puis, et, quand j’aurai décommandé tout ce petit monde journalistique,  il me faudra rejoindre Daniele pour confirmer le jour de mon arrivé, entre autre chose.

Je réconforte mon patron, lui promettant que tout irait bien maintenant. J’éclate de rire quand il me dit que, si j’en ai envie je pouvais amener mon amant avec moi, même s’il devait lui payer son billet d’avion.

- J’essais d’arrêter mais, merci pour la proposition !

Mon sourire est encore large quand je raccroche, jusqu’à ce que je me retourne et regarde ma marmaille. Mon regard s'embrume, mon coeur se serre.

Je vais vraiment me séparé d’eux pour aller en bercer un beaucoup plus vieux ?

Il semblerait bien que oui…


@ Billy Lighter






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