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 The Start Of Our Love Story (1962)[PV Samantha]

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Daniele Ricci


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MessageSujet: The Start Of Our Love Story (1962)[PV Samantha]   Lun 22 Oct - 13:44



   
The Start Of Our Love Story
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La villa Ricci… Le lieu le plus ennuyeux de monde était devenu – l’espace d’une soirée – le lieu le plus attractif de Rome. Mon père avait décidé d’y organiser une grande fête en son putain d’honneur sans putain de raisons hormis celle d’inviter tous le gratin de la capitale. Toutes les grandes familles romaines étaient réunies ici – qu’elles soient amies ou ennemies de mon père ; en affaire ou non avec lui ; de mafias ou de famille tout à fait normales. Il y avait de tout mais uniquement des gens aisés dont les fortunes variaient entre quelques centaines de milles et plusieurs milliards.

Une fête où j’avais été contraint d’être invité – mon père n’avait trouvé aucun putain de moyen de m’envoyer ailleurs et je n’avais pas jugé bon de partir parce que je voulais profiter de la fête.

Une fête qui commençait bien ! Certains amis de l’Université où j’étudiais le marketing étaient ici et m’écoutaient parler  alors que j’étais debout sur la table du salon – la villa était totalement ouverte à tous excepté les étages. Les plus téméraires allaient même parfois sur la terrasse où les températures ne dépassaient pas les putain de 12 degrés en ce putain de mois de janvier. Moi, je préférais la chaleur du salon où je pouvais raconter ma dernière rupture en date à quelques-uns de mes amis là pour écouter le grand Daniele Ricci.

-Tu as plaqué Gabriella ?!

Davide faisait une gueule jusque par terre à l’annonce de ma rupture avec Gabriella Insigne - une fille qui fréquentait la même Université que moi. Je ne voyais pas pourquoi il tirait une telle tête. Ma relation avec Gabriella n’avait duré qu’une putain de petite semaine.

-Bien sûr… Je me suis lassé, dis-je avec un sourire en coin et une bouteille de bière à la main. J’ai vite compris qu’elle était bien roulée mais que faire la fête n’était pas vraiment son truc… Cette fille ne boit pas une seule goutte d’alcool… C’est d’un ennui, dis-je en parlant avec les mains.

Tout le monde avait éclaté de rire.

-Oh les gars !,
dis-je d’un seul coup. Si on allait se faire une ligne ou deux ? Après on pourra aller draguer toutes ces filles, dis-je en pointant du doigt la porte entrouverte de immense living où était rassemblé la plupart des gens invités – il devait il y avoir une bonne deux centaines de personne en comptant le salon, le living, la cuisine et la terrasse.

-Oh ouais !,
lança un Davide enthousiaste.

Les autres avaient acceptés aussi – rien de tel qu’une ligne avant d’aller à la chasse.

-Ok ! Bougez pas ! Je vais nous chercher ça,
dis-je avant de boire le reste de ma bière et de sauter de mon perchoir.

J’avais évité le living pour monter dans ma chambre chercher ma poudre – j’avais une réserve dans un tiroir qui se fermait à clé. Je l’avais ouvert pour en ressortir mon sachet de poudre que j’allais pouvoir partager avec tous ces loosers qui faisaient office d’amis.

J’étais redescendu avec le Saint Graal et j’avais rejoint mes amis. Seulement, ils n’avaient pas braqués leurs yeux sur moi quand j’étais entré – pourtant j’étais là, putain ! Non, ils avaient leurs petits yeux d’abrutis braqués sur la fenêtre qui donnait sur la terrasse.

-Mamma mia qu’elle est belle,
lâcha Davide.

Qui est belle ?! Je m’étais avancé pour me planter devant la fenêtre. Dehors – dans le putain de froid ! – il y avait une fille superbe. Une jolie brune aux très beaux cheveux. Non loin, il y avait ce qui devait – peut-être - être ses parents qui discutaient avec d’autres personnes. Putain, elle devait s’ennuyer la pauvre.

-Je prends !,
dis-je d’un coup récupérant tous les regards pour moi. La fille, je veux dire. Vous je vous laisse ça, dis-je en leur laissant la coke.

-Tu vas braver le froid Ricci ?, demanda Davide avec un sourire en coin.

Ce n’était pas tant que froid qui m’ennuyait mais passer par le living.

-Tu crois quoi ?, dis-je provocateur. Tu vas voir.

J’avais quitté le salon direction le living où se trouvait la porte-fenêtre. Antonio était dans le living – on n’entendait que lui. Tout le monde semblait accroché à ses lèvres. Il tenait une bouteille de whisky en main et racontait des blagues à la con. Putain c’était pathétique.

J’étais passé dans le living non sans faire tourner quelques têtes. Presque toutes - en fait - sauf celle d’Antonio. Il ne m’avait même pas regardé et j’étais sorti à l’extérieur.

Putain qu’il fait froid !!! J’avais frissonné de surprise en passant du living à dehors. Putain mais qui est le cazzo qui a inventé l’hiver ?

J’avais pris une coupe de champagne – bien fraiche du coup – qui trainait sur un plateau. Je m’étais – ensuite – approchée de la fille qui me tournait le dos et j’avais posé délicatement une main sur son épaule.

-Il ne fait pas un peu trop froid pour rester dehors ?,
soufflais-je à son oreille.

   
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Samantha Mancini


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MessageSujet: Re: The Start Of Our Love Story (1962)[PV Samantha]   Lun 22 Oct - 20:27



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Nous sommes invités, mes parents et moi, à l’un de ces soirées guindées pour lesquelles je vous une haine profonde. C’est ce genre d’évènement mondain ou les hommes en général s’isolent pour parler politique et se gargarisé de compliment hypocrite à savoir qui pisse le plus loin pendant que les femmes parlent chiffons et que nous, les ‘’jeunes’’ sommes éparpillés, les filles d’un côtés, les garçons de l’autre avec de temps en temps une incursion de l’un ou l’autre dans le clan ennemi et ça fini avec des baisers volés et des promesses jamais tenues.

Je hais ça !

Mes parents s’en tirent plutôt bien dans la vie, Nous vivons aisément cela dit, nous sommes loin de rivaliser avec le propriétaire de cette magnifique villa. La villa Ricci est connue pour ses soirées quasi sans fin. On sait quand on y entre, jamais quand on en sort. Ni dans quel état. Je ne comprends pas pourquoi mes parents s’obstinent à y revenir. Probablement pour gratter un peu de reconnaissance. Papa s’entend plutôt bien avec ces gens et, faut croire qu’il est apprécié pour une raison qui m’échappe puisqu’ils viennent parfois le voir à la maison et s’enferment dans son bureau.

Et puis c’est une occasion comme une autre pour ma mère de se montrer dans une nouvelle robe.

Moi, je me tiens à l’écart.

J’écoute, j’observe.

Je passe de pièce en pièce, souriant comme si j’étais une potiche. C’est ce qui plaît en général. Une femme qui pense trop n’attire pas les hommes selon ce que me répète mo n père. Il ne faut pas les écraser sous nos connaissances et leur donner l’impression qu’ils nous sont inférieurs.

A entendre les discours des garçons présent ici ce soir, il faudrait être sacrément bête pour ne pas les écraser sous un minimum de savoir ! J’en roule des yeux et soupire d’ennuis.

J’ai besoin d’air, à l’intérieur, j’étouffe !

La vu depuis la terrasse est magnifique. Elle fait face à la mer, impétueuse et agité, comme moi à l'intérieur. La base température dû à cette période de l’année ne me fait même pas frissonner. Au contraire, la brise saline qui soulève mes cheveux est douce comme la soie sur ma peau brûlante.

Je suis perdue, quelque pars entre ici et la lune pleine qui m’éclaire donnant presque un halo bleuté à mes cheveux.

Si  mon cœur bondit quand je ressens la pression d’une main sur mon épaule, je reste immobile, me retournant qu’une fois qu’on ait murmuré à mon oreille.

Je reconnais ce visage que pour l’avoir croisé à l’intérieur de la villa ce soir ainsi qu’à d’autres occasions mais nous n’avons jamais été présentés. Il me donne l’impression de quelqu’un beaucoup trop sur de lui alors qu’il n’a encore prononcé qu’une seule phrase.  

Mon instinct ne me trompe jamais.

- Tu devrais rentrer, alors. , dis-je avec un demi sourire. Ce serait dommage que tu t’enrhume.


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MessageSujet: Re: The Start Of Our Love Story (1962)[PV Samantha]   Mar 23 Oct - 14:20



   
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La fraicheur nocturne était une horreur – je me demandais comment une si jolie fille pouvait supporter le froid. Pourquoi est-ce que la plus jolie fille de la fête avait eu comme idée de se foutre sur la terrasse ? On va dire que le froid n’est là que pour compliquer mon plan drague. Parce qu’aucune fille ne me résistait – c’était comme ça depuis que j’avais 15 ans. Je pensais donc que mon plus grand ennemi, ce soir, était le froid.

J’avais commencé par surprendre la jolie fille. Elle devait avoir mon âge ou – en tout cas – environs mon âge. Elle était superbe et l’éclairage de la terrasse me permettait de pouvoir profiter de ses très beaux yeux. Putain Gabriella c’était une mocheté à côté de cette fille. Davide avait bien fait de me montrer cette perle rare…

Restait à conclure – pour ça vous pouvez compter sur moi !

J’avais parlé de la fraicheur. Seulement, je ne m’attendais pas à autant de répartie de la fille. Je m’attendais à plus de… Enfin vous voyez quoi. Plus de : « oh, le grand Daniele Ricci vient me parler, c’est le plus beau jour de ma vie » - j’exagère à peine… Putain, je ne savais pas si j’adorais ça ou si je détestais ça – un mélange des deux sans doute.

-J’aimerais bien mais il y a plus intéressant à l’extérieur, dis-je en lui souriant. Je ne parle pas du beau paysage parce que je le vois tous les jours vu qu’on est actuellement dans mon jardin, rajoutais-je en montrant du bras la mer qu’on pouvait admirer de là où on était. Non, je parle d’autre chose. De quelque chose de mieux que ça…

Les beaux mots et les belles phrases – ça emballait toujours les filles. Je ne savais pas si elle se rendait compte qu’elle était en face du grand Daniele Ricci – le seul, l’unique… le fils de l’autre… Mouais, c’était peut-être ça que le bât blessait… Je n’étais que le fils de l’autre mais je me faisais la promesse qu’un jour ça changera.

-Tu t’appelles comment ?, demandais-je avant d’achever ma coupe et de lui sourire.

Je demandais parce que la dernière fois que j’avais dragué une fille à une fête, j’avais oublié de lui demander son nom. Je ne vous raconte pas le problème quand est arrivé le moment où on s’est éclipsé dans ma chambre pour – enfin, vous voyez, quoi… J’avais retenu la leçon. Je demandais les prénoms maintenant.

-C’est la première fois que tu viens à la villa Ricci ?,
demandais-je dans la foulée.

Putain, si ce n’était pas la première fois que je croisais cette fille, j’avais raté des trucs les autres fois…


   
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Samantha Mancini


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MessageSujet: Re: The Start Of Our Love Story (1962)[PV Samantha]   Jeu 25 Oct - 20:39



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J’adore profiter des soirées fraîches de janvier. Être seule et admirer la nuit, les étoiles, les reflets de la lune.  Plus encore quand je suis coincée dans une soirée comme celle de ce soir où les gens transpirent de leurs égos démesurés.

Pourquoi faut-il absolument frayer avec la haute alors qu’ils sont d’un ennui mortel ! Tous autant qu’ils sont, à se croire les meilleurs du monde. J’ai eu assez d’une heure à sourire hypocritement et hocher de la tête poliment en écoutant les inepties vomit en flot continuel comme une symphonie inachevée.

Et quand j’en ai eu plus qu’assez, avant de cracher mon venin et risquer de porter préjudice à la réputation que mon père peine à se bâtir, j’ai préférée sortir et aller respirer l’air frais. Le doux son de la mer sera toujours mieux que n’importe quel babillage d’aristocrate.

Cela fait un bon moment que j’ère, passant d’un bout à l’autre de la terrasse, sans me lasser d’admirer la vue quand on vient me sortir de mes songes. Une voix masculine, beaucoup trop sûre d’elle. Et le visage qui va avec.

- À combien d’autre que moi as-tu servi pareille poésie ?

Je ne connais pas son nom mais je sais qu’il fait partit de la classe d’au dessus. Il n’a qu’à voir aussi comment il se comporte pour faire pareil déduction.  Il est beau, certes, mais son attitude prétentieuse gâche le portrait.

- Samantha. Et toi tu es Daniele Ricci, puisque c’est ton jardin. Je me trompe ?  

Sa vantardise a grillé son anonymat.

J’aime savoir à qui j’ai à faire, j’adore encore plus leur couper l’herbe sous le pied.

J’ai l’impression une seconde de voir briller comme un halo de lumière autour de lui mais je comprends bien rapidement qu’il ne doit s’agir que de son égo qui transpire par tous les pores de sa peau.

- Non. Je suis venue avant ce soir mais tu n’es jamais venu me parler.

Et je n’ai jamais cherché après lui non plus.

Jusqu’à il n’y a pas longtemps, je me coiffais encore de natte, j’étais un peu empotée, potelée. Puis j’ai grandis, développée quelques atours qui me sied plutôt bien maintenant. J’ai surtout laissé mon image de fillette bien loin derrière moi et s’il vient me parler ce soir avec l’impression de ne m’avoir jamais vu avant, c’est uniquement parce qu’avant, je n’aurais jamais attiré son regard.

- Ces fêtes sont d’un ennui mortel, tu n’es pas d’accord ?

Bien sur que non, il doit les adorer et les attendre avec impatience.

- J’allais descendre et marcher sur la plage et, toi, tu as froid, non ?

Peut-être qu’il me suivra jusque là. J’avoue que j’aimerais bien le voir frissonner un petit peu, voir jusque où il peut aller pour impressionner une jeune femme comme moi.

- Peut-être préfères-tu rester avec tes invités.  Je comprendrais très bien.



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MessageSujet: Re: The Start Of Our Love Story (1962)[PV Samantha]   Ven 26 Oct - 10:51



   
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Elle n’était pas dupe, cette fille – elle savait que je lui servais un discours que j’avais sûrement déjà servi à d’autres. Ouais – je l’avais déjà servi à d’autres filles avant elle. Ça me faisait sourire d’en voir enfin une qui n’était pas naïve. Ça allait me compliquer la tâche mais j’aimais les défis !

-Beaucoup d’autres mais toi, tu les surpasses parce que tu es la seule qui n’est pas dupe, dis-je avec un petit sourire.

J’avais peut-être trouvé la seule fille de Rome qui ne me tombait pas dans les bras juste en me voyant – beaucoup savaient qui j’étais rien qu’en me regardant. Seulement, ce n’était pas le cas de Samantha qui m’avait donné son nom pendant que le froid commençait à sérieusement se faire sentir. Putain, mon père aurait dû fermer la terrasse – la jolie Samantha serait restée à l’intérieur. Elle savait que j’étais Daniele Ricci avec un petit coup de pouce de ma part. Je ne savais pas si mon ego le prenait bien ou mal – il aimait et détestait ça à la fois. Je me demandais parfois ce que ça ferait si personne ne me reconnaissait – si je n’étais pas le fils du riche et célèbre Antonio Ricci.

-Non tu ne te trompes pas. C’est bien moi, dis-je en souriant toujours.

Ce n’était pas la première fois que Samantha mettait les pieds à la villa Ricci. Putain, c’est vrai ? Pourquoi est-ce que je ne l’avais pas vu les autres fois ? J’étais perplexe – je repère assez vite les jolies filles d’habitude. J’étais même sûr de savoir le faire quand j’étais bourré.

-Ben j’ai raté quelque chose les autres fois alors, dis-je un peu troublé par le fait que je n’avais jamais vu Samantha avant alors qu’elle fréquentait les mêmes fêtes que moi.

Des fêtes qu’elle trouvait d’un ennui mortel. J’aimais les fêtes mais il y en avait des meilleures que d’autres. J’aimais mieux les fêtes que j’organisais moi-même – le genre de fête étudiante dont je suis l’instigateur. Ça j’aime. Ici… C’était différent.

-Si… Surtout quand elle son organisée par mon père,
dis-je en regardant vers la mer. Il a l’art de les rendre très ennuyantes. Je suppose qu’être ennuyant est un de ses talents.

Descendre mon père était un très bon passe-temps – j’aimais le descendre chaque fois que j’en avais l’occasion.

-Je préfère les fêtes d’étudiants. Ça, c’est des vraies fêtes. Pas juste des fêtes avec des gros riches de plus de trente-cinq ans qui passent leur temps à rigoler de trucs absurdes tout en buvant comme des trous,
dis-je en reposant mon regard sur Samantha. Les fêtes que j’aime, on boit comme des trous mais on ne s’amuse pas à causer de trucs absurdes. On préfère écouter de la bonne musique.

Samantha avait envie de faire un petit tour sur la plage en contre-bas. J’avais envie de la suivre – ce malgré le froid. Il n’était pas question que je rate ma chance parce que j’étais un frileux notoire.

-Je m’en fous des invités… Et je gère le froid, dis-je avant d’achever ma coupe de champagne avant de déposer mon verre à terre. Je te suis…

On s’était dirigé vers le fond du jardin. Il y avait un petit chemin de marbre qui menait à une entrée aménagée dans la haie. Cette entrée – ou sortie – donnait sur un petit chemin un rien escarpé qui menait à la plage en contre-bas. On avait passé la haie et on avait commencé à descendre sur la plage. Le vent était un peu plus puissant ici – on n’était plus entouré d’arbres. J’avais frissonné quand une bourrasque fit bouger mes cheveux.

-Au moins, on ne risque pas d’être dérangé par d’autres invités ou des passants… Personne ne sortirait à ce temps-là,
dis-je tout en marchant. Je ne sais pas comment tu fais pour supporter aussi bien le froid. Tu es romaine ?, demandais-je pour la taquiner un peu sachant très bien que c’était une question absurde – son accent était clairement d’ici.

J’avais regardé vers Samantha. La pente était un peu escarpée et je doutais que ses chaussures soient adaptées.

-Tu veux un peu d’aide ?, dis-je en lui tendant la main.


   
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MessageSujet: Re: The Start Of Our Love Story (1962)[PV Samantha]   Ven 26 Oct - 21:20



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Sa phrase ne m’impressionne pas le moins du monde. Elle sent le préfabriqué, le genre de romance qu’il sert à toutes les filles qu’il rencontre et qu’il modifie si nécessaire. Je ne suis pas dupe et difficilement impressionnable et je ne manque pas de lui faire remarquer.

Je ne suis non plus pas surprise d’apprendre qu’il est le fil du propriétaire des lieux. Le gosse de riche à l’égo surdimensionné, mignon et qui se croit en droit de venir aborder n’importe qu’elle fille sous prétexte d’une phrase bonbon.

Ça semble l’étonner d’apprendre que ce n’est pas la première fois que je viens ici. Les p’tites filles mal dégrossis avec des nattes, ça n’attire pas les regards et ne forces pas les souvenirs.

Tant mieux.

Je ne voudrais pas non plus recevoir le même traitement que cette pauvre fille de qui il tenait des  propos peu flatteur quand il se trouvait encore à l’intérieur de la ville, ses amis, suspendu à ses lèvres et richesse.  Je pouvais très bien l’entendre, depuis la terrasse.

Rien de bien surprenant à ce genre de fête.

Il me fait quand même presque sourire, une petite seconde, en ajoutant qu’il n’aime pas plus ce genre de fête, organisé par son père mais je reprends vite mon air sérieux, légèrement hautain, en me parlant de fête d’étudiants.

- À choisir, je préfère celle de ton père. Elles ne sont pas qu’un rassemblement d’ado attardés et ne finissent pas en beuverie.

Les gens deviennent fou avec l’alcool, les jeunes, encore plus ! Ils ne savent pas s’arrêter, et deviennent méchant.

Ce n’est pas pour rien que je me tiens à l’écart, comme ce soir, sur la terrasse.

- Bien, alors, si tu gère le froid, allons-y !

Même si je ne suis pas certaine d’apprécier sa compagnie, sa présence est tout de même rassurante pour aller marcher sur la plage.

- N’ai-je pas l’air Romaine ?

Et ça, ça me fait bien rire.

Un peu.

Ce n’est pas tant le froid comme la quiétude qu’on retrouve quand on est seul. J’ai appris à me fondre à n’importe quelle situation tant que je m’y sentais bien.

Daniele passe devant et je le suis sur un petit chemin plutôt étroit au travers une haie qui nous guide tout droit sur la plage.  Le vent est plus présent ici mais  je suis trop orgueilleuse pour le mentionner. Surtout que c’était mon idée de venir jusqu’ici et que je l’ai rabroué quelque peu sur son intolérance au changement de température.

En avançant sur la plage, l’un de mes talons s’enfonce dans le sable et je perds presque l’équilibre.
Gentleman, Daniele m’offre sa main.

Je le regarde un instant droit dans les yeux, comme si je cherchais le piège. Mais avant de glisser ma main dans la sienne, je retire mes souliers et les abandonne là. Il semble si dévoué ! Au besoin, il me portera !

- La nuit est belle et le ciel d’ici est sublime avec la mer pour le bercer.

Le bruit des vagues ajoute à la beauté du moment.

- Je pourrais faire ça tous les soirs. Marcher sur la plage, pied nu et contempler la plus belle richesse du monde. Essais, tu verras !




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MessageSujet: Re: The Start Of Our Love Story (1962)[PV Samantha]   Sam 27 Oct - 15:48



   
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Samantha préférait les fêtes de mon père aux fêtes estudiantines… Ado attardé ? J’avais fait une tête déçue… Les fêtes d’adultes finissaient aussi en beuveries sauf qu’eux ça ne faisaient que rendre leurs conversations encore plus ennuyantes – au moins, nous les jeunes, on s’amusait.

-Crois-moi, mon père finit complètement plein aussi en règle général,
dis-je avec un petit sourire. Les autres c’est la même chose. Les adultes boivent autant que nous et ils sont tout autant attardés…

Seulement, ce soir, je ne voulais ni une fête pourrie avec mon père, ni une fête d’étudiants – je voulais juste passer du temps avec Samantha. Elle m’intriguait de par son côté insaisissable et sa résistance au froid. C’est pour ça qu’il ne fallait pas que je renonce devant une petite promenade sur la plage par ce froid quasi polaire – ok, j’entre dans l’exagération la plus totale mais bon… Je l’avais suivi jusqu’au fond du jardin. Elle avait une démarche gracieuse mais c’est ses expressions et son regard qui me faisait fondre. Elle dégageait un truc cette Samantha – un truc qui ne me laissait pas indifférent.

Je l’avais taquiné sur ses origines – parce qu’elle semblait ne pas frissonner dans le froid de cette journée de janvier.

-Si, tu as l’air Romaine, dis-je en souriant. Tu as l’accent typique et inimitable.

J’avais l’impression de l’avoir vu et entendu rire. C’était un putain de miracle et je savais que ça signifiait que j’étais sur le bon chemin. Cette fille était un défi mais j’étais Daniele Ricci.

J’étais passé devant et je lui avais offert ma main pour l’aider à progresser sur la plage. Elle avait retiré ses chaussures et avait mis sa main dans la mienne. J’avais souri – j’aimais quand elle me regardait même si c’était avec tout le scepticisme du monde. Elle était différente de Gabriella… Différente des autres. Elle se démarquait largement de toutes les filles de la haute que j’avais fréquentées.

Elle trouvait la nuit belle. C’est vrai que malgré le froid, le ciel était dégagé et la mer était belle.

-Oui, c’est un des meilleurs endroits de la plage d’Ostie,
dis-je sans exagérer – parce que je n’avais jamais trouvé mieux ailleurs sur la côte romaine.

Elle aimait les balades sur la plage – elle pourrait faire ça tout le temps. Elle me demandait d’essayer à pieds nu. Il faisait froid – mais j’étais Daniele Ricci.

-Ok, dis-je en lâchant sa main pour enlever mes chaussures et mes chaussettes.

Il faisait vraiment froid – j’avais frémi sans m’en rendre vraiment compte. Le sable était froid. J’avais marché quelques pas en reprenant la main de Samantha dans la mienne.

-On peut se rapprocher de la mer, dis-je en souriant.

Tant qu’à avoir froid autant y aller à fond…

-Quand j’étais petit, je passais des heures à m’amuser sur cette plage, dis-je en souriant. Je m’en fichais du froid à l’époque. J’y allais à tous les temps…

Avec Erik la plupart du temps – jamais avec mon père. J’ai un très vague souvenir d’avoir fait mes premiers pas ici avec ma mère… Je ne savais pas si c’était un vrai souvenir ou si mon esprit l’avait construit de toute pièce. Seulement, j’avais cette impression que c’était vrai – que j’avais bien vécu ça.

-Je crois que ma mère adorait cet endroit la nuit aussi, dis-je ayant vaguement entendu ça de la bouche d’Erik.

Mon père ne parlait jamais de ma mère et il ne me parlait jamais – les seules choses que je savais d’elle, je les tenais d’Erik.

Je m’étais avancé un peu plus et j’avais lâché la main de Samantha pour avancer vers la mer jusqu’à me retrouver les pieds dans l’eau. La température de l’eau était plus chaude que l’air – c’était une drôle de sensation pas mal agréable.

-Tu viens ?, demandais-je avec un petit sourire.



   
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MessageSujet: Re: The Start Of Our Love Story (1962)[PV Samantha]   Sam 27 Oct - 20:04



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Une fois sur la plage je glisse ma main dans la sienne non sans avoir prit quelques secondes pour y réfléchir et retirer mes chaussures. J’adore la sensation du sable quand mes orteils s’y enfonce et les traces qu’on laisse derrière nous en marchand.

La nuit est magnifique, mais pas autant que les reflets de la lune sur la mer noir.  Y croire, je pourrais presque dire que le moment est romantique. Mais y est hors de question que je me laisse aller à de telles pensées alors que je me trouve en la compagnie d’un Don Juan qui aura tôt fait de me jeter à la première occasion.

Cela dit, il gagne quelques points de faveurs alors qu’il se confie sur quelques souvenirs d’enfant après m’avoir proposé de nous rapprocher de la mer.

Déjà, le sable est plus humide et nos empreintes, beaucoup plus marquées, sont vite effacées par une vague qui vient mourir sur le bord de l’eau.

Daniele lâche ma main alors que je ne m’y attendais pas et fait quelques pas jusqu’à avoir les deux pieds dans l’eau.

- Oh !

Téméraire ?

Non, joueur, je dirais.

- Tu vas m’éclabousser !

C’est quand même sur un ton moqueur que je lui prête cette, possible, fausse intention.
Je prends quand même le risque, ne me souciant pas que l’ourlet de ma robe puisse tremper dans l’eau étonnamment chaude.

J’avance lentement, jusqu’à voir flotter la dentelle de ma robe autour de mes jambes, la voir se soulever légèrement par les quelques vagues qui passent jusqu’à venir s’échouer sur le sable humide.

- Je ne sais pas nager.

C’est faux.

Je sais très bien nager. En fait, j’adore nager surtout le soir, quand il fait sombre. Mais jamais je ne me suis avancé dans la mer en pleine nuit.

Je suis plus loin que Daniele qui a toujours de l’eau que pour recouvrir ses pieds, aux chevilles tout au plus alors que moi, elle commence à monter  sur mes cuisses, jusqu’à mes fesses, quand une vague la fait s’agiter.

- Tu me sauverais ? Si je devais tomber à l’eau ?

Je lui tends la main, pour qu’il me rejoigne.

Je regarde son pantalon prendre l’eau et changer graduellement de couleur alors qu’il s’imbibe  tranquillement.

Quelque chose vient s’enrouler autour de ma cheville. Quelque chose de mou et de  gluant. Je bondis pratiquement dans les bras de Daniele sur qui je prends appuie pour relever ma jambe et y découvrir une très horrible et… inoffensive algue.

- C’est le gui de l’océan.



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Daniele Ricci


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MessageSujet: Re: The Start Of Our Love Story (1962)[PV Samantha]   Lun 29 Oct - 13:55



   
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La mer était belle et j’avais été jusqu’à raconter des souvenirs lointains – ceux d’une mère dont je me rappelais même pas vraiment la voix. Samantha était restée silencieuse. Une fille difficile à déchiffrer – le défi était très complexe. Seulement, j’étais Daniele Ricci !

J’avais pris sur moi pour aller encore plus loin que les deux pieds nus dans le sable. J’étais allé jusqu’à les tremper dans l’eau. Elle était chaude – à la limite, c’était plus agréable qu’en dehors de l’eau. J’étais agréablement surpris et Samantha semblait surprise tout court. J’avais souris et Samantha redoutait que je l’éclabousse d’un ton moqueur.

-Oh mais ça n’arrivera pas
, dis-je en mimant un air sérieux. Quoi que…, ajoutais-je joueur et avec un sourire digne d’un Ricci.

Samantha n’avait pas froid aux yeux – elle avait avancé dans l’eau elle aussi. Elle se fichait d’abîmer sa belle robe qui la mettait tellement en valeur. Je n’avais pas avancé très loin – juste assez pour immerger mes chevilles et le fond de mon pantalon que je n’avais pas pris la peine de retrousser. Heureusement que ma villa se trouvait tout près. C’est grâce à ça que je pouvais tellement frimer – sinon, j’aurais renoncé à mouiller mes vêtements.

Samantha – elle – ne vivait pas ici et avait quand même mouillé sa robe. C’était de l’audace. J’admirais… Elle m’intéressait encore plus ! Elle s’était avancée plus loin que moi mais ne savait pas nager.

-Tu ne risques rien,
dis-je en avançant vers elle.

La mer n’était pas spécialement agitée mais pour quelqu’un qui ne savait pas nager ça pouvait peut-être être dangereux – je savais nager depuis longtemps grâce à la piscine de ma villa donc c’était difficile de juger.

Samantha était plus loin et un vague avait fait s’agiter sa robe. La jolie romaine parlait peu mais quand elle parlait sa voix faisait battre mon cœur – elle avait une voix sensuelle et douce.

-Bien sûr, dis-je en souriant. Ça me ferait mal que tu te noies… Très mal…

Pouvait-on dire ça d’une fille qu’on venait de rencontrer ? J’étais Daniele Ricci – je disais ce que je voulais.

J’avais avancé jusqu’à la rejoindre et prendre sa main. Elle avait – soudain – sursauté. Putain encore un peu et je sursautais aussi !

-Qu’est-ce qu’il y a ?, dis-je en la soutenant.

Elle avait pris appuis sur moi et mon bras l’entourait. Elle avait relevé sa jambe où une algue s’était accrochée. Le gui de l’océan – était-ce une invitation ? Si s’en était une, je devais foncer. Si ce n’en était pas une, j’allais m’en prendre une.

Daniele Ricci n’aimait pas l’échec… Seulement, Daniele Ricci n’aimait pas rater une occasion. Daniele Ricci était dans une impasse !

Tente – c’est ce que je me disais à moi-même.

-C’est Noël après l’heure, soufflais-je alors que je tenais toujours Samantha.

Je l’avais regardé avec comme seule bande sonore les bruits de la mer.

Lance-toi !

Je m’étais lancé. J’avais posé – doucement - mes lèvres sur les siennes. Mon bras l’entourait toujours mais ma main libre était descendue sur sa cuisse qui était dénudée car sa robe avait été remontée par l’eau.



   
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MessageSujet: Re: The Start Of Our Love Story (1962)[PV Samantha]   Lun 29 Oct - 15:47



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C’est une forme de jeu qui s’installe entre Daniele et moi. Je le vois venir, avec ses airs de Don Juan prêt à tout pour me séduire et je prends un malin plaisir à rester impassible, sans le repousser complètement.  J’aime entretenir l’attente, me préserver et faire durer le mystère. Je ne suis pas le genre de fille à lui donner tout trop facilement.

Et puis il me brisera le cœur.

J’avance dans l’eau, prétendant ne pas savoir nager alors que je sais très bien le faire. L’eau est agréablement bonne pour la saison.  

- Pour avoir mal, il faut qu’il y est de l’attachement.

Autrement il en serait qu’indifférent.  Ou alors il aurait mal de voir sa réputation entaché par la noyade d’une de ses conquêtes d’un soir. Quoi qu’il en soit, ça me fait sourire qu’il puisse suggérer avoir ne serait-ce qu’une petite once d’attachement à mon égard.

L’espace d’un bref instant, j’imagine une suite à cette soirée alors que je lui tends la main pour qu’il me rejoigne.

À peine fût-il à ma hauteur que je lui bondis dans les bras, relevant la jambe, surprise par une algue qui m’a fait peur et briser par le même coup, ma carapace de fille sûre d’elle-même. Je ne veux pas qu’il voit en moi une facette, aussi minime puisse t-elle être, de faiblesse et qu’il puisse avoir pitié de moi.

Daniele me retient d’un bras fort passé rapidement derrière mon dos et nos regards, accrochés l’un à l’autre semblent se souder définitivement. Dans ses yeux, je vois au-delà que l’image qu’il projette. Je vois l’immensité, la passion, la fougue. Je vois un homme, un vrai, capable d’assouvir les rêves d’une femme comme moi.

De découvrir que ma frayeur provient d’une banale algue me fait pousser une soupire de soulagement, comme un petit rire nerveux puis je lui avoue candidement que ce n’est rien de plus que le gui de l’océan.

Ça ne saurait être plus clair, alors que nos visages ne sont qu’à quelques centimètres l’un de l’autre.  Et s’il renchérit sur mon gui, je viens déposer ma main sur sa joue au moment où il brise la distance et m’embrasse, sa main descendu sur ma cuisse que je garde toujours surélevé, l’algue me pendant encore sur le bout du pied.

Je ne briserai pas ce baiser.

Non plus qu’il ne le brisera.

C’est un baiser éternel qui vient nous unir au-delà qu’un simple baiser ne devrait le faire. Parce qu’il ne s’agit pas que de lui, ou de moi. Mais de bien plus grand que nous, alors que la lune et les étoiles en sont témoins.

Ma main sur sa joue glisse jusqu’à venir sur on épaule, tout comme mon autre main et, me tenant bien, je me hisse à lui sans penser qu’il puisse en perdre l’équilibre et que nous nous retrouvions à l’eau tous les deux, forcer bien malgré nous de mettre un terme à ce baiser.

Quand je sors la tête de l’eau, repoussant mes cheveux de mon visage, je le regarde, surprise, mais surtout amusée.

- Je savais que tu m’éclabousserais !

Alors que c’est moi qui ai provoqué notre chute.  

Je me rapproche, puisque l’immersion nous avait un peu distancé, et passe mes bras autour de son cou.

- Tu crains toujours le froid ?


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MessageSujet: Re: The Start Of Our Love Story (1962)[PV Samantha]   Mer 31 Oct - 13:56



   
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Son petit rire nerveux – mamma mia qu’il était doux aux oreilles. J’en avais frissonné après m’être posé la question de si je me lançais ou non. J’en avais envie. L’occasion était trop belle et l’endroit était féérique. C’était mieux qu’à l’intérieur où tout le monde buvait et causait. Là, il n’y avait que nous et la mer. Le romantisme était trop grand.

J’avais embrassé Samantha. Goûter à ses lèvres pulpeuses était un délice. Je n’avais aucune envie de briser ce moment – je voulais qu’il se prolonge jusqu’à ce que le souffle nous manque. Je n’avais plus froid. Ce baiser me donnait un coup de chaud. Malgré l’eau, je retrouvais cette même chaleur sur la cuisse de Samantha que je caressais tout en l’embrassant.

Je n’avais jamais senti mon cœur battre aussi vite pour un petit baiser – c’était comme si ça valait plus que ça. Samantha m’avait plu du premier regard mais c’était plus qu’une simple question de beauté extérieure. C’était peut-être l’ambiance et l’environnement – un tout qui avait le don de me rendre fou d’elle.

Samantha avait tenté de se hisser sur moi mais déstabilisé par ça et par les vagues, j’avais basculé en arrière pour tomber complètement immergé dans l’eau salée. Je détestais boire la tasse – seulement, j’avais tellement été surpris que je n’avais pas eu d’autre choix que d’avaler un peu de cette eau au goût ignoble.  

J’étais sorti hors de l’eau – j’avais toujours pied. J’avais toussé un peu car j’avais avalé l’eau de travers. Samantha s’en était sortie mieux que moi. Elle n’avait pas vraiment l’air déstabilisée pour une fille qui ne savait pas nager. Elle était quand même surprise mais avait – encore – ramené tout ça à son avantage. Elle me rendait coupable des éclaboussements alors qu’elle en était responsable. Putain – j’aimais ça !

-Tu ne manques pas de culot
, dis-je avec un petit sourire et en planquant mes cheveux mouillé en arrière.

Mon pull noir et blanc me collait à la peau. J’étais complètement trempé. Seulement, je n’avais pas froid – l’eau était bonne et le baiser m’avait donné un coup de chaud.

Samantha s’était rapprochée et avait passé ses bras autour de mon cou – les miens enserraient sa taille.

-Non… Je n’ai plus du tout froid, soufflais-je alors que seule la lune nous éclairait.

Je l’avais encore embrassé – c’était plus fougueux et d’une toute autre intensité. Ma langue était allée à la découverte de la sienne. Les frissons étaient indescriptibles. Mes mains étaient sous sa robe et sur ses fesses – presque en dessous de sa culotte. Quand notre baiser avait pris fin – parce qu’il fallait bien reprendre notre souffle – on avait remis ça directement. Je ne sais pas combien de longs baisers on avait échangés – cinq, peut-être six – avant que le froid ne commence à sérieusement piquer mes oreilles mouillées parce que le vent s’était levé un peu plus la brise se transformant petit à petit en toutes petites rafales. J’avais frissonné.

-Je…, dis-je en reprenant mon souffle mon front contre celui de Samantha. Je ne voudrais pas que tu tombes malade… Tu veux qu’on rentre ? Je crois que tes parents vont te tuer s’ils te voient mouillée de la sorte, rajoutais-je avec un sourire.

Pure spéculation – je ne savais pas ce qu’en penserait ses parents bien que je pouvais facilement spéculer qu’ils n’allaient pas être heureux.

-Je sais comment rentrer dans la villa et dans ma chambre sans se faire repérer. On pourra y faire sécher ta robe,
dis-je avec un sourire espiègle.




   
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MessageSujet: Re: The Start Of Our Love Story (1962)[PV Samantha]   Jeu 1 Nov - 16:14



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Je n’ai pas songé qu’en me hissant à Daniele pour qu’il me soulève, l’instabilité du sol sous ses pieds  lui ferait perdre l’équilibre et nous entrainerait tous les deux à l’eau. Je me retrouve bien vite, tout comme mon compagnon, la tête sous l’eau, notre étreinte brisée par ma maladresse.

Malgré tout, loin de me démonter, dès que j’émerge, et une fois mon souffle repris et mes cheveux dégagés de mon visage, je l’accuse de m’avoir éclaboussé ce à quoi il rétorque que je suis bien culoté pour oser affirmer une telle chose.

Je me rapproche de lui en quête d’un peu de chaleur maintenant que la peau dénudée de mes bras est exposée au contraste de température et me fait plus que frissonner. Et si lui ne crains plus du tout le froid, c’est moi qui ne suis plus certaine d’être confortable à l’extérieur mais notre baiser, renouvelé encore et encore me fais oublier le froid qui commence à engourdir mes bras. Ma robe, qui me colle à la peau, est remonté sur mes cuisses, dénudant mes fesses n’offre aucune barrière aux mains de Daniele.

J’avais posé ma main sur son avant bras avec l’intention de le freiner un peu dans ses ardeurs quand il brise le baiser, secoué par un frisson, me proposant de rentrer pour m’éviter la foudre de mes parents.

Il n’est pas faux d’affirmer que je serai fortement sermonné pour ma conduite s’ils devaient en avoir vent. Plus encore s’ils savent que j’étais en compagnie d’un garçon, sans personne pour nous accompagner.

- Oui, il vaut mieux rentrer.

Je m’écarte de lui, ma main trouvant la sienne sous l’eau et nous marchons jusqu’à la plage où je récupère mes chaussures. Le sable colle sous mes pieds, sur mes chevilles. Nous laissons nos emprunte dans le sable jusqu’à ce que nous empruntions ce même petit sentier par lequel nous avions descendu un peu plus tôt.

La fête bat toujours son plein dans la Villa Ricci.

Comme si le temps c’était arrêter au moment de notre escapade.

Depuis la terrasse, l’endroit même où nous nous sommes rencontrés officiellement, je joue l’espionne en observant les gens qui discutent et boivent bien au chaud. Mes cheveux dégouttent encore dans mon dos et ma robe, sur les dalles travaillées de la terrasse, mouille tout autour de mes pieds.

Je freine Daniele en le retenant par le bras puis lui pointe un homme au fond de la pièce qu’on peut très bien voir de là où nous sommes.

- Attend, regarde, là, tu vois au fond ? C’est mon père. Il parle avec un homme, qui est-il ?

C’est un homme qui passe souvent à la boutique de mon père depuis quelques mois. Un homme qui me donne froid ans le dos et avec qui mon père s’enferme dans son bureau pendant des heures.  Je n’aime pas du tout ce type qui entre chez nous, la tête bien haute, comme si  tout lui appartenait.

- Je ne l’aime pas !

Je reste longtemps immobile à observer mon père et l’homme, ma main dans celle de Daniele jusqu’à ce qu’ils  soient interpellés pas d’autres personnes et qu’ils disparaissent de mon champ de vision. J’étire le cou, je cherche à voir où est rendu mon père sans trop avancer et risquer de nous faire voir mais il semble qu’il ait changé de pièce.

- Par où devons nous aller, Daniele ?

Le vent se lève de plus en plus, faisant battre en vent quelques carillons suspendus  aux quatre coins de la terrasse et moi, tremblante de froid, je viens me blottir dans les bras de Daniele.


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MessageSujet: Re: The Start Of Our Love Story (1962)[PV Samantha]   Sam 3 Nov - 16:49



   
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Le froid commençait à se faire ressentir même par Samantha que je sentais frémir de toute part. Putain – j’aurais bien continué mes baisers, pourtant. Seulement, on ne pouvait vraiment pas rester à nous baigner ici sinon, on risquait de se choper un rhume voir pire. Je n’avais aucune envie de devoir reste à la maison au lieu d’aller en cours lundi – je préférais passer la journée ailleurs que tout seul avec Erik dans ma putain de villa. En plus, je ne voulais pas vraiment que Samantha attrape quelque chose.

Elle avait accepté de retourner à la villa – mieux, dans ma chambre ! – pour faire sécher sa robe. Je dois avouer que je pensais un peu plus loin que simplement sécher sa robe… Seulement, je savais que tout n’était pas gagné. Brusquer Samantha reviendrait à griller toute mes chances d’en faire ma nouvelle petite amie. Car c’est ce statut-là que je voulais lui réserver à elle et elle seule.

Nous étions sortis de l’eau main dans la main. Putain – qu’est-ce qu’il faisait froid ! J’avais récupérer mes chaussures et Samantha les siennes. Le vent se levait toujours plus. Le sable mouillé sur mes pieds était d’un désagréable ! J’allais devoir prendre une putain de douche ! Pas possible d’aller dans mon lit avec autant de sable partout !

Nous étions remonté jusqu’à mon jardin – les gens faisaient toujours la fête à l’intérieur de la villa. Personne ne semblait avoir remarqué notre absence sinon des gens seraient déjà entrain de nous chercher dehors. On aurait pu partir à l’autre bout de Rome que personne ne s’en serait soucié – ce qui n’était pas vraiment étonnant vu les gens qu’il y avait dans ma putain de villa. Nous avions rejoint la terrasse d’où on pouvait voir les convives discuter à l’intérieur de la villa à travers les grandes fenêtres. Je m’étais pressé parce que le froid commençait à me geler les os – ça devenait invivable.

Seulement, Samantha m’avait arrêté en pleine progression.

-Quoi ?, dis-je d’une voix tremblante de froid.

Samantha avait pointé son doigt vers l’intérieur où discutaient les convives invités par mon – « cher » - père. Elle m’avait montré son père qui parlait avec quelqu’un dont elle ne connaissait pas l’identité. J’avais mieux regardé avant de reconnaitre parfaitement celui qui discutait avec Signore Mancini. Samantha ne l’aimait pas – pas étonnant, il n’y avait pas moins avenant que Giacomo Costa.

-Je ne l’aime pas non plus, dis-je en frissonnant malgré moi – je ne savais pas si c’était à cause du froid ou si c’était à cause de Costa lui-même. C’est un mafieux… Un des Capos de la Casa Romana… Pas le genre de type que j’inviterais à dîner. Pas parce qu’il est mafieux mais parce qu’il est autant Capo que l’homme de main le plus impitoyable de Paolo Rizzo, le parrain de la Casa Romana. Mais c’est un ami de mon père alors il est invité…, rajoutais-je en haussant les épaules.

Je ne savais pas si le père de Samantha savait à qui il parlait – j’espérais pour elle et pour son père que non… Moi, je savais pertinemment que mon père était en affaire avec Rizzo mais ça n’avait rien d’officiel – mon père avait l’art de n’appartenir à aucune mafia mais il aidait souvent la Casa Romana à blanchir son argent. C’était pour ça que Costa était présent aujourd’hui et – aussi – parce que mon père le trouvait sympathique. Mon père est cinglé, je vous l’accorde !

-Tu l’as déjà vu ? Costa, je veux dire… Tu l’as déjà vu ?
, demandais-je un brin curieux.

Elle ne l’aimait pas – c’était un signe que ce n’est pas la première fois qu’elle voyait Costa.

Les deux hommes étaient sortis de notre champ de vision. Samantha cherchait encore son père du regard – seulement, il devait avoir changé de pièce et était en dehors de notre vue. On allait finir par se faire repérer si on restait sur la terrasse – surtout qu’il faisait de plus en plus froid. Samantha voulait bouger et moi aussi.

-Par-là,
dis-je en montrant du doigt le chemin qui longeait la villa et menait à l’entrée principale – mais aussi à d’autres pièces de la villa qui je savais avait été fermée à la fête.

Samantha s’était blottie contre moi – je l’avais soutenue jusqu’à arriver à une fenêtre entrouverte qui menait à un petit salon.

-Là ! Je savais qu’Erik avait ouvert cette fenêtre tout à l’heure ! C’est notre billet d’entrée
, dis-je victorieux.

J’avais ouvert la fenêtre et j’étais entré dans la pièce. J’avais aidé Samantha à entrer à son tour – pas simple avec sa robe mouillée. Le petit salon était vide – la fête se déroulait dans le grand salon et l’immense living.

-D’ici on pourra rejoindre le hall et grimper jusqu’à ma chambre, dis-je l’affaire déjà dans le sac.

J’avais pris la main de Samantha et nous étions sortis du salon. Il n’y avait personne dans le hall – à croire que c’était notre jour de chance. Nous avions monté l’escalier et nous avions traversé le couloir jusqu’à ma chambre. On avait mis du sable et de l’eau partout – tant pis…

J’avais fermé la porte de la chambre derrière nous.

-Mission accomplie !
, dis-je fier.

J’avais embrassé Samantha et j’avais – sans aucune pudeur – enlevé mon pull et mon t-shirt mouillé. J’étais beaucoup mieux sans mais je n’avais pas pensé que Samantha n’avait qu’une robe…

-Euh…,
dis-je en me rendant compte de la situation. Si tu veux enlever ta robe… La salle de bain est là, dis-je en montrant la porte attenante à ma chambre. Je dois avoir des chemises assez grandes si tu veux dans mon armoire, dis-je en montrant l’armoire.





   
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MessageSujet: Re: The Start Of Our Love Story (1962)[PV Samantha]   Sam 3 Nov - 23:56



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À peine avions-nous mis les pieds sur la terrasse que je remarque au travers les invités dans la maison, mo n père en grande conversation avec un homme que je n’aime pas du tout. Je le reconnais par son allure singulière. Cet homme, pour l’avoir croisé à la boutique de papa, m’a glacé le sang avec ses propos égrillards et son regard teinté de démence.

Ce que m’en dit Daniele ne fait que me faire le détester encore plus. Pourquoi mon père traîne t-il avec pareil individu? Pourquoi s’enferment-ils sans le bureau pendant des heures ? Que trament-ils ensembles ?

J’en ai les yeux grands ouvert aux explications de Daniele, et de ces yeux, je fixe mon père comme si je pouvais de cette manière, attirer son attention et l’éloigner de l’homme de main du parrain de la Casa Romana.  Mais les hommes bougent et disparaissent de mon champ de vision.

- Si. À la boutique, il passe de temps en temps.

Quand bien même je resterais à observer par la fenêtre, je ne vois plus mon père.

Je suis donc Daniele, longeant la villa jusqu’à arriver à une fenêtre par laquelle nous entrons et, sans nous faire prendre, parvenons à nous rendre au hall. C’est excitant, l’impression de peut-être nous faire prendre.  J’en ai des papillons pleins le ventre et ma main se referme sur celle de Daniele quand il me donne le signal et que nous traversons le couloir jusqu’à entrer dans sa chambre, plus grande que la moitié de ma maison, et qu’il avait refermé la porte derrière nous.

M’attirant contre lui, il m’embrasse avant de brisé l’étreinte et de retirer son pull et son t-shirt, encore bien trempé de l’eau de la mer.  Je voudrais bien en faire autant mais…

- Je… je crois que je vais en prendre une, merci.

Je m’étais dirigé vers son armoire et sortis une chemise qu’il m’avait proposée avant de passer à la salle de bain retirer ma robe et la suspendre pour qu’elle sèche. La chemise est magnifique, en lin, et finement travaillé de petit détails au niveau de l’encolure. Elle est trop grande pour moi, se terminant à mi cuisses, je roule les manches de plusieurs tours.

Je me regarde dans le miroir, gênée de voir mes cheveux la mouiller légèrement.  Pas assez pour l’imbiber comme ma robe mais assez pour laisser quelques traces de gouttelettes.  Je fouille un peu, cherchant un essuie de bain pour m’essorer les cheveux et m’essuyer un peu les pieds pour en dégager le sable subsistant.

De retour dans la chambre de Daniele, j’en fais le tour, détaillant la décoration masculine, les objets qui y sont dispersés, les meubles. Le luxe, et je dirais même une certaine force de vanité y est bien présent.

Je viens d’un milieu modeste, pas pauvre, mais qui gagne sa vie en travaillant et pour qui le luxe n’est pas un fait divers, mais un bien chèrement acquis.

- Et, combien de filles fais-tu entrer clandestinement dans ta chambre pendant les fêtes ?

Je ne sais pas ce qu’il attend de moi mais il n’aura certainement pas le même plaisir qu’il peut obtenir des autres filles.  Je l’ai certes, laissé me caresser alors que nous étions dans la mer et nos baisers m’ont autant plus qu’à lui.

Mais ça s’arrête là.

Je ne suis pas ce genre de fille.

Je reste là, appuyé au baldaquin du lit duquel je me suis rapproché en lui posant ma question et je le fixe un demi sourire sur les lèvres.  Il est beau, trop beau. Il est riche, vraiment très riche, et il a cette attitude de jeune premier qui peut tout avoir. Exactement le genre de garçon complètement à l’opposé de ce que je recherche… sauf peut-être pour son joli minois.

Le pire, je sais qu’il en a conscience.

La façon dont il m’a abordé un peu plutôt sur la terrasse en est la preuve.

Je suis parcouru d’un nouveau frisson. Ce fut comme si la température ambiante, beaucoup plus chaude, contrastait avec mon corps qui demeurait encore glacé de l’intérieur. Je ne m’étais pas rendu compte que j’avais eu à ce point froid.  D’être dans les bras de Daniele me réchauffait comme une barrière.


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MessageSujet: Re: The Start Of Our Love Story (1962)[PV Samantha]   Lun 5 Nov - 12:05



   
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Je ne savais pas si mes explications sur Costa avait rassuré Samantha – c’était plutôt le contraire. Surtout que Costa était un habitué de la boutique du père de Samantha. Elle venait donc d’une famille de tenanciers de boutiques – elle devait venir d’une bonne classe moyenne. Sa présence à une fête organisée par mon père – qui n’avait pas vraiment l’habitude d’y inviter des tenanciers de boutiques – devait s’expliquer par ce lien avec Costa voir la Casa Romana en entier. A mon avis Samantha ne savait pas tout sur son père… Parfois, il valait mieux ne rien savoir.

Je n’avais rien rajouté – je ne pouvais pas trop en dire non plus. La mafia moins t’en savait, mieux tu étais protégé. Je croyais que – moi-même – j’en savais bien trop rien qu’en laissant mes oreilles trainer à droit et à gauche. Parce que mon père ne me disait jamais rien sur la mafia – ni sur le reste, cela dit en passant…

Nous avions réussi à nous faufiler jusqu’à ma chambre sans embuches. Je m’étais à moitié déshabillé pour enlever une partie de mes vêtements mouillés. J’avais proposé une chemise et la salle de bain à Samantha – ne jamais brusquer une fille, c’était une règle d’or. Elle avait accepté la chemise qu’elle avait soigneusement choisie dans mon armoire. Elle m’avait laissé seul pour aller se changer dans la salle de bain.

Pendant ce temps, j’avais enlevé la totalité de mes vêtements – je m’étais sécher avec un essuie de bain qui trainait sur une chaise. J’avais ébouriffé mes cheveux pour les sécher – puis j’avais effacé les dégâts en les planquant en arrière sur mon crâne. L’eau de mer avait eu raison de ma coiffure. J’avais été dans l’armoire me chercher un slip et un t-shirt sec. J’avais terminé de me changer au moment où Samantha était sortie de la salle de bain.

Mamma mia – qu’elle était belle ! J’en étais bouche bée. Ma chemise lui allait mieux qu’à moi et la rendait incroyablement sexy. Elle avait fait le tour de ma chambre et m’avait posé une question – elle n’était décidément pas dupe.

-Clandestinement ?, dis-je en souriant et en grimpant sur le lit. Aucune, rajoutais-je sans mentir. D’habitude je montre mes prises à tout le monde avant de les amener ici. Mais ici…

Je m’étais mis à genou sur le lit juste devant Samantha qui était appuyée sur le baldaquin du lit.

-Mais ici, tu n’es pas une prise, soufflais-je mes lèvres proches des siennes. Toi tu es… Je ne saurais pas le dire. Mais tu ne te laisse pas avoir comme les autres. Tu résistes. Tu ne me vois pas comme…

Je m’étais arrêter – j’en disais sûrement trop sur moi. Mon cœur battait dans ma poitrine comme ça n’était plus arrivé depuis mes premières découvertes.

-Tu ne me complimentes pas parce que je suis le fils d’Antonio Ricci… Tu ne tombes pas dans mes bras parce que je suis le fils d’Antonio Ricci, dis-je mon regard planté dans le sien. Tu m’as juste suivi parce que… Je ne sais même pas pourquoi et je crois que c’est pour ça que je ne voulais pas gâcher les choses en faisant comme d’habitude. Parce que tu es différente des autres.

J’avais attendu mon regard planté dans le sien – j’avais arrêté le suspens en posant délicatement mes lèvres sur les siennes. J’avais une main sur son bras. Elle avait froid.

-Tu as encore froid,
dis-je après avoir brisé le baiser.

Je ne voulais pas qu’elle tombe malade à cause de moi. Je m’étais éloigné d’elle pour soulever la couverture. Je m’étais à moitié couché dans le lit – me haut de mon corps appuyé sur la tête de lit.

-Viens
, dis-je en lui proposant la place à côté de moi. Tu auras plus chaud sous la couverture.





   
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MessageSujet: Re: The Start Of Our Love Story (1962)[PV Samantha]   Lun 5 Nov - 20:53



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Je ne me sens pas à mon avantage, si peu vêtue mais il était impossible de garder plus longtemps ma robe qui me collait à la peau comme une enveloppe frigorifiante. Je suis transit jusqu’aux os.

J’entre dans la chambre et en fait le tour silencieusement et remarque que Daniele aussi s’est changé. Normal, il n’était pas plus confortable que moi dans ses vêtements mouillés.  De me retrouvé vêtue uniquement de sa chemise et lui, d’un simple caleçon et t-shirt me gêne un peu.

Beaucoup.

Je sais… enfin non pas vraiment  mais je me doute qu’il a plus d’expérience que moi  en la matière.  Ce que nous avons fait dans l’eau, les baisers, les caresses, c’est déjà beaucoup trop pour une seule soirée.

Puis je suis loin d’être dupe.

Des filles, il peut en avoir en claquant des doigts.

Mon visage s’embruni avec son début de réponse à ma question. Il parle des femmes comme de proies et quelque chose me dérange profondément là dedans même s’il ajuste son tire et précise que moi, je suis différente.

Il s’est approché de moi, lui, à genoux sur le matelas et moi, toujours debout, appuyé contre le baldaquin, nos visages si près l’un de l’autre.  Je viens caresser sa joue doucement du bout des doigts puis je comprends mieux ce qu’il essaie de me dire.

Les gens s’intéressent à lui pour un nom.

Il est pourtant bien plus qu’un nom…

- Ce n’est pas ton père qui défini qui tu es, qui donne ta valeur. Personne d’autre que toi  peut le faire, Daniele.

Et il faut bien le faire car les seconde chances sont rare, voir inexistante.

J’en accorde jamais.

Je passe mes bras autour de sa taille quand il m’embrasse,  frissonnant encore. J’étais en quête de chaleur, la sienne, mais il s’éloigne me laissant confuse quelques secondes.  En fait, il s’est éloigné pour ouvrir le lit et m’y invité.

Secouant d’abord la tête, parce que… je trouve inconvenant de me retrouver au lit avec lui. Je ne devrais même pas être dans sa chambre et encore moins en tenue si légère. Ma tête me hurle de refuser et mon cœur m’implore de lui faire confiance.  

Je recule d’un pas puis longe le côté du lit avant d’y grimper et de me réfugier sous les couvertures, mais je ne me blottis pas contre lui. Je ramène plutôt un coussin contre moi et appuie ma tête sur mon bras ramené en dessous.

Mon corps prend bien son temps à stabiliser sa température.  Même sous les draps, j’ai encore froid.

- Parce que j’en avais envie.

Il m’a demandé pourquoi je l’ai suivi et la réponse est bien simple. J’en avais tout simplement envie.

- Qu’importe que tu sois le fils d’Antonio Ricci ou d’Amintore Fanfani. Moi je t’ai suivi parce que j’en avais envie.

D’un geste las de la main, je flatte le coussin, je joue avec le drap puis je finis par me retourner pour lui faire dos non sans envoyer plus loin sur le lit, le coussin que je tenais encore il y a quelques secondes, comme une barrière entre lui et moi.

- Tu veux être vu pour qui tu es et non comme le fils de ton père. Pourtant, tu profites de la notoriété que cela t’apporte pour  briller à ses fêtes et amener tes prises dans ta chambre.  Pourquoi est-ce que je devrais te croire quand tu dis que moi, c’est différent ?

Ma méfiance l’emporte sur la sincérité de ses aveux. Je n’y peux rien, au contraire, j’aimerais le croire les yeux fermés, me laisser aller dans ses bras et l’embrasser encore et toute la nuit. Je tremble encore, mais moins. Mon corps régularise lentement mais sûrement sa chaleur, probablement plus rapidement que ma robe sèche, suspendu à la tringle du rideau de douche.

Bizarrement, je me sens soudainement très fatiguée.  Mes paupières se font lourdes et mon cerveau s’embrume légèrement. Je me recule un peu que pour mieux sentir la chaleur de son corps et m’en imprégner.

- Parles moi de qui tu es. Pas qui tu crois être.


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MessageSujet: Re: The Start Of Our Love Story (1962)[PV Samantha]   Mar 6 Nov - 13:38



   
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J’avais frémi quand elle avait caressé ma joue. J’essayais de lui prouver – par un petit discours à la Ricci – qu’elle n’était pas comme les autres filles. Seulement, même le banal discours de la fille qui est différente des autres ne semblait pas la séduire. Elle était insaisissable et m’avait poussé à la confession sans même dire un seul mot.

Je lui avais dit qu’elle était différente parce qu’elle ne me tombait pas dans mes bras parce que j’étais le fils d’Antonio Ricci. Mon cœur avait battu d’une bien drôle de façon quand elle avait dit que ce n’était pas mon père qui définissait qui j’étais. Un – très – agréable frisson m’avait parcouru quand elle avait dit ça. Je n’avais rien dit. La valeur de ces deux phrases était inestimable à mes yeux – parler aurait tout gâché. Je l’avais, à la place de discuter, embrassé.

J’avais ressenti – pendant la durée du baiser – qu’elle avait encore froid. Je m’étais écarté pour lui faire une place dans mon lit. Je crois qu’elle avait hésité parce qu’elle n’était pas entrée tout de suite. Elle avait longé le lit et avait passé le cap en grimpant - mais c’est le coussin qu’elle avait serré et pas moi. Cette fille, elle me plaisait mais elle était aussi glissante qu’une anguille. Elle avait ramené les draps sur elle – et sur moi par la même occasion.

Je l’avais regardé – j’étais toujours à moitié couché. Elle avait répondu à ma question. Elle m’avait suivi parce qu’elle en avait envie – peu importait mon nom. Elle m’avait tourné le dos et m’avait parlé franchement. Je ne voulais pas être vu comme le fils d’Antonio Ricci mais je profitais de la notoriété de ce nom pour – disons le platement – me taper qui je voulais.

-Ben…, dis-je en baissant un peu le regard parce qu’elle avait raison et que j’étais un peu à court de mots. Je n’ai aucune preuve à te fournir pour te prouver que ce que je t’avance est vrai…, rajoutais-je en relevant le regard et en faisant une moue.

Non, je n’avais rien. La confiance de Samantha je l’avais perdue bien avant de la rencontrer pour la première fois – à cause de ma réputation.

Elle s’était un peu reculée près de moi. Je crois que mon petit discours avait fait pire que mieux – je venais peut-être de griller mes chances… Putain, je n’aimais pas les échecs. Cette fille était entrain de me faire signer l’un des rare de ma vie…

Seulement, elle m’avait pris de court avec sa demande. Elle voulait que je lui parle de moi – de celui que j’étais vraiment. J’entremêlais mes doigts entre eux – mon regard était rivé sur mes mains.

-Je…, dis-je alors que je me rendais compte qu’il était très difficile de parler de moi sans parler de mon père – c’était un coup pour mon ego de m’en rendre compte. Je suis un étudiant en marketing qui adore la musique.

Je m’étais un peu plus glissé dans le lit mon torse tourné vers le dos de Samantha – mais mon corps ne la touchait pas.

-J’aime les fêtes… Je crois que tu l’as remarqué,
dis-je avec un petit sourire. J’ai des amis… Enfin, ce n’est pas vraiment des amis. C’est… Enfin, je…

Je n’avais pas de vrais amis – en fait… Les gosses de riches que je fréquentais n’étaient que mon public.

-Je suis un gosse de riche… Mais je ne veux pas être que ça,
dis-je franchement et en remarquant moi-même que – en fin de compte – je ne savais pas vraiment qui j’étais à part celui que je croyais être.

Pendant que je parlais, je m’étais rapproché de Samantha jusqu’à entourer son corps de mes bras. Je n’avais pas réfléchi à ce geste – ils s’était fait au rythme de mes réflexions qui n’étaient pas vraiment aller loin. J’avais enfoui ma figure derrière sa nuque et dans le creux de son cou.





   
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MessageSujet: Re: The Start Of Our Love Story (1962)[PV Samantha]   Mar 6 Nov - 15:20



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Daniele n’a aucune idée de ce qu’il dit ou de comment il agit pour la simple et bonne raison qu’il le fait par automatisme.  Draguer, conquérir par la seule force de son nom de famille. Ça fonctionne peut-être avec les autres, mais pas avec moi.  

Si je l’ai suivis, c’est parce que j’en avais envie et parce que je croyais qu’il lui était possible de laisser tomber son masque.  Je l’en crois toujours capable. Il me le montre d’ailleurs mais ce n’est pas suffisant pour que je m’abandonne corps et âme à ses charmes.

Je voudrais qu’il comprenne qu’il vaut plus que tout ça à mes yeux. Qu’il n’a pas besoin de m’impressionner, de sortir le grand jeu parce que tout ceci ne me fait ni chaud ni froid… en fait non… ça me refroidis la preuve étant que je grelotte toujours en étant sous les couvertures.

Je finis par me retourner, lui faisant dos, puis je lui demande de me parler de lui, de qui il est vraiment et non pas qui il croit être.

Il est beaucoup moins certains dans son choix de mots, hésitant, se reprenant même en cours de phrase pour revenir sur ses paroles, les rectifier. L’exercice lui fait mal, il n’a pas besoin de m’en faire la confidence pour que je m’en rende compte.

Et pendant qu’il parle, il s’est également rapproché de moi pour finir par m’enserrer de ses bras et de me tenir tout contre lui, son visage au creux de mon cou.

C’est cette sensibilité là qui me plaît et que je cherche à lui faire accepter.

Sous les draps, je place mes mains sur les siennes sur mon ventre, mes yeux sont fermés, tout comme il a cessé de parlé.

- Tu fais l’amour mais tu ne sais pas ce qu’est l’amour. Je ne prétends pas le savoir mieux que toi mais je sais cependant que ce n’est pas ce que tu fais. Ce n’est pas chasser la plus belle prise pour la nuit.

Encore une fois, je me retourne et lui fait face.

Je me blottis contre son corps, mon visage sur son torse.

- J’aime l’instant présent.  Qui tu es en ce moment.

Et s’il voulait d’avantage de moi, il devra me montrer qu’il sait être cet homme.

J’inspire profondément, son odeur m’enivre, puis je relève la tête et viens trouver ses lèvres. Un baiser digne de ceux échangés sur la plage.  Un baiser qui se renouvelle encore et encore, qui laisse place à des caresses de plus en plus… intime. Nos corps se pressent l’un à l’autre jusqu’à ce que, à bout de souffle, je finisse par place ma main à plat sur son torse pour le distancer un peu le temps de prendre une grande inspiration.

Cet interlude crée malgré moi une forme de malaise.  De placer Daniele en face de sa propre vérité n’est pas sans m’ouvrir également les yeux.  Ce que je fais ici, dans ce lit, n’a rien d’innocent.

- Je… c’est mon erreur ! Je… je dois aller rejoindre mes parents.

Il ne m’a pas caché aimer jouer, flirter, coucher en parlant des femmes comme de simples prises mais je suis moi-même en train de faire de lui la mienne.

Je me redresse dans le lit, prête à m’enfuir sauf que j’en suis incapable.

- Je ne peux pas te donner ce que tu attends de moi, j’en suis désolée !  Pour moi c’est… la preuve ultime de son amour et je veux que ce soit avec l’homme qui partagera toute ma vie… pas qu’une nuit.



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MessageSujet: Re: The Start Of Our Love Story (1962)[PV Samantha]   Jeu 8 Nov - 13:23



   
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Je venais de répondre à la question la plus difficile de toute ma vie – putain et je n’y avais même pas bien répondu. J’étais incapable de parler de moi sans impliquer le gosse de riche fils d’Antonio Ricci. Je n’étais peut-être que ça… Putain, je ne pouvais pas être que ça !

J’avais enfoui ma figure dans la nuque de Samantha. C’était rare que je ne sache pas quoi dire – quand je n’avais pas une pirouette pour m’en sortir. Là pas… Samantha m’avait acculé dans un coin et avait touché un point sensible. Je ne pensais même pas en avoir.

Samantha avait dit que je faisais l’amour mais que je ne savais pas ce qu’était l’amour. J’avais fermé les yeux toujours contre sa nuque. Je ne réfléchissais pas à ça quand je – disons le franchement – me faisait une fille. Elle avait raison… Je ne savais pas ce qu’étais l’amour. Je n’avais jamais aimé une fille. Je ne voyais aucune différence entre elles – elles étaient toutes semblables au point que je me trompais dans leurs noms. Là encore, je ne savais pas quoi répondre – Samantha me laissait encore sans possibilité de sortir une réplique à la Ricci.

Elle m’avait fait face et s’était blottie contre moi. Cet élan affectif était salvateur – surtout avec les paroles qu’elle m’avait dites pour accompagner son geste. Elle aimait celui que j’étais en ce moment ? Pourtant, je n’avais pas de mots… J’étais perdu et elle semblait apprécier cette chose – sensibilité ? – que je lui avais montré.

-Merci, dis-je en l’entourant de mes bras sans savoir trop quoi penser de tout ça.

Elle m’avait embrassé – c’était encore un geste qui m’avait un peu rassuré après tout ça. Je retrouvais les sensations qu’on avait laissées sur la plage. J’aimais sentir ses lèvres contre les miennes. On s’était – encore une fois – essoufflé à enchainer des baisers plus intenses les uns que les autres. On les avait accompagnés de caresses très osées et plus intimes. Mes mains se faufilaient même sous sa chemise – je touchais parfois ses cuisses aussi. Je m’étais laissé aller et ça me faisait du bien après les dernières paroles qu’on avait échangées.

Seulement, Samantha nous avais coupé dans notre élan. Elle nous avait un peu distancés d’une main sur mon torse. Elle s’était – en quelque sorte – excusée et avait dit qu’elle devait aller retrouver ses parents.

-Mais…, soufflais-je un peu perdu.

Elle s’était redressée et avait dit qu’elle ne pouvait pas me donner ce que j’attendais d’elle. Elle ne voulait pas s’engager à faire l’amour pour la première fois à l’homme qui ne partagerait pas sa vie. Seulement…

-Reste
, dis-je en me redressant à moitié et en attrapant délicatement son bras.

Je n’avais pas envie qu’elle parte… La soirée était encore loin d’être finie – les fêtes de mon père avaient l’art de se poursuivre jusqu’au petit matin. Je n’avais pas envie de redescendre voir mes abrutis d’amis. Je n’avais pas envie de rester seul ici…

-Et si… Si j’étais l’homme qui partagera tout ta vie, dis-je en plantant mon regard dans le sien. Si tu crois que ce n’est pas le cas sache que… Je n’attends rien de toi…

Je me sentais bizarre. La conversation que je venais d’avoir avec Samantha m’avait comme fragilisé – c’était horrible.

-Mais s’il te plait, ne me laisse pas tout seul ici,
soufflais-je d’un seul coup.




   
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MessageSujet: Re: The Start Of Our Love Story (1962)[PV Samantha]   Jeu 8 Nov - 15:51



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Daniele m’attire comme un aimant mais je tente d’y résister de toutes mes forces. J’y parviens plutôt bien depuis tout à l’heure avec mes questions et mes remarques. Je ne cherche pas à le blesser au contraire. Je n’aime pas blesser volontairement les gens.  Mais ses démonstrations ne sont rien de plus que le reflet du personnage qu’il incarne. Celui du gosse de riche qui se croit au dessus de tout…même ses tentatives de me prouver le contraire prêchent en ce sens.

Même en sachant cela, un côté de moi  veut le croire et ce qui est troublant là dedans, c’est que je ne sais pas jusqu’à quel point ce côté était entrain de prendre le dessus sur l’autre, celui plus méfiant.

Tout ce que je sais, c’est qu’il me veut moi.

La question est de savoir s’il est sincère, pour la première fois de sa vie où si une place de choix sur son tableau de chasse m’attend.  Avec ma dernière réflexion,  je cherche encore à le lui faire comprendre.

Seulement, qu’en sais-je de l’amour ?

J’ai de beaux idéaux auxquels je crois et auxquels il m’est facile de m’accrocher cependant, je n’ai jamais expérimenté l’amour pour savoir s’il vaut la peine qu’on se batte pour le vivre à ma façon où… a celle de Daniele.

Dans le doute, je préfère croire que j’ai raison.

Mais c’est plus facile à dire qu’à faire. Dès que je me retourne vers Daniele, nos lèvres se trouvent et nos corps se plaquent l’un à l’autre. Sa chaleur se diffuse en moi, je vis mes premiers émois sexuels, incapable que je suis de le repousser et à me surprendre moi-même en le caressant sous sont t-shirt.

Je n’ai plus froid, bien au contraire.

J’ai chaud, beaucoup trop chaud et même là où je n’ai jamais ressentis pareil chaleur. Quand il effleure ma cuisse, tout près de ma culotte,  je prends peur. Je réalise que tout ceci va beaucoup trop loin et que  je ne suis pas prête à franchir cette étape. C’est ce que je lui fais comprendre en le distançant de moi en plaçant ma main à plat contre son torse avant de me redresser dans le lit tenant les couverture contre moi. Je cafouille, je bafouille dans mes explications jusqu’à ce qu’il pose sa main sur mon bras et plonge son regard dans le miens.

- Mais tu ne me connais pas ! Et je ne te connais pas…, pour ne pas dire qu’il ne se connait pas lui-même alors comment peut-il affirmer une telle chose !

Je sors du lit, presque rageusement, pour faire les cents pas en lui jetant de temps en temps un regard. Il force ma carapace et sa nouvelle tactique, bien plus puissante et efficace que n’importe quelle autre de ses phrases pré fabriqués de tout à l’heure touche mieux la cible, mon cœur. C’est ce regard triste qui ne ment pas.

Échec !

Quelque part au fond de moi, je sais qu’il ne ment pas.

Pas avec des yeux comme ceux là !

Et math !

- D’accord…

Je reviens dans le lit, à côté de Daniele mais je m’installe assise en tailleur. Si j’observe une certaine distance en m’asseyant de cette manière plutôt qu’en m’allongeant dans ses bras comme je l’étais il y a quelques instants de ça, je prends tout de même ses mains dans les miennes et caresse ses paumes du bout de mes index

- Ça va trop vite pour moi. Je ne peux pas me donner à toi  simplement parce que je te trouve beau.  Quelque part, j’ai envie de croire ce que tu m’as dit, que peut-être tu pouvais être cet homme. Je voudrais que ce soit toi… mais… il faut se connaître… pour le savoir il faut se connaître.

Ma méfiance l’emporte sur le côté romantique qui ferait n’importe quelle autre fille croire au coup de foudre, l’amour au premier coup d’œil.

Je porte les mains de Daniele a ma bouche et les embrasse délicatement l’une, puis l’autre.

- Apprivoise moi.

N’avons-nous pas toute la vie pour nous aimer ?



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MessageSujet: Re: The Start Of Our Love Story (1962)[PV Samantha]   Sam 10 Nov - 13:52



   
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Samantha était prête à partir de ma chambre prise d’une folle envie de s’éclipser… J’avais été trop vite – ou de la mauvaise façon. Daniele Ricci se prenait un échec mais ce n’était pas tant ça qui me faisait mal mais le fait que je lui avais montré une part fragile de moi que je ne connaissais même pas moi-même. J’avais bafouillé et livré – en quelque sorte – mes propres doutes. Je ne voulais pas qu’elle parte. Je ne voulais pas rester seul avec comme dernière conversation ce qu’on venait de se dire.

Seulement, elle s’était affolée et avait dit qu’on ne se connaissait pas. Elle avait raison – je ne savais rien d’elle et elle ne savait pas grand-chose de moi. Je savais que ce n’était pas en une soirée qu’on apprenait à connaitre quelqu’un…

Ça ne changeait rien au fait que je n’avais pas envie qu’elle parte. Je ne lui demandais rien en échange – je n’avais aucune attente… Je ne voulais juste pas qu’elle me laisse avec ce sentiment d’avoir fait un échec mais – aussi – celui de m’être livré à une fille qui s’en ira avec ça. En fait, je n’avais pas envie qu’elle me fasse ce que je faisais aux autres filles qui venaient ici… Parce que j’étais conscient que ce que je leur faisais n’était pas forcément sympathique. Seulement… Je n’avais jamais fait autrement – je ne savais pas comment faire autrement. Mes bafouillements de ce soir en étaient une preuve tangible.

J’essayais qu’elle reste avec ce qu’il me restait de mot et elle avait accepté.

-Merci, dis-je sincèrement soulagé.

Elle s’était assise dans le lit où je m’étais assis aussi. Elle restait distante – ça contrastait avec la chaleur de tout à l’heure. Elle avait pris ma main et je l’avais laissé la prendre. Mes mains étaient aussi douces que les siennes – il faut dire que je n’étais pas vraiment le genre de type à faire beaucoup de travaux manuels.

Elle ne voulait pas aller trop vite. Elle avait peur de se tromper – de se donner au mauvais. Elle préférait qu’on puisse se connaitre mieux avant de passer le cap. C’était une fille sage…

-Ça se comprend, dis-je en frissonnant un peu rien qu’avec ses caresses sur ma main.

Les petits frissons s’étaient multipliés quand elle avait embrassé chacun de mes doigts. Elle voulait que je l’apprivoise – ça sonnait, pour moi, comme un défi. Daniele Ricci ne renonce jamais à un défi.

-C’est d’accord, dis-je en me rapprochant légèrement d’elle. Peut-être que… Si je parle un peu de qui je suis… Enfin, de Daniele Ricci… Enfin… Bref, dis-je en bafouillant à nouveau – ce qui était vraiment gênant pour moi. Que je parle un peu pour qu’on puisse se connaitre…

J’avais peur que la moindre erreur soit l’erreur fatale – j’avais peur que le moindre mot de trop la fasse partir. Je n’aimais pas se sentiment d’insécurité.

Seulement, je ne voulais pas reculé. J’avais un peu parlé… Je lui avais raconté quelques anecdotes de moi enfant – le jour où j’avais éclaté une bouteille de vin au milieu de la villa et qu’Erik avait tout fait pour que mon père ne remarque rien à son retour ou encore le jour où Erik m’avait emmené au cinéma pour la première fois et que je m’étais endormi pendant la séance. Je ne savais pas si c’était le bon chemin pour l’apprivoiser. Seulement, notre petite conversation n’avait pas duré longtemps. On s’était doucement couché – tout en parlant j’avais caressé ses cheveux. Mes yeux se fermaient tout seul – à croire que montrer son côté fragile, ça crevait – et j’avais fini par fermer les yeux pour de bon. Je ne savais pas si c’était elle ou moi qui s’était endormi le premier. Tout ce que je savais, c’était qu’on s’était endormi l’un dans les bras de l’autre.

***


-Monsieur Ricci, réveillez-vous
, dit doucement une voix que je reconnu facilement comme celle d’Erik.

J’avais les yeux fermé. Putain – Erik – je dors ! J’avais ronchonné dans mon sommeil. Je m’étais serré un peu plus contre la source de chaleur qui était tout contre moi – je me blottissais tellement j’étais bien.

-Je dors Erik, dis-je d’une voix très endormie.

Je n’avais pas envie de me lever – je suis très bien ici.

-Monsieur Ricci. Le couple Mancini cherche leur fille,
ajouta Erik.

Le couple Mancini cherche leur fille… Et ? Oh putain !!!

J’avais ouvert les yeux et j’avais remarqué que la luminosité du soleil qui traversait les fenêtres m’avait – un peu – aveuglé. J’étais encore contre Samantha. Je savais où était la fille du couple Mancini – elle était dans mon lit.

-Euh… On… Elle va arriver… Seulement… Euh, dis-je en bafouillant.

Il ne fallait pas que les parents de Samantha sache qu’elle a passé la nuit ici – j’étais sûr que ça n’allait pas forcément leur plaire.

-Ne vous en faites pas. Je vous couvre, lâcha Erik avec un sourire en coin.

Il s’était silencieusement éclipsé.

-Samantha, dis-je en approchant ma bouche de l’oreille de Samantha. Je crois… Que tes parents te cherchent.

Je ne savais pas si elle était éveillée et si elle avait entendu ma conversation avec Erik.

Spoiler:
 

   
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MessageSujet: Re: The Start Of Our Love Story (1962)[PV Samantha]   Sam 10 Nov - 17:25



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Je suis entrain de vivre mes premiers émois de sensualité et au lieu d’en profiter, je me braque, je recule, je veux fuir. Peut-être pas pour les bonnes raisons mais ce sont les miennes et j’y tiens quitte à perdre avant même qu’elle ait pu débuter, ce qui pourrait être ma plus belle histoire d’amour.

Ma seule histoire d’amour.

Parce que je sais que je n’en vivrai jamais qu’une seule.

C’est ce que je veux lui faire comprendre en lui expliquant qu’il est beaucoup trop tôt pour prétendre se connaître et s’aimer. Passer à l’acte est une trop grosse étape pour moi et puis, de toute façon, je ne suis pas prête, même si j’avais la certitude que Daniele était le bon.

J’accepte cependant de rester, de redonner une chance à cette histoire, en grimpant de nouveau dans le lit mais en gardant une certaine distance entre nous. Tout au plus, je prends ses mains dans les miennes et caressent ses paumes du bout de mes doigts.

Ce qu’il me montre est différent de ce qu’il projette normalement. A-t-il oublié que je lui ai mentionné être pourtant venue a ses soirées avant ce soir ?  Sans savoir si je l’ai observé lui, j’ai vu les garçons, en général, leurs comportements. Tous autant qu’ils sont, chassent les femmes comme des proies, s’en amusent puis les jettent avant de s’en venter et d’en parler comme d’un vulgaire mouchoir.

Je me suis promis ne jamais avoir le cœur brisé par un beau-parleur.

Ce que je lui propose n’est pas à sens unique. Je le force à la confidence ce n’est pas pour tout prendre et rien offrir en retour d’autant plus qu’il me semble évident que Daniele souffre pendant l’exercice. Ce qui ressort surtout de son récit, c’est l’absence de son père substitué par son major d’homme et le fait qu’il se comporte en vrai gosse de riche n’a pour but que d’attirer l’attention de son père. C’est ce que j’en conclu, tristement.

Alors qu’il parle, sans s’en rendre compte, nous finissons de nouveau allongés  dans son lit, ma tête contre son torse et lui, à jouer dans mes cheveux avait fini par me détendre au point où j’ai fermé les yeux, de nouveau envahit par le sommeil qui m’avait atteint un peu plus tôt, avant nos nombreux baisers.

Il ne m’en faut pas d’avantage pour m’abandonner et m’endormir, nos doigts d’une main entrelacés sur ton ventre.

Ça m’a paru être un battement de cils entre le moment où mes yeux se sont fermés et celui où j’ai entendu la voix de Daniele à mon oreille. Je m’étais paresseusement étirée, comme une chatte qui émerge sur son coussin douillet avant de réaliser qu’une petite alarme sonne au travers des paroles de Daniele.

Je me redresse brusquement en regardant tout autour de moi, pour mieux comprendre que nous nous sommes endormis et qu’il fait jour !

- Il fait jour ?! Il fait jour !!!

Je pourrais me laisser submerger par la panique mais au lieu de ça, je ris.

De grands éclats de rire, aucunement stressée même si pourtant je sais pertinemment que je vais prendre cher si mes parents se sont moindrement inquiétés.  J’ai passé la plus belle nuit qui soit et je n’ai aucun regret, sauf peut-être qu’elle soit déjà terminée.

Je me laisse retomber sur le dos, soufflant sur mes cheveux pour m’en dégager le visage puis je tourne la tête pour regarder Daniele.

- J’ai aimé dormir avec toi, mais je dois partir !

À contre cœur, je roule sur moi-même et sors du lit, marche d’un pas léger jusque dans la salle de bain et enfile ma robe après voir retirer la chemise de Daniele, ça aussi, à contre cœur… puis je reviens dans la chambre et lance sa chemise à Daniele.

- Elle sent comme moi, tu crois ?

Nous voilà un peu revenu au point de départ.

Moi, appuyé contre le baldaquin et lui, sur le lit l’air un peu perdu, à la différence près que je ne le vois pas comme je le voyais hier.

Il est… différent.

- Je dois sortir d’ici mais… je fais ça comment ?

Parce que je n’ai pas envie qu’on se rende compte que je sors de la chambre du fils de l’hôte. Ce serait donner une bonne raison a mes parents de m’envoyer au pensionnat jusqu’à la fin de mes jours !

- Je traîne souvent sur la plage… seule ou avec des copines.

S’il veut le voir comme une autorisation à se revoir, c’est le cas. Sinon, ce ne sera qu’une info complètement inutile tombée là à qui voudra bien s’en servir.


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MessageSujet: Re: The Start Of Our Love Story (1962)[PV Samantha]   Lun 12 Nov - 14:32



   
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Ok, c’était le matin – je n’avais rien vu arriver… Erik m’avait rassuré et comptait nous couvrir. Je n’avais pas peur des parents de Samantha mais je ne voulais pas forcément qu’elle se ramasse un savon parce qu’on s’était bêtement endormi dans mon lit jusqu’au matin.

D’habitude, je ne dormais pas – j’étais réveillé jusqu’au matin… Seulement, la conversation d’hier m’avait fatigué et j’avais été tellement bien contre Samantha que je n’avais rien vu venir.

J’avais réveillé Samantha – tout doucement. Elle s’était étirée. Même au petit matin elle était aussi mignonne que la veille. Seulement, elle s’était très vite rendu compte qu’il faisait jour et qu’elle était toujours dans ma chambre. Elle avait éclaté de rire – ça c’est surprenant. Ça m’avait fait sourire. Elle était détendue et elle n’était pas partie en courant.

Elle s’était couchée sur le dos – je la regardais de haut vu que j’étais assis sur le lit maintenant. Elle avait aimé dormir ici avec moi mais elle devait s’en aller. Logique – seulement, j’avais apprécié l’appréciation.

-J’ai aimé aussi,
dis-je avec un petit sourire.

Je dormais rarement aussi bien – surtout les jours de fêtes. Elle était partie vers la salle de bain et j’avais réussi à sortir de mon lit pour enfiler un pantalon – un autre que celui de la veille. Samantha était revenue et m’avait rendu ma chemise. Je l’avais senti pour répondre à sa question – le bon parfum de Samantha y était accroché. Je savais avec quoi j’allais dormir ce soir… Putain, c’est quoi ce trait soudain de sentimentalisme ?

-Oui, elle sent ton parfum, dis-je en lui faisant un clin d’œil.

J’avais déposé la chemise sur le lit. Il fallait que Samantha puisse sortir d’ici sans se faire griller. J’avais un plan pour ça. Erik devait avoir fait diversion – on avait toute la latitude possible pour que Samantha puisse s’en sortir facile.

-Il suffira d’utiliser le monte-charge. Il te mènera dans le sous-sol. C’est un cave à vin. Il y aura deux escaliers. Tu prendras celui à ta gauche, il remonte sur la terrasse. Tes parents croiront que tu viens de dehors, dis-je en souriant. Ils doivent être en bas, Erik les retiens.

Ça évitera que les parents de Samantha ne montent à l’étage – c’était déjà ça de gagner.

Ma belle Samantha avait dit qu’elle se rendait souvent à la plage. C’était une invitation à se revoir ? Ça y ressemblait.

-Moi aussi… J’y serais à 14h. Seul, dis-je en souriant.

J’avais très envie de la revoir – contrairement à toutes les autres. J’avais envie de la connaitre encore plus.

Je l’avais accompagné jusqu’au monte-charge situé au bout du couloir à l’étage.

-Vas-y, entre, dis-je en faisant le moins de bruit possible – la villa avait l’art de résonner quand il n’y avait presque plus personne.

Quand elle avait pris place dans le monte-charge, je l’avais embrassé doucement et longuement. J’avais mis fin au baiser quand j’avais entendu Erik parler plus fort dans le hall en bas de l’escalier – il discutait avec les parents de Samantha.

-A très vite, dis-je en plongeant une dernière fois mon regard dans le sien avant de fermer la porte du monte-charge et d’appuyer sur le bouton pour faire descendre Samantha – plus qu’à croiser les doigts pour que ses parents ne se doutent de rien.


   
@ Billy Lighter   


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MessageSujet: Re: The Start Of Our Love Story (1962)[PV Samantha]   Lun 12 Nov - 21:36



The Start Of Our Love Story
ft. Daniele Ricci





Mon stress grimpe passablement quand, sur le pas de la porte de sa chambre, Daniele m’explique qu’il compte me faire sortir de la maison en utilisant… le monte-charge ! Au début, je crois qu’il rigole et qu’il me fera me rendre dans une pièce  reculée de sa maison et que je prétendrai m’y être réfugiée à un moment ou un autre de la soirée et que je m’y suis endormis mais… non. Daniele préfère, et de loin, une évasion plus… sophistiquée.  

J’hoche de la tête non sans exprimer mon amusement dans ma gestuelle faciale et quand il termine ses explications je fais fit de tout ce qu’il vient de me dire pour simplement laisser entendre que je traîne souvent sur la plage ce à quoi il répond qu’il y sera plus tard aujourd’hui.

Quand il juge le moment opportun, nous nous dirigeons vers le monte-charge pratiquement sur la pointe des pieds et j’y grimpe, non sans assumer le ridicule de la situation. Il faut vraiment  passer par là pour sortir de cette immense villa ?  Je me sens presque comme un petit poulet qui retourne en cuisine.

Nous échangeons un dernier baiser et me voilà rendue dans ce qui est assurément la plus grande cave à vin que je n’ai jamais vue ! Ok, je n’en ai jamais vue à proprement parler mais n’empêche que ce que je vois dépasse tout ce que j’ai pu m’imaginer même si… je n’ai jamais vraiment imaginé de cave à vin auparavant…

J’emprunte l’escalier de gauche comme me l’a indiqué Daniele et j’arrive sur une porte qui donne sur la terrasse et… sur mes parents. Oops ! Ce n’était pas prévu qu’ils se retrouvent sur la terrasse pile au moment où j’y arrive.

Les deux paires d’yeux qui sont braquées sur moi n’ont pas besoin des mots qui suivent quand même pour me faire comprendre qu’ils ne sont pas du tout contents.

- Je me suis endormi ! Pendant la fête j’ai cherché un coin tranquille et je m’y suis endormie.

Pour le moment, et je crois que c’est surtout pour garder la face devant Monsieur Erik, mes parents ne surenchérissent pas sur leurs remontrances et nous prenons le chemin du retour.

J’ai eu de la chance malgré tout.

Mes parents ont beaucoup à faire à la boutique pour s’attarder d’avantage aux conséquences que mon absence prolongée me vaut. C’est presque une bénédiction que je puisse passer mon avant-midi à flâner dans ma chambre et à rien faire d’autre que je rêvasser sur tout ce que j’ai vécue la nuit dernière.

Tout ceci me semble irréel.

J’enroule rêveusement autour de mon index, une mèche de mes cheveux tout en regardant les nuages par la fenêtre de ma chambre. Ils vont tous direction sud-ouest, vers la villa Ricci. Je voudrais bien grimper sur l’un d’eux et  me laisser flotter  jusqu’à tomber de nouveau dans les bras de Daniele.

Cela dit, mon orgueil ne me fera jamais admettre que mon cœur commence à battre un petit peu trop rapidement pour lui et que le simple fait de penser à lui et de me remémorer le goût de ses lèvres, la douceur de ses caresses me donne envie de chanter, de danser, de rigoler mais surtout de rêver.


@ Billy Lighter
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The Start Of Our Love Story (1962)[PV Samantha]

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