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 Yes, The Show Must Go On [PV Evan ''Sniper'' Kurtz]

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Sydney Grey


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MessageSujet: Yes, The Show Must Go On [PV Evan ''Sniper'' Kurtz]   Mer 24 Oct - 17:24



Yes, The Show Must Go On
ft. Evan ‘’Sniper’’ Kurtz





Je n’ai pas dormis de la nuit.

Je repassais en revue dans ma tête mes questions en changeant leurs ordres même si au fond, je ne respect jamais l’ordre dans lequel j’écris mes questions. En fait, je me demande pourquoi je  continu de me faire des listes auxquelles  j’ajoute des références et des liens.

J’improvise toujours.

Je me laisse porter selon l’invité, la complicité qui s’installe ou le feeling du moment.

Une entrevue pour un Daniele Ricci ne se prépare pas de la même façon que celle pour un Timmy Evans.

Sauf que…

Sauf que ce midi, je ne reçois pas n’importe qui. Plusieurs auraient fait des pieds et des mains pour décrocher la première entrevue officielle de Evan ‘’ Sniper’’ Kurt. C’est moi qui l’ait eu, alors que je n’ai rien fait en ce sens.

Je suis aux anges.

Je me réjouis, je flotte, je souris depuis que j’ai appris la nouvelle.

The Army fait partie de mon paysage musical. Ce groupe est une référence pour moi, plusieurs de leurs chansons sont associées à différents moment de ma vie. Je ne suis pas la seule qui espérait, en silence, comme se nourrissant d’un fantasme improbable, de le voir revenir avec du nouveau matériel.

Ce jour est arrivé.

J’ai écouté l’album non stop à en savoir les paroles par cœur.

J’arrive au studio, fébrile et excitée.

L’entrevue sera certainement l’une de mes plus marquantes. Je veux qu’elle prenne l’air d’une conversation entre amis, rien de formelle et de trop structuré.

J’ai fait un petit spécial avec ma tenue et ça ne passe pas inaperçue. J’ai habitué mon équipe à me voir arriver avec des pulls beaucoup trop grand ou portant une veste du Hollywood Mental Health Center .  

Cette veste…

Je l’aurais bien portée aujourd’hui mais je doute de l’effet qu’elle aurait eu sur mon invité.

Un café en main, je salut l’équipe, j’attrape une brioche dans laquelle je mords à belles dents puis je m’installe derrière ma console, me balançant sur ma chaise tout en regardant par l’immense vitrine depuis laquelle on peut apercevoir au loin les collines d’Hollywood.

- Il est arrivé Syd ! Il s’amène !

Je me contente d’un hochement de tête bien qu’un large sourire se dessine sur mes lèvres.

‘’ Respire, Syd ! Tout va bien aller !’’

Pourtant mes mains trembles et mon cœur s’emballe, de belle façon.

Quand la prote s’ouvre et que l’homme, magnifique bien que marqué par la vie, entre, je me lève pour lui serrer la main.

- Bonjour, Sniper ! Je suis Sydney et c’est avec moi que vous passerez la prochaine heure !


@ Billy Lighter
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Evan "Sniper" Kurtz


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MessageSujet: Re: Yes, The Show Must Go On [PV Evan ''Sniper'' Kurtz]   Ven 26 Oct - 17:57



Yes, The Show Must Go On
ft. Sydney Grey


BSC m’avait sonné pour me dire que ma première interview se ferait dans la semaine et ça m’avait éclaté ! Déjà, avoir l’album en main une fois qu’il avait été sorti avait été comme… un truc indescriptible, en fait. J’avais volontairement gardé l’esprit The Army sauf que j’avais préféré le sortir sous le nom de Sniper. Normal, dans un sens…

Si on me posait la question, je saurais déjà quoi répondre.

J’avais été étonné qu’à moitié que ce soit BSC qui me dise où quand et comment l’interview allait se dérouler parce que Ricci était en tournée avec ses petits jeunes qui avaient plus besoin de lui que moi. C’était un peu logique. Mais j’espérais qu’il allait bien, quand même… Et je me disais aussi que quand il referait un petit tour du côté de Los Angeles, j’irais le voir, qu’il le veuille ou non.

Après avoir raccroché avec BSC, j’avais du poireauter en tournant en rond dans l’appartement, qui était bien moins rangé que quand Natacha était là pour passer derrière moi et qui puait la clope, en attendant que Jess rentre de l’école et que je puisse lui téléphoner.

Je l’avais fait, j’étais tombé sur Barbara, on avait échangé deux ou trois mots de politesses, elle m’avait félicité, je l’avais remerciée puis elle m’avait passé ma fille. A qui j’avais demandé si le téléphone était sur haut-parleur, ce qui n’était pas le cas, pour lui souffler de sécher les cours le jour de l’interview et de se brancher sur L.A.ROCKS.

Je suis un père exemplaire.

Je trouve.

Ouais.

Et je vous emmerde, ma fille m’adore et c’est tout ce qui compte.

Le jour de l’interview était arrivé et j’étais excité comme une pile électrique. BSC m’avait envoyé une bagnole avec chauffeur parce qu’ils savaient que j’avais toujours pas de voiture et que je ne pouvais plus reprendre le bus sans que ce soit l’émeute.  

On aurait dit le bon vieux temps, dis donc !

La voiture me déposa à la radio et j’affirmai au roadie qui m’avait conduit que ça allait aller, j’allais bien arriver à me débrouiller à partir de là. C’était pas mon premier rodéo, pas vrai ?

Bon… je ne me perdis que deux fois dans les couloirs avant de trouver quelqu’un qui m’emmena vers le bon studio, c’était déjà pas mal…

J’aimais bien écouter SydG à la radio et elle avait fait une interview où elle avait balancé tellement de fleurs à mon manager que j’avais cru que c’était son enterrement, presque… Et ça m’avait bien fait rire… même si rien qu’à la voix de Dany et même si j’étais bouché de chez bouché, j’avais bien entendu qu’au moment où elle l’avait interviewé, il devait avoir une gueule de bois carabinée… Mais c’était pas comme si c’était rare… Alors est-ce que je devais m’alarmer ?

Heu… Je savais pas… Mais ça m’avait pas alarmé.

Bref, tout ça pour dire qu’elle me revenait bien, la petite SydG de la radio… Et quand j’entrai dans le studio elle se leva et me serra la main… Et je lui souris en retour.

-Salut, Sydney… Ce sera un plaisir.

Je m’installai à une place et des gens tournèrent autour de moi, pour placer le micro et tout et puis j’eus droit à de l’eau aussi. Merci, les mecs, c’est cool…

Un peu déconcentré par tout ce va et vient, je m’adressai quand même à SydG.

-J’espère que je suis pas en retard… J’ai eu un peu de mal à reconnaître certains couloirs. Ça fait un bail que je suis pas venu ici…

Un peu, j’avais encore les cheveux longs, la dernière fois…

-Et heu… vous êtes vachement plus jolie qu’à la radio…

Oh ça c’était vachement intelligent, comme réflexion, Sniper…

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Sydney Grey


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MessageSujet: Re: Yes, The Show Must Go On [PV Evan ''Sniper'' Kurtz]   Sam 27 Oct - 3:44



Yes, The Show Must Go On
ft. Evan ‘’Sniper’’ Kurtz





Il n’est pas la première célébrité à se retrouver en face de moi pourtant,  il fait mes genoux se heurter et mes jambes devenir molles. J’espère surtout que ça ne se remarque pas et que je n’ai pas les mains trop moites en lui offrant une poignée de main.

Il prend place et son micro lui est installé ce qui me permet de prendre un petit moment pour  respirer et me calmer.

- Pas du tout. Nous avons encore quelques minutes avant de commencer. Le temps de vous installer et de prendre le rythme du studio. Promis, je ne mords pas !

Je ne crois pas avoir jamais mordu personne.

Sauf peut-être… Timmy Evans.

- Oh !  Heu… merci !

J’imagine qu’il voulait dire que ma voix concorde avec l’image que je projette ou bien  c’est une façon maladroite, mais oh combien adorable, de me dire que je suis plutôt mignonne.

- Vous allez me faire bégayer avant d’entre en onde !

Ça serait embêtant et tout à fait possible !

- Pour vous faire un petit aperçu de l’interview, je ne suis pas du genre à fouiller dans le passer. Je vous rassure. Je n’ai pas non plus de questions surprises au sujet de vitre vie privée, non plus que j’aie des jeux complètements débiles à vous faire faire.

Il est déjà bien assez sympa d’avoir accepté notre invitation que la dernière chose que je veux, est de le mettre mal à l’aise.

Et je crois que jamais ne je m’en remettrais si je devais placer dans une situation de malaise, une icône de la musique tel que lui.

Je lui souris avant de placer mes écouteurs sur mes oreilles, question d’entendre la`où ils en sont rendu.

- Un petit bulletin météo et ce sera à nous !

De nous deux, je crois que je suis la plus nerveuse.

Il a un de ces regards…

Une prestance. Une assurance. Il dégage quelque chose d’absolument craquant. Ou est-ce simplement son parfum qui  m’envoûte ?

Quand mon jingle est lancé, je souris à Evan avant d’amorcé mon introduction.

- Bon vendredi chers auditeurs ! Vous êtes à l’antenne de L.A.Rock, LA radio de Los Angeles et c’est  ‘’SydG’’ qui est avec vous jusqu’au retour à la maison.  Aujourd’hui, en ma compagnie, j’ai l’honneur avoir Evan ‘’ Sniper’’ Kurtz qui est venu pour nous parler de son nouvel album.

Je l’ai d’ailleurs avec moi en studio, en plus de ma propre copie que j’ai écouté en boucle depuis que la station me l’a offerte en primeur.

- Evan, tout d’abord, merci d’avoir accepté notre invitation !

Je veux prendre mon temps.

Discuter avec lui comme si nous étions dans mon salon entrain de boire une bière tranquillement. Je n’aime pas les interviews trop structurées bien que je sais la pertinence de le faire.

Mais, avec un homme tel que lui, ça gâcherait la nature même de l’entrevue si je devais l’encadrer et laisser peu de place à la magie de l’improvisation.

- Votre nouvel album vient tout juste de sortir pour notre plus grand bonheur et surprise. Je dois avouer que j’étais conquise d’avance et qu’après ma première écoute, j’étais encore plus sous le charme. Qu’est-ce qui vous a amenez à vous relancez dans l’aventure ?


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Evan "Sniper" Kurtz


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MessageSujet: Re: Yes, The Show Must Go On [PV Evan ''Sniper'' Kurtz]   Lun 29 Oct - 20:44



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La jeune femme me faisait marrer. « Je ne mords pas » qu’elle disait…

-Ben… moi ça va… C’est vous qui avez l’air nerveuse à mort.

Je lui souris, rassurant… enfin je supposais que j’étais rassurant. Mais loin de moi l’idée en tout cas de me foutre de sa gueule. C’était juste qu’elle avait l’air très sympathique, SydG, en plus d’être très mignonne.

C’était la première fois que je la rencontrais, elle devait être bien trop jeune quand je donnais, avec les autres, des interviews du temps de The Army.

-J’aurais presque l’impression d’être vraiment un fantôme.

Bah, c’était un peu le cas, en quelque sorte.

Puis je m’étais pas gêner pour le lui dire, qu’elle était jolie… Pourquoi je l’aurais fait ? Plus rien me retenait. Une pichenette et j’allais me transformer en serial lover à la Ricci.

Non, je déconne…

Heu… je crois que je déconne.

Je me marrai encore, attrapant la bouteille d’eau qu’un technicien venait de placer devant moi, quand elle affirma que j’allais la faire bégayer.

-Moooh non, vous bégayez jamais quand je vous écoute à midi…

Je bus un coup d’eau pendant que la jeune femme me faisait un petit briefing. Elle disait qu’elle était pas du genre à fouiller dans le passé, à poser des questions d’ordre privé et qu’elle ne faisait pas de jeux débiles…

Je la regardai alors avec un air perplexe, presque dépité…

-Han… Ça veut dire que vous allez me poser des questions sur la musique ?

Je rigolai, passant ma langue sur mes lèvres.

-C’est que c’est les questions les plus compliquées à répondre !

Le mouvement des techniciens autour de moi commençait à se calmer doucement, jusqu’à ce qu’on ne soit plus que Sydney et moi dans le studio.

Je souris franchement.

-Non, sérieusement… J’ai rien à cacher…. Vous pouvez poser toutes les questions que vous voulez.

N’importe lesquelles… J’étais prêt à répondre. Mon passé était connu de chez connu… J’avais déjà fait une interview récemment pour Guitar&Pen où j’avais parlé des 11 dernières années… Me restait quoi de vraiment « secret » ?

Ma rupture avec Nat ? Et alors ? J’étais prêt à en parler aussi si on me demandait.

Syd me fit signe que ça allait être à nous et je repris un coup d’eau avant de m’allumer une cigarette.

Je la regardai faire son intro en souriant avant de m’approcher du micro comme si c’était la première fois que j’en voyais un alors qu’elle me remerciait d’avoir accepté son invitation. Ou celle de la radio… enfin soit, c’était pareil.

-De rien, SydG… Avec plaisir. Moi on m’a dit : « Tu sors un album, tu vas devoir faire la blinde d’interview. » Alors moi j’ai dit : « Bah j’attends que ça. »

Je me marrai silencieusement en la regardant, complice, l’air de dire : « Prête à bien déconner ? »

Puis elle lança sa première question, complimentant d’abord l’album qu’elle semblait avoir apprécié.

-Merci à vous. Heu…

Je grattai ma tête. Putain, première question musique.

-Je sais pas faire autre chose… Je ne sais faire qu’écrire des chansons et jouer de la guitare. Reprendre l’aventure, c’était pas un problème…

Je soufflai la fumée de ma cigarette.

-C’était m’arrêter qui était pas une bonne idée.

Pas que j’avais vraiment eu le choix avec mes oreilles et tout… Mais forcé ou pas forcé, m’arrêter avait quand même pas été une bonne idée.

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Sydney Grey


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MessageSujet: Re: Yes, The Show Must Go On [PV Evan ''Sniper'' Kurtz]   Lun 29 Oct - 22:44



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Des invités comme lui, j’en prendrais tous les jours non pas pour le (bon) stress que cette rencontre me procure mais parce qu’il est fort sympathique, facile d’approche et qu’avec lui, je n’ai pas besoin de mettre de gants blancs pour poser mes questions.

Je le sens francs et honnête d’entré de jeu, après tout, nous sommes ici pour avoir du plaisir.
Il me faut me détendre, puisque lui-même me fait remarquer que j’ai l’air nerveuse à mort.

- C’est pas tous les jours que j’ai la chance de discuter avec vous !

Ce n’est pas rien, il n’est pas personne.  Je me permets de souffler pour me ressaisir mais il me fait rigoler du coup, j’ai un peu de mal à garder mon sérieux.

Je ne bégaie peut-être pas et je ne baguerai probablement pas n’en demeure pas moi  que l’homme fait rougir la femme que je suis sans même vraiment faire d’effort en ce sens. Enfin, je crois qu’il ne fait pas d’effort en ce sens.

Je lui expose ce comment je vois l’entrevue et rigole encore a sa remarquer.

- Nous pouvons parler voiture ou cinéma, c’est pas plus mal mais les gens s’attendent à vous entendre parler de votre album.

Je lui offre mon plus beau sourire et un clin d’œil entendu quand il ajoute que je peux lui poser toutes les questions dont je puisse avoir envie alors que je place mes écouteurs sur ma tête et que je lance mon introduction tout en présentant mon invité du jour.  

Nous n’avons même pas encore suggérer prendre des questions d’auditeurs que toutes nos lignes clignotent. La preuve que je ne suis pas la seule à avoir attendu avec impatience un album  dont plusieurs n’espéraient même plus voir sur les tablettes un jour.

Evan plonge non sans ajouter une pointe d’humour qui est sommes toutes plutôt flatteuse.

- Ce n’est quand même pas rien pour moi d’être dans les première a avoir la chance de vous recevoir.

En fait, suis-je la première depuis la sortie de l’album ? Sans vouloir être prétentieuse, je crois que oui.

À ma première question,  il répond avec une sincérité touchante.  Je n’ai pas envie d’aller gratter ce qu’il peut dissimuler sous son ‘’ Je ne sais faire qu’écrire des chansons et jouer de la guitare[…]C’était m’arrêter qui était pas une bonne idée. ’’ Entrer dans la ronde du ‘’ Oui mais parfois, faire une pause pour mieux revenir, s’arrêter pour se ressourcer, bla bla bla ’’, tout le monde sait qu’il a été forcé de stopper et reparler de ce qui a été discuter des centaines de fois, de toutes les façons possibles ne m’intéresses pas.

- L’attente a valu la peine. Quand on écoute votre album, ce qui me vient tout de suite c’est la profondeur musicale. Ensuite, le vécu, les différentes zones que vous avez traversés. C’est un album beaucoup plus personnel que vous nous offrez.

Ceci n’était pas une question mais une constatation personnelle, je laisse tout de même le soin à Evan de renchérir là-dessus et de me recadrer si je fais fausse route.

- Après 11 longues années d’absence, qu’est-ce qui vous frappe le plus sur l’évolution de la musique en une décennie ?

Peut-être que ses propres constatations auront eu des répercussions sur ses décision tant au plan musical que lyrique.  Certains  pourrait dire qu’il a été un peu trop conservateur alors que d’autres, vont saluer la présence de Daniele Ricci qui ajoute une touche spéciale à certaines chansons.

Je suis littéralement suspendu à ses lèvres, le regardant attentivement à chacun de ses réponses comme si nous étions vraiment que tous les deux.

- La profondeur de vos textes m’a touché. Est-ce que vous voyez cet album comme la délivrance des dernières années ?


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Evan "Sniper" Kurtz


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MessageSujet: Re: Yes, The Show Must Go On [PV Evan ''Sniper'' Kurtz]   Mer 31 Oct - 14:28



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Je souris à la remarque de Sydney qui affirma que c’était pas tous les jours qu’on pouvait discuter avec moi. Ça me faisait sourire parce que j’avais vraiment pas l’impression d’être intimidant. Limite, c’était plutôt moi qui devrais être un peu perturbé par tous ces gens qui me tournaient autour pour me brancher à des trucs au point que j’avais l’impression d’être un rat de labo. Mais ils étaient sympas, donc ça allait.

J’avais juste du expliquer en deux mots que me mettre un casque sur les oreilles, ça allait pas être possible avec mes appareils auditifs… Et que mon guide serait Syndey, pour la cause. Comme dans une conversation normale, en fait.

Sydney avait l’air nerveuse donc je faisais tout ce que je pouvais pour la détendre et à ce jeu-là, je savais qu’il n’y avait rien de mieux que de faire rigoler la personne qu’on avait en face de soi. Et elle était plutôt réceptive pour ça. Du coup, elle avait l’air de parler plus naturellement.

Puis je l’avais rassurée sur la portée de ces questions. Qu’elle demande ce qu’elle voulait, si je voulais pas répondre à des questions, je ferais pas d’interviews…

Je soufflai la fumée que j’avais fourrée dans mes poumons avant de rire encore quand elle affirma qu’on pouvait parler bagnole ou cinéma mais que les gens s’attendaient un peu à ce que je cause musique quand même.

-Ils s’attendent surtout à ce que je dise des conneries pour déconner ! Les questions musique, c’était Captain qui se les coltinait…

Moi, j’avais toujours répondu présent pour ce qui était de raconter des anecdotes à la con.

-Mais vous en faites pas, je saurai me démerder…

Je l’avais déjà pas trop mal fait dans l’interview que j’avais donnée à Moriarty… je crois.

L’interview proprement dite commença et je dus me fier au changement de ton de la journaliste parce qu’étant donné que je n’avais pas de casque, je ne pouvais pas entendre la fin du bulletin météo ou le jingle de l’émission.

Puis j’avais répondu aux premières questions. Et ouais, je suis pas Einstein, je fais que de la musique parce que je sais faire que ça… En gros… Donc m’y remettre était la meilleure chose à faire.

A entendre Sydney, ça en valait la peine. Compliment que j’accueillis avec un sourire reconnaissant.

Et elle avait dû vachement bien écouter l’album parce que son analyse était bonne.

Puis elle posa une question qui me fit marrer. Après 11 ans d’absence, qu’est-ce qui pouvait me frapper sur l’évolution de la musique en une décennie… ?

-Moriarty m’a déjà posé cette question-là... Ou plus ou moins. C’est pas une question facile. Je suis plutôt du genre « j’aime » ou « j’aime pas »… Après pourquoi « j’aime » ou « j’aime pas »…

Je haussai les épaules…

-…j’en sais rien. C’est une question de sensibilité, j’imagine. Et puis je peux très bien adorer une chanson d’un groupe et détester une autre chanson du même groupe.

Je rigolai.

-Je laisse la question à ceux qui s’y connaissent en musique. En ce qui me concerne, je fais ce que je fais puis après, les gens ont aussi droit de dire « j’aime » ou « j’aime pas ».

SydG délcara que la profondeur des textes l’avaient touchée… Bah niveau profondeur, j’étais un peu au 36ième dessous quand j’avais écrit la plupart des chansons de cet album, en même temps.  Mais est-ce que je voyais cet album comme une délivrance…

Je pris le temps deux secondes, avec une moue de réflexion, me grattant la tête en regardant Sydney comme si j’allais trouver la réponse dans ses yeux bleus.

-Je ne sais pas si c’est une délivrance… J’ai peut-être pas encore assez de recul pour le dire. L’album vient juste de sortir. Disons que j’avais des choses à dire et que je les ai dites… Et que j’ai été content de pouvoir le faire avec Daniele Ricci, pour le coup. Je sais que c’est très critique ce que je dis dans l’album. Et je veux pas qu’il le prenne pour lui seul.

J’écrasai ma cigarette dans le cendrier.

-Mais comme vous dites, c’est un album personnel. Parce que déjà ben… je suis tout seul… J’ai pas un groupe avec qui me concerter c’est pour ça que ça sonne peut-être un peu différent de The Army… Puis pour la « profondeur musicale », les solos de guitare plus long, la musique plus lisse et calme, c’est probablement dû aux fait que je suis techniquement limité par ma surdité et que je n’entends plus certains sons même avec mes prothèses.

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Sydney Grey


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MessageSujet: Re: Yes, The Show Must Go On [PV Evan ''Sniper'' Kurtz]   Ven 2 Nov - 19:21



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L’émission vient tout juste de commencer que déjà, j’oublie être dans mon propre studio alors que j’écoute avec une grande attention ce que me répond Evan.  Des invités comme lui, j’en voudrais tous les jours. Il ne cherche pas à me donner ‘’la’’ bonne réponse, mais la réponse, tout simplement.

La sienne.

Celle qui fait que son discours est sincère, chaleureux d’entré de jeu et qui fait que je l’écoute, tout comme tous mes auditeurs j’en suis certaine, avec intérêt.

Assez en tous les cas pour m’en mordre l’intérieur de la joue quand il mentionne que Moriarty lui a déjà posé la même question sur le changement musical de la dernière décennie ! J’ai pourtant fait mes devoirs en lisant justement ce fichu article !

Je ne me démonte pas, restant sereine et en préférant croire qu’il aura préféré me répondre à moi parce que la façon dont moi je m’y prends est plus… chaleureuse ?  Quoi qu’il en soit,  je dois quand même garder en tête qu’au final, certaines questions demeureront d’une redondance, seule la forme changera.

Le parcours de l’artiste n’est pas banal et, malheureusement, et comme pour plusieurs, parsemé d’embuches. S’il a choisit de s’en exorcisé dans cet album, il n’est pas près de parler de délivrance.
Ça se comprend.

- D’avoir eu le courage de mettre en musique plusieurs de vos…, commençais-je  en levant mes index et majeurs pour faire mine de crochets, revers, , parce que je ne veux pas utiliser le terme coups bas, démons ou  addictions et encore moins en faire l’étalage, vous être parvenu à livrer un album personnel qui est magnifique.

Je me devais de le re, re, re ouligner.

Cet album aurait pu donner un effet démoralisant, plonger ceux qui l’écoute en état dépressif parce que trop déprimant comme discours, au lieu de ça…

- Vous avez bien choisis vis mots pour illustrer tout votre discours sans donner une lourdeur redondante à votre album. Êtes-vous allé chercher du support pendant votre période de composition, parmi vos proches, vos amis ?

Autre que celle de Daniele Ricci il va s’en dire puisque le manager est aussi artiste sur l’album il me semble donc évident qu’une certaine discussion à dû avoir lieu entre eux, à tout le moins, pour certains morceau.

- Votre collaboration, pour ne pas dire amitié,  avec Daniele Ricci ne date pas d’hier. Était-ce donc une association logique que de le faire collaborer à votre album ou aviez vous senti le besoin de vous exprimer tous les deux d’une même voix ?

La ’’voix’’ étant l’album, j’ai été agréablement surprise d’entendre le résultat.

Tout comme de pouvoir entendre sa fille Jesse au tout début de l’album, une autre raison de faire de cet opus, un truc hautement personnel.

À chaque fois qu’Evan répond, je me perds dans ses beaux grands yeux.  Si, longtemps, nous avons vu des photos de lui, déchus, mine basse, regard vitreux, aujourd’hui, j’y vois une lumière étincelante, une vitalité contagieuse.  Le genre de regard qu’on désire avoir sur soit dès le réveil.

Je me redresse sur ma chaise, à cette pensée qui m’est venue de je ne sais où !

‘’ Comme si c’était le moment de fantasmer sur ton invité ! Ressaisie toi Syd !’’


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MessageSujet: Re: Yes, The Show Must Go On [PV Evan ''Sniper'' Kurtz]   Lun 5 Nov - 21:13



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Je répondais aux questions comme je l’entendais… Comme je l’avais toujours fait, en fait… Parce que sérieusement, je voyais pas trop ce que j’aurais pu dire sur l’évolution de la musique ces dernières années… Y avait de nouveaux groupes, des anciens qui continuaient sur leur lancée… Alors est-ce qu’il y avait une évolution réelle dans la musique…

Putain… J’en savais rien moi… y avait pas des scientifiques qui s’occupaient de voir ça ou quoi ?

Au moins, je savais pas pour les autres, mais en ce qui me concernait, j’avais pas raté mon coup avec cet album, apparemment. En tout cas, SydG avait vachement aimé… Elle en parlait avec une d’émotion que moi, à la limite.

Et je rigolai quand elle voulut mettre un mot entre guillemets et l’imitai gentiment.

-Ils vont pas voir ça…

Je fis le geste des crochets de chaque côté de ma tête.

… les gens qui écoutent la radio…

Je secouai la tête.

-Nan, plus sérieusement… Le courage, c’est pas ce que j’ai eu besoin pour écrire cet album…

Je fis la moue, cherchant mes mots…

-Mais un bon coup de pied au cul que j’ai eu besoin, ça ouais.

Du coup, la question suivante était légitime… Où j’étais allé chercher du support ?

Je souris…

-Bah déjà y a ma fille, Jess… on l’entend au début de l’album… Puis y a Tony Ricci, mon filleul…

Je soupirai…

-Mon ex, Natacha, parce qui faut bien rendre à César ce qui appartient à César…

MAIS QUI M’A PLANTE LA !

-Ce qui veut dire que je suis lire comme l’air, au passage…

Je rigolai encore et secouai la tête, dépassé par mes propres conneries.

-Puis Daniele… Le seul, l’unique… toujours, depuis le temps.

Je grattai ma tête avant de répondre à la question suivante au sujet de Daniele, justement.

-C’était plus que logique… C’était… je voulais pas dire ces choses sans le faire avec Daniele. Je ne sais pas comment expliquer correctement en parlant ce que l’album raconte plus simplement en chansons… Quelque chose comme : « Ouais l’industrie de la musique est sans pitié… mais on le sait… »

Je souris, plongeant mon regard dans celui, bleu, de la journaliste, et haussai les épaules.

-« On le sait et on joue le jeu… »… La preuve, je suis revenu avec un album… C’est que j’en veux pas tant que ça à l’industrie de la musique… Et encore moins à Dany.

J’attendis la question suivante mais… SydG calait complètement sur moi… Je lui fis signe de la main en riant…

-Vous êtes toujours avec moi ? Vous passez jamais de musique dans cette émission ?

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MessageSujet: Re: Yes, The Show Must Go On [PV Evan ''Sniper'' Kurtz]   Sam 10 Nov - 20:53



Yes, The Show Must Go On
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Je lui offre ma plus belle grimace moqueuse quand il me reprend en disant que les gens ne verront pas le geste que j’ai fait avec mes index pour ‘’encadrer’’ mon  mot. Le fait est que je gesticule beaucoup quand je parle et que je fais ces choses sans même m’en rendre compte. D’un autre, j’aurais pu m’en offusquer mais, pas avec lui. C’est drôle et pour un peu, je pourrais avancer sans avoir l’air d’être prétentieuse que c’est le début d’une belle complicité.

J’aime le croire.

C’est peut-être aussi ce qui facilite l’échange et à mon humble avis, ses réponses n’en sont que plus touchantes. E tous les cas, elles me touchent moi ! Il réussit a mettre de l’humour même sur ce qui doit lui faire quand même un petit peu mal encore, comme sa rupture qui le fait s’annoncer ouvertement comme un cœur à prendre.

- Je suis certaine que nos auditrices l’ont bien compris !

C’est d’ailleurs le cas de son manager et ami. Comme quoi, Los Angeles regorge encore de célibataires plus séduisants les uns que les autres.

À ma question suivante, concernant son amitié/association avec Ricci il répond qu’il ne pouvait en être autrement. Y’a comme un moment où mes pensées voyagent vers une autre sphère, un truc pas racontable à la radio et Sniper me ramène à l’ordre en me faisant encore une fois bien rire.

- Je buvais littéralement vos paroles !  Nous allons enchaîner avec une chanson , ‘’ Where were you’’ et l’entrevue se poursuis immédiatement après !

Pas besoin d’attendre les première notre pour retirer mes écouteurs et  me cacher le visage au creux de mes mains pour rire de gêne et d’amusement.

- Pardon ! Je ne veux pas que vous pensiez que …enfin bref !  Je crois que je me suis fait aussi prendre par  votre :’’ Ce qui veut dire que je suis libre comme l’air, au passage… ’’
Et en me confessant, je dois bien avoir le teint pivoine !

Même si mon cœur appartient à quelqu’un d’autre, et parce que je ne sais pas et ne saurai probablement jamais si c’est un sentiment que j’ai imaginé ou s’il est partagé, j’ai quand même besoin de temps en temps de séduire et de me faire séduire.

Le regard d’Evan déborde de charme, c’est comme une invitation même pas subtile à jouer le jeu du flirt bien que je me doute que ça ne m’est pas forcément décerné.

Quand la chanson se termine, je reprends le contrôle de mon .mission non sans avoir bu quasiment d’un trait la moitié de ma bouteille d’eau. C’est que j’ai très chaud soudainement !

- Vous êtes toujours à l’antenne de L.A.Rock, la radio qui rock à Los Angeles et c’est Sydg qui est avec vous et pour ceux qui attrapent l’émission en cours de route, j’ai la chance de discuter av ec Evan ‘’Sniper’’ Kurtz qui est venu nous parler de son tout dernier album.

Je parviens à parler sans bafouiller ni même commettre de cafouillage ce qui tient pratiquement de l’exploit mais je m’accroche à l’idée première de complicité qui m’avait sembler être un fait véridique en début d’entrevu plutôt qu’un flirt inventé par mon imagination un petit peu trop débordante.

Bien que… je ne détesterais pas ça !

- Where were you est à mon avis la chanson la plus… et je me retiens bien d’agiter mes index en mode crochet une seconde fois représentative de votre parcours des dernières années, nul besoin de les répertoriés je crois que tout le monde comprends  de quoi je veux parler, j’y ai perçu comme un cris du cœur envers… les mains qui n’ont peut-être pas su  être autant secourables que vous l’auriez souhaitez, je me trompe ?



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Evan "Sniper" Kurtz


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MessageSujet: Re: Yes, The Show Must Go On [PV Evan ''Sniper'' Kurtz]   Dim 11 Nov - 18:13



Yes, The Show Must Go On
ft. Sydney Grey


SydG avait déconnecté pendant un moment pour se réfugier sur une planète à des milliers d’années lumières d’ici… Et du coup, la question suivante venait pas… Alors soit je la ramenais gentiment sur terre, soit je me mettais à animer moi-même l’émission en lançant une chanson. Mais non, chacun son job. Alors en rigolant, je l’avais fait atterrir. Qu’elle me laisse pas tout seul ici.

Elle l’avait pas mal pris, ça l’avait fait rire. Et sincèrement, j’étais content de constater que je pouvais encore faire rire une femme… Parce que la dernière fois que j’en avais eu une en face de moi, c’était Maria Watson et… j’avais pensé chaque putain de mot que je lui avais dit. J’allais pas utiliser l’excuse du « j’avais pas dormi », « je venais de me faire plaquer » ou encore « j’avais fumer trop de clopes ».

Non. Je lui avais dit des saloperies.

Je l’avais pensé.

Et je le pensais toujours.

Mais bon, c’était pas pour ça que j’allais torpiller toutes les femmes que je voyais, j’allais être malheureux sinon, à la longue. Par contre, j’allais probablement, pendant un bout de temps, m’investir beaucoup moins dans mes relations. Être beaucoup… voire salement moins… sérieux.

J’étais pas masochiste, après tout.

SydG envoya finalement Where Were You et c’est là que je regrettai de pas pouvoir écouter la musique avec les écouteurs. Parce que sans, on pouvait pas l’entendre. Mais au moins, ça me permettait de faire la conversation hors interview avec la jolie journaliste.

-C’est moi qui…

Je voulais dire que c’était moi qui m’excusais de l’avoir coupée dans le fil de ses pensées… Mais elle enchaîna en disant que c’était ma petite réflexion ni vu ni connu (heu… pas tant que ça, en fait) qui l’avait fait se perdre…

-Oh…

J’avais ouvert de grands yeux et fait un « o » silencieux avec ma bouche avant de prendre un air plus rigolard.

-Et ben heu…

Et ben heu quoi, Sniper ?

Je rigolai, passai ma main dans mes cheveux derrière ma tête, un peu moins fier, là tout de suite…

-Putain, je dois être un peu rouillé…

Ouais… Et plus ou moins aussi rouge homard qu’elle.

-Et ben, on pourrait peut-être… Se faire une petite interview privée un de ces quatre… je sais pas… Avec des questions pour mieux se connaître l’un l’autre… plutôt que l’album…

Je croise mes pieds sur la table, sors le cigare, le whisky et l’accent italien direct ou j’attends encore un peu ?

Je pinçai les lèvres mais… J’avais été tellement hésitant que même si la chanson était longue, elle était finie avant que SydG ait pu répondre !

Merde ! Faudra attendre la prochaine chanson…

SydG reprit donc le contrôle de l’interview en lançant, très professionnelle, une autre question… Et moi de sentir vachement qu’elle avait envie de refaire des crochets avec ses doigts alors en riant silencieusement, j’avais fait le geste à sa place pendant qu’elle parlait.

Puis je m’étais penché à nouveau vers le micro pour répondre, mes yeux levés vers elle. Je crois qu’on pouvait entendre comme un rire latent dans ma voix… Alors que dans le fond, la question prêtait pas spécialement à rire mais soit…

-Ouais… non… heu… C’est pas tout à fait que j’en voudrais à ceux qui auraient pu m’aider et ne l’ont pas fait… Dans la chanson… le narrateur est paumé… Mais quand il dit : « While you were hanging yourself on someone else's words / Dying to believe in what you heard… »… Heu… on se rend compte que… l’autre est aussi paumé que celui qui… parle… Donc pour que le deuxième aide le premier, c’est un peu foutu…

Je fis la moue.

-Je sais pas si je suis clair. Enfin soit, de toute façon peu importe ce que, moi, j’ai voulu dire, au final. Parce que la chanson m’appartient plus maintenant. Elle est au public et chacun s’en fera sa propre interprétation pour en faire la bande originale de sa propre vie…

Je haussai les épaules.

-Je crois que c’est que quand une chanson atteint ce stade qu’on sait que c’est une bonne chanson.

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Sydney Grey


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MessageSujet: Re: Yes, The Show Must Go On [PV Evan ''Sniper'' Kurtz]   Dim 11 Nov - 23:03



Yes, The Show Must Go On
ft. Evan ‘’Sniper’’ Kurtz





La pause musicale est plus que bienvenue !

Ça me permet de me reprendre.

Je ne flirt pas systématiquement avec les hommes que je rencontre sous prétexte qu’ils clament être un cœur à prendre. Je ne sais pas trop non plus pourquoi je confie candidement à Evan avoir été déstabilisé par sa confession spontanée qui a dû en faire réagir plus d’une à l’écoute de l’entrevue. Sauf que c’est moi la chanceuse qui l’ait devant les yeux mais a rougir comme je rougie, finalement, je crois que je préfèrerais être  sous le plancher du studio.

Evan ne semble pas savoir plus que moi comment jongler avec la grenade qu’il a dégoupillée sans le savoir.  Ce qui fait que nous sommes deux coquelicots à se regarder a à peine quelques centimètres l’un de l’autre, à bafouiller comme des juvéniles.

- Rouilé ?

J’vois pas trop là où il veut en venir avec sa constatation de son état jusqu’à ce qu’il approfondisse son idée et qu’il me propose une petite interview en tête à tête question de discuter d’autre chose que de son album. Et c’est moi maintenant qui forme un ‘’O’’ de ma bouche et qui joue nerveusement avec mon stylo que je fais balancer entre mon index et mon majeur, le bout du crayon tapant à répétition sur la console.

Le temps semble s’écouler  rapidement, beaucoup trop puisque la chanson tire à sa fin avant même que j’ai pu y répondre. Mais s’il fait lire l’âme aussi bien qu’il compose de magnifique chanson, il a dû comprendre que c’était un oui clairement évident et enthousiaste !

C’est comme un coup de fouet qu’il vient de me donner et qui me permet d’enchaîner mon entrevue avec une question que je jugeais importante et pertinente.

Et on voit bien, ou plutôt on l’entend, que ce n’est pas si simple que ça à répondre. Il s’en sort pourtant admirablement bien et  répond non sans quelque balbutiement  mais j’adore la conclusion qu’il en tire.

- Effectivement. J’ai moi-même d’ailleurs plusieurs chansons associées à différentes périodes de ma vie.

J’entends le piano de David en bruit de fond constamment.

- Vitre album vient tout juste de se retrouver sur les tablettes qu’on murmure déjà qu’il est le plus gros vendeur du mois.  N’est-ce pas là une belle tape sur votre épaule de la part de vos fans qui ont répondu présent à votre appel ?

Il se retrouvera avec un disque platine d’ici la fin de l’année ou je ne m’appelle pas Sydney Grey !  Au titre de son album, les gens ont clairement répondu ‘’ OUI!!!’’ ce qui n’est pas rien après une si longue absence sous les projecteurs.

- Aurons-nous la chance de voir un clip éventuellement ?

Ce qui serait franchement bien accueillit et serait un magnifique complément au cadeau qu’il nous a déjà fait.

- Nous pouvons entendre votre fille sur la première pièce. Elle est maintenant une adolescente avec ses propres goûts. Est-ce qu’il est difficile de concilié une relation père/fille et le travail qu’un album demande ?  A-t-elle prit par à l’aventure en donnant son avis, peut-être ?

Plus je le regarde et plus je fonds pour ses grands  et magnifiques yeux profonds et absolument irrésistible. L’imaginer en père complice, le genre a bien rigoler avec sa gamine passe près de me renvoyer loin dans mes pensées. Mais je résiste, surtout parce que sa voix sublime me garde avec lui.

- L’adolescence… un âge pas toujours facile. Rêve t-elle d’un jour faire le même métier que papa ?


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Evan "Sniper" Kurtz


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MessageSujet: Re: Yes, The Show Must Go On [PV Evan ''Sniper'' Kurtz]   Mer 14 Nov - 18:06



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ft. Sydney Grey


Rouillé ? Ouais, un peu ouais que j’étais rouillé. Ma rencontre avec Natacha… en avait pas vraiment été une puisqu’on avait été, à une autre époque, des potes de beuverie. Et puis que le contexte était différent et puis que je l’avais pas vraiment draguée… J’étais encore complètement instable, j’avais failli replonger, Natacha était arrivée avec sa cape, m’avait tiré de là…

Et puis s’était tirée.

Heu… Alors moi, les filles qui veulent que jouer les héroïnes, j’arrête. Quitte à draguer, je préfère qu’une femme tombe sous le charme parce que je lui raconte des conneries qui la font rire plutôt que parce qu’elle aurait envie de me « réparer ».

Me réparer, je le ferai bien moi-même. S’amuser, par contre, c’est plus fun à plusieurs.

Mais du coup, ouais, j’étais rouillé. Cela-dit, vu la tête qu’elle fit, même si elle eut pas le temps de me répondre… ben je devais avoir mis pas loin du mille. Voire même dedans, j’attendais confirmation.

Wow ! Hey ! Me faites pas dire ce que j’ai pas dit, j’en étais encore qu’au niveau flirt, j’étais pas déjà à me projeter au lit avec la journaliste.

Bon, ok, je mens ! Mais seulement à moitié.

Oh et puis merde.

Cela dit, je comptais bien flirter d’abord, jauger le truc… Pas me retrouver avec une femme amoureuse de moi quand tout ce que je voulais, c’était m’amuser et soigner la frustration provoquée par ma rupture avec Natacha.

Parce que le but, c’était pas non plus de faire du mal à quelqu’un. Au contraire !

Par contre, je comptais bien me prouver que je pouvais être attirant sans être une épave qui ne serait qu’un prétexte pour gagner une médaille pour la fille qui se mettrait avec moi.

L’interview reprit, avec tout ça… Et le teint de SydG restait d’un jolie rose qui était pas pour me déplaire. Mais bon, je valais pas mieux. Mais fallait que je me concentre sur les questions, d’abord.

La première question fut pas évidente, mais mon visage s’illumina quand je réalisai que je devais pas m’être si mal exprimé que ça puisque la journaliste avait compris exactement ce que je voulais dire.

-Ouais, voilà, c’est ça. C’est à ça que les chansons doivent servir… Enfin de mon point de vue, quoi…

J’eus un sourire en coin à la question qui suivit. Ouais, putain l’album se vendait comme des petits pains. Bon, ça m’étonnait qu’à moitié, dans un sens. Les gens étaient en général curieux et devaient se demander, fan ou pas fan, ce qu’un dinosaure comme moi avait encore à offrir…

-C’est les échos en retour, les commentaires, plus que le chiffre de vente qui est un bel encouragement. Plus qu’une tape sur l’épaule, c’est le coup de pied au cul dont j’avais besoin. Et je remercie les gens pour ça.

Puis elle demanda s’il y aurait un clip.

-Heu…

Je rigolai…

-J’en sais foutrement rien… Mais pourquoi pas ?… Faut encore avoir l’imagination pour faire ce genre de truc. Puis faudrait que je puisse en parler à Daniele et là il est en tournée. Mais disons que… je prends note de l’idée… Parce que j’y avais pas pensé.

Puis SydG parla de Jess qui était aussi sur l’album. Putain, j’avais beaucoup de blanc de l’époque The Army… Mais Jess emmitouflée dans sa petite couverture, ça, l’alcool avait pas réussi à l’effacer. Pas plus que la petite Jess que j’avais emmenée sur la scène pour chanter à la villa Ricci.

Mais ouais, comme le disait SydG, elle était adolescente maintenant. C’était plus un bébé… Mooh elle restait mon bébé quand même, non ? Même si j’avais merdé grave et fait fuir sa mère...

-Bah heu… On a pas vraiment ce problème de… je la vois que le mercredi après-midi… et de temps en temps le week-end pour une sortie ou l’autre. Mais… C’est pas comme si elle vivait chez moi. Ce qui veut pas dire qu’on a pas une vraie complicité…

Je me mordis la lèvre, rigolard…

-J’étais encore hier… non, ce matin, en fait, à 2 heures du mat’, au téléphone avec elle… Jusqu’à ce qu’elle me dise gentiment : « Papa, pas que j’ai cours demain et qu’il est 2h mais c’est tout comme. »

J’en riais encore en l’imaginant s’endormir en classe. Elle avait qu’à m’écouter, je lui avais dit de sécher, moi.

Et fallait que Syd arrête de me regarder comme ça parce que j’allais finir hypnotisé et j’allais cafouiller encore plus que je ne le faisais déjà.

-Mais ouais, elle a donné son avis… Qui est aussi constructif que quand moi je donne mon avis quoi : « Oh c’est trop cool ! », « Onh c’est nickel… » ou « ouais… mais ça par contre, c’est de la merde »…

Je haussai les épaules en riant.

-Jess quoi…

SydG, elle trouvait que l’adolescence, c’était pas un âge facile. Bah, je savais pas comment c’était pour une fille, mais en ce qui me concernait, une vie d’ado à faire de la musique, trainer avec mes potes et courir après les filles… Y a pire…

-Ah ouais, vous croyez ?... Oh elle a pas l’air de le vivre trop mal…

Elle aussi elle court après les petits mecs…

-Et heu… Ouais, elle a un foutu putain talent à la guitare ! Et ouais, ça lui déplairait pas de devenir musicienne… Quand elle veut pas devenir actrice ou mannequin quoi… Un jour sur trois, en gros.

Je rigolai et écartai les bras en signe de fatalité.

-Elle a que 15 ans en même temps.

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MessageSujet: Re: Yes, The Show Must Go On [PV Evan ''Sniper'' Kurtz]   Ven 16 Nov - 20:29



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J’ai comme cette petite voix dans ma tête qui chantonne que j’ai fait un bon choix le jour où je me suis dirigé vers la presse radiophonique et non pas la télévision. De quoi aurais-je l’air devant les caméras à me mordiller la lèvre de nervosité et à rougir chaque fois qu’Evan me regarde avec son petit air absolument trop craquant ?

J’ai besoin de toutes mes réserves de concentration pour reprendre l’interview après la trop courte pause musicale et de poser des questions dignes d’intérêt. Ça se voit et s’entend qu’Evan a plusieurs années dans le métier derrière la cravate par sa façon qu’il a de ne pas se formaliser à trouver la réponse parfaite, mais que la bonne, la sienne. Il dit les choses comme il les voit et c’est exactement ce qui fait de lui un être authentique et attachant. Il ne se calque pas sur une perfection qu’il ne possède pas de toute façon, ça ferait de lui un invité fort ennuyant à écouter, un Timmy Evans par année me suffit !

C’est quand je le questionne sur sa relation avec sa fille Jess qu’il touche encore plus ma sympathie et que mon cœur devient un peu plus comme une grosse guimauve rose.

- Quand elle sera à son tour une maman, elle se souviendra beaucoup plus de ces conversations nocturnes avec vous que n’importe quelle autre babiole à prix exorbitant. Le temps de s’achète pas.

Elle a bien de la chance la gamine de pouvoir avoir un père qui, a défaut de pouvoir se voir autant qu’ils le voudraient, a gardé un cœur jeune et sait ce que temps de qualité veut dire. Et puis la petite que nous entendons en tout début d’album a maintenant 15 ans. Dans quelques années, à peine plus qu’une poignée de sable dans le sablier du temps, elle sera majeur et vivre d’autres expériences.

- Comment ça se passe au quotidien quand on est Evan Kurtz ? Est-ce que les gens dans la rue vous arrêtent pour vous bombarder de questions ? Les plus chanceux d’entres eux qui auront eu par miracle un appareil photo en poche vous demande une photo ?

Los Angeles est une ville où il n’est pas rare de croiser son acteur favori au café du coin ou entrer dans son restaurant préféré.  Si les gens sont en général courtois et observent une certaine retenu, il dit y avoir de ces gens qui outrepassent les limites de la vie privée et ne se gêne pas pour entrer dans la bulle de l’artiste.

- Vous arrive t-il parfois de vivre des moments loufoques ou effrayant vis-à-vis certains admirateurs… ou devrais-je surtout dire admiratrices ?

Le genre de femmes prête à tout pour avoir son moment de gloire.

- La rançon de la gloire est une médaille à double tranchant. Vous vivez comment avec  le phénomène The Army qui vous collera à jamais à la peau ?

Je n’ai pas remarqué que ma main s’est posée sur la sienne. Je ne saurais même pas dire a quel moment exactement c’est arrivée et je suis là, à fixer nos mains un moment avant de lever les yeux vers lui et de retirer ma main tout en affichant un sourire timide.

- Je crois que… oui il est temps de faire une seconde pause musicale. C’est ‘’ Please Wake Me’’ qui nous attend après un court bloc publicitaire. Restez à l’antenne !

Je retire mes écouteurs puis bois une longue gorgée d’eau.

- Je… suis très… tactile, je crois, enfin, vous devez l’avoir remarqué…



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