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 Never Free, Never Me [LIBRE] [OSAKA][Terminé]

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Eddy Cort
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MessageSujet: Never Free, Never Me [LIBRE] [OSAKA][Terminé]   Never Free, Never Me [LIBRE] [OSAKA][Terminé] I_icon_minitimeVen 4 Jan - 16:48



Never Free, Never Me
Libre


J’avais attendu avec impatience ce concert, comme tous les autres membres de Roadtramp. Parce qu’il fallait que je fuie ce qui arrivait avec Carolyn et la grossesse qui risquait de me changer à jamais ? Ouais, un peu… Même si je ne voulais pas me l’avouer. Parce que ça me foutait vraiment les jetons.

Parce que c’était plus qu’un risque. Parce que si je perdais Carolyn, le bébé ou, dans le pire des cas, les deux, je savais que je ne serais plus jamais le même.

Il n’y avait qu’un miracle qui pourrait faire en sorte qu’au final, toute cette histoire ne soit qu’une petite déviation avant de reprendre le bon chemin.

Je me sentais sur la sellette… J’avais l’impression d’être en attente… De savoir si le couperet allait tomber ou non.

Physiquement, j’avais déjà changé… Légèrement… De look… laissant pousser ma barbe qui me donnait un air plus vieux et plus agressif…

Même Daniele avait l’air d’aller mieux que moi. Enfin, j’exagérais peut-être un peu, mais il avait l’air d’aller un peu mieux que pendant la tournée européenne… Ce qui était pas difficile. En tout cas, moi qui avais l’habitude de m’extasier pour un rien, je restais renfermé sur moi-même, constatant à peine les bizarreries pourtant plutôt fun que nous faisait découvrir le Japon…

Les autres, y compris Livia, essayaient, pourtant… Et je buvais encore plus… Mais rien n’y faisait… Je feintais de temps en temps un rire ou un sourire, plus pour les remercier d’essayer qu’autre chose. Puis ils étaient au courant de la situation alors ça évitait les tensions… Sauf Daniele, je crois…

Y avait qu’une chose que je me réjouissais de faire… Une seule…

Monter sur scène.

Alors quand ce fut l’heure et que je me retrouvai debout devant une salle comble, je me sentis comme un poids en moins… En plus, je savais que le concert serait rediffusé plusieurs fois sur MTV, au pays… Peut-être que Carolyn pourra nous regarder.

J’espérais.

Parce que ce concert était pour elle et pour le petit être qu’elle portait. Pour qu’ils s’accrochent tous les deux. Et je comptais bien le faire savoir. Le groupe le savait. Mais pas Daniele, pas le public. Alors, après avoir joué :

War Without End
The Bell
Adrenaline
Let It Be Written
Sanitarium
Mama
Never Cared
Wake Me!
Agony
Master

…Je pris le micro pour marcher de long en large sur la scène, tout en parlant sur un ton solennel au public… celui qui se tenait ici, à Osaka, ce soir, et celui qui nous regardait à la télé depuis les USA, en différé.

-On va essayer quelque chose de nouveau… Quelque chose d’un peu différent…

Je marquai une pause… Pris une gorgée de bière dans une des bouteilles qui trainaient un peu partout… Avant d’essuyer ma bouche avec mon avant-bras… Pendant que le public patientait en criant…

-Et on va avoir besoin de tout le monde…

Un roadie m’apporta une guitare acoustique que je passai par-dessus ma guitare électrique… avant de reprendre la parole…

-J’aimerais que tous… Pendant cette nouvelle chanson…

Là, ce fut le délire… annoncez une nouvelle chanson sans prévenir et les gens devenaient complètement dingues. Un long frisson me parcourut et ça eu ça de bon de me faire sourire. J’échangeai un regard avec Clepto et repris quand ce fut plus calme, notre bassiste faisant gentiment le signe au public de me laisser parler en riant…

-Pendant cette nouvelle chanson… je voudrais que toutes vos prières, quel que soit le Dieu auquel vous croyez, ou que votre énergie, si vous n’avez pas de Dieu ou les deux, si vous êtes généreux… Soient toute dirigées vers ceux qui ont besoin d’aide en ce monde… Que ce soit une seule personne que vous aimez de tout votre cœur ou, plus largement, aux enfants qui crèvent de faim ou bien d’autres encore… Soyez égoïste ou altruiste, une aide reste une aide… Même si elle est psychique…

Je marquai une pause, repris une gorgée de bière…

-Ma prière, elle, sera égoïste… Et mon énergie ira à une jeune femme et à un enfant encore à naître restés à Los Angeles… et qui s’accrochent, jour après jour, à l’existence…

Je reposai ma bouteille… Et me mis à jouer...


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Olivia Hughes
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MessageSujet: Re: Never Free, Never Me [LIBRE] [OSAKA][Terminé]   Never Free, Never Me [LIBRE] [OSAKA][Terminé] I_icon_minitimeDim 6 Jan - 4:55



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Osaka, nous y sommes !

Le vol m’a semblé durer une éternité… en fait, il a vraiment durée une éternité là est bien tout le drame. L’ambiance n’était pas la même, comme si tout le monde est déjà exténué avant même que ce soit commencé. J’essais de me dire qu’après ça, il n’en restera plus beaucoup pour pouvoir fermer ce chapitre de nos vies.

Trop de choses arrivent en tournées et pas forcément de bonnes choses, ce qui fait que je ne suis pas certaine que ce sera sous l’onglet ‘’ mes meilleurs souvenir’’. Mes parents se sont affichés pendant la tournée juste après que mon père ait joué avec mon cœur comme s’il jouait avec un vulgaire yoyo.  Il y a eu aussi cette conversation avec Daniele Ricci qui continue de faire son œuvre dans ma tête.  Je n’ai pas payé cash tout ce qu’il m’a dit n’en demeure pas moins que maintenant que Jack à Jesse et vraisemblablement Fireworks, même si ce n’est qu’un tout petit projet, il serait suffisamment bien occupé.

D’un autre côté, si je signe avec Ricci, j’ai peur d’être d’avantage en contact, même indirectement avec ceux qui m’ont mis au monde.  Je sais qu’ils n’auraient rien à voir là dedans mais Ricci est le meilleur ami de Reed. La première fois que je l’ai vu, il entrait à l’improviste dans son bureau.
Bref ! Je me donne le temps que nous serons hors de Los Angeles pour réfléchir à ce que je veux, vraiment.

En attendant, je suis encore dans le brouillard au sens littéraire comme au figuré puisqu’Osaka baigne dans un épais nuage de pollution atmosphérique. Nous sommes en plein cœur de l’après-midi quand nous y débarquons et on se croirait passé 21h tant il fait sombre. La température est horriblement humide, mes vêtements et mes cheveux me collent à la peau et que dire  du nombre de personnes au mètre carré ? La ville pullule de gens  au point où nous jouons du coude sans le vouloir.  Pour conserver une bulle personnel autour de soit, faut simplement rester à la maison !

Heureusement, l’hôtel est parfait ! L’ai ambiant y est frais et respirable et ma chambre, immense et luxueuse, brille de propreté. Tout ce que Julian a besoin pour être heureux !  Mon mari semble avoir développé plusieurs phobies envers les germes, les maladies et probablement un tas d’autres choses que je n’ai pas encore identifiés.

À un moment, dans la soirée, je lui ai demandé ce qu’il pensait de Daniele Ricci. C’est quand même un peu normal que je demande l’opinion de mon mari, non ? Même si je ne lui ai pas dit que je pensais signer avec lui…

N’empêche que j’accorde beaucoup d’importance à ce que pense Julian et que j’ai dormis ensuite sur ses paroles. Enfin, la tête sur son torse mais en me repassant ses mots en tête jusqu’à ce que je m’endorme.

Et j’ai très mal dormi.

J’ai rêvé que Jimmy Reed embobinait Jack et Julian aussi facilement qu’il ne l’a fait avec ma mère et que mon manager et mon mari se liguaient eux aussi contre moi et que lorsque j’allais trouver Ricci, il me disait simplement que c’était à Werchter que j’aurais dû lui donner ma réponse, maintenant il était trop tard.

Que dois-je comprendre de ce rêve ?

Il m’a troublé toute la journée.

J’ai eu de la difficulté à faire mes tests de sons et j’en suis ressortie frustrée et irritable.  Je me suis terrée dans ma loge jusqu’au moment de monter sur scène et là… j’ai chanté et dansé et donné le meilleur de moi-même pour un public plutôt réceptif. Je ne m’attendais pas à ce qu’ils connaissent déjà certaine de mes chansons mais il semble que ‘’ Don’t ignore me’’ ait trouvé son public, même ici.

Quand enfin je cède la place à Roadtramp, je vide une bouteille d’eau complète, puis une seconde en moins de temps qu’il faut pour le dire.

Roadtramp se prépare à chauffer le publique sauf que… Eddy…

J’aurais envie de courir vers lui, lui sauter dans les bras et lui dire que tout ira bien sauf que je ne peux pas jurer de rien, je ne suis pas médecin ni voyante, je ne suis qu’une adolescente un petit peu trop naïve qui a malheureusement tendance à croire que tout ira bien si on y croit.

Il n’a pas besoin d’entendre ça.

Le groupe enchaine ses succès, le public est sublime avec eux et malgré tout, Eddy parvient à établir un bon contact en discutant avec les gens. Enfin, en monologuant.

Et ce qu’il dit, après ’’Master’’ est magnifique et profondément triste. En tous les cas, moi, c’est comme ça que je le perçois.  J’espère que Carolyn aura su voir ça, puisque le concert est retransmis sur MTV, aussi fou que cela puisse paraître.

C’est qu’il m’a fait pleurer, avec sa demande ! Je ne peux m’empêcher de prier pour eux trois, pour que tout ce passe bien. Carolyn est une femme merveilleuse qui ne mérite pas l’épreuve qui s’abat sur elle et Eddy. Je n’ai pas eu tous les détails mais je sais que c’est assez grave pour qu’elle doive garder le lit et pour voir combien ça affect Eddy, je n’ai pas besoin de lire le dossier médical pour lui dédier mes prières.


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MessageSujet: Re: Never Free, Never Me [LIBRE] [OSAKA][Terminé]   Never Free, Never Me [LIBRE] [OSAKA][Terminé] I_icon_minitimeDim 6 Jan - 20:56



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Je voyais le bout du tunnel pour ce qui était de la cocaïne. J’avais trouvé un – parfait ! – équilibre en ne prenant plus qu’une dose le matin pour me booster. Une seule ! C’était une étape cruciale pour que je puisse survivre à cette cure et je l’avais dit à Jim. Je lui avais fait un exposé sur les méfaits d’un arrêt brutal pour qu’il avale que je devais – encore – avoir quelques doses pour éviter de mourir du manque.

Cette dose matinale me donnait un coup de fouet qui me permettait de tenir jusqu’au lendemain matin. Bientôt, je n’aurais même plus besoin de cette dose. Je n’ai pas besoin de vous dire que j’avais compensé par l’alcool – c’était logique. Seulement, personne ne voyait vraiment la différence entre ma consommation de whisky avant et maintenant. C’est très bien comme ça !

J’avais les idées claires et retrouvé un semblant de forme pour attaquer la tournée asiatique. Plus  ou moins claires – j’avais toujours Samantha en tête depuis que j’avais vu son nom apparaitre dans Guitar&Pen. Je n’avais pas eu le temps de tirer l’affaire au clair mais ça ne saurait tarder… Je devais savoir ce qu’elle faisait à Los Angeles et ce qui lui avait pris de signer chez MTI. Était-ce une façon de se venger à sa manière ? C’était possible – c’est de Samantha qu’on parlait.

Seulement, j’avais préféré m’occuper d’autres affaires avant d’ouvrir le chapitre Sammy – les autres affaires, c’était Snyder. J’avais appelé mon avocat et j’avais plusieurs idées pour faire payer le journaliste pour ce qu’il m’avait fait en Belgique. La première chose était de lui faire faire le trajet jusqu’ici – car, oui, ce n’allait pas être à Daniele Ricci de se déplacer – pour une entrevue avec moi et nos avocats respectifs. J’avais pris mon avocat préféré – et le plus cher ! -, celui que j’avais engagé dès mon arrivée à Los Angeles.

Pour prévenir Snyder, j’étais passé par sa radio à qui j’avais envoyé une lettre… Je leur avais demandé de m’envoyer Snyder et son avocat sur la tournée le lendemain du concert de Roadtramp à Osaka. Je ne leur avais pas ordonné de le faire – sauf si les menacer de ne plus jamais leur donner d’interviews du tout était considéré comme une menace, dans ce cas, je les avais bel et bien menacés. J’étais certain que L.A.Rocks préférait m’envoyer son journaliste plutôt que de risquer de ne plus jamais entendre Daniele Ricci sur ses ondes.

Ceci étant fait, j’étais parti en Asie. J’avais – ainsi – retrouvé Baby Cort… Baby Cort qui était devenu grand en l’espace de quelques jours. Il arborait désormais un barbe qui le vieillissait salement. En plus de ce changement de look, il avait sans cesse une mine sombre. Je ne savais pas ce qui le rendait aussi sombre – je n’avais pas demandé pour le peu que je l’avais croisé avant le concert. Ses amis seront sûrement d’un meilleur réconfort que moi quoi qu’il se passe.

Je ne suis que son manager…

Nous y étions – d’ailleurs – à ce concert. Le petit Cort était monté sur scène ainsi que le reste de Roadtramp. J’avais pris ma place habituelle en bord de scène. C’était une preuve de bonne santé de ma part – j’avais raté beaucoup de concert de Roadtramp pendant la tournée européenne.

Seulement, celui-ci, j’étais attentif. J’avais un grand sourire sur mon visage parce que le public japonais était très réceptif aux premières chansons envoyées par Roadtramp de la meilleure des manières. Je savourais ça – autant que je savourais la bouteille de whisky que j’avais en main.

Tout ça s’annonçait bien – ça sera un succès de plus pour Roadtramp et Daniele Ricci ! Seulement, après la chanson Master, Eddy avait dit au public qu’il voulait essayer quelque chose de nouveau. Aurait-il une nouveauté à nous faire découvrir ? Je m’en frottais – déjà – les mains et mon sourire n’en était que plus étincelant. J’aimais quand mes poulains me surprenaient ! Le public délirait à cette annonce – c’était un très beau spectacle !

Le petit Cort s’était lancé dans un discours qui amenait les gens à la prière. Il souhaitait que chacun envoi sa prière à la personne de son choix – quelques soit la raison. Il avait donné ses propres raisons au public. Il les envoyait – ses prières – à une femme et un enfant.

C’est ici que j’avais fait les liens. La petite amie de Cort – Carolyn Adam – n’était pas là. Était-ce elle à qui était destiné la prière ? Elle et son enfant ? Cort aurait-il mis Adam enceinte ? A moins qu’il ne s’agisse de tout autre chose. Il ne fallait pas spéculer…

Est-ce que ça m’intéressait ? Bien sûr – je n’étais pas insensible aux états d’âme de mes poulains. Je savais qu’un drame était bon pour la création mais je ne souhaitais jamais le malheur de personne. J’avais déjà donné pour ça…

Surtout que Cort – comme bien d’autres musiciens – avait cette capacité à mettre tellement d’émotions dans leur musique que ça me touchait. Je n’avais pas fait signer Roadtramp pour rien. C’est cette fibre sensible qu’ils avaient qui m’avait fait les faire signer.

Cort était entrain de me sortir un tube – qui allait être entendu aux Etats-Unis grâce à MTV ! Seulement, je ne pouvais pas m’empêcher d’être touché au point d’entendre les paroles et de les interpréter à ma manière. Mon regard – d’habitude braqué sur le public pour voir leurs réactions – était perdu dans le vide. Je me rendais compte que je n’avais aucune prière à offrir à personne – excepté à moi… J’avais toujours pensé que Jim – avec sa façon d’être – mourra seul. Quand je revoyais ma vie, j’avais l’inqualifiable peur de finir de la même façon.

Cette peur dura le temps de cette chanson – un moment suspendu jusqu’à la dernière note.

Après ça, il fallait que je me reprenne directement – que je ne pense qu’au fait que ça donnera un tube. Parce que j’étais Daniele Ricci et que la musique n’est que du business…

Je laissais les prières à Cort et à tous ses gens qui l’avait suivi.

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MessageSujet: Re: Never Free, Never Me [LIBRE] [OSAKA][Terminé]   Never Free, Never Me [LIBRE] [OSAKA][Terminé] I_icon_minitimeLun 7 Jan - 5:14



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Eddy est partit me laissant aux bons soins de ma meilleure amie. Nos derniers moments ensemble, je les aurais voulus portés par une toute autre ambiance mais ce ne fut pas facile de le laisser partir avec ce qui nous arrive.

Le pire là dedans, c’est que j’ai l’impression ferme qu’il m’en veut d’avoir décidé de poursuivre ma grossesse malgré les risques qui me pendent au dessus de la tête.  J’ai conscience de la gravité de la situation mais en mon âme et conscience, jamais je n’aurais pu mettre un terme à la vie de mon bébé après l’avoir sentit bougé en moi, après avoir entendu son cœur battre et d’abord et avant tout, en l’aimant déjà de tout mon cœur.

Ce bébé là, il n’était pas planifié.

J’ai eu la trouille de tout ce qu’il représentait en termes de changements, de responsabilités et d’obligations. Ce n’est pas rien ! Et puis j’ai eu doublement la trouille quand y’a fallu que j’aille annoncer à Eddy que notre étourderie d’un soir sur le toit d’une camionnette  venait de faire basculer notre destin et de nous lier l’un à l’autre, inévitablement.

À ce moment là, j’avais en tête de me faire avorter.

J’en étais qu’au tout début, mon corps n’avait pas encore véritablement changé, non plus que je n’avais eu de premier  ‘’contact’’ avec le bébé. Par contact, je parle des sensations étranges qui passent de temps en temps dans mon ventre. C’est comme le battement d’aile d’un papillon, subtiles et tout en douceurs.  Puis j’ai entendu son cœur battre et j’ai réalisé que je portais la vie.

La vie.

Et aujourd’hui cette vie que je porte danse dangereusement avec l’arrêt possible de la mienne.
Ça m’a fait l’effet de tout foutre en l’air ce que nous avions tranquillement bâtit  ces dernières semaines Eddy et moi. Il souffre et il a peur.

Mais je souffre aussi bordel ! Et j’ai peur, tellement peur !  Je ne veux pas mettre au monde un enfant que je ne verrai pas grandir. Je veux pouvoir le bercer, lui chanter des berceuses et embrasser son premier bobo.  Je veux chasser les monstres sous son lit et rigoler quand il fera des trucs idiots mais hautement adorables que font les gamins. Marcher sur un lego ? Ouais, ça serait un truc a expérimenter.

Et je veux faire tout ça avec Eddy.

C’est un peu grâce à lui si j’ai continué ma grossesse, au début. Il n’était pas en faveur de l’avortement puis il m’a demandé, tout simplement et avec la plus belle sincérité possible dans la voix, d’essayer question de voir où ça nous mènerait.

Voilà où ça nous mène.

Égoïstement, dans l’immédiat je lui en veux.  Parce qu’il est partit en me laissant avec l’image du mec qui souffre en silence par ma faute. Mais ce n’est pas MA faute ! C’est la vie, c’est ainsi ! Nous n’avons pas choisis de faire un bébé c’est arrivé par accident. Je n’ai pas choisis de mourir, j’ai choisis de vivre !

Je veux me battre, et gagner !

Bella… ma belle amie m’en veut elle aussi mais contrairement à moi qui n’a pas su exprimer mes craintes et mes angoisses à haute voix, elle n’a pas manqué de me faire savoir que mon choix était stupide.

‘’ Vous êtes jeunes, vous auriez pu vous en fabriquer un  plus tard, mais non toi, toi tu choisis de tout risquer pour un bébé que tu ne voulais même pas ! ’’ Ça fait quand même mal d’entendre ça sortir de sa bouche.

Je vais mieux choisir les confidences que je lui ferai, à l’avenir ! Pas certaine non plus qu’elle soit marraine ! On demandera à Olivia, pourquoi pas !

Depuis qu’Eddy est partit,  le temps a cessé de tourner. Y’a comme eu un arrêt sur image sur ma vie. Je suis  clouée au lit h22… je m’octrois un droit de deux heures par jours pour au moins aller prendre une douche et quelques allés-retours à la toilette. C’est pas trop demandé ?

Ce soir, le concert sera retransmit à la télévision sur MTV. Je l’ai appris en passant d’une chaîne à l’autre et j’ai compris qu’en partant, et en ne me redonnant plus de nouvelles, Eddy m’avait largué. Autrement, je sais pas il aurait trouvé un téléphone pour passer au moins un petit coup de fil, un truc pour me rassurer du genre :

‘’ Coucou chéri, nous sommes arrivés et, oh tu sais, le spectacle sera en live à la télé, rate pas ça ! Je t’aime ciao !’’

Mais non rien alors depuis ce matin, je pleure à chaude larmes dans ma chambre en me disant que c’est vraiment trop injuste que de me faire larguer juste avant de mourir ! Et Bella qui n’arrive pas à trouver les mots pour me consoler, empire la situation en me suggérant de voir le bon côté des choses, il aurait pu  me larguer en apprenant que j’étais enceinte.

- Heu ?! En quoi ça aurait été mieux ?

Mon amie fait de son mieux mais là, tout de suite, je lui fermerais bien le clapet à coup de pelle ronde mais… je n’ai pas de pelle sous la main… et je n’ai pas le droit aux efforts physiques. Elle s’en tire quand même bien mon amie !

Tout comme Roadtramp qui assure sur scène et rend le public d’Osaka complètement dingue d’eux ! Je le savais ! Perosnne ne saurais résister à Roadtramp ! Et… la moustache d’Eddy lui donne un air tellement trop craquant !

Je l’aime ! Je l’aime ! Je l’aime comme une dingue !

Et j’ai besoin de lui, tellement besoin de lui ! Je donnerais tout ce que j’ai pour qu’il me fasse signe, un tout petit signe comme un appel après le concert qui a eu lieu ou aura lieu… heu… il est quand en fait pour Eddy… me voilà qui calcul un décalage horaire de 17h !

Bon sang !

Eddy est dans mon futur de 17 longues heures !

La foule est en délire alors qu’Eddy leur tient la conversation. Je voudrais leur gueuler :

- Fermez vos gueules, on n’entend presque pas ce qu’il dit ! mais à quoi bon parce que personne ne va m’entendre, sauf Bella qui est assise sur une chaise à côté de mon lit et qui se lime les ongles en attendant désespérément la fin de son supplice.

Bella… n’est pas fan de Roadtramp. Elle adore Eddy, elle le trouve trop parfait et tout mais elle n’en pense pas autant de sa musique et comme j’ai réquisitionné le téléviseur pour le temps où je suis coincée au lit, elle n’a pas trop le choix !

Et le voilà, mon signe !

Un signe que je n’espérais plus et certainement pas de cette manière. Me voilà qui pleure de nouveau mais pas de tristesse, enfin, si quand même parce que c’est vraiment triste, mais aussi de bonheur parce que… j’étais dans l’erreur. Il ne m’a pas largué !

Et il m’aime encore !

- Oh ! Eddy ! Je t’aime tant, si tu savais !

Sa chanson, elle restera gravé à dans ma mémoire, comme ce moment d’ailleurs. À des milliers de kilomètres de moi, je le sens pourtant si près, comme s’il arrivait par derrière moi et me serrait tout contre lui.

Et dans mon ventre, le subtil battement d’ailes de papillon se faire ressentir.

- Tout ira bien, Bella ! Je n’ai plus aucun doute !




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MessageSujet: Re: Never Free, Never Me [LIBRE] [OSAKA][Terminé]   Never Free, Never Me [LIBRE] [OSAKA][Terminé] I_icon_minitimeMar 8 Jan - 11:44



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Le voyage jusqu’à Osaka fut terriblement long. Pourtant, j’étais heureux de pouvoir le faire avec Livia et de pouvoir l’accompagner sur toutes les dates à partir de maintenant. Je n’avais plus à aller à l’école et je n’avais plus de compte à rendre à personne.

Mais l’ambiance dans l’avion était spéciale. Eddy était sombre alors que, d’habitude, c’est le plus jovial d’entre nous. En fait, j’appris petit à petit qu’il y avait quelque chose qui n’allait pas avec sa petite-amie. Elle n’allait pas bien ou, en tout cas, c’est ce que j’en avais compris. Ce n’était pas vraiment mes affaires alors je n’avais pas vraiment posé de questions ni au chanteur, ni à Livia. Je ne pouvais que souhaiter que ça aille pour le mieux parce que ça semblait toucher profondément le musicien.

Quand on arriva à Osaka, on se prit en plein face la chaleur et l’humidité ambiante. Mais je crois que le pire pour moi c’était le nombre de personne au mètre carré. Il y en avait beaucoup trop… Je me sentais crispé dans cette ville sans compter que ce n’était pas facile de respirer tellement il y avait de pollution.

Heureusement qu’on arriva assez vite à l’hôtel qui lui était agréable. Il y faisait bon et c’était extrêmement propre. Je m’y sentais très bien et je le fis remarquer à Livia. Même si elle, elle semblait pensive… Je savais que beaucoup de choses la travaillais comme ses parents ou encore Ricci. Le manager l’avait approché sur la tournée européenne et je savais que, depuis, elle était dans le flou. Et quand elle me demanda ce que je pensais du manager Italien, le soir même de notre arrivée à Osaka, je n’ai pas hésité à lui dire ce que je pensais franchement. Soit que Ricci n’était pas le meilleur manager de Los Angeles pour rien. Qu’il avait prouvé, depuis toutes ces années, qu’il était doué pour gérer les carrières d’artistes. Il savait faire tenir les groupes sur la longue. Il avait même relancé la carrière des Planes pendant plusieurs années la décennie dernière. Je ne cachai pas qu’il avait quand même des défauts comme sa consommation d’alcool qui n’était un secret pour personne. Mais en tant que gestionnaire, Ricci est très bien et je savais qu’il pourrait faire du bon travail avec Livia.

Mais je lui dis aussi qu’elle devait voir si elle avait vraiment envie de se séparer de Jack en tant que manager. Et si oui, éventuellement voir toutes les offres des managers des deux tours. Elle pouvait très bien venir chez MTI, si ça l’arrangeait mieux. Elle savait qu’elle le pouvait.

Je ne savais pas si je l’avais beaucoup aidé… Mais je ne pouvais pas prendre une décision de cette ampleur à sa place. Je ne l’aurais pas aidé en faisant ça.

Le lendemain, c’était le jour de concert. J’avais été voir Livia faire ses tests de sons mais je voyais bien qu’elle était irrité par quelque chose. Je pense qu’elle a mal dormi… C’était peut-être une conséquence du jet-lag ou bien de toutes ses réflexions. Mais je la soutenais quand même du regard pendant toute la session.

Après ça, elle s’était enfermée dans sa loge. C’était son moment à elle toute seule que je ne voulais pas déranger. Elle avait besoin de se concentrer sur son concert. J’aurais fait pareil à sa place.

Je me promenai dans les coulisses m’arrêtant de temps en temps pour discuter jusqu’au concert de Livia. Pendant le concert de ma femme, je me plaçai au bord des coulisses pour pouvoir la regarder chanter. Elle était sublime et les japonais semblaient aimer ce qu’elle faisait. Partout où elle passait, elle avait du succès.

Après son concert, Livia laissa la place à Roadtramp. Je me tenais à côté d’elle alors qu’elle buvait à n’en plus finir à cause de la débauche d’énergie qu’elle venait de faire.

Roadtramp fait fureur quand il entre sur scène. Ils enchainent les titres alors que le public est totalement dedans. Ils chantent avec le groupe alors qu’Eddy lui… Semble vivre des émotions intenses jusqu’à ce qu’il s’arrête entre deux chansons pour un discours.

Je l’écoutai parler. Il semblait en avoir beaucoup sur le cœur. Ça s’entendait dans sa voix. Il venait d’annoncer une nouvelle chanson mais c’était surtout son discours qui était surprenant. Il parla d’une femme qui devait être Carolyn et d’un enfant. Je fis les liens sur ce que j’avais entendu depuis qu’on avait embarqué dans l’avion. Et ça me toucha.

Je fixai le chanteur en prenant la main de Livia. Ma prière alla à Carolyn avait qui j’avais discuté en Europe. C’était une fille sympathique qui méritait d’avoir une longue vie auprès de l’homme qu’elle aime. Eddy avait le droit au bonheur et je voulais que ma prière l’aide.

Et je me permis d’en faire deux… Une pour Carolyn et une pour mon propre couple. Pour qu’on vive heureux dans notre nouvelle vie.

Quand la chanson démarra, je fermai les yeux. Ce nouveau titre était beau. Je sentis que l’émotion envahissait tout le monde comme jamais je n’avais vu auparavant dans un concert.

Eddy Cort venait de me faire d’autant plus aimé la musique de Roadtramp rien qu’avec ce titre et la signification que ça avait pour lui.

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MessageSujet: Re: Never Free, Never Me [LIBRE] [OSAKA][Terminé]   Never Free, Never Me [LIBRE] [OSAKA][Terminé] I_icon_minitimeDim 13 Jan - 12:14



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Si Daniele aimait regarder les concerts depuis le bord de la scène, ma place de prédilection à moi était plutôt la régie. Placée en hauteur, face à la scène, j’étais séparé du reste du monde, le surplombant et pouvais profiter à la fois du spectacle et des aspects techniques. Pas que j’y comprenne réellement quelque chose, je n’étais pas ingénieur du son, mais c’était cette sensation de superviser la salle de contrôle de tout le concert qui était grisante pour moi.

A mes côtés se tenait Maritza, dont les roadies étaient désormais habitués à la présence. Certains avaient d’ailleurs participé à son déménagement à la villa Reed entre la tournée européenne et la tournée asiatique. Comme je l’avais imaginé, ma mère avait été surprise, le style yeux écarquillés et lèvre entrouvertes. Puis cette expression s’était targuée d’un sourire. L’accueil avait donc été aussi chaleureux que Rachel Reed pouvait l’être. Martiza avait été acceptée dans la maison, mais non sans que Rachel établisse ses règles et ses limites dans la maison. Dans le service de John, par exemple, Rachel aurait toujours la priorité sur Maritza.

Mais je sentais que ma mère allait devoir s’habituer également au fait que Maritza ne se ferait pas servir pour tout et qu’elle risquait de voir la jeune femme s’affairer à des tâches ingrates de son propre gré de temps en temps, comme la cuisine, que je savais que Ritza aimait faire… Ou encore, la voir se mettre à nettoyer par réflexe alors que nous avions une femme de ménage pour ça.

Bref, moi, les échanges entre les deux femmes me faisaient sourire. Parce qu’hormis cette différence de classe sociale qui faisait de Rachel une femme qui aimait se faire servir et Maritza qui aimait être active, il n’y avait pas de réelle tension entre elle. Et je comptais aussi un peu sur une forme d’amitié naissante entre elles pour que Maritza se sente moins seule les jours où il m’arriverait de redevenir plus froid.

Nous venions de voir Livia sur scène… Elle avait un talent énorme qui ne demandait qu’à être développé. Maritza avait appuyé sa tête sur mon épaule tout le long de son concert que j’avais regardé en croisant les bras. Always On My Mind me serrait toujours le cœur, mais je n’en laissais rien paraître.

Une main dans le bas du dos de Maritza, le concert de Roadtramp commença et je pus apercevoir Daniele à sa place habituelle, au bord de la scène. Suffisamment sur le côté pour ne pas être complètement sur la scène, mais pas assez que pour être totalement dans l’ombre. Le public lui-même pouvait le voir s’il était un rien attentif. C’était un signe de bonne santé pour mon ami, malgré la bouteille qu’il tenait à la main. Il semblait remonter la pente lentement, mais sûrement.

Je devais admettre que ce petit passage au 36ième dessous de la part de Daniele m’avait angoissé à ses heures les plus sombres. Mais maintenant, je me disais que cela avait valu le coup. Parce que dans ce malheur, Maria Watson avait été évincée de l’équation. Comme un virus finalement tué par une forte fièvre.

Roadtramp était un groupe qui vieillissait comme du bon vin avec des shows toujours plus complet, toujours plus dynamiques… et comme Eddy Cort le prouvait encore une fois, plein d’émotion. Le chanteur arriva à capter toute mon attention avec son appel à la prière et je serrai imperceptiblement Maritza un peu plus contre moi.

Si nous avions des prières à formuler, c’était le moment.

Et j’en avais quelques-unes que j’égrainai dans ma tête à mesure qu’une nouvelle chanson venait au monde sous les yeux d’un public emporté par la musique. Moi-même y compris. J’appuyai ma tête contre celle de Maritza.

Ma première prière alla aux Pequeñas Manos de l’Eastside, qui vivait dans l’ancien immeuble où Maritza et moi avions vécu nos premiers amours… Qu’ils aient des opportunités de faire plus que survivre et qu’ils aient l’intelligence de les saisir.

La deuxième alla à James Moriarty, l’enfant dont j’avais accepté d’être le parrain. Qu’il ait une belle et longue vie.

La troisième, mais non moins importante alla à Tony « Bastardo » Ricci… Promis à un avenir bien plus grand que ce que le monde ne le pensait.

A tous ces enfants, mes enfants, que j’avais choisi de protéger… Au détriment de mon propre sang.

@ Billy Lighter



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MessageSujet: Re: Never Free, Never Me [LIBRE] [OSAKA][Terminé]   Never Free, Never Me [LIBRE] [OSAKA][Terminé] I_icon_minitimeLun 14 Jan - 22:06



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Oh quelle était belle !

Oui, Livia était belle sur scène. Elle chantait trop bien et j’aimais beaucoup la regarder avec Jack et Brooke. C’était le millième concert que je voyais de Livia. Boh, non, j’exagère trop pas !

Mais… Mais après le concert de Livia, ben, j’avais envie de monter sur scène, moi aussi. Moi, j’étais une rockstar et les rockstars, ça allait sur scène. Et moi je suis monté qu’une seule p’tite fois sur scène et juste pour une chanson… Moi, je croyais que j’allais faire des concerts. Pourquoi je ne faisais pas des concerts et des cassettes ? Boh… Jack disait que c’était le tour de Roadtramp… Et il répéta ça à chaque fois que je lui demandais et je lui ai demandé cent fois avant que Roadtramp ne monte sur scène et qu’on se remette à notre place pour voir le concert des coulisses.

Boh, c’est toujours le tour de Roadtramp… Je fis une moue triste et je m’assis à terre un peu derrière Jack et Brooke, les bras croisé. Ma moue était boudeuse maintenant.

-Boh, moi je veux chanter…

Je marmonnais ça. Moi, je veux chanter ! Puis, je m’ennuie ! Puis, j’ai froid ! Oui, il fait froid ! Dehors, il faisait trop chaud et ici trop froid ! Puis, j’avais pas aimé l’avion, c’était trop long ! Puis, les heures elles passaient bizarres quand on voyageait et j’aimais pas ça ! Puis, je veux les billets qu’on m’a promis ! Puis, j’ai faim ! Puis, j’aime pas les hamburger d’ici ! Puis, je suis faaaaaaaaaaaatiguééééééééééééééééééééééééééééééééééééé ! Voilà !!!!!

Je boudais. Et Roadtramp commença son concert. Je tapais sur mes cuisses le rythme. J’aimais bien Roadtramp mais je les avais déjà vu et entendu un millions de milliard de fois.

Je fis la moue et levai les yeux vers Jack et Brooke. Ils regardaient le concert ensemble et ne me regardaient pas. Alors, je partis doucement. Oui, tout doucement sur la pointe des pieds. Ils m’avaient pas vu partir et quand je fus loin, je rigolais un peu.

-Oh, ils m’ont pas vu.

Et je me promenais un peu sur le rythme de Roadtramp jusqu’à ce que je repère la graaaande tour face au public. Oh ! Je veux aller là !

Je me faufilai jusque-là. Les Messieurs et Madames qui s’occupaient du concert étaient trop occupés pour me voir. Et je montai dans la tour. Il y avait un escalier en métal et je grimpai. Un roadie m’arrêta à chemin.

-Tu fais quoi, Jesse ?


Il me regarda bizarrement. Oh ! J’ai oublié le nom du Monsieur mais je l’ai déjà vu. Je fis un beau sourire.

-Jack m’a dit que je pouvais aller voir le concert de tout en haut. Je peux ? S’il vous plait…


Je fis mes p’tits yeux et il accepta en me disant de faire très attention à pas tomber. J’hochai la tête et j’achevai de grimpé. Mais quand je fus presque au bout de l’escalier, j’entendis Eddy parler. Oh… Je m’arrêtai et écoutai Eddy. Il semblait triste. Il parlait de prier pour qui on voulait. Moi, je sentais qu’Eddy était très triste. Je regardai vers la scène. Oh…

Je mis mes mains en prière et je fermai les yeux. Je parlais tout bas. Juste pour moi.

-Monsieur Dieu, moi je voudrais que tu dises « bonjour » à Maman pour moi. Oh et je voudrais aussi que tu donnes beaucoup de bonheur à mes amis. Tous… S’il vous plait, Monsieur Dieu…

Et après ma prière, Roadtramp fit la chanson. Et je l’écoutai jusqu’à la fin parce qu’elle était vraiment belle. Elle faisait battre mon cœur. C’était beau. Moi, j’aimais les belles chansons.

Après la chanson, je montai les deux trois dernières marches tout doucement. Oh Monsieur Jimmy !!!!!

Il était là Monsieur Jimmy ! Avec une Madame… Ils regardaient le concert ensemble. Je m’approchai tout doucement et ce que je vis en premier c’était que la poche arrière de Monsieur Jimmy était grosse.

Oh…

Portefeuille…

Oh oui, c’est la première chose que je vois. Il faut pas se moquer !

Oh c’est trop facile !

Je couru dans les jambes de Monsieur Jimmy et je vins l’enlacer.

-Oh !!!! Monsieur Jimmy !!!!


Je lui faisais un câlin avant de le lâcher mais en gardant mon bras autour du haut de son pantalon. Ma main près de sa poche à portefeuille.

-Oh, regardez comme Roadtramp est trop bien !!! On voit bien d’ici !!!


Je réussi à prendre le portefeuille en parlant et je retirai doucement ma main pour mettre mes deux mains derrière moi pendant que Monsieur Jimmy regardait ailleurs. Je mis, ensuite, le portefeuille vite vite dans mon slip.

Je relevai ma tête vers la Madame et reculai d’un pas et je lui offris un beau sourire.

-Oh vous êtes trop belle Madame.


Elle ressemblait un peu à Alejandra mais en plus vieille. Je leur fis un beau sourire. Il fallait que je parte avant que Monsieur Jimmy ne se rende compte de quelque chose.

-Au revoir Monsieur Jimmy et jolie Madame.

Et je tournai les talons pour m’en aller parce que j’avais rempli ma mission.

@ Billy Lighter


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Cash Izbel
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MessageSujet: Re: Never Free, Never Me [LIBRE] [OSAKA][Terminé]   Never Free, Never Me [LIBRE] [OSAKA][Terminé] I_icon_minitimeMer 16 Jan - 20:31



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Il y avait moi… il y avait Billy… il y avait Io, mon serpent, qui somnolait sur mon torse nu, profitant de ma chaleur… ensemble, nous profitions d’un vaste espace de velours bleu et doux… Une pause avant une nouvelle journée d’enregistrement le lendemain… Sa voix et mes rifs envahissant bandes magnétiques après bandes magnétiques… Petits rouleau bruns sur lesquels nous imprimions nos expériences trop lourdes pour notre jeune âge…

-Cash ?...

Princes à nouveau, après un long passage à vide, Billy trônait, majestueux, de son côté du divan et moi, son compagnon d’écailles aux pupilles fendues, était couché de tout mon long, ma tête appuyée sur sa cuisse.

-Cash !

Je levai les sourcils… La Gardienne des lieux requérait mon attention alors que la petite télévision du salon diffusait les pubs sur MTV…

-M’an ?

Ma mère me sourit…

-Tu veux un cookie, bébé ?

Je souris et tendis la main pour prendre un cookie dans le plat qu’elle tendait et qu’elle présenta ensuite à Billy… Je croquai dans le mien pour ressentir un million de sensations délicieuses…

-Trouvé ma nouvelle drogue…

Je croquai un nouveau morceau… Alors qu’une nouvelle pub passait à la télé… Billy et moi faisant la promotion d’un concours organisé par Guitar&Pen et dont le prix était des albums Be Mine ! à gagner.  

-C’est pas bientôt fini ces putains de pubs ?! Je veux voir Eddy Cort ! Virez ces deux branleurs de l’écran, que je vois mon ange blond !

Je tortillai mon cou pour souffler à la Doyenne en montrant mollement l’écran :

-Mais… Mamy… C’est nous…

Elle pencha la tête… Regarda l’écran… Et fit un long « ssssssssssss » qui me fit sourire en coin…

-Rien à foutre.

Je rigolai et haussai les épaule à l’attention de Billy, ma tête toujours sur sa cuisse, mes santiags croisés sur l’autre accoudoir… Mamy est la femme la plus douce et la plus gentille du monde… mais là, elle voulait voir Roadtramp… Enfin… Eddy Cort… Alors fallait pas l’emmerder.

Le concert commença et je regardai avidement tout ce que Roadtramp avait et ce à quoi j’aspirais… Outre le Désert, il n’y avait qu’un endroit où je me sentais à ma place : la scène. Je caressai Io d’une main, sifflant par moment en retour au serpent…

Roadtramp avait une musique bien différente de celle de The Lightening… Mais elle n’en était pas moins puissante… De la puissance brute, des paroles justes… Je les trouvais moins enragés que nous, mais aussi passionné… Moins tristes, mais aussi émotifs… Moins crus, mais aussi acerbes…

Et quand Cort s’arrêta de chanter pour parler presque aussi longtemps que pouvait le faire Billy, pour faire passer un message, mes muscles se raidirent tant je frissonnai… Et plus encore quand il chanta une chanson que j’écoutai religieusement, bouche ouverte, à travers mes cheveux… Io remonta embrasser mon cou, le chatouiller…

Pendant que je ressentais toute l’énergie invoquée par Roadtramp déferler sur le monde.  

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MessageSujet: Re: Never Free, Never Me [LIBRE] [OSAKA][Terminé]   Never Free, Never Me [LIBRE] [OSAKA][Terminé] I_icon_minitimeJeu 17 Jan - 21:18



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Un jour à la fois, je trouve tranquillement mes repères dans la Villa Reed qui est désormais mon nouveau chez moi. Sauf pour mes vêtements et mes produits personnels, je n’ai pas eu à déballer grand-chose mais ça m’a fait rire de prendre possession de l’immense salle de bain annexée à notre chambre et de voir Jimmy chercher son rasoir au travers de bouteilles et autres emballages roses.

Dès le lendemain, j’ai dû embrasser ma nouvelle vie de châtelaine  en donnant le menue des repas de la semaine que je désirais.  J’ai l’habitude de faire moi-même les courses et de me laisser inspirer selon ce que je vois sur les rayons, les produits de saisons, ou tout simplement l’envie de faire différent, essayer de nouvelles combinaisons de saveurs.

J’ai demandé qu’on me laisse en charge de la cuisine et du ménage de la chambre des maîtres incluant la lessive.  Je ne saurais pas rester à me prélasser sur un transat en savourant un cocktail, je ne le faisais même pas en vacances, quand nous partions, Enrique, les enfants et moi.

Il m’a semblé que cette demande que je croyais toute simple et légitime ait pu irriter Rachel Reed parce qu’elle contrevenait aux habitudes de la maison. Je ne veux rien retirer à personne, simplement qu’on me laisse un peu de temps et que je puisse conserver certaines choses que j’adire faire, comme la cuisine.  

C’est donc derrière les fourneaux que j’ai doucement apprivoisé ma nouvelle vie.

Pas assez longtemps cependant parce que la pause sur la tournée n’a pas non plus durée des mois. C’est dommage, juste au moment où je commençais à me sentir plus à l’aise et que Rachel et moi échangions de plus en plus souvent, de plus en plus longtemps.  Nos conversations étant passées du stade de polies et courtoises à intéressantes et spontanées.

Du haut de la tour de régie, là où nous regardons pratiquement tous les concerts, je me tiens sur le bord et je regarde Livia terminé avec brio sa première partie. Il me semble qu’elle a vieilli depuis le tout premier soir dans la Death Valley.  Je voyais encore mon aînée avec les yeux d’une mère, elle aurait beau avoir n’importe quel âge, elle demeurerait mon bébé. Mais ce soir, je la vois autrement.

J’accepte lentement l’idée que ma fille ne l’est plus. Elle a choisit sa propre voix, nous excluant son père et moi, préférant garder Enrique avec qui elle a manigancé pour se marier secrètement au jeune Hughes.

Bien sûr que je lui en veux !

Évidemment que je cherche une faille qui pourrait faire éclater se mariage et la voir revenir, repentante, vers moi.  Je ne perds pas espoir de voir se jour arriver, comme je caresse toujours le rêve de voir Jimmy l’accueillir à bras ouvert.

Quand Roadtramp investit la scène, je me recule pour m’appuyer contre Jimmy.  Le décalage horaire, la fatigue des derniers jours commence à se faire ressentir. Je n’ai plus la fougue de mes jeunes et folles années !

- Je connais les chansons par cœur, à force !

Cette constatation me fait rire alors que je cache mon visage contre le torse de Jimmy.  Ce doit être drôle quand même de me regarder danser, autant qu’on peu le faire, sur Master tout en chantant.

Il sembla y avoir une légère interruption, alors que je pensais qu’Eddy enchaînerait avec la même chanson que d’habitude, le set list n’ayant pas beaucoup changé.  En fait, le chanteur à la longue tignasse interpelle le public d’un discours qui a de quoi surprendre.  Je peux ressentir la sincérité qu’il injecte dans chacune de ses paroles. J’eu l’impression que Jimmy avait resserré son étreinte alors que moi-même, je me pressais un peu plus à lui.

Le discours de Cort me va droit au cœur.  J’ai blessé mes enfants en quittant le foyer familiale, j’ai déçu mon père, et je n’ose imaginer ce qu’à ressentit Enrique en traversant tout ça malgré lui.  Immanquablement, je ne peux m’empêcher de prier pour eux.

Puis pour Olivia, pour qu’elle revienne à la raison et revienne vers nous, son père et moi sa mère.  Mes yeux se remplissent d’eau, il me faut une grande inspiration pour ravaler mes larmes et garder la tête haute.

C’est à ce moment que le petit Jesse Stark nous bouscula légèrement, alors qu’il se prenait aux jambes de Jimmy tout en le saluant.  Je fronçais légèrement des sourcils, c’est quand même pas très prudent de le laisser se balader partout aussi librement ! Et le petit, charmeur comme pas possible me complimenta avant de nous saluer et de repartir comme il était venu, nous laissant, Jimmy et moi nous replonger dans le concert… et dans nos pensées respectives.


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MessageSujet: Re: Never Free, Never Me [LIBRE] [OSAKA][Terminé]   Never Free, Never Me [LIBRE] [OSAKA][Terminé] I_icon_minitimeVen 18 Jan - 14:48



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L’ambiance du salon de la maison de la mère de Cash était apaisante. J’avais le regard fixé sur la petite télévision qui diffusait des publicités. On attendait patiemment le concert de Roadtramp. Je n’avais pas encore entendu leur album. Mais ce soir, j’allais entendre, pour la première fois, les nouvelles créations du groupe d’Eddy Cort.

La tête de Cash était posée sur ma cuisse. L’avoir aussi près de moi rendait les choses encore plus apaisantes. Les angoisses des derniers mois s’étaient envolées avec la nouvelle musique qu’on composait. Avec cette symbiose retrouvée.

J’entendis la voix de la mère de Cash. Elle avait une voix douce. Je levai les yeux sur elle alors que Cash mis un temps à répondre. Mon regard tomba sur le plateau de cookies. La mère de Cash était une merveilleuse cuisinière. Elle était la représentation de la mère parfaite à mes yeux. Personne ne l’égalait dans cette fonction. Cash prit un cookie et j’offris un sourire angélique à sa mère quand elle me tendit le plateau. Je pris le cookie avant de mordre dedans. Cash avait trouvé sa nouvelle drogue… Et j’enchainai de ma voix grave et profonde.

-Moi aussi…


Mon regard retomba sur la télévision alors que je mâchai doucement le cookie en n’en appréciant chacun des saveurs. C’est là que Cash et moi, on apparut sur le petit écran de télé. Je ne quittai pas des yeux l’écran souriant devant cette pub que j’appréciais.

Mais la grand-mère de Cash s’empressa de montrer son impatience en disant de « virez ses deux branleurs » en parlant de nous. Je regardai la veille femme en fronçant les sourcils et en faisant la moue. Mais sans répliquer… Je ne voulais pas me faire mettre dehors comme la fois où je dormais dans SON fauteuil et qu’elle a voulu que j’en parte. J’ai voulu l’envoyer paitre mais c’est elle qui m’a envoyé paitre. Après ça, je n’ai plus osé venir chez Cash pendant plusieurs jours même si c’est là que je logeais.

Alors je ne répliquai pas. Cash le fit lui faisant constater que c’était nous à la télévision mais elle n’en avait rien n’à faire. Je fronçai un peu plus les sourcils mais quand elle regarda vers moi, je détournai vite le regard vers la télé.

Je jetai, ensuite, un regard vers Cash qui haussa la épaules ramenant un petit sourire sur mon visage.

Enfin, le concert commença et mon regard ne lâcha plus l’écran. La musique empli le salon me faisant frissonner. J’avais déjà vu Roadtramp en concert pendant notre tournée commune. Mais là… Là, c’était différent. Plus mature… Plus beau… Il y avait des émotions plus fortes que lors de leurs premiers concerts et que dans leurs premières chansons.

Roadtramp me plaisait comme ça. Roadtramp était meilleur comme ça. Mais ce fut encore mieux quand Eddy Cort s’arrêta pour parler. Je ressentais ses paroles au plus profond de mon être. Un appel à la prière. Et j’imaginais un millier de petites prières partirent aux quatre coins du monde. Mon regard brillait de tant d’émotions parce que j’arrivais, jusqu’ici, à ressentir les mêmes choses que Cort. Comme si j’absorbais sa tristesse à travers l’écran.

Puis, la musique commença…

Une chanson tellement magnifique que mon expression fut similaire à celle de Cash sans que je m’en rende vraiment compte. Il y avait temps d’énergie que je me sentais comme envahi par celle-ci. Une énergie que je gardais dans mon corps pour pouvoir la ressortir plus tard pour créer quelque chose de beau.

En attendant, la musique continuait scotchant sur place The Lightening.

Scotchant sur place le monde entier.

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Spoiler:
 


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MessageSujet: Re: Never Free, Never Me [LIBRE] [OSAKA][Terminé]   Never Free, Never Me [LIBRE] [OSAKA][Terminé] I_icon_minitimeLun 21 Jan - 20:06



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Comment faire comprendre à un petit chanteur de 7 ans, catapulté dans le monde du business de la musique par un type lui ayant fait des promesses qu’il n’aura même pas à tenir lui-même, qui voit plusieurs fois par semaines les plus grands groupes se produire sur scène, et, qui plus est, en proie à un jet-lag monumental, qu’il ne peut pas monter sur scène pour chanter à chaque concert ? Hein ? Comment ? Jimmy Reed peut m’expliquer ça ?

Non. Parce que Monsieur Jimmy est occupé à parader à longueur de journée au bras d’une créature magnifique qui n’est autre que la mère de ma protégée que tous deux ont royalement reniée !

Oui… effectivement, je pensais bien que moi aussi, je commençais à souffrir du jet-lag…

Et Jesse qui râlait… Ce que je pouvais comprendre, on s’entend… Mais je ne voyais pas comment lui expliquer les choses autrement que de la façon dont je le lui avais déjà expliqué un million de fois : après la tournée de Roadtramp et Livia, ce serait à son tour de chanter. D’abord en studio, probablement, puis ensuite sur scène…

J’adorais entendre Jesse chanter, en plus… Mais le pire, c’était que nous n’avions pas pur prendre avec nous sa batterie… Heureusement, pendant la journée et pendant que les roadies s’affairaient, Clepto laissait volontiers sa batterie à Jesse et lui donnait même des cours.

Heureusement qu’il y avait Clepto…

Non… Heureusement qu’il y avait Brooke, je veux dire !... Sans elle à mes côtés pour m’épauler, je ne savais pas comment je ferais… Seulement, Ricci avait en plus réquisitionné ma petite-amie ! Nom de Dieu ! Si je n’avais pas vu sur le visage de Brooke que tenter l’expérience lui tenait énormément à cœur, j’aurais dit « non »… Enfin, je ne l’aurais pas dit comme ça, mais j’aurais expliqué qu’avec Jesse, sur une tournée mondiale, c’était déjà bien assez de boulot que pour en plus materner Daniele Ricci…

N’empêche que j’espérais que tout aille bien pour Mademoiselle Ferguson, dans cette histoire, cela ne lui ressemblait pas de vouloir rester à Los Angeles alors ce que devait avoir son fils ne devait pas être juste un rhume.

Enfin soit… on se démerdait comme on pouvait, à nous deux… je croisais juste les doigts pour que cette petite aventure en tant que secrétaire ne donne pas l’idée à Brooke de se lancer là-dedans pour de bon… Pas dans le monde de la musique, en tout cas, sinon, on n’était pas près de se poser…

Jesse, donc, alors que le concert de Roadtramp commençait (et après que Livia ait donné une nouvelle excellente prestation), râla, assis à terre, les bras croisés… Bon ben… Il ne dérangeait personne là… Alors je profitai sur concert de Roadtramp, toujours aussi prenant même après la cinquantième fois, ma bouche embrassant la tête de Brooke que j’enlaçais tendrement dans l’ombre des coulisses…

Je levai les sourcils quand Cort commença à annoncer quelque chose… Et je voulus interpeller Jesse pour qu’il vienne voir et lui changer les idées. S’il y en avait bien un qu’une nouvelle chanson devrait réjouir, c’était lui… Sauf que quand je me retournai, l’enfant n’était plus là.

-Merde ! Jesse !

Je lâchai Brooke et portai les deux mais à mon front, oubliant complètement Roadtramp, Livia, Jimmy Reed, et même le fait que j’avais une mère…

-Mais où est-ce qu’il est ?!

Panique à bord…

On était à l’autre bout du monde, dans une salle bondée et je n’avais aucune envie de retrouver Jesse en sushi.

-Nom de Dieu !

Justement, Eddy Cort appelait à la prière.

-Faites que je le retrouve ! Faites que je le retrouve ! JESSE !

Je m’éloignai de Brooke en regardant partout puis interpelai tous les roadies que je trouvais sur mon chemin en les secouant presque et en leur demandant s’ils n’avaient pas vu Jesse… Jusqu’à secouer le bon roadie qui me dit de me calmer, que le petit était juste monté dans la régie… Je courus vers la tour en question et tombai pratiquement à genoux devant Jesse qui en redescendait.

-Mais qu’est-ce que tu fais ?! Tu ne peux pas partir comme ça, Jesse ! Tu m’entends, ne refais jamais ça !

Puis, baissant d’un ton, passant mes mains dans ses cheveux le faisant presque tourner sur lui-même…

-Ça va ? Tu n’as rien ? Bon Dieu, tu m’as foutu une de ces trouilles.

Je pris l’enfant dans mes bras, le serrant contre moi… Jusqu’à sentir… qu’il tenait quelque chose dans ses mains derrière son dos.

-C’est quoi ça ?

Je ramenai ses mains par devant lui pour voir un portefeuille que je ne connaissais pas…

-Où est-ce que tu as trouvé ça ?

Je pris le portefeuille et l’ouvris pour voir la carte d’identité de Jimmy Reed… je soupirai, une main sur mon visage.

-Oh c’est pas vrai…

Spoiler:
 

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Brooke A. Watson
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MessageSujet: Re: Never Free, Never Me [LIBRE] [OSAKA][Terminé]   Never Free, Never Me [LIBRE] [OSAKA][Terminé] I_icon_minitimeLun 21 Jan - 21:18



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Ça y’est !

J’ai les deux pieds dedans mes nouvelles fonctions et pour le moment, Daniele avait bien raison en disant que ça ne serait pas trop prenant. Il faut dire aussi que j’ai eu une longue rencontre avec Sonne Moriarty et qu’elle m’a donné un agenda difficilement plus ordonné dans lequel tout avait été épuré pour me faciliter la tâche. Je devais essentiellement m’assurer que Daniele se rende aux différents rendez-vous notés et d’en ajouter au besoin mais qu’en tout temps, je pouvais l’appeler peu importe l’heure.

C’est rassurant et, bien entendu, temporaire comme job alors je ne me suis pas mise un stress inutile. J’ai bien fait comprendre que mon couple et Jesse étaient mes priorités. C’est un service que je rends et non pas un contrat de mariage.

Jusqu’ici, tout ce passe plutôt bien. Je n’ai pas encore eu à ‘’gérer ‘’ l’ex petit-ami de ma cousine et j’ai suffisamment de temps pour veiller sur Jesse.  Je l’ai amené avec moi le temps que Jack discute avec Livia  de trucs techniques pour ce soir et que je devais rappeler retourner un appel de la presse local pour prévoir une interview avec  mon nouveau et très temporaire patron.

Jesse se marrait de me voir faire toutes les mimiques possibles alors que mon cerveau déployait des efforts de concentration pour bien comprendre l’homme avec qui je m’entretenais et qui avait un accent si imposant que j’ai dû lui faire répéter une bonne demi douzaine de fois mais nous sommes parvenu à nous comprendre c’est pas mal !

Après le concert, j’irai trouver Daniele pour l’informer, rien d’urgent quoi !

Je peux donc profiter du concert de Livia en compagnie de mon amoureux et de Jesse le grognon ! Pauvre petit bonhomme qui s’attendait à avoir son propre  moment de gloire mais qui doit, soir après soir, se faire explique que ce n’est pas pour tout de suite parce que ci, parce que ça.  La notion du temps n’est clairement pas bien défini dans sa tête ce qui complique beaucoup de chose, même au quotidien, à la maison.

Jack et moi, cependant, ne baissons pas les bras. Jack est un papa de substitution formidable… je ne lui en ai pas encore parlé mais, vivement que cette tournée se termine pour que nous retrouvions un rythme de vie ‘’normal’’ et que nous commencions à penser à agrandir notre petite famille avec un ajout qu’on aura fait ensemble.

Je me sens prête à vivre cette aventure avec lui.

Et ce soir, quand Eddy Cort se lance dans un appel à la prière, et que forcément, je devine qu’il pense à Carolyn, avec qui j’ai noué des liens pendant la tournée, je m’accorde le droit d’être égoïste et de souhaiter dans ma prière, que la prochaine étape de notre vie soit consacrer à notre couple et à de beaux projets que nous pourrions bâtir ensemble.

Jack est l’homme de ma vie, je le sais.

Jack vers qui je tourne la tête pour constater… qu’il n’est plus là !

J’ai eu une absence ?

- Il est où Jack ?

Le roadie que j’interpelle me dit que mon petit ami est partie à la recherche de Jesse, ce qui me fait sursauter en constatant que le petit aussi, n’est plus là ! Et moi qui rêvais de fonder une famille ! Je vais devoir aiguiser mes réflexes parce que je viens, en même pas 2 minutes, perdre les deux hommes de ma vie !

Je pars en coulisse, à la recherche de l’un comme l’autre espérant qu’en en trouvant un, je trouve le second aussi.  J’ai beau regarder partout, mais c’est une vraie fourmilière derrière. Impossible  de savoir en quelle direction ils sont partis, jusqu’à ce qu’on me pointe la régie.

- Merci  Steeve !

Enfin, je crois que c’était son prénom.

Peu importe, je fais marche arrière et me dirige droit vers la régie. C’est à mi chemin dans l’escalier que je trouve Jack accroupie devant Jesse lui demandant où ‘’ il a trouvé ça ?’’

- Ça quoi ? Oh ! … Non !

Je serre les dents en découvrant en même temps que Jack le propriétaire du butin de Jesse.
Rapidement, j’aurais envie de le rapporter moi-même et de dire que je l’ai trouvé en coulisse, mais est-ce que ce serait vraiment aider Jesse à apprendre à se responsabiliser ? Je n’ai pas envie non plus de le jeter au loup en lui ordonnant d’aller lui-même rapporter son ‘’emprunt’’.

- Bon, on gère comment cette grenade dégoupillée maintenant ?

On la lance et on se sauve !


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MessageSujet: Re: Never Free, Never Me [LIBRE] [OSAKA][Terminé]   Never Free, Never Me [LIBRE] [OSAKA][Terminé] I_icon_minitimeJeu 24 Jan - 13:39



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Oh j’ai un beau portefeuille, maintenant. Il y a sûrement de l’argent dedans parce que Monsieur Jimmy à beaaaaaucoup d’argent. Et moi, je méritais de l’argent. Bah oui, Monsieur Jimmy m’avait promis que j’aurais beaucoup d’argent après chaque chanson que je chantais… Mais moi, j’attendais toujours l’argent du moment où j’ai chanté sur scène avec The Burning Fire. Moi, j’avais plus vu d’argent depuis loooooooongtemps.

Je descendis les escaliers de la tour. Je devais vite partir avant que Monsieur Jimmy ne se rende compte que j’avais volé son portefeuille. Je me dépêchai de descendre mais j’étais curieux, moi, de savoir combien y’avait dedans. Je le repris parce que j’étais trop curieux mais c’est là que je vis Jack.

Je sursautai en le voyant. Oh oh… Je gardais mes mains avec le portefeuille derrière mon dos. Oh ben il faisait une drôle de tête, Jack. Oh ben, où est Brooke ?

Il demandait ce que je faisais. Oh ben, je pouvais pas lui dire que je volais le portefeuille de Monsieur Jimmy. Jack et Brooke m’avait dit que voler c’était pas bien du tout.

Jack était un peu fâché… Je pris un air triste.

-Oh mais je voulais juste voir le concert de tout là-haut. Je m’ennuyais, moi !


Je fis une moue contrarié maintenant. Moi, je comprenais pas pourquoi Jack était fâché. J’ai rien fait de mal, moi. Je m’ennuyais, c’est tout et je voulais me promener. Moi, je n’aimais pas tout le temps rester à regarder Roadtramp. Moi, j’avais déjà vu Roadtramp beaucoup !

Il passa sa main dans mes cheveux et je le regardais bizarrement parce que je ne comprenais pas pourquoi Jack était inquiet comme ça.

-Bah non, j’ai rien moi…


Il me prit dans ses bras et je me laissai faire. Mais je tenais toujours le portefeuille dans mon dos alors je pouvais pas m’accrocher à Jack. Oh… Il va le voir… Oh mince…

Et il le vit. Il me fit ramener mes mains en avant ce que je fis. Je pris un air triste et innocent. Jack allait encore être fâché… Oh il fallait que je trouve quelque chose. Vite, vite un mensonge !

-Par terre… Il était par terre et je l’ai pris…

Si je le trouvais par terre, c’était à moi, non ?

Jack pris le portefeuille et ma moue devint vraiment très triste. Moi, je voulais l’argent que Monsieur Jimmy m’avait promis… Il ouvrit le portefeuille et il y avait la tête de Monsieur Jimmy sur une carte. Oh oh… Je fis la moue encore… Oh ben mince…

Et Brooke arriva aussi. Elle fit une drôle de tête aussi et demanda comment on allait faire pour gérer la grenade. Oh une grenade ? Je sursautai et regardai vite vite autour de moi.

-Oh une grenade ? Où ça ?!

J’avais peur moi ! Mais il y avait pas de grenade… C’était le portefeuille que Brooke regardait alors j'avais plus peur du tout. Je regardais Brooke avec un air innocent.

-Oh je l’ai trouvé par terre. Je peux le garder ? Moi, je sais pas à qui c’est… Il est tout seul et perdu, le pauvre portefeuille. Je peux l’avoir ?

Je regardais Jack et Brooke avec un air innocent et gentil. Oh, j’espère qu’il allait me croire et dire qu’on pouvait le garder. Il y avait des billets qui dépassaient un peu de portefeuille.

-Oh billets… Ils sont beaux !

Mes yeux brillaient quand je vis les billets. Oh, moi, je les voulais.

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MessageSujet: Re: Never Free, Never Me [LIBRE] [OSAKA][Terminé]   Never Free, Never Me [LIBRE] [OSAKA][Terminé] I_icon_minitimeSam 26 Jan - 12:17



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Je venais de retrouver Jesse qui venait de me foutre une frousse de tous les diables ! Du coup, mon ton était monté sans que je puisse le contrôler. De toute façon, il méritait des remontrances. Même s’il justifia sa brusque disparition en disant qu’il voulait juste voir le concert depuis la tour de régie.

-La prochaine fois, tu dois nous prévenir ! Tu ne peux pas partir tout seul, Jesse ! Nous sommes bien loin de L.A. et je n’ai pas envie de te perdre à l’autre bout du monde !

Et ça n’avait rien à voir avec la mission que nous avait confiée Jimmy Reed. Non… Je ne pensais d’ailleurs plus à Jesse comme à un travail depuis… depuis plus ou moins une heure après avoir rencontré l’enfant. Je crois que j’étais définitivement déjà trop vieux pour changer. Je m’occupais de Livia comme s’il s’agissait de ma fille, j’allais probablement faire de même avec Jesse. Rectification, je le faisais déjà sans même m’en rendre compte…

Mais bon… Je m’inquiéterai quand je commencerai à jouer les papas gâteau avec Fireworks. Là, je me ferai soigner.

Jesse n’avait rien, il était toujours en un seul morceau et si je l’avais limite engueulé parce que j’avais eu peur, je finis par le prendre dans mes bras… Et trouver un portefeuille qui ne lui appartenait pas et qu’il dissimulait dans son dos.

L’enfant affirma qu’il avait trouvé ledit portefeuille par terre et j’étais partagé entre lui laisser le bénéfice du doute et me baser sur ce que je savais déjà de Jesse. Il ne venait pas d’un milieu facile, loin de là. Je me demandais même s’il venait vraiment d’un orphelinat parce que Livia m’avait glissé des choses assez effrayantes. Et je m’étais d’ailleurs promis d’investiguer un peu à ce propos dès notre retour à L.A. avant notre départ pour l’Australie.

Je regardai Jesse dans les yeux avec une moue…

-Jesse…

D’autant plus que ce n’était pas n’importe quel portefeuille qu’il avait là. C’était celui de mon patron en personne. Nom de Dieu… Au même moment, Brooke était arrivée et était probablement aussi blême que moi, demandant ce qu’on allait faire avec une grenade pareille.

Jesse, lui, s’il ne savait pas ce qu’était un neurone, savait ce qu’était une grenade…

-On va faire ce qu’il faut.

Jesse s’exclama avant de demander s’il pouvait garder le portefeuille, insistant qu’il l’avait trouvé par terre. Je ne l’avais pas vu le voler, et je ne voulais pas qu’il pense que je le prenais automatiquement pour un voleur. Et dès qu’il vit les billets qui en dépassaient, il s’exclama encore, les yeux brillants de convoitise. Limite, ça ferait peur. Et en même temps, je devais me retenir de sourire tellement Jesse était marrant avec ses réflexions… Et dangereusement attendrissant aussi.

Je refermai le portefeuille, dissimulant les billets à la vue de Jesse et regardai l’enfant dans les yeux, lui tendant le portefeuille tout en lui expliquant.

-Non, tu ne peux pas garder ce portefeuille, Jesse, pour la simple et bonne raison qu’il n’est pas à toi.

Je rouvris le portefeuille pour lui montrer la carte d’identité de Reed. Ce n’était pas facile de faire une leçon d’éducation avec Roadtramp à fond, je devais crier pour me faire entendre du petit.

-Regarde. On sait à qui c’est. Tu le connais, lui. La bonne chose à faire, Jesse, c’est d’aller le lui rendre. Il sera content et reconnaissant que tu le lui ramènes, tu ne crois pas ?

Je souris à Jesse, me redressant et lui tendis la main.

-On va venir avec toi. D’accord ?

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MessageSujet: Re: Never Free, Never Me [LIBRE] [OSAKA][Terminé]   Never Free, Never Me [LIBRE] [OSAKA][Terminé] I_icon_minitimeSam 26 Jan - 21:45



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Évaluons la situation.

J’ai retrouvé Jack au milieu de l’escalier montant à la régie en compagnie de Jesse et il est question de porte feuille, celui de Jimmy Reed qui plus est et voilà que le petit baragouine qu’il l’a trouvé.

La légère tendance à la cleptomanie de Jesse me fait douter de la véracité de ses paroles mais d’un autre côté, rien ne nous prouve qu’il ne nous a pas dit la vérité. Après tout, ni moi ni Jack l’avons vu le prendre des poches du grand patron sauf que… c’est un peu difficile à avaler qu’il ait pu l’échapper tout bonnement au moment ou Jesse s’y rendait.

C’est ce que je voulais dire, par grenade dégoupillée.

Je doute que Reed réagisse en rigolant, remerciant le petit de l’avoir récupéré pour lui. C’est quand même lui qui est allé le chercher alors, il le connaît probablement plus que simplement comme ça.

- Tu ne peux pas le garder, Jesse, il ne t’appartient pas et en plus, nous savons qui en est le propriétaire puisque ses cartes d’identifications sont à l’intérieur.

Cela dit, et parce que ça reste entre moi et ma conscience, vu la quantité de billets qu’il contient, j’avoue qu’il est tentant de garder l’argent et de le balancer, subtilement. Ben quoi? Moi aussi parfois j’ai droit d’avoir de mauvaises idées… pas dit que je la mettrai à exécution pour autant !

Jack explique calmement à Jesse le comment et le pourquoi et ce qu’il faut faire.

C’est une leçon de vie que mon amoureux inculte à Jesse. Une leçon très importante et à la base des relations entre personne.

L’honnêteté.

Je souris à Jesse, compatissante et lui prends da petite main dans la mienne pour lui donner un peu de courage. Puis, en gravissant le reste de l’escalier, je vole un baiser à Jack et lui glisse à l’oreille ‘’ beau travail, papa !’’. J’avoue qu’à première vu, j’aurais paniqué avant de relativiser. C’est surtout que moins je me frotte à Reed, mieux je me porte !

En régie, Reed est là, avec la maman d’Olivia, un spectacle que je trouve légèrement douteux, maintenant que j’en sais d’avantage sur cette étrange toile d’araignée ficelé autour d’eux trois. Le couple Cortez-Reed aurait, selon moi, eux aussi besoin de leçon d’honnêteté et pas que !

J’ai l’impression que Jesse resserre un peu plus fort ma main. C’est peut-être moi qui le fais, sans vraiment m’en rendre compte. C’est plus fort que moi, le patron de Jack me rend extrêmement mal à l’aise.

Je ne lâche pas la main de Jesse. J’attends peut-être que le bon moment pour signifier notre présence ou que Jack le fasse, puisqu’il s’agit de son patron.



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MessageSujet: Re: Never Free, Never Me [LIBRE] [OSAKA][Terminé]   Never Free, Never Me [LIBRE] [OSAKA][Terminé] I_icon_minitimeLun 28 Jan - 10:17



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Oh bah pourquoi je peux pas partir tout seul ? Je fis une drôle de tête parce que je comprenais pas. Moi, je me promenais tout le temps tout seul avant. Pourquoi je peux plus ? Mais Jack disait qu’il avait peur de me perdre à l’autre bout du monde… Oh, on est si loin ?

Je fis une moue triste et baissai les yeux.

-Oh pardon…

Pourquoi Jack me criait dessus ? J’ai rien fait de mal moi… Oh… Sauf peut-être voler un portefeuille. Mais je crus qu’il allait pas le voir jusqu’à ce qu’il le voit. Oh mince…

Je dus dire un mensonge pour expliquer à Jack comment j’avais eu le portefeuille. Boh, il m’avait déjà crié dessus, je voulais pas qu’il recommence. Alors, je disais que j’avais trouvé le portefeuille de Monsieur Jimmy à terre. Il fit une moue. Il semblait pas me croire.

Oh… Je mens pas bien ? Oh…

Je fis une moue très triste. Je voulais qu’il me croie parce que sinon, il allait encore crié et j’aimais pas trop ça. Maman, elle criait jamais sur moi… Y’avait que Manuel qui criait sur moi et ça me faisait peur.

Et les ennuis furent plus grands quand Brooke arriva aussi et parla de grenade. Mais elle parlait pas d’une vraie grenade mais du portefeuille. Boh, Monsieur Jimmy a plein de billets… Il verra pas la différence, si ? Alors je demandai à Jack et Brooke si je pouvais garder le portefeuille parce que je l’avais trouvé à terre.

Puis les billets étaient beaux… Même si je les vis plus parce que Jack ferma le portefeuille. Oh…

Jack et Brooke voulait que je rende le portefeuille parce qu’on savait à qui s’était. Ils voulaient pas que je le garde parce que s’était pas à moi. Je fis une moue vraiment très triste. C’est pas juste ! Monsieur Jimmy a de l’argent ! Il m’a promis de l’argent ! Moi, j’ai plus d’argent depuis que je suis rockstar !

C’est pas logique ça ! Moi, je sais que les rockstars ont plein d’argent normalement ! Alejandra me l’a dit !

Pourquoi pas Jesse ?

Jack me montra la photo de Monsieur Jimmy en disant que je le connaissais.

-Boh oui…


Il voulait que je lui rende… Oh… Mais… Monsieur Jimmy allait savoir que je l’ai volé si je vais lui rendre… Puis, voler c’est donner, rendre c’est voler… C’est ça qu’on dit, non ? Boh, oui je crois que c’est ça !

Je fis une moue triste et inquiète. Jack allait pas me laisser trop le choix…

-Bon… D’accord…

Mais j’étais très déçu. Moi, j’avais pris des risques pour voler Monsieur Jimmy.

Jack et Brooke voulaient bien venir avec moi. Je soupirai profondément.

-Ok…

Brooke prit ma main et je levai mon regard vers elle et lui fit un pauvre sourire. Jack me tendit la sienne aussi mais je la pris pas. Boh, c’est sa faute si je dois aller voir Monsieur Jimmy ! Moi, je râle sur lui, na !

On monta les escaliers mais je faisais semblant que c’était difficile et haut pour aller doucement. Y’avait plein de billets dans ce portefeuille, c’était trop triste de le rendre à un méchant Monsieur comme Monsieur Jimmy.

On arriva à haut et je serrai un peu plus la main de Brooke. Je tenais le portefeuille dans mon autre main. Oh… Il va me tuer ? Les adultes, parfois, ils tuent les enfants et Monsieur Jimmy a une tête de gros méchant.

Je levai mon regard sur Brooke et fis un regard très triste… Puis, à Jack… Avant de regarder vers Monsieur Jimmy et la jolie Madame. J’interpellai le méchant Monsieur Jimmy d’une toute p’tite voix.

-M’sieur Jimmy…

Quand il me regarda, je pris un air à la fois triste et innocent. Et je lui tendis doucement le portefeuille.

-J’ai trouvé votre portefeuille à terre… L’avez perdu, j’crois, M’sieur Jimmy alors je viens vous le rendre…


C’était triste… Moi, je voulais garder le portefeuille.

Je le regardais toujours avec le même air pour ne pas qu’il me tue… Moi, je voulais pas mourir pour un bête p’tit portefeuille. Je serrai un peu plus la main de Brooke.


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MessageSujet: Re: Never Free, Never Me [LIBRE] [OSAKA][Terminé]   Never Free, Never Me [LIBRE] [OSAKA][Terminé] I_icon_minitimeLun 28 Jan - 19:25



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Rien que d’entendre une voix d’enfant s’exclamer dans mon dos « Monsieur Jimmy !!! » alors que j’étais pratiquement en transe, Maritza tout contre moi, tandis que Roadtramp nous livrait sa toute nouvelle et magnifique composition, me fit dresser les cheveux dans la nuque.

J’aurais reconnu cette voix entre mille et j’avais l’impression de connaître son accent par cœur alors que je n’avais passé que quelques heures dans un avion avec cet enfant.

Jesse Stark.

Le petit vint s’emberlificoter dans mes jambes… Je lâchai Maritza et me tournai vers lui alors qu’il avait ses grands yeux bruns levés vers moi. Je tiquai de l’œil gauche et mordis ma lèvre. Je croyais avoir rangé cet enfant là où cela arrangerait tout le monde…

-Mais qu’est-ce que tu fais là ? Où est Perry ?

Mais il ne répondit pas à mes questions, se contentant de commenter le concert de Roadtramp. Je soupirai…

-Vas-tu donc me lâcher ? Regarde le concert, si c’est si bien.

Mon regard à moi cherchait toujours Perry pendant ce temps-là. Le petit me prenait à revers. Il était bien la dernière personne que je m’attendais à voir. Si tant est qu’on puisse être considéré comme une personne quand on fait cette taille-là.

Je baissai à nouveau les yeux pour voir son grand sourire et enfin, il me lâcha. Je fis la moue… Il y avait quelque chose qui clochait. Mais je n’arrivais pas à mettre le doigt dessus. Un bras enroulé autour de Maritza, je haussai bien haut les sourcils quand il affirma à cette dernière qu’elle était très belle avec des airs charmeurs qui me semblaient aussi familier que son accent.

-Au revoir, Jesse.

Il s’éloigna et j’échangeai un regard avec Ritza, interloqué… Avant de hausser les épaules et de reporter avec elle mon attention sur le concert… Je me sentais étrangement léger… Jusqu’à ce que la main de Maritza se perde plus bas sur mon pantalon et que je sentis ce qui avait changé…

Je retins un juron, tiquant encore une fois et grommelant dans ma barbe. Mais essayai de ne pas bouger, de ne pas m’exclamer… De garder mon sang-froid.

Le petit enfoiré m’avait piqué mon portefeuille. Couillonné par un enfant de 7 ans. Pas de quoi s’affoler, cela dit. Un portefeuille de perdu, dix de retrouver et mon passeport était dans le coffre-fort à l’hôtel. Il m’avait eu, il méritait son butin, finalement…

J’étais à la fois frustré d’avoir été dupé aussi facilement… et ravi de voir que l’enseignement des Los Diablos était aussi poussé…

Roadtramp entamait sa dernière chanson, celle qui allait probablement clôturer tous leurs concert jusqu’à la fin de leur carrière que je souhaitais longue et prospère. Et ce n’est qu’en entendant Jack m’interpeller poliment que je me retournai pour voir Perry, Watson et Stark… Jesse qui avait mon portefeuille en main. Le couple avait l’air autant dans ses petits souliers que l’enfant lui-même.

Je souris en coin… Pas de chance, petit, tu t’es fait prendre, on dirait. Si je n’avais pas lu sur les lèvres de l’enfant, je n’aurais pas su ce qu’il disait. Roadtramp jouait fort, le public leur répondait.

Je souris à Jesse et mis un genou à terre, gardant la main de Maritza au creux de ma nuque. Jesse s’approcha et me tendit mon portefeuille en affirmant qu’il l’avait trouvé à terre. Je pris délicatement le portefeuille, regardant Jesse droit dans les yeux.

-Merci, Jesse.

J’ouvris mon bien et regardai à l’intérieur. Le liquide y était toujours. Je regardai ensuite Jesse de longue secondes, ouvrant et fermant le portefeuille, le jaugeant, soutenant son regard triste et innocent. Ce n’est pas une carrière de chanteur qu’il lui faut. C’est une carrière d’acteur.

Finalement, je rouvris mon portefeuille et en sortis 20$ que je mis à hauteur des yeux de Jesse.

-De m’avoir gentiment rendu le portefeuille est une bonne action qui mérite récompense…

Je lui tendis le billet.

-Vas-y, tu peux le prendre.

Et quand il l’eut pris, je sortis un autre billet, de 50$ et réitérai l’expérience.

-Mais dire la vérité sur le portefeuille qui n’est pas tombé par terre et que je n’ai pas perdu peut te rapporter plus encore.

@ Billy Lighter



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MessageSujet: Re: Never Free, Never Me [LIBRE] [OSAKA][Terminé]   Never Free, Never Me [LIBRE] [OSAKA][Terminé] I_icon_minitimeJeu 31 Jan - 18:56



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Monsieur Jimmy était là… Et moi, j’avais son portefeuille en main. Oh… J’aurais voulu le garder et que Monsieur Jimmy le sache jamais. Pourquoi Jack voulait qu’on lui rende ? Moi, je n’aimais pas trop Monsieur Jimmy et il me devait de l’argent parce que j’avais chanté une chanson et qu’il devait me donner des billets à chaque fois que j’en chantais une.

Une promesse est une promesse... Faut les tenir… Monsieur Jimmy l’avait pas tenue alors j’étais venu chercher moi-même l’argent.

Mais Jack voulait pas que je le garde alors maintenant j’étais devant Monsieur Jimmy et je lui disais que j’avais trouvé son portefeuille à terre. Oh oui, je sais que c’est un mensonge et que c’est pas bien mais je voulais pas qu’il me tue.

Il se mit à ma hauteur. Et je baissai les yeux en faisant un regard triste. Bah oui j’étais triste de perdre tout cet argent et j’avais peur aussi. Je regardai timidement vers Monsieur Jimmy qui me pris doucement le portefeuille et me dit « merci ».

Oh… Je croyais qu’il allait pas me croire et être fâché.

Mais je ne souriais pas parce que j’étais toujours un peu triste de pas pouvoir garder le portefeuille.

Il l’ouvrit et je vis à nouveau les billets. Je ne regardai que ça. Oh… Ils sont vraiment beaux. Il ferma le portefeuille… Oh… Revenez billets ! Puis, il le rouvrit pour sortir un gros billet. Il voulait récompenser ma bonne action.

Oh ! Je mentirais plus souvent !

Un petit sourire s’afficha sur mon visage et je pris le billet. Je le regardai et le tournai dans tous les sens.

-Oh ! Merci Monsieur Jimmy !

J’étais content même si c’était pas beaucoup de billets, un billet. Il m’avait donné beaucoup plus la dernière fois.

Et Monsieur Jimmy sortis un autre billet mais plus gros encore. Oh… Il va encore m’en donner un ? Oui mais juste si je disais la vérité. Oh ! Mais comment Monsieur Jimmy savait ça ?

Oh…

Billet…

Mensonge…

Je dois faire quoi ? Si je dis que j’ai mentis, Jack et Brooke ne vont pas être contents. Oh mais je veux le billet, moi. Je fis une moue triste. Je ne savais pas quoi faire.

-Oh mais…


Je pris un air désolé et triste… J’ai choisi… Je veux le billet…

-J’ai…

Je levai mon regard triste vers Jack et Brooke avant de baisser la tête.

-J’ai pas dit la vérité… J’ai pris le portefeuille dans vot’ poche, M’sieur Jimmy. Parce que vous aviez promis l’argent et j’ai pas vu l’argent jamais moi. Pourtant j’ai chanté avec The Burning Fire… Mais vous avez pas tenu votre promesse, M’sieur Jimmy et j’étais triste.

Je levai les yeux sur lui et dis d’une toute p’tite voix.

-Désolé M’sieur Jimmy… J’mentirais plus jamais… C’est promis…

Je levai les yeux sur Jack et Brooke pour leur montré que j’étais trop désolé. Puis, je remis mon regard sur Monsieur Jimmy. Il devait me donner le billet maintenant sinon, il mentait aussi. Et mentir, c’est trop mal.


@ Billy Lighter


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MessageSujet: Re: Never Free, Never Me [LIBRE] [OSAKA][Terminé]   Never Free, Never Me [LIBRE] [OSAKA][Terminé] I_icon_minitimeSam 2 Fév - 21:47



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Bon, on était partis pour la gloire… Jesse prit la main de Brooke, mais pas la mienne. Ok ! J’étais le méchant qui le forçait à rendre son butin du jour. Pas grave, je m’en remettrai. Je préférais savoir que Jesse allait peut-être accomplir une bonne action, avec un peu de chance, apprendre quelque chose, plutôt que de lui dire de garder ce portefeuille et que personne ne le saurait jamais…

Personne, sauf peut-être Jimmy Reed lui-même, qui semblait toujours avoir des coups d’avance sur tout le monde… Comment je savais ça ? Hey ! Je suis le manager de Fireworks pour quoi, vous croyez ?

Et si Jesse ne voulait pas me donner la main, j’eus plus qu’un lot de consolation avec le baiser que me vola Brooke pendant notre ascension vers la régie. Et ce qu’elle glissa à mon oreille me fit sourire.

J’allais me retrouver manager de Fireworks… Et père en moins de temps qu’il n’en fallait pour le dire, je le sentais venir.

La question était : allais-je faire quelque chose pour éviter ça ?

A votre avis ?

Une fois au sommet, j’interpellai Jimmy et pour le reste, je laissai faire l’enfant qui y allait de tous ses atouts « charmes ». Le patron était là, avec l’une des femmes les plus belles que portait ce monde, la mère de ma protégée qu’il avait corrompue jusqu’à lui faire abandonner ses enfants. Tous ses enfants. Je n’arrivais pas à haïr Maritza. Mais ce n’était pas grave, chaque jour, je haïssais Reed un peu plus.

Pourtant… jamais je ne lui en voudrais de nous avoir amené Jesse.

L’enfant s’approcha de Jimmy et je pris la main de Brooke, la serrant un peu… Comme si j’avais peur que Jimmy fasse du mal au gamin. Reed s’était abaissé pour être au niveau de Jesse. S’il y avait quelque chose, malgré ma haine, que j’admirais chez Reed, c’était la façon dont il maîtrisait toutes les techniques de communication comme les meilleurs musiciens maîtrisaient leurs instruments.

Il remercia Jesse… Et lui donna une récompense pour lui avoir ramené son portefeuille. Voilà qui allait probablement faire la journée de notre petit gars.

Puis il lui proposa plus… en échange de la vérité. J’ouvris de grands yeux. Pas d’apprendre que Jesse avait menti, parce que je m’en doutais un peu. Mais choqué par le fait que Jimmy joue à ce jeu-là avec un enfant de 7 ans.

Mais je ne dis rien, attendant de voir, avec une certaine curiosité, ce que Jesse allait faire et dire. Et il choisit la vérité. Ou plutôt, il choisit l’argent. Quel est le pire vice entre l’argent et le mensonge ? Et pour livrer cette vérité, ce ne fut pas à Jimmy qu’il s’adressa, mais à nous, et il n’était pas fier.

Mon regard bifurqua sur Reed quand Jesse ajouta que Reed lui avait promis de l’argent pour chanter et qu’il ne l’avait jamais vu. Je finis par m’accroupir, moi aussi et tendre les bras vers Jesse pour qu’il vienne se réfugier près de moi.

-Viens ici, Jesse…

Je le soulevai dans mes bras et cherchai son regard.

-Je suis content que tu aies dit la vérité, Jesse…

Le petit dans les bras, je m’approchai de Reed et m’adressai à lui.

-Mais une promesse est une promesse.

Je pris le billet que mon patron avait entre ses doigts et le donnai à Jesse.

-On va prendre ça pour la vérité… Et les autres billets pour la chanson chantée avec The Burning Fire.

Oui, parce que je suis aussi le manager de Jesse. Et tout travail mérite salaire.

Et une promesse est une promesse.

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Brooke A. Watson
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MessageSujet: Re: Never Free, Never Me [LIBRE] [OSAKA][Terminé]   Never Free, Never Me [LIBRE] [OSAKA][Terminé] I_icon_minitimeDim 3 Fév - 21:58



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Cette histoire de porte feuille volé est une leçon de vie pour Jesse. Reste à espérer qu’il en tire de quoi de suffisamment fort pour ne plus retenter l’expérience, que ce soit avec de l’argent ou quelque chose de moindrement de valeur. Ça ne nous appartient pas, on ne le prend pas !

Je peux très bien lire les regrets dans le regard de Jesse mais, aussi mignon et suppliant soit-il, il devra le rendre et part lui-même, comme un grand garçon. Jack a raison et son intervention est parfaite sur toute la ligne.

Je ne suis pas fière de ce qu’à fait Jesse, même s’il a pigé dans la poche de Jimmy Reed. Voler, c’est une vilaine habitude  qu’il faudra qu’il perdre et rapidement. Ce serait embarrassant qu’il soit reconnu comme étant le plus célèbre et jeune pickpocket avant de l’être comme prodige de la batterie et du chant !

Jesse mérite mon respect et ma fierté pour prendre la responsabilité de son action et se dirige, en plaçant sa petite main étonnement glacée dans la mienne, comme un grand garçon vers le haut de l’escalier jusque dans la régie ou se trouve, bien entendu, Jimmy Reed et la maman d’Olivia.

J’aurais beaucoup d’admiration pour ce couple si je n’étais pas au courant de tout ce qui l’entour. J’ai mal pour Olivia, alors que la jeune femme elle, semble maintenir la tête haute au travers tout cela et continu de s’épanouir et de nous épater.

Je pensais bien que Jesse reculerait mais il avance vers Jimmy et lui dit avoir trouvé son porte feuille et qu’il le lui rapporte.  L’homme d’affaire se place alors à la hauteur des yeux de mon petit garçon et s’en suit un dialogue d’une absurdité incommensurable. Il marchande, ni plus ni moins, l’honnêteté de Jesse, se servant de billets, d’abord un 20$ puis un 50$ pour obtenir la vérité.

Je me retiens, parce que Jack réagit bien avant moi, de lui faire remarquer qu’il s’agit que d’un enfant qui n’a pas mesuré la gravité de son geste et non pas d’un employé à qui il offre une prime au rendement !

Que retiendra Jesse de ce geste ?

Certainement pas des valeurs qui l’aideront à bâtir l’humain qu’il sera plus tard.

Tout ne s’achète pas, Monsieur Reed !

Et heureusement que c’est Jack qui réagit en premier, prenant Jesse dans ses bras et les billets des mains de Reed.

- Merci pour cette éloquente leçon de vie, Monsieur Reed!

Je souris, de mon plus brillant sourire quand je tourne les talons pour quitter la régie. Il est temps de rentrer à l’hôtel pour mettre au lit ce petit bonhomme… et peut-être devrions nous penser à lui ouvrir un compte en banque sous peu parce qu’au vu de combien se chiffre les leçons de vie qu’il apprend, il risque de gonfler ses avoir…


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MessageSujet: Re: Never Free, Never Me [LIBRE] [OSAKA][Terminé]   Never Free, Never Me [LIBRE] [OSAKA][Terminé] I_icon_minitimeLun 4 Fév - 21:37



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L’enfant avoua la vérité à ses parents de substitution, et ce avec tout ce qu’il fallait de cinéma pour ne pas trop se faire gronder. Même étant enfant, je n’avais jamais eu besoin d’avoir recours à ce genre d’artifice, pour la simple et bonne raison que contrairement à Jesse Stark, je ne me faisais pas prendre quand je faisais une bêtise.

Jesse, lui, s’était fait prendre… Jesse avait un gros point faible : l’argent… L’argent pour l’argent. En grandissant, ce trait de caractère allait évoluer de deux façons potentielles :

Si Jesse continuait d’aimer l’argent pour l’argent, il deviendra un Howard Stone en puissance, se jetant la tête la première dans les plans les plus lucratifs, peu importe les risques.

Si Jesse comprenait que ce n’était pas l’argent en soi qui comptait, mais le pouvoir qu’il pouvait apporter, alors là, il deviendrait quelqu’un.

Plus qu’un chanteur, plus qu’un artiste…

Mais nous en étions pas encore là… Et je l’avais confié aux personnes qui lui inculquerait les valeurs qui lui permettraient, je l’espérais… de ne devenir ni comme Stone… ni comme moi.

Jack Perry reprit l’enfant dans ses bras, le soulevant du sol en faisant exactement ce pour quoi je le lui avais confié… ou plutôt, ce pour quoi Alonso le lui avait confié par mon intermédiaire.

Une fois en face de moi, le manager prit l’argent que je destinais au petit, et le donna au petit, pour la vérité… avant de réclamer ce qu’ j’avais promis.

Je pris tout le liquide qu’il y avait dans mon portefeuille et le tendis à Jesse.

-Ton manager a encore beaucoup à t’apprendre… en tant que manager.

Je souris. A Jack… puis à Brooke.

-Mais il fait un meilleur père que tous ceux que j’ai pu connaitre.

Moi y compris.

J’eus un dernier sourire pour eux, un signe de tête leur signifiant qu’ils pouvaient prendre congé… Et retournai enrouler les épaules de Maritza d’un bras. Devant nous, Roadtramp avait entamé sa dernière chanson… Celle qui marquerait la fin de tous leurs concerts pour des années encore.

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MessageSujet: Re: Never Free, Never Me [LIBRE] [OSAKA][Terminé]   Never Free, Never Me [LIBRE] [OSAKA][Terminé] I_icon_minitimeMar 5 Fév - 19:54



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La chanson prit fin et il y eut ce petit moment, que je ressentais comme assez rare, en tout cas, pour Roadtramp, c’était la première fois… juste quelques secondes… de silence total. Je baissai la tête, fermai les yeux.

Et ce fut là que le public éclata en applaudissement et en cris… Si la salle n’était pas déjà debout, un million qu’on aurait eu droit à une standing ovation… Et moi, j’arrivais pas encore à le regarder, ce public qui nous acclamait. Ce ne fut que quand les autres me rejoignirent au devant de la scène, Clepto quittant du même coup sa batterie, pour me faire l’accolade et me taper dans le dos que j’arrivai à sortir de ma transe, la gorge serrée. Je leur rendis leurs gestes, avec un sourire, en riant même, mais au bord des larmes… Partagé entre la tristesse, le stress et la décompression totale que venais de me procurer cette chanson.

C’était surtout la décompression qui faisait que mes yeux étaient mouillés, en fait.

Me tournant alors vers le public, les acclamations redoublèrent d’intensité et je levais les bras pour les applaudir aussi, les remerciant pour ce moment hors du temps que nous venions de passer ensemble. Cela dura longtemps, à s’applaudir mutuellement…

En fait, ils n’arrêtèrent qu’un peu après que moi, j’aie arrêté…

J’espérais que Carolyn n’avait pas manqué ça, parce que le décalage horaire ne m’avait pas encore permis de l’appeler et je m’en serais voulu de la réveiller en pleine nuit. Je savais bien qu’elle aurait sans doute préféré mille fois ça plutôt que mon silence radio étant donné l’état dans lequel j’étais parti.

Mais je supposais que quelque part, j’avais besoin de garder ça en moi.

Juste pour pouvoir faire avec Roadtramp ce que nous venions de faire. Faire de quelque chose de très mauvais et de très sombre que je couvais depuis que le médecin nous avait annoncé la mauvaise nouvelle, quelque chose de constructif, de magique.

Un coup de fil avant ça aurait peut-être été destructeur, par contre…

Je me replaçai derrière mon micro, passai mon avant-bras sur mes yeux, reniflai, bus un coup de bière… puis hurlai en riant…

-SEEK’N’DESTROOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOY !

L’heure était venue de jouer tous ensemble, de rire, de hurler, de raconter des conneries… Et d’aller à leur rencontre, ce que je fis en descendant de la scène pour aller à leur contact !


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