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 Thug's Life (1979)[PV Jordan][Terminé]

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Edward Fleming
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MessageSujet: Thug's Life (1979)[PV Jordan][Terminé]   Thug's Life (1979)[PV Jordan][Terminé] I_icon_minitimeVen 10 Mai - 19:08



Thug's Life
ft. Jordan Keller


-T’étais censé dealer, ce soir, Ward…

Le regard sévère d’Hernan, s’était posé sur moi alors que je descendais tranquillement un verre de whisky assis devant le comptoir du Dizzy. Hernan était le petit chien d’Alonso. Le genre à se plier à ses quatre volontés et à être sa deuxième pair d’yeux. Et ce soir, il avait bien vu que je n’étais pas à mon poste.

Pourquoi ? Parce que je n’avais juste pas envie.

Dealer, ce n’avait jamais été la part du travail que je préférais… Ça consistait à trouver un coin sombre pour échanger un paquet de poudre contre de l’argent. Il n’y avait rien d’amusant à ça… Je préférais largement m’occuper des dettes impayées, des menaces et des exécutions. Mais ce travail, incombait à Alonso qui lui était comme le second de Reed. Son petit chouchou qui était en ligne directement avec notre « patron » et qui était en charge des meilleures missions mais qui, aussi, était en charge de superviser les affaires.

Oui, il ne fallait pas trop demander à Reed de venir sur le terrain… Parce qu’il n’y venait plus depuis qu’il avait fait tué Ricardo.

Je ne regardais même pas Hernan. Je regardais un point dans le vide devant moi.

-Oui… Et ?

Et qu’est-ce que tu vas me faire Hernan ? Allez le dire à Alonso comme un gamin va le dire à sa mère quand quelqu’un lui a dit quelque chose de méchant ? C’était bien le genre d’Hernan.  

-Quand Alonso le saura, tu vas encore te faire engueuler. A la fin, tu vas te faire virer. Ou pire…

J’esquissai un sourire en coin. Pire ? Alonso n’allait pas me descendre parce que j’avais pris un jour de congé non déclaré. Il ne fallait pas déconner… Quant à me viré… Qu’il le fasse. Des gens qui cherche des tueurs à gage, il y en a plus qu’on ne le croit.

-Il m’engueulera… Et alors ?


Je n’avais toujours pas regardé Hernan. Le vide était plus intéressant que lui, pour le moment.

Il soupira.

-T’es un con Ward… Il t’engueulera et tu auras moins de thunes. Et ça sera bien fait pour ta gueule de gringo.

Moins de thunes ? J’étais déjà dans les moins bien payer… Il fallait bien que je justifie ça par un moyen. Et mon moyen c’était des jours de congé que je m’octroyais à moi-même au moment où les Los Diablos avaient le plus besoin de moi. Comme aujourd’hui alors que trois de nos membres étaient malades au point qu’ils n’arrivaient pas à sortir de leur lit ce qui faisait qu’il y avait peu de monde pour vendre, ce soir.

J’haussai des épaules avant de regarder Hernan.

-Je n’en ai rien n’à foutre…


Je disais ça calmement avant d’achever mon verre d’une traite mon verre.

-Maintenant, tu m’excuseras mais je vais aller me faire Lucia… On a rendez-vous tous les deux, ce soir…


Lucia était la petite-amie d’Hernan. Bien sûr, cette simple phrase, avait tôt fait de le faire virer au rouge.

-Quoi ?!

Je ne répondis pas me contenant de garder un air neutre.

-A plus, Hernan.

Et je le plantai là avant de me diriger vers la sortie. Hernan était sur mes talons.

-Reviens ici, Ward !!! Tu te tapes ma copine ?

Oh que oui… Parfois… Quand je ne sortais pas avec A.J., je me faisais Lucia.

Je ne le regardais pas me contentant de bifurquer dans une ruelle. Un raccourci pour rejoindre mon appartement. Mais Hernan était toujours derrière moi.

-T’es un connard ! Je vais dégommer ton ex, Ward ! Je sais que ça, ça te fera bien chier.


Dégommer A.J. ?

Je m’étais arrêté sachant très bien que cet abruti en serait bien capable. Je me retournai lentement toisant Hernan qui affichait maintenant un sourire en coin tellement il était fier de m’avoir fait réagir.

Il était face à moi et, sans crier gare, je lui envoyé un jetons en pleine figure lui explosant son nez. Il ne s’y attendait pas vu sa tête… Mais il ne tarda pas à réagir me revoyant la pareille.

Bien… Tu veux jouer à ça ?

On enchainait les coups… Hernan n’était pas un petit bagarreur de rue, il savait se battre même s’il n’était pas très grand comparé à moi.

Mais j’étais plus fort… Au point qu’après un moment, je le plaquai contre le mur et commençai à frapper sur sa figure.

@ Billy Lighter


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MessageSujet: Re: Thug's Life (1979)[PV Jordan][Terminé]   Thug's Life (1979)[PV Jordan][Terminé] I_icon_minitimeDim 12 Mai - 13:45



A Thug's Life
ft. Edward Fleming


Jusque-là, c’était un début de nuit calme. Conrad et moi, on avait même poussé le vice jusqu’à prendre avec nous les dernières cassettes dont on avait fait l’acquisition pour en profiter en patrouille : Nothing Lasts Forever de the Lightening et High de The Burning Fire. J’avais une nette préférence pour The Lightening et Conrad, c’était l’inverse… Forcément… Sinon, c’est pas drôle.

Sauf que la nuit était bien trop calme pour être honnête. Disons plutôt que ça ressemblait au calme avant la tempête.

Et alors que je conduisais et que je finissais à peine de penser ça, on vit un type, à proximité du Dizzy Warhol, qui nous fit de grands signes avant de nous désigner une ruelle toute proche.

-Et ça y est… C’était trop beau pour être vrai…

Conrad prit la radio quand on arriva en vue de ce que l’homme qui nous avait interpellés à coups de grands signes voulait nous faire voir. Nos phares furent alors braqués sur deux types qui se mettaient sur la gueule. J’arrêtai la bagnole mais ni les phares, ni notre présence ne déconcentrèrent les deux hommes de leur règlement de compte.

Alors j’attendis patiemment que Conrad ait fini de dire au dispatching ce qui se passait ici, demandant une deuxième patrouille en renfort au cas où il y aurait un transfert au commissariat à faire. Parce que si on devait embarquer ces deux-là, valait mieux pas que ce soit dans la même bagnole.

Et pendant ce temps-là, ils se faisaient pleuvoir réciproquement des coups dessus. Bah… C’était pas moi qui avais mal.

Conrad raccrocha la radio et on sortit de la bagnole, chacun de notre côté… Dans la portière conducteur, je pris la gazeuse familiale et on marcha vers les deux types qui se battaient.

J’élevai alors la voix, mais mon ton était calme. Conrad et moi, on restait à une distance de sécurité suffisante pour qu’aucun coup perdu ne nous atteigne.

-Police ! Ne bougez plus et les mains en l’air !

Pisse dans un violon, Keller, ça ira mieux.

Alors puisque l’injonction ne les déconcentrait pas plus que la bagnole strippée, les phares ou quoi, j’échangeai un bref regard avec mon binôme qui recula juste d’un pas. Et je braquai la gazeuse lacrymogène familiale sur les deux types qui se battaient.

Et j’eus plus qu’à faire comme si je voulais désodoriser les chiottes après une grosse commission puante.

Ils se mirent à tousser, pleurer, essayer de reprendre leur souffle mais au moins, ils ne se battaient plus. On attendit quelques secondes que le gaz poivré retombe puis on se jeta chacun sur un type pour le amener au sol et les menotter avant de palper leurs vêtements pour trouver d’éventuelles armes ou autres objets dangereux.

Tout ça pendant qu’ils chialaient, aveuglés et déstabilisés.

Moi, j’avais le plus grands des deux et pesai de tout mon poids sur lui pour qu’il reste ventre à terre. Sur lui, je trouvai son portefeuille que je mis dans une des poches latérales de mon pantalon et un couteau à cran d’arrêt…

-Oh… T’es pas un marrant, toi. Tu t’appelles comment ?

Puis, montrant ma trouvaille à Conrad.

-J’ai un port d’arme prohibée ici, Conrad.

Pour le reste, ça semblait safe. De son côté, Conrad leva un poing américain trouvé sur son gars.

-Pareil ici !

Je souris.

-50/50, les gars ! Vous avez gagné au moins une nuit d’hôtel tous frais payés.

Et pendant ce temps-là, l’équipe qu’on avait demandée se pointa avec son véhicule. Ils sortirent, les mains dans les poches en voyant qu’on gérait.

-On fait que le transfert, hein, les gars. Après, on reprend patrouille.

Je relevai mon nouvel ami que je venais d’arrêter pour m’adresser au collègue qui avait parlé.

-Ouais, t’inquiète… je te ferai pas rédiger le rapport non plus… On transfère le grand, occupez-vous du petit. On les reprendra en charge tous les deux au commissariat.

Conrad leur confia donc sa prise et moi, je fis engouffrer la mienne à l’arrière de notre véhicule.

-‘tention ta tête, hein… je voudrais pas que tu te fasses mal…

Genre… C’était pas comme s’il avait déjà le visage démonté et que ses yeux étaient injectés de sang et pleuraient toujours…

@ Billy Lighter











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MessageSujet: Re: Thug's Life (1979)[PV Jordan][Terminé]   Thug's Life (1979)[PV Jordan][Terminé] I_icon_minitimeLun 13 Mai - 11:43



Thug's Life
ft. Jordan Keller


Les flics… Je les entendais… Je voyais même leur lumières bleues du coin de l’œil. Pourtant, je n’arrivais pas à arrêter d’en mettre plein la gueule à Hernan. Et quand il arrivait à me mettre un poing en plein figure, je me vengeais en lui cassant une côte. Si bien que de l’extérieur, si on avait l’air tous les deux amochés, je savais qu’à l’intérieur, c’était lui qui était le plus arranger. Ses coups étaient moins puissants que les miens et il commençait à faiblir alors je n’allais pas arrêter au si bon chemin.

J’entendais bien les injonctions des agents qui s’étaient présentés sur place. Je savais qu’ils allaient nous embarquer… Je savais que je n’aurais aucune chance de fuir. Alors autant continuer à frapper, non ? Ce n’est pas comme si c’était la première fois que je me ferais arrêter pour un délit mineur. Je m’étais fait arrêter quelques fois dont la première fois quand j’avais 12 ans. A l’époque, c’était pour un petit vol à l’étalage. Mais pendant mon adolescence, les flics ne me rataient jamais. Vol, bagarre, conduite dangereuse, trouble de l’ordre public… J’avais appris en grandissant à ne pas me faire prendre. Je venais d’ailleurs de briser, aujourd’hui, mon record de temps sans me faire arrêter.

Dommage.

Mais ça valait le coup vu la tronche d’Hernan.

Et si je m’attendais à me faire arrêter… Je ne m’attendais pas à me faire arrêter de cette manière. Alors que j’allais envoyer un coup qui allait mettre Hernan K.O., l’un des flics nous envoya son foutu lacrymo’ en pleine figure. J’arrêtai de frapper fermant les yeux alors que le gaz s’en prenait à ma gorge me faisant tousser.

-Putain !

Putain d’enfoirés de flics ! Je me frottais les yeux parce que je ne voyais plus rien du tout. Et je sentis un poids ce qui me fit tomber au sol. C’était l’un des deux flics qui m’immobilisait à terre alors que ne tentais même plus de me débattre. J’avais refait le portrait à Hernan. C’était tout ce qui comptait. Pas besoin de me faire plus mal en me débattant bêtement. Ils sont quand même armés.

Il me fouilla alors que ma joue était posée sur le sol froid. Il me débarrassa de mon portefeuille et de mon couteau à cran d’arrêt. Toujours utile quand on travaillait dans les rues de l’Eastside.

Non, je ne suis pas un marrant…

J’esquissai un sourire alors que j’étais toujours au sol. Mes blessures à ma figure me faisaient mal mais ça n’avait pas d’importance.

-Jimmy Carter.

C’est ce que je disais d’une voix rauque entre deux quintes de toux. Le gaz avait brûlé à la fois mes yeux et ma gorge et j’avais du mal à m’en remettre.

Je toussais toujours préparant déjà, pour l’arme, mon petit plaidoyer sur le second amendement… Je savais que mon petit séjour en cellule ne sera pas trop long. J’allais tout faire pour qu’il ne soit pas trop long.

Le flic qui commençait à me faire mal en y mettant tout son poids disait qu’on avait gagné au moins une nuit d’hôtel. J’esquissai un sourire me disant pour moi-même qu’Hernan, à mon avis, fera un petit tour à la case hôpital avant de passer par la cellule. Ils s’en rendront compte bien vite.

Il me releva m’arrachant une grimace alors que mes quintes de toux ne cessaient pas. Ma vision, elle, revenait petit à petit mais mes yeux ne cessaient de pleurer.

D’autres flics s’étaient ajoutés au précédent pour embarquer Hernan alors qu’ils s’arrangeaient entre eux pour savoir qui allait rédiger quoi. Je savais qu’il y avait de forte chance qu’on soit dehors avant même qu’ils aient fini de poser le dernier point de la dernière phrase de leur rapport.

Le flic me fit entrer dans la voiture lâchant une « touche d’humour » alors que je ne m’installe à l’arrière d’une façon pas très confortable à cause des menottes.

-T’es un marrant, toi…

Les deux flics embarquèrent et on démarra prenant la route du commissariat. Je me demande si les cellules sont plus jolies maintenant. Parce que ce n’était pas top à mon dernier séjour qui datait d’un moment déjà.

Je soupirai regardant de temps en temps par la fenêtre alors que je toussais encore de temps à autre. Mes yeux coulaient encore mais avec les menottes impossible de les essuyer.

-Je pourrais récupérer mon couteau en sortant ? C’est un cadeau de mon ex.

Je lançai ça mine de rien. Même si ce que je disais était totalement vrai.


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MessageSujet: Re: Thug's Life (1979)[PV Jordan][Terminé]   Thug's Life (1979)[PV Jordan][Terminé] I_icon_minitimeMar 14 Mai - 21:09



A Thug's Life
ft. Edward Fleming


Jimmy Carter ? Oh ben je m’étais peut-être trompé, finalement ! C’était quand même un marrant. Ce n’était pas grave, je n’insistai pas sur son identité. De toute façon, j’avais son portefeuille, peut-être qu’il avait ses papiers dedans. Peut-être pas. Peut-être aussi qu’il s’appelait tout simplement Jimmy Carter, qui sait ?

J’avais vu plus tiré par les cheveux, comme nom.

Nos deux gaillards furent donc saucissonnés comme il le fallait et il fallait que je garde en tête que j’avais les affaires de notre type dans l’une des poches latérale de mon uniforme, soit son couteau à cran d’arrêt et son portefeuille. Mais en attendant, tout ça était très bien là où c’était.

Le grand fut embarqué dans notre voiture, l’autre dans la voiture de nos collègues arrivés en renfort. Je prévins notre gars qu’il devait faire attention à sa tête et il me renvoya que j’étais un marrant.

-T’imagines même pas.

Il était toujours en train de pleurer, ses larmes dégoulinant sur son visage, en attendant. Conrad grimpa à l’arrière avec notre gars et moi, je me remis à mon volant, direction le commissariat. Je jetai un coup d’œil dans le rétroviseur central quand notre homme demanda s’il pourrait récupérer son couteau à cran d’arrêt quand il sortirait.

-Bah t’en est pas encore là. T’es même pas encore dedans que tu demandes déjà ce qui va se passer quand tu vas sortir…

Le fait qu’il le récupère ou non dépendait pas de nous, mais il y avait peu de chance. Que ce soit un cadeau de son ex ou non ne changeait rien.

-Mais si t’es sage, on te décontaminera peut-être…

Ce qui consistait, en gros, à lui foutre la tête dans un seau d’eau pour soulager ses yeux et la peau de son visage meurtris par le gaz poivré.

Il nous fallut seulement quelques minutes pour rentrer, les autres avaient bifurqué vers l’hôpital, nous prévenant par radio… Ouh ils devaient être super contents. Mas bon, une fois que l’autre target aurait été vu par le médecin, ils nous le ramèneraient pour qu’on le garde au frais.

On le fit entrer dans le couloir des cellules, on le fouilla encore, on lui prit ses lacets, on fouilla la cellule qui lui était destinée et une fois sûrs que tout était safe, on le démenotta pour refermer directement la grille derrière lui.

Puis, je pris son couteau à cran d’arrêt que je déposai sur la table de bureau qu’il y avait au milieu du couloir et puis ouvris son portefeuille dans lequel je trouvai ses papiers. Conrad, lui, s’installa à la machine à écrire en soupirant.

-Edward Fleming… Jimmy Carter, ça sonnait mieux.

Je jetai le portefeuille sur la table et Conrad le prit pour ne pas se planter dans l’orthographe de son nom. Je pris une clope et me l’allumai avant d’aller vers l’évier pour remplir un seau d’eau… Une fois qu’il y en eut assez, je m’approchai de la cellule. Mais ne lui donnai pas encore le seau.

-Je te donne ça pour tes yeux… Si t’es calme. Je me fais bien comprendre ?

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MessageSujet: Re: Thug's Life (1979)[PV Jordan][Terminé]   Thug's Life (1979)[PV Jordan][Terminé] I_icon_minitimeJeu 16 Mai - 14:41



Thug's Life
ft. Jordan Keller


La position que j’avais dans la voiture était inconfortable à cause des menottes. Mais le pire, depuis tout à l’heure, c’était ce gaz qui brûlait mes yeux et ma peau. Ça faisait bien plus mal que de ce prendre un poing dans la figure.

Mais une fois un rien habitué à la douleur, j’essayai de reprendre contenance en demandant si je pourrais récupérer mon couteau une fois sorti de cellule. La réponse du flic me fit hausser les épaules. Bien sûr, que je demande… Je vais sortir très bientôt alors autant être fixé.

-C’est une autre façon de dire « j’en sais rien » ?

Oui parce que je connaissais un peu le système et les flics ne savaient pas grand-chose, finalement. Eux, ils traquaient les gens comme moi, les mettait en cellule et suivait tout un protocole à la con mais n’avaient, finalement, aucun pouvoir.

Le flic qui avait la plus sale tête disait que si j’étais sage, on me décontaminera peut-être. Je levai un sourcil. Voilà… Les flics n’avaient pas de pouvoir alors, frustrés, ils avaient l’habitude de faire croire qu’ils en ont en décidant de choses futiles comme me décontaminer ou non selon des critères qu’ils avaient décidés eux-mêmes : ici, que je sois sage ou non.

Je ne dis rien faisant mine de ne pas avoir entendu et tournant la figure vers la vitre à travers laquelle je regardais (le peu que je pouvais regarder à cause de mes yeux encore irrités). Et, soudain, la radio du flic se mis à crachoter et on apprit que Hernan devait passer faire un petit tour à l’hôpital avant de rejoindre sa cellule. Ça m’arracha un sourire en coin que je ne cachai à personne. Savoir qu’il souffrait était assez jouissif.

Il n’avait qu’à pas parler d’A.J.

On arriva au commissariat. La décoration n’avait pas été refaite depuis ma dernière visite… Ils devaient manquer de budget.

On me fouilla à nouveau, on me retira mes lacets, on fouilla ma cellule avant que je n’y prenne place. Tout un tas de chose que j’avais fait sans sourciller me contentant d’afficher un air neutre. Keller (c’était écrit sur sa nominette) m’avait retiré les menottes. Je frottai mes poignets regardant Keller s’éloigner pour déposer mes affaires sur un bureau et fouiller dans mon portefeuille.

Il fit une réflexion sur mon nom qui m’arracha un sourire en coin.

-J’avoue…


Personne ne m’appelait Edward Fleming, de toute façon.

-C’est pour ça qu’on a inventé les surnoms…


Jimmy, en soi, était un surnom aussi… James, ça fait trop guindé, alors les gens guindés s’appellent Jimmy pour faire croire qu’ils ne le sont pas tellement.

Je frottai encore mes yeux de temps à autre alors que Keller revint avec un seau d’eau. C’était pour mes yeux. Mais je ne pourrais l’avoir que si je lui dis que je resterais calme. Ça fait quoi si je dis « oui », que je me décontamine et qu’ensuite, je ne suis plus calme ? Ben, rien, tiens…

-Oui.


Il m’avais passé le seau et j’avais pu y tremper ma figure. Mes blessures piquaient un peu mais c’était un soulagement autant pour mes yeux que pour ma peau.

Quand la douleur s’estompa, je passai ma main dans mes cheveux en partie mouillés et déposai le seau devant l’entrée verrouillée de la cellule. Je ne disais pas « merci »… Après tout, c’était leur faute si j’étais dans cet état.

Je regardai les deux flics mes mains serrant les barreaux de ma cellule.

-Vous allez devoir taper sur votre machine toute la nuit maintenant… Alors que si vous nous aviez laissé régler nos comptes en paix, vous auriez pu continuer à boire du café et manger des donuts dans votre voiture de patrouille. Hernan et moi on était sur le point de trouver un accord, en plus.

Ouais… J’étais sur le point de le mettre K.O. peu avant qu’ils n’interviennent.

-Arrêter les bagarres dans l’Eastside, c’est comme essuyer les flaques d’eau en dessous d’une fuite.


J’allais devoir passer la nuit ici (voir plus) alors autant faire le conversation.



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MessageSujet: Re: Thug's Life (1979)[PV Jordan][Terminé]   Thug's Life (1979)[PV Jordan][Terminé] I_icon_minitimeSam 18 Mai - 10:58



A Thug's Life
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-Voilà... T’as tout compris.

J’en savais rien, de s’il allait pouvoir récupérer son couteau ou pas et j’en avais surtout rien à foutre. Ce type serait quand même dehors avait qu’on ait fini de taper le rapport… Et quelque chose me disait qu’il en était pas à son coup d’essai et qu’il le savait très bien.

Tout ce ne serait qu’un éternel recommencement. Mais au moins, on ne risquait pas de se retrouver au chômage, c’était déjà ça. Faut voir le verre à moitié plein.

On arriva au commissariat et le détenu entra dans sa cage sans broncher. Puis je pus prendre son portefeuille et analyser un peu à qui on avait à faire. Edward Fleming. Je levai un sourcil en le regardant quand, à ma réflexion sur Jimmy Carter, il répondit que c’était pour ça qu’on avait inventé les surnoms.

Je souris, gardant ma question pour plus tard.

Conrad, lui, grognait toujours sur la machine à écrire sur laquelle il tapait du plat de la main pour faire revenir le truc au-dessus du bon côté. On était sauvés avec ce rapport… Enfin surtout lui en fait. Matériel de merde.

Je préparai un seau d’eau pour que Fleming puisse se décontaminer (avec la gazeuse familiale, je n’avais aucune obligation de le faire… C’était seulement avec le petit pepperspray que je devais le faire). Il avait promis d’être calme. Une promesse qui ne valait pas grand-chose, mais qui ne tente rien n’a rien. Au pire, je le gazerais encore dans sa cellule, s’il m’emmerdait et là, il pourrait se brosser pour que je lui file de l’eau. Au mieux, il se tiendrait effectivement calme et tout le monde serait content.

J’aime quand tout le monde est content… Et calme.

Il se lava les yeux et la figure avec l’eau. Et rendit calmement le seau que je pris pour aller le vider. Puis je revins m’installer assis sur le bureau, près de Conrad qui arriva enfin à faire avaler une feuille à cette putain de salope de machine à écrire. Non sans une pluie de jurons, forcément.

Fleming, lui, souligna à quel point c’était con de l’avoir arrêté lui et son « pote » Hernan… Comme de fait, et je l’avais déjà bien senti, Fleming savait aussi bien que nous comment allaient se dérouler les choses à partir de maintenant. Si ça se trouvait, il savait même mieux que moi s’il allait pouvoir récupérer son arme ou pas.  

Je pris une cigarette et la plantai entre mes lèvre pour l’allumer tout en l’écoutant.

-Bah c’est pas grave, on boira du café et on mangera des donuts ici. En plus, on a la clim’.

Tu parles, Charles… La clim’ du sous-sol, soit où on était, était foutue depuis quelque chose comme deux ou trois ans et la ventilation ne faisait que brasser de la merde de poussière datant du néolithique. « Pas de budget », qui disaient…

Je soufflai tranquillement la fumée de ma clope avant de sourire en tapant la cendre dans le cendrier sur le bureau. Fleming avait une vision plus réaliste des choses que certains flics…

-On sait ça… Mais ce n’est pas le but non plus. Nous, ce qu’on nous demande c’est « faire cesser l’infraction » pour que les gens soient contents et se sentent en sécurité. Au moins pendant dix minutes. Sauver le monde n’est pas au programme. Pas envie de me retrouver au chômage.

Je suis un flic, pas un putain de super héros.

Je haussai les épaules.

-La seule chance qu’on peut avoir, c’est que certains d’entre vous se fatiguent avant nous.

Hey… qui sait… Tout espoir n’était pas perdu pour tout le monde. Ceux-là étaient rares, mais quand même.

Je tirai sur ma clope.

-Tu parlais de surnoms, tantôt. C’est quoi ton surnom à toi, alors ?

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MessageSujet: Re: Thug's Life (1979)[PV Jordan][Terminé]   Thug's Life (1979)[PV Jordan][Terminé] I_icon_minitimeSam 18 Mai - 13:56



Thug's Life
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Mon visage et mes yeux allaient mieux et j’étais maintenant parti pour des heures à passer dans cette cellule à peine aménagée avec comme seule compagnie deux flics certainement désabusés comme tous les autres.

Ça allait être long…

Il fallait que je fasse en sorte que ça le soit moins. Alors, j’initiai la conversation disant qu’ils auraient dû nous laisser, Hernan et moi, régler ça et s’occuper de leur café au lieu d’essuyer une flaque provoqué par une fuite ce que faisaient, en général, tous les flics de cette ville.

Mais le flics ne s’énerva pas, visiblement blasé et disait qu’ils allaient manger des donuts et boire du café ici. Leur but n’étant pas de sauver le monde mais faire « faire cesser les infractions ».

-C’est très constructif comme métier…


Le but de Keller n’était pas de sauver le monde mais de faire son boulot même s’il ne servait que pendant 10 minutes. Il était différent d’autres flics que j’avais rencontré dans ma vie de criminel. J’ai déjà vu des désabusés mais j’avais aussi vu des flics qui croyaient pouvoir sauver le monde. Je préférais tomber sur ceux-là parce que j’aimais écraser leurs petites illusions.

Mais Keller n’avait pas d’illusion…

-Très peu se fatiguent. En général, les flics se fatiguent avant nous. Même ceux qui se prennent pour des super-héros se fatiguent à la fin et ils deviennent aussi désabusés que toi.

Bref, impossible de faire disjoncter Keller en lui montrant que son métier était inutile parce qu’il semblait le savoir et l’accepter. Je trouverais un autre moyen de m’amuser.

Je le regardais toujours fumer tranquillement sa clope pendant que son collègue s’énervait sur la machine à écrire. Au moins, il y en avait un que j’énervais indirectement.

Keller finit par me demander mon surnom.

-Ward.


Dans l’Eastside, j’étais plus connu sous ce nom là que sous celui d’Edward. Il y avait même des gens qui ne savaient pas que je m’appelais Edward, donc, il ne fallait pas demander.

-Personne ne m’appelle Edward.

Si A.J., parfois, pour m’emmerder. Elle aimait m’emmerder. Elle aimait me faire péter les plombs.

-Et encore moins de gens m’appellent Fleming.

Un jour, j’ai frappé sur la tronche à Carlos, un membre des Los Diablos, parce qu’il m’avait appelé Fleming.

-Et toi ? On t’appelle Keller ?

Où il allait me faire le coup de : « non, on m’appelle Inspecteur Keller ». Parce qu’il y avait des flics comme ça.

-Tu es flics ici depuis longtemps ? Parce que j’ai l’impression que t’es un petit nouveau dans le coin.

Il n’était pas là depuis assez longtemps pour que je l’aie rencontré une fois, en tout cas. Donc, c’était un nouveau pour moi. Que ça lui plaise ou non.




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MessageSujet: Re: Thug's Life (1979)[PV Jordan][Terminé]   Thug's Life (1979)[PV Jordan][Terminé] I_icon_minitimeMar 21 Mai - 19:31



A Thug's Life
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Ouais... Je vis très vite où Fleming voulait en venir à essayer d'appuyer là où ça faisait mal. Pas de chance, il essayait d'appuyer là où chez Conrad et moi, c'était complètement insensible. Ce type pouvait cracher autant qu'il voulait sur notre fonction, elle était hermétique...

Mais le fait de voir que ça ne m'énervait pas plus que lui, voire même que ça m'amusait, faisait en sorte que les choses entre nous restaient très cool. J'en connaissais d'autres qui seraient déjà en train de faire des bonds en s'arrachant les cheveux et en essayant de justifier et défendre corps et âme leur uniforme (pourtant, Dieu sait que je suis un putain de nerveux, mais bizarrement, jamais en service). Moi, non, j'étais réaliste et ça m'empêchait pas de faire mon job au mieux que je pouvais, avec les moyens que j'avais, malgré tout.

Quant à Conrad, le seul truc qui l'énervait, c'était la machine à écrire. Et ça, je le comprenais, ce truc était une véritable saloperie. Pourquoi vous croyez que je fais tout pour ne pas approcher cette chose?

Notre pensionnaire y alla de son petit commentaire ironique comme quoi c'était constructif comme métier. Je haussai les épaules.

-J'ai à bouffer tout le mois sans me tracasser. C’est suffisamment constructif.

Et quand Fleming affirma que les types de son acabit ne se fatiguaient que très peu, que les flics se fatiguaient avant eux et qu'ils finissaient désabusés comme moi en prime, je souris en coin.

-Vous ne les fatiguez pas assez vite.

Nos petits super héros étaient en général extrêmement coriaces. Mais Fleming avait raison, ça finissait toujours par arriver. Et c'était là qu'on voyait qui était fait pour ce job et qui ne l'était pas. De mon avis, ceux qui l'étaient, étaient ceux qui, malgré toutes les désillusions, malgré toutes les insultes, malgré tous les classements sans suites de dossiers sur lesquels ils ont travaillé des heures, continuaient, encore et encore, à faire de leur mieux.

Tout en devenant complètement hermétiques aux provocations du type de celles que venait de tester Fleming.

Ceux qui continuaient à éponger une fuite en sachant pertinemment que le Gouvernement ne la réparerait jamais.

Mais puisque Fleming avait souligné l'importance des surnoms un peu plus tôt, je lui posai la question. Et il en était tellement fier qu'il me le donna. "Ward"... Ça faisait plus que me dire quelque chose, ce nom-là et comme Conrad releva brusquement la tête de sa machine de l'Enfer, je compris que ça avait allumé une lumière dans son crâne aussi.

On se regarda brièvement, mais sans rien dire. Il semblerait qu'on ait une petite identification, dis donc, mon vieux! Et en plus, il nous la servait sur un plateau. Alors le fameux "Ward" dont on entendait parler tant au commissariat que dans la rue se nommait en réalité Edward Fleming.

Et ben il semblerait qu'on ne se soit pas levés pour rien! Je connaissais des enquêteurs qui allaient être contents d'avoir l'info.

Fleming, pardon, Ward, demanda si on m'appelait Keller.

-Ouais.

Et c'est celui qui a trouvé le vrai nom de "Ward" le Caïd... C'est pas beau ça? Et sans rien faire de plus que le strict minimum en plus...

Et c'était qu'il en avait des questions, mais j'étais partant pour passer l'interrogatoire, vu que ça le menait à parler tout autant. Fallait dire qu'on s'emmerdait plein tube ici, hein, Ward?

-Je suis flic depuis assez longtemps pour savoir que t'as ta petite réputation dans l'Eastside... On va en ajouter un peu à ton palmarès mais j'imagine que t'es content de ça... Puis ça nous emmerde un peu d'écrire alors t'es sûrement doublement content.

Alors puisque j'avais que ça à foutre, t'façon, pourquoi pas creuser un peu en faisant la causette? Ne serait-ce que pour avoir deux ou trois infos peut-être utiles pour plus tard, on sait jamais.

-D'ailleurs, tu lui en as mis une de sacrée branlée à ton pote qui est en train de se faire rafistoler à l'hosto. Il le méritait, j'imagine...

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MessageSujet: Re: Thug's Life (1979)[PV Jordan][Terminé]   Thug's Life (1979)[PV Jordan][Terminé] I_icon_minitimeMer 22 Mai - 12:00



Thug's Life
ft. Jordan Keller


Le métier de Keller était suffisamment constructif pour lui parce que ça lui permettait de pouvoir bouffer tous les mois. J’haussai les épaules n’ajoutant rien parce que ça se tenait. Même s’il y avait des métiers qui payaient certainement bien plus et qui donnait plus de résultats aussi…

Quant à se fatiguer… C’était souvent les flics qui fatiguaient les premiers. Pas assez vite du point de vue de Keller ce qui m’arracha un petit sourire en coin.

-Je vais redoubler d’imagination pour les fatiguer, alors…


Il suffisait de taper là où ça faisait mal. Et chez certain trouver les points faibles était tellement facile que ça en était désolant. Bref tout ça pour dire que si Keller ne trouvait pas assez de flics comme lui, je pouvais l’aider à en voir plus.

Ainsi, si tout le monde est désabusé… Mon job n’en sera que plus facile.

Je finis par donner mon surnom à Keller. Je n’avais pas spécialement envie qu’il commence à m’appeler Fleming. Et rien que ça, ça sembla allumer quelque chose en lui. C’est clair que dans l’Eastside, j’avais une certaine réputation. Je ne savais pas si les flics avaient mon vrai nom… Mais de toute façon, ça n’allait pas changer grand-chose. Les choses pour lesquelles j’avais étaient prises n’étaient que des petits crimes et j’avais déjà payé pour ça. Quant aux choses qui pourraient m’envoyer dans le couloir de la mort, j’étais bien assez prudent que pour que personne ne remonte à moi. Parce que même si ma réputation était telle, des preuves, il n’y en avait pas.

La lumière qui venait de s’illuminer dans le regard de Keller sembla aussi s’être allumée dans celui de son collègue. Toutefois, je ne souriais pas. C’était une erreur de débutant de jouer au fier. Parce qu’en soit, je ne ressentais aucune fierté par rapport à ce que j’avais fait. Je ne ressentais pas grand-chose, en réalité, par rapport à ça. C’est sur le moment que c’est grisant. Après… Après, il ne se passe plus rien.

Bref, j’avais donné mon nom et même s’il le donnait à ses potes, ça ne changerait rien à part qu’ils pourront en savoir un peu plus sur d’où je venais c’est-à-dire l’Eastside. Ils pourront savoir que ma mère est morte après un suicide, que mon père biologique croupi depuis des dizaines d’années dans la prison de haute sécurité de Saint-Quentin à purger une peine à vie pour meurtre et que j’avais un frère… Tout qui pourrait expliquer un comportement difficile, en soi… Et encore. Ça, c’est s’ils ont le courage d’enquêter.

Je continuai à faire la conversation et Keller répondit qu’il était là depuis assez longtemps pour savoir que j’avais déjà une petite réputation. Il se disait qu’ajouter ce que j’avais fait ce soir à mon palmarès me rendrait content.

-Il n’y a que le fait que vous allez devoir écrire qui me rend un minimum content. Pour le reste… Qui serait content de ça ?


Comme je le disais : la fierté n’entre pas en ligne de compte. Ou du moins, ce n’était pas vraiment le bon mot. Ce qui était grisant dans tout ça, c’est juste de savoir qu’Hernan avait mal. Pas que j’avais une ligne de plus dans mon casier qui était tout aussi inutile que le travail de ces flics.

Et Keller semblait déterminer à vouloir continuer à parler. Il faut dire qu’il était sadique assez que pour laisser le sale boulot à son collègue et que, du coup, il n’avait rien d’autre à foutre que de discuter. Il parla d’Hernan qui était à l’hôpital. Ça, c’était une information qui me rendait content mais j’étais assez malin pour ne pas en rire. Je répondis simplement à question de Keller :

-Il a menacé mon ex de mort. Tu aurais fait quoi à ma place ? Tu l’aurais laissé partir ? Tu aurais appelé les flics en sachant très bien que le système ne fera rien parce qu’ils ont d’autres flaques plus importantes à essuyer ? Moi, je l’ai frappé. Ça lui passera l’envie de dégommer mon ex, comme ça. Fin de l’histoire.


Je disais ça calmement en regardant Keller dans les yeux.

-Quand ce genre de petit caïd de gang menace, c’est pas souvent des menaces en l’air alors j’ai préféré prévenir que guérir.

Je fixais toujours le flic penchant légèrement la tête sur le côté.

-Mais j’imagine que des bagarres du genre, vous en voyez tous les soirs…


Et chaque soir, ils faisaient des rapports stupides qui ne menaient à rien…



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MessageSujet: Re: Thug's Life (1979)[PV Jordan][Terminé]   Thug's Life (1979)[PV Jordan][Terminé] I_icon_minitimeDim 26 Mai - 15:53



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Je jouais à un jeu dangereux en affirmant que Fleming et ses semblables ne fatiguaient pas mes collègues assez vite ? Peut-être, probablement. Et en même temps… Est-ce que ça pouvait vraiment être pire ? Les gangs avaient déjà tué combien de flics en service ? Est-ce qu’on verrait vraiment une différence, même si Fleming y mettait plus de cœur encore ?

Non… Certainement pas.

D’autant plus que je savais maintenant à qui j’avais à faire. Parce que sa réputation, celle de « Ward », l’avait précédé. Et nous avions maintenant sa véritable identité complète. Cela pourrait aider. Oh ! Je ne me faisais pas d’illusions, si ça se trouvait, les enquêteurs chargés de s’occuper du grand banditisme avaient déjà son nom et on n’avait rien découvert…

Sauf pour notre service. Parce que si eux l’avaient potentiellement déjà, nous, qui étions tous les jours en première ligne, n’avions pas cette information jusqu’à aujourd’hui. Donc, c’était quand même un minuscule avancement. Et j’éviterai ici de disserter sur l’efficience de la transmission d’information entre services ou entre polices locales et fédérale…

Sinon, on en a pour une éternité à soulever les problèmes.

Alors tant que j’y étais et qu’on tenait Ward pour un petit moment, je décidai de creuser. Pendant que Conrad tapait le rapport, je n’avais que ça à faire.  Je pensais qu’il devait être content de sa petite réputation et de son petit palmarès, mais apparemment, ce n’était pas le cas. Je le regardai dans les yeux en soufflant ma fumée.

Il disait n’être content que du fait de nous faire chier à devoir rédiger…

Ça me rendait perplexe mais je ne le contredit pas.

-T’es un peu comme nous alors, tu te contentes de peu.

D’habitude, les caïds de l’Eastside se vantent de leur « hauts faits » mais pas celui-là… Nous voir nous escrimer avec la machine à écrire lui suffisait tout comme ça nous suffisait en générale que notre seul B.A. de la journée ait été d’aider une petite vieille a retrouver son chemin, d’aider quelqu’un à remplir un constat après un petit accrochage ou encore de ramener à sa mère un gosse perdu dans le centre-commercial.

Alors je lui demandai pourquoi il avait ramassé sa tronche à l’autre gars et là, l’explication fut beaucoup plus étoffée. Ward l’avait mauvaise parce que le type avait menacé son ex.

Pas de chance, il n’avait même pas l’air de camoufler autre chose comme un deal qui avait mal tourné ou une rivalité entre membres de gangs. C’était vraiment qu’une histoire de gonzesse.

Mais je n’allai pas jusqu’à lui dire qu’à sa place, j’aurais aussi frappé l’autre… Bon, probablement pas au point où ces deux-là s’étaient mis sur la gueule, mais juste un bon coup de poing dans la figure. A l’armée, on réglait déjà nos problèmes comme ça.

Mais en tant que flic, ça ne se faisait pas de le dire tout haut, même si je pouvais le penser tout bas.

Alors je détournai le truc.

-A ce train-là, ce seront les gonzesses qui auront votre peau… pendant que vous vous entretuez… ou que vous croupissez en cellule.

Mais… l’autre faisait bel et bien partie d’un gang aussi. Ward venait de me le dire. Mais ça aussi, c’était peut-être une info qu’on avait déjà.

-Ouais, des bagarres on en voit tous les soirs… Et puis la journée aussi.

Je haussai les épaules.

-Et le couteau ? C’est au cas où les gens menacent ton ex, j’imagine ? Ou c’est parce que tu as peur de te balader dans l’Eastside en étant pas armé ?

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MessageSujet: Re: Thug's Life (1979)[PV Jordan][Terminé]   Thug's Life (1979)[PV Jordan][Terminé] I_icon_minitimeLun 27 Mai - 10:40



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-Quand on est né dans l’Eastside, ouais, on a l’habitude de se contenter de peu.

Le flic semblait tout de même surpris que je ne me vante pas de mes petits crimes. Je préférais largement me vanter quand je gagnais un match de boxe ou une course de voiture.

Le crime c’était tout autre chose. Ça me provoquait une toute autre satisfaction. Mais je ne voyais pas l’intérêt de m’en vanter. Surtout pas devant des flics qui n’attendrait que ça pour pouvoir me renvoyer un retour de flamme par les mots ou pas des actes. Loin de moi l’idée d’alimenter leur moulin.

Et puis, je préférais largement surprendre Keller. Parce que j’avais bien compris qu’il n’était pas facile à surprendre.

Comme tout flic il se mit à poser des questions. Notamment sur les raisons qui m’avait conduit à casser la gueule de cet enfoiré d’Hernan. Je ne mentis pas déclarant qu’il avait menacé mon ex. Hernan avait eu ce qu’il méritait.

Keller répliqua que les femmes finiront par avoir notre peau. Sa remarque me fit hausser les épaules. On n’avait pas besoin des femmes pour s’entretuer… On trouvait toujours une raisons. Les femmes, c’est un prétexte.

-Peut-être… Mais il faut avouer qu’elles sont un bon prétexte pour frapper les autres.

Keller confirma qu’ils voyaient des bagarres autant le soir que la journée. Il n’en fallait pas beaucoup pour que les gens se mettent sur la gueule dans ce quartier. La pauvreté et toutes les conséquences qui en découlaient poussaient les gens à la violence pour diverses raisons.

Moi, j’étais violent de nature… La pauvreté n’y était pour rien.

Le flic continua ses questions qui pourraient avoir l’air d’un interrogatoire mais que je ne prenais pas comme tel. Il voulait savoir pourquoi je me baladais avec un couteau à cran d’arrêt. Il émit deux hypothèses et de ma voix calme, je répondis :

-Non… Pour ni l’un, ni l’autre.

Si les gens menacent mon ex, j’ai assez de mes poings. Quant à la peur… C’est un sentiment que je ne connaissais pas.

-C’est juste un réflexe… Je me lève, je mets mon couteau dans ma poche. Je fais ça depuis que j’ai trois ans. Pas parce que j’ai peur…


Pour faire peur aux autres.

-Mais parce que les autres ont peur et que quelqu’un qui a peur, c’est dangereux.

Ma phrase pouvait être interpréter de diverse manière. Soit que je terrorisais les gens aux points qu’ils avaient peur de moi (la vraie raison), soit tout autre chose qui me rendrait victime d’un mauvais jugement. Et c’est avec cette deuxième solution et, donc, ce mensonge que je justifiais ma propre phrase.

-Je suis un gringo au milieu d’un quartier où la majorité de gens son latinos. Alors j’ai dû apprendre à faire avec. Je leur faisais peur rien que parce que je n’étais pas comme eux. Alors je couvre mes arrières. Pas par peur mais parce qu’il le faut.

Je regardais toujours Keller droit dans les yeux.

-Si tu as grandi dans l’Eastside ou dans un quartier du même genre, tu dois comprendre de quoi je parle, non ? Et quand bien même ça ne serait pas le cas, tu es quand même flics… Ce que je viens de décrire, tu dois le ressentir tous les jours quand tu te promènes en uniforme dans les rues… Sans ton arme, tu te sertirais plus vulnérable, non ? Pourtant, ça ne veut pas forcément dire que tu as peur d’eux… C’est eux qui ont peur de toi et qui risque de te faire mal juste parce que tu es différent d’eux.

Faire un parallèle entre ma situation et la sienne pourrait peut-être me permettre un rien de sympathie. Attirer la sympathie des autres était un exercice auquel je m’entrainer de temps en temps. Ça pouvait être utile parfois.



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MessageSujet: Re: Thug's Life (1979)[PV Jordan][Terminé]   Thug's Life (1979)[PV Jordan][Terminé] I_icon_minitimeSam 8 Juin - 11:10



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En discutant un peu avec ce fameux Ward, en lui posant quelques questions, je compris bien vite qu’il n’en était pas à son premier rodéo. Il slalomait, ne tombait pas dans des pièges et… il avait réponse à tout, un peu comme s’il avait imaginé tous les scénarios possibles, toutes les questions qu’on pourrait lui posé et avait une réponse toute prête à nous sortir.

Je n’appris donc rien. Chaque question s’écrasant sur un mur plutôt sympathique… puisqu’il ne se renfrognait pas, ne s’énervait pas. Il jouait le jeu, il répondait et même pas à côté de la plaque. Il répondait, mais sans donner quoi que ce soit de réellement utile. En tout cas, pas pour le flic que j’étais.

Pour un psy, peut-être.

Il cherchait à attirer la compassion mais avec un dosage subtile qui ne permettait pas de se foutre réellement de sa gueule en sortant les violons… « Je me balade avec un couteau par réflexe depuis mes trois ans. », « Quand on est né dans l’Eastside, on a l’habitude de se contenter de peu. » ou encore « Je suis un gringo au milieu d’un quartier où la majorité des gens sont latinos ». C’était pas mal joué.

Mais ce que je comprenais surtout, c’était que ce type ne sortirait jamais de la délinquance. Parce que c’était son quotidien aussi sûrement que ma journée à moi commençait par café-clope.

Il y avait juste une chose qu’il n voulait pas et qu’il soutenait mordicus : il n’avait pas peur. Il faisait ce qu’il faisait parce que c’était comme ça, mais pas à cause de la peur. Je n’allais pas le contredire : dans son regard, je ne voyais aucune peur, ni même aucun stress à l’idée que sa petite altercation de ce soir puisse l’envoyer en taule si on arrivait à le lier à d’autres faits. Mais ça, c’était le job d’autres au-dessus de moi… Moi jusque-là, je devais juste le garder jusqu’à ce qu’il soit relaxé ou livré à qui de droit.

-Y en a qui disent que la peur est une preuve d’intelligence pourtant…

Mais ce n’était pas un idiot : il maîtrisait une certaine forme de communication, tentant de faire le parallèle entre lui et moi. Cela me fit sourire en coin mais sans moquerie. Plutôt quelque chose comme une forme d’admiration parce qu’il savait faire des choses que je ne savais pas faire dans un dialogue. J’avais en face de moi un malin. Et ce n’était pas étonnant, quelque part, que malgré la réputation qu’il se traînait jusqu’au poste de police, il ne soit pas encore à Saint-Quentin.

Sauf qu’il se trompait sur un point, dans son parallèle qu’il tentait de faire avec moi. Je soufflai ma fumée de cigarette tranquillement…

-Non… je suis à l’inverse de toi. Tu te sens en sécurité quand tu es armé… Et bien moi, je me sens en sécurité quand je suis en civil…

Je tirai deux trois fois sur le col de la chemise de mon uniforme.

-C’est ce truc-là qui attire les balles.

Pas qui je suis en dessous.

J’écrasai ma clope dans le cendrier.

-Mais t’as pas l’air con… Je dirais même que t’as potentiellement assez de neurones pour t’en sortir en dehors de la délinquance. Alors soit t’aimes un peu ça quand même… Soit t’es trop fainéant pour gagner ta croûte légalement.

Ou un peu des deux.

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MessageSujet: Re: Thug's Life (1979)[PV Jordan][Terminé]   Thug's Life (1979)[PV Jordan][Terminé] I_icon_minitimeLun 10 Juin - 9:42



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La peur n’était pas vraiment un sentiment que je connaissais. Aussi loin que je me rappelle, je ne pense pas avoir déjà eu vraiment peur. Ou alors, je n’avais jamais vraiment su déterminé que c’était ça. Pourtant, des sentiments, j’en avais déjà ressenti tout un large panel. Le plaisir, l’amour mais surtout la colère et la haine. Et encore bien d’autres choses dont certaine que j’avais du mal à mettre des noms dessus.

Le flic, lui, disait que certains affirmaient que la peur est une preuve d’intelligence. J’haussai les épaules.

-Ça dépend des situations… Parfois avoir peur, c’est signer son arrêt de mort.

Si tu es dans une ruelle de l’Eastside face à toute une bande, tu n’as pas vraiment intérêt à te figer. Mais je voyais ce que le flic voulait dire. Avoir peur, ça permettait de se méfier et de ne pas tomber dans tous les pièges tendus. Je n’avais pas besoin d’avoir peur pour me méfier. Je savais que le monde était rempli de prédateurs… J’étais même très bien placé pour le savoir.

Après ça, je tentai un parallèle entre le flic qu’il était et le délinquant que j’étais. Tout ça pour expliquer pourquoi je me promenais avec un couteau. Etre armé dans l’Eastside n’avait rien d’exceptionnel. Mais moi, je mis en avant ma minorité ethnique et ma différence pour montrer que, plus qu’un autre, je devais me protéger. Disant que pour lui c’était pareil étant donné qu’il était flic.

Sauf que Keller n’était pas stupide. Par qu’il remit la faute sur son uniforme. C’était après son uniforme que les gens en avaient. Pas lui personnellement mais ce qu’il représentait. Ainsi quand il était en civil, il se sentait en sécurité. C’était une façon de voir qui impliquait que les délinquants avaient la mémoire courte. Celle de ne pas retenir que le Keller en civil est le même qu’en uniforme. Il y en avait peut-être qui ne cherchait pas plus loin que ça mais ce n’était pas la majorité. Mais je ne dis rien me contentant de ricaner un peu lui laissant la victoire, pour cette fois.

Il ajouta que j’avais pas l’air con. Je levai un sourcil. Je devais dire quoi ? Merci ? Je préférais me taire laissant le flic continuer et dire que j’avais certainement assez dans la tête que pour me sortir de la délinquance. C’était vrai. J’aurais pu finir l’école. J’en avais les capacités. Mais avoir les capacités ne suffisaient pas pour finir l’école… Ma mère avait essayé de me recasée dans une après que je me sois fait viré alors que j’avais 12 ans mais ce fut vain. Avec ce que j’avais fait dans la précédente, plus aucune école ne voulait du petit Edward Fleming. Je n’avais rien fait pour me vendre, non plus.

Mais Keller avait deux théories pour le fait que j’en étais encore là à faire le con dans les rues. Et la deuxième m’arracha un petit sourire.

-Tu ne crois pas que le problème de la délinquance est un peu plus complexe ? S’il ne fallait que quelques neurones pour s’en sortir et trouver un boulot honnête, ça se saurait. Il faut bien plus que ça. J’en connais qui se crève pour trouver un boulot honnête mais qui parce qu’ils ont fait des conneries dans leur vie ne seront jamais engagé. C’est un cercle vicieux, Keller. Si tu entres dans la délinquance et que tu cherches à en sortir, la société te rappellera sans cesse d’où tu viens. Ceux qui s’en sortent se comptent sur une poignée de main. Remettre ça sur la fainéantise c’est réduire à rien les efforts de ces gens-là.

Ce que je disais n’était pas faux. J’aimais bien sortir mes grandes théories pour montrer que c’est le monde dans lequel on vit qui crée des gens comme moi.

Même si…

-Même si, j’avoue que cette théorie ne s’applique pas à moi… Moi, j’aime un peu ça quand même…


Je ressentais encore toute la satisfaction d’avoir envoyé Hernan à l’hôpital.

-Et puis, j’ai un boulot honnête… C’est toi qui insinue que je n’en ai pas en balançant tout de suite que je suis fainéant.

Oui parce que dans sa phrase, il insinuait que je n’en avais pas. Alors que rien ne prouvait que je n’en avais pas. Preuve qu’il pensait que je faisais tout autre chose.

-Un boulot honnête ne te protège pas de la délinquance. Parce qu’ici, on est dans l’Eastside.

Je n’avais pas de boulot honnête… Même si ça restait une question de point de vue.



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MessageSujet: Re: Thug's Life (1979)[PV Jordan][Terminé]   Thug's Life (1979)[PV Jordan][Terminé] I_icon_minitimeLun 17 Juin - 19:42



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Je pointai notre détenu du jour de l'index et souris.

-Je t'accorde ce point-là.

Parce qu'il n'avait pas tout à fait tort. Dans certains cas, la peur pouvait tuer. Il suffisait d'être tétanisé durant une fusillade ou face à une voiture fonçant sur soi à toute allure et délibérément... Et ça pouvait arriver à tout le monde. Peu importe l'âge, peu importe les expériences, peu importe la carrière.

Mais concernant Ward, j'avais deux théories que je lui exposai et il me répondit posément, en me démontrant encore une fois qu'il était loin d'être un con. Instruit à sa façon, un peu comme moi. Mais il avait clairement un avantage sur moi, je l'ai déjà dit, et je le redis. Il avait la tchatche. Et de mes deux petites hypothèses, il partit sur un grand débat de société: la délinquance, sa genèse, comment elle était traitre... Et qu'avoir des neurones ne suffisait pas.

Je ris, mais pas pour me moquer... Non, je riais de l'entendre plaider. Et d'ailleurs, je le laissai faire et l'écoutai parler jusqu'au bout tellement c'était beau à entendre de la part d'un type qui vient de mettre sa raclée à un autre au point de l'envoyer à l'hôpital, qui se trimballait avec un couteau à cran d'arrêt et qui avait encore les yeux rouges d'avoir été gazé.

Ce n'était pas avec moi qu'il devait causer, ce type, c'était avec mon petit frère. Ils pourraient parler des heures.

Enfin, tout ça pour dire que ça ne s'appliquait pas à lui, parce qu'il aimait un peu ça quand même. Je ricanai toujours quand je décrochai le téléphone sur le bureau à la première sonnerie, juste parce que je détestais quand ce truc sonnait. Mais avant de le porter à mon oreille, je dis à Ward :

-C'est bien ce que je me disais.

J’écoutai ensuite mon interlocuteur à l’autre bout du fil en me contentant de « mmm » et en finissant par un « ok » avant de raccrocher.

Je me levai du bureau et m'étirai paisiblement.

-Bon... Ben j'espère que ton boulot honnête, c'est avocat...

En considérant qu'avocat est un boulot honnête.

-Parce que tu vas en avoir besoin...Tu passes devant le juge demain.

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