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 Powerless [PV Special Guests][TERMINE]

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Jimmy Reed
Jimmy Reed


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MessageSujet: Powerless [PV Special Guests][TERMINE]   Powerless [PV Special Guests][TERMINE] I_icon_minitimeSam 25 Mai - 22:57



Powerless
ft. Maritza Cortez


Je n’avais plus aucune idée de comment j’étais arrivé jusqu’ici. Je ne me rappelais pas du trajet. Je n’étais même pas sûr, alors que j’avançais dans les couloirs blancs de l’hôpital, que je retrouverais la Cadillac dans le parking parce que je ne me rappelais plus où je l’avais garée.

J’avançais, le regard fixé droit devant moi, sans être sûr non plus de réellement savoir où j’allais. Comme si mon cerveau ne me servait plus qu’à deux choses : mettre un pied devant l’autre et envisager le pire.

J’étais pâle, même pas l’ombre de moi-même.

Mais apparemment et contre toute attente, j’avais dû trouver mon chemin parce qu’une infirmière vint vers moi. Visiblement, l’état dans lequel j’étais se voyait beaucoup plus que je ne l’aurais voulu. Parce qu’elle me prit par le bras en me parlant doucement, en m’invitant à m’asseoir, en me disant que Maritza était en salle d’opération pour quelques temps encore.

Je ne fis que hocher la tête, à chacune de ses phrases.

Je n’ai aucune idée de combien de temps je restai là. Cela pouvait être des minutes, des heures ou des jours…

Quand finalement, la même infirmière revint, je n’avais pas bougé d’un millimètre.

Elle m’annonça que Ritza était aux soins intensifs, dans le coma… Mais que l’opération s’était bien passée.

Dans le coma.

J’arrivai à articuler d’une voix rauque.

-Je veux y aller. Je veux la voir.

Elle hocha la tête, ne protesta pas. Peut-être parce que mon ton était catégorique malgré tout.

Et jamais je ne l’avais regardée. Jamais. On m’en demanderait une description de cette jeune femme que j’aurais été incapable d’en donner une.

Elle ne fit que m’accompagner jusqu’à la chambre de Maritza, dans un court couloir de l’hôpital où la seule chambre occupée était celle de la femme que j’aimais.

Pendant que nous marchions et alors que le trajet me semblait s’éterniser, j’égrainai mes instructions d’une voix sans âme.

-Ne laissez entrer que Rachel Reed, Daniele Ricci et Olivia Cortez. Eux seuls. Aucun accompagnant. Rachel. Daniele. Olivia. Personne d’autre. Personne.

Ce fut alors à elle de hocher la tête et d’affirmer que mes vœux seraient respectés… Mais sa voix me venait de loin… De très loin.

On entra dans la chambre. Un médecin me parla. Mais mon regard était tout à Maritza, allongée là, sur le lit, des tuyaux lui sortant de partout, des machines l’entourant, bipant, tournant à plein régime.

Je me targuais souvent d’être doté d’une intelligence supérieure.

Je ne compris rien à ce que le médecin me dit.

Je ne l’entendis même pas, à vrai dire.

Je voyais… je voyais tout ce qu’il y avait à voir.

Ce que j’étais, qui j’étais, nous avait mené là. Avec non pas le scénario que j’avais imaginé, soit moi-même dans ce lit ou dans une caisse en sapin. Non. C’était Maritza qui luttait avec la Mort car mes démons l’avaient abattue.

Un démon que j’avais créé.

Je n’avais aucune preuve que ce fut le fait de Ward. Mais ma paranoïa était plus forte que tout. Restait à savoir où se trouvait la limite entre paranoïa et instinct.

Le médecin s’arrêta de parler et les yeux toujours rivés sur Maritza, je demandai :

-Avez-vous encore quelque chose à faire ici?

Il répondit par la négative, ajoutant qu’une infirmière viendrait régulièrement pour les soins et autres.

-Alors tout le monde dehors.

Ils sortirent.

Je fis alors lentement, très lentement, le tour du lit de Maritza. Pour me laisser tomber dans le fauteuil à son chevet, lui prendre la main. Les mots ne sortirent pas plus facilement que d’habitude. Mais à mesure que je serrais sa main inerte plus fort, les larmes, elles, coulèrent sur mes joues et les sanglots forcèrent leur chemin hors de moi.

Encore une fois, le temps passa, sans que je puisse le calculer.

Jusqu’à ce que je me lève, uniquement pour me glisser, tout habillé et enlevant seulement mes chaussures, dans le lit de Maritza, contre elle sur le peu d’espace qu’elle me laissait d’un côté du lit, en faisant bien attention de ne pas lui faire mal ou de ne pas interférer avec les tuyaux qui la maintenaient en vie.

Mes lèvres contre sa joue, mon corps contre le sien, les yeux fermés, j’étais déterminé à rester là. Déterminé à la supplier de me revenir dans une litanie silencieuse qui commença à défiler dans ma tête, encore et encore… Jusqu’à ce que quelque chose se passe… Qu’elle se réveille au mieux.

Qu’elle meurt au pire.

Ça aurait dû être moi.

@ Billy Lighter



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Dernière édition par Jimmy Reed le Mar 28 Mai - 17:42, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Powerless [PV Special Guests][TERMINE]   Powerless [PV Special Guests][TERMINE] I_icon_minitimeDim 26 Mai - 19:52



Powerless
ft. Special Guests






C’est ma quatrième visite à ma mère depuis qu’on m’a apprit qu’elle était hospitalisée et qu’elle luttait pour sa vie. Je ne peux pas croire que je suis entrain de vivre ce véritable cauchemar alors que mon cœur ne s’était pas encore remit de la mort d’Abuelo. Je crains que plus jamais il ne sache battre normalement.

‘’ Votre mère à été transportée au Los Robles Hospital […] Un coup de feu […] Monsieur Reed a fait le nécessaire pour qu’elle y reçoive les meilleurs soins ’’

Comment s’appelait cette femme, déjà ? Frances, il me semble. Le coup de fil me semble être une fabulation de mon esprit, irréel, quelque chose que mon imagnation à monté de toute pièce pourtant, la fatalité demeure et ma mère est branchée à toutes sortes de machines qui la maintienne en vie et mon père… dans un état catatonique, allongé dans le même lit, semble être complètement déconnecté du reste du monde, ignorant chacune de mes questions, ne réagissant à rien qui nous entoure sauf aux infirmières qui passent et qui ont besoin de la place pour faire leur boulot.

Je voudrais comprendre, savoir ce qui s’est passé. Et pourquoi Julian ne peut pas venir ici avec moi ? Pourquoi l’accès est fermé à tous, sauf à moi, mon père, et Daniele Ricci que j’ai vu sortir d’ici  à mon arrivé ? Pourquoi lui et Enrique non ?

Il souffre lui aussi.

Séparé de ma mère, certes mais ça n’efface pas les années de bonheur qu’ils ont vécus ensemble et la douleur qu’il peut ressentir de savoir la mère de ses enfants, la femme qu’il a aimé et qu’il aime probablement encore, lutter pour sa vie.

J’affronte ça toute seule, dans l’incompréhension la plus totale.

- Le monde est malade !

Le monde ne va pas bien, il souffre et commet des actes ignobles comme de mettre une femme enceinte et de l’expédier à des milliers de kilomètres. Comme d’ignorer son enfant qui ne demande qu’un geste, une parole. Comme de tirer à bout portant sur une mère de famille qui n’a jamais fait de mal à une putain de mouche.

Jimmy allongé d’un côté du lit, et moi, assise dans un fauteuil que j’ai avancé au plus près pour pouvoir caresser le bras de ma mère, ma tête poser contre le lit, j’égraine les secondes qui me paraissent être des heures, attendant un signe, qu’importe lequel, essuyant une déception de plus en plus amer chaque fois qu’un médecin  vient pour, finalement nous dire rien de plus que tout est stable.

Stable comment ?

Stable et inquiétant ou stable et rassurant ?

Est-ce que ma mère a des chances de s’en sortir ou bien nous attendons simplement une fin prématurée ? Qu’est-ce qui se passe, est-ce trop compliqué de nous répondre ?

Une infirmière passe et, gentille et douce comme une soie, me rappel quand même qu’il vaut mieux un seul visiteur à la fois. Et comme à chaque fois, je la regarde avec un air qui veut tout dire tout en pointant le corps mort allongé sur le lit et, non, je ne parle pas de ma mère, parce qu’elle je sais qu’elle vit encore avec tous les moniteurs qui bip-bip autour d’elle alors que l’autre, c’est une autre histoire.

Elle me sourit et après quelques vérifications sommaire, sort de la chambre. Il est presque vingt-deux heures.  Je vais rentrer, les laisser ‘’dormir’’ ensemble. Je recule le fauteuil et contourne le lit. J’allais sortir mais je reviens sur mes pas et m’approche de Jimmy.

J’ose poser ma main sur son épaule, la glisser le long de son bras et finalement la glisser dans sa main qui touche celle de ma mère.

- Je ne sais pas si tu m’entends ou si c’est juste que tu ne veux pas m’entendre, papa mais…

Ce n’est pas facile, les mots sont beaucoup plus clair dans ma tête que lorsqu’ils sortent de ma bouche. Alors je préfère me taire. Et puis j’ai cette peur qui me tenaille dans le ventre et qui me donne l’impression de passer mon cœur au broyeur à chaque respiration.

Dans ma tête, j’ai le dialogue, ou plutôt le monologue parfait de ce que je voudrais lui dire.
‘’Maman t’aime, et moi aussi, tu sais. ’’

C’est bien là mon problème. Il me fait souffrir par son indifférence polaire envers moi et malgré tout les efforts que je déploie pour le détester, je n’y arrive pas ! À rester au chevet de ma mère, ça m’a frappé de plein fouet. Toutes ces années où elle a prétendu le détester pour des raisons qu’elle ne voulait pas me dire et que j’ai apprises que beaucoup trop tard, c’est un peu comme ce que je vis. Ce qu’il me fait vivre.

Est-ce qu’il test la force de mes sentiments envers lui pour savoir si je suis digne de son amour ? Je voudrais le lui crier, qu’il le comprenne, que ça s’imprime dans sa tête assez pour qu’il n’en doute plus jamais.

’’J’ai besoin papa que tu me serre dans tes bras et que tu me dises que tout va bien aller !’’
Mais les mots restent bloqués dans ma tête.

J’ai mal de le voir ainsi.

J’ai mal aussi de me questionner à savoir s’il ne s’enferme pas dans son mutisme pour ignorer d’avantage l’erreur monumental que je représente à ses yeux.

Du revers de ma manche, j’essuie mes yeux.

Puis il serra ma main, et je ne bougeais plus, ne sachant pas si je devais prendre ça comme un signe ou si je n’allais pas plutôt me prendre une nouvelle déception. Je me risque quand même, en me penchant, et lui dépose un baiser sur le front avant de partir en espérant que quand je reviendrais, je trouverais ma mère éveillée et que ce cauchemar allait enfin prendre fin.



@ Billy Lighter


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MessageSujet: Re: Powerless [PV Special Guests][TERMINE]   Powerless [PV Special Guests][TERMINE] I_icon_minitimeMar 28 Mai - 17:23



Powerless
ft. Jimmy Reed et Maritza Cortez


Je ne savais pas combien de temps j’avais hésité avant de me décider à aller rendre visite à Maritza mais j’avais fini par me décider… La culpabilité qui me rongeait était telle que je me croyais en partie coupable de ce qui était arrivé à la petite amie de Jim – c’était pourtant irrationnel.

Bien que…

Ce n’était pas moi qui avais tiré. Ce n’était pas moi qui était chef des Los Diablos et qui m’étais attiré les foudres d’Angelo en menant la barque d’un autre gang. Seulement, c’était bien ma faute si Angelo était à Los Angeles… Je ne l’aurais pas provoqué en 79, il aurait peut-être continué son business à Rome – seulement, je l’avais provoqué et un an après il avait commencé à venir jouer sur nos plates-bandes. Celles de moi et Jim… J’en avais rajouté une couche en tuant indirectement Luigi Conti. C’est tout ça qui me donnait cette – horrible ! – impression de culpabilité.

C’est – encore – la boule au ventre que j’avais pénétré dans l’hôpital de Malibu. Maritza était aux soins intensifs dans une aile réservée rien qu’à elle. Jim avait fait la même chose pour moi quand j’avais fait une crise cardiaque chez lui il y a plusieurs mois. Quand j’y repensais, ça me paraissait être il y a une putain d’éternité.

J’étais entré dans la chambre de Maritza et quelle n’avait pas été ma surprise de voir Jim allongé dans le lit à côté de sa petite amie. Ils dormaient – tous les deux – et le seul son qui se dégageait était celui des machines qui maintenaient Maritza en vie. Le spectacle aurait pu être beau – mais il me laissait comme un poids sur l’estomac. J’aurais vu Jim assis sur une chaise à élaborer des plans afin que ce genre de chose n’arrive plus j’aurais été rassuré… Mais qu’est-ce que je voyais ? Mon meilleur ami prostré contre sa belle qui, peut-être, ne se réveillera pas.

Je ne savais pas pourquoi mais cette scène me donnait comme une impression de déjà-vu que je n’arrivais pas à expliquer… Comme si j’avais déjà vécu ça – mais il y a longtemps, beaucoup trop longtemps pour que je m’en rappelle.

J’étais resté debout à les regarder. Mon cœur battait dans mes tempes tant ma culpabilité venait d’atteindre un pic en voyant Jimmy dans cette position. Je ne savais quoi dire – ni même si je devais vraiment dire quelque chose. Si Angelo avait voulu faire mal à mon meilleur ami, j’avais bien peur qu’il avait visé bien plus juste qu’il ne pourrait l’imaginer.

Je n’aurais jamais imaginé que ça se passerait comme ça – pourtant, j’avais toute les cartes pour savoir que ça ne pouvait que se passer comme ça. Je pouvais même aller jusqu’à penser que Jim ne l’avait pas prévu non plus – sinon, Maritza ne se serait pas fait avoir. Jim, s’il avait vu Angelo venir, aurait tout fait pour qu’il ne lui arrive rien.

Parce qu’il l’aimait – je savais qu’il l’aimait autant que j’aimais Samantha.

Les minutes s’égrainaient au rythme des bips des machines. J’étais resté silencieux et la mine sombre. Je ne savais pas ce que j’attendais vraiment… Quelque chose qui viendrait enlever la culpabilité que je ressentais – peut-être… Ou bien simplement voir Jim se réveiller pour me dire que tout ira bien et qu’il maitrisait.

Rien de tel ne s’était produit.

Jim était resté endormi près de Maritza – comme s’ils n’allaient jamais se réveiller…

-Je suis désolé, Jim, soufflais-je après une éternité de silence. Je suis sincèrement désolé…

J’étais désolé parce que je me sentais coupable… J’avais voulu joué les Antonio Ricci avec Angelo – seulement, je n’étais pas Antonio Ricci… Moi, j’avais des gens auxquels je tenais et ils étaient plus nombreux que je ne l’imaginais.

C’est tout ce que j’avais réussi à dire. Je savais maintenant que si on ne trouvait pas de solutions – le prochain, ça sera Tony…

@ Billy Lighter


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MessageSujet: Re: Powerless [PV Special Guests][TERMINE]   Powerless [PV Special Guests][TERMINE] I_icon_minitimeMar 28 Mai - 17:37



Powerless
ft. Maritza Cortez




Le monde est malade !

Je sais.

Jimmy…

Je ne sais pas si tu m’entends ou si c’est juste que tu ne veux pas m’entendre, papa mais…

Je sais ce que je dois faire.

Jimmy, réveille-toi…

Il y avait eu le contact d’une petite main dans la mienne.

Je suis désolé, Jim. Je suis sincèrement désolé…

Maintenant, celle d’une caresse dans mes cheveux.

Et je savais ce que je devais faire.

-Jimmy, reviens… Ouvre les yeux… Parle-moi…

Je gémis, soupirai… Et revins lentement à moi à l’appel de la voix de ma mère. J’avais perdu la notion du temps, mais jamais je n’avais perdu le contact avec Maritza, ma main posée sur son ventre, mes jambes enlacées dans les siennes…

Je m’étais laissé bercer par les bips des machines rassurantes… tant qu’elles faisaient du bruit, tout espoir était permis.

Mes yeux s’ouvrirent très lentement pour redécouvrir le profil inerte de Maritza endormie plus profondément que jamais. J’enfouis mon visage dans le creux de son cou pendant que ma mère tentait d’attirer mon attention en continuant de caresser mes cheveux avec une patience infinie.

Mon premier réflexe fut de serrer plus fort Maritza contre moi. Comme si je voulais la rejoindre…

Ou échanger nos places.

Ça aurait dû être moi.

Je sais ce que je dois faire.

-Jimmy… Regarde-moi, chéri.

Je fis un énorme effort pour me détourner, pour la première fois depuis une éternité, de Maritza. Je n’avais que peu de souvenirs flous des moments où les infirmières avaient fait la toilette de Maritza et où j’étais allé prendre une douche avant de manger des plateaux fades en les regardant achever leur travail. Pour ensuite me remettre dans le lit et…

Rester prostré ?

Non…

Non, tout ce temps, mon esprit n’avait pas eu de repos, ce qui expliquait probablement pourquoi, malgré que les seules personnes autorisées à entrer ici puissent penser que je n’avais fait que dormir, mes yeux étaient cernés, rougis, mes cheveux décoiffés.

Je sais ce que je dois faire.

Quand je parlai pour la première fois depuis que j’avais foutu le médecin et son staff dehors le premier jour de l’hospitalisation de Maritza, ma voix fut rauque, comme sortie d’outre-tombe. Mais cela n’empêcha pas que malgré cette apparence au bout du rouleau, mon regard se fixa droit dans celui de ma mère.

-Maman…

Elle me sourit, se rapprocha, se pencha vers moi et posa ses lèvres sur mon front. Je refermai les yeux le temps de profiter du contact de ses lèvres fraîches et soupirai.

-J’ai cru que tu t’étais perdu…

J’eus un vague sourire avant de hocher négativement la tête.

-Je veux juste que Maritza sache que je suis là.

Et j’avais besoin de temps.

De toute mon énergie.

Je sais ce que je dois faire.

Rachel sourit…

-Elle le sait… Je suis sûre qu’elle le sait… Mais quand elle se réveillera, Jimmy… Ne lui mens plus jamais sur tes sentiments. Accepte-les. Accepte-la. Mens au monde entier si tu le souhaites, mais pas à Maritza. Parce que lui mentir à elle, mon fils, c’est te mentir à toi-même.

Je déglutis, ma gorge serrée…. Puis hochai la tête. Répondant par l’affirmative. Je ne pouvais qu’obéir à ma mère. Quelle illusion aurais-je pu soutenir au sujet de mes sentiments pour Maritza quand je venais de rester ce qui me semblait une éternité auprès d’elle, tout contre elle, dans l’infime espoir de la voir ouvrir les yeux ?

Mais je ne pouvais plus rester là. Maintenant sorti de mon mutisme…

Je sais ce que je dois faire.

Les yeux dans ceux de ma mère, allongé auprès de la femme que j’aimais, je déclarai solennellement, d’une voix profonde et sûre :

-Quand je sortirai d’ici, j’entrerai en guerre.

Une larme silencieuse coula sur la joue de ma mère… Son menton trembla. Sa caresse dans mes cheveux s’appuya légèrement.

Et elle murmura :

-Je sais.

@ Billy Lighter



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