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 You're Unforgiven Too [PV Lynn & Ward]

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Eddy Cort
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MessageSujet: You're Unforgiven Too [PV Lynn & Ward]   You're Unforgiven Too [PV Lynn & Ward] I_icon_minitimeLun 2 Sep - 15:55



You’re Unforgiven Too
ft. Carolyn Adam & Edward Fleming


Tout allait pour le mieux ! J’avais ma première maison, qui était un manoir sur Beverly Hills, celui de feu Atticus Fetch, et j’avais aussi ma première voiture ! Une Porsche 911 Turbo de cette année ! Une noire, pour bien faire, parce que j’aimais les voitures noires même si c’était salissant. Et c’était ma toute toute première voiture !

Je venais de l’avoir aujourd’hui. Et les jours précédents, depuis que Lucky était sorti de l’hosto, avec Roadtramp, on s’était affairés à aménager le manoir : la cave à vin était devenue une cave à bière, on avait un peu ruiné les meubles de luxe et taggué des murs à l’effigie de Roadtramp grâce à des artistes de rue qui avaient bien fait ça. Puis y avait des amplis et des instruments un peu partout et la cuisine était déjà un véritable champ de mine. Adieu le look victorien grand luxe de Fetch et bonjour le chaos à la Roadtramp !

C’était tellement grand que séparer ça en quatre avait été très facile. On avait même plusieurs chambres chacun. De toute façon, moi, il m’en fallait déjà au moins deux : une pour moi et une pour Lucky, ce que les autres avaient bien sûr approuvé. Le seul truc qu’on partageait, c’était la cuisine et en général, on se balançait plus la bouffe à la tronche pour jouer qu’on ne cuisinait.

En même temps, chips et bière, pizzas à emporter ou un petit tour jusqu’au McDo ou au Canter’s Deli, ça marchait aussi.

Bref, j’avais aussi commandé ma propre voiture, qui était donc arrivée aujourd’hui et qui allait me permettre d’aller jusque dans l’Eastside pour voir mon fils. Et puis peut-être le reprendre avec moi pour quelques jours. Si j’étais pas venu avant, c’était juste que je voulais que sa chambre soit parfaite… Et aussi que je pouvais définitivement plus me déplacer en transport en commun jusque-là… Non… C’était impossible. Les gens me reconnaissaient et les fois où j’avais essayé depuis notre retour de tournée, j’avais eu l’impression de manquer de créer une émeute ou que les gens allaient me bouffer tout cru.

Putain, comme j’étais impatient que Lele revienne de vacances pour lui montrer tout ça !

J’inaugurai donc la Porsche en allant jusque dans l’Eastside, sans réaliser un seul instant que c’était peut-être pas une bonne idée de la parquer juste au bas de l’immeuble de Carolyn, mais bon… Puis j’allais sonner à la porte, à la sonnette correspondant à son nom avant de me reculer, en titubant un peu parce que marcher à reculons, c’est pas ce qui a de plus facile à faire dans la vie, et en regardant en l’air vers la fenêtre.

Mais Bella en mit du temps à s’activer !

-Hey ! Bella ! BEEEEEEEEEEEEEELLAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA !!!

J’avais besoin qu’elle m’ouvre, je voulais voir Lucky, moi ! Et si ça se trouvait, c’était Carolyn qui lui disait de pas venir m’ouvrir. Et rien qu’à cette pensée, ça me faisait déjà fulminer !

-Carolyn ! Laisse Bella m’ouvrir ! J’ai le droit de voir Lucky !

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MessageSujet: Re: You're Unforgiven Too [PV Lynn & Ward]   You're Unforgiven Too [PV Lynn & Ward] I_icon_minitimeLun 2 Sep - 17:41



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- Oh mais comment tu as osé ! Ed !!

Je partie de l’autre côté de la table en rigolant avec une poignée de raisins et regardais Ed d’un air aussi menaçant que mon hilarité me le permettais.  Lui, il venait de me lancer des Cap n’ Crunch dans mon haut de pyjama alors que je venais de d’installer Lucky dans son maxi cosi et posé sur la table pour qu’il puisse  nous regarder. Il tient de plus en plus éveillé, mon petit guerrier et il commence à faire des sourires en réactions à nos visages. Avec moi, ça ne rate jamais et il commence même à reconnaître Ed, peut-être parce que ce dernier s’en occupe de temps en temps.

Ed s’était levé pour me fuir et attrapa un de mes raisins au vol avec une agilité déconcertante. Il a beaucoup de réflexe, mon colocataire, ça en est bluffant, la plus part du temps.  Je m’arrêtais d’avancer et il stoppa. On se regarda un long moment avant que je me décide de lui balancer un nouveau projectile fruité qu’il fit dévier de sa trajectoire d’un simple geste de la main.

- Mais tu sors de où toi ? De l’armée ?

Je rigolais en me décidant de manger mon prochain raisin plutôt que de le gaspiller en tentant vainement de l’atteindre avec.  Ed n’est pas si souvent là en avant-midi, soit il dort, soit il n’est pas rentré. J’avoue cependant qu’aujourd’hui, j’ai flâné au lit après le boire de Lucky. Je l’ai prit avec moi et nous avons dormi encore jusqu’à 11h.  Quand je me suis levé, j’ai trouvé Ed installé avec mon éternel bol de céréals.

- Tu as des projets aujourd’hui ? Il semble faire vraiment beau dehors c’est ce que je vérifie en m’avançant vers la fenêtre nous pourrions sortir pour faire un… Eddy ? !

C’était plutôt un jogging que j’avais en tête. Moi en poussant le carrosse de Lucky et lui en me suivant, vitesse réduite. Nous l’avions fait il y a deux jours de ça, c’était vraiment plaisant et ça fait prendre l’air à Lucky.

- Mon ex gueule en bas, sur le trottoir.

Je suis confuse, je n’ai pas entendu la sonnette d’entrée, ça devait être quand on se poursuivait, Ed et moi. J’ouvre la fenêtre et y passe la tête.

- Je t’ouvre !

Quoi que j’aurais pu faire comme si j’étais absente… Non… Je ne vais pas entrer dans ce cercle vicieux là de la mère amer qui empêche le père de voir son enfant. Ce n’est pas non plus ce dont j’ai envie.

Je traverse l’appartement en attrapant le premier truc qui me tombe sous la main pour me vêtir un petit peu plus décemment, un grand hoodie qui apparemment, n’est pas à moi mais je préfère quand même ça à mon short de pyjama et ma chemise de nuit un peu trop décolleté.

Quand j’entends le son des pas d’Eddy se rapprocher de ma porte, j’ouvre après avoir retiré la chaîne de sécurité. Mon cœur s’emballe… je ne m’étais pas préparé à le revoir, pourtant je savais que ce jour viendrais. Et quand je l’ai devant moi, sauf pour l’inviter à entrer d’un geste de la main, je ne sais plus quelle attitude adopter. J’imagine que ça va dépendre de lui…


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MessageSujet: Re: You're Unforgiven Too [PV Lynn & Ward]   You're Unforgiven Too [PV Lynn & Ward] I_icon_minitimeMar 3 Sep - 10:57



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Touché !

Je venais de réussir à lui envoyer des Cap’N Crunch en plein dans le décolleté rien qu’avec la puissance de mes doigts et d’une petite cuillère. Pourquoi j’avais fait ça ? Parce que j’avais vite compris que Carolyn aimait jouer. Et que c’était une façon de démarrer un petit jeu. Et ça valait bien le sacrifice de quelques Cap’N Crunch.

Carolyn ne tarda pas à se venger et sorti une arme : ses raisins. Je me levai de ma chaise pour éviter son projectile mais à la place, je le rattrapai au vol avec une facilité déconcertante. Je mis le raisin en bouche, ça lui fera une arme en moins. Et après ça, elle s’arrêta et je fis de même la regardant avec un regard impassible attendant la suite de ses mouvements prêt à éviter ou même rattraper son prochain projectile. Et quand elle le lança, je déviai le raisin de sa trajectoire affichant un petit sourire à la question de Carolyn.

-Non. J’ai juste de bons réflexes.


Je sentis que la guerre était finie à partir du moment où elle mangea le prochain raisin. Alors je me réinstallai sur ma chaise devant ce qui me restait de Cap’N Crunch. Je relevai le regard vers Carolyn quand elle me demanda si j’avais des projets aujourd’hui avant de parler du temps qu’il faisait dehors. J’étais certain qu’elle allait me proposer un jogging comme la dernière fois. Mes côtes me faisant moins moi, je reprenais doucement l’entrainement.

Mais avant qu’elle ne finisse sa phrase, j’entendis quelqu’un gueuler en bas de l’immeuble. Une voix d’homme qui gueulait après une Bella. Et si Carolyn n’avait pas achevé sa phrase en disant « Eddy », je n’aurais pas directement fait le lien entre la voix et le chanteur de Roadtramp.

Qu’est-ce qu’il pouvait gueuler ! Il sait qu’il y a une sonnette ? Il avait peut-être bien sonné mais si je ne l’avais pas entendu, je considérais qu’il ne l’avait pas fait.

Il continuait de gueuler disant à Bella, qui n’était plus là depuis un moment, de dire à Carolyn d’ouvrir parce qu’il avait le droit de voir Lucky. Ça sentait les futures tensions à dix kilomètres… Et qu’est-ce que je voyais moi ? L’occasion de marquer encore des points auprès de Carolyn.

Je la regardai toujours elle ayant arrêté de mangé depuis quelques secondes alors qu’elle disait que son ex gueulait dehors.

-J’entends ça…

Elle se dirigea alors vers la fenêtre pour crier à Eddy qu’elle lui ouvrait et le temps qu’elle lui ouvre et tout, je mis mon bol de céréale dans l’évier avant de me retourner et de m’appuyer contre le meuble les bras croisés regardant vers Lucky qui était tout calme dans son maxi cosi alors que sa mère avait quitté la pièce pour aller ouvrir à son ex. Je m’approchai du petit pour lui lancé à voix basse.

-Papa et Maman vont sûrement s’en mettre plein la gueule.

Je me redressai alors pour m’appuyer dans l’encadrement de la porte de la cuisine qui donnait sur le salon, les bras croisés, jetant de temps en temps un œil vers Lucky alors qu’Eddy Cort était entré dans le salon avec Carolyn qui portait maintenant l’un de mes sweat. Moi, je portais un pantalon de training noir et rien d’autre comme à chaque fois que je me levais, en fait, laissant à la vue de Carolyn mes cicatrices nouvelles et vieilles que j’avais justifié par ma dernière agression, la boxe et un père pas forcément très tendre. Ce qui était en grosse partie vrai.

Je croisai alors le regard de Cort et lui lançai un :

-Bonjour…

Sans en dire plus. Je ne devais pas trop parler au risque d’avoir le mauvais rôle. Le grand Eddy Cort avait une sale tronche… Je voulais dire par là qu’il semblait franchement ravagé. Il avait un teint d’un jaune inquiétant sûrement parce qu’il picolait comme un trou. Il parait qu’il n’était pas très vieux. Une toute petite vingtaine d’année je crois. Et ben, ça ne se voyait pas. Il faisait aussi vieux que moi, voir même plus. Et j’avais 35 ans. Par contre, je pouvais facilement voir que Lucky était bien son fils... Ils avaient beaucoup de traits en commun…

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Eddy Cort
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MessageSujet: Re: You're Unforgiven Too [PV Lynn & Ward]   You're Unforgiven Too [PV Lynn & Ward] I_icon_minitimeJeu 5 Sep - 16:13



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Ce ne fut pas Bella qui passa sa tête par la fenêtre mais bien Carolyn, ses longs cheveux roux pendant dans le vide, qui affirma qu’elle allait m’ouvrir. Je lui fis un signe de la main, pouce levé en l’air, pour dire que j’avais compris. Le tout en marmonnant pour moi-même.

-Ouais… Salut à toi aussi.

Je pus entrer dans l’immeuble et aller jusqu’à l’appartement de Carolyn qui me fit juste un geste pour que je sache que je pouvais entrer.

-Salut.

J’avais dit ça en la regardant, elle qui portait un sweat à capuche qui était trop grand, et qui était pas à moi. Pas que j’aurais voulu lui reprendre ou que ça m’aurait fait penser que je lui manquais… Je pouvais pas dire non plus qu’elle me manquait. C’était Lucky qui me manquait. Quand j’avais été à l’hôpital et qu’on m’avait dit qu’il était déjà sorti et ce en meilleure santé que jamais on aurait pu le croire, j’avais été partagé entre le sentiment d’une immense joie face au diagnostic plus qu’optimiste… et la colère de ne pas avoir été prévenu, ni par l’hôpital, ni par Carolyn elle-même.

Puis après, j’avais été me bourrer la gueule (enfin j’avais fait en sorte de rester bourré au Stryge où j’avais rencontré Howard Stone), et j’avais alors pris la décision de faire tout pour montrer à Carolyn que j’étais prêt à pouvoir accueillir Lucky chez moi. Dans un vrai chez moi. Que j’avais une bagnole comme tout le monde et tout. Bref, que je pouvais prendre ma part de responsabilité et pouvoir moi aussi garder mon fils.

Bref, j’avais l’impression de débarquer chez Lynn avec un carré d’as.

Mais à mon salut, ce fut un autre type qui me répondit, pas Carolyn. Carolyn, à part pour me dire qu’elle m’ouvrait, elle m’avait pas adressé la parole. Mais ce type qui était là en pouvait rien, lui. C’était jamais qu’un nom de plus sur le tableau de chasse de Lynn, probablement. Y avait pas photo, t’façon, vu leurs tenues respectives. Je savais maintenant à qui était le grand sweat que Lynn portait.

-Salut.

Je regardai tout autour, cherchant Lucky du regard. Et même si j’avais vraiment une sale gueule, celle-ci s’illumina à la vue du petit bougeant tranquillement dans son maxi-cosy.

-Hey !...

Je m’approchai doucement du bébé et caressai sa joue du bout de l’index.

-Tu m’as manqué, tu sais ?... M’en veux pas pour tous ces jours où je suis pas venu te voir… Ok ?...

Puis, me tournant vers Lynn, mais avec un ton plus dur.

-T’aurais pu me téléphoner pour me dire que vous étiez plus à l’hôpital. J’ai eu l’air bien con de me retrouver devant les infirmières à me demander où était mon fils… Merci bien pour ça.

On avait des problèmes, ok. Mais c’était pas une raison pour qu’elle me fasse passer pour un imbécile à la première occasion.

-Enfin, en attendant, j’ai pas perdu mon temps.

Mon regard alla de Lynn à son nouveau sex-toy.

-Mais pas de la même façon que toi…

J’eus une mince compatissante pour le gars.

-Sans vouloir t’offenser.

Mais il savait pas dans quel putain de traquenard il venait de foutre les pieds.

-J’ai racheté la baraque d’Atticus Fetch, sur Beverly Hills. J’ai fait aménager une chambre rien que pour Lucky et j’ai une bagnole.

Je levai les épaules.

-Je veux Lucky une semaine sur deux.

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MessageSujet: Re: You're Unforgiven Too [PV Lynn & Ward]   You're Unforgiven Too [PV Lynn & Ward] I_icon_minitimeJeu 5 Sep - 20:20



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ft. Ed & Eddy




Je tremble à l’intérieur. C’est aussi stupide que ça mais je ne m’attendais pas à voir Eddy, bien que je savais que ça arriverait un jour ou l’autre. L’avoir su avant, j’aurais fait en sorte d’être préparée parce que je savais, avant même qu’il n’entre, que ça ne serait pas de joyeuses retrouvailles.

Inutile de faire la grosse parade du genre ‘’ Hey, contente de te revoir ! T’as l’air bien dis donc !’’. Ça sonnerait faux de toute façon.  C’est d’un simple geste de la main que je lui fais signe d’entrer.  Après avoir refermé la porte,  je m’avance sur les traces de mon ex, mais en restant quand même en retrait pour qu’il puisse se sentir à l’aise de s’approcher de notre fils.  Je me surprends même à trouver ça hyper mignon de l’entendre, de la façon dont il renoue le contact avec ce petit bout d’humain qui gazouille. Mais l’effet est de courte durée, malheureusement pour moi qui se prend  LE premier reproche qui doit figurer sur sa liste.

- Je sais. Vu comment on s’est laissé, je n’ai pas osé mais je me disais que tu n’aurais peut-être pas oublié mon numéro et que tu aurais appelé pour aviser de tes intentions.

Je veux bien prendre le blâme mais nous sommes sortit de l’hôpital depuis un peu plus d’un mois maintenant et il n’a pas donné signe de vie depuis.  Pour quelqu’un qui s’est autant ennuyé, il aurait pu se présenter bien avant.

Faut croire qu’il a été trop occupé, comme il le suppose juste avant de m’envoyer son second reproche. Par contre, celui là, je ne l’avais pas vu venir mais de me trouver, nue pied, décoiffé et vêtu d’un sweat  trois fois trop grand pour moi en compagnie d’un homme en training et torse nu…

- Heu, ouais, non. En fait je te présente Ed, mon nouveau coloc. Bella  est tombé amoureuse et, tu la connais… rêveuse comme pas possible… enfin, bref… elle est partit en voyage sac à dos. Donc voilà, pourquoi… c’est Ed.

Ça me fait grincer des dents de me justifier, et surtout comment il ajoute à l’intention d’Ed qu’il n’y avait pas d’offense dans ce qu’il venait de dire. Parce qu’il y en avait un gros tas d’offense dans la façon dont il l’a dit.

Et puis il m’a largué, alors si je couchais avec Ed, il n’aurait absolument rien à en dire !

Eddy est maintenant bien placé, une belle piaule de riche, une voiture, tout ce qu’il rêvait de posséder et je ne peux pas m’empêcher d’être heureuse pour lui. J’ai pu voir pendant un petit moment, combien ils, lui et Roadtramp, travaillaient fort et qu’enfin ils ont ce pourquoi ils ont mis les efforts.

- Wow ! C’est génial ça. Je suis contente pour toi !

Mon beau sourire s’efface cependant dès qu’il ajoute qu’il veut Lucky une semaine sur deux. Pas que je suis contre une garde partagé, loin de là, c’est même pas ça le problème. Et ce n’est même pas dépendant de moi…

- Une semaine sur deux ?  Heu… là, tout de suite, ça ne va pas être possible, Eddy mais  s’il-te-plait, avant de grimper dans les tours, laisse moi t’expliquer pourquoi et t’exposer ce que j’avais en tête.

Parce que j’y ai réfléchis longtemps et souvent et que s’il fait pas le gamin, au final, nous en viendrions à l’arrangement qu’il souhaite.

- Je l’allaite. Les médecins m’ont expliqué que pour le moment, dû au fait qu’il est prématuré, il a besoin des anticorps qui passe par mon lait, pour renforcir son système immunitaire.  

C’est un peu compliqué déjà de tirer assez de lait pour quand je vais au travail et qu’il puisse avoir des biberons pendant mon absence, je vois pas comment je pourrais me traire assez pour une semaine.

- Je réussis à faire deux biberons  ‘’ de plus ‘’ par jour. Donc… si disons tu voudrais le prendre aujourd’hui, il vient de boire, ça ira dans trois heures pour son prochain boire, puis encore un autre trois heures pour le suivant tu pourrais le ramener un peu après l’heure du souper ?

Ça leur ferait pas loin de neuf heures ensemble, pour commencer, ça serait un début et petit à petit, il va grandir et nous pourrons passer aux formules préparées puis au lait de vache. C’est une question de mois, c’est temporaire.

- C’est important pour moi que Lucky puisse passer du temps avec toi, je veux que tu le sache.

Mais mon petit doigt me dit qu’il trouvera un énième reproche à me faire.  Et pendant ce temps là, ce qui est désolant, c’est qu’Ed assiste à cette discussion…


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MessageSujet: Re: You're Unforgiven Too [PV Lynn & Ward]   You're Unforgiven Too [PV Lynn & Ward] I_icon_minitimeVen 6 Sep - 10:29



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L’ex de Carolyn était bien là… Et c’était bien le chanteur de Roadtramp comme elle me l’avait dit. Carolyn n’était donc pas une menteuse. Tout ce qu’elle m’avait dit était totalement vrai. Pas que j’en doutais vraiment, en fait…

Je le saluai et il me salua avant qu’il ne remarque que son fils était là. Je le laissai passer pour qu’il puisse s’approcher de lui. Le petit Lucky gazouillait dans son maxi-cosy et ne sembla pas du tout perturbé par l’odeur de bière que dégageait son alcoolique de père. Non… Il souriait même je crois. Et Cort déclara que le gamin lui avait manqué et qu’il ne devait pas lui en vouloir pour tous les jours où il avait fait silence radio.

Il ne s’en souviendra sûrement pas… Qui se rappelle de ses premiers mois de vie ? Personne… Je ne crois pas les gens qui disent qu’ils s’en rappellent. Moi, je ne m’en rappelais pas.

Mais je ne dis rien me contentant de regarder la scène les bras croisés sans savoir encore où me placer. Et Eddy enchaina avec un reproche à l’égard de Carolyn. Un reproche auquel Carolyn répondit du tac au tac.

La bataille était engagée.

C’était certainement le début d’une longue et douloureuse bagarre qui durera jusqu’à-ce que le gamin soit assez grand pour faire ses choix tout seul… Même si je ne savais pas du tout comment fonctionnait vraiment une relation entre parent divorcés. Je n’en avais pas vécu une. Ma mère n’avait jamais divorcée… Elle avait toujours été larguée sans jamais se marier… Et pour ses deux relations les plus longues et bien l’un a été mis en prison et l’autre au cimetière avant même que ma mère se fasse larguée…

Ma mère aussi est au cimetière d’ailleurs.

Cort disait ne pas avoir perdu son temps mais qu’il l’avait fait d’une autre façon de Carolyn… Je plissai les yeux alors que le regard de Cort passa de Carolyn à moi. Je voyais où il voulait en venir… Et malgré que la tenue de Carolyn et la mienne portait à confusion, il ne s’était rien passé entre nous. Encore rien passé entre nous pour être honnête.

Et il me disait qu’il ne voulait pas m’offenser… Muais. Moi non. Mais son ex, oui. C’était évident.

-Ouais… Sauf que tu te méprends un peu.

Il me tutoyait, je le tutoyais…

Carolyn remis alors les points sur les « i » en disant que j’étais on coloc’. Elle expliqua pourquoi l’ancienne coloc’, Bella, était partie. L’amour… Fait faire n’importe quoi. Et je suis bien placé pour le savoir.

Je fis un signe de la main pour conclure les présentations mais sans offrir un sourire à Cort.

Il déclara alors avoir racheté la maison d’Atticus Fetch, une rockstar morte dans un accident de voiture et qu’il y avait installé une chambre pour son fils. Ah et il a une bagnole aussi. Parce qu’apparemment, il n’en avait pas avant. En somme, il ne s’emmerdait pas. Une maison certainement immense à Beverly Hills, ça devait coûter bien plus qu’un appartement à Santa Monica…

J’aurais dû faire carrière dans la musique… Quoi que… Non… Si je l’avais fait, je me serais ennuyé comme un rat mort.

Je ne dis rien encore une fois. C’est Carolyn qui s’exclama disant qu’elle était contente pour Cort. Elle semblait vraiment l’être. Malgré qu’elle se soit faite plaquée, elle continuait à avoir un rien d’affection pour Cort. Assez pour être courtois avec lui et tout de même se réjouir pour ce qu’il arrivait à obtenir.

-La baraque de Fetch… Ça c’est une grande maison…

C’est la seule remarque que je fis avant que Cort ne dise d’un seul coup qu’il voulait son fils une semaine sur deux. Comme ça… Sans vraiment de transition. Ah si ! Il y avait eu une transition. Il avait dit avoir une baraque et une chambre pour son fils et maintenant il voulait l’embarquer pour l’avoir la semaine avant de le rendre à sa mère pour la semaine suivante et ainsi de suite.

Je levai un sourcil. Regardait vers Carolyn dont le sourire s’était effacé avant de regarder à nouveau Cort qui attendait très certainement la réponse de son ex. Je m’avançai alors un peu plus dans la cuisine pour prendre la boite de Cap N’’Crunch qu’il y avait sur la table, me servir un bol, y mettre du lait, prendre une cuillère, jeter un coup d’œil par la fenêtre pour remarquer qu’en effet Eddy Cort avait une bagnole et pas des moindres avant de m’appuyer contre le meuble de l’évier en regardant la scène qui se déroulait devant moi.

Carolyn ne voulait pas qu’il le prenne une semaine sur deux. Pas tout de suite. Et elle expliqua pourquoi avant des arguments qui se tenaient largement.

Bien qu’elle n’empêchait pas du tout Cort de prendre le petit aujourd’hui pour quelques heures. A vrai dire, elle était prête à progressivement lui offrir la garde partagée qu’il désirait.

Moi qui m’attendais à une grosse dispute et des éclats de colère… Et bien Carolyn essayait au contraire que ça n’arrive pas… Elle essayait que tout soit fait pour le mieux pour son fils et pour eux deux. Elle ne voulait pas priver son gamin de son père aussi alcoolique soit-il. Parce qu’il était alcoolique. On était le matin… Enfin, fin de matinée… Et Cort puait déjà la bière.

C’était un alcoolique.

Mais elle était quand même prête à permette à Cort de faire connaissance seul avec son fils en le prenant pour la journée. Alcool + bébé + jolie Porsche = adieu bébé.

Mais Carolyn n’a pas encore vu la Porsche, je crois… Bien qu’une autre voiture, ça suffirait aussi à faire une très mauvaise idée.

Si je disais ça, j’allais me positionner comme celui qui se mêle des affaires des autres. Ce n’était pas encore le bon moment pour le faire. Pour l’instant, je mangeais mes céréales en attendant la réaction de Cort.


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MessageSujet: Re: You're Unforgiven Too [PV Lynn & Ward]   You're Unforgiven Too [PV Lynn & Ward] I_icon_minitimeSam 7 Sep - 15:12



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Notre bébé était magnifique et joueur malgré qu’il soit tout petit. Il bougeait ses mains et ses pieds et avait les yeux grands ouverts et tout bleu clair. Quand j’étais allé à l’hôpital, j’avais pas trouvé Lucky, ni sa mère d’ailleurs (même si ça, c’était un moindre mal), mais au moins, le staff médical, lui, avait pris le temps de me dire que tout allait pour le mieux concernant la santé du bébé. Y avait encore bien des choses à régler et il était un peu plus fragile qu’un bébé normal donc il fallait absolument faire attention s’il chopait des trucs du style de la rougeole et je savais pas quoi encore comme maladies qu’ont les enfants. Mais que Carolyn avait pu rentrer à la maison parce que laisser le petit dans un endroit aseptisé allait pas l’aider à créer des anticorps.

Si vous avez compris tout ce charabia, tant mieux. Parce que moi, sur le coup, j’avais pas bien compris. Tout ce que j’avais vu, moi, c’était que le doc et l’infirmière avec qui j’avais eu contact ce jour-là m’avaient bien regardés de travers…

Carolyn disait qu’elle avait pas osé appeler… Et puis que moi aussi, j’avais qu’à appeler parce qu’elle avait cru que je l’avais carrément oubliée. Ouais, parce qu’elle disait ça pour son numéro de téléphone mais je comprenais bien qu’elle voulait parler d’elle en se mettant à la place du numéro de téléphone. Une figure de style, qu’on appelle ça. Même moi, je le sais. J’écris des chansons, hein, en même temps.

-Non, j’ai pas oublié le numéro. J’ai pas oublié Lucky non plus.

Je me tournai vers ce dernier et lui souris malgré que j’en aurais bien déjà tremblé d’énervement. Moi au moins quand je lui faisait des reproches, j’employais pas de métaphore ou autre.

-Et j’ai pas appelé parce que j’avais pas envie de te causer à toi. J’avais envie de savoir, pourtant, pour Lucky, s’il allait bien et tout ça. Mais je voulais pas te parler à toi. Pas au téléphone. Alors j’ai attendu de pouvoir venir ici pour, en plus de voir par mes propres yeux qu’il va bien, pouvoir te dire que j’ai tout ce qui faut pour qu’il vienne chez moi 50/50.

Voilà… parce qu’au téléphone et sans les avantages que j’avais maintenant, je savais pas de quoi j’aurais pu causer avec Lynn.

-Alors j’ai attendu de pouvoir venir ici en ayant une bagnole parce que dès que je fous un pied dehors, c’est la putain de débandade !

Et à ce que je pouvais voir, elle avait pas chômé non plus, pendant ce temps-là, hein. Putain, je me rappelais encore quand j’étais revenu de tournée et que j’avais eu cette impression que tout ce qui sortait de sa bouche et chaque mouvement qu’elle faisait était fait juste pour me chauffer que tout en elle émanait le sexe à plein nez… Alors que j’étais mort crevé… Pas que j’aimais pas ça. J’adorais faire l’amour. Mais les comportements vulgaires ne m’excitaient pas le moins du monde. Surtout quand j’étais crevé.

Mais si ça plaisait à Ed, tant mieux pour lui.

Sauf qu’Ed disait que je me méprenais un peu. Je le regardai, plutôt indifférent. C’était pas comme si j’étais jaloux. J’étais pas jaloux parce que pour ça, il aurait fallu que j’aime Carolyn, vraiment, pas l’aimer que pour faire en sorte que le petit ait ses deux parents à ses côtés pour grandir. Non… Disons que la présence d’un type torse nu dans l’appartement de mon ex qui portait le hoodie dudit gars… C’était quand même suspect.

Mais Lynn affirma que c’était pas ce que je croyais, qu’il n’y avait rien entre eux. Que ce n’était que son nouveau coloc’.

Je la regardai avec de grands yeux, presque comique.

-Putain, je savais pas que j’avais l’air con à ce point-là.

Tout ça pour dire que je ne croyais pas Carolyn, que je ne la croirais plus jamais et plus sur que dalle. Même si Howard Stone m’avait dit que les mensonges étaient pas dits dans une mauvaise intention. Je me tournai vers Ed.

-Ouais ben quand ça viendra, t’attache pas trop, hein… On est vite remplacé dans son cœur à elle. Moi, je te le dit.

Ouais… D’ailleurs, même si elle m’avait dit qu’elle couchait avec Ed’, encore une fois, ça aurait changé quoi ? On était quand même plus ensemble.

Je me retournai vers Lucky qui prit mon index dans sa main… Puis dit à Lynn que j’avais maintenant une maison, voire même un manoir, avec tout ce qu’il fallait pour Lucky et que je le voulais une semaine sur deux.

Elle était contente pour moi, qu’elle disait. Ouais, t’as vu ça tout ce que t’as raté ? En tout cas, Lucky aurait un très grand espace pour courir quand il pourra le faire. Et puis même un studio où il pourrait s’entraîner à devenir rockstar.

Et…

Bien évidemment, ce n’était pas possible ! Je la regardai en faisant la moue et en fronçant les sourcils. Elle disait que c’était une histoire d’allaitement. Je secouai la tête en riant… mais un rire aussi jaune que mon teint, là tout de suite.

-C’est ça ouais ! Ils m’ont parlé, à l’hosto, de tes foutus anticorps. Ils ont dit que ce serait d’être dans un environnement normal qui l’aiderait pour ça et de pas rester à l’hôpital. Y m’ont pas parlé d’allaitement ! Sachant où on en était, t’aurais pu choisir de pas l’allaiter et de lui donner les substituts en boîte. Y a plein de bébés qui boivent ça et qui sont contents et pas plus fragiles que les autres.

Je crachai entre mes dents en me renfrognant.

-Mais non, l’allaiter, c’était parfait ! Parce que si je veux voir Lucky, je dois avoir tes lolos pas trop loin, hein…

Putain !

Cela dit, elle me proposait quand même de le prendre quelques heures. Qu’elle me ferait des biberons. Et de le lui ramener après l’heure du souper.

Putain… C’est quand, l’heure du souper ? 1 heure ? 2 heures du matin ?

Je soupirai, passai ma main dans mes cheveux… essayai de me calmer. Je me savais colérique. Pas violent physiquement, pas envers les gens, en tout cas. Mais je pouvais gueuler fort et claquer des portes… Mais tout ça, j’avais appris à l’évacuer sur scène… mais là, avec cette histoire, ça ne suffisait plus. Ou en tout cas, c’était difficile de me retenir.

Mais j’y arrivais… Uniquement parce que je voulais pas gueuler parce que je voulais pas faire peur à Lucky.

-Ok, on peut faire comme ça aujourd’hui. Mais juste parce que c’est la première fois.

Je regardai Lucky puis elle.

-Parce que là, je suis juste en train de me demander quelle excuse tu vas me sortir la prochaine fois. Là, ok, tu l’allaites, on va dire que je te crois.

Même si c’est pas le cas.

-Ah… et je voulais te dire aussi que si tu voulais venir jeter un coup d’œil à la maison, à quoi ça ressemble, tu pouvais aussi. Si ça peut te convaincre de me le laisser une semaine sur deux.

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MessageSujet: Re: You're Unforgiven Too [PV Lynn & Ward]   You're Unforgiven Too [PV Lynn & Ward] I_icon_minitimeSam 7 Sep - 20:41



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C’est clair qu’Eddy n’est pas ici pour jouer une partie de carte et prendre des nouvelles. Enfin, si, des nouvelles de Lucky mais ça s’arrête là comme il le dit, sans vraiment le dire, en affirmant ne pas avoir oublié mon numéro et surtout pas son fils.

- Je n’ai jamais dit non plus que tu avais oublié Lucky, Eddy ! , me défendais-je.

La façon dont il se permet, lui, d’avoir une excuse pour tout devient de plus en plus lamentable à mesure qu’il parle.  Je déploie de grands efforts pour rester calme, parce que je n’ai pas envie que l’on tombe dans ce cliché de parent ennemis qui se la ramènent uniquement pour blesser l’autre.  Eddy est amer, pourquoi ?  Je voudrais bien le savoir ! C’est lui qui m’a laissé tomber en fin de grossesse, qui a cessé de téléphoner, de prendre des nouvelles, qui m’a largué alors que je ne savais pas l’avenir pour Lucky et que j’aurais pourtant eu besoin qu’on se soutienne. Je me prends ses reproches pour tout et j’aurais agis exactement comme il l’aurait voulu que je me prendrais quand même la douche froide !

Sauf qu’à sa remarque sur mes amours, je sens que ma belle résolution de rester calme ne tiendra pas encore longtemps.  Je regarde Ed avec l’air de la fille qui lui demande pardon pour cette scène grotesque de la par de mon ex.

- Tu n’étais pas en couple quand on a baisé sur le toit du van, au fait ? , que je lui demande, à Eddy, sur le ton le plus neutre possible.

Parce que, ouais, j’ai trompé personne moi.  Il peut bien dire que je change de mec comme il termine une bière ! Je n’ai été en couple qu’avec lui et eu quelques aventures dans le passé et depuis lui, plus rien.  Mais bon, le lui rappeler, ça ne donnerait strictement rien. Mais je vous gage ce que vous voulez que cet écart de conduite là sera ma faute et la mienne uniquement... attention reproche dans 3...2...1... !

Il veut prendre Lucky  une semaine sur deux. Ça me fend le cœur de penser que je pourrais me séparer de mon fils pendant de si longue période mais je ne vois pas non plus comment je pourrais empêcher son père de vouloir lui aussi passer du temps avec Lucky.  Sauf que dans l’immédiat, ça ne sera pas possible.

J’aurais dû prévoir qu’il s’emballerait, qu’il trouverait encore à m’accuser d’avoir manigancé pour  lui mettre des bâtons dans les roues.

- Oh !  Là, ça commence à bien faire ! Demain je vais justement le rencontrer le médecin ! C’est sa pesée hebdomadaire entre autre chose, t’as qu’à venir avec moi et on lui demandera ensemble qu’il te le dise, pour l’allaitement ! Parce que, contrairement à ce que tu crois ça ne me fais pas tant plaisir que ça que d’allaiter aux trois heures, pendant une heure, fais le calcul, ça revient vite !

Tant que Lucky n’atteindrait pas un certain poids, tant qu’il ne montrerait pas avoir ‘’rattraper’’ la moyenne des enfants de son âge, c’est l’allaitement en exclusivité.  Je ne l’ai pas choisis, on me l’a imposé.

- Ah mais non, toi tu es fort de la gueule quand vient le temps de me traiter de menteuse, parce que ça t’arrange, mais quand c’est le temps de voir ce qu’il en est vraiment, là tu te dégonfle !  Je paris que tu es même jamais venu le lire mon journal, comparer les dates, pour voir si je te disais vrai quand je t’ai dis vouloir te parler depuis longtemps !  Tu joue l’autruche, bah continu Eddy ! Je suis la méchante dans cette histoire, tout est de ma faute, on a compris, pn peut passer à autre chose maintenant ?

Je me frotte le front en inspirant lentement puis je m’approche de Lucky et lui chatouilles les orteils.

- Je n’ai pas besoin d’aller voir ta super baraque pour savoir que tu as tout ce qu’il faut pour prendre soin de lui. Ça vient du cœur et je ne doute pas une seule seconde que tu puisses l’aimer. Non, moi ce qui m’inquiète c’est ton hygiène de vie.  Tu sauras ne pas boire pendant toute une semaine ?  Tu sais ne pas t’arrêter de boire, Eddy.

Ça, c’est un réel problème, pire que tout ce qu’il peut encore me reprocher. Et les autres ? Ils feront attention aussi ?  On sait pas que Clepto viendrait prendre Lucky qui pleure pendant qu’Eddy se douche et l’échapperait au sol parce qu’il est, comme toujours bien torché.

- Si tu veux prendre Lucky avec toi, tu dois être sobre. Ce n’est pas négociable.

J’embrassais les petits orteils de mon fils qui commençait lentement à vouloir s’endormir et me retournais vers Eddy.

- Que ce soit clair. Tu as une place importante dans la vie de Lucky et jamais je ne voudrais que tu sois brimé et si c’est le cas, ce ne sera pas à cause de moi, en tous les cas, jamais de façon volontaire. Et si ce que je te propose en ce moment ne fait pas ton affaire, je ne sais pas quoi te dire d’autre.  Cependant, si là, tout de suite, tu veux partir avec lui et que tu me dis que tu es apte à conduire, je vais te croire sur parole. Mais si tu continue d’être de mauvaise fois, ben la porte est par là et on prendra d’autres dispositions pour la garde de Lucky.

Il ne me fait pas peur avec son argent fraîchement acquis.  N’importe quel juge verrait que j’ai de bonnes intentions, que je fais mon possible pour lui simplifier la vie mais qu’il s’entête à refuser le gros bon sens.

- Alors ?  Je fais son sac ou pas ?


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MessageSujet: Re: You're Unforgiven Too [PV Lynn & Ward]   You're Unforgiven Too [PV Lynn & Ward] I_icon_minitimeDim 8 Sep - 10:00



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Reproche, justification, reproche, justification. C’était une vraie partie de ping-pong. Cort n’avait pas oublié Lucky, ni le numéro de Carolyn et Carolyn savait qu’il n’avait pas oublié Lucky… Mais ce que j’entendais bien c’était que Cort semblait vouloir faire la chose presque impossible de voir son gosse sans voir Carolyn. Ouais, ça me semblait un peu impossible.

Il insinua ensuite que Carolyn n’avait pas chômé… Si nos tenues respectives pouvait bien porter à confusion, autant moi que Carolyn lui avons dit qu’il n’en était rien… Du coup, il croyait qu’on le prenait pour un con. Je soupirai avant que Cort ne me donne un « conseil ». Celui de ne pas trop m’attacher. Je levai un sourcil. Waw, il déteste vraiment cette fille… Pourtant, d’après ce que j’en savais, c’était lui qui avait plaqué Carolyn. Alors, je ne vois pas bien d’om il tient sa théorie du type qui a vite été remplacé. Surtout que, quand quelqu’un te plaque, mieux vaut vite le remplacer, non ? C’est ce que ma mère faisait en tout cas.

-Je sais ce que je fais. Je n’ai pas besoin de conseils…

Carolyn me regarda s’excusant du regard mais je lui fis signe que ce n’était rien. Qu’elle n’avait pas à s’en faire. Que je savais bien que les paroles de son ex ne valaient pas grand-chose vu que c’était un alcoolique apparemment notoire. L’avis des autres, je m’en suis toujours bien foutu.

Mais elle avait de la réplique la petite mère célibataire… Et je ne dissimulai pas vraiment le sourire satisfait que sa réplique m’arracha.

La discussion monta d’un cran quand Cort demanda à avoir son fils une semaine sur deux. Le débat était lancé avec le premier argument valable de Carolyn… Il était temps de se servir des Cap’N Crunch, ce que je fis tout en me tournant vers Carolyn et Eddy qui discutait autour de leur bébé qui ne devait rien comprendre à ce qu’il se tramait… Il ne devait pas comprendre non plus qu’il était le centre même de cette discussion. Ou bien il le comprenait… Dans ce cas, pas de chance pour lui.

Les raisons de Carolyn firent s’emballer Eddy qui voyait là-dedans une excuse pour qu’il ne puisse pas avoir son fils autant qu’il le voudrait. J’écoutais… J’entendais le ton qui montait. Carolyn qui se défendait voulant bien prouver à Eddy que ce qu’elle disait était vrai en l’emmenant avec elle voir le médecin de leur fils.

Ils s’emballaient tous les deux… Avant d’essayer de redevenir calme… Tous les deux marquant, de temps en temps, leur affection pour leur gosse en ayant un geste pour lui.

Carolyn ne voulait pas passer pour la méchante de l’histoire ce qui se tenait… Et le discours d’Eddy fut un peu moins colérique quand il proposa à Carolyn de venir voir sa baraque après avoir accepté son deal actuel. Il lâchait l’affaire, en somme, pour le moment. Il faut dire que ça serait bien con de griller ses chances de voir son fils en agissant comme un connard.

Carolyn disait ne pas avoir besoin de voir sa baraque. Elle était certaine qu’il y avait tout pour accueillir son fils. Mais elle ne tarda pas à mettre certainement le doigt où ça fait mal ; l’alcool.

Je crois que là, ça allait être drôle… Je me demandais si Eddy allait s’emballer, nier ou promettre qu’il sera sobre. Trois possibilités. J’en avais vu des alcooliques dans ma vie et je savais parfaitement comme ils fonctionnaient.

Carolyn ne voulait donner son fils que si Eddy était sobre… Mais elle était quand même prête à lui donner aujourd’hui et à croire Cort sur parle s’il lui disait qu’il était sobre là tout de suite et apte à conduire.

Il ne l’était pas… La volonté de Carolyn de ne pas passer pour la méchante et celle qui ne veut pas laisser voir son fils à son père semblait être trop forte.

Je fais une réflexion ? Je devrais non… Pas que je m’en viendrais mal si jamais Lucky et Eddy se prennent un poteau en rentrant. En réalité, ça ne me ferait ni chaud, ni froid mais pour le principe d’avoir un peu l’air concerné par la vie du môme, je devrais peut-être le faire.

Je regardais Carolyn avec un air soucieux.

-Lynn… Il est bourré… Et il a une Porsche 911…

C’était pas vraiment se mêler des affaires des autres. C’était du bon sens. Je crois… Je pense que ça en est.



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MessageSujet: Re: You're Unforgiven Too [PV Lynn & Ward]   You're Unforgiven Too [PV Lynn & Ward] I_icon_minitimeLun 9 Sep - 16:33



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Je voulais voir Lucky, pas sa mère… Malheureusement, jusqu’à ce qu’il sache un peu se démerder lui-même, je serais bien obligé de faire avec. Ce qui me ramenait toujours à la même réflexion : si tout allait bien, super ! Je m’inclinerais devant Lynn dont l’instinct maternel aurait vu juste. Et dans le cas contraire, je lui en voudrai à jamais pour avoir condamné ce môme à une vie d’handicapé sous prétexte qu’elle voulait mener sa grossesse à terme telle l’héroïne qu’elle n’était pas, et ce alors que le médecin comme moi, après sa grosse hémorragie, lui avions dit que continuer relevait plus de la folie que d’un quelconque PUTAIN d’idéal.

Et vous savez quoi ?

Je préférerais avoir complètement tort et me prosterner à ses pieds plutôt que de voir Lucky vivoter plutôt que de pouvoir faire l’expérience d’une vraie vie.

Parce que, ouais, Lucky avait pu sortir de l’hosto, mais c’était encore un bébé tout fragile et le moindre dérapage pourrait faire capoter tous ses efforts de petit guerrier.

Lynn, elle, n’en était plus à ces réflexions-là, elle. Elle semblait avoir tourné la page avec un gars qui, hormis pour ce qui était de la taille et de la carrure, était physiquement tout mon opposé. Son nouveau colocataire, qu’elle disait. Mouais… Dans même dans ses rêves les plus fou j’accorderai pas une once de crédit à tout ce qui pouvait sortir de sa bouche.

Ce à quoi elle me répliqua dans une question légèrement cynique si j’étais pas en couple, moi, quand on avait baisé sur le toit du van.

-J’aurais dû me mettre une douffe d’enfer, ce soir-là ! De quoi ne plus savoir la lever d’un millimètre. Ou demander à Clepto de m’assommer, tiens… Mais avant ça, j’aurais dû sonner à Zoey et la plaquer. Aujourd’hui, je serais tranquille et libre comme l’air et je pourrais penser qu’à ma musique.

Je pointai le petit dans son Maxi-Cosi.

-Heureusement, y a pas que du négatif qui est ressorti de la connerie qu’on a fait ce soir-là… Enfin… Si Lucky a la chance de grandir et qu’il se bat jusqu’au bout. Alors ça, jamais je le regretterai.

Mais rien n’était garanti. Je regardai Lynn dans les yeux.

-Sinon, je m’en voudrai à jamais pour l’avoir condamné à une demi-vie juste parce que je n’aurai pas eu les couilles de te dire « non », le jour où on nous a dit que c’était risqué.

J’expliquai à Carolyn ce que j’avais foutu pendant tout ce temps avant de rappliquer ici et qui avait été de trouver un endroit quand même un peu plus classe que la piaule de Clepto, et aussi une bagnole pour me déplacer. Bref, j’avais fait des trucs très responsables pour pouvoir avoir mon fils avec moi une semaine sur deux. Il allait bien se marrer avec Roadtramp !

Mais, un peu comme à l’hôpital la première fois que je suis venu voir Lucky, Lynn grilla tous mes espoirs d’un coup. Ouais, non, j’aurais pas Lucky, pas toute une semaine, à moins de prendre le package lolos avec. Putain ! Ce qui était peut-être logique pour elle sonnait comme un nouveau mensonge pour moi.

Puisqu’elle avait massacré la confiance que j’avais en elle. Il suffit d’un seul mensonge, un seul, et même anodin pour perdre toute fiabilité… C’était ce que Carolyn avait fait. Elle m’avait menti sur une connerie qui, en soi, ne changeait pas grand-chose. Sauf que je ne croyais plus un mot qui sortait de sa bouche. Tout en elle n’était, à mes yeux, que manigance. Même la présence de ce type, là, Ed ou je sais pas quoi, faisait partie d’une putain de théorie du complot !

Elle me proposa alors, mais sur un ton violent, que je n’avais qu’à venir avec elle voir le médecin le lendemain pour la pesée de Lucky et tout et que j’aurais qu’à lui demander moi-même, au toubib. Elle se plaignait de devoir l’allaiter ?! Bah alors fais comme tout le monde ! Utilise du putain de lait en poudre !

Je gardai tout ça pour moi, les poings et les mâchoires serrées d’autant plus quand elle me dit de faire le calcul. Je me retenais de lui hurler : « Je ne sais pas calculer, pétasse ! ». Enfin, pas comme ça, pas sans que ça me prenne des plombes. Je savais que j’étais dyslexique, mais avec les chiffres, je me débrouillais pas mieux.

Je me pris la tête à deux mains quand elle parla d’un journal avec des dates et tout et secouai la tête.

-Mais, putain, de quel journal tu parles ?

J’avais pas connaissance d’un journal, moi. Un journal de quoi ? Des gens quelle baisait ? Histoire que je vois qu’en plus de Daniele Ricci, elle s’était tapée Stone aussi, comme il l’avait légèrement insinué au bar. Ça me servirait à quoi ?

Et me parler de quoi depuis longtemps ?

J’avais l’impression d’avoir perdu complètement le fil de la conversation… En fait, non… C’était juste sûrement elle qui racontait n’importe quoi pour être la victime de l’histoire alors que la seule victime, c’était Lucky.

Elle affirma ensuite savoir qu’elle était la méchante de l’histoire, menant l’idée jusqu’au bout. Parce que ouais, si elle avouait être la méchante ça ferait forcément d’elle la gentille que personne ne voit comme telle.

Moi, ce que je lui proposais, c’était de venir voir la super baraque qu’on avait, tous les quatre avec Roadtramp et puis la belle chambre qu’on avait fait pour Lucky. Peut-être que ça la rassurerait, qu’elle voit que j’en avais pas rien à foutre. Mon fils, qui nous regardait tour à tour de ses grands yeux ébahis, je l’aimais et je voulais le voir grandir… puis lui apprendre pleine de trucs et rire avec lui comme je riais avec le petit Jesse.

Mais elle refusa la visite… Et me calma un peu en disant qu’elle avait pas de doute que j’avais tout ce qu’il fallait pour lui. C’était déjà une bonne chose. Elle doutait pas non plus de mon amour pour lui, même si je l’avais pas encore vu souvent (en majorité parce que j’avais pas envie d’être à chaque fois confronté à sa mère)… Et je ne l’avais encore que très peu pris dans mes bras vu qu’on pouvait pas, au début.

Mais…

Ouais, elle avait un « mais »… Forcément, il y avait un « mais »…

Elle s’inquiétait de mon hygiène de vie et mon ton remonta.

-Quoi ?! Mais qu’est-ce que ça a à voir là-dedans, Lynn ?! Pourquoi j’arrêterais de boire pendant une semaine? Hein ? Pourquoi ?

La réponse fut catégorique de sa part : si je voulais Lucky, je devais être sobre. Je la pointai instantanément du doigt.

-Tu vois ?! Tu vois ?! Tu l’as déjà et tu la sors déjà l’excuse suivante ! Après l’allaitement, c’est parce que je suis pas sobre ?!

J’avais complètement, mais alors complètement oublié l’autre Ed qui bouffait ses putains de céréales.

-C’est un putain de traquenard, ton truc, Carolyn. Si tu veux pas que je puisse prendre Lucky avec moi, dis-le clairement !

Parce qu’elle savait que j’étais pas sobre, là tout de suite. Lucky, lui, s’endormais malgré que j’étais pratiquement en train de gueuler. Et ce fut à Lynn de reprendre la parole en disant que ce n’était pas ce qu’elle voulait, que du contraire. Et j’avais l’impression d’entendre une guitare totalement désaccordée : « oui » d’un côté et « non » de l’autre.

Je respirai plus doucement, faisant un gros effort pour l’écouter et pour ne pas simplement foutre son appart’ sans dessus dessous et je l’écoutai le plus attentivement possible avant de lui donner les réponses à ses questions.

-Ok. Ok pour le garder jusqu’à… après le souper si tu sais me dire ce que tu entends par quelle heure c’est. Et ouais, je suis apte à conduire. Et je veux bien aller avec toi le lendemain chez le docteur…

Je me tournai vers Lucky, me penchai un peu vers lui et lui souris.

-Ouais, fais son sac.

Mais quand le coloc’ la ramena, je le redressai d’un coup et le pointai du doigt :

-Toi, ta gueule ! T’es le coloc’ ! Ça te regarde pas, putain ! On t’a pas sonné !

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MessageSujet: Re: You're Unforgiven Too [PV Lynn & Ward]   You're Unforgiven Too [PV Lynn & Ward] I_icon_minitimeMar 10 Sep - 2:03



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Je suis prête à encaisser mais j’ai aussi mes limites. Eddy ratisse un peu large en insinuant qu’il se passe quelque chose entre Ed et moi et qu’il devrait faire gaffe parce que je change vite de mec quand j’en ai l’occasion ce à quoi je réplique que ce n’est pas moi qui était en couple quand on s’est envoyé en l’air sur le toit du van dans la Death Valley.

Bien sûr, il est plein de regret, je commence à bien la connaître sa chanson. Au minimum, Lucky ne fait pas partit de ses regrets, enfin, seulement s’il s’en tire pas si mal malgré tout sinon, il s’en voudra… correction, il m’en voudra, parce que lui, il est intouchable.

- Ouais ben pour là il va bien et le reste, au risque de me répété, tout ce qui lui arrive en ce moment n’a strictement rien à voir avec ma grossesse a risque mais à sa prématurité qui ne dépend même pas de ça. J’aurais eu une grossesse parfaite que nous en serions là, c’est un mauvais tirage à la loterie de la vie.

Je commence à avoir plutôt hâte que ça lui rentre dans le crâne mais c’est comme croire que l’anal fait pas mal. Tu le sais juste quand tu l’a dans le c… enfin voyez l’idée ? Si je m’abaissais au niveau de mon ex, je sous entendrais sans remord que la prématurité de Lucky vient du fait que son père est un alcolo et que ses mauvais gênes ont mis en danger sa santé.

Puis, quand il me parle d’une garde firty-fifty qu’il veut commencer maintenant, et qu’il s’emporte en ne ratant pas encore de m’écorcher au passage, j’explose. Au diable la zen attitude, y’en a marre de tout prendre sur ma gueule.  Je vide mon sac, je dis ce que j’ai sur le cœur et…  encore une fois, il tombe du ciel comme un abruti qui saute sans parachute, ne sachant pas de quoi je parle.

- À l’hôpital, quand tu ne voulais rien entendre, parce que je ne suis qu’une menteuse, tu te souviens ?  Je t’ai dit de venir ici, de prendre mon journal intime et de lire tout depuis notre rencontre, de comparer les dates que tu aurais vu que tout le long je voulais te le dire pour Daniele. C’est pareil que maintenant ! Tu crois tout savoir  mais tu sais qu’à moitié et c’est bien plus facile de dire que je te mens pour ne pas avoir l’air d’un grand con !

S’il se donnait la peine de se calmer, s’il se donnait la peine d’écouter jusqu’au bout, ça ne ressouderais peut-être pas notre couple mais peut-être qu’il changerait de ton, qu’il verrait que je n’ai jamais eu ne serait-ce qu’une seule putain de mauvaises intentions depuis le tout début.

Mais moi, je vais me taper sur la tête toute ma putain de vie d’avoir été honnête avec lui et de lui avoir dit que je portais son enfant. On voit ce que ça donne l’honnêteté !

- Ça n’a plus aucune importance, de toute façon.

Je décline l’invitation d’Eddy à visiter sa maison. Disons que je n’ai pas vraiment envie de revoir les gars, avec le recul, et vu l’attitude d’Eddy, je comprends que je suis la tête de turque du clan et tant qu’à faire, je préfère ne pas être la conne de service dans l’histoire. De toute façon, je n’ai aucun doute qu’Eddy a tout fait pour que notre fils ne manque absolument de rien. Sa chambre doit être géniale, mieux que l’espèce de placard convertit en  nursery qu’il a ici. Non ce qui m’inquiète, c’est l’alcool. Il se brosse les dents avec son fond de la veille, ça donne une idée de l’importance qu’à l’alcool dans sa vie. J’ai peur qu’il ne se saoul et qu’il échappe Lucky ou qu’il s’endorme avec sur le divan ou je ne sais pas quoi encore.

Et bien sur, suffit que je lui en parle pour qu’il reparte en courant, les bras dans les airs, comme une furie. À croire qu’il a un mécanisme dans le dos qu’il me suffit de remonter pour le mettre en action et le regarder aller. Ça en est presque drôle. En fait, je rirais, si la scène n’était pas autant pathétique.

Je me prends la tête entre mes deux mains, secouant négativement tant je suis découragée. J’aurais envie de crier ’’ Réveillez moi quelqu’une ! C’est impossible qu’il soit devenu du jour au lendemain aussi  nombriliste !’’

- Non. Non, Eddy je ne te sors pas d’excuse. Je te parle de notre fils de l’humain qui devrait être le plus précieux à tes yeux, juste assez pour arrêter de te regarder le nombril trente seconde et de comprendre le gros bon sens ! Si tu as bu, comment tu crois que tu vas savoir t’occuper de lui ? C’est pas un putain de traquenard ! Tu l’aimes, tu n’as même pas besoin de gueuler pour me le faire comprendre ! Et c’est justement parce que tu l’aimes que tu devrais faire l’effort de comprendre que si jamais il lui arrive un truc et que tu as bu, tu vas t’en vouloir au moins autant que tu m’en veux en ce moment !

Je ne sais pas comment lui faire comprendre que l’alcool est un réel problème et que toute ma bonne volonté ne suffira même pas à l’aider lui, parce qu’il ne veut pas voir le problème, il ne veut pas l’admettre et il est prêt à entraîner Lucky là dedans.

- 18h, ça te va ?

Avant que je n’ajoute quoi que ce soit d’autre, c’est Ed qui intervient, me glaçant le sang d’une simple phrase, faisant péter un nouveau plomb à mon ex au passage.

- Je vais te faire son sac, et t’écrire pour ses biberons, comment les faire chauffer, et…pendant ce temps là… Eddy…

Je le regarde avec tout l’espoir, toute la compassion et même avec tout mon amour qui subsiste encore pour lui mais surtout pour mon fils dont j’ai l’impression que je suis entrain de jeter dans la gueule du loup, j’ajoute :

- Appel un taxi, d’accord ?  Je vais le payer ce n’est même pas un souci. Je veux vraiment que vous passiez un beau moment ensemble, toi et Lucky, et qu’il y en ait plein d’autres. D’accord ? Et… Ed… tu voudrais m’aider à plier le parc pendant que je note pour les biberons ?

Mon espoir est mince, mais peut-être qu’Eddy va finir par comprendre que tout ce que je fais aujourd’hui est dans le but de lui permettre d’obtenir sa putain de garde fifty-fifty mais que pour y parvenir, nous devons y aller un pas à la fois.



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MessageSujet: Re: You're Unforgiven Too [PV Lynn & Ward]   You're Unforgiven Too [PV Lynn & Ward] I_icon_minitimeMar 10 Sep - 10:42



You're Unforgiven Too
ft. Eddy Cort & Carolyn Adam


Plus la « discussion » avançait plus les mots étaient crus et plus les reproches pleuvaient. Cort se faisait chaque fois plus agressif attaquant Carolyn sans remords. Il répliquait à la réplique cinglante de Carolyn en se faisant passer pour celui qui regrettait de ne pas avoir plaqué son ex avant de se faire Carolyn. Il regrettait d’avoir couché avec Carolyn. La seule chose qu’il ne regrettait pas c’est Lucky… Même si, au fond, si Carolyn et Eddy se mettait sur la gueule aujourd’hui c’était à cause de Lucky. Si Lucky n’existaient pas, soit ils seraient en couple, soit ils auraient continué leur chemin chacun de leur côté mais personne n’aurait de reproches à faire à personne.

On avait deux parents qui aimaient leur gosse mais qui ne se piffaient pas pour tout un tas de raisons dont un était la grossesse à risque de Carolyn et donc Lucky. Si j’avais bien tout compris.

Et Carolyn se défendait encore disant que tout ce qu’il pouvait arriver à Lucky maintenant était dû à la prématurité du gosse et pas à la grossesse difficile. Un mauvais numéro à la loterie de la vie. Ouais, ça arrive de tomber sur un mauvais numéro… De toute façon, les parents se font toujours une idée de leur enfant et leur enfant est souvent à des années lumières de ce qu’ils ont imaginé. Demandez à ma mère…

Puis, il y eut cette histoire de journal mais le seul nom auquel je tiltais un rien c’était celui de Daniele. A L.A., il n’y avait pas cent mille Daniele. Elle parlait de Ricci. Elle avait fait quoi avec Daniele ? Peu importe en fait… C’est juste que… Je déteste ce type.

Finalement, ils arrivèrent à ce qui était important : la garde du gosse. Il y eu d’abord l’argument de l’allaitement avant que Carolyn ne fixe une autre condition censée, celle qu’Eddy devait être sobre quand il avait le gosse chez lui. Et il s’excita à nouveau se demandant bien pourquoi il devrait être sobre. Réponse typique de l’alcoolique notoire. Ce n’est pas ma faute, ni celle de l’alcool. Et Carolyn lui répondit tout simplement qu’en étant bourré, il ne pourrait pas s’occuper comme il faut de son fils.

Pendant ce temps-là, je n’avais presque plus de Cap’N Crunch dans mon bol.

Eddy se calma un peu et semblait prêt à être coopératif et à accepter les conditions du jour de Carolyn. Donc, il allait se barrer pour la journée avec son fils en Porsche 911. Idée du siècle. Du coup, j’intervins pour dire à Carolyn ô combien ça ne semblait pas une très bonne idée.

Et vous savez ce que je me pris ? Un « ta gueule » de la part du chanteur de Roadtramp. Je le regardai, levant un sourcil. J’avais frappé des gens pour moins que ça. Mais j’étais Ed… Ed ne frappait pas des gens pour ça… Ah si, les gens dans le parc… Ed a frappé les gens dans le parc. Pas bien, Ed…

Je ne le frappai donc pas… Je n’envoyai même pas une insulte. Je me contentai d’un regard à Eddy qui signifiait un truc du genre « fait gaffe à ce que tu dis, petit alcoolique de merde ».

Carolyn allait aller faire le sac du petit mais ma phrase semblait avoir fait son chemin dans son esprit et elle proposa donc à Eddy d’appeler un taxi. J’eus une pensée pour la Porsche 911 qui allait rester toute la journée dans une rue de l’Eastside. Si elle n’a plus de roues à la fin de la journée, ça peut être très drôle.

Je regardai Carolyn quand elle me demanda de l’aider à plier le parc. J’hochai la tête.

-D’accord. Je vais faire ça tout de suite.

Mais avant, je me tournais vers Eddy.

-T’en fais pas pour la Porsche. Je surveillerais pour qu’il ne lui arrive rien jusqu’à ton retour ici…

Si toutefois, il acceptait de prendre le taxi… Sinon, j’imagine qu’il pourra rentrer seul avec sa Porsche. Moi, ce que je gagnais en disant ça, c’était des points près de Carolyn.

Je déposai mon bol vide dans l’évier et me dirigeai vers le parc du petit que je commençai à replier. Je ne fis pas de commentaire sur le fait que même s’ils vont jusque-là en taxi, ça n’empêche que le type était bourré et je n’étais même pas sûr que dans cet état il soit capable de suivre à la lettre un horaire pour les biberons. Si ça tombe, il allait se tromper et donner de la bière à la pace du biberon de lait à Lucky. Oui, c’est tout à fait possible. En tout cas, si le petit rentre bourré, ça sera normal.

Le parc replié, je revins près de l’ex-couple.

-C’est replié… J’aiderais à descendre tout en bas… Enfin, si « le coloc’ » peut faire ça…


En disant ça, j’eus un petit sourire jaune.



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MessageSujet: Re: You're Unforgiven Too [PV Lynn & Ward]   You're Unforgiven Too [PV Lynn & Ward] I_icon_minitimeMer 11 Sep - 16:50



You’re Unforgiven Too
ft. Carolyn Adam & Edward Fleming


Un mauvais tirage à la loterie de la vie ? Rien que ça ? Elle rigole ? On a été puni par là où on a péché, ouais ! On aurait pas dû faire ça ! On aurait pas dû jouer avec leurs vies, tant celle de Lynn que celle de Lucky ! Parce que, ok, elle s’en était sortie, vu sa tenue et le type qui trainait dans son appart, mais Lucky, lui, plutôt que de juste devoir s’occuper de téter et de grandir en faisant des sourire aux anges à tout bout de champ, il était forcé de se battre pour sa vie encore maintenant, pour que son petit cœur ou ses petits reins ne lâchent pas et pour que ses neurones fassent les bonnes connexions pour qu’il puisse évoluer normalement !

C’était la première chose que j’avais entendue de la bouche de Carolyn la première fois que j’avais posé mes yeux sur mon fils enfermé dans son aquarium. Et c’était encore et toujours ces mots qui me hantaient quand je regardais mon fils.

Et je crois que je lui en voulais par-dessus tout le reste, de m’avoir gâché mon premier contact avec mon fils en m’égrainant tous les problèmes qu’il avait et/ou risquait d’avoir… Plutôt que de me laisser d’abord faire connaissance avec le bébé, avec mon fils, avec Lucky… avant de faire connaissance avec le diagnostic alarmant, avec tous les problèmes de santé qu’il avait et/ou risquait d’avoir et que, de toute façon, Lucky semblait surmonter jour après jour.  

Ouais, c’était pour ça que j’en voulais à Carolyn, plus encore que pour son mensonge inutile qui avait simplement brisé ma confiance en elle.

Et c’est d’ailleurs là-dessus qu’elle revint, me rappelant qu’elle m’avait dit d’aller voir dans son journal intime qu’elle avait voulu me parler de Daniele et tout. Je passai mes deux mains dans mes longs cheveux blonds un peu crasseux de transpiration.  

-Mais tu as menti, bordel de merde ! A la base tu m’a menti en jouant les saintes Nitouche… « Oh Eddy, je ne veux pas que tu penses que je suis une groupie comme les autres… blablabla…

Je la pointai du doigt, accusateur.

-Et t’as parfaitement raison, je sais les choses qu’à moitié, peut-être même que j’en sais pas le tiers du quart ! Tu parles de Daniele. Mais j’ai parlé à Stone, moi. Tu ES une putain de groupie comme les autres !

Je finis par soupirer.

-Ouais, ça a plus d’importance. J’ai plus aucune confiance en toi. Mais ça a pas d’importance.

Ça allait être la joie pour voir mon fils à chaque fois, je le sentais venir d’ici. J’essayai d’être de bonne volonté, cela dit, en lui disant de venir visiter la maison et tout, que de son côté, elle pouvait venir voir que j’avais tout prévu pour Lucky.  

Mais non, elle déclina, pas envie. Ouais, c’est vrai, une fois que Lucky serait parti avec moi, après tout, elle allait pouvoir s’envoyer en l’air jusqu’à se faire fendre en deux par son nouvel amant-coloc’-sextoy, biffez la mention inutile.

Carolyn mit directe des restrictions et des conditions, parlant de l’alcool en disant que je buvais trop. Putain, hey, l’excuse toute trouvée ! Ouais, j’aime faire la fête et alors ?! Je m’énervai mais fini par accepter les conditions de Carolyn. Pour aujourd’hui, parce que j’avais pas l’intention de me faire restreindre mes droits à cause de ses caprices. J’avais le droit de voir mon fils.

Elle disait que s’il arrivait un truc au petit parce que j’avais bu, j’allais m’en vouloir autant et à vie, que je lui en voulais maintenant. J’eus un ricanement sinistre.

-Ouais, ben ce sera pareil pour toi si un jour, tu ramènes un psychopathe comme sextoy et qu’il s’en prend à Lucky.

J’eus un regard vers Ed qui m’inspirait pas confiance du tout. En même temps, je m’étais attendu à me retrouver seul face à Carolyn et là ils étaient deux contre moi.

-Mais ouais… 18 heures ça me va.

Je savais même pas quelle heure il était là tout de suite. Mais de toute façon, j’avais bien compris qu’elle voulait pas négocier. Putain, faudra que je cause de ça à Lele quand il reviendra.

Et l’autre enfoiré de coloc’ qui en rajoutait et à qui j’ordonnai de la boucler. Nan mais c’était qui ce type ?! Carolyn, elle, déclara qu’elle allait aller préparer le sac du petit. Je hochai la tête avant de fusiller Ed du regard.

-Et ouais, je vais appeler un putain de taxi. Et je payerai moi-même, merci. Pas la peine de jouer celle qui court pas après le fric, je l’avais compris la première fois. D’ailleurs, j’ai ouvert un compte pour Lucky : toi et moi on peut verser de l’argent dessus, mais pas en reprendre dedans. Et lui pourra piocher dedans à ses 21 ans.  

C’était un roadie de chez BSC qui m’avait dit ça, un soir qu’on travaillait au studio et que j’avais tellement bu que j’avais raconté n’importe quoi à n’importe qui. Mais au moins, ça, le lendemain, je m’en était rappelé et j’avais été faire ça direct à la banque.

Je m’approchai du type, Ed et ses putains de céréales, lui faisant face.

-Et toi, t’as intérêt à ce qu’il arrive rien à ma bagnole dans ce putain d’Eastside !

Il me le certifia… Mouais… je verrai quand je la retrouverai s’il mentait autant que Lynn ou non.

Ce fut à Ed qu’elle demanda de l’aider à replier le parc. Ben qu’il se démerde puisqu’en plus d’être son sextoy, c’était aussi son boy. Moi, pendant ce temps-là, je pus profiter de quelques vrais instants avec Lucky, prenant ses petits pieds dans mes mains, ses petites mains fasciné par son regard bleu clair.

Elle a couché avec David McAvoy ? Je secouai la tête pour chasser cette idée de ma tête. Non, Lucky était de moi, y avait qu’à le regarder pour en être sûr. Pas besoin non plus de journal intime à la con. Je souris au bébé qui me rendit mon sourire. Putain, il était d’un calme olympien.

-Faudra que tu me dises à quoi elle te shoote, maman, que je prenne la même chose.

Je l’embrassai sur le front et, ne m’éloignant pas trop, composai le numéro pour qu’un taxi vienne nous prendre, moi et mon fils, devant chez Lynn.

Puis on se retrouva tous les quatre à nouveau dans la cuisine. Le parc était plié et les affaires de Lucky mis dans un sac avec le mode d’emploi que Carolyn avait fait. Ed proposa son aide pour porter le parc jusqu’en bas.

-Nan… Pas la peine. Quand le taxi sera là, je descendrai le tout, quitte à faire plusieurs aller et retours. Merci.

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MessageSujet: Re: You're Unforgiven Too [PV Lynn & Ward]   You're Unforgiven Too [PV Lynn & Ward] I_icon_minitimeJeu 12 Sep - 1:59



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Ce qui me rend le plus dingue dans l’histoire de mon passé intime et la façon dont réagit Eddy, ce n’est pas tant qu’il le prenne mal, mais plutôt qu’il le prenne mal parce que ces hommes sont connus. Si ça avait été des ouvriers journaliers, des gens sans aucun lien avec le vedettariat, il n’en aurait rien à foutre ! Mais parce qu’ils sont connu, là c’est le scandale, l’insulte ! Je ne suis qu’une groupie sans morale.  

Je me demande bien ce qui est pire entre être une groupie sans morale ou une marie-couche-toi-là ?  Ça n’a pas de sens…  Mais bon, il tic sur le fait que j’ai couché avec Daniele et apparemment il sait aussi pour Howard Stone.  J’y peux rien, j’ai un passé, il en a un mais lui c’est correct mais pas moi.  L’histoire finie là.

Je ne veux même plus dépenser une once d’énergie là-dessus. Ça n’en vaut pas la peine, maintenant que je sais qu’Eddy, de toute façon, ne m’a jamais aimé et n’a même jamais été sincère envers moi. Il n’a fait que me faire croire à quelque chose qu’il ne voulait pas, pour se donner bonne conscience et maintenant qu’il n’en a plus l’obligation, il montre sa vraie nature.

Le petit manège des reproches d’Eddy, cependant, ne semble pas vouloir prendre fin de sitôt. Peu importe ce que je dis, et même avec les meilleures intentions du monde,  tout ce que je vais lui dire se retournera contre moi comme il le fait en sous entendant que je puisse un jour m’amouracher d’un psychopathe  qui pourrait s’en prendre à notre fils. Là encore, je préfère me taire parce que de toute façon, je n’ai droit à aucun faut pas alors que lui… hey ! C’est Eddy Cort !

Nous convenons pour 18heures  et, vu qu’Ed passe la remarque sur l’état d’Eddy, je propose à Eddy d’appeler un taxi, le temps que prépare le sac de Lucky, et je m’offre de le payer pour lui montrer qu’au travers toute cette histoire là, je ne suis pas contre lui, que du contraire. Je veux que tout ailles pour le mieux pour lui, pour Lucky, pour le modèle non conventionnel de famille que nous formons.

Que je peux être stupide ! J’aurais dû me douter qu’il trouverait à faire un commentaire en disant qu’il pouvait le payer, qu’il savait que je ne voulais pas de son argent, qu’il avait même ouvert un compte pour le petit et… bref ! La ronde infini d’Eddy autour de son nombril.

- C’est une super idée pour le compte. Ça va lui permettre de bien démarrer sa vie d’adulte.

Un autre reproche m’sieur Cort ? Je m’attends à ce qu’il ajoute que Lucky devra signer un document stipulant qu’il ne pourra strictement rien offrir à sa pauvre et égoïste de mère avec l’argent de ce compte.

Alors plutôt que de m’en reprendre une couche, je vais dans ma chambre chercher des trucs pour Lucky. Des vêtements de rechanges et des couches en quantité, de la crème pour les fesses et  sa petite couverture faire avec un t-shirt qu’Eddy avait laissé chez moi.  J’espère qu’il ne va pas me dire que j’ai volé ET ruiné son t-shirt préféré. Quoi qu’au final, ça serait limite drôle, plus que autre chose.  Je revins à la cuisine avec le sac au moment ou Eddy refusa l’aide d’aide pour descendre le tout en bas.

- Eddy, ils m’ont montré à l’hôpital comment lui donner au compte gouttes son antibiotique pour le cœur, parce qu’il ne l’aime pas et qu’il ne faut pas qu’il le recrache. Tu veux que je te montre ou tu sauras le faire ?

Je n’ose pas lui demander pour le biberon parce que je sens qu’il va me dire qu’il n’a rien de sorcier à mettre un biberon dans une tasse d’eau chaude pour qu’il atteigne la bonne température et qu’il se doute que le lait doit être un peu plus chaud que la chaleur de son propre corps en en faisant couler sur son poignet.

- Je t’ai aussi mis la crème antibiotique pour les fesses.  Il n’aime pas se faire changer de couches, tu vas voir c’est probablement le seul moment où il te montrera qu’il sait gueuler plus fort que toi.

Je ne pu m’empêcher de rigoler en disant ça, ce n’était pas méchant.

En bas, dans la rue, un klaxon se fit entendre nous laissant savoir que le taxi était arrivé. C’est à ce moment précis que mon cœur de maman s’emballa et que je sentis la panique s’emparer de moi.  

J’allais probablement ressentir ce sentiment là chaque fois qu’Eddy viendrait chercher notre fils, alors, aussi bien m’y faire dès maintenant…   Je pris donc le bonnet de Lucky et le lui mis sur la tête puis lui enfilais ses petits chaussons aux pieds.

- Voilà… je crois que tu as tout.

Je ferais n’importe quoi pour qu’il change d’avis et me laisse Lucky mais d’un autre côté, je veux qu’Eddy parte au plus vite avec notre fils parce que je sens que je ne vais pas tarder à éclater en sanglot.



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MessageSujet: Re: You're Unforgiven Too [PV Lynn & Ward]   You're Unforgiven Too [PV Lynn & Ward] I_icon_minitimeJeu 12 Sep - 11:56



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Cort ne semblait pas encaisser l’un des mensonges de Carolyn… Mais ce que j’appris au travers de leur reproches respectifs (enfin, surtout ceux d’Eddy qui en balançais dix à la seconde) c’était que Carolyn avait été une groupie et qu’elle s’était fait autant Daniele Ricci qu’Howard Stone… J’espérais que Carolyn ne soit pas amie avec Stone comme elle semblait l’être avec Sniper Kurtz… Parce que si Stone me voyait, j’étais grillé à coup sûr. Il savait à quoi je ressemblais… Il savait qui j’étais et la réputation que j’avais. Si Stone débarquait un jour ici autant dire que j’espérais ne pas être là.

Bref, le problème d’Eddy semblait être un mensonge qui aurait brisé sa confiance en Carolyn… S’il n’avait plus confiance en ceux qui lui mentait une fois, il ne devait pas avoir confiance en grand monde. Ah si, en Stone apparemment… Le plus grand mythomane du monde. Un titre qu’il se trimbalait déjà dans l’Eastside.

Les reproches de Cort était aussi ridicule que son allure de bourré notoire. Voir une star dans son quotidien cassait souvent le mythe. Et Cort le cassait parfaitement bien en montrant qu’il ne valait pas vraiment mieux que les exs de ma mère…

Malgré tout, Carolyn essayait de faire les choses bien pour tout le monde mais voulait tout de même qu’Eddy ne soit pas bourré quand il aura Lucky chez lui. Elle essayait de faire passer la pilule en disant que s’il arrivait quelque chose à Lucky et que Cort était bourré, Cort s’en voudra à vie… Et au lieu d’approuver, Cort renvoyé encore une remarque à Carolyn en disant que ça sera pareil pour elle quand elle ramènera un psychopathe comme sextoy et qu’il s’en prendra à Lucky. Toute en finesse, le Cort… Mais… Je ne suis pas un foutu sextoy ! Non… Ce n’est pas ça que je voulais dire. Ni même penser… En réalité, cette phrase ne m’étais pas adressée…

Pourtant, Cort me regarda quand même en biais mais je restai totalement impassible. Carolyn n’aurait vraiment pas de chance, si ça arrivait… Mais bon… La loterie de la vie. On y peut rien… Je marmonnai tout de même faisant la moue :

-Sympa le sous-entendu…

Comme quoi j’étais un sextoy et un psychopathe. Il n’y en aurait pas eu s’il ne m’avait pas regardé en disant ça, cela-dit…

Fallait que je garde mon sang-froid… Même si je m’imaginais déjà en train de tordre le cou de cette petite rockstar de merde. Du coup, je me concentrai sur le reste de mes Cap’N Crunch pour éviter de bouffer Cort à la place.

Cort accepta de ramené Lucky à 18h et accepta aussi de prendre un foutu taxi. Je n’avais plus qu’une seule envie : qu’il dégage avec ou sans Lucky, je m’en fous. Parce que si j’aimais plutôt bien être témoin de leur dispute, j’aimais beaucoup moins être le foutu dégât collatéral.

J’écoutais Cort dire qu’il avait ouvert un compte pour Lucky chose dont je réjouis directement Carolyn encore avec une sincérité qui montrait sa grande patience malgré ce que lui envoyait Cort dans la gueule.

Moi, je proposai de surveillé sa bagnole et il me fit face pour me dire que j’avais intérêt à ce qu’il arrive rien à sa voiture de parvenu. Je ne lâchai pas son regard le dominant de quelques misérables centimètres.

-Il ne lui arrivera rien…


Par contre, à ta figure, si tu continues, il va il y avoir des bosses.

Bref, comme il semblait enclin à respecter toutes les conditions, je partis replier le parc et quand je revins, je proposai à Cort de l’aider à descendre les trucs. Moi, c’était histoire que ça aille plus vite et que je ne le vois plus avant ce soir… Mais il refusa. Il préférait faire plusieurs allées et retours. J’haussai les épaules.

-Comme tu veux…

Avec un peu de chance, bourré comme il était, il se plantera dans l’escalier en descendant le parc.

Le sac de Lucky fait, Carolyn fit quelques recommandations au niveau des médicaments que le gosse avait à prendre et les crises qu’il pouvait faire quand on le changeait. Ouais… Il savait gueuler le gamin quand il voulait… Il tenait ça de son abruti de père.

Je laissai Eddy répondre avant que le taxi ne se fasse entendre et que Carolyn ne commence à préparer son fils pour sa petite virée avec son père.



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MessageSujet: Re: You're Unforgiven Too [PV Lynn & Ward]   You're Unforgiven Too [PV Lynn & Ward] I_icon_minitimeVen 13 Sep - 22:16



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Bon, le compte était une bonne idée, c’était déjà ça. En tout cas, Carolyn approuvait.

-Tu verse dessus aussi si tu as envies.

Je sortis de ma poche un bout de papier où j’avais indiqué le numéro.

-Il est sous nos deux noms. On peut mettre de l’argent dessus mais pas en retirer.

Je me répétais ? Oh, c’était possible, je me perdais parfois. Mais au moins, je serais sûr qu’elle avait bien compris. Elle disparut dans sa chambre après pour préparer le sac du petit pendant que le coloc’ repliait le parc. Pourquoi lui ? J’étais pas compétent, moi ?

Bon ben, je le laissai faire. Au moins, pendant ce temps-là, je pouvais un peu plus me focaliser sur Lucky. Puis Ed affirma qu’il allait garder ma bagnole et qui lui arriverait rien.

Quand tout le monde revint à la cuisine, après que j’eus appelé le taxi, je refusai l’aide d’Ed pour descendre le parc. Plutôt crever d’une crise cardiaque en montant et en descendant les escaliers plutôt que de laisser le nouvel amant de Lynn se charger de ça.

J’étais le père de Lucky. C’était à moi de le faire.

Carolyn attira à nouveau mon attention. Une histoire d’antibiotique que le petit aimait pas et qu’il y avait une façon spéciale de lui donner. Elle me demanda si je voulais qu’elle me montre. Je secouai la tête et marmonnai.

-Non. Une infirmière m’a montré aussi, à l’hôpital, comment on faisait.

J’étais pas sûr de tout tout bien me rappeler, mais bon. J’étais sûr qu’une fois le temps venu, j’allais faire ça les deux doigts dans le nez. En plus, Lucky était tout tout calme dans son maxi-cosi. Pas de quoi s’affoler. On allait jouer à la balle et tout… On lui jouerait de la musique pour qu’il s’endorme.

-Un concert gratuit de Roadtramp, petit mec, ça te dit…

Oulah, je me perdais un peu là…

Et Lyn qui continuait de parler de crème antibiotiques pour les fesses. Quoi ? ça existe ça ? Qu’il aimait pas qu’on lui change les couches et qu’il hurlait quand c’était comme ça. Oh… Il allait bien se retenir jusqu’à 18 heures, non ?

Je souris à Lucky…

-Hey hey… On se fera un concours, si tu veux. Savoir qui c’est qui gueule le plus fort.

Carolyn rigola et ça me fit quand même du bien de l’entendre…

J’étais heureux, en fait… Juste heureux d’avoir mon fils pour moi tout seul même si ce n’était que quelques heures, même si je n’y connaissais rien et même si je n’écoutais foutrement plus qu’à moitié ce que racontait Carolyn. Nom de Dieu, où elle était, la Carolyn de la Death Valley ? Celle qui avait l’air si innocente et tout ? Puis qui avait peur d’être jugée comme les autres groupies ? Putain, pourquoi elle m’avait pas juste dit qu’elle était une groupie comme une autre direct ?

Je dis pas que ça aurait tout changé parce que les risques pris par Carolyn étaient un autre truc qui avait changé mon amour naissant pour elle en une haine viscérale. Mais au moins, j’aurais encore un minimum de confiance en elle. Au lieu d’une mythomane notoire, je ne verrais en elle qu’une femme qui savait ce qu’elle voulait… qui s’est battue pour ça… Et que par chance merci seigneur, tout allait pour le mieux.

On serait peut-être pas ensemble… Lucky serait peut-être quand même obligé de voyager entre nous, mais au moins je saurais que je peux donner du crédit à ce qui sort de la bouche de sa mère.

Il y eut un coup de klaxon qui retentit dans la rue et Lucky, maintenant affublé de chausson et d’un bonnet, était prêt pour venir voir son autre maison.

-C’est parti, on y va !

Je descendis d’abord le parc que le taximan m’aida à faire entrer dans la bagnole, puis remontait chercher le sac et Lucky dans son maxi-cosi.

-Je te le ramène pour 18 heures…

Ce fut  le seul salut que j’accordai à Lynn, la laissant tranquille avec son amant qu’elle s’était dégoté je savais pas où. Ce serait un roadie ou un artiste de passage à Los Angeles que ça m’étonnerait même pas. Quoi que… Nan, ce type-là avait beaucoup trop l’accent de l’Eastside pour venir d’ailleurs qu’ici.

Si Lynn avait trouvé le type qu’il fallait, tant mieux.

Sinon, tant pis pour lui.

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