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 Heart Of Stone [1947- 1963][Solo][Terminé]

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Howard Stone
Howard Stone


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Heart Of Stone [1947- 1963][Solo][Terminé] Empty
MessageSujet: Heart Of Stone [1947- 1963][Solo][Terminé]   Heart Of Stone [1947- 1963][Solo][Terminé] I_icon_minitimeJeu 26 Déc - 13:25



Heart Of Stone
ft. June Stone
1947-1948


-Avez-vous des enfants ?

La voix grave de Francis Norman résonnait dans la salle alors qu’il toisait du regard la jeune June Stone, deuxième candidate qu’il « auditionnait » aujourd’hui. Francis était un des plus grands couturiers de Los Angeles. Ses créations  étaient très prisées par les plus riches familles et il savait qu’aujourd’hui, il n’avait pas le droit à l’erreur et devait trouver des femmes assez belles mais aussi assez charismatiques que pour pouvoir porter la mode de demain.

La jeune femme face à lui sera peut-être l’une des heureuses élues. En tout cas, Norman n’était pas indifférent à son regard espiègle et ça même si la robe de la jeune June témoignait de son origine plus que modeste.

Et June Stone l’était, déterminée. Son rêve de faire du mannequinat remontait à son adolescence alors qu’elle feuilletait les magazines de mode avec ses amies. Un rêve que ses parents n’avaient jamais encouragé trouvant tout ça bien trop vulgaire. Mais June s’en foutait un peu de ses parents.  Maintenant mariée depuis 4 ans et encouragée par son mari, elle était prête à poursuivre son rêve.

Elle sourit à Norman et dans son regard pointait un éclat de fierté.

-Oui, j’ai un fils de deux ans et demi. Il s’appelle Roger.


Norman laissa alors courir son regard sur le corps de June l’air pensif avant de plonger à nouveau son regard dans celui, brun, de June.

-On ne dirait pas… Ce qui est un très bon point.

En effet, June ne gardait aucune trace de sa grossesse. Elle en était fière tout autant qu’elle était fière et très attachée à son fils. Il grandissait bien trop vite pour elle. Elle savait que, si jamais elle était prise pour ce métier de mannequin, elle devra parfois s’absenter et donc moins voir son petit Roger… C’est la seule chose qui lui faisait un pincement au cœur mais elle savait que ça aurait aussi des avantages. Comme mannequin, elle gagnerait bien assez que pour sortir de la relative pauvreté dans laquelle ils vivaient. Le salaire de charpentier de son mari leur permettait de payer la maison et à manger mais ce n’était pas assez pour se permettre quelques extras.

June voulait changer ça. Elle voulait pouvoir, à travers son rêve, avoir assez d’argent pour gâter son fils à la hauteur de ses espérances.

Norman semblait convaincu après avoir fait faire quelques pas et quelques tours à la jeune femme de 22 ans. Elle avait les formes qu’il fallait, un caractère bien trempé et un visage sans imperfection.

-Vous êtes engagée, Madame Stone. Vous ferez partie de mon équipe de mannequins à partir de demain. Mais sachez que faire partie de mon équipe impliquera quelques exigences. Vous serez soumise à un régime strict auquel vous ne pourrez pas déroger et, bien entendu, il serait très mal venu que vous envisager une prochaine grossesse. Suis-je bien clair ?

Un grand sourire illumina le visage de June. Les mots que venaient de dire le grand Francis Norman avait pour elle quelque chose de salvateur.

-Oui, c’est très clair. Je vous promets que je suivrais ce régime à la lettre. Je vous promets aussi que je ne tomberais plus jamais enceinte.


Adieu, vie morne. Adieu, pauvreté. Adieu, l’Eastside.

La nouvelle vie de June Stone venait de commencer.

***


La nouvelle avait été accueillie avec joie par son mari. Et, très vite, June Stone s’est vue entrée dans un tout nouveau monde qu’elle partageait entre défilés et séances photos. Encore inconnue du grand public, elle savait que d’ici un an ou deux, elle deviendra la préférée de Norman. C’était en tout cas à quoi elle aspirait n’ayant pas peur de la compétition avec les autres femmes toutes aussi compétitrices qu’elle.

Elle voyageait donc beaucoup envoyant des lettes à son fils tous les jours quand elle était en déplacement.  Et si, le premier mois, son salaire n’avait pas été très élevé, il avait déjà augmenté au second mois permettant à June de payer un très beau cadeau à son petit Roger pour le Noël 47.

Mais avec ce nouveau métier, c’est tout un tas de nouvelles choses qui furent à portée de main de l’espiègle June. Notamment des fêtes organisées par des célébrités auxquelles elle se retrouvait invitée parce qu’elle était « une des filles de Norman ». Des fêtes où elle découvrit les joies de l’alcool à outrance et de la débauche de tous types. Un monde auquel elle s’adapta en moins de temps qu’il ne fallait pour le dire. June avait ça en elle. La jet-set, c’était pour elle. Elle le savait.

Pendant 5 mois, sa vie fut donc rythmée ainsi : défilés, séances photos, fêtes, fêtes, fêtes… Des fêtes où elle enchainait les conquêtes dans le dos de son mari. Politiciens, stylistes, musiciens, acteurs, qu’ils soient connus ou inconnus… Et quand elle rentrait à la maison, c’était pour s’occuper de son fils mais, aussi, remplir son devoir conjugal, son mari ne se doutant pas une seule seconde des excès de sa femme même s’il avait remarqué qu’elle s’était mise à fumer et à boire plus qu’avant… Ce qui comptait, pour lui, s’était les rentrées d’argent bien plus conséquentes qu’avant… Bientôt assez que pour sortir de l’Eastside… C’est ce qu’il se disait, le mari de June, sans savoir que sa femme dilapidait en partie en tenues chics qu’elle mettait à ses soirées de débauches.

Mais toute bonne chose à une fin…

***


-Vous êtes enceinte.

Le visage de June se décomposa à l’annonce de cette terrible nouvelle. Une nouvelle qu’elle n’arrivait pas à comprendre. Les lèvres de son mari se pincèrent… Il savait que cette nouvelle allait mettre en péril la carrière de sa femme. Une carrière sur laquelle ils comptaient tous les deux pour avoir, enfin, une vie un peu plus décente.

-C’est pas possible !


Les larmes bordèrent les yeux de June alors que le médecin était déstabilisé par cette réaction inhabituelle. D’habitude ses patients étaient souvent surpris mais heureux quand il annonçait ce genre de nouvelle.

Mais pas June Stone. Pas même son mari qui avait maintenant une mine sombre.

-Et bien… Si, c’est possible… Les examens sont formelles, Madame Stone…


Et elle éclata en sanglots terrassée par la nouvelle. Comment allait-elle faire maintenant ? C’est la question qu’elle se posa mainte fois dans sa tête jusqu’à son retour chez elle. Une question que finit par poser son mari.

-Qu’est-ce que tu vas faire, maintenant ?

Il regardait sa femme dans les yeux. Il n’était pas question de se débarrasser du bébé. L’idée n’était même pas envisageable par ces catholiques convaincus.

June releva son regard mouillé par les larmes sur son mari.

-Je vais dire à Norman que je suis malade ! Voilà ce que je vais faire ! Il ne saura rien !

C’était sa solution : mentir à Norman jusqu’à la naissance de l’enfant. Une solution qui déstabilisa un peu son mari qui voyait une faille dans le mensonge que venait d’exposer sa femme.

-Mais… June… Il remarquera bien à un moment qu’on a deux enfants…


Les lèvres de June se pincèrent. Son mari était un véritable rabat-joie ! Ne pouvait-il pas réfléchir plus loin que le bout de son nez ?!

-Et bien on n’aura qu’à dire qu’on l’a adopté, tiens ! C’est simple, non ?! Parfois, tu es vraiment stupide quand même !


Son mari se mordit la lèvre et baissa les yeux avant de hocher la tête. June était sûre que Norman n’apprendra rien... Elle était sûre de pouvoir lui cacher jusqu’à la naissance de son enfant.

Mais Norman l’appris. Comment ? June n’en savait rien… La seule à qui elle avait confié son secret c’était Donna, une de ses « amies mannequins ». Ex-amie pour la cause, qui avait profité d’une soirée où June déprimait et buvait pour lui soutirer son secret.

Norman vira June sans y réfléchir à deux fois. Parce que s’il y a bien une chose que Norman détestait, c’était que ses employées ne respectent pas leurs promesses.

Déprimée et dépouillée de son rêve, June vécu une fin de grossesse difficile. Seuls la cigarette, l’alcool et son fils, Roger, arrivaient à la réconforter. Un Roger auquel elle se dévoua totalement se coupant presque du monde pendant que son mari essayait de joindre les deux bouts en cumulant deux jobs.

Mais au fond, la jeune femme gardait un fin espoir : celui de reprendre sa carrière une fois remise de sa grossesse. Pas avec Norman mais avec un autre styliste. Elle était certaine de pouvoir le faire. Après tout, elle était encore jeune.

Mais encore une fois, le destin en décida autrement…

Le 4 décembre 48, June accoucha au Good Samaritain… Un accouchement à ce point difficile que les médecins ont dû procéder à une césarienne. L’unique façon de pouvoir sauver à la fois June et son bébé. Une opération réussie avec succès mais qui laissa le corps de June Stone meurtri.

Consciente qu’elle ne pourra jamais redevenir mannequin, c’est les larmes aux yeux que la jeune mère de deux enfants regardait son fils qu’on avait déposé contre elle une fois qu’elle avait émergé après son opération. Un tout petit bébé qui, indéniablement, avait ses traits contrairement à Roger qui tenait ses cheveux châtain clair et ses yeux bleu-vert de son père.

Le mari de June sourit même s’il voyait bien que sa femme était à la fois triste et épuisée.

-On va l’appeler comment ?

June hocha nonchalamment des épaules.

-Howard.

Le mari de June souriait toujours.

-Howard Stone… Ça sonne bien !

Il fronça alors légèrement sourcils.

-Mais… Pourquoi Howard ?

Ce n’était ni le nom du père de June, ni le nom d’un de ses proches. Pour Roger, elle avait choisi le nom de son grand-père qu’elle tenait en haute estime…

-Parce que c’est le nom de personne.

« Personne »… Comme elle maintenant qu’elle sait qu’elle ne pourra plus jamais devenir célèbre.

@ Billy Lighter




Dernière édition par Howard Stone le Jeu 20 Fév - 20:09, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Heart Of Stone [1947- 1963][Solo][Terminé]   Heart Of Stone [1947- 1963][Solo][Terminé] I_icon_minitimeDim 29 Déc - 20:04



Heart Of Stone
ft. June Stone
1952


June tournait dans la chambre de son fils rangeant rageusement les habits d’Howard dans une valise posée sur une chaise. Des larmes de rages coulaient le long de ses joues alors que son fils dormait dans son lit.

-June… Qu’est-ce que tu fais ?

Son mari venait d’apparaitre dans l’encadrement de la porte, interloqué. Il ne comprenait pas la scène qui se passait devant lui. Il jeta un œil vers son fils, Howard. Il dormait… Mais le mari de June entendait parfaitement bien la respiration irrégulière et anormalement bruyante de son fils. Il était malade depuis plusieurs jours maintenant. Ce n’était pas une nouveauté pour les Stone, leur fils cadet souffrant souvent de maladie diverse. Les médecins remettaient ça sur une grossesse difficile et une naissance très légèrement prématurée… Mais le mari de June Stone, lui, savait bien que ça venait plus probablement du tabac qu’avait consommé sa femme pendant toute la durée de sa grossesse.

-Je fais sa valise, tiens, ça ne se voit pas ! Le médecin est passé, il faut l’emmener à l’hôpital !


Et June n’en pouvait plus. Depuis la naissance de son fils, les séjours à l’hôpital étaient bien trop fréquents. En plus de l’inquiétude s’ajoutait des frais qui devenaient de plus en plus pesant pour les Stone…

Pesant au point que, dans son énervement, June renversa la valise. Une geste de trop qui la fit s’écrouler sur la chaise alors qu’elle pleurait maintenant de rage.

-Je n’en peux plus ! Ce séjour va encore nous coûter bien trop ! On a déjà payé les antibiotiques et ils n’ont même pas fonctionné parce qu’il les vomit ! Je n’en peux plus ! J’ai même dû renoncer au cadeau de Roger…


Elle lâcha un sanglot s’arrêtant dans sa phrase. Roger… June n’avait pas pu, cette année, offrir un cadeau à Roger qui, pourtant, le méritait avec sa conduite admirable. Il aidait toujours sa mère dans les tâches ménagères, il était toujours là pour lui faire un câlin, il s’occupait de son frère aussi. Roger était le fils rêvé et elle n’avait pas pu le récompenser.

Son mari s’approcha d’elle et se mis à sa hauteur.

-Je sais, June… Mais on n’a pas le choix. Il faut l’emmener. Si le médecin l’a dit, c’est qu’on doit le faire… Et vite.

Mais ça n’arrêta pas les sanglots de June. Pire, ça les intensifia. Howard lui avait pris sa carrière… Maintenant, il prenait tout ce qui revenait à Roger. C’était ça que pensait June et elle s’en venait mal de le penser. Parce qu’elle savait qu’elle aimait bien plus Roger qu’Howard. Elle en était plus que consciente. Et elle s’en voulait pour ça.

-Je sais ! Je sais qu’il faut l’emmener ! Je faisais quoi, à ton avis, avant que tu rentres ! Sauf qu’on ne saura pas payer la facture !!


C’était vrai… Le couple Stone savait qu’il ne pourra payer la facture. Et le mari de June soupira avant de regarder vers son fils qui dormait toujours. Il savait que chaque minute était comptée. Que plus ils attendaient, plus l’état d’Howard allait se dégrader.

-June… Ma proposition du mois dernier tiens toujours. Si tu travailles aussi, on aura plus de rentrée d’argent et les frais d’hôpitaux ne seront plus tant un problème… Il le faut pour nos fils…

June se redressa et foudroya son mari du regard, choquée, qu’elle était, par ses paroles.

-Quoi ?! Mais… Si je travaille, qui va s’occuper de nos fils ! Il faudra payer une babysitter ! Mon salaire passera là-dedans !

June n’avait aucune envie de travailler. Travailler, ça serait donner encore moins de temps à Roger. Son petit Roger… Mais le mari de June, était catégorique.

-Ils vont tous les deux à l’école, June… Et ma sœur pourra les garder le reste du temps. Mais il nous faut cet argent en plus. Je ne peux pas cumuler un troisième travaille, June, c’est impossible.


June n’avait plus d’issue, elle le savait. Elle se leva à nouveau de rage avant de prendre son fils dans ses bras sans arriver à l’arracher de son sommeil. Elle le prit tout contre elle sentant, contre sa poitrine, sa respiration difficile. Ses vêtements étaient trempés de sueurs la fièvre ne faisait qu’augmenter depuis le matin.

-Bien ! Je trouverais un travail ! Mais ça va briser le cœur de Roger qui met déjà toute son énergie à nous aider !


Le mari de June soupira et fixa sa femme qui enveloppait Howard, machinalement, dans une couverture. Elle lui lança alors :

-Maintenant, va démarrer la voiture avant que je ne change d’avis.

Il se redressa grommelant avant de quitter la pièce bien obligé d’exécuter les ordres de sa femme qui, il le savait, risquerait bien de ne pas vouloir partir du tout si jamais il la contredisait. Parce qu’il, savait, au fond, que s’il n’était pas rentré aussi tôt ce soir, June serait toujours ici à sangloter sur leur sort plutôt que d’agir avant qu’il ne soit trop tard.


@ Billy Lighter


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MessageSujet: Re: Heart Of Stone [1947- 1963][Solo][Terminé]   Heart Of Stone [1947- 1963][Solo][Terminé] I_icon_minitimeLun 30 Déc - 19:22



Heart Of Stone
ft. June Stone & Colleen Scott
1955


-Il était tout ce que j’avais, June !

Les pleurs de Colleen envahissaient la pièce alors que June était assise sur la chaise juste à côté de la sienne à frotter son dos pour réconforter son amie de toujours. Colleen était en pleurs depuis deux semaines… Parce que ça faisait exactement deux semaines que son fils cadet, Sean, était mort tragiquement lors d’une sortie que Colleen faisait avec ses deux enfants à Malibu.

Ça était passé dans la presse. Une presse qui avait déjà oublié, depuis deux semaines, le jeune Sean Fleming. Mais Colleen, elle restait inconsolable. Et June n’arrivait pas à trouver les mots pour réconforter celle avait qui elle avait fait ses classes de secondaires. Une amie. Une vraie…

-Je sais, Colleen… Je sais…


Non, elle ne savait pas. June n’arrivait pas à imaginer la douleur que ressentait Colleen. Elle avait même la nausée rien que de penser qu’une chose pareille pourrait arriver à Roger.

Colleen tenta de se calmer. Elle frotta ses yeux et sembla quand même touchée par le réconfort que lui procurait son amie. Et, dans une volonté de penser à autre chose qu’à Sean, elle essaya de changer de sujet.

-Et toi… Ton boulot… Comment, ça va ?

Elle ravala ses sanglots alors que ses yeux étaient rouges. June soupira un peu. Depuis quelques années, June enchainait les petits boulots qui ne rapportaient pas assez… Ça soulageait tout de même leur vie mais ce n’était toujours pas assez pour June. Actuellement, elle était vendeuse dans un petit magasin… Un boulot qu’elle détestait.

-Mal… Je déteste ce boulot… J’aimerais pouvoir arrêter pour rester à la maison et m’occuper des enfants mais on a encore des factures en retard…

A cause d’Howard… Cette pensée était irrationnelle… Ce n’était pas concrètement à cause d’Howard. Ce qui était à cause d’Howard, c’était le fait qu’elle avait dû reprendre un boulot. Et pourquoi ? Pour que son fils de 7 ans ramène des mauvaises notes et pense qu’apprendre se faisait en dormant et non en participant au cours. Il était, dans le caractère, tout l’inverse de son frère, Roger, qui, lui ne cessait d’aider et de réconforter June à chaque instant.

Howard, lui, préférait courir les rues comme le petit vagabond qu’il était !

Colleen soupira. Elle comprenait totalement June. Elle aussi détestait son boulot. A vrai dire… Colleen détestait sa vie. D’autant plus maintenant qu’elle n’avait plus Sean.

-Au moins… Toi, tu as encore tes enfants…

C’est ce que souffla Colleen qui, maintenant, avait le regard dans le vide. Souvent, son regard se perdait dans le vide. Pourtant, il fut un temps où Colleen était une fille pleine de vie. June s’en rappelait très bien. Quand elles étaient plus jeunes, les deux filles partageaient les mêmes rêves, les mêmes envies… Puis, un jour, Colleen a rencontré ce Thomas Fleming et, depuis, Colleen avait complètement changée.

June la regarda surprise de cette remarque.

-Oui… J’ai mon mari aussi… Mais… Colleen… Tu as encore un fils, toi aussi. Comment vas t-il ? Il doit être effondré. Il était tout le temps avec son petit frère.

Elle savait que c’était inutile d’évoquer Thomas… Ça sera pire.  Mais Colleen avait un autre fils qui avait le même âge qu’Howard. Le petit Edward dont Colleen parlait peu chaque fois qu’elles se voyaient alors même que June ne cessait de raconter, avec un agacement palpable, les dernières conneries de son fils cadet.

Colleen sembla sortir de ses pensées et regarda son amie.

-Ward … ? Il… Ne parle pas beaucoup. Mais il semble aller mieux. Et…


Colleen plongea alors son regard dans celui de son amie l’air à moitié ailleurs et en même temps bien là. Et elle continua sur le même ton :

-J’aurais voulu que ça soit lui.

June fronça les sourcils n’arrivant pas vraiment à comprendre de quoi parlait son amie.

-Tu… Quoi ?


Colleen ne changea ni de regard, ni de ton :

-J’aurais voulu que ça soit Ward qui tombe et pas Sean.

Un choc… C’est ce que ressentis June quand elle entendit son amie lui faire cette confession. Mais elle n’était pas choquée parce que son amie venait clairement de lui dire qu’elle aurait préféré sacrifié Edward à la place de Sean… Non, elle était choquée parce qu’au fond d’elle, elle se sentit d’un seul coup comme libérée. Libérée du poids de la culpabilité amassée depuis la naissance d’Howard. La culpabilité qu’elle ressentait chaque fois qu’elle pensait très clairement qu’elle préférait Roger à Howard. Elle venait de trouver en Colleen le moyen efficace de rendre cette pensée tolérable… Mieux, elle savait qu’elle n’était plus seule à penser de cette façon.

Du coup, June ne chercha pas à comprendre pourquoi… Elle ne chercha pas non plus à résonner son amie dont les paroles étaient horribles. Non… Tout ce qu’elle réussit à dire fut :

-Je comprends…


Et elle fut soulagée de pouvoir le dire. Soulagé de pouvoir penser tout haut qu’elle comprenait ce que ressentait Colleen…

Et cette dernière hocha de la tête visiblement, elle aussi, rassurée que ses paroles puissent être comprises. Même si elle n’en avait pas douté une seconde si bien qu’elle réussit même à sourire, chose qu’elle ne faisait que très rarement, pour répondre à June :

-Je sais…


Colleen savait… Mais ce que ne savait pas June, c’est que Colleen, elle, n’allait jamais regretter sa phrase… Alors que June, elle, dès qu’elle ira chercher son fils, Howard, à l’école, regrettera au point qu’elle n’en dormira pas la nuit. Parce qu’elle avait beau repousser Howard, ce dernier, lui, continuera de lui sourire et de l’aimer, malgré tout.


@ Billy Lighter


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MessageSujet: Re: Heart Of Stone [1947- 1963][Solo][Terminé]   Heart Of Stone [1947- 1963][Solo][Terminé] I_icon_minitimeMer 1 Jan - 16:15



Heart Of Stone
ft. Ward Fleming & June Stone
1959


Han… C’est quand la récrée ? C’est ce que j’voulais savoir alors que j’baillai affalé sur mon banc. C’était le dernier jour avant les vacances de Noël… J’voulais rentrer chez moi. Mais il restait encore une partie de la journée. Et surtout…

-Je vais maintenant remettre vos bulletins.

Y’avait la remise des bulletins. J’soupirai. Han… Ça allait encore pas être super cool, ça… J’regardai d’un air triste le banc à côté de moi. L’était vide… C’était le banc de Sonny. Mais Sonny était malade aujourd’hui. Alors, il était en vacances plus tôt. L’avait de la chance… Il aura pas à subir la remise des bulletins…

Moi, c’était la semaine dernière que j’étais malade. Han… J’aurais dû être malade cette semaine aussi…

Not’ professeur s’avança au milieu de la classe avec son p’tit tas de feuilles. L’allait dire les notes tout haut. Il disait toujours les notes tout haut juste pour qu’on sache où on s’plaçait par rapport aux autres.

Il avait un grand sourire aux lèvres. Normal, commençait toujours par les premiers de classes.

-La première de classe n’est autre de Mademoiselle Summers ! Avec des notes tout à fait exceptionnelles. A+ en Anglais, A en Mathématique, A- en sport, A+ en Science, A+ en Géographie et en Histoire et, bien sûr, A+ en comportement. Félicitation Mademoiselle Summers. Vos parents seront fiers de vous. Vous pouvez tous l’applaudir !

Linda était toujours première de classe. Alors, c’était pas vraiment une surprise. Et j’l’applaudis un p’tit peu entre deux bâillements… Tout le monde applaudissait sauf Ward qui s’balançait sur sa chaise ses bras croisé derrière sa tête. Y’avait rien de vraiment nouveau…

Et, déjà, la tête du prof, elle devint plus sévère. Pourtant, on était qu’au deuxième de classe, hein… Mais si on est pas premier, c’est naze apparemment. Mais on peut pas tous êtres premier, si ?

-Le deuxième de classe…

Han… Il va me regarder ? C’est moi ? Nan, aucune chance… Et, en effet, c’était pas moi…

-C’est vous, Fleming…


Il se tourna vers Ward… Han… Il va le dire… A coup sûr il va le dire… Ward arrêta de se balancer sur sa chaise et fixa le prof.

-Je m’appelle Ward…

Il l’a dit ! J’le savais ! J’le savais tellement que j’avais même mimé Ward pendant qu’il le disait en exagérant tous ses gestes et en faisant bouger ma bouche sans parler… Ward m’avait pas vu… Mais le prof, si et il me foudroya du regard. J’pris un air triste avant de baisser les yeux alors que le prof se retourna à nouveau vers Ward.

-Vous avez un A dans tous les cours… Sauf en Sport où vous avez A+ et, évidemment, en comportement où votre beau F vous empêche d’arriver ne serait-ce qu’à la cheville de Mademoiselle Summers. Vous pouvez vous estimer heureux, parce qu’avec tous vos jours de renvois, vos notes relèvent du miracle.


J’avais pouffé de rire. J’pouvais pas m’en empêcher… J’aimais bien, moi, quand Ward, il se prenait des remarques comme ça.

Mais comme y’avait que moi qui avait ri et que ça s’était super entendu, ben, le prof se tourna encore vers moi.

-Vous feriez mieux de ne pas rire trop vite, Stone. Votre tour va arriver.

J’arrêtai de rire et fis une p’tite moue. Han… C’est pas cool ça… Mon bulletin est si naze ?

Bah apparemment oui… Parce que j’étais pas troisième… Ni quatrième… Ni même dixième… Et plus les noms et les notes défilaient plus mon regard était dépité…

Le prof cita Sonny… L’était 16ème Sonny… Et l’était pas là pour l’entendre. L’avait de la chance… Et puis ce fut à moi… Bah oui, j’suis pas totalement con. On est 17 en classe alors si Sonny était 16ème, c’est que le dernier c’était moi…

-Et en dernière position, ce qui est loin d’être un surprise, c’est vous, Stone ! F en Anglais, en Histoire, en Géographie et en Science, D+ en Sport, D- en comportement et, et là c’est un record, un F- en Mathématique. Félicitation, Stone, on a même dû inventer une nouvelle note rien que pour vous !


Il déposa la feuille sur mon banc alors que j’la regardai d’un air triste. Ma mère allait me tuer… Mon père aussi d’ailleurs… Moi, j’m’en fiche de rater tout mais eux pas. J’entendis alors Ward ricaner et j’regardai vers lui en faisant la moue alors que le prof l’avait très bien entendu.

-Et je n’ai même pas envie de faire une remarque à Fleming, pour le coup.


Je baissai les yeux. C’était vraiment pas cool ! Et la sonnette sonna à ce moment-là alors que j’regardai toujours ma feuille avec dépit. Han… Comment j’allais faire pour cacher ça à ma mère. Elle savait que c’était l’jour des bulletins… T’façon, même si elle le savait pas, Roger allait s’faire un plaisir de lui rappeler. L’avait toujours de bonnes notes, Roger…

J’pris ma feuille et j’allais la ranger de mon sac quand Fleming passa à côté de mon banc et lança :

-T’es un looser, Stone.

Han ! L’est vraiment pas cool ! J’relevai le regard vers lui en fronçant les sourcils.

-Ta gueule, Fleming ! Va bouffer tes Rice Krispies de merde et fous-moi la paix !

Han… J’aurais trop pas dû dire ça ! Ah ouais trop pas dû ! Parce que… Ben… D’habitude, j’pouvais dire ça, parce que j’avais Sonny avec moi et que Sonny, il était immense. Bien plus grand que cette croquette de Fleming.

Mais là… Ben… J’suis tout seul… Et j’l’ai appelé Fleming…

Et j’eus pas l’temps de revenir sur ce que j’avais dit (t’façon, j’en avais pas vraiment envie) que Ward me poussa violemment de ma chaise.

-Je m’appelle Ward !


J’tombai de ma chaise sur mon cul… Aïe… Ça fait super mal ! Mais l’prof avait tout vu et il tarda pas à hausser la voix de son bureau.

-Stone, filez tout de suite en récréation que je ne vous vois plus avant la fin de celle-ci ! Quant à vous, Fleming, allez tout de suite dans le bureau du directeur que, vous, je ne vous revois plus avant le fin des vacances ! Exécution !

J’me levai frottant un peu mon cul avant de regarder Ward avec un air désinvolte et de sortir en récréation avant qu’le prof il change d’avis.

***

Maman avait pas demandé le bulletin… C’était super bizarre. Elle était venue me chercher à l’école et avait pas arrêté de parler du souper de ce soir avec mes grands-parents, les parents de ma mère, et mes oncles et tantes. C’était toujours bien naze. J’allais encore m’ennuyer moi qui voulait aller passer la soirée chez Sonny même s’il était malade…

Mais Maman voulait pas que j’y aille à cause du souper et aussi justement parce que Sonny était malade. Maman disait qu’elle en avait marre d’aller à la pharmacie…

Alors j’avais trainé les pieds et j’avais déposé ma mallette au milieu de la cuisine comme d’hab’ avant de grimper dans ma chambre jusqu’au souper. Parce qu’au final, c’était quand même cool, quelque part, que Maman ait pas demandé le bulletin. L’avait p’t-être oublié mais ça m’arrangeait. J’serais pas privé de sortie comme ça.

En fait, j’étais ultra soulagé.

Et puis, ce fut l’heure du souper… J’descendis et reçu le bonjour de tout le monde. Maman causait avec ses sœurs et mon père à mes grands-parents. Y’avait mon frère aussi qui racontait, à mon oncle, sa journée d’école. Moi… Bah moi, j’grignotais ce qui avait à grignoter alors que personne me parlait. J’m’en fichais, j’avais pas grand-chose à dire t’façon…

Puis, on passa à table… Cool, j’pourrais manger et puis monter dans ma chambre. J’pourrais, après, sortir par la fenêtre et aller chez Sonny.

J’commençai à manger avant que Maman quitte la table et la conversation… Et elle revint avec…

Les bulletins…

Le mien et celui de Roger. J’ravalai ma salive alors que ma mère avait un drôle de sourire sur les lèvres. J’savais pas trop ce qu’il voulait dire, ce sourire.

Et elle s’adressa à tout le monde.

-Roger et Howard ont reçu leur bulletin aujourd’hui. Et vous savez quoi ? Mon petit Roger a encore fait des prouesses. Des A presque partout ! Bravo mon petit chéri.


Elle regarda Roger qui avait un tout grand sourire alors qu’il recevait les compliments d’absolument tout le monde. Mamy disait qu’il fera sûrement de grandes études avec des points pareils… Qu’il pourra avoir une bourse et tout… Qu’il pourra sortir de l’Eastside en devenant médecin ou président des Etats-Unis. Et Roger, l’était tout rouge tellement il recevait des compliments…

Mais moi… Moi, j’savais que l’autre feuille, c’était la mienne…

Et ma mère me regardait moi maintenant avec un sourire toujours. Je me mordis la lèvre.

-Howard aussi à réussi un exploit !


J’levai un sourcil. Ah ouais ? J’ai fait ça ? Ma grand-mère parut étonnée :

-Howard ? Il a eu aussi des bons points ?

Han… Ça c’est pas cool, grand-mère… Ma mère regarda sa mère :

-Non… Pas du tout ! Il a réussi à faire moins bien qu’un F ! Un F- ! J’avais jamais vu ça. Un F- en math ! Ce n’est pas étonnant, j’ai beau essayer de lui expliquer comment faire 2+2 mais ça n’entre pas !

Han… Je sais faire 2+2 ! C’est pas cool ce qu’elle dit Maman… Pas cool au point que j’sentis mon menton trembler un peu alors que tout le monde s’y mettait… Mon oncle lança :

-On en fera peut-être un sportif, June, tu ne crois pas ?


Maman hocha négativement de la tête :

-Un sportif ?! Avec son D en sport ! Ça m’étonnerait !

D+… J’ai eu D+, en sport… Pas D… Mais tout l’monde s’en foutait… Ma Mamy trouvait ça vraiment triste et disait que j’devrais faire des efforts pour rendre Maman fière… Mes tantes disaient que j’arriverais sûrement pas à la fin de mes études… Y’en a même une qui a rigolé en disant que j’finirais p’t-être l’école à 30 ans…

Mon p’tit cœur se serra. J’voulais partir d’ici alors que toutes leur remarques sur moi, elles s’emmêlaient. C’était pas juste… C’était pas juste que j’aie des notes comme ça alors que la mère de Ward, elle lui a sûrement dit qu’il avait bien travaillé vu qu’il avait rapporté quasi que des A…

Mais Ward, l’est méchant… Moi pas…

-Il fera quoi plus tard… Eboueur ?! June, il faudra qu’il se trouve un métier, un jour. Ça ne va pas être facile.

J’ferais pas éboueur ! J’savais déjà ce que j’allais faire plus tard et j’avais pas besoin de l’école pour ça… Et alors que mon oncle disait qu’il me verrait même pas vendre des fruits, j’tapai d’un coup sur la table alors que j’me retenais de pleurer.

-J’ferais batteur ! Voilà ce que je ferais plus tard ! Batteur ! J’serais le meilleur batteur et j’aurais plein d’argent ! Voilà !

Tout le monde s’arrêta de parler et m’regarda. Y’eu comme un silence… Avant que ma mère me regarde d’un air déterminé.

-Batteur ? Ce n’est même pas un métier, Howard. Tu ne seras pas batteur… Tu vis ici, dans l’Eastside, et c’est ici que tu finiras.


Y’eu un silence qui suivi alors que mon père regarda ma mère avec la bouche entrouverte.

Les paroles de Maman, ça faisait mal… Et j’me levai alors que tout le monde se taisait toujours et après, j’courus jusqu’à l’escalier avant de monter dans ma chambre où je m’enfermai. J’sautai sur mon lit et mis ma tête entre mes genoux avant de commencer à pleurer.

@ Billy Lighter


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Howard Stone
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Heart Of Stone [1947- 1963][Solo][Terminé] Empty
MessageSujet: Re: Heart Of Stone [1947- 1963][Solo][Terminé]   Heart Of Stone [1947- 1963][Solo][Terminé] I_icon_minitimeDim 12 Jan - 15:51



Heart Of Stone
ft. June Stone
1963


Il fallait que je cours super vite ! Ouais, trop vite parce que sinon, j’allais être en retard. J’avais joué aux billes toute la journée avec Sonny derrière le garage de son père et j’avais tellement pas vu le temps passer que j’avais oublié que ma mère m’avait dit de revenir avant 17h… L’étais 19h et il faisait déjà nuit depuis un bout de temps… C’est quand le père de Sonny a eu fini de travailler et à rappeler Sonny parce qu’ils devaient aller j’sais pas où que j’me suis rappelé que j’devais rentrer chez moi depuis super longtemps.

Han... Ma mère allait m’tuer…

Alors, j’courais… Même si ça servait pas à grand-chose en fait parce que j’étais déjà super en retard… Alors, ben, quand j’me suis rendu compte de ça, bah, j’ai arrêté de courir pour marcher les mains dans les poches jusqu’à chez moi.

Quand j’suis arrivé, l’était encore un p’tit peu plus tard… J’ai ouvert le porte de ma maison mais…

Bah, l’était fermée.

J’fis la moue. Maman avait déjà fermé ? Han… J’toquai alors à la porte… Mais on vint pas m’ouvrir. Alors, j’toquai encore une fois un p’tit peu plus fort… Toujours rien…

J’fis une drôle de moue. Pourquoi personne vient m’ouvrir ? Il est trop tôt pour que tout le monde dorme dans cette maison. J’me grattai l’arrière de la tête avant de me diriger vers la fenêtre de la cuisine. Y’avait ma mère… Elle était à table et faisait de la couture. Bah… Elle a pas entendu ?

Je toquai à la fenêtre.

-M’an, viens m’ouvrir. J’suis là…

Elle leva les yeux. Me fixa un moment… Et elle se leva. J’crus qu’elle allait aller vers la porte mais, non, c’est vers la fenêtre qu’elle vint. Et elle l’entrouvrit.

-Tu es en retard !

C’est ce qu’elle dit avec son regard super sévère. J’fis une p’tit moue et j’pris un air un p’tit peu nonchalant mais un p’tit peu désolé aussi.

-J’sais… Jouais au garage du père de Sonny et j’ai pas vu le temps passer. Désolé. J’peux entrer ? Fait froid et j’ai faim…

Elle me regardait toujours avec son air sévère.

-Non ! Je ne t’ouvrirais pas ! Tu es en retard à chaque fois que je te donne une heure pour revenir ! Alors, maintenant, tu n’as qu’à te débrouiller. La porte est fermée et elle le restera jusqu’à demain matin ! Et je ne changerais pas d’avis ! Maintenant, vas-t’en !


Que… Quoi ?! J’écarquillai les yeux, la bouche à moitié ouverte.

-Mais… M’an… Sonny est parti… Sera pas chez lui… J’pourrais pas dormir là-bas. J’vais aller où ? J’ai pas d’argent sur moi… J’vais manger quoi ? Ouvre s’te plait, j’le ferais plus, c’est promis.

J’prenais un air triste. J’voulais pas rester dehors. Il commençait à faire vraiment froid. Puis, si Sonny était là, j’sais qu’il m’aurait accueilli chez lui mais là, l’était pas j’sais pas où avec son père.

-Je n’en ai rien n’à faire ! Débrouille-toi ! Je ne veux plus te voir avant demain matin !


Et elle ferma la fenêtre d’un coup me faisant sursauter. J’restai un p’tit moment devant la fenêtre parce que j’étais super choqué. Ma mère m’avait jamais foutu dehors comme ça… L’était vraiment fâchée…

J’suis resté autour de la maison un moment toquant aux fenêtres sans que jamais personne ne vienne m’ouvrir.

Après, j’avais tellement faim que j’ai dû m’en aller… Avec un peu de chance, Alexie était chez elle et elle pourra venir m’ouvrir. Mais fallait croire que c’était pas mon jour de chance parce qu’une fois arrivé devant chez Alexie, j’compris bien vite qu’il y avait personne. Tous mes potes avaient décidé de partir, aujourd’hui ? Han, c’était vraiment pas de bol…

J’ai super faim, merde ! J’vais faire comment pour bouffer ? J’vais pas faire les poubelles quand même ?

Han… Non, pas les poubelles ! J’avais une meilleure idée !

Et mon idée, ce fut d’aller au night shop… Et de voler de la bouffe. J’avais pas vraiment le choix… J’crevais de faim, moi. Alors, j’ai volé un paquet de chips et, aussi, un paquet de cigarette tant qu’on y était. L’a rien vu le vendeur… Il préférait lire son porno… Han, tant mieux.

Puis, j’me suis installé sur un banc et j’ai commencé à bouffer. J’ai englouti tout mon paquet de chips assez vite avant de m’allumer une clope. Han… J’allais quand même pas dormir sur ce banc ? Han… Non… A la limite, j’préférais marcher toute la nuit. P’t-être que je tomberais sur un de mes potes. On sait jamais…

Alors, cigarette en bouche, j’me mis à marcher dans les rues de l’Eastside. J’commençai à être crevé quand j’entendis, derrière moi :

-Hey ! Stone !

J’me retournai d’un pas nonchalant pour voir, juste derrière, Hernan et sa p’tite bande… Ils trainaient toujours dans les rues. Mais, ce soir, ils étaient accompagnés de Luisa… L’était super jolie, Luisa… Elle devait avoir 17 ans, environs. Du coup, quand Hernan me parla, j’regardais plus que Luisa.

-Salut, Hernan…

Ouais, ça fait bizarre de dire ça alors que j’regardais Luisa… Mais bon, j’vais pas assez vite que pour que mon regard, il suive mes paroles.

-Tu fais quoi dans le coin ? Tu t’es perdu, oui quoi ?

Il s’moquait un p’tit peu. J’le voyais bien. Mais Hernan, l’était pas comme Alonso… Alonso, il me déteste. Hernan, il me prend juste pour un looser. C’est pas pareil. Puis, y’a les gens qui me détestent ET qui me prennent pour un looser comme Fleming. Mais lui, ça fait un moment que j’lui plus vu. Parait que sa mère, elle se tape le boss des Los Diablos…

J’haussai nonchalamment des épaules avant d’écraser ma clope au sol et de foutre mes mains dans mes poches.

-Bah non… Ma mère m’a foutu dehors alors j’me promène jusqu’au matin, j’ai que ça à foutre…

J’préférerais dormir. Mais j’allais pas dormir sur un banc, c’était trop pas confortable.

-Et toi, tu fais quoi Hernan ? Tu deales ?

Bah ouais, j’étais pas con. J’savais qu’Hernan, c’était rien qu’un dealer comme bien d’autres de mes « amis », d’ailleurs.

-Non. On a une meilleure mission, ce soir. On doit voler quelques flingues au magasin, là-bas, au coin…

J’crois que j’avais écouté à moitié, en fait, parce que, j’regardais Luisa qui avait bien vu que j’la regardai, si bien qu’elle me souriait. Alors, j’vis pas qu’Hernan me regardait de haut en bas avant d’envoyer un regard au reste de sa bande, Luisa non comprise…

-Tu veux venir avec nous, Stone ? Il nous faut quelqu’un de ta taille pour entrer… La fenêtre est trop petite pour nous. Tu seras payé, si tu nous aides, bien sûr. Quarante dollars.

Han ! Quarante dollars ?! J’entrouvris la bouche. Quarante dollars pour entrer par une p’tite fenêtre et voler des trucs… Et si j’me faisais prendre ? J’savais que c’était beaucoup quarante dollars mais j’voulais pas me faire prendre, moi… Alors, j’réfléchis.

-Ben… C’est quand même super dangereux, non ?

Hernan leva les yeux au ciel et il lança un regard à Luisa. Celle-ci se mit alors à me sourire et s’approcha un peu de moi. L’était vraiment super jolie…

-Oui, c’est dangereux. Une vraie mission d’homme. Mais si tu nous aide, en plus des quarante dollars, je veux bien t’héberger pour le reste de la nuit. Ça te dit, Howie ?

J’la regardais. Quarante dollars ET une nuit avec Luisa ? J’pouvais juste pas dire non. Alors, j’hochai de la tête.

-Ok ! Ça marche ! J’vous suis !


Hernan sourit d’un sourire carnassier et on se dirigea tous les cinq vers le magasin en question. C’était un magasin d’armes. Y’avait que des flingues là-dedans et des munitions.

On alla derrière le bâtiment où y’avait une p’tit fenêtre. Juste assez grande pour que j’passe parce que j’étais bien plus petit qu’Hernan et consort. Faut dire qu’ils étaient plus vieux que moi…

Hernan arriva à ouvrir la fenêtre avec son couteau et il me fit la courte échelle pour que j’puisse monter. Ma mission était simple. J’devais rentrer dans le magasin, prendre des munitions et puis me barrer. Mais pas n’importe quelles munitions. Hernan m’avait donné la marque et le calibre. L’allait falloir que je cherche…

J’entrai assez facilement par les toilettes et j’marchai doucement vers la boutique. Il faisait super noir… J’savais pas comment j’allais faire pour m’y retrouver moi…

J’parcourrai les rayons, plissant les yeux pour lire les étiquettes sur les boites… Et j’finis par trouver. J’fis un grand sourire et j’pris quelques boites dans mes bras avant de faire marche arrière un p’tit peu plus vite pour rejoindre les toilettes.

Mais… J’suis allé trop vite… Et j’me trébuchai dans un truc sur le chemin du retour. Mon réflexe fut de lâcher tout ce que j’avais en main et me rattraper à une étagère où étaient entreposés des trucs… Et ça fit tomber des objets sur le sol assez pour faire un super gros vacarme.

Moi, je m’étais étalé, finalement, surpris par tout le bruit au point où, encore au sol, j’avais bouché mes oreilles comme si le fait que je n’entende rien ferait en sorte que les gens qui tenaient le magasin n’entendent rien…

Et quand j’me rendis compte que j’étais sûrement foutu, j’me remis debout, récupérai un boite de munition sans savoir si c’était le bonne et j’couru jusqu’à la porte qui menait aux toilettes.

Mais… La lumière du magasin s’alluma…

-Arrête-toi tout de suite ou je tire, sale morveux !

La voix sévère d’un type s’était élevée derrière moi. Et quand j’vis qu’il tenait une carabine qu’il tendait vers moi, j’levai les mains en l’air en lâchant la boite de munitions. P’tain ! L’allait me tirer dessus !

-J’ai rien fait ! Me tirez pas dessus ! J’vous promets que j’ai rien fait.

Il grommela et montra d’un signe de tête le p’tit carnage qu’il y avait dans son magasin.

-Tu as essayé de me voler ! Tu me prends pour un con ?! Je vais appeler la police ! Ne bouge pas d’un millimètre, c’est compris ?!


La police ?! Han, non ! Pas la police ! J’pris un air triste alors que le type, il s’approcha de son téléphone qu’il y avait derrière son comptoire. Il me lâchait pas du regard. Et il téléphona à la police malgré que j’lui disais de pas le faire…

Et quand ce fut fait, j’avais pas lâché mon air triste.

-Ma mère va m’tuer, M’sieur…

Il grommela.

-Pas mon problème ! Tu voles, tu payes !


Et j’allais m’asseoir par terre mais le gars me disait de pas bouger… Et la police arriva avec les feux bleus et tout… Le type alla leur ouvrir et l’un des flics s’approcha de moi.

-Alors c’est toi le petit voleur ? Qu’est-ce que tu es venu chercher ? Tu étais seul ?

L’avait pas l’air commode du tout. J’me grattai l’arrière de la tête.

-Bah… Ouais, j’suis tout seul… Et… Heu… J’volais pas, j’faisais que me promener, en fait…

J’avais plutôt pas intérêt à dire que j’étais envoyé par Hernan et ses potes. J’voulais pas m’faire tuer pour les avoir balancés, moi. J’savais comment les choses allaient avec ce genre de gars.

Le flic plissa les yeux.

-Te promener ? Au milieu d’un magasin d’armes fermé… Tu te fiche de moi, petit ? Donne-moi ta carte d’identité.

Ma carte d’identité ?

-J’l’ai pas…


Bah j’l’avais jamais sur moi. J’crois qu’elle est dans ma chambre ou quelque chose comme ça. J’sais plus, en fait…

Il fronça les sourcils.

-Un petit vagabond, en plus. Tu t’appelles comment ?

J’haussai des épaules.

-Howard.


Il leva les yeux au ciel et semblait super agacé le flic alors que j’avais quasi rien dit.

-Howard comment ?


Han, ouais… Merde. J’avais oublié le nom de famille. Mais l’est tard et j’suis fatigué, alors.

-Stone.

Il me regarda de haut en bas.

-Age?

Il veut tout savoir, en fait. J’mis mes mains dans mes poches.

-14…

Bah, j’allais avoir 15 ans cette année mais pas tout de suite…

Il fronça les sourcils.

-Tourne-toi et lève les bras.


J’le fis. J’avais pas trop envie qu’il me frappe ou j’sais pas trop quoi. Et il me fouilla prenant mes cigarettes au passage. Mais c’est tout ce qu’il trouva parce que j’avais que ça, en fait.

Puis… Il sortit les menottes et sans vraiment de douceur ramena mes bras derrière moi.

-Howard Stone, je t’arrête pour tentative de vol et vagabondage. On te gardera en détention jusqu’à demain.


Jusqu’à demain ? Et après ? Vont me mettre en prison après ? J’savais pas moi, comment ça allait après. J’avais jamais été arrêté, moi !

-Et après ? Vous allez faire quoi après ? J’veux savoir moi ?

Mais ils me répondirent pas… Ils me tirèrent jusqu’à leur bagnole ou ils me firent embarquer sans vraiment de douceur. Hernan et les autres s’étaient déjà tirés, c’était évident.

Sur tout l’trajet, j’posais des questions mais les deux flics me dirent de la fermer sinon j’allais empirer mon cas. P’tain… C’était pas juste. J’ai rien volé en plus. J’allais le faire mais j’ai pas réussi… Moi qui pensais passer la nuit avec Luisa, c’était complètement raté.

Du coup, j’pris un air triste pendant le reste du trajet et quand on arriva au commissariat, ils me mirent dans une cellule après m’avoir retiré mes lacets. J’savais pas trop pourquoi. J’allais rien foutre avec mes lacets… Qu’est-ce qu’ils voulaient que j’foute avec mes lacets ?

Dans ma p’tite cellule, je mis mes deux mains sur les barreaux, regardant les flics. J’avais soif, mais ils voulaient pas me donner à boire… J’avais envie de cigarette mais j’pouvais pas en avoir non plus… Tout ce que j’sais, c’est qu’ils ont appelé mes parents… Et à partir du moment où ils ont dit ça, j’me suis couché sur la p’tite couchette et j’me suis tourné vers le mur faisant mine que j’les entendais plus. J’voulais pas trop savoir ce que ma mère avait dit au téléphone. En fait, finalement, j’crois que rester ici quelques jours le temps que ma mère se calme, ça serait p’t-être pas une trop mauvaise idée.

Mais ce fut pas le cas… Le matin, les flics virent me réveiller. J’avais finalement dormis même si y’avait que des allées et venues dans s’te foutu commissariat.

Le méchant flic d’hier tapa sur le barreau assez pour me faire sursauter un p’tit peu avant de j’fasse une moue me redressant légèrement en m’frottant les yeux.

-J’veux encore dormir, moi… Qu’est-ce qu’il y a ?

J’avais les cheveux en bataille. Et l’flic me regarda de son air sévère.

-Tu es libre. Ta mère est là.


J’pris un air soucieux avant de me redresser complètement sur la couchette.

-Han… Dites-lui que, finalement, j’veux rester toute ma vie en prison.

Il ouvrit la porte de la cellule.

-Et bien c’est raté pour cette fois. Le tenancier du magasin ne portera pas plainte. Il a eu pitié de toi. Tu es libre. J’espère simplement que ta mère va te passer le savon de ta vie comme ça tu ne recommenceras plus cette belle connerie.


J’soupirai avant de me mettre debout et de suivre le flic jusqu’à ma mère. Elle était là avec son air sévère elle aussi… Et moi, j’lui sortis mon p’tit air triste et désolé… Mais… Ça fonctionna pas. Parce que la première chose que me fit ma mère ce fut de me foutre un gifle sur la joue. Ça résonna dans tous le commissariat en même temps que ça éclata ma lèvre. J’portai ma main à ma joue. Aïe, p’tain, ça faisait super mal ! Assez pour que mes larmes montent à mes yeux tellement j’avais mal.

-Tu n’as pas honte ?! Voler un magasin d’armes ? Pour qui est-ce que tu te prends ?! Tu vas encore continuer longtemps à me faire honte comme ça ?!

J’baissai les yeux. Jamais… Jamais dans ma vie, Maman ne m’avait dit un truc sympa… Même quand j’faisais des trucs bien comme quand j’ai fait des super efforts pour ramener des meilleurs points en sport… Non. Jamais. Rien… Et aujourd’hui, j’lui faisais honte. Mais l’problème, c’est que j’lui fais tout le temps honte.

-Pardon… C’est juste que… Je m’ennuyai, en fait…

Non… Je m’ennuyais pas. J’ai fais ça pour passer une nuit chez la fille la plus belle du quartier. Mais j’pouvais pas le dire. T’façon, ma mère aurait pas trouvé ça mieux.

-Tu t’ennuyais ?! Et bien, tu sais quoi, Howard ?! Tu vas encore plus t’ennuyer ! Tu es privé de sortie pendant trois mois ! Et il n’est plus question que tu écoutes de la musique pendant les trois prochains mois aussi. J’y veillerais personnellement ! Qu’ai-je fait pour avoir un fils aussi stupide ?! Il y a des jours ou je regrette vraiment que tu ne sois pas comme ton frère. Non, en fait, c’est tous les jours que je regrette ça !

J’sais… J’sais qu’elle aurait voulu que j’sois comme mon frère. Mais je l’étais pas. J’saurais pas être comme lui. C’est comme ça. Mais j’osais pas le dire… J’avais encore mal de la gifle. J’en voulais pas une autre. J’me retenais juste de pleurer. J’voulais pas pleurer devant les flics qui regardaient la scène limite en riant. Non… J’voulais pas.

Alors, j’pleurais pas. J’réussis à ravaler mes larmes et à suivre ma mère jusqu’à la voiture. Une fois à l’intérieur, c’est mon père qui me passa un savon rajoutant un mois à ma pénitence. Quatre mois entier sans musique… Ça allait être long… Mais ça faisait quand même bien moins mal que la gifle que j’sentais toujours sur ma joue. Ça piquait… Autant que les paroles de Maman…

Quoi que je fasse, elle dira que c’est nul… Que j’suis stupide… Alors, à partir d’aujourd’hui, j’décidai d’arrêter de chercher à faire les choses bien.

A partir de maintenant, j’ferais les choses comme je veux... A partir de maintenant Howard Stone, il vivra pour Howard Stone. Pour personne d’autre.



@ Billy Lighter


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