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 One Of My Turns [PV Jordan][Terminé]

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Billy Lighter


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MessageSujet: One Of My Turns [PV Jordan][Terminé]   Mar 13 Mai - 16:43

Le show est terminé. C’était le cinquième en même pas un mois dans un des bars de L.A. Le premier avait tellement était fantastique, on avait tellement créé la polémique que beaucoup de gens avait réclamé d’autres shows. Et ce que les gens demandent Lenny fait. Mais ce n’est jamais aussi bien que la première fois, comme on dit et l’euphorie, la symbiose que le groupe avait eue lors de ce fameux concert c’était dissipé. Tel de la fumée après un grand feu annonçant la fin de l’hiver.

Après ce show-là, chacun était rentré chez lui et The Lightening était redevenu le The Lightening d’après tournée. Un coup d’éclat. Et c’est à la lueur de la lampe de chevet à côté du divan où j’étais installé que je me rendais compte de ça. J’avais réservé cette chambre d’hôtel à deux rues de mon ancien appartement pour dormir cette nuit. Ruby devait passer la soirée avec Eileen. Je crois… Alors j’avais atterrit ici dans l’un de ses hôtels pour star. Je pouvais entendre des fans en bas de l’hôtel qui allait attendre la nuit que l’un de leurs idoles sorte. Mais moi, je n’allais pas sortir… Pas cette nuit, pas demain matin…

Qu’était-il arrivé au Billy qui croyait pouvoir conquérir le monde ? Il avait cessé de vivre en même temps que la dernière note du show de l’autre jour avait été jouée. Entre temps, j’avais sentis le stress m’envahir et grandir de plus en plus se transformant en un angoisse silencieuse. Et tout ce qui était silencieux chez moi était mauvais car ça voulait dire que ça restait à l’intérieur. Angoissé pour l’album, pour la protection de Ruby et de ma sœur, pour que le groupe. J’avais l’impression que tout dépendait de moi et que, petit à petit, je perdais le contrôle. Sur la situation et sur moi-même.

Je fumais ma vingtième clope et demi. J’avais les yeux fixe sur la télé éteinte, torse nu et en jeans. Et c’est là que je l’entendis entrer dans la pièce…

Je me retournai. C’était mon ex. Pas la dernière, la première. La première que j’avais eue à L.A. avant même que The Lightening ne devienne connu. Une gamine de L.A., cheveux long, brun foncé, bouclés. Je le regardais, l’air calme. Cela faisait au moins deux ans que je ne l’avais plus vue et maintenant elle était là. Comme si on c’était quitté hier. Elle souriait. Comment était-elle entrée ? Vu sa beauté, je voyais à peu près comment c’était possible… Elle n’avait pas fort changé à part que, maintenant, elle portait des t-shirts à l’effigie de mon groupe. Chose qui n’existait pas à l’époque de notre relation. Elle s’approcha et je la lassai faire reposant mon regard sur la télé éteinte avant de poser la question fatale :

-Qu’est-ce que tu fous ici ?

Elle ne souriait plus et s’arrêta net au ton calme de ma voix. Elle me connaissait. Trop bien peut-être.

-Je voulais te voir pour ça.

Et elle déposa l’article sur Ruby sur la table devant moi. Le bon article, celui de ma petite sœur. Je regardais l’article puis la télé.

-Et ?


Elle était jalouse, ça s’entendais. Puis elle me déballa toute une histoire, comme quoi elle ne m’avait jamais oublié, que cette foutue célébrité m’était monté à la tête, mais qu’elle me pardonnait. J’étais toujours impassible, je regardais toujours la télé et c’est là qu’elle s’installa sur rebord du divan passant un de ses mains dans mes cheveux.

-Tu sais pourquoi on est plus ensemble, non ?, dis-je toujours calmement.

Oui parce que c’était bien elle qui était partie ! Pas moi ! Elle m’avait quitté à un moment où le groupe n’avait pas la moindre thune. Et j’avais pleuré quand je l’avais retrouvé dans le lit d’un autre type et j’avais frappé le type. Et elle m’a quitté… Fin de l’histoire. Et j’avais pleuré encore et encore pendant une semaine abusant de divers médicaments. Avant de changer de phrase. Et maintenant, elle voulait revenir. Et je sentais la pression monter, doucement, silencieusement. Aussi silencieux que la pièce à l’ambiance tamisée où on était tous les deux.

Et à ma question elle ne fit que répondre qu’on pouvait tout recommencer à zéro avant de m’embrasser. M’embrasser ?! Vraiment ?!

Choc électrique, pas celui de plaisir mais celui que fait mon cerveau quand il en peut plus. Et je la repoussais d’un geste violence avant de lui envoyer la lampe de chevet dessus. Raté ! Ce n’est que partie remise ! Elle criait et c’est le cadavre d’une bouteille de bière que j’avais vidé qui atteignit son arcade droite. Elle courait dans tous les sens évitant les objets que je lui envoyai dessus. Je ne criais aucune insulte, je ne faisais que tout casser en essayant de la toucher, de lui faire mal. Parce qu’elle le méritait ! Tout ça faisait un vacarme d’enfer ! Surtout le bruit de la télé qui éclate !

C’est la salle de bain qui la sauva, elle s’y réfugia et je pouvais l’entendre pleurer.

-Sors de là !

J’avais crié et je continuais à envoyer des objets sur la porte espérant l’entamer.


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Dernière édition par Billy Lighter le Lun 23 Juin - 17:40, édité 1 fois
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Jordan Keller


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MessageSujet: Re: One Of My Turns [PV Jordan][Terminé]   Mar 13 Mai - 18:00

Standby au QG, on attend l'intervention. Et, à L.A., on en peut jamais se dire: "la nuit va être tranquille, on va dormir et regarder le foot à la télé". Bien sûr, on la commence presque toujours comme ça, télécommande dans une main, tasse de café dans l'autre. De temps en temps, l'un ou l'autre collègue apporte des tartes et quelques bouteilles de coca pour fêter son anniversaire. Bref, j'adore les shift de nuit.

Et en standby comme sur le terrain, Conrad et moi, on se répartit les tâches. Moi, je fais le café, lui, il s'occupe d'allumer la télé et de partir en quête d'une chaîne potable à regarder. Ils nous passeraient bien un petit Rocky ou encore Le Parrain, à la télé, ce soir, non? Parce qu'on est la troisième équipe avec l'indicatif radio L.A.NORTH542. Ce qui veut dire que la 540 et la 541 seront les premières à partir sur les premiers appels. Nous, on a donc encore un peu le temps. Sauf meurtre, accident d'avion ou encore si le président se fait enlever par des extraterrestres.

Je secoue la tête à cette pensée... Qu'est-ce qui me prend? Puis je finis par me dire que ça doit être l'influence des délires de The Bleeding Hearts, de mon frère et de Roxxy. Celle-ci aussi tend à déconner un peu plus souvent ces temps-ci... Et moi de même. Pour le plus grand plaisir de Conrad qui, évidemment, était intenable le jour où je lui ait raconté ce qui s'était passé le lendemain de la Saint Patrick entre la jeune punk et moi... Soit... Dès que je suis revenu travailler... Je ne peux rien cacher à Conrad: il est mon binôme et mon frère d'arme... Et quand on prend quelques jours de congés, on a du mal à tenir plus de deux jours sans se passer un coup de fil... Et parfois, on va jusqu'à essayer en même temps. Du coup, ça sonne occupé dans les deux sens.

Je reviens avec nos deux tasse de café dans le fauteuil devant la télé, à côté de celui de Conrad, quand la première équipe est envoyée sur un incendie. Encore un coup de Lighter? J'espérais bien que non, parce que la dernière fois, mon amie Ruby, accessoirement aussi petite amie du chanteur, n'avait pu se retenir de pleurer en me racontant l'histoire alors qu'on était allés boire un verre ensemble. Et j'avais serré les poing à l'idée de ne pas avoir été dans les équipes qui avaient du intervenir. Pas que j'avais une dent contre Lighter, pas du tout. Et Ruby semblait l'aimer vraiment beaucoup. Mais parce que c'était arrivé à quelqu'un que je connaissais et que je n'avais pas été là pour les aider, la faute à mon horaire.

Je suivais attentivement les messages radios tout en buvant mon café et en regardant la télé. Conrad avait rien trouvé de mieux que Jeopardy. Le jeu qui me rendait cinglé par excellence parce qu'il fallait penser à l'envers. Et je n'étais pas fait pour penser à l'envers. Alors pour finir, mon attention s'était plus portée sur la radio à mon ceinturon que sur la télé. L'incendie avait été rapidement maîtrisé par les pompiers, personne n'était blessé et à première vue, l'incendie avait été déclenché parce que la bonne femme fumait au lit... Mouais... Pouvais-je critiquer? Non... Je fumais au lit aussi. Et c'était encore meilleur avec Roxxy couchée sur mon torse.

Une équipe de jour revint de quelques heures sup', on se salua brièvement. Les pauvres avaient clairement envie de rentrer chez eux le plus vite possible après être resté aux basques d'un poignardé de la rue jusque chez le médecin légiste...

Nouvel appel du dispatch. Mais 541 était entrain de déconner en faisant la course dans le couloir et n'étaient pas attentifs à la radio. C'était le genre de trucs qui arrivaient. Conrad et moi aussi on avait nos passes de pure déconnade... Et c'était pour ça qu'on était une équipe... Je me levai de mon fauteuil et allai m'appuyer dans l'encadrement de la porte de la salle de repos.

-Oh 541! Courez un peu un coup jusqu'à Tyburn Street, une fois! Un de nos cher pote junkie y est en train de vandaliser les baraques... Du numero 36 jusqu'au 52...

Les deux autres coururent donc jusqu'à la sortie en faisant une dernière course entre eux et en rigolant. Moi, je repris ma place dans mon fauteuil. Et je ne comprenais toujours pas comment Conrad pouvait rigoler autant devant Jeopardy.

Finalement, ce fut à nous. Quel bonheur d'entendre 542 à la radio! Mais je déchantai assez vite. L'appel émanait, selon le dispatch, de la petite amie de Billy Lighter qui affirmait être victime de violence de la par de son conjoint à l'hôtel à proximité du Whisky à Go Go... Je fus sur les pieds en moins de temps qu'il n'en fallait pour le dire et dans le véhicule en encore moins de temps. Je me mis au volant et démarrai en trombe alors que Conrad mettait en marche les feux bleus et le bitonal. Bien sûr, comme je lui racontait tout, il n'avait pas besoin de me poser de question. Je serrai les dents et mis juste l'intervention en place avant qu'on arrive.

-A la radio, ils ont dit qu'elle avait trouvé refuge dans la salle de bain. On entre, je m'occupes de Lighter. Toi, tu fonce direct dans la salle de bain et tu l'amènes au véhicule.

Conrad répondit par un "ok" assez haut et clair pour signifier qu'il avait bien compris. Aucune protestation. On savait comment on marchait. Et il savait qu'il n'y avait pas moyen d'échanger les rôles. Parce qu'il savait que je devais régler ça avec Lighter. Je n'avais jamais eu l'occasion de le rencontrer, même via Ruby et je n'avais jamais insisté non plus pour le faire, bien que The Lightening était mon groupe préféré après celui de mon frère.

On arriva à l'Hotel et on fut vite renseignés par le réceptionniste de la chambre où il nous fallait aller. On monta les escaliers quatre à quatre (il ne valait mieux pas prendre l'ascenceur parce que ce serait vraiment trop con de se retrouver coincés dedans) et dès notre arrivée dans le couloir, on pouvait entendre les coups donnés contre murs et portes. Il était devenu cinglé ou quoi?

Inutile de frapper à la porte. Ou plutôt si. On frappa un grand coup qui défonça la porte. Je fondis sur Lighter et essayait de lui bloquer un bras, de le mettre en clé. Mais il était tellement agité que je ratai mon coup. Je pris un coup de coude en pleine poire qui me fit reculer d'au moins un mètre, mais au moins, l'attention de Lighter était détournée sur moi. Elle n'était plus sur Ruby qui devait s'être planquée dans la salle de bain dont le rouquin essayait en vain de défoncer la porte. Conrad, lui, une fois ladite porte dégagée frappa et appela Ruby par son prénom afin qu'elle lui ouvre la porte.











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Billy Lighter


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MessageSujet: Re: One Of My Turns [PV Jordan][Terminé]   Jeu 15 Mai - 20:46

-Allez, sors de là !! Dépêche-toi !!!

Et je criais de plus en plus fort ! Je voulais qu’elle sorte pour lui régler son compte. Elle m’avait brisé le cœur et maintenant elle revenait. Pour quoi ? Pour m’embrasser alors que j’ai Ruby dans ma vie ! Elle n’avait pas le droit ! Elle ne pouvait pas !

Je lançais tout et n’importe quoi sur cette porte. Mais à part la salir et légèrement l’écorchée je ne faisais rien d’autre. Je savais que défoncer la porte serait plus efficace. Mais j’allais pas le faire. Pas maintenant…  Parce que je savais qu’elle mourrait de trouille coincé dans la salle de bain et la faire souffrir ainsi m’amusait.

Je m’essoufflais continuant à l’inciter à sortir. Le bruit des objets qui s’éclatent sur la porte m’empêchait de l’entendre encore pleurer. Mais je l’imaginais bien le faire. Elle avait fait sa maligne en rentrant et maintenant j’avais l’avantage sur elle ! J’étais plus fort qu’elle ! Et elle ne pourrait plus jamais me faire de mal !

Mais c’est, en fin de compte, la porte d’entrée de ma chambre d’hôtel qui céda. Qui pouvait bien me déranger dans mon moment de toute puissance ? Des filcs ! L’un deux fonça sur moi, essayant de me bloquer le bras. Merde ! J’étais le plus fort ! Je bougeai assez pour l’éviter et je réussis à atteindre sa figure avec mon coude. Je le regardais un regard remplis de haine, mais aussi d’une touche d’incompréhension. Parce que mon esprit était perdu, parce que j’étais incontrôlable.

Et ma haine augmenta, parce que je détestais les flics. Ils m’avaient harceler quand j’étais qu’un gamin de l’Indiana. Ils m’arrêtaient, au début, pour des petits actes de vandalismes ou, tout simplement parce que j’avais trop bu. Et, à la fin, ils finirent par m’arrêter parce que je m’appelais William Lighter et uniquement pour ça. Alors pour moi, c’était tous les mêmes !

-Allez vous faire foutre! Vous avez rien à faire ici! C'est MA chambre d'hôtel! Je veux être seul! Personne à compris ça?!

Mon ex finis par sortir alors que le deuxième flic l’appelait… Ruby…

-Quoi ?!!! C’est pas Ruby !!! C’est qu’une trainée !

J’envoyai un jetons en pleine figure du flic qui avait essayé de me neutralisé avant de regarder mon ex.

-Tu as quand même pas dit que tu étais ma petite amie, hein ?!!

J’étais furax et je tremblais de toute part. C’était l’affront de trop et elle allait payer ! Je fonçai vers le second flic lui balançant aussi un coup de la figure afin de l'écarter avant de plaquer mon ex contre le mur.


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MessageSujet: Re: One Of My Turns [PV Jordan][Terminé]   Lun 19 Mai - 17:09

Billy Lighter n'était pas beaucoup plus petit que moi, mais il était d'une force incroyable pour sa taille. Il était clairement porté par sa colère et ça le rendait complètement imprévisible! J'avais pris son coude en plein dans le nez et j'étais déjà bien étonné de ne pas saigner. Je crevais de bol pour le coup. Pour une fois... Et le chanteur de vociférer qu'il voulait être seul, que c'était sa chambre! Comment un ange comme Ruby avait-elle pu le mettre dans un tel état d'énervement. J'étais très au courant des sautes d'humeur du chanteur de The Lightening ainsi que de certains de ses rituels. Mais en tant que fan, je m'étais toujours dit que le gars devait avoir de bonnes raisons. Moi-même j'avais mes tics et mes psychose post-Vietnam... Et bien lui devait avoir vécu certains traumatismes aussi.

Mais là, il exagérait. La porte sur laquelle il s'était acharné était complètement salopée et écorchée... Cela dit, ça m'étonnait qu'il ne l'ai pas eu défoncée parce qu'il en aurait été tout à fait capable vu son état. Non. C'était être imressionnant qu'il voulait... S'il avait vraiment voulu faire du mal, il l'aurait déjà fait. Et notre présence de remettre de l'huile sur le feu. Je me frottai le nez mais n'eu pas le temps de repartir à la charge avant que Conrad ne sorte avec... Non. C'était qui elle?!

Lighter explosa littéralement quand Conrad eu le malheur de l'appeler Ruby. Ce que je pouvais très bien comprendre. Sans saisir réellement la situation, je venais en effet de comprendre qu'il y avait une couille dans le potage. Du coup, je me calmai... Rassuré que Ruby, la vraie Ruby, soit en sécurité. Ce qui ne changea pas pour autant le but de la mission.

Et quand Lighter envoya son poing dans la figure de Conrad, mon cerveau eu un minuscule black out avant de se remettre en marche. Lighter s'en prenait maintenant à la fille qu'il avait plaquée au mur. Et limite, j'en voulais pratiquement autant à la fille que lui. Se faire passer pour la petite amie de Lighter, c'était de l'usurpation d'identité de un, et pas fair play de l'autre... Ni mature d'ailleurs. On serait arrivés aussi vite si elle s'était présentée pour ce qu'elle était.

Et maintenant, elle hurlai et pleurait alors que Billy lui hurlait lui aussi à la figure en lui demandant si elle s'était vraiment fait passée pour sa petite amie. Conrad, lui, me fis signe que ça allait même s'il se frottait la mâchoire. Mais maintenant que l'attention de Lighter n'était plus sur nous, j'allais pouvoir travailler plus proprement.

Je fis deux pas rapides jusqu'au chanteur et le pris en étranglement sanguin. Loin de moi l'idée de le mettre dans les vappes. Mais c'était infaillible quand il s'agissait de calmer des gens dans son état... Surtout que j'avais eu l'occasion de le prendre par surprise. Je serrai un peu, juste assez pour qu'il lache la fille et qu'il commence à sentir de moins en moins de force dans ses membres.

Conrad, lui, se leva et pris la fille qu'il fit sortir en quatrième vitesse de la pièce, me laissant seul avec Billy. Et il me connaissait assez pour savoir que je ne devrais pas avoir de problème. Mais je le connaissais assez, lui, pour savoir qu'une fois la fille enfermée dans notre véhicule, il reviendrais se poster derrière la porte pour surveiller que tout allait vraiment bien pour moi.

Une fois les deux autres dehors, je tenais toujours Billy en étranglement. Je ne le lacherai qu'une fois que je considérerais que la situation était safe. Et tant que je le tenais, j'allais joué à quitte ou double.

-Je suis l'inspecteur Jordan Keller... Cette fille n'est pas Ruby, elle n'est pas ta petite amie, je le sais. On fera pas l'amalgame. Tu comprends ce que je dis? Fais pas le con.

J'espérais un peu que Ruby aurait parlé de moi à Billy, et en bien si possible... Et que ce que je disais allait le calmer plus que l'étranglement en lui-même. Que je puisse relacher la pression sur ses carotides. J'étais là pour aider les gens, pas pour leur faire du mal. Ca, c'était du passé.











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MessageSujet: Re: One Of My Turns [PV Jordan][Terminé]   Ven 23 Mai - 18:27

Les flics plus la fille. Les coups qui volaient pour pouvoir atteindre ma proie. Et je l’avais atteinte cette petite trainée qui s’était fait passer pour ma petite amie. Comment avait-elle osé ? Elle n’avait rien en commun avec Ruby. Elles étaient complètement différentes physiquement mais aussi psychologiquement. Ruby est une fille attentionnée, sensible, intelligente. Alors que celle que j’avais en face de moi ne pensait qu’à être la copine d’une célébrité. Et elle avait jeté son dévolu sur moi, mais maintenant, alors que je serrais de plus en plus ses petits poignets, j’avais le dessus sur elle et c’était moi qui choisirais de ce qui allait arriver ensuite.

Et je lui posais des questions, je lui demandais pourquoi elle avait fait ça. J’étais enragé, incontrôlable et j’avais l’impression que jamais je n’allais pouvoir redescendre. La fille ne répondrait pas, elle pleurait. J’étais satisfait et frustré à la fois. Satisfait de voir sa détresse dans son regard et frustrer de ne pas avoir les réponses à me questions. Et je serrais encore plus fort si bien que je commençais à entendre ses petits os craquer sous mes doigts.

Et c’est en sentant un bras m’étrangler que je sus que je n’aurais jamais les réponses à mes questions. Au début, je me débattais tenant toujours fermement la fille. Mais, petit à petit, je ne sentais plus ma force et lâchai tout doucement la jeune fille. J’avais du mal à respirer et tout tournais autour de moi. Je vis vaguement la fille s’en aller mais c’est tout. Je ne savais plus faire de mouvements. J’essayai de respirer le mieux que je pouvais.

Mais j’avais encore la force d’entendre et j’entendais bien ce que me disais ce foutu flic. Il savait que j’avais raison et il demandait si je comprenais. Mais toutes ses affirmations voulaient me faire croire qu’il connaissait Ruby… Ou alors qu’il avait lu les peoples… Dans les deux cas c’était un connard ! Parce que Ruby était à moi seul et les peoples étaient des cons à l’instar de leurs lecteurs. Voilà la vision d’un Billy en colère.

Pas faire le con ? Je ne faisais jamais le con ! Et je fis comprendre à Jordan, par des gestes, que je n’en pouvais plus et qu’il devait me lâcher. J’essayai de lui dire « stop » mais j’en était incapable. Il défit doucement son éteinte et je me dégageai maladroitement avant de m’asseoir par terre appuyé contre le mur. Je respirais bruyamment alors que le monde autour de moi cessait de tourner. Je le regardais, ses yeux bleu, ses cheveux bruns.

-Bordel ! C’est elle qu’il faut enfermer ! Alors pourquoi t’es là ? Et tu connais Ruby ou alors tu es juste un bon petit lecteur de L.A. People ?

J’avais toujours la haine et ça s’entendais dans ma voix. Je tremblais un peu et j’étais frustré de ne plus pouvoir, pour l’instant, m’exprimer par ma force physique. En gros, j’avais vraiment envie de tout casser.


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MessageSujet: Re: One Of My Turns [PV Jordan][Terminé]   Sam 24 Mai - 12:36

Lighter fini par lâcher prise et je pus lui parler. Mais je ne le lâchai que lorsque la fille fut hors de vue, que j'eus rapidement palpé ses vêtements pour être sûr qu'il n'était pas armé et qu'il me fit signe qu'il n'en pouvait plus. Ce que je fis, mais doucement pour que son sang ne revienne pas d'un seul coup à son cerveau. Puis, je lui laissai le temps de se reprendre... Il était furax, et je le comprenais. Il était instable, incontrôlable, et, si je comprenais ça moins bien, ce n'était pas la première fois que je voyais ça.

Dans mon travail, je voyais presque quotidiennement des gens qui pétait les plombs. Parfois pour des conneries, parfois pour des choses bien plus sérieuses. Mais j'avais vu ce genre de réaction aussi, et Dieu sait combien de fois, parmi les hommes qui m'entouraient au Vietnam. Chaque fois qu'un frère d'arme tombait, il y en avait au moins un ou deux pour perdre les pédales, devenir fous, et massacrer un tas de Viets innocents pour venger la mort de notre frère. Ou pire. Ceux qui pétait complètement les plombs et ne faisaient plus la différence entre amis et ennemis. Et peut-être que je commencerai par raconter ça à Roxxy. Même si ça faisait partie des pires choses que je pouvais raconter, c'était aussi la pire chose que j'avais faite et celle qui me pesait le plus.

Et Billy Lighter, lui, d'après ce qu'il disait, se sentait encerclé par l'ennemi. L'avantage que j'avais, c'était que je savais exactement comment réagir. Et aussi que j'avais une carte puissante dans mon jeu.

-Je ne suis pas un lecteur de L.A. People... Je ne sais même pas ce que c'est.

Je parlais calmement, comme si j'avais devant moi l'homme le plus sensé de la terre. Je ne voulais pas qu'il se sente encore plus fou qu'il ne l'était déjà.

-Mais je connais Ruby depuis 4 ans. Elle travaillait dans un bar de North L.A. quand je l'ai rencontrée. J'ai fait fuir le porc qui lui avait claqué les fesses. Et on a fumé quelques clopes en discutant.

Apparemment, mon nom ne lui avait rien dit. A moins qu'il ne l'ai zappé, aveuglé qu'il était pas la colère. Mais peut-être que l'histoire de notre rencontre, il la connaissait. Je m'approchai de lui, mais pas trop près. Le mieux était de garder ses distances, tout pour ne pas qu'il se sente oppressé. Du regard, je scrutais les alentours à la recherche d'indice sur une quelconque drogue qu'il aurait pu prendre, mais il n'y avait rien.

-Et qui a dit qu'on allait enfermé quelqu'un? Il n'est question d'enfermer personne. Le but, c'est que personne ne soit blessé, ok?

En ça, je ne mentais pas. Je n'avais aucune envie d'enfermer Lighter ou cette fille au commissariat. Parce que c'était le petit ami de Ruby et qu'il avait déjà assez de problèmes à régler comme ça. Mais surtout, parce que j'avais pas l'impression qu'il le méritait.











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MessageSujet: Re: One Of My Turns [PV Jordan][Terminé]   Mar 27 Mai - 19:58

Lecteur de peoples, ami de Ruby, lecteur de peoples, ami de Ruby ? C’était ces deux bouts de phrases qui tournaient dans mon cerveau alors que ma respiration se régularisait. Enfin, se régularisait assez pour un type furax. Je tenais le regard de Jordan avec une envie de savoir insatiable. J’étais persuadé que s’il ne me disait rien de claire j’allais réellement péter un gros câble. Oui car ce que j’avais fait juste avant n’était rien comparer à ce que je pouvais potentiellement faire.

J’avais plus ou moins à faire des mouvements. Je le sentais mais je n’en fis pas un seul. Attendant toujours d’en savoir plus. Alors lecteur de L.A. People ? Non, le gars ne semblait même pas en avoir déjà entendu parler. Bordel ! Même moi qui ne sortais que rarement je savais ce que c’était ! Merde ! Enfin, c’était peut-être parce que j’étais une pauvre victime de tous ces rapaces de ce foutu magazine.

Mon regard n’avait pas changé. Je ne bougeais toujours pas. Comment connaissait-il Ruby alors ? Et la réponse, aussi anodine qu’elle pourrait l’être pour le commun des mortels, me fis monter la pression dans tout le corps. Si bien que mes poils se dressaient. Quatre ans qu’ils se connaissaient. Quatre putain d’année et Ruby ne m’avait rien dit. Pourquoi ? Parce que c’était un flic et qu’elle savait que je les détestais à raison ? Ou pour autre chose ? Pourquoi ne m’avait-elle pas dit qu’un de ces joyeux flics l’avait littéralement sauvé des griffes d’un pervers ? Bordel, mais pourquoi ?

Vous voulez un topo sur les émotions ?! Ben en voilà un : jalousie, rage, incompréhension ! C’est ça que je ressentais à cet instant. Jalousie parce que j’étais forcément jaloux de ce type que ma petite amie connaissais depuis quatre ans sans m’en avoir une seul fois touché un mot. Rage, parce que j’étais déjà comme ça il y a trois putains de minutes et que tout ça n’arrangeait rien. Et incompréhension parce que je ne comprenais pas pourquoi tout ça arrivais comme ça et pas autrement. Et pourquoi, bordel, ne m’avait-elle rien dit ?

J’avais pu tout casser sur le champ. Mais au lieu de ça je me calmais progressivement pour avoir ce regard neutre. C’était toujours ce qui arrivait quand ma rage avait atteint la limite. Mais mes poils qui se dressent, mes muscles contracté dénotaient complètement avec ce regard.

-Fumer des clopes et discuter… Pendant quatre ans…

Je n’en dis pas plus… En même temps cette phrase n’était probablement compréhensible que par la logique Billy. Mais ma voix était cruellement calme… Et je savais que mon humeur n’allait pas s’arranger quand il affirma qu’il n’allait enfermé personne. Là… C’était trop !

-Quoi ?!!!

Fini la voix calme. Je m’étais levé d’un bon faisant face à Jordan.

-Cette fille est un danger public ! T’as bien vu ! Et puis je suis blessé bordel !

Je montrais d’un signe de main les dégâts présents dans la chambre d’hôtel qui, pour moi, avait été provoqué par la fille elle-même. Quant à mes blessures, je les sentaient mais elles étaient probablement dans ma tête…

-Faut l’enfermer et si tu le fais pas j’envoie mes avocats sur elle et elle aura pire qu’une garde à vue !

Oui, je connaissais tout ce foutu système de police ! Pour en avoir fait mainte fois l’expérience moi-même. Sauf que là je n’étais pas assez lucide pour me rendre compte que si j’envoyais cette fille en justice tout ça allait inévitablement se retourner contre moi.

-Les flics ça fais jamais son putain de boulot ! Toujours à enfermer les innocents et à laisser les autres derrière !

Je tremblais. En fait, sans le savoir, j’étais en train de ressasser toute ces fois où j’avais été victime d’une injustice, où j’avais été enfermé pour rien. Comme la fois où ces foutus flics de Lafayette m’avait enfermé uniquement parce que j’avais les cheveux longs…

Ce que j’avais envie de faire ? Frappé ce prétendu ami de Ruby ! Pourquoi ? Pour tous les autres flics qui m’avaient fait du mal et qui n’avait rien eu…

-Alors, tu vas l’enfermer ?

S’il disait oui, il aura une chance de s’en sortir sans égratignures.


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Jordan Keller


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MessageSujet: Re: One Of My Turns [PV Jordan][Terminé]   Dim 1 Juin - 12:22

Bon... Je pensais que dire à Billy que j'étais un ami de Ruby allait le calmer. Et bien j'avais tout faux. Au contraire, je pu clairement voir son expression changer et ses muscles se contracter. Duncan aurait été là, il aurait probablement comparé le chanteur à Hulk et je n'étais moi-même pas si loin de pouvoir l'imaginer se transformer en un énorme monstre vert sous le coup de la colère. Mais malheureusement, c'était le seul truc que j'avais trouvé à dire. Et ma justification sur ce qu'on avait fait pendant 4 ans ne semblait pas à la hauteur non plus, pour Billy Lighter.

Et quelque part, sa phrase avait bien un sens. Et en plus, c'était on ne pouvait plus vrai. Ok, si on voulait aller dans les détails, on s'était fait quelques bouffes à la maison, d'abord à nous deux, puis avec Bleeding Hearts quand mon frère avait débarqué à L.A. et puis on était allés quelques fois au cinéma. Mais le plus gros de notre temps passé ensemble se résumait bel et bien à discuter et fumer des clopes. Il y avait moyen d'avoir des conversations très intéressantes et profondes avec Ruby et je comprenais qu'un type aussi intelligent que Lighter soit tombé sous son charme. Ce n'avait pas été mon cas. Elle était pour moi plus une petite soeur que je n'avais jamais eu, qu'une fille sur qui j'avais eu des vues.

-C'est juste... On a discuté et fumer des clopes. Elle est très intelligente, pleine d'empathie... Elle ne t'en a jamais parlé? Elle, elle m'a beaucoup parlé de toi.

J'essayais de le faire parler. J'étais assez fan de The Lightening et j'avais vu assez de concert pour savoir que Billy Lighter en colère était un Billy Lighter qui avait besoin de causer. Mais c'est là que je dis encore une connerie. Il fallait absolument que je m'adapte au mode de fonctionnement et au mode de pensée de Billy. Et vite. Parce que sa façon de voir était aussi juste, voire plus juste que la mienne. Après tout, la fille était venue le provoquer et elle avait mentit, de surcroît. Il la tenait pour responsable de la chambre qui était sans dessus dessous et de ses blessures.

Je le laissai parler. C'était inutile de l'interrompre, ça allait juste faire pire. Il dit qu'il fallait enfermer la fille, et que sinon, il allait envoyé ses avocats sur elle. Ce qui était la dernière choses intelligente à faire. Parce que la justice aurait vite fait de se retourner contre lui.

Je laissai aussi passer sa réflexion sur les flics. J'avais lu pas mal d'interview de Lighter. Et je savais que les flics de l'Indiana, en tout cas certains, avaient été de vrais cons avec lui. Inutile de m'énerver pour ça d'autant que le chanteur n'avait pas toute sa tête. N'empêche, il avait quand même une belle chance que j'étais un fan et que je connaissais un minimum sa vie.

Je pensais que la meilleure chose à faire, c'était de jouer dans son jeu. Ne surtout pas le contredire tout en le forçant à atterrir.

-Tu es blessé?

J'approchai un peu, mais pas trop.

-Montre... Il te faut une ambulance?

Je pris déjà ma radio en main, comme si j'étais déjà prêt à l'appeler.

-C'est clair que si elle t'a blessé, elle va finir au poste.

J'espérais qu'en me montrant des blessures inexistantes, il allait se rendre compte qu'il n'avait rien. Certes, la fille était une menteuse doublée d'une manipulatrice... Pour être poli. Mais il y avait de meilleur moyens de lui rendre sa monnaie de sa pièce.











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MessageSujet: Re: One Of My Turns [PV Jordan][Terminé]   Dim 1 Juin - 17:42

Quatre ans ! C’était dingue tout ce qu’on pouvait faire en quatre ans. Et c’était bien depuis quatre ans que Jordan connaissais Ruby. Quatre ans et ils n’avaient fait que discuter et fumer des clopes. Ouais, c’est ça ! Je n’y croyais pas ! J’étais totalement jaloux. Je n’étais pas ce genre de gars qui prétend qu’il n’est pas jaloux alors qu’il l’est. Non, j’étais plutôt le type qui revendiquait l’être ! J’étais ce genre d’enfoiré qui ne voulait pas que sa copine aille voir ailleurs mais qui engueulais cette même copine quand elle l’empêchait de parler à une autre fille. Je cultivais la jalousie dans un sens. Et si Ruby m’avait caché cette relation c’était qu’il y avait une raison.

J’étais furax à en crever. Et toute cette rage me fatiguait physiquement et mentalement. Et il confirma qu’ils n’avaient bien fait que ça… Ruby, pour lui, était une fille intelligente et pleine d’empathie. Oui, elle était comme ça ma Ruby et j’aurais voulu être le seul à pouvoir en profiter. Et Ruby lui avait beaucoup parlé de moi. Ça veut dire qu’ils se voyaient encore actuellement… Et moi je ne savais rien…

-Et elle ne m’a jamais parlé de toi ! C’est bien ça mon putain de problème !

Mais cette histoire de relation trouble était une chose. Ce qui allait arriver avec cette foutue ex en était une autre. Et c’était un peu la goutte qui avait fait déborder le vase. Elle n’allait rien avoir… Et ça, je ne pouvais pas laisser passer ! Je m’étais mis debout d’un seul bond. Et je toisais Jordan avec un regard haineux et plein d’incompréhension. Je lui criai les raisons pour lesquelles cette fille devait être enfermée. Je lui parlai de mes avocats. Et je tremblais de plus en plus. Je tremblais de rage alors que Jordan me demandais si j’étais blessé.

-Ouais !!! Bien sûr que je le suis !

Il s’approcha un peu et je me mis sur mes gardes. Pourquoi il avançait ? Qu’est-ce qu’il voulait ? M’avoir par surprise ? Non, il voulait juste savoir où j’étais blessé pour qu’il puisse appeler un ambulance au cas où. Je me détendis un peu quand il m’avoue qu’elle finirai au poste si elle m’avait, effectivement bien, blessé.

Je regardai alors mes bras, lança un rapide regard sur mes jambes. Mais je ne percevais aucune douleur et rien n’étais visible. Normal… La douleur était dans ma tête. Et c’est maintenant que je m’en rendais compte. Et je serrais les poings alors que les larmes coulaient le long de mes joues. Et je regardais le sol évitant le regard de Jordan.

-J’ai rien…

J’avais dit cela d’une voix presque inaudible. Je relevais le regard, désemparé…

-Merde… Pourquoi j’ai rien ?!

Je reculai pour finir contre le mur.

-Elle a effacé les traces…

Et plus les minutes avançaient plus je m’enfonçais dans mon propre délire. Je me retournai contre le mur le martelant de mes poings.

-Merde ! Faut l’enfermer quand même… S’il te plait ! Enferme-là pour Ruby…

Oui parce que c’était bien ça qui m’avait fait mal. Le fait que j’étais en couple et que les approches de chaque fille était une manière de me tenter. De me faire quitter le droit chemin. Après un petit moment j’arrêtai de martelé le mur, trop essouffler pour continuer.

-Tu sais pas de quoi ce genre de fille est capable, merde ! Tu dois me protéger.

Je pleurais toujours. Je cherchais un soutien et je n’avais qu’un flic en face de moi.


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MessageSujet: Re: One Of My Turns [PV Jordan][Terminé]   Sam 7 Juin - 13:05

Pendant qu'il parlait, checkait son propre corps afin d'y trouver ses blessures chimériques, je regardai une nouvelle fois autour de moi. Et j'étais sincèrement étonné de ne voir là ni trace de drogues, ni même une bouteille d'alcool. Putain. Je ne doutait pas que ce mec était bon, dans le fond, mais il était complètement cinglé. Il me faisait vraiment pensé à ceux qui étaient revenus du Vietnam complètement traumatisé. Comment pouvait-on péter une durite comme ça sans être allé au Vietnam ou avoir vécu une autre guerre? Moi qui avait vécu dans une famille soudée et aimante afin de surmonter la mort de mon père, je n'avais aucune idée que la vie de famille puisse être un véritable cauchemar.

Alors je me rappelai une autre intervention qu'on avait eu avec Conrad. Une intervention qui m'avait littéralement mis hors de moi. Des voisins nous avaient alertés qu'il se passait de drôles de choses, des comportements bizarres de la part de parents vis à vis de leurs enfants, dans la banlieue de L.A. C'était des gens tout à fait bien vu de l'extérieur, faisant partie de la classe moyenne, un père travaillant dans une banque, la mère au foyer. Mais les enfants, on ne les voyait que rarement, disaient les voisins. Et même pendant les été caniculaire de la Californie, les enfants ne sortaient qu'en pull à longues manches.

Ces rumeurs étant des plus inquiétantes, Conrad et moi avions écrit un rapport bien ficelé afin d'obtenir un mandat de perquisition. Autant aller jeter un coup d'oeil, tomber sur une fausse alerte et classer l'affaire, plutôt que de ne rien faire et de revenir sur place pour un gosse crevé quelques semaines plus tard. Et donc nous avions eu l'autorisation. Et j'avais découvert que l'horreur pouvait se trouver ailleurs qu'en pleine jungle, sous les balles. L'horreur pouvait s'insinuer partout, comme un cancer, même dans le nid douillet de son propre foyer, de là où on était né.

Je passe les détails des traîtements infligés à ces trois pauvres enfants. Je passe les détails des marques sur leurs bras, sur leurs dos, je passe l'état lamentable de la maison en elle-même. Je passe l'absence de remords de la part des parents. Je les passe car c'est indescriptible. Il n'y a pas de mots assez fort pour décrire cela. Comment des parents peuvent-ils infliger ça à leurs propres enfants? Bref. Heureusement que Conrad, ce jour-là, était là pour me retenir de les anéantir.

Billy avait-il vécu dans cet environnement, sans que personne, jamais, ne vienne le sortir de là, comme on l'avait fait avec ces trois gosses? Je ne prétendais pas les avoir sauver. On savait très bien que ça les hanterait toutes leurs vies et qu'il risquaient d'en porter les séquelles psychologiques. Mais au moins, on savait que pour eux, la souffrance purement physique était terminée. Enfin... On l'espérait.

Tout ça faisait que Billy avait, en tout cas, sa propre façon de penser. Certes un peu fucked up... Mais tout aussi vraie voire plus que la mienne. Et j'étais impressioné autant que poussé dans mes derniers retranchements. Mais au moins ne s'était-il trouvé aucune blessure. Et je le laissai oublier Ruby deux secondes. Inutile d'en rajouter, il avait déjà l'air assez jaloux comme ça.

Bon... J'avais une dernière carte à jouer. Je n'avais aucune envie de l'embarquer lui et aucune envie d'embarquer la fille non plus.

-C'est déjà bien que tu ne sois pas blessé. Je te conseillerais bien de porter plainte contre cette fille. Le problème, c'est qu'elle aurait vite fait de retourner la chose contre toi...

Je lui désignai la chambre d'hôtel sans dessu dessous. Ca constituait une sacrée foutue preuve d'autant que l'hotel allait probablement réclamer à Lighter des dédommagements. Je fouillai dans ma poche, doucement, pour ne pas qu'il trouve le geste menaçant, et en sortit mon paquet de cigarettes. C'était une choses que j'avais vite apprise dans la police... Et probablement aussi ce qui m'avait fait recommencer à fumer plus alors que je m'étais promis d'arrêter en revenant du Vietnam. La clope crée un climat de confiance. J'en pris une pour moi et tendis le paquet à mon chanteur préféré. Quand il l'eu en main, j'allumai ma clope.

-Je suis entrain de te protéger. N'importe quel autre t'aurais déjà embarqué rien qu'au vu de l'état de la chambre et de ton état de nervosité. Et je ne saurais pas les en blâmer. Mon collègue est entrain de raisonner cette fille et probablement de l'engueuler.

C'était un petit mensonge vu que Conrad n'avait jamais vu Ruby, il devait toujours la prendre pour elle. Mais aucun doute que dès que j'allais retourner auprès d'eux, moi, je m'occuperais de l'engueuler. Pour Ruby, comme le disait si bien Billy.











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MessageSujet: Re: One Of My Turns [PV Jordan][Terminé]   Dim 8 Juin - 12:37

Des blessures inexistantes… Pas tant que ça au fond. Je ressentais bien la blessure que m’avait fait cette fille. Une fille qui avait essayé de me faire commettre l’irréparable en trompant la seule fille que j’aimais. N’est-ce pas pire que toutes les blessures physiques possibles ? Si ! Des blessures physiques j’en avais subit. Chaque putain de jours de mon enfance. Mais ce n’était pas ça le pire. Ce n’était pas que mon père me frappe qui était le plus dur à encaisser. C’était le regard vide de ma mère que ça arrivait et les sourires des habitants du quartier quand on sortait en famille dans la rue. Tous savaient ce qui arrivait, mais aucun ne réagissait. Ils se contentaient tous d’un sourire et d’un bonjour devant une famille qui paraissait modèle vu de l’extérieur. Mais qui ne l’était plus dès que la porte du foyer se fermait sur nous.

Alors oui elle m’avait blessé, mais je n’avais aucune preuve physique à montrer à Jordan. Et le fait de ne pas en avoir me faisait délirer et pleurer. Cette fille allait s’en sortie parce qu’elle n’avait rien fait de visible… Je me sentais un peu flouer… Quand j’étais petit tout ce voyait, les marques sur mon corps, tout était visible, mais personne n’est venu… Jamais… Ici rien n’était visible et il était là… Le flic que j’attendais il y a 20 ans… Mais, alors que je regardais Jordan dans les yeux je savais une chose : il est arrivé trop tard…

J’écoutais ses conseils qui me venaient de loin. Comme si on m’avait drogué et que j’entendais tout au lointain. Ne pas porter plainte… C’était inutile et le geste de Jordan vers le bordel que j’avais foutu était le témoin clé dans cette affaire… Et si la fille gagnait elle aurait ce qu’elle veut c’est-à-dire un énorme pactole de dollars.

Le flic se mis alors à chercher quelques choses dans ses poches. Je n’eus aucun reflexe défensif parce que les gestes de Jordan étaient calculés pour que je n’ai pas la réaction classique du type qui crois que l’autre va sortir une arme. Mais aussi parce que je n’avais plus la force de répliquer et que s’il avait vraiment voulu me descendre je n’aurais même pas répliqué. Et c’est un paquet de cigarette qu’il sortit. Une arme en soi… Ça tue la cigarette, il parait. Il en prit une pour lui avant de me tendre le paquet. J’imitais son geste en sortant mon briquet d’une main tremblante d’émotion. Je du me reprendre à deux fois avant d’arriver à allumer ma clope.

Il m’expliqua ma situation. Qu’il me protégeait et que bien d’autres flics m’auraient déjà embarqué depuis longtemps. Son collègue, quant à lui, engueulait la responsable de tout ce massacre. Mes larmes avaient cessé de couler grâce à la nicotine qui me faisait un bien fou.

-Qu’est-ce que je dois faire alors ? Rentrer chez moi ? Je peux rentrer chez moi ?

Je voulais rentrer chez moi. Je voulais oublier. Je voulais que personne ne sache ce qui s’est passé aujourd’hui… Et j’avais peur, parce que l’hôtel savait, les flics savaient et tout ça aura vite fait d’arriver aux oreilles des médias.

-Tu vas me protéger… Vraiment ? Des flics, de la fille, des médias, de tout ?

Je fumais vite comme si chaque bouffée était aussi importante que l’air que je respirais.

-Tu me ramène chez moi ? J’habite…

Nulle part… Parce que j’avais brûlé mon appartement et que je n’avais que chez Ruby où aller. Et je ne voulais pas aller chez Ruby… Je ne voulais pas qu’elle sache… Je ne voulais pas qu’elle s’inquiète.

-Fait chier !!!

Je shootai dans un objet non loin de moi. Il passa juste à côté de la jambe gauche de Jordan.

-Ne me ramène pas chez Ruby ! S’il te plait !

Mon rythme cardiaque s’accélérait. Je savais que seul le flic en face de moi savait ce qu’allait être la suite du programme de cette foutue soirée.


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MessageSujet: Re: One Of My Turns [PV Jordan][Terminé]   Mer 11 Juin - 16:00

Billy Lighter pleurait depuis un moment déjà. Mais un homme qui pleure n'a pas besoin qu'en plus, on le lui fasse remarquer. Je faisais donc comme si de rien était, comme s'il m'avait parlé normalement ou plutôt engueulé à la limite que de le faire en pleurant. Il se sentait humilier, trahis, bafoué, il était inutile que j'en rajoute une couche avec un "Oh! Mais tu chiales comme un môme!". Je savais de par le fait que j'étais fan de The Lightening que Lighter était quelqu'un d'émotionnellement instable, mais à ce point-là, je ne l'aurais quand même jamais imaginé.

Il se détendit imperceptiblement lorsque je lui offrit une cigarette. C'était presque toujours le bon plan, d'offrir une cigarette. Un type qui vient d'essayer de tuer quelqu'un, voire plusieurs personne, est mis en confiance par ce simple geste et sera plus enclin à rester calme et à parler avec celui qui lui a offert cette petite bouffée de détente qu'avec n'importe quel autre flic. Bref, ils ont tendance à prendre pour de la compassion ce qui n'est finalement que de la manipulation. Mais ce qui importe vraiment là dedans, ce n'est pas la véritable intention du geste, c'est ce que le type croit que c'est. Comme le disait si bien Orwell dans 1984, si les gens prennent un mensonge pour la vérité, celui-ci n'en devient-il pas automatiquement la seule vérité?

Je fis un bref résumé de la situation à Billy. En gros, pour lui faire comprendre qu'il valait mieux que toute cette histoire en reste là, sans plainte d'aucun des deux côtés (en espérant que Conrad arriverait à faire en sorte que la fille fasse de même... Mais s'il ne le faisait pas, j'avais deux trois arguments à avencer pour le lui faire comprendre... Et j'étais limite même prêt à comparaître comme témoin en faveur du chanteur de The Lightening... J'étais peut-être un flic, mais je restais humain. Et j'avais une certaine sympathie pour Billy et ce qui lui arrivait en ce moment).

Je le laissai ensuite débiter un tas de question, les unes après les autres. Pouvait-il rentrer chez lui? Est-ce que je le protégerais? Est-ce que j'allais le ramener chez lui?

Et j'étais sur le point de le ramener calmement à la réalité, vu que je savais quand même qu'il avait mis le feu à son appartement, et à lui dire que chez lui, pour le moment, c'était ici. Et qu'il allait probablement devoir aller dans un autre hôtel. Mais il y retomba tout seul, dans cette réalité merdique. Et je crus bien que j'allais subir une nouvelle crise de larmes ou de destruction... Ou les deux.

Cela se limita finalement à un tabouret qui passa près de moi, envoyé d'un coup de pieds. Puis il me supplia de ne pas le ramener chez Ruby... Ce qui, fallait-il bien l'avouer, était la seule chose raisonnable que j'avais en tête. Déjà, je savais où elle habitait et ensuite, je pensais bien que la seule chose qui lui ferait du bien serait la présence de l'ex groupie et de l'entendre le pardonner... Pour une faute qu'il n'avait même pas commise, mais qu'il pensait dur comme fer avoir commise.

Je m'approchai de lui, mais en lui laissant de l'espace pour respirer. Billy n'était pas le seul à avoir ce genre de caractère instable... Si je n'en voyais pas un par semaine, je me demandais si L.A. était toujours L.A.... Et je savais, sans être médecin, qu'il fallait y aller mollo avec ces gens là. Toujours attendre leur autorisation ou leur confiance avant de tenter un contact.

-Pour l'instant, on va rester ici. Personne ne viendra nous emmerder tant que je suis là. On a toute la nuit si on veut pour trouver ce que tu vas faire ensuite. Prend ton temps.

Je pris la radio accrochée à mon ceinturon et contactait Conrad.

-L.A.NORTH542 Véhicule pour L.A.NORTH542 patrouille.

Réponse.

-542 Véhicule écoute. Tout va bien là-haut?

-Nickel. Retour au calme de mon côté. On vas aviser de l'aide qu'on peut apporter à monsieur ici au dessus. La fille qui est avec toi n'est pas sa petite amie.

-Roger.

Avec cette dernièer info, Conrad savait ce qu'il devrait faire. Il allait probablement devoir changer du tout au tout son discours vis-à-vis de la fille. Mais je lui faisais entière confiance. Il aurait vite fait de lui mettre les points sur les "i". Et puis, à la radio, j'avais évité de prononcer le nom de Lighter. Ca, ce serait un coup à voir 4 ou 5 patrouilles débarquer juste pour avoir l'opportunité de voir Lighter. Et ben pas de bol pour eux. Fallait s'appeler L.A.NORTH542 cette nuit pour avoir la meilleure intervention!

Je reportai mon attention sur Lighter.

-Tu sais... Je comprends que tu ais peur d'aller chez Ruby. Mais au fond, tu peux me dire ce que t'as fait de mal? Vis-à-vis de Ruby, je veux dire? Je te parle pas de la chambre d'hôtel.

La chambre n'était que du matos qu'MTI pourrait aisément rembourser avec l'argent même de The Lightening. Et Billy et, accessoirement, Ruby, dans cette situation, n'avaient pas besoin d'un flic ce soir. L'un comme l'autre avaient besoin du protecteur que j'avais implicitement juré d'être toute ma vie dès la naissance de mon premier frère.

Et je ne devais pas lui expliquer moi-même. Je devais lui faire prendre conscience des choses par lui-même.











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MessageSujet: Re: One Of My Turns [PV Jordan][Terminé]   Sam 14 Juin - 17:33

Plus d’appartement... Plus de chambre d’hôtel. Juste chez Ruby. Et, à cet instant, je l’imaginais entrain de grignoter quelques chips devant un bon film, ses petites jambes ramenée tout contre son corps. A apprécier chaque image de ce film et à ne se douter de rien. A ne pas s’inquiéter. Je l’imaginais alors que je n’avais aucune idée de ce qu’elle faisait et qu’elle n’avait aucune idée de ce que je faisais.

Et je ne voulais pas aller chez elle ! Et je l’avais dit à Jordan. C’est dans ces moments-là que j’espérais vivre dans un film… Ou tu peux revenir en arrière ou faire pause si une scène est trop dure à regarder… Et je le voyais approcher mais je ne bougeais pas d’un millimètre toujours un rien apaisé par la cigarette que Jordan m’avait donné.

Et je l’écoutais. Il me proposa de rester un peu ici à réfléchis à ce qu’on allait faire. J’approuvai de la tête calmement. Tant qu’on ne bougea pas il ne m’arrivera rien. Il prit alors sa radio alors que je portais une énième fois ma cigarette à ma bouche. Il parlait sûrement à son collègue m ais le message m’échappait à cause des chiffres qui embrouillait tout le message et le grésillement de la radio qui m’empêchait d’entendre distinctement la réponse. Je comprenais qu’il pensait bien que le calme était revenu ici et que la fille n’était pas ma copine. Je ne disais rien même si j’aurais pu le remercier de ne pas avoir prononcé mon nom.

Quand il eut fini son message, je m’étais assis par terre en tailleur. Après tout il avait dit qu’on allait prendre tout notre temps. C’était si rare qu’on me laisse le temps que j’allais en profiter. Et Ruby revint dans la conversation alors que j’écrasai mon reste de cigarette sur le sol tout en remontant mon regard sur Jordan quand il me disait que je n’avais rien à me reprocher vis-à-vis de Ruby. Avait-il raison ? Avait-il tort ?

-Je sais. Mais il y a ce que j’ai fait, ce que je pense que j’ai fait, ce que la fille va dire demain dans la presse, ce que l’hôtel va dire à la presse, ce que la presse va réellement dire, ce que les fans en penseront et ce que Ruby retirera de tout ce bordel.

J’avais l’impression que mon avis comptait si peu dans tout ce bordel. Que quoi que je dise, tout serais transformer. Comme si on faisait mon procès à chacun de mes faux pas sans que je puisse me défendre. Et je regardais le bordel autour de moi.

-Mais surtout, j’ai démolis une chambre d’hôtel… Elle va forcément s’inquiéter…

Et je ne voulais pas qu’elle s’inquiète car à chaque fois c’était comme une déception pour moi. Je lui ai fait des promesses, un tas de promesses… Et chaque fois je les bafouais.

-Tu devrais plutôt me conduire dans un autre hôtel…

C’était la meilleure idée que j’avais. Et la cigarette m’avait complètement calmé et me rendrais plus lucide. Mon coup de sang et mes larmes s’en étaient allées.


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MessageSujet: Re: One Of My Turns [PV Jordan][Terminé]   Lun 16 Juin - 11:54

Billy sembla hésiter un instant, fumant un peu plus calmement la clope que je lui avais offerte. Il réfléchissait certainement à la proposition que je lui avais faites, aux questions que je lui avait posées sur Ruby. Il était inquiet, mais au moins, il ne ruait plus dans les brancards comme un cheval enragé. Je fumais en même temps que lui, le regardant, mais restant vigilant au cas où il s'y remettrait. Ruby, depuis qu'elle était en couple avec Billy, ne m'en avait que très peu parler. Et même en étant fan de The Lightening, je lui avait posé très peu de questions sur lui, en fait, pas plus et pas moins que si elle s'était mise avec n'importe quel quidam. Je ne voulais pas la submerger de questions et lui faire ressentir ce qu'elle ressentirait assez vite: qu'elle sortait avec une star du rock. Et je ne voulais pas non plus lui faire penser que, parce que c'était une star, j'allais vraiment faire attention à ne jamais prononcer son nom à lui en sa présence.

Et avec ces petites conversations, j'avais eu vite compris que Billy, sans être un mauvais bougre, ne devait pas être facile à vivre tous les jours. Il était en grande partie imprévisible, à fleur de peau et avait un ode de fonctionnement particulier... En bref, Ruby était le pilier du couple. Mais Billy ne semblait pas avoir que des défaut: très intelligent, il voulait souvent trop bien faire et ce jusqu'à l'exagération. Quand il aimait, il aimait trop fort. C'était la conclusion que j'avais déduite des dires de Ruby.

Mais la chambre complètement bousillée tirait une sonnette d'alarme quelque part en moi. S'il avait tout détruit ici pour une ex qui venait tenter de le reconquérir, comment affronterait-il les petits problèmes de couples pouvant se poser quotidiennement avec Ruby? La question que je me posais était: est-ce qu'il frapperait Ruby.

Il faudrait que j'aie une petite conversation avec l'ex groupie. Et assez vite. Il fallait que je sois sûr que Billy était incapable de lui faire du mal. Et quand Billy ouvrit finalement la bouche, il fit tout sauf me rassurer. Il craignait la réaction de Ruby. Il manquait donc de confiance en elle! Merde! Il y avait de ça quelques semaines, il mettait le feu à son appartement, mettant même en danger la vie de son guitariste! Et Ruby, elle, était toujours avec lui, que je sache!

Je ravalai ma legère colère. Et dit, posément:

-Si tu connais Ruby aussi bien que moi, tu sais qu'elle n'accordera d'attention qu'à une seule version, la tienne. Et je soutiendrai cette version, puisque j'étais là. Tu accordes trop d'importance à cette connerie de presse, à ce que les gens disent et pensent. Laissent les dire... Ceux qui t'aiment vraiment sauront démêler la vérité dans tout ce bordel.

Il disait qu'il voulait aller dans un autre hôtel, j'écrasai ma clope au sol. La chambre était foutue de toute façon et elle n'avait rien d'une scène de crime.

-Avec tout ce que Ruby est pour toi et avec tout ce que tu représente pour elle, petit gars, tu ferais bien de lui accorder un peu de confiance. Parce que c'est ça qui va faire que tu vas la perdre. Le manque de cnfiance en elle. Putain! Pas la presse, pas tes connasses d'ex, pas tes sautes d'humeur! Non, ce foutu manque de confiance!

Je marquai une pause, me calmai. Bien conscient que ma voix s'était légèrement élevée tout au long de mon discours. Je soufflai un coup, rallumai une clope.

-Désolé.

Je savais que m'énerver devant un gars déjà énerver, ça faisait le même effet qu'une clope dans une pompe à essence.

-Choisi et choisi bien... Un autre hotel où tu seras à la merci de tes exs, de la presse et autres vautours, ou protégé, chez Ruby avec quelqu'un pour veiller sur toi.

Sincèrement, dans l'état où il était, je préférais le ramener à Ruby. Sinon, on allait nous rappeler dans 20 minutes pour la même intervention. Je le savais, parce que ça nous était déjà arrivé avec des gars qu'on croyait calmés... Et qui recommençaient.











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MessageSujet: Re: One Of My Turns [PV Jordan][Terminé]   Mar 17 Juin - 10:12

J’avais à peine terminé ma cigarette que l’envie d’en griller une autre se faisait déjà sentir. J’étais en état de stress et ma perception du monde, de la réalité, des relations étaient encore pire que d’habitude. Je ne savais pas vraiment ce qu’allais penser Ruby de tout ça. Je n’en avais aucune idée, mais j’avais une peur bleue de l’affronté. Peur de l’effrayer. Parce que je savais totalement de quoi j’étais capable. Jordan, Ruby, ils ne le savaient pas… Cash le savait…

Mais le flic était persuadé que Ruby ne suivrait que ma version, il se porta même volontaire pour jouer le rôle de mon avocat. J’accordais trop d’importance à ce qu’on pensait de moi. Et je baissai la tête. Oui, chaque critique était vue comme une agression, chaque mensonge comme un coup de poignard. C’était inconscient et systématique.

-Je sais… Cash me l’a déjà dit… Enfin, il essaye de me le dire…

Avec des pincettes comme d’habitude. Quand Cash me parlait j’avais parfois l’impression qu’il ne disait pas tout ce qu’il pensait, qu’il allait dans mon sens même s’il n’était pas d’accord. Et je n’osais pas lui en parler, tout comme il n’osait pas me brusquer. C’était comme ça entre nous, comme si le lien qui nous liait était en cristal et que si un mot était dit plus haut qu’un autre ce lien allait se briser en mille morceaux et que rien ne pourrait le réparer. Et, au fond, j’avais autant peur d’affronter Cash que d’affronter Ruby…

Et c’est alors que je pensais à ça que le message de Jordan traversa mon esprit. Je ne relevais instinctivement pas tête les sourcils froncés. Pour lui ce qui allait briser notre couple, c’était parce que je n’aurais pas assez confiance en Ruby. La confiance… Je n’avais même pas confiance en moi, alors avoir confiance aux autres… Quand je suis né, c’est à ma mère que j’avais offert toute ma confiance. J’étais à sa merci, j’attendais qu’elle m’aime, qu’elle me protège… Mais elle n’avait rien fait de tout ça… Et j’avais vécu une enfance sans trouver une personne en qui je pouvais avoir confiance. Personne de ma famille, aucun voisin, aucun autre enfant de mon âge, personne. Si bien que j’avais totalement perdu confiance aux autres et en moi. Est-ce qu’il devait vraiment en être de même pour Ruby ? Devrais-je me laisser aller et lui faire une confiance aveugle ? Et si je n’y arrivais pas, notre couple allait-il sombrer ?

Je soupirai ne sachant pas très bien quoi répondre au flic qui s’était excusé de son petit discours. Il avait haussé la voix et je m’étais, un moment, recroquevillé un peu plus sur moi-même. Et il avait rallumé une clope. Bordel qu’est-ce que j’avais envie d’une clope…

Fallait que je choisisse… Rentrer à l’hôtel sans savoir ce qui allait arriver quand je serais seul ou alors affronter Ruby ? Et j’avais choisis.

-Je vais chez Ruby…

Parce qu’elle était ma protection et que Jordan avait raison. Je me relevai, chopai le premier t-shirt venu que j’enfilai.

-File-moi une clope.

Je tendais la main afin qu’il m’en donne une. Je doutais qu’il refuse étant donné la situation. J’étais toujours très calme.

-Mais je ne sais même pas si elle est chez elle… Qu’est-ce qu’on va faire si elle n’est pas chez elle. Je veux plus aller à l’hôtel…

C’était quand même nul d’être SDF…


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Jordan Keller


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MessageSujet: Re: One Of My Turns [PV Jordan][Terminé]   Mer 18 Juin - 18:13

Je n'avais pas l'habitude de parler de ce genre de trucs. Des relations qu'on pouvait avoir avec une femme, de la gestion, des concessions que ça demandait. Il fallait dire que je n'avais jamais vraiment eu d'amis avec qui parler de ça. Conrad était comme moi: on ne se prenait pas la tête avec ce genre de chose. Déjà, parce qu'on avait jamais vraiment été confronté à des relations sérieuse. Et de deux, parce qu'on avait toujours vécu plus pour le travail qu'autre chose. Cela dit, j'avais, au fond de moi, l'impression que ça allait changer pour moi. Ma relation avec Roxxy n'allait probablement pas être idyllique. Pas parce qu'on ne s'aimait pas vraiment. Justement à cause de l'inverse et parce qu'on avait tous les deux un foutu caractère de merde. Et aussi, simplement, une vision différente de la vie, de la société, du but de la vie.

C'était probablement pour ça que je prenais le temps d'en parler avec Billy. Il y avait de ça un mois, je l'aurais purement et simplement embarqué dans la bagnole pour l'emmener dans un autre hôtel, voire en cellule. Et l'affaire aurait été classée. Mais maintenant, c'était différent: je pouvais, plus ou moins et très maladroitement, essayer de me mettre à sa place, de le comprendre (ce qui, avec Lighter, n'allait pas vraiment de soi).

Je lui donnai donc mon point de vue. Je ne pensais pas que ce que je disais était forcément juste, mais c'était comme ça que je voyais les choses. Et cela sembla toucher Billy, lui faire prendre conscience de quelque chose. Et, que ce que j'ai dis soit vrai ou non, peu importait. Seul le résultat m'intéressait.

Mais je m'étais tout de même excusé de m'être un peu emporté. Parce que le chanteur s'était recroquevillé comme si j'allais le frapper. Je reconnu là-dedans un vieux réflexe. Alors j'avais calmé le jeu.

Il décida d'aller chez Ruby, finalement. Et je pensais bien que c'était le meilleur choix. S'il y en avait bien une sur qui je pouvais compter pour que Lighter passe le reste de la nuit tranquille, c'était bien elle. Je lui filai une nouvelle clope, comme en récompense pour son choix. Je la lui allumai puis il me demanda ce qu'on ferait si jamais elle n'était pas chez elle.

-Elle sera chez elle. Où veux-tu qu'elle soit à cette heure-ci? Elle t'aurais prévenu si elle sortait.

Ruby n'était pas le style de fille à ne pas dire à son petit ami où elle était si jamais elle changeait ses habitude. Et puis, en quatre ans, j'avais eu largement le temps, en bon parano que j'étais, de lui donner deux ou trois conseils pour se protéger. Dont un qui était de toujours laisser quelqu'un savoir où elle était. Et c'était pas du luxe dans une ville comme Los Angeles. Encore plus quand on était la petite amie d'une rockstar. Subitement, à ce moment-lkà, on commençait à avoir une certaine valeur pour certains... Surtout les paparazzi...

J'invitai Billy à me suivre, sans le toucher. J'avais compris deux ou trois trucs pendant ces 10 minutes en tête à tête avec lui. Dont le fait qu'il fallait respecter son espace personnel. Une fois qu'il se décida à me suivre, je le laissai venir à ma hauteur et nous traversâmes le couloir côte à côte, comme des égaux. Je devais, pour qu'il m'accorde sa confiance, effacer le grouffre que l'uniforme créait entre lui et moi.

-Ruby va s'occuper de toi, elle te gardera en sécurité et tu n'auras pas à craindre de voir débouler tes exs chez elle.

Je poussai même jusqu'à dire:

-Si tu veux, Conrad, c'est mon collègue, et moi, on fera des petites patrouilles dans le quartier de Ruby pour être sûr.

Le quartier était sur notre zone de patrouille de toute façon, et ça nous permettrait effectivement de protéger le couple au cas où les nouvelles iraient très vite, mais aussi à être dans le coin au cas où Billy peterait encore un câble. Parce que je ne tenais pas non plus à mettre Ruby en danger en le lui ramenant. Je repris ma radio alors qu'on arrivait à l'ascenseur.

-LA.NORTH 542 Véhicule pour L.A.NORTH 542 patrouille.

-J'écoute.

-Fait dégager la fille, fait lui comprendre qu'elle a pas intéret à recommencer à mentir. Je descends avec Monsieur. On va le conduire chez une personne de confiance. Confirmation quand la voie est libre, s'il te plait.

-Roger.

Au moins, je serais sûr et certain qu'il n'y aurait plus contact entre la rockstar et la fille. Mon attention se reporta sur Billy.

-Tu veux qu'on prenne l'ascenseur ou l'escalier?











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MessageSujet: Re: One Of My Turns [PV Jordan][Terminé]   Ven 20 Juin - 12:57

J’avais choisis Ruby. Parce que Jordan m’avait convaincu de ça. Et je ne savais pas s’il avait réussi à me convaincre grâce au sens de ses mots ou alors grâce à son ton qu’il avait haussé alors qu’il me parlait. Je ne savais donc pas si c’était un choix de conscience ou juste par peur.

J’avais de toute façon déjà enfilé mon t-shirt et je n’allais pas changé d’avis. C’était avec Ruby que je voulais être, je voulais m’endormir dans ses bras plutôt que de changer d’hôtel. Jordan me fila une clope qu’il alluma. Ces petits bâtons étaient quand même magiques. Je sentais la fumée se rependre dans mes poumons et cela me faisait autant de bien que quand je respirais après avoir fait de l’apnée.

Mais j’avais comme un doute. Je ne savais pas vraiment si Ruby était chez elle. Je fis part de ce doute au flic. Parce que je pensais bien qu’elle passait la soirée avec Eileen. Mais je n’avais aucune notion de l’heure… Et je ne savais pas qu’elle heure il était… Mais pour Jordan, c’était clair, elle m’aurait prévenu si elle était réellement sortie.

-Ouais… Elle aurait laissé un post-it... Sauf que j’ai eu concert ce soir et je ne sais pas si elle en a profité pour aller au bar avec un de ses amies…

Je jetai un coup d’œil ver l’endroit où était initialement le réveil. Mais il était démoli… Bon… Compte Billy… Le concert était prévu à 21 heures… Plus les heures de retards… Combien j’en ai eu aujourd’hui. Une… Non, non, trois… J’entends encore Lenny me le reprocher. Donc le show a commencé à minuit… Il a duré deux heures… Je crois… Donc 2 heures du matin… Puis je suis rentré ici… Depuis quand je suis ici… Oh et puis merde ! J’avais arrêté de compté sur mes doigts silencieusement. Si ça tombe, Ruby n’était même pas sortie ce soir… Je haussais donc les épaules. On verra bien quand on sera devant chez elle.

Jordan m’invita à la suivre. Je regardai une dernière fois le carnage que j’avais foutu dans cette chambre d’hôtel avant de suivre le flic. On traversa le couloir et je regardais le sol. Le carrelage du couloir avait une couleur bleu foncé bizarre… Et j’écoutais Jordan qui disait que Ruby allait me protéger de mes exs et, que s’il le fallait, lui et son collègue feraient des patrouilles près de l’appartement de Ruby. J’approuvai de la tête. Pour moi ça me paraissait logique qu’ils le fassent.

-Oui, oui… Parce qu’il n’y a pas que mes exs… Les fans, les paparazzi…

Trop de gens à éviter, trop de gens dont j’avais l’impression qu’ils voulaient m’écorcher sur place. Et seulement Ruby pour me protéger. Une Ruby si fragile. Non, c’était à moi de la protéger et non l’inverse… Et me revoilà dans ce foutu cas de figure. Je devais la protéger mais j’étais incapable de me protéger moi-même. Et entendre Jordan dire que c’est elle qui me protégera me faisait dire que ma faiblesse devait se voir de l’extérieur…

Mais je ne dis rien de plus et on s’arrêta alors que Jordan repris sa radio et demanda à son collègue de faire dégager la fille. Elle était libre. Libre de faire ce que bon lui semblait. Et j’avais légèrement tiré la langue en faisant une grimace. Pourquoi la faire dégager avant que je n’arrive ? Pour la protéger ? Pour me protéger ?

-J’espère qu’elle a bien compris votre message… Parce que si elle recommence…

Je n’achevais pas ma phrase mais je n’en pensais pas moins. Si jamais elle recommençait ou qu’elle se mettait à essayer de détruire mon couple par n’importe qu’elle moyen elle le payerait.

C’est là que je prenais conscience qu’on s’était arrêté devant l’ascenseur. Mon cerveau me disait « non, non, non, non,… ». En fait, sans le savoir, je le disais tout bas… Je n’allais pas entrer dans ce truc ! Heureusement, Jordan pris le temps de me demander si je préférais l’ascenseur ou l’escalier.

-L’escalier… Pas l'ascenseur... Surtout pas...

Et je me retournais vers celui-ci et commença à descendre avec Jordan. Arrivé en bas, on passa devant le réceptionniste qui avait la tête des mauvais jours. Mais apparemment, le collègue de Jordan avait déjà fait le nécessaire parce qu’on ne s’y attarda pas. Et enfin, notre marche s’arrêta devant la voiture de flic. Le collègue de Jordan était là. Et je regardais la voiture… Bordel je détestais ce genre de voiture. Combien de fois j’étais entré dans ce genre de véhicule ? Des tonnes… Trop de fois. Et j’hésitais.

-Chez Ruby, hein… Me fait pas un sale coup…

Ouais parce qu’on ne savait jamais avec le flic.


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MessageSujet: Re: One Of My Turns [PV Jordan][Terminé]   Dim 22 Juin - 13:15

Billy me semblait en partie en colère et en partie terrorisé. Il avait choisi d'aller chez Ruby, ce qui était déjà un bon point. Mais encore fallait-il qu'il arrive jusque-là entier. Avec des gars comme Billy, on sait jamais comment, quand, ni pourquoi le plomb va péter. J'en avais vu d'autres et c'était les plus dangereux. Pas spécialement dangereux pour nous, en générale, mais pour eux-mêmes.

On alluma une nouvelle clope et c'était partit pour une quête pour arriver jusque chez Ruby et qui me semblait digne de Tolkien. Et puis j'écoutais toujours Billy, qui avait remis un t-shirt pour sortir. Et j'avais beau essayer de le rassurer, ne fusse que sur le fait que Ruby serait bien chez elle, Billy, lui, ne semblait jamais sûr de rien. Comme s'il ne s'était pas établit de repères, ni une façon de fonctionner avec Ruby. Une sorte de petite routine. Le post-it dont il parlait pouvait en être une, mais il ne semblait pas y croire. En même temps, la vie de rockstar peut-elle vraiment se faire le luxe d'une routine?

Ce que je savais en tout cas, c'était que moi, j'avais besoin de certains repères. Je n'avais pas de routine dans mon travail, les missions changeaient tous les jours, les gens à qui on avait à faire aussi, c'était une constante adaptation. Seules certaines bases restaient. Mais en dehors de ça, tout le reste de ce que je vivais était criblé de repères. Duncan me laissait toujours savoir où lui et ses potes étaient, maman passait un coup de fil toujours le même jour, à la même heure, essayant d'abord à la maison, puis au commissariat si je n'étais pas là. La structure même de la police était plein de repères: les grades, les indicatifs, les points critiques de L.A....

La seule chose qui commençait à me perturber sans que je sache encore si j'aimais ça ou pas, c'était Roxxy. Elle ne se pliait à aucune routine. Elle faisait ce qu'elle voulait, quand elle le voulait.

En tout cas, je n'aurais pas voulu avoir la vie de Billy Lighter. Même pas pour un million de dollars! J'essayais toujours de rassurer Billy, et j'avais bien l'impression de marcher sur des oeufs... Ou de jouer avec une boîte de nitroglycérine.

-On va déjà aller voir jusque chez Ruby. Si elle est pas là, on avisera un plan B. On a toute la nuit pour trouver.

Ouais. Je partais du principe qu'une mission, quelle qu'elle soit, serait remplie dans le temps nécessaire pour le faire convenablement. S'"ils" voulaient qu'on fasse plus d'interventions, ils avaient qu'à engager plus.

Billy s'inquiétait maintenant des paparrazzi et autres monstres qui vivaient sous son lit. Ca me donna une idée et j'appelai Conrad afin qu'il gare la bagnole à l'arrière de l'hôtel plutôt qu'à l'avant. S'il avait été intelligent, ce dont je ne doutais pas, ça devait faire un moment que, comprenant qu'on devait rester discrets, il devait avoir éteint les feux bleus. Aorès confirmation et avoir demander à Billy de choisir entre l'escalier et l'ascenseur, ce qui lui fit avoir une crise d'angoisse qui me fit croire qu'il était à deux doigts d'exploser, j'ouvris la porte d'une sortit de secours qui menait vers les escaliers. En bas, on retrouverait Conrad et la voiture. Et on passerait inaperçus.

-Mon collègue est derrière on attirera pas l'attention. C'est pas notre première intervention dans cet hotel. Les célébrités l'aiment bien... Et les célébrités ont tendance à s'attirer des problèmes.

On descendit tous les deux, calmement, au rythme hésitant de Lighter, tout en fumant ma clope. On arriva finalement dehors et l'air un peu plus frais était agréable. J'ouvris la porte de la voiture, tout en briefant Conrad qui essayait de ne pas demander un autographe à Lighter. Mais je n'invitai ni ne forçai Billy à entrer dans la bagnole. Je filai un clope à Conrad... On attendrait que Billy entre dans la caisse de lui-même.

-Pourquoi pas l'ascenseur, Billy?











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MessageSujet: Re: One Of My Turns [PV Jordan][Terminé]   Lun 23 Juin - 17:39

J’étais inrassurable… Pourtant je faisais beaucoup d’effort pour me rassurer moi-même. Sans oublier que Jordan y mettais du sien aussi me disant que si Ruby n’était pas là, on prendrait le temps de réfléchir à un autre plan… « On a toute la nuit pour trouver », c’était le genre de phrase qui calmait mon esprit. Ne pas se presser, prendre son temps, en gros, Jordan me disait qu’il prendrait le temps qu’il faudrait pour faire les choses… Et si je n’avais pas été sous-pression je l’aurais probablement remercié. Mais je me contentai d’approuver.

Et il ma rassura encore plus quand je l’entendis dire à son collègue qu’il gare la voiture derrière l’hôtel et non devant… C’était une bonne idée… Ca évitera les flashs des photographes et les mauvaises unes demain. Saleté de journalistes… J’avais l’impression que ses gens-là ne dormaient jamais, ne mangeaient jamais et, en gros, n’avait pas d’autre vie que de faire le poteau devant chez moi. J’avais vraiment cette impression. Et je m’y tenais tel un parano qui tient à son complot international contre lui.

Je suivis Jordan jusque dans le couloir. Et on avait pris l’escalier. Parce qu’il fallait prendre l’escalier… Absolument. Jordan avait d’ailleurs bien fait de demander. Jamais aucun flic de l’Indiana ne m’aurait traité comme il m’a traité tout au long de la soirée. Mais faisait-il ça parce que j’étais avec Ruby ? Ou alors l’était-il tout le temps peu importe qui il y avait en face de lui ? Je n’en avais pas la moindre idée mais je me contentais de resté sur l’idée fixe qu’il voulait effectivement me protéger… Il valait mieux que je reste sur cette idée-là d’ailleurs…

Il me confirma, en chemin, que son collègue était bien derrière avant de dire que ce n’était pas la première fois qu’ils intervenaient dans cet hôtel…

-Fallait me le dire qu’il était maudit…

Non je pensais bien, au fond, que ce n’était pas la faute de l’hôtel mais bien parce que les gens dedans étaient célèbre… Et la célébrité ne peux rien te donné de plus que ce qu’elle a… C’est-à-dire une renommée et, dans la grand majorité des cas, une bonne dose d’argent. Personne n’a jamais dit que la célébrité apportait amour, bonheur et amitié quoi que pourraient en croire certains… Non ça c’est ce qu’elle prend…

On descendait les escaliers lentement. Comme si j’hésitais à chaque pas… Et quand enfin on arriva dehors près de la voiture, j’eu un dernier stress. J’avais peur que tout ça ne soit un piège et, qu’en fait, il m’emmène au commissariat… Et ma crainte, je l’énumérai tout haut mais aucun des deux flics ne justifia rien comme s’il n’y avait rien à justifier. Jordan se contenta d’ouvrir la portière et je regardais tantôt l’intérieur de la voiture, tantôt des deux flics. Ils ne mer forçaient pas à entrer, aucun des deux… Et, alors que j’hésitais toujours, fumant nerveusement ma clope, Jordan me posa une question dont la réponse me semblait évidente… Enfin dans mon esprit elle l’était mais au moment de l’explication j’hésitais…

-C’est étroit… C'est pas fiable un ascenseur…

Mais je ne voulais pas en dire plus et j’entrais dans la voiture… L’ascenseur était étroit, comme la pièce sous l’escalier de ma maison dans l’Indiana… Il n’était pas fiable, comme cette même pièce impossible à fermer à clé… Parce que je n’avais pas la clé…

Les flics ne me posèrent pas d’autres questions et on démarra. Direction chez Ruby je le supposais…


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One Of My Turns [PV Jordan][Terminé]

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