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 Thrill me, Michael {PV The Lighter}[Terminé]

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Maureyn Legrio
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MessageSujet: Thrill me, Michael {PV The Lighter}[Terminé]   Dim 26 Oct - 14:16

Le type de la sécurité avait sa cravate à motifs pied-de-poule. Si le redoutable Goldilox avait été l'un de ces psychopathes qui croient voir, sur les affiches publicitaires, des messages de Dieu leur indiquant qui serait le prochain à mourir, il aurait appelé ça un mauvais présage. C'était la même cravate que le jour où Johnson avait décidé d'abandonner la musique pour entrer dans les ordres, et quelques autres tragiques occasions. Mais ce n'était pas ce genre de psychopathe. Plutôt le genre "fate is a bitch, if it wants to fuck you, just fuck it harder". Il ne rentra donc pas se mettre au lit. Au contraire, il grimpa bravement les escaliers pour rencontrer son rendez-vous du jour. Ziggy Shakespeare et sa chevelure versaillaise l'attendaient aux toilettes avec une ligne de coke et un nouveau tatouage à lui montrer. C'était une belle voix, rauque et chaude comme un gospel en string, dommage qu'elle insiste pour écrire aussi ses paroles.

Au bout de dix minutes, Maureyn avait la bouche pâteuse. Sa résistance légendaire vacillait légèrement, ce qui le mettait proportionnellement de mauvaise humeur ; il avait beau ne pas être le pire macho de la Terre, ça lui restait toujours en travers de la gorge quand une nana le battait à ce genre de petit jeu. Il commença à s'exprimer un peu plus franchement qu'on ne le fait avec les artistes, du moins, ceux qui laissent leur ego grandir avec leur talent, comme une sale plante parasite léchant l'écorce d'un arbre majestueux qui s'élance vers les étoiles. Il voyait presque la dite plante en regardant Ziggy et sa silhouette de fougère tremblotant à la brise. Il lui fallut cligner des yeux pour refaire le point.

"Sois cool, Maury. Tu peux sûrement nous la négocier, cette tournée. Je suis sûre que ça relancerait mon inspiration, grave. Et celle-là, tu l'as lue ? C'est une chanson de route."

Le papier entre les dents, il parvint à la convaincre, plus physiquement que psychologiquement, de se traîner dans le bureau voisin, où elle s'adossa mollement contre la machine à café tandis qu'il maudissait l'absence de porte. Il était presque embarrassé à l'idée d'être vu en sa présence, pourtant il était son manager. Tant qu'il penserait pouvoir l'améliorer, la propulser vers ces étoiles auxquelles elle prétendait appartenir, il ferait son job. Cela dit, cette issue, ce moment où il n'estimerait plus être capable de quoi que ce soit avec ce matériau humain délétère, semblait soudain plus proche que jamais.

"Bon, je vais lire ton texte à voix haute, et tu vas me dire si ça la tient, la route. Objectivement, en oubliant que c'est de toi. OK ?" Il prit une pose conquérante, le papier à bout de bras, et entreprit de déclamer, entre franc rire et sérieux affecté, tandis que la miss Shakespeare se roulait une clope : "Le soleil s'est éteint pour moi, j'erre à la clarté des étoiles. Je cherche à revenir vers toi, à retrouver un toit, Je marche dans le noir total. Guide-moi de ta voix, jusqu'au bout de la voie, Jusqu'au lever de l'aurore boréale." Une lycéenne bourrée après sa première rupture aurait fait mieux, elle devait bien voir ça, quand même ! Elle avait été pas mal, à l'origine, quand il avait signé. Quinze semaines plus tard, son cerveau semblait avoir pris trente ans. Fuck... Faudrait pas vieillir.

"On peut pas bâtir une tournée sur une berceuse pour les gamines d'Alaska, je suis désolé. Pourquoi tu prends pas les textes du gars dont je t'ai parlé ? C'est un as. Et il comprend bien ton style. Il te mettrait en valeur. Là, on pourrait causer."

"Pas la peine de me la jouer, hein... T'as un problème avec les femmes ? Ta mère te donnait la fessée, pauvre chou ? C'est ça, ça te fait chier, que j'écrive mes textes moi-même comme une femme indépendante ?"

"Non, ça me fait chier que tu les écrives toi-même comme une bouse, si tu veux tout savoir." Et voilà. Maureyn se serait mis une claque dans la tronche, mais il garda la face, le visage froid, un petit sourire au coin des lèvres, style tout est sous contrôle, bien qu'il voie le contrôle lui échapper à vitesse grand V. Il avait craqué, maintenant il allait assumer la suite des événements. Un quart d'heure d'engueulade hystérique plus tard, il mettait fin à leur émouvante collaboration, d'une signature rageuse au bas du document officiel. C'était étrange, il se sentait libre comme l'air, mais comme un type qui tombe du haut d'une falaise ; c'était grisant, mais il savait très bien qu'il valait mieux se rattraper rapidement à quelque chose, sous peine de s'écraser au sol. Comme une bouse, tout à fait. Il revint seul à la machine à café. La salle vide semblait le remercier d'avoir bien agi, mais il n'en était pas entièrement certain.
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Billy Lighter


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MessageSujet: Re: Thrill me, Michael {PV The Lighter}[Terminé]   Dim 26 Oct - 17:20

Encore une engueulade, encore un ultimatum. Lenny, le manager de The Lightening, n’en pouvait plus de l’attente que j’infligeais à MTI, aux fans et à bien d’autre gens. L’album n’était pas prêt. Pas de mon avis. Je devais encore revoir chaque chanson, une par une en les écoutant attentivement. Je ne voulais sortir quelque chose qui me laisse un goût de trop peu, un goût d’imperfection.

Mais pour Lenny c’était trop. Et il m’avait encore convoqué pour me faire part de son impatience alors que j’étais en face de lui accoudé (pour ne pas dire affalé) sur son bureau. Lui était debout, il marchait de long en large du bureau criant et argumentant.

-On va finir par le vendre à perte cet album ! Chaque jour le studio nous coûte de l’argent ! MTI n’en peut plus, Lighter !

Il m’avait appelé Lighter ce qui marquait encore plus sa mauvaise humeur. Une mauvaise humeur qui commençait à me contaminer peu à peu. Même si je continuais à le laisser parler dans le vide. Je ne le regardais même pas me contentant de bailler de temps à autre. J’étais fatigué par ce genre de rendez-vous qui me faisait perdre mon temps.

-Si dans deux semaines, le disque n’est pas prêt, tu pourras te trouver une autre maison de disques.

J’avais relevé la tête à cette phrase. J’arborais un petit rictus afin de prouver à Lenny que je ne croyais pas un mot de ce qu’il disait. On était un des plus gros groupe du moment et MTI perdrait beaucoup s’ils nous viraient. Et ça, j’étais persuadé que Lenny en était conscient.

-Je crois plutôt que MTI s’occupera de ton cas, Lenny ! Pas du mien !

Et c’est sur ces mots que je me levai et que je quittais la pièce en claquant la porte sans même avoir reçu l’autorisation de mon manager de m’en aller. Cette conversation n’allait mener nulle part de toute façon. L’album allait sortir, il lui suffisait d’un peu de patience.

Suite à cette discussion je traversai les longs couloirs blancs de MTI. Je croisais des managers pressés, des artistes en pleine réflexion. J’avais même croisé la petite Ziggy. Elle avait l’air complètement ravagée par un mélange de colère et de rancœur. Cette jeune fille n’était pas très connue, et ne m’avait jamais parue ni talentueuse, ni intelligente. J’ai déjà pu parler avec elle une ou deux fois, mais elle n’a jamais réussi à tenir la moindre conversation. De moins avec moi. Et une fille qui ne sais pas parler, n’est pas une fille que j’ai envie de fréquenter !

Malgré son manque de talent, elle avait la chance, je le savais, d’avoir un manager qui me semblait compétent. Je ne connaissais ce manager que de nom et de vue mais on m’en a déjà un peu parlé. La manière dont on m’en parlait avait mainte fois piqué ma curiosité.

Et quand on parle du loup ! Il était là, devant la machine à café d’une des salles blanches de MTI. Il était seul et c’était une bonne occasion pour moi de me faire mon propre avis sur ce type. Surtout que mon humeur me paraissait plutôt stable. J’entrai donc dans la pièce m’appuyant contre la machine à café toisant Maureyn du regard. Ouais, Maureyn… C’était un nom super bizarre quand on y pense.

-Salut !

Classique comme début de conversation. Peut-être un peu trop familier ou trop direct, mais j’étais comme ça.

-J’ai croisé Ziggy… Elle est en rogne. Tu crois que c’est parce que quelqu’un vient de lui dire qu’elle ne savait pas écrire ?

Je le tutoyais alors que je ne lui avais jamais parlé. C’était ma manière à moi de me sentir plus à l’aise et de briser la glace plus vite. S’il me prenait pour un impoli intrusif il pouvait. De toute façon ma réputation était déjà assez salie avec les médias comme ça. Je n’étais plus sur un adjectif près…



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MessageSujet: Re: Thrill me, Michael {PV The Lighter}[Terminé]   Dim 26 Oct - 18:11

A mi-café, Maureyn fut tiré de sa sombre rêverie par une intrusion bienvenue. Il n'aimait pas tellement broyer du noir, simplement parce que c'était contre-productif. D'un signe de tête, il salua le nouvel arrivant. Tiens, le célèbre Billy. Par opposition à Billy the Kid, le surnom qu'il se retenait de lui donner depuis qu'il était entré dans la boîte, parce que de toute évidence ils n'avaient rien en commun. Il fallait déjà avoir un certain âge pour assumer une telle coupe de cheveux.

"Non, je ne travaille pas. Merci de demander." Taquin ? Prêt à mordre ? Maureyn laissa mesquinement planer le doute le temps de souffler sur son gobelet en plastique, avant de se fendre d'un sourire espiègle. "En fait, pour être exact, je viens de démissionner. Cette fille, elle a quelque chose, j'aurais pu en faire une grande dame, mais elle ne m'écoute pas. A propos de grande dame, je devrais peut-être te demander un autographe ?"

Tout en bavardant, il remit une pièce dans la machine, regarda le café couler d'un air distrait, suivit des yeux le petit secrétaire du second étage qui traversait le couloir, tout affairé dans son jean blanc moulant aux jambes évasées, et remercia le Ciel pour les années soixante. Quand il tendit le café au célèbre Billy, il était tout à fait apaisé. Ce n'était peut-être pas une si mauvaise journée, finalement. Il avait besoin d'un break, ça valait toujours mieux que de s'user l'inspiration sur une égérie qui n'en valait pas la chandelle.

"Mais c'est vraiment dommage, les gamines pseudo-anar dans son genre, ça peut faire un tabac, de nos jours. Assez chelou pour les imaginer déchaînées au lit, assez paumées pour rester vulnérables, y a un marché pour ce style de sexy."

Un petit coup d’œil par la fenêtre... et il se figea. Là où il avait garé sa bécane d'un noir resplendissant, véritable scarabée d'Horus sous le soleil de Los Angeles, une silhouette recroquevillée se livrait à de sombres agissements. Même en vue du dessus, ce bandana enserrant à grand-peine la crinière échevelée dénonçait l'identité exacte de cette mystérieuse personne. Son activité était moins évidente, mais elle avait l'air d'écrire quelque chose sur le côté de la carlingue, avec à la main un petit objet métallique... la pointe d'une clé, peut-être ?

Pendant un instant, des sentiments conflictuels se partagèrent l'esprit de l'ex-manager, puis il s'illumina en se tournant vers son interlocuteur. Il venait d'avoir une idée encore meilleure que le gimmick de la rockeuse paumée. Et puis, de toute façon, il n'était pas vraiment du genre à appeler les flics. Il ne se gêna cependant pas pour ouvrir largement la fenêtre, hésitant même à renverser son café encore bouillant ; mais il voulait surtout que le célèbre Billy profite bien du spectacle. Et selon sa réaction, il irait dire un mot à son manager. Entre collègues, on n'est quand même pas obligé de se tirer dans les pattes, et pour cette fois, avoir eu l'idée lui suffisait, il n'éprouvait pas le besoin d'en récolter le mérite.
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Billy Lighter


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MessageSujet: Re: Thrill me, Michael {PV The Lighter}[Terminé]   Lun 27 Oct - 10:51

Aurais-je été trop direct ? Serais-je venu au mauvais moment ? En tout cas, la réflexion qui sorti de la bouche de Maureyn me faisait passé pour un gamin de 5 ans qui n’as pas toqué avant d’entrer dans la salle de classe suite à son retard. C’est vrai, je n’avais pas demandé si ma présence l’ennuyait. Mais, en même temps un type qui prend un café est un type en pause. A moins que le travail de manager ne se résume qu’à boire des cafés et engueuler leurs protégés… Parfois je me demandais si ce n’était pas tout simplement ça… Soit, je haussais épaules pour me justifier.

Ziggy une des seules choses que je pouvais parler avec cet homme. Car je ne savais quasi rien d’autre de lui. Cette pauvre Ziggy qui manquait de talent en matière d’écriture. Et là, j’apprenais de la bouche de Maureyn qu’il n’était plus le manager de la jeune artiste. Le manager croyait pouvoir en faire quelque chose mais le manque d’écoute de la jeune femme l’avait contraint à ne pas poursuivre l’aventure avec elle. Je rigolai un rien quand il se demanda s’il fallait me demander un autographe.

-Je ne suis pas une grande dame, alors ça ne sert pas à grand-chose que je t’en signe un. Je suis plutôt le gros emmerdeur de service à MTI. C’est, en tout cas, ce qu’ils disent tous…

C’est ce que disait Lenny. Enfin il ne me le disait pas concrètement mais ça se ressentait dans chacune de ses phrases. Et alors que je lui parlais, Maureyn se servit à nouveau un café alors qu’il en avait déjà un. Les rockers sont addict’ à la drogue (pour la plupart), les managers au café. Ensemble rocker et manager faisaient un beau duo d’accros… Mais il semblait que je me sois trompé. Ce second café était pour moi. J’avais avancé un préjugé de trop apparemment. Je pris le café, remerciant le manager.

Il était chaud ce café et je soufflais dessus assidument pour le refroidir. Maureyn continuait à dire à quel point sa collaboration avec Ziggy aurait pu être une réussite. L’attitude, le style de la fille aurait pu plaire au public. Le pire dans l’histoire c’est qu’il avait raison… Et ça amena un rictus, le même que j’avais présenté à Lenny tout à l’heure, sur mon visage.

-Les managers, toujours à réfléchir à ce qui marche le mieux… Dommage que le grand public se contente d’aimer une attitude et pas un artiste complet.  

Alors que je parlais, Maureyn semblait comme attiré parce ce qu’il se passait dehors. Son visage n’exprimait plus rien. Je m’avançai vers la fenêtre pour voir ce qu’il regardait. Une personne, en bas,  était à l’œuvre sur une superbe moto. Il me fallut plisser les yeux pour reconnaitre la personne en bas. Et quand son identité fut évidente pour me je mis ma main devant ma bouche pour éviter de rire. J’en conclu sans mal qu’il s’agissait de la bécane de Maureyn. Je ne savais pas si c’était une bonne vengeance ou si c’était complètement stupide. Le sale petit adolescent vandale que j’avais été était en plein combat intérieur avec la rockstar disposant d’une belle bagnole que j’étais devenu.

-Hmm… Je crois qu’elle en veut à ta bécane… En même temps, c’est compréhensible.

Personnellement, j’aurais vu quelqu’un faire un pareil délit sur ma Lamborghini, j’aurais couru dehors pour lui casser la figure. Mais là, ce n’était pas vraiment mes affaires. Je me demandais plutôt comment allait réagir Maureyn. Pour l’instant son visage exprimait un certain conflit avant de finalement s’illuminer en croisant mon regard. Il ouvrit la fenêtre largement et je le regardais d’un air septique. Il allait faire quoi ? Lui gueuler ses quatre vérités ? Lui reversé son café encore chaud sur la tête ? Ou bien lui balancé un autre truc plus lourd dessus ? Toute les idées étaient bonne à ma avis.

-Tu vas faire quoi ? Tu ne peux pas laisser faire ça !

Mieux valait mal agir que ne pas réagir du tout dans ces conditions. Et le suspense de ce qu’allait faire Maureyn pour se venger était loin d’être évidente à déchiffrer pour moi.



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MessageSujet: Re: Thrill me, Michael {PV The Lighter}[Terminé]   Lun 27 Oct - 11:09

"Je crois que je vais profiter du spectacle encore un peu."

Pendant trente secondes, elle ne se rendit compte de rien. Maureyn savourait son café, et sa toute-puissance. C'est vrai qu'une machine à écrire balancée de cette hauteur aurait pu la tuer sur le coup, et ça aurait été de la légitime défense, vous ne croyez pas ? Mais il avait mieux. C'était une montagne d'ego mal placé, c'est là qu'il fallait frapper, ça ferait beaucoup plus mal.

Et paradoxalement, ça la forcerait peut-être à diriger sa carrière vers cette voie qu'il lui avait entrevue, et dont elle avait pensé pouvoir se moquer. Peut-être même qu'elle finirait par percer grâce au gimmick qu'il lui avait imaginé, et un de ces jours, c'est à elle qu'il irait demander un autographe,avec son petit sourire narquois, sa bouche en cœur, et absolument aucune légitime défense envisageable, car elle n'aurait officiellement souffert de rien.

"Le public aime une sensation, mec. Ce serait utopique, illusoire, de vouloir incarner une sensation. Tu peux seulement en être le véhicule, l'interprète, le serviteur. Donc ceux qui penseront que c'est toi se tromperont toujours sur toi ; et honnêtement... des milliards de gens ne peuvent pas t'aimer correctement. Déjà trouver une seule personne, c'est dur, alors..."

Elle finit par lever les yeux, interrompant le quart d'heure de philo. La vision de sa mine déconfite valait déjà de l'or. Celle de la moto couverte de motifs indécents, un peu moins, mais ce n'était pas cher payé pour l'idée qu'il venait d'avoir. Il l'avait dit : son boulot à lui, ce n'était pas de dégoter et de vendre des gens, ça aurait été un peu esclavagiste d'ailleurs. C'était de dégoter et de vendre des sensations. Et là, que la misse veuille l'incarner ou non, il en tenait une belle. Il attendait de voir la fin de l'histoire, pour savoir si ce serait à inclure, ou si il valait mieux en inventer une lui-même.

"Bye, la miss, bonne tournée !"

"Va te faire baiser la gueule par un CRS, connard !"

Pas trop mal, mais pas très musical. Il trouverait une meilleure chute. Voilà à quoi songeait Maureyn tandis que son ancienne collaboratrice, sa voix d'or définitivement associée dans son souvenir à cette vile répartie crachée vers le ciel, courait après un taxi de passage comme une gamine qui s'enfuit du pensionnat, crinière au vent. Il se désintéressa d'elle et se releva pour toiser le rocker, essayant d'évaluer dans quelle mesure il serait à la hauteur de la réputation d'emmerdeur dont il venait de se vanter.

"Et le tien, de manager, je peux le trouver où ? J'ai une proposition pour lui. Le tube de l'été, peut-être bien. J'ai un parolier sympa qui peut arranger quelques rimes au besoin, et surtout, un sujet d'enfer. Avec à la clé, une révélation aux paparazzis, pour booster la vente."

Du pouce, il désigna par-dessus son épaule la furie qui disparaissait dans le soleil levant. C'était un personnage, et on ne laisse pas mourir un personnage sans l'avoir un peu rentabilisé !

"C'est toi l'artiste, mais je verrais bien un rythme comme..." Il frappa quelques mesures sur le rebord de la fenêtre, une spirale ternaire apocalyptique, mais nerveuse, un peu démente, à laquelle il faudrait ajouter au travers de la musique un certain potentiel de séduction, pour faire tout à fait justice au sujet. "T'en as déjà quelques-unes, de chansons de rupture, non ? Je vais pas t'apprendre le métier."
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MessageSujet: Re: Thrill me, Michael {PV The Lighter}[Terminé]   Mar 28 Oct - 12:48

Il était fou ou quoi ? Attendre conduisait inévitablement à rendre sa moto encore plus salopée. Avec moi ça ferait déjà quelques minutes que l’affaire aurait été réglé. Un petit pétage de plomb suivit d’un gros procès. Voilà comment aurait fini le vandale coupable d’avoir détruit la peinture de ma voiture.

Mais Maureyn avait une autre idée. Et je buvais mon café encore chaud à petite gorgée tout en regardant tantôt Maureyn, tantôt la pauvre Ziggy. Mais toujours, il ne lui disait rien. Il ne lui balança même rien. Il préféra se retourner vers moi. Il me donna sa vision de ce que voulait voir le public. Une sensation il disait. Une sensation dont l’artiste ne pouvait en être qu’un véhicule. Cette vision, de mon point de vue, était assez effrayante et en même temps, ça « protégeait » l’artiste. Si un chanteur voyait les choses comme Maureyn les vois il pourrait avoir un certain recul psychologique sur la situation parfois pénible qu’était la vie d’artiste. Et sa vision m’intéressait même si j’avais du mal de voir les choses ainsi. J’approuvai de la tête.

-C'est une vision des choses… Une manière pas mal pour arriver à relativiser les choses.

La vision de Maureyn et la manière dont il s’exprimait augmentait ma curiosité pour le personnage. Il était intelligent et probablement un rien manipulateur. Et j’aimais les gars intelligent. Mais très vite, le regard de la petite Ziggy monta jusqu’à nous. Elle savait qu’elle était prise en flagrant délit. Je n’aurais pas aimé être à sa place mais, en même temps, je n’aurais pas été assez con pour faire du vandalisme gratuit en plein jour. Maureyn interpella la gamine touchant vraisemblablement l’égo de cette dernière. La réponse de la fille montrait toute sa rage. Je ne crois pas que j’aurais dit des choses plus intelligentes si j’avais eu l’âge de Ziggy et que mon manager m’aurait largué là. Puis il y eu la fuite. La fuite de la gamine. Pas sûr qu’on la revoit de sitôt.

-La pauvre… Elle a plus qu’à essayer d’aller signer chez BSC…

Je rigolai. Je n’avais vraiment rien à faire de l’avenir de Ziggy. Peut-être que c’était la dernière fois que je la voyais. En tout cas, ce n’était pas vraiment une grosse perte. Alors que je regardais encore dehors les dégâts sur la moto de Maureyn, je sentis le regard de ce dernier sur moi ce qui instinctivement me força à plonger mon regard dans le sien. Je ne savais pas encore si j’aimais bien ce type ou pas du tout. Mais il me fascinait, ça j’en étais certain.

Il se demander où il pourrait trouver Lenny. Il avait une idée pour pouvoir faire le prochain « tube de l’été ». Il avait déjà toute une stratégie déjà faite. Il avait même un rythme qui me joua sur le rebord de la fenêtre et qui était plutôt entrainant. Je souris lorsqu’il me parla de mes quelques chansons de rupture. J’achevai mon café d’une traite faisant une grimace à cause de la chaleur qui se répandit dans tout mon corps. Je m’appuyais ensuite contre le mur affichant un sourire assuré.

-Ce qu’il faut surtout à Lenny c’est un sachet pour souffler dedans. Il a besoin de déstresser. Pour ce qui est d’un tube…

J’avais une vision bien déterminée de la musique de The Lightening.

-Les gars font la musique. Moi les paroles. Je choisis le thème qui m’inspire, j’écris ce qui me passe par la tête, puis je chante de la manière que je trouve juste. Personne ne sait quand l’inspiration vient, ça ne se planifie pas. Pour ce qui est des chansons de ruptures, ouais, j’en ai quelques-unes. Mais elles ne sont plus au goût du jour. Mais on a de quoi faire un bon tube, il pourrait servir de single au futur album.

Et pourtant, malgré mes critiques et ma vision des choses, j’adorai le charisme de Maureyn. J’adorais son organisation, sa manière calme de s’occuper des pires choses. Il avait tous les défauts et toutes les qualités d’un bon manager. Et c’était à mon tour de poser l’un ou l’autre question.

-Mais dit moi ? Tu as déjà gérer une tournée. Comment tu les organiserais ?

Simple curiosité. Je voulais voir tout ce qu’il savait faire en tant que manager. Une chose était sûr, il savait ce qui marchait et ce qui ne marchait pas. Son projet de tube en était la preuve.



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MessageSujet: Re: Thrill me, Michael {PV The Lighter}[Terminé]   Mar 28 Oct - 13:36

"Si j'étais d'elle, je prendrais de petites vacances. Sa carrière pourrait recevoir un boost inespéré."

Maureyn fit un pas en arrière, pour avoir un point de vue général sur la silhouette du rocker, comme il aurait toisé un adversaire avant un bon petit match d'escrime. Il était un peu difficile sur la marchandise, dans certains domaines, mais a priori rien ne lui semblait s'opposer à un test amical. Puisque monsieur se targuait de gérer l'aspect textuel, et qu'il avait déjà prouvé que sa plume plaisait aux publics, ce n'était pas si risqué finalement.

"Et des petites vacances, ça lui dirait, à Lenny ? On devrait les caser ensemble, tiens, on pourrait enfin bosser sérieusement."

C'était marrant, à y réfléchir : il ne se serait pas permis spontanément de désigner un type de sa profession par son prénom si on ne lui avait pas donné l'exemple. Tandis que les artistes, ça ne le gênait absolument pas, ça semblait même tout à fait normal. Mais il n'allait pas passer de la philosophie à la sociologie. Non, c'était le moment d'être efficace. Et puisqu'on lui proposait aussi de donner la pleine mesure de son talent, à son tour de briller, n'est-ce pas ?

"J'ai jamais organisé de tournée musicale, mais j'ai bossé sur des petits films, dans le temps. C'est ce que je ferais, j'arrangerais ça comme un spectacle hollywoodien, avec rentabilisation maximum des fonds engagés. Si j'économise sur un parolier, tant mieux, je récupérerai le fric pour engager d'autres spécialistes."

Maureyn croisa les bras, hésitant un instant à refermer la fenêtre, quitte à ne pas pouvoir clore une porte sur leur conversation. Il commençait à se demander où ça allait finir, cette histoire, et dans quelle mesure c'était sérieux. Mais il ne perdait pas le Nord : ce qu'il voulait absolument, c'était sa chanson sur Ziggy Shakespeare. Il était prêt à pas mal de choses pour ça. Suivre un groupe en tournée... peut-être pas. Il allait falloir y réfléchir. Sa priorité était d'enquêter sur ses affaires familiales, et son enquête était à Los Angeles ; mais comme un peu plus tôt, au moment où la conversation avec la jeune fille lui avait échappé, il conservait une attitude paisible et assurée. C'était une des choses dont on avait pu le féliciter, ou qu'on avait pu lui reprocher, d'ailleurs, au fil de sa carrière : moins il était sûr de son coup, et plus il en avait l'air. Le gobelet alla finir son vol dans une corbeille à papier voisine.

"Plus sérieusement, je bosse sur pièce, pas dans le vide. J'aurais besoin de connaître les gens pour sélectionner les intervenants idéaux. Costumes, salles, publicistes, dessinateurs d'affiches... Consultants exclusivement, bien sûr, je m'en voudrais de brider la créativité du groupe. Et, déformation professionnelle, j'essaierais d'abord de bâtir une cohérence narrative entre les chansons choisies, une sorte d'opéra rock, si tu veux. Votre chanson, là, on peut déjà en entendre une version aboutie ? J'en serais curieux, et puis ça ne nous engage à rien."

La dernière fois qu'il avait employé cette formule, il avait transformé une jeune fille à papa bon chic bon genre en bimbo punk spécialiste du grand écart, en l'espace de quelques semaines. Mais au moment de le dire, il le pensait sincèrement. Après tout... ça n'engage à rien de dire "ça n'engage à rien". Tout en bavardant, il sortit un petit carnet en crocodile noir, raya son prochain rendez-vous avec la furie, nota qu'il faudrait contacter le garagiste, et gribouilla quelques portées avec le rythme auquel il avait pensé. Et les mots : "dame de coeur, diable au corps", car il trouvait que ça sonnait bien et qu'il y aurait quelque chose à en faire. Bien sûr, ce qui manquait toujours, la seule chose dont la découverte ou l'absence de découverte ferait d'une chanson un succès ou un bide, c'était cette foutue accroche. Un art d'orfèvre, auquel il n'était malheureusement pas initié. Mais pour ça, il ferait confiance au grand Billy.
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MessageSujet: Re: Thrill me, Michael {PV The Lighter}[Terminé]   Mer 29 Oct - 11:49

La page Ziggy était tournée et c’est maintenant mon regard que Maureyn regardait. On était face à face comme si on était au début d’une bagarre et pourtant, nos rapports étaient, pour l’instant, pacifiques. Il avait tout une idée de tube de l’été qu’il voulait proposer à Lenny. Et moi, je lui avais certifié m’occuper du côté musical et textuel. Je n’avais déjà que ça à faire alors je n’allais pas laisser un autre bien moins meilleur s’occuper de ce que je savais faire de mieux. On n’était pas ce genre de groupe à laisser les autres écrire la musique pour nous. Je ne voulais pas finir boys band.

Maureyn était prévenu et tout ça ne semblait pas le troubler le moins du monde. Au contraire, il persévéra déclarant que des vacances feraient du bien à Lenny, il alla même jusqu’à le caser avec son ancienne associée. Et ça, j’aimais ! Je souriais d’un air un rien sadique rien qu’à l’idée de voir Lenny devoir essayer de lancer la carrière d’une fille avec un talent limité.

-T’as raison. Il ferait de grandes choses ensemble.

J’avais mis un maximum d’ironie dans ma phrase. Le pauvre Lenny… Mais il l’avait cherché et largement mérité. Il se croyait un manager important, mais je pouvais très bien, en quelques signatures, le remettre à sa place.

Mais il y avait-il quelqu’un à la hauteur pour le remplacer ? C’était ce que j’étais en train de vérifier. Et savoir comment Maureyn gérait les tournées était intéressant à savoir. Evidemment, étant donné qu’il n’avait que de très petit groupe, il n’avait jamais eu l’occasion d’organiser ce genre d’évènement. Par contre, il avait déjà bossé sur des films et voyait les shows de la même manière. Intéressant ! Et même s’il mettait en avant l’aspect purement économique, moi je voyais le spectacle prendre forme devant mes yeux. Des lumières qui illumineraient les grands stades où on se produirait, plus de choristes, une setlist parfaite. Tout ce qui pouvait transformer un bon show en un spectacle grandiose.

Et je continuais à l’écouter attentivement alors que son gobelet fini sa vie dans la poubelle. Le mien, il était toujours bien campé dans ma main bien qu’il soit vide. J’avais l’impression d’avoir plus de contenance avec un objet en main. Et son explication continua. Il voulait que les gens soient sélectionnés minutieusement. Il voulait donner au groupe un entourage plus qualifié et je ne pouvais qu’être d’accord avec ses idées. Je venais peut-être de rencontrer un type aussi perfectionniste que moi. Lenny n’était pas perfectionniste, il vivait dans le stress et le rush. Maureyn était comme moi, il avait une idée et il voulait qu’elle aboutisse. L’idée d’un show tel que le présentait Maureyn me faisait penser à The Wall de Pink Floyd où toutes les chansons formaient une histoire continue. L’idée de faire quelque chose dans le même genre m’intéressait au plus haut point.

-A vrai dire, l’album est déjà presque prêt. Toutes les chansons sont écoutables, il ne reste que les détails à arranger. C’est ce que je ne cesse de dire à Lenny, d’ailleurs. Je peux te faire écouter un petit chef d’œuvre de cet album !

Notre album sonnait bien. Il y avait plus de synthé ce qui donnait plus de profondeur et de sonorité. Et si on pouvait combiner tout ça avec les idées de Maureyn, on pourrait atteindre une autre dimension. J’avais de plus en plus envie de travailler avec ce mec… Et je n’avais aucun remord de larguer Lenny là. Et je continuais à parler alors que Maureyn griffonnais quelques mots dans son carnet.

-Si on collaborait. Et je dis bien « si ».  On pourrait faire un malheur. Toi qui d’occupe des gens autour, de la rentabilité du truc, et tous ces trucs techniques. Et nous qui faisons notre musique. Avec tes idées en plus ça nous donnera une crédibilité qu’on n’a jamais eue !

Je voulais évoluer et Maureyn semblait être la clé pour ça. A côté de lui, Lenny me semblait à la limite de l’incompétence.

-Je veux juste une certaine liberté sur les timings. Surtout sur les sorties d’album.

Bizarrement je m’étais déjà mis à parler comme si je négociais un contrat. Etais-ce éthique de faire tout cela sans avoir prévenu les autres membres de The Lightening ? Non, ça ne l’étais pas ! Mais la conversation m’avait mené jusque-là et je me voyais mal revenir en arrière.



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MessageSujet: Re: Thrill me, Michael {PV The Lighter}[Terminé]   Mer 29 Oct - 14:14

Bon Dieu, un album prêt, un groupe inspiré, motivé et surtout qui marche... c'était Noël. Trop bon joueur de poker pour saliver devant un steak, Maureyn ne put cependant maîtriser une légère étincelle dans son regard à cette perspective naturellement séduisante. Il y avait aussi le fait que le manager actuel du groupe ne lui rendait absolument pas justice, et par pur amour-propre, c'était assez plaisant de s'imaginer en sauveur qui débarque pour redresser les torts.

C'était son côté cowboy... celui-là même qui lui hurlait au même instant de se tenir à carreau et, surtout, de rester les deux bottes bien enracinées à Los Angeles. Ciel, voilà que même son côté cowboy était animé d'un conflit intérieur. Cela dit, pour le moment, on lui proposait simplement d'écouter une chanson sympa et inédite. Il ne pouvait pas refuser cela... même si, il s'en doutait bien, une fois la chanson entendue, il ne pourrait plus faire demi-tour. Il était une personne normale et saine d'esprit, après tout, donc un bon refrain de rock faisait de lui ce qu'il voulait.

"Une certaine liberté, c'est assez vague pour que j'accepte sans râler, honnêtement." Ouais, voilà, rester sur le terrain de l'hypothétique, rigoler un peu, et ensuite, on verrait. La maison avait besoin du gars Billy, c'était indéniable, mais elle ne lui mangerait peut-être pas dans la main à ce point-là.

"Tant que c'est une liberté rationnelle. Disons que je me permettrai de te harceler avec des études de marchés et des dates optimales, assez régulièrement, et tu en feras ce que tu veux. Un rocker, c'est pas un citron, ça se presse pas à volonté ; même avec mon peu d'expérience, j'ai déjà observé ça. Mieux vaut un single écrit sous l'effet de l'inspiration que trois albums par an, qui sonnent tous contraint et forcé."

Sans vouloir citer de noms, il se permit cependant de siffloter un air passant à la même époque sur les radios, et dont quelque chose lui disait que la postérité ne se souviendrait pas, tout en feuilletant son carnet en quête d'un créneau dans son planning. Il notait tous ses rendez-vous sous forme d'abréviations : ça faisait travailler la mémoire, à la dure, sous la menace de manquer un truc important si la signification d'un code lui sortait de la tête ; et ça lui permettait de faire ce qu'il faisait actuellement, à savoir, présenter deux pages ouvertes sur la semaine à venir, sans avoir à se soucier d'un regard extérieur.

"Voilà mes horaires libres. On dirait que c'est pas grand-chose, mais c'était pire quand je harcelais Ziggy ; maintenant, tout mon potentiel de harcèlement t'est réservé, petit chanceux."

Quoi de plus rassurant, face à un pacte avec le diable, que de placer la plume dans sa main et de se dire qu'on est soi-même le diable du diable ? C'est ce qu'il fit en présentant le stylo à l'artiste, pour l'inviter à noter lui-même une heure et un lieu de rendez-vous dans les plages laissées blanches. Cependant, il n'était pas dupe, c'était lui qui prenait le risque. Billy avait survécu aux limitations d'un Lenny, il n'avait strictement rien à craindre en tentant l'expérience avec quelqu'un d'autre.

"Ah, et les heures de nuit sont libres, si jamais vous vous retrouvez à ce moment-là : j'aimerais entendre la version complète, avec toute la clique. J'ai bossé avec un petit chanteur de glam qui se prenait pour un vampire, et quelques autres créatures nocturnes, ça ne me pose aucun problème de sortir la nuit."

Il y avait aussi le fait qu'il enquêtait beaucoup la nuit, accessoirement. Un barman fatigué cause plus et se méfie moins qu'un barman en pleine forme, et ça valait aussi pour quelques autres professions. Services de sécurité, d'infirmeries de quartiers, associations charitables, et les vrais vampires, toujours assoiffés, qui sortent à la tombée des nuits... Les gens chargés d'une histoire lourde et sombre, qui ne demandent qu'à s'en délivrer dans les mains de qui voudra.
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MessageSujet: Re: Thrill me, Michael {PV The Lighter}[Terminé]   Jeu 30 Oct - 13:02

J’avais toujours eu l’impression que The Lightening savait où il allait mais que les managers ne comprenaient pas vraiment où on voulait en venir. Moi, comme les autres membres du groupe, on voulait faire notre musique et la partager avec les fans. C’était le deal de départ. Mais toutes ses histoires d’ultimatum me rendaient nerveux. Peut-être que Maureyn était différent et qu’il pourrait être LE manager qu’il nous fallait.

Il avait comme une étincelle dans les yeux quand je lui parlai de l’album qu’on avait presque terminé. Une étincelle dont la cause pouvait être cette bonne nouvelle ou bien tout autre chose. Difficile à savoir ce qu’il se passait dans la tête des gens. En général, j’étais déjà bien content quand je savais ce qu’il se passait dans ma tête à moi.

J’avais continué à parler avec l’hypothèse que Maureyn deviendrait notre manager. Je ne voulais pas de pression en matière de timing. Je voulais « une certaine liberté ». Terme trop vague pour Maureyn qui n’acceptera pas un contrat avec si peu d’information. Tout ça sur le ton de l’humour qui sonnait étrangement pour vrai. Ou bien pour nous laisser uniquement « dans l’hypothèse de ». Oui car il fallait rester là jusqu’à ce que je sois sûr de tout.

Il développa un peu. Il m’emmerdera avec quelques détails que je ne trouvais pas forcément dérangeant loin des requêtes infantilisantes de Lenny. Et j’aimais ça. Il aimait le travail bien fait et faisait passer la qualité avant la quantité. Et ça, ça faisait bien sur son CV. Sur beaucoup de points, on avait la même vision des choses. Je l’entendis siffler un air que j’avais déjà entendu mainte fois à la radio mais dont je ne me souvenais plus l’artiste.

-Liberté rationnelle… Ça me va. Et puis, si tu es adepte de la qualité et non de la quantité, je pense qu’on peut s’entendre.

Maureyn était toujours penché sur son carnet qu’il finit par me présenter. Dedans, on pouvait lire des horaires et une tonne d’abréviations dont je ne savais ce qu’elles signifiaient. Je supposais que seul Maureyn aurait pu décoder ça.

Il me donna son style et c’était à mon tour d’être penché sur le petit carnet. Rare étaient ceux qui m’avait présenté un agenda… Moi-même je n’avais pas d’agenda car j’étais incapable d’arrivé à l’heure. Maureyn était donc prêt à me « harceler » et m’assura que les heures de nuit étaient libre. Je relevai les yeux. Waw ! Un manager qui voulait bien travailler la nuit ! Excellent ! Et tout ça grâce à un petit rocker dérangé et adepte de la nuit. Génial !

-Cool !

Une note positive lancé sans vraiment de grandes exclamations. Soit, il fallait trouver une date et une heure où tout The Lightening serait ensemble et où on pourrait faire écouter l’album à Maureyn. Je me grattais la tête avec le style les yeux à nouveau perché au-dessus du carnet de Maureyn. C’était très difficile comme exercice. Inscrire une date et une heure et se ramener à ce moment-là précis.
Et après quelques minutes de lourds silences, je finis par inscrire la date de jeudi prochain à 23 heures. J’aimais cette heure-là parce que j’étais, en général, psychologiquement prêt à tout à ce moment-là. Le style de Maureyn note le nom de The Light’. Pourquoi ? Parce que ce type semblait aimé les abréviations et celle-là ne me semblait pas vraiment complexe.

-Rendez-vous aux studios. On y sera tous !

A l’heure ? Possible. Je savais maintenant que je devais prévenir Cash et les autres. Devais-je prévenir Lenny ? Non, pas avant d’être sûr de tout !

-Mais dis-moi… Sincèrement… Qu’est-ce que tu penses de notre premier album ?

Premier et unique pour l’instant. Mais avant de commencer quoi que ce soit avec Maureyn, je voulais savoir s’il appréciait réellement notre musique. C’était indispensable.



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MessageSujet: Re: Thrill me, Michael {PV The Lighter}[Terminé]   Jeu 30 Oct - 18:32

C'était ça, finalement, le problème de Ziggy Shakespeare : sa merveilleuse capacité à s'asseoir sur ses neurones. Quand on n'a pas de cerveau, on n'arrive à rien. Tiens, c'était une idée d'accroche, ça ! No brain, no gain. Un bon gros rythme bien martelé, pour casser le chaos ternaire auquel il pensait pour le reste de la chanson. C'était ballot de ne pas être auteur lui-même, il se serait fait un plaisir de conclure l'affaire de ses blanches mains. Mais ces petites touches, ces petites idées en l'air, c'était son maximum et il le savait. Lui au moins, dieu merci, il savait quand s'arrêter et quand passer la main. Ok, sauf dans certains domaines ; mais la musique, c'est pas une affaire de cowboys.

"T'en fais pas, on se comprend. Je serais votre représentant, rien de plus ; pas votre capitaine. En gros, si vous avez besoin d'une semaine sur un yacht pour décompresser et vous trouver de nouvelles muses, je trouverai la traduction de ça, la façon de le dire pour que les patrons approuvent."

Maureyn jeta un regard dans le carnet et sourit. The Light, à onze heures du soir, ça se posait là, quand même ! J'ai entendu The Light et je suis entré. Tu parles d'un trip psychédélique... Le petit objet disparut dans sa poche, et quant à lui, il allait lui falloir disparaître en direction de l'une de ces cases noircies sur le planning du jour. Il haussa les épaules d'un air d'excuse, en reculant d'un pas vers la porte, sa grande silhouette s'effaçant comme un pantin de spectacle pour enfants, aussi inoffensive que possible.

"Tu veux mon avis, honnêtement ? Moi, je ne suis pas un artiste. Je ne raisonne pas en termes d'admiration abstraite. Les talents, je les classe comme des spécimen ornithologiques. C'est comme ça que je sais ce qu'il leur faut pour survivre."

Ouais, ça allait réclamer une illustration ; juste comme ça, ce n'était pas très clair. Maureyn indiqua d'un signe du menton la fenêtre par laquelle ils avaient assisté à la petite scène de ménage du jour. On faisait difficilement plus coloré, en termes d'illustration, à moins d'aller taper dans les jaquettes de disques qui prenaient forme dans l'esprit de charmants cinglés, dans les étages du bâtiment.

"La petite perruche que je viens de larguer, il lui fallait une cage, vous, il vous faut de l'espace, et vous irez très haut. Voilà ce que j'entends, dans votre dernier album. J'espère que ça te va !"

A lui, et au reste de la petite famille, d'ailleurs. Il faudrait les croiser aussi, les loustics, d'ici la grosse fiesta de jeudi soir. Maureyn tenait à les croiser séparément, ne serait-ce que quelques minutes, afin de se faire une opinion de chaque caractère, de repérer les faibles au besoin. L'instinct du prédateur, et aussi, il ne voulait pas que sa réaction du premier regard, la moins facile à dissimuler, ait lieu en public, devant le reste de la smala. S'il n'aimait pas quelqu'un, surtout, le trouvait un peu limité, il ne voulait pas que le copain un peu plus malin à côté s'en aperçoive et s'en vexe à sa place. Ces artistes, c'étaient des êtres de passions, après tout ; c'est bien pour ça qu'on les payait.
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MessageSujet: Re: Thrill me, Michael {PV The Lighter}[Terminé]   Sam 1 Nov - 11:54

Le manager avait compris ce que je voulais et j’avais compris ce qu’il voulait. A partir de là, on pouvait faire de grandes choses ensemble. L’appellation « représentant » me convenait, il serait l’intermédiaire entre nous et les gros partons de MTI. Mais il serait aussi un bon conseillé dans toutes les matières qui ne sont pas purement musicale. Et c’est exactement ça que j’attends d’un manager et ça que Lenny est incapable de faire. Lenny faisait plus office de baby-sitter qu’autre chose. Mon sourire montrait toute ma satisfaction.

-Ta façon de voir me parait juste ! On va bien s’entendre !

Du moins c’est l’impression que j’avais. Et maintenant, notre rendez-vous était pris. Je l’avais noté dans le petit carnet de Maureyn. J’eu une dernière fois le temps de regarder ma belle écriture toute en majuscule avant que le manager ne referme et range son carnet dans sa poche. Il recula ensuite vers la porte. Vu comme son carnet était remplis ça m’étonnerai pas qu’il doive se rendre à l’un de ses quelconque rendez-vous. Moi, je restais au même endroit toujours appuyé contre le mur.

Puis vint ça façon de classer les artistes. Et, à vrai dire, c’était plutôt spécial comme classement. Si bien qu’un de mes sourcils se leva en signe de perplexité. Où voulait-il en venir avec une telle image. Moi des artistes ça se classait par attitude, par style de musique, par son tout simplement. Mais lui avait une vision très particulière de la chose. Une vision propre à sa fonction de manager. Et en parlant il montra la fenêtre en dessous de laquelle Ziggy avait commis un méfait. Sans m’en rendre compte, j’avais tourné automatiquement la tête vers la fenêtre avant de poser à nouveau mon regard sur Maureyn.

Et sa vision de la chose lui vint à penser qu’on avait besoin d’espace et qu’on peut aller encore plus haut. C’était ça se qu’il avait entendu dans notre dernier album. Et mon sourire s’élargit. Parce qu’il avait répondu à ma question comme personne ne l’avait encore jamais fait. Il ne m’avait pas dit « c’est cool, j’adore », ou bien « c’était pas mal, mais avec moi comme manager ce sera encore mieux ». Non, il avait encore une fois réfléchis comme un bon manager, c’est-à-dire qu’il avait entendu dans notre album nos besoins, notre manière optimale de s’exprimer.

-T’as raison. Ce n’est pas en enfermant un lion qu’il fera un meilleur spectacle. The Lightening a besoin d’espace et de temps !

Je ne savais pas, en fin de compte, s’il avait vraiment aimé mon album. Mais sa réponse m’avait satisfaite même si dans un coin de mon cerveau je gardais en mémoire que Maureyn était fort pour éluder les questions.

-Comme je vois, t’as sûrement un rendez-vous. Je ne vais pas te retenir alors.

Je souriais toujours. Je n’allais pas sortir de la pièce avant qu’il ne le fasse parce que moi, j’avais toujours le temps.



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MessageSujet: Re: Thrill me, Michael {PV The Lighter}[Terminé]   Lun 3 Nov - 15:52

Sur le seuil, Maureyn fit un demi-tour contrôlé et s'immobilisa. Les choses étaient claires, autant qu'elles peuvent l'être lorsqu'on fait des plans sur la comète. Néanmoins, il prit son courage à deux mains et revint tendre l'une d'entre elles pour un salut en bonne et dûe forme, sceller le deal, en quelque sorte. Il n'ajouta rien, concernant son rendez-vous ; pour le moment, ils avaient encore chacun leur vie privée. Peut-être que ça changerait, avec le temps. Mais pour l'heure, il tenait à en profiter. En revanche, il ajouta quand même cette petite pointe d'insistance, avant d'oublier définitivement la miss Shakespeare et ses grands chevaux :

"Mec, faudra me faire ça, je te jure. Une chanson de type "rupture" sur une sale gosse qui claque la porte d'une maison de disque. Tu peux peindre ça comme tu veux. Sexy, violent, comique, tragique, tout à la fois... Mais je te promets un carton si tu mets tes tripes dans ce concept. La fille du groupe qui aime le rock parce qu'elle croit être née star, celle-là, peut-être qu'elle n'aimera pas. Mais tous ses potes, toute sa famille, tous ses profs, tous ses petits frères et soeurs, tous ses exs... vont adorer. Mon vieux, tu vas réunir les générations."

Le jeune homme d'affaires avait cette expression triomphante du chasseur de fric qui voit se profiler sur l'horizon une grosse montagne de billets verts. Il avait le sourire mais il ne plaisantait pas. Leur premier contact s'étant relativement bien passé, il s'enhardit à mettre la tête dans la gueule du lion : certes, le monsieur était indépendant, il n'aimait pas qu'on le conseille, mais ayant un conseil assez détaillé à lui donner, Maureyn irait jusqu'au bout. Quelque chose lui disait qu'un manager qui a peur de ses stars n'était pas non plus le style de personne qui pourrait faire du bon travail avec ces têtes brûlées.

"Et j'aurais une idée d'accroche, si ça te plaît, bien sûr : No brain, no gain ; no flame, no fame. Si tu peux caler ça quelque part, ça sonne bien, et "No brain" serait le genre de titre auquel les jeunes s'identifieraient sans problème. Mais là, on entre dans ton territoire. Je préfère te laisser le dernier mot."

Au sens littéral, comme au figuré. Cette fois, il s'éloigna pour de bon. Maureyn n'aimait pas consulter sa montre devant quelqu'un, il trouvait ça légèrement impoli et ça le plaçait dans une situation d'infériorité si la personne en face avait mieux gardé sa contenance, ou mieux calculé son temps, et n'avait pas eu besoin de recourir à la technologie pour se repérer. Or, dans ce type d'entretien davantage que tout autre, il tenait à maintenir au moins une relation d'égalité. Il attendit donc d'avoir regagné le couloir pour vérifier combien de temps il lui restait avant la prochaine rencontre ; sachant qu'il irait en taxi. Sa moto avait besoin d'une nouvelle coupe, avant qu'il se risque à nouveau à l'utiliser pour une occasion importante.
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MessageSujet: Re: Thrill me, Michael {PV The Lighter}[Terminé]   Sam 8 Nov - 12:26

Alors que j’avais l’intention de libérer Maureyn. Il revint vers moi et me tendit la main. J’hésitais deux secondes parce que serrer la main c’était comme un signe de pacte… Comme si je signais mon nom en bas d’un page. En gros, c’était comme si je m’engageais. Mais après ce bref moment d’hésitation je finis tout de même par serrer la main du manager.

Mais Maureyn n’en avais pas complètement fini. Une fois le pacte scellé, il revint à la charge sur son histoire de tube. Il le voulait, il voulait une chanson qui parlait d’une « rupture ». Il croyait fermement que le concept allait marcher. Et moi, je voyais un peu ça comme un examen d’entrée. Comme un test auquel Maureyn me soumettait. Il cherchait le fric, ça se voyait dans son regard. Et, sur le coup, j’eu cette petite musique dans ma tête qui disait « And did they tell you the name of the game, boy ? We call it Riding the Gravy Train ». Ces paroles chantées par Pink Floyd quelques années auparavant et qui dépeignait le côté pervers des managers.

Mais d’un bref secouement de tête, je chassais toutes ses idées négatives. Et Maureyn continua de m’expliquer son concept en y ajoutant quelques paroles en guise d’accroche. C’est vrai que ça pourrait marcher, mais serais-je capable d’écrire un truc que je n’ai pas vécu ? Jamais je n’avais fait ça…

-C’est d’accord. Je verrais ce que je peux faire avec ça.

Et Maureyn s’éloigna pour de bon et je me retrouvai seul dans la pièce. Qu’est-ce qui m’avait pris d’accepter un concept qui n’était pas en accord avec ma façon de travailler ? Ma fascination pour ce manager allait-elle jusque-là ? Si c’était le cas, c’était que je me ramollissais vraiment… Parfois, j’avais l’impression de ressembler à ma mère dans certaines de mes réactions, ce qui n’était pas pour me plaire. Ou bien j’avais simplement accepté parce que j’en avais réellement marre de Lenny et que je ferais n’importe quoi pour que quelqu’un prenne sa place rapidement… Quel que soit la réponse, les deux prouvais ma fatigue et le lâché prise que je vivais actuellement.

Soit, il fallait maintenant que j’en parle à Cash et aux autres… Et ça, ça n’allait pas améliorer mon taux d’angoisse. Que va dire mon guitariste quand il apprendra cette histoire de rendez-vous ? A mon avis, le connaissant, rien de bon…

Je soupirais avant de sortir de la pièce à mon tour. Après tant d’émotion je n’avais plus qu’une seule chose à faire : aller dormir…



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