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 Now It's Time To Leave The Capsule If You Dare [PV Billy][TERMINE]

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Liam Taylor
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MessageSujet: Now It's Time To Leave The Capsule If You Dare [PV Billy][TERMINE]   Now It's Time To Leave The Capsule If You Dare [PV Billy][TERMINE] I_icon_minitimeVen 27 Mar - 20:56

Now It's Time To Leave The Capsule If You Dare
ft. Billy Lighter




Billy s'était endormi dans la voiture en revenant du Crazy Ginger où on avait finalement passé une bonne partie de la nuit. Le chanteur avait passé le temps avec trois autres roadies de chez MTI et moi. Et il s'était bien amusé, m'avait-il semblé. Moi aussi, mais j'étais resté tout le temps attentif à ce qu'Axel Moriarty ne ramène pas sa tronche dans le bar.

Et il m'avait hanté toute la soirée, même s'il n'avait pas reparut. Parce qu'il y avait ce putain de deal. Ce deal dont je devais parler à Billy. Que le chanteur refuse n'était pas le problème. Enfin, ce n'était pas ce qui me faisait peur en tout cas. L'affaire serait réglée, point final.

Pas avec Billy. Parce que même s'il décidait de refuser, il se poserait un millier de questions. Et ça lui ferait physiquement mal. Sans que je puisse l'expliquer. Et sans que je puisse l'aider non plus.

Le problème, c'était qu'Axel était aussi, voir plus dangereux pour le chanteur, que Billy lui-même. Alors, je préférais encore tenter de préparer Billy à une éventuelle interview avec le journaliste de Guitar&Pen.

Comme Billy dormait, j'allumai la radio, histoire d'essayer de calmer mon stress. La voix de David Bowie, à un volume raisonnable pour ne pas réveiller Billy, résonna dans l'habitacle de la Ford. Rien de tel pour remonter les routes sinueuses qui menaient aux falaises à pic de Malibu.

J'avais légèrement trop bu, sans être complètement bourré. Mais assez pour devoir faire un effort afin de bien voir la route dans le noir... J'aurais moins bu si je n'avais pas eu dans la tête le fait que je devais parler d'Axel à Billy.

La villa immaculée, plongée dans la pénombre, hormis les éclairages artificiels qui avaient été installés par le chanteur, fut bientôt en vue. Et Billy n'avait pas bougé. Il dormait paisiblement et j'avais du mal à imaginer qu'il en était capable.

Je me stationnai dans la cour et une fois le moteur éteint, le seul bruit qu'on entendait fut celui du moteur électrique de la grille qui se refermait. Ça y était, nous étions en sécurité, dans un bunker. Le monde de Lighter. Un monde dans lequel j'avais, en quelque sorte, été adopté. Comme tant d'autres, comme tous les roadies, comme, j'aimais à le croire, les musiciens de The Lightening eux-mêmes, j'étais un des frères de Billy Lighter, à défaut pour le chanteur de n'être pas assez vieux pour être notre père à tous... C'était Abel qui m'avait ouvert les yeux là-dessus. « Billy Lighter a ses défauts, ses sautes d'humeurs... » avait dit mon ami... « Mais si un jour tu as besoin de lui, tu peux être sûr que Billy sera là. ».

Et ça rattrapait plus que bien les retards, les faiblesses, les pleurs du chanteur... J'en étais convaincu.

Mais aujourd'hui, c'était à moi d'essayer de l'aider.

Doucement, je secouai le rouquin par l'épaule. J'aurais pu aisément le porter, il ne pesait pas lourd. Mais pour moi, ça aurait été humiliant pour un gars de se faire porter dans son lit par un autre gars. Même si, à mes yeux, Billy était parfois un enfant, ou un petit frère qui n'aurait pas encore atteint tout à fait les 10 ans.

-Bill... Billy... Réveille-toi.

Je ne parlais pas trop fort, ne criais pas pour ne pas l'effrayer. Billy avait assez avec ses propres démons pour que je m'amuse à le prendre par surprise. Et on en partageait au moins un, de démon : Axel Moriarty.

Billy émergea doucement, ouvrant vaguement les yeux, les refermant. L’obscurité ternissait ses yeux bleus verts et, recroquevillé sur le siège de la Ford, il avait vraiment l'air d'un gosse. Limite s'il me donnait pas l'instinct paternel, si toutefois ça existait... A moins que ce ne soit propre à moi-même...

Je sortis de la voiture et allai lui ouvrir la portière. Je savais qu'il lui faudrait encore un petit moment avant de pouvoir se lever. Et l'air un peu plus fais allait l'y aider... Je jetai, comme par réflexe, un regard à la grille. Personne... Ben ouais... On était au milieu de nulle part, aussi... Et la maison la plus proche devait elle aussi être une villa dans laquelle se cloîtrait une autre star...

-Allez,  Billy, tu seras mieux dans ton lit, non ?

Tant que Billy ne serait pas au lit, je devrais rester ici... Voire même tant qu'il ne serait pas endormi. Mais ce n'était pas grave. Ce n'était pas comme si quelqu'un m'attendait à la maison. A la limite, je me demandais si Billy ne serait pas même heureux si je lui demandais à vivre dans sa villa. Lui bénéficierait d'une protection 24/7 et moi, je n'aurais plus à payer le loyer d'un appartement où je ne passais que quelques heures.

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MessageSujet: Re: Now It's Time To Leave The Capsule If You Dare [PV Billy][TERMINE]   Now It's Time To Leave The Capsule If You Dare [PV Billy][TERMINE] I_icon_minitimeSam 28 Mar - 16:08

Now It's Time To Leave The Capsule If You Dare
ft. Liam Taylor



Soleil ardent et silence. Installé dans un jardin verdoyant, protégé par les remparts hauts et blanc. Une créature passe devant moi. Jolie, au rire cristallin. Une âme bienveillante veille sur moi. Et je veille sur elle, sans m’arrêter, en persévérant tout le temps. Parce que j’ai besoin d’elle.

I love you badly,
Just in time, at times, I guess
Because of you I need to rest
Because it's you
That sets the test


Les remparts semblent se désagréger. Lentement, très lentement. Comme à chaque fois. Je le regarde tranquillement. Parce que c’est toujours comme ça. Et l’âme bienveillante s’enfuis. Et j’ai le temps de penser que c’était mieux avant… Quand il n’y avait personne dernière ces remparts. Quand rien ne comptait hormis la réussite.

So much has gone
And little is new


Derrière, ceux qui m’ont donné le pouvoir. Ils me regardent telles des ombres sans âme. Des ombres au regard vide. Je ne prends pas peur. Je ne fuis pas. Parce qu’il n’y a pas d’émotion extrême dans ces rêves-ci… Parce qu’ils m’ont vidé… Eux tous…

I gave Them life
I gave Them all
They drained my very soul


Et pourtant je leur ai tout donné. Des paroles pour tenir, une attitude pour vaincre. Et en échange qu’ai-je reçu ? Le droit d’être reclus derrière ses remparts. Le droit de le fuir… Le droit de mourir.

Et le soleil brille toujours. Et je brille toujours. Et je les entends dire, doucement :

« We used him
We let him use his powers
We let him fill Our needs
Now We are strong »


Je ne me lève pas. Je les laisse parlé. Vide m’émotion, j’encaisse. Peu à peu, ils disparaissent. Les uns après les autres. Ils n’ont plus rien n’à dire. Ils n’ont jamais eu  rien n’à dire.

And the road is coming to its end
Now the damned have no time to make amends


Je souris. Je ferme les yeux. Le silence à nouveau. Ne rien ressentir, c’est tellement beau. Tellement apaisant. Tellement… Faux…

-Allez Billy, tu seras mieux dans ton lit, non ?

Je sens le froid remplacer le soleil. D’un coup je frissonne. J’ouvre les yeux. Il fait nuit, Liam est là. D’un coup, le flot d’émotion revint. Comme un coup de poignard. Moriarty, le bar, les roadies, la musique, la soirée. Je me sentais vivre, parce que rien d’autre que la douleur ne peut vous faire sentir ça.

I Want to Live


J’étais recroquevillé sur le siège émergeant peu à peu. Le froid ambiant me donnait une petite idée sur l’heure qu’il était. Je gémis un peu protestant contre l’idée de me lever de ce siège. Mon lit était bien plus confortable mais il me semblait tellement loin.

-Je veux rester ici!


Ma voix grave dénotait avec cette réflexion infantile. Mais plus j’émergeais plus je trouvais ma position extrêmement inconfortable.

-Bon d’accord. Viens avec moi!

Je m’étirais doucement avant de sortir de la voiture. Une fois dehors je marchais tranquillement vers ma villa suivit de Liam. Ce n’est qu’une fois derrière les murs protecteurs de ma demeure que je me retournais vers Liam.

-Liam… Merci pour ce que tu as fait tantôt. J’allais le tuer…

Je parlais bien sûr de Moriarty. Et je savais que j’en aurais été capable. Je souris à Liam m’essayant sur l’escalier qui menait à l’étage ou se trouvait ma chambre. Je n’avais plus envie de dormir. Comme si l’heure était passée. Comme si je devais d’abord parler à Liam. Il me semblait perturbé. Comme si il voulait me dire quelque chose. Ou bien est-ce que c’était moi qui devais parler ? Parfois la frontière entre mes sentiments et ceux des autres étaient floue. Comme si je projetais mes sentiments sur autrui. Parce que souffrir seul n’avait jamais été une option.

Lyrics from Cygnet Committee by David Bowie
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MessageSujet: Re: Now It's Time To Leave The Capsule If You Dare [PV Billy][TERMINE]   Now It's Time To Leave The Capsule If You Dare [PV Billy][TERMINE] I_icon_minitimeMar 31 Mar - 15:38

Now It's Time To Leave The Capsule If You Dare
ft. Billy Lighter


Si la voix de Bill n'avait pas été si grave, j'aurais pu réellement croire que c'était un gamin perd que je ramenais chez lui. Et cela ne tenait pas qu'à ses courtes protestations. Il semblait si petit, recroquevillé sur le siège de la voiture, si fragile. Un enfant qui a peur. Un enfant que je peinais à aider, même si je faisais de mon mieux, parce que les monstres sous son lit étaient bien trop puissants. Et invisibles pour moi. Pourtant, ils étaient bel et bien là. Je les sentais.

J'attendis simplement, appuyé sur la portière de la voiture, que Billy décide lui-même de quitter le véhicule. Je ne devais pas le brusquer. Ce serait pire que mieux. Et là, il risquait bien de décider de dormir dans la voiture. Il ne fallait pas croire ! Rome ne s'était pas fait en un jour et mon apprentissage du fonctionnement de Billy Lighter non plus. J'avais fait des erreurs, au tout début. J'avais passé de nuits blanches à essayer de décider Billy à sortir d'une voiture. J'avais failli arriver trop tard plusieurs fois, alors qu'il prenait un peu trop de médocs.



J'avais appris. J'avais appris à patienter, j'avais appris à compter en parlant, j'avais appris à écouter des mots qui n'étaient jamais prononcés, j'avais appris à côtoyer la peur. Pas la mienne, celle de Billy. Une peur permanente, pesante, épuisante... Et contagieuse.

Et aujourd'hui, je sentais que j'allais encore apprendre. Même si je ne savais pas encore quelle allait être la leçon du jour.

I wish I was smarter
I got so lost on the shore
I wish I was taller
Things really matter to me


Billy se décida finalement à sortir de la Ford, frissonnant et m'ordonnant de le suivre. Je fermais la portière derrière lui et verrouillait celle-ci à l'aide de ma clé. Billy avait déteint sur moi avec le temps : même avec les remparts qui nous entouraient, la grille et les alarmes, je verrouillais la bagnole...

Billy se dirigea, sans courir, mais d'un pas décidé, vers l'entrée de la villa. Une villa magnifique qui m'avait fait rêver au début, jusqu'à ce que je comprenne qu'il s'agissait plus d'un bunker, ouvert à peu de personnes, que d'un endroit de plaisir. Et ça, j'étais persuadé que Cash le sentais : il ne venait presque jamais ici. Pour lui, ce devait être l'équivalent d'une cage.

But I put my face in tomorrow
I believe we're not alone
I believe in Beatles
I believe my little soul has grown
And I'm still so afraid


Nous entrâmes et je fermai la porte derrière nous, m'appuyant dessus comme si je voulais que personne n'entre, comme si je nous sentais poursuivis. Et on l'étais, d'une certaine façon, par l'ombre de Moriarty. L'ombre des ailes de ce grand vautour planait sur nous. Et le pire, c'était que j'allais lui livrer mon ami...

Yes, I'm still so afraid
Yeah, I'm still so afraid on my own
On my own


Appuyé sur la seule porte qui nous séparait du reste du monde, je levai des yeux surpris sur le chanteur de The Lightening. Billy qui m'avouait qu'il aurait bien tué Moriarty. Et il n'était pas le seul. Si j'avais eu un tant soit peu de goût pour la violence, Axel s'en serait sortit avec bien plus qu'un mal de dos.

Billy me remerciait, aussi. Merde... Ça allait me rendre la tâche encore plus difficile. Et pourtant, il fallait que je le lui fasse comprendre que la meilleure solution consistait à affronter le monstre sous son lit. Ce qui revenait à peu prêt à demander à un gosse de 6 ans de passer la nuit dans son placard afin de lui faire comprendre qu'il n'y avait bel et bien personne là-dedans... Efficace, mais d'une cruauté sans borne à mes yeux.

Je haussai les épaules, me décollai doucement de la porte comme pour être sûr que rien n'allait pousser pour l'ouvrir de l'autre côté et vint m'asseoir à côté de lui, sur l'escalier. Combien de conversations avions-nous eu sur cet escalier ? Combien de questions existentielles y avait été posées ?

What made my life so wonderful?
What made me feel so bad?


-Je déteste ce mec, moi aussi...

Et pas seulement parce qu'il collait Billy. Parce qu'il représentait une bonne partie de ce que je considérais comme défaillant dans notre beau pays qu'étaient les USA.

I used to wake up the ocean
I used to walk on clouds
If I put faith in medication
If I can smile a crooked smile
If I can talk on television
If I can walk an empty mile


Je croisai mes doigts et posai mes coudes sur mes genoux. Et soupirai, essayant d'évacuer mon stress. Comme à un enfant, je devais lui raconter une histoire, pour lui faire comprendre. Une histoire avec une morale à la fin. Et, dans ce cas-ci, une solution.

-Dans l'Eastside, quand j'étais gosse, il y avait une décharge où on avait mis des dobermans pour ne pas que les gens viennent y piquer des trucs... Axel me fait penser à un de ces dobermans... On savait pas s'approcher à moins de 10 mètres de la grille sans qu'il rapplique en aboyant et en montrant les crocs.

Ce que je n'avais jamais compris, en fait... Parce qu'une décharge, c'était bien là qu'on mettait tous les trucs que personne ne voulait plus ? Alors pourquoi tout le monde pourrait pas venir s'y servir ? Soit...

Je regardai Billy et eu un pauvre sourire...

-Et un jour, en jouant avec d'autres gosses, on a perdu notre ballon de l'autre côté de la grille... Le seul ballon qu'on avait...

Then I won't feel afraid
No, I won't feel afraid
I won't be Be afraid
Anymore
Anymore
Anymore


Lyrics from « Afraid » by David Bowie

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MessageSujet: Re: Now It's Time To Leave The Capsule If You Dare [PV Billy][TERMINE]   Now It's Time To Leave The Capsule If You Dare [PV Billy][TERMINE] I_icon_minitimeDim 5 Avr - 0:25

Now It's Time To Leave The Capsule If You Dare
ft. Liam Taylor





L’escalier me semblait être l’endroit le plus confortable au monde. Je regardais Liam. Il était contre la porte d’entrée. Il empêchait les démons dehors de s’immiscer dans mon lieu de paix. Un moment, j’eu comme un éclaire de lucidité. Les démons, Liam, ils ne sont pas dehors…

Je secouais la tête pour oublier ce bref moment avant d’entendre Liam réagir à mon envie de meurtre. Lui aussi détestais Moriarty. C’était notre démon commun. En chair et en os. Bien réel. Un démon de plus… Et une raison de plus de ne pas sortir de cette villa au mur si sécurisant.

Entre temps, Liam m’avait rejoint sur l’escalier. Je me collais contre le mur, recroquevillé sur moi-même. Je voulais le mort d’un homme… Pendant un bref moment je l’avais voulu. Est-ce que cela me rendait pire que lui ?

J’en tremblais un court instant alors que Liam commença à parler. Instantanément, tout mon esprit fut envahi par ses paroles. Par son histoire qui débuta. Je regardais mon garde du corps. Une décharge, des dobermans, la métaphore d’Axel. Des dobermans pour garder des vieux objets que plus personne ne voulais. Le monde était parfois bien plus étrange que je ne l’étais. Le monde jugeais mais ne se jugeais jamais. Mais où allait nous mener cette histoire ? Les dobermans en seraient-ils les héros ? Allait-il montrer au monde la triste vérité. Que les gentils ne gagnent, en fin de compte, jamais. Ou bien, simplement, que les méchants gagnent toujours ?

Je regardais Liam avec les yeux grands ouvert, prêt à accueillir la suite. A découvrir où ses dobermans allaient nous mener. Et Liam continua. Il faisait partie de cette histoire. Le petit Liam qui avait perdu son ballon. D’un seul coup, l’image du petit Liam me ramena à mon enfance. A mon ballon à moi. Celui avec lequel je jouais dans mon jardin. A ma mère qui fais la vaisselle. Je pouvais la voir par la fenêtre s’affairer à la tâche sans un seul regard pour moi, sans un seul sourire. Alors que moi, je ne cessais de la regarder espérant que se yeux s’ouvre sur moi.

Liam c’était arrêté devant la grille de la décharge. Je ne voyais plus l’intérieur de ma villa, je voyais le petit Liam devant cette grille. Son ballon de l’autre côté, se pote déçu et tremblant de peur et de grand dobermans aux crocs féroces rôdant pas loin. J’imaginais le pire. Un mioche mutilé, le ballon perdu à jamais. Un ballon bien plus important que tout ce qui composait la décharge. J’imaginais le pire parce que les histoires réelles, elles ne finissaient jamais bien. Combien de fois à l’école ne m’avait-on pas conté de belles histoires, avec la si belle formule : « Ils vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfant » ? Et combien de fois j’y avais cru pour ensuite me retrouver dans le placard sous l’escalier à oublier les cris de douleur de ma mère et les éclats de colère de mon père ? Je fixai Liam, mon cœur battait au rythme de son histoire.

-Les dobermans ont gagné ? C’est ça ?


Je disais ça d’une voix rauque avec des intonations d’enfants. Comme si pour moi il était impossible d’y avoir une fin heureuse. Comme si, inconsciemment je voyais Moriarty comme quelqu’un d’imbattable. Comme si le fait même de l’approcher pouvait m’endommager autant physiquement que mentalement. J’avais perdu d’avance…
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MessageSujet: Re: Now It's Time To Leave The Capsule If You Dare [PV Billy][TERMINE]   Now It's Time To Leave The Capsule If You Dare [PV Billy][TERMINE] I_icon_minitimeDim 5 Avr - 12:13

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Assis sur l'escalier, je racontais mon histoire à Billy. Une histoire vraies, faite de souvenirs qui commençaient à s'écorner sur les bords. J'avais 32 ans, et je commençais à me rendre compte que tout ça remontait à bien loin. Plus de 20 ans, maintenant. Et pourtant, ça avait passé si vite ! Une chose, dans ce souvenir que je racontais à Billy, restait très nette dans ma tête : mes sentiments au moment où le ballon avait passé la grille... De la peur, mêlée de tristesse et de désespoir.

L'un de nous s'était mis à pleurer. C'était son père qui lui avait offert ce ballon pour ses 8 ans. Et là d'où je venais, on avait des valeurs. On transformait tout en or. Et un tel cadeau était de l'or pur, de par le geste de son père. C'étaient des petites choses qui, pour nous, prenaient une importance monumentale.

Billy m'écoutait, recroquevillé sur l'escalier. Combien de fois j'avais raconté des histoires à mes frères ? Si nous avions été encore tout deux des enfants, j'aurais entouré ses épaules d'un bras protecteur. Mais nous n'étions plus des enfants. Enfin... Pas moi... Et Billy devait apprendre à vivre dans ce monde trop complexe, trop malveillant, pour le gosse qu'il était resté à l'intérieur.

Je souris quand il demanda si les dobermans avaient gagné. Je le regardai et me retrouvai incapable de me rappeler quel âge avait le chanteur. Si quelqu'un m'avait posé la question à l'instant, j'aurais répondu 4 ans sans hésiter.

Je secouai négativement la tête. Les dobermans n'avaient pas gagné.

-Non Billy... Non...

Mon sourire s'allongea alors que les image me revenaient en tête.

-On est resté un moment à bonne distance de la grille, à râler, à avoir peur, à être triste... Mais aucun de nous ne pensait à se résigner.

Surtout pas le petit qui pleurait. Mais je ne précisai pas ce fait à Billy. Ça peut sembler con aux yeux du commun des mortels mais j'avais appris à comprendre que pour Billy, ce genre de concept était beaucoup trop triste, beaucoup trop lourd pour son système émotionnel.

-Alors, mon pote Nick a eu une idée. C'était un crac, le Nick. Tout petit, les cheveux de la même couleur que les tien.

Un petit mensonge, tout petit, juste sur la couleur de cheveux. Je voulais que Billy puisse s'identifier à cette histoire. Cela rendrait tout le reste plus facile. Nick avait été blond et bouclé, en vrai, et il avait des yeux bleus comme j'en avais rarement vus !

-Il nous a fait rentrer à sa maison après nous avoir convaincus que les dobermans ne feraient rien au ballon pendant notre absence. Une fois chez lui, on est allés trouvé sa mère et on lui a demandé si elle avait pas des os, des restes de bouffe, juste pour aller nourrir un pauvre chien errant. Elle nous a filé le peu qu'elle avait, et on est retourné à la décharge.

La mère de Nick avait été un ange, pour le coup. C'était pas vraiment le genre à poser des questions. Heureusement, sinon, le pauvre Nick aurait pas pu mettre le tiers du quart de ses plans en place.

-D'autres gamins avaient déjà du avoir le même problème que nous, parce qu'on savait qu'une pseudo porte avait été découpée à la pince coupante dans la grille et refermée à l'aide de colsons. Quand les dobermans sont arrivés, on leur a balancé le sac de bouffe. Et comme j'étais celui qui courait le plus vite, c'est moi qui suis entré pour aller rechercher le ballon puis ressortir.

Je me tournai vers Billy, souriant et fier, encore aujourd'hui, du petit exploit que j'avais accompli. C'était une simple histoire de diversion, en fait. Filer à bouffer au méchant chier pour pouvoir être tranquille...

-J'ai été accueilli en triomphe par mes potes. Les chiens, eux, ils ont même rien vu.

Je posai ma main sur l'épaule du chanteur, pour lui signaler que ce que j'allais dire maintenant était le plus important.

-C'est ce qu'on devrait faire avec Moriarty. Lui filer un os à ronger...

Je croisais les doigts pour qu'expliqué comme ça, l'idée passe auprès de Billy.
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MessageSujet: Re: Now It's Time To Leave The Capsule If You Dare [PV Billy][TERMINE]   Now It's Time To Leave The Capsule If You Dare [PV Billy][TERMINE] I_icon_minitimeDim 5 Avr - 20:17

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L’histoire de Liam prenait plusieurs dimensions dans ma tête. D’abord, le souvenir de moi petit. Le souvenir de mes amis peu nombreux, de ma mère absente et de mon père tyrannique. Des souvenirs qui me poussaient à déclarer que les dobermans avaient certainement gagné. Que c’était ainsi et pas autrement. Ensuite, son histoire prenait la dimension que me servait Liam. Son histoire, son souvenir et ses amis. Une histoire dont je ne connaissais pas la fin. Remplie de suspens et de rebondissement. Inconsciemment je sentais le désespoir que devait ressentir Liam et ses amis. Qu’aurais-je fais si mon seul jouet s’avérait être de l’autre côté d’un mur de grillage gardée par des créatures effrayante. Aurais-je pleuré ? Aurais-je tenté le diable ? Aurais-je tout simplement fuis ?

La suite m’étonna si bien que j’entrouvris la bouche et que mes yeux étaient écarquillés d’étonnement. « Non Billy… Non… ». C’était ce qu’il avait dit. L’histoire, si réelle, était-elle la seule qui finissait bien ? Le doberman perdait à la fin… Les dobermans n’avaient pas le dernier mot. Je regardais intensément Liam essayant de comprendre. Il souriait en me contant ce souvenir. Il continua. Il racontait avoir râlé, avoir été triste. Je pouvais comprendre tous ces sentiments. A leur place, j’aurais pleuré toutes les larmes de mon corps. A leur place j’aurais craqué.


A l’histoire de Liam, il y avait un héros. Un gamin nommé Nick. Un petit roux. Automatiquement je me le représentais. Petit gamin de la basse classe aux yeux bleu-vert. Les habits trop petits pour lui, des lunettes qui lui donnaient un air trop sérieux. Un sourire angélique. Ma réplique. Et il avait eu une idée. Une idée pour battre les dobermans.

We can beat them, just for one day
We can be Heroes, just for one day


Je me revoyais en Nick. Nick qui avait ramené ses amis chez lui pour demander des restes de nourritures et des vieux os à sa mère. Mais ma mère, était-elle comme celle de Nick ? M’aurait-elle donné la clé pour battre les dobermans ? Nick avait-il eu la mère que je n’avais pas eu ? Quoi qu’il en soit, sa mère avait assouvis sa demande. Et je savais au combien c’était important. Parce que les restes de nourritures étaient tout pour les gens de la basse classe. J’en venais, je savais. Nick avait la meilleure mère du monde. Mes yeux étaient mouillés d’émotion. L’histoire aurait pu sembler banale mais elle me portait à cœur. Parce que je pensais à Nick et à sa mère. Et que je pensais à moi et à la mienne.

Et les gamins étaient maintenant devant la grille mutilée par une tentative précédente. Et Liam et ses amis avaient envoyé la bouffe aux dobermans qui ont renoncé à leur travail pour cette pitance. Un plan simple et efficace. Et Liam fut celui qui alla récupérer le ballon. Lui, Nick, la mère de ce dernier et le courage des autres. Voilà les héros de cette histoire.

And the shame was on the other side
Oh we can beat them, for ever and ever
Then we could be Heroes, just for one day


L’histoire était plus belle que bien d’autres que j’avais entendu jusqu’ici. Je regardais toujours Liam avec ce regard d’enfant intéresser et étonné par tous les rebondissements de ce conte. Il posa sa main sur mon épaule et j’essuyais les pseudos larmes qui essayaient de s’échapper de mon corps.

Et d’un coup on en vint à la morale. Au sens même de cette histoire. Moriarty. Il fallait faire diversion. Il fallait lui donner un os à ronger. Je pris un air pensif. J’étais le Nick de l’histoire, je devais trouver le plan. Trouver la diversion. Je levais le doigt timidement, comme pour me permettre de parler.

-Cash… On peut lui donner Cash…

Ma voix était timide. Cash était plus fort que moi. Il avait les armes pour contrer Moriarty. Mais j’étais Nick, non? Je ne devais pas être lâche. Or, envoyer mon meilleur ami était lâche… Je ne pouvais pas envoyer Cash et me terrer ici en attendant que ça passe. Mais j’avais peur. Et je savais que c’était moi que Moriarty voulait. J’étais l’os. Pas Cash. J’étais l’idée de Nick, je n’étais pas lui.

We're nothing, and nothing will help us
Maybe we're lying, then you better not stay
But we could be safer, just for one day


Mes yeux se mouillèrent à nouveau de larmes.

-Je dois y aller, c’est ça ?

Une voix résignée. C’était là que Liam voulait en venir. Je devais donner à Moriarty ce qu’il voulait. Pour la paix. Pour être enfin en sécurité. Pour ne plus avoir à y penser. Je savais que plus le journaliste attendait plus son interview allait avoir la capacité de me tuer. Mes larmes coulaient maintenant. A cause de l’histoire, à causes des souvenirs trop durs et à cause de la peur.

-Mais… J’ai peur Liam.

Je me rappelais de l’interview avec Amon. Je me rappelais des conséquences que cela avait eues sur mon esprit, sur mes émotions, sur tout. Je savais que, comme Amon, Moriarty n’aurait pas de pitié.

-Je n’y arriverais pas.

Justement parce que je n’étais pas un héros. Je ne l’avais jamais été. Je n’étais qu’un gosse qui a peur.

Lyrics from Heroes by David Bowie
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MessageSujet: Re: Now It's Time To Leave The Capsule If You Dare [PV Billy][TERMINE]   Now It's Time To Leave The Capsule If You Dare [PV Billy][TERMINE] I_icon_minitimeLun 6 Avr - 14:36

Now It's Time To Leave The Capsule If You Dare
ft. Billy Lighter



I'm living in a silent film
Portraying
Himmler's sacred realm
Of dream reality


Malgré toutes mes précautions pour protéger Billy de ce que j'étais pourtant obligé de lui faire comprendre, les yeux du chanteur étaient très vite devenus humides. C'était pour ça que j'avais éviter de préciser que le ballon était un cadeau du père d'un de mes petites potes... Parce que ça aurait encore ajouté une dimension émotionnelle en plus, qui aurait rendu la perte du ballon encore pire pour mon interlocuteur. Et puis, ça aurait embrouillé le message que je voulais faire passer... La morale de l'histoire. Le plan, pour être débarrassés de Moriarty.

Je terminai mon histoire la gorge serrée. Et Billy me fixait de son regard plein de larmes qui semblaient hésiter à tomber. Ce n'était pas mon histoire qui me rendait triste, mais ce que Billy dégageait. Cash m'avait déjà expliquer ce phénomène avec ses mots, au début que je travaillais pour MTI. Je n'y avais pas vraiment cru... Ou plutôt, j'avais cru que ça ne pouvait arriver qu'à Cash... Parce que Cash et Billy étaient comme des siamois qu'on aurait séparés et qui chercheraient désespérément à se réunir, sans pouvoir y arriver.

I'm frightened by the total goal
Drawing to the ragged hole
And I ain't got the power anymore
No I ain't got the power anymore


Mais j'avais eu vite compris, après quelques jours de boulot, que Billy avait ce pouvoir. Ce qu'il ressentait, tout le monde se trouvant dans la même pièce finissait par le ressentir. Et pourtant, Abel m'avait prévenu, lui aussi. Et je n'avais pas voulu le croire non plus. Je ne croyais que ce que j’expérimentais moi-même.

Et niveau expérimentation, j'avais été servi. D'autant que Billy et moi avions un point commun : nous étions révolutionnaires, chacun à notre façon.

J'en arrivai à la fin de mon histoire, à la morale et au plan. Pas besoin de faire un dessin à Billy, il avait compris... Il leva le doigt comme un gosse qui hésite à donner une réponse, même bonne, devant toute la classe. Et mes yeux devinrent humides à leur tour, mais je les frottai direct. Boys don't cry...

I'm sinking in the quicksand
of my thought
And I ain't got the power anymore


Je secouai négativement la tête. Moriarty avait été clair. Il ne voulait pas se casser les dents sur Cash. C'était une solution trop facile pour nous. Putain ! Et pourtant Dieu sait que Cash se serait amusé, avec Axel.

J'approuvai du chef quand Billy compris qu'il devait y aller. Qu'il n'y avait pas d'autre diversion possible. Et le chanteur m'avoua clairement, sans détour, qu'il avait peur. Il était terrorisé, vraiment, et ça se voyait. C'était même palpable. N'y tenant plus, je passai mon bras autour de ses épaules et l'attirai contre moi. Je n'allais pas l'abandonné. Je n'allais pas laisser Moriarty le bouffer.

-Tu n'iras pas tout seul...

Moriarty voulait Billy, mais il n'avait jamais précisé qu'il voulait le voir seul à seul. Et même si ça avait été le cas, Y avait pas moyen. J'étais son garde du corps, non ? Si Billy m'engageait pour lui coller aux basques, ce ne serait pas négociable pour le journaliste.

Don't believe in yourself
Don't deceive with belief
Knowledge comes
with death's release


-Tu y arriveras... Ensemble, on va l'avoir. Et rien n'empêche d'emmener Cash avec nous.

Je regardai dans le vide, vers l'avenir, avec détermination. Billy n'était peut-être pas prêt à affronter Axel. Mais moi, ouais. Et pour Cash, ce ne serait jamais qu'une étoile de plus sur son tableau de bord.

I'm not a prophet
or a stone age man
Just a mortal
with the potential of a superman


-Cash est celui qui est capable d'aller récupérer le ballon.

Et moi ? Qui j'étais, moi, dans l'histoire ?

La réponse me péta à la gueule assez rapidement.

-Moi, je suis la grille. Je ferai barrage entre vous et lui avant et après.

Je pouvais prendre les coups de crocs... J'étais né pour ça.

Je me tournai vers Billy.

-Qu'est-ce que t'en dis ? Les dobermans n'ont pas gagné... Axel ne gagnera pas non plus. Un groupe soudé est toujours plus fort qu'un seul monstre.

C'était la morale de tous les dessins animés pour enfants... Ou presque.

I'm sinking in the quicksand
of my thought
And I ain't got the power anymore


Lyrics from « Quicksand » by David Bowie

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MessageSujet: Re: Now It's Time To Leave The Capsule If You Dare [PV Billy][TERMINE]   Now It's Time To Leave The Capsule If You Dare [PV Billy][TERMINE] I_icon_minitimeLun 6 Avr - 18:34

Now It's Time To Leave The Capsule If You Dare
ft. Liam Taylor


Les alternatives, il n’y en avait pas. Les signes de Liam étaient clairs. Je serais l’appart parce que j’étais ce que cherchait Moriarty. Comme les enfants dans le conte de Liam, il n’y avait que cette solution-là qui soit valable. Pourquoi la vie avait-elle mis ses dobermans devant la grille ? Et pourquoi avait-elle fait naitre des personnes comme Amon Sørensen et Axel Moriarty ? Parce qu’elle était injuste. Avec tout le monde.

J’étais bouffé par la peur. Mon visage se fendait de larmes de terreur. Comme si j’étais jeune et qu’on m’envoyait à la guerre. Qu’on m’envoyait à l’abattoir. Et je le dis à Liam. Je n’avais pas honte de le dire. Quand j’étais petit, je n’avais jamais eu l’occasion de dire à quelqu’un que j’avais peur. Parce que pour survire, il fallait se taire.

Liam mis son bras autour de mon épaule et j’enfuis mon visage contre lui laissant couler silencieusement mes larmes. Je laissais Liam me serrer contre lui. Billy n’aurait pas laissé faire ça. Il aurait repoussé l’aide pour ne pas montrer qu’il était vulnérable. Mais je n’étais pas Billy. Pas plus que je n’étais Nick. Non, j’étais ce gosse dans le placard. Encore une fois. J’étais William Lighter. Le gamin qui a peur. Et Dieu sait o combien de fois j’ai essayé de le renier. De le tuer. De l’enterrer.


The wall-to-wall is calling, it lingers, then you forget
Ohhh, you're a rock 'n' roll suicide
You're too old to lose it, too young to choose it
And the clock waits so patiently on your song


Mais pourrais-je me débarrasser de lui ? Lui qui avait tant souffert et qui souffrait toujours. Ne pourrais-je pas simplement le libérer ? Et affronter le monde avec tout le courage qu’il fallait pour le faire. Non… Je ne pouvais pas y arriver. Pas seul.

« Tu n’iras pas tout seul », disait la voix tremblante de Liam.

Oh no love! You're not alone
You're watching yourself but you're too unfair
You got your head all tangled up but if I could only make you care


Mes yeux fermés par les sanglots s’ouvrir dans le vide. D’un seul coup, je pouvais sentir une puissance supplémentaire. De quoi arrêter complètement les larmes qui s’échappaient de mon corps. Comme Abel me l’avais mainte fois répété, je n’étais pas seul. Et je n’étais pas obligé d’aller voir Moriarty seul. Rien ne personne ne pouvais m’empêcher de prendre mon garde du corps avec. Et pourquoi n’y avais-je pas pensé ? Parce que William avait toujours été seul ? Possible, mais laisse le mourir, Bill. Soit juste, pense aux autres. A ceux qui t’enrouent et qui sont la pour t’aider.

Oh no love! you're not alone
No matter what or who you've been
No matter when or where you've seen
All the knives seem to lacerate your brain
I've had my share, I'll help you with the pain
You're not alone


Et il y avait Cash aussi. Il pouvait venir aussi. Liam m’en donna l’autorisation. Et Cash serait le gamin qui va chercher le ballon et Liam sera la grille. Celle qui protège, celle qui pare les coups. Aisément, je pouvais voir Axel pris au piège. Pris à la gorge. Et avec mes amis, je souffrirais moins.


Just turn on with me and you're not alone
Let's turn on with me and you're not alone
Let's turn on and be not alone
Gimme your hands cause you're wonderful
Oh gimme your hands


J’avais relevé la tête et Liam me regarda. Il disait qu’ainsi Axel ne gagnerait pas. Un groupe plus fort qu’un monste. Je le regardais avec un intense regard.

-Together we stand. Divided we fall.

Dis-je en un souffle. Les paroles que Roger Waters avait écrit 2 ans plus tôt. Tellement vraies. Un maigre sourire s’afficha sur ma figure.

-Oui, on gagnera. Toi, Cash, moi. Axel ne pourra pas y résister.

Je souris un peu plus. Je préviendrais Cash… Mais…

-Tu préviendras Axel, n’est-ce pas ? Tu lui diras nos conditions ?

Je n’osais pas le faire moi-même. Je ne voulais pas lui parler sans être avec Cash et Liam. Je voulais le voir le jour même de l’interview. Pas avant.

Je me levais.

-Je suis fatigué…

Les escaliers me semblaient si nombreux. Comme une montagne. Mon sourire était toujours là.

-Tu resteras ici, ce soir ?

Cette nuit, ce matin… Je ne savais plus vraiment.

Lyrics from Rock N'Roll Suicide by David Bowie
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MessageSujet: Re: Now It's Time To Leave The Capsule If You Dare [PV Billy][TERMINE]   Now It's Time To Leave The Capsule If You Dare [PV Billy][TERMINE] I_icon_minitimeMer 8 Avr - 14:36

Now It's Time To Leave The Capsule If You Dare
ft. Billy Lighter




I forgot what my father said
I forgot what he said
I forgot what my mother said
as we layed upon your bed


Billy s'était blotti contre moi. Mieux valait ça qu'il ne soit parti dans l'humeur totalement inverse et qu'il n'ait commencé à tout casser. En colère, Billy n'était pas du tout réceptif. Mais triste, terrorisé, il devenait une vraie éponge. Et il était alors encore capable d'accepter ce qu'on lui disait, de se laisser guider.

A city full of flowers
a city full of rain
I got seven days to live my life
or seven ways to die

I forgot what my brother said
I forgot what he said
I don't regret anything at all
I remember how he wept


Et putain, je croisais les doigts pour que ça marche et, surtout, pour qu'Axel respecte le deal.

Je sentais que Billy pleurait plus que je ne le voyais. Mon t-shirt était mouillé là où sa tête y était enfouie. Billy était le mec le plus vrai que je connaissais. Et pourtant, ce n'était pas faute qu'il essaye de se contrôler, de jouer les durs, parfois. Mais il ne pouvais rien contre le flot d'émotion dont il était capable.

Mais ses larmes s'arrêtèrent dès que je lui dis qu'il ne serait pas seul. Non, on allait affronter Axel ensemble, comme l'avait fait a bande de gosses avec les dobermans.

On a bridge of violent people
I was small enough to cry
I got seven days to live my life
or seven ways to die


Et la tristesse du chanteur se changea en une forme de détermination. Il prononça une phrase tirée d'une chanson de Pink Floyd. L'album The Wall était l'un des préférés de Billy. Et ce n'était pas étonnant. Ce qui arrivait à Pink au long de l'album, Billy était passé par là. Et son histoire n'était pas encore finie. Au point où nous étions, Billy était toujours enfermé derrière le mur, se protégeant du monde extérieur qui voulait le déchiqueter et sucer jusqu'à la moelle de ses os.

La villa avait des remparts. Le mur imaginaire de Waters, Billy, lui, l'avait construit pour de vrai. Nous n'étions que peu d'élus à pouvoir passer d'un côté à l'autre, à être acceptés par Billy. Ou, tout simplement, à être capable de passer de l'un à l'autre.

Je hochai la tête. Il avait raison. Ensemble, on pouvait affronter Moriarty. Gagner ? Peut-être pas. Les journalistes ont le pouvoir de raconter ce qu'ils veulent si les informations données ne les satisfont pas. Mais on pourrait réduire considérablement les dégâts. Et je ne pouvais pas mentir à Billy.

-Peut-être pas gagner... Tu sais comment les journalistes sont. Mais on aura l'avantage du nombre. Et l'intimidation est parfois suffisante.

J'en savais quelque chose. C'était mon boulot de pouvoir réduire les dégâts et éviter que certaines situations ne partent en couille.

Hold my face before you
still my trembling heart
Seven days to live my life
or seven ways to die


Le sourire de Billy grandissait au fur et à mesure qu'il s'imaginait la scène. En tout cas, moi, ma bataille était gagnée pour ce soir. J'avais obtenu ce que Moriarty voulait sans faire de dégâts. Et, mieux que ça, nous avions même un plan pour prendre le journaliste par surprise.

-Je m'occupe d'Axel, t'inquiète. Lui et moi, on s'adore...

J'envoyai à Billy un sourire ironique. Quelque part, au fond de moi, j'espérais faire diversion, avec le temps. Que nos divergence à Axel et moi finissent, pour le journaliste, par primer sur l’intérêt qu'il portait à Axel. C'était peut-être un peu prétentieux, mais le but était toujours le même : protéger Billy.

-Nos conditions sont non négociables. S'il veut te voir en personne, il ne le fera pas sans quelques chaperons.

Je fis un clin d’œil au chanteur qui se levait. Tout ça devait l'avoir épuisé.

-On pourrait presque même appeler ça une garde personnelle.

Je rigolai. Billy annonça qu'il allait se coucher. Pour ce soir, c'était un victoire, autant pour lui que pour moi. Il me demanda si je resterais à la villa pour ce qui restait de la nuit. Je hochai la tête. Je savais que ce n'était pas juste pour savoir si j'allais dormir ici. Il voulait que je reste.

-Bien sûr, mec... Si il y a le moindre problème, je suis dans le salon... Dors bien.

Et Billy monta. Il savait tout ce qu'il avait besoin de savoir. Il avait affronté tout ce qu'il pouvait affronter pour ces dernières 24 heures... Et c'était bien plus que ce à quoi le commun des mortels était confronter sur si peu de temps. Être une rockstar peut paraître amusant quand on est un ado armé d'une guitare.

Ça l'est beaucoup moins quand on se rend compte qu'au final, on est cerné par des charognards.

The Gods forgot they've made me
so I forgot them to
I listen to the shadows
I play among their graves


Une fois que Billy disparu de mon champ de vision, je me levai et me dirigeait vers le salon. Ce n'était pas la première fois que j'y dormais et je n'allais pas me plaindre. Le canapé était hyper confortable.

Je me couchai dessus... La chaleur de L.A. rendait inutile l'usage d'une couverture. Je fermai les yeux et revins en arrière, à l'histoire que j'avais raconté à Billy. J'avais le ballon dans les mains, celui que je venais de récupérer.

Je le tendis à mon ami, Jake, qui séchait ses larmes. Ses yeux émeraudes croisèrent les miens et ses cheveux roux lui tombait devant...

Et Jake murmura un « merci », avec l'accent de l'Indiana.

J'étais endormi, je rêvais et je prenais conscience que Billy n'était ni le sac de nourriture, ni Nick...

Il était Jake et sa tranquillité était passée de l'autre côté de la barrière.

Cash et moi, on devait la lui ramener.

My heart is never broken
my patience never tried
I got seven days to live my life
or seven ways to die
Seven days to live my life
or seven ways to die


Lyrics from « Seven » by David Bowie.

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