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 The Day After [PV River][TERMINE]

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Axel Moriarty
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MessageSujet: The Day After [PV River][TERMINE]   Jeu 16 Avr - 18:59

The Day After ft. Libre


Les chambres de la villa Ricci, de vraies petites perles de luxe ouvertes à qui veut bien connaitre le célèbre manager de BSC. C’est dans l’un de ces perles que j’ouvris les yeux ce matin, dérangé par la lumière du soleil qui filtrait à travers la fenêtre entrouverte. Je protestais un peu mettant mon bras devant mes yeux, cherchant à me rendormir. Mais en vain, je fini par soupirer toujours allongé torse nu sur mon lit.

Mon corps était meurtri par une soirée de débauche totale. Hier, comme beaucoup de soir, s’était la fête. Des filles partout, de l’alcool qui coulait à flot, de la drogue jusque dehors et, surtout, de la musique dans tous les coins. J’étais un habitué de ces fêtes et de cette villa. J’en profitais souvent pour m’amuser tout en travaillant. Ouais, la villa Ricci était le meilleur endroit pour parler avec les musiciens de L.A. qu’ils soient connu dans tous les Etats-Unis ou non. C’était l’occasion de glaner de futures interviews et de savoir à l’avance les futures dates de concerts dans les clubs du coin. Mais c’était aussi l’occasion de pouvoir m’adonner à tous mes vices.

Mais ce que je détestais, c’était le lendemain. Hormis la gueule le bois souvent présente, il m’arrivait parfois de ne plus me rappeler de ce que j’avais fait le veille. Et aujourd’hui était l’un de ces jours. Je me rappelle juste du début de la fête, de moi causant avec des jeunes musiciens à peine connu et puis plus rien. Je ne me rappelais plus avec qui j’avais parlé, ni ce que j’avais fait. Et ça m’emmerdais. Parce qu’il y avait certaines choses sur mon compte que certaines personnes ne devaient absolument pas savoir.  Et comme je ne pouvais pas compter sur ma mémoire, je n’avais plus qu’à voir et attendre. Si les gens me regardaient de travers, je saurais très vite pourquoi.

Je me décidai à me lever me frottant d’abord les yeux. Cette chambre, je la connaissais par cœur. Malgré que ma propre villa était à quelques mètres d’ici, je dormais toujours à la villa Ricci après une telle fête. Parce que j’aimais cet endroit.

Je restais torse nu et changeai juste de pantalon. De toute façon, il ne fallait pas être spécialement habillé pour aller d’ici à la piscine juste en bas. C’était mon petit rituel, me prélasser sur une transat devant la piscine jusqu’au milieu de l’après-midi.

C’est tout lentement que je descendis les escaliers. Dans certains coins de la villa, on pouvait encore voir des jeunes en train de cuver. Ce n’était pas beau à voir mais pour moi, il s’agissait d’une scène de la vie quotidienne à la villa Ricci. Chaque fois que je venais c’était comme ça.

Je sortis dehors où se trouvait la piscine. C’était plutôt vide… Tant mieux. Je m’installais sur le transat le plus près et fermai les yeux. C’est ici que j’allais attendre tranquillement que mon corps se remettre des excès de la veille.
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MessageSujet: Re: The Day After [PV River][TERMINE]   Ven 17 Avr - 11:02

The Day After ft. Who Cares ?


J'avais passé la nuit les yeux grands ouverts, déambulant dans la villa de Daniele Ricci. J'y avais été invité pour une fête par le maître des lieux qui adorait Keeping Our Lands. Robin avait été invité aussi, mais avait autre chose à faire, probablement essayer de récupérer son amie d'enfance qui devait être d'une humeur massacrante depuis que nous avions fait connaissance.

Cette nuit avait été des plus intéressante. J'adorais me mêler à la foule tout en restant solitaire. Ça me permettait d 'avoir une vision d'ensemble et du recul par rapport à ce qui pouvait se passer Et niveau débauche, la villa Ricci était The Place To Be. Les gens, jeunes comme vieux, buvaient sans discontinuer. Moi aussi, j'avais eu continuellement et ce pendant toute la nuit, un verre en main, toujours rempli... De coca.

A partir de minuit, c'était fait, j'étais le seul être sobre de la villa. Tous, acteurs, actrices, rockstars, héritiers, industriels, journalistes, étaient bourrés à des degrés divers.

A partir de ce moment-là, je choisis de jouer à un jeu qui consistait à choisir une personne et à le ou la suivre partout pendant une heure. Une toute jeune actrice dont je me demandais si elle avait atteints la majorité fini par aller vomir allégrement dans un pot de fleur géant à l'entrée de la villa. Rien qu'à voir ce qu'elle vomissait, je pouvais dire qu'elle s'était empiffrée de petits fours aux crevettes, le tout arrosé de vin rouge.

Le suivant fut un vieil industriel qui pensait s'y connaître en rock mais ne parlait que d'Elvis Presley. Même si quelqu'un se mettait à lui parler de The Lightening, il arrivait à en revenir à Elvis. C'était à la limite de l'impressionnant. Il avait finit par devenir tellement collant avec une jeune femme, qui devait être une héritière d'un quelconque collègue au vieux, et qui était tellement pleine qu'elle n'avait plus la force de le repousser, qu'elle n'eut plus d'autre choix que de le suivre dans l'une des chambres de la villa.

Je les avais suivis alors qu'ils montaient l’escalier, les lèvres molles et gluantes du vieil homme faisant ventouse dans le cou de la jeune femme qui titubait.

Ils oublièrent de fermer la porte derrière eux, et je la poussai pour l'entrouvrir un peu plus afin de mieux pouvoir observer la scène. Aucun des deux ne sembla remarquer ma présence. La fille se laissait complètement faire, les yeux mi-clos, absente. Mais son calvaire ne dura pas longtemps. Le vieux avait à peine libéré les petits seins de la jeune femme qu'il se gicla dessus, encore tout habillé et qu'il tomba endormi, le visage satisfait. La jeune femme s'endormit même pas une minute plus tard.

D'autres scènes me furent données à observer. Et tout ça me confortait dans l'idée que me contenter de coca depuis ma première et unique cuite à Woodstock quand j'avais 12 ans était une des meilleures décision que j'avais prise.

Le soleil fini par montrer le bout de son nez. Je m'étais alors installé dehors, sur un transat, au bord de la piscine, pour le regarder illuminer petit à petit Los Angeles. Seuls quelques zombies qui tombaient comme des mouches tournaient encore autour de moi. Et je restais immobile, devenant invisible à leurs yeux comme je l'avais été toute la nuit.

Mes yeux restaient grands ouverts. J'étais en état d'éveil depuis plus de 24 heures maintenant. Mais je n'avais jamais beaucoup dormi. Je n'en avais pas besoin. Sur la longueur, j'enterrais tout le monde, je les avais à l'usure.

Pour finir, les seuls sons qui restèrent furent le chant des oiseaux qui se réveillaient, le vague ronflement d'un gars qui cuvait pas loin et le clapotis de l'eau dans la piscine.

Je restai là un moment, ne bougeant toujours pas d'un poil. Combien de temps je restai là, aucune idée. Mais au moment où la lumière du soleil commençait à me déranger, brûlant insidieusement ma peau blanche comme celle d'un mort, je sentis que j'allais devoir bouger. Ma veste en jeans noire et aux manches coupées sans rien en dessous n'allait pas me protéger des rayons brûlants. Cependant, un bruit de pas me força à rester immobile encore un peu. Un autre gars venait d'arriver et s'était installé sur un transat pas loin du mien, derrière moi, ce qui faisait qu'il ne pouvait pas me voir, mais que je ne le pouvais pas non plus.

Quand l'autre fut installé depuis quelques minutes et que sa respiration paisible m'indiqua qu'il était en train de somnoler, cuvant certainement lui aussi ses excès de la veille, je me levai d'un mouvement fluide, silencieux malgré les DocMartens que j'avais aux pieds. Seul mon pantalon de cuir fit un doux bruit de craquement presque imperceptible.

Je m'approchai à pas de loup. Il s'agissait d'un jeune homme, grand, fin, à la peau légèrement mate. Ses cheveux avaient la même couleur que les miens mais étaient raides comme de la paille, sans aucun volume. Il avait un visage long, aux traits fin. Mais il avait les yeux fermé, je ne voyais pas ses yeux... Et ça m'emmerdait.

Je m'approchai tout près, vraiment très très près et en silence. Mon visage tout près du sien. Il sentait l'alcool et la transpiration de la nuit. J'avais l'impression de l'avoir déjà vu, sans pouvoir me rappeler où.

Mon crucifix inversé frôla le menton du gars... Oops...

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MessageSujet: Re: The Day After [PV River][TERMINE]   Sam 18 Avr - 12:31

The Day After ft. Libre


La chaleur que me procurait le soleil eu vite fait de me mettre à l’aise. Mes yeux fermés m’empêchaient d’être agressé par la lumière solaire. Petit à petit, je réussi à me détaché du stress de ne rien me souvenir de la veille. Et pourtant, si quelqu’un savait à quoi je passais mes soirées, je risquais bien vite de ne plus avoir d’héritage.

Mais l’alcool plus la fatigue était suffisant pour me faire tout oublier et me faire somnoler sur ce transat confortable. Je crois que jamais je ne pourrais critiquer Daniele Ricci en mal uniquement pour être sûr de pouvoir revenir ici. C’était à deux pas de chez moi et on s’y amusait chaque fois. Jamais ne n’ai été déçu. Puis il y en avait pour tous les goûts dans cette grande villa.

Alors que je commençais à ne plus sentir les douleurs venant de cette gueule de bois et que j’allais pouvoir m’endormir au soleil, je sentis quelque chose de froid me chatouiller le menton. J’ouvris un œil… Il y avait un type. J’ouvris l’autre œil…. Il était penché au-dessus de moi comme si j’étais un spécimen en voie de disparition qu’il fallait absolument examiner de près. Qu’est-ce qu’il me voulait se type.

Je ne bougeai pas d’un centimètre. Je gardais juste les yeux ouvert. Le petit truc qui m’a réveillé était son collier. Un crucifix inversé… Ce mec était sûrement un de ses gamins pseudo satanistes. Ou bien s’était juste un métalleux un peu barré.

-Qu’est-ce que tu me veux ?

C’était une très bonne question ! Je lui avais dit sa d’un air d’un type qu’on venait vraiment de dérangé. Parce que c’était le cas ! Ce type m’avait réveillé alors que je commençais seulement à ne plus sentir les méfaits de l’alcool de la veille. Et maintenant, même le soleil venait agresser mes yeux bruns.

Je ne bougeais toujours pas parce que ce type était tellement proche de moi que j’avais peur que cette distance soit encore plus maigre si je bougeais. Je pris juste le temps de mieux analysé l’homme qui m’avait dérangé. Il était petit, plutôt musclé mais ce qui était flagrant chez lui c’était ses yeux bleus. Je n’avais jamais vu des yeux pareils.

-Tu sais, il y a un truc génial, ça s’appelle l’espace vital.

Une simple allusion à la distance infime qui nous séparait. Les excès c’était yeux, mec, pas aujourd’hui. Aujourd’hui, c’était jour de repos ! N’empêche que ce type était bizarre. Est-ce que je l’avais rencontré hier soir ? Merde, aucune idée. Possible. Quoi que, je me serais quand même rappelé de ses yeux, non ? Si ça tombe, il savait mon secret et venait juste me demander du fric pour tenir sa langue. Si c’était ça, mon compte en banque lui serait totalement ouvert.
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MessageSujet: Re: The Day After [PV River][TERMINE]   Lun 20 Avr - 11:26

The Day After ft. Who Cares ?


Le jeune homme dans le transat ouvrit un œil, puis un autre. C'était mieux, je me sentais mieux maintenant que je pouvais voir ses yeux. Deux grandes flaques brunes qui ne me donnait aucune idée réellement poétique. Un peu comme du cuivre liquide. Son regard n'était pas très vif, embrumé par les vapeurs d'alcool qu'il dégageait encore et qui me montaient jusqu'aux narines. Le mien par contre, brillait à l'idée d'un nouveau jeu pendant que mon cerveau turbinait pour se rappeler où je l'avais déjà vu. Mais j'étais sûr de ne jamais lui avoir parler avant, j'aurais reconnu sa voix, si ça avait été le cas.

Les yeux étaient le miroir de l'âme, d'après ce que j'avais entendu dire. Et bien l'âme de ce gars était vachement dans le cake, c'était tout ce que je pouvais tirer de son regard soit, pas grand chose de plus que s'il avait eu les yeux fermés.

D'une voix pâteuse qui me fit sourire, le gars me demanda ce que je lui voulais. Voilà pourquoi je ne buvais jamais une goutte d'alcool : comme ça, quand tout le monde est à côté de ses pompes, moi, je suis toujours prêt à jouer, attaquer ou me défendre. Les gens de l'âge moderne et sédentaire avaient depuis bien trop longtemps laissé de côté leurs instincts. Mais ce n'était sûrement pas moi qui allait les mettre en garde, au contraire...

Il réclama son espace vital et j'accédai à sa requête, laissant tomber mon cul sur l transat d'à côté, mais ne le quittant jamais des yeux.

-Je te connais, toi...

J'avais dit ça avec une certitude incontestable dans la voix alors qu'en réalité, je n'étais sûr de rien. Je pouvais même me gourer complètement. Et en même temps, non. Parce qu'on était dans la villa de Daniele Ricci ici et tous ceux qui avaient participé à la petite sauterie d'hier soir devaient être connus de près ou de loin.

Tout ce que j'espérais, c'était que ce type avait un ego assez grand pour ne pas faire de secret sur qui il était. Ou que s'il n'avait pas envie de me la donner, que ma certitude la lui fasse avouer malgré lui pour éviter un jeu de devinette et une victoire qui ne serait pas discrète et risquerait de réveiller quelques zombies.

Et encore une fois, comme avec Nathan Williams, si moi, je reconnaissais plus ou moins les gens, eux ne me reconnaissaient jamais. J'avais cet avantage, qui n'allait probablement pas durer, de pouvoir évoluer dans la jet set comme une groupie dans les backstages avec son badge, mais sans que personne ne me connaisse.

Je restais calme. Je m'y efforçais, en tout cas. Parce que plus je le regardais et plus j'avais une drôle d'impression : ses yeux m'étaient familier. Comme si à un moment de ma vie, qui commençait à remonter à loin, tout le monde m'avait regardé avec ce regard sceptique qu'avait ce gars à l'instant même.

J'entrecroisai mes doigts et posai mes coudes sur mes genoux tout en dévisageant le gars. Et, contre toute attente, même de ma part :

-Tu allais prendre un coup de soleil.

Je lui tendis une mains.

-Je suis River Moriarty. Bien amusé hier soir ?

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MessageSujet: Re: The Day After [PV River][TERMINE]   Mar 21 Avr - 18:24

The Day After ft. Libre


Deux yeux bleus me fixaient. Ils brillaient d’une lueur avide de je ne savais pas trop quoi. Et après les excès d’hier, je n’étais pas sûr de vouloir vraiment savoir ce qu’il y avait derrière la tête de ce petit homme aux yeux de glace. Parfois, il y avait des gens bien barré qui venait faire la fête dans la villa Ricci. Après tout, être connu à L.A. n’était pas toujours signe de bonne santé mentale. Au contraire…

Mais pour l’instant, je ne me souciais que de mon espace vitale que cet individu bafouait largement. Autant être cash direct, je ne voulais pas tourner autour du pot avant de pouvoir récupérer cet espace. Mais ce gars, aussi bizarre qu’il pouvait avoir l’air, compris du premier coup et s’installa sur le transat à côté du mien. Bon, l’espace vitale était récupéré c’était déjà ça. Mais ce mec voulait, apparemment, me causer. Qu’il en soit ainsi…

Il disait qu’il me connaissait. Ouais c’était vaguement possible.

-Ah oui ? Intéressant.

Si ça tombe, on s’était rencontré à une de ses soirées où j’avais de toute façon tout oublié. C’était donc bien possible que ce gars me connaissait alors que, moi, je n’avais aucune idée de qui c’était. Puis, il avait l’air sûr de lui. Mais s’il était ici, c’était qu’il y avait une raison. Ce type avait une place à L.A., il ne me restait plus qu’à découvrir laquelle. Je le regardais plus intensément en plissant les yeux. Certaines de ses mimiques m’étaient étrangement familières.  Vraiment bizarre.

Je mis mes main derrière ma tête afin d’être plus à l’aise. Je n’allais pas lui révélé tout de suite qui j’étais. On ne savait jamais. Je préférais savoir avant s’il était potentiellement dangereux pour moi. Et puis, je voulais d’abord savoir pourquoi il venait m’embêter alors que je cuvais. Et raison était plus que déconcertante. J’allais prendre un coup de soleil ? Vraiment ? Je souris.

-Quelle prévenance ! Je dois te payer pour te remercier ?

Mouais, je doutais vraiment de cette raison de bon samaritain… Il me regardait toujours avec ses yeux bleus. Mais merde, que me voulait ce mec ?

Soudain, il me tendit la main en se présentant. River Moriarty ! Mais oui !

-Ah donc c’est toi le célèbre River Moriarty.


Un phrase dit si un ton ironique à peine exagéré. C’était donc lui le Moriarty qui avait valu une confusion lors de ma rencontre avec Eddy Cort. L’acteur de Keeping Our Lands, une série que je ne regardais pas. Je le rencontrais enfin. Je serais sa main d’un geste lent.

-Moi c’est Axel Moriarty.

Axel et River. Même nom de famille. C’était étrange. Un petit acteur qui portait le nom de Moriarty. L’homonymie pouvait parfois donner de drôle de choses.

Je soupirais en repensant à la soirée d’hier.

-Je suppose. C’est le genre de fête où on s’amuse chaque fois. Dommage que je ne me rappelle de rien…

Ouais dommage. L’alcool et la drogue, ça vous faisait tout oublier parfois. Mais contrairement aux autres, j’aimais me rappeler de mes excès parce que c’est ce qui me rendait différent du reste de ma famille.

Je regardais River. Lui, il n’avait pas l’air de souffrir de la gueule de bois ou alors il la cachait bien.

-Et toi ? Tu ne m’a pas l’air de vraiment cuver. Tu as passé ta soirée à boire de l’eau ou quoi ?

Je souris plus intensément.  
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MessageSujet: Re: The Day After [PV River][TERMINE]   Ven 24 Avr - 15:12

The Day After ft. Who Cares ?


J'avais vraiment déjà vu la tête de ce type quelque part. Pas que sa tête d'ailleurs. Son regard me disait quelque chose, sa façon de bouger aussi, bien que particulièrement molle après la nuit qu'il devait avoir passé dans la villa. Et c'était quelque chose de viscéral. Jamais personne ne m'avait donné cette impression bizarre et je n'aimais pas ce que je ne connaissais pas, ni ce que je ne pouvais pas prévoir. Hors, cette rencontre, je ne l'avais pas prévue. C'était par pure curiosité, et non pour lui éviter des coups de soleil, que je m'étais approché de lui. C'était plus fort que moi.

Le mec, lui, me demanda s'il devait me payer pour ma prévenance... Je souris, mes doigts entrecroisés et mon regard toujours dardé sur le sien, fixe.

-Ma foi... Pourquoi pas ? Histoire de mettre du beurre dans les épinards...

J'avais répondu tout naturellement, tout autant que sérieusement, sans pour autant savoir moi-même si je pensais ce que je disais ou pas. A lui de voir s'il me payerait ou non et s'il le faisait, ben je prendrais l'argent sans me faire prier. Je venais peut-être de lui éviter un beau coup de soleil, réellement, et même un cancer de la peau, si ça se trouvait !

Je me présentai ensuite. Si je venais de lui sauver la vie, il fallait qu'il sache à qui il la devait, histoire de bien diriger son éventuel syndrome de Stockholm vers la bonne personne. Il me serra mollement la main, comme il avait fait mollement tous ses autres mouvements. Il me connaissait... Ou tout du moins, il connaissait mon nom, ce qui était déjà rare.

-Mon personnage dans Keeping Our Lands est plus célèbre que moi, je crois.

Il se présenta à son tour. Mais ouais ! Je savais où je l'avais déjà vu ! C'était lui, l'autre Moriarty !

Je contins mon excitation comme Hulk lorsqu'il avale une bombe prête à exploser, avec une petite pensée presque émue pour mon nouvel ami Jerry The Kid.

-Axel Moriarty, le journaliste de Guitar&Pen. Je suis presque aussi fan de tes articles que de ceux d'Amon Sørensen. On peut dire que vous savez frapper où ça fait mal!

Mais c'était que j'avais presque envie de me comporter en groupie, ma parole ! Non, quand même pas à ce point-là, mais pas loin.

-J'adore ton nom de famille... Finalement, c'est pas si mal que ma mère m'ait filé le sien...

Comme si elle avait vraiment eu le choix...

Quant à savoir si Axel s'était bien amusé, il allait avoir du mal à me répondre s'il ne se rappelait de rien. Ou peut-être qu'il se rappelait de quelque chose, mais qu'il ne voulait pas le dire. Dans le doute, je lui lançai un sourire entendu à Axel. Dans les deux cas, il aurait peut-être la trouille que j'aie vu quelque chose que je ne devais pas voir. Parce qu'on avait tous des choses à cacher, pas vrai ?

En réalité, je ne savais pas où ni comment le journaliste avait passé la soirée et la nuit qui avait suivi. Mais aucun doute qu'il s'était mit une douffe d'enfer vu sa tronche. De là à tout oublier, c'était une autre question. Dans tous les cas, il n'avait pas fait partie des gens que j'avais espionnés.

Je m'allongeai sur le transat sur lequel j'étais assis, me retrouvant dans la même position que mon interlocuteur, côte à côte. J'adorais garder le contact visuel, en général. Mais lui me donnait comme le tournis. Je m'étirai.

-J'ai passé la soirée avec ce bon vieux John Pemberton...

Soit l'inventeur du Coca Cola, ce qui expliquait mon état de sobriété avancé, de même que mon excitation.

Je fronçai les sourcils. On s'appelait tous les deux Moriarty, c'était quand même interpellant. Surtout pour un bâtard comme moi.

-Tu viens de l'Illinois, toi, non? Ton père est dans la politique...

L'Illinois et le Michigan, où j'étais né, étaient limitrophe... Quant à la politique, j'en avais comme qui dirait rien à foutre. Sauf que le nom du politicien en question était Moriarty. Ca faisait de lui le seul politicien dont je retenais le nom. Je savais même pas à quoi il ressemblait.

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MessageSujet: Re: The Day After [PV River][TERMINE]   Sam 25 Avr - 13:02

The Day After ft. Libre


Ce mec se disait d’une tellement prévenance que je n’en cru pas un seul mot. Ironiquement, je lui demandant s’il fallait que je le paye pour sa soi-disant bonne action. Et ce type avait de la réplique parce qu’il m’avoua ne pas être contre recevoir une petite somme d’argent. Je rigolai un peu. Si j’avais eu mon argent sur moi je lui aurais envoyé un petit cent pour la forme. Mais je n’avais rien, dommage.

Il se présenta ensuite et j’étais content de mettre enfin une tête sur mon homonyme. C’était bizarre de rencontrer quelqu’un avec le même nom de famille que soit. J’ironisais sur sa célébrité et River, lui, disait que son personnage dans la série était bien plus connu que lui.

-Dans mon cas, je te connaissais plus que lui. Je ne regarde pas cette série.

Fallait-il que je m’y mette ? C’était à envisager, juste pour voir quel genre de rôle jouait River. Pour la cause, il avait bien mérité que je me présente aussi. Il me connaissait. Ou plutôt, il lisait mes articles. Il en était fan, tout comme il était fan de ceux d’Amon Sørensen. Ah, enfin un qui aime les critiques acerbes et les mensonges. Je crois qu’ils étaient beaucoup à nous aimer moi et Amon, mais peu le revendiquait. River, lui, n’hésitait pas à le faire.

-C’est vrai. On est là pour ça. La presse serait bien ennuyeuse sans nous.

Puis si je ne descendais pas un groupe ou l’autre je m’ennuyais. Critiquer des groupes c’était mon métier et mon passe-temps. J’adorais ça. C’était bien plus drôle que de faire de la politique. Et il y a moins de responsabilité à assumer aussi.

River adorait mon nom de famille. Sans blague ? Il a le même… C’est logique. Ce nom lui venait sa mère. Je fronçais les sourcils. C’était rare qu’un enfant obtienne le nom de famille de sa mère. Si ça arrivait c’était souvent parce que le père s’était barré avant que le môme ne vienne au monde. C’était peut-être le cas de River. Je ne dis rien pour l’instant, laissant cette information dans un coin de ma tête.

-Merci. J’aime ton nom de famille aussi…

Je préférais d’abord savoir ce qu’avait fait River hier soir. Il ne semblait pas avoir bu et je voulais être totalement sûr qu’il ne m’avait pas vu dans une mauvaise position la veille. River s’allongea sur le transat à côté du mien ce qui me permis de ne plus voir ses mimiques qui me semblaient si familières. Il m’avoua avoir passé la soirée avec John Pemberton. Il me fallut quelques secondes avant que mon cerveau encore embrumé par les vapeurs d’alcool ne fasse le rapport. Il parlait du coca. Je rigolais.

-Venir ici pour boire du coca, c’est assez inédit ! Tu as du faire figure de petit enfant sage, hier.

Je rigolais. Je me moquais clairement de lui. Le soleil était de plus en plus lourd et je regrettais de ne pas avoir pris mes lunettes de soleil. J’allais finir par vraiment l’avoir ce coup de soleil, il n’y avait aucun doute là-dessus.

D’un seul coup, il me posa une question sur mes origines. Si je venais de l’Illinois. Il savait que mon père faisait de la politique. Souvent, on me connaissait à travers mon père. Je ne vivais pas vraiment mal cette place de « fils de ». Enfin, ça dépendait des jours. Je souris.

-Ouais, je viens de Chicago. Mon père est un sénateur républicain. Bien vu. Et toi ? Ton père s’est barré avec la voisine avant que tu ne pointes le bout de ton nez ?

Ah, c’était dur comme réplique, je l’avoue. Je ricanais un peu. J’avais volontairement renvoyé la conversation vers ses origines à lui pour ne pas avoir à parler des miennes. Mon père, ma mère, tous ces sujets-là n’étaient pas intéressant de toute façon. Mais une histoire tragique d’une mère qui doit élever seule son fils, c’était quand même plus drôle, non ?
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MessageSujet: Re: The Day After [PV River][TERMINE]   Mar 28 Avr - 12:04

The Day After ft. Who Cares ?


Axel ne regardait pas Keeping Our Lands. Alors, il y avait une autre question à poser, puisqu'il me connaissait quand même. Je penchai la tête sur le côté, d'un air interrogateur. Mes mouvements, sans que j'en ai conscience, ressemblaient beaucoup à ceux de divers animaux, en fait. J'aurais été élevé parmi les loups plutôt que parmi les hippies que ça aurait été tout pareil.

Je souris.

-D'où tu me connais alors?

Je n'étais pas comme Robin, je n'avais pas passé mon enfance à tourner des films et des pubs. Keeping Our Lands était mon premier rôle et je l'avais obtenu grâce à Henri qui m'avait emmené au casting après m'avoir rempli l'estomac de pancakes. Et ça ne faisait que quelques jours que j'étais à L.A., à ce moment-là.

Après quelques « politesses » de circonstance qui me permettaient de signaler à Axel que je n'étais pas une menace pour lui, du moins, pas maintenant, je m'installai plus confortablement sur le transat. Je coupai ainsi le contact visuel entre le journaliste et moi. Pour deux raisons : je mettais fin à se tournis bizarre qui me prenait la tête et je lui épargnai mon regard qui, je le savais, avait pour habitude de mettre les gens mal à l'aise.

Je lui parlai ensuite de ce que j'avais fait hier soir, c'est-à-dire boire du coca. Il déclara que j'avais du faire figure d'enfant sage. Je rigolai, mais sans le regarder à nouveau. Et c'est en regardant l'eau qui clapotait dans la piscine que je répliquai :

-Personne ne m'a vu.

Là, brusquement, je le regardai. Je ne pouvais pas faire autrement. J'avais trop l'habitude du contrôle par le regard. En plus, si je ne le regardais pas, je ne pouvais pas voir ses réaction, ni ce qu'il pouvait avoir envie de faire. Bref, je foutais en l'air toutes mes capacités d'anticipation.

-J'ai passé la soirée avec plusieurs personnes. Mais personne n'a fait attention à moi. Je suis l'homme invisible, si je veux.

Je n'avais pas dit ça sur le ton d'un gars qui veut se faire plaindre, mais plutôt sur le ton fier de quelqu'un qui a réussi son coup. J'avais passé une bonne soirée, j'avais vu un tas de chose et j'avais appris un tas de choses sur un tas de gens importants. Mais personne n'avait rien appris sur moi. Sauf peut-être Axel, qui m'intriguait, et à qui je donnais quelques pistes volontairement.

Je lui parlai brièvement d'où je venais et il confirma que ce que je savais de lui était juste. Il posa des questions sur mon père. Et je ricanai en même temps que lui à ses questions. Des ricanements qui se faisaient échos l'un à l'autre. Mes poils se dressèrent brièvement sur mes bras. Ça, c'était bizarre.

-Je suis Jésus nouvelle version. Issu de l'immaculée conception. Satan a mis le temps... mais il a réussi apparemment.

Je ricanai à nouveau. Je n'étais pas sûr de croire à mon histoire, même si j'aimais cette version.

-Personne ne m'a vu venir, pas même ma mère. Son ventre a gonflé d'un coup... Et je suis sorti quelques minutes plus tard.

Je souris et dardai mes yeux sur Axel. Je racontai cette histoire sans que ça ne me fasse ni chaud ni froid. J'énonçai juste les faits. Avec une pincée d'humour un peu fucked up.

-Alors si c'est pas Satan, ça doit être les extraterrestres... En tout cas, mon nom n'a pas toujours été River.

Mon nom avait été bâtard durant la seule et unique semaine que j'avais passée chez mes grands parents. Puis, je n'avais plus eu de nom jusqu'à ce que ce chauffeur de Greyhound accorde à ma mère deux heures pour dormir un peu sans le moufflet hurlant que j'étais. Il aurait très bien pu me kidnapper... Mais je crois que ça aurait été un poids en moins pour elle, s'il l'avait fait.

Quelle mère aurait raconté ça à son gosse ? C'est simple : elle était complètement shootée quand elle m'avait raconté l'histoire de mes origines. Du coup, adieu le filtre sur les mots employés. Au moins, je n'étais pas perturbé de ne pas savoir la vérité. Il n'y avait qu'une seule chose que je ne savais pas : l'identité de mon père. Et j'en avais comme qui dirait rien à foutre.

-Ça répond à tes questions ?

Alors c'était à mon tour. Donnant-donnant, 50/50... J'avais rien d'autre à faire.

-Pourquoi t'es pas resté dans l'Illinois ? Tu aurais hérité du pouvoir, faire voter de nouvelles lois... Et personne ne pourrait rien faire contre.
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MessageSujet: Re: The Day After [PV River][TERMINE]   Mer 29 Avr - 18:48

The Day After ft. Libre


Bonne question, mon petit River ! Où ai-je bien pu te connaitre si je n’avais pas vu ta série ? La réponse était simple : Eddy Cort me l’avais dit. Ouais mais ça faisait genre : tu ne sais rien Axel. Et un journaliste qui ne connaissait pas tous les acteurs de L.A. passait pour le dernier des cons en général. Donc, fallait que j’entretienne le mythe du journaliste au courant de tout.

-C’est simple.


Un fin sourire s’afficha sur mon visage. Oh que j’aimais ses moments où je pouvais inventer tout et n’importe quoi sans que mon interlocuteur puisse vérifier quoi que ce soit.

-Je suis journaliste, je sais tout.

Tu n’en sauras pas plus River. Mes sources, je les gardais pour moi. De toute façon le comment n’était pas très important, le fait était que je savais qui était River et que c’était ainsi et pas autrement.

On s’envoya quelques fleurs avant que River prenne bien soin de couper notre contact visuel en s’installant à côté de moi. Et si la soirée avait été fructueuse pour moi et que j’en payais le prix à cet instant même, River, lui, avait préféré passé son temps d’hier à boire du coca. Petit rire moqueur. Ce type n’était pas un adepte de l’alcool apparemment. Mais à quoi bon venir à la villa Ricci si c’était pour se boire un coca ? Là était le mystère qu’un bon journaliste comme moi se devait de résoudre. Mais alors que je disais que tout le monde avait dû le prendre pour un gamin un peu trop sage, lui disait que personne ne l’avait vu. Personne n’avait fait attention à lui. C’était l’homme invisible. J’aurais plus rire, mais à la place mon sourire disparu. Un mec discret à un fête où tout le monde se shootait et buvait comme des tous et donc s’exposait entièrement il n’y avait rien de plus dangereux.

-Tu as du en apprendre des choses…

J’avais essayé de mettre de l’assurance dans ma phrase mais en vain. River hier était lucide contrairement à toutes les autres personnes étaient dans cette villa. Heureusement, il ne semblait pas m’avoir remarqué hier. Pas à première vue. J’espérais en tout cas. Parce que sinon, j’allais devoir dépenser des thunes pour le faire taire. Voir pire…  Ce River était dangereux les soirs de fêtes parce qu’il semblait fier d’avoir pu voir toute ses choses. Son regard soudain revenu sur moi et son ton me le confirma. Sans blague… Cet endroit est une mine à infos croustillantes…

Mais bientôt mon petit malaise passa quand River centra ses paroles sur moi. Il avait déduit que j’étais le Moriarty fils de politiciens. Ouais c’était bien moi. Et toi mon petit River, ton père c’est barré avant ta conception ? Là était la question que j’avais formulée avec mon homonyme. Une question posée sans pincette ni tabou. A quoi bon après tout ? Je souris sadiquement. On se regardait à nouveau et je faillis éclater de rire quand il se prit pour le nouveau Jésus. Sauf que lui c’était le fils de Satan. Ouais, un type qui passe ses soirées débauches au coca, c’était sûrement l’antéchrist. Pas de doute ! Sa mère semblait avoir subi une sorte de déni de grossesses. Mon père m’avait déjà parlé de ses trucs là, sa sœur avait eu la même chose et avait accouché de celui que mes grands-parents nommaient « bâtard ». Ouais bâtard parce que ma tante ne savait pas qui était le père. Ou elle ne voulait pas le dire. Cette histoire mes grands-parents me la racontait souvent pour me mettre moi et mon père sur un pied d’estale. River disait que son nom n’avait pas toujours été River.

-Un déni. Ta mère à fait un déni. Ma tante a eu le même problème. C’est pas Satan, désolé de te décevoir…

Et ouais mon petit River, l’immaculée conception, ça n’existe pas. Tout comme les extraterrestres. Je souris alors qu’il me demandait si je n’avais pas d’autres questions.

-D’autres questions ? Non. Ah si, tu t’appelais comment avant de t’appeler River. Un truc comme Satan Jr ?

Je rigolais. Satan Moriarty. C’est un nom qu’on aurait pu me donner. Dommage que mes parents étaient aussi chrétien que Dieu lui-même (voir plus).

Notre conversation était comme un match de tennis. Tu me poses une question, je t’en pose une, enfoiré. Tu me demande une info, donnes-en moi une en retour. Et bien sûr sa question se posa sur le fait que j’ai quitté mon nid doré dans l’Illinois. Je souris.

-Hérité du pouvoir ? Non, ce n’est pas héréditaire ce genre de truc. Faut avoir des idées, faire des campagnes, frotter quelques manches, tuer quelques personnes, mentir aux gens, gagner les élections puis seulement là tu as le pouvoir et tu peux faire ce que tu veux. Mais il faut recommencer tous les x  temps tout ce petit manège. Trop peu pour moi. Je veux pouvoir faire la fête plus souvent qu’une fois tous les quatre ans.

C’était vrai même s’il y avait d’autres raisons à mon départ. Mais c’était suffisant, je trouve pour se barrer de là.

-Je préférais faire la fête tous les soirs à L.A. C’est aussi simple que ça. Puis, journaliste c’est plus libre que politicien.


Tu vois River. Il n’y a pas de mystère.

-Et toi. Tu es un pur produit de L.A. ? Le genre à défendre à mort le côté non touristique de cette ville ?

Eddy Cort m’avait fait tout un speech sur L.A., je voulais voir si tous les natifs de cette ville étaient comme Eddy.
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MessageSujet: Re: The Day After [PV River][TERMINE]   Jeu 30 Avr - 12:02

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Le soleil m'agressait la peau, mais je ne pouvais pas lâcher l'affaire maintenant. Quelque chose chez Axel me forçait à essayer d'en savoir plus. En commençant par la façon dont il pouvait bien me connaître sans jamais avoir vu le seul truc dans lequel j'avais joué jusqu'à maintenant. Un fin sourire s'afficha sur son visage et je m'attendais à une véritable révélation. Et ben je fus bien surpris. C'était déjà au moins la deuxième ou la troisième fois que Axel me surprenait... Et ça devenait inquiétant.

Je souris à son expression mystérieuse par un sourire « j'ai-l'air-si-con-que-ça ? ».

Être journaliste pouvait aider, certes, mais ça ne pouvait pas le rendre voyant pour autant.

La conversation s'aiguilla sur hier soir... Et le petit rire moqueur du journaliste quant à ma sobriété avait du mal à camoufler son malaise. Et à mon avis, ce n'était pas sa magnifique cuite qu'il avait à cacher. Il devait avoir fait des choses bien plus... Bien moins acceptables qu'être complètement bourré. Alors j'allais laisser planer le doute, ce que j'aurais fait aussi si j'avais vu ce qu'il avait fait. Ne pas savoir si je savais devait être pire pour lui que de savoir et pouvoir essayer de me corrompre. Il était fils de politicien, après tout. Il devait avoir la corruption dans le sang.

Ma langue passa sur mes dents à sa remarque. Je me régalais littéralement.

-Ouais... C'est fou ce que les gens font quand ils sont pleins. C'est là qu'on voit leur vrai visage... Leurs vices aussi.

Je le pointai du doigt.

-Tu ne m'as pas vu, toi non plus...

On échangea alors quelques informations sur nous-mêmes. Sur d'où on venait, des trucs comme ça. Je lui racontai les circonstances de ma naissance, incriminant soit Satan, soit les extraterrestres. Mais Axel eu vite fait d'enlever le charme de toute l'histoire en disant que ma mère avait en fait fait un déni de grossesse. Sa tante avait apparemment été victime du même phénomène. Je haussai les épaules.

-Mouais... Ou alors... Elles ont toutes les deux été inséminées par Mr Spock.

En fait, je tenais un peu à mon histoire quand même. Probablement parce que si la théorie d'Axel réglait le problème de la brusque grossesse à terme, la mienne avait le même effet, mais me donnait aussi une véritable origine. Même si ça ne tenait pas debout, on est d'accord. Mais Jerry The Kid y aurait cru, lui.

Mais l'histoire de sa tante m'intriguait. Comment elle s'était démerdée, elle ? Trop de questions. Je choisis de me centrer sur Axel lui-même, parce qu'il fallait faire un choix. Je souris quand Axel me demanda comment je m'appelais avant de m'appeler River... Et si c'était Satan Jr. Je rigolai, mais ne répondis pas. Pas toute de suite. Parce que c'était 50/50 et qu'en bon journaliste qu'il était, Axel enchaînait les questions comme si on était en interview. Mais ce n'était pas le cas.

Alors j'éludai la question jusqu'à ce qu'on soit de nouveau à 50/50. D'autant qu'il n'avait pas répondu à ma toute première question, à savoir comment ça se faisait qu'il me connaissait sans connaître Keeping Our Lands.

Mon regard allait de la piscine à Axel et les mouvements de ma tête faisait grincer discrètement le transat. Alors Axel, pourquoi t'était pas resté à Chicago hein ? Qu'est-ce que tu fuis.

D'après sa réponse, c'était le travail et les responsabilités qu'il fuyait. Et à voir l'état dans lequel il était à l'instant même. Selon lui, le pouvoir n'était pas héréditaire. Et les politiciens ne faisaient la fête qu'une fois tous les quatre ans. Ça, j'avais bien du mal à le croire.

-J'ai peut-être été élevé chez les hippies, mon pote. Mais j'ai bien rattrapé mon retard depuis que j'ai mis un pied dans le vrai monde. Tu ne me feras pas croire qu'être le fils d'Howard Moriarty n'aiderait pas... Ni que les politiciens ne font pas souvent la fête...

Je souris...

-Combien de politiciens étaient présents hier soir ? J'en ai compté 11 et ils n'étaient pas tous de L.A.

Cependant, il avait raison, journaliste était un job plus libre que politicien. Je le regardai et hochai la tête.

-Tu as choisi d'être bourreau plutôt que victime... Ce n'est peut-être pas louable, mais c'est très intelligent.

Axel enchaîna en me demandant si j'allais défendre le côté non touristique de L.A.

-Hein ? Quoi ?

Sa question était posée tellement bizarrement que je ne me rendis pas compte que c'était une question.

-Pourquoi ? Je suis né à Troy, dans le Michigan... L.A., j'y suis arrivé un peu par hasard...

Mais tout ça m'amusait tellement, finalement, que je répondis à la question qu'Axel m'avait posée un peu plus tôt. Il était le premier que je rencontrais à vraiment s'intéresser à moi, finalement. C'était une sensation nouvelle pour moi.

-Et si tu veux tout savoir, mon prénom était « bâtard » avant que ma mère me donne le nom d'un chauffeur de Greyhound.

A mon tour maintenant.

-Pour en revenir à hier soir... La drogue, c'est mal... Surtout quand t'en prend au point de saigner du nez...

Je désignai son nez qui s'était mis à saigner en souriant. Ne t'excite pas, River.
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MessageSujet: Re: The Day After [PV River][TERMINE]   Jeu 30 Avr - 18:47

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River était dangereux autant que pouvait l’être le vrai homme invisible. Il avait été, hier, la lucidité au milieu d’une bande de débauchés égocentriques. Et moi, je n’avais pas fait attention. Et moi, je ne l’avais pas non plus remarqué. Le manque de souvenir d’hier ne rendait que plus stressante cette situation. Savait-il ? J’avais peu d’indice. Il me disait juste que c’était bien à ce genre de fête que tu pouvais voir tous les vices des gens.  C’était cruellement vrai, hélas. Mais aucun d’entre eux ne devait savoir que se promenait dans les couloirs de la villa un petit fouineur sobre. Parce que c’était bien ce qu’était River : un fouineur !

Je pouvais voir à ses mimiques (mimiques qui m’étaient toujours étrangement familières) qu’il avait dû repérer ma méfiance et mon stress. Pas de chance. Ce n’était pas simple de caché son jeu un lendemain de débauche. Mr. Coca avait l’avantage, pour le coup. Je frissonnai quand il disait que moi-même je ne l’avais pas vu. Et merde ! Je n’étais même pas capable de décelé s’il me faisait marché ou non. Dans le doute, je préférai hausser les épaules. Si je me dévoilais en lui proposant de l’argent et qu’il ne savait rien, je risquais me faire avoir comme un bleu. Alors je préférais me taire et ne rien ajouter. Juste être méfiant. Très méfiant.

Pour mon plus grand soulagement on passa à des sujets plus personnels. River était le fruit d’un déni de grossesse et se trouvait des origines surnaturelles pour justifier son arrivée soudaine sur terre. Son histoire, aussi hilarante qu’elle soit, n’était pas sans me rappeler celle de ma tante. Et River fini par en conclure qu’elles avaient toutes les deux été inséminée par Spock. J’éclatai de rire. Décidément, ce River aimait les aliens.

-Mouais qui sait !

Je le lui laissais croire s’il le voulait. Il semblait tenir à ses histoires farfelues. Moi, je ne pouvais pas me vanter d’avoir été conçu par Satan. Même si, pour quelques démocrates de l’Illinois, mon père était réellement le Diable en personne.

J’enchainais les questions, brisant, par la même occasion la règle implicite du « chacun son tour, connard ».  Et le silence de Moriarty suite à ma question était une manière silencieuse de me remettre à ma place. Il était doué le River. Je pourrais de toute façon la lui reposer ultérieurement.

C’était donc encore une fois à moi d’exposé des détails sur mon passé. Et la question que me posa River on me l’avait déjà posé des centaines de fois avant qu’il ne le fasse. C’était donc avec confiance que je lui donnais quelques éléments soigneusement sélectionné afin de répondre à son interrogation. Mais River n’était pas dupe, il ne croyait pas à mon histoire des une fête tous les quatre ans. Il avait raison le gosse de hippie. Il argumenta en faisant le parallèle avec la fête d’hier où de nombreux politiciens étaient présents. Je fronçais légèrement les sourcils devant le nombre bien précis que m’exposa River. Ca signifiait qu’il avait compté tous les politiciens hier. C’était presque psychopathique comme truc… Et j’eu le temps de glissé un :

-Parce que tu les as comptés en plus…

Avant que River ne complimente mon intelligence d’avoir choisi le métier de journaliste. D’avoir préféré être le requin plutôt que la proie.

-Pas louable non. Mais je ne cherche pas à faire des choses louables, je cherche à faire des choses amusantes.

C’était ma politique de vie. Et je n’échangerais contre aucune autre. A quoi ça servait de vivre si on ne peut pas s’amuser, sincèrement ?

J’avais réussis à répondre à River sans trop me mouillé, c’était maintenant à mon tour de poser une question. Mes compétences en journalisme m’était d’un grand aide aujourd’hui et je les reconnues bien là à la tournure de ma question. Et j’eu ma réponse. River ne venait pas de Los Angeles, il venait du Michigan. De Troy. La ville où résidaient mes grands-parents. Je frissonnais. Cette histoire commençait à devenir vraiment bizarre. Un fils de hippie, sans père, venu de Troy ça me rappelait étrangement l’histoire de bâtard. Et le nom de famille de River était la confirmation que ce type était sûrement LE bâtard en question. Je serais les dents. J’avais l’info. Pas lui. Et je devais me contenir pour ne pas laisser transparaitre que ce type était probablement mon cousin.

Je m’enfonçais un peu plus dans le transat, évitant maintenant le regard de River pour le poser sur la piscine. Moriarty répondit à ma question de toute à l’heure. C’était bien bâtard. J’avais en face de moi le rejeton rejeté, la tâche noire dans l’arbre généalogique, le vilain petit canard des Moriarty. Tant de phrases et d’adjectifs que ne cessaient de me répéter mes grands-parents au sujet du mythe bâtard. Oui, parce que pour moi ce type était un mythe comme une veille légende à peine vraie. Mais maintenant le mythe avait réel et je l’avais en face de moi. Bâtard était devenu un acteur de L.A., quel montée sociale fulgurante digne… D’un Moriarty. Je ne souriais plus du tout cogitant sur si j’allais le lui dire maintenant ou bien plus tard. Je me permis un :

-Bâtard ! Wow, ton entourage n’était pas spécialement heureux de voir le fruit de l’immaculée conception apparemment.

Autrefois j’aurais dit ce genre de truc de manière plus enjouée. Mais le fait d’avoir mon cousin en face de moi me perturbait maintenant. Pourquoi ? Parce que je n’avais aucune idée de quoi faire de cette information. Parce qu’il n’y avait rien de forcément positif à en retirer. Quoi que…

D’un seul coup, River me ramena sur terre. Il parla d’un coup de drogue et je fronçais les sourcils. Ou voulait-il en venir ? Il me pointa du doigt tout en parlant de nez qui saigne. Instinctivement je portais mes doigts sous mon nez pour les retiré maculé de sang. Merde !  Mon corps n’avait pas encore aimé les agressions que je lui avais fait subir hier. Il commençait à me dire clairement merde. Ce n’était pas la première fois que je sniffais au point de saigner. Mais c’était toujours sur le moment même que ça arrivait, pas le lendemain.  Je regardais River l’air un peu perdu.

-Ce…

Ouep, difficile de mentir sur le coup. Bon, tant pis.

-C’est la façon d’ingérer qu’il faut changer, je suppose…

Que dire… Il m’avait eu ! Son sens de l’observation et de déduction venait de me porter un sale coup. Je frottais mon nez pour essayer de faire disparaitre le sang. Ce petit moment de faiblesse n’était pas pour me plaire et il fallait que j’envoie un os à River pour détourner son attention de mon état.

-Dit-moi bâtard. Comment va ta mère ? Ne serait-elle pas morte d’une overdose il y a 7 ans ? A croire qu’il n’y a pas que moi qui aie abusé de substances illicites. Ta mère la hippie aussi. Tu vois, toi tu es le fils de Satan et moi je suis journaliste. Je sais tout !

Voilà, maintenant, il savait. Ou bien du moins il pouvait le déduire. Quand mon père a appris la mort de sa sœur il a été soulagé. Jamais personne n’avait cherché après bâtard après cette nouvelle. Tout le monde voulait passer à autre chose. Et moi, ben, je l’avais trouvé ! Mon sourire se faisait maintenant impitoyable. Je savais maintenant pourquoi ses mimiques m’étaient étrangement familières. Elles étaient made in Moriarty.
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MessageSujet: Re: The Day After [PV River][TERMINE]   Sam 2 Mai - 14:06

The Day After ft. Who Cares ?


J'aimais bien, ce mec. Même avec une gueule de bois et un peu mou, je l'aimais bien. Parce que son esprit ne semblait pas aussi ralenti que ses gestes. Il avait assez vite abandonné l'idée d'essayer de trouver une explication terre à terre à ma présence dans ce monde. J'avais gagné cette manche, même sans importance. Et chaque victoire me rendait fier.

J'avais cette sensation agréable de chatouillis dans l'estomac, sensation que je devais contenir et qui me faisait sourire sans que je puisse m'en empêcher. Toute cette situation m'excitait. Le problème, c'était que je savais que quand je me laissais aller, je perdais le contrôle et commençais à dévoiler mes cartes trop vite. Quand j'étais plus jeune et surtout à l'adolescence, j'avais tendance à me faire avoir, mais avec les années, j'avais gagné en contrôle.

Mais Axel ne faisait rien pour m'aider. Non seulement il était affaibli par son état, mais en plus, il avait un visage expressif sur lequel il était aisé de lire. Aucun doute qu'il avait quelque chose à cacher. Mais ce qui m'amusait n'était pas d'essayer de savoir ce que c'était. Ce qui m'amusait, c'était de le faire douter sur le fait que j'étais au courant ou pas.

Et puis, rien que le fait que j'aie compter le nombre de politiciens présents la veille le surprenait. Pourtant, c'était une chose à faire, non ? Pour passer le temps, déjà... Et puis pour savoir qui étaient les gens les plus intéressants à suivre. Bien qu'en général, dans des cas comme hier, c'était plus en fonction de l'état d'ébriété et d'excitation des gens que j'avais choisi mes victimes que selon leur profession. Je n'avais, en effet, pas les mêmes buts qu'Axel, qui était journaliste, dans ces cas-là. Je ne pouvais rien faire des informations que je glanais.

J'étais juste un petit voyeur et mon plaisir était de prendre les gens en flagrant délit de quelque chose, n'importe quoi. Et d'être fier d'avoir eu assez de flair pour ça. C'était de la masturbation intellectuelle, on est bien d'accord... Mais si la masturbation n’apportait aucun plaisir, personne ne le ferait. Or, je doute que ce soit le cas.

Je hochai frénétiquement la tête, mes yeux grands ouverts, en fixant Axel qui était choqué de mon petit recensement d'hier.

-Ouais ouais !...

Et quand je lui rétorquai que c'était pas mal d'avoir choisi d'être bourreau plutôt que victime, il m'exprima sa vision des choses.

-On est d'accord, mon pote... La vie sert à s'amuser, sinon à quoi bon ?

Je répondis ensuite aux questions de Moriarty. Je répondis d'ailleurs à plus de questions que lui ne l'avais fait jusque là. Mais je ne pouvait que le récompenser pour sa façon détournée de les poser. C'était tout à son honneur et ce talent devait beaucoup lui servir dans son travail. Pas étonnant qu'il se soit vite fait une place de choix chez G&P.

Mais au fur et à mesure que je lui donnais des informations, il semblait s'enfoncer dans son transat. Et son visage se ferma petit à petit, devenant neutre, mais légèrement trop pâle pour que ce soit normal. Est-ce qu'il réfléchissait à faire de ce que je lui racontais un article ? Une interview clandestine ? Grand bien lui fasse si c'était la cas. Mais les lecteurs de Guitar&Pen s'intéressaient plus aux groupes de rock qu'aux acteurs d'Hollywood...

Quand je lui dévoilai mon premier prénom, il sembla se réveiller d'un coup. Je me mis à rire.

-Ouais. Pourtant, pour ce que j'en sais, ils auraient du être ravis pour ma mère... Si seulement c'était Dieu et pas Satan qui l'avait mise en cloque...

J'y tenais, hein... Je ne savais pas moi-même pourquoi. Je n'étais pas sataniste... J'aimais bien les crucifix inversés, sans savoir pourquoi non plus, mais c'était comme ça.

Quoi que quand le nez de Axel se mis à saigner au moment même où je pensais au Prince des Ténèbres, je me dis que mes croyances étaient peut-être à revoir, finalement. On sait jamais que ce soit un signe.

Mouais... Sauf que c'était plus probablement la drogue et pas Satan qui était à l'origine du phénomène.

Axel sembla d'abord se demander comment je le savais avant de se rendre lui-même compte qu'il pissait le sang. Je fouillai dans ma poche et lui lançai un mouchoir, tout en me redressant sur le transat pour le regarder éponger ce carnage. Un autre lui aurait dit qu'il vaudrait mieux qu'il arrête de prendre ces saloperies... Mais...

-Ouais, tu devrais essayer l'injection. Paraît que pour avoir un max d'effet, faut l'injecter dans les parties génitales...

Je souris.

-Ou alors, tu testes ce truc dont j'ai entendu parler. Y en a qui utilise des tampons pour femmes qu'ils trempent dans de l'alcool fort avant de se les foutre dans le cul. Douffe assurée.

Tout ça, c'était des trucs dont j'avais entendu parlé. Jamais je n'avais essayé, je ne buvais même pas d'alcool et ne fumait pas. Mais un cobaye pouvait le faire pour moi et me dire si ces légendes étaient vraies !

Axel, lui, semblait plus préoccupé par ma mère. Et là, c'est moi qui tirai une gueule jusque par terre.

-Mais comm...

La réponse était dans son discours. Je suis journaliste, je sais tout. Mais ça, j'y croyais quand même un peu moins qu'aux aliens.

-Tu connais ma mère, Moriarty ?

J'avais appuyé sur le « Moriarty ». Je ne voyais que ça pour qu'il sache ce genre de truc. J'avais fait quelques interviews, d'accord, mais pas assez pour oublier l'avoir mentionné dans l'une d'elles. Et j'étais sûr que ce n'était pas le cas.

Et puis... C'était quand même à mon tour de poser une question. Et Axel me devait une réponse.

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MessageSujet: Re: The Day After [PV River][TERMINE]   Dim 3 Mai - 17:03

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River était aussi surprenant que dangereux. Il avait compté tous les politiciens qui avaient fait la fête hier soir m’arrachant un petit frisson d’effrois. A combien de soirée à la villa Ricci était déjà venu l’acteur d’Hollywood ? Devais-je m’en inquiéter. Pour l’instant, mieux valait cacher son jeu et continuer notre petite joute de questions-réponses.

Et, même si on était très différent concernant notre façon de vivre une fête on avait tout de même la même politique de vie. S’amuser, c’était ce qu’il fallait faire et rien d’autre. On était sûr terre contre notre grés alors autant rendre notre vie amusante que ce soit au détriment des autres ou non. On différait uniquement sur la manière de s’amuser. La mienne était de me saouler la gueule et de baiser à gauche et à droite et River, lui, semblait aimer faire le petit voyeur de service. On était les mêmes tout en étant extrêmement différents.

Vint le moment où, dans notre petite compétition, je pris totalement l’avantage sans même que River ne s’en rende compte. Sans le savoir et en me donnant des informations qui aurait pu paraitre banales, il me dévoila qu’il était bel et bien mon cousin. Il était bâtard, le renégat des Moriarty. Et il ne le savait pas, tout comme je n’en savais rien il y a quelques minutes. Et maintenant, j’étais le seul à savoir. Je me sentais autant très puissant que totalement désemparé. Que faire d’une telle information à part un superbe effet de surprise. Je n’en savais vraiment rien et ça me troublait un peu. Je ne sus qu’envoyer une réplique qui visait directement mes grands-parents. Réplique à laquelle River y approfondis le côté mystique tout en m’approuvant. Ouais, mes grands-parents n’étaient pas forcément fan de l’antéchrist… Ni de Satan d’ailleurs. Ils étaient plutôt dans le camp de ce bon vieux Dieu.

J’étais tellement troublé par cette révélation que j’avais perdu le contact visuel avec River. C’est l’acteur qui me sortit de ma rêverie pour me faire remarquer à quel point la drogue c’était mal. Mon nez saignait des excès de la veille et ça me troubla encore plus que le fait que River soit mon cousin. Pourquoi mon nez avait-il décidé de saigner maintenant ? Pourquoi mon corps avait décidé de livrer une belle information à River sur un plateau ? Inutile de lui cacher et je m’enfonçais encore plus en affirmant à mon cousin que je devais sûrement changer de manière d’ingérer. Même si l’idée ne me plaisait guère. Je soupirais un peu essayant vainement d’effacer tout le sang. River sortis un mouchoir que j’acceptais sans broncher épongeant et pressant sur mon nez afin que l’hémorragie s’arrête.

River alla dans mon sens concernant la drogue. Pour lui, la meilleure manière de se shooter était l’injection dans les parties génitales ou bien les tampons imbibés d’alcool dans le cul. Hé ben, il en connaissait des légendes le River. Faut dire que c’était un fouineur professionnel alors il devait sûrement avoir déjà vu des gens utiliser toutes ses méthodes. Je souris.

-Trop peu pour moi. Je me contenterais du LSD ou de trucs dans le genre.

Ma tête tournait mais pas assez pour totalement me déstabilisé. La conversation avait assez tourné autour de moi, il fallait maintenant que j’utilise mon information en or pour pouvoir la rediriger totalement vers River. Et pour ça j’utilisais la technique du « tu vois que je sais tout, connard ». Une technique qui fis bien plus de vague que je ne l’aurais imaginé devant la tête d’un River troublé. Comment ? Je te l’ais déjà dis River, je suis un journaliste. Mon sourire s’élargit comme jamais. J’étais vraiment fier de moi ! J’avais déstabilisé River ! J’avais des informations qu’il n’avait pas et il était incapable de faire tous les liens qui pouvaient le mener à la réponse ultime.

Il me demande si je connaissais sa mère en essayant de reprendre un peu de contenance. Il appuya sur le Moriarty. Oh que j’appréciais ce moment où j’avais toute les carte en main. J’appuyais toujours vivement le mouchoir de River contre mon nez.

-Non. Je n’ai jamais rencontré ta mère, bâtard. Par contre…

Hmm. Je lui dis ou non. Raah c’était tentant, mais c’était aussi tentant de le faire mijoter un peu.

-Par contre je sais que ses parents étaient de gros catholiques qui espéraient qu’elle fasse de grandes études. Mais ta mère, c’était plutôt le genre à prendre des substances et à baiser partout. La preuve : toi.


Une Moriarty, quoi. Qu’il n’en déplaise à certains.

-On peut dire que tu ne tiens pas vraiment d’elle, Mr. Coca. Mais dis-moi, comment tu as fait pour ne pas te droguer ou bien boire de l’alcool après une enfance dans le pays bisounours des hippies ?

Chacun son tour, River. Tu te rappelles ?
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MessageSujet: Re: The Day After [PV River][TERMINE]   Dim 3 Mai - 21:25

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Je m'étais laissé prendre à revers en divulguant trop d'informations. Mais est-ce que j'y pouvais vraiment quelque chose ? Non, pas vraiment, parce que ces informations étaient banales à mes yeux et ne menaient nulle part. Je n'avais rien à cacher sur ma vie, si ce n'était ma propre façon de fonctionner et certaines envies que j'avais. Et pourtant, Axel semblait en savoir bien plus que moi, rien qu'en partant de quelques mots que j'avais prononcés...

Je fronçai les sourcils et souris, mais j'étais perplexe... Il bluffait ou quoi ?

La seule chose que j'avais réussi à savoir sur lui, de mon côté, c'était qu'il se droguait. Mais à part moi, qui ne se droguait pas, à L.A. ? Ce n'était pas vraiment la révélation du siècle. Si ça se faisait, le propre père de Moriarty prenait de la coke de temps à autre, pour tenir le coup ou sortir d'une mauvaise passe.

Et quand il m'appela « Bâtard », mes cheveux se dressèrent dans ma nuque. Je savais que j'avais eu ce nom, mais ma mère m'avait quand même toujours appelé River, parce qu'elle m'aimait, elle, même si elle ne m'avait jamais désiré au point que son cerveau m'avait complètement éludé pendant la gestation.

Et je n'étais pas sûr d'aimer ça.

Je restai cependant pendu aux lèvres de mon homonyme dont je ne pensais plus qu'il soit uniquement ça. Et il répondit une nouvelle fois sans réellement répondre à ma question. Putain. D'habitude, c'était moi qui était à sa place. Et je n'aimais pas cette inversion des rôles. Mais il semblait savoir quelque chose. Et en ménageant le suspens, il m'intriguait et en m'intriguant, il me forçait  à me mettre un peu plus à sa merci.

J'étais perdu entre penser qu'on était liés d'une quelconque façon et l'idée que peut-être, Axel utilisait juste un pouvoir de déduction extraordinaire.

Il avait dit que les parents de ma mère, donc, mes grand-parents étaient hyper catho. Facile à déduire, je venais de l'insinuer.

Quant à prendre des substances et baiser partout... Ben ouais, y avait moi... Et quand on vit chez les hippies, c'est pas uniquement pour se balader à poil dans les bois. Donc, la déduction était facile aussi.

Il termina en disant que je ne tenais pas vraiment d'elle... Et j'éludai pour le moment sa question.

-Un compliment ! Ça faisait longtemps...

Ouais, après m'avoir appelé « Bâtard », ça faisait du bien. Je m'étonnais d'ailleurs moi-même que l'emploi du nom que j'avais moi-même donné à un bébé lapin il y avait bien longtemps me fasse tiquer à ce point.

La seule question qui me taraudait, c'était comment reprendre l'avantage ? Ce n'était même pas de savoir qui était l'autre Moriarty, s'il était vraiment quelqu'un. Non, c'était comment reprendre le dessus sur la situation. Et je n'étais pas sûr d'y arriver. Alors, l'excitation que je ressentais au creux de l'estomac se changea en autre chose. J'étais piégé. Pour la première fois.

Parce que nous n'étions pas à armes égales.

Mes pupilles devaient s'être contractées sous la pression, rendant mon regard encore plus clair, plus glacial malgré la chaleur qui ne faisait qu'augmenter ce matin à Los Angeles.

J'étais peut-être à deux doigts d'en savoir un peu plus sur mes origines, mais ce qui m'emmerdait, c'était de ne pas avoir le contrôle.

Et c'était justement la réponse à la dernière question d'Axel. Pourquoi je ne buvais jamais et ne me droguais jamais, à ton avis ?

Le silence s'éternisait, mais je savais, étant acteur, qu'un silence doit un moment prendre fin, surtout lorsqu'il n'apporte rien. Et encore plus quand il m'expose, ce qui était le cas. Et il fallait pourtant que je gagne du temps pour rétablir une stratégie.

Je choisis de répondre à sa question, y consacrant la moitié seulement de mon attention pour, en stoemeling, retomber sur mes pattes.

-Je ne veux pas avoir ta tronche en me réveillant le matin, voilà pourquoi.

Je souris. C'était vrai sans être réellement la raison. Sa question avait d'ailleurs été "comment?" et non "pourquoi?", je l'avais bien compris, mais lui non plus n'avait pas répondu à certaines de mes questions. Bien que l'état d'Axel impliquait tout le reste : sa perte de mémoire et le fait qu'il n'avait aucune idée de ce que j'avais pu voir hier.

Et le temps de cette simple phrase me permis d'avoir une idée. J'allais faire comme lui et jouer la déduction en posant une simple question. En espérant que ça ressemblerait assez à une reddition pour qu'il baisse sa garde.

Je passai ma langue sur mes lèvres avant de parler. J'avais l'impression d'y sentir le goût du sang qui imbibait mon mouchoir que le journaliste pressait toujours sur son nez.

-Alors qui je suis ?

Avec son attention reportée entièrement sur moi, sur mes origines, il me donnerait peut-être l'information qui me permettrait de déduire si nous étions réellement liés ou pas.

Mon seul problème restait que je ne m'y connaissais pas vraiment en liens familiaux. Je savais ce qu'était un frère, une sœur, une mère et un père, de façon théorique. Mais ça n'allait pas plus loin. Même dans Keeping Our Lands qui, au final, ne parlait que de ça, mon personnage n'avait pas de famille.

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MessageSujet: Re: The Day After [PV River][TERMINE]   Mer 6 Mai - 21:35

The Day After ft. Libre


Bâtard, bâtard, bâtard ! Ce nom lui allait tellement bien. A la fois réducteur et totalement vrai. Tout comme mes grands-parents je me voyais utiliser ce nom à outrance. Comme si, connaissant maintenant la vérité sur le lien qui me liait à mon homonyme, je voulais garder une distance grâce à cette dénomination.

Et je jouais de cette informations, révélant, petit à petit, mes connaissances sur la vie de River. Sur celle de sa pauvre mère. L’acteur m’écoutant fronçant les sourcils et cherchant à garder le sourire. Ah mon petit bâtard, si tu savais comme j’apprécie ce moment. Tu me ferais presque oublier ma gueule de bois et mes saignements de nez.

Les informations que je disais, j’aurais très bien pu les déduire, c’est vrai. Ce qui devait rendre la confusion de River encore plus terrible. Que j’aimerais me faufiler dans son esprit juste pour voir à quoi il pensait. Je poussais plus loin le vice, disant carrément que River ne ressemblait pas du tout à sa hippie de mère. Une fatalité tant l’acteur avait l’air d’être plus clean que Mr. Propre. Il prenait ça pour un compliment. Apparemment, les excès de sa mère, ce n’était pas la chose qu’il préférait chez elle. Normal il était tellement différent. Je frissonnais d’un coup faisant un parallèle entre nous deux. Le petit voyeur clean fils d’une hippie débauche, moi le petit journaliste camé fils d’un politicien bien rangé. Aurait-on été échangé à la naissance ? Si je n’avais pas été plus âgé que River j’aurais bien pu le croire l’instant de quelques secondes.

-Faut savoir faire des compliments de temps en temps quand on est journaliste.

Quand on est tout et n’importe quoi d’ailleurs. L’hypocrisie est la clé de la réussite sociale après tout. Avec le pistonnage ! Le pistonnage c’est cool aussi. J’avais la grande chance de disposer des deux. Ce qui explique mon statut privilégié (même au sein de G&P) et mon compte en banque, plus que bien fourni pour une petit journaliste.

Au fur et à mesure des minutes, le regard de River se faisait plus perçant. Il cherchait à savoir d’où me venait ce savoir divin sur la vie de sa mère, je présumais. Mais je n’avais pas encore envie de le lui dire. Je préférais poser une autre question qui était, cette fois, plus du domaine de la curiosité. Un gamin ayant grandis dans les joints et l’alcool et qui ne prenait ni l’un ni l’autre, c’était plutôt une perle rare. Un petit bijou de la non-reproduction sociale. Sa réponse était tellement criante de vérité que j’en rigolai.

-C’est vrai que les lendemains sont souvent difficile.

Mais je doutais que ce soit la seule raison. Il devait il y avoir un truc. Une rébellion inconsciente ou quelque chose de ce genre. Tout comme moi je n’aimais pas les vies bien rangée. J’avais grandis dedans et je ne voulais que faire l’inverse. River c’était pareil sauf que lui il avait grandis dans la débauche.

River passa sa langue sur ses lèvres. Probablement un geste animal appris chez les hippies. Ou alors ça signifiait bien autre chose. S’en suivit une question. Simple, efficace, dont j’avais une partie de réponse que ne disposait pas River. Assez jouer, je pouvais bien lâcher l’info. Elle ne me servait à rien d’autre qu’à jouer un peu, après tout.

Je l’enlevais le mouchoir de mon nez. Il était imbibé de sang mais l’hémorragie avait cessé. Je le gardais toujours en main au cas où. Un large sourire se dessina sur mon visage.

-Ta mère hippie est la sœur de mon père. Autrement dit, tu es mon cousin. Tes grands-parents sont les parents de mon politicien de père.

Je lui parlais comme s’il était sorti de la brousse. Oh, mais ! Attendez ! C’est le cas, en fait…

-Moi je suis le fils prodige, toi tu es le bâtard. C’est aussi simple que cela.


Un sourire sadique se dessina sur mon visage. 25 ans de valorisation était largement suffisants pour me sentir bien plus légitime que bâtard. Mais au fond, je l’aimais bien. Il était intelligent et un peu barge sur les bords. A nous deux, on pourrais faire de grandes choses.
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MessageSujet: Re: The Day After [PV River][TERMINE]   Sam 9 Mai - 12:02

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Même à mes yeux, cette histoire commençait à devenir un peu dingue. Je connaissais bien sûr ce dicton comme quoi le hasard fait bien les choses... Mais à ce point-là ! Axel en savait bien plus que ne pouvait savoir n'importe quel journaliste. Ça aurait été différent si mes ascendants avaient été connus, évidemment. Là, certaines archives auraient pu l'aider. Mais c'était loin d'être le cas.

Et voilà qu'après 24 années d'errance, je me retrouvais devant un membre de ma famille. Ou du moins, c'était ce qu'il me laissait croire en me divulguant petit à petit des informations qui ne pouvaient être connue que de ma famille.

Et pendant qu'il parlait, me posait d'autres questions et que j'y répondais, j'entrepris d'observer un peu mieux l'autre Moriarty et ses expressions, sa façon de bouger qui m'était si familière. Ce furent ses yeux que je resituai en premier. Des yeux bruns sombres alors que les miens étaient bleus. Grâce à ces différences, je pouvais trier ce qui appartenait au côté Moriarty et ce qui venait de mon père inconnu.

Ses yeux, ceux d'Axel, étaient les mêmes que ceux de ma mère. La forme de son visage également. Il avait les traits fins là où les miens étaient grossiers, carrés. Et ce côté snob dans ses mouvements devaient venir de son éducation.

Ce ne fut que lorsque Axel se décida à me révéler enfin quel était notre lien que je lui accordai à nouveau mon attention, cessant de le débiter du regard. Il m'expliqua de façon à ce que je comprenne. Ceux qui m'avaient baptisé « Bâtard » étaient les mêmes qui avait fait du journaliste le petit prodige de la famille.

Et j'eus un sentiment que je n'avais pas encore connu. Un truc flou, ténu, qui avait du mal à percer, mais qui était là quand même.

Ce n'était pas juste. Je ne voyais pas la raison pour laquelle on m'avait rejeté et pas lui.

Mais ce sentiment n'arrivait pas à être assez fort pour me retourner. Je souris, perplexe...

-Le fils prodige ? Est-ce que tu l'es toujours ? Tu as fui.

Je marquai une pause avant de poser une question qui me brûlait les lèvres... J'en avais plus ou moins rien à foutre du monde, mais il y avait quelque chose que j'aurais quand même bien voulu savoir.

-Alors si tu es si prodigieux que ça, tu dois aussi savoir qui est mon père ?

S'il le savait, j'aurais ma réponse. S'il ne le savait pas, je lui lancerais un beau challenge. Et puis... Ma position à L.A. ne pouvait que s'affirmer, maintenant que je savais que j'étais lié par le sang au journaliste le plus en vue de G&P !

Ma peau était rouge maintenant, aux endroits qui n'étaient pas camouflés par mes vêtements. Je la frottai machinalement parce que ça me grattait, mais j'avais maintenant autre chose à penser que de me protéger des rayons agressifs du soleil de L.A.

J'étais lié à des gens... Et je n'arrivais pas à savoir si c'était un avantage ou un inconvénient. Parce que si ma position à L.A. pouvait être plus importante, avoir ce qu'on appelait des « proches » voulait dire que j'allais devoir cacher encore mieux mes envies.

Alors, plus pour me rassurer, j'ajoutai.

-Mais... Concrètement... Ça change rien, si ?

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MessageSujet: Re: The Day After [PV River][TERMINE]   Dim 10 Mai - 12:02

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Après des minutes de suspens que j’avais entretenu de garder, je lui révélais ses origines. Aurait-il pu croire qu’il venait d’une famille immensément riche et immensément respectée ? Non, je doutais qu’un gamin de Troy ayant vécu chez les hippies ai pensé un seul jour de sa vie être de famille avec un sénateur de l’Illinois.

C’est avec des mots simples et par tous les chemins possibles que j’expliquais notre lien familial. Cousin ! Un mot simple pour moi mais je ne savais pas s’il l’était pour River. Après tout, il avait grandis dans un monde où tout le monde baise avec tout le monde. Il a grandis avec une bande de drogués dont la plupart ont été reniés par leur famille. Le prenais-je pour un ignorant ? Oui, inconsciemment, oui. De par mon arrogance aussi. Parce qu’il était le bâtard et moi pas. Parce qu’il était clair que je me sentais supérieur à lui. Parce que j’étais un vrai Moriarty et que lui nom. Lui il avait un père qu’il ne connaissait pas.

Mes révélations avait-elle déstabilisé River ? Difficile à dire tant ce dernier souriait quand même. Il était perplexe et me renvoya une question. Une question qui me fit sourire. Il essayait de me faire échec.

-Oui ! Toujours et à jamais. Mon père attend mon retour avec impatience. Il est persuadé que mon escapade à Los Angeles n’est qu’une lubie de jeunesse et que je vais bien vite revenir à Chicago pour devenir politicien.

Et moi je le laissais vivre dans son rêve. En partant je ne lui avais pas dit : « Papa, jamais je ne deviendrais politicien. Je pars à L.A. pour toujours ! ». Non, ça n’aurait pas été stratégique. Je lui ai laissé une lueur d’espoir et je ne fais que l’entretenir à chaque coup de fil que je lui passe. Pourquoi ? Pour continuer à pouvoir profiter de l’argent qu’il m’envoie.

J’étais plutôt satisfait de ma réponse à la question de River. Mais ce dernier n’en avait pas fini et il attaqua à nouveau. Si je savais qui était son père ? Mon sourire disparu. Bien sûr que non. Je ne savais même pas si mes grands-parents le savaient… C’était une bonne question…

-Non aucune idée. Je sais juste qu’il doit sûrement avoir les yeux bleus et il ne doit pas être très grand.

Simple déduction par rapport au physique de River. Mais savoir l’identité de son père c’était comme chercher une aiguille dans une botte de foin. Sa mère est morte et je n’étais pas sûr que les Moriarty sachent qui s’était…

Alors que je réfléchissais à qui pouvait être l’heureux père de ce voyeur, River posa encore une question. Sa question me troubla un peu et je fixai mon cousin droit dans les yeux. Est-ce que ça changeait quelque chose ? Pas vraiment… Pas pour moi… Ce n’est pas comme si River avait une place importante à L.A. En gros, c’était juste amusant d’avoir trouvé la tâche dans l’arbre généalogique de ma famille.

-Non…


Je me mis à réfléchir pour lui sortir quelque chose de plus éloquent.

-Pas pour moi, en tous cas. Ce n’est pas comme si tu étais une menace pour mon héritage.

Je rigolai. C’était clair que bâtard n’était pas une menace financière.

-Les réunions de familles vont juste être plus amusantes.

Je me vois déjà révéler à la prochaine réunion : « Hey, vous savez qui j’ai rencontré, l’autre jour ? Bâtard ! ». Je les vois déjà essayer d’éviter la conversation.
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MessageSujet: Re: The Day After [PV River][TERMINE]   Mar 12 Mai - 13:01

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Alors que je pensais avoir presque oublié le visage de ma mère défunte, celui-ci me revenait aussi clair que le soleil qui nous tapait dessus, brûlant ma peau de plus en plus. D'ailleurs, je ne pouvais plus me retenir de la frotter et la gratter. C'était facile de se rappeler les traits de Wanda maintenant que je pouvais les calquer sur ceux, fins et presque efféminés, d'Axel. C'était fou ce qu'il lui ressemblait... Encore bien plus que moi-même. Ce n'était pas vraiment perturbant pour moi. J'avais pour habitude de me balader dans les cimetières. C'était un endroit qui me calmait, qui m'apaisait. Les morts étaient déjà morts et n'avaient plus besoin d'être tués. Et j'aimais m'imaginer leurs fantômes, grâce aux photos laissées par leur proches sur les tombes, m'entourant telle ma propre armée.

Les morts n'éveillaient pas mes envies... Parce qu'ils ne pouvaient plus souffrir.

Je secouai la tête pour chasser le visage de ma mère plaqué sur celui d'Axel. Pas parce que ça me faisait peur ou que ça éveillait des souvenirs, mais parce que j'avais l'impression de loucher.

J'essayais alors de faire échec à Axel. Parce qu'il me faisait bien sentir qu'il se sentait bien supérieur à moi. Rien que par l'emploi presque systématique de mon premier prénom, déjà... Et puis par le ton hautain qu'il employait maintenant et qui était absent au début de notre conversation.

N'empêche que je rigolai quand il répondit... Il n'y avait rien à faire, on était de la même famille et j'aurais du m'en rendre compte directement. On avait des points commun. On calculait tous les deux, on prenait des coups d'avances sur les autres pour les prendre à revers. Et à ce jeu-là, Axel était peut-être encore plus subtil que moi. Il disait que son père pensait qu'il allait revenir à Chicago, et qu'il le laissait le penser.

-Il rêve, ton père...

Je fixais Axel dans les yeux. J'étais obligé de désigner son père comme tel parce que je n'avais aucune idée de ce qu'il était par rapport à moi. Rien, probablement, puisque je n'étais que le bâtard.

-Los Angeles est un trop beau terrain de jeu pour des gens comme nous...

Par là, je cassais la distance hautaine qu'Axel s'efforçait de placer entre nous, entre le fils légitime et l'erreur que j'étais. Je nous mettais au même niveau... Mieux encore ! Je le considérais comme m'étant semblable... Dans un autre style, certes, mais lui aussi aimait faire mal via ses critiques. Et quelque chose me disait que ce n'était pas uniquement pour se faire un nom. Mais parce qu'il adorait ça.

Quant à mon père à moi, Axel n'avait aucune idée de qui c'était. Personne ne lui en avait jamais parlé chez lui. En même temps, je devait être un sujet un peu tabou quand je n'étais pas celui sur qui on jetait des pierre. Pas grave, un jour, j'allais peut-être rencontrer mes fameux grand-parents... Et ce sera à mon tour de jeter des pierres. Des vraies.

Mais Axel avait fait les mêmes observations que moi. Mon père devait avoir les yeux bleus, ne pas être très grand, et j'ajoutai en montrant Axel du doigt en souriant.

-Et probablement baraqué... Ce qui ne doit pas être le cas de ton père.

Une petite pique de temps en temps, ça fait toujours du bien. Ok, c'était facile. Mais c'était bon quand même. Mon regard passa d'Axel à l'eau qui clapotait dans la piscine avant de revenir sur lui. Mes yeux aussi commençaient à souffrir du soleil. Il était temps que je rentre chez moi pour me calfeutrer et peut-être dormir jusqu'à ce que le soleil disparaisse à nouveau pour laisser place à une nouvelle nuit.

Mais j'avais une nouvelle question que je posai en me levant du transat. Qu'est-ce que tout ça allait changer. Pour Axel, comme pour moi, rien. Pas à un niveau émotionnel en tout cas. Et ma position illégitime, comme le journaliste s'empressa de me le faire remarquer, ne me permettrait pas de profiter de quoi que ce soit. Mais je m'en foutais un peu, de ça. Je m'étais toujours démerdé tout seul... Je ne pouvais pas regretter ce que je n'avais jamais eu.

Je m'étirai tout en rigolant quand Axel souligna que les réunions de famille allaient être plus amusantes. Je me voyais bien m'y incruster un de ces quatre... Par surprise, en compagnie de mon... cousin...

-Ahah !!! Ouais ! J'imagine.

Je n'imaginais pas vraiment, en fait... Parce que pour moi, les réunions de famille consistait à fumer, boire et chanter autour d'un feu de camp. Alors j'ajoutai :

-Tu me raconteras... Je traîne souvent dans les studio de San Fernando Valley, je ferai faire un badge à ton nom, si t'en a pas déjà un en tant que journaliste. T'auras qu'à venir me voir de temps en temps... Et me raconter tout ça.

Ma nuque craqua bruyamment quand je fis un mouvement pour la détendre. J'avais tendance à être constamment crispé, sans savoir pourquoi, et ma nuque, mes dents et mes mâchoires en souffraient.

Je tendis ensuite la main à mon cousin pour le saluer.

-Bon... Il est temps que je rentre.

Un coup d’œil à mes bras déjà complètement brûler m'indiqua qu'il était même plus que temps. J'allais avoir mal, mais j'étais content. Et c'est le sourire au lèvre que je tournai le dos à Axel pour aller me planquer dans mon appartement d'Hollywood.

Avec Jerry The Kid et Axel, j'avais maintenant deux alliés aussi impitoyables que moi. L'armée du bâtard grandissait petit à petit. Une armée qui n'était pas faite de fantômes.
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MessageSujet: Re: The Day After [PV River][TERMINE]   Jeu 14 Mai - 13:34

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J’étais plutôt fier de ma justification par rapport à ma « fuite » de Chicago. De plus, je montrais toute mon intelligence tactique à mon cousin en lui expliquant que je n’avais jamais dit à mon père que je ne reviendrais jamais. Ça aurait mis un froid entre nous alors que je voulais qu’il continue à m’aimer et à m’envoyer de l’argent. Je voulais continuer à être l’héritier qui prendra les rênes de la politique de l’Illinois, du moins dans la tête des membres de ma famille. Seul River, qui en faisait partie, était au courant de ça.

Oui mon père rêve et un large sourire se marqua sur mon visage. River avait vu juste. Et il fallait qu’il continue à rêver. Je tenais le regard de mon cousin quand il disait que Los Angeles était un trop beau terrain de jeu. Oh que oui. Ce que j’avais vécu dans l’Illinois n’était rien comparé à ce que j’avais vécu ici. A côté, Chicago était d’un mortel ennui.

-En effet, bâtard !

Que signifiait « des gens comme nous » dans la tête de River ? De lui, je savais seulement que c’était un voyeur limite psychopathe. Moi, j’étais un gosse de riche débauché. On était différent mais L.A. disposais de tout ce qu’il nous fallait. Mais le « des gens comme nous » m’embêtait parce que ça signifiait que lui et moi on était pareil. Alors que je voyais plein de différence. Rappelez-vous : moi le prodige, lui le bâtard. C’est pour ça que je le lui avais rappelé ce petit fait.

Pour ce qui était du père de River, je n’avais aucune idée de son identité. Je ne pouvais que l’imaginer comme ayant les yeux bleus et étant petit. Comme River l’était et comme je ne l’étais pas. River rajouta qu’il devait être baraqué, ce qui ne devait pas être le cas de mon père. Je souris, je n’avais jamais été complexé par mon corps frêle.

-Non. Mon père est svelte. Comme moi.

J’essayais de faire échec à River à chacune de ses piques. C’était presque devenu un réflexe depuis quelques minutes. Vint la question de « mais, mec, ça va rien changer pour nous, hein ? » Non. Rien du tout. Et l’histoire des réunions de famille que je servis à River le faisait marrer si bien qu’il voulait que je lui raconte tout quand ça se sera passé. Il était même prêt à me donner un badge pour que je puisse rentrer dans les studios d’Hollywood. Là, je dis pas non.

-Ça marche. J’attends ton badge.

Je souris. Je travaillais pour G&P et je n’avais jamais eu besoin de rentrer dans les studios d’Hollywood. Mais ça pouvait être intéressant ! Parfois, les rockstars participaient à des films. Je pourrais les prendre en embuscade là-bas.

River s’étira et sa nuque craqua. Moi je n’avais toujours pas bougé et je ne comptais pas le faire avant plusieurs heures. River se leva et me tendis la main, il était temps pour lui de se barrer avant que le soleil ne le tue. Il avait déjà un bon coup de soleil. Je serais sa main.

-Ouais, vaut mieux avant que tu ne crames complètement.

Il s’en alla et je me détendis un peu. Qu’allait-je faire de River ? Que pouvait-il m’apporter ? Pouvait-il me causes des problèmes ? Il allait falloir que je réfléchisse pour répondre à toutes ces questions.
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The Day After [PV River][TERMINE]

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