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 First Time On The Road (1965) [PV Daniele][TERMINE]

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Evan "Sniper" Kurtz
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MessageSujet: First Time On The Road (1965) [PV Daniele][TERMINE]   Sam 25 Juil - 11:54

First Time On The Road ft. Daniele Ricci


On avait démarré de L.A. il y a cinq heures, avec mon vieux pick up kaki qui faisait un bruit monstrueux. Ce véhicule, je l'avais hérité de mon vieux père qui en avait plus besoin pour aller travailler à son magasin de disque. Mais surtout, il savait que j'en avais atrocement besoin. Au départ, c'était juste pour draguer, pour me la jouer style: "moi, j'ai une voiture, c'est pas le cas de tous les autres branleurs. Moi, je suis un branleur avec une bagnole". Enfin, vous voyez le genre.

Mais depuis, les choses avaient bien changé. On avait sorti un album grâce à notre nouveau pote et manager l'Italiano! End Of War se vendait bien à L.A. depuis 6 mois, sous le label BSC et des demandes commençaient à affluer de l'extérieur grâce à la diffusion de notre musique sur toutes les radios américaines. Mon père était super fier. Et, du coup, on avait mulitplié les concerts dans les clubs de L.A.

Il en avait pas fallu plus pour Daniele. On gagnait pas encore grand chose vu le faible pourcentage qu'on avait sur les disques vendus. Ca, c'était Daniele qui nous l'avait expliqué parce que nous, entre deux bières, on en calait pas une en marketing. Nous, on faisait de la musique. Enfin, bref, Daniele nous avait dit que ce serait tout benef' pour nous de continuer à faire de la musique, mais hors des frontières de L.A.

Très bien, super! On est ok!

Et qu'est-ce qu'on fait?

Et ben Daniele était de ce pas allé chez BSC et demandé à avoir les fonds pour une tournée. une petite tournée américaine. BSC accepta qu'on parte en tournée. Mais pas question de nous donner des fonds. Tout ce à quoi on aurait droit, c'était du matos pour la musique, et deux roadies complètement paumés dont ils ne savaient probablement pas quoi faire.

Mais Daniele était italien, avait un accent et un style qui le faisait passé pour l'héritier d'un parrain de la mafia, et avait donc le sens du business. Alors il a dit "ok" mais "Si on fait un malheur, si on réussi, vu qu'on aura du se démerder, on veut 70%". Les big boss de chez BSC, y z'avaient dit "ok" à leur tour, en rigolant. Style que Daniele, il savait pas dans quelle merde il se foutait.

Et voilà comment The Army se retrouva dans un vieux pick up tout brinquebalant, le matos de BSC dans la benne, sur la route interétats. Direction... Heu... Je sais plus.

J'étais au volant, Sherman sur le siège passager, et me tournai vers Daniele qui était assis tout serré entre Nuts et Captain qui étaient pas des tous petits gabarits. Le plus petit, c'était moi. Enfin, non, Daniele, mais dans le groupe, c'était moi.

-Rappelle-moi où c'est qu'on va, vieux...

Je regardais plus la route, mais ici, la route allait tout le temps tout droit.

-Cap! Fait passer des bières, on meurt ici à l'avant!

Captain obtempéra avec plaisir, se tortillant comme il pouvait pour accéder aux bières qui étaient derrière. Ouais. Pour des raisons purement pratique, on avait cassé la vitre arrière avant de artir afin d'avoir accès aux bières qu'on savait pas caser dans le cockpit. J'attrapai la bouteille qu'il me tendait et le décapsula avec mes dents. J'entendis les autres faire de même derrière.

-A notre première tournée les gars!



Je poussai la radio à fond. C'était A Hard Day's Night des Beatles. Je gueulai:

-Ils ont qu'à bien se tenir ces quatre là! On arrive!

Puis je me mis à chanter, mais en en faisant une version digne de The Army.

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Daniele Ricci
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MessageSujet: Re: First Time On The Road (1965) [PV Daniele][TERMINE]   Sam 25 Juil - 15:22

First Time On The Road ft. Evan "Sniper" Kurtz


Des fonds ? Pour une tournée avec ton nouveau petit groupe ? Ils avaient éclaté de rire ces cons alors que je leur souriais de toutes mes dents. Ils se foutaient de moi tous ses managers « expérimenté » et ce pour trois raisons. La première parce que j’étais ce sale italien gosse de riche qui crois qu’il va pouvoir réussi au States parce que son père avait réussi en Europe. La deuxième parce que j’avais 23 ans à tout cassé et que donc il se disait que j’essayais sûrement de mettre la charrue avant les beaufs parce que ça faisait à peine 1 an que j’étais dans cette boite. La dernière parce que j’avais un accent prononcé et que ça les faisait marré à chaque fois.

J’étais peut être jeune et pas très américain mais j’avais déjà un groupe et un album. C’est d’ailleurs pour ça qu’ils me donnèrent la bénédiction pour une tournée. Mais pas pour les fonds. Ils nous donneraient que le matos et deux roadies – les pires de la boite, évidemment -  et le reste on devait se débrouiller. Ah bon c’était comme ça ? Bien ! Alors j’ai fait un pari avec mon gros lard de patron : si ma tournée est une réussite moi et le groupe on empoche 70%  de ce qui aura été gagné. « On fait comme ça, petit ! On fait comme ça ! ». Il avait dit ça entre deux rires le gros.

On allait donc faire comme ça. J’allais réussir, j’étais un génie. Je mis en place les dates, je réservai quelques hôtels sur le chemin avec l’argent que j’avais gardé de Rome quand j’étais employé dans l’entreprise de mon père, pour le reste du chemin on aurait cas dormir dans la caisse. Restait la caisse justement à trouver. La mienne, une voiture de sport, était trop petite alors on avait pris celle de Kurtz. Un vieux truc pourri mais assez grand pour tous nous caser. On avait pris des bières, des clopes et moi un peu de drogue cachée au fond de mes poches. Les deux roadies suivaient derrière avec le matos dans une caisse toute aussi pourrie que celle d’Evan. Un bon voyage… Loin du luxe dont j’étais habitué. J’avais dû laisser mon majordome à L.A. et c’était la première fois que je voyageais sans. Peur moi ? Non… J’allais plutôt m’éclater, au contraire !

J’étais coincé. Oui, littéralement coincé entre Captain et Nuts, les deux baraqués du groupe. Il faisait déjà très chaud à mort à cause de ces putain de States où il y a que des déserts mais là, c’était le summum. J’étais en débardeur noir, les cheveux en bataille et je mourrais de chaud surtout que ça faisait déjà 5 bonnes heures qu’on roulait.

J’aurais tué pour une brise de vent et au moment où j’y pensais, Evan se tourna vers moi pour me demander la première destination.

-A Salt Lake City…

Ça faisait tellement d’heures qu’on roulait que je n’étais pas sûr qu’on était sur le bon chemin. Erik m’avait dit qu’il fallait un peu moins de 10 heures pour y arriver. Mais avec ce vieux tacot qui n’allait pas vite et le nombre d’arrêt qu’on faisait on était vachement plus lent. Heureusement, le concert n’était prévu que dans 2 jours et on avait même le temps de tomber en panne si on voulait…

Kurtz demanda une tournée de bière et Cap’ obéi. La vitre arrière n’était plus et on pouvait accéder facilement à tous nos désirs. Tout le monde fut servi, et j’ouvris ma bière pour la lever et fêter cette tournée.

-A nos futurs 70% !

J’engloutis la moitié de ma bière en quelques secondes tellement j’avais chaud. Les Beatles résonnèrent bientôt dans tout ce vieux truc qu’on avait comme caisse. Sniper défiait le groupe de Liverpool et se mis à reprendre magnifiquement la chanson.

-Faudra qu’on l’enregistre. Ça ferait une bonne reprise, dis-je mi-amusé, mi-sérieux.

La deuxième partie de ma bière reçu le même sort que la première et je jetais le cadavre à travers la fenêtre qui n’existait plus pour qu’elle atterrisse dans la benne. Je chantais aussi pour bien faire. Parce que je savais tout faire.

Puis je m’étais arrêté brutalement quand je vis le panneau qui indiquait qu’on était presque à Vegas. Je me levais aussi haut que je le pouvais et me penchais vers le siège d’Evan.

-Faut qu’on fasse une pause à Vegas !!! C’est vital ! Faut qu’on refasse le plein dans tous les sens du terme !

J’avais toujours rêvé d’allé à Vegas mais j’en avais pas encore eu l’occasion. C’en était une en or, ça ! Les casinos, les filles, l’alcool et la fête ! On pouvait pas passer à côté !

-Comme je décide vous n’avez pas le choix de toute façon, dis-je avec un sourire satisfait.

Je ne m’étais toujours pas rassis. Ma claque d’être coincé entre Cap’ et Nuts.  
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MessageSujet: Re: First Time On The Road (1965) [PV Daniele][TERMINE]   Sam 25 Juil - 16:22

First Time On The Road ft. Daniele Ricci


On était tellement contents d'être sur les routes qu'on avait fait traîné le voyage en longueur. D'abord, parce qu'il fallait s'arrêter à toutes les pompes à essence. Déjà, il fallait faire le plein de bière à chaque fois. Et puis, merde ! On était The Army, on tenait à se montrer, à se faire remarquer et à se faire connaître. Alors on foutait le bordel dans toutes les stations. J'avais déjà dragué au moins une fois depuis le début du trajet, une jolie serveuse qui proposait des pancakes et du café et qui était super jolie.

Alors comme chaque arrêt faisait au moins une demie heure ou trois quart d'heures, ben... Ca faisait déjà 5 heures et on était pas encore à Las Vegas. Mais on avait le temps. On avait pris le temps. Parce qu'on était partis deux jours à l'avance. Pourquoi ? Ben simplement parce que quand Daniele était revenu chez moi avec la bénédiction de BSC, on était monté directement dans le pick up devant ses yeux de merlan fris... On voulait partir maintenant, tout de suite, commencer l'aventure. Rien à foutre de l'heure et du jour qu'il était. C'était maintenant ou jamais.

Daniele me rappela que c'était à Salt Lake City qu'on allait. J'avais jamais été là-bas. Personne n'avait jamais été là-bas.

La petite tournée de bière que Cap nous distribua sur mon ordre eu bon de rafraîchir un peu l'atmosphère. Faisait chaud à mort dans ce tacot que j'adorais, mais c'était pas tellement la faute du pick up, mais celle du désert. Daniele, fidèle à lui-même, ne leva pas sa bière à la tournée, mais à nos futurs 70%. Ouais, parce que nous, on avait tendance à oublier qu'avec tout ça, on risquait d'être riches ! Le fun nous suffisait, pour le moment.

J'avais mis la musique à fond et m'était mis à chanter. Daniele me dit qu'il fallait qu'on l'enregistre en rentrant.

-Oooh Yeah ! Je suis partant ! Vous en dites quoi les gars ?

Et les autres de répondre par des hurlements de guerriers vikings. Putain, quel fun !

J'étais tranquillement en train de boire ma bière en conduisant quand Daniele se leva brusquement, se retrouvant presque devant avec Sherman et moi.

-Hey ! Qu'est-ce tu fous ! Derrière on t'a dit !

Ouais parce qu'avant de partir, on avait du insister. Parce que Monsieur Ricci voulait voyager à l'avant ! Parce que Monsieur Ricci était manager ! Parce que c'était Monsieur 70% ! Mais nan nan nan ! Cette place était celle de Sherman depuis que j'avais la bagnole. Et c'était pas près de changer !

Mais je ne protestai pas plus longtemps quand Daniele s'écria qu'il fallait aller à Vegas. MAIS OUAIS ! FALLAIT ALLER A VEGAS !

J'accélérai brutalement tout en jetant ma bouteille presque vide par la fenêtre.

-VEGAAAAAAAAAAAAAS !

BOOM ! Même par au dessus de la musique, on l'avait entendu et en croyant que c'était un de mes pneu, j'avais freiné aussi brutalement que j'avais accéléré, dérapant sur la route couverte de sable. Finalement, quand le pick up s'immobilisa, on regarda tous derrière.

C'était pas un de mes pneus. C'était un de ceux de la bagnole des deux branleurs de roadies de chez BSC.

Sherman me frappa sur l'épaule en rigolant.

-Encore bien visé, Sniper!

En y regardant de plus près, je me rendis compte que ouais, c'était à cause des éclats de la bouteille que j'avais lancée que leurs pneus avait éclaté. Et les deux autres nous hurlaient des insultes. Je haussai les épaules et regardai derrière, Nuts, Cap et Daniele.

-Bah... C'est nous qu'on a les instruments, non ? Eux, ils ont que les amplis...

Je remis le contact et mis les gaz.

-Ils nous rejoindront à Vegas.

Et alors que je démarrais, Nuts sortis presque par la vitre qu'on avait éclatée pour leur gueuler qu'on se retrouvais à Las Vegas devant de Caesar Palace. Quand ? Ben personne en savait rien.

Et on s'en foutait.

Une heures plus tard, alors que la nuit tombait sur le désert, on pénétrait dans Las Vegas, prêts à s'éclater !
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MessageSujet: Re: First Time On The Road (1965) [PV Daniele][TERMINE]   Sam 25 Juil - 17:52

First Time On The Road ft. Evan "Sniper" Kurtz


Trouver une idée de génie dans un vieux tacot c’était du Daniele Ricci tout craché. Reprendre les Beatles en était une. Le groupe était partant donc c’était noté. J’allais trouver un moyen d’avoir les droits pour cette reprise et ça allait être dans la poche.

Je m’étais levé quand, au milieu de ce désert aride et sans vie, se dressa le panneau salvateur. Vegas, la ville où tout était permis. C’était trop tentant pour ne pas y faire un tour. Puis j’avais aussi envie de me lever parce que la transpiration de Captain et Nuts commençait à sérieusement me rendre malade. Ce qui me valut une réprimande de la part d’Evan. Chose que j’ignorai totalement parce que je n’écoutais pas les ordres. D’ailleurs, après Vegas, j’allais prendre le siège avant c’était clair.

-Je meurs derrière. Si je meurs vous n’irez pas loin.

Je ricanai puis fis part de ma grosse envie d’aller à Vegas. Non, mon ordre d’y aller parce que s’en était un. Pas besoin de cris de joie ou autre, en un regard j’avais compris qu’ils étaient tous partant. Evan accéléra tellement brutalement que je fus projeté à ma place. Puis vint le boom et le freinage d’urgence. Je fus projeter en avant et me rattrapai au deux siège avant. Cette caisse c’était du n’importe quoi.

-C’était quoi ça ?, dis-je un peu secoué.

Ils regardaient derrière, les autres, alors je fis pareil. C’était la vieille caisse des roadies qui avait lâché. Plutôt le pneu de la caisse avait lâché à cause de la bouteille qu’Evan avait balancée par la fenêtre. Bien visé il disait le Sherman. N’empêche qu’au milieu du désert ça allait prendre le temps pour la dépanneuse.

-Che cazzo di merda !, j’avais crié à l’encontre de Sniper

Les deux roadies nous insultaient en même temps, ils auraient pu éviter la bouteille aussi. Je ne comptais pas rester ici à crever de chaud en attendant la dépanneuse. Ce n’était pas une option. S’en était pas une non plus pour Evan qui fit remarquer qu’on avait les instruments et que les roadies ne disposaient que des emplis. Je ricanais quand Evan exposa son idée plus que brillante. On allait aller à Vegas, ses deux-là allaient attendre la dépanneuse tout seul. Puis si ces deux-là arrivaient pas à temps on pourra toujours dire que c’est la faute à BSC et qu’ils avaient cas nous donner des gens compétents. Avec un peu de chance, notre prime de fin de tournée pourra monter jusqu’à 80% si j’expose l’incompétence de BSC à BSC.

Il nous aura fallu une heure pour rejoindre Vegas. On s’était garé pas loin du Caesar Palace. Pas le temps, je troquais rapidement mon débardeur pour une chemise un peu plus classe. J’avais un sac remplis de fringues que j’avais réussi à caser entre deux casiers de bières. De quoi attirer pas mal de fille. Je fourrai ma carte de crédit dans ma poche parce que j’allais en avoir sérieusement besoin. Les autres m’attendaient surtout Cap’ qui s’impatientait un peu.

-On peut y aller !, dis-je en sortant mon meilleur sourire.

On entra dans le Caesar Palace. Mes yeux étaient émerveillés devant tant de luxe. Des jeux partout. De l’alcool et des belles filles dans tous les coins. C’était ce que j’appelais le paradis. Si après ma mort je pouvais vivre l’éternité dans un palace pareille, je signe tout de suite pour une bonne overdose.

-Alors ? Roulette ? Black Jack ? Poker ? Beuverie?

Le dernier étant obligatoire bien sûr. D’ailleurs, la première chose que je fis c’est commander un verre de champagne. Le luxe, ça m’avait déjà manqué. 
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MessageSujet: Re: First Time On The Road (1965) [PV Daniele][TERMINE]   Sam 25 Juil - 19:07

First Time On The Road ft. Daniele Ricci


Daniele disait toujours que j'arrêtais pas de me plaindre, que j'étais un vrai syndicat à moi tout seul. Mais hey ! C'était qui qui se plaignait là ? Qui c'était qui disait qu'il allait mourir à l'arrière de ma poubelle sur roues adorées, parce qu'il faisait un peu chaud et qu'il était serré comme une sardine dans sa boîte ? Et qui se plaignit encore que ça avait secoué quand j'avais accéléré puis freiné ?

Ben c'était Daniele Ricci.

On pouvait entendre le stress pointer dans la voix de notre manager quand il s'était rendu compte que j'avais éclater le pneu de la caisse des roadies. Et il m'avait même encore appelé « cazzo di merda ». J'avais pas trop idée de ce que ça voulait dire, mais il adorait m'appeler comme ça et comme c'était souvent quand je faisais une connerie, j'étais sûr que c'était très méchant.

Et je lui demandais pas la traduction parce que je savais que ça lui ferait trop plaisir alors je faisais semblant de comprendre quand il disait ça.

-Toi-même ! I-TA-LIA-NO.

Je me foutais de sa poire en imitant son accent des fois.

De toute façon, s'il avait peur qu'on aille pas à Vegas parce qu'on allait de casser le cul à attendre que ces deux branques changent le pneu, il avait tout faux.

Parce que ce tacot était à moi et que c'était moi qui avait le volant. Donc, c'est moi qui décidait où ma poubelle allait.

Et je lui avais fait prendre la direction de Vegas.

Le soiré tombé, on y était. Et je conduisais dangereusement parce que j'étais occupé à regarder toutes les lumières. On avait jamais vu ça ! J'ai évité de justesse un frontal et deux accrochages. Avec ça, on avait du bol de pas s'être fait contrôlé par les flics. Parce que j'étais complètement pété. Je garai le pick up à proximité du Caesar Palace... Entre deux bagnoles de sport de luxe. Et ben vous savez quoi ?

Ben c'était ma bagnole la plus belle.

On descendit tous de voiture et ça fit du bien d'avoir un peu de l'air frais. Faisait même limite froid maintenant. Daniele était d'ailleurs monté directement dans la benne pour attraper son sac et fouiller dedans pendant que j'allumais une clope.

-T'es pire qu'une gonzesse, tu le sais ça, Macaroni ?

Une fois notre manager prêt, on entra tous ensemble. Daniele en tête, Sherman et moi à sa droite, Captain et Nuts à sa gauche. Et on dénotait complètement à côté de Daniele : lui était habillé classe, nous, on était tous les quatre en vieux treillis militaires, t-shirt kaki et chemise ouverte d'un kaki douteux à cause de ce qu'on avait transpiré en route.

On aurait dit un magna de la drogue et sa milice privée... Mais en plus paumés.

Surtout avec tout le luxe qui nous entourait !

Daniele nous proposa plusieurs activités ludique pour le premier arrêt de notre petite excursion. Je fis mine de réfléchir, portant ma main à mon menton, comme un gros riche devant un menu de luxe.

-Je vais prendre la beuverie, accompagnée d'un tour de roulette.

Les autres approuvèrent l'idée. Mais on était dépendant de Daniele parce que c'était lui qui avait les thunes. Donc, on le suivit jusqu'au bar où il commanda du champagne. Et nous, quatre bières. Et on nous les donna, ces bières, mais c'était une marque qu'on connaissait même pas. Bah, tant que ça se buvait.

Je fit entrechoquer mon verre avec celui de mes compagnons de route et de mon manager. Puis afonai devant l'air dégoûté assez marrant des filles qui nous entouraient. D'ailleurs, bizarrement, une sorte de no man's land se créait entre ces gens et nous.

Je reposai ma chope sur le comptoir même temps que les membres de The Army et nous rotâmes tous en chœur.

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MessageSujet: Re: First Time On The Road (1965) [PV Daniele][TERMINE]   Dim 26 Juil - 13:19

First Time On The Road ft. Evan "Sniper" Kurtz


Les blagues débiles sur mon accent italien, le pneu crevé et les deux roadies n’étaient plus qu’un mauvais souvenir quand, le soir tombé, on arriva enfin à Las Vegas. Garé entre deux voitures de luxe que j’aurais tout fait pour échanger contre la bagnole qu’on avait, on faisait un peu pâle figure.

Par contre, pas question pour moi de faire pâle figure à l’intérieur devant toutes ses filles dont beaucoup faisaient sûrement partie de la jet set. J’avais fait avec ce que j’avais en mettant la plus classe de mes chemises alors que The Army était presque en tenue de scène avec leurs trucs bariolés. J’allais reluire à côté d’eux tellement j’allais dénoter. C’était plutôt positif. Evidemment, c’était sans oublier l’impatience et les commentaires toujours aussi agréables d’Evan. Macaroni c’était certainement le seul mot que ces enfoirés d’Américains connaissaient en Italien. Pas étonnant qu’ils étaient tous aussi obèses.

-Je suis pas une gonzesse, Hamburger, j’ai juste envie de pas te ressembler.

C’était le grand amour entre nous. Une fois prêt, on entra tous ensemble, le Big Boss en tête. Devant nous, notre terrain de jeu pour une nuit. J’en avais presque des étoiles dans les yeux. On avait plein d’activité à notre disposition et Evan choisi, tel un noble, la beuverie et la roulette.

-Ça marche !

On était tous d’accord. Donc, numéro 1, la beuverie. On se dirigea vers le bar, je pris un champagne et les autres des bières. Ils avaient plein d’alcool à leur disposition mais ses barbares préféraient les bières. On trinqua et nos verres furent rapidement vides. Les gens autour de nous nous regardaient comme si on était des bêtes de foire et certains nous évitaient carrément. Faut dire, mes poulains étaient habillé pas vraiment classe et en plus ils rotaient comme des barbares.

-Si je n’arrive pas à avoir une seule fille à cause de vous, je vous étripe, dis-je en souriant jaune.

Je repris un verre de champagne pour avoir quelque chose en main et on se dirigea vers là où ils vendaient les jetons. C’était une jolie blonde qui les vendait. Je m’appuyai au comptoir lui fis un clin d’œil qui la fit sourire.

-On a besoin de plein de jetons. Mille dollars de jetons, dis-je en sortant ma carte de crédit.

Elle s’exécuta et nous fila les jetons.

-On se revoit quand je reviens les échanger tout à l’heure.

Encore une clin d’œil et elle approuva en rigolant. Je me retournais vers The Army pour partager les jetons.

-Voilà, les gars ! Plus qu’à devenir encore plus riche qu’on ne l’est déjà. Plutôt, plus riche que je ne le suis déjà.

Je ricanai. 
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Dernière édition par Daniele Ricci le Mar 28 Juil - 16:09, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: First Time On The Road (1965) [PV Daniele][TERMINE]   Mar 28 Juil - 12:05

First Time On The Road ft. Daniele Ricci


Daniele et moi, on avait un hobby : s'envoyer des gentillesses à la gueule à longueur de temps en voyant qui ferait le plus gros strike. Mais tout ça était amical. L'italien savait que je l'admirais à mort pour son sens des affaires... Et son style aussi, même si je me voyais vraiment pas avoir le même. Mais ça, je lui avais jamais dis. Sa tête allait exploser si je le faisais.

C'était avec Captain que Daniele avait vraiment un problème. Pourquoi ? Aucune idée... Mais j'essayais qu'il soient tout le temps ensemble, comme pour les habituer l'un à l'autre. Avec le temps, ça allait marcher, c'était comme les chiens et les chats.

C'est donc avec nos style respectifs et opposés qu'on entra dans la Caesar palace. Si l'an dernier, on m'avait dit que j'allais passer une soirée là, j'y aurais pas cru. Et ben maintenant, j'y étais, clope au bec, avec mes potes. Et c'était juste génial comme sensation. Vous savez, c'est sensation d'être là où vous êtes pas sensé être... Un mélange d'adrénaline et d'excitation.

On commença par boire un bon coup pour se donner du courage. Et pour se mettre dans l'ambiance. Parce qu'au final, nous, au départ, on était bien loin d'être des Daniele Ricci. Le luxe, tout ça, on avait jamais connu. On était que 4 petits gars, pas riche, pas pauvres, pas laids, mais pas des playboys non plus, qui avaient un petit talent pour la musique et plein d'idées et de rêves en tête.

Alors si une bonne bière pouvait nous faciliter la tâche pour entrer dans le monde de Daniele, on allait la boire !

Daniele, lui, flippait déjà. Il avait peur qu'on fasse fuir tout le monde et surtout les filles. Je lui souris et haussai les épaules.

-Justement, ça va les changer un peu, ces filles, de voir des gars pas encore totalement corrompus.

Les autres éclatèrent de rire et je devais dire que j'étais assez fier de ma réplique. Les joutes verbales avec Daniele, c'était lui qui les gagnait nonante pour cent du temps.

Et en parlant de gonzesses, la première à qui on adressa la parole... enfin Daniele, pas nous... Fut la fille aux jetons. Une jolie fille qui n'eus d'yeux que pour Daniele, tout ça parce qu'il avait demandé pour « mille dollars » de jetons. Combien de mecs la mafia de son père avait flingué pour avoir autant de fric ? Ouais, parce que le père de Daniele devait forcément être de la mafia. Il était italien et avait plein de thunes...

Soit, vu qu'au final, on s'en foutait un peu de comment Daniele avait ce fric, vu que le principal, c'était qu'il l'avait, on fini avec plein de jetons en mains, que je fourrai dans la poche latérale de mon treillis.

-Cool !

Daniele disait qu'on avait plus qu'à devenir riches. Et j'y croyais.

Je me dirigeai vers la roulette, essayant de me frayer un chemin parmi les joueurs agglutinés autour de la table. Putain. Comment ils faisaient ces types en costard pour qui les gens s'écartaient automatiquement, hein ?

Mais comme j'étais un peu bourré, j'avais, sur le trajet, bousculé une jeune femme et renversé son verre de champagne sur elle. Merde... la poisse...

-Merde... la poisse...

La fille me regarda une seconde, choquée. C'était une jolie blonde, habillée d'une robe super classe noire qui la mettait vraiment en valeur, elle et ses courbes. Je passai une main dans mes cheveux mi-longs.

-Heu... je suis désolé... C'était pas fait exprès.

Et là, elle éclata d'un joli rire en cachant sa bouche. Et moi, je savais pas si je devais rire ou fuir. Alors je rigolais, mais j'étais complètement raide... Limite dans tous les sens du terme.

-Cachez pas vot' sourire, c'est trop con...

Elle me sortis alors que « c'était pas fait exprès », c'était la première fois qu'on lui sortait cette excuse. Que c'était les gosses qui disaient ça. Bah, ça faisait pas longtemps que j'en étais plus un et j'avais encore des rechute, que je lui disais. Alors elle me dit que c'était une bonne idée pour un gars en permission de venir se détendre à Vegas. Je rougis. Je ne prétendais pas être un militaire. On avait pas été engagés pour le Vietnam. Parce qu'on s'était jamais engagé à l'armée. Notre mission était ailleurs.

Elle me demanda c'était quoi notre mission. Je souris et lui expliquai que j'étais le chanteur et guitariste d'un groupe qui s'appelait The Army en désignant mes potes. Et qu'on s'en allait à Salt Lake City pour donner un concert. Enthousiasmée, elle me désigna la scène en me demandant si j'avais des jetons.

-Heu... Ouais... J'en ai...

Sans savoir combien j'en avais, elle paria le double de mes jetons en disant que j'étais pas cap de monter sur cette scène et de chanter trois chansons. Mais attention. Faudrait captiver le public.

Si j'y arrivais, le double des jetons.

Je hochai la tête. J'adorais jouer à « t'es pas cap ». Surtout quand le pari portait sur un truc que j'étais presque sûr de pouvoir faire. Elle m'annonça qu'elle s'occuperait de la sécurité, pour que les agents nous emmerdent pas. Je savais pas qui était cette fille, mais ça avait pas l'air d'être n'importe qui.

Ok. Moi, j'allais faire cette petite surprise à Daniele.

En stoem, je rassemblai mes troupes, on alla chercher nos instruments dans le pick up. Daniele était trop occuper à jouer et, à première vue, à gagner, pour s'occuper de nous.

Avec l'aide de quelques gars que la filles avaient apparemment prévenus, on monta sur la scène et on se retrouva debout devant ce parterre de richesses...

-Heu...

Aïe... Ça s'annonçait mal... Aller Sniper, reprends toi. Pas besoin de discours, abrège.

Alors, je me mis à chanter dans le micro, surprenant les autres qui s'alignèrent tout de même assez vite.



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MessageSujet: Re: First Time On The Road (1965) [PV Daniele][TERMINE]   Mar 28 Juil - 16:10

First Time On The Road ft. Evan "Sniper" Kurtz


Evan était une machine à clichés sur patte. Il croyait vraiment que cet endroit était composé uniquement de gens corrompus. Bon, ok, il devait il y en avoir une flopée mais ils n’étaient pas TOUS corrompu. Ça les faisait marrer en plus tous les autres.

-Si elles sont ici, c’est qu’elles aiment les gens corrompu. Puis, si ça se trouve, elles même sont corrompues, alors…

J’avais dit ça pour ne pas encore dire « cazzo di merda ». Nous fallait des jetons, maintenant, et j’en avais bien profité pour dragué un peu la fille qui les vendait. Histoire aussi de montrer à mes gars comment on faisait pour draguer dans ce genre d’endroit. La carte « j’ai des thunes » celle qui marche le mieux en général.

Après ma petite démonstration je distribuai les jetons entre nous. On avait plus qu’à jouer afin de faire monter nos gains. Aussitôt dit, aussitôt j’étais déjà à une table de jeu après avoir abandonné The Army en entier au milieu du casino.

Je m’arrêtais devant une table où des gros riches en costard jouaient à la roulette après avoir échanger mon verre de champagne vide contre un verre de whisky. Quand ils m’ont vu m’amener avec ma dégaine sûre de moi et mon envie de jouer ils étaient prêts à tous se marrer. « Toi, le gosse, tu veux jouer ? ». Oh que oui et, après quelques minutes j’avais déjà empoché la première partie. Facile, la chance choisissait toujours les génies et j’en étais un. La deuxième fut dans la poche aussi, de quoi commencer à me faire respecter – et haïr – par tous ces hommes en costard.

Encore une et mes gains avaient déjà passé les milles dollars de bénéfices. Ils misaient gros ses enfoirés et je me mettais à faire pareil, complètement pris par le jeu. Vidant, whisky sur whisky. Qu’est-ce qui pouvait bien me faire sortir de cette spirale de victoire ? The Army. Une de leur chanson résonna bien fort dans tout le casino et je me retournai directement vers la source. Ils étaient tous là, au complet, sur la scène du casino. C’était quoi ce bordel ?

-Désolé, mais je crois qu’on m’attend à une autre table, dis-je en souriant à mes victimes en costard.

Whisky à la main, je me dirigeais vers la scène. Tout le monde avait été surpris de cette entrée fulgurante sur scène de tout un groupe. Tout le monde sauf une personne que j’aurais pu reconnaitre entre mille. Elle était devant la scène, manipulant les quelques jetons qu’elle avait en main. Elle regardait The Army avec un sourire satisfait. Je ne souriais plus. C’était Victory Miller, la fille du magnat de l’import-export américain et aussi rival incontestable de mon père.

Je m’approchais d’elle me plaçant à ses côtés sans rien dire. Son regard se posa sur moi. Elle était surprise et je pouvais déjà voir ce mélange de défi et de joie dans ses yeux.

-Dany ? Qu’est-ce que tu fais ici ?

Victory et moi on se connait depuis nos 17 ans. Vous voyez les fêtes de riche où tout le monde est habillé en costard et parle affaire. Ben c’est là-bas que j’ai rencontré Victory. Suis-je sortis avec ? Ça va de soi même si ça n’a duré qu’un soir… Je crois… Je sais plus. C’est du passé de toute façon et à moi de lui expliquer que j’étais en tournée avec les gars qui était sur scène et qu’on avait fait un petit break à Las Vegas histoire de dire. A elle de me répliqué que, mon groupe, elle avait fait un pari avec tout en m’expliquant en quoi consistait ce pari.

-Ils vont gagner, dis-je tous sourire entre deux gorgées de whisky.

Elle rigolait insinuant que son but n’était pas de gagner mais de, je cite : « voir ça ! ». Et elle continua en disant qu’elle trouvait Evan mignon et tellement pas en phase avec le reste de gens ici. Victory voulait s’amuser et applaudis après la fin de la première chanson. Je me retournai complètement vers elle.

-Evan sait que tu es la fiancée du fils du tenant du casino, au moins ?

J’étais totalement ironique et un rien méchant. Parce que je savais que le père de Victory avait fiancé sa fille au fils du tenant du Caesar Palace uniquement pour de l’argent et un bon partenariat. Ça n’avait pas plus à Victory. Sans blague… Elle ne riait plus et me disait de ne rien dire.

-Je verrais, dis-je en sifflant innocemment.

Le mini-concert se finissait sous les applaudissements de tout le monde. Bel essais. Mon groupe faisait l’unanimité dans les jet set. C’était cool ça. Je fis signe à Evan de nous rejoindre. Il était temps de faire des présentations en bon et due forme.  
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MessageSujet: Re: First Time On The Road (1965) [PV Daniele][TERMINE]   Mar 28 Juil - 18:38

First Time On The Road ft. Daniele Ricci


Entre la première et la deuxième chanson, je fouillai dans ma poche latérale pour prendre mon paquet de clope. Merde. Mauvaise poche. Ça, c'était la poche où il y avait mes jetons. Ah... Et ceux de Sherman aussi... Puis ceux de Captain et de Nuts... Ouais, parce que quand on était allés jusqu'au pick up pour aller chercher nos instruments, je m'étais déjà gouré de poche, tombant sur mes jetons. Et c'était là que j'avais eu une idée de génie, comme dirait l'autre...

J'avais demandé aux autres de me rendre leurs jetons. Ils m'avaient d'abord regardé de travers parce que c'était leurs jetons pour s'amuser et se payer des bières... Mais quand je leur avais expliqué que la personne avec qui j'avais parié m'avait promis le double sans même savoir combien j'avais de jetons en poche, ils m'avaient tout rendu.

Je trouvai finalement mes clopes, l'allumant.

-Heu... Vous en voulez encore ?

Histoire de savoir si j'étais en train de gagner ou de perdre. On avait eu des applaudissements après la première chanson, mais ça voulait rien dire. On apprend au gosse à faire bravo pour un oui ou pour un non et ça reste jusqu'à l'âge adulte.

Moi, ce que je voulais savoir, c'était s'ils voulaient encore nous entendre, où s'ils allaient nous jeter leur champagne super cher à le gueule.

Une seconde de silence qui me fit retourner mon estomac, mais finalement, j'avais pas fini de tirer une première fois sur ma clope que les gens en redemandaient. Je fis alors un clin d’œil à la jeune femme qui m'avait défié, et faisant signe de la main à Daniele, un signe qui voulait dire : « Alors, c'est qui le meilleur ? ».

-Ok, les gars.

Je soufflai ma fumée et descendis un peu le micro pour qu'il soit plus ajusté à ma taille. Ça s'entendais dans ma voix que j'étais plein quand je parlais, mais pas quand je chantais.

-Pendant que vous êtes là, à picoler et jouer, faut pas oublier nos gars qui sont dans la merde au Vietnam...

Au mieux, certains étaient des vétérans comme nos pères et le reste, des républicains endurcis. Au pire, ça passerait pour un peu de provoque.

Et j'entamai la chanson suivante tout en fumant ma clope et en attrapant mon micro à deux mains.



Après celle-là, on eu droit à un tonnerre d'applaudissement. Et je pouvais voir certains gars plus vieux qui avaient les larmes aux yeux. Peut-être qu'eux, ils venaient jouer à Las Vegas pour oublié que leur fils unique était peut-être en train de crever dans une flaque de boue à des milliers de kilomètres.

Je toussai un coup avant de reprendre.

-On est The Army. Et on oubliera pas.

Je me tournai vers les gars pour une brève présentation en les désignant du doigt un par un. C'était Daniele qui m'avait appris à faire de la pub. Et là, l'occasion était rêvée.

-Nuts, Captain, Sherman... Et Sniper. Bonne putain de soirée à tous !

Puis je chantais la dernière. Avec le sourire en plus, vu qu'il y avait de grandes chances pour que le pari soit gagné.



C'est sous les applaudissements qu'on termina le concert et Daniele me fit signe de le rejoindre. Je retournai jusqu'au micro en rigolant.

-Nan nan espèce d'enfoiré, viens voir ici si j'y suis. T'as voulu nous mettre sur scène, t'as réussi, alors viens !

Je lui fis signe de monter. Je voulais le présenter. Mais je retournai brièvement au micro.

-Ah et prend cette jolie jeune femme avec toi, tu veux.

Ensuite, je quittai le micro pour les aider tous les deux à monter sur scène, surtout la jeune femme, que je pris par la taille rapidement, avant que Daniele n'en aie l'idée. Je lui demandai son nom qu'elle me glissa à l'oreille puis revint avec ces deux-là près du micro où le reste du groupe nous rejoints, se mettant bras dessus bras dessous avec moi d'un côté et avec l'italien de l'autre.

-Daniele Ricci, notre manager, et Victory, qui me doit un bon paquet de jetons.

On salua, puis on quitta la scène tous ensemble. Les autres étaient super contents ! On avait joué, mais en plus, on venait de gagner un beau pactole.

Une fois dans la salle, plusieurs personnes vinrent nous faire l'accolade et nous féliciter et quand on fut plus au calme, près du bar où je recommandai une tournée pour tout le monde. Bières pour The Army, champagne pour Daniele et Victory, je vidai mes poches sur le comptoir, poignée par poignée. Quand j'eus terminé, je regardai Victory avec mes grands yeux d'innocent.

-Le double des jetons, t'avais dit.

Puis j'eus un sourire charmeur.

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MessageSujet: Re: First Time On The Road (1965) [PV Daniele][TERMINE]   Mer 29 Juil - 12:20

First Time On The Road ft. Evan "Sniper" Kurtz


Le concert était terminé et j’applaudissais mon super groupe en même temps que tous ses riches qui se ruinaient dans ce casino. Victory faisait de même satisfaite d’avoir réussi à organisé ce petit concert pour elle-même.  Ils avaient réussi mes gars et ils étaient bien rôder pour cette tournée. Les 70% allaient être pour nous, ça ne faisait aucun doute. Même la jet set était touchée par la guerre ça se voyais sur le visage de certains qui étaient parfois prêt à chialer. Certains avaient sûrement des gosses coincé dans ce putain de Vietnam.

Je faisais signe à Evan de nous rejoindre alors que Victory mettait son doigt devant sa bouche pour me faire signe de ne rien lui dire. Mouais, on allait voir ça ! Rien n’était moins sûr.

J’étais sur le point de maitriser la situation et de faire sa leçon à Victory mais c’était sans compter sur cet enfoiré d’Evan qui m’exhorta à monter sur scène disant que c’était moi qui avait tout manigancé pour qu’il y monte.

-C’est pas moi !, dis-je en faisant les gestes qui vont avec.

Victory éclata de rire et me fis un coup de coude en me chuchotant dans l’oreille de le rejoindre. Je soupirais et levai les yeux au ciel quand Evan réquisitionna aussi Victory sur la scène. Il était malade ou quoi ??? Victory affichai un sourire enjoué avant de s’avancer vers la scène. Et merde… Je la suivis. J’avais plus le choix. Je ne voulais pas qu’on m’appelle Ricci le couillon jusqu’à la fin de ma vie, moi…

Evan nous aida à monter sur scène. Enfin, il aida Victory – qui, au passage ne faisait qu’un ou deux centimètre en moins que moi – à monter. Il la prit par la taille. Et merde… Une fois sur scène ils s’échangèrent quelques mots à l’oreille alors que je scrutais l’assemblée pour voir s’il n’y avait pas le petit copain de Victory dans le coin. Je ne voulais pas me faire virer de ce casino pour une histoire aussi débile que celle-là. Il y avait du monde et c’était difficile de reconnaitre tout le monde d’ici… A première vue, personne de suspect.

Mais c’était sans compter, encore une fois, sur Evan qui nous présenta, Victory et moi dans le micro. Gueulant à tout le monde qu’on était là et montrant bien à tout le monde qu’il tenait cette fille par la taille. Mais oui dit mon nom… C’est pas comme si le fils du dirigeant de ce putain d’endroit me détestait. Si, il me détestait et ce depuis que je lui avais foutu sa raclée au casino de Rome il y a 3 ans. Encore à une de ses soirées où il y a que les riches et leurs gosses.

On quitta la scène pour revenir dans la salle. Plein de gens remerciais et félicitais The Army. Une vraie marée humaine avant d’arriver près de bar où j’avais afoné le champagne qu’Evan avait commandé. Ce dernier sorti les jetons qu’il avait dans sa poche et demanda le double avec un sourire charmeur qui me firent soupirer. Victory souriais et compta rapidement les jetons avant de claquer dans les doigts et de dire que les jetons d’Evan allaient arriver. Je fixai mon poulain.

-Cazzo di merda !

Victory disait de ne pas m’écouter et disait que je disais ça à tout le monde. Elle félicita ensuite The Army pour le concert. Je soupirais encore et commanda un whisky. Les jetons arrivèrent sur un plateau d’argent et Victory le tendit à Evan. Une fois le serveur parti, j’explosai littéralement.

-T’es con Evan ! Cette fille est Victory Miller, la petite amie du fils du patron de ce putain de casino. Donc si on n’est pas sorti par les videurs dans dix minutes on à de la chance. Puis tu ne pourras pas te la faire, t’as vu ta dégaine.

Victory répliqua directement.

-Lui au moins il me larguera peut-être pas le lendemain matin parce qu’il a des choses à faire ailleurs, hein, Dany !

Je haussais les épaules essayant vainement de me justifier.

-Bah… J’avais des vrais trucs à faire… N’empêche que tu n’avais pas le droit de manipuler Evan juste pour passer dix minutes de bon temps parce que ta vie est ennuyeuse.

Elle m’ignora littéralement reposant son regard sur The Army pour causer avec eux.

-Fait gaffe Evan. Son petit ami va bientôt le savoir et on sera dehors en deux temps trois mouvements…

Je me tournais vers le bar commandant encore un whisky tellement je les descendais vite.  
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MessageSujet: Re: First Time On The Road (1965) [PV Daniele][TERMINE]   Mer 29 Juil - 15:10

First Time On The Road ft. Daniele Ricci


Tout ce bordel était juste SUPER GENIAL !!! On avait chanté trois chansons et c'était limite si les gens en redemandaient pas. J'aurais jamais cru ça, pas ici, mais fallait croire que j'avais trop de préjugés. Et Daniele qui faisait le gêné, maintenant ! Ben ça, si on m'avait demandé de le parier, j'aurais jamais osé.

Et puis il y avait cette fille que plus je regardais, plus je trouvais attirante... Presque autant que les jetons promis. Avec ça, on allait pouvoir autofinancer notre tournée sans aucun problème ! Peut-être  même ajouter quelques dates ! Et même qu'on pourrait semer définitivement les roadies de BSC qui auraient qu'à rentrer à L.A. ! On allait peut-être en rencontrer des plus sympas sur la routes, des plus jeunes, peut-être même que ce serait des filles.

Bon, ok, je rêve et je divague... où j'en étais ?

Ah ouais. On était arrivés au bar et Daniele m'avait l'air bien nerveux avec Victory alors que d'habitude, il était vraiment bien relax avec ce genre de fille. Et puis j'avais encore eu droit à un « Cazzo di merda ». J'avais, moi, réclamé mon dû à Victory... Et peut-être même que j'allais pas m'arrêter là, après quelques bières de plus.

-Hey ! Poli avec la poule aux œufs d'or, mon pote !

Tout ça faisait bien rire Victory et ça me faisait plaisir de la voir rire avec moi de Daniele plutôt que de la voir rire avec Daniele de moi, comme c'était ce qui arrivait le plus souvent.

Je bus ma bière en quelques gorgées, fêtant ça avec les gars et Victory. Daniele, lui, buvait aussi, mais comme pour soigner ses nerfs. Et l'explication tomba... Il me semblait bien que Victory et lui parlaient ensemble comme s'ils se connaissaient.

Et moi, je fis un raccourcis, avec un air blasé.

-Ah... C'est ton ex, en gros...

Sinon, pourquoi Daniele aurait aussi peur du petit ami de cette fille, hein ? Victory confirma l'histoire en disant que moi au moins, je la larguerais peut-être pas demain matin parce que j'avais mieux à faire ailleurs. Sur quoi, un grand sourire fier se peignit sur mon visage, pendant quelques secondes avant que mon cerveau me rappelle gentiment que si, en fait, demain, j'avais deux ou trois trucs à faire, comme une tournée à commencer...

-Ben en fait, heu...

Mais j'eus pas le temps de finir ma phrase parce que Daniele et Victory se mirent à s'envoyer des piques comme un vieux couple divorcé devant leur gosse (moi) de qui il parlait comme s'il était pas là. Alors, je continuai à boire et à mettre mes jetons dans mes poches, avec l'aide des autres, tout en écoutant vaguement, jusqu'à ce que Daniele me mette en garde contre son petit ami.

-Hey ! Mais je lui ai jamais rien fait à cette fille ! Pas encore.

Clin d’œil à Victory.

C'est toi qui est partit comme un voleur apparemment...

Je terminai ma bière et puis continuai après avoir reposé ma chope sur le comptoir:

-Je sais même pas qui c'est ce type. Alors pourquoi ce mec m'en voud...

Mes yeux bleu-vert s'écarquillèrent et regardaient par dessus l'épaule de Daniele.

-Oh-oh...

C'est Sherman qui tira en arrière sur mon t-shirt. Alors que Nuts laissait tomber sa chope qui se brisa à terre... Un énorme gorille venait d'apparaître derrière notre manager.

-Cours Sniper ! Cours !

Il avait pas fallu me le dire deux fois. Sherman et moi, on pris nos jambes à notre cou, Nuts sur nos talons, bousculant Captain au passage. Lui, c'était peine perdue, il allait encore essayer de discuter, de négocier, de faire la paix, tout ça tout ça... C'était bien beau tout ça mais... Je gueulai en bousculant encore quelqu'un et en courant vers la sortie, mes jetons cliquetant dans mes poches.

-Laisse tomber Cap !

Quant à Daniele... Bah, c'était sa merde, après tout, c'était lui qui avait couché avec Victory. J'étais pas là pour subir les démons qu'il avait créé en chemin...

Comme on fut les premiers, Nuts, Sherman et moi, à arriver au pick up, on embarqua et je démarrai. J'accrochai, vu que j'étais nerveux, bourré, complètement excité et pris d'un fou rire, tout ça en même temps, les deux voitures de sport qui étaient devant et derrière le pick up. Tout ça avec la radio poussée à fond. C'était The Dave Clark Five avec "Catch Us If You Can"... On appelle ça le destin...



Sans plus de remords, je me dirigeai à fond de balle jusque devant l'entrée du Caesar Palace où je comptais quand même bien récupérer Captain et Daniele. On arriva juste à temps alors qu'ils déboulaient en courant du palace, l'armoire à glace derrière eux. Sherman leur ouvrit la portière au vol alors que je gueulais :

-EMBARQUEMENT !!! PRETS POUR LE MOV?

De nos pères, on avait hérité une chose : le jargon militaire.

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MessageSujet: Re: First Time On The Road (1965) [PV Daniele][TERMINE]   Jeu 30 Juil - 18:50

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Bordel, j’étais coincé entre Victory et Evan. L’une me rappelant amèrement le passé et l’autre en rajoutant une couche toute les 5 minutes. Je m’engueulais presque avec Victory qui me reprochait de l’avoir largué le lendemain du jour où on avait flirté. Ouais, c’était vrai, mais bon… J’avais mes raisons. Evan tira de cette histoire une conclusion un peu hâtive de la situation. Je me retournais rapidement vers lui entre deux phrases destinées à Victory.

-Pas vraiment. Oui et pas vraiment.

Puis je replongeais direct dans ma pseudo dispute alors qu’elle clamait haut et fort que, Evan, lui peut-être, il la larguerait pas le lendemain. Pas si sûr vu qu’on devait être à Salt Lake City très bientôt. Donc Evan allait faire comme Ricci et se barrer d’ici.

De toute façon nos secondes les secondes du chanteur étaient comptée ici et je noyais toutes ses conneries dans le whisky écoutant toujours les reproches de Victory. Bla, bla, t’aurais dû me rappeler. Bla, bla, à cause de toi je suis coincé ici avec ce débile. C’est pas ma faute si son père est un connard qui la marie à n’importe qui.

Je mis Evan en garde qui répliqua qu’il n’avait ENCORE rien fait et que c’était moi qui suis parti comme un voleur. J’afonai encore un whisky.

-Ce que tu as fait lui suffira tu verras !

Et Evan continua mais s’interrompu subitement. De quoi me faire touner le regard vers l’endroit qu’il fixait. Un gros gorille était là, devant nous. Il faisait deux tête en plus que moi et le double de mon poids. Sherman et Sniper eurent vite fait de se barrer. Nuts les suivit. Je regardais le gorille. Je ne bougeais pas parce que je n’avais rien à me reprocher. Absolument rien ! Je voulais rester ici, moi !

Captain sorti tout un baratin pour tout expliquer de quoi me faire lever les yeux aux ciels. Qu’est-ce qu’il croyait lui ? Il ferait mieux de courir pour rejoindre ses potes pendant que moi j’allais finir ma soirée ici. Le gorille restait de marbre et craqua ses doigts. Captain recula d’un pas, l’air pas trop rassuré. Victory vint me chuchoter à l’oreille.

-Tu ferais mieux de courir, Dany ! Dit au revoir à Sniper de ma part.

Je pouvais sentir une certaine satisfaction dans sa voix. Le gorille avança vers nous.

-Ok, on se casse !

Je déguerpi vers la sortie. Je ne regardais même pas derrière moi pour voir si Captain suivait. S’il mourrait, tant pis pour lui ! Je courais sans m’arrêter bousculant des personnes au passage. Le gorille était un peu moins rapide que moi, je ne devais donc pas m’arrêter.

Une fois dehors, je repérais vite le pick-up pourri de Sniper. Ils nous attendaient et gueulait des trucs que je ne comprenais pas. M’en fiche de ce qu’il disait, fallait juste que je m’en sorte.  Je sautai à l’arrière de la voiture et Captain fis de même à ma suite. Sniper démarra sur le champ.

Je repris ma respiration, mon cœur battait à mort. Je respirais très fort, je m’accrochais au-dessus des deux sièges avant pour me tenir à moitié debout et être le plus proche possible d’Evan et quand j’eu assez d’air :

-Putain, Evan !! A cause de toi, on s’est fait viré comme des cons ! En plus, on saurait même pas échanger nos jetons ! Ils voudront plus nous voir ! Putain, la prochaine fois qu’une fille jolie et riche te porte de l’intérêt, réfléchis, c’est qu’il y a une arnaque !

Sur ce, je me laissai tomber sur le siège arrière essoufflé comme si j’avais couru un marathon. Puis le concert me revint en tête et Victory. Et le concert… MERDE !!

Je me remis à moitié debout.

-ARRETE-TOI TOUT DE SUITE ! On a oublié les instruments !!

Putain sans les instruments, adieux notre concert à Salt Lake City. Jamais on aura le temps ni l’argent pour en racheter. 
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MessageSujet: Re: First Time On The Road (1965) [PV Daniele][TERMINE]   Jeu 30 Juil - 19:35

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Daniele me parlait comme si j'avais fait une connerie ! Mais hey ! Si connerie il y avait, c'était Victory qui l'avait fait vu que c'était elle qui avait voulu parier. Moi, j'avais fait que le gagner, ce pari. Et je voyais pas ce que j'avais fait de mal ! J'avais fait de la pub pour le groupe, bordel ! Et on avait augmenté notre capital de départ en le doublant ! Alors il était où le foutu problème ?!

Et ben le foutu problème était très simple, quand on écoutait un peu la dispute entre Daniele et la jeune femme. J'avais rien à voir là-dedans. Si Daniele avait si peur qu'on se fasse virer de ce casino, c'était parce que LUI, il avait couché un jour avec Victory et que le voir LUI avec Victory, ça allait pas plaire à son nouveau petit ami fiancé ou je sais pas quoi !

Et n'empêche que Victory, en plus, n'avait rien contre l'idée de passer un peu de bon temps avec moi, quoi que Daniele en dise et ce fiancée ou pas fiancée.

Ouais... ben quand j'avais vu le gorille derrière Daniele, j'avais quand même été vite refroidi.

Soit, tout ça pour dire qu'on avait opté pour un rapide replis tactique devant la menace qui nous surpassait en tête et en kilos. Y avait que Captain pour essayer d'arranger le truc... Et le pire, c'était qu'il était aussi capable, si la négociation ne marchait pas, d'essayer de se défendre avec ses poings. Et il risquait de gagner. Mais nous autres, on voulait pas rester là pour voir qui allait gagner.

Et finalement, quand on eu récupéré le pick up et qu'on se pointa à l'entrée du palace, c'est quand même à deux, ensemble, que Cap et Daniele, déboulèrent, le gros suant leur courant derrière. Repris d'un énorme fou rire, je démarrai en trombes, fonçant sur l'avenue principale en roulant pas très droit.

-Oh comme c'était mignon, vus deux courant ensemble vers le salut !

Nouveau fou rire et engueulade de la part de Daniele comme quoi tout ça était ma faute. J'arrivais quand même pas à arrêter de rire.

-Ouais ouais. Cazzo di merda, je sais !

Je fonçais toujours, les deux mains sur le volant. Sherman eu la merveilleuse idée de nous sortir une clope chacun et comme j'avais les deux mains prise, il me la glissa entre les lèvres et me l'alluma. C'est donc clope au bec que je dis à l'attention de Daniele.

-Ma faute ?! Ah non ! J'ai fait que ce qu'elle a dit, et elle est majeur... je crois... Et puis c'est toi qui a couché avec. Tu veux juste pas admettre que tu t'es fait jeter, Ricci !

Et c'est là que Daniele hurla, mais pas sur moi.

Je sautai à deux pieds sur le frein et l'embrayage, stoppant le pick up qui dérapa, faisant peur aux autres conducteurs qui klaxonnaient. Daniele failli passer à travers le pare-brise, mais Captain et nuts eurent le bon réflexe de le retenir. Ma clope, elle, n'eut pas la même chance et s'écrasa sur la vitre.

-MERDE !

Je fis demi tour en passant comme un barbare sur la berme centrale du boulevard. Mais mon véhicule était fait pour, peu importait le code de la route, du coup.

Sherman me demanda ce qu'on allait faire.

-On y retourne, j'ai un plan. File-moi une clope, je vais en avoir besoin.

Plus lentement et en fumant ma clope, je me rapprochai du Caesar Palace. Quand je fus à 100 mètres, j'éteignis les phares alors qu'on était en pleine nuit.

-Initiation approche furtive...

Je me garai là où il y avait de la place. Heureusement, je n'accrochai aucun véhicule. D'ailleurs, j'avais pas parlé des deux voitures de sport à Daniele... J'allais attendre qu'il y ait prescription.

Une fois qu'on fut stationné, je me tournai vers Daniele.

-Déshabille-toi.

Il était le seul à avoir des fringues classe et il me les fallait. Mais vu la tête de Cap, il avait pas compris ça, lui. Alors je clarifiai les choses.

-Daniele et moi, on a plus ou moins la même taille. Vous êtes tous trop grands, bande de nazes.

Je regardai Daniele.

-Ils te connaissent et ce mec t'en veux, apparemment. Moi, ils m'ont vu qu'en treillis. Si je suis classe, ils me reconnaîtront pas. Je vais aller échanger les jetons, retrouver Vic et lui demander nos instruments.

Heureusement, y avait que deux guitares et une basse à ramener. On avait utilisé la batterie du palace...

Et mon idée était une idée de Gé-nie !

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MessageSujet: Re: First Time On The Road (1965) [PV Daniele][TERMINE]   Ven 31 Juil - 18:17

First Time On The Road ft. Evan "Sniper" Kurtz


J’en pouvais plus, cette petite course m’avait sucé mon énergie et mon souffle. La petite réflexion d’Evan sur moi et Captain m’énervait et je me retenais de lui dire encore cazzo di merda. Je préférais l’engueuler clairement le rendant responsable de notre repli forcé. Lui, il se marrait et moi, je m’essoufflais à crier plus fort.

Putain et voilà qu’il remettait la faute sur moi, maintenant. Bon, certes, j’avais couché avec Victory il y a quelques années et son mec me détestait, mais ce n’était pas moi qui avais mis mes mains autour de sa taille sur une scène il y a pas 10 minutes. Mais, eux, ses ingrats de The Army, ils disaient que c’était moi !

-Ouais, ouais, c’est ça ! Je me suis pas fait jeter. On s’est fait jeter ! Et c’est ta faute.

Voilà, c’était dit. J’étais pas d’accord, il était pas d’accord. C’était comme ça. Je m’étais remis assis avant de bondir à nouveau entre les deux sièges avant pour leur gueuler de s’arrêter parce que, dans notre fuite, on avait complètement oublié les instruments. Et sans ça, adieu les premières dates de la tournée. Putain, tout ça parce que ce con de Sniper peut pas s’empêcher de parier avec n’importe qui.

Evan freina d’un seul coup, dérapant contre le bitume. Pendant un centième de seconde, je crus bien que j’allais passer à travers le pare-brise et me retrouver sur le capot mais Nuts et Captain me retentirent. Une fois à nouveau assis, je me retournais vers Nuts pour le remercier, entendant Sniper jurer. Il fit demi-tour. En même temps, on n’avait pas vraiment le choix. Il nous fallait ses instruments. Mais j’avais aucune idée de comment on allait faire…

Sniper, lui, il savait. Il avait un plan. De quoi accaparé toute mon attention. Il se gara pas loin du Caesar Palace et éteignit les phares.

-Approche furtive ? Ta caisse dénote tellement qu’il n’y a rien de furtif dans cette approche.

C’était vrai. J’avais raison. Evan se tourna vers moi et me demanda de me déshabiller. Il était malade ou quoi ?

-Quoi ??

Je ne voyais pas vraiment où il voulait en venir. Je ne bougeai pas. Pas question que je me déshabille sans explications. Il y avait pas que moi qui me demandait ce que Sniper avait derrière la tête, il y avait aussi Captain. Pour une fois qu’on était d’accord. De quoi forcer Evan à expliquer et son plan était… Débile mais pas tant que ça. Il serait le seul à payer s’il se faisait voir.

-Changer de chemise ne modifiera pas ta tête de paumé. Tu sais ça ? Même avec mes fringues tu dénoteras.

Je ne voyais pas d’autres plans… Puis, les autres était emballé par l’idée. Ils étaient tous dingue.

-Bon d’accord. On fait comme ça. Mais tu as intérêt à te grouiller avant que quelqu’un te remarque.

J’enlevai ma chemise et mon pantalon afin d’échanger avec ceux de Sniper. Putain, ses fringues puaient la transpiration. Je les enfilais non sans tirer la gueule. Si sa mission échouait, j’allais le crucifier sur place.

-Tu as intérêt à ne pas te manquer, Sniper. Sinon, je te tue et j’offre ta tête au petit ami de Victory pour faire la paix avec lui.

Il était prévenu.
 
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MessageSujet: Re: First Time On The Road (1965) [PV Daniele][TERMINE]   Sam 1 Aoû - 11:31

First Time On The Road ft. Daniele Ricci


Et voilà, c'était ma faute. Daniele n'allait pas changer d'avis et de toute façon, même si on était juste un tout petit peu dans la merde, tout ça me faisait marrer. Bon, ok, je l'admets, c'était un fou rire nerveux. Si on récupérait pas nos instruments, adieu les premières dates et on était quand même partis de L.A. pour ça, à la base.

Pas grave, j'avais un plan. Dans ces cas-là, faut s'adapter quitte à faire des plans de A jusque Z. Mais nos instruments, on les auraient.

Celui qui stressait à mort, c'était Daniele. Et pour cause : c'était SA faute. Il pouvait croire ce qu'il voulait, je me serais quand même pas fait jeter pour avoir mis ma main autour de la taille de Victory, quand même ! Bon, quelques heures après, peut-être, mais pour un crime un peu plus grave.

Bref, de toute façon, alors que je commençais mon approche furtive tous phares éteints, je me disais quand même que je pouvais abandonner mes rêves.

-Mais si Daniele, mon approche marche. Personne nous a encore attaqué. On est pas repérés.

Ma mission comportait seulement quatre phases : entrer, changer les jetons, récupérer les instruments et sortir. Y avait pas d'étape « passer du temps avec Vic », là-dedans...

J'exposai mon plan aux autres. Plan qui me semblait pourtant clair, à moi. J'allais quand même pas demander à Daniele de se déshabiller pour le plaisir de le voir en slip, à moins le le lâcher en plein milieu de Las Vegas complètement mort pété. Non, il me fallait ses fringues. Et quand ils eurent compris, il n'y eu plus que Daniele pour protester vaguement.

Au fur et à mesure qu'il enlevait ses vêtements, j'enlevais les mien en lui passant derrière. J'enfilai sa chemise, la boutonnai, puis son pantalon. Daniele disait que je pouvais lui piquer ses fringues, ça changerait pas ma tête de paumé.

-On verra ça au débriefing...

Je lui souris, j'étais fier de mon plan. Une fois que je fus habillé plus ou moins correctement, je me tournai vers Daniele et fus pris d'un nouveau fou rire...

-Toi, tu ressemble à rien comme ça...

Habitué au luxe, aux vêtements classe, il se tenait avec son habituel air mondain qui ne fonctionnait pas du tout avec les vêtements qu'il portait maintenant.

-Relax, mon pote. Ça va marcher, je te dis.

Je me regardai ensuite dans le rétroviseur. Ah... Ben c'était pas tout à fait l'effet espéré. Niveau fringue, ça allait, mais Daniele avait pas tout à fait tort quant à ma tête de con. Mes cheveux mi-longs étaient pas du tout en accord avec le reste... et ma boucle d'oreille non plus.

Je me tournai vers Daniele.

-Passe moi ta gomina, italiano.

Quand je l'eus en main, je plaquai mes cheveux en arrière en une coiffure de petit gosse de riche. Je me regardai à nouveau dans le rétroviseur. J'avais vraiment une tête de con maintenant, mais seulement parce que je ressemblait vraiment à ce que je voulais ressembler pour le plan.

Je me tournai vers les autres.

-Alors ? C'est crédible?

Après avoir eu leurs avis, je désignai Daniele.

-va falloir sue tu te mettes au volant si jamais on doit partir d'urgence.
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MessageSujet: Re: First Time On The Road (1965) [PV Daniele][TERMINE]   Sam 1 Aoû - 16:48

First Time On The Road ft. Evan "Sniper" Kurtz


Evan avait un plan et j’avais bien l’impression que tout ça sentait le roussi. Sniper n’était pas réputer pour être un génie de la tactique. Il n’était pas réputé tout court, de toute façon. En quelques minutes on était déjà tout prêt du casino qu’on avait quitté à toutes vitesses il y a peu. Evan avait éteint ses phares pour « passer inaperçu ». Ouais, c’est clair qu’avec une voiture merdique au milieu des voitures de luxe, ça faisait inaperçu. Ça faisait surtout suspect à mon avis.

Evan se vantait du fait qu’on n’avait pas été repéré. Ouais, pas encore… N’empêche qu’on en vint quand même au plan. Génial ! Mais oui ! Rentre à l’intérieur et reprend les instruments ! Mais, oui ! C’est une idée de génie ! Non, non, ce plan était voué à l’échec surtout que, même avec mes fringues qu’il m’avait demandé d’une manière suspecte et qui prêtait à confusion, il ne passerait pas inaperçu parce que je peux pas lui prêté ma tête – qui n’est de toute façon pas à donner.

On avait échangé nos fringues mais j’étais persuadé – et je le dis à toute l’assemblé présent dans cette voiture – que tout ça allait bien merder parce que Evan avait cette manie de toujours ressembler à ce con d’Evan. On verra ça au débriefing qu’il disait. Comme si on était dans une mission pour l’armée… Ok, le groupe s’appelait The Army mais ce n’était qu’un putain de nom.

Ses fringues étaient dégueu et j’étais dégoûté dedans. La remarque d’Evan était là pour mettre de l’huile sur le feu.

-C’est pas moi qui ressemble à rien, c’est tes fringues ! Puis tu ressembles à rien non plus ! Je t’avais dit que tu ne pouvais pas jouer avec les apparences. Tu as toujours l’air d’un plouc.

Je croisais les bras boudant un peu quand il affirma encore une fois que le plan allait fonctionner. Mouais, s’il verrait sa tête dans un miroir il en douterait aussi. D’ailleurs, j’eu bien l’impression qu’il s’était vu parce qu’il me demanda ma gomina. Putain, il voulait que je lui prête ma gomina à 50 dollars le pot ? Putain… Je soupirai et chopa le sac qui était dans la benne à l’arrière pour en sortir mon pot de gomina et le lui filer.

-N’en met…

Trop tard…

-Pas trop…

Putain, il s’en était mis plein les cheveux. C’était pas donné à tout le monde de savoir se foutre de la gomina dans les cheveux. Evan venait de me le prouver. Il demanda ensuite si c’était crédible. Je fis non de la tête mais les autres dirent un grand « oui » tous ensemble comme des boys scouts.

Evan me céda le volant.

-Ok, mais t’as pas intérêt à foirer !

Sur ce, il s’en alla vers sa mission et je pris place au volant. Putain ça allait être long. Je fouillais dans ma poche à la recherche de mon sachet de coke. Putain !!! C’était pas mon froc… Le sachet, c’est Evan qui l’avait maintenant !

-PUTAIN !

Je me tapais deux fois la tête contre le volant – en prenant bien soin d’éviter le klaxon – tout ça de dépit. Sherman me rassura et me tendit une bière. Je la pris et commença à la boire en maudissant Evan.
 
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MessageSujet: Re: First Time On The Road (1965) [PV Daniele][TERMINE]   Sam 1 Aoû - 22:32

First Time On The Road ft. Daniele Ricci


Daniele râlait à mort. Selon lui, mon plan était merdique et allait donc merder. Ouais, ben n'empêche qu'il m'avait quand même filé ses fringues. Après tout, un plan merdique, c'était déjà beaucoup mieux que pas de plan du tout et il nous fallait nos instruments. Et jusqu'à preuve du contraire, notre petit génie ne nous avait pas proposé ne serait-ce que l'ombre d'un plan.

Et puis il râlait aussi, voire surtout, parce que je lui avais dit qu'il ressemblait à rien. Et il répliqua instantanément. Sauf que contrairement à lui, ça ne me touchait pas vraiment. J'avais l'air d'un plouc, et alors ? Bientôt, j'allais être un plouc ET une rockstar.

A condition de récupérer nos foutus instruments.

J'avais mis la touche finale à mon nouveau look avec le pot de gomina que Daniele m'avait passé en tirant la tronche. Et ce truc était juste immonde. J'en avais plein les cheveux et ça plaquait à mort. Mais bon, apparemment, au final, ça avait quand même l'air crédible. Tout du moins, la majorité l'emporta dans le pick up. Bien que Daniele avait raison, j'y étais peut-être allé un peu fort sur la gomina.

Après une dernière menace comme quoi j'avais pas intérêt à foirer, je traçai mon chemin vers le casino.

Pour entrer, pas de problème. Certes, les videur me regardèrent avec l'air de se dire que je devais être bourré quand je m'étais apprêté pour sortir, ce qui était vrai, mais ils ne me reconnurent pas. J'aurais rêvé avoir un talkie-walkie et pouvoir signaler l'état de ma progression aux autres qui étaient restés dans le pick up avec une phrase du genre : « Phase 1 accomplie » ou « Infiltration réussie ». Malheureusement, on était pas dans un film.

Y avait moins de chance que je réussisse que si j'étais dans un film...

Je me dirigeai directement vers la fille aux jetons. Et fouillai dans mes poches pour en sortir tous les jetons des poches de la chemise de Daniele.

-Je voudrais échanger tout ça.

Elle me fixait depuis que j'étais devant elle et elle ouvrit bientôt la bouche :

-Mais vous êtes...

Je l'interrompis en mettant mon index devant ma bouche.

-Shhhh !!! S'il vous plaît, changez juste les jetons et je me barre, promis.

Je commençais à transpirer de trouille ! Comment avait-elle pu me reconnaître attifé comme j'étais ? Mais avec un clin d'oeil et un sourire complice, elle fit ce que je lui avait demandé et je me détendis un peu. Je me retrouvai bientôt avec des liasses de dollars. J'avais jamais vu autant de thunes !

Je fourrai tout dans mes poches, enfin, plutôt celles de Daniele et continuai mon petit bonhomme de chemin... « Phase 2 terminée ».

Les instruments, maintenant. Ça, ça allait être une autre paire de manche vu qu'il fallait que je retrouve Victory. Je ne pouvais quand même pas voler nos propres instruments ! Je regardais autour de moi, les mains dans les poches de mon pantalon en tripotant nerveusement un truc qui avait dedans. Ça ressemblait à une boule antistress et c'était bienvenu.

C'est alors que je me raidis complètement, serrant la boule. Quelqu'un venait de me taper sur l'épaule et j'avais limite peur de me retourner et de me retrouver devant le gorille de tantôt. Putain... Ça y était, j'étais cuit... J'allais mourir tout seul au milieu de tout ce luxe. Si c'était le rêve de Daniele, ce n'était pas le mien.

Mais c'est face à Victory que je me retrouvai.

-Comment ça va, Sniper ?

Tout ça semblait l'amuser beaucoup et je ne pus m'empêcher de sourire tant le sien était communicatif... Mais elle était surtout la plus belle apparition que j'aie jamais vu. Surtout parce que j'avais besoin d'elle.

-Je... Comment tu m'as reconnu?

Elle s'approcha un peu plus de moi et passa sa main dans mon cou, me filant des frissons. Mais je ne pouvais pas m'empêcher de regarder quand même autour si aucun garde du corps allait me sauter dessus.

-J'ai reconnu tes yeux...

Raaaahhh !!! Je serais bien resté là, moi. Mais je pouvais pas ! J'allais même pas pouvoir en profiter un peu. Non ! Rien ! Que dalle ! Nada ! Et tout ça à cause de Daniele !

-Et puis tu n'es pas vraiment crédible... Tu ne bouges pas comme un gars de la haute...

Je rigolai.

-Je prends ça comme un compliment. Écoute. On a oublié nos instruments et on en a atrocement besoin.

Elle se décolla alors de moi et me fis signe de la suivre. Où qu'on aille, je l'aurais suivie, de toute façon, mais j'espérais quand même que c'était à nos instruments qu'elle allait me mener.

Et c'est ce qu'elle fit. Je passai les sangles des deux guitares et la basse autour de mes épaules et Victory me mena vers une sortie dérobée. Avant de me laisser aller, elle me roula une pelle de tous les diables et je titubais limite en retournant vers le pick up.

Tout se passait pour le mieux... Sauf que je me retrouvai à un moment donner devant le gorille de tout à l'heure... Qui allait probablement, lui, entrer par là où j'étais sorti. Et lui aussi semblait avoir reconnu mes yeux.

-Et merde... Salut ! Je m'en vais, je m'en vais, promis... On avait oublié nos instruments. On s'en va....

Je sortis la boule antistress de ma poche, lui montrant.

-Je t'offre ça, si tu me laisses partir sans trop m'amocher... D'ac ?

Mais c'était pas une boule antistress ! Ce foutu manager se baladait avec assez de coke pour toute un escadron dans ses poches !

Le gorille fronça les sourcils.

-Et tu deales, en plus !!!

Je roulai des yeux. Il allait encore falloir que je cours... Je laissai tomber la coke devant le gars et m'enfuis comme si la mort me poursuivait, ce qui était certainement le cas.

Quand j'arrivai près du pick up, je hurlai pour attirer l'attention des autres :

-MISSION ACCOMPLIE ! DEMARRE DANY !!

Et au moment où le moteur se mit à rugir, je sautai comme je pouvais dans la benne du pick up ! Le véhicule se mit en mouvement avec un superbe bruit de pneu digne des meilleurs films d'Hollywood ! Et le gros qui courait derrière ! C'était hilarant !Je pris une bouteille vide dans notre casier et la lançai. Elle alla se briser juste devant ses pieds, le stoppant dans sa course.

Sherman était à moitié sorti par la fenêtre latérale du pick up pour profiter du spectacle.

-ENCORE BIEN VISE SNIPER !!!

Tout ça valait bien un cri de victoire ! Le gorille était déjà presque hors de vue, mais on attirait le regard de tous les passants.

YOOOOOOHOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOO !!!!

Quand on fut presque sur la nationale qui devait nous mener à Salt Lake City, je rentrai ma tête par la vitre arrière brisée du pick up, juste entre Nuts et Captain qui fouraillèrent dans mes cheveux plein de gomina, me faisant une tête pas possible, pour me féliciter.

-Alors ! C'est qui le meilleur ?! Et en plus, j'ai gagné un baiser de Victory !

Et je ne savais pas si j'étais plus fier de ça ou de la mission que je venais d'accomplir.

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MessageSujet: Re: First Time On The Road (1965) [PV Daniele][TERMINE]   Dim 2 Aoû - 19:49

First Time On The Road ft. Evan "Sniper" Kurtz


Putain ça allait foirer ! Putain ça allait foirer, bordel ! Je regardais vers le casino tout en buvant ma bière, ma jambe tremblant nerveusement.

-Il va réussir. Sniper, c’est le meilleur !

Ouais c’est ça Captain… Sniper c’est surtout un taré de gamin qui croit que flirter avec des filles de la hautes c’est cool et sans danger. Alors que c’était tout le contraire. Combien de fois j’avais pas eu des problèmes en sortant avec des filles friquées ? Tout ça parce qu’elles sont frustrées que je les lâche le lendemain…

-S’il rate et qu’il arrive à revenir, je le tue de mes propres mains.

Je balançais ma bouteille de bière vide sur Captain qui me la renvoya, heurtant ma tête au passage. Sherman rigolais alors que je me frottais l’arrière de la tête et me tendit une autre bières comme pour m’occuper pour que je me calme. Je ne la pris pas…

-Tu m’en as tendu une, une fois. Je l’ai pris. Une fois ça passe… Pas deux. Pose-la à côté de moi, je la prendrais.

Sherman haussa les épaules et la posa à proximité de ma main droite. Je m’en emparai et la bu d’une traite.

-T’es un malade, Daniele, disait Nuts.

C’est qui qui s’appelle Nuts, lui ou moi ? Putain qu’est-ce que j’aurais aimé avoir un putain de bus avec un chauffeur et tout le bordel pour pouvoir faire cette tournée. Mais non, on n’avait rien à cause de ses enfoirés de BSC. Quand je serais le meilleur, je me vengerais.

Mon stress – et ma descente de bières – cessa quand on entendit Evan gueuler dehors de démarrer. Il courait. Putain, pourquoi ça m’étonnait pas qu’on l’ait reconnu ? C’était évident qu’il allait se faire avoir.

Je démarrai et il monta dans la benne avec les instruments. C’était déjà ça. J’étais parti à toute vitesse et entendit du verre se fracasser au sol. C’était Sniper qui avait lancé une bouteille de bière sur le bitume, pas loin du gorille qui nous suivait.

Evan gueulait et les autres aussi. Moi je me concentrais sur la conduite et ce n’était pas simple vu les litres de bières que j’avais bu. Je réussi tout de même à rejoindre le chemin qui devait nous mener à Salt Lake City. A l’arrière, Sniper se vantait d’avoir embrassé Victory.

-Mission accomplie ? Tu as du quand même courir comme un dératé ! Puis il y a rien de plus simple que de se faire embrasser par une fille facile à la vie ennuyeuse.

On était enfin sorti de la ville et le désert s’étendait devant nous. Je ne conduisais pas vraiment droit mais on ne pouvait pas dire qu’il y avait beaucoup de monde sur cette route.

-File-moi ma came ! Faut au moins que je conduise jusqu’à la prochaine station.

Je l’avais acheté avant de partir à mon dealer de luxe et à un prix de dingue. Il me la fallait pour pouvoir conduire sans m’endormir à cause de l’alcool. Je lâchai ma main de volant pour la tendre vers l’arrière pour qu’il me passe le sachet de coke.
 
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MessageSujet: Re: First Time On The Road (1965) [PV Daniele][TERMINE]   Dim 2 Aoû - 22:05

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Une fois sur la route de Salt Lake et alors que j'étais toujours dans la foutue benne de mon foutu pick up, je me fis brinquebalé de droite à gauche et de gauche à droite par la conduite de Daniele. Il conduisait vite et de travers. J'aurais probablement pas fait mieux dans l'état où j'étais, mais il avait tendance à oublier que le moindre nid de poule pouvait m'envoyer valser sur la route. Mais pour l'instant, j'étais trop occupé à me la jouer à travers feu la vitre arrière, savourant ma victoire (sans mauvais jeu de mot... enfin si, en fait...).

Daniele, lui, s'empressa de répliquer que j'avais quand même dû courir. Et aussi que se faire embrasser par une fille comme Victory était facile.

-C'est juste à la fin que je me suis fait grillé, c'est à cause de ce gros lard ! Et pour Vic, facile ou pas, c'était agréable quand même.

Pour Daniele, c'était peut-être la routine, mais pas pour moi... Et les autres semblèrent d'accord avec moi.

Mes cheveux complètement en pétard, je me libérai des instruments. Et c'est là que je me rendis compte que le pick up tanguait dangereusement, parce que j'avais rien pour arrimer les guitares. Ouais, moi, que je valse du pick up, ça m'effleurait pas l'esprit, mais les instruments, c'était autre chose.

Je gueulai depuis la benne :

-C'est bon, Daniele ! Ralentit sinon on va abîmer les guitares !

Une fois le véhicule un peu plus stable, je repassai à travers ma défunte vitre tout en fouillant dans mes poches pour en sortir les liasses de billets... Il avait réclamé sa came, je l'avais entendu... Mais d'abord, je voulais prouver que la mission, je l'avais menée jusqu'au bout.

Je balançai les liasses aux autres dans le cockpit.

-Je suis un playboy ! Et on est riches !

En gros, on avait comme Daniele avait partagé les 1000 dollars de jetons en 5, on avait, à nous 4 parié 800 dollars avec Victory, vu qu'on avait pas pris les jetons de notre manager chéri. Du coup, The Army se retrouvait quand même avec une petite fortune de 1600 dollars ! Pour nous, c'était énorme ! Parce que c'était la première fois qu'on gagnait autant d'argent !

Le groupe exultait et j'eus à nouveau droit à quelques ébouriffages de cheveux ! Mais aucune félicitations de Daniele qui réclamait encore sa foutue came. Quelle carte j'allais jouer ? Dany, j'ai négocié les instruments avec ta came ? Ô manager adoré, je n'ai jamais entendu parlé de cette coke ? Mon petit génie, la drogue, c'est mal ?

Je me grattai les cheveux. Je savais qu'il fallait que je lui réponde parce qu'il allait pas me lâcher avec son truc.

-Ben heu...

Ça s'annonçait déjà très mal.

-Je savais pas que t'avais ça dans ton froc... Et... Et quand le gros m'a choppé, j'ai voulu lui offrir... Heu...

Trop tard pour revenir en arrière, maintenant...

-...la boule antistress que je croyais qu'il y avait dans ta poche et avec laquelle je jouais depuis un moment...

Je m'accrochais au pick up de plus en plus parce que la conduite de notre manager ne faisait qu'empirer. Et j'avais la vague impression qu'il essayait de plus en plus de m'envoyer dans le décor.

-Mais, tu comprends, je l'ai pas sorti de ta poche, alors je savais pas que c'était ta came... Et...

Et ?

-Et quand je l'ai tendu au gros, ben je me suis rendu compte... et lui aussi...

Là, ça devenait dangereux et aussi bourré que j'étais, j'en avais clairement conscience. Et Cap, qui était probablement le plus raisonné d'entre nous, aussi...

-DANIELE ARRÊTE -TOI !
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MessageSujet: Re: First Time On The Road (1965) [PV Daniele][TERMINE]   Lun 3 Aoû - 15:38

First Time On The Road ft. Evan "Sniper" Kurtz


Comment on pouvait se vanter d’un exploit aussi minime que le fait de s’être fait embrassée par une fille qui ne cherche que ça à chaque soirée ? Ben il suffisait de s’appeler Evan Kurtz pour ça vu que lui ça lui suffisait d’avoir eu un baiser de Victory. Quelle ambition… Puis sa mission n’a pas été aussi bien remplie que ça vu qu’il s’était fait repéré – d’après lui par le gorille qui nous avait pourchassé plus tôt.

-T’as aucune ambition, Kurtz !

Sur ce, je continuais de rouler très vite et en zigzaguant un peu. Rien qu’un tout petit peu, de quoi faire regretter Evan d’être dans la benne arrière. Les lignes tracées sur la route étaient bizarrement très ondulées. Mais plus vite on était loin de Vegas, mieux je me sentirais. J’appuyais sur l’accélérateur sans vraiment m’en rendre compte, c’est Evan qui me rappela à l’ordre. Je ralentis un peu pour ne pas abimer les instruments. Pour l’instant, j’en avais rien à foutre de Sniper, il pouvait se faire éjecter de la caisse je m’en fichais.

Maintenant, il me fallait ma came pour tenir assez longtemps au volant. La coke était la meilleure drogue pour se booster un peu. Je la réclamai à Evan qui devait encore l’avoir dans la poche de mon pantalon. Evan s’en fichait de ce que je disais. Il préférait sortir les thunes qu’il avait gagnées et se vanter d’être un playboy.

-Ouais, ouais c’est ça ! File au vrai playboy sa came, maintenant.

Ok, ok, on avait plein de frics, c’était cool. Sauf que pour l’instant je voulais juste ma came, rien d’autre.

-Ma came. Vite. Ça urge. Je veux ma came, dis-je en claquant des doigts vers Evan.

Allez mec, fait pas le con, file-la moi. C’est quand même pas si dur de foutre ta main dans ta poche et de me filer le sachet de coke. Tu te venteras autant que tu veux après. Je pourrais même t’écouter toute la nuit – plutôt ce qu’il en reste de la nuit – si tu veux.

Rien ne vint. Pas la moindre came. Juste un « ben heu… ». Puis une explication. Il a voulu offrir ma came au gros gorille ? Voulu ne veut pas dire fait alors file-moi ma came. Je commençais à accélérer sérieusement quand il continua son putain de récit interminable qui – au fond de moi je le savais – allait se finir par la perte de ma précieuse – et très chère ! – came. Je faisais quelques coups de volant de temps en temps parce que l’alcool me faisait voir des obstacles imaginaires mais aussi parce que je commençais à être sérieusement énervé. Putain il a confondu un sachet de came avec une boule antistress. Qu’est-ce que je fouterait avec une boule antistress ? Putain, non ! Il avait sorti ma came devant ce putain de gorille, l’enfoiré !

J’avais poussé la caisse au maximum de sa vitesse comme si c’était le seul moyen d’évacuer la haine que j’avais envers Evan. Captain intervint me disant de m’arrêter. Je freinai d’un seul coup et la voiture dérapa sur le bitume si bien qu’on était vraiment plus droit sur la route.

Je respirais fort et me retournai vers Evan.

-Putain d’enfoiré ! Tu as plus ma came, hein ! C’est ça que t’essaye de me dire ?! Qu’est-ce que je vais faire hein ?! Elle m’a couté un max cette came et j’ai même pas pu en profiter. Comment tu as pu confondre ça avec une putain de boule antistress.

Je me retenais de lui sauter dessus et de l’étrangler. Non, je ne me retenais pas en fait, c’est Sherman qui me retenais par le t-shirt remplis de transpiration d’Evan que je portais depuis sa superbe mission d’infiltration ultra ratée.

-Faut qu’on trouve une station d’essence. Vite ! Tout de suite. Ou un hôtel. Ou une bouteille de whisky !

J’avais la haine, j’étais crevé à cause de ce qui venait de ce passé et j’étais complètement saoul.
 
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Evan "Sniper" Kurtz
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MessageSujet: Re: First Time On The Road (1965) [PV Daniele][TERMINE]   Mar 4 Aoû - 13:29

First Time On The Road ft. Daniele Ricci


Plus je parlais et plus Daniele me faisait valser dans la benne. Et pourtant, je continuais à raconter ce qui s'était passer. J'avais pas vu vraiment l’intérêt de mentir, parce que j'étais bourré et que pour moi, on avait fait ce qu'il y avait à faire. Ah... Et aussi probablement parce que je n'étais pas accro à ce genre de truc. Je n'avais donc aucune idée de ce que ça pouvait faire. Il aurait fallu qu'on me prive de bière pendant quelques jours pour que je comprenne. Alors j'avais raconté la vérité puisque de mon point de vue, c'était pas si grave. D'autant que j'avais aucune idée de combien cette merde pouvait coûter, ni de la façon dont on pouvait s'en procurer. La drogue ne m'avait jamais attiré. Nuts, lui, il avait l'air de piger pourquoi Daniele était furax, par contre.

J'eus du mal à terminer mon récit parce que j'arrêtais pas d'être projeté en arrière. Par réflexe, j'avais fini par me cramponner à ce que je pouvais pour essayer de ne pas tomber du pick up.

Jusqu'à ce que Daniele freine brutalement. Je me sentis projeté en avant, mais fut retenu par Nuts et Cap et aussi par le chambranle du cockpit auquel je me cognai un peu la tête. Mais le pire, c'était que ça avait tangué salement.

J'eus le temps de voir Daniele descendre du pick up, les yeux fous, et Sherman le retenir. Mais après, je me penchai par dessus la benne et dégueulai tout ce que j'avais dans le ventre. Ben ouais, secouez bien un mec bourré une fois pour voir. Puis mettez lui un coup sur la tête en prime. Vomi garanti !

Quand j'eus fini de gerber, je frottai mon front, là où je m'étais cogné. J'avais une bosse, mais sans plus. Cool ! J'avais survécu. Ça, c'était fait.

On était arrêtés en plein milieu de la route, y avait pas beaucoup de bagnoles à cette heure de la nuit, mais certaines klaxonnaient en nous dépassant...

Daniele hurlait presque qu'il nous fallait une pompe à essence, un hôtel ou un truc du genre. Il avait raison, moi aussi j'étais crevé, maintenant. Je fouillai dans mon sac et en sorti une plate, la plate que mon père avait quand il était à la guerre en Europe et qui était pleine de whisky.

Je la lançai à Daniele, un peu pour me faire pardonner, puis je descendis de la benne pour aller vers les autres en faisant attention de pas marcher dans mon propre vomi en passant. Sherman retenait toujours Daniele qui allait vider la plate, et j'espérais que ça le calmerait.

Je restais à distance quand même parce qu'il me faisait un peu peur. Il était en manque, pas de doute. Je regardai Nuts d'un air implorant. Il soupira et monta dans la benne.

-Ok... Faut qu'on aille dormir, les gars, vous croyez pas ? On s'arrête au premier motel, on fait le plein sur tous les plans... Puis on va dormir.

Nuts interpella Daniele et lui lança un sachet plein de poudre blanche. Bon, y en avait pas autant que dans celui que j'avais perdu... Mais c'était toujours ça. Je souris à notre manager.

-Et demain, on trace direct vers Salt Lake.

J'avais envie de retrouver les sensations que j'avais eues aujourd'hui devant tous ces gens. J'avais envie de chanter et de jouer. Parce que c'était la seule chose que je faisais bien.

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MessageSujet: Re: First Time On The Road (1965) [PV Daniele][TERMINE]   Mar 4 Aoû - 16:40

First Time On The Road ft. Evan "Sniper" Kurtz


Hors du pick-up et complètement furax, j’allais tuer Evan. Sherman me retenait fermement par la t-shirt et m’empêchait de littéralement sauter sur le chanteur. Sniper dégueula d’un seul coup et c’est le seul truc qui me dissuada de l’approcher. Putain, c’était dégueulasse !

Je lui hurlais toutes les insultes que je connaissais. Comment il avait pu être aussi con ? Balancer de la drogue comme ça. Il ne savait pas la valeur des choses ses gamins des bas quartiers ! Je respirais rapidement entre chacun de mes phrases et ma voix résonnait dans le désert autant que les klaxons des rares voitures qui nous dépassaient.

Je n’avais que cette coke en tête et ne pas l’avoir à porter de main me faisait trembler. C’était rare quand j’étais en manque parce que d’habitude j’avais toujours ce qu’il me fallait à porter de main que ce soit l’alcool ou la coke. Mais là, au milieu du désert et sans ma précieuse coke perdue par Evan, je n’avais plus rien.

Je voulais une pompe à essence, du whisky ou n’importe quoi et je faisais de grands gestes pour bien me faire comprendre. Evan, qui arborait maintenant un magnifique bosse sur le fond bien méritée, sorti une plate de son sac. Il me l’envoya et je la rattrapai d’une main peu sûre. Je tirai d’un grand coup sur mon t-shirt – plutôt le t-shirt du fou qui avait perdu ma coke en chemin – là où le tenait Sherman pour enfin être libéré de son emprise. Puis, je m’appuyai contre le pick-up pour descendre d’un seul coup tout le whisky que contenait la plate en fermant les yeux pour en apprécier chaque goûte. Je rouvris les yeux. Ça n’avait pas atténué les tremblements mais bien la douleur que je commençais à ressentir.

Je repris mon souffle tout doucement alors que Nuts était maintenant en train de fouiller dans son sac. Il en sortit un sachet de coke bien plus petit que celui qu’Evan avait paumé. Pendant ce temps, Sniper conclu qu’il fallait qu’on aille dormir. Ouais, il fallait qu’on rachète drogue et alcool. Dommage que dans les stations-services on ne trouve pas de la came de luxe. J’approuvai tout de même Evan. Il avait raison, il nous fallait une pause.

Je réceptionnais la coke que m’envoya Nuts.

-Ouais et vous aurez intérêt à me faire un concert de malade pour vous faire tous pardonner. Surtout toi, Evan.

J’allais remonter à l’avant pour décamper d’ici mais Captain, qui était lui aussi sorti de la voiture, me retint.

-Non, je prends le volant. Il vaut mieux.

Je haussais les épaules. Il me fallait ma dose de toute façon alors je n’avais pas le temps de discuter longuement avec ce diplomate de Captain. Je m’installai donc à l’arrière avec Evan et Nuts. Captain démarra et je pu enfin sniffer ma dose. De quoi… Ben, me tenir éveillé pour un bon moment, en fait.

On était maintenant à nouveau sur le chemin direction Salt Lake City. Sur le chemin vers la fortune et la gloire.
 
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First Time On The Road (1965) [PV Daniele][TERMINE]

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