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 We're All Gonna Die. (1978) [PV Gaby][TERMINE]

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Cash Izbel
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MessageSujet: We're All Gonna Die. (1978) [PV Gaby][TERMINE]   Sam 12 Sep - 19:04


We're All Gonna Die.

ft. Gaby A.Wolff


Je squattais chez Gaby, cette nuit. On revenait tout juste d'un concert au Crazy Ginger où le public nous avait fait une fameuse ovation à la fin du concert. On était satisfait de ce qu'on avait fait et un manager énorme était même venu nous trouver après le concert. J'avais laissé Billy lui parler, me contentant d'observer sans vraiment écouter. Les gestes et les regards de Billy me suffisaient pour comprendre. Et ça avait l'air d'être bon pour nous, tout ça. Puis j'avais fini par perdre le fil tant les filles tout autour de nous réclamaient mon attention, m'embrassant déjà dans le cou, jouant avec mes cheveux, passant leurs mains manucurées sur mon torse nu... Ce genre de chose devenait de plus en plus courant après les concerts et ce n'était pas pour me déplaire.

Finalement, je ne sais pas trop comment, ni à quelle heure, on avait quitté le club pour se rendre chez Gaby. Billy était le seul à avoir une clé, mais j'étais plus souvent dans l'appartement de la jeune femme que chez ma mère, ces derniers temps. Et pour cause : Gaby n'était pas une fille désagréable à vivre, ni à regarder. Alors pourquoi se poser des questions. Je me sentais juste bien chez elle alors je restais là où je me sentais bien.

Gaby devait travailler ou était sortie, parce qu'elle n'était pas encore rentrée quand on avait pénétré dans l'appartement. Billy m'avait dit où elle était parce qu'elle avait apparemment laissé un mot, mais j'avais pas suivi. J'étais allé directement voir mon serpent que j'avais déménagé de chez ma mère à ici. Je l'avais pris sur mes épaules, lui murmurant doucement... Et Billy était allé dormir, il était exténué, comme caque fois après un concert.

Je m'installai dans le divan, m'y allongeant, mon serpent posé sur mon ventre, laissant son corps froid caresser le mien. La fraîcheur de sa peau me faisait autant de bien que la chaleur du mien devait lui procurer à lui. Nous étions en symbiose.

Je lui murmurais des choses, des secrets connus de moi seul. Je lui posai des questions auxquelles il répondait par des sifflements énigmatiques... Je lui confiais mes désirs, mes rêves, mes envies. Et il écoutait, paisiblement.

Je finis par me relever silencieusement quand notre petite communion fut terminée. Je le replaçai dans son terrarium pour le nuit. Puis, j'enlevai mon t-shirt, me retrouvant torse nu, mes boucles chatouillant mes épaules et mon dos d'une façon assez agréable.

Et pourtant, j'avais mal.

Je me dirigeai donc vers la salle de bain. Il était quelque chose comme trois heures du matin et Billy devait dormir à poings fermés en compagnie de ses archanges Lithium et de Valium.

J'allumai la lampe, mais la lumière me fis mal aux yeux alors je l'éteignis. Je m'installai, allongé dans la baignoire vide et fouillai dans la poche de mon pantalon de cuir trop serrant. J'en sorti un petit sachet transparent contenant l'héroïne qui me restai et la vidai à l'aveugle sur la peau de ma main, juste au dessus du pouce. Je n'avais plus de seringue, je devais donc me contenter de l'inhaler.

J'inspirai un grand coup par le nez et fit disparaître la poudre blanc cassé comme par magie. Et je laissai tomber ma tête en arrière, les yeux ouverts, profitant du repos que m'apportait cette substance. Les effets étaient pratiquement instantanés.

Je n'avais plus besoin de mon serpent. J'étais mon serpent.

Je fermai les yeux en sifflant doucement. Je me retrouvai dans le désert chaud d'un autre monde, glissant sur les jambes lisses et couvertes du sang menstruel d'une jeune vierge...

© Billy Lighter



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Gaby A. Wolff
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MessageSujet: Re: We're All Gonna Die. (1978) [PV Gaby][TERMINE]   Dim 13 Sep - 21:41



Encore une longue, très longue, journée de travail. Plusieurs rendez-vous avec des clients, et une séance d'enregistrement qui s'était finie à deux heures du matin... Il était trois heures passé, et je rentrais finalement à la maison. Je marchais d'un pas rapide, rythmé, une clope à la bouche. Mon rouge à lèvres se déposait sur le filtre de ma cigarette, et sur le bout de mes doigts manucurés.

Je n'avais qu'une seule idée en tête : rentrer à la maison, prendre une bonne douche, aller me coucher. En espérant que Billy, parasite n°1 n'ai pas squatté mon lit une fois encore... Et en espérant que Cash, parasite n°2, ne soit pas encore entrain de mourir sur le sol du salon. J'aimais énormément ces deux petits cons, mais... Mon intimité me manquait. Lorsque je me laissais aller à leur en vouloir de ne pas me laisser tranquille, ma conscience me rappelait qu'ils étaient des amis ; mes amis, les premiers que j'ai depuis bien longtemps.

J'arrivais enfin devant mon immeuble miteux. Je jetais ma clope sur le goudron nu, avant de pousser la porte du hall - elle était cassée, et tout le monde pouvait entrer. Je montais les escaliers sans réfléchir. Un, deux, troisième étage. Je tournais les clefs dans la serrure, et refermait la porte derrière moi. Je soupirais lourdement en voyant les chaussures de Billy, et de Cash. Le combo des cas sociaux. J'enlevais délicatement mes chaussures à talons. L'appartement était silencieux ; la pénombre était telle que je ne voyais pas si quelqu'un dormait sur le canapé.

Je supposais que oui et allais dans ma chambre et sursautais en entendant une respiration. Je fronçais les sourcils et vit alors la chevelure rousse de Billy dans mon lit. Je ne disais rien et posais mon sac à main et ma veste sur ma coiffeuse rose poudré. J'essayais de ne pas faire de bruit, me doutant que la journée avait du être exténuante. Je me déshabillais dans un coin, attachant mes cheveux et m'enroulait dans ma serviette de bain. Je chantonnais doucement une fois dans le couloir, me dirigeant vers ma salle de bain.

J'entrais dans la petite pièce, allumant la lumière. Je me démaquillais, totalement absorbée par mes pensées. Je me tournais alors pour entrer dans ma baignoire, et lâcha un hurlement suraigu, sursautant violemment en voyant Cash allongé comme une loque dans ma baignoire. Mon sang ne fit qu'un tour. J'étais épuisée, j'avais deux gros squatteurs de merde chez moi, je n'en pouvais plus. La colère fit bouillir mon sang.

"Putain mais t'es complètement malade, Cash ! Tu dépasses les bornes, merde !"

Je le dévisageais, voyant bien qu'il était complètement défoncé.

"Trop, c'est trop ! Je te nourris, je t'héberge, je prends sur moi. Et toi tu fais quoi, en retour !? Tu te défonce dans ma baignoire !?" - Je criais presque, ayant complètement oublié que Billy dormait.
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Cash Izbel
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MessageSujet: Re: We're All Gonna Die. (1978) [PV Gaby][TERMINE]   Mer 16 Sep - 20:49


We're All Gonna Die.

ft. Gaby A.Wolff


J'entendis comme une chanson, quelqu'un qui chantonnait, au loin, quelque part, alors que je continuai de glisser lentement sur les cuisses bronzées de cette jeune vierge au milieu du désert. C'était une belle mélodie, une mélodie que j'aurais pu jouer sur les corde de ma guitare. Sauf que dans ce monde, je n'avais pas de guitare... Parce que je n'avais pas de doigts, pas de mains pour jouer. Et je sifflais, comme un serpent, presque imperceptiblement. Un sifflement aussi discret qu'un murmure. La céramique froide de la baignoire me semblait chaude et moelleuse, mouvante, comme le sable. Je pouvais sentir le soleil, ses rayons qui m'apportaient l'énergie nécessaire à mes déplacements lents, calculés.

Quand quelques chose me fit ouvrir les yeux. Du bruit, et la lumière artificielle et désagréable qui violait la peau fine de mes paupières, les pénétrant sans ménagement. Et la brusque vibration de mes tympan à cause d'un son suraigu, désarticulé. Dans ma peau de serpent, j'étais incapable de comprendre le langage des humains.

La lumière me brûla d'abord les rétines, me rendant brièvement aveugle. Puis le froid me pris de court. Ma peau me donna l'impression de se coller à la matière froide qui formait la baignoire dans laquelle j'étais allongé. Je me mis à frissonner tout en dirigeant mes yeux noir vers la source de ce qui me faisait mal aux oreilles.

Se dessina devant mon regard une belle et grande amazone blonde, mais complètement en furie. Pratiquement nue et magnifique. Gabrielle était son nom et elle était maîtresse sous ce toit. Le bord de sa bouchée était piquetée de deux points de beauté qui la rendaient unique.

Sa colère était foudroyante et douloureuse. Mais je ne comprenais rien à ce qu'elle disait. Je tendis la main vers elle, l'invitant à s'approcher de même qu'à s'apaiser. Ce monde était si froid, si hostile... je fus pris d'un nouveau frisson.

Ma main toujours tendue vers elle, j’articulai difficilement.

-J... J'ai froid... Ramènes-moi dans le désert, viens avec moi...

Je sifflai à nouveau, presque silencieusement. La brusque arrivée de la maîtresse de maison ne m'avait qu'à moitié ramené dans le monde où j'étais le guitariste de The Lightening. Et j'étais encore à moitié couvert d'écailles.

Coincé entre deux mondes... Et n'en ressentant que les sensations désagréables de chacun d'eux. Le froid et la lumière crue de la salle de bain... L'odeur du sang menstruel de la jeune vierge que j'explorais de mon corps écailleux quelques secondes plus tôt.

Je voulais y retourner, et je fixai Gaby de mes yeux aux pupilles dont j'avais la sensation qu'elles étaient fendues, comme celles d'un serpent.

Je murmurai à nouveau.

-Viens...

Elle était nue et j'avais envie d'elle. Je voulais substituer le corps de la jeune vierge imaginaire au sien.

© Billy Lighter



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MessageSujet: Re: We're All Gonna Die. (1978) [PV Gaby][TERMINE]   Jeu 17 Sep - 14:34


We're All Gonna Die.

ft. Cash Izbel & Gaby A. Wolff


Le silence, le noir totale. Qu’est-ce que j’entends au loin ? Rien, il n’y a aucun son. Juste le silence et le néant. J’écris sur le grand mur noir, celui qui m’entoure de toute part. Autant apaisant qu’inquiétant. J’écris les paroles d’une chanson inconnue. Peut-être qu’elle raconte l’avenir ? Ou bien le passé ? Ou bien encore ce que je vis et ce que je ne vois pas… J’écris sans m’arrêter et, pourtant, je n’entendant pas le son de la craie sur le grand mur noir. Je n’entends aucun son désagréable qui aurait pu me faire frissonner, me faire me boucher les oreilles. Non, je suis ici et je crée. Je crée une future histoire où Cash posera ses riffs. Même en dormant, on crée tous les deux. Ensemble. Comme deux entités qui communiquent tout le temps. Dans les rêves, dans les pensées on communique. Uniquement là. Que se passera-t-il quand on ne dormira plus ?

La question ne trouvera pas de réponse parce que le silence se rompt. D’un seul coup j’entends une voix de filles. D’abord elle s’étend au loin avant de m’attaquer violement. Je bouche mes oreilles, je ferme les yeux. La voix ne part pas. Et le noir s’écarte pour laisser place à des nuances de couleurs floues. Les mots écrits se brisent et je ne peux les sauver. Et je ressens à nouveau mon corps petit à petit. Il est engourdit. Finalement arrivent les formes et je reconnais rapidement la chambre de princesse de Gaby. Je respire très fort me frottant les yeux pour faire disparaitre le voile flou que j’ai devant mes yeux. Ça ne marche pas. J’entends Gaby, elle crie. Ça vient de la salle de bain ? Qu’est-ce qu’il se passe, bordel ?! Qui m’a déranger alors que je dormais ?!! Je m’assieds sur le bord du lit. Je sens à peine mon corps. Normal… Le lithium plus le valium m’avait aidé à m’endormir et ils continuaient à faire effet. C’est le premier des deux qui m’empêcher de bouger et penser correctement. Si bien que j’ai du mal à comprendre ce qui ce passe.

Je me lève du lit. Mes pas n’étaient pas sûrs du tout et je risquais toutes les deux secondes de tomber par terre. Putain, qu’est-ce qui se passe ? Putain, Gaby répond ! J’essayer de parler mais rien ne sort. Ma gorge aussi est engourdie. Je finis par me diriger vers la salle de bain. C’est de là que venaient les cris de Gaby. Mais cette foutue salle de bain est à des milliers de kilomètres.

Finalement, j’y arrive. J’ouvre la porte. Je découvre le spectacle. Cash dans la baignoire et Gaby presque nue qui lui crie dessus. Je me frotte les yeux, tout est toujours plus ou moins flou. Je finis par plaqué ma main contre l’encadrement de la porte pour ne pas tomber. Cash délirait. Je finis par retrouver un semblant de voix.

-Putain, c’est quoi ce bordel ?!

J’avais crié bien plus fort que je ne l’aurais imaginé. Gaby presque nue, Cash dans la baignoire et moi torse nu et complètement à l’ouest, c’était un spectacle pitoyable…

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MessageSujet: Re: We're All Gonna Die. (1978) [PV Gaby][TERMINE]   Ven 18 Sep - 13:25



Mes yeux s’écarquillèrent. C’était, je crois, la première fois que Cash me faisait aussi peur ; il pouvait être assez étrange de nature, mais ça… Il ne me l’avait jamais fait. Je reculais brusquement, terrifiée par le légume que je voyais devant moi. Mon visage était pâle, mon menton tremblant légèrement : j’avais l’impression de voir mon père devant moi. Franz, alcoolique notoire, qui finissait souvent en une loque gémissante dont je devais m’occuper soir après soir. J’avais en face de moi un de mes amis chers, devenu à son tour un déchet. Un déchet, un putain de déchet.

De colère ou de peur, je ne le sais pas ; mais je m’avançais et giflais Cash de toutes mes forces.

« Tais-toi, tais-toi ! T’es complètement fou putain, t’es vraiment malade, Cash ! » Je balbutiais, me perdais dans mes mots. Ma voix tremblait d’émotions.

On a qu’une seule putain de vie, et je n’allais pas le laisser la gâcher sans rien faire. Je n’allais pas regarder passivement Cash se détruire comme mon père s’était détruit. Impulsivement, j’allumais le jet d’eau glacé en plein sur le visage du jeune métis. Ça marchait bien pour l’alcool, peut-être que cela serait aussi efficace pour la drogue ? Je sentais des larmes de rage me brouiller la vue : j’étais fatiguée, épuisée, colérique. J’étais une putain de folle furieuse venue tout droit d’Allemagne, en train d’arroser un camé avec une cascade d’eau froide dans un appartement minable, dans un quartier minable.

La ridiculité de la scène me sauta soudain aux yeux. J’arrêtais le jet d’eau et envoyais une violente taloche sur le crâne de Cash. J’ouvrais la bouche pour continuer à l’admonester (enfin, plutôt, à lui hurler des insanités dessus), quand la porte de la salle de bain s’ouvrit soudainement. Je sursautais violemment et me tournais. Bon, merde alors. On était vraiment un trio de loques. Je me retrouvais face à un Billy complètement dans le gaz, torse-nu, qui devait presque s’accrocher à la porte pour tenir debout. Je m’avançais furieusement et me plantais devant Billy. Je relevais la tête et plantais un doigt manucuré sur son torse nu. Je criais aussi fort que lui ; Billy et moi, on ne se comprenait qu’en se hurlant dessus, voilà tout.

« Ce bordel !? Ce bordel c’est ce connard de merde qui est en train de crever la bouche ouverte dans la baignoire ! Ce bordel c’est TOI qui squatte mon lit comme si t’étais chez toi, alors que non ! J'en ai marre Billy, j'en peux plus ! Vous vous foutez clairement de ma gueule ! »

J’avais oublié la présence de Cash, toute ma colère et mon inquiétude s’étant redirigées sur Billy. J'étais crue et vulgaire, présentant les choses dans leur plus simple appareil.

« Il s’est défoncé dans ma baignoire, alors que je vous avait clairement dit que ça, c’était pas chez moi ! » J’en avais ras le bol. Je sentais les mêmes larmes qui perlaient à mes yeux descendre furieusement sur mes joues, brulantes. « Eh tu sais quoi, allez vous faire foutre, tous les deux ! Bande de cas sociaux ! »

Je le bousculais et sortais de la salle de bain, à bout de nerfs. J’entrais dans ma chambre et claquais violemment la porte derrière moi. Si ce raffut continuait, les voisins n’allaient pas tarder à venir sonner à la porte… Et merde. Je m’asseyais sur mon lit, avant de me mettre à rire nerveusement. J’essuyais les quelques larmes qui m’avaient mouillé les joues, n’arrivant plus à m’arrêter de rire. Je venais juste de me rendre compte que Billy m’avait vue presque nue. J’étais vraiment une pauvre merde ; je trouvais cette idée si risible que mon rire nerveux se transforma en fou-rire incontrôlable.

Nous étions risibles et ridicules, tous autant que nous étions.
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MessageSujet: Re: We're All Gonna Die. (1978) [PV Gaby][TERMINE]   Jeu 24 Sep - 15:18


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Clac ! C'est ce que j'entendis et ce que je ressentis quand la main de l'amazone entra brusquement en contact avec mon visage. Mais je n'eus pas vraiment mal. Mon corps n'était plus vraiment mon corps, juste une coquille que j'occupais temporairement, une punition que je subissais. La drogue me permettait de m'en détacher et du coup, la douleur n'était plus aussi présente qu'elle pouvait l'être en temps normal.

Ma tête avait fait un mouvement vers l'arrière et je fus complètement désorienté. Je ne savais plus ce qui était en haut, ce qui était en bas ou tout simplement où j'étais. Et elle se remis à crier. Pourquoi tout le monde criait tout le temps ? Pourquoi toujours toute cette violence, bordel... Et ce n'était pas encore fini. Alors que je secouais la tête pour essayer de remettre les chose en place ou de repartir à nouveau vers le désert, tout seul, tant pis pour l'amazone, c'est un jet d'eau froide qui m'arriva en pleine figure, sans que j'arrive à savoir d'où il venait.

Par réflexe, je plaçai les mains devant moi pour me protéger, mais je n'avais plus aucune force dans les bras tant mon corps était anesthésié. J'étais passé du désert en pleine mer et j'étais en train de me noyer. Je n'arrivais plus à respirer. J'essayais de crier mais seul un faible gémissement arrivait à traverser mes lèvres. Je finis par arrêter de me battre et me laisser faire. Plutôt crever que d'avoir mal alors autant que ça aille vite...

Je glissais dans la baignoire, recrachant par réflexe l'eau qui remplissait ma bouche au fur et à mesure. Et alors que j'étais en train de me laisser partir, le jet d'eau s'arrêta aussi brusquement qu'il était venu. Mes cheveux mouillés plaqués sur mon visage me rendaient aveugle et pendant une seconde, je crus que j'étais bel et bien mort parce que j'étais dans le noir. Mais un nouveau coup sur le crâne m'appris que ce n'était pas le cas.

Puis, enfin, une voix rassurante. Endormie, mais rassurante. Je dégageai mollement les cheveux de mes yeux et fit un effort surhumain pour rouvrir mes paupières lourdes. La lumière m'aveugla et je refermai les yeux plusieurs fois avant que de vagues formes humaines recommencent à apparaître...

-Billy...

J'avais reconnu la voix particulièrement grave de mon ami. Elle était reconnaissable entre mille, unique. Alors que l'autre voix, celle qui se remis à hurler, était tellement déformée par ses propres cris que je ne la reconnaissais pas comme était celle de mon amazone, Gaby. C'était juste quelque chose d'hostile et je plaquai mes mains sur les oreilles pour en plus l'entendre.

C'était toujours comme ça que commençaient les disputes entre mes parents, un peu avant leur divorce. Et c'était encore et toujours de ma faute. C'était encore moi qui avait provoqué ça.

Je murmurai, toujours allongé, trempé, dans la baignoire.

-Stop... Stop... Stop...

Je serrais les dents, je voulais juste que ça s'arrête de crier.

Il y eu une brève accalmie, et, les yeux fermés, je décollai mes mains de mes oreilles. Mais je le regrettai vite quand un long frisson d'angoisse parcouru tout mon corps, me laissant tremblant de peur.

Les cris avaient laissé place à un rire, un rire incontrôlé, un rire de sorcière.

-BILLY!

© Billy Lighter



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MessageSujet: Re: We're All Gonna Die. (1978) [PV Gaby][TERMINE]   Jeu 24 Sep - 19:52


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La voix de Cash, brumeuse et perdue, parvint à mes oreilles. Ce n’était que mon nom qu’il évoqua. Ma vue était brouillée mais mes oreilles marchaient très bien. Le son y résonnait comme si mon crâne était vide et ne faisait que faire des échos. Le lithium, ça me donnait l’impression d’être vide et d’être en cage. Le vide c’était mon esprit anesthésié et la cage, c’était mon corps. Le lithium emprisonnait mes émotions et je n’étais qu’émotions. Sans je n’étais plus rien, avec j’étais malheureux.

La silhouette de Gaby s’approcha vers moi d’un pas furieux. Sa fureur envahissait la pièce et envahissais le vide qu’était mon esprit. Je sentais à peine son doigt sur mon torse. Je la regardais, elle criait bien plus fort que je ne l’aurais pu. Elle en voulait à Cash comme pas possible et elle m’en voulait aussi. Elle nous en voulait pour le bordel qu’on foutait. Cash et moi n’étions qu’un tempête. Je la regardais d’un regard neutre. Trop neutre pour être naturel. Défoncé… Le mot traversa mes oreilles mais ne me fis rien. Pourtant, je sentais que je voulais crier moi aussi sur Cash, je sentais que je voulais faire cesser Gaby de crier, je sentais que cette situation devait me mettre dans un état pas possible, je sentais que je devais casser quelque chose. Mais rien, aucune émotion, rien… Et Gaby continuait de nous gueuler ses griefs. Elle continuait et je ne bougeais pas. Elle pleurait mais je ne pleurais pas. Elle s’enfuit, claquant la porte de sa chambre. J’entendais son rire d’ici parce que le silence régnait maintenant dans la salle de bain.

Jusqu’à ce que Cash crie mon nom visiblement terrifié par les cris et le rire de Gaby. Je m’avançais vers la baignoire où il se trouvait et je luttais péniblement contre le lithium.

-Cash…

Je pris sa main et le tirai hors de la baignoire d’un bras assez mou. Si bien que ça pris le temps. J’entendais toujours Gaby rire tellement les murs étaient peu épais. Son rire me faisait frissonner. J’avais peur.

-Tu l’as mise en colère. Cash, tu dormais dans sa baignoire ! T'es shooté, merde!


Rien, pas d’émotion dans la voix, rien. Je tirais Cash jusqu’à la chambre de Gaby et toquait à la porte. Ils explosaient, Cash et Gaby, laissant transparaitre leurs pleurs et leurs cris. J’en étais incapable et je tirais Cash parce qu’ils avaient des émotions et pas moi.

-Gaby ! Sors de là ! Putain, sors de là ! J’ai rien fait putain ! Je suis calme ! Je suis calme, bordel !!!

Trop… Mais c’était pas ça qu’ils voulaient les gens ? Que je sois calme ? Que je me conduise bien ? Gaby n’en avait pas l’air satisfaite.

-J’ai rien fait, Gaby !! Tu peux pas m’en vouloir ! Sors de là !!! Tout de suite.


J’essayais de faire transparaitre de la colère mais rien n’y faisait. Et quand le lithium ne ferait plus effet… Je n’osais même pas imaginer.

-On vient de revenir d’un concert ! J’étais crevé… Bordel, pourquoi tu te mets dans cet état-là ?


Je voulais des réponses… Cash dégoulinais d’eau à mes côtés. Sa présence remplissait un peu le vide mais il me fallait Gaby pour être totalement complet.

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MessageSujet: Re: We're All Gonna Die. (1978) [PV Gaby][TERMINE]   Ven 25 Sep - 0:21



(Ein Abfall = un déchet)

Mes jambes étaient repliées contre moi. Je m'arrêtais enfin de rire, essayant de me calmer, essayant désespérément de reprendre mon souffle. Je fermais les yeux quelques instants, sentant le confort relatif de mon lit sous mon corps. Étouffées par les murs, me provenaient vaguement la voix de Billy : il cherchait certainement à communiquer avec la loque qui lui servait d'ami. Qui nous servait d'ami. Je ne m'étais pas rendu compte jusqu'à ce jour à quel point je faisais un blocage sur la drogue : à la vérité, je crois que c'était comme pour l'alcool. Voir Cash dans cet état... Ce fut comme voir mon père. J'avais été compatissante avec Franz, j'avais tout fait pour l'aider : malheureusement, au bout d'un moment, on ne peut plus être empathique. L'être humain est fait de telle sorte à ce que sa compassion disparaisse sur le long terme...

Dans cet état, Cash ne m'inspirait aucune sympathie ; juste de la colère, et du ressenti. Naïvement, j'avais cru pouvoir faire de cet appartement mon chez moi, mon petit havre de paix loin de la destruction et des excès. J'avais fait une erreur monstre en laissant ces deux-là entrer chez moi : ils représentaient le monde extérieur, et je ne voulais pas du monde extérieur et de sa froide réalité chez moi. Je voulais au moins une fois dans ma vie avoir le droit de rêver, de m'imaginer que j'étais vraiment une princesse, dans son monde de fées et de magie. Je voulais pour une fois dans ma vie avoir le droit d'être candide, d'être naïve. Je m'y obligeais de toute mes forces, j'essayais tant bien que mal de faire comprendre cela à Billy et Cash ; mais, encore une fois, la réalité me rattrapait.

Je rouvrais les yeux, un pli ferme au coin de mes lèvres en entendant les violents coups sur ma porte. J'étais redescendue sur terre ; je n'étais pas une princesse, je n'habitais pas dans un conte de fées, et ce ne serai jamais le cas. Je vivais dans un monde fait de nuances de gris, d'humidité et d'odeur de cigarette écrasée. Avec un calme presque dérangeant, je me redressais et enfilais un débardeur et un vieux legging trop coloré. Je ne réagissais pas aux paroles de Billy, et continuais de m'affairer à enfiler une paire de chaussettes, et une veste qui traînait dans le coin. Je me dirigeais alors vers la porte et l'ouvris d'un coup sec.

J'avais le visage fermé, les traits durs. Si je m'étais vu en cet instant, j'aurais ris, je crois. J'étais le portrait craché de Franz dans ses colères glacées. Je dévisageais Billy et levais sèchement la main pour le faire taire. Ma voix se fit calme, beaucoup trop calme ; trop froide.

- Je suis là, arrête de crier. Je dardais mon regard dans celui de Billy, ignorant volontairement Cash. Un pâle sourire apparut sur mes lèvres. - Je ne t'en veux pas, Billy, loin de là. Je suis déçue, car malgré tous nos arrangements, tu ne respectes rien, absolument rien. Tu es un enfant qui fait semblant d'être grand.

Ma volonté était aussi glacée que mes paroles, aussi piquante. Je pointais Cash du doigt sans quitter Billy des yeux. - Je ne veux pas de cela chez moi. Cette ville est pleine de trous à rats pour camés dans son genre, alors ça ne sera pas chez moi. Je vous l'avais déjà dit, encore et encore, que je ne voulais pas de ça. Même toi, tu n'es pas dans ton état normal, Billy, je ne suis pas stupide à ce point ! - Je plissais les lèvres, tendue. - Arrête de me prendre pour une conne. Je ne peux pas vous faire confiance, ni à l'un ni à l'autre, voilà tout ce que je vois.

Je croisais les bras sur ma poitrine, la mâchoire crispée. J'avais beau me donner une apparence calme, une fureur glacée rugissait en moi. Malgré toutes les conneries de Cash, cette rage était dirigée presque entière sur Billy, sans que je puisse l'expliquer. Peut-être était-ce le fait que Cash ne s'était jamais caché derrière des promesses, derrière des faux-semblants. A mes yeux, il avait presque toujours assumé son statut de déchet, ce qui me permettait de l'accepter tel quel. Alors que Billy... Billy faisait semblant. Semblant d'être grand, semblant d'être mature, semblant d'être responsable. Alors, oui, c'était injuste ; mais tout se cristallisait autour de lui. J'y attachais, je crois, plus d'importance.

- Pourquoi je me mets dans cet état là !? Pourquoi !? Parce que Cash au moins, il assume d'être ein Abfall, alors que toi, tu ne fais que me décevoir en permanence, voilà pourquoi ! - La colère ressurgit d'un coup; et, comme à chaque fois, je ne mesurais plus mes paroles. - Je suis quoi pour toi, Billy !? Une amie, ou une pauvre conne à qui tu essayes de faire croire que tu es quelqu'un de bien parce que tu n'arrives pas à qui croire toi-même !? Cash au moins, il ne se voile pas la face !

Je me tut enfin. J'avais craché assez de venin pour la nuit, et pour toute la semaine. J'en voulais plus à moi-même qu'à eux deux, au final. J'avais cru, quelques instants, que mon petit monde de princesse était réel, que j'allais pouvoir le protéger jusqu'au bout. J'aurais du me douter que ça n'était que bêtise, et que je devais vivre dans le monde réel. Ah... Franz avait peut-être raison, finalement. Mon menton trembla légèrement à cette pensée. Je passais une main sur mon visage, essayant désespérément de contrôler mes émotions, en vain. Je critiquais Billy, mais.. Au final, nous étions pareil. Fusionnels, impulsifs, sanguins.

Je lâchais dans un murmure, ma voix douce étant revenue. : - "Viens, on va l'allonger dans mon lit."

Je m'approchais de Billy et détaillais Cash quelques instants. Je me mis instantanément à culpabiliser des propos que j'avais tenu. Je m'accroupis à son niveau et caressais avec douceur sa joue, ses cheveux. Je lui murmurais une excuse, embrassant légèrement son front, reprenant conscience que c'était Cash. Cash et pas un inconnu, Cash mon ami, Cash et personne d'autre. Je pouvais bien faire une exception pour lui, et pour Billy aussi.
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MessageSujet: Re: We're All Gonna Die. (1978) [PV Gaby][TERMINE]   Mar 29 Sep - 12:13


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Le seul truc auquel je pouvais m'accrocher maintenant, alors que j'avais la désagréable sensation d'être trempé, et d'avoir pris plusieurs coups sur la tête dont je sentais encore les légères traces, c'était la voix de Billy. Parce que mes cheveux mouillés devant mes yeux m'empêchaient de voir et parce que la drogue et le jet d'eau m'avaient désorientés. Billy était la seule chose que je ressentais comme non hostile dans cet endroit aux murs immaculés, froids. Comme si la couleur pouvait dégager une intensité de chaleur, je tremblais de froid et de peur parce que la voix de l'amazone s'était élevée jusqu'au hurlement, pour se changer en un rire hystérique et informe, effrayant.

Je ne pouvais appeler que Billy il était le seul à me comprendre et à pouvoir m'aider.

Je tournai mon visage vers lui quand il prononça mon nom sur un ton calme bien qu'un peu désespéré. Mais cette deuxième émotion semblait se battre contre quelque chose pour arriver à ne transparaître de serait-ce qu'un peu.

Il pris ma main et j'eus l'impression qu'elle était brûlante comparée à ma main au sang complètement froid, comme celle d'un serpent. J'étais froid parce que la drogue jouais sur ma circulation sanguine, parce que j'avais pris de l'eau froide sur la gueule... Mais moi, je voyais ça comme le début d'une transformation que Gaby avait brusquement interrompue, me laissant coincé dans un état où j'étais moitié homme, moitié serpent. Combien de temps allais-je rester dans cet état ?

Billy m'aida à sortir de la baignoire et je m'accrochai à lui comme si ma vie en dépendait.

Il affirma que j'avais mis Gaby, notre hôte, en colère, parce que j'étais shooté. De ma main qui ne s'accrochait pas désespérément à Billy, j'essayai de dégager mes cheveux trempés de mes cheveux.

-J'avais mal... Je devais rentrer...

Je provoquais un sifflement étrange en parlant et dans ma tête, des bribes, des images, des sensations, souvenirs du désert dans lequel je m'étais projeté hantaient mon cerveau fatigué.

J'avais l'impression que je pouvais ressentir le battement de cœur extrêmement calme et régulier du chanteur et le mien semblait vouloir s'y accorder. Le mien était également calme, mais complètement irrégulier.

J'enfouis mon visage dans les cheveux roux de Billy, dans son cou, m'appuyant sur son épaule, alors qu'il interpellait Gaby qui avait placé la porte de la salle de bain comme frontière entre nous. Se protégeait-elle de nous, ou nous protégeait-elle d'elle-même, comme Billy le faisait parfois en s'enfermant avant un concert ?

Quand Billy eu fini de crier, je posai ma main contre la porte avec la sensation que je pouvais sans problème la faire fondre pour aller rejoindre notre amie. Et c'est ce qui se produisit, brusquement. Et Gaby l'Amazone apparu devant nous. Je ressentais dans ses paroles qu'elle était en colère, même si elle parlait, sous le coup de l'émotion, bien trop vite pour que je puisse la comprendre. J'enfonçais mon visage dans le cou de Billy. J'aurais un peu voulu être Billy parfois, parce qu'il savais parler, lui, il savait se faire comprendre par les autres... Enfin, au moins, il savait essayer.

Je serrais Billy un peu plus fort parce que comme on était tout près de Gaby, on l'entendait beaucoup plus fort. Puis, soudain, elle se calma et je desserrais mon étreinte à l'instant même. Je sentis alors mes amis me manipuler et je me laissai faire, comme un serpent que son ami humain prend sur ses épaules. Ma tête tourna un peu quand ils m'aidèrent à m'allonger, mais une fois couché, je me sentis beaucoup mieux. Une douce sensation parcourus alors ma joue, les boucles de mes cheveux, j'ouvris légèrement les yeux pour voir le visage doux de Gaby au dessus de moi et Billy derrière elle. Là, j'étais bien. Je tendis le bras pour rendre à Gaby ses caresses.

-Nous ne sommes pas faits pour être ici...

Je haussai les épaules, allongé sur le lit, les yeux plongés dans ceux de Gaby.

-On est juste en exil...

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MessageSujet: Re: We're All Gonna Die. (1978) [PV Gaby][TERMINE]   Jeu 1 Oct - 17:37


We're All Gonna Die.

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La main de Cash était très froide. Le choc entre nos deux chaleurs corporelles me fit frissonner. Je sentais très bien les réactions de mon corps car c’était la seule chose qui me montrait que j’étais encore bien vivant.

Cash méritait peut-être le traitement que venait de lui infligé Gaby... Après tout, il était shooté. Je l’aurais retrouvé shooté dans ma baignoire j’aurais fait pareil que Gaby. En pire… Je voulais lui dire qu’il le méritait mais mon manque d’émotion m’empêchait de répliquer, de réagir, de vivre… Je n’étais ni William Lighter, ni Billy Lighter… Je n’étais rien… Qu’un mort-vivant. Cash me parla d’une manière incohérente. Il avait mal… Il devait rentrer… Je ne comprenais pas… Je n’étais pas en état de comprendre. Le lithium m’empêchait d’être en symbiose avec Cash et de comprendre ses paroles mystiques.

Je le tirais jusqu’à la chambre de Gaby. Cash avait les émotions, Gaby avait les mots, moi je n’avais rien alors j’avais besoin d’eux. Cash était accroché à moi et s’était réfugier dans ma chevelure. Un mur me séparait de Gaby mais il semblait immense, infranchissable. Je frappais dessus, je criais à travers mais il restait clos. Gaby ouvre-moi !! J’ai besoin de toi Gaby !! Tu dois me sauver de cette chose qui pourris mes veines et qui ronge mon cerveau !! J’ai besoin de toi et j’ai besoin de Cash.

Mon guitariste posa alors sa main sur la porte de la chambre et, comme par magie, elle s’ouvrit violemment me laissant apparaitre Gaby. Ses traits durs me rendaient vulnérable comme je l’avais souvent été devant les traits durs de mon père. Mais le lithium m’empêchait de dériver vers ma sombre enfance. Il me gardé bloqué dans le présent, sans retour vers le passé mais sans perspective future. Je m’arrêtai de crier à son ordre. Elle me cracha sa déception me rappelant à quel point j’étais toujours celui que je ne voulais plus être. Mais le lithium m’empêchait de frapper ou de pleurer. Et ça faisait mal… Parce que je voulais pleurer et crier à Gaby que tout ça faisait trop mal. Je me contentais de désapprouver de la tête. Non, je ne suis pas un gosse… Je ne veux plus l’être.  

-Je ne suis pas un enfant…

J’avais marmonné ça entre mes dents. Mais sans colère, ni reproche… Ensuite virent les reproches envers Cash dont la place était ailleurs d’après Gaby. Dans un tout à drogué où il aurait certainement péri me laissant seul… Seul… Je ne voulais pas être seul… Là encore je désapprouvais. Je m’arrêtais de désapprouver quand elle affirma que je n’étais pas dans mon état normal.

-Ce n’est pas ma faute…


J’essayais de hausser la voix… C’était celle du lithium mais Gaby semblait ne pas comprendre. Me prenait-elle pour un drogué ? Je n’étais pas un drogué… Sans lithium, je n’aurais pas su dormir… Sans valium non plus… Les émotions m’auraient bouffée jusqu’à la moelle si je ne les avais pas pris. Je voulais juste dormir…

Gaby m’en voulait plus qu’à Cash parce Cash était Cash et que moi j’étais autre chose. Et plus Gaby parlait, plus Cash me serrais… J’étais pris entre deux murs contradictoires. Je serrais les dents et tremblait un peu. Cash, jamais personne ne lui en voulait. Ce n’était pas juste ! Ce n’était jamais juste ! Rien n’était juste !! Je voulais me mettre en colère mais juste transparaissait celle de Gaby. Elle continuait encore de m’en vouloir plus qu’à Cash et je ne le supportais plus. Mais le lithium m’empêchait réagir…

-C’est pas juste ce que tu dis…


La colère de notre hôte disparu soudainement pour faire place à une voix plus douce. Elle voulait qu’on allonge Cash sur son lit. Cash cet ange, Cash cet animal tellement sensible. Cash avait le droit aux caresses et aux baisers de Gaby. Cash, le type que j’aimais autant que j’en étais jaloux. Je ne m’en rendais compte que quand mes émotions étaient stables… Comme aujourd’hui. Et c’était désagréable.

J’aidais Gaby à déplace Cash utilisant ce qu’il me restait de force. Une fois qu’il fut allongé, je m’assis à ses côtés alors que Cash rendait les caresses que lui avait données Gaby. Elle avait été si douce avec lui et si dure avec moi. Cash parlait d’exil et qu’on avait pas notre place ici. On a de place nulle part et ça ce n’est pas juste non plus.

-C’est pas vrai !!!!

J’avais crié brisant l’emprise que le lithium avait sur moi.

-On est pas en exil ! Je veux pas être en exil ! On est sur le bon chemin, Cash ! C’est ta faute si Gaby pète un câble ! Ta faute ! Tu t’es shooté !!

Je respirais très fort envoyant un regard noir à Cash, puis à Gaby.

-Je suis pas un môme !!! Vous êtes des mômes !

On est des mômes… Aussi paumé les uns que les autres.

-Et si je suis pas normal, c’est la faute de ce foutu lithium !!! Tu voulais que je sois calme Gaby, que je me comporte bien, alors j’ai essayé avec ce foutu lithium. Et t’es même pas contente.

Je gesticulais sur le lit les pointant du doigt l’un après l’autre. J’en voulais à Gaby pour ses paroles qui me tailladaient de l’intérieur et j’en voulais à Cash d’être toujours épargné.

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MessageSujet: Re: We're All Gonna Die. (1978) [PV Gaby][TERMINE]   Ven 2 Oct - 0:31



Je restais fermée, ailleurs. Dans ce genre de situation, il n'y avait que la Gaby travailleuse et débrouillarde qui ressortait, celle qui m'avait sauvée toutes ces années. Au fond, cela me faisait mal... Si mal que même avec ceux que je croyais être mes amis, je devais être cette Gaby. Au début, c'était drôle, c'était nouveau, de donner des ordres, de prendre des directives, d'être la personne que tout le monde écoute : mais cela faisait longtemps que ça ne m'amusait plus vraiment. Je ne réagissais pas aux réponses de Billy, je me contentais juste de soulever Cash, de le déplacer jusqu'à mon lit. Je m'asseyais à ses côtés et souriais presque automatiquement lorsqu'il me rendit mes caresses. Cash était mon bébé, mon enfant chéri, celui que je devais protéger contre lui-même. Le petit dernier, celui qui est trop faible pour survivre seul. Billy... Billy, c'était celui qui pouvait survivre dans la jungle, qui en avait les capacités. Je me rendais bien compte que je lui faisais mal, que je le saignais à blanc, mais... Au final, je ne connaissais que les méthodes de mon père. Je ne savais que pousser à bout pour propulser plus loin, toujours plus loin. Tristement, si j'étais plus dure avec Billy, c'était tout simplement parce que j'avais placé tous mes espoirs en lui. Cash était une cause perdue, mais pas lui.

Je levais finalement les yeux vers lui, l'écoutant, restant silencieuse. Je détaillais Billy du regard, sentant mon cœur se serrer à chacune de ses paroles. J'avais tendance à oublier que lui aussi, c'était un enfant, juste un enfant... Un enfant perdu, qui avait besoin de moi. Impulsivement, je me mettais à caresser sa joue, cherchant à l'apaiser.

"Billy, Billy... Calme-toi, s'il te plaît." Je murmurais à peine, toute mon énergie semblant s'être étiolée dans mon coup d'éclat précédent. Je tournais doucement son visage vers le mien, pour qu'il me regarde, pour avoir son attention. Je le regardais avec douceur, me rendant finalement compte que... Peut-être, il ne méritait pas que je sois si dure. "Je t'accepte comme tu es, n'en doute pas, n'en doute jamais. Je ne veux pas que tu te comporte bien comme un enfant qu'on éduque, je.. Je veux juste que tu arrives à comprendre que c'est en traitant les autres correctement que tu arrivera à en faire de même avec ta propre personne." Je déglutissais, cherchant mes mots. "J'ai foi en toi, tu sais... Tu vaux le coup qu'on se batte pour toi, et tu vaux le coup de te battre pour toi-même. Le lithium, le valium... Tu n'en as pas besoin. C'est toi qui contrôle tes émotions, pas l'inverse ; tu n'es pas leur esclave. Tu n'as pas besoin de t'abrutir l'esprit pour vivre."

Oubliée, ma colère. Oubliée, ma rancœur.

"Je... Je suis dure avec toi, je le sais. Je suis plus dure avec toi qu'avec Cash. Mais... C'est parce que je crois en toi, je sais que tu peux te sortir de toute cette merde. Si quelqu'un peut le faire, c'est bien toi... Tu peux réussir, triompher, et être un jour fier de qui tu es. Tu peux accomplir de grandes choses, et tu le sais au fond de toi, il faut juste que tu ouvres les yeux." Je ne le quittais pas des yeux, passionnée par ce que je disais, me surprenant moi-même à y croire si fermement. "Même si toi tu n'y crois pas, j'y croirai pour toi jusqu'à ce que tu y arrives. Et même après. Tu es quelqu'un, tu as une personnalité, tu peux survivre sans béquille, Billy. Tu l'as déjà fait et tu peux recommencer."

Le silence reprit ses droits. Je caressais une dernière fois sa joue avant de reposer ma main sur mon genou ; je me tournais pour observer Cash, allongé sur le lit... Je soupirais intérieurement. Celui là, c'était une toute autre paire de manches. Mais on y viendrai. Pour l'instant... C'était Billy. Billy pouvait s'en sortir, il était le plus près de la surface entre nous trois. J'en étais intimement convaincue. Égoïstement, je me disais que si je n'arrivais pas à me sauver, au moins, j'aurai sauver Billy. Alors ça ne serait pas du gâchis. Je regardais de nouveau Billy, prenant sa main dans la mienne.

"Malgré toutes les conneries que je peux te sortir, je sais que tu es quelqu'un de bien. Un jour, tu pourra regarder en arrière, et tu verra : ce ne seront plus que de lointains cauchemars. Je te le promets."

Mon instinct maternel sur-développé m'avait toujours causé des problèmes. Je supposais que cette fois ne ferait pas exception.
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MessageSujet: Re: We're All Gonna Die. (1978) [PV Gaby][TERMINE]   Lun 5 Oct - 15:50


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Mes amis, les seules personnes qui étaient aussi proche de moi que ma propres mère, Gaby et Billy, m'avaient allongé sur un lit. Sur le lit de Gaby, je pouvais y sentir son odeur, omniprésente, rassurante, un mélange de parfum sous laquelle se cachait, plus ténue, celle de la transpiration. Passer de la position debout à couché m'avait désorienté et seules les caresses de Gaby me permettaient de ne pas prendre peur.

Le rire hystérique avait disparu, plus personne ne criait. J'entendais bien les voix de Billy et Gaby, se répondant l'une à l'autre alors que je fermai les yeux pour profiter du contact de la peau de la jeune femme. Le calme était revenu. Mais subsistait pourtant une tension dormante et palpable. Quelque chose allait exploser, mais quoi ?

C'est moi qui appuyai sur le détonateur et Billy explosa. Les anges Lithium et Valium ne pouvaient rien contre Billy Lighter. Personne ne pouvait mâter le chanteur de The Lightening, l'empêcher de ressentir, de vivre ses émotions avec une intensité hors norme. Il les avait tué tous les deux, il avait suffit de le pousser un peu. Même si je ne l'avais pas fait exprès. Je retrouvais le Billy que je connaissais, le véritable Billy qui craignait à la fois tout et personne.

Le ton était remonté, mais cette voix ne me faisait pas peur. Je l'entendais à chaque répétition, à chaque concert dans les petits clubs, c'était elle qui traduisait pour notre public les riffs de ma guitare et déversait nos émotions sur la petite foule qu'on attirait. Cette voix était un moteur plus qu'une menace. Billy affirmait, criait qu'on n'était pas en exil. On y était, mais il ne voulait pas l'être, là était toute la différence.

Mes yeux parcoururent les longs cheveux de feu de Billy que même l'obscurité ambiante de la chambre n'arrivait pas à éteindre. Puis je plongeai dans son propre regard émeraude. Pas de défi dans mes yeux. Je ne lançais jamais de défi à Billy. Survivre était déjà un défi assez conséquent. C'est de l'interrogation qu'il y avait dans mes yeux.

-Alors pourquoi on a si mal ? Si peur ?

Pourquoi on ne se sent chez nous nulle part ? C'était d'ailleurs probablement pour ça que l'un comme l'autre, on squattait à droit et à gauche sans jamais rester longtemps à la même place. Pas par peur de l'attachement. C'était plus simple encore que cela : il n'y avait aucun attachement.

Pourquoi j'avais besoin de l'héroïne pour passer cette porte invisible vers mon monde ? Pourquoi Billy avait-il besoin de Valium pour dormir et de Lithium pour ne pas être celui qu'il était vraiment parce qu'il ne convenait pas aux standards de ce monde ?

Gaby, qui était restée silencieuse jusque-là, demanda avec une voix douce à Billy de se calmer. Elle lui expliqua plusieurs chose sur un ton d'excuse. Mais je ne faisais pas attention aux mots, uniquement à la mélodie de sa voix si particulière. Quelque chose dans mon cœur, dans mes tripes, me donna l'intime conviction que j'étais maintenant en sécurité, pour le moment. Gaby veillait sur moi et je pouvais lui faire confiance comme à ma propre mère. Ma main glissai le long de sa cuisse qui était plus facilement à portée de main que son visage. J'avais refermé les eux, me laissant bercer par la musique des mots prononcés par la jeune femme. Mon nom fut prononcé une fois, mais dans quel contexte ? Aucune idée.

Je n'avais plus froid. Me sentir en sécurité me permettait de retrouver la chaleur confortable du désert dans lequel m'avait emmené la dose d'héroïne que j'avais pris. Je posai alors mon autre main sur la cuisse de Billy. J'étais peut-être un des seuls à ne pas avoir peur de lui quand il entrait dans une colère noire qui n'était déclenchée, en générale, que par la peur elle-même. Et dès que le contact physique avec Billy fut pris, je devins une connexion entre nous trois. Je pouvais presque visualiser un réseau veineux se former entre nous.

Pour que nous ne fassions plus qu'un, pour que nous parlions tous la même langue. Pour qu'on soit plus forts et que rien ne puisse nous atteindre.

Je rouvris mes yeux noirs qui rivalisaient aisément avec l'obscurité de la pièce, mon regard plongé dans le vide, mais mon corps absorbant les chaleurs respectives de mes amis qui m'entouraient. Grâce à eux, je me régénérais, en quelque sorte.

-Tu auras ta vengeance, Billy. Tu auras ta liberté, Gaby.

Et moi ? C'était simple. Un jour, je retournerai me chauffer, couché sur le sable du désert.

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MessageSujet: Re: We're All Gonna Die. (1978) [PV Gaby][TERMINE]   Mer 7 Oct - 19:00


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J’avais explosé laissant aller ma colère et mes reproches. L’inégalité de traitement qu’il y avait entre moi et Cash était injuste. Dans ce foutu monde qu’est-ce qui n’était pas injuste ? Pourquoi on ne naissait pas égaux ? Pourquoi fallait-il des gens heureux et des gens malheureux ? Pourquoi certains devaient naitre là où ils n’étaient pas voulu et d’autres attendus et chéris avant même qu’ils n’arrivent sur cette terre ? Pourquoi fallait-il toujours que tout soit difficile ? Pourquoi même mes amis, comme Gaby, m’offrait ce même traitement, cette même injustice sur un plateau ? Pourquoi fallait-il que Cash soit l’ange et moi le démon ?

Et j’avais tué autant le Lithium que le Valium d’une balle dans la tête pour pouvoir exprimer cette foutu injustice. Je refusais l’exil, je refusais de ne pas être désiré là où j’allais. Parce que c’est toujours ce que j’ai voulu : être désiré. Parce que William était mort dans l’indifférence et que Billy ne voulait pas vivre le même destin funeste. Mais pourquoi fallait-il toujours se battre pour ça ? Pourquoi ce combat ne pouvait-il pas cesser ? Mon regard croisa celui de Cash qui m’interrogeais. Ses interrogations me faisaient mal. Je n’étais pas en exil, je me refusais de l’être parce que je savais intimement que j’avais toujours été en exil et que jamais je n’avais eu de chez moi. Je regardais Cash sans avoir la réponse, mes lèvres tremblaient de voir la vérité en face. On avait mal, on avait peur et je continuais à me mentir en me disant que c’était parce que tout était injuste. Que la souffrance était là parce qu’une instance supérieur ne nous avait pas voulu dès le départ.

Soudain, je sentis les doigts de Gaby sur ma joue. Mon petit cœur était serré d’une colère dirigée vers le monde entier mais ce contact remplis de chaleur desserra un peu l’étreinte que je sentais dans ma poitrine. Sa voix apaisante, loin des rire hystérique et des coups de colère, s’introduit par tous les pores de mon petit corps amaigri par une vie misérable où chaque centime est une mine d’or. Cette voix me demandait de me calmer et, aussi rapidement que toute autre saute d’humeur, la tension qui crispait mes muscles commença à s’en aller. Ma tête se détourna de Cash pour faire parce au regard adoucis de Gaby. Elle souffrait autant que je souffrais. Ses paroles essayaient de me faire comprendre la marche à suivre, elles me montraient à quel point Gaby croyait en moi comme personne ne l’avait jamais fait en dehors de Cash. Mon cœur se serra à nouveau mais non plus de colère mais d’émotion. Ces dernières que Gaby croyait fermement que je pouvais contrôler. Je fermais les yeux quelques secondes ravalant mes larmes. Si Gaby était si dure avec moi c’est parce qu’elle croyait en moi. Mes lèvres tremblaient à nouveau, mes émotions faisaient des montagnes russes. J’étais perdu entre un sentiment de reconnaissance et une peur de la décevoir. Et je m’efforçais de garder les deux en même temps, sans basculer vers l’un ou vers l’autre. Parce que c’était plus juste. La main de Cash sur ma cuisse n’était qu’un soutien en plus vers la guérison. Gaby me voyait faire de grande chose ce qui rejoignais mes idées grandioses décriés dans mon enfance et dans mon adolescence. Gaby croyait en mes rêves autant que Cash y croyait et autant que le Billy que je voulais être y croyait.

Le silence s’installa brièvement alors que des larmes de soulagements coulaient le long de mes joues. Viendra le jour où nos cauchemars seront derrières… Aux derniers mots de Gaby, je repris espoir, laissant presque apparaitre un maigre sourire légèrement dissimuler par les larmes et les tremblements.

-Tu crois qu’un jour je pourrais être heureux ? Tu crois qu’un jour je serais celui que je veux être ?

Etre Billy la rockstar, et me venger de tous ceux qui ont voulu faire de moi un moins que rien. La réponse vint de Cash : « Tu auras ta vengeance, Billy. Tu auras ta liberté, Gaby ». Je regardais mon guitariste ne pouvant voir ses yeux noir à cause de l’obscurité. Parce qu’ils s’y fondaient et que tout était noir. Je posais ma main sur la sienne, la serrant de toutes mes forces. On sera vengé et libre… Mais sera-t-on heureux ?

-Oui, on l’aura.

Je le croyais intimement, encore plus qu’avant. Mon regard remonta sur Gaby.

- Gaby, je ne voulais pas te mettre dans cet état. C’est chez toi ici.

Parce qu’on est en exil…

-Je m’excuse… On s’excuse… On ne le fera plus…


Et encore une fois, je m’excusais pour Cash. Comme à chaque fois…

-Je ferais des efforts, c’est promis. Parce que je veux que tu sois heureuse aussi. Je ne ferais plus le gosse. Je suivrais tes conseils. Ceux que tu viens de me donner.

Et encore des promesses. Comme à chaque fois. Parce que tout recommençais toujours de la même façon. On criait, on s’engueulait, on pleurait, on s’excusait et on promettait de ne pas recommencer. Avant de, finalement, repartir à zéro.

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